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Centrafrique : Un contingent de gendarmes Camerounais bientôt déployés

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Les gendarmes camerounais en illustration.

 

 

Centrafrique : Un contingent de gendarmes Camerounais bientôt déployés

 

 

Yaoundé, 3 août 2018 (CNC) –

 

Ils sont 295 au total qui viendront renforcer les effectifs de la Minusca.

 

Les 295 gendarmes camerounais sont déjà prêts pour la nouvelle mission qui les attend au sein de la Minusca. Ils viennent tout juste d’achevé une formation de deux mois au centre de perfectionnement de la gendarmerie.

D’après les responsables de la gendarmerie Camerounaise, ces hommes ont été formés aux standards onusiens. Ce sont des professionnelles aguerri qui ont acquis les techniques de rétablissement et de maintien de l’ordre public.

Mais aussi des tactiques d’intervention dans les opérations de maintien de la paix. Leur mission en Centrafrique consiste donc à rétablir et maintenir l’ordre public. A garantir la sécurité des personnes et des biens.

 

Le haut commandement militaire camerounais a instruit à ces gendarmes de faire preuve de professionnalisme sur le terrain. D’appliquer scrupuleusement les notions acquises lors de la formation. Surtout, le haut commandement militaire a invité ces gendarmes à éviter des comportements susceptibles de ternir l’image du Cameroun.

………….

 

Par : N. Mballa, correspondant du CNC.

Aviation : Le Tchad lance sa compagnie aérienne nationale

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Aviation : Le Tchad lance sa compagnie aérienne nationale

 

 

Ndjamena, 3 août 2018 (CNC) –

 

Le président Idriss Déby a reçu hier à N’Djamena le directeur exécutif du groupe Ethiopian Airline, Tewolde Gebremariam. La compagnie Ethiopienne de par ses qualités professionnelle est chargée de matérialiser ce projet.

 

Après l’échec de Air Tchad et Toumaï Airlines, le Tchad veut réviser le tir dans le secteur de l’aviation en mettant sur pied cette fois-ci une compagnie aérienne fiable.

A cet effet, c’est le groupe Ethiopian Airlines qui a été choisi pour mettre en œuvre ce projet. C’est ce qui explique le tête-à-tête d’hier entre le président Idriss Déby Itno et Tewolde Gebremariam, le patron exécutif d’Ethiopian Airlines.

Tewolde Gebremariam a précisé que la compagnie dont il a la charge a été désignée sur la base de la compétence et de l’expérience. Il rassure que cette fois-ci la future compagnie sera fiable et sûr. Tout est mise en œuvre pour joue un rôle prépondérant dans la sous-région.

 

Par : M. Talinga, pour CNC.

RDC : L’avion de Katumbi ne viendra pas par les airs

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RDC : L’avion de Katumbi ne viendra pas par les airs

 

 

Kinshasa, 3 août 2018 (CNC) –

 

L’ex-gouverneur a renoncé à atterrir à Lubumbashi faute dautorisation. Il est plutôt arrivée en Zambie à partir d’où il compte rallier le son pays.

L’avion de Moïse Katumbi n’a pas atterri à Lubumbashi aujourd’hui comme prévu. C’est plutôt en Zambie qu’il est arrivé.  Il se trouve au niveau de la frontière entre la Zambie et la RDC. L’ex-gouverneur voudrait regagner le pays par la seule route qui existe de ce côté, mais celle-ci est barricadée. En effet, un  gros camion barre la route au niveau du péage de la route de Kasumbalesa. Du côté de Lubumbashi, la police a également barricadé l’entrée de cette route. L’accès est même interdit aux piétons. Le dispositif sécuritaire a été renforcé. La police a également dispersé la foule qui se dirigeait vers l’aéroport pour accueillir Katumbi à coups de gaz lacrymogène. Moïse Katumbi quant-à-lui a fait savoir qu’il est prêt à rester durant des années au niveau de la frontière tant qu’il n’a pas regagner son pays. Ses partisans s’indignent. Ils affirment que Katumbi viens en paix pour se mettre à la disposition de la justice. Mais on lui ferme les portes de son pays. Le ministre des transports a fait savoir aujourd’hui qu’il n’a jamais reçu de demande d’autorisation d’atterrissage de l’avion de Moïse Katumbi. Des propos que contestent les proches de Katumbi. Ils affirment avoir pourtant mené des démarches dans ce sens auprès des autorités de l’aviation civile. Rappelons que Moïse Katumbi qui est candidat de la plateforme Ensemble Grand Katanga à la présidentielle a jusqu’au 8 août pour déposer son dossier de candidature.

…………

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : Communiqué de presse N° 011/2018 du MPC relatif à la visite à Kaga-Bandoro du Général Ali Darrassa, Coordinateur Militaire, Chef d’état-major de l’UPC.

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Le général du MPC Mahamat Alkatim , chef d’État-major du mouvement rebelle MPC. Photo du 11 mai 2018 par CNC.

 

 

Centrafrique : Communiqué de presse N° 011/2018                        du MPC  relatif à la visite à Kaga-Bandoro du Général Ali Darrassa, Coordinateur Militaire, Chef d’état-major de l’UPC.

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE No  011/2018
du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique  MPC, relatif à la visite à Kaga-Bandoro, du Général Ali Darrassa, Coordinateur Militaire, Chef d’état-major de l’UPC.

 

 

Le Mouvement Patriotique Pour la Centrafrique (MPC) tient à informer le peuple centrafricain ainsi que la communauté internationale, notamment la Minusca, de la visite du Général Ali Darrassa à Kaga-Bandoro.

 

En effet, le Chef d’état-major de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) est en visite à Kaga-Bandoro depuis ce lundi le 30 juillet 2018. Le but de sa visite est de rencontrer les différents leaders politico-militaires notamment ceux du Mouvement Patriotique Pour la Centrafrique (MPC) ainsi que certaines personnalités importantes afin de sceller la réconciliation et de débattre des questions relatives à la paix et à la sécurité dans les régions du Nord-est du pays.

Cette visite à Kaga-Bandoro n’est qu’un prélude à la grande rencontre de réconciliation qui aura lieu dans la ville de Moyenne Sido dans les tout prochains jours.

Par conséquent, le MPC tient à rassurer l’opinion publique nationale ainsi que la Communauté internationale quant aux objectifs de cette visite qui sont purement d’ordre fraternel et coopératif, car le but principal étant d’assurer la paix et la sécurité dans la région, de sceller la réconciliation qui a eu lieu par le passé, la réconciliation et la bonne cohabitation entre les éleveurs.

Ainsi, le MPC demande au peuple centrafricain et à la Communauté internationale, plus particulièrement à la Minusca,  de ne pas céder aux rumeurs et de ne pas se fier aux multiples tergiversations des ennemis de la paix qui font circuler des fausses informations sur le motif réel de cette visite.

Le MPC réaffirme son engagement et son attachement à l’initiative de paix annoncée par  l’Union Africaine, unique solution pour un retour définitif de la paix en République Centrafricaine

 

 

Fait à Kaga-Bandoro, le 02/08/2018

 

Le Général ALKATIM MAHAMAT

Chef d’état-major du Mouvement MPC

Centrafrique : vive tension entre les rebelles du 3R et ceux du MNLRC à Koui.

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Centrafrique : vive tension entre les rebelles du 3R et ceux du  MNLRC à Koui.

 

 

Bouar, 3 août 2018 (CNC) –

 

Depuis le week-end dernier, les habitants de la sous-préfecture de Koui dans le nord-ouest du pays quittent massivement la ville pour rejoindre les communes avoisinantes. En cause, la tension palpable entre les combattants du groupe 3R et ceux du mouvement national pour la libération de la République centrafricaine (MNLRC) dirigé par le sulfureux Ahmat Bahar.

 

Selon des informations qui circulent dans la sous-préfecture de Koui anciennement appelée DeGaulle, les combattants rebelles du groupe 3R auraient arrêté quatre rebelles du mouvement nationale pour la libération de la République centrafricaineune (MNLRC) faction de l’ex-coalition Séléka du MPC qui aurait volé un troupeau des bœufs appartenant aux éleveurs peuls proches du 3R.

Les quatre rebelles du MNLRC auraient été arrêtés dans la commune de Kouwon lorsqu’ils tentaient de ramener le troupeau volé dans le village de Loura vers Bétoko.

Ramenés à Koui depuis ce week-end, les quatre rebelles du MNLRC sont présentement détenus par le groupe 3R, ce qui n’est pas le goût des autres rebelles du MNLRC qui seraient nombreux à se diriger vers la ville de Koui pour aller tenter de libérer leurs collègues.

Cependant, les habitants de Koui, par peur d’un probable affrontement entre les deux groupes rebelles, quittent massivement la ville pour d’autres communes avoisinantes.

Il y’a lieu de rappeler que la semaine dernière, les rebelles du 3R ont été aperçus à moins de 50 kilomètres de la ville de Paoua. Leur présence  dans le secteur a poussé la population locale à se réfugier dans la brousse pour éviter d’être prise à partie par ces rebelles.

 

 

Bouar, Gervais Lenga pour CNC.

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Centrafrique : Bria, plus d’un millier d’armes détruites par la MINUSCA.

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Destruction d’armes de guerre par la Minusca à Bria. Photo Moise Banafio pour CNC.

 

Centrafrique : Bria, plus d’un millier d’armes détruites par la MINUSCA.

 

Bria, 3 juillet 2018 (CNC) –

 

Ce jeudi matin, en présence des autorités locales, la MINUSCA a procédé à la destruction de plus de mille armes saisies au cours de ces trois dernières années dans la région.

 

Officiellement saisis entre les  mais des groupes armés, plusieurs fusils artisanaux de guerre ont été brulés ce matin du 2 août par la MINUSCA en présence du Préfet intérimaire de la haute-koto, du maire de la ville de Bria ainsi que des quelques notables de la ville.

« Depuis les récents événements de la haute koto, nous avons récupéré  mille six cent soixante-sept (1667) armes entre les, mais des combattants », a déclaré le Représentant  du Chef de bureau secteur Est de la MINUSCA devant le public qui a assisté à la scène.

Par ailleurs, le réprésentant  a expliqué que le reste des armes automatiques saisies sera remis aux autorités centrafricaines.

Rappelons que la ville minière de Bria, chef-lieu de la préfecture de la haute koto, est contrôlée à 90% depuis près de six ans par des rebelles du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), une faction de l’ex-coalition de la Séléka dirigée par Nourredine Adam.

Les Anti-balaka, qui se trouvent à 3 kilomètres de la ville, contrôlent pour eux le secteur du camp des déplacés du PK3 à la sortie de la ville.

 

 

Bria, moise Banafio pour CNC.

Copyright2018CNC

RDC : Les Katangais attendent Katumbi

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RDC : Les Katangais attendent Katumbi

 

 

Kinshasa, 3 août 2018 (CNC) –, 3 août 2018 (CNC) –

 

La plateforme électorale ensemble « Grand Katanga » dont il est membre a déjà mobilisé les populations pour aller massivement laccueillir demain matin à l’aéroport de Lubumbashi.

Moïse Katumba est attendu demain par ses partisans à l’aéroport international de Lubumbashi. Le président de la plateforme électoral Gabriel Kyungu  a invité les populations à aller massivement accueillir l’ex-gouverneur du Katanga demain à l’aéroport.

En principe, Moïse Katumbu devra arriver vendredi à Lubumbashi. Car il a saisi les autorités de l’aviation civile pour permettre à son avion d’atterrir à Lubumbashi. Même s’il n’a pas encore obtenu de réponse, le président du Tout Puissant Mazembe reste confiant et serein sur son retour en RDC demain. Katumbi est le candidat à la présidentielle de la plateforme « Ensemble Grand Katanga ». Il devra déposer dossier auprès de la CENI avant le 8 août jour de clôture des candidatures.

Rappelons que Moïse Katumbi vit en exil depuis deux ans. Il a connu plusieurs déboires judiciaires. On se souvient qu’en mai 2016, la justice congolaise l’avait inculpé pour atteinte à la « sûreté intérieure et extérieure de l’Etat ».

La même justice avait requise une peine de trois ans d’emprisonnement par coutumace dans une affaire immobilière. Les autorités congolaises l’accusent également de détenir la nationalité italienne. Un argument qui s’il est prouvé peut l’écarter de la course à la présidentielle.

Mais son avocat a rassuré cette semaine qu’il n’y a plus d’obstacles juridique et judiciaire qui puisse empêcher son client de retourner en RDC et de concourir à la présidentielle.

Toutefois, Moïse Katumbi pourrait être arrêté. Le ministre de la justice avait récemment affirmé que l’ex-gouverneur du Katanga pouvait retourner au pays mais à condition qu’à son arrivée, il se présente devant un juge.

 

Par :  N. Mballa, CNC.

Gabon : Air France dement une amende de 5 milliards fcfa imposée par l’Etat

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Gabon : Air France dément une amende de 5 milliards fcfa imposée par l’Etat

 

 

Libreville, 2 août 2018 (CNC) –

 

La compagnie aérienne française a fait savoir le 31 juillet à Libreville que ces informations relayées par certains medias Gabonais à la suite des incidents du 3 et 12 juin à Libreville sont fausses.

 

Air France n’a pas reçu une amende de 5 milliards FCFA de la part de l’État Gabonais. La compagnie aérienne française d’apporter des précisions Mardi. Air France affirme que ces informations sont fausses. La compagnie precise qu’elle n’a jamais reçu ni de rapport encore moins une quelconque amende.

La compagnie aérienne qui déplore ces informations erronées, rassure que sa priorité c’est la sécurité de ses passagers.

Au mois de juin dernier, la compagnie française avait enregistré deux incidents. Dans la nuit du 12 juin, un appareil d’Air France en provenance de Paris a failli prendre feu.

Une fuite de Kérosène était signalée par la tour de contrôle alors que l’avion était en plein vol. L’information a provoqué une panique générale chez les passagers.

L’appareil a effectué un atterrissage d’urgence à l’aéroport de Libreville au milieu des véhicules de sapeur pompier. Cet incident a conduit à l’annulation du voyage des passagers qui avaient déjà acheté un billet d’avion à Libreville.

L’autre incident, s’est déroulé dans la nuit du 2 au 3 juin à l’aéroport internationale Léon Mba. Les passagers étaient déjà à bord d’un appareil d’Air France pour un vol qui était prévu à 22h 20.

Mais c’est plutôt par un vol d’Air Belguim qu’ils décoller après une longue attente. L’appareil de la compagnie française était cloué au sol suite à une panne.

Ceci a également engendré un vent de panique chez les passagers. Apeurés, ceux-ci se demandaient quel aurait été leur sort si l’appareil était en plein vol. L’appareil ne démarrait pas malgré les manœuvres de l’équipage.

 

Des incidents qui ont quelques peu entacher l’image de marque de la compagnie qui dessert au Gabon depuis 70 ans aujourd’hui.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : l’assassinat des trois journalistes russes, le doute persiste

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Centrafrique : l’assassinat des trois journalistes russes, le doute persiste

 

Bangui, 2 août 2018 (CNC) –

 

Impossible d’imaginer ce qui se passe dans ce pays en ce moment. Avec les Russes, tout est possible. Depuis l’assassinat des  3 journalistes russes dans la nuit de lundi à mercredi 1er août proche de la ville de Sibut, les Centrafricains commencent à découvrir tout doucement la réalité des choses qui se cachent dans ce pays d’Afrique centrale.

 

Pour la première fois en République centrafricaine, même si on n’ose pas le dire, on assassine trois journalistes, étrangers ou nationaux, même au temps fort de la crise qui touche le pays. Ce qui a provoqué d’énormes inquiétudes et des interrogations sur les circonstances réelles de cet assassinat.

 

Que s’est-il passé ?

 

Selon plusieurs sources recoupées, les trois journalistes russes assassinés ont manifesté un intérêt depuis la semaine dernière de visiter la ville centrafricaine  de Kaga-Bandoro  cette semaine après leur réportage à Bérongo  la semaine dernière. Des contacts ont été pris avec certains chefs rebelles de la Séléka à cet effet.

Entre temps avant leur départ pour Kaga-Bandoro, les trois journalistes  auraient pris le soin de solliciter le conseil de leurs compatriotes soldats russes à Bangui.

À leur arriver dans la ville de Sibut le lundi dernier, ils ont rencontré les soldats de l’armée nationale (FACA) à 5 kilomètres de la sortie de la ville. Connaissant le terrain, les FACA leur auraient déconseillé  ce déplacement nocturne, mais dans le doute, ils ont préféré appeler un de leurs compatriotes russes pour demander son avis. Puis ils ont dit aux FACA par la suite qu’ils peuvent partir, il n’y a pas de danger réel sur la route. Devant leur insistance, les FACA les ont laissé partir entre 23h27 et minuits.

Chose étonnante, les trois journalistes russes avec leur chauffeur centrafricain ont été arrêtés par un groupe des hommes armés à seulement 18 kilomètres de la barrière des FACA. Aussitôt arrêtés, les trois journalistes ont été assassinés et leur chauffeur centrafricain, lui, est épargné.

Alors, selon le chauffeur des trois journalistes présentement en garde à vue à Bangui, il explique pour sa part que les auteurs de ce crime parlent une langue autre que le sango (langue nationale)  ou le français. Bizarrement, les trois journalistes semblent bien comprendre ce que leur disent les assaillants.  Ils ont mis la cagoule sur leur  tête pour cacher leur visage comme des commandos.

 

Mais qui sont réellement ces mystérieux assassins ?

 

Pour beaucoup des centrafricains, y compris les habitants de Sibut, l’acte criminel posé ressemble difficilement à ceux des groupes armés dans le pays car, les assassins semblent chercher d’autres choses que de l’argent. Ils ont ciblé en priorité l’un des trois journalistes qui  est de grande taille et musclés. Il voudrait fouiller ses poches, mais le journaliste refuse et résiste. En conséquence, il était le premier à être abattu devant ses collègues journalistes.

 

Ce qui est probable, les assassins de ces trois journalistes russes se trouvent ailleurs que parmi les groupes armés. Une source indépendante contactée par CNC parle d’un assassinat programmé et ciblé. Même certains journalistes russes, Ukrainiens,Suèdois et Biélorusses  qui sont nombreux à contacter la rédaction du CNC doutent sérieusement de la version dans laquelle on tente d’indexer les groupes armés d’être derrière cet assassinat.

Le gouvernement, qui ne contrôle rien dans ce pays, est loin d’être impliqué dans ce genre de chose.

À Moscou, l’Ambassade de la RCA est restée fermer depuis hier sur ordre de l’ambassadeur en personne qui justifie sa décision par la présence des nombreux journalistes russes devant la   chancellerie. Le diplomate centrafricain s’inquiète d’un acte de représailles sur son personnel, selon notre source depuis Moscou..

Affaire à suivre… Seul Dieu qui détient la vérité sur cette affaire.

 

 

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC.

 

 

Copyright2018CNC.

Vue panoramique de la ville de Moscou depuis le balcon de l’Ambassade de Centrafrique.

Centrafrique : « La descente aux enfers des FACA continue. » Le point de vue sans concession d’un haut gradé des forces armées centrafricaines à la retraite…

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Centrafrique : « La descente aux enfers des FACA continue. » Le point de vue sans concession d’un haut gradé des forces armées centrafricaines à la retraite…

 

 

Bangui, 2 août 2018 (CNC) –

 

La nomination du colonel Mamadou Zéphirin promu général au poste de Chef d’état-major consacre la promotion de la médiocrité au détriment du mérite  et augure de lendemains obscurs  pour nos forces. Loin de voir Zephirin comme la cause du malheur des FACA, c’est plutôt la perpétuation d’un système injuste fait à dessein instauré depuis belle lurette par la classe sortante de nos généraux tendant à devenir la règle au sein des FACA. En effet, la plupart de nos Chefs d’état-major généraux ont été toujours choisis pour la plupart parmi les techniciens terme générique pour designer ceux qui soutiennent ou nous appuient.

 

Une malédiction qui poursuit inlassablement les fantassins depuis la nuit des temps où un certain Jean Bedel Bokassa eut la malencontreuse idée de culbuter le Président Dacko du haut de son piédestal. Depuis ce jour la méfiance s’est installée et le politique n’a eu de cesse de se torturer quand il s’agit de fils légitime à qui confier leur armée.

Ainsi se sont succédés à la tête de l’armée centrafricaine, des cadres militaires certes compétents dans leur domaine de responsabilité mais cependant destinés aux taches secondaires  et pas nécessairement outillés pour prendre en mains les destinées  d’une armée. L’une de nos graves tares disons congénitales provient de là.

 

L’histoire commence avant, mais il est plus formalisé au temps du Général Kolingba de l’arme des transmissions qui s’est adjoint le général Mantion pour gérer ce qu’il ne savait pas faire : l’Armée.

Il convient ici de souligner qu’il n’est pas le seul d’ailleurs et  ils sont en fait plus nombreux qu’on ne le pense.

On comprendra qu’au sortir des années Bokassa, la plupart des officiers fantassins compétents ont subi une purge de la part de ce dictateur, décimant les rangs des FACA de ressources humaines nécessaires à la continuité de notre armée.

 

Ainsi en l’absence de menaces réelles à nos frontières ou à l’intérieur du temps de Kolingba, le pays vivait dans une quiétude relative ponctuée par les escarmouches entre les FACA et les ‘’codo Mbakaras‘’ dans le Nord, menace que le RMI et le RDOT à l’époque avait sertie sans risque de débordement. Donc le contexte ne favorisait pas  la nécessité de levée d’une armée en tant que telle, et ainsi cette entité s’est transformée et a servi de réservoir à cadres où on puisait les ressources pour pallier aux carences de l’administration civile. C’était l’époque du concept « Armée-Nation » développé à l’issue de la détente entre les blocs Pacte de Varsovie et l’Otan amenant un calme relatif sur les fronts européen, l’imminence du rouleau compresseur russe descendant dans les plaines européennes s’estompant. Les armées n’ayant plus rien à faire, était utilisé à des taches communautaires au profit de la population. C’est ce concept cher au défunt général Kassa de l’arme du Génie qui secondait  dans les fonctions d’Adjoint au CEMA, sortant fraichement de l’Ecole de Guerre qu’il a voulu matérialisé dans la transformation de ‘’l’Escadron monté’’ (en référence à la cavalerie montée) en paillote ‘’armée nation’’ où l’Orchestre Commando Jazz jouait tous les week-ends.

Pêle-mêle se succèderont dans cette fonction beaucoup d’officiers techniciens mais peu d’opérationnels (infanterie comme en aurait pu être l’usage) et cette pratique s’est pérennisée jusqu’à de nos jours.

Ainsi tous les CEMA successifs n’ont pas dérogé à la règle depuis Patassé :

  • Le chef d’état-major des armées centrafricaines, le colonel Maurice Regonessa est de l’arme des transmissions
  • Général de brigade Ernest Bétibangui, longtemps mis hors cadre des FACA au profit des  eaux et forêts est désigné chef d’état-major des armées sous Patassé ;
  • Le colonel Antoine Gambi de l’administration, ayant occupé précédemment la fonction de Directeur Général de l’Intendance Militaire, est nommé Chef d’Etat-Major Général des Faca en remplacement du Général Ernest Bétibangui décédé en décembre dernier.
  • le Général de division François Bozizé le remplace, un transfuge de l’Armée de terre parachuté à l’Armée de l’air ;
  • Le Général Abrou qui lui succède est aussi de l’arme des transmissions et passe CEMA au temps de Patassé. Il sera tué par la suite par les Banyamulengué.
  • Le général Bozizé revient encore  et succède au général Abrou.
  • Le Général Gambi revient une seconde fois comme CEMA de Patassé jusqu’à l’éviction de celui par Bozizé.

Bozizé ayant pris le pouvoir par la force, reconduit le Général Gambi comme CEMA (cet officier général est promotionnaire de Bozizé à l’ESFOA.

  • Puis est nommé le général Jules Bernard Ouandé comme CEMA,
  • Puis le général Guillaume Lapo chef d’Etat-major pour remplacer, commissaire une branche de trésorerie des FACA.
  • Le général Ouandé revient en force pour remplacer le général Lapo

Puis le pouvoir revient entre les mains Djotodjia qui a evincé Bozizé pour nommer le Général Jean-Pierre Dollé-Waya qui serait evincé le 10 septembre 2013  au lendemain de la reprise des combats entre l’armée et des soldats partisans du président déchu François Bozizé.

Le général Ferdinand Bombayéké est désormais le nouveau chef d’état-major des armées, en remplacement du général Dollé waya. Ce général à la retraite sous-officier  mécanicien d’aviation  a gravi les échelons à une vitesse vertigineuse jusqu’à occuper le commandement de la garde présidentielle de l’ancien président Ange-Félix Patassé qui l’a généreusement bombardé général.

Lors de la transition cahoteuse de Samba Panza, les fonctions de CEMA reviennent alors à un officier de génie rapidement monté en grade, à savoir le  désormais général Bouba Jérôme qui  n’a tenu que très peu et remplacé au sommet de l’armée par un tout autre fantoche le Général de Brigade André Bonaventure Lenanguy qui n’est ni de l’armée de terre car à l’armée de l’air où il est envoyé, il est fortement contesté étant des leurs. Il restera bien souffrant pendant son exercice.

 

Touadera élu , ce dernier porta son choix sur le jeune général de brigade Ngaifé, qui le moins que l’on puisse dire est, qu’il est compètent pour occuper ce poste. Mais très vite ses frasques et son comportement irréconciliable ont commencé à déplaire à son mentor qui lui a désespérément cherché remplaçant jusqu’au jour où la Ministre de Défense Koyara lui proposa son neveu Zéphirin Mamadou, un autre des transmissions, tout aussi fantoche que les autres, peut-être même plus .

 

Vous constaterez que, de tous les chefs d’état-major ayant eu la destinée de l’Armée entre leurs mains, il n’y a presque pas de fantassin à l’exception de deux.

Son s’installe dans cette logique et pour aller jusqu’au bout il reste à nommer aussi les Médecins, les Aumôniers et pourquoi pas un responsable du personnel civil pour être  CEMA du moment qu’ils y sont , car tout compte fait  tous ces personnels sont du soutien et ce n’est pas la tenue militaire qu’ils portent qui feront d’eux de vrais militaires. Mais solidaires qu’ils étaient, les anciens de la ‘’Spéciale’’ (Ecole Spéciale Formation Officiers d’Active )  ne pouvaient tolérer en leur sein des intrus qui pouvait menacer de ravir leur pain.

En dehors du choix politique qui a ses raisons que la raison ignore, la nomination de  Mamadou pose problème et elle est lourde de conséquences sur l’avenir de nos forces. Cet acte doit être dénoncé pour le bien de notre outil de défense. Dénoncé parceque, ce mode de désignation de CEMA  qui a été mis en place par l’ancienne avant-garde sortante, qui tend à se perpétuer à la nouvelle génération, cette pratique qui était à l’origine une exception et qui est devenue la règle, doit cesser car elle est porteuse de germes de ségrégation et   de nature à porter gravement atteinte au bon fonctionnement des FACA.

De par ses responsabilités, la fonction de CEMA dans toutes les armées du monde est dévolue aux fantassins. D’ailleurs en France et dans les pays de l’alliance OTAN, on assiste à une standardisation des concepts et le chef d’État-Major des armées a des responsabilités et autorité similaires même s’il y a quelques spécificités propres à quelques-unes.

Prenant l’exemple de la France qui  sert de modèle pour notre jeune armée, le CEMA assiste le ministre des Armées ou de la Défense dans ses attributions relatives à l’emploi des forces. Il est responsable de l’emploi opérationnel des forces.

 

Sous l’autorité du président de la République et du Gouvernement, et sous réserve des dispositions particulières relatives à la dissuasion, le chef d’État-Major des armées assure le commandement des opérations militaires. Il est le conseiller militaire du Gouvernement.

 

Sous l’autorité du ministre de la Défense, le chef d’État-Major des armées est responsable :

  1. De l’organisation interarmées et de l’organisation générale des armées ;
  2. De l’expression du besoin en matière de ressources humaines civiles et militaires des armées et des organismes interarmées ;
  3. De la définition du format d’ensemble des armées et de leur cohérence capacitaire ;
  4. De la préparation et de la mise en condition d’emploi des armées. Il définit les objectifs de leur préparation et contrôle leur aptitude à remplir leurs missions. Il élabore les doctrines et concepts d’emploi des équipements et des forces ;
  5. Du soutien des armées. Il en fixe l’organisation générale et les objectifs. Il assure le maintien en condition opérationnelle des équipements ;
  6. Du renseignement d’intérêt militaire. Il assure la direction générale de la recherche et de l’exploitation du renseignement militaire et a autorité sur la direction du Renseignement militaire ;
  7. Des relations internationales militaires.

 

Donc la fonction de chef d’état-major n’est pas qu’une fonction managériale. Il faut non seulement être apte, avoir commandé un corps opérationnel mais surtout avoir une vision prospective c’est à dire posséder la capacité de se projeter dans l’avenir. C’est la fonction anticipation indissociable de la veille stratégique que seuls peu d’initiés ayant passé par les arcanes de certaines écoles notamment d’infanterie peuvent appréhender ce genre de choses vues leurs diverses expériences acquises du terrain.

 

Il ne faut jamais oublier que les armes existent : arme du génie , des transmissions de la logistique etc. Ainsi dans l’armée quand vous demandez à une certaine catégorie de militaires de réfléchir sur la planification d’une opération, le  fantassin verrait sous le  prisme du fantassin en pensant  aux obstacles que le terrain où l’ennemi pourraient constituer pour lui, le financier verrait cette planification sous l’angle de combien ça va couter ,le génie sous le prisme de l’agencement de l’espace terrestre et le logisticien en matière de volume et charge à emporter, le médecin des moyens à disposer pour les évacuations et les charges de malades ou blessés etc.. Autant de  réflexions séparées et complémentaires nécessitant les expertises diversifiées des différents techniciens mais qui concourent toutes à la réussite de la mission d’où la notion de travail d’état-major.

 

Mais demander à quelqu’un du génie de réfléchir à la place d’un fantassin et vice versa est difficile pour ne pas dire impossible. C’est de l’improvisation méthode à bannir absolument mais pourtant ériger en modèle  par notre armée comme mode de travail car « un Etat-major ne gagne pas la guerre, mais elle peut la faire perdre » si on y apporte pas  le degré de finesse et technicité qui sied à la planification.

 

A ce titre illustratif, vous trouverez ci-dessous une liste des différents chefs d’état-major des armées de France. Vous n’y trouverez aucun technicien.

 

Chef d’État-Major des armées en France depuis 1975 :

 

Sous Valéry Giscard d’Estaing:

 

Gén d’armée Guy Méry

FFI déporté de guerre

Armée de terre

1er juillet 1975- 19 juillet 1980

 

Gén d’armée Claude Vanbremeersch

Infanterie

Armée de terre

20 juillet 1980-31 janvier 1981

 

Gén d’armée Jeannou Lacaze

Infanterie Légion

Armée de terre

1er février 1981-31 juillet 1985

 

Sous François Mitterrand:

 

Gén d’armée aérienne Jean Saulnier

Armée de l’air

1er août 1985-13 novembre 1987

 

Gén d’armée Maurice Schmitt

Artillerie

Armée de terre

14 novembre 1987-23 avril 1991

 

Amiral Jacques Lanxade

Marine nationale

24 avril 1991- 8 septembre 1995

 

Sous Jacques Chirac:

 

Gén d’armée aérienne Jean-Philippe Douin

Aéronavale Pilote de Chasse

Armée de l’air

9 septembre 1995-7 avril 1998

 

Gén d’armée Jean-Pierre Kelche

Infanterie

Armée de terre

9 avril 1998-29 octobre 2002

 

Gén d’armée Henri Bentégeat

Infanterie blindée

Armée de terre

30 octobre 2002- 3 octobre 2006

 

Gén d’armée Jean-Louis Georgelin

Infanterie

Armée de terre

4 octobre 2006-24 février 2010

 

Nicolas Sarkozy

Amiral Édouard Guillaud

Marine nationale

25 février 2010-14 février 2014

 

Sous François Hollande:

 

Gén d’armée Pierre de Villiers

Infanterie blindée

Armée de terre

15 février 2014-19 juillet 2017

 

Sous Emmanuel Macron:

 

Gén d’armée François Lecointre

Infanterie

Armée de terre

20 juillet 2017

En fonction

 

Les risques

Une perception du soldat biaisée par rapport à son chef.

Le soldat même s’il ne doit pas aimer son chef, doit quand même l’estimer pour ses qualités intrinsèques. Ainsi sur la base d’une confiance et d’un respect mérités, il pourrait mener la troupe et obtenir de ses éléments, obéissance et discipline.  Les nominations fantoches de ce type sont perçues par de beaucoup de soldats comme un abandon de leur sort entre les mains d’ incapable qui les amenera à l’abattoir. Demander à un soldat de mourir n’est possible que, s’il sait son chef capable aussi d’un tel acte et on ne peut demande  ce genre de choses assis dans un bureau loin du théâtre des opérations, déconnecté de la réalité. « L’exemple n’est pas le meilleur moyen de convaincre, c’est le seul » Gandhi

 

Les soldats de nos jours sont très sensibles au népotisme et arrive à détecter l’immixtion du politique dans la vie militaire, et le politique doit savoir que c’est à ceux-là que vous récompensez si mal, sont les mêmes à qui vous demanderez le sacrifice suprême le moment. Les soldats ont une mémoire d’éléphant. Ils se rappelleront le moment venu. Et c’est eux les fantassins. Ceux à qui on a l’habitude de demander le meilleur d’eux-mêmes allant parfois jusqu’au sacrifice suprême, qui mouillent leurs maillots suant, puant, pestant pour le bien-être  de nos populations.

 

Alors quand on dit que « qui peut le mieux, peut le moins» pourquoi ne pas aussi réserver sur la base de ce même principe, le poste de CEMA et réserver à ceux qui peuvent le moins des fonctions subordonnées complémentaires au lieu du contraire. C’est là où se trouve le paradoxe.

 

Une situation qui doit changer le plus tôt possible.

 

Ce ras le bol qui ne date d’aujourd’hui doit bouger dans ses lignes pour le bien de notre l’armée centrafricaine. Ainsi depuis des lustres, la fonction de CEMA est devenue la chasse gardée des bras cassés consacrant ainsi la mainmise des incapables  sur les compétents. Le système est perfectionné à tel point que pour pallier aux carences des leurs, ils leur adjoignent d’autres cadres plus compétents qu’eux pour s’occuper de la planification et de la conception des plans d’opérations. Ceux désignés comme roue de secours le savent dorénavant, et ne manifestent que de peu d’engouement  pour le travail ce qui est tout à fait compréhensible mais préjudiciable pour la réussite des opérations.

 

C’est comme si les fantassins sont dévolus aux basses besognes et être fantassin se résume à être assujetti par ceux qui ont fait le choix d’une carrière facile de bureaucrates pendant qu’aux autres leurs est réclamé le sang et la sueur, confinant souvent les fantassins à l’image de muscles mais pas de cerveaux.

 

Or quand on voit les exemples des autres pays, ce qui est paradoxal  en France et aux États-Unis, les meilleurs de St-cyr et des académies américaines choisissent les corps de mêlée, les troupes de marines parce qu’ils veulent participer à la victoire en tant qu’acteurs et non spectateurs. Quand vous entendez des noms de Chef d’Etat-major des armées de ces pays ils ont tous en commun le fait de participer au combat même s’ils sont marins ou aviateurs.

 

Alors il faut que cesse cette discrimination et cet avilissement qui consiste à reléguer le fantassin au rang de moins que cesse cette primauté et mainmise de ces techniciens aussi incapables les uns que les autres,  sur les instruments de notre défense car la finalité de toute armée c’est non seulement pas de combattre mais surtout de gagner. Et que si les conditions d’un meilleur traitement de la part de nos autorités ne sont pas établies on continuera à subir des écueils dans toutes nos campagnes. Et d’ailleurs pendant vous y êtes pourquoi ne pas aller au bout de votre logique, à savoir à ce que les médecins et aumônier militaires soient aussi promus au de Chef d’Etat-major des armées car c’est  des techniciens au même titre que les logisticiens, ceux du soutien, les militaires de génie, des transmissions du transport etc. qui concourent à la réussite des missions mais qui concourent à la réussite des missions mais qui n’y participent pas directement d’où la notion de front. (1er échelon etc.).

 

Des conséquences très lourdes.

Les conséquences seront très lourdes pour notre armée  avec cette manière de prendre des raccourcis, à vouloir faire la promotion de minables et incapables. On risque la désaffection du métier noble du fantassin, de celui qui demande  la mort au combat comme consécration. Oui car il faut bien encourager les jeunes à choisir ce métier car la guerre veut dire morts d’hommes et elle ne se fait pas sans des hommes qui ont fait le choix de mourir. La victoire finale ne sera emportée que par le fantassin, vaille que vaille, baïonnette au canon s’il le faut et jusqu’au bout, même si on a de milliers de techniciens.

 

Dans ce sens il faut que les soldats soient bien formés et éduqués à ce titre. N’est ce pas que Magin Piart disait : “il n’y a pas de plus meilleurs professeurs que l’ennemi, mais ces leçons coûtent cher ” continuez à buller dans vos salons en ignorant la maxime célèbre pour tout militaire “la sueur épargne le sang “. Continuez à berner les politiques pour vous nommer, tout se saura le moment venu.

 

A bon entendeur, salut

 

Par : Thierry Simbi, CNC.

RDC : Jean Pierre Bemba est à Kinshasa

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RDC : Jean Pierre Bemba est à Kinshasa

 

 

Bangui, 2 août 2018 (CNC) –

 

L’avion ayant à son bord lex-vice président a atteri aujourdhui à l’aéroport international N’Djili en présence dune foule de partisans.

L’ancien vice président congolais est enfin arrivé en Rdc aujourd’hui. A bord d’un vol privé, il a atteri à l’aéroport international N’Djili en compagnie de sa femme et de ses enfants.

Devant une foule immense et en liesse, Jean Pierre Bemba a lâché une seul phrase « Je suis heureux de rentrer chez moi ». Face à une foule incontrôlable, la police a fait usage des gaz lacrymogènes pour disperser celle-ci.

Aussi, la police a exigé que le cortège de l’ex chef de gueure roule à 40km/h. partout dans la capitale, les foules étaient amassés pour acceuillir le candidat du Mlc.

Il faut rappeler que les populations de son village natal Gemena n’ont pas eu droit à la visite de leur fils. En faite, son avion n’a pas eu le droit d’atterir dans cette partie du pays car l’aéroport de Gemena n’est pas international.

C’est la raison pour laquelle il est passé directement à Kinshasa. Jean Pierre Bemba devrait concourir à la présidentielle de décembre prochain. Mais sa candidature pourrait tomber sous le coup de l’article 10 de la constitution qui dit que ne peut être candidat une personne ayant été candamné pour corruption.

 

Par : Destin Mballa, CNC.

Centrafrique : que font exactement les Russes à Bria ?

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la base des russes à Bria. Photo Moise Banafio pour CNC.

 

 

Centrafrique : que font exactement les Russes à Bria ?

 

Bria, 1er juillet 2018 (CNC) –

 

 

Installés dans une ancienne base militaire des rebelles du FPRC, les soldats russes viennent d’arrivée il y’a quelque semaine à Bria dans un contexte encore flou.

 

Entre l’exploitation des ressources minières et l’action humanitaire, les Russes font tout à Bria.

 

Depuis leur arrivée il y’a quelques jours à Bria, les russes recrutent énormément des jeunes dans lesquels ils les payent 1500 francs CFA quotidiennement. Ils proposent aussi leur service humanitaire à la population en les soyant gracieusement entre lundi et samedi, du matin au soir.

Après leur installation au sein de l’ancienne base militaire du FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE (FPRC), les Russes ont quitté cette base de la Séléka située à quelques mètres de la rivière Kotto, pour s’installer de nouveau dans un quartier Peul de Gobolo situé entre la préfecture et l’école privée Fondation Adji.

Contre toute attente, les Russes ne semblent pas s’attarder sur les actions humanitaires comme ils ont commencé à le faire.

Ils s’activent aussi pour l’exploitation minière avec, semble-t-il, le soutien des chefs rebelles du FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE (FPRC).

De sources recoupées, les            russes Aurait acheté leur propre chantier de mines dont ils entendent l’exploiter d’ici quelques jours.

Cependant, on y voit les Russes font des navettes au moins 3 jours par semaines entre les chantiers des mines et la ville sous la bonne escorte des rebelles de la Séléka de la ville. D’ailleurs, avant-hier, un chef militaire russe, au guidon de sa moto, quitte la ville pour le chantier de diamants dans le secteur.

Pour l’heure, les Russes s’entendent parfaitement avec la population locale, y compris les Séléka.

 

Bria, moise Banafio pour CNC.

 

 

Centrafrique : un pasteur sauvagement agressé après une tentative de braquage à Bangui.

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Centrafrique : un pasteur sauvagement agressé après une tentative de braquage à Bangui.

 

Bangui, 1er juillet 2018 (CNC) –

 

Le lundi dernier vers 14 heures de Bangui, un pasteur évangéliste a été grièvement blessé par un braqueur qui aurait tenté de voler son argent.

 

De source sécuritaire, les faits se sont déroulés sur la colline de Gbazabangui, à seulement quelques mètres de la résidence du chef de l’État à Boy-Rabe dans le quatrième arrondissement.

Selon la source, le pasteur de l’église apostolique de Benz-vi derrière la primature sur la rue des témoins de Jéhova, est parti avec ses adeptes sur la coline de gbazabangui derrière la radio Ndèkè-luka pour une séance de prière.

Au moment où le pasteur s’est éloigné quelques mètres plus loin de ses adeptes pour prier à seul, un braqueur violent apparait brusquement devant lui en lui intimant l’ordre avec son arme de lui donner de l’argent liquide.

Constatant que l’arme du braqueur n’a pas de chargeur, le pasteur saute sur lui pour le désarmer de force. Malheureusement celui-ci a sorti son couteau pour le poignarder à plusieurs reprises.

Gravement blessé, le pasteur a été conduit d’urgence à la clinique du Médecin sans frontière (MSF) De Sica pour des soins intensifs.

Au même moment, les forces de sécurité ont été alertées de la situation, mais à leur arrivée le braqueur a déjà pris la fuite.

Il y’a lieu de rappeler que ce braqueur n’est pas à son premier coup dans le secteur pourtant proche de la résidence du Président Faustin Archange Touadera à Boy-Rabe. Ce qui pourrait être un danger pour sa sécurité d’ailleurs.

 

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC.

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Centrafrique : soulèvement de la population de Bangassou contre le Préfet après l’incendie de la radio local

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marche des femmes de Bangassou pour demander le déépart des soldats de la Minusca

 

 

Centrafrique : soulèvement de la population de Bangassou contre le Préfet après l’incendie de la radio locale.

 

Bangassou, 1 er juillet 2018 (CNC) –

 

Ce Mardi matin, les habitants de la ville de Bangassou se sont manifestés massivement devant le domicile du Préfet de Mbomou le commandant Syllo après l’incendie de la station radio communautaire locale dans la nuit du lundi à mardi 31 juillet 2018.

 

Depuis l’arrivée des soldats FACA à Bangassou, chef lieu de la préfecture du Mbomou il y’a environ deux mois, la population locale ne semble pas apprécier la manière dont ils travaillent pour sécuriser la ville.

À titre d’exemple, l’incendie de la radio communautaire Mbari dans la nuit du lundi à mardi 31 juillet semble reveiller les vieux démons de la violence à Bangassou.  Tôt ce mardi, une foule des jeunes, appuyés par les anti-balaka du secteur se sont convergés vers la résidence du préfet, le commandant Syllo, pour manifester leur colère. Pour eux, la présence des soldats FACA semble rien changer les choses depuis leur arrivée alors que les violences sur la population continue.

Pour les jeunes de Bangassou, les FACA déployés dans leur ville s’intérèssent plutôt aux bières et vins locaux au detriment d’une patrouille de dissuasion qu’ils devraient éffectuer quotidiennement.

Certains les accusent même de sortir avec les femmes des gens alors qu’ils sont là pour la sécurité de la population.

Même si les déplacés musulmans de l’église catholique sont doigtés par les manifestants dans l’affaire de l’incendie de la radio communautaire Mbari, aucun acte de représailles est enrégistré depuis ce matin dans la ville.

 

De Bangassou, Gervais Ndoumba pour CNC.

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Centrafrique : Lorsque Meckassoua réveille les Soutiens de Touadera

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Centrafrique : Lorsque Meckassoua réveille les Soutiens de Touadera

 

 

Bangui, 1er juillet 2018 (CNC) –

 

Comme à leurs habitudes, les Soutiens du Président Touadera n’ont pas entendu de la même oreille la sortie médiatique du Président de l’Assemblée nationale, de son retour de France où il y a passé quelque onze semaines pour des raisons de santé. Par la déclaration ci-dessous circulant déjà en boucle sur la toile, les Soutiens du Chef de l’Etat estiment que Meckassoua a « dit tout, sauf la vérité ». Ci-dessous la déclaration signée, ce mardi 13 juillet 2018, du Porte-parole du Comité de soutien au Président de la République, M. Blaise Didacien Kossimatchi.

Centrafricaines, Centrafricains, très chers compatriotes,

Vous avez suivi comme moi les dernières sorties médiatiques de l’honorable ABDOU KARIM MECKASSOUA, Président de l’assemblée Nationale de retour de ses vacances dorées sur les Côtes d’Azur.

Dans sa déclaration à la presse, l’honorable Président de l’Assemblée aborde pêle-mêle des questions touchants à ses relations personnelles avec le Chef de l’Etat, à son implication dans des manœuvres de déstabilisation des institutions républicaines, aux détournements des derniers publics dont il serait coupable et à sa non appartenance aux groupes armés notamment la seleka et les antibalaka.

Une chose est certaine, notre Président de l’Assemblée Nationale dit tout sauf la vérité sur toutes ces affaires dont les éléments concourent malheureusement à établir sa responsabilité du moins son implication dans leur commission ou pour lesquelles il porte sans contexte le chapeau d’auteur intellectuel.

Primo, s’agissant de ses manœuvres de déstabilisation des institutions de la République, nous l’avons dit et nous les redisons, Abdou-Karim MECKASSOUA est bien de ceux qui ont comploté et complotent encore contre le régime démocratiquement élu du Président Faustin Archange TOUADERA dont il rêve être le prochain successeur.

Il oublie qu’il a dans un passé récent posé avec des chefs rebelles notamment Ali DARASS et autres, comme pour affirmer sa proximité avec ces derniers dans leurs ambitions folles de prise de pouvoir par la force. Les images sont encore visibles sur les réseaux sociaux.

N’a-t-il pas vécu dans le même quartier  avec le sanguinaire NUMERY Alias Force qui recevait ses appuis multiformes et qu’il a pris les soins de protéger au vu et au su de tous ?

Et l’affaire des six mercenaires tchadiens formés à Abéché et qui se disaient cultivateurs alors que les éléments probants attestent qu’ils étaient à sa solde pour des opérations de déstabilisation du régime de Bangui ? Notons que ces malfrats sont encore aux arrêts au Camp de Roux  attendant d’être jugés.

Bref, il est claire que MECKASSOUA qui a soutenu les seleka à leur prise de pouvoir à l’exemple des NGUENDET, MBOLIGOUMBA, TIANGAYE, BENDOUNGA, et autres est resté dans sa logique jusqu’auboutiste de prise de pouvoir par la force, ce qui justifie sa haine viscérale au Président de l’Assemblée Nationale a tort de clamer son innocence sur ce point.

Nous savons et les parlementaires le savent. MECKASSOUA use et abuse des derniers publics à sa guise car il considère l’Assemblée Nationale comme un patrimoine, sa parcelle de pouvoir qu’il peut gérer comme sa propre poche.

Les contrats de gré à gré passés avec de fournisseurs contre leur engagement à lui rétrocéder une partie des fonds sont monnaie courante. Nous n’en citerons que certains contrats entre l’Assemblée Nationale et la société O’BECAIRE appartenant à son cadet Ousmane (35.000.000 de FCFA en guise de paiement d’une créance pour la réhabilitation de l’Assemblée Nationale), un autre contrat avec le motel des nobles (122.250.000 de FCFA pour la confection des attributs des parlementaires), j’en passe.

Il est entré en boule contre son premier Vice-président MAPENZI pour avoir mis de l’ordre dans le désordre qu’il a institué obligeant les services du trésor public à passer par le canal de son inconditionnelle BITOUANGA Marie Claire, Directrice Générale des Finances à l’Assemblée Nationale qui passe les écritures pour couvrir ses intérêts.

Il affirme vouloir rendre compte tous les mois au peuple Centrafricain, ce qui est curieux pour un Président d’Assemblée Nationale qui ne rend même pas compte à ses collègues parlementaires qui l’ont élu au perchoir de cette noble institution et met toujours ces derniers devant les faits accomplis quand il doit effectuer un déplacement à l’étranger ou prendre des décisions qui les engagent.

Il déclare qu’il est flanqué de Vice-président qu’il considère comme des généraux à la solde du Président de la République. MECKASSOUA ignore que c’est ce même Président de la République qui a soutenu son élection comme Président de l’Assemblée Nationale et crache désormais dans la main qui lui a donné à manger ; quelle ingratitude ?

Il affirme que le pays va mal et oublie que c’est de son fait et du fait de ses protégés djihadistes et autres politicards à sa solde que les centrafricains sont obligés aujourd’hui de se réfugier en brousse…

Non le peuple est désormais avisé. Les mensonges d’Etat ne passeront plus. La jeunesse ; les femmes et tout le peuple centrafricain connaissent  aujourd’hui le visage de cet homme qui a menti à ses collègues pour se faire élire comme président de l’Assemblée Nationale et qui veut maintenant se faire passer pour une victime.

L’heure des comptes vient bientôt, l’heure est presque arrivée ou chacun va rendre compte devant ce peuple, et je gage que notre Président de l’Assemblée Nationale et tous ces usurpateurs de la République qu’il a nommé pour constituer sa garde rapprochée seront bientôt désavoués par ce peuple qui veut des filles er des fils dignes et intègres pour diriger leur destinée.

La vérité finit toujours par triompher.

Vive la République.

 

 

Par : Fred Krock, CNC.

Cameroun : L’épidémie de choléra maîtrisée au Nord

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Cameroun : L’épidémie de choléra maîtrisée au Nord

 

 

Yaoundé, 1er juillet 2018 (CNC) –

 

Le secrétaire d’Etat à la santé publique, Alim Hayatou en a fait le constat hier au cours dune descente dans les localités touchées par cette maladie.

Le ministère de la santé publique sous la conduite de son secrétaire d’Etat, Alim Hayatou a effectué une mission d’évaluation de l’épidémie de choléra hier dans la région du Nord.

Le constat fait est que l’épidémie de choléra dans cette partie du Cameroun est maîtrisée. Il a visité les districts de santé de Golombé dans le Mayo Louti.

Mais aussi celle de Tchontchi, à Guider, du Mayo Oulo, de  Garoua II et l’hôpital régional de Garoua. Partout le constat est le même, l’épidémie de choléra est contenue.

Ceci s’explique par le déploiement des moyens importants des pouvoirs publics dans cette région. L’organisation mondiale de la santé (OMS) a d’ailleurs salué la réponse du gouvernement face à cette épidémie.

En rappel, la région du Nord Cameroun est la plus touchée par le choléra. Elle enregistre des plusieurs dizaines de cas et 10 décès.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : trois russes retrouvés morts proche de Sibut.

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Centrafrique : trois russes retrouvés morts proche de Sibut.

 

Bangui, 31 juillet 2018 (CNC) –

 

Tués et jetés entre la ville de Dékoua et Sibut, les corps de  trois russes viennent d’être retrouvés dans un mauvais état par les forces de la Minusca.

 

Même si le nombre exact des Russes tués entre Dékoua et Sibut n’est pas encore clair, les circonstances de leur mort, quant à elles, ne sont pas encore connues pour l’heure.

Selon nos informations, trois  corps sans vie des russes  ont été retrouvés à environ 30 kilomètres de la ville de Sibut dans le Kemo à un peu plus de 200 kilomètres de Bangui.

De source hautement sécurisée, les russes assassinés se sont déclarés journalistes d’enquête d’une chaine privée  de leur pays à leur arrivée dans la capitale centrafricaine.

Alors s’agit-il d’un acte de représailles par rapport à l’assassinat d’un citoyen de la ville de Damara par les soldats russes ce matin du mardi 31 juillet 2018  ou d’un assassinat programmé par d’autres russes stationnés dans le pays ?

D’après une source sécuritaire contactée par CNC, les corps retrouvés sont au nombre de trois et non deux.

Pour l’heure, on ignore totalement les raisons de cet odieux assassinat ainsi que les circonstances dans lesquelles ils ont été tués.

Contacté par CNC, un officier de la gendarmerie explique pour sa part que les trois russes assassinée auraient quitté Sibut pour la ville de Kaga-bandoro très tard hier alors que les FACA positionnés à Sibut leur auraient déconseillé de partir aussi tard. Bizarement ce matin de ce mardi 31 juillet, leurs corps ont été retrouvés par la Minusca à seulement quelques kilomètres après Sibut. Les mains des Séléka auraient même été citées derrière cette affaire par les autorités du pays.

Rappelons que ce mardi matin, les habitants de Damara se sont soulevés massivement pour demander le départ des soldats russes après l’assassinat d’un jeune natif de la région.

Le ministre de la Sécurité publique a effectué même un déplacement à Damara pour tenter de calmer la tension palpable.

Depuis le début d’année, une centaine des soldats russes, mélangés avec des mercenaires d’une société privée russe , sont arrivés dans le pays pour officiellement  former les soldats de l’armée nationale (FACA) au maniement de leurs armes autorisées par les nations unies. Ils ont été installés dans la concession de l’ancien palais impérial de Béréngo, créant au passage une polimique avec les enfants de l’ancien empereur Jean-Bedel Bokassa.

 

Bangui, Anselme Mbata, CNC.

Copyright2018CNC.

 

Centrafrique : des éléments rebelles du groupe 3R aperçus à moins de 50 kilomètres de Paoua.

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Centrafrique : des éléments rebelles du groupe 3R aperçus à moins de 50 kilomètres de Paoua.

 

Paoua, 31 juillet 2018 (CNC) –

 

Aperçus dans au moins trois communes de l’Ouham-Péndé proche de la sous-préfecture de Paoua, plusieurs dizaines des combattants rebelles du groupe 3R terrorisent le secteur.

 

Localisés à seulement quelques kilomètres de la sous-préfecture de Paoua au nord-ouest de la République centrafricaine, les combattants rebelles du groupe 3R s’approchent dangereusement de la ligne de sécurité érigée par les forces de sécurité des Nations unies (Minusca) autour de Paoua.

Tous en treillis militaires bizarrement identiques à ceux des FACA, les hommes du chef rebelle Sidiki sont présentement visibles dans trois communes de l’Ouham-Péndé notamment à Yambassa (42 kilomètres de Paoua), Angatoi (48 kilomètres de Paoua) et à Erawa (52 kilomètres de Paoua).

Selon des informations obtenues par la gendarmerie locale, la présence de ces rebelles constatée dans ces localités serait liée à la transhumance. Seulement, les habitants de ces villages, pour des raisons de sécurité, sont depuis quelques jours en fuite dans la brousse à cause de ces rebelles.

Rappelons que dans la sous-préfecture de Paoua, en plus des gendarmes, plusieurs dizaines des soldats de l’armée nationale  (FACA) sont basés dans la ville depuis plus d’un mois, ce qui renforce probablement la sécurité dans la ville, mais pas dans les villages environnant qui, d’ailleurs, sont totalement exposés aux violences des groupes armés.

 

Paoua, Fortuné Bobérang pour CNC.

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Centrafrique : qui est Général de corps d’armée François Sylvestre Sana (8 Septembre 1934 – 31 juillet 2008) ?

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Centrafrique : qui est Général de corps d’armée François Sylvestre Sana (8 Septembre 1934 – 31 juillet 2008) ?

 

Un témoin et acteur majeur de la création de l’armée centrafricaine.

 

 

Bangui, 31 juillet 2018 (CNC) –

 

François Sylvestre Sana est né le 8 Septembre 1934 à Bangassou. Il est le fils d’Hélène Ifolo et d’Albert Yamissi, originaire de l’Ombella M’Poko précisément Bossélé sur la route de Sibut.

Après ses études primaires, il entre en 1948 à l’âge de 14 ans à l’école des enfants de troupe Général Leclerc à Brazzaville et y fait ses études secondaires jusqu’à la 4ème. Il s’engage ensuite à 18 ans dans l’armée française comme tirailleur de 2ème classe le 24 septembre 1952. Il débute cette carrière par les fonctions d’instructeur des jeunes recrues de son unité avant d’être promu caporal en Avril, puis caporal-chef en Juillet 1953 et sergent en mars 1954. Volontaire pour l’Indochine, il quitte Douala en mars 1954 pour la France. En Juin 1954, il quitte Marseille pour finalement débarquer à Saigon au Sud Vietnam où il sera chef de poste radio de campagne. En Avril 1955, il est rapatrié pour la France afin d’être hospitalisé à l’hôpital militaire Michel-Lévy à Marseille. En Juillet 1955, il bénéficie d’un congé de fin de campagne et embarque depuis Marseille pour un périple qui le ramènera en Oubangui-Chari. En novembre 1955, le sergent Sana est instructeur radio à la compagnie du commandement et des services du détachement motorisé autonome de l’Oubangui-Chari à Bouar. Nommé sergent-chef en Février 1957, il est admis en Juillet à un stage à la compagnie mixte des télégraphistes à Brazzaville où il obtient un brevet de chef de section d’infanterie et d’exploitation radio en septembre 1957. Il est désigné commandant du 4ème RCIA à Bouar en Octobre 1957 et sera ensuite admis à l’école de Fréjus la formation des officiers des Territoires d’Outre-mer (EFORTOM) après avoir réussi le concours d’entrée en Septembre 1958. Après deux ans de travail laborieux, il est nommé sous-lieutenant en septembre 1960 puis est admis à l’école d’application des transmissions de Montargis en France jusqu’en Juin 1961, date à laquelle il rentrera à Bangui.

Transféré à l’armée centrafricaine en formation en septembre 1961 comme Officier des transmissions du 1er bataillon d’infanterie, il est nommé capitaine en Janvier 1962. Le Président Dacko lui confie le 1er Octobre 1962 le commandement du 1er et 2ème commando de la compagnie du génie. En étant responsable du génie militaire, il supervise la construction de routes et de ponts pour le désenclavement des villages et villes de province. En 1963, le capitaine Sana occupe le deuxième poste de commandement le plus important pour un officier centrafricain derrière le commandant Bokassa qui est Chef d’Etat-Major de l’armée, devant les sous-lieutenants Mandé et Bandio. En décembre 1963, Sana devient le premier officier centrafricain à prendre le commandement du 1er bataillon d’infanterie de République Centrafricaine, succédant au commandant français Michel Bataille qui devient son conseiller. Il faut comprendre l’importance stratégique de ce 1er bataillon d’infanterie basé au camp Kassaï qui constitue alors le gros des troupes centrafricaines. Le Chef d’Etat–major Bokassa cherchait à reprendre le commandement de ce 1er bataillon d’infanterie des mains de ce fidèle du Président Dacko attaché au respect des institutions de la République. Bokassa sachant bien que Sana ne pouvait pas s’associer à son projet de coup d’Etat lui adjoint le lieutenant Banza, jusqu’alors chargé des bâtiments et des matériels puis écarta Sana au camp de Roux. Sana fut nommé en mars 1965, chef du bureau d’étude et d’organisation de l’action pionnière à l’Etat-Major de la Défense Nationale.

Pour les préparatifs du réveillon « fête de la Saint Sylvestre », les officiers ont tenu une réunion au cours de laquelle ils décidèrent d’acheter beaucoup d’alcool dont une caisse de whisky (et très peu de jus) pour bien arroser cette soirée de fin d’année. En tant que Président de la Croix bleue (luttant contre l’alcoolisme et le tabagisme), le commandant Sana sorti furieux de cette réunion et pour marquer sa réprobation décida de ne pas assister à la soirée. C’est ainsi qu’en cette fameuse soirée de la Saint Sylvestre, lui et son épouse alors enceinte d’une leur fille sont partis raccompagner des parents venant leur souhaiter les vœux du nouvel an et sa fête (son deuxième prénom étant Sylvestre). Sana n’a donc pas participé à ce coup d’Etat et ne doit la vie sauve qu’à ses convictions de lutte contre l’alcoolisme. C’est en rentrant le soir au camp de roux où ils résidaient que leur véhicule fut pris au piège par les tirs.

Bokassa devenu Président le détache de l’armée et le nomme en Avril 1966 inspecteur principal des télécommunications au Ministère des Postes et des Télécommunications où il se singularisera par la supervision des premières tranchées pour les câbles de télécommunication. En novembre 1967, Sana est muté à Bouar, le 1er bataillon d’infanterie étant transféré dans cette région. Peu après son installation, un matin de bonne heure, un frère d’arme cogna à sa porte pour lui demander de lui prêter son arme, ce dernier affirmant avoir oublié la sienne à Bangui. Il lui remit son arme, de marque allemande, achetée à la fin de sa formation à l’école des officiers. Ce geste fut interprété autrement et même déformé, de mauvaises langues affirmant qu’il avait fait venir beaucoup d’armes d’Allemagne dans le but de préparer un coup d’Etat contre Bokassa. Cet évènement lui valut d’être affecté en Yougoslavie en tant que 1er secrétaire auprès de l’ambassade de République Centrafricaine: une sanction, humiliation pour un officier de ce rang. Les calomnies et les trahisons ont permis alors à cette époque à certains militaires d’avancer facilement en grade trouvant grâce auprès de Bokassa. Il est donc affecté en Yougoslavie (1968-1970) puis en Egypte comme premier conseiller (1970-73) et enfin ambassadeur en Irak en décembre 1973. Il faut préciser que Sana avait été nommé lieutenant-colonel en Décembre 1971.

Quelques années après, en Janvier 1979, le colonel Sana, alors ambassadeur en Irak est convoqué à Berengo sur ordres de Bokassa après une dénonciation calomnieuse. Il est placé en détention à Ngaragba, chaînes et menottes aux pieds, sans autre forme de procès.  En Août 1979, il est assigné à résidence au village de son père à Bosselé dans l’Ombella M’Poko.

Le lendemain du retour de David Dacko au pouvoir, celui-ci envoie chercher Sana. Le colonel Sana accède alors au grade de général de bridage en novembre 1979 et devient chef d’Etat-Major adjoint des FACA. En novembre 1980, il devient Ministre délégué à la Présidence de la République, chargé de la défense Nationale et sera nommé en avril 1981 Ministre de la Justice, Garde des Sceaux.

Après la prise de pouvoir du général Kolingba, il est de nouveau écarté de l’armée et nommé l’année suivante comme directeur de la Société Nationale des Transports Routiers (SNTR), société quasiment en faillite qui sera dissoute en Avril 1983. Après avoir été promu Général de division en Janvier 1984, Sana sera mis à la retraite d’office à 49 ans, une mesure qu’il a toujours considéré comme illégale car contrevenant  aux conditions d’âge pour son grade. Il sera néanmoins nommé à la Direction de l’Office National Conventionné des Anciens Combattants et Victimes de guerre, de Janvier à Octobre 1986.

Sous le régime de Patassé, Sana est rappelé et nommé le 4 Novembre 1993 conseiller militaire à la Présidence pour une courte durée. De Général de division depuis janvier 1984, il est promu Général de corps d’armée en Octobre 1996 avant sa réadmission en seconde section.

Il tira définitivement sa révérence le 31 juillet 2008 à l’approche de ses 74 ans à l’hôpital du camp de Roux à Bangui et repose désormais sur la terre de ses ancêtres au village de son père à Bosselé. Il laisse derrière lui une veuve, 24 enfants, 56 petits fils et 2 arrières petits fils.

Le général François Sylvestre Sana (qui pour l’anecdote a survécu à un crash d’avion à Marseille avec l’une de ses filles) est un des officier pionnier des forces armées centrafricaines. Il est l’un des rares officiers centrafricains à avoir non seulement servi au sein de l’armée française mais aussi survécu aux différents régimes qui se sont succédé en République Centrafricaine.

10 ans après son décès, honorons la mémoire de ce témoin et acteur majeur de la création de l’armée centrafricaine…

 

Par : Thierry Simbi, CNC.

Centrafrique/Assemblée nationale : 120 millions F.CFA détournés, Agnès Dekono et Max Olivier Tekpa virés de leurs postes

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Centrafrique/Assemblée nationale : 120 millions F.CFA détournés, Agnès Dekono et Max Olivier Tekpa virés de leurs postes

 

 

Bangui, 31 juillet 2018 (CNC) –

 

Madame Agnès Dekono née Bekandji Chargée de mission Genre à l’Assemblée nationale et M. Max Olivier Tekpa, Chef de service de la comptabilité de l’institution parlementaire sont tombés sous les griffes du Président du Parlement, Abdou Karim Meckassoua. C’est respectivement par Arrêté n° 017/AN/P/DIRCAB/.18 et par Décision n° 001/AN/P/SG.18 que Meckassoua a châtié ses proches collaborateurs qui seraient impliqués dans la grande malversation financière qui ronge le Parlement actuellement.

La Chargée de mission a vu son Arrêté de nomination purement et simplement rapporter, alors que le Chef de service lui, est visé par une suspension à titre conservatoire en attendant l’aboutissement de la procédure en cours devant la Commission spéciale de comptabilité et de contrôle qui est à pied d’œuvre pour enquêter sur cette affaire.

Notons que de retour de Paris où il y a séjourné 11 semaines durant pour des raisons de santé, Meckassoua a animé une semaine après une conférence de presse vendredi dernier. Au cours des échanges, les journalistes ont soulevé la question d’une affaire de détournement de 120 millions de F.CFA à la signature du président de l’institution. Tout en avouant son innocence, Meckassoua a promis de réagir dès ce lundi.

C’est donc chose faite. Mais, le coup de fouet va-t-il s’arrêter là puisqu’il ne s’agit que des mesures conservatoires ? Invraisemblable ! La malversation est trop nébuleuse pour n’être orchestrée que par deux menus-fretins. Gageons que d’autres têtes vont suivre. Et, pourquoi la Cour des comptes ne s’autosaisissait pas, elle-aussi ?

 

Par : Fred Krock, CNC.

Sommet Cedeao-Ceeac : Le Togo et la Centrafrique suppriment les visas d’entrée

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Sommet Cedeao-Ceeac : Le Togo et la Centrafrique suppriment les visas d’entrée

 

Bangui, 31 juillet 2018 (CNC) –

 

Le ministre des affaires étrangères, Charles Armel Doubane et son homologue togolais ont signé le 29 juillet un accord à cet effet.

Plus besoin de visas pour les togolais de se rendre en Centrafrique et vis-versa. Les gouvernements des deux pays ont mis à cette barrière hier en marge du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement Cedeao-Ceeac qui se tient à Lomé.

Depuis son compte Facebook, le ministre des affaires étrangères Charles Armel Doubane a fait l’annonce. « A compter de ce jour le 29 juillet 2018 exemption total de visa entre la République centrafricaine et le Togo ».

Cette mesure faut-il le préciser porte sur tout type de voyage. Elle constitue véritable aubaine pour les affaires. Mais également pour les étudiants surtout centrafricains qui autrefois avaient du mal à obtenir un visas afin d’étudier dans les grandes écoles togolaises.

 

Par ailleurs, Le chef de lEtat Centrafricain est arrivé dans la capitale économique du Cameroun, Douala,  samedi dernier. C’était  le point de départ pour Lomé au Togo où il prend part aujourd’hui au Sommet Cedeao-Ceeac.

 En provenance de Bangui, le président Centrafricain Faustin Archange Touadéra a fait escale le 28 juillet à Douala. Il a été accueilli à l’aéroport international de Douala par le secrétaire général des services du gouverneur de la région du Littoral.

L’ambassadeur du la Rca était également du comité d’acceuil tout comme les autorités administratives et sécuritaire de la région du Littoral. Le chef de l’Etat est arrivé à Douala pour prendre un vol en direction de Lomé au Togo.

Il a quitté  la  capitale économique hier après avoir remercié les autorités camerounaises pour l’accueil à lui réserver. Il prend part aujourd’hui au sommet conjoint des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao et de la Ceeac.

Le sommet qui se tient pour la première fois va permettre aux chefs d’Etat et de gouvernement de se pencher sur les problématiques liées à la sécurité, la paix, à la radicalisation et à l’extrémisme violent.

Rappelons que les deux organisations sous-régionales regroupent plusieurs pays. La Cedeao (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest) est composé de 15 pays.

Ce pays sont : la Côte d’Ivoire, le Cap-vert, la Gambie, le Ghana, les deux Guinées (Bissau et Conakry). Mais également, le Sénégal le Togo, le Benin, le Burkina Faso, le Mali, le Niger, la Sierra Léone, le Libéria et le Nigeria.

La Ceeac (communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale) regroupe onze Etats. Le Cameroun, le Gabon, la Guinée Equatoriale, le Congo, la Centrafrique, le Tchad, le Sao-Tomé et Principe, la RDC et le Rwanda.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : la coalition Siriri met en garde le gouvernement contre toute action de violence militaire au quartier PK5.

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Centrafrique : la coalition SIRIRI met en garde le gouvernement contre toute action de violence militaire au quartier PK5.

 

COALITION SIRIRI

 

COMMUNIQUÉ No.00017/CR/29/07/18

 

INQUIÉTUDE ACCRUE AU SEIN DE LA POPULATION DU KM5 À

 BANGUI FACE AUX MENACES GOUVERNEMENTALES

 

La COALITION SIRIRI est l’émanation d’une coalition large des Centrafricaines et Centrafricains sans aucune forme de discrimination basée, notamment sur l’âge, le sexe, les origines territoriales ou les croyances religieuses ou autre. Nous sommes des Citoyens centrafricains mobilisés pour l’instauration d’une PAIX DURABLE, de la Cohésion Sociale, de l’Unité et à la promotion de la Réconciliation Nationale.

Depuis sa prise de fonction à la tête de l’État centrafricain, le Président TOUADÉRA a lamentablement échoué sur tous les plans particulièrement sur celui de la sécurité nationale. Le pays ne cesse de s’enfoncer dans le gouffre de l’insécurité généralisée hypothéquant la survie même de notre nation centrafricaine.

Faudra-t-il le rappeler que 85% du territoire national échappent au contrôle des autorités gouvernementales, livrant les populations entières aux mains et à la merci des inciviques et des groupes armés.

La COALITION SIRIRI sonne l’alarme et en profite pour alerter l’opinion centrafricaine et internationale sur la situation invivable des citoyens particulièrement ceux du KM5 dans le 3è Arrondissement de Bangui, la capitale nationale, qui se souviennent non seulement des destructions massives des quartiers Miskine, Fatima, Moustapha, Castors, Ngou-ciment, Boy-Rabe, Catin, Malimaka, Combattant, Walimba entre autres, mais aussi des événements récents du 08/04/2017 ayant causés plusieurs dizaines de morts et des dégâts matériels importants dans leur quartier.
La population du KM5 se sentant abandonnée par l’État, s’est sentie obligée de s’organiser tant bien que mal avec des moyens maigres en légitime défense. De plus, elle est quotidiennement harcelée par les soldats du gouvernement (FACA) et les troupes   de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République Centrafricaine (Minusca) et ceci en violation de la Résolution 2149 (2104) du 10 avril 2014.

Le Gouvernement qui a sous sa responsabilité le processus en cours de Démobilisation, Désarmement, Réinsertion et du Rapatriement (DDR-R), en collaboration avec d’autres institutions compétentes, a engagé le processus du panel de PAIX sous les auspices de l’Union Africaine, projets auxquels la COALITION SIRIRI souscrit à certaines conditions, notamment que ces opérations de DDR-R et le dialogue en vue, ne servent de prétexte au gouvernement pour justifier des formes de violence auprès de nos populations.

Par conséquent, la COALITION SIRIRI avec l’écrasante majorité du peuple Centrafricain, met en garde le Gouvernement pour toute action de violence militaire qu’il envisagerait contre la population déjà meurtrie du KM5 ou ailleurs sur le territoire national en République Centrafricaine.

 

Fait le 29 juillet 2018

 

Moustapha Mahamat SABOUNE

Président – COALITION SIRIRI

 

Émail : saboune@hotmail.ca  

Centrafrique : Bienvenu Nguimalé, DGA de l’Immigration annonce un passeport africain

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Centrafrique :  Bienvenu Nguimalé, DGA de l’Immigration annonce un passeport africain

 

 

Bangui, 30 juillet 2018 (CNC) –

 

Les passeports nationaux des 55 pays membres de l’Union africaine cèderont très bientôt place à un passeport africain. L’annonce a été faite, vendredi 27 juillet dernier, par Colonel Bienvenu Paterne Nguimalé, Directeur général adjoint de l’Emigration – immigration au cours d’un dîner de presse à Bangui.

Il s’agit de l’aboutissement de la volonté politique des Chefs d’Etats et de gouvernements réunis, en 2017 à leur 27ème Session à Kigali au Rwanda où ils affirmaient leur détermination pour faire de la « libre circulation », une réalité sur l’ensemble du continent noir. Le passeport africain doit entrainer immédiatement la suppression de visa dans l’espace africain selon la vision-2063 de l’UA. Ladite volonté politique a été au centre de deux réunions des Experts en la matière tenues à Nairobi au Kenya du 9 au 13 juillet dernier où la RCA a été valablement représentée par Col. Bienvenu Nguimalé et Paul Mercier Toukia respectivement DGA/Emigration-Immigration, Expert de l’UA dans le domaine du Passeport africain et Directeur des Immunités, Privilèges et Passeport au Ministère des Affaires Etrangères et centrafricains de l’Etranger. Lors de ces rencontres, il est question d’examiner la faisabilité et les spécifications techniques de la conception et la mise en circulation de cet ambitieux document.

Les rencontres de haut niveau tenues au Kenya ont regroupé un panel d’Experts venus de tous les pays membres et des grandes organisations africaines telles que la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), la Communauté des Etats sahélo-sahéliens (SEN-SAD), l’Union du Maghreb arabe (UMA) et l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD).

A propos du passeport africain

Trois types de Passeports sont retenus à savoir : Le Passeport diplomatique, le Passeport de service ou officiel et le Passeport ordinaire. Ces trois catégories de Passeports précités seront délivrés conformément aux lois et règlements nationaux de chaque Etat membre.

Les couleurs de ces différents types de passeport se présentent ainsi : la couleur Rouge pour le Passeport diplomatique, la couleur Bleu-foncé pour le passeport de service ou officiel et la couleur Verte sur le Passeport ordinaire.

Quant à la conception, le Passeport africain est retenu comme suit : Au recto de la page de couverture l’on retrouve le nom de l’UA, le nom et les armoiries du pays, la catégorie du passeport et le symbole de la puce ; Au verso de la page de couverture l’on retrouve l’emblème de l’UA ; A la troisième page de couverture il n’y a aucune inscription c’est-à-dire vierge ; A la quatrième page est réservée aux informations importantes et enfin les pages de l’intérieure varient d’un pays à l’autre afin de refléter le contexte culturel national en fonction des lois nationales et règlements nationaux.

Notons que le Passeport africain doit contenir entre trente-deux (32) pages et soixante-quatre (64) pages. Aussi, un minimum de deux langues dont l’une de l’UA (français, anglais, portugais, arabe et swahili) est exigé à chaque Etat membre. Pour ce qui est des mesures de sécurité minimale et additionnelle, il est retenu entre autres, que le délai de validité du Passeport africain est de dix (10) ans pour les adultes et cinq (5) ans pour les enfants.

Des réformes encourageantes à l’Emigration-Immigration

Profitant de l’occasion de ce dîner de presse qualifié de ‘’Journée porte-ouverte’’ par le DGA, un coin de voile a été levé sur les réformes engagées depuis janvier 2017. Un travail d’assainissement a été fait dans tous les services de l’Emigration-Immigration ce qui permis les activités de recouvrement maximum des recettes au niveau des Commissariats surtout les deux Commissariats spéciaux de Bangui (Aéroport et Port) : De 50 millions de Francs Cfa, la Direction générale verse aujourd’hui 250 à 300 millions à l’Etat sous le contrôle d’un Régisseur. De quoi pousser le Ministre des Fiances et du Budget à décerner une note de félicitation.

Aussi, la redynamisation des services a permis aujourd’hui de délivrer un passeport en cinq (5) jours au lieu des mois dans un passé récent. La Direction générale a pu acquérir, à ce jour, une machine pour la délivrance des cartes de séjours sécurisées. « Nous faisons de notre mieux dans la droite ligne de la vision du Chef de l’Etat qui a prôné la rupture », a noté Col. Nguimalé qui s’est réjoui du flux désormais important et sans cesse croissant de fréquentations de la RCA évaluées à 120 000 pour l’année 2017.

La Session des Chefs d’Etat et de Gouvernement d’octobre prochain va devoir approuver et mettre en circulation ce nouveau Passeport africain.

 

Par : Fred Krock, CNC.

CENTRAFRIQUE : LE KM5, UN REPAIRE DE BRIGANDS ?

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CENTRAFRIQUE : LE KM5, UN REPAIRE DE BRIGANDS ?

 

 

Bangui, 30 juillet 2018 (CNC) –

 

UN DANGER POUR LE  POUVOIR

 

 

LA RESPONSABILITÉ DU GOUVERNEMENT ET DE LA Minusca

          Le KM5 est devenu le symbole des milices de brigands qui menacent la capitale. Stupéfiant ! Comment deux bandes de malfrats, infiltrées par l’ex-Séléka et considérées comme sa tête de pont dans Bangui, peuvent-elles défier les forces de sécurité ?

          La responsabilité du gouvernement et de la MINUSCA est entière. Il fallait éradiquer ce nid de voyous dès leurs premières exactions sur les populations de ce quartier. Il fallait donner des ordres clairs aux forces de sécurité pour une intervention musclée, malgré le risque de dégâts collatéraux.

          A l’image de ce qui se passe dans tout le pays, le gouvernement semble manquer de stratégie et se révèle incapable d’anticiper. Ces bandes de malfrats, qui se sont fallacieusement déclarées « groupes d’auto-défense des musulmans » et ont pris les habitants du KM5 en otages, sont en réalité des éléments de l’ex-Séléka, qui se sont infiltrés pour, le moment venu, préparer le terrain à une invasion massive des rebelles.

          Abdoulaye Issene, le nouveau sultan autoproclamé de N’Délé, n’a-t-il pas déclaré récemment au micro de France 24, disposer d’environ 800 combattants positionnés à Bangui, prêts à marcher sur le Palais de la Renaissance ? Il n’est donc pas exclu que les brigands du KM5 fassent partie de ses combattants. Il n’est pas non plus exclu que l’instabilité du KM5 ne gagne d’autres quartiers de la capitale

 

IMPUISSANCE OU MANQUE DE VOLONTÉ POLITIQUE ?

          Il y a fort longtemps que ces milices tiennent la dragée haute au gouvernement, massacrent des personnes, rackettent les commerçants et font régner leur insupportable loi de la jungle. Cette tragédie se joue dans la capitale, à proximité des lieux du pouvoir et des forces de sécurité.   

          Visiblement, ces voyous ont des mentors étrangers, qui les financent et leur fournissent des armes. Les Centrafricains n’hésitent pas à mettre en cause Idriss Deby Itno, président du Tchad. Il est avéré que bon nombre des membres de ces groupes sont d’origine tchadienne ou de nationalité tchadienne.

          Les manigances de Deby en RCA sont incessantes. Son appétence obsessionnelle pour le contrôle de la République Centrafricaine n’est plus à démontrer. Est-il besoin de rappeler le comportement criminel de sa soldatesque en Centrafrique ? Ces mercenaires, mis à la disposition des ex-présidents centrafricains pour qu’ils puissent accédera au pouvoir ?

          Si les ex-Sélékas tiennent le haut du pavé et s’apprêtent à créer des califats autonomes, c’est bien grâce aux multiples soutiens du président tchadien. Deby ne rêve que de mettre la main sur 80% du territoire centrafricain et son sous-sol. Comment le pouvoir peut-il tolérer de tels défis sans réagir ? Pourquoi les autorités ne demandent-elles pas à l’ONU de condamner les agissements du tyran tchadien en Centrafrique ?

          Autre défi aux autorités du pays : le geste inamical de la France. L’ex puissance coloniale semble, en effet, avoir choisi Idriss Déby pour trouver une solution au chaos centrafricain. Elle a préféré enjamber les autorités centrafricaines et les citoyens pour lui confier une mission de paix en RCA ! C’est une erreur politique et stratégique majeure. Pour les Centrafricains, le président du Tchad est, en grande partie, responsable de la descente de leur pays aux enfers. Comment pourrait-il devenir pompier, alors que c’est lui, le pyromane ?

          Il croit détenir la seule armée fiable du sous-continent. En tout cas, c’est ce que pensent ses mentors français. Mais il faut savoir aussi qu’il inquiète lourdement les autres chefs d’État de l’Afrique Centrale.

          En fait, nous nous devons de le répéter : rien ne se résoudra sans les Centrafricains eux-mêmes. Toute solution passera inévitablement par leur participation, pleine et entière, aux débats nécessaires pour décider de l’avenir de leur pays. Tous ceux qui ourdissent dans l’ombre des plans machiavéliques de partition et d’impunité pour les criminels de guerre violent le droit international des Nations et ne doivent pas espérer arriver à leurs fins.

Car la République Centrafricaine est une République Souveraine, Une, Démocratique, Indivisible et Sociale.

 

Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(29 juillet 2018)

 

 

 

 

Iraqi Airways : Pour la nourriture, deux pilotes bagarrent en plein vol

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Iraqi Airways : Pour la nourriture, deux pilotes bagarrent en plein vol

 

 

Bangui, 30 juillet 2018 (CNC) –

 

Les deux aviateurs se sont battus durant le vol du trajet Machhad en Iran vers Bagdad en Irak.  Iraqi Airways qui a fait l’annonce mercredi dernier affirme avoir suspendu à vie ces pilotes.

Deux pilotes de la compagnie aérienne Irakienne, Iraqi Airways se sont battus en plein vol. Si la date exacte de l’incident n’est pas révélée, cette affaire a suscité la panique lors du vol. Bien plus, elle a suscité de l’indignation tant chez les Iraniens que chez les Irakiens.

En effet, tout par d’une dispute entre le commandant de bord et son second portant sur un plateau repas. Le co-pilote a confié aux autorités dans une lettre que le ton est monté avec le pilote parce que ce dernier a refusé qu’une hôtesse lui apporte un plateau repas.

Il affirme que le pilote s’opposait parce que son co-pilote ne lui avait pas demandé au préalable l’autorisation. Or le pilote lui-même avait déjà pris son propre repas. En plus de ce refuse le co-pilote affirme que son collaborateur l’a insulté et ensuite frappé.

C’est ainsi que le co-pilote a aussi réagi. Mais les agents de sécurité sont intervenus à temps pour calmer les deux aviateurs.  Cet incident à causé la panique au sein de l’équipage qui était constitué de 157 passagers.

Mais le calme est revenu et l’avion a finalement atterri à destination à l’aéroport de Bagdad. Mercredi dernier, la compagnie Irakienne a annoncé avoir suspendu. La compagnie a fait savoir que les deux pilotes pourraient même être interdit à vie de vol.

 

Par : N. Mballa, CNC.

13 jeunes morts au Congo

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13 jeunes morts au Congo

 

Brazzaville, 30 juillet 2018 (CNC)^-

 

 

L’opposition et les familles en colère

Elles exigent la démission de certaines personnalités. Et menacent porter l’affaire en justice.

Les familles des 13 jeunes décédés le 23 juillet dans un commissariat de Brazzaville demandent des comptes.  Elles exigent les démissions du ministre de la communication et du procureur de la République.

Ces personnalités avaient déclarés sur les ondes de Rfi qu’il n’avait pas de morts alors mêmes certaines sources annonçaient le drame. Les familles et l’opposition les accusations de « déclarations mensongères et légères ».

Pour elles, ces personnalités ont voulu maquillé ce que certains qualifient de meurtre. Or quelques jours après leurs déclarations, le ministre de l’intérieur devant l’Assemblée nationale a reconnu la mort de 13 jeunes dans ce commissariat.

Cependant, deux familles sont toujours à la recherche des corps de leurs enfants. Elles disent ne pas les trouver dans aucune des morgues. Par conséquent elles entendent porter l’affaire en justice. les 13 jeunes faisaient parties des 16 arrêtés au cours d’une rafle de la police suite à l’assassinat du directeur exécutif de l’observatoire national des droits de l’hommes.

Ces jeunes qui étaient en garde à vue dans cette unité ont été retrouvé mort gisant sur une marre de sang. Les autorités ont ouvert une enquête judiciaire et administrative. Des personnes concernées sont entendues sous procès verbal à l’inspection générale de la police.

…………………..

 

Par : N. Mballa, CNC.

 

 

CENTRAFRIQUE : PEUT-ON FAIRE UN RAPPROCHEMENT OU UN PARALLÈLE ENTRE LES SCANDALES BENALLA EN FRANCE ET KOSSIMATCHI EN CENTRAFRIQUE ?

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CENTRAFRIQUE : PEUT-ON FAIRE UN RAPPROCHEMENT OU UN PARALLÈLE ENTRE LES SCANDALES BENALLA EN FRANCE ET KOSSIMATCHI EN CENTRAFRIQUE ?                                                        

 

 

Bangui, 28 juillet 2018 (CNC) –

 

La sphère politique française est en ébullition depuis deux semaines c’est à dire dans de perpétuels rebondissements sur le scandale d’Etat du sieur BENALLA qui a vacillé le pouvoir français.   Il s’agit en effet d’une vidéo compromettante postée sur les réseaux sociaux incriminant un proche collaborateur du Président de la république entrain de frapper un manifestant lors d’une manifestation du 1er mai. Le personnage incriminé dans cette fameuse vidéo n’est autre que l’ancien agent de sécurité privé de l’actuel Président de la république au moment des campagnes électorales.

Après le verdict des urnes ce dernier a été embauché par l’elysée comme conseiller à la présidence avec des avantages et privilèges exorbitants. Pour perfectionner sa mission, ce dernier a bénéficié d’une mission d’observation, d’immersion avec déguisement adapté pour assister la police au maintien de l’ordre. Il est important de rappeler que suite à l’indignation de la classe politique toute entière, le procureur de la république a ouvert une information judiciaire, ensuite on a assisté au licenciement c’est à dire la radiation de l’agresseur de l’effectif de l’Élysée, le ministre de l’intérieur, certaines personnalités de la présidence et de la police nationale ont été auditionnés par l’assemblée nationale et même une motion de censure avait été déposée contre le gouvernement.

Il faut rappeler que les agitations des fous du roi n’est pas une exclusivité ou l’apanage de la démocratie française mais ce fléau est planétaire. Ces genres de personnages troubles se retrouvent généralement au cœur de chaque pouvoir et se croient tout permis. En l’absence de la détermination et de l’intransigeance de leur leader pour les encadrer, ils deviennent intouchables et se voient au dessus de la loi. En Centrafrique, l’affaire KOSSIMATCHI illustre à suffisance ce phénomène qui met à nu les dysfonctionnements qu’on peut rencontrer dans les cercles du pouvoir et même dans les grandes démocraties.

En effet, le « BENALLA » centrafricain, fonctionnaire du ministère de l’éducation nationale de son statut, a profité de sa proximité et soit disant association de soutien au chef de l’Etat pour convoquer une conférence de presse au cours de laquelle il porte des accusations graves et troubles à l’endroit des hauts dignitaires du pays y compris le Président de l’assemblée nationale. Ce dernier a appelé sans qualité la population à marcher sur l’assemblée nationale en vue de le pousser à la démission…bref ! Une incitation aux troubles publiques.

Les sorts et traitements différents réservés à ces deux affaires identiques interpellent le citoyen lambda qui s’interroge : Pourquoi l’affaire BENALLA est qualifiée de « scandale d’état » en France alors qu’en Centrafrique l’affaire KOSSIMATCHI est passée inaperçue ? Analogiquement, pourquoi la même pipe fume des tabacs différents ? En d’autres termes, pourquoi des faits analogues produisent des réactions et effets différents ? Pourquoi cette affaire qui a vacillé la République française a fait ni chaud ni froid en Centrafrique ? Dans le contexte centrafricain, personne n’est responsable…mais qui avait autorisé cette conférence de presse ? Le cabinet et l’entourage du président de la république ont-ils été auditionnés ? Quelles sont les leçons à tirer de ces deux affaires ? Quel rôle notre fonctionnaire joue t-il dans le cercle du pouvoir pour museler la classe politique et ainsi bénéficier d’une totale impunité ? Quelle fonction ce dernier occupe t-il dans la pyramide présidentielle pour convoquer une conférence de presse au nom et au profit du chef de l’état ? Si l’affaire KOSSIMATCHI était transférée en France, quel allait être le sort de ce dernier ?

Par ailleurs, pensez-vous que les parlementaires centrafricains doivent se recycler ou bénéficier d’un stage au palais Bourbon pour réagir comme leurs homologues français devant de tel scandale ? Il est hyper important de rappeler que ces deux scandales républicains avec des réactions et effets différents relancent le débat sur le statut des collaborateurs et surtout des personnages qui gravitent autour du président de la république, des personnalités qui agissent à son nom ou à son profit. Visiblement, le perturbateur de l’ordre public centrafricain est loin de subir les mêmes traitements médiatiques, politiques et judiciaires qu’en France. Personne dans le cercle du pouvoir n’a osé demander sa démission ni une excuse publique alors que la Centrafrique, ancienne colonie française a tout calqué et sans exception sur le modèle français. Devant ce cas d’école, nous espérons qu’à l’avenir le pouvoir saura combler son ignorance à travers cette jurisprudence. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 27 juillet 2018.                                                         Par : Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062

Centrafrique-Cameroun : La sécurité transfrontalière préoccupe les deux pays voisins.

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Centrafrique-Cameroun : La sécurité transfrontalière préoccupe les deux pays voisins.

 

Yaoundé, 28 juillet 2018 (CNC) –

 

Le sujet était au cœur de la rencontre d’hier à Yaoundé entre Le ministre des Relations Extérieures, Lejeune Mbella Mbella et l’ambassadeur de la Rca au Cameroun, S.E Martial Béti Marace. Les deux hommes ont évoqué la tenue dans les prochains jours d’une commission mixte permanente de sécurité.

 

Le ministre des relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella a reçu hier en audience l’ambassadeur de la République Centrafricaine au Cameroun, Son Excellence Martial Béti-Marace. Aux sorties de cette rencontre, le diplomate centrafricain a indiqué que la sécurité transfrontalière était au centre de leurs échanges.

Et que pour mieux sécuriser cette frontière commune, les deux gouvernements tiendront dans les prochains jours une session de la commission mixte permanente de sécurité. L’ambassadeur centrafricain a également salué la bravoure des forces de défense camerounaise qui n’ont menacé aucun effort pour sécuriser la frontière Cameroun-Rca.

 

Il faut rappeler que cette commission mixte permanente de sécurité dont parle le diplomate centrafricain a été crée en 2006. Elle ne s’est réunie qu’une seule fois en session ordinaire en février 2010. Elle permet aux deux pays, d’intensifier leur coopération sécuritaire au niveau de cette frontière qui leur est commune.

Autrement, les deux pays collaborent sur la nécessité de répondre efficacement aux divers problèmes de sécurité frontalière.

Rappelons également que c’est grâce à la bravoure des forces de défenses camerounaise que cette frontière a été sécurité.

L’armée camerounaise a plusieurs fois repoussé les attaques des bandes armées, et neutralisé également des rebelles. En début de cette année, l’armée camerounaise a rétrocédé un important stock de matériel militaire au gouvernement centrafricain.

Ce matériel est celui pris aux mains des bandes armées centrafricaines qui venaient terroriser les populations dans la région de l’Est Cameroun.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : Conférence de vérité de Abdou Karim Meckassoua

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Centrafrique : Conférence de vérité de Abdou Karim Meckassoua

 

 

Bangui, 28 juillet 2018 (CNC) –

 

Chose promise, chose faite. Le grand oral du Président de l’Assemblée nationale, le Très honorable Abdou Karim Meckassoua a finalement été effectif ce vendredi 27 juillet devant une cinquantaine des professionnels des média centrafricains et étrangers. Au centre de cette conférence de presse, la longue absence de Meckassoua pour des raisons de santé qui fait couler tant d’encre et salive, le très épineux problème de détournement d’une centaine de millions de Francs Cfa dans les caisses du Parlement et le fonctionnement de la deuxième institution du pays.

Serein, mais aussi pugnace que paraissait Meckassoua devant les hommes de médias. Point par point, il a détricoté ce qu’il a qualifié d’allégations et de simples rumeurs.

D’abord, le PAN a commencé par confirmer aux journalistes, qu’il a été bel et bien souffrant et que son séjour hexagonal n’avait que seul objet sanitaire, et qu’à ce jour, Dieu merci, il se porte mieux. Alors que beaucoup de choses se sont dites. « En mon absence qu’est-ce que vous n’avez pas entendu ? On vous a dit que j’avais fui le pays par peur d’être arrêté ou par peur d’être destitué ; que j’étais allé préparer un coup d’Etat ; que j’étais parti en détournant l’argent de l’Assemblée Nationale ; que de loin je finançais des opérations de déstabilisation du régime ; et j’en passe. On a même été jusqu’à annoncer que j’étais mort ! », a-t-il récapitulé. Il relève par ailleurs que lorsqu’il a observé un silence depuis un certain temps, c’est par simple souci d’apaiser les tensions, mais sa sortie médiatique du jour s’explique par le fait que même son silence est interprété négativement.

D’emblée, Meckassoua sort le nœud de ce qu’il pense être à l’origine des allégations contre sa personne en cliquant sur son appartenance confessionnelle. Et, il répond : « Oui, je suis musulman, et je suis centrafricain. Qu’est ce qui pose problème là dedans ? Je sais que mes détracteurs utilisent cela depuis toujours comme une arme contre moi, mais je répète : quel est le problème ? Tous vous connaissez mon engagement pour ce pays, que j’ai servi de longue date, dans différentes fonctions : Directeur de Cabinet, Ministre, Ministre d’Etat, et maintenant Président de l’Assemblée Nationale. Si mes détracteurs veulent dire que dans notre pays tout musulman est étranger, même ceux dont la centrafricanité ne fait pas doute, qu’ils le disent clairement. Nos compatriotes jugeront ! », a-t-il affirmé.

Sur la même lancée, Meckassoua, main sur le cœur, mais aussi démonstrations à l’appui, jure n’avoir jamais eu d’accointance avec la Séléka, puisque certaines des persistantes rumeurs font état de son appui aux chefs de cette rébellion sanguinaire, ceci, au nom de la confession. « Mes Chers Compatriotes, ne vous laissez pas abuser. De la même manière qu’on n’est pas Anti-Balaka seulement parce qu’on est Chrétien, on n’est pas Séléka seulement parce qu’on est musulman. On est Séléka ou Anti-balaka parce qu’on a posé des actes précis ; parce qu’on a d’une manière ou d’une autre participé au projet de ces groupes, en finançant, en donnant des ordres, en prenant les armes », a précisé le PAN.

Un peu plus loin, dans le fil de son développement, Abdou Karim Meckassoua a abordé l’épineuse question de détournement de sommes colossales à l’Assemblée nationale dont il serait à l’origine. « … pendant que je me soignais, on prétend encore que j’ai détourné de l’argent, dont 120 millions de FCFA en une opération. Je vous le dis solennellement : non, je n’ai pas détourné, et je n’ai pas pour habitude de le faire. Oui, il s’agit de mensonges éhontés », a-t-il rassuré. Mais, Meckassoua n’en est pas resté là : « Cela dit, parce qu’il y a de graves présomptions de détournement, mon devoir de Président de l’Assemblée nationale est de tout faire pour que la lumière se fasse. Il est aussi de prendre les mesures conservatoires qui s’imposent, le temps que les enquêtes mises en œuvre aboutissent. Mon devoir sera, enfin, une fois les conclusions de ces enquêtes connues, de prendre les mesures qui s’imposent. Le tout dans la transparence », a annoncé le Très honorable. Il va même loin pour indiquer que la Commission de comptabilité et de contrôle de l’Assemblée nationale, présidée par l’honorable Stève Koba est à pied d’œuvre pour, dit-il, « faire la lumière sur ces affaires… Il n’est pas exclu que je saisisse aussi la Cour des comptes et la Haute Autorité chargée de la bonne gouvernance ».

A l’occasion de cette entrevue avec les professionnels des média, Meckassoua a usé de la tribune pour se positionner sur les questions d’actualité d’ordre national. Il a parlé du processus Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement des ex-combattants (DDRR). Pour l’orateur, trois éléments clés sont à mettre en branle pour la réussite du processus : de l’argent, une logistique bien pensée, et une ferme volonté politique.

Aussi, a-t-il abordé la question du dialogue en préparation dans le cadre de l’Initiative africaine pour la paix en Centrafrique. Ici, Meckassaoua n’a pas fait mieux que de rappeler à qui veut l’entendre qu’avec lui, les Députés avaient déjà pris le devant pour initier l’Initiative parlementaire de sortie de crise qui aurait pu éviter aux Centrafricains de grincer les dents aujourd’hui devant la communauté internationale qui semble visiblement en train d’imposer son schéma. Puisque dans l’Initiative parlementaire, il y avait déjà au centre, la question de l’impunité zéro et la place des victimes. Seulement, regrette-t-il, « cette initiative a été rejetée soi-disant pour ne pas faire concurrence à l’Initiative africaine ». Toutefois, poursuit Meckassoua, l’Assemblée nationale marque son adhésion à la démarche de l’Union africaine tout en formulant le vœu de voir l’impunité zéro et les victimes au cœur des préoccupations.

Parlant de la collaboration entre les chefs de l’Exécutif et du Législatif, très vaguement, le Président de l’Assemblée nationale a affirmé que « les relations avec le Président Touadera sont excellentes ».

Sous les persistantes questions des journalistes au sujet du Député de Boali 1, Bertin Bea qui a demandé la destitution du PAN, Meckassoua a lâché « Lorsque quelqu’un a mal, on ne peut pas l’empêcher de pleurer », en rappelant que la décision de relever Bea de son poste au sein du Parlement panafricain a été à l’origine des déclarations intempestives de ce dernier.

Quant à la coopération Russe-Centrafrique-France, Meckassoua a banalisé la question, appelant plutôt les uns et les autres à considérer les deux pays comme des pays amis qui se mobilisent au chevet de la République centrafricaine et son peuple.

Meckassoua a terminé sur le message d’espoir lancé aux Députés quant à la promesse des véhicules 4X4 qu’il leur a promis lors de la campagne pour le perchoir du Parlement.

 

Par : Fred Krocck, CNC.

 

CENTRAFRIQUE : QUE MIJOTENT LES FRANÇAIS ET LES RUSSES ?

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CENTRAFRIQUE : QUE MIJOTENT LES FRANÇAIS ET LES RUSSES ?

 

 

Bangui, 28 juillet 2018 (

 

UNE TROISIÈME TRANSITION, AVEC UN POUVOIR QUIL FAUDRAIT PARTAGER AVEC LES REBELLES ?

          L’intrusion puissante et massive des Russes en Centrafrique, jusqu’alors pré carré français, a bouleversé l’approche géopolitique et géostratégique du pays des Bantous. Tout se passe maintenant comme si la mauvaise humeur de la France, manifeste lorsque les Russes commençaient à revenir en Centrafrique, avait laissé place à une al diplomatie.

          Les deux puissances, qui poursuivent les mêmes buts mercantiles, n’auraient-elles pas intérêt à mutualiser leurs visées stratégiques pour mieux se partager les matières premières ? Après tout, elles en ont autant besoin l’une que l’autre pour faire tourner leurs usines.

          Ajoutez à cela la position géostratégique de la Centrafrique : elle se situe au milieu même du continent africain, pratiquement à équidistance d’Alger et du Cap. Position qui attise les visées stratégiques des puissances internationales. Beaucoup de prédateurs rôdent ainsi autour du pays des Bantous, dont les élites sont tout, sauf patriotes. Pour l’heure, ce sont les Français et les Russes qui tiennent le haut du pavé, jouent de leurs influences et font pression dans l’ombre.

          Avec la bénédiction des dirigeants, les Russes ont investi les lieux du pouvoir. Ils sont conseillers au gouvernement et à la Présidence de la République. Ils assurent, en outre, la protection rapprochée du Président Faustin-Archange Touadera. Il faut ajouter à cette présence massive la venue des oligarques, que Moscou n’a pas oublié d’emmener dans ses bagages.

          Ces derniers ont souvent des accointances avec la pègre internationale. Corrupteurs à souhait, ils sauront  transformer les dirigeants centrafricains, minés par leur appétence à l’argent, en sujets dociles, mis à leur service, laissant leurs populations croupir dans une insolente pauvreté. Les richesses du sous-sol, qui devaient être un atout pour le développement et le bien-être des citoyens, deviennent un véritable handicap.

 

LA FRANCE OBLIGÉE DE COMPOSER POUR ÉVITER DE PERDRE SON INFLUENCE EN CENTRAFRIQUE ?

          Partout, dans les anciennes possessions françaises, souffle un vent nouveau. Une défiance à l’égard de la France surgit de toutes parts. Le pré carré de l’ex-puissance coloniale, sa chasse gardée, tangue dangereusement. L’Hexagone n’a plus les moyens de faire et défaire les présidents. Certes, la France reste le principal bailleur de fonds du pays. Les forces armées françaises, même réduites, assurent encore d’importantes missions de logistique auprès des forces internationales et de la MINUSCA. 

          Mais le président Touadera, ligoté par un injuste embargo sur les armes et cerné par des rebelles armés, eux, jusqu’aux dents, a été déçu par l’incapacité de la force Sangaris et de la MINUSCA à ramener la paix. Il s’est donc tourné vers la Russie pour solliciter une aide. Vladimir Poutine, soucieux d’accroître son influence sur le continent, a débarqué sans tarder,  avec hommes et armes, en Centrafrique. La nouvelle donne n’a pu que précariser fortement l’influence de la France.

          Beaucoup de Centrafricains pensent- injustement- que, si leur pays gesticule au-dessus d’un volcan en éruption, c’est à cause de l’ancienne puissance coloniale, qui n’a pas su développer le territoire, le laissant exsangue avec une population réduite à quémander l’aumône internationale et une élite incompétente, dépourvue de tout sens de l’État et manquant de patriotisme.

          Les Français, les Russes et les Chinois en embuscade ne vont-ils pas, maintenant, transformer la République Centrafricaine en un champ de bataille dont les victimes collatérales seront encore et toujours les Centrafricains ? Déjà, les Russes se posent en intermédiaires entre l’État et les séditieux. Ils vont jusqu’à céder aux désidératas de ces derniers, c’est-à-dire l’impunité générale et le partage du pouvoir ou la partition, afin de pouvoir exploiter les matières premières dans les provinces qu’administrent les rebelles. 

          C’est intolérable ! Comment concevoir que, demain, les bourreaux en liberté, côtoieront leurs victimes ? Peut-être même en les narguant ?

          La réconciliation nationale ne se fera pas en négligeant les crimes de guerre des rebelles et leurs victimes. Les Centrafricains, exilés par milliers, ne doivent pas non plus être oubliés.

          Le DDRR, qui semblait être un espoir de désarmement des bandes armées, paraît être relégué dans les poubelles de l’histoire. Vu la situation désastreuse qui prévaut, vu le raidissement des rebelles, il est à craindre que l’issue du chaos ne passe par un affrontement total.

          Pour arrêter cette descente aux enfers du pays qui n’en finit pas, il faudrait des dirigeants patriotes, agissant avec abnégation et sachant faire le don de soi au pays. Sinon, il faudra attendre le surgissement d’une nouvelle génération de jeunes Centrafricains, décidés à mettre fin aux gabegies et à extraire leur patrie des griffes des rapaces internationaux.

 

 

Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(27 juillet 2018)

 

 

Y’a-t’il encore une armée en Centrafrique ?

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Y’a-t’il encore une armée en Centrafrique ?

 

 

Bangui, 28 juillet 2018 (CNC) –

 

Au moment où une cargaison d’armes, en provenance de Russie, arrive à Bangui, avec des fortunes diverses, l’opinion nationale semble osciller entre enchantement et expectative. Enchantement de voir enfin cette armée sans armes être équipée pour faire face aux nombreux périls qui menacent chaque jour le Pays et sa population. Expectative pour certains quant à cette même armée en déshérence, théoriquement institution cardinale de la souveraineté, après plusieurs batailles perdues, restée inerte dans ses fondements sans la prétention de son autocritique, ni d’une contribution, ne serait-ce qu’intellectuelle, pour analyser sa propre déliquescence, celle de l’Etat et la patrie dont elle est le garant et le protecteur. Alors que l’on parle de sa reconstruction, on aurait voulu que cette armée montre ce qu’elle veut devenir et démontre sa volonté et sa capacité à être l’acteur principal de son destin.

Cet enchantement et cette expectative suscitent des interrogations légitimes que nous tenterons d’aborder tout au long de cette analyse. La RCA étant soumise au diktat des nombreux groupes armés qui ont pris pied dans le pays et qui par conséquent « administrent » de vastes pans du territoire national, abandonnés par le pouvoir central.

Y’a-t-il encore une armée en Centrafrique ?

Voici en infra, la définition du moteur de recherche Wikipédia, de ce qu’est une armée :

« Une armée est une organisation structurée d’hommes et de femmes armés visant à conquérir ou à défendre un territoire, détruire ou protéger d’autres unités militaires ou des unités civiles (entreprises, administrations…).

Lorsqu’une armée est organisée par un État, elle est une institution et ses objectifs sont subordonnés aux objectifs politiques de cet État ; on parle alors de l’armée.

L’armée peut également s’occuper de divers travaux et remplir diverses fonctions, comme les travaux de déblaiement en cas de catastrophe naturelle ou de police en cas d’occupation.

Enfin, lorsque l’État est en grand danger (par exemple en cas de guerre totale), l’institution militaire prend habituellement une très grande extension, et toute la vie civile est militarisée à des degrés divers ».

Quelle est la situation aujourd’hui ?

La communauté internationale, avec l’assentiment des autorités centrafricaines, a entreprit la reconstruction des forces armées centrafricaines. Une première mission sous financement de l’union européenne, dénommée EUMAM vit le jour et s’attela à la reprise en main de l’armée par un vaste programme de remise à niveau du commandement militaire. Une seconde mission dénommée EUTM succéda à l’EUMAM pour dispenser les divers entrainements aux corps de troupes.

A l’heure actuelle, c’est une troisième mission russe qui s’occupe de l’entrainement au maniement des armes qui est dispensée aux troupes ayant validés les programmes EUTM.

Mais avant tout développement, il importe de faire une introspection depuis les origines de cette armée jusqu’à l’heure où sa reconstruction soit devenue une nécessité.

L’armée centrafricaine fut créée au lendemain des indépendances, au début des années 60. Elle a été dirigé dès le départ par des officiers centrafricains ayant fait leurs armes dans les différentes campagnes militaires de France de la 2e guerre mondiale aux guerres de décolonisations. Cette armée naissante a bénéficié de l’appui et de la coopération de la France dans sa structuration et ses opérations. Les premiers commandants de cette armée ne sont pas sortie des écoles et autres instituts de guerre et de stratégies militaires comme ceux qui tiennent les commandes des Faca aujourd’hui.

Une brève histoire de cette armée nous emmène à relever quelques actions de bravoure. A la fin des années 60, les rebelles mulélistes du Zaïre traversent l’Oubangui et occupent des provinces du sud-est centrafricain. Sous la conduite du Capitaine Alphonse Mbaïkoua, un détachement de l’armée centrafricaine va neutraliser les assaillants et rendre la pleine souveraineté aux institutions de l’Etat. Au début des années 80, profitant d’une instabilité consécutive à une tentative de coup d’Etat ainsi qu’à des défections dans l’armée centrafricaine, certaines forces tchadiennes vont tenter de se sanctuariser dans le nord de la RCA. Le Commandant André Mazi, à la tête du Régiment Mixte d’Intervention va rétablir l’ordre en repoussant ces forces en profondeur au Tchad.

Au début des années 2000, le Capitaine Thomas Théophile Tchimangoua, revenant d’une mission à Bria avec son détachement mettra en échec une tentative de la rébellion de prendre la capitale et repoussera ces assaillants vers le nord du pays.

Au milieu des années 2000, le Commandant José Gailloty assurera, à la tête d’un détachement des Faca, en coordination avec l’aviation française, les opérations de reprises des villes de Bria jusqu’à la reconquête de la ville de Birao à l’extrême nord-est, tombé entre les mains d’une rébellion venue du Soudan.

Tout ce qui précède démontre à suffisance qu’il peut y avoir du bon dans cette armée, que ce bon est occulté ou anéanti par la situation générale du pays et celle de cette armée qui n’a plus d’armée que le nom.

Pourquoi, elle n’a aujourd’hui d’armée que le nom ?

Plusieurs facteurs ont contribués à cette situation et nous pensons que les militaires, eux même seraient les mieux outillés pour explorer cette état de fait. En tant qu’observateurs extérieurs, nous allons abonder sommairement ce qui nous apparait comme éléments, évènements ayant contribués à la descente aux enfers de ce grand corps malade.

L’armée centrafricaine qui est mise sur les fonds baptismaux en 1963, va très vite faire son intrusion sur la scène politique par le coup d’état de la saint sylvestre. Le colonel Bokassa, Chef d’état major de cette armée va renverser les institutions établies, dans la nuit du 31 Décembre 1965, pour se déclarer président de la République. Les militaires seront au fait du pouvoir de l’état et de sa gestion, 14 années durant jusqu’à la chute du régime par l’opération barracuda le 20 septembre 1979.

Pendant ces 14 années, l’armée centrafricaine se politisant, va planter durablement les graines de son autodestruction. C’est donc ainsi que le syndrome Obrou va hanter jusqu’à nos jours les rangs et les états majors de cette armée.

Le coup d’état de la saint sylvestre connaitra dans son déroulement l’assassinat du garde de la Radio Centrafrique ainsi qu’un cycle quasi ininterrompu de règlements de comptes qui vont progressivement altérer les capacités intrinsèques de cette armée ainsi que son commandement et l’inscrire sur le sentier de la perdition jusqu’à ce jour.

Plusieurs officiers et hommes de rangs seront assassinés pour des motifs des plus fallacieux pendant ce règne de 14 ans: les généraux Mandaba, Lingoupou ; le commissaire Mounoumbaye, les colonels Banza, Mandé, Mbongo ; le commandant Abakar, etc.….

Le 3 Février 1976, le commandant Obrou, avec quelques frères d’armes tentera de renverser le Général Bokassa dont le régime dictatorial ne faisait que d’exterminer non seulement tous ceux qui osaient s’opposer à lui mais surtout les militaires prétendument anti système. Ce coup d’état échoua et ce fut l’occasion de nouvelles purges et exterminations dans les rangs des forces armées.

Bokassa, devenu entretemps empereur, perdra le pouvoir à la suite d’une opération conduite par les forces françaises au mois de septembre 1979.

Apres un intermède de deux années 20 septembre 1979-21 septembre 1981) ou les civils reviennent au pouvoir avec le président Dacko, des troubles perturbent le fonctionnement des institutions, c’est dans ce contexte que le Général Kolingba accède au pouvoir à la tête d’un gouvernement de militaires, le comité militaire de redressement national(C.M.R.N). Une fois encore l’armée revient au pouvoir avec le programme de redresser un pays à la dérive. Les six premières années de ce régime exclusivement militaire verront la plupart des officiers et chefs de corps entrer en politique. Une décision interviendra pour leur interdire tout retour dans l’armée. Cette décision qui partait du bon sens, était en réalité sous tendue par l’idée d’écarter des officiers qui pourraient gêner une volonté de tribalisassions des forces de défenses. C’est dans cette période que l’on verra le plus grand nombre de promotion parentales et autres cire pompes à des postes stratégiques de l’armée centrafricaine.

Le début du pouvoir du CMRN connaitra d’importantes défections au sein de la grande muette. Les généraux Mbaïkoua et Bozizé ainsi que certains officiers tel le capitaine Sérénam etc., et certains hommes du rang, à la suite de ce qu’ils considéraient comme une dérive tribale du comité militaire de redressement national, vont tenter de prendre le pouvoir en date 2 Mars 1982. La réaction du régime ne se fera pas attendre, ces militaires seront pourchassés, certains seront capturés et emprisonnés, d’autres perdront la vie. Une fois encore, l’armée centrafricaine perdra de ses membres et les divisions en son sein ne feront que de s’approfondir.

Le règne du Général Kolingba aura durée 12 années, de septembre 1981 à Octobre 1993, au cours desquelles, on connaitra une armée des nordistes et celle des sudistes.

A partir d’octobre 1993, la décrépitude des FACA ne va que s’accentuer et sa descente aux enfers n’en sera que des plus inéluctables. Les nouvelles autorités élues ne traiteront l’armée davantage que comme une milice. Elle sera traversée par plusieurs mutineries qui atteindront viscéralement son unité et son commandement.

Le coup d’état du 28 Mais 2001, ourdi par des membres de l’armée, la défection du chef d’état major de l’époque, le Général Bozizé sonneront comme l’oraison funèbre de cette armée. Le Général Bozizé, fort de la soldatesque qu’il aura levée avec des mercenaires étrangers, défera les forces loyalistes du Président Patassé et accèdera au pouvoir de l’état, le 15 Mars 2003.

Dix années durant, un régime hybride, mi-militaire et mi-civil, dirigera le pays. Une fois encore, l’armée s’en retrouvera desservie, car certains officiers et soldats prendront le chemin de l’exil. On assistera à de nombreuses promotions éclairs, sans que la compétence n’ait à y redire. Il y eu l’armée du clan au pouvoir et le reste. Cette armée du pouvoir croisera la Séléka et connaitra le crépuscule de sa triste renommée.

Après la défaite face à la Séléka, l’armée s’est évanouie et dissoute dans la population et la nature.

Pour l’histoire, lorsque la Séléka arrive aux portes de Bangui, seules deux régions militaires étaient tombées. Il restait aux forces de défenses du pouvoir trois régions militaires (Bossangoa, Bouar, Nola) ainsi que deux places fortes (la garnison de Bossembélé et le centre d’instruction de Bérengo) sans compter les camps militaires de Bangui (Kassaï, Beal, De roux).

La Séléka, commandée par des pisteurs et appuyée de mercenaires étrangers, a conquis la capitale Bangui sans résistances. Une fois au pouvoir, la Séléka a vu le ralliement de plusieurs officiers de l’armée dont certains ont accepté le fait des ordres des pisteurs devenus Généraux.

Les défaites notoires de 2003 et 2013, le comportement des chefs de cette armée jusqu’à ce jour, nous emmènent à nous demander s’il y’a véritablement une armée en Centrafrique ?

  • Un chef d’état major général de l’armée française, le Général De Villiers, en raison d’une inconvenance dans un arbitrage budgétaire en défaveur de l’armée, à pris sa plume pour, dans l’honneur rendre son tablier.
  • Le Chef d’état Major centrafricain n’a pris sa plume, non pas pour parler de son armée mais plutôt de sa situation personnelle et proférer des menaces, démontrant s’il en était besoin de ce que le commandement de cette armée est davantage rongé par une guerre d’égaux.

Y’a-t-il vraiment une armée en Centrafrique ?

Pour revenir à la définition fort juste du moteur de recherche Wikipédia, les centrafricains ne se souviennent pas de quand est-ce que leur armée a défendu le territoire, de quand cette armée à protéger les civils, de quand cette armée a appréhendé la déliquescence des institutions si ce n’est pas elle qui en a souvent été à l’origine.

La population à plutôt souvenance de cette confusion de cette armée avec les différents pouvoirs politiques. Cette armée s’est souvent ingéniée à servir des pouvoirs et leurs intérêts, à se retourner contre la population qui, aujourd’hui malgré tout réclame sont rétablissement.

Les FACA vont-elles se reconstruire ?

Les FACA vont-elles rebâtir le lien armée-nation ?

Les FACA vont-elles être enfin à la hauteur des enjeux de cette époque et des urgences centrafricaines ?

Gageons que cette fois-ci, les efforts de l’EUTM, des Russes, le réveil des chefs militaires, conjugués à la volonté de l’Eternel des Armées, porteront leurs fruits.

 

 

Par : Isidore DEKOFIO

 

 

 

Tchad : Concertation entre la commission de la Cemac et le Cebevirha

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Tchad : Concertation entre la commission de la Cemac et le Cebevirha

 

Ndjamena, 27 juillet 2018 (CNC) –

 

Le PR Daniel Ona Ondo a rencontré hier le sécretaire exécutif Pédro Bayémé Bayémé pour peaufiner les details devant conduit à la tenue de la table ronde des donateurs. Cette table ronde qui se tiendra dans trois mois à Bruxelles permettra de lever des fonds en vue de financer l’agriculture et l’élevage en zone Cemac.

 

En prélude à la table ronde qui se tiendra dans trois à Bruxelles, une rencontre a eu lieu entre la commission et la Cemac et la commission économique du bétail, de la viande et des ressources halieutiques (Cebevirha).

Il était question de fixer au préalable des modalités qui donnerons lieu au coup d’envoi effectif de cette table ronde. Et l’un des point important de ces modalités est la signature d’un protocole d’accord entre les deux parties auxquels se joignent des partenaires tels que Emrc.

Ce protocole d’accord sera d’ailleurs signé à Malabo la semaine prochaine. La table ronde quant-à-elle se tiendra dans trois mois à Bruxelles. Elle devra permettre au Cebevirha d’obtenir des donateurs près de 130 milliards Fcfa.

Cet argent servira à financer l’agriculture et l’élevage en zone Cemac. Le parrain de l’événement de cet événement est le président Idriss Deby Itno qui est par ailleurs président en exercice de la Cemac.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : le chef d’État-major Ludovic Ngaifei limogé par le Président Touadera

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Centrafrique : le chef d’État-major Ludovic Ngaifei limogé par le Président Touadera

 

Bangui, 27 juillet 2018 (CNC) –

 

Annoncé à plusieurs reprises depuis plusieurs mois, le chef d’État-major des armées vient d’être limogé par le Président Faustin Archange Touadera .

 

 

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Le général Ludovic Ngaifei

 

 

Ça y est !Le Président Faustin Archange Touadera vient de franchir le pas. Le chef d’État-major des FACA le général Ludovic Ngaifei vient d’être limogé de force par le chef de l’État, chef suprême des armées pour mauvaises conduites.

Même si le motif de son limogeage n’est pas officiellement annoncé, à l’État-major, tout le monde pense plutôt à son mauvais caractère vis-à-vis de ses collègues officiers supérieurs.

D’ailleurs, depuis plus d’une année, les relations entre le ministère de la Défense nationale et l’État-major commandé par le général Ludovic Ngaifei ne sont pas du tout cordiales.

Désormais, c’est le Colonel Mamadou Zéphirin qui prendra la commande de l’armée nationale à la place du général Ludovic Ngaifei.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, le colonel Mamadou Zéphirin fut l’un des anciens ministres de l’ancien Président Michel Djotodia. Il a occupé le poste du ministre du désarmement, démobilisation, réinsertion et du rapatriement (DDRR) avant d’être nommé au temps de madame Catherine Samba-Panza comme le directeur de cabinet du ministre de la Défense nationale. Le poste qu’il a occupé jusqu’à ce jeudi 26 juillet 2018.

Désormais, le colonel Mamadou est à la charge du redéploiement des soldats FACA dans des zones de défense retardé depuis plusieurs jours.

 

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC.

Copyright2018CNC

 

 

 

Centrafrique : quatre bataillons des FACA attendus à Bambari et à Bouar.

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Centrafrique : quatre bataillons des FACA attendus à Bambari et à Bouar.

 

Bangui, 27 juillet 2018 (CNC) –

 

Selon le nouveau document unique d’organisation (DUO) établi par le ministère de la défense et l’État-major des armées, deux bataillons de l’armée nationale seront déployés par zone de défense.

 

 

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Pour 662 hommes par bataillons, chaque zone de défense pourrait recevoir environ 1300 soldats prochainement.

Les villes de Bambari, chef lieu de la Ouaka, et de Bouar, chef lieu de la Nana-Mambéré,  qui sont présentement choisies par l’État-major pour le prochain déploiement, vont commencer à recevoir dans les prochaines semaines un bon nombre des soldats FACA sur leur territoire.

D’après le document stratégique que CNC a pu consulter, la zone de défense de Bambari, avec ses deux bataillons, va desservir les villes de Grimari jusqu’à Bangassou dans le Mbomou au sud-est du pays, tandis que celle de Bouar va s’étendre jusqu’à Bocaranga et Paoua dans l’Ouham-Péndé au nord-ouest.

Selon un officier général contacté par CNC, désormais ce sont des unités combattantes qui seront déployées sur le terrain. Pour la ville de Bouar, il est prévu que le bataillon d’intervention territorial 1 (BIT 1) qui pourrait rejoindre le secteur, avec le centre de commandement dans cette ville. Par contre à Bambari, les forces spéciales du BIT 3 y seront déployées avec le centre de commandement à Bangassou..

Après Bambari et Bouar, d’autres villes du pays vont à leur tour recevoir les soldats FACA.

Alors que les FACA s’apprêtaient à partir à Bambari depuis quelques jours, des problèmes d’ordre financiers, logistiques et techniques  surgissent. Les États-Unis, dans le souci d’aider le pays dans le cadre du rétablissement des autorités de l’État par le redéploiement des forces de l’ordre sur tout le territoire national, ont remis à l’État-major des FACA plusieurs véhicules tout-terrain.

Désormais, les FACA attendent seulement le top de leurs chefs hiérarchiques pour quitter Bangui mais il y’a undernier problème d’ordre technique à régler. C’est le changement attendu au sommet de  l’État-major qui semble  perturber un peu les choses.

Selon des sources dignes de foi, le redéploiement se fera par phase qui s’étend sur plusieurs mois, voi année et des campagnies qui seront déployées seraient relèvable chaque 4 mois.

 

 

Bangui, Anselme Mbata, CNC.

Copyright2018CNC.

 

 

 

 

 

 

 

 

Kinshasa restreint les visas pour les Français et les Belges au nom de la réciprocité

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RDC : Kinshasa restreint les visas pour les Français et les Belges au nom de la réciprocité

 

Kinshasa, 27 juillet 2018 (CNC) –

 

Kinshasa a demandé à ses ambassades de n’accorder que des visas humanitaires ou pour des raisons de santé aux Belges et Français qui souhaitent se rendre en République démocratique Congo, au nom de la réciprocité, selon un message du ministre en charge des Congolais de l’étranger.

“Il est constaté de manière sans équivoque que les ambassades de Belgique et de France n’accordent plus que des visas humanitaires ou pour soins médicaux aux ressortissants congolais depuis la fermeture de la maison Schengen”, écrit le ministre en charge des Congolais de l’étranger, Emmanuel Ilunga.

“Il est demandé à toutes nos représentations diplomatiques d’appliquer les mêmes dispositions par principe de réciprocité”, ajoute-t-il.

Sorte de consulat européen géré par la Belgique, la Maison Schengen a été fermée au début de l’année à la demande des autorités congolaises. Cette structure traitait les demandes de visas pour 18 pays européens.

 

La fermeture de la maison Schengen était l’une des mesures annoncées par Kinshasa après les critiques de Bruxelles envers le régime du président Kabila.

Mi-juillet lors de la célébration de la fête nationale française, l’ambassadeur de France en RDC avait exhorté les autorités à “renouer le dialogue” avec leurs partenaires, notamment sur la question de la réouverture de la maison Schengen.

“Les canaux de communication entre la Belgique et le RDC restent grand ouverts et un dialogue est en cours. La Belgique espère qu’il permettra d’aboutir à des pistes de solution aux problèmes posés par la cessation des activités de la maison Schengen, par la fermeture des consulats généraux de Lubumbashi et d’Anvers, la réduction des fréquences de Brussels Airlines”, avait déclaré le chargé d’affaires de Bruxelles à Kinshasa lors de la célébration de la fête nationale belge une semaine plus tard.

 

Avec AFP

Tchad : Nombre alarmant” d’enfants malnutris à N’Djamena

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Tchad : le nombre alarmant” d’enfants malnutris à N’Djamena

 

 

Ndjaména, 27 juillet 2018 (CNC) –

 

Les enfants tchadiens souffrant de malnutrition sévère ont atteint “un nombre alarmant” dans les établissements hospitaliers de N’Djamena, selon l’ONG Alima (Alliance pour l’action médicale internationale).

“Le nombre d’enfants sévèrement malnutris hospitalisés entre le 1er janvier et la mi-juillet a augmenté de 45% comparé à la même période en 2017 à l’hôpital Tchad-Chine” de la capitale tchadienne, affirme Alima dans un communiqué transmis jeudi à l’AFP à Libreville.

“On observe également une croissance de 60% sur les admissions dans les programmes de traitement ambulatoire soutenus par Alima”, ajoute l’ONG. “Les médecins et les infirmières font de leur mieux pour prodiguer des soins de qualité à chaque patient, mais cela implique souvent d’assigner deux à trois enfants par lit”, affirme Alima.

 

Selon le Dr Moumouni Kinda, responsable d’Alima au Tchad, “la diminution de la production agricole dans la région du Sahel a entraîné une augmentation du nombre de personnes qui migrent des zones rurales vers les zones urbaines où elles vivent dans des conditions précaires”. “De plus, la crise économique, la pauvreté et le chômage affectent la capacité des gens à acheter de la nourriture”, souligne-t-il.

Alima appelle en conséquence “tous les acteurs, y compris le gouvernement et les bailleurs de fonds, à se mobiliser rapidement pour soutenir les activités de prévention et la réponse médicale d’urgence en renforçant la prise en charge nutritionnelle des enfants malnutris dans toutes les structures de santé de la ville”.

 

Médecins Sans Frontières (MSF) a décidé, “en partenariat avec le ministère de la Santé tchadien” d’ouvrir dès jeudi à N’Djamena “une unité nutritionnelle hospitalière d’une capacité initiale de 50 lits”, selon un communiqué. L’ONG prévoit également “de développer plusieurs centres nutritionnels ambulatoires” dans la capitale “afin que les enfants puissent suivre le traitement à domicile et bénéficier d’un suivi adapté”.

Amnesty international avait fait état dans un rapport publié mi-juillet d’une baisse du budget de la santé au Tchad, affirmant qu’entre 2013 et 2017, il avait diminué de moitié, entraînant notamment des pénuries de médicaments.

Depuis 2015, le Tchad souffre de la baisse des cours du pétrole brut. Pour y faire face, le gouvernement a mis en place des mesures d’austérité, dont une coupe dans les revenus des fonctionnaires, en grève depuis mai, pour la deuxième fois de l’année.

N’Djamena a obtenu des aides financières notamment du Fonds monétaire international (FMI) qui a recommandé entre autres au pays de réduire sa masse salariale.

 

 

 

Avec AFP

Centrafrique : Le site Corbeau News victime d’une conspiration

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Centrafrique : Le site Corbeau News victime dune conspiration

 

 Bangui, 26 juillet 2018 (CNC) –

 

Depuis quelques jours, des forces obscures au service commandé du pouvoir en place essaient non seulement de ternir limage de marque de votre journal en ligne CNC, mais de pourchasser physiquement aussi nos journalistes qui travaillent pourtant dans la règle de l’art.

. a travers les réseaux sociaux ils véhiculent des fausses informations dans lesquelles  votre site est accusé d’apologie du terrorisme. Et de servir de relais aux messages de haine des rebelles du FPRC.

 

 

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Votre site Corbeau News est victime d’un complot. Des personnes malveillantes à travers de faux compte sur les réseaux sociaux tentent depuis quelques jours de traîner l’image de marque de votre journal dans la boue. Peine perdue d’avance.

L’un des faux comptes en question s’appelle Jean Baptiste Izamo.  En effet, ces forces du mal l’accusent d’apologie de terrorisme et de sédition des messages de haine du groupe des extrémistes violent du FPRC.

N’ayant pas d’argument solide et convaincant, ils tentent en vain de semer le trouble au sein de l’équipe de rédaction de corbeau News.  C’est-à-dire entre les journalistes de la rédaction de corbeau News en relayant de supposées informations qu’a donné une source au sein de la rédaction.

Ces personnes affirment cette source a indiqué qu’un général de la Séléka a fait un transfert de la somme d’un millions de FCFA au patron du journal qui se trouve au Canada et où est basé le siège de corbeau news. De par cette information, les ennemis de la presse centrafricaine et de corbeau news en particulier veulent créer la confusion entre le directeur de publication Alain Nzilo et ses collaborateurs en qui il a confiance.

Corbeau News rappelle à ces personnes et à l’opinion que ces déclarations sont calomnieuses et mensongères. Car le journal n’a jamais relayé des informations haineuses ni fait l’apologie du terrorisme. En plus, Corbeau News n’aucun lien avec le groupe rebelle FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE (FPRC) en particulier, et les groupes rebelles en général. D’ailleurs c’est  leur seul argument depuis deux ans pour se défendre.

 

Au sujet du transfert d’argent, c’est un véritable mensonge des gamins. Depuis sa création en 2014, Corbeau News n’a rien reçu comme de la liquidité de la part d’un groupe rebelle quelconque, encore moins du FPRC parce que n’étant pas un organe corrompu comme c’est le cas avec certains organes de presse du pays.

Nous n’avons pas besoin de vous rappeler que votre journal Corbeau News est un organe de presse sérieux, qui se veut indépendant avec un personnel compétent rompu à la tâche. Ce journal a déjà été approché par les hautes personnalités proches du Président Faustin Archange Touadera, mais ne l’a jamais accepté malgré des sommes d’argent faramineuses à lui proposer.

Bien plus, le service de communication de la présidence a même essayé de réquisitionner le journal moyennant une rémunération mensuelle de 750.000 FCFA. Mais le site corbeau News a refusé. Bizarrement, les loups du Président Touadera sur les réseaux sociaux, dans l’un de leur poste, ont indiqué qu’une somme d’un million de francs CFA aurait été transférée au siège du journal au Canada alors que cette somme imaginaire, qui ne couvre même pas  un tiers de son budget mensuel, ne peut ni faire trembler notre organe, encore moins l’acheter.

Corbeau News tient à rappeler au peuple centrafricain que la quasi-totalité de nos journalistes travaille pratiquement dans l’ombre pour éviter d’être pourchassée par les loups du pouvoir en place. Certains ont déjà quitté le pays, d’autres, qui travaillent pour certains organes de presse corrompus par le pouvoir, ont été licenciés, d’autres, qui n’ont pas des moyens financiers, se cachent dans le pays pour travailler.

Pourquoi toutes ces attaques inutiles contre CNC ?

 

Comme ils sont nés avant la honte, les loups du Président Touadera ne cessent d’accuser aussi les stations de radio privées « NDÉKÈ-LUKA et  BANGUI-FM» d’être aussi des vectrices d’informations de la haine dans le pays.

Votre journal Corbeau News, bien que proche de l’opposition démocratique, reste et demeure un site républicain qui traite l’information de manière impartiale.  Et n’en déplaise à certains oiseaux de mauvais augure, le journal reste déterminer à mener à bien sa mission.

 

Par : N. Mballa, journaliste du CNC.

 

 

 

 

 

 

 

 

Astronomie : un lac d’eau liquide découvert sur Mars

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Astronomie : Un lac d’eau liquide découvert sur Mars

 

Bangui, 25 juillet 2018 (CNC)

 

Selon la revue américaine « Science », les scientifiques ont fait cette découverte aujourd’hui. Le lac en question mesure environ 20 Km de large.

 

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Les scientifiques ont découvert aujourd’hui sur la planète Mars un lac d’eau liquide. C’est ce que vient de révélé la revue américaine « Science ». Ils font savoir que c’est un lac souterrain situé à 1,5 Km de profondeur de la surface Martienne. Et se trouve dans un environnement rude et glacial. Selon les estimations des scientifiques, ce lac mesure environ 20 km de large. Du coup les scientifiques pensent qu’il pourrait également exister des vies dans la planète Mars. Car avec l’eau, la vie est possible. C’est la première fois que les scientifiques découvrent une quantité liquide importante dans cette planète. Et celle-ci n’est seulement un ruissellement temporaire comme les découvertes. Il s’agit là d’une masse d’eau liquide importante. Rappelons que la planète Mars d’après les scientifiques froide, désertique et aride. Les scientifiques pensent qu’il y a près de 4 milliards d’années, elle abritait une grande quantité d’eau liquide et des lacs.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : quand un haut cadre des nations unies frappé par une gifle des gardes rapprochés du Président Touadera.

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Centrafrique : quand un haut cadre des Nations unies frappé par une gifle des gardes rapprochés du Président Touadera

 

 

Bangui, 26 juillet 2018 (CNC) –

 

Frappé à répétition par une gifle des gardes rapprochées du Président Faustin Archange Touadera, un haut cadre expatrié des Nations unies a failli se retrouver ce matin aux urgences de l’hôpital pour non-respect de la priorité du cortège présidentiel.

 

Si ce cadre des Nations unies a bien compris ce matin qu’il faut nécessairement et obligatoirement respecter la priorité du cortège présidentiel dans un pays comme la RCA, il est loin par contre de comprendre réellement ce qui lui est arrivé ce matin sur l’avenue de l’indépendance en face du ministère des Transports.

Selon les faits qu’on a pu observer, le haut cadre onusien , de passage sur la grande avenue de l’indépendance, se voit stopper brusquement par les motards de l’escorte présidentielle qui lui ont signalé au passage que le véhicule présidentiel, en provenance de la rue menant à la radio Ndéké-Luka, est sur le point d’atteindre l’intersection avec l’avenue de l’indépendance.

Insistant à tous les véhicules, y compris les motocyclistes, de s’arrêter, le diplomate onusien , quant à lui, insiste à son chauffeur de forcer vite la ligne de sécurité érigée par les motards présidentiels.

Par malheur, le véhicule diplomatique tombe nez à nez avec celui du Président Touadera.

Par unsimple jeu de volant, ce dernier évite de justesse la colusion avec le   4×4 diplomatique  et continue sa route vers le centre-ville, tandis que ceux des gardes présidentielles qui sont derrières le cortège  n’ont pas apprécié l’entêtement du diplomate à vouloir coûte que coûte briser la ligne sécuritaire émise.

Entre temps, le diplomate onusien, encerclé par les soldats de Touadera, commence à recevoir des gifles.

Pris de panique, l’homme monte rapidement sa vitre et se coince à l’intérieur de son véhicule.

Immobilisés en attendant l’arrivée des gendarmes de la brigade motorisée, le diplomate et son chauffeur ont dû rester durant près d’une heure avant d’être conduits à la gendarmerie.

Sur le lieu de l’incident ce matin, beaucoup des personnes ont toutes condamné le comportement du diplomate.

Selon elles, tout le monde sait que ce sont eux qui ont donné frauduleusement  le pouvoir à Touadera, mais il est déjà Président, il faut quand même le respecter dans son état.

 

 

Bangui, Gisèle Moloma, pour CNC.

Copyright2018CNC.

Centrafrique : insolite, un résident chinois impose à son employé de faire le lit avec son chien.

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Centrafrique : insolite, un résident chinois impose à son employé de faire le lit avec son chien.

 

Bangui, 25 juillet 2018

 

En garde à vue à la gendarmerie depuis ce matin, un résident de Bangui d’origine chinoise vient d’être arrêté par les forces de l’ordre ce mardi 24 juillet chez lui au quartier 36 villas.

 

Selon une source proche de l’enquête, le présumé criminel, qui est d’origine chinoise,aurait insisté depuis hier à son employé centrafricain domestique de passer la nuit désormais dans la chambre et sur le lit de son chien et avec le chien bien sur.

Et comme si cela ne suffisait pas, l’homme insiste à nouveau à son employé de manger ensemble avec ce même chien dans la même assiette réservée pour cet animal domestique.

Cette proposition, loin d’être une blague, devient de plus en plus sérieuse et le chinois ne manque pas de le rappeler à son employé chaque une heure.

Cependant, l’employé,qui ne pouvait pas supporter ce nouvel ordre de son chef, décide d’en parler ce matin aux soldats FACA qui sécurisent les agents de l’ENERCA de passage chez son patron au quartier 36 villas derrière l’immeuble de la commission nationale pour les réfugiés qui est en face de la base logistique du PAM.

Entre temps, les soldats FACA, qui n’ont pas le droit d’intervenir dans de telle situation, font appel à leur tour aux gendarmes de la SECTION DES RECHERCHES ET D’INVESTIGATION (SRI) qui sont intervenue finalement pour mettre la main sur le sujet chinois en question.

À la brigade, l’homme tente de nier les faits qui lui sont reprochés, mais l’enquête quant à elle, suit son cours pour comprendre pourquoi une personne arrive à demander à faire une telle proposition à quelqu’un qui travaille pour elle.

 

 

Bangui, Anselme Mbata pour CNC.