Les femmes centrafricaines passent à l’offensive : une plainte officielle déposée contre Lionel Gouandjika pour injures et atteinte à la dignité

Rédigé le 08 avril 2026 .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Votre « impunité zéro », ça ne va pas rétroagir ? Les femmes centrafricaines ont décidé de ne plus subir en silence. Ce lundi matin, une plainte formelle a été déposée auprès de l’office du procureur de la République contre Gilles Lionel Gouandjika (également appelé Yonel Ouandjika ou Ionel Gilles Gouandjika), fils du ministre conseiller Fidèle Gouandjika, pour ses propos injurieux et dégradants tenus sur les réseaux sociaux.
Dans une déclaration forte partagée sur les réseaux sociaux, les femmes leaders ont expliqué : « Ce message que nous avons adressé aujourd’hui, c’est une dénonciation du point de vue du droit qui saisit l’office du procureur de la République sur les actes crapuleux posés par M. Yonel Ouandjika. » Le document cible plusieurs textes de loi, dont le Code pénal, la loi sur la protection des données personnelles, la cybercriminalité et la loi sur la liberté d’information.
L’initiative vise à dire clairement « non » à toutes les injures, humiliations et atteintes à la dignité des femmes sur les réseaux sociaux. « Cet acte, nous l’avons posé ce matin. Notre plainte officiellement à Maître Biga, qui est aussi président de l’organisation des sociétés civiles et des droits de l’homme. » Les plaignantes soulignent le caractère particulièrement grave du cas : les insultes ont été proférées immédiatement après l’investiture du président Faustin-Archange Touadéra, qui a promis solennellement dans son discours la fin de l’impunité, la promotion et la protection des droits de la femme.
« Nous voulons que l’exemple soit donné, c’est pourquoi nous avons assigné M. Yonel Ouandjika. Si la justice rend une décision favorable, ça servira de leçon à tous ceux qui vont se permettre ce genre d’actes crapuleux sur les réseaux sociaux », ont-elles déclaré.
Elles précisent que cette action ne s’arrêtera pas à Gilles Lionel Gouandjika : « Il y a beaucoup de liaiseurs qui insultent les femmes. Il y a certaines femmes aussi qui insultent leurs sœurs-femmes, mais pour le moment nous avons commencé avec Yonel Ouandjika dont le cas est très flagrant. » Cette plainte intervient après la simple condamnation verbale du ministère de la Promotion du Genre et alors que le père, Fidèle Gouandjika, a publiquement défendu son fils avec un « je t’aime tel que tu es ». Elle fait également écho aux précédents dérapages d’autres enfants de hauts responsables, dont ceux du président lui-même.
Les femmes centrafricaines, mères, sœurs et filles, exigent aujourd’hui que la promesse d’impunité zéro ne reste pas un slogan vide. Elles veulent des actes concrets : ouverture d’une enquête, poursuites judiciaires et sanctions exemplaires pour rétablir la dignité bafouée.
Par Anselme Mbata
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