Affaire des hôtesses camerounaises pour l’investiture de Touadéra : la polémique des insultes de Gilles Lionel Gouandjika enfle, la rage des Centrafricains grandit

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Affaire des hôtesses camerounaises pour l’investiture de Touadéra : la polémique des insultes de Gilles Lionel Gouandjika enfle, la rage des Centrafricains grandit

Affaire des hôtesses camerounaises pour l’investiture de Touadéra : la polémique des insultes de Gilles Lionel Gouandjika enfle, la rage des Centrafricains grandit
Photo de famille des filles d’accueil camerounaises venues à Bangui pour les services protocolaires du couronnement de Touadera

 

 

Rédigé le 05 avril 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’affaire des hôtesses camerounaises déployées pour l’investiture du 30 mars 2026 continue de provoquer la fureur. Gilles Lionel Gouandjika a insulté copieusement les femmes centrafricaines en les qualifiant de sales et malpropres. La polémique des insultes enfle et la rage des Centrafricains s’intensifie.

 

Gilles Lionel Gouandjika, ancien consul honoraire de Roumanie en Centrafrique) est intervenu sur les réseaux sociaux. Il a littéralement insulté les jeunes filles, les femmes et les mamans centrafricaines. Dans sa vidéo, il a déclaré que la plupart des filles de Bangui sont sales, qu’elles sentent mauvaises, qu’elles ne sont pas propres et qu’elles ne se prennent pas au sérieux. Ces paroles ont mis le feu aux poudres et la rage continue de monter.

 

Le ministère chargé de la Promotion du Genre, de la Protection de la Femme, de la Famille et de l’Enfant a publié un communiqué officiel le 3 avril 2026. Signé par la ministre Dr Marthe Augustine Kirimat, ce texte condamne fermement les propos injurieux et dégradants de Gilles Ionel Gouandjika. Il rappelle que la femme centrafricaine est une mère, une éducatrice et une actrice essentielle de paix et de développement. Il ajoute que porter atteinte à sa dignité, c’est porter atteinte à la nation tout entière et que nul ne peut impunément bafouer le respect dû aux femmes.

 

Pourtant, cette simple condamnation sur papier ne suffit pas aux Centrafricains. Ce qu’ils demandent maintenant, c’est une action réelle en justice. Le parquet doit s’auto-saisir immédiatement. Les femmes doivent déposer plainte. Il faut des sanctions claires et fermes contre ce jeune homme qui approche la quarantaine et qui continue ce genre de comportement. Le ministère a reconnu le fait, mais il n’y a toujours pas de procédure judiciaire visible.

 

Rappelons que lors de son discours d’investiture le 30 mars 2026 au stade 20 000 places, le dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadera a encore promis solennellement la fin de l’impunité. Mais à peine quelques heures après sa prestation de serment, le fils d’un de ses proches conseillers insulte publiquement les femmes centrafricaines. Tel père, tel fils. Il y a deux ans, Fidèle Gouandjika, son père, avait déjà tenu des propos graves en affirmant que l’on pouvait donner nos femmes et nos enfants aux Wagner, comme s’il s’agissait d’objets ou de cadeaux.

 

Cette famille insulte les femmes centrafricaines avec impunité depuis longtemps. Sur Facebook, WhatsApp et les autres plateformes, quelques jeunes filles et quelques femmes sortent individuellement pour dénoncer. Mais il manque encore une action collective forte et unie.

 

Nos mamans, nos sœurs sont là. Elles ne doivent plus avoir peur. Il faut se mobiliser ensemble pour exiger le respect total. La condamnation du ministère est une première réponse, mais elle reste faible si elle n’est pas suivie d’une enquête, d’une plainte et de sanctions réelles. La fin de l’impunité dont parle le président Touadéra doit commencer maintenant, par des actes concrets, surtout quand les insultes viennent de personnes proches du pouvoir.

 

Les femmes centrafricaines portent le pays tous les jours. Elles sont belles, fortes et nombreuses. Elles méritent le respect, pas des insultes publiques ni du silence. Il est temps de passer des mots aux actes : justice pour les femmes insultées, sanctions pour Gilles Lionel Gouandjika, et fin réelle de l’impunité.

 

Par Gisèle MOLOMA

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