Rebondissement dans l’affaire des deux commerçants tués à 45 km de Ouanda-Djallé : les victimes sont des commerçants soudanais, tués par des mercenaires russes

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Les deux hommes tués la semaine dernière à 45 km de Ouanda-Djallé (Madjanguere) sur l’axe Ouanda-Djallé sont des commerçants soudanais. Ils ont été interceptés et tués par des mercenaires russes, selon les informations recueillies sur place par la rédaction du CNC.
Comme vous le savez, ces deux commerçants soudanais avaient l’habitude, avec d’autres compatriotes soudanais, de quitter le Soudan pour venir vendre et acheter des marchandises à Ouanda-Djallé, sur le territoire centrafricain.
Mais il y’a quelques semaines, ils ont quitté leur pays pour venir à Ouanda-Djallé pour faire leurs affaires commerciales. La semaine dernière, ils ont terminé leurs affaires et ont décidé de rentrer au Soudan sur leur moto. Ils étaient deux sur la route en ce moment là.
C’est à ce moment qu’ils ont été interceptés à 45 km de Ouanda-Djallé. Les mercenaires russes les ont tués. Leur moto est restée intacte sur place, avec leurs sacs, leurs téléphones et d’autres effets personnels. Rien n’a été emporté.
Au départ, l’information avait circulé que des bandits soudanais étaient responsables de ces morts. Notre rédaction avait publié un article sur leur assassinat, accusant par erreur les bandits soudanais. Mais deux jours plus tard, les faits montrent maintenant que les victimes elles-mêmes étaient des commerçants soudanais.
Comment les habitants ont identifié les auteurs de ce crime ? Rappelant que les mercenaires russes avaient été déployés dans la zone depuis le 28 mars dernier suite à des informations selon lesquelles des hommes armés en provenance du Soudan pourraient attaquer Ouanda-Djallé ou Ouadda-Maïkaga. Ce déploiement s’est poursuivi jusqu’à ce jour.
Malheureusement pour les deux soudanais, ce jour-là du 2 mars, après l’investiture, ces mercenaires, au nombre de 33 au total, ont été déposés par hélicoptère au milieu de la forêt pour effectuer des patrouilles. Malheureusement, le même jour, ces deux commerçants soudanais ont eux-aussi quitté Ouanda-Djallé pour rentrer à Toulous, au Soudan. Au cours de route, ils ont croisé ces mercenaires russes qui les ont stoppé et froidement tués sur place.
Quelques heures plus tard, d’autres commerçants soudanais, à bord de trois véhicules, en provenance du Soudan pour Ouanda-Djallé, sont arrivés sur le lieu du crime avec les corps sur la route, leurs motos également.
Les commerçants soudanais, quant à eux, ont eu peur, et quittent le lieu rapidement pour venir à Ouanda-Djallé alerté d’autres commerçants soudanais de l’assassinat de leur compatriotes.
Aussitôt, d’autres soudanais ont quitté Ouanda-Djallé et se rendent sur place pour enterrer les corps des victimes. Sur place, ils ont retrouvé des effets personnels des mercenaires russes : de l’eau, des chargeurs et d’autres objets qu’ils avaient laissés derrière eux. Ces indices, ajoutés au fait que les mercenaires russes étaient déployés dans la forêt pour des patrouilles à ce moment précis, ont permis aux populations de conclure que ce sont eux les auteurs.
Ce n’est pas la première fois que les Wagner tuent les civils sans vérification. Pour eux, il suffit qu’ils te croisent et c’est fini. Parfois ils t’égorgent, parfois ils te fusillent. Dans tout le cas, tu dois mourir.
Par Serge Binguimalé
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
