Bangui : des usines de production des drogues tournent à plein régime au cœur de la capitale pendant que la police traque les vendeurs de bil-bil

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Bangui : des usines de production des drogues tournent à plein régime au cœur de la capitale pendant que la police traque les vendeurs de bil-bil

 

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Un-mercenaire-de-Wagner-en-train-de-fumer-de-la-drogue-au-quartier-KM5-dans-le-troisieme-arrondissement-de-Bangui – Centrafrique: face à la violence des mercenaires de Wagner, l’impunité du gouvernement et la perplexité de la population

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Au cœur de la capitale centrafricaine Bangui, des sites de fabrication, de la production massive  et de consommation de drogue fonctionnent à ciel ouvert, pendant que les forces de l’ordre courent après les vendeurs de boissons dans les quartiers.

 

Ce qui se passe dans les arrondissements de la capitale centrafricaine dépasse l’entendement. Le jardin public, baptisé depuis quelque temps les cinquantenaires,  espace jadis destiné à la détente des familles et des enfants, s’est transformé en un point de rassemblement de fumeurs de chanvre, de marijuana et de haschich, sans oublier les drogues de synthèse comme Tramadol et Wanawa.  Sur place, des Nationaux et des étrangers s’y retrouvent chaque jour, en pleine lumière, sans la moindre gêne.

 

Ce qui rend la situation encore plus étonnante, c’est la façon dont tout cela se déroule. Les consommateurs arrivent l’air de rien, feignant de boire un verre ou de fumer une cigarette ordinaire, alors qu’il s’agit bel et bien de stupéfiants durs. Personne ne se cache, personne ne baisse la voix, et surtout, personne ne vient les interrompre.

 

Et pourtant, les riverains connaissent cet endroit depuis très longtemps. Selon les habitants du coin, ce carrefour de vente et de consommation existe depuis les années 1980, ancré dans le paysage du quartier comme un commerce ordinaire. Ce qui était autrefois subi en silence est aujourd’hui devenu une menace directe pour la jeunesse qui grandit dans ces rues.

 

Ce n’est d’ailleurs pas uniquement à cinquantenaire que la situation a pris cette ampleur. Dans le troisième arrondissement, dans le huitième, au quartier Combattant, la drogue circule, se vend et se consomme au grand jour. La capitale entière semble avoir été gagnée par ce phénomène, qui s’étend d’un arrondissement à l’autre sans rencontrer de véritable résistance.

 

Ce qui interpelle davantage, c’est le rôle que joue l’Office Central de Lutte Anti-Drogue dans tout cela. L’OCLAD organise des opérations ponctuelles, monte des spectacles médiatiques pour montrer qu’il démantèle des réseaux, mais sur le terrain, les fumeurs continuent d’opérer librement, parfois à quelques pas des zones supposément sécurisées comme la présidence de la République. La distance entre les annonces officielles et la réalité du terrain est immense.

 

Pendant ce temps, la police concentre l’essentiel de ses moyens sur la traque des vendeurs de bil-bil et autres boissons artisanales locales. Des hommes en uniforme mobilisés pour saisir des jarres de boisson traditionnelle, alors que des filières de stupéfiants impliquant des étrangers, russes et autres, opèrent à visage découvert dans les mêmes rues. Le décalage entre les priorités affichées et la réalité du terrain interroge.

 

Face à cette situation qui dure depuis trop longtemps, les habitants de Lakouanga et ses environs ont fini par prendre la parole. Ils réclament l’installation d’une antenne temporaire de l’OCLAD dans leur zone, pour qu’une présence effective vienne enfin perturber ce commerce qui empoisonne leur quotidien.

Mais la question est de savoir si les policiers de l’OCLAD peuvent-ils empêcher les Wagner d’ouvrir leur industrie de la production des drogues dans le pays ?

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

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