Lim-Pendé : les ex-combattants de 3R réclament leurs propres postes de contrôle sur les axes routiers
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les anciens rebelles de 3R ont saisi les autorités préfectorales de Lim-Pendé d’une requête étonnante : ériger des postes de contrôle comme ceux tenus par l’armée régulière.
La demande est parvenue directement au bureau de la préfète dans cette zone du nord-ouest centrafricain. Les ex-combattants ont formulé leur requête sans détour, invoquant une logique qui peut paraître déconcertante. Ils observent que les soldats FACA, les gendarmes et les policiers tiennent déjà de nombreux checkpoints le long des axes routiers dans Lim-Pendé, où ils collectent de l’argent auprès des usagers.
Cette pratique des forces de désordre leur donne l’idée de réclamer le même droit de racket des citoyens. Puisque les forces soi-disant régulières prélèvent des sommes aux barrières pour compenser le non versement de leur prime global d’alimentation (PGA), pourquoi les anciens rebelles n’obtiendraient-ils pas la même possibilité ? Leur raisonnement repose sur une forme d’égalité de traitement qu’ils jugent équitable dans leur situation actuelle.
Car depuis qu’ils ont déposé les armes, leur quotidien est devenu extrêmement difficile. L’accord signé avec le gouvernement prévoyait une prise en charge de leur réinsertion, mais les engagements peinent à se matérialiser. Les ex-3R se retrouvent livrés à eux-mêmes, sans ressources ni perspectives claires pour assurer leur subsistance.
Leurs anciens responsables ne leur versent plus rien. L’État, censé prendre le relais, ne leur fournit aucun moyen financier pour vivre décemment. Cette absence de soutien les place dans une impasse économique qui pourrait les pousser vers des solutions dangereuses s’ils n’obtiennent pas d’alternative rapidement.
C’est précisément ce qu’ils tentent d’éviter en passant par la voie officielle. Plutôt que de replonger dans le banditisme ou les braquages, ils préfèrent demander l’autorisation d’installer des barrières en bonne et due forme. Cette démarche administrative vise à légitimer une source de revenus qui leur permettrait de manger sans enfreindre la loi.
Dans la région, leur requête ne choque pas tout le monde. Certains habitants estiment que si les agents phytosanitaires, les responsables des eaux et forêts, ainsi que les militaires prélèvent des taxes aux points de passage, les ex-rebelles pourraient bénéficier du même arrangement. Cette vision pragmatique considère leur demande comme une solution à un problème social réel.
Les anciens combattants calculent qu’avec les sommes récoltées aux barrières, ils pourraient couvrir leurs besoins alimentaires. Ils rêvent d’obtenir l’équivalent des primes globales d’alimentation versées aux soldats réguliers, mais sous une forme adaptée à leur statut particulier. Ces revenus de checkpoint leur permettraient de tenir sans basculer dans l’illégalité ni menacer la population.
Le dossier attend maintenant sur le bureau des responsables préfectoraux. Ceux-ci doivent peser le pour et le contre d’une décision qui pourrait créer un précédent embarrassant. D’un côté, refuser expose à un risque de retour à la violence de la part d’hommes désespérés et armés hier encore.
De l’autre, accepter reviendrait à officialiser un système de taxation parallèle. Les autorités de Lim-Pendé se trouvent coincées entre la nécessité de maintenir l’ordre et celle de gérer des ex-combattants abandonnés par l’État. Le temps presse car la patience des anciens 3R s’amenuise au rythme de leurs estomacs vides.
Par Fortuné Bobérang
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Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
