Fari Tahéruka Shabazz : « La police et l’armée en colère contre les Wagner, les porteurs de tenue prêts à basculer »
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’effondrement du régime atteint désormais les porteurs de tenue, socle historique le plus fidèle et le plus solide du pouvoir Touadéra, selon l’annaliste politique Fari Tahéruka Shabazz.
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Fari Tahéruka Shabazz observe un phénomène nouveau et potentiellement explosif : la colère monte dans les rangs des policiers, gendarmes et FACA, ces soldats de première ligne du toadérisme qui constituaient jusqu’ici le rempart le plus fiable du régime. Un article publié par Corbeau News le 6 février 2026 rapporte le témoignage glaçant d’un officier supérieur de police judiciaire, interrogé sous couvert d’anonymat.
Cet officier exprime une rage qu’il répète quatre fois : « Nous sommes très très très très en colère. » Cette répétition n’est pas rhétorique, elle traduit une exaspération qui ne trouve plus de mots pour se dire autrement. Les faits qui alimentent cette fureur dépassent l’entendement et brisent toute loyauté résiduelle envers le pouvoir en place.
Les Wagner ont tué des policiers devant le bureau du directeur général de la police nationale, plus précisément à l’OCRB, puis ont jeté les corps comme des sacs de patates. Aucune réaction, aucune poursuite judiciaire, aucune sanction n’a été engagée par le régime. Le gouvernement n’a pas dit un mot, n’a pas ouvert d’enquête, n’a pas demandé de comptes aux mercenaires russes.
Ce n’est pas un incident rare. Cela a commencé d’ailleurs dans les villes de province, où des militaires ont été tabassés ou tués par les Wagner sans que le gouvernement ne bronche. Puis les violences se sont étendues à Bangui sur les civils, et maintenant sur les policiers eux-mêmes, dans leurs propres locaux, sous leurs propres yeux.
Les Russes disposent d’un endroit réservé, un coin hors la Loi, où ils emmènent et exécutent des Centrafricains, qu’ils soient civils, militaires ou policiers, sans jamais avoir à rendre de comptes à qui que ce soit. Cette zone fonctionne comme un territoire hors-droit où la souveraineté centrafricaine n’existe plus.
À PK-5, dans le troisième arrondissement, douze anciens miliciens d’autodéfense intégrés dans l’armée nationale ont été tués par les Wagner. À l’OCRB, les Russes viennent régulièrement récupérer des détenus pour les emmener dans leur zone et les éliminer, sans que la chaîne de commandement centrafricaine ne puisse ou ne veuille intervenir.
Fari Tahéruka Shabazz souligne les conséquences de cette impunité totale sur le moral des forces de sécurité. L’officier interrogé déclare sans détour : « Toutes les institutions républicaines sont sous la botte de Wagner. Aucune institution n’est indépendante dans ce pays. » Cette phrase résume à elle seule la dépossession complète de souveraineté dont sont témoins les porteurs de tenue au quotidien.
Cette humiliation permanente, cette violence exercée par des mercenaires étrangers sur les forces de l’ordre et l’armée nationales, sans que Touadéra ou son gouvernement n’intervienne jamais, a brisé la loyauté. Les porteurs de tenue, qui étaient les plus fervents soutiens du régime, sont maintenant dans une colère qu’ils n’essaient même plus de dissimuler.
Cette rage n’est plus contenue, elle s’exprime ouvertement par des officiers supérieurs qui prennent le risque de parler à la presse, même sous anonymat. Fari Tahéruka Shabazz conclut que ces mêmes porteurs de tenue sont prêts à basculer. Ils peuvent devenir la force motrice d’un soulèvement interne, d’un coup de force, ou simplement refuser de défendre un régime qui les traite comme des ennemis intérieurs.
Les Wagner, censés être les alliés protecteurs du régime, sont en train de devenir son principal poison interne. En humiliant et en tuant impunément les forces de sécurité nationales, ils minent le dernier rempart fiable du pouvoir. Quand la police et l’armée passent de la loyauté à la colère ouverte, le régime perd son bouclier humain le plus solide.
Fari Tahéruka Shabazz le dit sans ambages : ils sont prêts à basculer. Ce basculement peut arriver vite, surtout quand le vide sécuritaire laissé par la MINUSCA s’installe et que la frustration sociale et économique explose dans tout le pays. Les porteurs de tenue ne sont plus une garantie de stabilité pour Touadéra, ils deviennent une menace latente.
L’analyste observe que le régime se retrouve dans une impasse totale. Il ne peut pas se passer des Wagner qui assurent sa protection rapprochée et ses opérations offensives. Mais il ne peut pas non plus continuer à laisser les Wagner humilier et tuer impunément les forces centrafricaines sans provoquer une rupture définitive avec ses propres soldats.
Cette contradiction est devenue intenable. Chaque nouveau meurtre de policier ou de militaire par les Wagner creuse un peu plus le fossé entre le régime et ses propres forces de sécurité. Chaque exécution impunie dans la zone Serbais rappelle aux porteurs de tenue qu’ils ne comptent pour rien dans les calculs de leur propre gouvernement.
Fari Tahéruka Shabazz note que cette situation rappelle les mécanismes classiques des effondrements de régimes autoritaires : quand les forces de sécurité perdent confiance dans le pouvoir qu’elles sont censées protéger, quand elles se sentent méprisées, sacrifiées, humiliées par ce même pouvoir, elles finissent par se retourner contre lui ou par refuser de le défendre au moment critique.
La colère des porteurs de tenue n’est pas un simple mécontentement salarial ou un problème de conditions de travail. C’est une rage existentielle, une humiliation identitaire. Des policiers voient leurs collègues tués devant leurs bureaux. Des militaires voient leurs camarades éliminés sans procès ni enquête. Des gendarmes voient des mercenaires étrangers exercer un pouvoir de vie et de mort sur le territoire national sans jamais répondre devant la justice centrafricaine.
Cette situation détruit toute notion de dignité professionnelle, toute fierté d’appartenance à une institution républicaine. Les porteurs de tenue ne se sentent plus membres d’une armée ou d’une police nationale, ils se sentent devenus des variables d’ajustement dans un jeu qui les dépasse et les méprise.
Fari Tahéruka Shabazz anticipe que ce basculement, quand il se produira, ne prendra peut-être pas la forme d’un coup militaire classique. Il pourrait s’agir simplement d’un refus progressif d’obéir, d’une démobilisation passive, d’une désertion silencieuse au moment où le régime aura le plus besoin d’eux. Quand les porteurs de tenue cessent de porter le régime, celui-ci s’effondre de lui-même
Par Alain Nzilo
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Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
