samedi, septembre 12, 2026
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Ça y’est! Voilà l’aveu du gouverneur colonial russe : Le criminel en chef Dmitri Sitiy annonce encore dix ans de terreur supplémentaires en RCA pour achever le peuple centrafricain

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Ça y’est! Voilà l’aveu du gouverneur colonial  russe : Le criminel en chef Dmitri Sitiy annonce encore dix ans de terreur supplémentaires en RCA pour achever le peuple  centrafricain  

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Pourquoi le criminel en chef s’octroie-t-il dix ans de règne supplémentaires ? Cet aveu de colonisation sauvage russe montre que la nébuleuse russe planifie l’asphyxie totale et définitive du peuple centrafricain.

 

 Une provocation inacceptable lancée sur les ondes de la radio Ndékè-luka

Lors de son intervention sur Radio Ndeke Luka, le chef des mercenaires russes du groupe Wagner a franchi un nouveau cap dans l’arrogance. Dmitri Sitiy a déclaré publiquement qu’il était installé à Bangui pour une durée minimale de dix ans, qualifiant l’avenir de la République centrafricaine d’« histoire personnelle ». Cette affirmation montre que le parrain de Moscou ne se considère plus comme un simple invité ou un conseiller technique, mais comme le véritable régent du pays. En s’attribuant ainsi une décennie de pouvoir, il piétine les institutions républicaines et confirme que les forces de sécurité russes ont planifié une occupation à long terme du territoire centrafricain.

 

Cette sortie médiatique a provoqué une vague d’indignation parmi les auditeurs, choqués de voir un chef de guerre étranger dicter son propre calendrier politique à toute une nation. En liant son destin personnel à la gestion de l’État, Dmitri Sitiy envoie un message clair aux forces démocratiques : Wagner n’a aucune intention de quitter la République centrafricaine, peu importent les scrutins électoraux ou les contestations populaires.

 

 Le hold-up sur les mines d’or et de diamants pour financer la dictature

Cette planification d’une présence sur dix ans s’explique par des intérêts économiques colossaux. L’aveu de Dmitri Sitiy coïncide avec l’accélération du pillage industriel des ressources naturelles en province, notamment sur le site aurifère géant de Ndassima. Selon les rapports d’enquête et les données du ministère des Mines, l’exploitation forcée de ces gisements permet à la nébuleuse russe de détourner et d’exporter illégalement plus de 200 milliards de francs CFA par an en or et en diamants de sang.

 

Ce hold-up financier sert directement à alimenter les caisses du Kremlin et à entretenir la machine de guerre des mercenaires sur le continent africain. En annonçant qu’il reste au pouvoir pour les dix prochaines années, le gouverneur colonial s’assure le contrôle exclusif de ces richesses nationales, privant le trésor public centrafricain des revenus nécessaires pour reconstruire les infrastructures et payer les fonctionnaires.

 

 Une stratégie de terreur pour neutraliser toute opposition

L’annonce de cette décennie de domination s’accompagne d’un durcissement évident de la répression militaire à Bangui comme à l’intérieur des provinces. Pour sécuriser cette présence prolongée, le commandement de Wagner multiplie les exactions ciblées contre la population et contre les figures politiques critiques. Le réflexe de Dmitri Sitiy d’attaquer personnellement le coordinateur de l’opposition démocratique dès que le mot « contestation » est prononcé prouve que le groupe russe applique une politique de tolérance zéro contre ceux qui refusent sa tutelle.

 

Les arrestations, le harcèlement des leaders syndicaux et la surveillance des médias indépendants font partie d’un plan global visant à faire taire toute voix dissidente. En programmant dix ans de présence militaire obligatoire, Wagner installe une dictature permanente au sommet de l’État, transformant le pays en une base arrière pour ses opérations criminelles en Afrique centrale.

 

 La colère populaire face à la complicité des médias

Le passage du chef de Wagner sur les antennes de la radio Ndékè-luka a également mis en lumière la passivité inquiétante des journalistes face au discours de propagande russe. De nombreux citoyens ont contacté notre rédaction pour exprimer leur profonde colère devant l’absence de questions rigoureuses concernant les crimes documentés, les viols de civils commis en province par les forces alliées et le coût humain de cette présence étrangère.

 

Cette complaisance médiatique confirme l’effondrement de l’indépendance de certains espaces d’information, transformés en caisses de résonance pour les intérêts de Moscou. Face à cette capitulation éthique, les Centrafricains réalisent que la défense de leur souveraineté ne viendra pas des institutions soumises au pouvoir, mais de la résistance citoyenne face à un occupant bien décidé à piller le pays pour la décennie à venir.

 

Par Anselme Mbata

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Le mytho-dictateur Faustin-Archange Touadéra reconnaît lui-même que la mafia s’enracine au milieu judiciaire en RCA

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Le mytho-dictateur Faustin-Archange Touadéra reconnaît lui-même que la mafia s’enracine au milieu judiciaire en RCA

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 L’aveu de culpabilité vient directement du sommet de l’État centrafricain. En s’enprenant publiquement aux magistrats, le dictateur de Bangui confirme l’effondrement éthique absolu d’un système qu’il dirige pourtant depuis une décennie.

 

Dans son discours ce vendredi 19 juin devant les magistrats, le l’empereur dictateur de Bangui affirme textuellement : « J’adresse ainsi un avertissement sévère à ces quelques anciens magistrats qui, au lieu de guider la jeunesse vers l’excellence, utilisent plutôt leur autorité pour initier les jeunes magistrats et juges aux dérives financières, aux trafics d’influence et au mépris de la loi. » Cette déclaration constitue une incroyable esquive politique. Le pouvoir feint de découvrir l’existence de réseaux mafieux au sein des cours alors qu’il alimente lui-même cette corruption en maintenant à la tête du secteur les principaux artisans de la manipulation du droit. La reconduction des mêmes ministres et courtisans au cœur de l’appareil d’État démontre que le palais de Bangui n’est pas la victime de cette mafia, mais son principal sanctuaire.

 

L’analyse de ses propos confirme sa volonté d’institutionnaliser un conflit de générations pour masquer sa propre faillite. Le mytho-dictateur déclare que « entraîner de jeunes magistrats et juges à juger contre leurs serments, c’est trahir la nation et saboter délibérément les fondements de la République » et que « la transmission de la forfaiture est inadmissible ». Ces accusations violentes visent en réalité à briser la solidarité du corps judiciaire. Les anciens magistrats, coupables de vouloir respecter les procédures légales traditionnelles face aux caprices du clan présidentiel, sont ciblés pour être écartés. Le régime cherche à culpabiliser la vieille garde pour justifier une purge à venir et la remplacer par une jeunesse malléable, redevable au palais pour sa carrière.

 

La prétendue lutte contre les dérives financières résonne comme une provocation pour les citoyens centrafricains. Comment parler de moralisation de la justice quand l’exécutif lui-même utilise les deniers publics et les ressources forestières et minières pour s’assurer la fidélité de ses alliés extérieurs et de ses milices privées. Le pouvoir affirme que « tout ancien qui pervertira un jeune magistrat ou juge pour couvrir des intérêts mafieux ou prononcer des décisions uniques répondra de ces actes devant la justice ». Pourtant, les véritables dossiers de grande corruption économique impliquant les proches de la présidence restent systématiquement classés sans suite par des parquets sous ordre, confirmant que cette rigueur affichée ne s’applique qu’aux magistrats refusant de se soumettre à la dictée officielle.

 

Ce réquisitoire présidentiel dévoile la panique d’un régime acculé par ses propres contradictions. En affirmant que « la sagesse de l’âge doit inspirer la vertu, non orchestrer le crime », le chef de l’État tente d’incarner une autorité morale qu’il a perdue depuis le forcing constitutionnel ayant aboli l’ordre démocratique précédent. Le verrouillage de l’appareil judiciaire par le biais de menaces directes proférées lors d’une rentrée solennelle montre que la VIIe République n’a plus rien à offrir en dehors de l’intimidation et de la coercition. Les tribunaux de Bangui perdent toute fonction de régulation sociale pour devenir le terrain d’un règlement de comptes interne, où le chef de l’État tente d’éliminer les derniers bastions de résistance légale au sein de la magistrature.

 

L’injonction faite à la jeune génération de faire preuve d’humilité et d’écouter complète ce dispositif de domestication de la justice. Le palais de Bangui veut façonner des fonctionnaires d’exécution, dociles et terrorisés par l’idée d’un limogeage ou d’une poursuite pour complicité mafieuse. Les accords de coopération avec des puissances autoritaires étrangères viennent parfaire ce système en fournissant des cadres de formation où la soumission aveugle au pouvoir politique est érigée en vertu cardinale. Le temple de la loi se retrouve ainsi définitivement transformé en une officine de validation des décrets présidentiels, garantissant une impunité éternelle aux prédateurs de la fortune publique installés au sommet de l’administration centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

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Bangui : vaste opération de braquage à ciel ouvert au KM5, les mercenaires russes sèment le chaos

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Bangui : vaste opération de braquage à ciel ouvert au KM5, les mercenaires russes sèment le chaos

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Bangui, dans le troisième arrondissement de la capitale, les hommes du groupe Wagner, armés jusqu’aux dents, ont fait leur apparition surprise dans ce secteur populaire. Dès leur arrivée, ils ont commencé à piller le quartier Sambo, sur l’avenue Koudoukou. Cette opération confirme l’impunité totale accordée aux forces russes, faiseurs de roi du régime de Baba Kongoboro .

 

Les habitants du troisième arrondissement de Bangui ont vécu une soirée de terreur au cœur du secteur KM5. Plusieurs détachements de mercenaires russes ont fait irruption de manière massive sur l’avenue Koudoukou, précisément dans la zone de Sambo. L’opération a débuté en début de soirée, entre 19h30 et 21h, alors que l’activité commerciale suivait encore son cours normal. Les forces de Wagner ont immédiatement déployé un dispositif de blocage pour s’emparer de la rue et interdire tout accès aux civils et aux commerçants.

 

les infrastructures économiques du quartier, incluant des magasins, des boutiques de marchandises générales ainsi qu’une pharmacie. Les assaillants ont forcé les accès et verrouillé les issues avant de procéder à une razzia complète. Au moins une boutique a été intégralement vidée de son contenu. Les rapports directs font état du vol de fortes sommes d’argent liquide, de stocks importants de médicaments ainsi que de divers biens de valeur. La pharmacie du secteur a également subi le même sort.

 

Ces exactions se déroulent au grand jour, sans la moindre tentative de dissimulation de la part des auteurs. Les mercenaires agissent avec l’assurance que la justice centrafricaine ne dispose d’aucun pouvoir contre eux.

 

Cette certitude s’enracine dans les orientations fixées par le dictateur Faustin-Archange Touadéra pour son troisième mandat. Alors que le chef de l’État évoque une septième république de non-tolérance envers les anciennes pratiques, la réalité du terrain démontre que cette politique protège prioritairement les forces étrangères.

 

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : Birao et Amdafock plongées dans la psychose d’une offensive rebelle

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Centrafrique : Birao et Amdafock plongées dans la psychose d’une offensive rebelle

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

La peur règne à Birao et Amdafock. Des bruits de bottes annonçant une offensive imminente de groupes armés coalisés ont paralysé ces deux localités durant plusieurs jours.

 

Depuis jeudi dernier, la population de Birao vit dans l’angoisse d’un assaut imminent. Les rumeurs indiquent une possible offensive menée par les éléments du FPRC de Noureddine Adam, qui bénéficieraient du soutien des combattants soudanais du FSR de Dandan Laglo. Les cibles visées seraient les positions des forces armées nationales, des forces de sécurité intérieure ainsi que des mercenaires russes du groupe Wagner basés dans la localité. Une telle panique généralisée n’avait pas été observée dans la région depuis de nombreux mois.

 

Cette situation a complètement paralysé les activités quotidiennes. Dans les rues, les discussions tournent uniquement autour de cette menace. Pour parer à toute éventualité, les soldats de l’armée nationale, les policiers, les gendarmes et les mercenaires russes du groupe Wagner ont déployé un dispositif de sécurité renforcé. Des hommes en armes ont pris position dans les moindres ruelles et aux intersections stratégiques des quartiers, prêts à riposter.

 

Toutefois, un calme précaire est revenu à Birao le vendredi, déplaçant aussitôt la panique vers la ville frontalière d’Amdafock. Les habitants de cette seconde localité ont reçu des rapports signalant la présence de rebelles soudanais lourdement équipés. Ces derniers ont fait une apparition sur le territoire national avant de s’évanouir dans la nature.

 

Cette disparition mystérieuse accentue l’incertitude. Les forces de défense ignorent si la cible finale reste Birao ou si l’offensive se concentrera sur Amdafock. Jusqu’à ce dimanche, le dispositif militaire reste lourdement déployé, maintenant le quadrillage complet de la zone par les forces de sécurité et les mercenaires russes du groupe Wagner.

 

Par Ibrahim Moussa

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Monsieur Bikantov, Wagner est-il un groupe armé légal ou illégal ?

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Monsieur Bikantov, Wagner est-il un groupe armé légal ou illégal ?

 

 

L’ambassadeur russe a un problème de logique. Wagner tue, torture, pille sans statut juridique. C’est légal ou illégal selon vous, monsieur Bikantov ?

 

Dans son interview à RT de février 2026, l’ambassadeur russe Alexandre Bikantov évoque fièrement “la lutte armée contre les résidus de groupes militaires illégaux” menée par les “représentants russes” en République centrafricaine. Il parle de la “défaite des groupes armés illégaux” comme d’une grande victoire russe.

 

Question simple, monsieur l’ambassadeur : Wagner est-il un groupe armé légal ou illégal ?

 

Selon toutes les définitions du droit international, Wagner coche exactement toutes les cases d’un groupe armé illégal. Premièrement, aucun statut légal. Aucun traité public entre la Russie et la RCA n’autorise Wagner. Un expert ONU note que Wagner opère “sans reconnaissance au regard du droit international”. Deuxièmement, mêmes crimes que les rebelles. 17 experts ONU ont été clairs en octobre 2021 : “de nombreuses forces, y compris Wagner, commettent des violations systématiques et graves des droits de l’homme notamment détentions arbitraires, torture, disparitions forcées et exécutions sommaires”.

 

Alors monsieur Bikantov, quelle est la différence entre Wagner et l’UPC, les 3R, ou les anti-balaka ? Simple : Wagner tue pour le régime de Touadéra. Les autres tuent contre lui. Pas une différence de légalité. Pas une différence de méthodes. Juste une différence de camp.

 

Wagner est responsable de 40% des violations des droits humains en RCA selon l’ONU en 2022, contre 60% pour tous les groupes rebelles réunis. Un seul groupe paramilitaire étranger illégal commet presque autant de crimes que l’ensemble des rebelles centrafricains. Et vous appelez ça “lutter contre les groupes illégaux” ?

 

Human Rights Watch a documenté que “des forces identifiées par des témoins comme étant russes, semblent avoir sommairement exécuté, torturé et battu des civils depuis 2019”. Des témoins décrivent comment Wagner “déshabille, torture, puis assassine” les suspects. Le département du Trésor américain a désigné Wagner comme “organisation criminelle transnationale” en mars 2024 pour “des actes criminels graves, notamment des exécutions de masse, des viols, des enlèvements d’enfants et des violences physiques en République centrafricaine”.

 

Voici donc la vraie définition de l’ambassadeur Bikantov. Groupe armé légal signifie mercenaires russes qui torturent, violent et tuent pour le régime. Groupe armé illégal signifie rebelles centrafricains qui torturent, violent et tuent contre le régime. C’est pathétique. C’est orwellien.

 

Comparons avec la France. La France déploie des soldats au Sahel avec mandat international clair, accords publics, supervision parlementaire, règles d’engagement strictes. Bikantov appelle ça du “néocolonialisme”. La Russie déploie 2000 mercenaires Wagner sans statut légal, sans accord public, sans supervision, avec impunité totale. Bikantov appelle ça “coopération en matière de sécurité”.

 

L’hypocrisie est systématique. Wagner pille l’or via Lobaye Invest, confirmé par l’ONU. Les rebelles pillent les villages. Wagner devient “coopération économique”. Les rebelles restent “criminels”. Wagner tue des civils, 363 incidents documentés par la MINUSCA en trois mois. Les rebelles tuent. Wagner devient “instructeurs”. Les rebelles deviennent “terroristes”. Wagner viole systématiquement, confirmé par experts ONU. Les rebelles violent. Wagner devient “partenaires russes”. Les rebelles restent “barbares”.

 

Monsieur Bikantov, les Centrafricains ne sont pas dupes. Ils savent que Wagner est un groupe armé étranger illégal qui commet des crimes de masse. Ils savent que vos “instructeurs russes” torturent dans les mêmes prisons que les rebelles. Ils savent que la seule différence, c’est le camp choisi.

 

La vraie question n’est pas qui sont les groupes armés illégaux en RCA. La vraie question est pourquoi l’ambassadeur russe ment-il aussi ouvertement sur une chaîne de télévision internationale ? Vous savez que Wagner est illégal. Vous savez que Wagner commet des crimes. Vous savez que selon le droit international, Wagner devrait être désarmé et ses membres poursuivis. Mais vous continuez de mentir. Parce que le mensonge est votre seule stratégie.

 

Wagner n’est pas la solution aux groupes armés en RCA. Wagner est un groupe armé en RCA. Le plus violent. Le plus meurtrier. Le plus impuni. Juste celui qui a un ambassadeur russe pour le blanchir sur RT.

 

Par Alain Nzilo

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Tiringoulou, le racket des soldats FACA à la barrière bascule dans la haute criminalité

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Tiringoulou, le racket des soldats FACA à la barrière bascule dans la haute criminalité

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de ,  

Jadis opprimés par les groupes armés, les citoyens installés dans la préfecture de la Vakaga vivent désormais sous la coupe de soldats de forces armées centrafricaines au comportement criminel. Leurs barrières quotidiennes rendent la situation totalement insupportable pour la population.

 

En effet, depuis quelques années, les déplacements dans les différentes localités de la préfecture de la Vakaga deviennent une source de danger physique pour les habitants, transformant chaque voyage en un véritable parcours du combattant.

 

L’omniprésence des barrières illégales érigées par les éléments des forces de défense et de sécurité paralyse la région. Pour un rien, un passager peut laisser sa vie comme du jeu. Pour ces voyous soldats, il faut obligatoirement satisfaire leur exigence à la barrière.

 

À titre d’exemple, le 18 juin 2026, un groupe de trente-deux jeunes originaires du village Manou, localité située à cinq kilomètres de Gordil, dans la Vakaga, a entrepris un voyage vers Tahala. Ce déplacement avait pour but de participer à une célébration de mariage. Les voyageurs se déplaçaient à bord de neuf motocyclettes et d’un engin à trois roues. Pour justifier leur situation administrative, les passagers possédaient des documents de pièces d’identité officielles établies régulièrement à la préfecture au niveau de Birao.

 

Mais malgré tout cela, les difficultés ont commencé lors de l’arrivée du convoi à la sous-préfecture de Tiringoulou. À la barrière à l’entrée de la ville, les éléments des forces armées centrafricaines ont intercepté le groupe pour procéder soi-disant à une vérification des pièces d’identité.

 

Une fois que ces jeunes présentent leur document d’identité fournis par les services préfectoraux, les soldats ont immédiatement rejeté la validité de ces documents.

 

Sous ce prétexte, les soldats ont demandé aux jeunes de faire la formalité, c’est à dire payer quelques choses avant de quitter le lieu. Les militaires réclamaient le paiement d’une somme de deux mille francs CFA pour chaque véhicule ainsi que deux mille francs CFA supplémentaires par personne présente. Après une phase de négociation entre les jeunes et les forces de l’ordre, un accord forcé a permis le passage contre le versement de vingt mille francs CFA à l’aller, complété par une promesse de dix mille francs CFA pour le retour. Le groupe a ensuite pu rejoindre le lieu des festivités pour une durée de trois jours.

 

Le retour s’est déroulé le 21 juin 2026. À la même barrière de contrôle, les militaires ont de nouveau exigé un paiement indu pour accorder le droit de passage. Face au refus catégorique des jeunes de céder une nouvelle fois à cette demande de fonds, la situation a rapidement dégénéré.

 

Les soldats FACA ont immédiatement fait usage de leurs armes à feu, tirant huit coups de feu en direction de ces jeunes centrafricains pourtant non armés. Les projectiles n’ont causé aucune blessure physique parmi les membres du groupe.

 

Vue la gravité des faits, les gens se sont rassemblés pour voir ce qui s’est passé. Les soldats criminels n’ont pas voulu céder, exigeant toujours le paiement de frais de formalité pour le retour. Les jeunes, de leur côté, refusent de payer. La situation devient compliqué. Finalement, la libération des jeunes et le passage des deux barrières de sécurité ont finalement été obtenus grâce à une médiation menée par des représentants des jeunes de Tiringoulou, le chef du quartier Defala ainsi que le lieutenant des FACA sur place.

 

Ce comportement n’a plus rien à voir avec une mission de maintien de l’ordre public, s’apparentant désormais à des agissements de forces de désordre et à de la criminalité pure et simple. Faire usage d’armes de guerre et faire feu sur la population pour une simple contestation de taxe illégale relève du banditisme. Face à cette dérive, l’inaction et le silence de l’état-major et du gouvernement s’apparentent à une tolérance coupable, validant de fait ces exactions quotidiennes menées par ceux qui devraient protéger les citoyens.

 

Pour rappel, le village Manou est la localité d’origine du ministre d’État à la justice, monsieur Arnaud Djoubaye Abazène, un pilier du régime criminel de Baba Kongoboro.

 

Par Ibrahim Moussa

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À Bangui, le blocage de l’UNHCR livre les enfants orphelins réfugiés aux risques de traite

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À Bangui, le blocage de l’UNHCR livre les enfants orphelins réfugiés aux risques de traite

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’interruption des programmes d’aide de l’UNHCR à Bangui laisse les enfants orphelins réfugiés sans aucune protection. Privés de soutien scolaire et de ressources de subsistance depuis la fin de l’année 2025, ces mineurs se retrouvent abandonnés à la précarité et directement exposés aux réseaux de criminalité et d’exploitation.

 

Le décès des parents au sein de la communauté réfugiée de Bangui laisse désormais les mineurs dans un dénuement complet. Auparavant, les structures de protection prenaient en relais une partie des charges familiales. Aujourd’hui, la suspension des prestations de l’UNHCR prive ces enfants de tout filet de sécurité, les obligeant à assumer seuls la gestion du quotidien, sans tuteur légal ni soutien institutionnel.

 

La fin de l’assistance scolaire constitue le principal facteur de vulnérabilité pour cette catégorie de la population. N’ayant plus la possibilité de fréquenter les établissements d’enseignement, ces jeunes se retrouvent désœuvrés et exclus du système éducatif. Cette absence de scolarisation détruit leurs perspectives d’avenir et les maintient de force dans une oisiveté forcée au sein des quartiers de la capitale.

 

Sur le plan matériel, la situation contractuelle des logements aggrave la détresse de ces mineurs. Les parents décédés laissent fréquemment derrière eux des arriérés de loyer s’étalant sur plusieurs mois. Sans ressources financières pour régulariser ces dettes auprès des bailleurs, les orphelins subissent des expulsions immédiates, se retrouvant sans toit et contraints de survivre par leurs propres moyens.

 

Cet abandon institutionnel livre directement ces enfants réfugiés aux prédateurs locaux et aux réseaux illicites. Sans protection et affamés, ils deviennent des cibles prioritaires pour le travail forcé, la délinquance de rue, ou la traite à des fins d’exploitation sexuelle et économique. La communauté exige des mesures de protection d’urgence pour extraire ces mineurs de cette spirale d’exploitation.

 

Par Éric Azoumi

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Les rebelles de la LRA de Joseph Kony sèment la panique à Kadjema, à 45 km d’Obo

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Les rebelles de la LRA de Joseph Kony sèment la panique à Kadjema, à 45 km d’Obo

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Le mercredi 24 juin 2026, les rebelles ougandais de Joseph Kony ont fait irruption à Kadjema, provoquant la panique. Cette nouvelle incursion aggrave l’insécurité dans la préfecture du Haut-Mbomou.

 

La localité de Kadima, située à quarante-cinq kilomètres d’Obo sur l’axe menant à Mboki, vient de subir directement la violence des combattants de la LRA. Après avoir été repérés la semaine dernière en République Démocratique du Congo et aux abords de la rivière Mbomou, ces éléments armés ont finalement concrétisé les craintes des habitants en faisant irruption au cœur de ce village centrafricain. L’attaque s’est déroulée aux premières lueurs du jour, une habitude pour ce groupe criminel que la population locale surnomme les Tongo-Tongo en raison de leurs assauts réguliers menés vers quatre heures du matin.

Entre routes impraticables et manque de médecins : Mboki pleure une jeune fille enceinte et son enfant, morte sur la route lors de son transfert à l’hôpital d’Obo
Image d’illustration de la navette en moto entre Mboki et Obo dans une situation très difficile

 

Lors de cette opération, les assaillants ont réussi à capturer une personne. Face à l’irruption des rebelles, les chasseurs locaux et la majeure partie des habitants ont dû fuir précipitamment pour sauver leur vie. De nombreux villageois ont entamé une fuite désespérée à pied à travers la brousse pour rejoindre la ville d’Obo, distante de plusieurs dizaines de kilomètres, abandonnant toutes leurs possessions derrière eux. Cet assaut fait suite aux exactions commises par le même groupe de l’autre côté de la frontière quelques jours plus tôt, où les combattants avaient tué un membre des forces d’autodéfense et kidnappé huit civils.

 

L’exaspération et la colère grandissent parmi les rescapés et les habitants de la région. La population déplore l’absence totale de réaction des forces militaires régulières et des mercenaires déployés dans la zone. Les civils se sentent totalement abandonnés à la merci des assaillants, constatant que le gouvernement et ses alliés restent totalement passifs et n’engagent aucun combat pour traquer ou neutraliser les éléments de la LRA. Les critiques locales fusent, dénonçant une complicité passive ou un désintérêt des autorités qui préfèrent concentrer leurs efforts sur le désarmement ou la surveillance d’autres militants au lieu de protéger les villages frontaliers des rapts nocturnes. Les Tongo-Tongo continuent ainsi d’utiliser les civils kidnappés comme de simples porteurs pour transporter leur logistique en brousse, tandis que les survivants fuient en masse vers le chef-lieu.

Par Éric Nzapa

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Bangui : Un voleur courageux surpris en pleine action au quartier Ouango

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Bangui : Un voleur courageux surpris en pleine action au quartier Ouango

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Un individu mal intentionné a été arrêté en flagrant délit alors qu’il s’introduisait dans une concession privée située au quartier Ouango, dans le septième arrondissement de la capitale.

 

Profitant d’une pluie matinale, cet homme d’une autre couleur s’est introduit dans l’habitation du défunt père du journaliste Christian Aimé Ndotah afin de dévaliser les lieux. Les occupants ont capturé l’auteur du vol directement au cours de son action. L’homme a été immobilisé par les voisins présents avant l’interpellation par les autorités compétentes.

 

Quelques heures plus tard, le journaliste Christian Aimé Ndotah a publié sur sa page Facebook la nouvelle de la tentative du vol de la résidence de son père. Mais l’annonce de la nouvelle a provoqué de nombreuses réactions parmi les internautes. Les commentaires se multiplient pour évaluer cet événement de manière diverse.

 

Parmi les opinions exprimées, un intervenant demande avec ironie si l’individu s’est emparé des nattes de couchage. Un autre internaute estime que ce geste découle de la faim. Une autre réaction indique que cette expérience servira de leçon à cet homme, ajoutant qu’il possède pourtant les aptitudes nécessaires pour surmonter ses difficultés autrement. Enfin, des messages prétendent identifier l’auteur du cambriolage, affirmant qu’il s’agit d’un militaire appartenant aux forces armées nationales.

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : Le pouvoir dictatorial de Bangui est-il à l’aube d’une fin imminente de règne ?

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Centrafrique : Le pouvoir dictatorial de Bangui est-il à l’aube d’une fin imminente de règne ?

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Depuis plus d’une décennie de gouvernance calamiteuse caractérisée par une tolérance voire le laxisme latent du peuple, le pouvoir dictatorial de Bangui rentre dans une zone de turbulence politique sans précédent avec une conséquence logique sur la stabilité du pays et surtout sur l’avenir de la démocratie centrafricaine.

 

Ces différentes tensions politiques, sécuritaires et économiques suscitent de sérieuses interrogations au point de penser aux signes cliniques de fin de règne d’un régime despotique.

 

La septième République imposée au peuple qui en réalité n’est qu’un troisième mandat anticonstitutionnel montre des signes d’essoufflement, de fébrilité sans pareil, de fragilité qui alimentent les spéculations d’une fin de règne brusque et fatale.

 

Ces distincts indices socio-politiques, économiques et sécuritaires associés aux tensions de trésorerie, aux sevrages financiers de la communauté internationale ainsi qu’à la desaccoutumance des partenaires au développement qui caractérisent non seulement un recul, un affaiblissement ou une érosion progressive de pouvoir mais annonce aussi une fin imminente d’un pouvoir confisqué aux forceps, la nécessité d’une alternance politique naturelle ou forcée pour restaurer la démocratie et la souveraineté du peuple.

 

Le pouvoir de Bangui s’est d’abord illustré négativement lors de la compétition électorale à la mairie de Bangui où le pouvoir a présenté deux antagonistes qui s’entre-dechiraient par l’intermede de mercenaires politiques respectifs.

 

L’on relève par la même occasion des défections importantes l’armée nationale, le climat de suspicion qui s’installe dans la grande muette où les principaux promoteurs de la septième République se retournent contre le régime par manque de récompenses adéquates, de reconnaissances à hauteur des sacrifices consentis.

 

En outre, les mercenaires russes du groupe Wagner qui caractérisent la stabilité sécuritaire du pouvoir de Bangui se battent actuellement à l’est du pays avec les forces armées centrafricaines sensées être leurs alliés.

 

Enfin, l’énigmatique entente entre les forces armées régulières et les résistants “Azandés” qui furent ennemis sont aujourd’hui des alliés de ces derniers pour combattre les forces d’occupation de Wagner.

 

Ces signaux restent et demeurent les enjeux importants de cette analyse.

 

Au regard d’un pouvoir qui voyage beaucoup mais qui ne gouverne pas et qui se caractérise par des pillages, des crimes, des enlèvements et séquestrations, des menaces d’opposants etc, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- Le pouvoir de Bangui vacille t-il ou est-il à l’aube d’une fin de règne ?

2- En d’autres termes, assiste t-on aux prémices de la fin de la septième République ?

3- La septième République tant vantée est-elle mort-née ou est-elle une coquille vide ?

 

En tout état de cause, la septième République est devenue un piège qui va noyer inévitablement son propre promoteur.

 

Ces éléments référencés ci-haut convergent tous vers la chute du pouvoir dictatorial de Bangui.

 

En conséquence de ce qui précède, l’interprétation des signes du temps n’impose que deux options plausibles :

 

Soit partir du pouvoir avec gloire en démissionnant, soit quitter le pouvoir sans gloire par la force des événements eu égard à la dégradation exponentielle de la géopolitique sous régionale.

 

Par ailleurs, nous avons une pensée républicaine et patriotique pour la sous préfète et les autres en captivité et sacrifiés par le pouvoir de Bangui entre les mains des résistants “Azandés” qui ne réclament rien d’autres que leur portion de droit dans la République.

 

Enfin, il faut souligner que ce qui est fabuleux dans le mensonge érigé en mode de gouvernance de la septième République, c’est que le Président de la République et son gouvernement peuvent mentir à tout un peuple sauf à eux-mêmes.

 

Nous vous rappelons qu’on ne gère pas un peuple sans pour autant lui expliquer comment on le gère…alors donnez des explications au peuple non seulement sur les affrontements meurtriers à l’est du pays mais aussi sur le contrat signé avec le président américain pour la réception sur le territoire national des migrants expulsés des États-Unis.

 

En attendant que le peuple souverain plongé artificiellement dans un profond sommeil onirique se réveille et de se rendre à l’évidence que la supercherie de changement de constitution qui a embobiné le peuple avec une cargaison de mensonges était exclusivement destiné à faciliter le troisième mandat illégal, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signalent que l’épisode calamiteux de l’affreuse statue du président de la République associé au chapitre du gâteau d’anniversaire penché qui viole le code d’élégance et d’esthétique sont des signes avant-coureurs de déclin, de fin de règne, et de l’effondrement d’un régime construit sur de mensonges et de manipulations.

 

Lorsqu’un pouvoir fait peur à tout le monde et par la même occasion commence à avoir peur de son propreombre…c’est inévitablement la fin.

 

Monsieur le président, n’attendez pas que la huée populaire et la clameur de la rue vous poursuivent pour comprendre que le moment de libérer le fauteuil présidentiel est arrivé.

 

Alors, en conséquence de ce qui précède, il apparaît judicieux et dès maintenant de démissionner avec honneur au risque d’être contraint Monsieur le Président pour ouvrir la voie à une transition politique consensuelle afin de donner une ultime chance à la nation de se reconstruire non sur des ruines mais sur de bases saines Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande même avec insistance, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 27 Juin 2026.

 

Par Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

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Gouvernement Moloua 3 : comment le dictateur Touadéra a initialement oublié de nommer un ministre de la Culture avant de faire le rétropédalage le lendemain

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Gouvernement Moloua 3 : comment le dictateur Touadéra a initialement oublié de nommer un ministre de la Culture avant de faire le rétropédalage le lendemain

Gouvernement Moloua 3 : comment le dictateur Touadéra a initialement oublié de nommer un ministre de la Culture avant de faire le rétropédalage le lendemain
Le premier ministre Félix Moloua

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le dictateur Touadéra a plongé le pays dans l’incompréhension totale en publiant une liste gouvernementale sans aucun ministre de la Culture, une gaffe monumentale rectifiée le lendemain sous la pression de l’opinion.

 

La vie politique en République centrafricaine reste dictée par les grands changements au sommet de l’administration publique, où chaque décret redéfinit les équilibres du pouvoir. Les nominations au sein de l’exécutif attirent toujours l’attention de toute la population, car le choix des visages ministériels détermine la direction économique et sociale que prend le pays pour les années à venir. Dans ce contexte, l’histoire des institutions se construit à travers des étapes successives bien distinctes, à commencer par le premier gouvernement Moloua qui avait posé les bases de l’équipe ministérielle. Par la suite, le décret du 4 janvier 2024 avait officiellement mis en place le gouvernement Moloua 2, modifiant une première fois les responsabilités de chacun. Enfin, c’est la date récente du 21 mai 2026 qui a vu naître le gouvernement Moloua 3, une formation attendue de pied ferme par la classe politique et l’opinion publique.

 

Le récent remaniement pour la mise en place du gouvernement Félix Moloua 3 a plongé le palais présidentiel dans une agitation totale. Avec le début de ce troisième mandat, la situation économique difficile du pays a provoqué une bousculade immense dans les couloirs du pouvoir. Des dizaines de cadres, de politiciens et d’alliés de gauche à droite ont joué des coudes de toutes les manières possibles pour obtenir une place avantageuse dans l’administration ou décrocher un portefeuille ministériel. Les demandes de récompense politique étaient tellement nombreuses que l’équipe du dictateur Touadéra s’est retrouvée complètement embourbée, incapable de satisfaire tout le monde avec le nombre limité de ministères disponibles dans la nouvelle équipe. Hormis la bourde magistrale ayant conduit à nommer un homme sous l’identité de Madame Maxime Balalou au Commerce, les coulisses du palais présidentiel cachent un autre dysfonctionnement encore plus ahurissant. Les auditeurs branchés sur la radio nationale ont pu constater en direct une absence incroyable au départ, celle du ministère de la Culture et du Tourisme, totalement zappé de la liste finale proclamée à la population centrafricaine.

 

Cette omission extraordinaire s’explique par l’état de panique dans lequel se trouve actuellement le sommet de l’État. Lors de la phase de préparation de ce gouvernement Moloua 3, le dictateur Touadéra se trouvait sous une pression maximale, une peur bleue qui le faisait trembler devant les exigences de ses multiples alliés. Installé à sa table de travail pour passer en revue la liste des futurs ministres, le chef de bande triait les noms dans une précipitation extrême, dictant qui devait rester et qui devait quitter l’exécutif. C’est au moment d’aborder le sort du ministère de la Culture et du Tourisme que la machine s’est enrayée. Devant l’afflux massif de prétendants et la bousculade des candidats pour ce poste spécifique, le dictateur s’est retrouvé incapable de trancher immédiatement.

 

Pour gagner du temps, le chef de bande a répété à plusieurs reprises à ses secrétaires de suspendre la saisie, leur demandant d’attendre un peu et de passer aux portefeuilles suivants. L’équipe de rédaction a donc avancé dans la liste, sautant la case de la Culture pour remplir le reste du document officiel. Mais à force de répéter d’attendre et d’aller plus loin, le dictateur a fini par clore la séance de travail en oubliant définitivement de revenir sur ce ministère laissé de côté. Persuadé que tout était en ordre, Touadéra a validé le document et a ordonné d’envoyer la liste immédiatement à la radio nationale pour sa diffusion en direct.

 

La proclamation initiale sur les ondes a immédiatement déclenché un désordre total à travers le pays et sur les réseaux sociaux. Les auditeurs ont rapidement réalisé qu’aucun ministre n’avait été désigné pour gérer le secteur de la culture et du tourisme. C’est en prenant connaissance des réactions en chaîne et des moqueries générales de gauche à droite que l’entourage du dictateur a réalisé l’immensité de sa gaffe. Paniqués par ce vide juridique et politique, les responsables du palais ont dû improviser une solution de secours en urgence absolue le lendemain. Des émissaires ont fouillé les couloirs de la présidence pour trouver une personnalité disponible, jetant finalement leur dévolu sur une femme, ancienne ministre, qui travaillait dans l’ombre du palais. Cette dernière a été bombardée à la hâte le jour suivant pour occuper le fauteuil oublié, obligeant les services à rédiger un tout nouvel arrêté, un nouveau décret rectificatif en catastrophe pour corriger ce cafouillage historique. Notre investigation pas à pas au sein du régime montre que cette équipe avance à l’aveugle, et d’autres découvertes explosives sur les coulisses de ce décret feront l’objet de nos prochains articles.

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : Le BRDC accuse le duo Touadéra et Moloua de mener le pays vers la faillite économique et sécuritaire

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Le BRDC accuse le duo Touadéra et Moloua de mener le pays vers la faillite économique et sécuritaire

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

En pointant l’opacité financière et l’alignement diplomatique risqué du régime Touadéra, le BRDC dresse le constat d’une gouvernance illégitime qui mène directement le pays vers la ruine.

 

Face au maintien d’une équipe gouvernementale jugée incompétence par le BRDC, l’opposition démocratique alerte sur les risques imminents de faillite financière et de déstabilisation militaire qui pèsent sur la Centrafrique. La reconduction de Félix Moloua aux fonctions de Premier Ministre par le président Faustin Archange Touadéra constitue, selon l’analyse officielle du BRDC, un reniement total des engagements solennels de rupture pris devant les citoyens. Le BRDC met en avant le fait que le chef de l’État avait publiquement promis de sanctionner l’enrichissement illicite, ce qui équivalait à une condamnation de sa propre équipe, aujourd’hui pourtant maintenue au pouvoir. Le BRDC souligne que ce choix politique valide la médiocrité et détruit définitivement la crédibilité de la parole présidentielle face à la misère de la population. Pour le BRDC, l’installation des cellules du parti présidentiel dans chaque ministère et le contrôle de l’Assemblée Nationale illustrent un verrouillage des institutions destiné à protéger un troisième mandat usurpé. Le BRDC rappelle que la violation des dispositions intangibles de la Constitution de 2016 relatives à la limitation des mandats ne permettra pas au régime d’échapper aux lois de l’histoire politique du pays.

 

Le BRDC rejette en bloc les arguments de Touadéra et Moloua qui attribuent la crise actuelle à la situation héritée d’il y a dix ans, le BRDC qualifiant cette ligne de défense de contrevérité historique puisque la transition avait laissé un État doté d’une croissance positive et de caisses publiques stables. Sur le plan strictement financier, le BRDC démontre que l’échec cuisant des négociations avec le Fonds Monétaire International découle directement de la gestion opaque du secteur des hydrocarbures, où les prix maintenus très élevés pénalisent la population. Le BRDC dévoile des chiffres alarmants, notamment l’effondrement des recettes de la fiscalité pétrolière, passées de deux milliards et demi à seulement neuf cents millions de francs CFA mensuels. Parallèlement, le BRDC dénonce l’augmentation irrationnelle de vingt pour cent de la masse salariale publique, atteignant désormais neuf milliards et demi de francs CFA par mois et absorbant la quasi-totalité des recettes fiscales. Le BRDC précise que ce budget n’inclut même pas le paiement des forces paramilitaires étrangères, estimé à dix milliards par mois. Le BRDC observe que les bailleurs de fonds internationaux boudent le Plan National de Développement en raison de l’absence totale de reddition de comptes sur les fonds massifs décaissés par le passé pour la Covid et l’aide au développement.

 

Sur le plan de la sécurité et des affaires étrangères, le BRDC s’inquiète du climat de déstabilisation interne, matérialisé par des opérations aériennes incessantes d’hélicoptères au-dessus de Bangui et par des enlèvements contre rançon documentés dans la région de Boali. Le BRDC condamne avec la plus grande fermeté l’implication géopolitique de Touadéra dans le conflit soudanais à travers son soutien aux rebelles du FSD, une alliance qui, selon les avertissements du BRDC, expose la Centrafrique à de lourdes représailles militaires et à des poursuites judiciaires internationales pour complicité de crimes de guerre. Face au refus du pouvoir de nouer un dialogue constructif, le BRDC demande à la communauté internationale d’abandonner les simples recommandations pour imposer des exigences fermes au régime. Le BRDC affirme que l’opposition démocratique doit adapter ses stratégies à cette donne critique afin de porter les aspirations du peuple centrafricain. Le BRDC réitère sa détermination absolue à exploiter l’intégralité des recours légaux pour rétablir l’ordre démocratique, martelant que seule la lutte libère.

 

Par Brahim Sallé

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Centrafrique : Le lieutenant Yvon Donoh, ancien officier supérieur de la CPC, obtient la liberté provisoire et quitte la prison de Ngaragba

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Centrafrique : Le lieutenant Yvon Donoh, ancien officier supérieur de la CPC, obtient la liberté provisoire et quitte la prison de Ngaragba

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de ,  

Le lieutenant de forces armées centrafricaines, Yvon Donoh, ancien officier supérieur de la CPC, a bénéficié vendredi dernier d’une mise en liberté provisoire après son incarcération en décembre dernier à la prison de Ngaragba.

 

L’officier subalterne des Forces armées centrafricaines et ancien responsable de la Coalition des Patriotes pour le Changement a quitté la prison centrale de Ngaragba suite à une ordonnance signée par le juge d’instruction. Cette décision s’accompagne de mesures restrictives strictes. Yvon Donoh doit se présenter chaque vendredi au cabinet du magistrat instructeur pour émarger le registre de contrôle. De plus, il a interdiction formelle et stricte de quitter la ville de Bangui sous peine de voir sa liberté révoquée.

 

Il y’a lieu de noter que cet officier des FACA, Yvon Donoh, avait choisi de se rendre de lui-même aux autorités militaires le 10 décembre 2025 à Beloko, une localité frontalière du Cameroun. Après son arrivée, il a passé quatorze jours en garde à vue dans les locaux de la Section des Recherches et d’Investigation à Bangui avant d’être formellement placé sous mandat de dépôt à la fin du mois de décembre. Son parcours au sein de la rébellion avait débuté en juin 2023, période à laquelle il occupait le poste de conseiller militaire pour la branche Anti-Balaka de la coalition.

 

L’arrestation de cet instructeur militaire, qui dispose d’une influence certaine sur de nombreux soldats en province, a modifié les intentions de plusieurs vagues de combattants en exil. De nombreux membres de l’organisation armée projetaient alors de déposer les armes pour regagner le territoire national. La mise en détention d’Yvon Donoh a freiné ce mouvement volontaire de reddition, ses compagnons d’armes craignant de subir un sort identique à leur arrivée.

 

Actuellement libre, l’officier cherche à obtenir sa réintégration au sein de l’armée régulière. Cette démarche implique des aspects juridiques et politiques complexes. Les garanties définies par les accords de N’Djamena d’avril 2025 concernent des groupes armés spécifiques, alors que son ancienne organisation n’est signataire d’aucun traité officiel avec le gouvernement de Bangui. Certains observateurs estiment que le président Faustin Archange Touadéra envisage d’utiliser cette mesure de clémence pour envoyer un signal aux exilés. Cette décision pourrait inciter d’autres combattants à revenir au pays dans l’espoir de retrouver leur statut sans être emprisonnés.

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : Quand les aveugles réussissent mieux que les voyants à l’école. Incroyable!

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Quand les aveugles réussissent mieux que les voyants à l’école. Incroyable!

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Pendant que le système éducatif national s’effondre, le CAFBAC réalise l’exploit de 100% de réussite aux examens avec ses élèves non-voyants, donnant une leçon magistrale aux autorités.

 

Le Centre d’Alphabétisation et de Formation en Braille pour les Aveugles de Centrafrique (CAFBAC) vient d’administrer une leçon d’éducation au gouvernement Touadéra. Alors que les écoles publiques accumulent les échecs et que les élèves voyants peinent à maîtriser les bases, les non-voyants du CAFBAC affichent un taux de réussite parfait de 100% aux examens de l’année scolaire 2024-2025.

 

Dans un entretien exclusif avec la radio RJDH, le directeur Théodore Didoux a présenté des résultats qui font honte au système éducatif national. Huit candidats présentés au Certificat de Fin d’Études Primaires : huit admis. Sept élèves au concours d’entrée en 6ème : sept reçus. Deux candidates au BEPC : deux admises. Deux bacheliers : deux succès au premier tour. Félicitation!

 

Ces chiffres prennent une dimension historique particulière puisqu’il s’agit de la toute première promotion de non-voyants à obtenir le baccalauréat en République centrafricaine. Un exploit qui contraste douloureusement avec la médiocrité générale d’un système où même les élèves voyants peinent à lire correctement après des années de scolarité.

 

L’ironie de la situation saute aux yeux : pendant que les autorités se vantent de statistiques gonflées dans les écoles publiques, une poignée d’élèves privés de vue démontre ce que peut accomplir une éducation de qualité. Le CAFBAC prouve que la réussite scolaire ne dépend pas des moyens financiers colossaux, mais de la volonté pédagogique et de l’engagement des enseignants.

 

Les perspectives d’avenir de ces lauréats démontre une autre leçon pour le gouvernement. Théodore Didoux explique sans détour que ses élèves pourront poursuivre à l’université grâce aux outils modernes comme le logiciel JAWS qui lit les textes et facilite la saisie. Quatre anciens élèves du CAFBAC travaillent déjà dans la fonction publique, et d’autres dossiers d’intégration sont en cours d’examen.

 

Cette réussite interpelle directement le président Touadéra alias Baba Kongoboro et son gouvernement. Comment expliquer qu’une institution spécialisée, avec des moyens limités, réussisse là où l’ensemble du système éducatif national échoue ? Comment justifier que des non-voyants préparent mieux l’avenir que des milliers d’élèves voyants abandonnés dans des écoles délabrées ?

 

Le CAFBAC démontre que l’éducation inclusive n’est pas un slogan creux mais une réalité possible. Ses élèves brisent les barrières et prouvent que la détermination supplée aux handicaps. Une leçon que devraient méditer des autorités qui, elles, semblent frappées de cécité face à l’effondrement éducatif qu’elles ont provoqué.

 

Pendant que les non-voyants voient l’avenir avec optimisme grâce à leur formation, c’est tout le système éducatif centrafricain qui semble aveugle à sa propre faillite.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Corbeaunews Centrafrique

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Selon André-Franck Amaïzou, l’égoïsme, le prestige et la négligence sont les trois poisons du chef-mauvais berger

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Selon André-Franck Amaïzou, l’égoïsme, le prestige et la négligence sont les trois poisons du chef-mauvais berger

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

André-Franck Amaïzou identifie dans son livre Le Bon Berger trois défauts majeurs qui ruinent un dirigeant. Ces trois poisons transforment celui qui gouverne en adversaire de son propre peuple.

 

L’égoïsme surgit quand le mandat devient une propriété. Amaïzou fustige le Président qui manie les discours sans jamais viser la justice. Ce qu’il observe, c’est l’écart entre les paroles prononcées et la réalité vécue par la population. Le chef qui ne sert que lui-même détourne la fonction qu’on lui a confiée.

 

Le prestige constitue un autre danger. L’auteur rappelle qu’un gouvernant doit avant tout guider, protéger, nourrir et veiller sur chacun. Celui qui privilégie l’apparence, qui cherche l’admiration et les honneurs avant d’assurer la sécurité du territoire, creuse lui-même le fossé avec son peuple. La confiance s’effrite quand l’image compte plus que l’action concrète.

 

La négligence désigne l’incapacité à trancher, à écouter vraiment, à prendre des décisions fermes. Amaïzou évoque David Dacko, qui connaissait son pays mais manquait de fermeté et de rigueur. Ce défaut de courage a précipité l’effondrement politique. Un responsable qui délègue sans cesse ses choix à des puissances étrangères finit par perdre toute crédibilité. Il ne contrôle plus rien, pas même l’autorité qu’il prétend détenir. C’est exactement le cas de Baba Kongoboro.

 

Le livre interroge directement la République centrafricaine : a-t-elle été gouvernée par de vrais bergers ou par des imposteurs ? Amaïzou rappelle les cinq verbes de Barthélemy Boganda : Loger, Soigner, Instruire, Nourrir, Vêtir,  comme critères pratiques. Ces verbes permettent de mesurer l’efficacité d’un pouvoir. Ils disent ce que le peuple attend : des actes, pas des formules.

 

La présidence de Faustin-Archange Touadéra entre dans ce cadre d’analyse. Les reproches adressés à son mandat recoupent ces trois failles. L’égoïsme transparaît dans la concentration du pouvoir et dans le recours aux forces étrangères pour maintenir l’ordre. Le prestige s’affiche dans une communication abondante alors que la crise sociale persiste. La négligence s’observe dans l’absence de réponses aux problèmes quotidiens : le coût de la vie, l’accès à l’eau, les routes défoncées, les hôpitaux délabrés. Amaïzou affirme qu’il appartient aux responsables actuels de laisser une trace positive et de conduire le pays vers la paix et le progrès.

 

Un chef qui s’éloigne de ces exigences ne dirige plus vraiment. Il administre un territoire qui s’enfonce, sans avoir ni la volonté ni les moyens d’inverser la pente. Les mots d’Amaïzou font écho aux plaintes entendues dans les quartiers et les villages. Ils traduisent une attente tenace : que ceux qui prennent le pouvoir agissent enfin pour ceux qui le leur ont confié. L’auteur insiste sur la responsabilité personnelle du dirigeant, sur sa capacité à choisir entre l’intérêt général et ses propres ambitions. Ce choix détermine l’avenir de tout un pays​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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À qui le président Touadéra tend-il les mains depuis son arrivée au pouvoir? Se demande l’ancien ministre Elie Oueifio

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À qui le président Touadéra tend-il les mains depuis son arrivée au pouvoir? Se demande l’ancien ministre Elie Oueifio

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Depuis son arrivée au pouvoir le 30 mars 2016, Faustin Archange Touadéra brandit ses « mains tendues » comme un étendard de paix. Mais à qui s’adressent-elles vraiment ? Elie Oueifio, dans son brûlant, scrute cette promesse et dévoile un horizon bien trouble.

 

Un homme, costume impeccable, monte sur la tribune le 30 mars 2016, prêt à panser un pays en lambeaux. Faustin Archange Touadéra, tout juste investi président de la République centrafricaine (RCA), lève les bras et parle de « mains tendues ». Une image belle comme une aube après une nuit d’orage,  un appel à recoller les morceaux d’une nation éclatée par les guerres, les coups tordus et les trahisons. Mais huit ans plus tard, les mains sont toujours en l’air, et le puzzle reste en vrac. À qui s’adressent-elles, ces mains ? Dans son livre qui tape fort, Quand la politique des mains tendues du président Touadéra soulève des interrogations et réflexions, Elie Oueifio s’invite dans ce mystère comme un éclaireur dans une forêt obscure. Il pose la question cash : « À qui le président Touadéra tend-il les mains depuis le 30 mars 2016 ? » Et il nous emmène fouiller les réponses, les vraies, pas les discours bien peignés.

 

Une promesse pour tous, en théorie

 

Elie Oueifio commence par poser le décor : Touadéra ne fait pas de chichi dans ses ambitions. Ses mains tendues, c’est un filet jeté large, censé ramener tout le monde au bercail. « Dans cette optique », écrit l’auteur, « la politique des mains tendues du président de la République, Son Excellence Faustin Archange Touadéra, s’adresse à tous les Centrafricains et Centrafricaines des différentes tendances politiques et religieuses ; tous les Centrafricains organisés en groupes ou mouvements de rébellions armées se trouvant à l’intérieur et hors du pays ; tous les Centrafricains et Centrafricaines exilés politiques et autres ; tous les Centrafricains se réclamant du régime et organisés en des mouvements de soutien ». Ça sonne comme une chorale où chaque voix, même la plus dissonante, aurait sa place – un rêve de retrouvailles où les rebelles poseraient leurs flingues, où les exilés boucleraient leurs valises pour rentrer, où les factions politiques éteindraient leurs mégaphones pour s’asseoir autour d’un feu commun.

 

L’idée n’est pas neuve, et elle a du panache. Oueifio y voit une résonance biblique, un écho du « Venez et plaidons ! » d’Ésaïe, une invitation divine à laver le sang et les rancunes pour rebâtir sur du propre. Touadéra, avec son passé de prof et de premier ministre sous Bozizé, avait les cartes en main : un homme posé, un gars qui connaît les rouages, qui peut parler aux lettrés comme aux gars des brousses. Mais le filet, une fois lancé, s’est-il vraiment déployé, ou s’est-il emmêlé dans les ronces ?

 

Les mains tendues, mais à qui vraiment ?

 

Si on gratte sous les belles paroles, Oueifio nous fait voir une autre histoire. Oui, Touadéra tend les mains, mais elles semblent souvent s’arrêter à mi-chemin, ou pire, se tendre vers les mauvaises ombres. Les rebelles, d’abord : ces gars des groupes armés, Seleka ou Anti-Balaka, qui ont mis le pays à feu et à sang. En 2016, ils étaient dans le viseur de la réconciliation – un deal implicite : lâchez les armes, on vous ramène dans le jeu. Mais huit ans après, les kalachs chantent toujours. Oueifio se demande pourquoi : « Combien de Centrafricains en fuite hors du territoire sont-ils rentrés au pays ? Combien hésitent encore et pour quelles raisons ? » La réponse flotte dans l’air, amère : trop peu. Les chefs rebelles, parfois dorlotés avec des postes ou des promesses, ont vite repris leurs vieilles rengaines, et les mains tendues sont restées vides.

 

Et les exilés ? Ces milliers de Centrafricains éparpillés au Tchad, au Cameroun, ou plus loin, qui regardent leur terre natale comme un mirage perdu. Touadéra leur a fait signe, mais le ministère des Affaires étrangères, censé jouer les ambassadeurs, s’est perdu en salamalecs internationaux au lieu de battre le rappel. Oueifio note, acide : « Tout laisse supposer que la division et ses corollaires prennent de plus en plus le dessus sur la paix et l’unité recherchées ». Les mains tendues, alors, seraient-elles un geste de théâtre, un salut aux caméras plutôt qu’un pont vers les âmes perdues ?

 

Puis il y a les copains du régime, ces « mouvements de soutien » qui braillent leur fidélité sur les ondes. Eux, ils ont bien attrapé les mains tendues – mais pour quoi faire ? Oueifio les écorche vif : des « communications teintées de haine, d’appels à la division », des fanfares qui sonnent faux, plus occupées à flatter le chef qu’à recoller les morceaux. Les mains, ici, se sont refermées sur des poignées de billets ou des strapontins, pas sur des promesses d’unité.

 

Les absents du bal : Bozizé et les oubliés

 

Un nom revient comme un fantôme dans le récit d’Oueifio : François Bozizé, l’ancien président, exilé, figure tutélaire d’un passé que Touadéra connaît bien,  il fut son premier ministre. « À l’exemple de l’ancien président Bozizé avec qui le président Touadéra était très lié avant, à la belle époque », souligne l’auteur, il y avait là une main à tendre, un symbole à saisir. Ramener Bozizé, c’était montrer que les vieilles querelles pouvaient s’effacer, que les mains tendues n’avaient pas de mémoire rancunière. Mais rien. Les sirènes – ces « manipulateurs » qu’Oueifio fustige – ont chanté plus fort, et Khartoum, en 2019, a été une occasion ratée. Bozizé est resté au loin, et avec lui, une chance de réconciliation majeure s’est envolée.

 

Et les petites gens, alors ? Les paysans de l’Ouham, les pêcheurs de la Lobaye, les mamans de Bangui qui pleurent leurs gosses partis ou morts ? Oueifio les cherche dans le tableau : « Combien de Centrafricains en fuite hors du pays pendant la vision de la politique des mains tendues ? » Pas de chiffres ronflants, mais un silence qui pèse. Les mains tendues n’ont pas frôlé leurs épaules fatiguées. Elles se sont perdues dans les couloirs des ministères, dans les calculs des courtisans, dans les discours qui sonnent creux quand le ventre grogne.

 

Un gâchis ou un espoir ?

 

Alors, à qui ces mains, au bout du compte ? Oueifio ne tranche pas avec une lame nette, mais il éclaire les ombres. Les mains tendues se sont égarées, détournées par une « médiation muette et silencieuse », par un « pouvoir législatif sans vertu », par des ministères qui « refusent d’agir en faveur du retour de la paix dans le pays », comme il l’écrit. C’est un gâchis, oui : une RCA qui pourrait vibrer d’unité reste un puzzle en pièces, parce que ceux qui devaient attraper les mains – rebelles, exilés, citoyens – ont été laissés sur le bord du chemin.

 

Mais l’auteur ne s’arrête pas au constat. Il tend une perche : « La politique des mains tendues a eu raison qui ne souffre d’aucune contestation », dit-il, et elle peut encore marcher. À condition de la sortir des griffes des « sirènes », de la rendre aux « hommes capables, craignant Dieu, intègres » (Exode 18:21), de la porter là où elle compte : dans les villages, les camps de réfugiés, les cœurs meurtris. Les mains tendues ne sont pas mortes, elles sont juste perdues. À Touadéra, à nous tous, de les retrouver – ou de les tendre enfin aux bons.

 

Rappelons que huit ans après ce 30 mars 2016, les mains tendues de Touadéra flottent encore dans l’air, entre promesse et mirage. Elie Oueifio, avec sa plume qui gratte là où ça fait mal, nous demande : à qui, vraiment ? Aux puissants, aux fidèles, ou à ceux qui attendent encore, dans l’ombre, un geste qui ne vient pas ? La RCA reste suspendue à cette réponse. Peut-être que les mains, un jour, toucheront les bonnes épaules – celles d’un peuple qui n’aspire qu’à se relever….

 

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La guerre personnelle du mytho dictateur Faustin-Archange Touadéra contre Thierry Kamach : un autre candidat du parti MOUNI pourtant déclaré gagnant mais invalidé par la Cour constitutionnelle

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La guerre personnelle du mytho dictateur Faustin-Archange Touadéra contre Thierry Kamach : un autre candidat du parti MOUNI pourtant déclaré gagnant mais invalidé par la Cour constitutionnelle

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de ,  

La population de Nanga Boguila refuse le verdict des juges constitutionnels qui matérialise la vengeance et la bataille du mytho dictateur Faustin-Archange Touadéra contre Thierry Kamach et son parti MOUNI.

 

Les électeurs de la circonscription de Nanga Boguila, située dans l’Ouham, ont exprimé leur vive colère dès dimanche et lundi. Les habitants refusent catégoriquement de reconnaître la désignation du candidat du Mouvement Coeurs Unis, Mr Ngabas Martial, qu’ils qualifient de nomination purement arbitraire. Sur le terrain, la réalité des urnes a subi des modifications successives qui provoquent aujourd’hui une division profonde au sein de la ville, transformant la localité en un point de rupture. La population locale crie à l’injustice et refuse de se soumettre à cette désignation imposée depuis Bangui, estimant que son vote a été confisqué.

 

Après les opérations de vote du second tour, la compilation initiale effectuée de manière transparente sur le terrain donnait une victoire nette à Auguste Dokowane, candidat sous la bannière du parti MOUNI. Ce dernier avait recueilli 3780 voix, soit 55,27% des suffrages exprimés, tandis que son adversaire direct du parti au pouvoir, Mr Ngabas Martial, n’obtenait que 3047 voix, soit 44,58%. La volonté des urnes était alors indiscutable, établissant un écart clair en faveur de la formation de Thierry Kamach.

 

Une première altération des données est intervenue au niveau de l’Autorité Nationale des Élections locale. Sous l’influence directe du président de l’antenne locale Nganabeam, du rapporteur Diclari Nguendande et d’autres membres de cette structure administrative, les chiffres ont été modifiés. Les résultats provisoires alors proclamés par cet organe électoral ont rabaissé le score de Auguste Dokowane à 3547 voix, soit 51,07%, tandis que Mr Ngabas Martial remontait artificiellement à 3398 voix, soit 48,93%. Malgré cette manipulation intermédiaire destinée à resserrer les écarts, le candidat du parti MOUNI restait mathématiquement en tête.

 

L’inversion définitive et totale du scrutin s’est jouée ensuite devant la Cour constitutionnelle, transformée en outil d’exécution politique. En s’appuyant sur des allégations formulées dans une requête spécifique, et avec le soutien direct du superviseur du parti présidentiel pour la région de l’Ouham, l’institution a décrété un prétendu recomptage des voix. À l’issue de cette procédure menée à huis clos, les juges constitutionnels ont modifié radicalement les données pour attribuer 4323 voix, soit 64,08% au candidat du pouvoir, Mr Ngabas Martial, tout en réduisant le score d’Auguste Dokowane à 2423 voix, soit seulement 35,92%.

 

Cette opération s’inscrit en réalité dans une offensive globale et une guerre personnelle décidée au sommet de l’État. Faustin-Archange Touadéra a fait le choix de mener une lutte destructrice contre les candidats aux législatives du parti MOUNI, formation politique de l’ancien ministre de l’Environnement, Thierry Kamach. Les relations entre les deux hommes ont implosé juste avant la campagne électorale du premier tour. Le chef de l’État avait exigé, par le biais des structures du parti MOUNI, un appui financier conséquent de la part de Thierry Kamach. Ce dernier n’a pas donné de suite favorable à cette demande de racket politique, expliquant qu’il devait prioritairement consacrer ses ressources au financement de ses propres candidats engagés dans la compétition électorale.

 

Ce refus de céder aux exigences financières a provoqué la rancune du chef de l’État, résolu à anéantir l’influence politique de la formation de Thierry Kamach à l’Assemblée nationale. Lors des scrutins de 2015-2016 puis de 2020, le parti MOUNI avait réussi à obtenir à chaque fois une dizaine de députés, s’affirmant comme une force essentielle au sein de la majorité. Pour empêcher ce parti de grandir et de conserver son influence, le pouvoir central applique désormais une stratégie d’élimination ciblée. Si Thierry Kamach a pu sécuriser sa propre élection, ses candidats présents au second tour font l’objet d’un balayage méthodique orchestré par l’appareil d’État, un phénomène déjà documenté dans la première circonscription de Bimbo 1 et qui se reproduit aujourd’hui à Nanga Boguila.

 

Pour obtenir ce résultat et contourner le choix des citoyens, un émissaire direct de la présidence de la République, Obed Namsio, a été envoyé personnellement auprès de la Cour constitutionnelle. Sa mission dictée par son patron consistait à transmettre l’ordre strict de supprimer l’ensemble des candidats élus sous l’étiquette du parti MOUNI ainsi que d’autres figures gênantes. Le cas de Nanga Boguila constitue l’application directe de cette consigne présidentielle, transformant une victoire électorale acquise sur le terrain par le parti MOUNI en une nomination politique au profit du parti présidentiel, au détriment du choix souverain exprimé par la population locale dans les bureaux de vote.

 

Par Alain Nzilo

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Accords de Ndjamena, Khartoum, CPC : le dictateur de Bangui signe des armistices de défaite et livre le pouvoir aux bandits

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Accords de Ndjamena, Khartoum, CPC : le dictateur de Bangui signe des armistices de défaite et livre le pouvoir aux bandits

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

En Centrafrique, chaque nouvelle signature avec les groupes armés ressemble à une capitulation habillée en geste de conciliation. Le pouvoir cède du terrain sans jamais reprendre l’initiative. Ce rituel se répète depuis plus de vingt ans.

 

Dès les premiers accords en 2003, l’État a commencé à ouvrir des portes ministérielles aux chefs de factions. Chaque texte signé à l’extérieur renforce cette habitude au lieu de la briser. Les promesses de paix se transforment en concessions permanentes.

 

Joseph Bindoumi, lors de l’émission Patara sur la radio Ndékè-luka,  qualifie ces documents d’armistices déguisés. L’État admet implicitement sa défaite militaire et accepte les conditions imposées par ceux qui portent les armes. Il refuse de cautionner de telles négociations.

 

L’accord de Khartoum en 2019 devait clore le cycle des violences. Un an plus tard, les mêmes signataires formaient la CPC et reprenaient les hostilités. La feuille de route de Luanda n’a rien changé à cette dynamique.

 

En 2025, Ndjamena au Tchad a vu naître un nouvel engagement avec 3R et UPC. Ces groupes, déjà impliqués dans les précédents textes, reviennent avec les mêmes exigences. Chaque round alimente le suivant.

 

Les intellectuels sur les ondes le répètent : ces papiers ne produisent aucune paix durable. Ils servent seulement de levier pour que les factions restent influentes. L’État reste prisonnier de ses propres engagements.

 

Paul Crescent Beninga pointe l’absence de plus-value réelle depuis 2008. Des personnalités issues des groupes armés occupent des postes depuis des lustres sans que la sécurité s’améliore. Le calcul ne tient pas.

 

Les citoyens regardent ce manège avec lassitude. Les mêmes noms reviennent dans les tractations, portés par la menace latente des armes. Bangui continue de négocier au lieu de restaurer son autorité pleine.

 

Les forces armées centrafricaines attendent toujours les moyens adéquats pour imposer le respect. Pendant ce temps, les discussions avec les bandits armés dictent une partie du paysage politique. Le cycle perdure.

 

Par Anselme Mbata

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Quand la paranoïa d’État diabolise l’IA : Le HCC au secours d’un pouvoir qui a peur de son ombre

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Quand la paranoïa d’État diabolise l’IA : Le HCC au secours d’un pouvoir qui a peur de son ombre

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Haut Conseil de la Communication de République centrafricaine dévoile sa panique institutionnelle devant les technologies numériques, transformant de simples parodies en complots d’État pour protéger un régime aux abois.

 

La récente déclaration du Haut Conseil de la Communication de la République centrafricaine, l’organe de régulation des médias à Bangui, s’en prend ouvertement à l’usage de l’intelligence artificielle. Les officiels fustigent des vidéos et des montages audios numériques, communément appelés deepfakes, qui font, selon les termes de l’institution, danser les autorités en désordre. Cette déclaration publique officielle expose les profondes angoisses qui habitent le sommet de l’État. En s’attaquant à la liberté d’expression numérique sous le prétexte de protéger la dignité des dirigeants, le HCC abandonne son rôle de garant de la liberté de la presse pour endosser la tunique de police politique des réseaux sociaux. La panique du président Faustin-Archange Touadéra devant de simples animations satiriques ou des propos fictifs générés par ordinateur démontre une fragilité politique interne immense.

 

Dans les pays démocratiques, les gouvernants subissent quotidiennement des caricatures, des détournements et des contenus humoristiques de grande ampleur, générés ou non par les outils technologiques actuels. Les parodies visant des dirigeants mondiaux s’accumulent sur Internet sans que les parquets ou les polices ne déclenchent des chasses à l’homme internationales. La presse indépendante et les citoyens régulent ces flux par la vérification des faits, le debunking, permettant à la population de distinguer le vrai du faux. À Bangui, la méthode diffère totalement. Le régime utilise la force publique, le parquet général et les institutions étatiques pour traquer la moindre moquerie en ligne. Le pouvoir centrafricain tente d’interdire le fonctionnement normal de l’ère des réseaux sociaux parce qu’il redoute l’opinion publique et craint les contestations.

 

L’arsenal répressif réclamé par le HCC dévoile une stratégie globale visant à verrouiller l’espace public avant des échéances cruciales. L’appel à l’ARCEP pour restreindre la vente des cartes SIM et forcer l’identification complète des utilisateurs vise directement à neutraliser l’anonymat, le dernier rempart des citoyens contre la répression policière. La menace d’utiliser les accords de coopération judiciaire pour pourchasser les membres de la diaspora installés à l’étranger démontre que le pouvoir veut étendre sa censure bien au-delà des frontières nationales. Les accusations de diffusion de haine ou de préparation de coups d’État par le biais de simples applications comme WhatsApp ou Facebook servent de prétextes légaux pour déployer la loi sur la cybercriminalité. Le HCC reconnaît lui-même ses limites de compétence envers les simples citoyens, mais il passe le relais au Parquet général et à la Direction générale de la police pour maintenir la terreur globale.

 

Cette tentative de criminaliser l’intelligence artificielle chez les jeunes centrafricains cherche à imposer une culture de la soumission. Le HCC invoque un prétendu caractère sacré du chef en Afrique pour interdire la critique et la dérision politique, une vision féodale du pouvoir incompatible avec les droits fondamentaux. En demandant la fermeture des comptes de la diaspora auprès de Meta, Google ou X, le pouvoir de Bangui veut effacer toute voix dissidente. Les patrouilles numériques de la police et les déclarations agressives des magistrats complètent ce tableau d’un régime qui militarise l’Internet pour pallier son manque de légitimité. Les autorités exigent une jeunesse soumise qui utilise le numérique uniquement pour le travail ou la recherche académique, selon les critères stricts du parti au pouvoir.

 

Cette traque des comptes avatars sur les réseaux sociaux s’accompagne d’une surveillance renforcée des télécommunications locales. Les citoyens qui osent partager des contenus satiriques risquent désormais des poursuites judiciaires directes pour complicité de cybercriminalité. Le pouvoir veut faire fuir les voix critiques par la peur des arrestations arbitraires. La collaboration annoncée avec les plateformes de la Silicon Valley reste hypothétique, mais elle indique la volonté d’établir un contrôle total du flux d’informations. Chaque critique, chaque caricature, chaque montage devient une affaire d’État prioritaire pour des institutions policières détournées de leurs missions de sécurité publique.

 

Par Alain Nzilo

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Neptune Oil, la machine frauduleuse à cash du régime Touadéra

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Neptune Oil, la machine frauduleuse à cash du régime Touadéra

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 29 septembre 2023, le gouvernement centrafricain accorde à une entreprise camerounaise inconnue un monopole d’importation de carburant pour dix ans. Neptune Oil, dirigée par l’homme d’affaires Antoine Ndzengue, devient du jour au lendemain le seul fournisseur autorisé de carburant en République centrafricaine, à l’exception de Tristar qui ravitaille la MINUSCA. Cette décision, prise quelques semaines seulement après l’approbation du rachat de Total Centrafrique par TAMOIL, marque le point culminant d’une restructuration accélérée du secteur visant à évincer les entreprises françaises installées de longue date.

L’ancien ministre de l’Énergie Arthur Bertrand Piri, secrétaire exécutif adjoint du Mouvement Cœurs Unis, le parti du président Touadéra, justifie ce choix en déclarant que le chef de l’État lui a donné le feu vert pour rechercher des partenaires capables de combler le déficit d’approvisionnement en carburant. Selon Arthur Bertrand Piri, Neptune Oil était le seul candidat valable. Cette affirmation passe sous silence le fait que plusieurs distributeurs agréés opéraient déjà sur le marché centrafricain, mais qu’ils ont été délibérément écartés au profit d’un acteur extérieur politiquement connecté.

L’enquête menée par la Global Initiative Against Transnational Organized Crime confirme que ce monopole a généré des profits excessifs considérables. En 2024, le système mis en place a rapporté entre 17,5 et 30 millions de dollars américains de revenus excédentaires, répartis par le biais d’un système pyramidal de rétrocommissions bien organisé. Ces sommes astronomiques proviennent d’une structure de prix délibérément gonflée et d’une évasion fiscale massive instrumentée avec la complicité d’agents douaniers centrafricains.

La comparaison des structures de prix officielles entre la République centrafricaine et le Cameroun expose l’ampleur de la fraude. Neptune Oil opère sur le même marché international que les importateurs camerounais, pourtant les coûts appliqués en RCA sont méthodiquement plus gonflés. La prime accordée à l’importateur en République centrafricaine dépasse de 160 francs CFA par litre d’essence et de 185 francs CFA par litre de gazole les montants pratiqués au Cameroun voisin.

Cette différence ne correspond à aucun coût réel. Les calculs de la prime à l’importateur en RCA incluent notamment une catégorie appelée “différentiel” qui n’existe pas dans la structure camerounaise et qui ne correspond à aucune dépense identifiable. Les frais financiers facturés en RCA n’apparaissent pas non plus dans les structures de prix camerounaises. Seule la marge officielle de l’importateur reste comparable entre les deux pays, fixée à 20 francs CFA par litre en RCA contre 16 francs CFA au Cameroun.

Sur la base des volumes d’importation officiels pour 2024, ces coûts injustifiés ont généré quelque 17,5 millions de dollars américains de profits excédentaires pour Neptune Oil, en ne comptant que ses importations routières. Ce chiffre ne tient compte que des marges gonflées, sans inclure l’évasion fiscale qui fait grimper les profits réels bien au-delà.

Le statut de société non résidente de Neptune Oil a considérablement entravé la capacité de l’État à percevoir les impôts dus. En vertu de la législation fiscale centrafricaine, les entreprises non résidentes sont soumises à une retenue à la source de 15% sur leur chiffre d’affaires. Les distributeurs locaux doivent appliquer cette retenue lorsqu’ils effectuent leurs paiements à Neptune Oil. Toutefois, les distributeurs, craignant des perturbations dans l’approvisionnement, se sont abstenus de retenir ces taxes, laissant l’obligation non remplie. Neptune Oil a ainsi échappé à des millions de dollars d’impôts qui auraient dû revenir au Trésor public.

Plus d’un an après avoir obtenu le monopole d’importation, l’enregistrement légal de Neptune Oil reste en suspens. Le 3 octobre 2024, l’ancien ministre de l’Énergie Arthur Bertrand Piri  déclare par écrit que l’entreprise est en cours d’enregistrement sous le nom de Neptune Oil Supply. En août 2025, au moment où les enquêteurs de la GI-TOC finalisent leur rapport, aucune immatriculation n’a été achevée. Cette situation provoque de sérieuses interrogations sur le rôle des autorités gouvernementales dans la facilitation de tels profits illégaux.

L’État subit également des pertes fiscales massives sur les importations de Neptune Oil. Selon des initiés du secteur interrogés par les enquêteurs, des volumes importants de carburant sont exemptés de droits et taxes à l’importation, soit environ 200 francs CFA par litre, sous prétexte qu’ils sont destinés à des missions diplomatiques ou à de l’aide bilatérale. Ces exonérations sont accordées avec la complicité d’agents douaniers centrafricains à Douala et aux postes-frontières, ce qui permet au carburant commercial d’entrer en RCA sans être taxé.

Les procédures de dédouanement des marchandises à destination de la RCA peuvent être engagées directement à Douala via le Guichet Unique de Douala dans le cadre d’un régime de transit spécial appelé Transit CEMAC. Ce mécanisme, conçu pour faciliter les échanges régionaux, est détourné pour permettre l’entrée en franchise de carburant qui devrait normalement être taxé. Les agents douaniers corrompus tamponnent les documents sans vérifier la destination réelle du carburant, permettant à Neptune Oil de maximiser ses marges bénéficiaires tout en privant l’État de revenus essentiels.

L’évasion fiscale sur le chiffre d’affaires et les exonérations dont bénéficie Neptune Oil ont largement contribué à une baisse préoccupante des recettes de l’État issues du carburant. Celles-ci sont passées de 41,6 millions de dollars américains en 2021 à seulement 29,5 millions de dollars en 2024, et ce malgré une reprise quasi complète des volumes d’importation. Cette chute de 12 millions de dollars de recettes fiscales en trois ans témoigne de l’ampleur du pillage organisé.

Sous le monopole de Neptune Oil, les importations de carburant sont revenues en 2024 à leur niveau d’avant la crise, la société représentant 70% des 124 millions de litres de carburant importés. Malgré une forte baisse des prix internationaux du pétrole en 2023, les prix domestiques du carburant sont demeurés élevés. En février 2025, le gazole coûte encore 2,17 dollars américains le litre en République centrafricaine, un prix inabordable dans un pays où 70% de la population vit avec moins de 1,90 dollar par jour.

Cette situation résulte d’un choix délibéré du gouvernement : 70% des importations de Neptune Oil sont acheminées par voie terrestre via le Cameroun, la route la plus coûteuse et la moins efficace. Cette répartition inverse complètement l’équilibre historique et réglementaire entre le transport fluvial et le transport routier. Traditionnellement, 80% du carburant arrivait par voie fluviale depuis Kinshasa et Brazzaville, tandis que le corridor camerounais était plafonné à 20%. Le transport fluvial est plus économique, mais Neptune Oil privilégie délibérément la route camerounaise où elle bénéficie de complicités douanières bien établies.

La légalité de l’accord de monopole accordé à Neptune Oil a été contestée dès le départ. Il contrevient à la loi de 2007 sur la libéralisation du marché du carburant en République centrafricaine. Tous les distributeurs agréés ont été contraints de s’approvisionner exclusivement auprès de Neptune Oil, transformant des entreprises indépendantes en simples revendeurs dépendants d’un seul fournisseur. Certains distributeurs ont tenté de continuer d’importer de façon indépendante malgré le monopole instauré, mais ils ont été rapidement étouffés.

Le Fonds monétaire international a exercé des pressions sur le gouvernement centrafricain pour qu’il publie intégralement la structure officielle des prix du carburant chaque mois depuis juin 2024. Ces publications visaient à renforcer la transparence, mais elles ont surtout exposé la façon dont le système permet l’extraction de profits injustifiés. Un expert international du commerce du carburant interrogé par les enquêteurs affirme qu’il n’existe aucune raison valable pour que les prix de référence internationaux et les calculs de prime appliqués en RCA diffèrent autant de ceux pratiqués au Cameroun voisin.

Les origines de l’approvisionnement en carburant de Neptune Oil pour la RCA demeurent largement obscures. Les bases de données commerciales ne mentionnent qu’une poignée d’expéditions comprenant de faibles volumes provenant de la Société ivoirienne de raffinage en Côte d’Ivoire, ainsi qu’une référence au négociant suisse Augusta Energy qui aurait acheminé du carburant via Kinshasa. Ces cargaisons documentées ne représentent qu’une fraction du volume total importé par Neptune Oil en 2024.

Les origines des cargaisons de Neptune Oil à destination du Cameroun sont mieux documentées. Elles proviennent de négociants internationaux établis, mais aussi de Coral Energy, une entreprise basée à Singapour placée sous sanctions britanniques en décembre 2024 pour ses liens avec le secteur pétrolier russe. Cette connexion avec une entité sanctionnée pour violation de l’embargo sur le pétrole russe expose Neptune Oil à des questions sérieuses sur ses pratiques commerciales et ses liens avec des réseaux de contournement des sanctions internationales.

L’ancien ministre de l’Énergie Arthur Bertrand Piri  a présenté Neptune Oil comme la solution à la crise du carburant qui a frappé la République centrafricaine après l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022. La réalité montre que ce monopole a surtout permis la mise en place d’un système de captation des ressources au profit d’un cercle restreint d’acteurs politiquement connectés. Le secteur du carburant a été délibérément restructuré pour maximiser les profits d’intérêts privés tout en appauvrissant l’État et en maintenant des prix exorbitants pour la population.

Neptune Oil opère en toute impunité grâce à la protection du sommet de l’État. Le président Touadéra a personnellement donné son accord au ministre Arthur Bertrand Piri  pour restructurer le secteur, selon les déclarations publiques du ministre lui-même. Cette implication présidentielle directe transforme ce qui pourrait apparaître comme de simples irrégularités administratives en une stratégie délibérée de captation de l’État par des réseaux criminels organisés.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

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Zémio : Les dessous de l’affrontement sanglant entre les soldats FACA et les mercenaires russes du groupe Wagner

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Zémio : Les dessous de l’affrontement sanglant entre les soldats FACA et les mercenaires russes du groupe Wagner

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de ,  

L’affrontement armé survenu ce mercredi à Zémio dévoile la rupture profonde et la colère grandissante des militaires centrafricains devant l’arrogance et les violences répétées des mercenaires russes.

 

La ville de Zémio, située dans le Haut-Mbomou, a été plongée dans la terreur ce mercredi 24 juin 2026 à partir de 19h50. Si les premières rumeurs évoquaient une incursion de la milice d’autodéfense Azandé, les investigations menées sur le terrain par la rédaction de Corbeau News Centrafrique montrent une réalité tout autre. Il s’agit d’un affrontement direct, à l’arme lourde et légère, entre les soldats des Forces armées centrafricaines et leurs alliés russes du groupe Wagner. L’origine de cette discorde est aussi surprenante que révélatrice du climat de frictions permanentes qui règne entre les deux corps.

 

Tout a commencé autour de la gestion de l’abattoir municipal. Inquiets pour leur sécurité en raison de la présence diffuse de groupes armés autour de la ville, les éleveurs de bétail et les bouchers ont pris la décision de déplacer leurs activités de la périphérie vers le centre, à proximité immédiate de la base des FACA. Cependant, les nuisances et les odeurs insupportables liées à l’abattage quotidien des bêtes ont rapidement poussé les militaires centrafricains à exiger le retour des bouchers sur leur site initial. Refusant d’obtempérer, ces derniers ont rétorqué qu’ils ne traitaient qu’avec les mercenaires russes, ignorant l’autorité des forces nationales.

 

Mis au courant de la situation, un détachement de Wagner s’est rendu à la base des FACA non pas pour concilier, mais pour dicter sa loi. Les mercenaires russes ont proféré des menaces directes à l’encontre des soldats centrafricains, leur ordonnant de ne pas se mêler des affaires des éleveurs. Au cours de cette altercation verbale d’une grande violence, un mercenaire russe a soudainement ouvert le feu, touchant délibérément un soldat centrafricain à la jambe.

 

Ce coup de feu a mis le feu aux poudres. Refusant de voir leur camarade abattu sous leurs yeux, les autres militaires centrafricains ont immédiatement riposté. Des tirs de sommation en l’air ont d’abord retenti, suivis rapidement d’un échange de tirs direct et nourri à bout portant. Pendant plusieurs heures, le centre-ville est devenu le lieu d’une fusillade acharnée entre alliés d’hier.

 

Le bilan de ce face-à-face est lourd. Du côté civil, une femme enceinte a perdu la vie après avoir reçu une balle perdue au cours des échanges. Du côté des forces nationales, deux soldats ont été gravement blessés et conduits en urgence pour recevoir des soins. Quant aux pertes chez les mercenaires de Wagner, l’opacité reste totale. Fidèles à leur stratégie de communication, les forces russes dissimulent continuellement leurs morts et leurs blessés afin de maintenir une image d’invincibilité auprès de la population.

 

Cet incident grave survenu à Zémio met en évidence un phénomène nouveau : la résistance des soldats centrafricains. Habituellement habitués à subir des humiliations, des coups de fouet et des violences physiques de la part des instructeurs russes sans broncher, les militaires nationaux commencent désormais à dire non. Cette insurrection locale devant les exactions de Wagner pourrait faire tache d’huile à travers tout le pays.

 

Si cette révolte venait à se généraliser dans les autres préfectures, l’avenir du dispositif sécuritaire actuel serait grandement menacé. Les mercenaires russes ne comptent qu’un peu plus de 2 000 hommes sur le territoire, alors que les effectifs des forces nationales avoisinent les 20 000 soldats. En cas de soulèvement général, le rapport de force basculerait inévitablement, mettant en péril le régime lui-même. Il appartient désormais au président Faustin-Archange Touadéra et à son chef d’état-major de recadrer d’urgence ces forces bilatérales et de faire respecter la dignité des soldats nationaux, sous peine de voir la situation leur échapper définitivement.

 

Par Éric Nzapa

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De la guerre à la famine : Mboki bascule dans le chaos face à la flambée des prix

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De la guerre à la famine : Mboki bascule dans le chaos face à la flambée des prix

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Après les violences, Mboki subit la loi féroce des spéculateurs. L’inaction des autorités locales, notamment le maire et le sous-préfet condamne la population locale à une précarité alimentaire devenue insupportable.

 

La sous-préfecture de Mboki, située dans le Haut-Mbomou, s’enfonce dans une crise économique qui détruit les fondements de la vie quotidienne. Les habitants, à peine sortis des destructions matérielles et morales des conflits armés, se retrouvent pris au piège d’une inflation sauvage qui vide la localité de ses forces vives. Cette cherté de la vie est devenue le principal moteur du dépeuplement de la région. Face à l’impossibilité de se nourrir, de nombreuses familles abandonnent leurs habitations pour chercher le salut ailleurs, certaines franchissant la frontière vers la République Démocratique du Congo, d’autres se repliant vers le centre du pays à Bambari. Ceux qui restent n’ont pas d’autre choix, faute de moyens pour fuir ce désastre.

 

Le cœur de ce chaos réside dans le prix des produits de première nécessité, en particulier le manioc, aliment de base de la population. Alors que dans d’autres régions de la République Centrafricaine, la cuvette de manioc s’achète à 2500 francs CFA, et qu’à Bangui elle oscille entre 3000 et 4000 francs CFA, la situation à Mboki est totalement hors de contrôle. Sur les marchés locaux, un simple petit seau de manioc, dont le prix ne devrait jamais dépasser 1500 francs CFA en période de forte crise, s’échange aujourd’hui au prix plancher de 3000 francs CFA. Ce tarif exorbitant n’est pourtant que le point de départ d’une spéculation encore plus agressive.

 

La panique s’installe dès que les éleveurs de la zone se présentent sur le marché pour faire leurs stocks de subsistance. Disposant de liquidités financières importantes, leurs achats massifs provoquent une hausse immédiate et incontrôlée. Le prix du petit seau de manioc bondit instantanément de 3000 à 5000 francs CFA, puis 5500 francs CFA, pour culminer à 6000 francs CFA. Les denrées de base subissent ainsi une multiplication de leur valeur par six par rapport aux prix normaux. Cette dérive frappe également les autres cultures, le riz non décortiqué débute à 3000 francs CFA avant de grimper entre 6000 et 8000 francs CFA sous la pression des acheteurs. Le maïs suit la même courbe ascendante, privant la population de toute alternative alimentaire accessible.

 

Cette flambée des prix se déroule au grand jour, à la vue de toutes les institutions étatiques présentes sur place. Mboki abrite pourtant une administration locale complète, dotée d’un maire, d’un sous-préfet et de représentants des forces de l’ordre. Ces autorités légales assistent à la ruine de leurs concitoyens sans mettre en place la moindre mesure de régulation du marché ou de contrôle des prix. Les commerçants et intermédiaires imposent leurs tarifs sans craindre de sanctions, alors même que la production agricole existe puisque la population continue de cultiver les terres. Le pouvoir central et ses représentants locaux démontrent ainsi une incapacité totale à assumer leur rôle de protection, laissant s’installer une famine artificielle au sein d’une zone productrice, abandonnant les citoyens à leur sort.

 

Par Éric Nzapa

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Le quadruple assassinat d’une famille plonge la frontière centrafricano-camerounaise dans la peur

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Le quadruple assassinat d’une famille plonge la frontière centrafricano-camerounaise dans la peur

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Une mère et ses trois enfants ont été retrouvés égorgés à leur domicile près de la frontière camerounaise. Cet acte criminel s’est produit en l’absence du père de famille.

 

En effet, les détails parvenus par le canal des réseaux sociaux dessinent les contours d’une nuit de terreur à la frontière séparant la République centrafricaine du Cameroun. Selon les déclarations partagées plusieurs fois sur les réseaux sociaux par un sergent-chef des forces armées centrafricaines, les faits se sont déroulés durant les heures nocturnes, du mardi au mercredi 24 juin 2025.

 

Une maison familiale est devenue la cible d’assaillants dont l’identité demeure pour l’instant totalement inconnue des services de sécurité et de la population locale. Ces individus ont pénétré à l’intérieur de l’habitation avec une intention manifestement destructrice. À ce moment précis, le chef de famille n’occupait pas les lieux. Ce dernier, qui exerce la profession de chauffeur pour le compte d’un ministre installé dans la capitale à Bangui, selon les propos du sergent-chef qui a rapporté ce qu’on lui a dit, avait laissé ses enfants avec leur maman dans leur maison frontalière, notamment près de Garoua-Boulaï, pour accomplir ses obligations professionnelles.

 

En son absence, les criminels ont mis à exécution une agression d’une violence extrême. Les éléments fournis par le militaire centrafricain indiquent que les agresseurs ont procédé à l’égorgement successif des trois enfants, avant de s’en prendre de la même manière à la mère de famille. Les quatre corps sans vie ont été découverts au sein du domicile, témoignant de la sauvagerie de l’attaque.

 

Cette nouvelle a provoqué la stupeur parmi les habitants de la région. Beaucoup s’interrogent sur la capacité de nuisance d’individus capables de commettre de tels actes et de se fondre ensuite dans la population civile en feignant la normalité. La communauté locale exprime une profonde indignation face à l’élimination de cette maman et de ses enfants. Les observateurs de la vie publique soulignent la lourde charge psychologique et la culpabilité permanente qui pèseront sur les auteurs de ce crime pour le reste de leur existence.

 

Les instances de l’armée nationale, par l’intermédiaire du sous-officier, ont pris la décision de relayer ces faits afin de sensibiliser l’opinion publique centrafricaine à la réalité des risques sécuritaires dans les zones périphériques du territoire. Des documents visuels, notamment des séquences vidéo et des photographies des victimes sur les lieux du crime, circulent actuellement de manière informelle. Toutefois, la rédaction du CNC choisit de ne pas diffuser ces images insoutenables, ceci dans le but de préserver la dignité des défunts et d’épargner de nouvelles souffrances psychologiques aux membres survivants de la parenté.

 

Les forces de l’ordre n’ont pas encore communiqué de piste officielle concernant les mobiles de cette tuerie, ni sur la provenance exacte des assaillants qui ont profité de l’isolement de la demeure et de l’obscurité pour accomplir leur forfait avant de s’évanouir dans la nature.

 

Par Arsène Mbata

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Pagaille totale à l’UNOPS : la colère des employés contractuels face aux salaires impayés chroniques

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Pagaille totale à l’UNOPS : la colère des employés contractuels face aux salaires impayés chroniques

 

 

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Par : la rédaction de ,  

La colère explose à l’UNOPS où la gestion des salaires vire au chaos. Certains contractuels accumulent jusqu’à cinq mois d’arriérés pendant que l’administration refuse de s’expliquer.

 

Le désordre administratif s’installe durablement au sein de l’UNOPS à Bangui, et ce sont les travailleurs centrafricains qui en paient le prix fort. Alors qu’une régularisation globale était attendue, le prestataire de la MINUSCA a mis en place un système de paiement partiel et sélectif. Certains agents ont reçu une partie de leurs émoluments, tandis que d’autres sont purement et simplement oubliés par la comptabilité. Cette politique du deux poids, deux mesures crée une fracture profonde entre les équipes, laissant de nombreux contractuels sans ressources, certains accumulant désormais jusqu’à cinq mois d’arriérés de salaire, quand d’autres attendent depuis deux ou trois mois.

 

Ces dysfonctionnements à répétition ne datent pas d’hier, mais leur persistance interroge sur la volonté réelle de l’administration. Curieusement, les cadres et les responsables de l’UNOPS ne subissent jamais le moindre retard de virement ni la moindre erreur sur leurs fiches de paie. Les anomalies techniques et les lenteurs de validation administrative semblent réservées exclusivement aux employés nationaux. Pour ces derniers, les excuses fournies par la direction se succèdent et se ressemblent, rejetant la faute sur des processus internes qui ne s’appliquent jamais aux dirigeants de la mission.

 

Cette situation pousse de nombreux observateurs à se demander si ces oublis volontaires ne cachent pas une stratégie délibérée pour décourager le personnel et pousser les agents vers la sortie sans indemnités. Face à la machine onusienne, les employés locaux se sentent totalement démunis. Pour une institution de l’envergure des Nations Unies, les sommes dues à ces pères et mères de famille centrafricains représentent des miettes budgétaires, une poussière financière qui ne devrait poser aucune difficulté de trésorerie.

 

Le silence de la direction de la MINUSCA face aux agissements de son prestataire principal devient pesant. En fermant les yeux sur cette gestion financière chaotique et discriminatoire, la mission onusienne cautionne l’asphyxie économique des familles centrafricaines. Ce traitement inégal des salaires montre le fossé qui sépare les discours officiels sur les droits des travailleurs et la réalité vécue par ceux qui font fonctionner la mission au quotidien à Bangui.

 

Par Éric Azoumi

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Louis-Marie Kogrengbo se dresse contre le lynchage médiatique de l’Église catholique

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Louis-Marie Kogrengbo se dresse contre le lynchage médiatique de l’Église catholique

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Le leader syndical et défenseur des droits humains Louis-Marie Kogrengbo brise le silence pour dénoncer fermement les dérives diffamatoires visant les institutions religieuses centrafricaines.

 

Le cri d’alarme d’un chef de file syndical

En sa qualité de leader du syndicat et d’acteur engagé de la vie sociale, Louis-Marie Kogrengbo a choisi d’intervenir publiquement suite aux attaques répétées de la Plateforme de la Galaxie Panafricaine. Bien que n’appartenant pas à la confession catholique, le responsable syndical exprime sa profonde indignation face à des méthodes qu’il juge irresponsables et destructrices pour la cohésion nationale. Selon lui, les déclarations de Blaise Didacien Kossimatchi ne relèvent pas d’une quête de vérité mais s’apparentent plutôt à une chasse aux sorcières de nature à déstabiliser les structures confessionnelles. Le syndicaliste rappelle avec insistance que l’usurpation des rôles judiciaires et ecclésiastiques par des organisations privées nuit gravement à l’ordre public.

 

Une exigence de justice et de présomption d’innocence

Pour le chef syndical, l’espace public ne peut pas devenir un tribunal populaire où les réputations sont détruites sans vérification préalable. Louis-Marie Kogrengbo insiste sur la nécessité absolue de respecter les procédures légales, les enquêtes contradictoires et les instances de régulation propres à l’institution religieuse, notamment les tribunaux ecclésiastiques et le droit canonique. Il s’oppose aux condamnations hâtives basées sur des effets d’annonce et des communiqués sensationnalistes qui affaiblissent la crédibilité de leurs propres auteurs à force de répétition. Le représentant des travailleurs souligne l’impact positif historique de la communauté catholique dans les services sociaux essentiels comme l’éducation et la santé, des acquis qu’il convient de préserver de toute stigmatisation globale.

 

Les clarifications du représentant des travailleurs

Contacté par la rédaction du CNC, le leader syndical Louis-Marie Kogrengbo a tenu à préciser sa position afin d’éviter toute mauvaise interprétation de son engagement. Le chef de file du syndicat réaffirme sa position face à la crise actuelle en déclarant ceci : « Je suis favorable à ce que toute faute avérée soit dénoncée, investiguée et sanctionnée conformément aux lois de la République et aux normes canoniques de l’église (…) Mais je m’oppose avec la plus grande fermeté aux méthodes relevant du lynchage médiatique, de la stigmatisation collective, de la diffamation publique et de la manipulation de l’opinion. »

 

Par Brahim Banafio

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FLASH INFO : Reprise des affrontements à Zémio, les FACA bloquent l’entrée des Wagner vers le quartier musulman encerclé par les FACA

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FLASH INFO : Reprise des affrontements à Zémio, les FACA bloquent l’entrée des Wagner vers le quartier musulman encerclé par les FACA

FLASH INFO : Reprise des affrontements à Zémio, les FACA bloquent l’entrée des Wagner vers le quartier musulman encerclé par les FACA
Les soldats de forces armées centrafricaines

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Les armes crépitent de nouveau à Zémio depuis 4 heures du matin, où les soldats centrafricains bloquent farouchement les tentatives d’incursion des mercenaires russes dans le quartier musulman.

 

La trêve aura été de courte durée dans la ville de Zemio. Ce matin, dès l’aube, les hostilités ont repris de plus belle entre les éléments de Forces armées centrafricaines (FACA) et les mercenaires russes du groupe Wagner. Forts de leur supériorité numérique sur le terrain, les militaires centrafricains tiennent tête à leurs anciens alliés et ont déployé un important dispositif pour couvrir entièrement le quartier musulman de la ville.

 

La présence des soldats centrafricains dans ce secteur musulman a rapidement alerté certains habitants qui ont aussitôt contacté les forces russes pour demander un appui. Prétextant vouloir sécuriser la communauté, les mercenaires de Wagner ont tenté de pénétrer de force dans le quartier musulman. Ils se sont cependant heurtés à une résistance farouche des FACA, déterminées à leur interdire l’accès.

 

Depuis plusieurs heures, les mercenaires russes multiplient les assauts en vain. Les tirs nourris et les ripostes des militaires nationaux paralysent toute progression de Wagner. Les motivations exactes de ce déploiement dans le quartier musulman restent floues, mais les premières indications lient toujours cette crise au conflit initial autour de la gestion des abattoirs et du bétail. Les combats se poursuivent activement en ce moment même, et la rédaction de Corbeau News Centrafrique publient les détails complets dans ses prochains articles sur le site du CNC cette nuit.

 

Par Éric Nzapa

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FLASH INFO : Violents affrontements à Zémio entre les mercenaires russes du groupe Wagner et les soldats FACA

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FLASH INFO : Violents affrontements à Zémio entre les mercenaires russes du groupe Wagner et les soldats FACA Rédigé le mercredi 24 juin 2026.

FLASH INFO : violent Affrontements à Zemio entre les miliciens Azandé et les mercenaires russes appuyés par les soldats FACA
Les mercenaires russes lourdement armés dans les rues de la capitale Bangui. Photo CNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À la surprise générale, de violents combats ont éclaté au plein centre ville de Zémio ce mercredi 24 juin 2026 depuis 19h50, opposant directement les éléments des forces armées centrafricaines à leurs alliés, les mercenaires russes du groupe Wagner.

 

La situation sécuritaire vient à nouveau de basculer dans le sud-est de la République centrafricaine. Ce mercredi 24 juin 2026, aux alentours de 19h50, une rupture s’est produite en plein centre-ville de Zémio où les militaires des Forces armées centrafricaines (FACA) et les mercenaires russes du groupe Wagner ont ouvert le feu les uns sur les autres. Les positions de ces deux forces se sont transformées en lignes de front de manière soudaine. Les détonations d’armes lourdes et légères ont plongé la population de la localité dans la terreur.

 

Ces hostilités actuelles découlent d’une cohabitation de plus en plus lourde de frictions dans la zone du Haut-Mbomou. Depuis le début de l’année 2025, la cohabitation entre les forces nationales et les forces russes s’est détériorée continuellement, débouchant ce soir sur des combats ouverts en pleine ville. Cette nouvelle donne complique grandement la situation sécuritaire régionale. Un calme précaire est revenu à ce moment précis, mais l’incertitude plane totalement sur l’évolution de la situation.

 

Selon les dernières informations recueillies par la rédaction du CNC auprès de sources locales, le bilan provisoire fait état d’un décès au sein de la population civile : une femme a été tuée, victime probable d’une balle perdue pendant les échanges de tirs. Du côté des forces militaires, deux soldats des FACA ont été gravement blessés au cours de l’attaque. Les détails complets ainsi que l’évolution de la situation seront publiés dans nos prochains articles sur CNC.

 

Par Éric Nzapa

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C’est une véritable danse des sorciers : le mytho-dictateur Faustin-Archange Touadéra siffle la fin de la récréation pour les militaires

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C’est une véritable danse des sorciers : le mytho-dictateur Faustin-Archange Touadéra siffle la fin de la récréation pour les militaires

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 L’autocrate de Bangui s’est livré à une pitoyable mise en scène théâtrale lors de la rentrée judiciaire, faisant malin de découvrir l’anarchie qui règne au sein des forces de défense et de sécurité. Après une décennie de pouvoir absolu, cette soudaine posture de commandeur résonne comme une insulte à l’intelligence des Centrafricains.

 

Pour instrumenter cette diversion, le mytho-dictateur affirme textuellement : « La justice militaire doit sortir de sa léthargie pour répondre aux défis de l’impunité au sein de nos forces de défense et de sécurité. Les comportements déviants, les exactions contre les populations civiles et les complicités criminelles ne seront plus tolérés. J’annonce l’application stricte du principe de la “Tolérance Zéro”. Aucun grade, aucune fonction, aucune accointance politique ne saurait soustraire un auteur de forfaiture à la rigueur de la loi. La récréation est définitivement terminée. »

 

Ce numéro de prestidigitation politique tente de masquer une réalité implacable : le chaos sécuritaire et l’impunité ambiante sont les purs produits d’un système que Touadéra entretient et couve méthodiquement depuis dix ans.

 

Cette rhétorique de la fermeté s’effondre d’elle-même face à l’immobilisme des structures de commandement de l’armée et de la défense. À qui le dictateur tente-t-il d’imposer cette prétendue rigueur alors que les mêmes visages inamovibles squattent le sommet de la hiérarchie militaire depuis des années. Le ministre de la Défense est confortablement installé à son poste, et le chef d’état-major général des armées bat des records de longévité sans jamais avoir à rendre des comptes sur les débâcles successives et le racket généralisé des troupes ainsi que des criminalités des militaires que lui-même reconnait.

 

Si la récréation était réellement terminée, la première mesure logique aurait été de balayer cette oligarchie militaire incompétente. Le maintien de cette vieille garde prouve que le discours présidentiel n’est qu’un enfumage grossier destiné à amuser la galerie internationale.

 

L’invocation des « complicités criminelles » atteint le sommet du cynisme et de l’hypocrisie politique. Le premier complice de la déstabilisation et de la criminalisation du territoire national n’est autre que le locataire du palais de la Renaissance lui-même. C’est le pouvoir de Bangui qui a fait le choix délibéré de sous-traiter la sécurité nationale, la garde présidentielle et le contrôle des frontières à des mercenaires et paramilitaires russes, leur offrant une immunité juridique totale et absolue. Les véritables complicités criminelles se nouent lors des signatures de contrats opaques concédant les mines d’or de Ndassima et les massifs forestiers aux réseaux du Kremlin. Prétendre traquer les déviances des simples soldats alors que le sommet de l’État valide le siphonnage des richesses par des forces d’occupation relève d’une schizophrénie politique aiguë.

 

Cette militarisation de la justice, brandie comme une solution miracle, cache un projet de verrouillage institutionnel beaucoup plus sombre. En ressuscitant des tribunaux militaires moribonds, le régime cherche à soustraire les exactions les plus graves commises sur le terrain par les forces mixtes aux regards des juridictions civiles indépendantes. Les dossiers sensibles touchant aux massacres de civils dans l’arrière-pays et aux rackets industriels organisés par les alliés de Moscou seront désormais étouffés à huis clos dans des casernes, sous le sceau du secret militaire. La prétendue « Tolérance Zéro » n’est qu’un outil d’épuration interne conçu pour terroriser les officiers subalternes qui oseraient contester la vassalisation de leur propre armée par les conseillers russes.

 

L’illusion d’une justice martiale impartiale s’éteint définitivement devant la réalité d’un État en décomposition avancée. La population centrafricaine, prise en otage entre la violence des groupes armés traditionnels et la prédation des forces officielles associées aux instructeurs étrangers, sait parfaitement que les décrets verbaux du dictateur n’ont aucun effet sur le terrain. Le grand spectacle de la rentrée judiciaire n’était qu’un exercice de diversion pour faire oublier l’échec total d’un septennat usurpé, où la justice est devenue une marchandise et la souveraineté nationale un lointain souvenir piétiné par les bottes des occupants russes avec la bénédiction complice du sommet de l’État.

 

Par Alain Nzilo

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Coup d’État électoral en Centrafrique : Fidèle Gouandjika explique comment Touadéra a mené son putsch avec le concours de l’autorité nationale des élections

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Coup d’État électoral en Centrafrique : Fidèle Gouandjika explique comment Touadéra a mené son putsch avec le concours de l’autorité nationale des élections

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le 28 décembre 2025, la République centrafricaine a vécu un hold-up électoral d’État, exécuté sous les yeux d’une communauté internationale rendue muette par l’habitude.

 

Ce jour-là, plusieurs scrutins ont été regroupés en une seule journée : présidentielle, législatives, régionales et communales. C’était du calcul. Noyer le vote dans la confusion, épuiser les électeurs, saturer les observateurs, et produire des résultats dont personne ne pourrait démêler la falsification en temps utile.

 

L’opposition, dans sa grande majorité réunie au sein du BRDC, avait choisi le boycott, non par caprice, mais parce que les conditions minimales d’un scrutin acceptable n’étaient réunies nulle part. Les candidats qui avaient tenté de s’inscrire malgré tout se sont heurtés à des commissions locales aux ordres. Plusieurs dossiers ont été rejetés pour des vices de forme fabriqués sur mesure. D’autres candidats ont reçu des visites nocturnes dont la teneur n’avait rien d’administratif.

 

Ce qui a parachevé le scandale, c’est le calendrier. En République centrafricaine, la collecte et la centralisation des résultats depuis les provinces prennent ordinairement deux à trois semaines. Les routes sont ce qu’elles sont, les distances aussi. Bangui reçoit progressivement les procès-verbaux, l’Autorité nationale des élections les compile, et les résultats provisoires sont annoncés une fois l’ensemble des données disponibles. C’est la procédure. C’est la règle. C’est ce que tout le monde sait.

 

Mais en décembre 2025, lors des ces élections groupées, c’est une autre réalité que les centrafricains ont vécu. Un coup d’État électoral pur. Imaginez, une semaine après le 28 décembre, l’ANE a proclamé les résultats. Pas des tendances, pas des projections partielles. Des résultats. Avant que les procès-verbaux de la majorité des circonscriptions de province soient arrivés à Bangui. La vitesse était telle qu’elle a déconcerté même des observateurs pourtant habitués au fonctionnement de cette institution.

 

Pour comprendre comment cela était possible juridiquement ou politiquement, il a fallu attendre le débat Patara, diffusé sur la radio Ndékè-luka. Fidèle Gouandjika, ministre conseiller à la Présidence de la République, y a pris la parole. Et ce qu’il a dit mérite d’être rapporté sans atténuation. Selon lui, l’Autorité nationale des élections n’est pas tenue d’attendre tous les résultats. Il suffit de disposer de quelques résultats partiels pour estimer la tendance globale et proclamer. Le reste, la compilation définitive, appartient selon lui au Conseil constitutionnel.

 

On prendra un instant pour mesurer ce que cette déclaration contient. Un ministre conseiller du chef de l’État est venu expliquer publiquement, sur une antenne nationale, qu’une élection peut être proclamée suite à une tendance faite par le gouvernement, et non par une institution indépendante. Plus grave, c’est le gouvernement qui a produit sa tendance, et c’est encore le gouvernement qui décide de proclamer cette tendance comme des résultats officiels. Que la tendance vaut résultat. Que l’ANE n’a pas à attendre les chiffres réels pour rendre son verdict. C’est-à-dire que la proclamation n’est plus un acte de comptage. C’est un acte de confiance, accordé à des projections que personne n’a vérifiées, sur la base de données que personne n’a consolidées.

 

Dans tout État qui se respecte, une telle déclaration d’un conseiller présidentiel aurait provoqué une crise institutionnelle immédiate. À Bangui, elle est passée presque sans bruit.

 

Ce n’est pas de la négligence. C’est une doctrine. Depuis que Wagner a posé ses conditions et que Touadéra les a acceptées, la gouvernance en République centrafricaine n’est plus une affaire de règles. C’est une affaire de résultats utiles, obtenus par le moyen le plus rapide. Les textes existent, les institutions aussi, mais les uns et les autres servent à couvrir des décisions déjà prises ailleurs, pas à les contraindre. Un pays traité comme un périmètre d’exploitation, dont les mécanismes formels ne sont convoqués que pour légitimer ce qui a déjà été décidé.

 

Par Éric Azoumi

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Entre lenteur et incompétence : Pourquoi la BAD refuse de lâcher l’argent à la Centrafrique de Touadéra ?

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Entre lenteur et incompétence : Pourquoi la BAD refuse de lâcher l’argent à la Centrafrique de Touadéra

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le séjour de l’empereur Faustin-Archange Touadéra à Brazzaville a mis à nu l’incapacité chronique de son régime à utiliser les financements internationaux octroyés pour le développement du pays.

 

Les assises financières de la République du Congo ont tourné à la bérézina pour la délégation de Bangui. Venu initialement pour vanter les mérites de son pouvoir et mendier de nouveaux appuis, le dictateur centrafricain a lui-même vendu la mèche sur l’incompétence de son équipe gouvernementale. Au cœur des discussions, le projet de corridor routier reliant Brazzaville, Bangui et N’Djamena, censé désenclaver la Centrafrique, est au point mort. De l’aveu même du chef de l’État, le taux de décaissement de cette enveloppe cruciale stagne au niveau dérisoire de 28%, une preuve indiscutable de la paralysie de l’appareil d’État.

 

Cette lenteur dans la libération des fonds ne provient pas d’un blocage politique des bailleurs, mais des carences techniques du gouvernement de l’empereur. La Banque africaine de développement exige des rapports de performance, des audits clairs et des justifications de dépenses transparentes avant de verser chaque tranche d’argent. Or, les cadres nommés par la dictature par pur clientélisme politique s’avèrent totalement incapables de monter des dossiers conformes aux standards internationaux. La bureaucratie ministérielle de Bangui brille par sa lourdeur et son manque d’expertise, ce qui décourage définitivement les partenaires financiers.

 

Plutôt que de restructurer ses services et de sanctionner les ministres inactifs, le dictateur a choisi la posture de la victimisation devant les caméras. L’empereur a profité des micros pour réclamer des procédures accélérées, exigeant implicitement que la banque ferme les yeux sur l’opacité de sa gestion financière. Cette tentative de tordre le cou aux règles de bonne gouvernance a reçu une fin de non-recevoir de la part des institutions régionales, fatiguées de voir l’argent du développement disparaître dans les méandres de la corruption généralisée à Bangui.

 

Le secteur énergétique offre un autre exemple de ce désastre administratif. Le projet M300, pompeusement présenté par la dictature comme le remède aux coupures d’électricité de la capitale, est relégué aux calendes grecques en raison de l’incapacité du pouvoir à démarrer les travaux. À bout d’arguments, le chef de l’État a dû solliciter l’octroi de simples kits solaires pour recharger les téléphones et fournir une lueur de bougie aux ménages. Après dix ans de règne absolu, la politique d’infrastructure de l’empereur se résume à une distribution de matériel de poche, faute de pouvoir gérer des chantiers d’envergure.

 

Le fameux Plan national de développement, rédigé à grands frais et présenté en grande pompe lors du voyage présidentiel à Casablanca, perd toute crédibilité. Les investisseurs extérieurs constatent que le régime actuel est assis sur une montagne d’or de 72% de crédits non consommés, gelés par la BAD pour cause de mauvaise gouvernance. La méfiance des banquiers africains grippe l’ensemble de l’économie nationale, laissant la Centrafrique exsangue sous la coupe d’un pouvoir incapable de transformer les promesses en réalisations concrètes.

 

Par Alain Nzilo

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« L’expérience enseigne mieux que les conseils » : Ziguélé justifie le retour timide de Touadéra vers la France et les bailleurs internationaux

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« L’expérience enseigne mieux que les conseils » : Ziguélé justifie le retour timide de Touadéra vers la France et les bailleurs internationaux

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans l’émission Beuf Politique en Visio sur JMTV+, Martin Ziguélé, ancien Premier ministre centrafricain, a commenté le récent ajustement dans la politique extérieure du président Faustin-Archange Touadéra.

 

Martin Ziguélé a rappelé que Touadéra avait d’abord orienté le pays vers la Russie après le départ de la force française Sangaris. Cette période a vu arriver le groupe Wagner dans le cadre d’un accord de défense interétatique que Ziguélé avait voté en tant que député. Au lieu de conseillers militaires officiels, le pays a accueilli des mercenaires privés. Ces derniers ont ensuite étendu leur rôle bien au-delà du domaine militaire.

 

Aujourd’hui, le président Touadéra a effectué une visite à Paris en avril 2024 pour rencontrer Emmanuel Macron. Ce geste marque un réchauffement progressif des relations avec la France et un retour vers les institutions financières internationales telles que le FMI et la Banque mondiale.

 

Pour Martin Ziguélé, ce mouvement s’explique par une réalité simple : la Centrafrique a besoin d’argent pour assurer le développement quotidien. Le pays figure parmi les plus pauvres au monde selon l’indice de développement humain des Nations unies. Pour financer les routes, les écoles, les centres de santé et les infrastructures de base, il faut des ressources qui passent en grande partie par le système financier international.

 

Ziguélé a souligné que la sécurité seule ne suffit pas. Il faut aussi fournir le pain quotidien, l’éducation et les soins de santé à la population. Sans accès à ces financements, il devient difficile de soutenir l’équilibre des paiements et de couvrir les dépenses nécessaires à la vie des citoyens.

 

Il a ajouté que l’expérience enseigne souvent mieux que les conseils. Le régime a constaté par lui-même les limites d’une orientation trop exclusive vers un seul partenaire et les avantages d’un retour à des relations normales avec les bailleurs traditionnels.

 

L’ancien ministre des Finances a insisté sur le fait que la maturité d’une politique étrangère se mesure à la diversité des relations et à la recherche constante de l’équilibre au service des intérêts nationaux. Un pays doit défendre d’abord ses propres besoins en matière de développement plutôt que de s’aligner sur un seul bloc.

 

Cette analyse intervient dans un contexte où la présence de Wagner ou de ses successeurs reste discutée, même si elle apparaît moins visible dans les rues de Bangui. L’investiture présidentielle est prévue le 30 mars au stade Barthélemy Boganda.

 

Martin Ziguélé, qui achève son deuxième mandat de député et ne s’est pas représenté aux dernières élections législatives, a indiqué qu’il se consacrera désormais pleinement à son parti, le MLPC, et à ses réflexions sur l’avenir du pays, notamment à travers son livre Des crises à l’espérance – Ma vision pour la Centrafrique.

 

Selon lui, la Centrafrique doit bâtir une souveraineté réelle fondée sur une armée nationale solide, une économie productive et des moyens financiers qui reposent moins sur des alliances de circonstance.

 

Par Alain Nzilo

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Le dictateur Touadéra est un virus destructeur” : Élisée Guimalet fustige la neutralisation totale des institutions de la nation centrafricaine

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Le dictateur Touadéra est un virus destructeur” : Élisée Guimalet fustige la neutralisation totale des institutions de la nation centrafricaine

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Au cours de l’émission débat Patara, Élisée Guimalet assimile le régime de l’empereur Faustin-Archange Touadéra à une pathologie virale redoutable, programmée pour anéantir les fondements structurels de la République centrafricaine.

 

Le plateau de la radio Ndékè-luka est devenu le lieu d’une contestation radicale lors de la dernière diffusion de l’émission débat Patara. Invité à analyser la reconduction du gouvernement Moluwa III, le coordinateur de l’Observatoire pour la Gouvernance démocratique, Élisée Guimalet, a prononcé un réquisitoire d’une violence rare contre le pouvoir en place. Selon cet observateur de la vie publique, la reconduction de la même équipe ministérielle ne constitue pas un simple choix politique, mais s’apparente à l’action d’un agent pathogène redoutable destiné à paralyser l’ensemble du pays. Élisée Guimalet a affirmé que pour provoquer la perte d’un peuple, il suffisait de rendre ses institutions totalement inopérantes, un objectif désormais atteint selon lui après une décennie de règne absolu de l’empereur Faustin-Archange Touadéra.

 

Le politologue a passé en revue l’état des différents pouvoirs pour étayer son argumentation sans concession. Il a d’abord ciblé l’Assemblée nationale, expliquant que le parlement centrafricain avait renoncé à sa mission originelle de contrôle de l’exécutif et de défense des intérêts populaires. Pour Élisée Guimalet, les députés de la septième et de la huitième législature ne se comportent plus comme des représentants de citoyens libres, mais agissent comme de simples sujets soumis aux volontés de la cour impériale. Il a fustigé la récente mise en place du bureau de la chambre basse, y voyant la preuve d’une absence totale de liberté d’expression et d’un alignement servile derrière les directives du dictateur Faustin-Archange Touadéra.

 

L’appareil judiciaire a subi une charge tout aussi lourde de la part du coordinateur, qui décrit un système totalement inféodé au pouvoir central. Élisée Guimalet a dénoncé l’attitude du Conseil constitutionnel, accusant la haute juridiction de renier le droit applicable et de se déjuger au gré des intérêts du régime. Il a évoqué des cas précis où des magistrats se sont exprimés publiquement pour priver des citoyens centrafricains de leurs droits fondamentaux, allant jusqu’à évoquer la séquestration administrative de personnalités pourtant validées par les textes. Ce constat d’un appareil d’État corrompu sert, selon lui, de preuve majeure pour démontrer que l’empereur a méthodiquement neutralisé les contre-pouvoirs légaux.

 

Pour illustrer l’échec de l’exécutif, l’intervenant a rappelé le quotidien de la population, marqué par l’effondrement des axes routiers à l’intérieur des provinces, la persistance de l’insécurité et la flambée incontrôlable du coût de la vie. Élisée Guimalet a rejeté toute possibilité de changement de cap de la part de la clique dirigeante, qualifiant de mensongères les promesses de l’empereur concernant la fin des détournements de fonds publics. S’appuyant sur l’œuvre de Machiavel, il a comparé la situation politique actuelle à la phtisie, une maladie indécelable à ses débuts mais qui, une fois enracinée et visible de tous, devient incurable et scelle le destin funeste de la nation centrafricaine.

 

La discussion s’est envenimée lorsque le conseiller de la cour a tenté de défendre la stratégie de affaiblissement de l’opposition en la qualifiant de tactique politique légitime, ce à quoi Élisée Guimalet a répondu que le dictateur gérait le pays comme une boutique personnelle pour s’enrichir, se réclamant de la figure de Jean-Baptiste pour asséner ses vérités avant que l’animateur ne mette fin à l’antenne de manière impromptue.

 

Par Éric Azoumi

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Nana-Mambéré : Panique à Niem après le braquage d’une boutique par les mercenaires russes

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Nana-Mambéré : Panique à Niem après le braquage d’une boutique par les mercenaires russes

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Ce lundi 22 juin 2026, les mercenaires russes du groupe Wagner sont revenus à Niem. Au quartier Hôpital, ils ont braqué un boutiquier, provoquant une panique totale dans ce quartier.

 

Un braquage au cœur de la commune d’élevage

La commune d’élevage de Niem, située dans la préfecture de la Nana-Mambéré, subit une fois de plus la loi des armes. Ce lundi, la présence des mercenaires russes du groupe Wagner dans le secteur de l’Hôpital a immédiatement figé l’activité locale. Sans aucune sommation, ces hommes armés ont investi une boutique de quartier. Sous la menace directe de leurs armes, ils ont exigé du propriétaire qu’il leur remette l’intégralité de sa caisse ainsi que ses stocks de marchandises.

 

À distance de sécurité, les habitants ont assisté, impuissants, au braquage du propriétaire du commerce. La peur d’éventuelles représailles a paralysé les témoins, contraints de voir les mercenaires charger leur butin avant de quitter les lieux. Pour la population de Niem, cet incident n’est pas l’unique acte de braquage que le propriétaire dudit commerce a été la cible des Wagner.

 

En outre, la MINUSCA, de son côté, est perçue sur place par la population comme totalement impuissante, incapable d’interposer ses forces pour protéger les civils et leurs biens.

 

Le double jeu diplomatique entre Moscou et l’Occident

Pendant que les civils de la Nana-Mambéré subissent ces rackets de plein fouet, la situation prend une tournure radicalement différente sur la scène internationale. Au Conseil de sécurité des Nations unies, la République centrafricaine est aujourd’hui le théâtre d’un bras de fer géopolitique acharné où la Russie et les puissances occidentales se disputent l’influence sur le pays.

 

Lors des sessions officielles du mardi dernier, le représentant de la Fédération de Russie n’hésite pas à revendiquer la pacification totale du territoire, affirmant que le partenariat de la RCA avec son pays assure une sécurisation stricte des frontières.

 

Ce discours officiel, qualifié de mythomanie par les observateurs au vu des pillages constants sur le terrain, se heurte aux dénonciations régulières des Occidentaux qui pointent du doigt les violations des droits humains et l’exploitation des ressources. Alors que la guerre d’influence fait rage dans les bureaux de l’ONU, les populations de l’arrière-pays, comme celles de Niem, restent les premières victimes de cette insécurité non maîtrisée.

 

Par Martial Passi

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RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 DU MSF : VIRGINIE NAPOLITANO RÉAFFIRME L’ENGAGEMENT DE SON ORGANISATION AUX CÔTÉS DES CENTRAFRICAINS

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RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 DU MSF : VIRGINIE NAPOLITANO RÉAFFIRME L’ENGAGEMENT DE SON ORGANISATION AUX CÔTÉS DES CENTRAFRICAINS

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

L’organisation médicale humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF) a organisé ce mardi 23 juin 2026 à l’Hôtel Oubangui de Bangui, un point de presse officiel pour présenter son Rapport d’Activité 2025. Cet événement majeur, qui dresse le bilan d’une année d’interventions massives en faveur de la santé publique, a vu la participation de la rédaction de CNC. À la sortie de ce point de presse, notre équipe est allée à la rencontre de la première responsable de l’organisation sur le terrain pour obtenir des clarifications déterminantes sur l’avenir de leurs projets dans le pays.

 

Un bilan sanitaire colossal aux côtés de la population

Lors de la présentation, MSF a dévoilé l’impact considérable de ses actions menées quotidiennement en partenariat avec le ministère de la Santé et de la Population (MSP). Avec un investissement global de 42,5 milliards de francs CFA en 2025 — dont 2,8 milliards ont été injectés dans la modernisation des infrastructures sanitaires (bâtiments, panneaux solaires) —, l’organisation a déployé des moyens impressionnants pour appuyer le système de santé centrafricain.

RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 DU MSF : VIRGINIE NAPOLITANO RÉAFFIRME L’ENGAGEMENT DE SON ORGANISATION AUX CÔTÉS DES CENTRAFRICAINS
Les participants à l’atelier de la Présentation du Rapport d’Activités 2025 de MSF en RCA. Photo CNC

 

Les chiffres clés de l’année 2025 témoignent de l’immensité des besoins :

 

*Soins de première nécessité : Plus de 500 000 consultations ambulatoires et 60 000 hospitalisations et interventions chirurgicales ont été enregistrées.

 

Lutte contre le paludisme : fléau majeur pour le pays, le paludisme a fait l’objet d’une attention stricte avec plus de 237 000 patients traités.

 

Maternité et néonatalogie : 22 500 accouchements ont été assistés à travers le pays, dont plus de 5 500 naissances à l’Hôpital communautaire de Bangui.

 

Un bond historique des vaccinations : Grâce à une collaboration étroite avec les services de l’État, près de 600 000 enfants ont été vaccinés contre la rougeole, la méningite et la fièvre jaune, soit une augmentation spectaculaire de 143% par rapport à 2024.

RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 DU MSF : VIRGINIE NAPOLITANO RÉAFFIRME L’ENGAGEMENT DE SON ORGANISATION AUX CÔTÉS DES CENTRAFRICAINS
Deux jeunes femmes avec leurs bébés installées dans une unité prise en charge par le MSF Centrafrique

 

Défis nutritionnels et sociaux : Plus de 4 500 enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère ont été pris en charge, tandis que 9 000 personnes vivant avec le VIH ont bénéficié de traitements antirétroviraux. De plus, 25 000 personnes ont reçu un soutien en santé mentale et 3 380 survivants de violences sexuelles ont été accompagnés.

 

Les coulisses du repositionnement : Des projets en pleine mutation

Malgré ces réussites, le rapport met en lumière la fin de cycle et la transition de certains projets historiques. C’est le cas du soutien à la maternité du CHU de Bangui, du projet chirurgical de l’Hôpital de Sica, ou encore de la base de Batangafo, dont le désengagement progressif suscite des interrogations légitimes au sein des communautés.

 

Sur ce volet protocolaire, le rapport rappelle qu’un accord de siège lie MSF au ministère des Affaires étrangères, un cadre essentiel détaillé lors de la présentation par Mme Fanny Wotene, conseillère du bureau Intersections et Protocoles. L’organisation gère actuellement **neuf projets opérationnels** dans des zones clés comme Bangui, Bria, Batangafo, Bossangoa, Bambari, Bangassou et Carnot, complétés par les interventions d’urgence de l’équipe Eureca à Gamboula et Kabo.

 

CNC interroge Virginie Napolitano

Soucieuse d’apporter des réponses claires face aux inquiétudes de la population concernant la fermeture de certaines bases, la rédaction de CNC a abordé la représentante de MSF à sa sortie de la salle de conférence de l’hôtel. Virginie Napolitano, qui occupe également les fonctions de chef de mission de MSF France, a répondu à nos questions pour repositionner la stratégie de l’organisation point par point.

 

Interrogée sur le bilan global, elle s’est montrée enthousiaste :

 

« Le bilan est très positif, il reste encore beaucoup à faire. Nous sommes très satisfaits de la collaboration avec le ministère de la Santé. » Relancée spécifiquement sur la fermeture programmée de la base de Batangafo et le message d’espoir à transmettre aux habitants, la représentante a tenu à dissiper toute panique :

 

« Oui, alors pour la fermeture spécialement de Batangafo, il y a des discussions qui sont en cours avec le ministère de la Santé pour assurer une transition responsable du projet aux équipes du ministère de la Santé. Il y a des formations aussi qui ont été mises en place, mais il y a surtout des discussions en cours pour l’ouverture de nouveaux projets et de repositionnement de nos activités sur d’autres zones. »

 

Concernant l’évolution des autres structures de la capitale, Virginie Napolitano a apporté de précieux détails à notre micro. Les activités chirurgicales de l’Hôpital de Sica vont se poursuivre, mais dans un cadre différent : *« Il y a le repositionnement du projet chirurgical de Sica dans un hôpital du ministère de la Santé. Et c’est toujours en discussion pour savoir quel hôpital sera sélectionné après évaluation. »* De même, pour l’équipe de MSF Belgique qui quitte la maternité du CHU, elle opérera désormais sur *« une intervention un peu différente au niveau communautaire et primaire »*.

 

À la question de savoir si ces changements traduisent un recul de l’organisation humanitaire, Virginie Napolitano a fermement réaffirmé la pérennité de leur mission en Centrafrique :

 

« Non, MSF reste présent en Centrafrique et pour le long terme. Et nous sommes engagés à continuer à servir au mieux la santé et de donner un accès aux populations les plus vulnérables. […] Les projets évoluent, les contextes changent et l’engagement de Médecins Sans Frontières en Centrafrique reste intact. »

 

Par Brahim Sallé

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Centrafrique : Timothée Bambala, un étudiant de l’université de Bangui nommé ambassadeur mondial pour la lecture

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Centrafrique : Timothée Bambala, un étudiant de l’université de Bangui nommé ambassadeur mondial pour la lecture

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Une initiative internationale majeure place la jeunesse centrafricaine au cœur de la lutte contre l’illettrisme numérique et le déclin global de la lecture en milieu scolaire et universitaire.

 

 

L’étudiant banguissois Timothée Bambala prend la tête d’une campagne internationale majeure pour lutter contre l’illettrisme et le déclin global de la lecture en milieu universitaire et scolaire.

 

En effet, le déclin de l’intérêt pour la lecture chez les jeunes générations pousse les organisations internationales à modifier leur approche de sensibilisation. La World Literacy Foundation vient d’annoncer l’intégration de Timothée Bambala, étudiant à l’Université de Bangui, au sein de son programme international de leadership. Timothée Bambala devient officiellement l’ambassadeur de la jeunesse pour l’alphabétisation à Bangui pour l’année 2026. Le jeune leader centrafricain Timothée Bambala rejoint un réseau mondial de 900 jeunes leaders issus de 101 pays, tous mobilisés pour contrer la baisse généralisée des compétences en lecture.

 

La mission principale attribuée à Timothée Bambala consiste à orchestrer des projets de distribution d’ouvrages et à organiser des interventions publiques dans les différents quartiers de la capitale. Cette nomination de Timothée Bambala intervient dans un contexte mondial difficile pour l’accès aux livres. Les données de la fondation soulignent que 770 millions de personnes à travers le monde souffrent d’un analphabétisme total, tandis que deux milliards éprouvent de graves difficultés à déchiffrer une phrase simple. La crise touche particulièrement les milieux modestes, où les statistiques mondiales révèlent que 72% des enfants font face à des obstacles majeurs dans l’apprentissage de la lecture, un phénomène que Timothée Bambala entend cibler en priorité pour éviter l’exclusion économique et sociale à long terme.

 

La mise en œuvre de ce programme sur le terrain centrafricain par Timothée Bambala vise à corriger un manque structurel d’ouvrages dans les foyers. Selon les responsables de la coordination internationale, l’omniprésence des plateformes de streaming et des écrans supplante désormais l’usage du livre imprimé chez les adolescents, une tendance que Timothée Bambala souhaite inverser par des actions de proximité. L’engagement de Timothée Bambala se déploiera sur une période initiale de trois mois. Durant cette phase, les actions de Timothée Bambala se concentreront sur l’accès précoce aux livres et le développement de projets communautaires autonomes. Les outils numériques et le manque de manuels scolaires à domicile constituent les principaux défis ciblés par cette campagne de terrain menée par Timothée Bambala.

 

Les contacts directs avec Timothée Bambala ont été établis pour amorcer la distribution du matériel pédagogique. Les sessions de sensibilisation animées par Timothée Bambala doivent débuter immédiatement dans les zones prioritaires de la capitale centrafricaine, alors que les financements et les volumes de livres expédiés pour soutenir l’action de Timothée Bambala restent soumis aux fluctuations des aides internationales de la fondation.

 

Par Brahim Sallé

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Expertise France renforce son partenariat avec l’Afrique en dynamique de croissance continue

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Expertise France renforce son partenariat avec l’Afrique en dynamique de croissance continue

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de ,  

Pour marquer une décennie d’existence, l’organisation Expertise France affiche une progression remarquable de ses résultats et choisit d’intensifier ses interventions de coopération technique sur le continent africain.

 

L’organisation Expertise France affiche un bilan particulièrement solide pour l’année 2025. L’agence publique de coopération technique internationale, qui célèbre sa dixième année, se déploie désormais dans 171 pays à travers le monde. C’est toutefois sur le continent africain que l’organisation Expertise France concentre la majeure partie de ses efforts, cette zone géographique regroupant plus de 67% de l’ensemble de ses activités sectorielles. L’organisation Expertise France intervient sur des territoires variés, s’étendant du Golfe de Guinée jusqu’à l’Océan Indien, afin d’apporter des solutions concrètes dans des domaines cruciaux comme la gouvernance, la santé, l’éducation face aux conflits, la sécurité ou encore le développement durable face aux crises climatiques et aux mutations économiques.

 

La santé financière de l’organisation Expertise France se traduit par des chiffres en nette progression. En 2025, l’organisation Expertise France a franchi un nouveau cap historique en enregistrant une hausse de 28% de son chiffre d’affaires par rapport à l’exercice précédent, pour atteindre la somme de 572 millions d’euros. Le volume des signatures contractuelles s’élève à 680 millions d’euros, ce qui valide la confiance continue des bailleurs de fonds internationaux et des États partenaires envers l’organisation Expertise France. Sur le sol africain, l’organisation Expertise France pilote plus de 200 projets distincts, bénéficiant des financements de l’Union européenne, de l’Agence française de développement et de divers ministères français. Ces actions s’inscrivent directement dans la trajectoire des orientations stratégiques de la France, participant ainsi activement au renouveau des relations franco-africaines.

 

Pour mener à bien ces missions, l’organisation Expertise France mise sur une politique de décentralisation progressive. Cette méthode permet à l’organisation Expertise France d’optimiser sa proximité avec les structures institutionnelles locales, de cerner avec rapidité les exigences spécifiques des populations et de concevoir des programmes parfaitement adaptés aux réalités du terrain. Dans cette optique, l’organisation Expertise France a procédé à l’ouverture de nouvelles directions pays, notamment en Éthiopie et en Angola, consolidant ses structures opérationnelles en Afrique de l’Est et en Afrique australe. Ce déploiement porte désormais à 9 le nombre total d’implantations de l’organisation Expertise France sous forme de directions pays sur le continent africain.

 

L’année 2025 met en lumière une grande diversité de projets emblématiques initiés par l’organisation Expertise France. En Côte d’Ivoire, l’organisation Expertise France a œuvré à la concrétisation du retour du tambour parleur Djidji Ayôkwé, un accomplissement majeur issu d’une collaboration étroite entre l’organisation Expertise France et le musée des Civilisations d’Abidjan. Sur le plan social, l’organisation Expertise France intensifie ses programmes dédiés à l’égalité entre les femmes et les hommes. En République démocratique du Congo, le projet intitulé Pour elles, porté par l’organisation Expertise France, favorise l’autonomie économique de la population féminine par le biais de l’entrepreneuriat et des activités sportives, permettant ainsi à l’organisation Expertise France d’appuyer 72 structures dans le domaine du sport pour la jeunesse, dont 69 organisations de la société civile.

 

En Tunisie, l’organisation Expertise France participe activement à la création d’un écosystème technologique à travers un projet visant à structurer l’usage de l’intelligence artificielle à l’échelle régionale, une initiative financée par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères qui s’est concrétisée par l’organisation d’un forum méditerranéen sur l’intelligence artificielle à Tunis. De plus, l’organisation Expertise France démontre son aptitude à mobiliser les compétences sectorielles françaises dans des domaines de pointe comme le spatial, le numérique, les industries de la culture, ou l’économie bleue. À ce titre, l’organisation Expertise France soutient le programme européen WASOP, qui encourage le développement d’une économie bleue durable et la protection des ressources maritimes en Afrique de l’Ouest.

 

Les perspectives pour la fin de l’année 2025 et le début de l’année 2026 ouvrent de nouveaux horizons pour l’organisation Expertise France, alors que s’opère une reconfiguration des alliances internationales. L’organisation Expertise France oriente ses priorités vers la jeunesse africaine, le développement des infrastructures à l’échelle régionale et le dynamisme du secteur privé. Le lancement du projet SCOPE Africa par l’organisation Expertise France vise à optimiser la sécurité au sein des ports et à fluidifier les corridors maritimes névralgiques en Afrique de l’Ouest et du Centre. Parallèlement, l’organisation Expertise France a mis en œuvre le projet CAP Rugby dans cinq pays, à savoir l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire, Madagascar, le Maroc et la Tunisie, un programme financé par l’AFD où l’organisation Expertise France utilise le sport comme un levier contre les inégalités sociales et pour la sensibilisation environnementale.

 

L’organisation Expertise France a également activé la troisième phase du programme MEET Africa en Côte d’Ivoire, au Maroc, en Tunisie, au Cameroun et au Sénégal, permettant à l’organisation Expertise France de soutenir les initiatives économiques des diasporas et de stimuler les passerelles entre les deux continents. L’organisation Expertise France intervient aussi pour dynamiser le climat des affaires grâce à deux actions nouvelles. En Libye, le projet INVEST4Libya, cofinancé par l’Union européenne et la France, permet à l’organisation Expertise France d’intervenir sur la gouvernance financière et l’environnement des investissements privés. Au Liberia, un accord signé par l’organisation Expertise France soutient le secteur privé pour valoriser les filières locales, financer les petites et moyennes entreprises et accroître l’inclusion sur le plan social. Enfin, l’organisation Expertise France se tient aux côtés de ses partenaires en Afrique de l’Est pour affronter les nouvelles menaces de nature hybride, notamment en matière de cybersécurité au Kenya ainsi qu’au Rwanda.

 

Les données statistiques collectées sur le terrain mettent en valeur l’impact concret des actions de l’organisation Expertise France. Les programmes pilotés par l’organisation Expertise France ont permis d’apporter un soutien direct à 4 230 447 élèves dans le secteur de l’éducation de base. De plus, l’organisation Expertise France a accompagné 31 291 apprentis dans leur processus de formation professionnelle. Les structures économiques bénéficient également de cet appui, puisque l’organisation Expertise France a soutenu 3 158 entreprises ou projets entrepreneuriaux. Dans le domaine environnemental, l’organisation Expertise France a sensibilisé 1 465 structures aux problématiques du développement durable. Le secteur médical n’est pas en reste, l’organisation Expertise France ayant assuré la formation de 10 513 personnels de santé, tandis que 963 461 personnes profitent désormais de systèmes de soins consolidés grâce à l’intervention de l’organisation Expertise France.

 

Contacté par la rédaction de Cnc, le contact de Clipse Africa, Ingrid Ayele, rappelle la nature et les missions de l’entité en apportant sa réponse : Agence publique, Expertise France est l’acteur interministériel de la coopération technique internationale, filiale du groupe Agence française de développement (groupe AFD). Deuxième agence par sa taille en Europe, elle conçoit et met en œuvre des projets qui renforcent durablement les politiques publiques dans les pays en développement et émergents. Gouvernance, sécurité, climat, santé, éducation… Elle intervient sur des domaines clés du développement et contribue aux côtés de ses partenaires à la concrétisation des objectifs de développement durable (ODD). Des savoir-faire en commun.

 

Ces évolutions majeures démontrent la volonté de déploiement de la structure sur le terrain africain, mais des questions subsistent quant à la capacité opérationnelle de suivre un tel rythme d’ouvertures de bureaux régionaux à l’avenir.

 

Par Brahim Sallé

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Jeux de casino en ligne : les plus populaires en 2026

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Jeux de casino en ligne les plus populaires en France 2026

Les habitudes des joueurs français ont bien évolué ces dernières années. Certains titres font l’unanimité, d’autres progressent vite grâce au live casino et aux nouvelles mécaniques de jeu. En 2026, l’offre est riche et variée, et les plateformes rivalisent pour proposer les titres les plus demandés. Des adresses comme Ile de Casino reflètent bien ces tendances avec un catalogue pensé pour les joueurs français. On décortique ça ensemble, type par type, avec les formats qui cartonnent en ce moment en France.

Les machines à sous : toujours en tête

C’est le format le plus joué sur les casinos en ligne français, et ça se comprend. Des règles simples, des centaines de thèmes, et ce côté imprévisible qui fait tout le sel du jeu. Les slots modernes ont bien évolué : tours gratuits, multiplicateurs, mécaniques hold and win, achat de bonus. Chaque titre a sa propre logique, et c’est souvent pour ça qu’on passe d’un jeu à l’autre.

Ce qui attire les joueurs vers les slots

Les machines à sous populaires en France en 2026 partagent quelques caractéristiques communes. Voici ce que les joueurs recherchent en priorité :

  • un RTP (taux de retour joueur) affiché et compétitif ;
  • des fonctionnalités bonus variées : tours gratuits, wilds, multiplicateurs ;
  • une volatilité adaptée à son style de jeu ;
  • une compatibilité mobile complète ;
  • des thèmes visuellement soignés et des animations fluides.

C’est ce petit frisson-là qui plaît : chaque spin peut tout changer, et c’est souvent pour ça qu’on en relance un autre.

Le live casino : le format qui monte le plus vite

Si vous jouez en ligne depuis quelques années, vous avez sûrement remarqué à quel point le live casino a pris de l’ampleur. Croupiers réels en vidéo, tables disponibles à toute heure, ambiance proche d’un vrai casino. C’est exactement le genre de sensation qu’on ne retrouve pas ailleurs : l’atmosphère d’une vraie table, depuis son canapé.

Les jeux live les plus demandés en France

Jeu livePourquoi il plaîtProfil de joueur
Roulette françaiseRègles connues, rythme agréableTous niveaux
Blackjack en directStratégie, interaction avec le croupierJoueurs réguliers
Baccarat liveSimple, rapide, tension constanteHabitués du live
Game shows liveOriginalité, gains potentiels élevésJoueurs en quête de nouveauté

C’est précisément ce mélange de proximité et de confort qui attire les joueurs vers le live casino, et qui les y fait revenir.

Les jeux de table classiques : une base solide

Roulette, blackjack, poker, baccarat : ces jeux ont traversé les époques. Ils restent très demandés sur les casinos en ligne français, et c’est ça, au fond, qui parle en leur faveur. Les règles sont connues, la dimension stratégique est réelle, et chaque partie a son propre rythme.

Le blackjack est particulièrement apprécié pour sa part de décision. Chaque main laisse au joueur un vrai rôle à jouer, et c’est exactement le genre de sensation qu’on apprécie quand la stratégie entre dans l’équation.

Comment choisir son jeu selon son profil

Peu importe votre niveau, voilà ce qui compte vraiment : choisir un format qui correspond à votre façon de jouer ce soir-là. Ile de Casino propose un catalogue varié, des slots accessibles aux tables live les plus immersives.

Si vous débutez, les machines à sous sont le point d’entrée idéal. Si vous maîtrisez déjà les bases, le live casino ou le blackjack offrent une dimension supplémentaire. Et si vous cherchez quelque chose de plus flexible, les game shows live combinent simplicité et sensations fortes.

Ce que ça donne en pratique

Si on met tout bout à bout : en 2026, les jeux les plus populaires dans les casinos en ligne français couvrent tous les profils. Slots pour l’accessibilité et les sensations, live casino pour l’immersion, jeux de table pour la stratégie. Le bon choix, c’est celui qui correspond à ce que vous cherchez ce soir-là.

Ça y est ! Le mytho-dictateur Faustin-Archange Touadéra déclare la guerre ouverte contre les réseaux sociaux

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Ça y est ! Le mytho-dictateur Faustin-Archange Touadéra a déclaré la guerre ouverte contre les réseaux sociaux

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le chef de l’État accuse les espaces virtuels de sabotage politique devant les magistrats de la Cour de cassation. Cette offensive vise à légitimer le harcèlement judiciaire des citoyens connectés.

 

Pour justifier cette répression, le mytho-dictateur Faustin-Archange Touadéra affirme textuellement :

 

« L’espace numérique centrafricain est trop souvent transformé en un déversoir de haine, de manipulation, de désinformation organisée et voire même de diffamation gratuite. Des officines de l’ombre, tapis derrière des écrans, tentent quotidiennement de déstabiliser nos institutions… »

 

Cette déclaration de guerre contre internet marque l’ouverture d’un nouveau front policier destiné à étouffer les dernières voix indépendantes du pays. En qualifiant les critiques citoyennes et les révélations des blogueurs d’actions subversives menées par des entités occultes, le pouvoir de Bangui utilise une stratégie classique de diabolisation. Les réseaux sociaux constituaient jusqu’à présent l’ultime refuge pour dénoncer la corruption systémique, le pillage des ressources nationales et l’omniprésence des forces paramilitaires étrangères. En criminalisant ces espaces d’échange, l’exécutif cherche à imposer un silence absolu et à interdire toute contradiction alors que le régime s’enfonce dans une dérive autocratique totale sous le couvert de sa nouvelle Constitution.

 

L’utilisation des termes d’officines de l’ombre et de manipulation organisée sert de paravent pour masquer l’incapacité du gouvernement à répondre aux attentes fondamentales de la population. Au lieu de s’attaquer à la misère sociale, à l’effondrement des services publics ou à l’insécurité galopante sur les axes routiers, la présidence mobilise l’appareil judiciaire pour traquer les opinions dissidentes exprimées derrière des écrans. Les procureurs et les forces de police se retrouvent investis d’une mission de censure technologique, invités à interpréter la moindre critique de la gestion publique comme une tentative d’ébranler les fondements de l’État. Ce basculement sécuritaire transforme la justice en une brigade de surveillance numérique au service exclusif du clan présidentiel.

 

Cette traque automatisée des internautes et des professionnels des médias s’inscrit dans le cadre global de la vassalisation des institutions par des puissances extérieures. Les techniques de contrôle des flux d’information et de harcèlement des lanceurs d’alerte s’inspirent directement des méthodes liberticides importées par les conseillers russes qui encadrent désormais les services de sécurité et les ministères clés à Bangui. L’impunité numérique ciblée par le chef de l’État ne s’applique jamais aux officines de propagande du parti au pouvoir, qui inondent quotidiennement la toile de fausses nouvelles et d’appels à la haine contre les opposants politiques. La loi devient ainsi un outil asymétrique, féroce contre les citoyens sans défense mais protecteur pour les courtisans du palais.

 

La restructuration annoncée des programmes de formation pour les magistrats et les officiers de police judiciaire vise à créer un corps d’enquêteurs spécialisés dans la répression politique virtuelle. Le pouvoir central entend formater une nouvelle génération de fonctionnaires dévoués à la défense idéologique du régime, occultant les principes fondamentaux de la liberté d’expression inscrits dans les textes internationaux. Chaque partage d’information, chaque commentaire sur les dérives financières des ministres ou sur l’octroi opaque des concessions forestières et minières pourra désormais être qualifié de diffamation gratuite ou de menace contre la cohésion sociale, ouvrant la porte à des détentions arbitraires et à des procès politiques à huis clos.

 

L’insistance présidentielle à dramatiser les impacts du numérique dissimule une volonté farouche de verrouiller l’opinion publique à l’aube de ce septennat de force. En agitant le chiffon rouge de la déstabilisation institutionnelle, le sommet de l’exécutif prépare l’opinion à accepter des mesures d’exception, telles que des restrictions d’accès aux plateformes de communication ou des saisies de matériel informatique sans mandat régulier. Le palais de justice de Bangui abandonne définitivement son rôle de garant des libertés publiques pour se muer en outil d’intimidation collective, où l’indépendance des magistrats s’efface devant l’obligation de protéger l’image et la survie d’un pouvoir aux abois, tandis que la population se retrouve privée de ses derniers moyens de communication et de dénonciation des abus du clan dirigeant.

 

Par Alain Nzilo

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Sani Yalo et son livre :  “Touadéra a sauvé la RCA”.  Non, Touadéra n’a pas sauvé la RCA. Bien au contraire,  Touadéra a sauvé Sani Yalo

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Sani Yalo et son livre :  “Touadéra a sauvé la RCA”.  Non, Touadéra n’a pas sauvé la RCA. Bien au contraire,  Touadéra a sauvé Sani Yalo

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Sani Yalo vient de publier un livre. Le titre : “Touadéra a sauvé la RCA”. Beau titre. Grand titre. Mais derrière ces mots, une réalité que tout Bangui connaît : ce n’est pas la RCA que Touadéra a sauvée. C’est Sani Yalo lui-même.

 

Un homme sans baccalauréat, criblé de casseroles judiciaires, qui doit sa liberté et sa tranquillité à un seul homme : Touadéra.

 

Au pays de Boganda, la politique a toujours attiré des profils singuliers. Des hommes qui surgissent de nulle part, qui accumulent les réseaux, les combines et les protections. Et qui finissent par croire que le pouvoir leur est dû. Sani Yalo est de ceux-là.

 

Un lycéen sans baccalauréat qui veut devenir premier ministre

Il a quitté le lycée des Martyrs en classe de Première. Pas de Terminale. Pas de baccalauréat. Pas d’université. Pas de licence. Pas de Master. Rien. Et pourtant, cet homme ambitionne aujourd’hui de devenir Premier ministre de la République centrafricaine.

 

Mais la question est simple : au nom de quoi ? Un dirigeant est un miroir pour la jeunesse. Si ce miroir reflète l’image d’un homme qui a tourné le dos à l’école, quel message envoie-t-on aux jeunes Centrafricains qui se battent chaque matin pour étudier ?

 

Pour être Premier ministre, il faut d’abord retourner au lycée, décrocher son baccalauréat, aller à l’université, obtenir au minimum un Master. Ce n’est pas une humiliation. C’est le minimum exigible.

 

Un livre, oui. Mais quel livre ?

Écrire un livre aujourd’hui n’est plus l’exploit que ce fut jadis. Il suffit d’avoir de l’argent, de trouver un éditeur, de répondre à deux ou trois questions. Les corrections, la mise en forme, l’ajustement du style — tout est pris en charge. Ce n’est un secret pour personne dans le milieu éditorial. Un livre publié ne fait pas d’un homme un intellectuel. Un livre publié ne construit pas des routes. Un livre publié ne remplit pas les hôpitaux de médicaments. Un livre publié ne ramène pas les enfants à l’école.

 

Touadéra a sauvé la RCA ? Les faits disent autre chose C’est la thèse centrale de l’ouvrage. Touadéra aurait sauvé la République centrafricaine. Regardons les faits.

La route de la sortie nord de la capitale, appelée avenue de l’indépendance et avenue du 15 mars, vers PK12 — soit 12 kilomètres — a nécessité quatre années de travaux. Quatre ans pour 12 kilomètres. Et pendant ce temps, le même régime promettait 7 000 kilomètres de routes en quatre ans. Le calcul est implacable et le mensonge est patent.

 

Même Bokassa, figure sombre de l’histoire centrafricaine, a laissé derrière lui des routes, des bâtiments, des universités. Des infrastructures visibles et tangibles. Dix ans après l’arrivée de Touadéra, le bilan matériel reste désespérément mince.

 

Un pays livré aux humanitaires

L’école s’effondre. La corruption ronge chaque institution. Les hôpitaux sont vides de tout sauf de misère. Les Nations Unies et les ONG humanitaires gèrent ce que l’État devrait assurer. C’est eux qui tiennent le pays à bout de bras, pas le régime. Et dans ce contexte, Sani Yalo écrit que Touadéra a sauvé le pays. La quasi-totalité des Centrafricains, 95% à 97%, pensent exactement le contraire. Ce livre est une insulte à leur intelligence et à leur souffrance quotidienne.

 

Un homme avec une épée de Damoclès

Le passé judiciaire de Sani Yalo est connu. Sous le régime Patassé, du temps du Premier ministre Anicet-Georges Dologuelé, il a été emprisonné pour des affaires de faux et usage de faux.

 

Sous François Bozizé, il était en fuite. Un régime, une casserole. Deux régimes, deux casseroles.

 

Aujourd’hui, son nom est cité dans l’affaire du coup d’État manqué en Guinée équatoriale. Un mandat d’arrêt pèserait sur lui, l’empêchant de quitter librement le territoire.

 

Il reste coincé à Bangui, protégé par Touadéra. Voilà la vraie histoire derrière ce livre.

 

Le livre bouclier

C’est là que tout s’éclaire. Ce livre n’est pas un hommage à un pays. Ce livre est une lettre de remerciement. Sani Yalo remercie publiquement l’homme qui le protège, l’homme qui le maintient en liberté, l’homme sans lequel il serait aujourd’hui derrière les barreaux ou en exil. Touadéra n’a pas sauvé la RCA. Les routes manquent. Les écoles s’effondrent. Les hôpitaux sont vides. Le pays survit grâce aux humanitaires. Mais Touadéra a bel et bien sauvé quelqu’un. Et cet homme s’appelle Sani Yalo.

 

Ce que la jeunesse centrafricaine mérite vraiment

La RCA a besoin de dirigeants formés, intègres et engagés. Des femmes et des hommes qui ont payé le prix de l’effort intellectuel.

Des leaders qui montrent à la jeunesse que le travail et le mérite ouvrent des portes. Pas des parrains qui contournent tout et finissent par écrire des livres pour se couvrir.

 

Sani Yalo peut publier mille livres. Tant qu’il n’aura pas son baccalauréat, tant que son nom figurera dans des dossiers judiciaires en Guinée équatoriale, tant qu’il ne pourra pas circuler librement à l’étranger — ses ambitions resteront ce qu’elles sont.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Du business de forage de Wagner aux histoires de six écoles fantômes : Le mensonge grossier de Dmitri Sitiy pour cacher le pillage de l’or centrafricain évalué à 200 milliards par an

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Du business de forage de Wagner aux histoires  de six écoles fantômes : Le mensonge grossier de Dmitri Sitiy pour cacher le pillage de l’or centrafricain évalué à 200 milliards  par an

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Au micro de la Radio Ndeke Luka, Dmitri Sitiy a tenté de sortir la carte de l’action humanitaire pour blanchiment d’image, mais la ficelle est bien trop grosse.

 

Interpellé sur la prédation économique et le pillage à grande échelle des ressources minières du pays, notamment sur le site d’or de Ndassima dans la Waka, le chef des mercenaires russes du groupe Wagner s’est confondu dans des justifications ridicules. Il a fièrement mis en avant la construction de seulement six écoles en huit mois et la réalisation d’une centaine de forages à travers le pays. Une piètre tentative de diversion qui s’apparente à de l’aumône — ou plutôt à un tissu de mensonges grossiers — face aux centaines de milliards de francs CFA que la nébuleuse de Vladimir Poutine extrait chaque année du sous-sol centrafricain.

 

Ce bilan social brandi comme un trophée relève de la pure affabulation et d’une manipulation commerciale cynique. D’une part, ces forages dont se vante Sitiy ne relèvent en rien de la charité : il s’agit d’un véritable business lucratif géré par les filiales de Wagner, où l’accès à l’eau est monnayé et commercialisé auprès des populations locales. D’autre part, l’annonce de la construction de six écoles laisse l’opinion publique perplexe : où sont donc situées ces infrastructures fantômes que personne sur le terrain n’est capable d’identifier ? Présenter ces projets mineurs ou purement commerciaux comme une contribution au développement du pays est une insulte à l’intelligence des Centrafricains.

 

L’imposture est totale quand on met en parallèle ces infrastructures dérisoires avec l’immensité du pillage économique. Pendant que Dmitri Sitiy compte ses six écoles, le groupe Wagner fait main basse sur les gisements d’or et de diamants les plus riches de la République centrafricaine, générant des revenus colossaux estimés à plus de 200 milliards de francs CFA par an. Ce trésor de guerre, exporté en toute opacité en dehors des circuits officiels, finance directement la machine criminelle de la nébuleuse russe. En qualifiant d’« investissements légaux » ce que la société civile documente comme une prédation mafieuse, le chef de Wagner à Bangui tente de masquer un hold-up d’État derrière des promesses dérisoires, confirmant que le sous-sol centrafricain est devenu le tiroir-caisse exclusif des hommes de Poutine.

 

Par Gisèle MOLOMA

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