mardi, octobre 27, 2026
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L’école de la misère dans Lim-Pendé : Joseph-Désiré Boybessane démontre le sacrifice des filles de Taley

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L’école de la misère  dans Lim-Pendé : Joseph-Désiré Boybessane démontre le sacrifice des filles de Taley

L'école de la misère  dans Lim-Pendé : Joseph-Désiré Boybessane démontre le sacrifice des filles de Taley
Les enfants élèves dans une classe à Ouanda-Djallé. Photo CNC

 

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le collège de Taley, dans la préfecture de Lim-Pendé  abandonne ses filles à leur sort. Le directeur Joseph-Désiré Boybessane formule un constat sans appel sur la disparition progressive des effectifs féminins de son établissement.

 

Le Collège d’enseignement général de Taley subit les contrecoups directs d’un dénuement économique global qui fragilise en priorité la population scolaire féminine. Joseph-Désiré Boybessane dresse le bilan d’une situation où l’école publique ne parvient plus à retenir ses élèves, devenant l’observateur impuissant d’une déperdition massive. Les adolescentes quittent définitivement les bancs de l’école sous la pression de logiques financières et sociales qui condamnent leur avenir intellectuel dès les premières années du cycle secondaire.

 

Le phénomène des mariages précoces constitue le premier obstacle majeur à la scolarisation. Le directeur confirme que des enfants à peine arrivées en classe de sixième se voient retirées du système éducatif pour être données en mariage par leurs familles. Cette pratique débouche sur des maternités précoces qui brisent toute possibilité de scolarité normale. L’absence d’information sur la santé et la gestion des cycles biologiques accentue cette vulnérabilité, contraignant les jeunes filles à assumer des responsabilités familiales incompatibles avec le statut d’élève.

 

Cette exclusion sociale se double d’une urgence économique qui touche l’ensemble des foyers de la région. Face à l’incapacité des chefs de famille à assumer les fournitures de base, le transport ou même l’alimentation quotidienne, les enfants doivent trouver des moyens d’autonomie financière. Les adolescentes quittent les salles de classe pour se livrer au petit commerce de survie ou pour s’employer sur des chantiers physiques particulièrement éprouvants.

 

La proximité des exploitations minières aggrave cette fuite des cerveaux. De nombreuses élèves abandonnent définitivement l’uniforme scolaire pour rejoindre les chantiers des mines d’or locales. Dans ces zones d’extraction, les adolescentes effectuent des tâches pénibles dans l’espoir de gagner de quoi subvenir à leurs besoins immédiats. Cette quête d’un gain financier rapide l’emporte sur l’éducation, car le système scolaire n’offre aucune perspective concrète ni débouché visible pour ces populations isolées.

 

Les carences matérielles du collège valident ce choix par défaut des familles. Avec seulement cinq salles de classe disponibles, les élèves doivent étudier dans des conditions de promiscuité extrêmes, prolongeant les cours jusqu’à la tombée de la nuit. Pour des jeunes filles résidant dans des localités situées à cinq ou dix kilomètres de l’établissement, ces horaires tardifs transforment le retour à la maison en un parcours à haut risque, augmentant l’insécurité et incitant les parents à mettre un terme définitif à leur scolarité.

 

La défection des pouvoirs publics laisse la communauté éducative totalement démunie. En dehors de quelques séances d’information menées par des contingents internationaux sur l’hygiène de base, l’institution scolaire ne propose aucun dispositif de soutien ou de maintien des filles à l’école. Joseph-Désiré Boybessane admet que la seule solution envisagée reste la sensibilisation des parents, un recours dérisoire alors que les structures manquent de tout, à commencer par des enseignants qualifiés et des manuels de lecture.

 

L’année scolaire se clôture ainsi sur des classes vidées de leurs éléments féminins, transformant le collège de Taley en une coquille vide. L’appel final du directeur pour obtenir des bâtiments supplémentaires, des enseignants de français ou de mathématiques, et un simple forage d’eau potable résonne comme l’aveu d’un abandon général, où les filles sont les premières victimes d’un naufrage collectif que l’administration centrale feint d’ignorer en attendant la rentrée suivante.

 

Par Fortuné Bobérang

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Le bal des flatteurs ou le festival des rancuniers ? Quand la mauvaise foi s’invite à l’élection du maire de Bangui

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Le  bal des flatteurs  ou le festival des rancuniers ? Quand la mauvaise foi s’invite à l’élection du maire de Bangui

Le  bal des flatteurs  ou le festival des rancuniers ? Quand la mauvaise foi s'invite à l'élection du maire de Bangui
De gauche à droite Euloge doctrouvé koï, Monsieur blaise didatien kossimatchi ainsi que Portia abazène

 

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le désordre s’empare des réseaux sociaux à Bangui ce mercredi 17 juin 2026. Euloge Doctrouvé Koï, l’un des meneurs de la milice Requins, s’active frénétiquement pour contester l’installation de la nouvelle équipe communale.

 

L’amertume d’un propagandiste aux abois

Le concert de récriminations lancé par Euloge Doctrouvé Koï contre le choix de la nouvelle mairesse met à nu un profond sentiment de défaite. En qualifiant ce vote de simple mascarade, Euloge Doctrouvé Koï cherche désespérément à semer le doute sur un processus pourtant officiel. Cette colère téléguidée par des intérêts financiers menacés expose au grand jour l’agitation d’un acteur habitué aux lynchages virtuels et aux intimidations quotidiennes, une marque de fabrique chez Euloge Doctrouvé Koï.

 

Les déclarations rageuses d’Euloge Doctrouvé Koï, prédisant le chaos et la ruine de la municipalité, traduisent une volonté claire de provoquer le désordre. Par des attaques ciblées, Euloge Doctrouvé Koï tente de venger le rejet de la branche frondeuse qu’il parraine en coulisses, s’enfonçant dans une surenchère verbale qui élimine définitivement Euloge Doctrouvé Koï du champ des commentateurs crédibles.

 

L’instrumentalisation des milices et les dessous de la colère

L’activisme agressif d’Euloge Doctrouvé Koï pour soutenir le camp des battus n’a rien d’un sursaut de dignité. En utilisant sa tribune pour saboter la transition locale, Euloge Doctrouvé Koï applique les consignes d’un groupe de pression violent lié à des cercles ministériels. Les sorties régulières d’Euloge Doctrouvé Koï découlent d’un plan concerté visant à déstabiliser l’administration de la ville, une stratégie de harcèlement politique propre à Euloge Doctrouvé Koï.

 

Cette complicité entre Euloge Doctrouvé Koï et les partisans du désordre révèle le double jeu des opposants cachés au sein du parti majoritaire. En incitant à la désobéissance contre les choix des instances supérieures, Euloge Doctrouvé Koï pousse ses alliés directs vers un isolement total, transformant une banale déconvenue en une aventure politique suicidaire dictée par Euloge Doctrouvé Koï.

 

Le chantage et l’isolement final d’un groupe en dérive

Les menaces d’Euloge Doctrouvé Koï destinées à intimider les cadres qui valident le changement à la mairie prouvent une perte complète de lucidité. En promettant de s’en prendre publiquement à ceux qui coopèrent avec la nouvelle équipe, Euloge Doctrouvé Koï essaie d’installer un climat de peur totalement inopérant face à la discipline collective, un énième coup de bluff d’Euloge Doctrouvé Koï.

 

Le secrétariat exécutif national maintient fermement sa ligne conductrice et ignore les jérémiades d’Euloge Doctrouvé Koï. Les provocations d’Euloge Doctrouvé Koï ne masquent plus l’effondrement de son crédit. Le refus des militants de suivre les dérapages d’Euloge Doctrouvé Koï brise cette tentative de chantage, abandonnant l’agitateur Euloge Doctrouvé Koï à sa propre déchéance.

 

Par Éric Azoumi

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Le POLITOLOGUE FARI TAHÉRUKA SHABAZZ alerte sur la PROPAGANDE DU SATANISME ET HAINE DE JÉSUS-CHRIST À BANGUI

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Le POLITOLOGUE FARI TAHÉRUKA SHABAZZ alerte sur la PROPAGANDE DU SATANISME ET HAINE DE JÉSUS-CHRIST À BANGUI

 

Le POLITOLOGUE FARI TAHÉRUKA SHABAZZ alerte sur la PROPAGANDE DU SATANISME ET HAINE DE JÉSUS-CHRIST À BANGUI
Monsieur Fari Tahéruka Shabazz

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Le politologue et chercheur Fari Tahéruka Shabazz signe un texte choc où il dénonce la prise en otage de la République centrafricaine par ce qu’il nomme les « forces de Satan ». Rappelant ses avertissements d’avril 2025, Fari Tahéruka Shabazz accuse directement le président Touadéra, la secte sud-coréenne International Youth Fellowship (IYF) du gourou Ock Soo Park, ainsi que les « forces maléfiques de Gog et Magog » représentées par les mercenaires nazi du groupe Wagner. Selon Fari Tahéruka Shabazz, la propagande sataniste et la haine de Jésus-Christ ont désormais pignon sur rue à Bangui.

 

1. La complicité avec le gourou et les forces maléfiques selon Fari Tahéruka Shabazz

 

À lire aussi : Nouvelle attaque des rebelles de la LRA près de Nzacko : huit enfants enlevés dans le village de Konon

Dans son analyse, Fari Tahéruka Shabazz affirme que la profanation du pays de l’homme Dieu Barthélémy Boganda s’organise au plus haut sommet. Le politologue pointe du doigt l’alliance entre Touadéra, son ami le gourou Ock Soo Park, et les mercenaires russes. Si beaucoup ont ri sous cape face à ses denonciations passées, Fari Tahéruka Shabazz estime que les événements récents lui donnent aujourd’hui tragiquement raison.

 

À lire aussi : Projet Maïngo à Bocaranga : Entre espoirs du développement et calvaire des mentors non payés

2. Le concert de la rappeuse BMC : Un messe noire et un rituel d’envoûtement

 

L’élément déclencheur de ce cri d’alarme de Fari Tahéruka Shabazz est une photo de l’artiste rappeuse BMC se produisant devant des milliers de jeunes au gymnase Omnisports de Bangui. Pour le chercheur, son t-shirt arborait ouvertement, publiquement et sans complexe la glorification de Satan à travers des symboles luciféro-satanistes :

 

La croix inversée : Signe adopté en 1966 par Anton LaVey (fondateur de l’Église de Satan) pour marquer la profanation du christianisme, du Christ et le rejet des valeurs bibliques.

 

Le mot SATANIST : Écrit en gros caractères pour confirmer la profanation et la rejet de l’Apôtre Pierre.

 

L’œil dans le triangle : Symbole incontestable, selon Fari Tahéruka Shabazz, des sectes lucifériennes.

 

Pour Fari Tahéruka Shabazz, ce concert n’était rien d’autre qu’un rituel satanique, une messe occulte moderne et un « rituel d’agrégat ». Il dénonce une opération d’envoûtement visant à manipuler la musique pour canaliser l’énergie de la foule et consacrer la jeunesse centrafricaine à Satan.

 

« OÙ VA LA RCA ? » Le cri de détresse de Fari Tahéruka Shabazz

 

En concluant son texte par l’interrogation dramatique « OÙ VA LA RCA ? », le politologue Fari Tahéruka Shabazz tire la sonnette d’alarme face à ce qu’il considère comme la destruction spirituelle et politique du pays. Que la jeune artiste soit consciente ou manipulée, le résultat reste le même pour Fari Tahéruka Shabazz : le satanisme s’installe au cœur de Bangui.

Fari Tahéruka Shabazz met en lumière la montée de la propagande sataniste à Bangui, soulignant l’inquiétante alliance entre divers acteurs politiques et sectes.

 

Par Alain Nzilo

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Bangui : un élément de la garde présidentielle chopé en plein vol d’ordinateur dans un magasin Camerounais, une preuve de plus de l’armée des voleurs et des bandits créée par Touadéra et son chef d’état major

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Bangui : un élément de la garde présidentielle chopé en plein vol d’ordinateur dans un magasin Camerounais, une preuve de plus de l’armée des voleurs et des bandits créée par Touadéra et son chef d’état major

 

Bangui : un élément de la garde présidentielle chopé en plein vol d'ordinateur dans un magasin Camerounais, une preuve de plus de l'armée des voleurs et des bandits créée par Touadéra et son chef d'état major
Le soldat voleur de l’ordinateur faisant semblant de passer un coup de fil après avoir soutiré et caché l’ordinateur dans sa tenue filmé Pyla caméra d

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Un élément de la garde présidentielle, pourtant chargé de la sécurité directe du chef de l’État, s’est fait choper la main dans le sac en train de voler un ordinateur dans un magasin tenu par des ressortissants Camerounais à Bangui. Cet événement scandaleux montre clairement qu’en dix ans, Faustin Archange Touadéra a réussi l’exploit qu’aucun de ses prédécesseurs ont fait : transformer nos forces armées en une véritable armée de bandits et de voleurs. On comprend désormais mieux pourquoi son chef d’état major, le général d’armée Zéphirin Mamadou, mérite son titre de maréchal pour avoir bâti une telle institution.

Le soldat voleur de l'ordinateur dans une boutique des Camerounais à Bangui
Le soldat voleur de l’ordinateur dans une boutique des Camerounais à Bangui

 

En se faisant attraper comme un petit voleur de quartier dans un commerce de la capitale, cet élément de la garde présidentielle étale la honte nationale aux yeux de tous. Ce cas précis montre jusqu’où la hiérarchie militaire laisse dégrader la conduite des troupes centrafricaines. Sous la direction de Touadéra et du général Zéphirin Mamadou, l’armée nationale perd totalement sa vocation pour devenir un groupe de personnes sans foi ni loi.

 

À lire aussi : Sur les antennes de la radio Léngo Songo, Kossimatchi accuse ses “frères” du MCU d’avoir comploté contre lui

Un vol bien préparé mais filmé par les caméras

 

Le FACA voleur est entré dans la boutique et a dissimulé l’ordinateur portable sous sa blouse en toute discrétion. Pour ne pas attirer l’attention, il a fait semblant de parler au téléphone en se dirigeant tranquillement vers la sortie.

À lire aussi : L’affaire de passeport confisqué : Anicet Georges Dologuélé dénonce une gestion familiale de l’État par le clan Touadéra

 

Malheureusement pour lui, les commerçants camerounais surveillaient l’action depuis leurs écrans de sécurité. Ils l’ont suivi de très près avant de le capturer dès qu’il a franchi la porte du magasin.

 

Les propriétaires ont récupéré l’appareil et ont filmé le voleur en tenue militaire. La vidéo circule abondamment sur les réseaux sociaux et montre très bien le visage de ce soldat censé protéger le pays.

 

Des actes répétés qui deviennent la norme

 

Ce genre de comportement devient pratiquement la routine chez les soldats des forces armées centrafricaines. Récemment, un autre militaire est parti voler une moto garée par des clients dans la cour de la banque Ecobank.

 

Les voleurs en uniforme n’épargnent même pas les lieux de prière dans la capitale. Sur le parking de l’église Notre Dame du quatrième arrondissement, un soldat a ciblé le parking des fidèles en pleine messe.

 

Ce militaire a cassé le contact d’une moto pour partir avec l’engin en toute impunité. La foule l’a chopé sur place et l’a conduit directement au commissariat du quatrième arrondissement.

 

Un vol continu des biens publics

 

Si l’on compte ces actes au quotidien, on réalise que les vols touchent tous les domaines. Les soldats s’attaquent même aux batteries et aux panneaux solaires des lampadaires installés dans la ville.

 

Cet incident de vol d’ordinateur par un membre de la garde présidentielle illustre la dégradation de l’armée centrafricaine, qui est désormais perçue comme une institution de banditisme.

Aujourd’hui, croiser un élément des forces de l’ordre ne donne plus aucun sentiment de sécurité aux citoyens. La population considère désormais la présence militaire comme un risque direct pour ses biens personnels.

 

Par Alain Nzilo

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De la France à la Russie : Ziguélé explique le double virage à 180° de Faustin-Archange Touadéra

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De la France à la Russie : Ziguélé explique le double virage à 180° de Faustin-Archange Touadéra

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Poutine-et-Touadera-a-Moscou.jpg” data-wpel-link=”internal”>De la France à la Russie : Ziguélé explique le double virage à 180° de Faustin-Archange Touadéra
Poutine et Touadera à Moscou, le 15 janvier 2025

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans l’émission Beuf Politique en Visio sur JMTV+, Martin Ziguélé, ancien Premier ministre centrafricain, a analysé les changements successifs dans la politique étrangère du président Faustin-Archange Touadéra.

 

Au début de son mandat, Touadéra avait orienté le pays vers un renforcement des relations avec la Russie. Cet ajustement s’est traduit par l’arrivée du groupe Wagner après un accord de défense signé avec Moscou. Ziguélé, qui avait voté cet accord en tant que député, a souligné que l’intention initiale portait sur une coopération d’État à État avec des conseillers militaires russes. À la place, le pays a accueilli des mercenaires privés du groupe Wagner, une structure décrite comme commerciale, économique et d’influence.

 

Ziguélé a expliqué que les Russes ont saisi l’occasion d’un pays en difficulté après la période de crise et le départ de la force française Sangaris. Après avoir repoussé l’offensive de la coalition des Patriotes pour le changement en décembre 2020, Wagner a étendu son rôle bien au-delà du domaine militaire. Selon lui, le groupe a influencé plusieurs décisions importantes, dont la réforme constitutionnelle et l’organisation des élections.

 

Aujourd’hui, le président Touadéra opère un nouveau changement. Après plusieurs années de rapprochement marqué avec la Russie, il a effectué une visite à Paris en avril 2024 pour rencontrer Emmanuel Macron. Ce geste marque un réchauffement des relations avec la France et un retour progressif vers les institutions financières internationales comme le FMI et la Banque mondiale.

 

Pour Martin Ziguélé, ce double mouvement s’explique par la nécessité de trouver des ressources pour le développement du pays. La Centrafrique, classée parmi les nations les plus pauvres au monde selon l’indice de développement humain des Nations unies, a besoin d’argent pour financer les routes, les écoles, les centres de santé et les infrastructures. Or, cet argent passe en grande partie par le système financier international, dans lequel la France occupe une place importante au sein des instances de décision.

 

Ziguélé considère que cette évolution reflète une prise de conscience : la sécurité seule ne suffit pas. Il faut aussi assurer le pain quotidien, l’éducation et la santé. Il a rappelé que la maturité d’une politique étrangère se mesure à la diversité des relations et à la recherche permanente de l’équilibre au service des intérêts nationaux. Un pays ne doit pas s’aligner sur un seul bloc, mais défendre d’abord ses propres besoins.

 

L’ancien Premier ministre a ajouté que l’expérience montre parfois plus clairement la voie que les conseils. Le régime a constaté par lui-même les limites d’une orientation trop exclusive et les avantages d’un retour vers des partenaires traditionnels capables d’apporter un soutien financier concret.

 

Ziguélé, qui termine actuellement son deuxième mandat de député et se prépare à se consacrer pleinement à son parti, le MLPC, a insisté sur le fait que la Centrafrique doit construire une souveraineté réelle. Cela passe par une armée nationale solide, une économie capable de nourrir sa population et des moyens financiers indépendants. Pour l’instant, le pays reste encore loin de ces objectifs.

 

Cette analyse intervient alors que l’investiture présidentielle doit se tenir le 30 mars au stade Barthélemy Boganda, dans un contexte où la présence de Wagner ou de ses successeurs reste discutée, même si elle apparaît moins visible dans les rues de Bangui.

 

Martin Ziguélé conclut que les choix de politique étrangère doivent toujours prioriser les besoins concrets du pays et de ses citoyens plutôt que des alliances de circonstance.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Pour l’opposant Crépin Mboli-Goumba : la Centrafrique doit revoir ses priorités pour son armée

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Pour l’opposant Crépin Mboli-Goumba : la Centrafrique doit revoir ses priorités pour son armée

 

Pour l’opposant Crépin Mboli-Goumba : la Centrafrique doit revoir ses priorités pour son armée
Crépin Mboli-Goumba, Coordinateur du BRDC

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE et coordinateur du BRDC  critique sévèrement dans un poste publié ce dimanche 8 août 2026 sur la plateforme de réseaux sociaux l’augmentation massive des effectifs militaires en Centrafrique et appelle à privilégier les équipements, la formation, la méthode et la gouvernance.

 

Dans son texte intitulé « Toutes ces occasions ratées », Crépin Mboli-Goumba revient sur la transformation de l’armée centrafricaine au cours des dernières années.

À lire aussi : Merci la MINUSCA : « Mission accomplie », peuple trahi, dictature sanglante instaurée 40 ans après Bokassa

 

L’auteur estime que l’augmentation du nombre de militaires ne suffit pas à construire une armée moderne et efficace.

 

À lire aussi : Centrafrique : la bataille entre deux milliardaires centrafricains tourne aux accusations de menaces d’assassinat

Selon Crépin Mboli-Goumba, la Centrafrique doit désormais privilégier la qualité des effectifs, les équipements, la formation et les conditions de déploiement.

 

Crépin Mboli-Goumba : « Deux visions d’une même armée »

 

Pour introduire son analyse, Crépin Mboli-Goumba rappelle le débat présidentiel américain de 2012 entre Barack Obama et Mitt Romney.

 

Mitt Romney avait reproché à Barack Obama d’avoir réduit la taille de l’armée américaine.

 

La réponse de Barack Obama reposait sur l’évolution des moyens militaires. Une armée moderne ne se définit pas uniquement par le nombre de soldats ou par les équipements utilisés dans le passé.

 

Crépin Mboli-Goumba établit ce parallèle avec la Centrafrique.

 

Il affirme que l’État centrafricain a recruté 24 000 militaires supplémentaires ces dernières années, faisant passer les effectifs de l’armée de 10 000 à 35 000 éléments.

 

Pour l’auteur de « Toutes ces occasions ratées », cette progression numérique doit désormais laisser place à une réflexion plus large sur le fonctionnement de l’armée.

 

Une armée nombreuse ne suffit pas

 

Crépin Mboli-Goumba considère qu’une armée capable de défendre le territoire national reste indispensable à la Centrafrique.

 

Le pays partage ses frontières avec le Soudan, le Soudan du Sud, le Tchad et la République démocratique du Congo.

 

Ces pays connaissent ou ont connu des crises armées qui ont régulièrement des répercussions sur la Centrafrique.

 

Pour Crépin Mboli-Goumba, disposer d’une force militaire capable d’assurer la défense du territoire et de contribuer à la dissuasion constitue donc une nécessité.

 

Mais cette armée doit aussi être moderne et républicaine.

 

C’est précisément sur ce point que l’auteur construit son analyse dans « Toutes ces occasions ratées ».

 

Il oppose une armée uniquement centrée sur le nombre à une armée reposant sur les compétences, les équipements, la mobilité et l’organisation.

 

Crépin Mboli-Goumba critique les recrutements

 

Dans « Toutes ces occasions ratées », Crépin Mboli-Goumba aborde également le processus de recrutement.

 

Il dénonce notamment des pratiques liées à la vente de fiches et à l’intégration de personnes qu’il estime ne pas toujours disposer des capacités nécessaires pour exercer certaines fonctions.

 

L’auteur étend cette critique à la fonction publique.

 

Il évoque le recours aux relations et aux réseaux politiques dans certains recrutements et estime que ces pratiques fragilisent les institutions publiques.

 

Pour Crépin Mboli-Goumba, le problème ne concerne donc pas uniquement l’armée.

 

Il touche également la capacité de l’État à disposer d’une administration compétente et efficace.

 

Des militaires déployés avec des moyens insuffisants

 

Crépin Mboli-Goumba consacre une partie importante de « Toutes ces occasions ratées » aux conditions de déploiement des militaires.

 

Il évoque des détachements prolongés, le manque d’équipements et l’absence de certaines primes.

 

Selon lui, ces difficultés peuvent pousser certains militaires à chercher d’autres moyens pour subvenir à leurs besoins.

 

L’auteur évoque notamment des cas de racket des populations dans les zones de déploiement.

 

Il estime également que l’absence de rotations régulières peut avoir des conséquences sur les familles des militaires restées à Bangui.

 

Crépin Mboli-Goumba cite Bossembélé et la frontière tchadienne

 

Dans son texte, Crépin Mboli-Goumba cite plusieurs exemples pour appuyer son analyse.

 

Il affirme notamment que, vers Bossembélé, un seul véhicule serait disponible pour couvrir toute une zone.

 

Il évoque aussi la situation à la frontière avec le Tchad.

 

La réforme de l’armée en Centrafrique nécessite une attention particulière sur la qualité des effectifs militaires, et une gouvernance efficace reste essentielle pour assurer leur bon fonctionnement.

Selon l’auteur, des difficultés seraient apparues après l’intégration d’anciens éléments rebelles dans les forces nationales.

 

Crépin Mboli-Goumba parle alors d’une forme de « armée dans l’armée ».

 

Ces exemples servent à démontrer, selon lui, que l’augmentation des effectifs n’a pas automatiquement produit une armée mieux équipée et mieux organisée.

 

« Tout reste donc à faire », estime Crépin Mboli-Goumba

 

Dans « Toutes ces occasions ratées », Crépin Mboli-Goumba estime que la Centrafrique doit désormais changer de méthode.

 

Il ne remet pas en cause le besoin d’une armée nationale capable de défendre le pays.

 

Il demande plutôt que les priorités soient réorientées.

 

Pour l’auteur, l’État doit investir davantage dans les moyens opérationnels, la formation, l’équipement et l’organisation.

 

Crépin Mboli-Goumba insiste aussi sur la gouvernance.

 

Selon lui, les militaires doivent disposer de conditions permettant d’accomplir leur mission dans le respect de la discipline et de l’autorité républicaine.

 

Crépin Mboli-Goumba interroge les choix budgétaires

 

La dernière partie de « Toutes ces occasions ratées » élargit le débat aux autres secteurs de l’État.

 

Crépin Mboli-Goumba imagine ce qu’aurait pu produire une autre utilisation des ressources consacrées aux recrutements militaires.

 

Il évoque notamment l’hypothèse de recruter 4 000 enseignants bien formés, tout en portant les nouveaux effectifs militaires à 20 000 soldats au lieu de 24 000.

 

L’auteur met cette hypothèse en parallèle avec la forte présence des maîtres-parents dans le système éducatif centrafricain.

 

Il interroge ainsi la capacité de l’État à choisir ses priorités entre défense, éducation et renforcement de l’administration.

 

Pour Crépin Mboli-Goumba, « Toutes ces occasions ratées » pose finalement la question de l’efficacité des choix publics.

 

Son analyse défend une armée centrafricaine moins centrée sur le seul nombre et davantage organisée autour de la formation, des équipements, de la discipline, des moyens opérationnels et d’une gouvernance capable de donner aux militaires des raisons de servir pleinement la République.

 

Par Alain Nzilo

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Max Balenda affirme que les services publics ont pris le relais des milices armées pour extorquer de l’argent directement aux commerçants de Bria

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Max Balinda affirme que les services publics ont pris le relais des milices armées pour extorquer de l’argent directement aux commerçants de Bria

Max Balinda affirme que les services publics ont pris le relais des milices armées pour extorquer de l’argent directement aux commerçants de Bria
À gauche, Touadera, et à droite, le député Max Balenda de Bria 1

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

Lors de l’interpellation du gouvernement à l’Assemblée nationale, les représentants de la population ont vivement interpellé le Premier ministre sur la persistance des exactions financières le long des axes routiers. Max Balinda, député de la première circonscription de Bria, a livré un témoignage poignant sur la dégradation des pratiques administratives dans sa localité. Selon le parlementaire, le départ des groupes armés n a pas apporté le soulagement escompté par les usagers et les acteurs économiques locaux.

 

Le député de Bria 1 a directement comparé la situation actuelle à celle de la période de crise sécuritaire. Max Balinda a expliqué qu auparavant, les éléments de la Séléka imposaient des taxes illégales aux commerçants sur chaque marchandise en transit. Aujourd hui, bien que ces milices armées ne soient plus présentes sur le terrain, l administration publique a tout simplement pris le relais de ces pratiques d extorsion.

 

L’élu national a souligné le dysfonctionnement profond du système fiscal local et le détournement systématique des procédures réglementaires. En principe, lors de l arrivée d un véhicule de marchandises, les services douaniers doivent fixer un montant global légal et délivrer une quittance officielle afin que les fonds soient versés dans les caisses du Trésor public. Or, Max Balinda affirme détenir des preuves visuelles montrant que certains agents des douanes imposent des sommes arbitraires qui finissent directement dans leurs propres poches.

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Cette dénonciation met en lumière l échec des politiques d assainissement dans les régions éloignées de la capitale. Malgré les annonces répétées de démantèlement des postes illégaux et la présence d une brigade spéciale de contrôle, les commerçants de Bria continuent de subir un racket institutionnalisé. Max Balinda demande ainsi une intervention urgente des autorités centrales pour mettre fin à ces prélèvements illicites qui asphyxient le commerce local et ruinent le pouvoir d achat des populations.

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Par Sylvie VICKOS

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L’extorsion à Bria par les services publics soulève des questions sur l’intégrité et la transparence du système fiscal local, comme l’indique Max Balinda.

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Bangassou : un véhicule de transport prend feu à l’entrée de la ville, des marchandises complètement détruites

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Bangassou : un véhicule de transport prend feu à l’entrée de la ville, des marchandises complètement détruites

 

Bangassou : un véhicule de transport prend feu à l’entrée de la ville, des marchandises complètement détruites
Véhicule incendié à l’entrée de la ville de Bangassou

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Un véhicule chargé de passagers et de marchandises a pris feu ce jeudi 13 août 2026 à l’entrée de Bangassou, dans le Mbomou, au sud-est de la Centrafrique.

 

Une scène de panique à l’arrivée de Bangassou

 

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Les faits se seraient produits vers la mi-journée. Aucune heure précise n’a pu être établie pour l’instant. Le véhicule venait tout juste d’arriver à l’entrée de la ville lorsque le feu s’est déclaré.

 

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Les passagers ont quitté précipitamment leurs places pour échapper aux flammes. Par ailleurs, la scène a été filmée par des témoins présents sur place, ce qui a permis sa diffusion rapide sur les réseaux sociaux.

 

Bangassou est le chef-lieu de la préfecture du Mbomou. La ville se situe à environ 750 kilomètres de Bangui, non loin de la frontière avec la République démocratique du Congo. Cette position en fait un point de passage régulier pour les véhicules assurant le transport de personnes et de marchandises vers le sud-est du pays.

 

Le conducteur raconte l’incident

 

Dans une vidéo consultée par CNC, le conducteur décrit une scène survenue de façon soudaine. Il explique que le feu s’est déclaré dans le véhicule alors que les passagers et lui s’y trouvaient encore.

 

« Le feu est tombé dans le véhicule sur nous », affirme-t-il dans son témoignage, alors que les flammes ravagent l’habitacle. Sa voix trahit la confusion du moment. Les images le montrent tentant, en vain, de sauver une partie du chargement pendant que le feu progresse.

 

Des marchandises perdues, valeur estimée à plusieurs millions

 

L’incendie a également détruit l’ensemble des marchandises transportées à bord. Le conducteur affirme avoir perdu une importante quantité de biens dans le sinistre. Il évoque, dans son témoignage, une valeur de plusieurs millions de francs CFA. Le montant exact des pertes n’a toutefois pas encore été établi.

 

Les images montrent le véhicule entièrement pris par les flammes, tandis qu’une épaisse fumée se dégage du lieu de l’incendie. Pour les commerçants qui dépendent de cet axe pour approvisionner Bangassou, ce type de perte représente un coup dur, en pleine période où le transport de marchandises vers le sud-est reste déjà difficile.

 

Origine du feu encore inconnue

 

Les circonstances exactes du départ du feu restent, pour l’heure, inconnues. Aucune information officielle ne permet à ce stade de déterminer s’il s’agit d’une défaillance mécanique, d’un problème électrique ou d’une autre cause.

 

Les véhicules assurant ce type de trajet parcourent souvent de longues distances sur des routes en mauvais état. Ces conditions peuvent, selon nos informations, accentuer les risques d’incidents mécaniques. Cependant, rien ne permet à ce jour de confirmer cette hypothèse dans le cas présent.

 

Aucune victime signalée pour l’instant

 

L’incendie du véhicule à Bangassou a entraîné la destruction totale des marchandises, représentant une perte significative pour les commerçants locaux.

Aucun bilan faisant état de victimes parmi les passagers n’a été communiqué au moment de la publication de cet article. Les premières informations disponibles indiquent que toutes les personnes présentes à bord ont pu sortir du véhicule lorsque l’incendie s’est déclaré.

 

En résumé, les éléments recueillis jusqu’ici font état :

 

d’un départ de feu survenu à l’entrée de Bangassou, vers la mi-journéed’une évacuation réussie de l’ensemble des passagersd’une destruction totale des marchandises transportéesd’une cause du sinistre toujours indéterminéeCNC poursuit la vérification des informations afin de préciser les circonstances de cet incendie, le bilan éventuel et l’ampleur exacte des pertes matérielles.

 

Par Simon Goussoumalé 

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Centrafrique : Touadéra, le président incompétent qui mène le pays vers la faillite, selon madame Luka-Luka

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Centrafrique : Touadéra, le président incompétent qui mène le pays vers la faillite, selon madame Luka-Luka

 

Centrafrique : Touadéra, le président incompétent qui mène le pays vers la faillite, selon madame Luka-Luka
L’activiste Luka-Luka

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Dans une déclaration diffusée en direct sur Facebook, Madame Luka-Luka accuse le président Touadéra d’un manque total de compétence, de vision et de conduire la Centrafrique vers l’effondrement économique et social.

 

Un régime sans vision depuis 2016

Depuis son arrivée au pouvoir en 2016, Faustin-Archange Touadéra n’a jamais présenté de stratégie claire pour diriger le pays, selon Madame Luka-Luka. « Il ne sait pas quel chemin emprunter, il ne sait pas quelle stratégie adopter », affirme la militante dans sa vidéo en direct. Le régime fonctionnerait selon elle sur le mensonge et la manipulation permanente. Cette absence de cap pousse la République centrafricaine vers un effondrement économique inédit, prévient-elle.

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Une économie pillée par l’opacité

Le pouvoir centrafricain est accusé de détourner les fonds publics et les aides internationales au profit de ses alliés. « Il prend l’argent du pays, il le donne aux mercenaires, aux Wagner, et il n’y a aucune traçabilité », dénonce Luka-Luka. Ces mercenaires seraient payés grâce aux recettes douanières et fiscales nationales, sans aucun contrôle. Les caisses de l’État se retrouvent vides et les partenaires internationaux ont cessé leurs financements face à cette opacité.

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Le mensonge comme mode de gouvernance

Pour Luka-Luka, le mensonge est devenu la méthode habituelle du régime Touadéra. « C’est comme si c’était un fonctionnement inné : mentir, manipuler, et faire le contraire de ce qu’on promet », explique-t-elle. Le président prêterait serment sur la constitution avant de la violer systématiquement, selon la militante. « La fin de ces régimes est toujours étrange et toujours violente », avertit-elle.

 

Vers une faillite annoncée

Plusieurs facteurs alimentent, selon Luka-Luka, un risque réel de faillite pour la Centrafrique :

 

le détournement des aides au développement ;le paiement opaque des mercenaires Wagner ;l’arrêt des financements internationaux ;l’absence totale de transparence budgétaire.« Il n’y a plus d’argent. Et quand il n’y a plus d’argent, comment un pays peut-il survivre ? », interroge-t-elle. Elle estime que Touadéra ne changera ni son gouvernement ni sa méthode de gestion.

 

Un pays sous tutelle étrangère

Selon Luka-Luka, Touadéra ne dirigerait plus réellement le pays. « Il a le titre de président, mais la gestion du pays est ailleurs. Ce sont les Rwandais, les Russes, les Wagner qui gèrent », affirme-t-elle. Ces mercenaires disposeraient d’un accès total aux institutions ainsi qu’aux ressources minières et forestières. « Ils se sentent chez eux, ils ont accès à tout », s’indigne la militante face à cette perte de souveraineté.

 

L’appel de la diaspora

Face à cette situation, Luka-Luka appelle la diaspora et la population à se mobiliser. « Ne prenez pas nos déclarations à la légère. Si on ne fait rien, la RCA va s’effondrer », prévient-elle. Elle résume sa position en quatre points : incompétence du président, corruption institutionnalisée, risque de faillite économique et nécessité d’agir. « La fin des régimes comme celui de Touadéra est toujours étrange. Et ce sont toujours les populations qui en paient le prix », conclut-elle.

 

L’incompétence de Touadéra entraîne la Centrafrique vers une faillite préoccupante, exacerbée par la corruption gouvernementale et le détournement des ressources publiques.

Par Alain Nzilo

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Affaire du passeport d’Anicet-Georges Dologuélé, La COSCIPAC dénonce un blocage politique et alerte sur les dérives du pouvoir

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Affaire du passeport d’Anicet-Georges Dologuélé, La COSCIPAC dénonce un blocage politique et alerte sur les dérives du pouvoir

 

Affaire du passeport d’Anicet-Georges Dologuélé,  La COSCIPAC dénonce un blocage politique et alerte sur les dérives du pouvoir
Petit-Delphin Kotto de la COSCIPAC

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Dans une déclaration rendue publique ce 9 août 2026 à Bangui, la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC) est montée au créneau pour dénoncer le refus persistant de délivrance du passeport diplomatique du député et figure majeure de l’opposition, Anicet-Georges Dologuélé. Pour la COSCIPAC, ce blocage administratif ne reflète plus un problème institutionnel, mais traduit une volonté politique délibérée du pouvoir en place d’exercer une pression constante sur un opposant de premier plan.

 

La COSCIPAC s’indigne vivement face à une situation où les décisions des institutions et de la justice semblent s’effacer devant des considérations purement politiciennes. L’organisation de la société civile rappelle pourtant que les démarches réglementaires avaient été franchies avec succès :

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Le président de l’Assemblée nationale avait donné son accord formel pour que le député Anicet-Georges Dologuélé bénéficie de son passeport diplomatique suite à la confirmation de son mandat par le Conseil constitutionnel.

À lire aussi : Merci la MINUSCA : « Mission accomplie », peuple trahi, dictature sanglante instaurée 40 ans après Bokassa

 

Le ministère des Affaires étrangères avait également émis un avis favorable permettant l’impression du document par les services compétents.

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Devant ce constat, la COSCIPAC désigne directement le président Faustin-Archange Touadéra comme le seul et unique responsable politique de ce blocage. Pour la COSCIPAC, le passeport est un droit administratif garantissant la liberté de mouvement de tout citoyen. L’organisation juge inadmissible de conditionner la délivrance d’un titre de voyage à une quelconque forme d’allégeance politique ou de repentance envers le régime.

 

La COSCIPAC tire la sonnette d’alarme sur le risque d’aggravation des tensions politiques et communautaires que ces pratiques risquent d’engendrer dans un pays au passé douloureux. Elle interpelle également les responsables politiques et les binationaux dont le silence actuel face aux interprétations restrictives de la nationalité pourrait se retourner contre eux à l’avenir.

 

Face à ce qu’elle qualifie de dérive autoritaire, la COSCIPAC appelle l’ensemble des forces vives de la Nation, les partis politiques et les organisations citoyennes à une mobilisation paisible pour préserver l’État de droit. En conclusion, le coordonnateur national de la COSCIPAC, Petit Delphin Kotto, exhorte le chef de l’État à privilégier le dialogue et la cohésion nationale au lieu de la marginalisation de ses adversaires, rappelant avec fermeté que « le fort d’aujourd’hui peut être le faible de demain ».

 

Le blocage du passeport diplomatique d’Anicet-Georges Dologuélé soulève des questions sur les dérives du pouvoir et l’engagement de la COSCIPAC. Cette situation met en lumière les tensions politiques croissantes en Centrafrique.

Par Gisèle MOLOMA

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Haut-Mbomou : quand les mercenaires russes trouent le bac de Kadjima en tirant sur un caïman.  La population se débrouille depuis un an pour vider l’eau pendant la traversée

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Haut-Mbomou : quand les mercenaires russes trouent le bac de Kadjima en tirant sur un caïman.  La population se débrouille depuis un an pour vider l’eau pendant la traversée

Haut-Mbomou : quand les mercenaires russes trouent le bac de Kadjima en tirant sur un caïman.  La population se débrouille depuis un an pour vider l’eau pendant la traversée
Larrivee-des-mercenaires-russes-a-Alindao-le-18-mars-2021 – RCA : détonations d’armes à Alindao, les mercenaires russes affrontent les rebelles de la  CPC

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/riviere-obo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Haut-Mbomou : quand les mercenaires russes trouent le bac de Kadjima en tirant sur un caïman. La population se débrouille depuis un an pour vider l’eau pendant la traversée
Les villageois tentent de traverser la rivière du village Gougère, 5 kilomètres d’Obo. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Il y a des histoires qui résument parfaitement ce que les mercenaires russes font à ce pays. Des histoires qui montrent leur mépris total pour les populations centrafricaines. Des histoires qui prouvent qu’ils se fichent complètement des conséquences de leurs actes. Justement, dans le Haut-Mbomou, sur la rivière de Kadjima entre Zémio et Obo, il existe un bac. Un vieux bac datant de l’époque coloniale. Ce bac permet de traverser la rivière. C’est vital pour la région. Parce que sans ce bac, impossible de transporter des marchandises, de faire circuler les camions, de relier les deux rives. Le bac fonctionne de manière rudimentaire. Il n’y a pas de moteur. Pas de système moderne. Juste un câble qu’on tire à la main. Quand un camion arrive, on le charge sur le bac. Et puis les gens tirent. Avec leurs bras. Avec leurs forces. Pendant que d’autres pagayent avec des bâtons comme dans des pirogues pour faire avancer le bac. C’est pénible. C’est épuisant. Mais ça marche. Enfin, ça marchait. Parce qu’il y a un an, des mercenaires russes sont passés par là.

 

Pour comprendre le problème, il faut d’abord expliquer ce qu’est ce bac et pourquoi il est si important. Dans le Haut-Mbomou, quand on quitte Zémio pour aller vers Obo, on arrive à la rivière de Kadjima. Cette rivière coupe la route. Il n’y a pas de pont. Donc impossible de passer en voiture. À l’époque coloniale, les Français ont installé un bac pour permettre la traversée. Ce bac, c’est une grande plateforme flottante. On peut y charger des camions, des marchandises, des gens. C’est rudimentaire, mais efficace.

Haut-Mbomou : quand les mercenaires russes trouent le bac de Kadjima en tirant sur un caïman. La population se débrouille depuis un an pour vider l’eau pendant la traversée
Sur la Rivière du village Gougère, 5 kilomètres d’Obo. Photo CNC

 

Le bac est relié à un câble qui traverse la rivière d’une rive à l’autre. Pour le faire avancer, il faut tirer ce câble. À la main. Les gens se mettent en file, ils attrapent le câble, et ils tirent. Tous ensemble. Pendant que certains tirent, d’autres montent sur le bac et pagayent avec des bâtons, comme dans des pirogues, pour aider à faire avancer la plateforme.

 

Quand un gros camion de 15 tonnes ou 25 tonnes arrive, il faut d’abord le décharger un peu. Parce que le bac ne peut pas supporter tout le poids. Alors on enlève une partie de la marchandise. On charge le camion sur le bac. Les gens tirent. Ils pagayent. Et petit à petit, le bac traverse la rivière. Une fois arrivé de l’autre côté, on décharge le camion. Et on ramène le bac vide pour le prochain passage. Tout ça à la main. Sans moteur. Sans système moderne. Juste la force des bras.

 

C’est épuisant. Mais c’est le seul moyen de traverser. Et pendant des décennies, ça a fonctionné. Les villages autour de la rivière fournissaient la main-d’œuvre. Les gens s’organisaient. Quand un véhicule arrivait, les villageois venaient tirer le bac. C’était une habitude. Une routine.

 

Mais depuis les activités de la Séléka et de l’UPC dans la région, la population a fui. Les villages autour de la rivière sont vides. Il n’y a presque plus personne. Alors maintenant, quand tu arrives au bac, il faut attendre. Parfois des heures. Jusqu’à ce que des gens arrivent de l’autre côté et ramènent le bac. Et ensuite, il faut se débrouiller pour tirer toi-même. Avec les quelques personnes présentes. C’est devenu encore plus compliqué.

 

Et puis il y a un an, les mercenaires russes sont arrivés. Ils passaient par là. Ils ont vu la rivière. L’eau était belle. Fraîche. Un des mercenaires a décidé de se baigner. Il faisait chaud. Alors il a plongé. Pour nager. Pour se rafraîchir. Comme si c’était une piscine. Comme s’il était en vacances.

 

Mais dans la rivière de Kadjima, il y a des caïmans. Beaucoup de caïmans. Les habitants le savent. Ils ne nagent pas dans cette rivière. Ils font très attention. Mais les mercenaires russes, eux, s’en fichent. Ils font ce qu’ils veulent. Sans réfléchir aux conséquences.

 

Alors le mercenaire nageait tranquillement. Et ses collègues sur la rive ont vu un caïman s’approcher. Un gros caïman. Qui nageait vers leur collègue. Panique. Les mercenaires ont sorti leurs armes. Et ils ont tiré. Des rafales. Des dizaines de coups de feu. Pour faire fuir le caïman. Ou pour le tuer. Ou peut-être juste pour s’amuser. Parce qu’on ne sait jamais avec eux.

 

Le problème, c’est que leurs balles n’ont pas juste touché le caïman. Elles ont aussi touché le bac. Qui était là, amarré près de la rive. Les balles ont percé la plateforme. Elles ont fait des trous. Plusieurs trous.

 

Et depuis ce jour-là, le bac prend l’eau. Quand on le charge et qu’on commence à traverser, l’eau rentre par les trous. Elle s’accumule dans le bac. Si on ne fait rien, le bac va couler. Alors il faut écoper. En permanence. Pendant toute la traversée.

 

Imaginez la scène. Tu charges ton camion sur le bac. Tu commences à traverser. Certaines personnes tirent le câble. D’autres pagayent avec des bâtons. Et maintenant, il faut aussi des gens pour écoper l’eau. Pour vider cette eau qui rentre par les trous. Avec des seaux. Des bidons. N’importe quoi. Tu puises l’eau qui s’accumule dans le bac. Et tu la rejettes dans la rivière. Sans arrêt. Pendant toute la traversée.

 

C’est devenu un travail supplémentaire. Un travail épuisant. Un travail qui n’existait pas avant. Un travail créé par la bêtise et l’irresponsabilité des mercenaires russes.

 

Les mercenaires sont repartis. Après avoir troué le bac, ils ont continué leur route. Ils ne sont jamais revenus. Ils n’ont pas réparé. Ils n’ont pas colmater les trous. Ils s’en fichent. Complètement. Totalement.

 

Et depuis un an, la population locale se débrouille. Elle traverse avec un bac percé. Elle écope l’eau pendant toute la traversée. Elle paye les conséquences d’un acte stupide commis par des mercenaires qui se foutent de tout.

 

Il aurait suffi de quelques heures de travail pour réparer le bac. Quelques plaques de métal. Un peu de soudure. Ou même juste du calfatage. C’est faisable. C’est simple. Mais personne ne le fait. Les mercenaires russes ne reviendront pas. Le gouvernement central s’en fiche. Les autorités locales n’ont pas de moyens. Et la population locale n’a pas les compétences ni les matériaux pour faire cette réparation.

 

Alors ils continuent. Jour après jour. Mois après mois. Depuis un an maintenant. Ils traversent avec un bac troué. Ils écopent l’eau. Ils se fatiguent encore plus qu’avant. Ils prennent des risques. Parce qu’un bac qui prend l’eau, c’est dangereux. Si l’eau rentre trop vite, si on n’arrive pas à écoper assez rapidement, le bac peut couler. Avec le camion dessus. Avec les gens dessus. Avec tout.

 

C’est ça, la réalité de la présence Des mercenaires russes en Centrafrique. Ils passent. Ils détruisent. Ils créent des problèmes. Et ils repartent. Sans jamais assumer les conséquences de leurs actes. Sans jamais réparer ce qu’ils ont cassé. Sans jamais s’excuser. Sans jamais se soucier des populations locales qui vont devoir vivre avec les dégâts qu’ils ont causés.

 

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Le Diplôme “Exceptionnel”, le Passeport “Optionnel” : Bienvenue dans la septième République des faussaires et des criminels

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Le Diplôme “Exceptionnel”, le Passeport “Optionnel” : Bienvenue dans la septième République des faussaires et criminels  

Le Diplôme "Exceptionnel", le Passeport "Optionnel" : Bienvenue dans la septième République des faussaires et criminels  

Touadera en train de faire son discours à Moscou en Russie

Rédigé le 13 août 2026.

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’effondrement des normes républicaines en Centrafrique atteint un seuil de non-retour sous le régime de Faustin-Archange Touadéra. En instaurant une gestion à la carte des droits civiques et des titres académiques, le palais de la Renaissance substitue la faveur du prince de Damara à la rigueur de la loi.

Eh oui! C’est incroyable! La République centrafricaine s’enfonce dans une ère où le mérite et le droit s’effacent devant l’allégeance clanique des Ngbakamandja. Le contraste est saisissant entre la générosité du pouvoir envers ses fidèles et la brutalité exercée contre ses opposants.

D’un côté, on assiste à une distribution de diplômes et de titres d’agrégés à titre “exceptionnel”, où des décrets ministériels remplacent les années de labeur et les examens du CAMES. De l’autre, le droit fondamental de disposer d’un passeport devient une option soumise au bon vouloir présidentiel. Cette politique de deux poids, deux mesures transforme l’administration en une machine à récompenser les courtisans et à punir ceux qui, comme Anicet Georges Dologuélé, refusent de courber l’échine devant l’arbitraire de l’empereur de Damara.

Le blocage des documents d’identité de l’opposant Anicet-Georges Dologuelé à l’aéroport de Bangui est le prolongement logique de cette dérive. On refuse à un ancien Premier ministre le droit de circuler pour des missions internationales, tout en exigeant de lui une demande de réintégration humiliante. Le message envoyé est clair: en Centrafrique, être citoyen ne suffit plus, il faut être “homologué” par le clan au pouvoir.

Les institutions judiciaires et migratoires ne sont plus que des instruments de coercition servant à valider des décisions prises dans l’entre-soi familial du régime. On méprise les arrêts du Conseil Constitutionnel avec la même désinvolture que l’on octroie des bourses ou des grades universitaires à des proches dépourvus de compétences réelles.

Cette gestion patrimoniale de l’État vide la nation de sa substance et détruit la confiance des citoyens envers leurs institutions. On préfère l’obéissance aveugle à la compétence, la soumission au respect des textes. La traque administrative menée contre les voix dissidentes se double d’une impunité totale pour ceux qui profitent des largesses du palais.

En érigeant le passe-droit en mode de gouvernement, Faustin-Archange Touadéra brise le contrat social et installe une insécurité juridique permanente. La loi est devenue un élastique que l’exécutif tire selon ses besoins politiques du moment, ignorant les recours et les procédures légales.

Le pays devient un espace où la naissance, le titre et même la nationalité sont des variables ajustables par décret présidentiel. Cette dégradation de la sphère publique montre un régime qui ne s’embarrasse plus des apparences démocratiques pour imposer sa volonté. L’appareil d’État est totalement mobilisé pour verrouiller les accès au voyage, au travail et à la reconnaissance académique, créant une caste de privilégiés au-dessus des lois.

Les magistrats et les fonctionnaires, réduits au silence par la crainte de représailles, assistent impuissants à cette liquidation des valeurs républicaines. On ne parle plus de justice, mais d’audiences de félicitations nécessaires pour obtenir un simple document de voyage.

Le mépris des règles établies par le Conseil Constitutionnel crée un précédent dangereux où plus aucun citoyen n’est à l’abri d’une déchéance de fait. L’identité nationale est désormais traitée comme une marchandise politique dont le palais détient le monopole exclusif, privant les opposants de leur dignité pour le seul crime d’avoir voulu servir leur pays.

Par Alain Nzilo

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À Ndélé, quand le sous-préfet se transforme en chef de gang : le racket de trop qui risque de tout paralyser

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À Ndélé, quand le sous-préfet se transforme en chef de gang : le racket de trop qui risque de tout paralyser

 

À Ndélé, quand le sous-préfet se transforme en chef de gang : le racket de trop qui risque de tout paralyser
Les motos récupérées par les agent des impôts à Ndélé ce mercredi 17 juin 2026

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 À Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, l’autorité de l’État a désormais les traits et les méthodes d’un banditisme de grand chemin. Le sous-préfet de la ville semble avoir remisé ses habits d’administrateur pour enfiler ceux d’un chef de gang de rue, fourrant son nez partout avec un seul et unique objectif : trouver de quoi remplir son assiette sur le dos des travailleurs.

 

 

Dernier exploit en date de ce gangstérisme administratif : ce mardi 11 août 2026. Sur ordre direct du sous-préfet, les forces de police se sont lancées dans une véritable traque aux taxis-motos, saisissant les engins pour exiger le paiement d’une taxe complètement arbitraire, dont le montant a été fixé selon le bon vouloir du prince. Une décision qui laisse les propriétaires et conducteurs pantois. Et pour cause : une opération de contrôle venait déjà d’avoir lieu deux jours plus tôt ! Mais visiblement, cela ne suffisait pas. Le sous-préfet voulait sa part du gâteau, son racket personnel, sur ce qui constitue le pain quotidien de ces travailleurs.

À lire aussi : Bangui : les eaux et déchets de l’hôpital communautaire inquiètent les riverains autour de la morgue

 

Pour les conducteurs de taxis-motos à Ndélé, la coupe est pleine. Ces jeunes, qui sont pourtant le véritable poumon économique de la ville et de toute la région, sont traités comme des vaches à lait sans le moindre répit. Jugez plutôt : la division des impôts de Ndélé exige déjà la somme exorbitante de 600 000 francs CFA par an et par taxi-moto. À ce racket fiscal officiel viennent s’ajouter, au quotidien, les tracasseries, contrôles intempestifs et extorsions des policiers, des gendarmes et des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA). Et maintenant, le sous-préfet s’y met aussi ? Ce n’est plus de la gestion administrative, c’est du banditisme pur et simple. C’est un bordel total.

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Face à ce harcèlement permanent, les conducteurs de taxis-motos planifient une grève générale de deux semaines. Un débrayage massif qui s’annonce comme une leçon d’humilité salutaire pour ces autorités prédatrices.

 

Il faut rappeler à ce sous-préfet et à ses complices en uniforme une réalité très simple : aujourd’hui, les véhicules de transport public et les grands camions ont quasi disparu des routes. Ce sont les taxis-motos qui traversent les zones à risques, qui vont jusqu’à la frontière pour ramener le carburant, la nourriture et les produits de première nécessité. Dans une ville comme Ndélé où la vie est déjà extrêmement chère et où la viande bat des records de prix, ce sont ces conducteurs qui maintiennent la population en vie et permettent au pays de respirer.

 

Si les taxis-motos décident de croiser les bras pendant deux semaines, la ville sera totalement coupée du monde et asphyxiée. Plus de ravitaillement, plus de carburant, plus de commerce. La situation de la population, déjà fragile, deviendra dramatique.

 

Il est temps que ce sous-préfet et ses forces de l’ordre comprennent que ces travailleurs ne sont pas leur réserve personnelle d’argent frais. Quand les étals seront vides et que la ville sera paralysée, peut-être réaliseront-ils enfin que les taxis-motos sont essentiels à leur propre survie, et que jouer aux chefs de gang n’a qu’un temps.

 

Par Barthelemy Kossi

Le racket à Ndélé des conducteurs de taxis-motos met en lumière une crise économique provoquée par des autorités qui exploitent des travailleurs essentiels.

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Rétrogradation au ministère des Sports : Quand le ministre Héritier Doneng transforme incroyablement les inspecteurs en chefs de service

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Rétrogradation au ministère des Sports : Quand le ministre Héritier Doneng transforme incroyablement les inspecteurs en chefs de service

Rétrogradation au ministère des Sports : Quand le ministre Héritier Doneng transforme incroyablement les inspecteurs en chefs de service
Héritier Doneng, le chef de la milice de Touadera devenu ministre de sports, devant les députés à l’assemblée nationale le 13 novembre 2024.

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 C’est le sujet qui alimente toutes les conversations depuis le début de la semaine. La lecture à la radio nationale du tout nouvel arrêté portant nomination et organisation des services au ministère de la Jeunesse et des Sports sous la gouverne du ministre chef des requins Héritier Doneng a fait l’effet d’une douche froide. Et pour cause : dans ce document officiel, les inspecteurs, historiquement positionnés au niveau de Directeurs de service, ont été brusquement réorientés et assimilés à de simples chefs de service.

Une rétrogradation fonctionnelle inédite qui provoque la stupeur et la colère au sein des cadres de l’administration.

À lire aussi : La Décadence de l’Etat centrafricain  depuis 10 ans : le pouvoir en main des mafieux et des criminels

Erreur de plume ou manœuvre calculée ?

Face au tollé général et aux protestations immédiates des inspecteurs concernés, la justification murmurée dans les couloirs du ministère tente d’éteindre l’incendie : « Ce n’est qu’une erreur administrative, un simple lapsus de coquille lors de la rédaction. »

À lire aussi : L’affaire des Faux diplômes : Le gouvernement centrafricain combat les symptômes d’un virus qu’il a lui-même créé

Une explication qui peine à convaincre. Comment un texte officiel, censé suivre un circuit de validation strict du secrétariat général aux conseillers juridiques jusqu’à la signature du ministre —, peut-il comporter une telle bévue structurante ?

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Cette situation pose une série de questions:

S’il s’agit d’une erreur : Quelle est la crédibilité d’une administration capable de promulguer et de faire lire sur les ondes nationales un décret altérant le rang d’exécutifs sans que personne ne s’en aperçoive ?

S’il ne s’agit pas d’une erreur : Que cherche-t-on à dissimuler ? S’agit-il d’une tentative d’affaiblir le pouvoir de contrôle des inspecteurs, traditionnellement chargés d’auditer et de surveiller la gestion des services, en les plaçant désormais au même niveau que les agents qu’ils sont censés inspecter ?

Un dysfonctionnement institutionnel qui dure

Le plus inquiétant dans cette affaire n’est pas seulement le couac en lui-même, mais la récurrence de ce mode de gestion. Comment l’administration publique peut-elle continuer à fonctionner sous le régime de l’amateurisme et du « rattrapage à posteriori » ?

Rabaisser des cadres supérieurs au rang de chefs de service par « inadvertance » détruit l’autorité de l’État, fragilise la hiérarchie et démotive les agents qui consacrent leur carrière au service public.

La rétrogradation fonctionnelle des inspecteurs au ministère de la Jeunesse et des Sports soulève des questions sur la gestion administrative et l’autorité au sein des institutions publiques.

Jusqu’à quand la gestion de nos ministères va-t-elle s’apparenter à du pilotage à vue ? Si un simple arrêté radio-diffusé peut semer une telle confusion hiérarchique, il est légitime de se demander jusqu’où iront ces « erreurs de coquille » et qui en paiera finalement le prix. Une rectification officielle et transparente est désormais attendue, non pas par de simples murmures, mais par un acte annulant et remplaçant clairement ce texte controversé.

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : Élysée Nguimalé qualifie les militants et partisans du MCU d’un groupe d’inciviques et moins civilisés

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Centrafrique : Élysée Nguimalé qualifie les militants et partisans du MCU d’un groupe d’inciviques et moins civilisés

Centrafrique : Élysée Nguimalé qualifie les militants et partisans du MCU d’un groupe d’inciviques et moins civilisés
Élysée Nguemalet en pleine conférence de presse de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Invité à s’exprimer sur les ondes de Radio Ndeke Luka dans l’émission politique Patara, Élysée Nguimalé, juriste et président de l’Observatoire pour la gouvernance démocratique en Centrafrique (OGDC), a troqué sa réserve de juriste pour une charge d’une rare violence politique. Il a ouvertement ciblé la base militante du parti présidentiel, le Mouvement Cœurs Unis (MCU), en utilisant des termes particulièrement durs.

 

Une attaque contre la base du MCU

Alors que le débat s’orientait vers les coulisses de l’élection ultra-serrée de la nouvelle maire de Bangui, Prisca Roseline Mano, les discussions ont rapidement dérapé sur les méthodes d’influence, la discipline interne et le comportement des partisans du pouvoir. C’est à ce moment précis qu’Élysée Nguimalé a lancé une véritable bombe verbale sur le plateau, qualifiant les militants du parti au pouvoir de déconnectés des règles civiques élémentaires.

 

« Le parti MCU, c’est un groupe des incivés qui sont conçus par ce parti-là. C’est des gens qui sont moins civilisés », a-t-il lâché en direct, provoquant la stupeur.

 

Pour le président de l’OGDC, les structures du parti au pouvoir ne forment plus des citoyens conscients des enjeux républicains, mais entretiennent plutôt un climat d’indiscipline et d’incivisme au sein de l’espace public et politique.

 

Le reflet d’un malaise profond au sein du système

Ce tacle dévastateur intervient dans un contexte de fortes tensions politiques à Bangui. L’élection de la municipalité s’est jouée à une seule voix près (30 voix contre 29), révélant des fractures béantes et une indiscipline flagrante au sein même de la machine électorale du pouvoir.

 

Selon le juriste, le comportement de cette base militante fait écho à un sentiment de supériorité et d’impunité que le régime laisse prospérer. En qualifiant ces militants de personnes « moins civilisées », Élysée Nguimalé met le doigt sur le fossé grandissant qui sépare les exigences de la démocratie participative et les pratiques de démonstration de force souvent attribuées aux partisans du régime dans la capitale.

 

Un pavé dans la mare

Cette déclaration, d’une tonalité particulièrement agressive pour un cadre d’observation démocratique, a immédiatement embrasé les discussions. En s’attaquant ainsi à l’attitude même des partisans du pouvoir, le président de l’OGDC s’expose à des retours de bâton politiques évidents, mais il pose un diagnostic sans concession : la crise centrafricaine n’est pas seulement institutionnelle ou financière, elle est aussi profondément civique et morale. reste à savoir comment le secrétariat national du MCU réagira à ce qui s’apparente à une humiliation publique de sa base.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : Faustin Zaméto dénonce les « failles » de l’affaire Foucher et interpelle Paris et Bangui

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Centrafrique : Faustin Zaméto dénonce les « failles » de l’affaire Foucher et interpelle Paris et Bangui

 

Centrafrique : Faustin Zaméto dénonce les « failles » de l’affaire Foucher et interpelle Paris et Bangui
Faustin ZAMÉTO, Sociologue et Écrivain

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Faustin Zaméto estime que l’affaire Bruno Foucher dépasse le cadre privé et constitue un problème d’État pour Paris et Bangui, notamment sur les questions de sécurité et d’éthique diplomatique.

 

Dans une tribune datée du 12 août 2026, le sociologue et analyste politique Faustin Zaméto revient sur les accusations visant Bruno Foucher, ambassadeur de France en République centrafricaine. Il s’appuie notamment sur une enquête du Canard Enchaîné et sur une inspection du Quai d’Orsay menée du 7 au 10 avril 2025.

À lire aussi : Opération commando de Wagner dans le Haut-Mbomou : la recherche de la sous-préfète de Bambouti tourne à la démonstration de force au village Ngouyo

 

Selon les éléments rapportés dans sa tribune, une trentaine de jeunes femmes âgées de 20 à 30 ans auraient été reçues à la résidence privée de l’ambassadeur entre janvier 2024 et mars 2025. Certaines auraient passé la nuit sur place. Le registre de la chancellerie ferait état de plusieurs visiteuses chaque mois.

À lire aussi : L’affaire de passeport confisqué : Anicet Georges Dologuélé dénonce une gestion familiale de l’État par le clan Touadéra

 

Faustin Zaméto relève également qu’une jeune femme aurait été autorisée à séjourner dans la partie privée de la résidence en l’absence de l’ambassadeur. Bruno Foucher aurait expliqué ces visites par des actions à caractère humanitaire, notamment une aide à la scolarité, l’accès à sa bibliothèque et le financement des études d’une étudiante. Il aurait aussi reconnu avoir eu des relations avec deux des femmes concernées.

 

Pour l’auteur, la question centrale se situe moins dans la vie privée du diplomate que dans les conséquences possibles de ces pratiques sur la sécurité de la représentation française en Centrafrique. Il rappelle que Bangui évolue dans un environnement marqué par la présence de combattants étrangers, les opérations de désinformation et les tensions diplomatiques.

 

« Cette affaire n’est pas une affaire privée. C’est une affaire d’État », écrit Faustin Zaméto, qui identifie trois failles principales : la sécurité diplomatique, la crédibilité internationale de la France et la relation entre un représentant d’un État et des jeunes femmes présentées comme précaires.

 

Sur la sécurité, le sociologue estime que l’introduction répétée de personnes non accréditées dans une résidence diplomatique peut créer des risques d’infiltration, de chantage ou de compromission. Il considère qu’un diplomate doit appliquer des règles de sécurité particulièrement strictes dans une capitale exposée aux risques.

 

Faustin Zaméto s’intéresse aussi à la portée de l’affaire pour l’image de la France. Selon lui, Paris défend en Centrafrique des principes liés à l’État de droit, à la bonne gouvernance et à la transparence. Il estime que des accusations visant son principal représentant diplomatique peuvent affaiblir la portée de ce discours.

 

La troisième dimension évoquée dans la tribune concerne le rapport entre l’ambassadeur et les jeunes femmes reçues à sa résidence. Faustin Zaméto estime que l’écart de pouvoir, de ressources et de réseaux entre un diplomate disposant notamment d’un accès aux réseaux diplomatiques et des étudiantes en situation économique difficile crée une relation déséquilibrée.

 

L’auteur considère que la question ne doit donc pas être limitée à celle du consentement ou de la légalité. Il défend une exigence d’exemplarité pour les représentants diplomatiques, en particulier lorsqu’ils exercent leurs fonctions dans un pays confronté à d’importantes difficultés économiques et sociales.

 

Dans sa tribune, Faustin Zaméto formule aussi plusieurs propositions à l’attention de Paris. Il demande notamment une décision rapide concernant le diplomate mis en cause, allant jusqu’à évoquer une sanction ou un rappel, ainsi que la nomination d’un nouvel ambassadeur avec des exigences précises en matière de sécurité, de discrétion et de respect du pays hôte.

 

À Bangui, il invite les autorités centrafricaines à rappeler le cadre applicable aux diplomates accrédités en République centrafricaine. Pour lui, la souveraineté du pays ne se limite pas aux grandes déclarations politiques, mais passe également par le respect des lois et des usages diplomatiques.

 

L’affaire Bruno Foucher soulève des questions cruciales sur la sécurité diplomatique et les implications pour la crédibilité de la France en Centrafrique.

La tribune aborde enfin la situation des étudiants centrafricains. Faustin Zaméto estime que le recours à des relations individuelles pour obtenir un soutien financier ou académique révèle l’insuffisance des mécanismes publics de bourses. Il propose la création d’un fonds national de bourses associant les universités et la société civile afin de favoriser un accès plus transparent aux études.

 

Pour l’analyste politique, l’affaire Foucher doit donc dépasser la seule question du comportement individuel d’un diplomate. Elle doit également conduire Paris et Bangui à examiner les règles de sécurité, les exigences d’exemplarité et les mécanismes de soutien aux jeunes Centrafricains.

 

Dans son texte, Faustin Zaméto résume sa position en estimant que la République centrafricaine n’a pas besoin de « faveurs », mais de partenaires respectueux et prévisibles. Il rappelle qu’un ambassadeur représente un État et que le respect des règles constitue, selon lui, une condition essentielle de la dignité et de la souveraineté d’un pays.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance, le KNK préconise une véritable souveraineté nationale

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Centrafrique : à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance, le KNK préconise une véritable souveraineté nationale

 

Centrafrique : à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance, le KNK préconise une véritable souveraineté nationale
L’ancien ministre Élie Ouéfio, Président intérimaire du parti KNK

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 À l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance de la République centrafricaine, Elie Oueifio, président intérimaire du KNK, appelle à repenser la souveraineté du pays face aux dépendances sécuritaires, économiques et alimentaires. DISCOURS K INDEPENDANCE AOÛT_063806.pdf

 

Elie Oueifio interroge le bilan de 66 ans d’indépendance

 

Dans son propos liminaire présenté à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance de la République centrafricaine, Elie Oueifio, président intérimaire du KNK, revient sur le sens de la souveraineté acquise en août 1960.

À lire aussi : Centrafrique : le deuil national a-t-il encore un sens ?

 

Pour Elie Oueifio, l’indépendance politique n’a pas permis à la République centrafricaine d’atteindre une véritable autonomie. Le KNK estime que le pays reste soumis à différents mécanismes de dépendance qui ont évolué au fil des décennies.

À lire aussi : Après Carnot, la barbarie gagne Mboki : Un conducteur agressé et blessé par un gendarme de deuxième classe

 

Elie Oueifio rappelle que le KNK avait déjà consacré une réflexion à cette question dans une série de publications intitulée « De l’indépendance à la formation d’une conscience identitaire ». Cette réflexion met l’accent sur la formation du capital humain, présentée comme une base essentielle de l’émancipation du pays. DISCOURS K INDEPENDANCE AOÛT_063806.pdf

 

Le président intérimaire du KNK compare également l’évolution de la République centrafricaine à celle d’autres pays devenus indépendants au même moment. Selon lui, plusieurs de ces États ont poursuivi leur développement alors que la Centrafrique a connu un recul sur plusieurs plans. DISCOURS K INDEPENDANCE AOÛT_063806.pdf

 

Le KNK dénonce les nouvelles formes de dépendance

 

Dans son analyse, Elie Oueifio affirme que la dépendance ne se limite plus aux anciennes formes de domination. Le KNK évoque désormais des influences sécuritaires, économiques et informationnelles.

 

L’organisation estime que l’autonomie financière et économique de la Centrafrique reste limitée. Elle évoque aussi une dépendance qui s’exerce, selon son analyse, à travers la sécurisation des États et des régimes au pouvoir. DISCOURS K INDEPENDANCE AOÛT_063806.pdf

 

Elie Oueifio s’attarde particulièrement sur la question sécuritaire. Il critique le recours à des partenariats avec des acteurs privés étrangers dans le domaine de la sécurité, au détriment du renforcement des forces armées centrafricaines.

 

Pour le président intérimaire du KNK, une nation indépendante doit disposer de forces armées capables d’assurer elles-mêmes la sécurité du territoire. Il développe cette position dans son ouvrage intitulé « Une Armée otage politique, un pays en dérive et un peuple en péril ». DISCOURS K INDEPENDANCE AOÛT_063806.pdf

 

Le KNK veut placer le capital humain au centre des priorités

 

Face à cette situation, le KNK appelle à une remise en cause des mécanismes qu’il considère comme responsables de la dépendance du pays.

 

L’organisation propose de placer le capital humain au centre des priorités nationales. Elie Oueifio insiste également sur la nécessité de renforcer l’agriculture afin de garantir la sécurité alimentaire de la population centrafricaine. DISCOURS K INDEPENDANCE AOÛT_063806.pdf

 

Le KNK identifie plusieurs leviers qu’il considère indispensables à une véritable souveraineté nationale : l’équilibre des partenariats, la réforme de la gouvernance, la maîtrise des frontières et la souveraineté alimentaire.

 

Sur ce dernier point, Elie Oueifio estime que la dépendance alimentaire reste incompatible avec l’objectif d’une véritable autonomie nationale. Il rappelle que la Centrafrique dispose, selon son discours, de plus de 15 millions d’hectares de terres arables tout en restant dépendante de l’aide alimentaire étrangère et de produits surgelés. DISCOURS K INDEPENDANCE AOÛT_063806.pdf

 

Elie Oueifio revient aux questions de Barthélemy Boganda

 

Le président intérimaire du KNK rattache également la question de l’indépendance aux conditions de vie des populations.

 

Elie Oueifio reprend les préoccupations associées à Barthélemy Boganda, père fondateur de la République centrafricaine, autour du travail et du bien-être de la population.

 

Il pose plusieurs questions sur les résultats de 66 années d’indépendance : l’accès à l’alimentation, au logement, à l’habillement, à l’instruction, à l’hygiène et aux soins. Pour le KNK, ces indicateurs doivent permettre d’évaluer concrètement le niveau d’émancipation atteint par le pays. DISCOURS K INDEPENDANCE AOÛT_063806.pdf

 

Cette approche place les conditions de vie des Centrafricains au centre de la réflexion sur l’indépendance. Pour le KNK, la souveraineté ne peut pas être réduite à l’existence d’institutions politiques nationales.

 

Le KNK alerte sur la maîtrise des terres et des ressources

 

À l’occasion de cet anniversaire, le KNK appelle à une souveraineté nationale renforcée et à un développement économique autonome pour la Centrafrique.

Dans la suite de son intervention, Elie Oueifio affirme que des puissances étrangères utilisent des arguments sécuritaires, économiques et communicationnels pour exercer de nouvelles formes d’influence en République centrafricaine.

 

Le président intérimaire du KNK évoque notamment la question des terres et des ressources nationales. Il affirme que certaines puissances étrangères cherchent à exercer une emprise sur ces ressources et dénonce ce qu’il présente comme une nouvelle forme de colonisation. DISCOURS K INDEPENDANCE AOÛT_063806.pdf

 

Le KNK défend ainsi une lecture souverainiste de la politique centrafricaine. Elie Oueifio estime que cette approche doit aussi tenir compte des réalités présentes sur le terrain et des risques de transformation de l’indépendance politique en dépendance.

 

Le KNK demande une réflexion sur l’avenir de la souveraineté

 

Dans la dernière partie de son discours, Elie Oueifio appelle à une réflexion nationale sur l’héritage de l’indépendance et sur le rapport entre souveraineté et dépendance.

 

Le président intérimaire du KNK souhaite que cette réflexion porte sur les conditions permettant de garantir la paix, la stabilité et le développement du pays. Il renvoie également à plusieurs de ses ouvrages consacrés à la gouvernance, à la politique de « main tendue » du président Faustin-Archange Touadéra et aux difficultés politiques de la République centrafricaine. DISCOURS K INDEPENDANCE AOÛT_063806.pdf

 

Elie Oueifio termine son propos en appelant les Centrafricains, les gouvernants et les citoyens à participer à la reconstruction et au développement du pays dans l’unité, la paix et la dignité.

 

Pour le KNK, l’enjeu de l’indépendance reste lié à la capacité de la République centrafricaine à maîtriser ses choix politiques, économiques, sécuritaires et alimentaires, tout en préparant les générations futures à préserver les fondements de la nation. DISCOURS K INDEPENDANCE AOÛT_063806.pdf

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : les « Wagner noirs » de la Vakaga se disputent désormais… le leadership de leur bureau

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Centrafrique : les « Wagner noirs » de la Vakaga se disputent désormais… le leadership de leur bureau

 

Centrafrique : les « Wagner noirs » de la Vakaga se disputent désormais… le leadership de leur bureau
Les soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour d’une intervention sur le chantier minier de Keye vers Ouanda-Djallé le 30 avril 2025

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 À Birao, les « Wagner noirs » viennent de franchir un nouveau cap dans leur bêtise. Après les armes, les opérations et les communiqués de terrain, voici venu le temps des querelles inutile de bureau.

 

Dans une lettre datée du 10 août 2026 et adressée aux autorités compétentes, des responsables des groupes de « Wagner noirs » de Birao et des sous-préfectures de la Vakaga contestent la création d’un « Bureau de Coordination des Wagner Noirs de la Vakaga » à Sikikédé.

À lire aussi : Revendication salariale des enseignants : un rituel de pré-rentrée sur fond de peur syndicale en Centrafrique

 

Le document porte un objet très sérieux : « Contestation de la constitution du Bureau de Coordination des Wagner (Noirs) de Sikikédé ». La querelle oppose notamment les responsables de Birao à M. Zakaria, présenté comme le chef des « Wagner noirs » de Sikikédé.

À lire aussi : Centrafrique : la bataille entre deux milliardaires centrafricains tourne aux accusations de menaces d’assassinat

 

Le problème est simple : selon les signataires, Zakaria et d’autres membres auraient décidé de créer un bureau de coordination sans consulter les autres groupes.

 

Et là commence la grande bataille administrative des hommes en armes.

 

Même les « Wagner noirs » ont découvert la politique du bureau

 

Les signataires expliquent que Birao est le chef-lieu de la Vakaga et de ses sous-préfectures. À leurs yeux, il serait donc « de droit et de logique » que le bureau de coordination soit installé à Birao et rassemble les responsables des différents groupes.

 

Autrement dit, la question n’est plus seulement de savoir qui combat qui sur le terrain. Il faut maintenant savoir qui préside le bureau, où se trouve le bureau et qui a été invité à la réunion.

 

La lettre reproche précisément aux initiateurs du bureau de Sikikédé d’avoir travaillé seuls.

 

« Cette démarche unilatérale ne respecte ni nous, ni le principe d’inclusion », écrivent les responsables de Birao et des autres sous-préfectures.

 

Les tensions croissantes entre les Wagner noirs de Birao et Sikikédé révèlent un enjeu de leadership au sein de la Vakaga, affectant leur structure de commandement.

Le vocabulaire est presque celui d’une assemblée générale d’association. On attend presque la convocation, l’ordre du jour, la liste des membres et, pourquoi pas, le procès-verbal de l’élection du président.

 

Par Ibrahim Moussa

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Louis-Marie Kogregbo : « Après 66 ans d’indépendance, le nouveau combat est celui de l’indépendance sociale et économique »

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Louis-Marie Kogregbo : « Après 66 ans d’indépendance, le nouveau combat est celui de l’indépendance sociale et économique »

Louis-Marie Kogregbo : « Après 66 ans d’indépendance, le nouveau combat est celui de l’indépendance sociale et économique »
Le syndicaliste Louis-Marie KOGRENGBO

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

À l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance de la République centrafricaine, le syndicaliste Louis-Marie Kogregbo appelle à un bilan sur les acquis sociaux et économiques.

 

Le 13 août 1960 marque l’accession de la République centrafricaine à l’indépendance. Dans une tribune consacrée à cet anniversaire, Louis-Marie Kogregbo, acteur de la vie sociale et défenseur des droits humains, estime que cette date doit dépasser les cérémonies officielles pour permettre un examen de la situation économique et sociale du pays.

 

Pour Louis-Marie Kogregbo, l’indépendance politique constitue un acquis historique. Il rappelle que la République centrafricaine a accédé à l’indépendance sous la conduite du président David Dacko, après la proclamation de la République centrafricaine le 1er décembre 1958 par Barthélemy Boganda.

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Le syndicaliste distingue les deux dates. Le 1er décembre reste la fête nationale, tandis que le 13 août commémore l’indépendance du pays.

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Louis-Marie Kogregbo : l’indépendance doit aussi profiter aux travailleurs

 

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Dans sa tribune, Louis-Marie Kogregbo estime que l’indépendance politique doit être accompagnée d’une indépendance économique, sociale et productive.

 

Pour lui, un pays souverain doit pouvoir produire, créer des emplois décents et assurer une rémunération correcte à ses travailleurs. Il doit aussi garantir l’accès aux soins, à l’éducation, à l’eau et à l’électricité.

 

« Qu’avons-nous fait de cette indépendance ? », demande Louis-Marie Kogregbo, qui place la condition du travailleur au centre de sa réflexion.

 

Le syndicaliste considère que la souveraineté doit être perceptible dans la vie quotidienne. Elle doit notamment se traduire par des revenus permettant aux familles de se nourrir, de se soigner, de scolariser les enfants et de préparer la retraite.

 

Les arriérés de salaires restent une dette de l’État

 

Louis-Marie Kogregbo consacre une partie importante de sa tribune aux arriérés de salaires. Il rappelle que les travailleurs centrafricains ont connu, au fil des régimes, des périodes durant lesquelles des rémunérations sont restées impayées.

 

Pour le syndicaliste, le changement de gouvernement ne doit pas entraîner la disparition des droits acquis par les travailleurs.

 

Un régime politique peut disparaître et un gouvernement peut être remplacé, écrit Louis-Marie Kogregbo, mais les créances salariales restent dues aux travailleurs qui ont accompli leur travail.

 

Il défend ainsi le principe de continuité de l’État. Selon lui, les gouvernements passent, mais les obligations de l’État envers les travailleurs demeurent.

 

Louis-Marie Kogregbo estime également que le départ à la retraite d’un fonctionnaire avec des rappels de salaires ou des droits non liquidés constitue un problème social qui doit être traité.

 

Louis-Marie Kogregbo appelle à renforcer le dialogue social

 

Le syndicaliste reconnaît aussi les avancées enregistrées dans le dialogue entre l’État, les organisations syndicales et les employeurs.

 

Il cite notamment le renouvellement du Pacte national pour la stabilité sociale et la relance économique en septembre 2025, ainsi que la transformation annoncée du Conseil national permanent du travail en Conseil national du dialogue social.

 

Pour Louis-Marie Kogregbo, ces mécanismes doivent produire des résultats concrets. Le dialogue social ne doit pas se limiter aux réunions et aux engagements officiels.

 

Il doit permettre de traiter les questions liées aux salaires, au pouvoir d’achat, aux arriérés de rémunération, aux pensions, à la protection sociale et aux conditions de travail.

 

Le syndicaliste ajoute à cette liste la santé et la sécurité au travail, l’emploi des jeunes, la précarité, l’informalité, la réforme de l’administration publique, la fiscalité, le coût de la vie et la productivité.

 

Du « panier de la ménagère » au « sachet de la ménagère »

 

Louis-Marie Kogregbo s’intéresse également à la dégradation du pouvoir d’achat des ménages.

 

L’indépendance sociale est essentielle pour les travailleurs en Centrafrique, soulignant l’importance d’un dialogue social efficace et des droits des employés.

Il reprend l’expression traditionnelle du « panier de la ménagère » pour décrire la capacité d’un salaire à couvrir les besoins essentiels d’une famille. Selon lui, l’évolution du coût de la vie donne aujourd’hui le sentiment que ce panier est devenu un « sachet de la ménagère ».

 

Pour le syndicaliste, le paiement régulier d’un salaire ne suffit pas. Il faut également mesurer sa valeur réelle par rapport aux prix des produits et aux dépenses quotidiennes des familles.

 

Louis-Marie Kogregbo estime ainsi que la revendication syndicale doit porter à la fois sur la régularité des salaires et sur leur pouvoir d’achat.

 

Louis-Marie Kogregbo met la condition du travailleur au centre de l’indépendance

 

Après 66 années d’indépendance, Louis-Marie Kogregbo invite les Centrafricains à examiner les résultats obtenus sur le plan économique et social.

 

Il interroge la dépendance du pays vis-à-vis de l’extérieur, le chômage des jeunes diplômés, la précarité des travailleurs et les difficultés rencontrées par de nombreuses familles.

 

Le syndicaliste s’interroge également sur la capacité de la Centrafrique à transformer ses ressources naturelles en emplois et en richesses profitant davantage à la population.

 

Pour Louis-Marie Kogregbo, l’indépendance ne doit pas seulement être visible à travers les drapeaux, les cérémonies et les discours officiels.

 

Elle doit aussi se retrouver dans l’assiette du travailleur, son bulletin de salaire, son logement

 

Par Éric Azoumi

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Centrafrique : le divorce est consommé entre les soldats FACA et les mercenaires russes du groupe Wagner

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Centrafrique : le divorce est consommé entre les soldats FACA et les mercenaires russes du groupe Wagner

Centrafrique : le divorce est consommé entre les soldats FACA et les mercenaires russes du groupe Wagner

Les miliciens du groupe Wagner patrouillant avec des soldats FACA à Bambouti

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

De Zémio à Amdafock, la rupture est totale sur le terrain : humiliations, affrontements violents et refus de cohabiter brisent le mythe de la “coopération fraternelle” prônée par Bangui.

La propagande officielle du régime des bras cassés de la septième république vient définitivement de craquer. Alors que le Palais de la Renaissance continue de vanter l’harmonie parfaite entre les forces nationales et les “instructeurs russes”, la réalité offre le spectacle d’une armée nationale au bord de l’implosion, excédée par les abus de ses alliés. Entre les soldats FACA (Forces Armées Centrafricaines) et les mercenaires russes du groupe Wagner, la haine est désormais ouverte, et le point de non-retour a été franchi.

Le point de rupture à Zémio : De l’affrontement violent à l’inimitié totale

C’est dans la préfecture du Haut-Mbomou, et plus particulièrement dans la ville stratégique de Zémio, que la tension a officiellement basculé dans le chaos. Il y a quelques jours, un affrontement d’une rare violence a opposé directement les mercenaires russes de Wagner aux soldats FAKA déployés dans la zone. Cet événement, soigneusement étouffé par les autorités de Bangui, a brisé les derniers restes de discipline militaire.

Aujourd’hui à Zémio, la cohabitation n’existe plus. Les deux camps s’évitent, refusent de se croiser et ne s’adressent plus la parole. Les anciens alliés se regardent désormais en chiens de faïence, se considérant mutuellement comme des ennemis déclarés. Les mercenaires russes refusent catégoriquement de collaborer avec les forces de défense et de sécurité intérieure, tandis que les soldats FACA, blessés dans leur dignité, rejettent toute interaction avec les hommes de Wagner.

Ce divorce à Zémio confirme un ras-le-bol généralisé au sein des troupes centrafricaines. Sur le terrain, les soldats FACA sont à bout de nerfs. Ils dénoncent le comportement raciste, hautain et violent des mercenaires russes, qui les traitent moins comme des partenaires d’armes que comme des domestiques. Les cas de maltraitance, d’agressions physiques et même d’exécutions sommaires de soldats FACA par les éléments de Wagner se multiplient dans l’impunité la plus totale, créant un climat de révolte sourde au sein des casernes.

Le mensonge d’Amdafock : Les FACA laissés à l’abandon pendant que Wagner recrute des ex-rebelles

Cette rupture radicale explique l’envers du décor de la récente reconquête de la ville frontalière d’Amdafock. Alors que les communiqués du gouvernement et les médias à la solde du régime clamaient haut et fort que “les vaillants soldats des forces armées centrafricaines et leurs alliés” avaient repris la ville de haute lutte, l’investigation journalistique montre une réalité bien différente et humiliante pour l’armée nationale.

En vérité, les soldats FACA n’ont jamais participé à la bataille d’Amdafock. Le commandement russe, ne faisant plus aucune confiance aux troupes nationales et refusant de s’encombrer avec elles, a préféré mener l’assaut en s’appuyant sur un contingent hétéroclite composé de mercenaires de Wagner et d’ex-rebelles ralliés issus des groupes armés des 3R, du MPC, de l’UPC et des milices d’autodéfense locales. Ce sont ces forces hybrides, regroupées depuis Birao, qui ont marché sur Amdafock, excluant délibérément l’armée régulière.

Pendant ce temps, le détachement des soldats FACA initialement déployé à Amdafock est resté totalement retranché, démuni et impuissant, à l’intérieur de la base locale de la MINUSCA. Le témoignage de leur capitaine est un aveu de détresse absolue : ses hommes n’ont aucun équipement militaire digne de ce nom. Pas d’uniformes de rechange, pas de chaussures tactiques, et pire encore, leurs armes de dotation n’ont même pas de chargeurs garnis. Dépouillés de leurs moyens de combat par la négligence de Bangui et le contrôle de Wagner, ces militaires n’ont plus qu’une obsession : fuir la zone, se replier sur Birao, puis abandonner le front pour rentrer à Bangui.

La stratégie impériale de Wagner : Le contrôle exclusif des frontières et de la manne financière

Ce schéma d’exclusion des forces nationales n’est pas une nouveauté ; il répond à une stratégie géopolitique et financière bien connue par le groupe Wagner en Centrafrique. Le cas d’Amdafock est la copie conforme de ce qui s’est produit à Bambouti le 1er janvier dernier.

À Bambouti, après que les milices d’autodéfense Azandé ont occupé la ville, les mercenaires russes avaient quitté leur base d’Obo, lourdement armés, pour venir s’emparer de la localité. Depuis cette date, ils y sont installés en maîtres absolus, contrôlant la frontière. À Amdafock, l’objectif est identique : reprendre la ville frontalière, s’y installer durablement et monopoliser les flux transfrontaliers, tout en ignorant les appels de la population de Birao qui réclame depuis trois ans un véritable déploiement des forces républicaines pour assurer leur sécurité.

Les centrafricains, que ça soit à Birao ou à Tiringoulou, ont parfaitement compris le jeu cynique qui se joue.

Par Éric Azoumi

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Les erreurs fréquentes des débutants au casino en ligne

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Débutants au casino en ligne, erreurs et bons réflexes

 

Les premières visites sur un casino en ligne réunissent beaucoup d’informations dans un espace réduit: compte, caisse, jeux, promotions et paramètres. Pour un joueur en France, les mêmes bons réflexes s’appliquent à chaque interface. Les erreurs classiques viennent souvent d’une lecture trop rapide ou d’un chiffre observé sans son contexte. Un RTP de 96 %, une offre de 100 % ou une mise de 0,50 € racontent chacun une partie de l’histoire, jamais le dossier entier. Sur GameTwist Casino, par exemple, le mode démo permet de tester les jeux avec une monnaie virtuelle avant toute mise réelle, ce qui illustre bien l’intérêt de comprendre l’interface avant d’engager un budget. La méthode la plus pratique consiste à repérer une situation, comprendre son mécanisme, puis adopter une correction facile à reproduire.

Fiche 1: compléter le compte avant d’ouvrir la caisse

La première correction concerne le profil joueur. Un formulaire rempli rapidement peut contenir une adresse abrégée, un deuxième prénom absent ou un numéro de téléphone ancien. La fiche gagne à reprendre exactement les informations présentes sur la pièce d’identité et le justificatif d’adresse. Sur NV Casino, la procédure KYC demande une cohérence stricte entre le profil, les documents transmis et le moyen de paiement utilisé — un bon exemple de ce que chaque plateforme exige avant le premier retrait. Le nom utilisé pour le compte, les documents et le moyen de paiement suit la même écriture.

Fiche 2: lire la caisse comme un tableau de chiffres

La deuxième correction concerne la caisse. Le logo d’une carte ou d’un portefeuille indique une méthode disponible; il ne précise pas à lui seul le dépôt minimal, le retrait minimal, le plafond ou le délai annoncé. Ces quatre valeurs doivent être relevées ensemble, avec la devise du compte. Haz Casino affiche par exemple des délais distincts selon la méthode choisie: quelques heures pour les e-wallets, deux à trois jours pour les cartes, un à trois jours pour les virements SEPA.

Prenons un budget illustratif de 60 €. Un dépôt minimal de 10 € permet six opérations égales. Un seuil de 20 € en permet trois. Un retrait minimal de 30 € signifie qu’une demande commence à partir de ce montant.

Élément de la caisseInformation à noterExemple illustratif
DeviseMonnaie du soldeEUR
Dépôt minimalSeuil par transaction10 € ou 20 €
Retrait minimalSeuil de demande20 € ou 30 €
Traitement interneDélai affiché24 ou 48 heures
Carte bancaireValidation proposée3-D Secure
VirementRéférence utiliséeIBAN, réseau SEPA

Fiche 3: choisir le jeu après avoir lu sa mécanique

Un débutant peut sélectionner un jeu à partir de son illustration, puis chercher les règles après quelques tours. L’ordre inverse apporte davantage de repères. La fiche technique indique la mise totale, le tableau de paiement, le RTP théorique, la volatilité et les fonctions spéciales pour une machine à sous. Pour une table, elle présente les limites et les règles appliquées.

Un RTP théorique de 96 % représente une moyenne statistique sur un très grand nombre de parties. Il ne décrit pas le résultat d’une session courte. La volatilité renseigne sur le profil théorique des paiements, tandis que la plage de mises montre les valeurs disponibles. Une machine affichant des mises de 0,10 € à 50 € couvre plusieurs niveaux, mais la valeur retenue doit toujours être reliée au budget prévu.

Fiche 4: relier chaque mise au budget et au temps

Une mise paraît petite lorsqu’elle est observée seule. Son rapport au budget donne une information plus complète. Avec 40 € et une mise de 0,40 €, le solde représente 100 mises théoriques avant les résultats. À 0,80 €, il en représente 50.

Avec un budget de 50 €, une mise de 0,50 € représente 100 mises théoriques avant les résultats. Si dix tours prennent trois minutes, une série de cinquante tours occupe environ quinze minutes au même rythme. Le joueur peut alors inscrire trois repères:

  • la mise choisie;
  • la durée estimée;
  • l’heure de contrôle intermédiaire.

Sur mobile, l’horloge du téléphone ou un rappel remplit cette fonction. Quelques nombres posés proprement évitent bien des improvisations.

Fiche 5: calculer une promotion avant son activation

Le pourcentage placé sur une bannière constitue seulement la première donnée. Le plafond, le dépôt minimal, le coefficient, la base du calcul, la durée et la contribution des jeux forment le reste. Une offre de 100 % jusqu’à 100 € ajoute 50 € à un dépôt illustratif de 50 €. Avec un coefficient de 25 appliqué au bonus, le volume théorique atteint 1 250 €. Appliqué au dépôt et au bonus, il atteint 2 500 €.

Une promotion de 50 % jusqu’à 200 € demanderait un dépôt de 400 € pour atteindre son plafond complet. Un dépôt de 80 € produirait un bonus de 40 €. Ces exemples montrent pourquoi le plafond et le pourcentage doivent être lus ensemble. La durée, par exemple 7, 14 ou 30 jours, donne ensuite un calendrier au calcul.

La contribution des jeux complète la fiche. Une catégorie comptant à 100 % et une autre à 10 % avancent à des rythmes différents dans le suivi promotionnel. Une multiplication réalisée avant l’activation permet de comprendre l’offre avec des chiffres plutôt qu’avec une couleur de bouton.

Fiche 6: utiliser l’historique comme carnet de bord

L’historique rassemble les dépôts, retraits, bonus et mouvements de jeu selon les fonctions de la plateforme. Le consulter uniquement lorsqu’une question apparaît prive le joueur d’un outil de suivi régulier. Une lecture après chaque session permet de noter la durée, la catégorie choisie, la mise moyenne et le solde final.

Un carnet simple peut comporter cinq colonnes: date, durée, jeu, mise et observation. Trois sessions de 30 minutes donnent déjà 90 minutes de données. Si les mises moyennes sont de 0,30 €, 0,50 € et 0,40 €, leur moyenne arithmétique atteint 0,40 €. Ce chiffre offre un repère pour préparer la session suivante.

Pour une question sur la vérification ou un paiement, il suffit de noter:

  • le canal utilisé;
  • l’heure d’envoi et le délai de réponse;
  • la solution indiquée.

Chat, courrier électronique et centre d’aide peuvent ainsi être comparés sur des éléments précis.

Une relecture mensuelle du carnet donne aussi une vue plus large. Sur quatre semaines, les tendances apparaissent: sessions plus longues le week-end, mises plus élevées en soirée, catégories de jeux préférées. Ces observations ne servent pas à juger, mais à ajuster. Un joueur qui constate que ses sessions dépassent systématiquement la durée prévue peut simplement régler une alarme plus tôt. Le carnet transforme une habitude en données, et les données rendent les ajustements concrets plutôt qu’approximatifs.

Des corrections simples pour des débuts mieux organisés

Les erreurs fréquentes des débutants viennent surtout d’informations lues séparément. Le profil doit correspondre aux documents, la caisse doit réunir ses seuils et ses délais, et chaque jeu mérite une lecture de ses règles. La mise prend son sens lorsqu’elle est divisée dans le budget; le bonus devient clair après une multiplication complète. Enfin, l’historique transforme plusieurs sessions en données comparables. Pour un joueur français, l’euro, le réseau SEPA, les procédures KYC et les références de licence fournissent des points de repère concrets. Six fiches suffisent pour organiser l’essentiel: compte, caisse, jeu, budget, promotion et suivi.

FAQ

Quels documents préparer dès l’inscription?

Une pièce d’identité, un justificatif d’adresse et une preuve du moyen de paiement couvrent les demandes KYC courantes. Les informations du profil doivent reprendre la même identité.

Comment calculer le nombre théorique de mises?

Il faut diviser le budget par la mise totale. Un budget de 40 € avec une mise de 0,40 € correspond à 100 mises théoriques avant les résultats.

Que signifie un RTP de 96 %?

Il s’agit d’une moyenne statistique calculée sur un très grand nombre de parties. Cette valeur décrit la mécanique théorique du jeu, pas une session individuelle.

Comment lire correctement un bonus?

Le pourcentage, le plafond, le dépôt minimal, le coefficient, sa base, la durée et la contribution des jeux doivent être calculés ensemble.

Pourquoi consulter régulièrement l’historique?

L’historique fournit les dates, montants et statuts utiles au suivi. Il complète un carnet de session avec des données directement issues du compte.

Drame humain à Power Sécurité : Un mort, une salariée paralysée et l’inqualifiable abandon de la direction

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Drame humain à Power Sécurité : Un mort, une salariée paralysée et l’inqualifiable abandon de la direction

Drame humain à Power Sécurité : Un mort, une salariée paralysée et l’inqualifiable abandon de la direction
Pendegaza, agente de sécurité blessée suite à un accident

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Au sein de la société de gardiennage Power Sécurité à Bangui, la recherche du profit à tout prix s’accompagne d’un mépris total pour la vie humaine. Selon les informations recoupées par la rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC), l’entreprise s’est fait remarquer par une gestion inhumaine face à deux graves accidents du travail survenus coup sur coup. Abandonnés sans couverture médicale ni soutien financier par leur employeur, ces deux agents ont subi un sort tragique : l’une est aujourd’hui paralysée depuis près d’un an, et l’autre y a laissé la vie.

Septembre 2025 : L’agente Pendegaza Marquise écrasée par un portail et paralysée

À lire aussi : Faustin-Archange Touadéra et le groupe Wagner : l’alliance officielle du sang et du pillage en Centrafrique

Le premier drame s’est produit en septembre 2025. L’agente de sécurité Pendegaza Marquise était déployée dans une concession réservée au personnel de la MINUSCA, dans le cadre d’un contrat exécuté par Power Sécurité.

À lire aussi : Centrafrique : le nouveau premier vice-Président de l’assemblée nationale, l’honorable Mapenzi veut transformer les députés en bons soldats du régime Touadéra

Ce jour-là, un véhicule de la mission onusienne se présentait à l’entrée. Pendegaza Marquise est allée ouvrir le grand portail en fer. Placée derrière le portail ouvert, elle n’avait aucune visibilité sur les manœuvres du véhicule. Sans qu’elle ne puisse le voir, le conducteur a effectué une fausse manœuvre en faisant marche arrière pour entrer dans la concession. Le véhicule a percuté de plein fouet le portail, qui s’est rabattu et encastré violemment sur l’agente.

Sous le choc de la compression, elle n’a pas mesuré immédiatement la gravité de ses blessures. Le patron qui conduit le véhicule lui a donné de quoi payer sa course en moto pour rentrer chez elle se reposer. Mais au cours du trajet, son état s’est brutalement dégradé. Prise de douleurs intenses et perdant progressivement l’usage de ses membres, elle a été conduite d’urgence à l’hôpital.

Alertée dès le lundi matin par la famille, la direction de Power Sécurité a catégoriquement refusé de prendre en charge l’accident du travail, prétextant un retard d’information sous prétexte que les faits s’étaient produits le samedi. L’entreprise s’est contentée de verser une somme dérisoire de 50 000 francs CFA au médecin pour des examens de base, avant d’abandonner totalement sa salariée. Près d’un an plus tard, Pendegaza Marquise gît toujours chez elle, paralysée, sans soins ni soutien de son employeur.

Décembre 2025 : La chute mortelle d’un jeune agent dans la cage d’ascenseur

Trois mois plus tard, en décembre 2025, un second drame est venu frapper le personnel. Un jeune agent intérimaire était affecté à la garde d’un immeuble situé au centre-ville, juste derrière le bâtiment de MOOV. En raison de la présence fréquente de voleurs et d’enfants de la rue dans le secteur, il avait pris la précaution de mettre le téléphone de service à charger en sécurité dans une pièce située à l’étage.

Au cours de la nuit, le jeune homme est monté récupérer le téléphone. Pour redescendre à son poste au bas de l’immeuble, il a fait appel à l’ascenseur. Lorsque les portes coulissantes de l’ascenseur se sont ouvertes, pensant que l’ascenseur est finalement arrivée et il était à son niveau, l’agent a fait un pas en avant dans l’obscurité. Mais la cabine n’était pas là.

Mettant son pied dans le vide, il a fait une chute vertigineuse jusqu’au fond de la fosse d’ascenseur, se blessant très gravement. Pour aggraver la situation, la cabine d’ascenseur restée en haut s’est déclenchée et a commencé à descendre vers le bas, menaçant de l’écraser au sol. C’est uniquement par la grâce de Dieu que le mécanisme s’est bloqué à un niveau supérieur, évitant qu’il ne soit broyé.

Les secours sont intervenus rapidement pour le sortir de là et le transporter en urgence à l’hôpital dans un état critique. Là encore, la direction de Power Sécurité a refusé d’assurer la prise en charge médicale de son employé. Malgré les démarches de la famille, des proches et du chef de quartier venus réclamer justice au siège de l’agence, l’entreprise est restée totalement indifférente. Privé des soins appropriés, le jeune agent est mort une semaine plus tard.

Une responsabilité totale et un scandale social

Les accidents du travail à Power Sécurité soulèvent des questions sur la responsabilité de l’employeur et la protection des agents de sécurité.

Ces deux affaires démontrent l’irresponsabilité de la direction de Power Sécurité face aux risques professionnels encourus par ses agents de terrain. Qu’il s’agisse de Pendegaza Marquise, laissée invalide depuis septembre 2025, ou du jeune intérimaire décédé en décembre 2025, la société a violé les règles les plus élémentaires du droit du travail concernant la couverture des accidents de service.

Ces faits documentés viennent alourdir le dossier de l’entreprise, au moment même où l’Inspection du Travail commence à se pencher sur les méthodes de gestion de l’agence à Bangui.

 

Par Alain Nzilo

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Après Carnot, la barbarie gagne Mboki : Un conducteur agressé et blessé par un gendarme de deuxième classe

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Après Carnot, la barbarie gagne Mboki : Un conducteur agressé et blessé par un gendarme de deuxième classe

Obo : un soldat FACA prémédite à mort un conducteur d’un véhicule
Un véhicule faisant la navette chaque semaine entre Obo et Mboki

 

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 La barbarie et la despotique des forces de l’ordre continuent de gangrener le quotidien des Centrafricains. Quelques heures seulement après les violences policières révoltantes survenues à Carnot, une nouvelle bavure vient d’entacher l’image des forces de sécurité, cette fois-ci au sud-est du pays. 

 

Le 7 août dernier à Mboki, une sous-préfecture du Haut-Mbomou, un gendarme de deuxième classe s’en est violemment pris à un conducteur de véhicule de transport public, le blessant à la main. Le motif de cette agression ? Toujours le même : le racket, la formalité illégale et la quête permanente d’argent facile.

À lire aussi : Centrafrique : la bataille entre deux milliardaires centrafricains tourne aux accusations de menaces d’assassinat

Larry Amokobide, le conducteur du véhicule agressé par le gendarme à Mboki
Larry Amokobide, le conducteur du véhicule agressé par le gendarme à Mboki

 

 

Une cascade de « formalités » et de péages clandestins

 

À lire aussi : Assassinat du géologue suisse : deux suspects affirmant connaître les commanditaires doivent être interpellés par la CPS ou la CPI

L’affaire concerne un véhicule de transport public qui effectue régulièrement la navette entre Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, et Mboki pour acheminer marchandises et passagers. Arrivé à l’entrée de Mboki le 7 août, le chauffeur a dû se plier au parcours du combattant imposé par l’absence d’un poste de contrôle unique.

Déchargement des marchandises transportées par un véhicule faisant navette entre Mboki et Obo
Déchargement des marchandises transportées par un véhicule faisant navette entre Mboki et Obo

 

 

Dans cette localité, chaque corps de sécurité exige son passage individuel. Le conducteur s’est d’abord rendu à la base des Forces armées centrafricaines (FACA), située vers l’église catholique à l’entrée de la ville, pour s’acquitter de la taxe exigée par les soldats et les agents des Eaux et Forêts. Après avoir payé, le véhicule s’est dirigé chez eux pour effectuer le déchargement. C’est une fois sur place, au lieu de déchargement, qu’un responsable faisant office de commissaire de police est arrivé, demandant sur un ton ironique et de blague de l’alcool avant de repartir. Mais le véritable piège s’est refermé au même endroit, lors de l’arrivée du gendarme.

 

25 000 francs CFA ou la violence : l’extorsion en uniforme

 

Un gendarme de deuxième classe, voyant que le véhicule n’était pas passé directement par la brigade de gendarmerie pour s’acquitter d’une n-ième « formalité », a vivement apostrophé le conducteur. Malgré l’intervention de l’intérimaire du commandant de brigade qui demandait de laisser repartir le chauffeur, le gendarme s’est obstiné, exigeant d’abord la somme extravagante de 25 000 francs CFA, puis s’abaissant à réclamer au moins 5 000 francs.

 

Face au refus du chauffeur, déjà dépouillé par les autres corps de contrôle, le ton est rapidement monté. Le conducteur a rappelé les directives pourtant claires du sous-préfet, qui préconisaient un regroupement de toutes les forces de sécurité sur une seule et unique barrière afin d’éviter le harcèlement systématique des usagers, des motos et des véhicules. Balayassent ces consignes du revers de la main au prétexte d’un manque d’effectifs, le gendarme est entré dans une rage folle. Il a porté la main sur le conducteur, le blessant gravement à la main.

 

Un pays sans commandement, livré à l’anarchie

 

Cette nouvelle agression à Mboki montre à quel point l’autorité de l’État s’est effondrée. Alors que les consignes administratives sont publiquement bafouées par des hommes en arme, chaque agent sur le terrain agit désormais en petit tyran local, rackettant les citoyens pour son propre compte.

 

Où va la République Centrafricaine quand ceux qui sont armés pour défendre le peuple deviennent ses premiers prédateurs ? De Carnot à Mboki, du nord au sud, la chaîne de commandement semble totalement rompue. De haut en bas, l’impunité règne et l’absence d’autorité laisse le champ libre à un banditisme institutionnalisé. La population se retrouve livrée à elle-même face à des forces de l’ordre devenues de véritables facteurs d’insécurité.

La violence policière à Mboki souligne la détérioration de la sécurité, où les forces de l’ordre deviennent une menace pour les citoyens.

 

Par Éric Nzapa

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Audit du FMI et de la Banque Mondiale : Martin Ziguélé pointe du doigt la mauvaise gestion des finances publiques en RCA

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Audit du FMI et de la Banque Mondiale : Martin Ziguélé pointe du doigt la mauvaise gestion des finances publiques en RCA

 

Audit du FMI et de la Banque Mondiale : Martin Ziguélé pointe du doigt la mauvaise gestion des finances publiques en RCA
Monsieur Hervé Ndoba, ministre des finances de la République centrafricaine

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 L’ancien Premier ministre s’appuie sur les analyses des bailleurs de fonds internationaux. Il critique le manque à gagner budgétaire de l’État centrafricain.

 

Une chute des recettes pétrolières

Les rapports financiers montrent un effondrement des recettes fiscales issues du pétrole. Ces recettes atteignaient autrefois plus de vingt-cinq milliards de francs CFA.

 

À lire aussi : Centrafrique : Comment les mercenaires russes du groupe Wagner inondent le pays avec leur business de tramadol

Le FMI et la Banque Mondiale préconisent désormais des vérifications indépendantes rigoureuses. Ces institutions veulent corriger les manquements administratifs constatés dans le secteur.

 

À lire aussi : Centrafrique : la milice d’autodéfense Azandé accuse les mercenaires russes du groupe Wagner et le député Lambert Akovourou d’avoir armé illégalement les éleveurs Peuls dans le Haut-Mbomou

Par ailleurs, l’imposition des forêts et des mines souffre d’un manque de rigueur institutionnelle. Les experts internationaux jugent la situation tout aussi problématique dans ces secteurs.

 

Des réformes échelonnées proposées

Les bailleurs de fonds formulent des propositions d’ajustement précises. Ces réformes prévoient plusieurs étapes échelonnées dans le temps pour redresser les finances publiques.

 

Selon nos informations, cette approche progressive tient compte des faiblesses structurelles de l’État. Elle vise à éviter une réforme unique et impossible à appliquer d’un coup.

 

Un monopole en violation de la loi

L’exécutif a pourtant accordé un monopole commercial à une entité dispensée d’impôts locaux. Cette décision transgresse la législation votée en deux mille dix-huit.

 

Les usagers subissent directement les conséquences de ce choix. Ils font face à un marché noir permanent et à des tarifs pétroliers excessifs sur tout le territoire.

 

En conséquence, la pression monte sur le gouvernement pour appliquer les recommandations des bailleurs de fonds. Toutefois, aucune mesure corrective n’a encore été annoncée à ce stade.

 

 

La mauvaise gestion financière en RCA soulève des inquiétudes quant aux réformes publiques nécessaires pour redresser les recettes fiscales du pays.

 

Par Alain Nzilo

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L’affaire de passeport confisqué : Anicet Georges Dologuélé dénonce une gestion familiale de l’État par le clan Touadéra

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L’affaire de passeport confisqué : Anicet Georges Dologuélé dénonce une gestion familiale de l’État par le clan Touadéra  

L’affaire de passeport confisqué : Anicet Georges Dologuélé dénonce une gestion familiale de l'État par le clan Touadéra  
L’ancien premier ministre Anicet-Georges-Dologuelé, reçu en 2017 par le Président Faustin Archange Touadera au Palais de la renaissance à Bangui.

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le leader de l’URCA, Anicet Georges Dologuélé, a pris la parole ce mercredi 6 mai 2026 pour condamner l’arbitraire qui le frappe. Devant les journalistes, il a décrit l’effondrement des structures administratives au profit d’une gestion clanique et privée des documents officiels de la République.

 

L’ancien premier ministre Anicet Georges Dologuélé n’a pas pris son temps pour passer par quatre chemins pour fustiger la confiscation de son passeport diplomatique survenue à l’aéroport de Bangui par une intervention directe du pouvoir.

 

Pour le président de l’URCA, cet acte montre que les ministères ne fonctionnent plus selon le droit, mais reçoivent des ordres dictés par des intérêts familiaux au pouvoir. L’ancien Premier ministre rappelle que son identité centrafricaine a été confirmée par la plus haute instance juridique du pays, le conseil constitutionnel, pourtant ignorée par le ministre de l’Intérieur.

 

Cette obstruction administrative vise à transformer un citoyen en apatride pour le punir de ses opinions politiques. Anicet Georges Dologuélé souligne que le privilège du passeport diplomatique est un droit lié à son rang, accordé à tous ses prédécesseurs sans exception. Le blocage organisé de ses documents de voyage prouve que l’État est utilisé comme une arme de harcèlement contre sa personne.

 

Le procureur de la République est lui aussi pointé du doigt pour avoir exigé la saisie d’un titre de transport sur le point d’expirer. Cette manœuvre administrative empêche Anicet Georges Dologuélé de remplir ses obligations internationales à l’Union Africaine.

 

En agissant ainsi, les autorités montrent leur mépris pour les décisions de justice et les règles élémentaires de la fonction publique. Le leader de l’opposition affirme que le pays s’éloigne de la légalité pour satisfaire des vengeances privées. Anicet Georges Dologuélé refuse de solliciter une réintégration illégitime pour un droit qui lui appartient déjà par sa naissance. La gestion des affaires publiques ressemble désormais à un règlement de comptes familial où la loi n’a plus sa place. L’opposant avertit que cette dérive dangereuse finit par fragiliser l’ensemble des institutions nationales.

 

Par Éric Azoumi

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Centrafrique : le deuil national a-t-il encore un sens ?

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Centrafrique : le deuil national a-t-il encore un sens ?

 

Centrafrique : le deuil national a-t-il encore un sens ?
Les soldats FACA en danse lors du deuil national

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Le gouvernement centrafricain a décrété trois jours de deuil national après l’accident d’un camion-citerne survenu à Bimbo, à la sortie sud-ouest de Bangui, qui a fait près d’une vingtaine de morts. Une décision officielle qui pose une question : que reste-t-il aujourd’hui du sens du deuil national en Centrafrique ?

 

Sur le papier, les symboles sont respectés. Les drapeaux sont mis en berne. Les médias publics adaptent leurs programmes. Les autorités annoncent des journées de recueillement. Dans les rues, les activités se poursuivent pourtant presque normalement.

 

À lire aussi : Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique dénonce les accusations honteuses et pathétiques dans l’assassinat d’un Suisse et d’un militaire près de Damara

Les commerces restent ouverts. Les marchés continuent de fonctionner. Les travailleurs se rendent à leurs postes. La circulation ne s’arrête pas. La vie quotidienne suit son cours, comme si la disparition de plusieurs dizaines de personnes ne concernait qu’une partie limitée de la population.

 

À lire aussi : Maître Crépin Mboli-Goumba qualifie la gestion du pouvoir par le président Faustin-Archange Touadéra d’écosystème criminel favorisant l’enrichissement illicite et l’impunité.

Un deuil devenu essentiellement symbolique

 

Le deuil national n’a jamais signifié l’arrêt complet de l’activité économique ou administrative. Les citoyens peuvent continuer à travailler et les services essentiels doivent fonctionner.

À lire aussi : Centrafrique : le nouveau premier vice-Président de l’assemblée nationale, l’honorable Mapenzi veut transformer les députés en bons soldats du régime Touadéra

 

Le problème se situe ailleurs : dans la sobriété et dans les comportements qui accompagnent un moment officiellement présenté comme une période de recueillement national.

 

Or, certaines images diffusées sur les réseaux sociaux donnent une tout autre impression.

 

Des éléments des Forces armées centrafricaines apparaissent en train de danser et de faire jouer de la musique alors que le pays est officiellement en deuil et que les drapeaux sont en berne. Ces scènes, filmées puis publiées sur les réseaux sociaux, interrogent sur le respect dû aux victimes et à leurs familles.

 

Comment comprendre qu’un pays puisse décréter trois jours de deuil national pour des citoyens morts dans des circonstances tragiques et que, dans le même temps, des éléments de ses forces armées se donnent en spectacle dans des scènes festives ?

 

La question ne concerne pas seulement les militaires. Elle renvoie plus largement au rapport de la société centrafricaine à la mort.

 

Une banalisation progressive de la mort

 

En Centrafrique, les accidents de la circulation provoquent régulièrement des drames humains. Des familles perdent plusieurs de leurs membres en quelques instants. Des passagers meurent sur les routes, parfois dans des circonstances particulièrement violentes.

 

Pourtant, ces tragédies semblent progressivement provoquer moins de réaction collective.

 

La répétition des accidents pourrait avoir installé une forme de banalisation. La mort devient une information parmi d’autres. Quelques heures après un accident meurtrier, l’actualité reprend son cours. Les images circulent sur les réseaux sociaux, les commentaires se multiplient, puis l’événement disparaît rapidement de l’espace public.

 

Cette évolution pose une question plus profonde : la société centrafricaine est-elle en train de perdre sa sensibilité face à la mort ?

 

Des victimes vite oubliées

 

Derrière chaque bilan se trouvent pourtant des personnes. Un père, une mère, un enfant, un frère, une sœur ou un proche.

 

Pour les familles, trois jours de deuil national ne peuvent évidemment pas mesurer la douleur provoquée par une disparition brutale. Mais la décision de décréter un deuil national est censée traduire une reconnaissance collective de cette douleur.

 

Lorsque les autorités annoncent le deuil, elles donnent au pays un rendez-vous symbolique avec les victimes.

 

Ce rendez-vous perd de sa portée lorsque les comportements observés pendant cette période ne correspondent pas à l’esprit de recueillement annoncé.

 

La question est donc moins celle de l’arrêt du travail que celle de l’attitude collective. Un pays peut continuer à fonctionner tout en observant une période de deuil. Les services publics peuvent rester ouverts. Les commerces peuvent poursuivre leurs activités. Les citoyens peuvent continuer à travailler.

 

Mais la sobriété, le respect des victimes et la retenue devraient-ils disparaître pour autant ?

 

Que signifie encore un deuil national ?

 

La mise en berne des drapeaux constitue un symbole fort. Mais un symbole n’a de portée que lorsqu’il correspond à une attitude collective.

 

Si le drapeau est en berne tandis que la musique retentit et que des militaires dansent devant des caméras, le contraste devient difficile à comprendre.

 

L’accident de Bimbo met en lumière la nécessité d’un respect accru pour les victimes, alors que le deuil national semble de plus en plus symbolique en Centrafrique.

Le problème n’est pas la danse en elle-même. Le problème est le contexte dans lequel elle intervient et surtout sa diffusion publique pendant une période officiellement consacrée au recueillement national.

 

À quoi sert alors le deuil national ?

 

Est-il devenu une simple décision administrative accompagnée de quelques symboles officiels ? Une annonce publiée par les autorités, des drapeaux en berne et quelques changements dans les programmes des médias publics ?

 

Ou doit-il encore représenter un moment de retenue collective face à la mort de citoyens ?

 

Une question qui dépasse l’accident de Bimbo

 

L’accident du camion-citerne à Bimbo ne constitue pas seulement un nouveau drame routier. Il renvoie à une succession d’accidents meurtriers qui endeuillent régulièrement les familles centrafricaines.

 

La multiplication de ces tragédies devrait conduire à une réflexion sur la sécurité routière, mais aussi sur la manière dont la société réagit aux pertes humaines.

 

Lorsque plusieurs dizaines de personnes meurent dans un accident, la réaction nationale ne peut pas se limiter à un décret.

 

Le deuil national devrait aussi être un moment de respect, de sobriété et de solidarité avec les familles endeuillées.

 

En Centrafrique, les drapeaux peuvent être en berne, les programmes officiels peuvent être modifiés et les autorités peuvent appeler au recueillement. Mais si, dans le même temps, les comportements publics donnent l’image d’un pays qui poursuit ses activités festives comme si rien ne s’était passé, une question demeure : le deuil national conserve-t-il encore une véritable portée dans la société centrafricaine ?

 

Par Alain Nzilo

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Opération commando de Wagner dans le Haut-Mbomou : la recherche de la sous-préfète de Bambouti tourne à la démonstration de force au village Ngouyo

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Opération commando de Wagner dans le Haut-Mbomou : la recherche de la sous-préfète de Bambouti tourne à la démonstration de force au village Ngouyo

 

Opération commando de Wagner dans le Haut-Mbomou : la recherche de la sous-préfète de Bambouti tourne à la démonstration de force au village Ngouyo
La sous-préfète de Bambouti, madame Koumba Ndiaye

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 À Ngouyo, dans le Haut-Mbomou, une opération des mercenaires russes du groupe  Wagner censée libérer trois otages a viré au saccage. Faute de retrouver les captifs, les mercenaires se sont retournés contre les habitants.

 

Une évasion qui met les mercenaires sur la piste

 

Tout part de Bambouti. Dans cette localité frontalière du Haut-Mbomou, des miliciens Azandé retiennent depuis des mois la sous-préfète, le commandant de brigade de la gendarmerie et deux agents de l’Autorité Nationale des Élections. Après sept mois de captivité, le commandant s’échappe. Un milicien Azandé le guide à travers les sous-bois jusqu’à Zemio. Les hommes de Wagner, croient vraiment avoir une piste pour y mettre la pression et tenter de localiser les autres otages. Ils ont finalement interroger le milicien Azandé et le commandant de la brigade. De ces interrogatoires sort une information que les Wagner jugent précieuse : la localisation approximative du campement des ravisseurs, quelque part près de Ngouyo. Pour Wagner, c’est le signal du départ.

À lire aussi : On est dominé, on est sans souveraineté : Raymond Adouma fustige sur la radio Ndékè-luka l’aliénation du territoire national et le pillage des ressources par les intérêts étrangers

 

Un faux repli pour mieux frapper

 

À lire aussi : Maître Crépin Mboli-Goumba qualifie la gestion du pouvoir par le président Faustin-Archange Touadéra d’écosystème criminel favorisant l’enrichissement illicite et l’impunité.

Basées à Bambouti, les troupes russes montent alors une ruse. Elles démontent une partie de leurs installations et donnent l’impression de se retirer. En réalité, elles rassemblent des renforts venus d’Obo, de Zémio et de Mboki, épaulés par leurs supplétifs russes noirs. Cette force se dirige vers Ngouyo pour tenter de libérer les trois otages par la force. L’effet de surprise devait faire toute la différence. Il ne suffira pas.

 

Des maisons fouillées, des habitants punis

 

Sur place, les mercenaires russes passent chaque habitation au peigne fin. Ils ne trouvent aucun otage. Faute de résultat, ils accusent les villageois d’avoir aidé les miliciens Azandé à se cacher. Les représailles suivent aussitôt : coups, brutalités, pillages des biens. Les familles n’ont plus le choix. Elles fuient vers la brousse pour échapper aux exactions qui se répètent chaque jour. Un village entier se vide en quelques heures, faute de protection.

 

Un ultimatum ignoré, un retrait sans résultat

 

Face à cette incursion, les miliciens Azandé réagissent à leur tour. Ils envoient un message à Bangui : si les mercenaires russes ne se retirent pas, ils exécutent la sous-préfète et les deux agents électoraux. Wagner ne recule pas pour autant. Les recherches continuent dans la végétation dense autour de Ngouyo, sans succès. Le lendemain, les mercenaires regagnent Zémio les mains vides. Cette première phase de traque se solde par un échec militaire et par une population traumatisée, qui paie le prix d’une opération qui n’a rien trouvé.

 

Par Éric Nzapa

L’opération de Wagner dans le Haut-Mbomou, axée sur la recherche de la sous-préfète de Bambouti, illustre la présence croissante des mercenaires russes dans la région.

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Le parlement n’est plus pour le peuple, ce sont des sujets de Touadéra : Le diagnostic d’Élisée Guimalet sur un système judiciaire pourri

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Le parlement n’est plus pour le peuple, ce sont des sujets de Touadéra : Le diagnostic d’Élisée Guimalet sur un système judiciaire pourri

Le parlement n'est plus pour le peuple, ce sont des sujets de Touadéra : Le diagnostic d’Élisée Guimalet sur un système judiciaire pourri
Élysée Nguemalet en pleine conférence de presse de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Au micro de l’émission débat Patara, Élisée Guimalet dresse un bilan destructeur de l’appareil législatif et de la justice centrafricaine, qualifiant les serviteurs de l’État de simples valets à la solde de l’empereur Faustin-Archange Touadéra.

 

La légitimité des institutions de la République centrafricaine a été profondément contestée lors de la dernière diffusion de l’émission débat Patara sur la radio Ndékè-luka.

 

Invité à s’exprimer sur la recomposition du gouvernement Moloua 3, le coordinateur de l’Observatoire pour la Gouvernance démocratique, Élisée Guimalet, a livré une analyse sans concession de la situation politique actuelle.

 

Son attention s’est d’abord portée sur l’Assemblée nationale, une institution censée incarner la souveraineté populaire et faire office de contre-pouvoir face aux dérives de l’exécutif. Selon cet observateur, la septième et la huitième législature traduisent une capitulation totale des députés, qui ont abandonné leur rôle de contrôle et de sanction pour se muer en une chambre d’enregistrement des désirs de la cour impériale. Élisée Guimalet a affirmé que les parlementaires ne représentent plus la population, mais agissent comme des sujets soumis aux ordres directs du dictateur Faustin-Archange Touadéra.

 

Ce réquisitoire s’est étendu de manière encore plus virulente à l’égard de l’appareil judiciaire centrafricain, qualifié de structure totalement corrompue et inféodée. Le politologue a dénoncé le comportement des hauts magistrats et des juges qui se succèdent dans les médias pour prononcer des sentences contraires au droit écrit, dans le seul but de plaire au régime. Le Conseil constitutionnel a été particulièrement ciblé pour ses reniements successifs, l’intervenant accusant la haute cour de tordre les textes légaux afin de valider la confiscation du pouvoir par l’empereur. À travers des exemples d’arbitraire, notamment la séquestration de citoyens pourtant reconnus dans leurs droits par les juridictions compétentes, Élisée Guimalet a mis en cause la complicité active des magistrats dans la mise en place de la dictature.

 

Pour le coordinateur de la société civile, ce délabrement des institutions judiciaires et parlementaires explique l’incapacité de l’État à assurer les services sociaux de base. Il a rappelé que cette défaillance profite directement à la clique gouvernementale reconduite par Faustin-Archange Touadéra, une équipe qu’il accuse de gérer le pays comme un fonds de commerce personnel. La persistance de l’insécurité dans l’arrière-pays, la ruine des infrastructures de transport et l’augmentation vertigineuse des prix des denrées alimentaires sont présentées comme les conséquences directes de cette complicité entre les pouvoirs législatif, judiciaire et exécutif. Les promesses de l’empereur concernant la lutte contre les pilleurs des caisses de l’État ont été balayées, l’intervenant soulignant qu’aucune réforme n’est possible au sein d’un système où la justice est morte.

 

La joute verbale a atteint son paroxysme lorsque les partisans du régime ont tenté de justifier ces dérives par l’argument de la compétence technique et de l’autorité discrétionnaire de la cour. Élisée Guimalet a répliqué en affirmant que le comportement désordonné des conseillers impériaux et les fautes grossières relevées dans les derniers décrets officiels démontraient la médiocrité de la clique dirigeante. Invoquant le courage des figures historiques qui ont bravé les tyrans, il a insisté sur la nécessité de dire la vérité brute pour dénoncer le pacte de soumission qui lie désormais les juges et les députés à l’empereur, provoquant l’interruption définitive du débat par l’animateur qui a rendu l’antenne à la hâte.

 

Par Éric Azoumi

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Sur les antennes de la radio Léngo Songo, Kossimatchi accuse ses “frères” du MCU d’avoir comploté contre lui

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Sur les antennes de la radio Léngo Songo, Kossimatchi accuse ses “frères” du MCU d’avoir comploté contre lui

 

Sur les antennes de la radio Léngo Songo, Kossimatchi accuse ses “frères” du MCU d’avoir comploté contre lui
Monsieur Blaise Didatien Kossimatchi, ex-enfant de rue, devenu depuis quelques années le grand griot et milicien du régime du Professeur Faustin Archange Touadera

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Sur les ondes de la Radio des Wagner Lengo Songo, le propagandiste zélé Blaise Didatien Kossimatchi dénonce un complot organisé par des cadres de son propre parti après sa condamnation par la justice à Bangui.

 

Kossimatchi brise le silence sur Lengo Songo

Blaise Didatien Kossimatchi est sorti de son silence dans une interview diffusée par la radio Lengo Songo. L’activiste du pouvoir y donne sa version des faits après ses démêlés avec la justice. Il incrimine directement des cadres de sa propre formation politique. Selon lui, ces derniers ont monté toute cette affaire contre sa personne. Il explique sa démarche sans détour : « Ce sont mes frères, nous sommes tous dans le même parti politique au pouvoir. Et ce sont eux qui ont comploté contre moi. Il faut que je dise la vérité. »

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Une rupture née des élections législatives

Kossimatchi situe l’origine de la rupture dans les derniers choix électoraux. Ses prises de position aux législatives et aux municipales ont déplu à sa hiérarchie. Il revient sur ces divergences avec précision : « Aux dernières élections législatives, j’avais soutenu un autre candidat, Norbert Pounaba. Et c’est pourquoi mon frère Gribingui est fâché. Il a dit pourquoi je ne l’ai pas soutenu. »

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Le ministre voleur Ernest Mada visé par des accusations

Kossimatchi cible ensuite directement le ministre Ernest Mada. Il évoque des contentieux financiers remontant à la campagne de Bria. Ses accusations sont frontales :

 

« Ernest Mada fait partie des gens qui ont détourné l’argent. À l’époque, il était encore directeur de cabinet au ministère de l’Éducation nationale. Et là, on le met toujours aujourd’hui sous le redressement fiscal. C’est le seul membre du gouvernement qui est sous la coupe de la justice. »

 

Une fidélité affichée malgré la démission

Kossimatchi a officiellement quitté le bureau politique du Mouvement Cœurs Unis. Il tient néanmoins à réaffirmer sa fidélité personnelle envers l’empereur. Sa position reste sans ambiguïté : « Je suis démissionné du bureau politique du MCU, mais je reste fidèle au président Touadéra, c’est l’unique président Touadéra que je soutiens. »

 

Un recours en appel qui prolonge la crise

Les avocats de Kossimatchi ont engagé des recours devant la cour d’appel pour contester le jugement rendu le 22 juillet. Ses déclarations publiques exposent au grand jour les rivalités profondes qui secouent désormais le camp présidentiel. Cette bataille judiciaire et médiatique promet de nouveaux rebondissements dans les semaines à venir.

 

Affaire à suivre.

 

Les accusations de Kossimatchi révèlent un complot au sein du MCU, mettant en lumière des tensions internes et des rivalités politiques au sein du gouvernement.

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : à 35 km d’Am-Dafock et de Birao, quatre villages se vident face à l’insécurité

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Centrafrique : à 35 km d’Am-Dafock et de Birao, quatre villages se vident face à l’insécurité

 

Centrafrique : à 35 km d’Am-Dafock et de Birao, quatre villages se vident face à l’insécurité
Les rebelles qui patrouillent la ville d’Amdafock à 60km de Birao

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Le chef du village d’Akroumaye, situé à environ 35 kilomètres de Birao et d’Am-Dafock, affirme que les habitants de quatre villages ont fui leurs localités pour se réfugier à Birao.

 

Des familles quittent leurs villages

 

Le chef du village d’Akroumaye a déclaré que les habitants de quatre villages de la zone ont décidé de quitter définitivement leurs localités pour rejoindre Birao.

À lire aussi : On est dominé, on est sans souveraineté : Raymond Adouma fustige sur la radio Ndékè-luka l’aliénation du territoire national et le pillage des ressources par les intérêts étrangers

 

Des femmes, des enfants et plusieurs hommes figurent parmi les personnes déplacées. Selon le chef du village, les habitants ne supportent plus les attaques et les exactions commises à plusieurs reprises dans leurs localités par des hommes armés qualifiés de bandits.

À lire aussi : Centrafrique : la bataille entre deux milliardaires centrafricains tourne aux accusations de menaces d’assassinat

 

La décision de partir serait directement liée à l’absence de sécurité dans la zone.

 

À lire aussi : Affaire du passeport de l’opposant Anicet-Georges Dologuelé : le parti URCA dénonce un acharnement sur son Président fondateur

Pour ces populations, le retour n’est plus envisageable tant que les autorités ne sont pas capables de garantir leur protection.

 

Le chef du village l’a déclaré sans ambiguïté : les habitants resteront à Birao tant que la sécurité ne sera pas rétablie dans leurs villages.

 

Des promesses restées sans suite

 

Selon le chef du village, les habitants déplacés étaient déjà venus à Birao il y a plusieurs semaines.

 

Ils avaient alors rencontré le sous-préfet, le préfet ainsi que d’autres responsables administratifs. Ils leur avaient expliqué les raisons de leur déplacement et leur situation.

 

Les autorités leur auraient alors promis de leur fournir des bâches afin qu’ils puissent installer des abris à Birao en attendant une amélioration de la situation sécuritaire.

 

Mais plusieurs semaines après ces engagements, les déplacés affirment n’avoir reçu ni bâches ni assistance alimentaire.

 

Ils se retrouvent ainsi à Birao sans moyens suffisants pour améliorer leurs conditions de vie.

 

Le chef du village estime que les populations ont été laissées à elles-mêmes.

 

Malgré cette absence d’assistance, les habitants refusent de retourner dans leurs villages. Pour eux, le risque de subir de nouvelles attaques reste trop important.

 

Quatre villages touchés dans une zone stratégique

 

La situation décrite par le chef du village est d’autant plus préoccupante que la zone concernée se trouve à proximité d’Am-Dafock, localité située à la frontière avec le Soudan.

 

Akroumaye se trouve à environ 35 kilomètres de Birao et à une distance similaire d’Am-Dafock.

 

Cette proximité donne une portée particulière au déplacement des populations. Quelques semaines après les annonces faites par les autorités sur le renforcement de la sécurité dans cette partie du pays, des habitants de quatre villages expliquent au contraire avoir été contraints de partir pour chercher protection à Birao.

 

La situation décrite par le chef du village contraste ainsi avec les déclarations officielles faites après l’attaque d’Am-Dafock du 30 juin dernier.

 

Après cette attaque, plusieurs responsables centrafricains s’étaient rendus dans la zone. Des annonces avaient été faites sur le renforcement du dispositif sécuritaire et le retour de la sécurité dans cette partie de la Vakaga.

 

Sur le terrain, le témoignage du chef du village d’Akroumaye décrit une autre réalité.

 

Des populations qui ne croient plus au retour

 

Pour les habitants des quatre villages, les annonces sécuritaires ne suffisent plus.

 

Leur priorité est désormais de rester à Birao, même dans des conditions difficiles, plutôt que de retourner dans des localités où ils estiment que leur sécurité ne peut pas être garantie.

 

Le chef du village affirme que les habitants ont pris leur décision. Ils ne retourneront pas dans leurs villages tant que les autorités ne seront pas capables d’y assurer une véritable protection.

 

Le déplacement de population d’Akroumaye illustre l’insécurité croissante en Centrafrique, poussant les habitants à chercher refuge à Birao.

Cette situation risque également d’avoir des conséquences sur l’existence même de ces villages.

 

Si les habitants ne retournent pas chez eux, les localités concernées pourraient progressivement se vider de leur population. Les activités agricoles, commerciales et sociales risquent de disparaître avec le départ des familles.

 

Un village sans habitants devient progressivement un village sans activité.

 

Le décalage entre les annonces et la réalité

 

Le déplacement des habitants d’Akroumaye et de trois autres villages pose une question directe sur l’efficacité des mesures annoncées après les violences d’Am-Dafock.

 

Les autorités ont annoncé le renforcement de la sécurité dans cette partie du pays. Mais à quelques dizaines de kilomètres seulement de la frontière soudanaise, des populations affirment encore être contraintes de fuir leurs villages en raison des attaques.

 

Le témoignage du chef du village apporte ainsi un élément concret au débat sur la sécurité dans la Vakaga.

 

Les populations ne demandent pas seulement des déclarations. Elles attendent de pouvoir vivre dans leurs villages sans craindre les attaques.

 

Pour l’heure, les habitants déplacés restent à Birao. Ils disent ne pas vouloir retourner à Akroumaye et dans les autres villages concernés tant qu’une présence sécuritaire capable de les protéger n’est pas effectivement établie.

 

Pendant ce temps, les bâches promises pour leur permettre de s’abriter ne sont toujours pas arrivées, selon leur chef de village, et aucune assistance alimentaire ne leur aurait été fournie.

 

Par Ibrahim Moussa

 

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« Vos étudiants s’asseyent par terre dans la misère » : Le pasteur Nicolas Talingano fustige l’aveuglement et l’inaction de Faustin-Archange Touadéra

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« Vos étudiants s’asseyent par terre dans la misère » : Le pasteur Nicolas Talingano fustige l’aveuglement et l’inaction de Faustin-Archange Touadéra

« Vos étudiants s'asseyent par terre dans la misère » : Le pasteur Nicolas Talingano fustige l'aveuglement et l'inaction de Faustin-Archange Touadéra
Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

L’indifférence du dictateur Faustin-Archange Touadera face à la déchéance du système éducatif national est mise à nu. En dénonçant l’état d’abandon critique dans lequel se trouve la jeunesse académique, le pasteur Nicolas Talingano s’en prend directement au dictateur Faustin-Archange Touadéra, fustigeant le mépris d’un pouvoir qui privilégie sa longévité politique au détriment de l’avenir de ses forces vives sous ce troisième mandat imposé par la Constitution de 2023.

 

Le reniement du professeur devenu oppresseur

Le cœur de ce réquisitoire repose sur un contraste éthique et professionnel saisissant. Le pasteur Talingano rappelle avec force le passé d’enseignant et d’universitaire de Faustin-Archange Touadéra, rendant son inaction actuelle encore plus coupable aux yeux de la nation. L’homme d’Église accuse le chef de l’État de fermer délibérément les yeux sur le calvaire des amphis de Bangui, où les futurs cadres du pays sont contraints de suivre leurs cours assis à même le sol, dans des conditions d’insalubrité et de précarité indignes.

 

Pour le leader religieux, cet aveuglement n’est pas un simple échec logistique, mais le symptôme d’un pouvoir totalement déconnecté des réalités de sa base. En acceptant que la jeunesse majeure, censée porter le destin de la Centrafrique, soit humiliée au quotidien dans des infrastructures en ruines et dépourvues de sanitaires, le dictateur démontre que les priorités du palais de la Renaissance se situent exclusivement dans la conservation du trône, et non dans l’élévation de la société.

 

L’effondrement social derrière la propagande du pouvoir

La critique de Nicolas Talingano démonte la rhétorique officielle qui tente de masquer la faillite de l’État par des slogans d’émergence ou de continuité constitutionnelle. Le pasteur insiste sur le fait que la détresse de la jeunesse estudiantine reflète fidèlement la situation de décomposition globale qui frappe toutes les couches de la population depuis le passage en force de 2023.

 

L’article met en exergue l’impasse d’un régime qui exige l’obéissance et la reconduction d’un mandat alors qu’il est incapable d’assurer le strict minimum à ses enfants. Le traitement réservé aux étudiants devient ainsi le symbole graphique de la misère généralisée : un système qui produit du vide, de l’angoisse et du déclin, tout en exigeant du peuple qu’il feigne la gratitude.

 

Un appel à la prise de conscience avant la rupture

Le réquisitoire se transforme en une mise en garde solennelle face à la colère sourde qui monte au sein de la nouvelle génération. Le pasteur Talingano avertit l’exécutif que le mépris prolongé de la souffrance humaine et académique détruit les derniers piliers de la cohésion nationale.

 

En feignant de ne rien voir et de ne rien entendre, Faustin-Archange Touadéra s’isole dangereusement. L’article conclut sur l’avertissement du leader d’opinion : aucune modification de la Constitution, aucun appareil sécuritaire et aucune flatterie de cour ne pourront indéfiniment contenir la frustration d’un peuple et d’une jeunesse abandonnés à la poussière du sol, alors que leurs dirigeants prétendent gouverner au nom du progrès et de la foi.

 

Par Éric Azoumi

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Débandade générale à Ngouyo, près de Zemio : les mercenaires russes du groupe Wagner sèment la panique et la terreur

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Débandade générale à Ngouyo, près de Zemio : les mercenaires russes du groupe Wagner sèment la panique et la terreur

 

Wagner sèment la panique et la terreur
Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Un vent de terreur s’accumule à nouveau dans l’est du pays, précisément à Ngouyo, où les mercenaires russes ont fait subir depuis le week-end dernier un vrai calvaire aux habitants.

 

Une arrivée en matinée suivie de violences

 

À lire aussi : Centrafrique : le nouveau premier vice-Président de l’assemblée nationale, l’honorable Mapenzi veut transformer les députés en bons soldats du régime Touadéra

Les mercenaires russes du groupe Wagner, basés à Zemio,  sont arrivés samedi dernier dans le village Ngouyo , situé à environs 90 kilomètres de Zemio vers neuf heures du matin. Dès leur entrée sur les lieux, ces criminels de Touadera ont directement commencé à frapper et agresser les civils sans poser de question ni donner d’avertissement.

 

À lire aussi : L’ancien premier ministre Martin Ziguelé alerte sur les dettes croisées d’entreprises comme l’ENERCA, la SODECA et la SOCATEL

Des pillages répétés et la destruction des habitations

 

Après leur incursion, Les combattants de Wagner ont commencer à casser méthodiquement les portes des maisons pour voler tous les biens des familles. Les hommes et les femmes du village ont subi des coups, le pillage de leurs affaires et le Saccage complet de leurs habitations.

 

La débandade des villageois vers la forêt

 

Devant ce déferlement de criminalité gratuite, la population n’a eu d’autre choix que d’abandonner le village pour sauver sa vie. Tous les habitants ont fui vers la forêt pour se cacher sous les arbres, laissant tout derrière eux.

 

Des mercenaires russes poursuivent leurs victimes dans la forêt

 

Après avoir vidé la localité de ses habitants, les mercenaires russes sont entrés à leur tour dans la forêt. Les civils cachés dans la brousse observent avec peur l’avancée de ces hommes et craignent le pire.

 

Le silence de la capitale face aux réalités du terrain

 

Pendant que des discours rassurants circulent à Bangui, les habitants des provinces subissent de plein fouet les actes des mercenaires russes. Les familles réfugiées dans les bois vivent actuellement sans abri et sans aide.

 

Les mercenaires Wagner sèment la violence à Ngouyo, provoquant la fuite des habitants vers la forêt pour échapper à leurs attaques.

Par Éric Nzapa

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L’affaire des Faux diplômes : Le gouvernement centrafricain combat les symptômes d’un virus qu’il a lui-même créé

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L’affaire des Faux diplômes : Le gouvernement centrafricain combat les symptômes d’un virus qu’il a lui-même créé

 

L’affaire des Faux diplômes : Le gouvernement centrafricain combat les symptômes d’un virus qu’il a lui-même créé
Le ministre centrafricain de l’éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

En instrumentant une traque judiciaire contre les prétendus détenteurs de faux diplômes, les autorités de Bangui feignent d oublier qu elles ont elles-mêmes industrialisé la production de ces faux titres académiques.

 

Le récent point de presse du comité stratégique de recrutement jette une lumière crue sur le cynisme de l appareil étatique centrafricain. En annonçant des poursuites pénales et des peines de travaux forcés contre des centaines de jeunes diplômés, le Premier ministre tente de laver le pouvoir de toute responsabilité. La réalité institutionnelle contredit cette posture de redresseur de torts. Les faux documents qui encombrent aujourd hui les ministères des Finances, de la Justice ou des Mines ne proviennent pas de réseaux clandestins extérieurs, ils sortent directement des imprimeries et des bureaux de l administration publique. Le régime actuel a transformé la délivrance des diplômes et des arrêtés d intégration en une véritable industrie politique.

 

Pendant des années, pour s assurer un soutien électoral ou pour récompenser des clientèles politiques, le pouvoir a distribué des titres universitaires, des baccalauréats et des brevets par de simples décisions ministérielles et des passe-droits. Les critères académiques ont été balayés au profit des affinités partisanes. Cette distribution massive de parchemins de complaisance a détruit la valeur du mérite et a forcé la population à entrer dans un jeu dont l État fixait les règles de la corruption. Les citoyens se retrouvent aujourd hui victimes d une situation où l obtention d un vrai document officiel était devenue impossible sans une compromission avec les agents du système. Le gouvernement actuel est le premier artisan de cette confusion, ayant lui-même validé et signé les documents qu il qualifie désormais de criminels.

 

La décision de transférer ces dossiers au procureur de la République pour appliquer le Code pénal relève d une stratégie de diversion. En ciblant la jeunesse qui cherche désespérément à intégrer la fonction publique pour survivre, les autorités protègent les hauts cadres administratifs et les ministres qui ont mis en place ces circuits de fabrication. L Université de Bangui et la direction des examens et concours ont fonctionné sous la tutelle directe d un régime qui fermait les yeux tant que cela servait ses intérêts politiques. Punir les postulants actuels revient à condamner les usagers d un marché que les dirigeants ont eux-mêmes ouvert, financé et entretenu pour asseoir leur autorité.

 

L invocation de la tolérance zéro et de la moralité républicaine apparaît comme une hypocrisie majeure au début de cette septième République. Les jeunes qui ont voté pour ce pouvoir sur la promesse d une insertion économique se retrouvent désignés comme les seuls coupables d une faillite collective. Le gouvernement utilise la menace carcérale pour masquer son incapacité à réformer ses propres structures et à assumer les conséquences de ses décrets passés. Les véritables cerveaux de cette falsification industrielle, installés au cœur des ministères, échappent aux enquêtes pendant que les bacheliers et les licenciés servent de boucs émissaires.

 

Cette campagne de communication ministérielle cherche à blanchir un système corrompu en sacrifiant l avenir de la jeunesse diplômée. En qualifiant la situation d extrêmement grave, le comité technique tente d effacer l historique des pratiques du régime. Les tribunaux vont être saisis pour punir des citoyens qui n ont fait que se conformer à un modèle de réussite sociale imposé par les dirigeants depuis le sommet de l État.

 

Les mandats de dépôt vont frapper des candidats à l emploi dépourvus de soutiens politiques, pendant que les décrets de nomination continuent de privilégier les proches du pouvoir, perpétuant le fonctionnement d une machine administrative qui recycle ses propres défaillances sans jamais s attaquer aux décideurs qui tirent profit de ce trafic d influence

 

Par Éric Azoumi

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Affaire du passeport de Dologuélé : Jean-Pierre Mara propose d’en faire un sujet de thèse de doctorat à l’Université de Bangui

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Affaire du passeport de Dologuélé : Jean-Pierre Mara propose d'en faire un sujet de thèse de doctorat à l'Université de Bangui

 

Affaire du passeport de Dologuélé : Jean-Pierre Mara propose d'en faire un sujet de thèse de doctorat à l'Université de Bangui
L’ancien député Jean-Pierre Mara de Mala

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 L'ancien député Jean-Pierre Mara interpelle les chercheurs centrafricains sur la nécessité d'ancrer leurs travaux dans la réalité nationale. Face au blocage persistant du passeport d'Anicet-Georges Dologuélé, il suggère aux étudiants en droit et en sciences d'aborder des sujets d'actualité concrets mais souvent évités.

 

Des thèmes de recherche ancrés dans le réel centrafricain

 

L'ancien parlementaire Jean-Pierre Mara a publiquement invité les étudiants et chercheurs de l'Université de Bangui à orienter leurs travaux vers des problématiques nationales à forte valeur académique. Selon lui, les travaux universitaires s'attardent trop souvent sur des théories générales, comme le droit pénal international, difficiles à contextualiser sur le plan national. Il préconise plutôt d'analyser les mécanismes juridiques contemporains qui traversent le pays, à l'image du refus de délivrance du passeport de l'opposant Anicet-Georges Dologuélé.

À lire aussi : Gaga : Cinq personnes complètement écrasées dans un accident sous les roues d’un camion minier chinois

 

Dans sa réflexion, l'ex-député et ingénieur à la retraite élargit également son appel au domaine des sciences exactes et de la technologie. Il propose de lancer une thèse de doctorat en mathématiques appliquée aux réalités économiques nationales. Ce sujet porterait sur la puissance de calcul et les capacités informatiques requises dans une économie numérique contrainte de fonctionner sans réseau de télécommunications fiable et en l'absence d'électricité permanente, soulevant ainsi les paradoxes du développement technologique national.

À lire aussi : Touadera, les centrafricains veulent savoir pourquoi les Tortures dans les commissariats et les prisons  persistent-elles ?

 

L'affaire du passeport comme cas d'école juridique

 

À lire aussi : Centrafrique : Vive tension au sein des soldats FACA à Rafaï

La proposition de Jean-Pierre Mara survient au moment où la question du document de voyage d'Anicet-Georges Dologuélé prend une tournure judiciaire et politique majeure. L'Union pour le Renouveau Centrafricain a publié ce 7 août 2026 son communiqué, signé par son premier vice-président Ernest Mizédio, pour dénoncer le refus d'octroi du passeport ordinaire à son président. L'URCA rappelle que l'obtention d'un titre de voyage constitue un droit administratif fondamental pour tout citoyen.

 

Pour appuyer la pertinence d'une analyse juridique approfondie, le parti d'opposition met en avant la décision n°014/CC/25 rendue le 14 novembre 2025 par le Conseil Constitutionnel. La haute juridiction avait expressément établi qu'aucun acte administratif ni décret n'avait constaté la perte de nationalité de l'intéressé, dispensant ce dernier de toute démarche de réintégration. L'URCA rappelle que les décisions constitutionnelles possèdent l'autorité absolue de la chose jugée et annonce engager des recours aux niveaux national, régional et international pour faire respecter ces dispositions.

 

 

Par Alain Nzilo

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La thèse de doctorat proposée par Jean-Pierre Mara pourrait éclairer les enjeux juridiques entourant le passeport d’Anicet-Georges Dologuélé à l’Université de Bangui.

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Agression d’un conducteur à Carnot par un policier : la décision spectaculaire et étonnante du commissaire adjoint

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Agression d’un conducteur à Carnot par un policier : la décision spectaculaire et étonnante du commissaire adjoint

 

Carnot, dans la Mambéré, la barbarie policière frappe encore, un conducteur du camion passé à tabac
Les policer du commissariat de Carnot. Photo CNC

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

L’affaire du chauffeur de camion violemment agressé à Carnot prend une tournure encore plus sordide. Alors que notre rédaction s’était engagée à suivre de très près les suites  au commissariat de cette agression gratuite, les faits survenus dès le lendemain dépassent tout simplement l’entendement. Ce qui s’est déroulé au commissariat montre une stratégie d’extorsion organisée et cautionnée jusqu’au plus haut sommet de la hiérarchie policière.

 

La victime transformée en coupable

À lire aussi : Affaire du passeport de l’opposant Anicet-Georges Dologuelé : le parti URCA dénonce un acharnement sur son Président fondateur

Conformément aux instructions reçues lors de leur première démarcheauprès du commissariat de Carnot, le conducteur et son apprenti se sont présentés de nouveau au commissariat le lendemain des faits sur instruction du commissaire pour rencontrer le commissaire adjoint. L’espoir d’obtenir justice et de voir le policier violent sanctionné s’est très vite transformé en un spectacle révoltant.

 

À lire aussi : Centrafrique : un nouvel accident mortel de camion sur la montagne de Boyali

Au lieu d’interpeller l’agent agresseur ou de diligenter une enquête interne, la réponse du commissaire adjoint a été édifiante : ils ont purement et simplement exigé du chauffeur le paiement d’une quittance de 15 000 francs CFA pour « stationnement incorrect ». Lorsque le conducteur, interloqué, a interrogé le commissaire adjoint sur les coups et blessures qu’il avait subis la veille, le responsable s’est fendu d’un discours incohérent, s’exprimant dans un charabia incompréhensible pour noyer le poisson. L’agression physique subie par le citoyen a été balayée d’un revers de main.

 

La brutalité comme levier de racket

 

Nos investigations sur place permettent désormais de comprendre la mécanique de cette agression : tout ce problème n’est qu’une affaire d’argent. La violence exercée le soir du 6 août n’était pas un simple accès de colère, mais une méthode d’intimidation calculée. En agressant le chauffeur, l’objectif des policiers était de susciter la peur, d’amener la victime au poste sous un prétexte fallacieux et de lui extorquer une somme forfaitaire avant de la relâcher.

 

Le prétexte du « mauvais stationnement » ne tient d’ailleurs aucunement la route. À l’endroit où le véhicule était garé près du marché — un site faisant office de gare routière —, plus d’une vingtaine de camions et une foule de motos étaient stationnés exactement de la même manière. Pourquoi cibler ce camion en particulier ? Tout simplement parce que c’est un gros véhicule qui vient d’arriver et représentait une cible de choix pour des agents aux abois, cherchant désespérément à récupérer 2 000 ou 3 000 francs CFA pour boucler leur fin de journée. L’agression physique n’était que le moyen d’amorcer le chantage financier.

 

Un système pourri de haut en bas

 

Ce triste épisode prouve que le banditisme en uniforme à Carnot est une pratique planifiée et institutionnalisée. Quand les chefs couvrent les exactions de leurs subordonnés pour se partager le fruit du racket, c’est l’ensemble de l’appareil sécuritaire qui perd toute légitimité.

 

Cette situation reflète un mal plus profond : la corruption généralisée qui gangrène le système du sommet jusqu’à la base. Du sommet de l’État aux autorités ministérielles jusqu’aux simples gardiens de la paix sur le terrain, l’impunité est totale car personne n’a la moralité ni la légitimité pour sanctionner son voisin. Comme le rappelle si bien la sagesse de nos aînés, « les oiseaux de même plumage volent ensemble ». À Carnot, la police ne protège plus la population : elle opère comme un réseau de racket organisé sur le dos de citoyens honnêtes.

 

L’agression policière à Carnot met en lumière un racket systématique au sein du commissariat, où la loi semble être détournée à des fins personnelles.

Par Arthur Sapia

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Bangui : les eaux et déchets de l’hôpital communautaire inquiètent les riverains autour de la morgue

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Bangui : les eaux et déchets de l’hôpital communautaire inquiètent les riverains

Bangui : les eaux et déchets de l’hôpital communautaire inquiètent les riverains autour de la morgue
Devant la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui, le seul corbillard de la mairie trône comme un symbole de racket institutionnalisé. Ce vieux véhicule bleu, marqué du logo municipal, est imposé à toutes les familles endeuillées, qu’elles aient besoin ou non de ses services. Pour récupérer un corps, chaque parent doit verser 15 000 francs CFA, une somme encaissée sans justificatif officiel. Même ceux qui habitent à quelques centaines de mètres et souhaitent transporter eux-mêmes leur défunt sont contraints de payer. Ce système, mis en place par les agents de la mairie et de la morgue, transforme chaque sortie de corps en une véritable taxe illégale, faisant du deuil des familles un marché lucratif. Photo Anselme Mbata / CNC

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

Les eaux usées et les déchets provenant du Centre Hospitalier Universitaire Communautaire (CHUC) de Bangui débordent régulièrement vers les quartiers voisins. Les habitants dénoncent des risques sanitaires grandissants, aggravés pendant les pluies.

 

Une voie d’accès devenue difficilement praticable

La ruelle de moins de 200 mètres qui mène à la morgue du Centre Hospitalier Universitaire Communautaire (CHUC) se dégrade de jour en jour. Cette voie constitue pourtant un passage incontournable pour les ambulances, les patients, les femmes enceintes, les agents de santé, les familles des malades et de nombreux habitants.

À lire aussi : Levée des couleurs : le patriotisme ne se décrète pas, il se construit

 

Notre constat sur place montre un réseau de canalisation fortement détérioré. Plusieurs caniveaux sont fissurés ou obstrués. À chaque pluie, les eaux débordent et entraînent de la boue, des déchets ainsi que des résidus issus de l’hôpital.

À lire aussi : Vous voulez savoir Comment Touadéra a vendu la Centrafrique à Wagner ? Et bien! Maître Larochelle explique dans sa plainte devant la CPI. Lisez cet article

 

Ces écoulements envahissent ensuite la chaussée. Les piétons, les motocyclistes et les automobilistes traversent quotidiennement ces eaux. La circulation devient également plus dangereuse à cause du revêtement glissant.

 

Les fortes pluies aggravent les risques sanitaires

Les habitants affirment que cette situation dure depuis plusieurs années. Selon eux, les mauvaises odeurs deviennent plus fortes dès les premières pluies. L’air reste difficilement respirable pendant plusieurs heures, parfois davantage lorsque les précipitations se prolongent.

 

À proximité immédiate du CHUC se trouvent des habitations, mais aussi le campus de l’École normale supérieure (ENS). Des étudiants résident dans les bâtiments universitaires situés près de cette zone. Plusieurs riverains expliquent que les odeurs atteignent régulièrement les résidences et compliquent les conditions de vie des occupants.

 

Le quartier Benz-Vi figure également parmi les secteurs directement touchés. Les eaux de ruissellement poursuivent leur course vers les zones basses. En l’absence d’un système d’évacuation efficace, elles stagnent dans plusieurs endroits. Les habitants redoutent la prolifération des moustiques, des insectes et d’autres sources de contamination susceptibles de favoriser des maladies liées à l’insalubrité.

 

Des accidents déjà signalés

Une habitante rapporte qu’une femme enceinte, qui se rendait à la maternité du CHUC pour accoucher, a chuté sur cette route après une pluie. La chaussée était devenue particulièrement glissante.

 

Pour les riverains, cet accident montre que le problème dépasse la seule question de l’assainissement. Une voie desservant un établissement hospitalier devrait permettre un accès rapide et sécurisé aux patients, quelles que soient les conditions météorologiques.

 

Les habitants de Walingba, Gbakoundja et Benz-Vi estiment que les eaux provenant de l’hôpital traversent plusieurs secteurs de la ville lors des fortes pluies. Elles transporteraient des déchets et différents résidus jusqu’aux quartiers situés en contrebas.

 

Un riverain témoigne : « Une odeur insupportable sort régulièrement de l’hôpital. Quand il pleut, les eaux descendent dans le canal, passent par cette rue et continuent jusqu’au rond-point de Benz-Vi. Les gens marchent dans cette eau sans savoir ce qu’elle contient. »

 

Les habitants réclament une intervention rapide

Les riverains affirment également que des déchets issus du centre de traitement des déchets hospitaliers sont parfois entraînés hors de l’enceinte de l’établissement par les eaux de pluie. Ils demandent un contrôle plus strict de toute la chaîne de gestion des déchets biomédicaux.

 

Les risques sanitaires liés aux déchets hospitaliers du CHUC inquiètent les riverains, qui demandent une amélioration des infrastructures pour leur sécurité.

Par ailleurs, plusieurs habitants s’interrogent sur l’entretien des infrastructures du CHUC. Ils estiment que la réhabilitation du réseau de canalisation devient indispensable pour limiter les risques sanitaires et protéger les populations vivant à proximité.

 

Selon eux, la remise en état de cette ruelle, la réparation des caniveaux et le renforcement du système d’évacuation des eaux usées constituent désormais des mesures prioritaires. Chaque jour, des milliers d’usagers empruntent cette voie pour accéder au principal hôpital de Bangui ou rejoindre les quartiers voisins.

 

Par Roméo Silvère Doubalet, journaliste La Voix des Sans Voix

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Le départ des mercenaires russes du Haut-Mbomou ? Oui, des représentants de ladite préfecture exigent cela comme l’un des préalables avant tout dialogue avec le gouvernement

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Le départ des mercenaires russes du Haut-Mbomou ? Oui,  des représentants de ladite préfecture exigent cela comme l’un des préalables avant tout dialogue avec le gouvernement  d

 

CENTRAFRIQUE : LA SÉCURISATION DU PAYS PAR LE DROIT, UN REMPART INSTITUTIONNEL CONTRE TOUTE PRISE D'OTAGE DE L'ÉTAT PAR LES MERCENAIRES DE WAGNER….

Les mercenaires russes de la milice Wagner en opération à Mboki, dans le Haut-Mbomou

 

Rédigé le 10 août 2026.

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Dans un document remis aux autorités centrafricaines, des représentants du Haut-Mbomou exposent les raisons profondes d’une colère longuement contenue.

 

Le texte, dont CNC a obtenu copie, s’ouvre sur trois conditions jugées non négociables avant toute négociation : un cessez-le-feu immédiat entre les belligérants, le retrait sans délai des mercenaires du groupe Wagner de la préfecture, et la libération des jeunes actuellement détenus à la prison de Ngaragba, à la SRI ou au camp de Roux. Ces trois exigences préalables, écrit-on, constituent des mesures de confiance indispensables à la tenue d’un dialogue sincère.

 

Pour comprendre l’épaisseur de ce grief, il faut remonter aux décennies d’abandon qui ont précédé. Depuis des années, la préfecture du Haut-Mbomou subit des incursions répétées de groupes armés étrangers : braconniers, combattants de la SPLA de John Garang, éléments de la LRA de Joseph Kony, et plus récemment, miliciens de l’UPC. Les villes de Zémio, Mboki et Bambouti ont été prises et occupées, les routes coupées, la préfecture coupée du reste du pays.

 

C’est dans ce vide laissé par l’État que les populations zandé ont fondé leur propre groupe d’autodéfense, l’AZANDE ANI KPI GBE — AAKG. Ce groupe a repris Bambouti aux éléments de l’UPC après de vifs affrontements, avant de remettre la ville aux autorités centrafricaines. Pourtant, au lieu d’être reconnus, les membres de l’AAKG sont désormais pourchassés par les FACA et les mercenaires Wagner.

 

Le document liste avec minutie les torts accumulés. Les structures sanitaires manquent de personnel, de matériel, de médicaments depuis des générations. Faute de soins, les habitants ont longtemps recouru à la médecine traditionnelle, avec des scarifications laissant des marques sur la peau. Or, selon le texte, tout Zandé portant ces cicatrices est aujourd’hui arrêté, battu, transféré à Bangui ou tué par les FACA ou Wagner — sans autre motif que l’apparence physique.

 

Le document pointe également une anomalie criante : aucun élément de l’UPC n’a été appréhendé malgré les massacres, les assassinats de onze maîtres-parents à Zémio et les pillages documentés. Pire encore, certains combattants de ce groupe rebelle ont été recrutés, formés et intégrés dans l’armée centrafricaine, puis déployés dans le Haut-Mbomou pour combattre les Azandé. Le texte le formule sans détour : les bourreaux d’hier portent aujourd’hui l’uniforme.

 

À ces violences s’ajoutent des décennies de relégation économique et politique. Les routes sont impraticables, un sac de ciment coûte 60 000 FCFA à Obo et à Zémio. Les cultures de rente — tabac, café — ont disparu faute d’acheteurs. La grande chasse et le safari, qui nourrissaient autrefois les communes, ont été ruinés par les incursions armées. En soixante-quatre ans d’indépendance, seuls quatre ministres originaires du Haut-Mbomou ont été nommés, dont un pendant une période de transition.

 

Les revendications portées par les auteurs du document vont au-delà des seuls préalables. Ils demandent la prise en compte des droits des ex-AAKG, la sécurisation de l’ensemble de la préfecture par les forces légales, le rejet de tout projet de couloirs de transhumance dans une zone classée d’intérêt cynégétique, la réhabilitation de la route nationale N°2, et la nomination d’un nouveau préfet. Ils réclament aussi, de façon plus large, le rétablissement des droits liés à l’appartenance à la République — c’est-à-dire une part réelle dans la gestion des affaires publiques.

Par Éric Nzapa

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La Décadence de l’Etat centrafricain  depuis 10 ans : le pouvoir en main des mafieux et des criminels

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La Décadence de l’Etat centrafricain  depuis 10 ans : le pouvoir en main des mafieux et des criminels

La Décadence de l'Etat centrafricain  depuis 10 ans : le pouvoir en main des mafieux et des criminels
Touadera en campagne électorale pour son troisième mandat à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans un pays où la paix n’a jamais cessé d’être une chimère, le président sortant Faustin-Archange Touadéra a bravé les espoirs du peuple en se lançant dans un troisième mandat, auquel il aspire depuis longtemps.

 

À  la fin du mois de décembre dernier, Touadéra a marqué son retour sur la scène politique avec une performance théâtrale grandiloquante au grand stade de Bangui. Son message était clair : à soixante-huit ans, il est toujours solide et prêt à écraser ses concurrents dès le premier tour du scrutin.

 

Mais derrière ces cris de joie, il y a aussi une forme de soulagement. Le scrutin s’annonce sous des bons auspices, comme l’indique un autre slogan martelé par le dictateur : « Mbi ga na ala siriri » [« Je vous ai amené la paix »].

 

Toutefois, cette paix est-elle réelle ? Le peuple centrafricain ne semble pas croire à ce mot d’ordre. Depuis l’indépendance du pays, on n’a jamais vu le gouvernement centrafricain fonctionner de manière aussi mafieuse et criminelle.

 

Depuis plus de 8 ans, le dictateur de Bangui s’appuie  sur des forces russes du groupe Wagner et rwandaises pour soi-disant reprendre le contrôle du territoire centrafricain aux mains des groupes armés, ce qui n’est pas sans rappeler les méthodes des anciens seigneurs de la guerre.

 

Par ailleurs, les organisations de la société civile ont également dénoncé les comportements individuels des ministres en quête de réputation et de culte de personnalité, qui mettent en difficulté les actions gouvernementales. Le président a lui-même admis que ces comportements sont décriés à l’heure du conseil, mais nous ne savons pas si ce rappel à l’ordre est un constat de laxisme ou une menace de sanctions pour les membres du gouvernement.

 

En outre, la modification de la Constitution en 2023 a permis à Touadéra de rester au pouvoir indéfiniment, ce qui n’est pas sans créer de nombreuses inquiétudes chez les centrafricains et dans le monde entier.

 

La corruption est également omniprésente dans tout le pays, de même que la violence et la pauvreté. Le gouvernement semble incapable ou indifférent aux souffrances du peuple, et nous sommes témoins d’une décadence de l’Etat centrafricain comme jamais auparavant.

 

Le peuple centrafricain a tout fait pour voir son pays sortir de cette spirale de violence et de corruption, mais les gouvernements successifs n’ont jamais su répondre à leurs espérances. Il est temps pour le gouvernement de Touadéra de renoncer au pouvoir et d’autoriser des réformes qui permettront aux citoyens centrafricains de vivre en paix et en sécurité. Sinon, nous n’avons pas de doute qu’un nouveau soulèvement populaire sera nécessaire pour mettre fin à cette époque sombre dans l’histoire du pays.

 

Analyse du journaliste Éric Azoumi

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Revendication salariale des enseignants : un rituel de pré-rentrée sur fond de peur syndicale en Centrafrique

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Revendication salariale des enseignants : un rituel de pré-rentrée sur fond de peur syndicale en Centrafrique

 

Revendication salariale des enseignants : un rituel de pré-rentrée sur fond de peur syndicale en Centrafrique
Le transfuge politique Simplice Aurélien Simplice Zingas ,

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Les syndicats de l'enseignement réclament une revalorisation des salaires des enseignants à l'approche de la rentrée scolaire.

 

Cette demande intervient au terme de la revue à mi-parcours du plan sectoriel de l'éducation tenue à Bangui.

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Les représentants syndicaux évoquent la faiblesse des rémunérations et le manque de matériel pédagogique pour justifier leur démarche.

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L'initiative prend toutefois l'allure d'une simple routine annuelle, bien éloignée des grandes mobilisations sociales du passé.

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La disparition brutale et suspecte d'un ancien leader syndical, survenue après une réunion ministérielle, a instauré un climat de terreur durable.

 

Cette mort mystérieuse a paralysé les structures représentatives, contraintes désormais à une prudence extrême face au pouvoir.

 

Les discours revendicatifs se limitent aujourd'hui à des déclarations mesurées devant la presse nationale, sans appel à la grève ni pression réelle.

 

Le gouvernement écoute ces doléances coutumières sans s'engager sur des mesures financières concrètes.

 

Les syndicats d'enseignants survivent ainsi dans un état d'inertie, oscillant entre déclarations de principe et crainte des représailles.

Les syndicats enseignants en Centrafrique soulignent la nécessité d’une revalorisation salariale face à un climat de terreur qui freine leurs actions.

 

Par Éric Azoumi 

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Carnot, dans la Mambéré, la barbarie policière frappe encore, un conducteur du camion passé à tabac

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Carnot, dans la Mambéré, la barbarie policière frappe encore, un conducteur du camion passé à tabac

 

Carnot, dans la Mambéré, la barbarie policière frappe encore, un conducteur du camion passé à tabac
Les policer du commissariat de Carnot. Photo CNC

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Une agression gratuite, des violences policières révoltantes… À Carnot, les policiers s’illustrent de plus en plus dans le banditisme et la criminalité, rivalisant désormais sans complexe avec les soldats FACA. Ce jeudi 6 août 2026 dans la soirée, c’est un chauffeur de camion qui a fait les frais de cette brutalité hors de contrôle. Alors qu’il faisait simplement son travail, l’homme a été sauvagement agressé et tabassé par des agents censés assurer la sécurité des citoyens.

 

Un arrêt de routine qui tourne au cauchemar

 

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Tout commence avec un camion en provenance de Bangui et faisant route vers Berberati pour y transporter des équipements du Programme Alimentaire Mondial (PAM). Après avoir dépassé la localité de Baoro dans la Nana-Mambéré, le véhicule poursuit son trajet malgré l’état désastreux de la chaussée. Arrivé à Carnot, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré, le conducteur fait preuve de prudence : la pluie bat son plein et la nuit est tombée. Rouler dans de telles conditions étant extrêmement dangereux, il décide de se garer à la gare routière afin de passer la nuit sur place et repartir le lendemain en toute sécurité.

 

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C’est à ce moment précis que plusieurs policiers font leur apparition sur les lieux. Sans perdre de temps, ils s’approchent de l’apprenti et lui exigent les papiers du véhicule.

 

Un simple « Salut chef » pour déclencher les coups

 

Pendant que l’apprenti cherche les documents, le conducteur descend de sa cabine, s’avance vers les forces de l’ordre et lance un simple : « Salut chef, il y a quelque chose ? ». Cette prise de parole, pourtant polie et banale, provoque immédiatement la furie de l’un des agents. « Mais il est qui pour venir nous poser la question ? », s’emporte le policier.

 

Sans le moindre motif, sans dispute ni explication, les policiers se jettent sur le chauffeur et commencent à le gifler, le frapper et l’agresser violemment. Présente sur les lieux, notre équipe assiste impuissante à cette scène d’une violence inouïe. Pour échapper à ses agresseurs, le chauffeur parvient à quitter rapidement la gare à bord d’une moto-taxi afin de se réfugier au commissariat pour signaler les faits. Une enquête est actuellement menée par nos soins pour connaître la suite donnée à cette affaire.

 

Des voyous sous uniforme

 

Cet incident démontre une fois de plus à quel point certains éléments de nos forces de sécurité se comportent comme de vrais bandits. Aujourd’hui, poser une question à un policier suffit pour se faire passer à tabac. Ces agents imposent la terreur : il faut subir et exécuter les ordres en silence, sous peine de se faire rouer de coups.

 

Abusant de leur tenue et de leur statut pour agresser des citoyens honnêtes, ces policiers agissent comme de véritables voyous. Pourtant, dans un combat à mains nues et sans leur uniforme, ils ne feraient le poids face à personne. Il est grand temps de dénoncer ces agissements et de mettre un terme à l’impunité de ces agents qui font honte à leur profession.

 

Les violences policières à Carnot sont devenues fréquentes, illustrant un climat d’impunité où un conducteur tabassé par les agents de sécurité s’inscrit dans une série d’agressions similaires.

Par Arthur Sapia

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