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Centrafrique : Communiqué de presse de la coordination des jeunes ex-combattants à la nation et à la communauté internationale.

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Centrafrique : Communiqué de presse de la coordination des jeunes ex-combattants  à la nation et à la communauté internationale.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2642.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les ex-combattants

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

La coordination des jeunes ex combattants toutes tendances confondues,

Considérant l’insécurité grandissante et la dégradation de la paix sociale et la cohésion nationale,

Ayant constaté que les jeunes ex combattants sont toujours victime d’une exploitation personnelle et égoïste de leurs leaders qui mangent,  boivent,  voyagent et reçoivent de l’argent sur leurs dos alors que c’est eux qui sont jetés  sur le terrain pour créer les troubles,

Considérant la volonté du Président de la République, Professeur Faustine Archange Touadera, de prendre tous les forces vive de la nation dans le prochain gouvernement d’union,

Considérant la volonté des jeunes ex combattants d’abandonner la lutte armée et sortir des griffes des seigneurs de guerre qui l’ont pris en otage,

Nous ne voulons plus qu’on nomme des gens en notre nom et bouffer en notre nom,

Nous demandons qu’on nomme des gens capables de discuter de nos problèmes.

À cet effet, il y à des jeunes capables, dynamiques, intelligents qui peuvent être nommés.

Les jeunes comme:

Fleury Pabanda,  qui a plusieurs fois utilisé son propre argent pour aider et calmer les jeunes combattants,

Félix Riva qui a prouvé son leadership quand il était Président du CNJ et a  mené beaucoup d’actions de paix avec les jeunes ou encore Dr Euloge KOI qui a écrit un document où il a fait de très bonnes propositions pour la sortie de la crise dans notre pays. Même les groupes armés ont apprécié ça. Et nous avons vu ses preuves quand il était Dircab au Ministère de la Jeunesse. C’est un jeune qui n’accepte pas les mauvais actes de gouvernance. Il a prouvé en s’opposant à son Ministre qui voulait donner des marchés de gré à gré à sa femme.Il a beaucoup oeuvré avec courage pour la paix en prenant  des risques pour aller sensibiliser les groupes armés dans leurs fiefs pendant la transition.

 

Alors pourquoi ne pas nommer ces jeunes là qui sauront bien faire que les gens qui ne font que utiliser les jeunes pour combattre dans leur propre intérêt ?

Chers frères et soeurs centrafricains,  mobilisons nous pour la paix.  La majorité des jeunes ex combattants ne veulent plus se battre et se faire tuer ou tuer des pauvres innocents ou détruire notre pays pour satisfaire les désirs égoïstes d’une minorité de personnes mal intentionnées.

Chers membres de la communauté internationale, merci pour vos soutiens et nous vous prions de faire encore pour aider et sauver le peuple centrafricain,

A Son Excellence M. Le Président de la République, nous demandons de  continuer à travailler dans la paix et la solidarité et de nommer des jeunes capables et incorruptibles et d’écarter tous les profiteurs et exploiteurs dans le futur gouvernement.

Nous terminons ce communiqué en invitant chacun à lire le livre d’ecclesiaste au chapitre 3:1-15, car pour nous,  le temps des hostilités est terminée, la page est tournée définitivement.

C’est le temps de la reconstruction et de la construction de notre pays.

Vive la République Centrafricaine notre riche pays.

 

Pour les jeunes ex combattants

La coordination:

  • Mokamade Salvadore
  •  Issa Nour

  • Toungou Paterne

  •  Namsene Guy Bertrand

  • Moussa Fakir

  • Abdoulaye Yacoub

  • Baba Diarra Eloi

  • Kpelo Justin

  • Mbaidoloum Gaston Pierre

  • Garga Abdou

 

 

 

 

Bangui : quand l’accès à l’aéroport devient dangereux pour les automobilistes.

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Bangui : quand l’accès à l’aéroport devient dangereux pour les automobilistes.

 

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Avenue des martyrs niveau marché combattant. Credits photo : Gisele MOLOMA. CopyrightCNC

 

 

Bangui, le 24 août 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Si plus de la moitié des accidents de la route est causée par des taxi-motards, il est aussi plus qu’important de se pencher aussi sur les conditions de circulation dans lesquelles les usagés automobilistes circulent sur les différentes artères de Bangui. Le cas de l’avenue des martyrs qui mène à l’unique aéroport de Bangui, retiens tout particulièrement notre attention, car, selon plusieurs automobilistes, c’est l’une des voies les plus dangereuses de la capitale centrafricaine. Pourquoi craigne-on de rouler sur cette avenue pour se rendre à l’aéroport ?

 

Bien que les routes de Bangui, la capitale de la Republique Centrafricaine, sont connues pour être criblées des nids de poule et des pavés, elles sont aussi connues pour être remplies des piétons et motocyclistes qui circulent sans contrôle. En dehors du manque des panneaux de limitation des vitesses sur les routes, les passages piétons sont aussi inexistants dans ce pays. Les piétons, quant à eux, traversent ces routes comme bon leur semble, tout comme les motos qui roulent même à contresens.

Or depuis le déclenchement de la dernière crise politico-militaire dans le pays, une nouvelle habitude des Centrafricains vient renforcer la dangereusité des circulations routières à Bangui. C’est le phénomène du marché sur les routes.

À l’époque d’avant crise, seuls les commerçants des marchés Pk12 et Km5 sont connus avec leurs nombreuses installations commerciales sur la route qui empêchent les circulations des véhicules. Mais depuis 2013, les choses ont largement changé. Dans la quasi-totalité des marchés de Bangui, les commerçants s’installent pratiquement que sur des voies publiques, rendant ainsi le passage des véhicules impossible.

Justement sur cette question d’accès et de circulation sur les voies routières, l’avenue des martyrs, surtout le tronçon qui longe l’ancien et le nouveau marché combattant menant à l’aéroport, est devenue depuis quelques années le cauchemar de tous les automobilistes qui se hasardent d’emprunter cette voie.

En plus d’être moins large, cette partie de l’avenue des martyrs est totalement occupée par des commerçants du marché combattant qui n’hésitent plus à délaisser leurs places à l’intérieur du marché pour sortir sur la route. En plus des taxi-motards qui naviguent à tous les sens, les clients eux aussi occupent et traversent comme ils veulent. En cas d’accident, le conducteur pourrait être tabassé à mort.

Pour les automobilistes, l’enjeu ici est d’avoir le courage de patienter jusqu’à ce qu’une ouverture de passage soit visible.

À la mairie de Bangui, la question est posée, mais elle demeure taboue. Personne ne veut en parler, même le service de sécurité de la mairie ne veut pas faire des commentaires.

Pour une partie des commerçants du marché combattants contactés par CNC, il n’y a plus des places à l’intérieur du marché, et donc ils sont obligés de sortir au bord de la route pour s’installer.

S’agissant de leur sécurité aux abords de la route, tout le monde s’accorde à dire qu’il n’y a aucun problème à ce niveau malgré qu’ils en soient conscients.

Rappelons que le marché combattant se trouve à seulement 300 mètres de l’aéroport de Bangui M’Poko. Son positionnement est beaucoup plus stratégique pour l’image du pays à tel point que le problème d’accès aux voies routières demeure nécessaire.

 

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : Les jeunes de la région de l’Afrique Centrales dénoncent les tueries et agissement sauvages des groupes armés

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Centrafrique : Les jeunes de la région de l’Afrique Centrales dénoncent les tueries et agissement sauvages des groupes armés

 

 

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Le President Faustin Archange TOUADÉRA

 

Bangui, le 24 Aout 2017

Par : Patrick BALEPOU CNC,

 

Venus du Burundi, du Rwanda, de la RD Congo, du Cameroun, Tchad, Congo Brazza, du Gabon et de la République Centrafricaine, plus d’une centaine de jeunes se sont retrouvé, mercredi 23 et ce jusqu’au 25 août 2017 pour réfléchir sur la situation sécuritaire dans la sous-région particulièrement inondée par des groupes armés sans réelle vision et qui tuent, pillent, incendient tout au passage.

La République centrafricaine a été choisie à dessein pour abriter ce forum de la jeunesse de la région d’Afrique Centrale. C’est le pays dont plus de ¾ du territoire national est occupé par des mercenaires étrangers qui ne cessent de semer la désolation dans de nombreuses familles poussées à un déplacement forcé et vivant dans des conditions humanitaires des plus déplorables.

C’est le Chef de l’Etat, le Professeur Faustin Archange Touadéra qui a présidé la cérémonie d’ouverture de ce forum dont l’importance n’est pas à démontrer puis que l’un des points à débattre concerne la sécurité et le développement. Dans son adresse aux jeunes réunis, le président de la République a marqué son étonnement devant le comportement des jeunes qui sont curieusement devenus les destructeurs de leurs nations alors qu’ils devaient être les constructeurs comme on a l’habitude de dire que la jeunesse est non seulement l’avenir mais aussi le fer de lance du développement d’un pays.

Ce message sera-t-il entendu pour un meilleur changement de comportement en ce qui concerne surtout le cas Centrafricain où malheureusement, ce sont les jeunes qui prennent les armes et qui écument l’arrière-pays ? C’est vrai que si l’on observe mieux ce qui se passe, la majorité de ces jeunes prennent les armes pour s’auto défendre comme ils le disent. Mais au-delà de l’autodéfense qu’est qu’ils font ? C’est eux qui malheureusement agressent, braquent, volent, tuent, détruisent tout à leur passage.

Que n’a-t-on pas connu avec les antis balakas en Centrafrique et ceux-là qui se disent auto-défenses ? C’est malheureux de savoir que la vie des jeunes qui est à l’école, devienne un traquenard sans bel horizon. Et cela traduit leur faiblesse notoire dans les études avec la baisse de niveau qui se fait gravement sentir à travers les taux élevés des échecs aux examens.

Puisse ce forum aboutir à des fortes recommandations que les jeunes eux-mêmes doivent en prendre acte et mettre en application pour leur devenir personnel et le devenir de leur pays. L’initiative, si elle n’est pas habituelle, en vaut la peine.

Centrafrique : le Secrétaire général de l’ONU tire les oreilles de ses agents.

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Centrafrique : le Secrétaire général de l’ONU tire les oreilles de ses agents.

 

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Antonio Guterres, SG de l’ONU.

 

 

Bangui le 24 Aout 2017.

Par : Jefferson Cyrille YAPENDE, CNC.

 

L’Organisation des Nations-Unies (ONU) appelle tous les membres du personnel des missions de la Paix à se conformer aux normes les plus strictes de l’Organisation. C’est dans le communiqué du Secrétaire général publié le 6 avril 2017  après son passage devant le Conseil de Sécurité de l’ONU que l’on peut en savoir plus.

  1. Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU a entamé son intervention lors d’une séance au Conseil de Sécurité de l’ONU en avril dernier, en rappelant que l’objectif de chaque mission de maintien de la paix était de sauver des vies, d’empêcher des atrocités massives, de préparer le terrain en vue d’instaurer la stabilité et une paix durable et « se retirer ».

Il a néanmoins reconnu que certaines de plus grandes opérations de l’ONU étaient dissociées des processus politiques, « sans réelle perspective de progrès », et que la confiance en l’organisation avait été ébranlée par des «  terribles affaires d’exploitation et d’atteintes sexuelles ».

Afin de remédier à ces défis, le Secrétaire Général a souligné la nécessité d’une stratégie globale prenant en compte toutes les dimensions de paix, « de la prévention, du règlement, des conflits, du maintien de la paix, de consolidation ou du développement à long terme ».

Le Secrétaire Général de l’ONU Antonio Guterres a également appelé à fermer les opérations ayant atteint leurs objectifs et remodeler celles ne répondant plus aux besoins sur le terrain.

Il a mentionné neuf domaines de réforme à plus long terme, soulignant en premier lieu la nécessité d’une plus grande efficacité et d’un meilleur respect du principe de responsabilité.

Antonio Guterres a aussi demandé que les opérations de maintien de la paix soient dotées par le conseil de « mandats clairs, réalistes et actualisés », assortis de mécanismes pérennes de financement.

Ce premier responsable de l’ONU appelle le personnel civil et militaire sur le terrain à respecter les lois, les coutumes et pratiques locales ; traiter les habitants du pays hôte avec respect, courtoisie et considération ; être impartial, intègre et agir avec tact.

Pour certains agents de la Mission Multidimensionnelle Intégrée pour la Stabilisation en République Centrafricaine-Minusca– contactés par CNC sur ce sujet, cette tâche est confiée à la police de la composante militaire de la mission, qui effectue, d’après ces agents, des patrouilles impromptues dans les quartiers pour s’assurer que les membres du personnel de la mission respectent strictement les règles de conduite des Nations Unies.

Rappelant que centaines accusations d’abus et de violences sexuelles ont visé ces dernières années des personnels de l’ONU (civils et militaires) lors des missions de paix. La crédibilité de l’Organisation internationale est ainsi entachée par ces scandales récurrents. En dépit des promesses de « tolérance zéro », le nombre des victimes croit plonger au cœur d’une machine qui sait si bien gérer l’impunité.

CopyrightCNC2017

Centrafrique : remaniement du gouvernement Sarandji, le président Touadéra fait remonter la fièvre

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Centrafrique : remaniement du gouvernement Sarandji, le président Touadéra fait remonter la fièvre

 

 

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Le President Faustin Archange TOUADÉRA

 

Bangui, le 23 août 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Depuis plus de six mois, des informations incessantes, discrètes et officieuses faisaient état de la mise en place d’un gouvernement d’union nationale. Or le 12 août dernier, ces informations ont été rendues publiques par le Chef de l’État lui-même dans son discours à la Nation à l’occasion de la célébration de 57e anniversaire de l’accession du pays à l’indépendance. Mais seulement, voilà, cette annonce perturbe les esprits et crée des confusions qui fragilisent déjà l’action de son gouvernement.

« Dans les mois à venir, je prendrai des mesures politiques justifiées par la nécessité actuelle pour permettre à toutes les forces vives de la Nation de participer à l’œuvre de reconstruction nationale ». C’est en cette phrase que le président Touadéra a créé la panique, la confusion, la psychose et la peur au sein des membres du gouvernement de son ami de longue date Mathieu Simplice Sarandji.

D’après nos informations, le Premier ministre Mathieu Simplice Sarandji est le premier responsable gouvernemental à s’inquiéter beaucoup plus sur son avenir gouvernemental. « Son rendement managérial est au deçà des espérances » affirme un diplomate en poste à Bangui. D’où l’inquiétude du PM.

Mais d’après ses proches, Mathieu Simplice Sarandji est le tout premier soutien du président Touadera et l’acteur important des actions de son accession à la magistrature suprême du pays et qu’il lui revient, à ce titre, de décider lui-même sur son sort. « On ne peut construire que s’il y’a la paix. Pour le moment, ce n’est pas l’heure de la reconstruction du pays, mais plutôt celle de sa pacification » renchérit ainsi un proche du Premier ministre Sarandji.

Entre temps,  une source introduite proche de la primature nous a confirmé que  le Premier ministre Mathieu Simplice Sarandji refuse à nouveau de quitter son poste et a tout préparé son gouvernement sarandji 2 d’ici la fin de la semaine. Selon cette source, toutes les propositions des postes autres que celui du Premier ministre n’adhèrent pas, non plus, son assentiment. Il veut et exige à ce qu’il passe au moins deux ans comme Premier ministre, Chef du gouvernement.

Pour certains hommes politiques contactés par CNC, le président Faustin Archange TOUADÉRA n’aurait pas dû annoncer une décision, car elle peut fragiliser la bonne marche de l’Administration.

« Une nécessité de mois d’août 2017 ne peut, en aucun cas, justifier une décision en août 2018. Tout comme une nécessité de mois d’août 2016, ne peut justifier celle  du mois d’août 2017. Sinon, on marche à reculons » analyse ainsi le discours du président TOUADERA.

Pour les proches  du Chef de l’État, celui-ci est un homme d’honneur et il est libre d’annoncer à son peuple le remaniement de son gouvernement. il n’y a aucun inconvénient . A fait savoir un proche du président TOUADERA et d’ajouter « Il ne peut que faire ce qu’il a dit. Cela fait partie de la transparence dans ses actions ».

Depuis l’annonce de ce remaniement, la peur s’est installée dans les rangs de l’équipe SMS qui ne savent plus à quels Saints ou diables se confier. Des sessions des prières se multiplient au domicile de certains ministres et des visites nocturnes chez les charlatans se multiplient. Les bruits des roues de tous véhicules sortis du Palais pour la radio Bangui font battre les cœurs. Quoi qu’ils fassent, le navire sarandji ou sarandji 1 laissera sur le quai, plusieurs ministres et embarquera plusieurs nouveaux ministrables en costumes cravatés.

Parmi ces ministrables sur le quai depuis le 13 août, selon des rumeurs de Bangui suscitées par le discours du Président de la République, figurent un certain Mouanda résidant aux États-Unis et appelé d’urgence à Bangui pour succéder au financier Henri Marie DONDRA

Jean Sosthène Dèngbè, conseiller du président Touadéra pendant la compagne et actuel Directeur de cabinet du ministre Jean-Serge Bokassa aussi est sur le quai et attend prendre le morceau découpé du grand Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, selon ces même rumeurs.

Ainsi va la vie…

 

Copyright2017CNC.

 

 

Centrafrique : Point sur la mise en œuvre des recommandations du Forum de Bangui

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Centrafrique : Point sur la mise en œuvre des recommandations du Forum de Bangui

 

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CSRFND. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 23 août 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le comité de suivi des recommandations du Forum national de Bangui, piloté par le magistrat Joseph Bindoumi a fait le point sur ses activités. C’était jeudi 17 août 2017, au cours d’une conférence de presse à l’hôtel Ledger Plazza Bangui. Chiffres à l’appui, Joseph Bindoumi a rassuré que beaucoup de recommandations sont en cours d’exécution, alors qu’une petite partie est déjà entièrement exécutée.

L’évaluation du processus de la mise en œuvre des recommandations du Forum national de Bangui s’effectue méthodiquement à travers des matrices, notamment les quatre grandes thématiques retenues, à savoir : Gouvernance-Paix et sécurité-Développement économique et social-Justice et réconciliation.

Le tableau synoptique de suivi de la mise en œuvre de ces recommandations se présente de la manière suivante :

GOUVERNANCE

Recommandations à court et moyen terme = 47

Recommandations exécutées =25 soit 53,19%

Recommandations en cours d’exécution =12 soit 25,53%

Recommandations NON exécutées = 10 soit21, 27%

Pour cette thématique les Recommandations exécutées et en cours d’exécution ont un pourcentage de53.19 +25.53 = 78.72% supérieur à la moyenne ;

Cette mise en œuvre mérite d’être encouragée.

Cependant la recommandation sur le financement des élections par la création d’un fonds dédié à cette fin pouvait être mise en œuvre

PAIX et SECURITE

Recommandations à court et moyen terme = 115

Recommandations exécutées =16 soit 13,91%

Recommandations en cours d’exécution = 63 soit 54,78%

Recommandations NON exécutées = 36 soit 31,30%

Pour cette thématique, les Recommandations exécutées et en cours d’exécution ont un pourcentage de : 13,91+ 54,78 = 68,68% supérieur à la moyenne.

Mais les autorités chargées de la mise en œuvre de ces Recommandations doivent faire des efforts.

La recommandation sur l’opérationnalisation des FACA et celle sur l’insertion de la culture de la Paix dans le programme de l’enseignement, restent une préoccupation.

DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE et SOCIAL

Recommandations à court et moyen terme =155

Recommandations exécutées = 5 soit 3,22%

Recommandations en cours d’exécution = 65 soit 41,93%

Recommandations NON exécutées = 85 soit 54,83 %

Pour cette thématique, le pourcentage d’exécution est de : 3,22 +41,93= 45,15%.Ce taux de réalisation est proche de la moyenne.

Les autorités chargées de leur mise en œuvre doivent doubler d’efforts.

Les recommandations sur « l’appui au retour des éleveurs dispersés dans les pays limitrophes »,  « l’élaboration d’un code de pèche et de l’agriculture », « l’intégration des enseignants formés »…etc. pouvaient être mises en œuvre.

JUSTICE et RECONCILIATION  

Recommandations à court et moyen terme =54

Recommandations exécutées = 7 soit 12.96%

Recommandations en cour d’exécution= 33 soit 61,11%

Recommandations NON exécutées 14 soit 25.92%.

Le niveau de mise en œuvre des Recommandations de cette thématique est de : 12,96+ 61,11= 74,07%.

Le CSFNB encourage les structures de mise en œuvre à doubler d’efforts.

Notons que si d’aucuns estiment que les autres initiatives de paix prises ci et là après le Forum national de Bangui sont une manière d’ensevelir les recommandations dudit Forum, c’est faux ! Joseph Bindoumi et tous ses collaborateurs se sont évertués à expliquer à la presse, à cette occasion, que l’initiative de l’Union Africaine, l’initiative de Sant’Egidio et la dernière feuille de route de Libreville se focalisent toutes sur les recommandations du Forum de Bangui qui sont elles, une émanation profonde de la population.

Profitant de la circonstance, Mme Marie Noëlle Koyara, Membre du comité de suivi a levé l’équivoque sur l’engagement pris par les groupes armés, à travers l’Accord de désarmement qu’ils ont signé le 11 mai 2015, à l’issue du Forum de Bangui. Elle a rappelé que tous les groupes armés qui ont signé cet important Accord sur place, à l’exception du FDPC de Abdoulaye Miskine, l’ont fait sans aucune pression, contrairement à ce qui se dit.

Rappelons que c’était en 2016 que le Comité de suivi des recommandations du Forum national de Bangui a présenté, pour la première fois, l’état d’avancement du processus à la presse.

Centrafrique : La force européenne EUTM fait don de fournitures scolaires à l’école Alsace Horizon

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Centrafrique : La force européenne EUTM fait don de fournitures scolaires à l’école Alsace Horizon

 

 

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EUTM-RCA au chevet de l’École des orphelins Alsace Horizon Centrafrique. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 23 août 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le vendredi 18 août 2017, l’école Alsace Horizon Centrafrique, sise Pk 13 sur la route de Damara a reçu un don en kits scolaires de la mission européenne de formation opérationnelle des FACA (Forces armées centrafricaines). Le Commandant belge Xavier Salmon, Chef de la Cellule Projets de l’EUTM, a personnellement remis les kits au Président de l’Association Alsace Horizon Centrafrique et responsable de ladite école, Père Benjamin Kafala, en présence du Directeur de l’école, M. Salvador Kpiogbissi.

Plus d’une dizaine de cartons de livres et fournitures scolaires ont constitué le pactole remis, ce vendredi par l’EUTM à l’école Alsace Horizon Centrafrique. Ce don, faut-il le souligner, a été effectué à Strasbourg, suite à une collecte. Il vise à appuyer le jeune établissement scolaire créée il y a juste un an.

A la remise, le Commandant belge de l’EUTM, Xavier Salmon a fait savoir que le geste posé est l’expression de la préoccupation profonde de son institution envers l’éducation, qui selon lui, « reste fondamentalement la base de reconstruction d’un pays ». Il a rappelé par ailleurs, ce don est intervenu suite à la visite de cette école par l’ancien Commandant belge de la force qui vient de partir, car en venant, il était accompagné de son successeur espagnole. Sur place, il y avait un besoin en table-bancs et tableaux qui était exprimé par les responsables de l’école. C’est ainsi que l’Espagne s’est engagé à financer ces table-bancs.

Notons par ailleurs que l’EUTM a fa appel à la menuiserie des FACA, pour la confection des table-bancs à fournir à cette école, une manière de contribution à la restauration des FACA. « Ce projet fait partie de ce que nous appelons l’intégration ‘’Etat-nation’’. C’est-à-dire qu’en même temps qu’il faut aider à l’éducation des enfants qui sont l’avenir du pays, nous appuyons également la restauration de l’Etat, à travers la Forces armées centrafricaines qui disposent heureusement d’une menuiserie située au Camp Fidèle Obrou et qui va fabriquer ces table-bancs », a-t-il indiqué avant de lancer aux Centrafricains que « L’avenir vous appartient ».

En réceptionnant le pactole de livres et fournitures scolaires, Père Benjamin Kafala a exprimé sa profonde reconnaissance vis-à-vis de l’EUTM et a salué le partenariat agissant avec la mission européenne en faveur des enfants vulnérables. « Je suis très heureux de vivre ce partenariat avec EUTM », a affirmé le Père.

A cette occasion, Père Benjamin Kafala a précisé que l’enjeu de son investissement dans le domaine de l’éducation dans son pays est double : « Il n’est pas un secret que dans notre pays, 67% de la population est analphabète. C’est déjà un frein pour le développement d’un pays. Personnellement, à l’issue de mes études en Science de l’éducation, j’avais étudié la problématique du développement et du progrès liée à l’éducation. C’est là que j’ai compris que dans le contexte de mon pays, si jamais j’ai quelque contribution à donner, ce serait dans le domaine de l’éducation », a-t-il relevé avant d’ajouter que « Dans mes nombreuses lectures sur la situation scolaire dans notre pays, j’ai également compris que les enfants dans des familles pauvres n’ont pas la chance de suivre une bonne scolarité. C’est pour cela que mes amis et moi, avons décidé de nous mettre résolument au service de cette frange d’enfants vulnérables. C’est une manière de mettre fin à cette discrimination et donner la chance à ces enfants de bénéficier des de l’éducation comme tout autre enfant ».

Notons que ladite école est l’un des domaines d’intervention de l’Association Alsace Horizon Centrafrique qui est une association de solidarité internationale créée en France à Strasbourg le 25 avril 2015. Pour sa première année, l’école a accueilli 30 élèves uniquement en classe de CI avec la perspective d’une seconde section de CP l’année prochaine, et progressivement vers la mise en place d’un cycle Primaire entier.

Centrafrique exclusivité : Bulletins des notes du gouvernement SARANDJI. 2e trimestre 2017.

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Centrafrique exclusivité : Bulletins des notes du gouvernement SARANDJI. 2e trimestre 2017.

 

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Les membres du Gouvernement Sarandji

 

Bangui, le 22 Août 2017

Par : Rédaction de Corbeau News Centrafrique CNC,

Comme promis que chaque trimestre, votre journal en ligne Corbeau News Centrafrique CNC, vous fera apprécier nos ministres à travers la publication de son Baromètre Gouvernemental (BG), dans lequel chaque ministre y compris le Premier ministre est noté sur 20 comme au lycée et en fonction de ses actions et réalisations à la tête de son Département, voilà celui du deuxième trimestre 2017 qui vient de paraitre. Cet indicateur des membres du gouvernement permettra aux Centrafricains de jauger les performances de chaque ministre et au Chef de l’Eta de savoir qui fait quoi pour matérialiser son programme politique.

 1- Henri Marie DONDRA, ministre des Finances et du Budget:
Note : 15/20    Mention : Très Bien.

Appréciation CNC : Pragmatisme et actions concrètes lui sont reconnus après la publication du précédent baromètre. Doit garder le cap. 

Peu bavard, mérite son poste, car diplômé en la matière (Master 2 en économie, DESS en finance, ressortissant de l’École des hauts cadres des finances du Maroc) mérite son poste à la tête d’un tel département.

Sa vision et ses rigueurs ont permis de ramener les principaux bailleurs de fonds de la RCA (FMI, Banque Mondiale, BAD) à la raison dans leur engagement à voler au secours de ce pays meurtri qui a nettement besoin d’assistance. Ce qui se mesure par les premiers décaissements de ces institutions en faveur de la RCA et le programme d’apurement des dettes du pays dont les arriérés de salaires des fonctionnaires depuis l’époque Kolingba.

Son départ à la tête de ce Département comme le font circuler les rumeurs, rendra dubitative la Communauté des bailleurs de fonds qui compte sur sa rigueur et sa vision pour mettre leurs poches, la Centrafrique. Doit rester pour poursuivre les reformes

2 – Côme Hassan, ministre du Commerce et de l’Industrie

Note : 14/20   Mention : Bien.

Appréciation CNC : Doit continuer sur la même lancée avec des actions concrètes et visibles à la tête du département

Très peu visible, COME Hassan, technocrate et magistrat de son état, est le valeureux représentant de la jeunesse qui incarne la jeune génération consciente dans le gouvernement SARANDJI. Il est l’un des cinq ministres dudit gouvernement à avoir exécuté les 2/3 des obligations de sa feuille de route.

Après son, Code de Commerce, le ministre COME a :

  • Rencontré toutes les couches d’opérateurs économiques, appuyées par des descentes sur le terrain pour constater de visu, les dégâts causés par les effets collatéraux de la crise centrafricaine afin d’envisager les voies et moyens de relancer ces opérateurs dans leurs activités.
  • Tout fait pour la sécurisation du corridor Bangui-Douala, unique et principale voie de ravitaillement de la capitale Bangui, et de là, les arrière-pays de la Centrafrique.
  • Fait des plaidoyers pour que la République centrafricaine ne soit toujours pas dépendante de l’extérieur, c’est-à-dire, qu’elle soit en mesure de produire sur place, des biens et des services pour la consommation des Centrafricains. C’est à ce titre qu’il a renoué les relations avec les Indiens qui étaient pourtant bien disposés à mener à bien le projet de la cimenterie de Nzila sur la route de Mbaïki, et qui étaient obligés de stopper les activités pour leur sécurité. Ses démarches auprès des Indiens a fini par mordre, car ils sont prêts à revenir au pays pour relancer ce projet.
  • Entamer des négociations avec les Chinois qui sont d’accord pour s’installer à Possel où ils vont construire une seconde cimenterie et à Bogouin pour l’extraction du fer et les travaux de fonderie. De belles perspectives pour réduire le chômage en Centrafrique.

Mais, il doit revoir certains contrats accordés à certaines sociétés, tel que celui que détient la SUCAF. Le temps de monopole de 80% de la production et de la commercialisation du sucre dans le pays est révolu. Incapable de produire et de commercialiser le sucre dans le pays à hauteur même de 30%, elle doit libérer les 70% aux commerçants centrafricains.

3 –   Félix Moloua, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération

Note : 13,50/20

Mention : Assez-Bien.

Appréciation CNC : Peut mieux faire s’il abandonne son profil tribaliste

Géographe de formation, c’est grâce à ses nombreuses années passées au ministère du Plan et de la Coopération internationale qu’il a acquis l’expérience. Grâce aux anciens fichiers et aux experts venus aider la Centrafrique, il a pu engager la Centrafrique tant bien que mal ces derniers mois.

Mais son profil tribaliste et clanique a fait de lui une personnalité dangereuse à côtoyer. Ce qui a fortement contribué au départ d’autant des cadres dudit ministère ailleurs. Ce qui le département en difficulté de suivi et applications des accords signés.

Signer les accords un autre chose et faire les faire appliquer, une autre chose aussi. Il faut encourager et former les cadres.

4 – Honoré Feizouré, ministre de l’Agriculture et du Développement Rural

Note : 13/20

Mention : Assez bien.

Appréciation CNC : Peut encore mieux faire pour peu que la volonté politique   l’y aide. Son plan de développement régional et du monde rural est le véritable bréviaire de sa réussite au gouvernement.

Ingénieur agronome de son état, le ministre FEIZOURE est en train de :

  • Ramener dans les foyers la sécurité alimentaire disparue depuis belle lurette. Mettre le boucher double pour réussir le pari selon la lettre de mission que le chef du gouvernement lui a adressée. Pour illustration, les arriérés du coton ont été apurés à la satisfaction des pauvres paysans qui non seulement n’avaient plus d’espoir, mais qui ont en plus été meurtris par la récente crise. Ils sont revenus de très loin à cause de Féïzouré qui les a revigorés pour les remettre à la culture cotonnière et vivrière.
  • Remettre la RCA sur la voie de ses prouesses agricoles comme au temps de l’opération Bokassa.

Il doit dans ce cas, travailler de concert avec certains partenaires qui œuvrent dans ces secteurs que de rester cavalier seul. Un doigt ne peut rien faire.

5 – Gaby Franky LEFFA, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Logement social

Note : 13/20

Mention : Assez Bien.

Appréciation CNC : Pragmatisme et actions concrètes à la tête du département. À la volonté de mieux faire.

Le ministre LEFFA se bat pour :

  • mettre une structure légale et un plan d’action de développement de l’urbanisme, de l’habitat et surtout des logements sociaux. En un peu plus d’un an, il a osé réussir et innover là où ses prédécesseurs n’ont pas pu : le dossier des logements sociaux.
  • Mettre en œuvre le projet des 100 logements sociaux à Sakaï dont les travaux, financés par le Royaume du Maroc, sont en achèvement maintenant.
  • Obtenir l’accord pour l’installation d’une Banque pour l’habitat qui devra permettre aux Centrafricains d’obtenir des crédits et construire des logements décents.

Un bel exemple que le gouvernement a apprécié à sa juste valeur lors de la visite d’évaluation qu’a effectuée le Premier ministre sur instruction du Président de la République Chef de l’État.

6 – Flavien Mbata, ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux

 Note : 12,50/20 

Mention : Assez-Bien.

Appréciation CNC : Doit mettre ses pieds sur l’accélérateur de la machine judiciaire.

Magistrat réputé pour son franc parlé et son attachement aux textes de loi. Peu bavard, il est au four et au moulin pour :

  • redorer le blason de la justice centrafricaine comme en témoignent sa totale implication et sa diligence pour l’implantation de la CPS en RCA afin de réparer l’injustice causée au peuple centrafricain.
  • Réhabiliter maisons d’arrêt de Bangui et des provinces et équipées en matériels informatiques, ce qui incite les magistrats à faire de la justice le dernier rempart des citoyens. Un effort doit être fait dans le prochain trimestre dans ce sens.

C’est un exemple de réussite et de dynamisme certes, mais ce n’est pas ce qu’attendent les Centrafricains du moment tout le monde veut voir les seigneurs de la guerre et du désordre dans le pays sous les verrous.

Un effort à faire dans ce sens dans le présent trimestre.

7 – Théodore Jousso, ministre de l’Équipement, des Transports, de l’Aviation et du Désenclavement

Note : 12/20 

Mention : Assez-Bien.

Appréciation CNC : Peut mieux faire, mais trop chargé.

Perte d’un point. Cet ancien cadre de l’ASECNA à la retraite et Directeur de cabinet du Représentant à Dakar est un personnage « touche à tout » et un grand adorateur du veau d’or.

Les travaux de suivi des bitumages de certaines voies urbaines dans Bangui entamés sous la transition et les nouveaux sont quelques percées tangibles à honorer son passage.

Mais le poids du ministère commence à avoir raison sur son cou et, les avantages, sur le travail.

Il lui manque d’initiative pour réguler le secteur de transport et les travaux d’aménagement. C’est bien de colmater les nids-de-poule sur les rues de Bangui, mais il doit savoir que la présence de plusieurs nids-de-poule sur une même route signifie que celle-ci est complètement finie, sa durée de vie est atteinte et qu’il faut la réparer à grandeur. Inutile de continuer dans ce sens. Ces colmatages ne peuvent qu’encourager le trou à s’élargir.

À cela s’ajoute son manque de volonté d’attribuer le marché de fabrication des plaques d’immatriculation et permis de conduire à une autre société que sa propre société déjà crée avec un Français.

8 Aboubacar-Moukadas Noure, ministre de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Note : 11,50/20 

Mention : Passable.

Appréciation CNC : Un réveil tardif et doit se rattraper.

Pourtant enseignant et géré par ce ministère, Moukadas Noure, n’a aucun regard, aucune vue  sur ce qui se passe dans son département. À titre d’exemple, il a nommé des gens décédés à des postes de responsabilités et dédoublé des responsables à la tête de certains établissements.

Les résultats des examens de baccalauréat de cette année montrent à peu près le niveau exact que les écoliers ont, après les trois années de crises. Et c’est en porte au faux avec celui qu’avaient les bacheliers de l’année dernière.

Le niveau étant dévoilé, monsieur Moukadas Noure doit maintenant pencher sur les réorientations de ses bacheliers de l’an passé qui ne savent quoi faire avec les diplômes à la maison.

09 – Sylvère Ngarso, ministre de la Promotion de la Jeunesse, du Développement du Sport et des Services Civiques:

Note : 11/20 

Mention : Juste passable.

Appréciation CNC : Doit se réveiller et se mettre résolument au travail.

Néanmoins, en un an, il a réussi au sein de l’équipe gouvernementale, à lever les punitions qui pesaient sur nos artistes et sportifs à sortir. Il a pu :

  • décanter le contentieux Jules ACORSI et par la même occasion, s’est offert les services d’un entraîneur expatrié pour les fauves de Bas-Oubangui version Football.
  • Faire du sport un véritable vecteur de cohésion sociale et un outil de développement au service de la Nation.Il lui manque des initiatives sur le volet civisme. À agir très vite.

Mais, trop taciturne, il se laisse faire par les différentes Fédérations qui n’alignent, pour des sorties à l’extérieur, que des joueurs, joueuses et athlètes physiquement et techniquement déphasés redonnant ainsi aux fauves le qualificatif des « tocards délaissés » des jeux.

10 – Virginie Baïkoua, ministre des Affaires Sociales et de la Réconciliation Nationale

Note : 10,50/20 

Mention : Moyen.

Appréciation CNC : A gravi deux à trois manches de l’échelle. Peut mieux faire si elle avait une bonne volonté et ne se fie pas tellement à son Dircab et ses diasporas qui foutent tout en l’air en croyant mieux faire.

Après15 mois d’exercice, cette dame qui avait été mal vue et mal notée lors des élections législatives, a fait des prouesses. Elle bat ses ailles comme elle peut et notamment pour être la vedette des déplacés internes à Bangui, Bangassou, Bria, Bambari, Kaga Bandoro, Zémio pour des assistances morales.

Elle manque cependant des initiatives pour le montage et la coordination des projets sociaux.

Certes, elle est la seule femme à réussir à faire adopter une loi après BANGAYASSI en matière de promotion du genre en Centrafrique et son plan de développement régional et du monde rural est le véritable bréviaire de sa réussite au gouvernement.

Seulement, elle est reprochée de son arrogance, comportement de diaspora et surtout sa folle confiance à son éternel DIRCAB au point de ne pas vraiment collaborer avec les autres cadres du département.

 11 – Jean Serge BOKASSA: Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire

Note : 10,50/20 

Mention : Moyen.

Appréciation CNC : Empêché d’agir ou affaibli ? Doit retrouver ses premières vitalités.

Ce qu’il faut remarquer est que :

  • il devient de plus en plus absent ;
  • Il a du mal à
    • redéployer la police et de la gendarmerie sur toute l’étendue de la République comme les réclament les populations et surtout à les rendre visite sur le terrain;
    • Il se laisse supplanter par son Dircab qui contrôle plus les Administrations préfectorales et sous-préfectorales ;
    • Il doit savoir que la paix dépend de la restauration de l’autorité de l’État et que les préfets, sous-préfets doivent être nommés et restés aux côtés de la population. Doit prendre conscience de cela.

Il doit savoir que la paix dépend de la restauration de l’autorité de l’État et que les préfets, sous-préfets doivent être nommés et restés aux côtés de la population. Doit prendre conscience de cela.

12- Abdoulaye Moussa, ministre de la Fonction publique, de la Modernisation de  L’Administration du Travail, de l’Emploi et de la Protection Sociale

Note : 10/20 

Mention: Moyen

Appréciation CNC : Doit travailler dans les innovations.

Discret et effacé, il n’a qu’à son actif, l’intégration de plus de mille jeunes diplômés en chômage depuis plus de quinze ans. Seulement, les sous-entendus sur ces intégrations et le suivi de ces nouveaux intégrés posent toujours des équations.

Effacé, il ne fait jamais des descentes sur terrain tant à Bangui qu’en province pour constater les carences des agents administratifs.

Les tâches d’un ministre de la fonction ne se limitent pas au bureau. À y réfléchir.

13 – Gisèle PANA, ministre des Arts, du Tourisme, de la Culture et de la Francophonie

Note : 09,50/20.

Mention : Insuffisant.

Appréciation CNC : Doit doubler d’effort

  • Se cache toujours derrière le concept genre pour lequel elle occupe actuellement son poste.
  • Doit se mettre résolument à la hauteur de ses responsabilités et faire de la RCA un havre de touristes tel qu’on les voyait venir de tous pays dans les années 70.
  • Doit doubler d’efforts pour éviter d’être ministre muette et sans résultat.
14 – Jean Christophe Nguinza, ministre du Secrétariat Général du Gouvernement, chargé des relations avec les Institutions de la République et du Suivi Évaluation:

Note : 09/20.

Mention : Insuffisant.

Appréciation CNC : Doit se pencher sur d’autres actions que les comptes rendus du conseil des ministres

Doit se mettre résolument au travail afin de:

  • veiller correctement au bon fonctionnement des institutions de l’État qui souffrent aujourd’hui de paralysie totale.
  • Doit régler au plus vite le bras de fer entre le gouvernement SARANDJI, le Chef de l’Etat et le Président de l’Assemblée nationale dont les rumeurs d’un coup d’État circulent abondamment.
  • Certes, il tente à chaque fois d’informer les Centrafricains par les comptes rendus des Conseils des ministres. Mais cela n’est pas suffisant. Une certaine influence qui garantit le bon fonctionnement des institutions républicaines serait une meilleure chose attendue des fils du pays par ses compatriotes.
15 – Charles Armel Doubane, ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Centrafricains de l’Etranger

Note : 08/20.

Mention : Très insuffisant.

Appréciation CNC : Doit être exclu pour comportement louche et félonie. Il serait à l’origine de la réticence des partenaires à réaliser leurs promesses à la RCA.

Certes compétent et quelque peu intègre, ce ministre est entré au gouvernement au nom de la géopolitique d’ethnicité pour le groupe Zandé, une minorité de l’extrême Est de la RCA, toujours et souvent  marginalisée par les différents régimes qui se sont succédés en RCA depuis les indépendances du pays. C’est un prétentieux, orgueilleux qui voit les autres comme nuls et rien ….

Passant – à tort – pour le porte-flambeau de l’ethnie Zandé sur l’échiquier politique centrafricain et jouissant de bonnes grâces auprès de tous les grands hommes politiques du pays pour avoir dès le banc de l’Université dans les années 90 opté pour l’activisme politique, il a toujours servi les régimes qui se sont succédés en RCA depuis l’ère de la Démocratie. Ses accointances avec l’actuel Chef de l’Etat Faustin Archange TOUADERA (dont il est un beau-frère) auraient beaucoup pesé dans la balance de sa nomination.

L’extérieur, notamment des mains françaises auraient aussi plaidé son sort auprès du boss du palais de la Renaissance pour le remercier de ses « loyaux services» quand il fut Ambassadeur de la RCA aux Nations-Unies dans la fièvre de la crise centrafricaine avec le règne de la SELEKA. Imprévisible, sournois, cacophonique, ce fils d’ancien combattant se prend pour le super ministre, super intelligent du gouvernement Sarandji. Il a cumulé des erreurs sur erreurs dans la gestion de la diplomatie centrafricaine. Prétextant être toujours malade, il touche rarement ses parapheurs. Personnage hibou et chauve-souris, il serait dans beaucoup de choses louches tant pour sa région d’origine, le Haut-Mbomou que pour le pays. On lui reproche surtout son orgueil et son arrogance !…

16 – Fernande Ndjégbot, ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Population

Note : 07/20

Mention : Médiocre

Appréciation CNC : Exclusion pour incompétence notoire et carence comportementale

Médecin de son état, beaucoup de Centrafricains croyaient en cette femme qui, soit dit en passant, devrait relever le défi dans un pays ou les hommes tardent et hésitent à placer entièrement confiance aux femmes. Mais, hélas, elle s’est très vite empêtrée dans des cas de vol et détournements à outrance de médicaments.

Elle est soupçonnée d’avoir orchestré le détournement récent de beaucoup de dons des partenaires, dont les ARV octroyés aux PVVIH par le Fonds Mondial.

Agitation, arrogance, orgueil et tribalisme lui sont reprochés.

Ceux qui la connaissent disent qu’elle est une femme sans caractère et sans personnalité, dotée de surcroît d’une moralité douteuse et prête à tout céder pour ses intérêts personnels. Sa nomination au gouvernement aurait été un produit de pure de légitimité de nom.

 

17 – Joseph Yakété, ministre de La Défense Nationale :

Note : 06 /20.

Mention : Médiocre

Appréciation CNC : Aucune volonté de s’améliorer.

Décidément, beaucoup de Centrafricains se demandent sur quelle base, quel deal et pourquoi le président a fait confiance à cet professeur d’éducation physique et sportive EPS et « agent de la DGSE» pour le catapulter à la tête de l’armée centrafricaine dont il constitue le véritable frein et l’épine dorsale numéro un.

Les réarmements et équipements des FACA, il est perdu. Pérennisation et persistance de l’embargo sur l’armée centrafricaine, Ok. Le fiasco du DDR, la montée en force des groupes rebelles Ok.

Plusieurs fois interpellé par l’Assemblée nationale, il fuit ses responsabilités et refuse par peur d’être destitué par les députés de la nation, de répondre à leur interpellation, le tout au su et à la barbe du Premier ministre Sarandji le premier absentéiste du gouvernement.

Ne connaissant aucune réalité de l’armée centrafricaine et sans aucune vision, il fait de l’affairisme et du pilotage à vue au sommet de la défense nationale. Le peuple centrafricain et son président Faustin Archange TOUADERA doivent savoir que ce monsieur est l’actuel Bob Dénard des groupes rebelles qui prépare le renversement de l’ordre constitutionnel rétabli.

 

18 – Yerima Youssoufa Mandjo, ministre de l’élevage et de la santé animale :

Note : 06/20.

Mention : Médiocre

Appréciation CNC : Renvoie pour exploitation des minorités peuhles et affairisme au  sommet de l’État. Fuit toujours la presse.

Plus que le véritable judas. Ce bélier exploite l’ignorance de la minorité peuhle au nom de laquelle il a été sélectionné pour faire partie du gouvernement depuis le régime de BOZIZE.

De nombreux cas de détournements de vaccins pour bovin et autres sont signalés dans son département et il serait le cerveau de toutes les gabegies de son département.

Affairiste, son nom est cité dans toutes les sales business ayant trait à l’élevage. Le trafic du bétail vers les pays voisins serait son invention subtile pour s’enrichir.

Il serait même le cerveau de tous les peulhs constitués en groupes armés qui rançonnent nos pauvres et vrais peulhs.

Sans esprit de créativité, il fait un véritable pilotage à vue, surtout qu’il a écarté tous les cadres compétents au profit de ses proches amis et connaissances de la mafia.

Toujours omniprésent dans les bars dancing ou on lui amène même des parapheurs, ce n’est pas facile de rencontrer ce « super ministre ».Mais très motivé pour la signature des contrats juteux avec ses sbires.

 

19 – Simplice Mathieu Sarandji, Premier ministre, Chef du Gouvernement:

Note : 05/20 ;

Mention : Médiocre ++ et aucun travail sérieux

Appréciation CNC : Exclu pour agitation fiévreuse sans cause, incompétence notoire, gestion scabreuse du gouvernement, pilotage à vue et manque de vision.

Rien que son nom et son regard contiennent de venin qui fait peur à la Communauté internationale de venir en aide au pays, mais, exploité en bon père de famille par les criminels de tout genre pour la poursuite de la criminalité et des hostilités.

Ce professeur d’université, sans aucun passé brillant, a été catapulté à la tête du gouvernement au nom, d’une part, des bons et loyaux services d’amis d’école et d’autre part, parce que le nouveau chef de l’État voulait de quelqu’un mou, pas enclin à lui rétorquer ou à promouvoir la contradiction de ses décisions.

Une fois laissé au pied du mur, le maçon ne sait pas où commencer. Mais c’est seulement sa langue menaçante qui le fait maintenir sur la fondation sans le mur. Il a été l’homme de courses de l’actuel locataire du Palais de la Renaissance durant cinq ans quand il était à la Primature.

Il veut se faire aussi comme son maître, mais en réalité, il n’est pas à la hauteur. Notamment pour diriger un gouvernement de 23 membres et à plus forte raison un cabinet de 50 membres ?

Il est incapable d’entamer des plaidoyers pour lever l’embargo qui pèse sur le pays ou même d’entamer les démarches d’exception à ce principe ; 

Il passe le clair de son temps à recevoir des chefs rebelles qui sortent au finish les poches pleines des billets de banque. C’est même pour cela que la communauté internationale et l’ensemble de la communauté diplomatique accréditée auprès de la RCA a mis en exergue l’incompétence de l’ensemble de son gouvernement tout en demandant avec insistance son limogeage pur et simple.

Il faut ce limogeage.

 

20 – Bertrand Touaboy, ministre l’Entreprenariat National, de l’Artisanat et de la Promotion des Petites et Moyennes Entreprises :

Note : 04,50 /20.

Mention : Nul

Appréciation CNC : Aucune volonté de s’améliorer, à remettre à ses parents politiques .

Ministre invisible, incompétent, incontrôlable et incontrôlé. Il est l’un des jeunes ministres sincèrement qui fait la honte de la jeunesse centrafricaine.

Se croyant encore membre de l’ANECA qu’il a vilipendé entre-temps, il est lui-même la justification totale de certains ténors d’une idéologie selon laquelle la jeunesse centrafricaine ne vaut rien.

 

21 – Léopold MBOLI FATRANE, ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Hydraulique :

Note : 04/20.

Mention : Nul

Appréciation CNC : Exclu pour affairisme et pratique borderline.

Ce ministre mouille le maillot pour sa survie et ses beaux-parents qu’il a placés un peu partout dans les agences attelées à son ministère.

Renfermé, solitaire, orgueilleux, il vit toujours loin retiré des autres et très protocolaire. Il serait très proche du Chef de l’Etat car il est collègue.

Il n’effectue des multiples voyages à l’extérieur que pour vendre lui-même les diamants, or et autres pierres précieuses au profit de sa clique.

Il passe tous son temps à trouver des diamants et à les faire vendre par personnes interposées. Il a même été surpris à l’aéroport de Bangui M’poko en train de manager la sortie d’un allemand avec plus de 300 carats de diamants à exporter frauduleusement. Un autre, bloqué à Douala avec des carats de diamants, a été fait quitter l’aéroport de Bangui, M’poko par lui. Une histoire bien connue, mais sans suite judiciaire.

A limoger et juger.

 

22- Charles Paul Lemasset Mandya, ministre de la Communication et de l’Information :

Note : 03,50/20

Mention : Nul

Appréciation CNC : Constamment malade, il doit se reposer en famille.

Un ministre qui n’a pas voulu s’entourer des techniciens de la boîte et qu’il s’est précipité à les mettre sur le banc de touche.

Il fait semblant de se battre pour achever le projet de la couverture nationale les ondes et rayons de la radio et la télévision centrafricaine. En réalité, il les enterre. Pour preuve, la maison de la télévision est hors usage et les signaux de la télé sur le Canal+ disparus.

En lieu et place des matériels et équipements techniques, ce sont des caisses de vin et de whisky qui sont convoyés à son bureau par Télé consult et vision 4, une bande de mafias venue spécialement détruire le pays.

Attention, on ne s’amuse pas avec l’information et la communication. Nos lignes témoignent à suffisance que les agissements de ce ministre ne peuvent être cachés, et il en coure les véritables conséquences qui lui seront bientôt très graves, car très tardives aussi.

 

23 – Arlette Sombo-Dibélé, ministre de l’Environnement, du Développement Durable, des Eaux et Forêts, Chasse et Pêche:

 

Note : 03 /20.

Mention :

Appréciation CNC : Exclue pour immixtion tapageuse dans la gestion de la caisse du département

Personnage hibou et de moralité peu fiable, elle semble déterminée à mettre le feu à ce département. Son arrogante, son insolente et son orgueil la rendent la véritablement dernière ministre des ministres. Aussitôt arrivée, elle s’est versée dans un affairisme outrageant dans le secteur du bois.

Dotée d’un comportement antisocial, tout le monde se plaint d’elle au point que les cadres et technici

Centrafrique : Saisie de 80 talkies walkies à l’aéroport de Bangui Mpoko

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Centrafrique : Saisie de 80 talkies walkies à l’aéroport de Bangui Mpoko

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2632.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Aéroport Bangui Mpoko

 

Bangui, le 22 août 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Encore un autre scandale ! Atterri à bord de l’avion VIA-AIR de l’entreprise diamantifère SODIAM, ce dimanche 20 août, un homme a été appréhendé avec des cartons contenant exactement quatre-vingt (80) appareils Talkies-Walkies, alors qu’il a déjà aisément dépassé tous les services de formalité aéroportuaire et était en train de quitter l’aéroport. Le peuple a de quoi s’inquiéter, car le mystère reste encore entier autour de la destination, moins encore de l’usage de ces appareils sensibles. Heureusement, les forces de sécurité, sous le leadership du DGA Nguimalé de l’Immigration-Emigration, contrôlent totalement la situation et l’homme écroué à la SRI.

D’où voudrait venir cet autre complot contre le peuple centrafricain ? 80 Talkies-Walkies à déverser illicitement dans la capitale Bangui n’augure d’aucune confiance. De surcroît, à en croire le DGA Nguimalé de l’Immigration-Emigration, ces appareils ne sont utilisés à Bangui que par la Garde présidentielle de Touadéra et quelques éléments de la Gendarmerie nationale. Il a même ajouté que ces appareils ont été déjà paramétrés avec le système de communication de la Garde présidentielle, puisqu’un test effectué devant le Chef de l’Etat l’a confirmé.

En attendant que le mystère soit levé autour de cette situation, notamment en ce qui concerne le vrai propriétaire et l’usage qu’il voudrait faire de ces appareils, le moins qu’on puisse dire est qu’il y a problème. Selon les premières informations disponibles, le prévenu qui est présentement à la Section de recherches et des investigations (SRI) aurait affirmé que les appareils appartiendraient au Président du Tribunal de grande instance de Birao. In situ, le contact a été établi avec ce dernier qui lui, jure la main sur le cœur, qu’il n’est jamais au courant d’une telle affaire et qu’il n’est même pas sur-place à Birao comme l’a affirmé le prévenu. Même si cela appartenait réellement au Président du Tribunal de grande instance de Birao, l’on s’interroge toujours sur l’usage à faire de ces matériels sensibles.

Entre temps, les recoupements faits par les services du DGA de l’Immigration-Emigration ont permis de savoir que l’avion VIA-AIR de SODIAM en question n’a même pas décollé à Birao. Les premiers indices indiqueraient plutôt la ville de Bangassou. C’est ici le lieu de s’interroger sur le cynique rôle joué par cette compagnie aérienne en se prêtant à un jeu anti-citoyen, et SODIAM aussi, au lieu de s’occuper de ses affaires de diamant. Et l’on s’interroge : La RCA héberge-t-elle des sociétés très dangereuses pour sa stabilité ?

L’autre coup du pied de nez dans cette sulfureuse affaire s’est opéré au niveau de l’aéroport international Bangui Mpoko. Y a-t-il eu complicité des services de sécurité aéroportuaire ? Puisqu’il n’y aurait eu nulle part dans la liste des vols du dimanche, la trace d’atterrissage de l’avion VIA-AIR, à en croire le DGA de l’Immigration-Emigration. En plus, l’homme qui a acheminé ces appareils a réussi à traverser tous les services de contrôle sans être inquiéter pour être finalement rattrapé quasiment à l’extérieur par les Forces armées centrafricaines (FACA). De quoi réfléchir !

Indiquons néanmoins que le DGA Nguimalé a fait interpeler onze Policiers en service dimanche pour leur présumé implication ou négligence au détriment de la sécurité du peuple centrafricain. D’où le mouvement de grève qui a brièvement eu lieu à l’aéroport, car par solidarité corporatiste, les restes des Policiers en service ont boycotté le traitement des vols, occasion des perturbations dans les programmes de vols. A ceux, le DGA, sur instruction du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, promet des sanctions administratives sévères. En attendant, tout est rentré dans l’ordre à l’aéroport.

Au-delà tout, toutes les questions restent en suspend. Est-ce que ces appareils participent des séries de complots dénoncés ci et là pour la déstabilisation du pays ? S’agit-il d’un simple sal business qui a échoué ? L’on ne saurait dire mieux pour le moment sur cette affaire, puisque la justice est déjà là-dessus. De toute les manières, la vérité sera connue d’ici peu.

 

Copyright2017CNC.

CENTRAFRIQUE : 57 ANS D’INDÉPENDANCE ET PRESQUE 57 ANS DE DESCENTE AUX ENFERS (1)

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CENTRAFRIQUE : 57 ANS D’INDÉPENDANCE ET PRESQUE 57 ANS  DE DESCENTE AUX ENFERS (1)

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2601.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra avec Charles Armel Doubane, Abdoul Karim MECKASSOUA et bien d'autres

 

Bangui, le 22 août 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

UN ÉTAT EN DÉLIQUESCENCE, DES RESPONSABLES POLITIQUES DEVENUS APATRIDES

          La suffocation ou la terreur vous envahissent quand vous vous livrez à une revue rapide de la presse centrafricaine. Quelques titres au hasard parus dans Afrique news infos :

   «  Les acteurs politiques commanditent et peaufinent les crimes et les carnages » 

  « La Centrafrique à nouveau au bord de l’explosion »

« La convoitise pour les ressources : principale cause du conflit centrafricain 

« La peur du génocide »  etc… 

          Devant un tel tableau dantesque, on ne peut que redouter le surgissement d’un chaos sanglant, annonciateur de génocide. Les  Centrafricains doivent prendre conscience que leur pays et eux-mêmes sont menacés dans leur existence même. Que le « Tous ensemble » de Barthelemy Boganda, père fondateur de leur nation, est plus que jamais une exigence. Une obligation de se  serrer les coudes, car leur pays est véritablement en danger de mort, cerné par des aventuriers qui veulent son éclatement.

          Les Centrafricains doivent obliger leurs politiciens à adopter un comportement mature face aux périls, au lieu de passer leur temps en des petites querelles infantiles et suicidaires. Aveuglés par leur envie de revanche, ces politiciens ne font que ruminer leurs frustrations, oubliant que les Centrafricains ont voté démocratiquement et souverainement. Ils se livrent à de multiples manœuvres pour déstabiliser la gouvernance du pays et le mettre en péril. Tant que les arrière-pensées de complots et l’appétence au pouvoir et à l’argent seront pour eux une obsession, ils sacrifieront les intérêts du pays et de la population sur l’hôtel  de leurs ambitions. La République Centrafricaine ne sortira du chaos que grâce à la mobilisation de son peuple et à son unité.

          Il faut une atmosphère apaisée entre l’Exécutif et le Législatif. On apprend que Touadera et Meckassoua se sont vus et qu’ils se sont parlé. Excellente initiative ! Il faut informer les Centrafricains de la volonté de leur réconciliation. Il faut désormais que le Président de l’Assemblée Nationale et le Président de la République cessent leurs bisbilles inutiles et se consacrent au pays, afin de ne pas le fragiliser encore plus.

          Car le moment est grave. La République Centrafricaine n’a jamais été autant menacée dans son intégrité et son entité depuis ses 57 ans d’indépendance. Ses frontières sont menacées par les ex-Sélékas qui veulent dépecer le territoire. Les dangers de la partition n’ont jamais été aussi proches.

          L’ONU,  la communauté internationale et surtout la France semblent avoir scellé avec les rebelles un plan machiavélique de dislocation de la RCA. Pendant que se trament, dans l’ombre des Chancelleries, des scénarios qui ressemblent à des rites sacrificatoires de la Centrafrique au profit des ex-Sélékas, la population semble être laissée de côté. Souvenons-nous de la déclaration – qui semble aujourd’hui prémonitoire – d’Axel Poniatowski, Président de la Commission des Affaires Etrangères à l’Assemblée Nationale Française : « Puisque les chrétiens, les animistes et les musulmans ne s’entendent pas, il faut les séparer… »  C’était clair : le gouvernement français ne souhaitait pas intervenir dans le conflit centrafricain, de peur de s’y embourber. La preuve en est faite par la réduction prématurée de la force Sangaris, qui a donné des ailes aux rebelles dans leurs actions de démolition et de conquête du pouvoir. La France savait très bien que, face à des ex-Sélékas puissamment armés, les autorités centrafricaines, dépourvues d’une armée structurée, digne de ce nom, ne pèseraient pas lourd.

 

LA FORCE, SEUL MOYEN DARRÊTER LES AMBITIONS DES REBELLES ?

           L’urgence des urgences, avant qu’il ne soit  trop tard, oblige tous les acteurs de la crise centrafricaine à cesser toute ambiguïté et à choisir, pour mettre fin au sanglant conflit, la voie du dialogue mais aussi de la fermeté. Depuis trois ans, les ex-Sélékas ont toujours répondu par un bras d’honneur, une attitude menaçante et un mépris total envers les autorités centrafricaines qui les appelaient à se conformer au DDR. Visiblement, les bandes armées ne veulent pas la paix. Convaincues de leurs forces devant un état défaillant et désarmé, elles n’aspirent qu’à une chose : prendre le pouvoir par la force à Bangui.

 

LE TEMPS JOUE POUR LES EX-SELEKAS

          Plus  les réunions pour la paix (SIRIRI) et la réconciliation se succèdent, sans résultats d’ailleurs, plus les ex-Sélékas confortent leurs positions sur le terrain et plus ils se livrent à des violences sur les populations. Massacres sans discernement d’enfants, de femmes et de vieillards. Incendies de villages. Trafics de diamant et d’or pour s’approvisionner en armes, avec la complicité, au vu et au su de tout le monde, de certains pays frontaliers – dont le Tchad.

          Après avoir été l’un des principaux acteurs de l’instabilité chronique centrafricaine, son ministre des Affaires étrangères vient de déclarer : « La communauté internationale doit redoubler de vigilance et d’engagement en Centrafrique en raison des signes avant- coureurs de génocide dans ce pays voisin.. » Quel cynisme ! Voilà le pyromane Idriss Deby Itno devenu pompier ! Les Centrafricains n’oublient pas qu’il a sa part de responsabilité dans ce génocide en  gestation. Les autorités centrafricaines doivent avoir le courage de tenir un langage de vérité et de fermeté à Deby. Lui faire comprendre que la République Centrafricaine n’est pas son terrain de jeux. Que c’est une République souveraine dont il faut respecter les frontières. Aux abois, menacé par ses propres rebelles, confronté à une économie en berne à cause de la chute du prix du pétrole, principale ressource de son pays, Idriss Déby se sert de la RCA pour sortir du pétrin comme il l’a toujours fait.

         Cette fois-ci, les Centrafricains diront non aux ambitions expansionnistes du despote de N’Djamena.  Et, si besoin est, s’y opposeront par la force.  Les tuteurs occidentaux doivent changer de cap et mettre en action leurs armadas, utiliser leurs drones et leurs hélicoptères de combat,  faire intervenir les forces françaises positionnées sur place. Les mises en garde sans effet doivent cesser. Il faut passer à l’action.

 

LA MÉDIATION DU BÉNIN : UN ESPOIR ?

          On apprend que les autorités centrafricaines vont solliciter la médiation du Bénin. C’est une initiative de bon sens. Elle est africaine, au lieu d’être d’extraction vaticane ou européenne.  Car aucun conflit en Afrique ne trouvera sa résolution hors du continent.

          Par ailleurs,  sur le plan spirituel, le président Touadera, diacre lui-même d’une « Eglise du Réveil », entouré de pasteurs des Eglises évangéliques, est proche de l’Eglise  du « Christianisme céleste, nouvelle Jérusalem ». L’ex-président Bozizé en est devenu en Centrafrique le responsable. Les Antibalakas sont aussi proches de ces nouvelles églises africaines. Seraient-ce les prémices de médiations africaines des conflits sur le continent ? A l’instar de la communauté SANTEGIDIO à Rome, l’Afrique ne pourrait-elle pas, elle aussi, constituer sa propre ONG, chargée de médiation dans les conflits du continent ?

 

                                                                       JOSEPH AKOUISSONNE

 (21 août 2017)

 

 

Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

                       

 

Centrafrique : Difficile contexte de travail pour les humanitaires

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Centrafrique : Difficile contexte de travail pour les humanitaires

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2611.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> CopyrightCNCLes déplacés de Bangui. Credit photo : Éric Ngaba.
CopyrightCNCLes déplacés de Bangui. Credit photo : Éric Ngaba.

 

 

Bangui, le 22 août 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le samedi 19 août 2017, les acteurs humanitaires œuvrant en République centrafricaine, à l’instar de leurs pairs du monde entier, ont célébré la Journée internationale de l’aide humanitaire. Cette célébration est intervenue à un moment particulier marqué par la recrudescence de violences tous azimuts à l’intérieur du pays, alors que les humanitaires eux, font face à deux problèmes : dans un premier temps, le sous-financement de l’action humanitaire ; et deuxièmement, la prise pour cible des ces acteurs humanitaires sur le terrain.

La dégradation crescendo de la sécurité à l’intérieur du pays a eu d’incidence très grave sur la situation humanitaire. L’année 2017, en particulier a été celle qualifiée par les humanitaires de période d’instabilité marquée par une forte recrudescence de la violence, la hausse du nombre de déplacés et des attaques devenues plus fréquentes contre les acteurs humanitaires. Pour preuve, depuis janvier 2017 à ce jour, selon les chiffres disponibles auprès de OCHA, le nombre de personnes ayant besoin d’assistance humanitaire est passé de 2,2 en janvier à 2,4 millions en juin, et 600 000 personnes sont déplacées.

A l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi, a déploré que les déplacements forcés privent encore 13% de la population centrafricaine de ses droits les plus fondamentaux. En outre, la présence massive des groupes armés rend difficile l’accès à des villes entières où les besoins humanitaires sont pourtant critiques et urgents. Le thème de la journée mondiale de l’aide humanitaire « Les civils ne sont pas une cible » revêt entièrement son sens en Centrafrique où le regain de violence a particulièrement augmenté la vulnérabilité des civils. « Au cours du semestre écoulé, nous avons assisté au retour de violences basées sur l’appartenance religieuse et ou ethnique. Cette tendance, si elle se poursuivait, emmènerait le pays vers un avenir beaucoup plus sombre. Les exemples sont nombreux dans le monde, la haine et le rejet d’autrui n’ont jamais mené une nation vers la paix, la stabilité et le développement » a-t-elle regretté.

La persistance de la violence affecte aussi les humanitaires. « Depuis le début de l’année 2017, plus de 200 attaques ont ciblé les acteurs humanitaires et ont couté la vie à 11 humanitaires » a souligné Mme Rochdi. Le pillage des bases, les attaques contre le personnel et les convois humanitaires tendent à se généraliser et fragilisent davantage les civils qui n’ont d’autre recours que les humanitaires pour satisfaire des besoins certes basiques mais critiques et urgents tel que l’accès à la santé, à l’alimentation et à l’eau potable pour ne citer que ceux-là.

« La Journée de l’aide humanitaire est une occasion pour mobiliser le public autour des idéaux humanitaires et de célébrer le travail désintéressé accompli dans des situations souvent périlleuses » a-t-elle rappelé. Grâce à l’action des humanitaires, depuis le début de l’année, 75% des patients ont été référés à un centre de santé, 58% des infrastructures de santé sont appuyées par des humanitaires. Il en va de même pour 74% de l’éducation des garçons et des filles. Enfin, 42% des retournés ont eu accès à des activités génératrices de revenus.

La Journée mondiale de l’aide humanitaire constitue aussi une opportunité de rappeler à tous les lois internationales et les principes auxquels les parties au conflit ont tous adhéré. Tous doivent s’assurer que les droits fondamentaux des civils sont respectés et garantis. Cela implique qu’ils aient accès à l’assistance humanitaire, qu’ils ne servent pas de bouclier humain aux belligérants ou qu’ils soient pris en otage lors des affrontements. Ce sont ces mêmes obligations internationales qui exigent l’accès humanitaire sans entrave et sans condition.

Une campagne a été lancée au niveau mondial pour amener les dirigeants à respecter les engagements sur la protection des civils pris lors du Sommet mondial de l’humanitaire. « Cependant, cette protection est l’affaire de tous. Un premier pas simple est de toujours préserver la liberté et l’intégrité de l’humain. Un deuxième pas est de vous mobiliser avec nous pour la signature de la pétition mondiale sur la protection des civils » a rappelé Najat Rochdi.

 

Centrafrique : « LE GOUVERNEMENT DOIT PRENDRE SES RESPONSABILITES AVANT QUE LES POPULATIONS FRUSTREES NE PLONGENT LE PAYS DANS LE CHAOS GENERALISE », A SOULIGNE MICHEL KPINGO

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Centrafrique : « LE GOUVERNEMENT DOIT PRENDRE SES RESPONSABILITÉS AVANT QUE LES POPULATIONS FRUSTRÉES NE PLONGENT LE PAYS DANS LE CHAOS GENERALISÉ », A SOULIGNE MICHEL KPINGO

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2496.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Pour article de Batangafo.

 

 

Bangui le 21 août 2017.

Par : Roméo Silvère Doubalet, contributeur du CNC.

  

La date du 30 mars 2016, devait s’écrire une nouvelle page de l’histoire de la République centrafricaine.

En ce jour, le président de la République Faustin Archange Touadéra a déclaré : « Je jure devant Dieu et devant la nation d’observer scrupuleusement la Constitution, de garantir l’indépendance et la pérennité de la République, de sauvegarder l’intégrité du territoire, de préserver la paix, de consolider l’unité nationale, d’assurer le bien-être du peuple centrafricain, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge sans aucune considération d’ordre ethnique, régional ou confessionnel, de ne jamais exercer les pouvoirs qui me sont dévolus par la Constitution a des fins personnelles et de n’être guidé en tout que par l’intérêt national et la dignité du peuple centrafricain ».

Depuis cette date, la RCA ne cesse de vivre l’enfer. Elle ne compte que les morts de ces braves fils et filles malgré que la Constitution souligne que le président de la République est le Chef de l’Etat. Il incarne et symbolise l’Unité de la Nation. La Maison Centrafrique brûle, a souligné un écrivain contemporain. Le 8 mai dernier, des miliciens ont tendu une embuscade à un convoi de la Minusca, faisant six morts parmi les casques bleus. Puis, dans la nuit du 12 au 13 mai, des miliciens ont attaqué la ville de Bangassou et s’en sont pris aux communautés peules et musulmanes de la ville. L’attaque de Bangassou a fait des centaines de morts. Le pays est en feu présentement et le président de la République affiche un comportement de désintéressement et d’indifférence outrageante. Alors que le Centrafricain lambda s’interroge si vraiment Touadéra est en mesure de la gestion des pouvoirs de l’Etat. Quand une partie du pays s’enflamme, l’incendie est communicatif et l’opposition se déchaîne contre l’inefficacité du gouvernement et des casques bleus. Le pays est envahi par des groupes armés qui luttent les uns contre les autres pour contrôler les ressources naturelles et axes commerciaux.

La Sous-préfecture de Gambo est en feu et en sang depuis le jeudi 3 août dernier après la mission gouvernementale à Bangassou. L’attaque de la sous-préfecture de Gambo laisse croire que le pays est loin de retrouver la paix face au récidivisme du chef de guerre de l’UPC, Ali Ndarass. L’implication des contingents marocain, bangladais et égyptien de la Minusca pointés d’un doigt accusateur par la population du Mbomou, laisse croire que les chiens d’Onyanga Onanga sont enragés et devenus de ce fait incontrôlés par leur maître qui se substitue en tout lieu et place du chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra.

Dans un point de presse organisé par le député de Gambo, Michel Kpingo souligne : « Le temps est grave. Personne n’aurait cru que 17 mois après le retour à la légalité constitutionnelle, la République Centrafricaine, notre pays puisse continuer à distiller à travers le monde, les images apocalyptiques d’un pays où la banalisation des massacres humains s’érige en seconde nature par une racaille transfrontalière qui, dans son mariage de cruelle renommée avec des compatriotes égarés de notre pays semble résolue à liquider l’Etat ». F.A.T doit savoir que gouverner c’est faire la volonté du peuple et non d’une personnalité, fût-elle des Nations-Unies, car un adage dit : « La voix du peuple est la voix de Dieu ». Durant la mission conjointe effectuée à Bangassou par la ministre des Affaires Sociales, le ministre résident du Mbomou et les députés de cette région, la population a demandé le départ des éléments du contingent marocain de la Minusca de leur environnement. Car la protection des civils recommandée dans le mandat n’est pas mise en œuvre, alors que cette population se demande, quelle est la raison de la présence de la Minusca en RCA.

« Le leader de l’UPC, Ali Darass est comme une fourmilière aujourd’hui dans le pays. Car une fois chassé de la Ouaka, ses fourmis se sont propagées aujourd’hui dans la région 6. Le gouvernement ne pense pas assister les victimes. L’espoir retrouvé pendant les élections est en train de s’éteindre. Certains députés, a souligné leur collègue de Gambo, sont accusés d’être complices dans l’évènement du Mbomou ». Et voila qu’après quelques jours, ces éléments de la Minusca ont mis la Sous-préfecture de Gambo en feu et à sang. Six casques bleus marocains sont morts dans ce nouveau regain de tension et plus d’une cinquantaine de civils ont également perdu la vie.

Malgré tout ce qui se passe, le gouvernement garde un mutisme inouï et inexplicable. Alors que l’article 30 de la Constitution stipule : « Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité du territoire, l’exécution des engagements internationaux ou le fonctionnement normal des pouvoirs publics sont menacés de manière grave et immédiate, le Président de la République, après avis du Conseil des Ministres, du Président de l’Assemblée Nationale et du Président de la Cour Constitutionnelle, prend les mesures exigées par les circonstances en vue de rétablir l’ordre public, l’unité du territoire et le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ».

Pour le député de Gambo : « Nous sommes en face d’une situation dramatique. Cette situation nous interpelle tous. Il ne faudrait jamais se leurrer. La Minusca ne nous sortira jamais du précipice au fond duquel elle a manifestement contribué à nous maintenir irrémédiablement et le silence du gouvernement est inquiétant. C’est pourquoi, le gouvernement doit prendre ses responsabilités avant que le-ras-le-bol des populations frustrées ne plonge le pays dans le chaos généralisé ».

La maison Centrafrique brule. Doit-on penser que F.A.T attende que Parfait Onyanga Anyanga lui dicte les conduites à tenir ? Car, des deux, lequel est sorti des urnes ? L’histoire a toujours démontré que le passé finit toujours par nous rattraper. Le peuple attend de pied ferme pour apprécier à temps opportun. A Bon entendeur, rendez-vous … tant l’histoire finit toujours par rattraper et …

 

Centrafrique : le satisfecit du maire de Bangui a monsieur le directeur général de la socatel

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Centrafrique : le satisfecit du maire de Bangui a monsieur le directeur général de la socatel

 

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Le très controversé Maire de Bangui Émile Gros Nakombo.

 

Bangui, le 21 Aout 2017

Par : Bienvenu ANDALLA CNC,

 

Un bien fait n’est jamais resté inaperçu. Une fois de plus, la preuve de cet adage vient de nous être démontrée par l’actuel Directeur Général de la Société Centrafricaine des Télécommunications(SOCATEL), monsieur Bruno GRELLA-MPOKO. Qui eut cru ? Qui pouvait imaginer que la SOCATEL allait renaitre de ses cendres ?

Pour les incrédules et les indécis, il faut dire que c’est désormais chose faite. Après avoir remis en selle les installations techniques de l’unique joyau centrafricain en termes de télécommunication, après avoir activé l’internet haut débit de la Socatel pour ne citer que ces deux prouesses, Monsieur Bruno et son conseil technique viennent de réhabiliter la peinture de l’immense immeuble qui abrite la Direction Générale de la SOCATEL qui , à ces jours, s’est vêtue de ses plus beaux habits de fête, nous rappelant directement l’époque où cette société attirait plus d’un monde et la convoitise extérieure.

Ayant retrouvé la Socatel en état de déliquescence avancée, l’actuel Directeur Général s’est jeté bec et ongle pour redorer le blason de cette société nationale. Ne pouvant rester indifférent devant le charme retrouvé par la Socatel, le président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui, Emile Gros-Raymond NAKOMBO a adressé une  lettre de félicitations au Directeur Général de la Socatel dans laquelle on peut lire : «L’embellissement d’une ville nécessite la participation de tous ses administrés sans distinction…Par ce geste, vous avez contribué efficacement à rendre notre ville plus belle et plus attrayante.» Comme le dit un adage, celui qui a vécu doit savoir creuser sa tombe dans la mémoire des vivants. Autrement dit, il faut poser des actes, des traces qui attestent de sa présence en tant qu’homme. Et c’est dans cet esprit qu’on peut interpréter ce qui se réalise à la Socatel.

 

 

Lettre de félicitations de la mairie de Bangui au Directeur Général de la Socatel 

 

Centrafrique : la Journée mondiale de l’aide humanitaire célébrée dans un contexte très inquiétant

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Centrafrique : la Journée mondiale de l’aide humanitaire célébrée dans un contexte très inquiétant

 

 

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CopyrightCNCLes déplacés de Bangui. Credit photo : Éric Ngaba.

 

Bangui, 20 août 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

La République centrafricaine traverse à nouveau depuis le début de l’année 2017 une période d’instabilité notamment marquée par une forte recrudescence de la violence, la hausse du nombre de déplacés et des attaques devenues plus fréquentes contre les acteurs humanitaires. Depuis janvier 2017, le nombre de personnes ayant besoin d’assistance humanitaire est passé de 2,2 en janvier à 2,4 millions en juin. Aujourd’hui, 600 000 personnes sont déplacées. C’est dans ce contexte très inquiétant que la journée mondiale de l’aide humanitaire a été célébrée le 19 août 2017 dans le pays.

Le thème de la journée mondiale de l’aide humanitaire « Les civils ne sont pas une cible » revêt entièrement son sens en Centrafrique où le regain de violence a particulièrement augmenté la vulnérabilité des civils. A l’occasion de la célébration de cette journée, la Coordonnatrice humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi, a déploré que les déplacements forcés privent encore 13% de la population centrafricaine de ses droits les plus fondamentaux. En outre, la présence massive des groupes armés rend difficile l’accès à des villes entières où les besoins humanitaires sont pourtant critiques et urgents.

« Au cours du semestre écoulé, nous avons assisté au retour de violences basées sur l’appartenance religieuse ou ethnique. Cette tendance, si elle se poursuivait, emmènerait le pays vers un avenir beaucoup plus sombre. Les exemples sont nombreux dans le monde, la haine et le rejet d’autrui n’ont jamais mené une nation vers la paix, la stabilité et le développement » a-t-elle regretté.

La persistance de la violence affecte aussi les humanitaires. Le pillage des bases, les attaques contre le personnel et les convois humanitaires tendent à se généraliser et fragilisent davantage les civils qui n’ont d’autre recours que l’aide humanitaire pour satisfaire des besoins basiques et urgents tel que l’accès à la santé, à l’alimentation et à l’eau potable pour ne citer que ceux-là.

D’après a souligné la Coordonnatrice humanitaire en République centrafricaine, plus de 200 attaques ont ciblé les acteurs humanitaires et ont couté la vie à 11 humanitaires depuis le début de l’année 2017.

« La Journée de l’aide humanitaire est une occasion pour mobiliser le public autour des idéaux humanitaires et de célébrer le travail désintéressé accompli dans des situations souvent périlleuses » a-t-elle rappelé.

Grâce à l’action des humanitaires, depuis le début de l’année, 75% des patients ont été référés à un centre de santé, 58% des infrastructures de santé sont appuyées par des humanitaires. Il en va de même pour 74% de l’éducation des garçons et des filles. Enfin, 42% des retournés ont eu accès à des activités génératrices de revenus.

La Journée mondiale de l’aide humanitaire constitue aussi une opportunité de rappeler à tous les lois internationales et les principes auxquels les parties au conflit ont tous adhéré. Tous doivent s’assurer que les droits fondamentaux des civils sont respectés et garantis. Cela implique qu’ils aient accès à l’assistance humanitaire, qu’ils ne servent pas de bouclier humain aux belligérants ou qu’ils soient pris en otage lors des affrontements. Ce sont ces mêmes obligations internationales qui exigent l’accès humanitaire sans entrave et sans condition.

« Cependant, cette protection est l’affaire de tous. Un premier pas simple est de toujours préserver la liberté et l’intégrité de l’humain. Un deuxième pas est de vous mobiliser avec nous pour la signature de la pétition mondiale sur la protection des civils » a rappelé Najat Rochdi.

Une campagne a été lancée au niveau mondial pour amener les dirigeants à respecter les engagements sur la protection des civils pris lors du Sommet mondial de l’humanitaire.

 

Centrafrique : le ministre de l’urbanisme dans la logique d’embellir la ville de Bangui

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Centrafrique : le ministre de l’urbanisme dans la logique d’embellir la ville de Bangui

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2615.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Signature du contrat avec la société chinoise. CopyrightCNC
Signature du contrat avec la société chinoise. CopyrightCNC

 

 

Bangui, le 21 Aout 2017

Par : Patrick BALEPOU, CNC.

 

Doucement mais surement, la ville de Bangui navigue pour retrouver ses lettres de noblesse d’antan de « Bangui, la coquette ». C’est dans cette logique qu’a lieu le 19 Aout 2017, la signature de contrat d’exécution des travaux de la Tour d’UZES et la Cité Christoph, sous les auspices du ministre de l’Urbanisme, de l’habitat et du Logement social, Gaby Francky LEFFA en présence du Directeur général de la société chinoise SAM, monsieur HAN WEIDONG. Signalons que cette activité s’inscrit dans le champ des attributions du ministre telle que stipulée dans sa lettre de mission.

En effet, l’embellissement de la ville de Bangui et son image de marque de beauté ainsi que de toute la République Centrafricaine passe d’abord par la qualité des bâtiments qu’on peut y retrouver. Ayant compris très tôt cette logique inscrite en lettre d’or dans sa lettre de mission, le Ministre LEFFA est toujours au four et au moulin pour activer le Partenariat Public-Privé pour la réhabilitation des bâtiments administratifs et sociaux jadis abandonnés dans les détritus.

D’un montant total estimé à 5 milliards 500 millions, les travaux d’exécution des travaux de la Tour d’UZES et de la Cité Christophe vont durer 30 mois. Il convient de souligner que ces travaux sont supportés sur fonds propres de la Société SAM. A la fin de la réhabilitation, cette société va exploiter les bâtiments ainsi rénovés jusqu’à concurrence des fonds dépensés après quoi les immeubles seront restitués à l’Etat centrafricain. Entretemps, il a été conclu entre l’Etat centrafricain représenté par le ministère de l’Urbanisme et la société Sam qu’un montant forfaitaire sera versé mensuellement par la Société à la partie centrafricaine, histoire de permettre à l’Etat centrafricain de faire face à ses dépenses de souveraineté. Voilà un modèle de dynamisme et de patriotisme qu’il convient de mettre en exergue en prenant sans hasard, l’exemple du Ministre de l’Urbanisme. Après le Building Administratif qui fait peau neuve, voici venir le moment de la tour d’UZES et la Cité Christophe. Nul n’ignore que des surprises pareilles nous attendent encore les jours à venir, certainement car l’Homme de la situation nous en a habitué à de tels exploits de surprise.

Comme le disait si bien le Président américain Roosevelt, « Ne demandons pas ce que notre pays nous a fait mais demandons-nous plutôt ce que nous avons fait pour notre pays ».Et le ministre LEFFA se targuera certainement un jour, une fois aux affaires ou non d’avoir apporté à sa juste valeur sa part de contribution à l’édification d’un Centrafrique embelli.

 

 

Centrafrique : affaire des faux soldats Faca partis en formation, la saga continue…

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Centrafrique : affaire des faux soldats  Faca partis en formation, la saga continue…

 

 

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Les soldats des Forces Armées Centrafricaines

 

 

Bangui, le 20 août 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Alors que l’armée nationale d’environ neuf mille hommes vient d’être anéantie par un groupe des rebelles de la séléka en 2013 qui a réussi à s’emparer du pouvoir en chassant à l’occasion le President François Bozizé, les autorités militaires actuelles ont du mal à reconstituer une force armée digne de ce nom capable de résister à toutes éventualités après le départ de cette fameuse séléka du pouvoir en 2014. Pis, elles n’ont pas la conscience patriotique nécessaire pour redorer l’image de l’armée centrafricaine déjà écornée suite à leur débandade face aux séléka, pourtant moins nombreux et moins équipés par rapport à eux. S’agit-il vraiment d’une volonté manifeste d’enterrer définitivement la cendre de cette armée en décomposition ?

 

Après l’Israël où une centaine des inaptes civils masqués aux soldats ont été envoyés pour une formation militaire d’élite et ont été rapatriés par les autorités israéliennes, c’est le tour du Rwanda de refouler sur Bangui près d’une centaine des grands-pères et femmes enceintes partis il y’a quelques semaines pour une autre formation militaire.

Selon une source militaire, personne n’était au courant ni de leur recrutement, encore moins de leur départ pour le Rwanda. On comprend pourquoi la nouvelle de leur refoulement suscite autant d’émoi au sein de la population, conclut cette source.

 

Alors, pourquoi envoie-t-on des inaptes pour une formation aussi dure ?

Pour des nombreux Centrafricains, cela s’apparente à une haute trahison du moment où on savait très bien qu’avant d’envoyer quelqu’un en formation militaire, le minimum des choses est de procéder à ses examens sportifs et médicaux. Alors que dans les cas du Rwanda et d’Israël, plus de moitiés de l’effectif étaient déclarées inaptes. On a remarqué même la présence des personnes âgées d’environ 40 ans et plus, des infirmes et des femmes enceintes parmi les recrues…

Pour la première fois, on dirait que c’est une erreur. Mais comme elle se répète plusieurs fois, on est malheureusement dans l’obligation de dire que c’est intentionnel, et donc une volonté de nuire non seulement à l’image de l’armée nationale centrafricaine, mais aussi celle du pays.

 

Quelle sanction pour les auteurs ?

Sans doute le Président Faustin Archange TOUADÉRA doit prendre ses responsabilités devant le peuple centrafricain. Trop c’est trop, les responsables de ce désordre inimaginable doivent être punis de cette lourde faute intentionnelle. D’ailleurs une enquête doit être diligentée sur cette affaire. Mai avant tout, le ministre de la Défense et le chef d’État-major doivent tirer les conséquences.

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Que diront les partenaires internationaux qui financent la réhabilitation des Faca ?

Difficile d’imaginer leur réaction. Entre temps, une source diplomatique africaine en RCA pointe du doigt la responsabilité des autorités politiques centrafricaines dans cette Affaire.

La France quant à elle voit de mauvais œil cette mauvaise pratique tendant à affaiblir davantage les efforts de la Communauté internationale à soutenir les Forces armées Centrafricaines.

En 2013, le conseil de sécurité des Nations-Unies avait émis un embargo sur les armes à destination de la Republique Centrafricaine après la prise du pouvoir de la coalition séléka en mars de la même année, privant ainsi l’armée nationale des équipements létaux.

 

 

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Centrafrique : Pourquoi la Minusca torpille-t-elle l’économie du pays?

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Centrafrique : Pourquoi la Minusca torpille-t-elle l’économie du pays?

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/Patrouille-de-la-MINUSCA-dans-un-quartier-de-Bangui-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patrouille de la MINUSCA dans un quartier de Bangui

Bangui, le 19 août 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

La Mission Multidimensionnelle des Nations-Unies en Centrafrique (Minusca), créée en avril 2014 par une Résolution du Conseil de sécurité des Nations-Unies, est l’une des plus importantes missions de l’ONU dans le monde. Avec un effectif de plus de 12 700 membres, la Minusca est aussi une mission qui grève le budget de l’ONU. En Centrafrique, elle est devenue une entreprise qui  alimente les freins à son développement. Pourquoi n’a-t-elle pas contribué à la croissance économique de la RCA ? Enquêtes exclusives CNC.

C’est la question que tout le monde se la pose depuis un certain temps à Bangui. Avec un budget colossal avoisinant le triple de celui de la République centrafricaine, la Mission Multidimensionnelle des Nations-Unies en Centrafrique – Minusca – est l’une des cinq premières missions de l’ONU au monde a avoir un budget qui dépasse la moitié d’un milliard. Cette mission de l’ONU en Centrafrique, bien que budgétivore, ne contribue pas à la croissance économique de son pays d’accueil. Mais pourquoi et comment la Minusca arrive à peser négativement dans l’économie du pays ?

D’après une enquête réalisée par une équipe de notre rédaction depuis plusieurs mois auprès de cette Institution onusienne, la MINUSCA, avec son budget colossal, entretient une dynamique négative dans la croissance économique du pays. En cause, les importations dans tous les azimuts et au sens dessus dessous. « C’est d’après leur Convention d’établissement » a fait savoir un juriste contacté par l’équipe CNC de l’enquête.

D’après les constats établis par l’équipe de l’enquête, la MINUSCA importe tous et toutes. De leurs véhicules jusqu’aux repas du soir, en passant par de l’eau potable, tous viennent de l’extérieur de Centrafrique alors que certains de ces produits sont aussi produits localement dans le pays. Les salades, tomates, concombres, choux, carottes pour leurs desserts, sont tous importés.

« Piments et tomates Minusca » crient des commerçants ambulants dans les endroits fréquentés à Bangui.

Plus étonnant et incompréhensible, les diverses eaux potables, Obangui, la Vie et autres, produites par les Libanais ne font pas parties des consommables de la MINUSCA. « Ils refusent systématiquement de boire ou même de voir ces bouteilles d’eau sur leurs tables ».  Nous a fait savoir, sous l’anonymat, une ménagère de la MINUSCA.

« La MINUSCA n’est pas en Centrafrique pour relancer la croissance de ce pays. Pour preuve, elle a ouvert son propre supermarché où elle vend tout et hors taxes à ses propres employés expatriés ». Renchérit un commerçant libanais.

Au sujet de ce supermarché, notre équipe a pu toucher le bâtiment sans être autorisée à y pénétrer. Motifs invoqués de blocage d’après les vigiles, « leurs badges ne leur confèrent pas le droit d’entrée ».  

Même le marché des transports et logistique de la MINUSCA est souvent attribué aux sociétés étrangères que centrafricaines.

Pourquoi la Minusca adopte un tel comportement ?

De l’avis d’un économiste centrafricain contacté par CNC, il y a manifestement d’une part, une volonté manifeste de la part des chefs de la MINUSCA de nuire à l’économie de la RCA et d’autre part, la méconnaissance des raisons qui poussent les jeunes à utiliser les armes comme moyen de quoi à survivre.

D’après cet économiste, « Combien coûtera à la MINUSCA, en termes de perte, d’éjecter une partie de son budget dans des projets des cultures maraîchères pour occuper les jeunes et les ex- combattants démobilisés ? ».

Pour notre l’interlocuteur, il y’a énormément des jeunes aujourd’hui, à travers le pays, qui ne veulent plus supporter le lourd fardeau de la misère ou de la pauvreté qui rabaisse leur espérance de vie. Que la MINUSCA peut, eu égard à son budget trois fois plus que celui de son pays hôte, mieux faire pour sortir le plus grand nombre de ces jeunes du joug de la misère du moment l’État n’a pas les moyens de les faire.

Mais que fait la Minusca ?

Difficile d’y voir clair dans cette Institution maçonnique. De plus en plus, des Centrafricains sont assez nombreux à être convaincus que la présence de la MINUSCA dans leur pays n’est pas pour le stabiliser comme ils le disent, mais pour l’exploiter autrement.

« Même les soudeurs, les portiers, les cuisiniers sont aussi importés » ironise un garagiste centrafricain. « C’est troublant » conclut-il.

Pour un expert onusien contacté par CNC, « si la Centrafrique reste enfoncée dans la misère, c’est dû à une insuffisance de son capital humain. Plus, elle compte moins des cadres techniques que administratifs en âge d’inventivité, 40-50 ans, plus elle  est comme l’eau qui dort ou comme un gamin qui navigue en eau trouble »

Certes, des gens se méfient de l’eau qui dort. Et le gouvernement ne doit jamais se comporter comme tel. Il doit demander au conseil de sécurité des Nations-Unies des explications claires sur les vraies raisons de la présence de sa mission en RCA et à l’occasion, réviser la Convention d’établissement qu’il a pu signer avec la MINUSCA. Jamais, aucun pays au monde n’accorde des tels avantages fiscaux aux missions et agences des Nations-Unies sur leur territoire.

Pour rappel, la MINUSCA a été créée le 10 avril 2014 par la Résolution 2149 du Conseil de sécurité des Nations-Unies. Elle compte environ 13 407 membres civils et militaires. Environ 12 349 membres du personnel en uniforme, et 1 050 civils dont 447 nationaux contre 611 expatriés. Contrairement à la MONUSCO en RD Congo qui compte 795 expatriés contre 2 523 nationaux. De quoi à croire aux affirmations selon lesquelles le pays manque réellement un capital humain pour booster son développement.

Copyright2017CNC.

 

 

 

CENTRAFRIQUE : APRÈS CINQ DÉCENNIES D’INDÉPENDANCE, NOTRE NATION MARCHE ENCORE SUR SES LACETS…

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CENTRAFRIQUE : APRÈS CINQ DÉCENNIES D’INDÉPENDANCE, NOTRE NATION MARCHE ENCORE SUR SES LACETS…

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2359.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Opération sangharis

 

 

Bangui, le 19 août 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

Il était une fois une terre de 623000 kilomètres carrés, fertile et riche en ressources naturelles, localisée au cœur de notre cher continent s’appelait Oubangui-chari. Ancienne colonie française, ce lopin de terre acquit son indépendance le 13 août 1960 après une lutte inouïe de ses premiers intellectuels encadré par le feu President fondateur Barthélemy Boganda et prit le nom de République Centrafricaine.

Fruit de la réflexion du President fondateur lors de l’assemblée constituante, la Centrafrique s’est dotée d’un drapeau, d’une devise, d’un hymne national…bref tous les attributs d’un nouveau État. Depuis toujours, la Centrafrique célèbre cette journée comme ses pairs d’Afrique pour honorer la mémoire de nos héros et affirmer notre accession à la souveraineté internationale. La célébration de cette année est particulière et a un goût amer car notre chère patrie, nonobstant le retour à l’ordre constitutionnel est occupée à hauteur de 80% par des groupes armés non conventionnels. À l’occasion de son traditionnel discours à la nation, le President de la République a fait un remarquable constat que le pays recule sans aller au bout de son idée ou de son raisonnement. Ce constat amer a été fait en référence à la situation d’avant car en dehors de la dégradation galopante du volet sécuritaire, le statuquo n’est que la suite logique de l’héritage de l’indépendance.

Fort de ce qui précède, le citoyen lambda qui a analysé les différents modes de gouvernance depuis les indépendances s’interrogent à juste titre : Comment expliquer ce constat de recul ? À qui imputé la responsabilité de se recul ? La France, la communauté internationale et le Conseil de sécurité de l’ONU sont insinueusement responsables ? Pourquoi cherchons-nous le coupable ailleurs alors que c’est nous même qui gérons le pays depuis les indépendances ? Le franc CFA qui est garantit par la banque de France et outil de domination de la puissance coloniale est-il a l’origine de notre recul ? Pourquoi avons-nous toujours un doigt accusateur ?Pourquoi nos lacets sont toujours défaits au point de nous gêner dans la course ? Qu’est-ce que l’indépendance nous a apporté ? En d’autres termes, qu’avons nous fait de notre indépendance ? Quel est notre apport à la reconstruction de notre pays ?

Le constat du President de la République est venu à point nommé et peux être le point de départ de la prise de conscience d’une réelle indépendance. Et pourquoi cette annonce à la nation du President de la République n’a pas daigné esquisser une solution pour arrêter se recul cyclique ? À ce propos, qui prépare et rédige les discours du President de la République ? S’agit-il d’un professionnel des médias et/ou de communication ? Le President de la République saura t-il mettre un terme à cette tradition de mauvaise gouvernance, de crime économique et/ou financière ?

Après le constat du President de la République quels sont les dispositifs politiques, économiques, et juridique mis en place pour la reconstruction nationale. Une sortie médiatique du chef de l’état à pareil occasion doit toujours faire des annonces déterminant un nouveau cap car de mémoire, nos parents se précipitaient sur des postes récepteurs et réclamaient un calme absolu quand le chef de l’état s’adresse à la nation. Par ailleurs et en dehors des considérations juridiques, philosophiques et sociologiques, l’indépendance rime t-elle avec les notions de souveraineté ? De liberté ? De développement économique ? Nous estimons que l’heure n’est plus à la division, à la guerre de positionnement et surtout d’entretien des égos. Au nom de l’intérêt général et surtout par respect à la mémoire de nos héros d’indépendance nous invitons humblement le President de la République à tendre la main aux partis politiques d’opposition à la société civile, aux compétences de tous bords etc a travers un nouveau gouvernement afin de donner une nouvelle dynamique, une pulsion, une synergie, une mutualisation des différentes ressources dans le bien être de notre chère patrie….

Hommage à tous ceux qui ont hypothéqué leur vie en tentant de construire et de protéger les intérêts de notre patrie. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c’est moi.

 

La Dordogne le 18 août 2017.

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                              Tel : 0666830062

 

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Centrafrique : Déclaration du ministre des affaires sociales et de la réconciliation nationale à l’occasion de la journée mondiale de l’aide humanitaire édition 2017

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Centrafrique : Déclaration du ministre des affaires sociales et de la réconciliation nationale à l’occasion de la journée mondiale de l’aide humanitaire édition 2017

 

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La Ministre des affaires sociales Virginie Mbaïkoua. CopyrightCNC

 

 

Demain 19 août 2017, la République Centrafricaine notre pays célèbrera à l’instar des autres pays membres des Nations Unies, la Journée Mondiale de l’Aide Humanitaire.

Cette journée a été instituée en Décembre 2008 par l’Assemblée Générale des Nations Unies, en mémoire des victimes de l’attentat contre le siège des Nations Unies le 19 août 2003 à Bagdag en Irak, lequel a causé la mort de 22 personnes, dont le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Irak, Monsieur SERGIO VIEIRA DE MELLO.

La commémoration de cette journée mondiale de l’aide humanitaire, nous offre l’opportunité, non seulement de rendre hommage aux acteurs humanitaires qui parfois, au péril de leurs vies sillonnent le monde entier pour apporter assistance aux populations en détresse, mais également de mener des réflexions sur l’amélioration de la qualité de l’aide aux populations victimes des conflits ou de catastrophes naturelles.

Cette journée permet aussi de mettre en évidence les défis humanitaires auxquels le monde est confronté aujourd’hui avec l’accroissement et la recrudescence des conflits ainsi que des catastrophes où des millions des civils sont pris au piège du fait de l’égoïsme humain ou des effets du changement climatique.

En République Centrafricaine, cette célébration revêt un cachet particulier en ce sens qu’elle est célébrée dans un contexte de regain de tension dans une partie du pays où une nouvelle vague de population est en déplacement et qui connait au quotidien une souffrance infligée par les ennemies de la paix.

Le choix porté sur le thème de la JMAH 2017, qui s’intitule « LES CIVILS NE SONT PAS UNE CIBLE D’ATTAQUE », cadre parfaitement avec la réalité centrafricaine, où la population civile ne cesse de faire l’objet de tueries et d’exactions diverses.

Dans cette optique, il est capital de relever les multiples attaques perpétrées à l’endroit des humanitaires qui ne font qu’apporter assistance aux populations, victimes de conflits et de catastrophes naturelles. On se souvient encore du massacre récent de plusieurs agents de la croix rouge au Sud-Est du pays par des combattants armés. Voici l’intégralité du discours de la ministre Virginir Mbaikoui:

  • Centrafricaines
  • ;
  • Centrafricains ;
  • Chers compatriotes ;

Au regard, des constats faits lors de nos multiples descentes à l’intérieur du pays, on peut affirmer que la situation humanitaire est encore fragile dans certaines villes du pays. Ces situations sont engendrées par des conflits armés à répétition qui ont semé la mort et conduit aux déplacements massifs des populations. On peut citer entre autres :

  • L’assaut sur la ville de Bangassou au Sud-Est de la RCA, le 13 mai 2017, lequel a fait plus de 3000 personnes déplacées ;
  • L’enregistrement de quelques 20.000 personnes déplacées suite à une série d’affrontements entre groupes armés à Zemio ;
  • Les violences à Bria entre le 15 et 18 mai 2017 qui ont entrainé, le déplacement forcé de  41.409 personnes ;
  • Le déplacement de 25.000 personnes sans assistance et l’attaque des bases des principales ONG présentes à Kaga-Bandoro, dans le Nord-Est du pays au début du mois de juillet 2017, ayant entrainé la suspension de leurs activités auprès de la population.;
  • Les affrontements entre les Anti –Balaka et les seleka à Gambo dans le Mbomou, lesquels ont causé plusieurs morts et de nombreux cas de blessés, sans compter des déplacements forcés ;
  • Les 04 et 05 août 2017, à Gambo six (06) volontaires de la Croix Rouge Centrafricaine ont succombé suite à l’attaque orchestrée par le armé UPC ;
  • L’enregistrement depuis le 25 juin 2017 dans la ville d’OBO de plus de 4.500 personnes déplacées en provenance de Mboki suite à un conflit inter communautaire ;
  • Le cas des villes de Bocaranga, Koui et Ngaoundaye ne sont pas à exclure,
  • Pas plus tard qu’hier, la ville de Zémio a été le théâtre d’un affrontement entre les belligérants. L’hôpital a été attaqué et pillé, le personnel soignant et les malades sont dans la nature. Le siège de l’ONG JUPEDEC a été saccagé et aujourd’hui les populations en détresse ne peuvent bénéficier d’aucune assistance.
  • Chers compatriotes,

Ces exemples énumérés et qui sont loin d’être exhaustifs, nous interpellent tous, gouvernement, organisations de la société civile, leaders communautaires, partenaires au développement et humanitaires, ainsi que les parties en conflit, à porter notre réflexion sur l’exigence de la protection de la population civile en période de conflit.

Aussi, me parait-il opportun de rappeler les dispositions de la Convention de Genève du 12 août 1949, relative à la protection des civils en temps de guerre, je cite : « Les hôpitaux civils organisés pour donner des soins aux blessés, aux malades, aux infirmes et aux femmes en couches ne pourront, en aucune circonstance, être l’objet d’attaques ; ils seront en tout temps, respectés et protégés par les parties au conflit » fin de citation. La Protection de la population incombe au Gouvernement mais dans le contexte centrafricain, où le pays ne dispose pas d’une armée et où cette mission est confiée à la force internationale de la Minusca, la mutualisation des efforts est la seule solution appropriée.

Il est important de souligner que c’est le déficit au niveau de la protection des populations qui occasionne les pertes en vie humaine au sein de la communauté humanitaire qui œuvre sur le terrain. Le Gouvernement a toujours condamné avec la dernière rigueur les attaques visant les humanitaires qui, au prix de leur vie, cherchent à sauver des vies.

Je voudrais aussi faire remarquer que les populations bénéficiaires de l’aide des humanitaires sont doublement affectées quand ces derniers font l’objet d’attaque et d’actes de barbarie, les privant ainsi de leur droit le plus fondamental à savoir le droit à la vie. Nous avons donc tous, gouvernement, humanitaires et société civile, l’obligation de tout mettre en œuvre pour assurer la sécurité aussi bien les populations que les humanitaires.

Je profite de l’occasion pour rendre un hommage mérité au nom du Gouvernement que dirige Monsieur Mathieu Simplice SARANDJI, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, sous la Très Haute impulsion de son Excellence le Pr Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat, aux acteurs Humanitaires tant internationaux que nationaux pour tous les efforts déployés aux côtés du Gouvernement pour une réponse appropriée aux multiples crises humanitaires que le pays a connu.

Que les populations affectées trouvent aussi ici, l’expression du soutien et de la compassion du Gouvernement dans ces moments difficiles qu’elles connaissent.

Tout en demandant aux différentes parties en conflit de laisser les armes et de privilégier le dialogue, le vivre ensemble, et la cohésion sociale, vecteur de tout développement, je formule un vœux, celui de célébrer dans un an la Journée Mondiale de l’Aide Humanitaire dans un pays apaisé où toutes les communautés vivent en parfaite harmonie

 

Je vous remercie.-

 

Centrafrique: «l’heure n’est pas aux querelles intestines, mais a l’unité et au travail » F.A Touadera.

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Centrafrique: «l’heure n’est pas aux querelles intestines, mais a l’unité et au travail » F.A Touadera.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_25941.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President Faustin Archange TOUADÉRA
Le President Faustin Archange TOUADÉRA

 

Bangui 17 août 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

Le Chef d’Etat centrafricain Faustin Archange Touadera a appelé le peuple centrafricain au sens patriotique pour le relèvement de la République Centrafricaine. Il l’a dit le 12 août dernier à l’ occasion de la célébration de la fête de l’Indépendance de la République Centrafricaine commémorée 13 août 2017. Pour le président centrafricain, l’indépendance n’est pas une fin en soi mais elle s’entretient, se nourrit et se conforte par le travail dont la cohésion sociale doit être de mise.

Comme à l’accoutumé, la République Centrafricaine a commémoré le 13 août dernier, le 57ème anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Cette commémoration a offert une nouvelle occasion de rendre un hommage à ceux qui pour leur combat en faveur de la liberté, de la dignité de l’homme centrafricain et de l’autodétermination.

Au-delà de son rituel, elle nous a donné également l’occasion au peuple centrafricain de jeter un regard rétrospectif sur la marche de du pays depuis l’indépendance afin de se projeter dans l’avenir.

Dans son message à la nation, le président Faustin Archange a interpelé son peuple sur la nécessité de travailler dans l’esprit de l’unité nationale pour le relèvement du pays.

« L’indépendance n’est pas une fin en soi. Elle s’entretient, se nourrit et se conforte par le travail. Le travail reste et demeure le seul moyen de promouvoir les conditions d’une vie épanouie, pour nous-mêmes et pour la génération future. Nous sommes condamnés à gagner l’indépendance économique et sociale si nous voulons être respectés, et cela ne peut se faire que par le travail, un travail bien fait. Les souffrances du moment ne doivent pas nous amener à perdre tout espoir en notre avenir », a-t-il déclaré.

Il a exhorté les fonctionnaires et agents de l’Etat centrafricain à plus de responsabilité et au respect des règles déontologiques qui s’appliquent à tout fonctionnaire. Les responsables administratifs doivent, a-t-il insisté, prendre leur responsabilité, dans le cadre des lois et règlements, pour rétablir la discipline.

«L’heure n’est pas aux querelles intestines, mais à la réconciliation, à la cohésion sociale, à la solidarité, à l’unité et au travail. Nous avons plus besoin d’unité et de contributions des uns et des autres pour avancer ensemble », a déclaré le président de la République.

L’accession à l’indépendance du pays le 13 août 1960, avait pourtant suscité beaucoup d’espoir, l’espoir d’une vie meilleure dans un pays libre, stable, uni et prospère pour les Etats africains francophones ayant accédé à l’indépendance à cette époque. Elle couronnait la lutte pour le droit naturel à la liberté, la liberté de circuler, de s’exprimer, la liberté de travailler, de s’offrir de loisirs, d’entreprendre, tant d’autres libertés aujourd’hui consacrées par la constitution.

En jetant un regard rétrospectif sur la marche de notre pays, le président Touadera a fait observer que dans les années 1970 le pays a connu un début de développement économique, comme les autres pays de la sous-région et du continent africain. Cette courbe a baissé avec les effets sociaux des mesures d’ajustement structurel des années 1980 et les crises militaro-politiques connues à partir des mutineries de 1996.

Au moment où cette indépendance a été célébrée, les populations des régions du Nord-Est et du Sud-Est vivent comme des otages à cause des luttes de positionnement et de contrôle des ressources naturelles menées par des groupes armés.

« Mon vœu est que la solidarité autour des questions d’intérêt national soit pérennisée et renforcée en vue de la consolidation de la démocratie. J’en appelle au sens patriotique de la classe politique ainsi que de la presse nationale pour qu’elles participent à l’apaisement. Je les exhorte à recentrer le débat sur ce qui peut nous unir au lieu de s’attarder sur ce qui peut nous diviser », a-t-il ajouté.

Le souci majeur en Centrafrique reste l’insécurité entretenue par la circulation des armes, la transhumance armée et les luttes pour le contrôle des ressources naturelles du pays. Pour le Chef d’Etat centrafricain, le DDRR demeure la condition d’un retour définitif à la stabilité et au développement du pays.

 

Centrafrique : le chao dans le pays met en péril les actions humanitaires.

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Centrafrique : le chao dans le pays met en péril les actions humanitaires.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2598.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les déplacés de Bangassou dans un camp local. @MSF.
Les déplacés de Bangassou dans un camp local. @MSF.

 

Bangui, le 18 août 2017.

Par : ZACK BADDORF pour Le New York Times. 

 

L’ Organisation des Nations Unies a mis en garde mardi SUR un conflit armé qui s’aggrave rapidement en République centrafricaine, où des dizaines de milliers de personnes ont fui leurs foyers et les groupes d’humanitaire disent que les zones autrefois pacifiques sont aujourd’hui trop dangereuses pour qu’elles s’acquittent de leurs tâches.

 

Le chaos en République centrafricaine, l’ancienne colonie française enclavée qui est considérée comme le pays le moins développé au monde, est si grave que de nombreux citoyens ont cherché l’asile temporaire dans un pays voisin, la République démocratique du Congo, et pas exactement un refuge sûr.

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés a déclaré dans une déclaration qu’au moins 10 000 demandeurs d’asile avaient fui dans la province Nord-congolaise du Nord-Oubangui ces derniers jours pour avoir peur d’être attaqués par des milices armées. Ils ont rejoint 65 000 autres qui ont traversé la frontière congolaise depuis mai.

L’UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, a déclaré que le nombre de personnes déplacées à l’intérieur de la République centrafricaine était passé à 600 000 de 440 000 en avril et qu’il était au plus haut niveau depuis le dernier sommet des conflits, il y a trois ans. Il a dit que le nombre de réfugiés de la République centrafricaine dans tous les pays voisins totalise près d’un demi-million.

Bien que la capitale, Bangui, reste relativement calme, plus d’une douzaine de factions politiques rivales armées contrôlent environ les deux tiers du pays et ont peu ou pas de respect pour l’autorité du gouvernement central, ou la mission de maintien de la paix des Nations Unies.

«l’année écoulée, et surtout le dernier trimestre, a connu une augmentation spectaculaire de la violence», a déclaré Donaig le du, porte-parole de l’UNICEF, aux journalistes des bureaux des Nations Unies à Genève.

Avec une, force d’environ 12 300 hommes enuniforme, la mission de maintien de la paix des Nations Unies en République centrafricaine n’est guère équipée pour assurer la sécurité civile dans un pays d’environ 5 millions d’habitants. Sa réputation a également été marquée par un scandale d’exploitation sexuelle et d’abus de longue durée.

Environ une dizaine des membres de la force ont été tués depuis qu’il a été déployé en 2014, y compris deux soldats marocains le mois dernier.

Dans une lettre adressée au Secrétaire général António Guterres, datée du lundi, des groupes d’humanitaires éminents qui opèrent dans le pays se sont dits «gravement préoccupés par la détérioration rapide de la situation en matière de sécurité».

Les groupes, dont le Conseil norvégien pour les réfugiés et le Comité International de Croix Rouge, ont déclaré que les conflits armés avaient englouti des territoires jusque-là stables et avaient touché huit des provinces du pays. «Nous assistons à un barrage d’attaques aveugles ciblant des civils à travers le pays», a dit la lettre.

La lettre a été envoyée un peu plus d’une semaine après six volontaires de la Croix-rouge ont été tués alors qu’ils ont tenu une réunion dans une clinique de santé dans la partie sud-est du pays, le troisième épisode mortel de la Croix-Rouge en République centrafricaine cette année.

«Si ces incidents persistent, les organismes d’aide devront réévaluer les risques auxquels notre personnel est confronté et peuvent être obligés de se retirer des zones particulièrement violentes», a dit la lettre.

Bien que de nombreux civils dépendent du travail de ces groupes, il a dit: «nous ne pouvons pas opérer dans un pays où nous sommes la cible, où notre personnel est continuellement sous le feu.»

Parmi les 188 pays étudiés dans l’ indice du développement humaindu programme des Nations Unies pour le développement, la République centrafricaine, qui a connu des bouleversements depuis des décennies, se classe en dernier.

Centrafrique : le Président Touadera veut croire à une médiation beninoise.

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Centrafrique : le Président Touadera veut croire à une médiation beninoise.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2601.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra avec Charles Armel Doubane, Abdoul Karim MECKASSOUA et bien d'autres

 

Bangui, le 18 aout 2017.

Par: lemonde afrique.

 

Seul ministre d’État en Centrafrique, alors qu’il n’est pas membre du gouvernement, Firmin Ngrebada est, avec le Premier ministre Simplice Sarandji, un vieux compagnon de route du président centrafricain, Faustin-Archange Touadera.

Le seul sur lequel ce dernier peut probablement compter en toutes circonstances.

 

Sant’Egidio, un leurre

Ce messager extraordinaire auprès du président béninois. préfigure certes une visite officielle du président centrafricain. Elle pourrait aussi être une étape essentielle pour la réconciliation nationale en Centrafrique.

Ce n’est pas Charles Doubane, le ministre centrafricain des Affaires étrangères qui est chargé de préparer cette visite. Le ministre Doubane ne bénéficie pas d’une grande confiance du président Touadera. Il a été missionné pour « gérer » la tentative de médiation de Sant’Egidio et les relations avec les occidentaux.

Cette initiative de réconciliation nationale, venant de Rome et d’une structure proche du Vatican, est encouragée par l’ONU. mais n’a pas les faveurs des Centrafricains. Le président centrafricain et son ministre d’Etat semblent jouer le jeu de cette médiation non africaine, mais n’y croient guère. L’initiative de Sant’Egidio n’est probablement qu’un simple leurre.

 

L’Union Africaine, ultime espoir

La réconciliation nationale ne peut venir que d’Afrique avec des Africains et avec des méthodes africaines. La feuille de route de l’Union africaine est peut être la meilleure stratégie de sortie de la crise centrafricaine.

Firmin Ngrebada a surtout rencontré le ministre beninois des Affaires étrangères, Aurélien Agbenonci, qui a été le représentant du SGONU, coordonnateur des agences onusiennes et représentant du PNUD, notamment au Mali, au Rwanda et surtout en Centrafrique de 2014 à 2016. Ce fin diplomate, specialiste des conflits en Afrique connaît bien la situation centrafricaine et le personnel politique.

 

Cotonou, passage obligé

La visite du président Touadera pourrait être mise à profit pour enclencher une médiation beninoise, d’autant que l’ancien président Djotodia Am-Ndroko y réside et a fait récemment des offres de service. François Bozizé est aussi un habitué de Cotonou, où il a passé plusieurs années de sa vie d’exilé. Il s’y est notamment converti à l’église du « Christianisme céleste, nouvelle Jerusalem » dont il est devenu le responsable en Centrafrique.

Diacre d’une église du réveil, le président Touadera est entouré de pasteurs de ces églises évangélistes africaines qui fleurissent en Centrafrique et qui jouent un rôle probablement plus important que l’église catholique, notamment chez les anti balaka. Nul doute que c’est dans cette voie que la réconciliation nationale sera recherchée plutôt que dans celle du Vatican et de Sant’Egidio.

 

Enfin, il y a lieu de rappeler que l’ancien président du Bénin, Thomas Boni-Yayi, est disponible. Le 30 décembre 2012, en sa qualité de Président de l’Union africaine, n’avait-il pas tenté une ultime médiation auprès du président Bozizé et de son Premier ministre…Faustin-Archange Touadera.

Mali : Michaëlle Jean condamne les attaques terroristes à Douentza et Tombouctou

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Mali : Michaëlle Jean condamne les attaques terroristes à Douentza et Tombouctou

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2590.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Madame Michaëlle Jean, secrétaire générale de la francophonie. CopyrightFrancophonie.
Madame Michaëlle Jean, secrétaire générale de la Francophonie. CopyrightFrancophonie.

 

La Secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean condamne fermement les attaques lancées par des organisations criminelles terroristes contre le Mali, le 14 août 2017, à Douentza et Tombouctou, qui visaient tout particulièrement les opérations de maintien de la paix de l’ONU menées par la MINUSMA et ont fait neuf morts. Elle présente les plus sincères condoléances de la grande famille francophone aux autorités nationales des pays des victimes ainsi qu’aux familles, aux proches et aux équipes si durement éprouvées. Elle tient à saluer l’action des forces de défense et de sécurité maliennes et internationales qui ont su avec courage et efficacité riposter aux assaillants.

 

« Les concertations et les efforts menés actuellement de manière résolue par la communauté internationale pour lutter plus efficacement encore contre le terrorisme et la radicalisation violente devraient aboutir à des stratégies tactiques pour que cessent ces actes odieux, lâches et meurtriers. Les équipes de l’Organisation internationale de Ia Francophonie (OIF) sur place à New York étaient présentes à la réunion tenue aujourd’hui même au Conseil de sécurité des Nations unies, où il a été question de l’urgence de rendre opérationnelles les forces de sécurité communes des pays du G5 Sahel dont le Mali est membre », a déclaré la Secrétaire générale.

 

« L’enjeu est de taille, non seulement pour les pays de la région du Sahel constamment frappés, et l’on voit à quel point ces groupes terroristes en attaquant simultanément le Mali et le Burkina Faso cette semaine, veulent montrer leur capacité de nuisance, mais c’est aussi la sécurité du monde qui est mise en péril. La menace pèse sur nous tous et la communauté internationale doit s’engager et contribuer de manière conséquente au renforcement des dispositifs militaires nationaux et internationaux requis. L’OIF mobilise et rassemble largement, car la coordination des actions et la mutualisation des moyens y compris pour des mesures de prévention sont essentiel pour éradiquer durablement ces fléaux », a ajouté la Secrétaire générale.

 

L’Organisation internationale de la Francophonie compte 58 Etats et gouvernements membres ou associés et 26 Etats observateurs. www.francophonie.org

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : Un camion plein de billes de bois centrafricains incendié par des villageois de Salanga, Botambi et Talo.

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Centrafrique : Un camion plein de billes de bois centrafricains incendié par  des villageois de Salanga, Botambi et Talo.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2587.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le camion incendié
Le camion incendié

 

Bangui, le 16 Aout 2017

Par : Bienvenu YEKOUA CNC,

 

Sur la piste rurale allant au village SALANGA, entre le Village BOTAMBI et TALO, un camion de type HOMO, appartenant à un contractant de la Société Forestière CENTRABOIS filière du Groupe BITAR, a été incendié par la Population suite un accident de circulation causant 01 Morts surplace et un blessé. Les victimes étaient sur un TAXI MOTO qui roulait à toute vitesse et la piste n’était pas grande et brusquement, en face du camion, ne sachant comment l’éviter sont rentrées sous le véhicule d’où le drame.

Voilà une dépêche qui est parvenue à notre rédaction de la part du Sous-préfet de Bimbo qui a appris la nouvelle lors d’une tournée de travail dans la zone. Rappelant que les faits se sont déroulés ce mois août 2017.

Les accidents ne manquent jamais. Ils ne sont pas prévus. C’est même pour cela qu’on les appelle « accident ». Mais ce qu’i y a lieu de relever et analyser est de trois ordres : le comportement des Taxi-moto d’abord, celui des conducteurs de ces gros engins ensuite et la sauvage réaction des villageois qui se sont leur loi.

Parlant des taxis-moto d’abord, on est amené malheureusement à croire que c’est une espèce de gens qui, n’ayant été surpris par la mort dont ils s’en foutent pas mal, ont juré de la chercher et de la trouver coute que coute. C’est, à vrai dire l’ultime raison pour laquelle, excès de vitesse, consommation des stupéfiants et drogues, surcharges sur des routes extrêmement dégradés sont ce qu’ils adorent. Pour le cas précis, comment comprendre que ce taxi moto ait porté du bagage que la moto ne peut supporter le poids, se permet de prendre deux clients et de rouler à une vitesse que l’état de la route ne permet pas ? C’est dommage qu’ils ne prennent pas soins d’eux alors qu’ils rendent un très grand service à leur compatriote en desservant des pistes impraticables et qui font tort à la libre circulation des personnes et des biens. On dit bien chaque jour est une vie, il faut en prendre soins.

S’agissant des conducteurs des gros engins de transport. Se fiant aux assurances tous risques que les propriétaires des véhicules qui leur sont affectés payent, ils se comportent comme des gentlemen qui n’ont aucun souci et qui peuvent tout ce qui leur traverse la tête. Lorsqu’ils prennent une piste ou ne route, ils oublient trop facilement qu’ils ne sont pas seuls dans ce trafic, qu’il y a d’autres usagers comme eux dont la vie est beaucoup plus chère que le prix des engins qu’ils conduisent. Face à un usager, ils ne daignent même pas freiner, même si ce n’est pas pour laisser de l’espace pour que l’autre passe, ne fus-ce que permettre à l’autre de manœuvrer. Excès de vitesse, conduite en état d’ivresse, non-respect des codes de la route et surtout l’arrogance de conduire un gros véhicule font leur gros défaut qui entraine souvent et malheureusement, des pertes en vie humaine. Est-ce que la RCA qui s’enlise encore a besoin de tout cela pour sa reconstruction ?

Justement, c’est à propos de la reconstruction de la RCA que nous osons parler de la réaction des villageois qui ont incendié un véhicule de grand prix avec des marchandises (billes de bois centrafricain) destinées à partir à l’extérieur et valoriser les potentielles richesses du pays. Les détruire est plus qu’un crime. Agir de la sorte n’est pas différent de réaction d’un animal qui réagit selon son instinct.   Même des animaux savent faire la différence entre leurs instincts et l’origine de ce qui les pousse à réagir. Sommes-nous dans un Etat de Droit ou non ? Qu’est-ce que ces villageois ont gagné en incendiant ce véhicule et surtout leur bois, le bois de la forêt centrafricaine dont la couleur verte est représentée sur le drapeau centrafricain, emblème suprême de la nation ? Leur acte est un acte purement criminel car ils ont détruit le drapeau de la RCA qui peine à s’en sortir de la crise qui l’enfonce davantage à cause de certains de ses fils qui ne méritent pas d’être appelés centrafricains et qui agissent pour la destruction d’eux-mêmes, de leur communauté et de leur nation.

A vrai dire, s’ils avaient de la mémoire, il fallait, soit bloquer le véhicule surplace, monter le gardiennage, s’occuper du rescapé blessé d’abord, puis des obsèques de la morts, ensuite informer les Forces de Sécurité Intérieur (Gendarmerie ou Police ) pour mener des investigations entamer des poursuites judiciaires afin de gagner quelque chose, même si cette quelque chose ne vaudra jamais et au grand jamais la valeur des vies perdues. Néanmoins ç’aurait été une modeste compensation. Mais ces écervelés agitateurs  ont cru mieux faire, mais ils ont jeté une pirogue qui a déjà chaviré à l’eau. Qu’ils s’attendent aux tristes et regrettables conséquences de leurs actes car, l’abeille s’est attaquée à la guêpe. Affaire à suivre.

 

Centrafrique : Faca, une armée nationale sans base, sans camp et sans service.

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Centrafrique : Faca, une armée nationale sans base, sans camp et sans service.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2580.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats des Forces Armées Centrafricaines
Les soldats des Forces Armées Centrafricaines

 

Bangui, le 16 août 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

La République centrafricaine, probablement l’unique pays au monde qui dispose d’une armée nationale mais qui n’a pas un casernement, du moins en état du fonctionnement. Même si numériquement on compte environ 7 casernes militaires sur tout le territoire national, on peut voir à ce jour un seul quartier militaire en état du fonctionnement malgré son état du délabrement avancé. À ce titre, on se demande de savoir comment la RCA peut-elle se retrouver à ce stade ?

Dans les années 1970 et 1980, les Forces Armées Centrafricaines communément appelées Faca faisaient partie des meilleures forces de défense en Afrique francophone. Malheureusement, cette belle époque est désormais loin derrière les Centrafricains. L’armée centrafricaine, connue sous l’acronyme de Faca, n’est que l’ombre d’elle-même depuis le déclenchement d’une série des crises militaro-politiques dans le pays depuis près de vingt ans. Toutes les structures de rassemblement, d’entraînement, de formation, de consignation et du casernement sont quasiment inexistantes ou détruites. Même l’armurerie, cette armée n’en dispose pas une. Pour preuve, les armes et effets militaires ramassés de part et d’autres sont entreposés dans un bâtiment vétuste et ont été purement et simplement repris par leurs anciens utilisateurs. Plus graves, les hommes et femmes qui la composent sont recrutés sur des critères ethniques.

Autre constat alarmant et même visible, c’est le manque cruel des structures du casernement des militaires. Sur les 4 casernes militaires en état du fonctionnement ces vingt dernières années, seule celle du camp Fidèle Obrou continue d’abriter quelques dizaines des officiers, sous-officiers et hommes du rang en difficultés, selon les termes mêmes de certains occupants. Là encore, c’est par miracle qu’on n’a pas enregistré des incidents malheureux, genre incendie ou écroulement. Pour beaucoup des Centrafricains, cela ne va pas tarder, car vu l’état avancé du délabrement des bâtiments occupés, on ne peut que s’attendre à un tel événement dans les mois à venir.

D’après un sergent-chef qui occupe actuellement l’un des logements dans cet immeuble du camp contacté par CNC, lorsqu’il pleut, il reçoit 5 minutes plus tard, chez lui au premier étage, des goutes d’eau de pluie qui traversent l’étage au-dessus de lui et qui viennent certainement du toit de l’immeuble construit dans les années 70.

Le camp militaire des gardes républicaines qui jouxte le camp Kassaï militaire est totalement à l’abandon. Seulement, le camp Kassaï militaire que quelques bâtiments ont été malgré tout réhabilités par l’Eufor mais ceux-ci sont actuellement utilisés dans le cadre de la formation des soldats.  Toutes les autres structures sont devenues soit des quartiers des rebelles soit des gares routières. Ce sont les cas des casernes de camp Béal à Bangui, du camp Leclerc de Bouar.

A cela s’ajoute la perte de leurs services régaliens. N’étant plus déployés pour la protection du territoire, les militaires se reversent tous dans les fonctions des gardes du corps des proches parents. « Si vous avez un parent dans l’armée et une fois nommé à une haute fonction de l’Etat, il vous fait son garde du corps » nous a fait savoir un soldat.

D’après les priorités actuelles du président Faustin archange TOUADÉRA, la réforme du secteur de La Défense et de la Sécurité figure en bonne place, ce qui sous-entend que la réhabilitation et la construction des casernes militaires seraient aussi prises en comptes.

Selon un conseiller du chef de l’État, des discussions avec les partenaires de la Centrafrique sur ce point avancent bien et les choses vont changer bientôt. D’après ce conseiller, « Les problèmes du pays sont nombreux et partout que l’on ne peut jamais résoudre d’un seul coup. Il est donc nécessaire de travailler sur le sujet en fonction des priorités des priorités ». Et de conclure « la remise des moyens roulants aux Faca dernièrement par le chef de l’État constitue une étape après celle de la formation de certains soldats par l’Eufor ».

Pour des nombreux Centrafricains qui se réjouissent de l’engagement du chef de l’État à réformer les Faca, il est temps que les choses changent. Cela doit commencer par un changement du comportement de certains chefs militaires qui semblent tirer d’énormes bénéfices dans ce désordre des Faca.

Copyright2017CNC.

 

 

CENTRAFRIQUE : LE DISCOURS D’INVESTITURE DU PRÉSIDENT TOUADERA CONFRONTÉ AUX RÉALITÉS

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CENTRAFRIQUE : LE  DISCOURS D’INVESTITURE DU PRÉSIDENT TOUADERA CONFRONTÉ AUX RÉALITÉS

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2421.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President Faustin Archange TOUADÉRA.
Le President Faustin Archange TOUADÉRA.

 

Bangui, le 16 août 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

LA RUPTURE PROMISE N’EST PAS LÀ

  

          Monsieur le Président, permettez-moi de vous le dire : les Centrafricains sont loin du compte. Depuis le discours historique et plein despoir que vous avez prononcé lors de votre investiture, les violences nont jamais connu une telle ampleur. 60% du territoire centrafricain sont pris en otage par des rebelles lourdement équipés, face à votre pouvoir sans armée digne de ce nom pour le défendre, frappé par un embargo sur les armes décrété par les puissances étrangères. Le pays subit le pillage systématique de ses matières premières. Les commerces illicites de diamants, dor et de bois précieux ne cessent de fleurir dans les seize préfectures qui échappent à votre autorité.

          Nous savons que vous avez hérité d’un pays à la renverse. Que la tâche pour le relever est colossale. Qu’à votre place, nimporte quel président se heurterait aux mêmes difficultés.

          Mais – cest pourtant difficile à croire est-ce quon ne murmure pas à Bangui que certains éléments de la Minusca, venus pour protéger les Centrafricains, participeraient à ces ignominieux trafics ? Que certains Casques bleus se seraient outrageusement enrichis ? Que la police des frontières et les douanes fermeraient les yeux pour quelques misérables billets de Franc CFA ?

          Si ces soupçons s’avéraient, il sagirait du comportement détestable de protecteurs, devenus, en fait, des prédateurs. La Centrafrique s’est transformée en pays de cocagne et Far-West en même temps. Il ny a que dans ce pays que se produisent de telles aberrations, qui dépassent l’entendement.

          Monsieur le Président, votre gouvernement semble ne contrôler quune minuscule portion du pays : Bangui la capitale, qui se berce dune illusion de paix.

          « Je romprai avec les injustices sociales et les impunités du passé… Je memploierai à appliquer très rapidement le Programme du DDR. » Voilà ce que vous avez affirmé avec force le jour de votre investiture.

          Ni vous, ni votre gouvernement, ni la MINUSCA n’y êtes parvenus.  Compter sur le DDR pour pacifier le pays nest rien dautre quune illusion, Monsieur le Président. Peut-on négocier en état de faiblesse face à des rebelles fortement armés et arrogants ? Autant leur donner les clés du Palais de la Renaissance sans condition ! Vous avez en face de vous des mercenaires, pour qui la Centrafrique est une proie. Ce que ces ex-Sélékas veulent, cest, au mieux, partager le pouvoir avec vous ; au pire, vous en évincer. On ne voit pas comment ces bandits de grands chemins déposeraient les armes et se rendraient aux négociations de paix sans y être véritablement contraints.

 

IL FAUT ÉTABLIR DES PRIORITÉS

          D’abord, donner des objectifs clairs à la MINUSCA qui doit obtempérer. Les Casques bleus sont à la disposition des autorités du pays où ils sont en mission. Cest vous, Monsieur le Président, qui fixez les missions à accomplir. Or, en Centrafrique, on a limpression que les représentants de l’O.N.U. n’en font qu’à leur tête, en prononçant des discours qui sortent de leurs prérogatives. Il faudra peut-être envisager de demander au Secrétaire Général de lOrganisation des Nations-Unies de remplacer tous les Casques bleus qui ont failli à leur mission.

         Ensuite, sengager dans une nouvelle étape de gouvernement, prendre les citoyens à moins et agir. Car maintenir la Centrafrique dans cette situation délétère est insoutenable.

1- Les querelles entre vous-même et le Président de lAssemblée nationale handicapent la bonne marche du pays vers la paix (SIRIRI) : elles doivent cesser.

2- La MINUSCA donne limpression de ne pas obtempérer à vos décisions :  vous devez frapper du poing sur la table et reprendre la situation dune main ferme.

3- Il faut changer de gouvernement dans les plus brefs délais : beaucoup de Centrafricains pensent que celui qui est actuellement en place ne les protège pas.

4- Si lignominieux embargo sur les armes persiste, est-ce quil ne faudrait pas envisager de le contourner ? Certains pays voisins et des puissances étrangères pourraient vous aider en vous approvisionnant en armes. Cest de la survie de la République Centrafricaine quon parle, Monsieur le Président. Les populations attendent que vous les protégiez contre les ex-Sélékas qui les martyrisent depuis des années. Nous savons, Monsieur le Président, que les moyens pour accomplir votre politique vous font cruellement défaut. Mais, en vous appuyant sur le peuple, vous parviendriez sans doute à mettre en route les projets ambitieux de votre discours d’investiture.

« Même si le coq ne chante pas à l’aube le soleil se lèvera quand même »  (dicton africain).

 

 

 

JOSEPH AKOUISSONNE

(15 août 2017)

 

 

Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

 

 

 

Centrafrique : Le sectarisme religieux n’est pas de l’essence Centrafricaine

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Centrafrique : Le sectarisme religieux n’est pas de l’essence Centrafricaine.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2373.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra, son Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI et son Ministre des finances Henri Marie DONDRA
Le Président Touadéra, son Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji et son Ministre des finances Henri Marie DONDRA

 

 

Bangui, le 15 aout 2017

 Par : Patrick Balepou, contributeur indépendant du CNC.

 

Maïcarie, front maçonnerie, islamisme radicale ou, on ne saura trop dire, puisque n’étant pas du domaine, n’est pas de l’essence Centrafricaine. Seul le vrai Dieu compte pour le peuple de Centrafrique.

Les véritables profondes raisons de ce que continue de vivre le peuple centrafricain et leur président sont liées à cette sale habitude d’être un homme politique, de renier son appartenance religieuse.  La vraie religion et de se soumettre à des pratiques peu recommandables ?

Le Président Touadéra, selon certaines informations concordantes,   est un Diacre. Un diacre est celui-là qui a accepté Jésus-Christ et qui s’est engagé à proclamer son passage sur terre, sa mise à mort par des impardonnables ennemis qu’il a pourtant pardonné, résurrection et sa montée auprès du Père Céleste d’où il reviendra juger le monde.

Juger le monde. Il faut que cela soit bien compris de tous ceux qui s’agitent pêle-mêle à cause de leurs intérêts égoïstes. Ils ne seront pas mais vont être jugés tout de suite. C’est même la psychose de tout ce qu’ils se reprochent devant la mise en place de la CPS qui les amène   qui va les traquer qui les amène à multiplier leurs péchés mortels contre le peuple centrafricain.

Il n’y a pas d’issue qui tende vers une amnistie. Regarder, Alindao, Bria, Bangassou, Zangba, Mobaye, Batangafo et maintenant Gambo, tous ces morts-là, qu’est-ce qu’ils ont fait pour qu’on leur supprime la vie qui est vivable qu’une seule foi. Tous ceux-là qui ne vivent que par le versement du sang des autres doivent voir leur sang versé de manière à ce qu’ils se rendent compte de ce qu’ils font comme forfait. Mais…

Mais, puisque Dieu est un Dieu de justice, nous osons accepter que la justice terrestre se manifeste et très vite. Au moins le séjour de la prison peut ramener beaucoup à l’ordre. Mais là n’est pas le sujet que nous voulons porter haut. C’est l’histoire d’être homme politique et de se renier pour intégrer des pratiques malsaines.

Ce qui devait arriver à la République Centrafricaine était inimaginable. Grâce à Dieu, même si l’on pense que s’en est trop, mais c’est vraiment par la grâce de Dieu que le peuple centrafricain respire ne ce moment. Alors, faille-t-il délaisser Dieu et s’adonner à des pratiques non recommandables pour celui-là qui connait déjà le vrai Dieu ?

Seul le vrai Dieu, père du Seigneur Jésus-Christ, est connu et accepté du peuple Centrafricain. Que sa protection divine soit la plus absolue sur la nation et le peuple Centrafricain.

 

 

 

Article envoyé par notre contributeur Patrick Balepou. 

 

Centrafrique : quand le réarmement des FACA et des FSI fait grincer des dents. Pourquoi ?

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Centrafrique : quand le réarmement des FACA et des FSI fait grincer des dents. Pourquoi ?

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_0276.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats Faca au camp Kassaiï Bangui. Copyright2014CNC.
Les soldats Faca au camp Kassaiï Bangui. Copyright2014CNC.

 

 

Bangui, le 15 Aout 2017

Par : Patrick Balepou, contributeur du CNC.

 

« Qui va doucement, va surement », dit un adage. Personne ne peut comprendre que cet adage est leitmotive des actions de l’élu du peuple qui ne veut pas se gondoler quand il pose un acte, ce qui est souvent décrié comme étant un signe d’impuissance. Or non.

La recrudescence des violences dans l’arrière-pays a fourni une base de commentaires et arguments à ceux qui ne veulent pas que les nouvelles autorités du pays restent en place bien qu’arrivées là au bout d’un processus démocratique dont l’issue a surpris plus d’un et surtout la communauté internationale qui n’y croyait pas.

Alors comment douter de la bonne volonté des nouvelles autorités du pays qui sont bien conscientes de l’extrême dégradation des structures socioéconomique du pays, de la situation, on peut le dire sans vergogne, calamiteuse des populations centrafricaines meurtries par plus de deux décennies de crise ? C’est justement cette situation qui a mobilisé l’ensemble de toutes les nouvelles autorités du pays à œuvrer chacun dans son domaine pour le   relèvement du pays qui s’avère une nécessité urgente.

Parler de relèvement du pays équivaut à l’enclenchement de plusieurs actions y relatives. Et la première action que le peuple attend est la restauration de la sécurité. C’est justement ce qui traine encore à venir et qui met tout le peuple en émoi. Partout dans le pays, on réclame le redéploiement des FSI (Force de Sécurité Intérieur) et des FACA (Forces Armées Centrafricaines). C’est à juste titre puisque les populations ont foi et confiance aux leurs alors que la communauté internationale leur a imposé des forces onusiennes qui ne maitrisent pas la situation centrafricaine. Le redéploiement des Faca et des Fsi est les vœux primaires du peuple. Alors est-ce un problème que le gouvernement se démène par tout moyen par doter les Faca ? Pourquoi la simple fourniture d’articles vestimentaires et équipements militaires aux Faca sur propre fonds de l’Etat Centrafricain fait grincer des dents à certaines personnes qui ne s’y attendaient et qui pensaient que ce manque est une marque d’impuissance du régime ? C’est purement la manifestation de la mauvaise foi. Est-ce que ceux-là que nous taisons par respect les noms n’ont pas des parents assassinés par ces mercenaires étrangers qui écument le pays ? Les rescapés membres de leurs parentés n’ont-ils pas vivement souhaité le retour des Faca et des Fsi ? Si oui, car il ne saurait s’agir d’un non ici. Pourquoi grincer des dents si et seulement si on fait partie du sinistre jeu de ceux qui tiennent à la destruction du pays ?

C’est bien normal de rester à l’extérieur et critiquer. Mais plutôt très normal de rester au pays, vivre soi-même les choses et se faire personnellement une idée pour réagir dans le bon sens. C’est ce qui manque de manière regrettable à ces fugitifs qui, au lieu de rester au pays et contribuer à sa reconstruction, trouvent la main plaisir de rester à l’extérieur et canarder les enfants du pays qui, par soucis de leurs populations, y sont restés et vivent le quotidien cauchemar de cycles de violences auxquelles ils tentent tant bien que mal à y apporter des solutions viables et durables.

C’est vrai, le gouvernement n’a pas les moyens nécessaires dans l’immédiat pour tout faire et réussir sur tous les plans. Néanmoins, habiller les Faca et les Fsi, leur fournir des moyens de déplacements revient à dire qu’on a injecté quelqu’un et plus précisément ceux qui tiennent absolument à la liquidation de la RCA avec le venin de la vipère.

 

 

Article envoyé par notre contributeur Patrick Balepou.

 

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : communiqué de presse du parti MLPC rélatif à la fête nationale de l’indépendance.

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Centrafrique : communiqué de presse du parti MLPC rélatif à la fête nationale de l’indépendance.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2568.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le logo du MLPC

 

COMMUNIQUE DU MLPC

 

A l’occasion du 57è anniversaire de la proclamation de l’indépendance de la République Centrafricaine, la Cellule de Communication du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain(M.L.P.C) souhaite, au nom des Conseillers Politiques Nationaux, du Bureau Politique National présidé par le Grand camarade Martin ZIGUELE, des Fédérations et Sous-fédérations de Bangui, Provinces et de la diaspora, des comités de soutien et sympathisants du monde entier, une agréable et joyeuse fête.

L’occupation d’une grande partie de nos territoires par des bandes armées ne doivent pas nous empêcher de commémorer dans la dignité cette date historique où beaucoup de nos prédécesseurs ont parfois consenti d’énormes sacrifices pour l’accomplissement d’une République Centrafricaine véritablement Sociale dans sa quête du bonheur.

L’heure est grave et ceux qui ont envahi en toute impunité nos villes et villages cherchent à nous diviser mais nous devons répondre par l’unité, en inscrivant dans le panthéon de nos valeurs les idéaux de notre Père Fondateur Barthélemy BOGANDA.

Tous unis, nous vaincrons.

Que Dieu bénisse la Centrafrique.

 

 

 Fait à Paris, le 13 août 2017

 Le Porte-parole du MLPC

 Chancel SEKODE

Centrafrique : Musulmans et scouts catholiques lancent le projet ‘’disciples de la paix’’

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Centrafrique : Musulmans et scouts catholiques lancent le projet ‘’disciples de la paix’’

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2565.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les scouts catholique musulmans. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.
Les scouts catholique musulmans. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 14 août 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Bientôt, six mille (6 000) enfants scouts et guides musulmans et catholiques seront sensibilisés à la paix et à la cohésion sociale, à travers le projet ‘’disciples de la paix’’ ou ‘’Bazanguélé ti siriri’’ en Sango. Le projet sera mis en œuvre dans trois localités de la République centrafricaine, à savoir la capitale Bangui, les villes de Boda et Bambari fortement touchées par les violences intercommunautaires. Le lancement officiel de ce projet a été effectif, ce samedi 12 août 2017, au Centre Saint Jean XXIII à Bangui, en présence des Commissaires généraux des scouts musulmans El Adj Moussa Atida, des scouts catholiques Bienvenu Ndghou Yanda dit ‘’Shabeil’’ et des guides cheftaine Bénédicte Gbayanguele.

La quête de la paix, de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale en République centrafricaine désormais en milieu enfant. Ce sont les scouts catholiques et musulmans, ainsi que les guides de Centrafrique qui s’en mêlent. Avec l’appui de l’Ong française ‘’Kilomètre soleil’’, par l’intermédiaire des Scouts de France, ce géant programme va être mis en œuvre en faveur des enfants, notamment 6 000 Louveteaux, Jeannettes, Eclaireurs, Guides cadettes dont l’âge varie de 7 à 17 ans.

En effet, des équipes de formateurs et animateurs seront déployés dans les localités ciblées. Sur place, ces équipes auront la lourde mission d’organiser des sorties et pique-niques regroupant les enfants musulmans et chrétiens, afin de les sensibiliser à la paix et à la cohésion sociale.

Pour les scouts, c’est une manière pour eux de lutter contre la violence intercommunautaire, afin de préparer des futurs citoyens moins-violents. C’est du moins ce qu’a fait savoir chef Bienvenu Ndeghou-Yanda, Commissaire général des Scouts catholiques de Centrafrique. « Notre pays, comme vous le savez, a traversé des moments difficiles de crise intercommunautaire qui a fragilisé le tissu social. C’est ainsi que nous, scouts catholiques, scouts musulmans et guides avons bien voulu mettre notre mouvement au service de notre pays pour aider à ramener la paix, mais surtout en milieu enfant », a-t-il relevé avant d’ajouter que « Lorsque qu’on parle de dialogue interreligieux et autres initiatives de paix et de réconciliation, c’est souvent en milieu adulte. Mais au niveau du scoutisme et du guidisme, nous travaillons aux côtés des mineurs, notamment des jeunes et des enfants, sachant que ce seront eux les citoyens centrafricains de demain ».

De son côté, El Adj Moussa Atida, Commissaire général des scouts musulmans de Centrafrique note qu’« Il est inadmissible de mettre nos enfants en dehors des processus et actions qui se mènent aujourd’hui pour ramener la paix dans notre pays. Nous savons très bien que notre pays manque cruellement de paix. Les stigmatisations continuent encore pour indexer les uns et les autres des étiquettes de musulman ou de chrétien. Nous devons travailler cet état d’esprit au milieu de nos enfants pour ne pas que demain, notre pays ne puissent revivre une telle situation ».

A en croire la cheftaine Bénédicte Gbayanguele, Commissaire générale des guides de Centrafrique, ce projet sera comme la fenêtre par laquelle, le peuple centrafricain, ainsi que le monde entier mesurera combien les scouts et guides contribuent-ils au retour de la paix dans le pays. « Nous allons montrer que nous, chrétiens et musulmans, sommes un, malgré nos différences de religion », a-t-elle martelé.

A l’issue de la cérémonie du lancement, marquée par des discours, des sketchs et divers jeux sur la paix et la cohésion sociale, chef Bienvenu Ndeghou-Yanda s’est adressé aux scouts, principalement aux responsables scouts : « Je lance donc un appel pressant à tous les Scouts et Guides que l’éducation à la paix doit rentrer désormais dans nos programmes, en sorte que chaque responsable scout soit en mesure de transmettre les valeurs de paix, de cohésion sociale et de vivre ensemble ».

Notons qu’avec l’appui de l’Ong française ’’Kilomètre soleil’’, l’Association des scouts catholiques centrafricains (ASCCA) a déjà réalisé un grand projet de distribution de moustiquaires imprégnées aux personnes déplacées en 2014. Le projet en cours sur la cohésion sociale n’est que pilote, puisqu’il doit s’étendre progressivement à toutes les préfectures de la RCA.

 

 

Copyright2017CNC. 

Centrafrique-FAO : La colère de Jean Alexandre Scaglia suite à la grève des ex-combattants

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Centrafrique-FAO : La colère de Jean Alexandre Scaglia suite à la grève des ex-combattants

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2562.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Jean-Alexandre Scaglia, Représentant de la FAO en RCA. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.
Monsieur Jean-Alexandre Scaglia, Représentant de la FAO en RCA. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 14 août 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Vendredi 11 août, Jean Alexandre Scaglia, Représentant résident de l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a conféré avec la presse. Visiblement rouge de colère, il condamne la brève fermeture du siège local de son institution par les ex-combattants qui réclamaient leurs kits d’installation dans le cadre du Programme de réduction de la violence communautaire (RVC), financé à hauteur de 680 000 dollars par le Bureau des Nations unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS).

C’est dans ses l’une des rares colères que le Représentant résident de la FAO en République centrafricaine s’est présenté, vendredi dernier, devant la presse. Il est ainsi très remonté contre le mouvement de ras-le-bol des ex-combattants retenus dans le cadre du Pré-DDR, à travers le programme de Réduction de violence communautaire (RVC).

En effet, près d’une semaine, le siège local de la FAO en Centrafrique a été pris d’assaut par les bénéficiaires de ce programme qui sont des ex-combattants (Séléka et Anti-Balaka). Ils ont fermé carrément le siège et chassé le personnel. A l’origine, après la formation théorique agropastorale dans le cadre de ce projet, les ex-combattants en question devraient bénéficier de fourniture en kits d’installation de petit élevage, notamment des porcins. Cette fourniture de kits, à en croire Jean Alexandre Scaglia, a pris un léger retard du fait que les fournisseurs n’étaient pas encore prêts où ne disposant carrément pas de produits à livrer. Mais, patience n’est pas ex-combattants ! C’est ainsi qu’ils ont assiégé la FAO.

« Je voudrais quand bien même amener une condamnation très ferme de ce genre d’attitudes qui ne mènera nulle part. Je mets en garde contre cette attitude. Je suis triste, je suis désolé. Car, je dois vous dire qu’un événement négatif comme celui-ci fait 100 fois plus d’effets que les faits positifs », c’est en termes que Jean Alexandre Scaglia a condamné la réaction des ex-combattants. Le Représentant de la FAO rappelle que « Quand on voit deux personnes en train de discuter, avec la volonté de discuter, ils trouveront une solution ; mais la pression et la violence qui ont déjà, dans un passé très récent mener ce pays dans la situation où il se trouve aujourd’hui, n’ont jamais été une solution, particulièrement lorsque j’ai été témoin des menaces directes vis-à-vis de personnes qui faisaient honnêtement leur travail ».

Le regret

De tous ces remous, le Représentant résident de la FAO en République centrafricaine redoute qu’une seule chose : la complication des prochains plaidoyers en faveur de la République centrafricaine. En attendant, Jean Alexandre Scaglia a noté que « Tous les efforts qui sont faits y compris par la FAO, et Dieu seul sait si les efforts sont faits à tous les niveaux, avec des ressources qui, malheureusement sont limitées et qui, avec une telle attitude deviendront encore plus limitées. C’est un message négatif que vous envoyez au monde dont l’aide est indispensable pour sortir ce pays de là où il se trouve ». Il ajoute par ailleurs que « Malgré tous mes efforts, malgré toute ma bonne volonté personnelle, car je ne cesse toujours pas d’envoyer de messages positifs vis-à-vis des possibilités de sortie de crise en Centrafrique, ça va être compliqué ».

Cependant, toujours selon Sacglia, il n’est pas question de mettre tous les ex-combattants dans le même box. Il s’agit d’un groupuscule de 100 personnes issues d’une seule localité, serait à l’origine de ces mouvements. « Sur 766 individus pris dans ce programme de réduction de violence communautaire 666 se sont comportés de manière exemplaire. Il ne s’agit pas de mettre tout le monde dans un même panier. Mais pour 100 individus par rapport à 666, je ne suis même pas sûr de continuer ce programme. Toutefois, je note que ce programme s’est globalement bien passé », a fait savoir le Représentant, réaffirmant son « optimisme ».

Il a conclu sur cet appel qui correspond à s’y méprendre à une invitation formelle aux Centrafricains et que lui, Scaglia estime être l’appel de tout le système des Nations unies en RCA : « Aidez nous à vous aider ».

Notons que ce projet financé à hauteur de 680 000 dollars qui a débuté le 15 novembre 2016 et qui devrait initialement prendre fin en mai 2017, a ciblé 1000 éléments associés aux groupes armés à former dans le domaine agricole et 1000 autres à former dans le domaine de l’élevage.

 

 

Copyright2017CNC. 

Centrafrique : la tension monte d’un cran au sein des l’armée centrafricaine.

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Centrafrique : la tension monte d’un cran au sein des l’armée centrafricaine.

 

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2306.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats Faca en position de combat.

 

Bangui, le 14 août 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Si le cauchemar des Centrafricains est de voir le grand retour des vieux démons du passé resurgissent, leur pratique ou leur stratégie n’est pas aussi loin du quotidien de l’imaginaire de certains compatriotes qui se croient au-dessus de la loi. Le dernier tableau d’avancement normal (T.A normal) des Faca signé par le ministre de la Défense Monsieur Yakité, montre à quel point que les vieilles pratiques du passé ne sont pas près de disparaître dans le pays. Pour les Faca, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Pourquoi ?

 

Depuis quelques jours, la tension ne cesse de monter parmi les soldats des Forces armées Centrafricaines (Faca), notamment ceux du bataillon territorial (BT1, 2, 3, 4, 5) , de l’armée de l’air et la marine. En cause, le double jeu et les magouilles entourant le récent tableau d’avancement signé par le ministre de la Défense Joseph Yakité dans lequel plusieurs dizaines des soldats et officiers sont promus en grade.

D’après plusieurs sources concordantes, les soldats du bataillon du service des soutiens (BSS) et d’amphibie qui ont su tailler la part du gâteau, alors que leurs compagnons d’armes du bataillon territorial et de l’air sont totalement déboutés de ce tableau d’avancement.

Pour ces derniers, c’est quand même trop et il est inconcevable de rester muet face à cette injustice aggravée.

Dans l’objectif de comprendre le fond de ce problème, nous avons mené notre propre enquête qui révèle une certaine manœuvre peu orthodoxe.

D’abord, la procédure normale d’avancement en grade d’un soldat ou officier de l’armée voudrait que le dossier de celui-ci soit traité par le service des ressources humaines de l’État-major en l’occurrence le «  Premier bureau ». Or dans le récent cas, le chef d’État-major des armées le Général Ngaïfei et son Directeur de cabinet le capitaine Ngrémangou se sont personnellement occupé du dossier au domicile du CEMA au quartier Pk11. Aucun soldat ou officier du Premier bureau n’a été associé au traitement de tous ces dossiers. Mais à la surprise générale des soldats, certains ont été simplement gommés de la liste. Par malheur, les soldats gommés commencent à bouder et d’autres auraient même préparé de se mutiner s’il n’a pas un changement.

Informé de la situation, le Président Touadéra aurait convoqué son ministre de la Défense Joseph Yakité qui a tout balayé et accuse à son tour le chef du Premier bureau, le capitaine Pouna.

Étant lui aussi promu au grade du chef de bataillon dans ce dernier tableau d’avancement dit normal, le chef du Premier bureau se voit retirer de la liste pour faute professionnelle alors qu’il n’a jamais été associé au traitement de ces dossiers.

Sentant que les soldats ont compris leur jeu, le chef d’État-major et son chef de cabinet tentent de se rattraper en fournissant aux soldats malheureux qu’une deuxième liste soit publiée prochainement.

Finalement, on se demande à quand la fin de ce jeu tribalo-clanique au sein de notre armée ? Au moment où les Centrafricains réclament le retour sur le théâtre d’opérations les soldats Faca, une telle manœuvre, si elle persiste, il n’y aurait probablement pas une force armée digne de ce nom en Republique Centrafricaine.

À bon entendeur, salut !

 

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : Declaration de Son Excellence Ferdinand-Alexandre N’guendet lors de la cérémonie du 57ème anniversaire de l’Indépendance de la République Centrafricaine.

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Centrafrique : Declaration de Son Excellence Ferdinand-Alexandre N’guendet lors de la cérémonie du 57ème anniversaire de l’Indépendance de la République Centrafricaine.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2556.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Ferdinand Alexandre Nguendet, President du RPR.
Monsieur Ferdinand Alexandre Nguendet, President du RPR.

 

 

13 Août 2017

Bangui, République Centrafricaine

 

Centrafricaines ! Centrafricains !

Chers compatriotes,

Cinquante-sept années nous séparent aujourd’hui d’un long et dure combat ayant impliqué et trainé dans son sillage des hommes et femmes anonymes comme célèbres, de tout horizon, de toute origine, de toute condition, de toute confession, pour aboutir finalement à l’accession à la souveraineté internationale pour notre pays la République Centrafricaine.

La coutume voudrait qu’en pareil moment, nous nous retrouvions en ce jour symbolique et unique qui, à la fois, exhume et exulte nos valeurs patriotiques de base, ancrées dans les fondements de notre Nation, pour remplir un devoir sacré, un devoir qui appelle à la reconnaissance envers nos aïeux, nos devanciers, nos aînés, nos pères et mères dont l’opiniâtreté dans la lutte sans relâche pour l’indépendance nous aura permis d’inscrire la Centrafrique au rang des nations africaines indépendantes.

C’est l’occasion aussi pour moi, en mes qualités d’Ancien Chef de l’Etat de Transition par intérim, de rendre un profond hommage à l’ensemble du peuple centrafricain pour le courage dont il a fait montre jusqu’à présent dans toutes les épreuves qu’il a dû subir et continue par d’autres voies à subir. Que les forces vives de la Nation soient également saluées, ici, pour leurs œuvres majeures et leurs efforts inlassables en direction de la réconciliation, du retour à la paix et à la concorde nationale.

Je ne peux, ici, que leur renouveler mes encouragements pour leur dynamisme, leur détermination et leur abnégation face à la situation socio-économico-politique extrêmement difficile que nous traversons.

La commémoration de cette année se doit, à mon sens, de mettre à l’honneur nos valeureuses forces de défense et de sécurité qui, avec notre jeunesse, portent en elles l’espoir, car étant nos meilleures garanties, pour un futur serein fait de paix retrouvée, de culture démocratique et de prospérité partagée.

Quand il y a 57 ans, les vaillants devanciers, dont nous sommes aujourd’hui les héritiers, ont arraché l’indépendance politique c’était dans le but de placer la République Centrafricaine dans l’orbite du développement humain, économique, culturel, social, politique et scientifique. Avec en toile de fond le tryptique qui rythme notre république depuis 1958 et qui se décline en « Unité, Dignité et Travail ». Mais comment décliner un programme si ambitieux quand la paix devient introuvable, quand le pays est si fragile et si instable ?

Nous sommes, malgré nous, comme entraînés dans un tourbillon, un vortex, une épreuve, un test final à l’issue duquel nous saurons si oui ou non, nous Centrafricains, dans toutes nos diversités, sommes capables de tirer les leçons du passé et suffisamment matures, donc prêts à consentir au sacrifice des artifices pour sauver la Nation de la perdition. A cet instant fatidique de l’Histoire, il nous appartient à tous de nous approprier l’idée tant de fois éprouvée avec succès selon laquelle « la paix n’a pas de prix »

Pour la survie de la Nation et l’existence même de la RCA, nous avons plus qu’intérêt de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour rétablir la paix et vivre en harmonie. De ce fait, l’introspection de nos âmes devrait nous pousser très sincèrement à nous demander si réellement tout a été tenté pour que cessent sur nos territoires ravagés ces conflits larvés et ces guerres si meurtrières. Raymond Poincarré avait bien raison de nous dire, au début du siècle dernier, que la paix était une création continue, perpétuelle. Notre responsabilité collective est aujourd’hui très clairement engagée dans ce processus qui nécessite de la part de nos responsables de faire des choix difficiles, de prendre des décisions courageuses, de consentir à des concessions déchirantes, tout cela dans l’unique but de préserver des vies humaines, de garantir la paix sociale et le bien-être aux Centrafricains.

Aussi c’est à la responsabilité et à l’apaisement auxquels je me vois contraint de faire appel, de par ma position de leader politique, d’homme d’Etat, d’ancien Président du Conseil National de Transition (CNT) et d’Ancien Chef d’Etat de Transition par Intérim.

J’invite tout à un chacun à mettre le cœur à l’ouvrage pour le retour définitif de la paix en Centrafrique, car notre idéal d’unité, de dignité et de travail fièrement arboré sur nos armoiries nationales l’exige de nous, nous le commande.

Je souhaite une très bonne fête d’indépendance à toutes les Centrafricaines et à tous les Centrafricains.

 

Vive l’Indépendance !

Vive la République Centrafricaine !

Que Dieu bénisse la RCA.

CENTRAFRIQUE : UN GÉNOCIDE ?

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CENTRAFRIQUE : UN GÉNOCIDE ?

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2526.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens Anti-Balaka
Les miliciens Anti-Balaka

 

 

Bangui, le 13 août 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

« AUX 45 MARTYRS DE GAMBO »

                                                                           

INDIFFÉRENCE CHOQUANTE DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE

 

          Les déclarations d’Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU, qui redoute un génocide en République Centrafricaine, sont justifiées. Malheureusement, elles viennent un peu tard. Dans l’arrière-pays, les tueries, planifiées et froidement exécutées par les bandes armées, sont déjà des génocides, organisés au nom de l’appartenance confessionnelle.

          Voilà plus de trois ans que ces crimes contre l’humanité sont perpétrés dans une indifférence quasi générale. Les puissances occidentales et, surtout, la France, ancienne puissance coloniale, de même que les autorités centrafricaines, semblent totalement incapables d’empêcher ce génocide qui ne dit pas son nom. Ce qui se passe en Centrafrique depuis toutes ces années est une lutte à mort entre chrétiens, animistes et musulmans.

          Jusqu’alors, ceux qui s’entre-tuent vivaient en parfaite harmonie et fraternité. Il a fallu l’intrusion d’éléments exogènes, avides de matières premières, pour monter les communautés les uns contre les autres. Les chefs de ces bandits de grands chemins sont clairement identifiés. Leurs commanditaires aussi. Si les forces internationales qui interviennent en Centrafrique le voulaient, nous n’en serions pas là aujourd’hui, à crier au génocide.

 

LES AMBIGUÏTÉS DE LA MINUSCA

La MINUSCA et le gouvernement de la Transition de Catherine Samba-Panza ont, soit par naïveté, soit par calcul, installé à Bambari Ali Darass, le Nigérien. Replié sur Bangassou, ce terroriste violent a, depuis, mis le feu partout. Les actes de barbarie sur les personnes ont succédé sans discontinuer aux profanations des lieux de cultes chrétiens.

          Le dernier massacre qu’il a perpétré avec ses mercenaires a eu lieu à Gambo, près de Bangassou. Le député, Michel Kpingo, témoigne : « tout a commencé samedi lorsque les éléments du contingent marocain de la MINUSCA sont entrés dans la ville de Gambo pour s’installer dans l’église catholique. Vers 14 heures, les éléments de « l’Unité pour la Paix en Centrafrique » d’Ali Darass sont entrés à leur tour dans la ville et ont commencé immédiatement leurs sinistres besognes. Femmes et enfants ont été égorgés, y compris ceux qui s’étaient réfugiés au Centre de Santé, ainsi que le personnel de la Croix Rouge locale, venu porter secours aux blessés et ramasser les cadavres. »  

          Bilan : 40 morts et des centaines de blessés. Le député de Gambo n’a pas hésité à accuser la MINUSCA d’être derrière cette violence. (Information rapportée par notre confrère Frédéric Krock, du journal en ligne Corbeau News).

 

SIGNATURE D’UN PACTE DIABOLIQUE ENTRE LES REBELLES ET LA MINUSCA, LES AUTORITÉS CENTRAFRICAINES ET LA FRANCE SUR LE DOS DES CENTRAFRICAINS ?

Depuis le début du chaos sanglant, les rebelles n’ont pas dissimulé leurs sinistres intentions : prendre le pouvoir à Bangui et, par la suite, convertir les 95% de chrétiens et d’animistes en musulmans salafiste. Heureusement que des patriotes centrafricains se sont dressés pour les empêcher d’accomplir leur sinistre besogne.

          Il faut rappeler, en effet, qu’au départ, les Antibalakas étaient des patriotes résistants. Si les Sélékas et leurs mercenaires ont fui Bangui pour l’arrière-pays, c’est bien grâce aux Antibalakas. Il ne faut jamais perdre de vue le rôle capital qu’ils ont joué.

          Mais c’est la France qui a une responsabilité particulière dans le pays, depuis l’époque où il était encore l’Oubangui-Chari. Elle doit s’interroger sur le génocide en cours. On ne nous empêchera pas de nous interroger à juste titre sur les Sélékas, qui massacrent les Centrafricains en toute impunité. Ces barbares d’un autre temps semblent avoir bénéficié, depuis 2013, de la complicité passive de la France et des autorités centrafricaines. Comment expliquer sinon qu’elles les ont laissé se replier dans l’arrière-pays sans les désarmer, ni arrêter leurs chefs ? La MINUSCA soutient-elle la minorité musulmane des salafistes ? En tout cas, l’impression qui prévaut chez les Centrafricains est que les Casque bleus des pays de confession musulmane appuieraient les Sélékas face aux Antibalakas. Les Marocains, en particulier, ont été fortement mis en cause par les habitants de Bangassou après les odieux massacres qui viennent de se produire. Toutes ces ambiguïtés qui pèsent sur le rôle de la MINUSCA devront, à tout prix, être levées.

 

APRÈS LE CHAOS, LA RECONSTRUCTION ?

          Tout n’est pas perdu. La République Centrafricaine saura renaître de ses cendres.

          Mais, pour qu’elle y parvienne, il faut, dès à présent, que les autorités centrafricaines et leurs tuteurs entrent véritablement en guerre contre les bandes rebelles. Le temps des déclarations lénifiantes est désormais caduc. Les autorités centrafricaines doivent tenir aux rebelles un langage de fermeté et faire montre de courage politique. Il faut que tous redeviennent des patriotes, de façon à faire vivre le précepte de Barthélémy Boganda, père de la Nation : « c’est tous ensemble que nous bâtirons la République Centrafricaine. »

                                                                                                                               

 

JOSEPH AKOUISSONNE

(12 août 2017)

 

 

Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

                       

Centrafrique : communiqué de presse de la coordination des ex-antibalaka suite aux accusations des Nations-unies.

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Centrafrique : communiqué de presse de la coordination des ex-antibalaka suite aux accusations des Nations-unies.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2553.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Beranger Igor Lamaka, porte-parole de la coordination des ex-anti-balaka.
Beranger Igor Lamaka, porte-parole de la coordination des ex-Anti-Balaka.

 

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Unité – Dignité – Travail

COORDINATION GENERALE DES PATRIOTES      EX-COMBATTANTS ANTIBALAKA
—————————————————————
COMMUNIQUE DE PRESSE

 

En date du mardi 08 Aout 2017, un certain Monsieur Romain ESMENJAUD, Coordonnateur du groupe des experts du Conseil de sécurité des Nations-Unies a cru devoir, sur les ondes de la R.F.I et de la B.B.C, stigmatiser la Mouvance des Patriotes-ANTIBALAKA qui, selon cet expert, s’approvisionnerait en armement sophistiqué depuis la République démocratique du Congo (RDC) et le Congo Brazzaville voisin.

C’est avec beaucoup de regret et de consternation que nous avons appris cette information, laquelle information nous qualifions d’absurde et à caractère diffamatoire.

A maintes reprises, certains représentants présumés des Nations-Unies et bien d’autres structures proches de cette grande Institution mondiale se complaisent à diaboliser notre Mouvement à savoir la “MOUVANCE DES PATRIOTES EX-COMBATTANTS ANTIBALAKA”, qui s’est, sous l’impulsion de son leader Charismatique Patrice-Edouard NGAISSONA, s’est depuis 2014 inscrit dans la logique d’un retour définitif de la paix en Centrafrique par des actions citoyennes concertées.

Des armes sophistiquées en provenance d’un quelconque pays voisin de la République Centrafricaine au profit des Ex-Combattants Antibalaka, la Mouvance des Patriotes Ex-combattants ANTIBALAKA n’en connait pas.

Par contre, la Coordination Générale des Patriotes Ex-combattants rassure les Nations-Unies que nos éléments ont toujours manœuvré avec des armes traditionnelles qui ont mis en déroute les envahisseurs de la République Centrafricaine, en l’occurrence la NEBULEUSE SELEKA composée en majeure partie des mercenaires Tchadiens, Soudanais, Nigériens et autres.

Par conséquent, la Coordination Générale de la Mouvance des Ex-combattants ANTIBALAKA rejette en bloc toutes les accusations fantaisistes portées contre notre mouvement par le Coordonnateur du groupe des Experts du Conseil de sécurité des Nations-Unies qui, certainement, trouve son compte et ses profits dans la diabolisation de notre Mouvement.

La Coordination Générale des Ex-combattants ANTIBALAKA se réserve le droit de porter plainte en DIFFAMATION contre Monsieur Romain ESMENJAUD.

 

Fait à Bangui, le 11 Aout 2017

 

 Le Porte Parole

 Bérenger Ludovic Igor LAMAKA BOUTOUNGARA

CENTRAFRIQUE : POURQUOI LA TRANSITION DE SAMBA PANZA N’ÉTAIT PAS PROLONGÉE POUR UNE SECONDE FOIS ?

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CENTRAFRIQUE : POURQUOI LA TRANSITION DE SAMBA PANZA N’ÉTAIT PAS PROLONGÉE POUR UNE SECONDE FOIS ?                                                             

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2542.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L'ancienne Présidente de transition en Centrafrique Catherine Samba-Panza
L’ancienne Présidente de transition en Centrafrique Catherine Samba-Panza

 

 

 

Bangui, le 12 août 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

La descente aux enfers de la Centrafrique était fulgurante et à atteint son apogée. La communauté internationale a usé de stratagèmes pour destituer à N’Djamena le chef de la seleka et a ordonné au Conseil National de Transition d’organiser une élection inédite le 20 janvier 2014, qui a vu la victoire dictée de Catherine Samba Panza à la magistrature suprême.

 

En dépit de son amateurisme et de la méthode très critiquée, les autorités de la longue transition de plus de trois ans ont réussi à apaiser les tensions, la haine et surtout la barbarie des hors la loi. On dénombrait un nombre maîtrisé des groupes armés, les pertes en vie humaine ont ralenti, une relative stabilité sécuritaire, sa gestion n’était pas dictée par l’occident car elle a refusé par deux fois qu’on lui impose de premier ministre. En l’absence de l’armée nationale, les forces onusiennes appuyées par les forces françaises contrôlaient plus de la moitié du territoire national, il y’ avait un semblant de liberté et la population des arrières pays vaquaient librement à leurs occupations.

La transition qui normalement devrait expirer le 15 février 2015 avait été prolongée afin de créer les conditions d’une élection crédible, transparente, démocratique et acceptée de tous. Face à la volonté notoire des autorités de la transition de traîner le processus, l’ancien pays colonisateur adoubé par le voisin tchadien a imposé une élection à la hâte alors que les conditions d’une élection crédible n’étaient pas réunies…bref, le pays n’était pas prêt pour organiser une élection digne de ce nom.

La course au pouvoir ouverte est soutenue par tous ceux qui rêvaient au regard de l’accession facile de Samba Panza, ce qui expliquait la trentaine de candidatures. Quelques mois après les élections, les violences se sont intensifiées, presque toutes les préfectures sont embrassées, le volet sécuritaire est totalement abandonné au gré de la Minusca qui lui aussi est dépassée, les groupes armés se sont multipliés et contrôlent les ressources naturelles du pays, le pillage des ressources naturelles avec la bénédiction des autorités révolte, les couches économiques et sociales fragilisées, la santé inexistante, l’éducation reflète les 3% de réussite au baccalauréat…les choses vont du mal au pire dans l’indifférence totale des nouvelles autorités.

Noyé dans ses deux époques diamétralement opposées, le citoyen lambda qui est toujours animé par l’envie de connaître s’interroge : Pourquoi la transition de Samba Panza n’était pas prolongée pour conserver les acquis sécuritaires et épargner quelques morts ? L’immobilisme, le manque d’initiatives et le constat de terrain obligent les centrafricains à regretter la transition ? Peut-on comparer la fin de la transition avec la situation actuelle ? S’il y a un choix à faire, laquelle époque choisirez vous ? Était-il mieux de vivre encore la transition nonobstant ses failles que de vivre le cauchemar actuel ? La transition avait posé les bases de la réconciliation, pourquoi les nouvelles autorités n’ont pas continué sur la même lancée ? Souvenez des textes du serment relatifs à la sécurité et l’intégrité du territoire et prononcés lors de l’investiture ? Le President de la République est-il en harmonie avec ce serment ? Dans la négative, cela n’est-il pas constitutif de haute trahison ? Dans l’affirmative, quelles sont les sanctions possibles ? Les nouvelles autorités tendent à leur deuxième année on ne voit l’ombre de rien, les centrafricains doivent encore attendre ? Les centrafricains se sont mobilisés en nombre pour les élections parce qu’ils espéraient la paix, surtout un retour rapide de la sécurité. L’espoir s’est effondré. Pour eux, la fin de la transition supposait la fin de l’état d’exception, le retour à l’ordre constitutionnel, la reconquête progressive de l’autorité de l’Etat.

Lassé par l’hémorragie et la spirale de violence, le chef de file autoproclamé de l’opposition a décidé de multiplier des offensives sur des médias nationaux et internationaux en ces termes : “le fauteuil présidentiel est vide”ou encore ” Touadera ne fait rien “et il va même faire allusion à un âne dans une formule imagée qui a fait l’objet d’intenses polémiques sur les réseaux sociaux. Comme cela ne suffisait pas, le secrétaire général adjoint de l’ONU, chargé des opérations a confirmé ces propos en ces termes : ” la RCA manque de leadership dans ses décisions “. Pire, le porte parole du gouvernement a reconnu à demi-mot la perte de repères en ces termes : ” le President de la République est un homme d’action mais parle peu “. Cette petite phrase pleine de sens interroge : appartient-il à un President de la République de faire la communication de ses actions ? Alors, que fait le chargé de mission en communication de la présidence ? En reconnaissant à demi teinte cette faille vitale dans la gestion de la chose publique, le porte-parole du gouvernement ne s’expose t-il pas aux foudres de ses collègues de la présidence ? À notre avis, le President de la République n’est pas le seul comptable de la situation chaotique du pays. A l’époque de la transition, les conseillers nationaux s’attelaient aux priorités des centrafricains contrairement aux actuels parlementaires, légitimement élus qui se lancent solidairement dans une bataille de positionnement qui oppose le President de la République et le President de l’assemblée nationale dont certains Députés ne connaissent même pas les tenants ni les aboutissants. Ils sont aveuglés et liés par la promesse non tenue de distribution de pickup au lieu de défendre les intérêts de ceux qui les ont installé à la mangeoire.

Pour finir, nous rappelons le President de la République qu’un rattrapage est possible et nous l’invitons de s’investir personnellement, de donner l’impression qu’il est le chef, de changer de gouvernement avec un premier ministre de son choix. Si ce dernier ne s’exécute pas…la confiance du peuple a des limites. Mieux vaut agir maintenant avant que la rue ne vous impose une cohabitation ingérable. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c’est moi.

 

 

Paris le 11 août 2017.

 

Monsieur Bernard Selemby Doudou, l'auteur de l'article.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article.

 

Centrafrique : Une Grande Exposition photo annoncée pour 21 septembre prochain

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Centrafrique : Une Grande Exposition photo annoncée pour 21 septembre prochain

 

 

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Image d’illustration de l’exposition photo

 

Une grande première ! Le 21 septembre prochain, Journée internationale de la paix, la République centrafricaine vivra un événement particulier : L’Exposition photo placée sous le thème « Centrafrique : L’espoir jusqu’au bout ». L’initiative est portée par un journaliste français d’origine centrafricaine, Pacôme Pabandji Lauréat du Prix Rory Peck-2014 et Médaillé du Grand Prix Paris Match, en partenariat avec l’ « Association Camille Le Page, on est ensemble ». Les enjeux et les perspectives dans cette interview exclusive.

Corbeaunews.Centrafrique (CNC) : Monsieur Pacôme Pabandji, bonjour ! Vous avez quitté votre pays, la RCA, il y a quelques années en tant que journaliste pour œuvrer aujourd’hui à l’international en France. Que peut-on retenir de vous actuellement ?

Pacôme Pabandji (PP) : Quand j’avais quitté le pays c’était pour les études, après un test d’entrée à l’Ecole supérieure de journalisme de Lille et aussi à l’Institut d’études politiques (IEP) de la même ville. Je travaille actuellement pour l’Agence France Presse au bureau régional de Lille. C’est une très belle expérience pour moi parce que j’ai travaillé sur beaucoup de sujets différents de ce que j’avais pu faire en Afrique. J’évolue dans un milieu de professionnels qui m’encadrent et aussi, un meilleur partage de savoirs. J’ai élargi mes domaines et je suis très heureux aujourd’hui.

CNC :  A ce jour, vous portez un gigantesque projet d’exposition photo, une exposition placée sous le thème « Centrafrique : L’espoir jusqu’au bout ». De quoi s’agit-il ?

PP : Gigantesque je ne dirais pas. Mais ce projet je l’ai à cœur. C’est une occasion de présenter une partie de mes photos faites sur la Centrafrique entre 2013 et 2016. Ce sont près de 100 photos sélectionnées soigneusement pour retracer la situation que le pays a traversé. J’ai exclu bien entendu les photos violentes pour éviter d’attiser la haine. Parce que l’idée du projet c’est de passer un message : l’espoir que la Centrafrique (re)vive en paix. C’est même pour cette raison que le lancement de l’exposition se fera le 21 septembre, Journée internationale de la paix. De grands amis qui œuvrent pour la paix dans le pays m’ont aidé à mettre à jour le projet. Christian Ndotah, Moussa Limané et bien d’autres. Ils sont encore derrière moi avec l’objectif de non seulement le faire, mais de bien le faire. C’est un challenge je le sais. Mais je suis confiant que si je le réussis, c’est un métier, le photojournalisme, qui s’installera dans le pays avec le respect des principes. Le thème je l’ai choisi ainsi parce que « l’espoir fait vivre », dit-on en Afrique. Pour les partenariats aujourd’hui, je peux vous dire que des entreprises, des institutions, des personnalités, le gouvernement, ont été contactés. Je les ai ciblés spécialement pour une bonne raison. Le gouvernement et le président de la République ont toujours accompagné les bonnes initiatives, encourager les fils du pays à initier ces genres de projet pour dire que nous aussi on peut faire quelque chose. Leur soutien peut motiver d’autres fils du pays qui doutaient encore, à se lancer. Pour les institutions et entreprises nationales et internationales dont la Minusca, Orange, le Groupe Skaiky, etc., c’est pour manifester leur présence aux côtés des fils du pays sous plusieurs angles. Marquer leur soutien au pays à tous les niveaux mais aussi leur désir d’appuyer la jeunesse centrafricaine à se sentir bien dans ce qu’elle fait, en mettant de côté les violences bien entendu.

CNC : Sans mettre la charrue avant les bœufs, dites-nous quelles sont les activités prévues dans le cadre de cette exposition ?

PP : Pour le moment, les choses se mettent en place. Une équipe dynamique est à l’œuvre. Ce seront des manifestations culturelles, artistiques. Des livres écrits par des amis qui ont travaillé ou qui travaillent sur la Centrafrique, seront présentés. Mais je sais que ce sera un événement qui a son sens d’être organisé lors d’une journée de la paix.

CNC :  En prenant une telle initiative, en tant que Lauréat du Prix Rory Peck – 2014 et Médaillé du Grand Prix Paris Match, quel message entendez-vous passer à travers cette manifestation ?

PP : L’idée de mettre en place ce projet est née de ma dernière distinction à la Mairie de Paris. Le 30 juin dernier, plusieurs de ces photos ont été exposées, avec d’autres photos d’autres photojournalistes. C’était un grand honneur parce que ce jour là, c’était la Centrafrique qui était à l’honneur. Je me suis alors dit, si ces photos ont été prises en Centrafrique, il est aussi bien que je les expose à Bangui afin de passer un message qui est le thème de l’événement : l’espoir malgré la situation tout encore tendue. Elles ont fait parler du pays ailleurs certes, mais avec un peu de soutien, il faut qu’elles soient expliquées aussi là où elles ont été prises. Je voudrais par là, motiver d’autres gens, centrafricains, à s’intéresser au photojournalisme mais en évitant de pousser à la haine à travers les photos.

CNC :  Votre exposition photo intervient à un moment où les conditions de travail du journaliste centrafricain sont bien difficiles, depuis la situation sécuritaire jusqu’aux moyens de travail, en passant par la subvention aux médias, etc. En tant que ressortissant centrafricain, quelle lecture en faites-vous ?

PP : Je pense qu’au niveau où le pays se situe actuellement, outillé les journalistes est un premier combat pour sensibiliser sur la cohésion entre les communautés. Le gouvernement et les institutions internationales, amies du pays, doivent appuyer les journalistes à plusieurs niveaux afin qu’ils se sentent libre pour bien faire leur travail. Les groupes armés aussi doivent faire autant. Je pense qu’il est du rôle du journaliste aussi d’être neutre et professionnel, de travailler dans le pur respect de la déontologie. On sait aujourd’hui qu’à la radio ou dans les médias, un seul mot mal placé peut plonger même Bangui dans le chaos. On se doit d’éviter de travailler à base des rumeurs. La vérification des sources doit être privilégiée. Mais je ne vais pas me passer pour un donneur de leçon.

CNC : Et si vous aviez un dernier mot ?

PP : Je souhaite aujourd’hui que mon pays recouvre sa paix d’antan. Mais tout ça passe par la fermeté du gouvernement. Les combattants de ces groupes armés doivent savoir qu’ils sont centrafricains avant tout. Plus la situation perdure, des aides au développement pourtant destinées au pays, vont s’éloigner.

 

Propos recueillis par Fred KROCK

Centrafrique : Lancement du Projet d’appui à la relance des filières de l’élevage urbain et périurbain

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Centrafrique : Lancement du Projet d’appui à la relance des filières de l’élevage urbain et périurbain

 

 

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Lancement du projet coopi. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 11 août 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Les filières d’élevage urbain et périurbain en République centrafricaine sur la droite ligne de leur relance générale. Un projet y relatif, le PARFEC a été lancé, ce mercredi 9 août 2017, à l’hôtel Oubangui à Bangui. Le Ministre de l’Agriculture et du développement rural, Honoré Féizouré a lancé ce projet en présence de l’Ambassadeur de l’Union européenne en République centrafricaine, Remondet Commoy et du Représentant résident de l’Ong Cooperazione internationale (COOPI) en RCA, Janusz Czerniejwski.

Alors que la République centrafricaine, à travers son Président Faustin Archange Touadera vient juste de lancer l’ambitieuse Analyse stratégique ‘’Faim Zéro’’, d’autres initiatives sous-jacentes se mettent concomitamment en place pour contribuer à l’atteinte de cet objectif extrait des Objectifs du développement durable (ODD). Entre autres initiatives, le géant Projet d’appui à la relance des filières de l’élevage urbain et périurbain en République centrafricaine (PARFEC). Il s’agit d’un projet financé par le Fonds fiduciaire de l’Union européenne (Bêkou) et exécuté par un Consortium d’Ongs, à savoir COOPI, CRS, Cordaid, Caritas, Calebasse et la FNEC.

Ce projet, faut-il le noter, intervient dans un contexte particulièrement difficile, marqué par la suite des successives crises militaro-politiques que le pays a connues et continue de connaitre depuis des décennies. Les conséquences sont sévères au niveau de la population à la base. Quelques chiffres disponibles sont bien indicateurs de la gravité de la situation : 27% de la population au niveau de Bangui était en état d’insécurité alimentaire sévère ou modérée en 2016 ; une augmentation des prix des produits à protéine animale à plus de 71%  est relevée ; la baisse incroyable du PIB jusqu’à 31% démontre combien le pourvoir d’achat était touché. En ce qui concerne le Sous-secteur petit élevage en particulier, une perte très considérable de plus de 53% d’animaux a été enregistrée durant la crise sans compter le pillage des structures de rattachée à la filière et l’effondrement des chaines d’approvisionnement en matériels d’élevage…

C’est ainsi que l’objectif poursuivi par le projet PARFEC, c’est justement de « diminuer la prévalence de l’insécurité alimentaire des ménages de Bangui et ses environs par l’augmentation du taux de couverture de la demande urbaine en protéines animales », comme l’a si bien souligné Janusz Czerniejewski, Représentant de COOPI en RCA.

La mise en œuvre de ce projet devait déboucher sur l’accès de mille (1000) Eleveurs aux intrants critiques de production ; l’utilisation des services d’encadrement technique et organisationnel des agents étatiques et des organisations faitières et ; enfin, l’écoulement de la production zootechnique de Bangui et ses environs sur les marchés, de manière rentable.

En lançant officiellement le projet PARFEC, le Ministère Honoré Féizouré a fait savoir ce projet, au même titre que les autres initiatives en faveur de lutte contre l’insécurité alimentaire, est classé dans le lot des priorités du gouvernement. Et, qu’il souhaite que ce projet soit une bouffée d’oxygène pour les Eleveurs et autres actes du Secteur de l’Elevage.

 

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Centrafrique : La circulation routière, véritable cimetière à cause des taxis motos.

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Centrafrique : La circulation routière, véritable cimetière à cause des taxis motos.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2418.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les motos

 

Bangui, le 11 août 2017

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Eux-mêmes se sont percutés mortellement. Ce sont les taxis motos. Tout le monde a peur d’eux alors que des agents et fonctionnaires d’État pourtant dotés de motos n’osent plus circuler avec. Qu’est-ce qu’il faudra faire ?

 

Plus de 15 morts et une cinquantaine des blessés par jours rien qu’à Bangui, le nombre des morts sur les routes en Centrafrique explose du jour en jour comme une traînée des poudres. En cause, les comportements des conducteurs des taxis motos qui, pour la plupart, n’ont aucune notion du Code de la route dans le pays.

 

S’il y a à peine trois semaines, 3 morts dont un magistrat affecté à Bouar et un agent du système des Nations-Unies ont été tués dans un accident de circulation sur l’axe Bouar-Garouaboulaye. Ici à Bangui par contre, ce sont plus de 10 personnes qui succombentc chaque jour suite aux divers accidents de la route selon des sources de la gendarmerie territoriale de Bangui. Selon des sources hospitalières, environ 80% des accidents routiers enregistrés en 2016 et en cette année 2017, sur tout le territoire national seraient causés au moins par une moto. Les taxis-motos, 90% des accidents impliquant des motocyclistes en 2016, selon ces mêmes statistiques, seraient causés par ces taxis-motards. Une statistique alarmante de la circulation routière en Centrafrique montre à quel point, nos routes tuent plus que la guerre civile qui a secoué notre pays depuis plus de 5 ans.

De source sûre de la brigade routière de la Gendarmerie nationale, la plupart des accidents de la route dans le pays seraient l’œuvre de la surconsommation des stupéfiants et de l’alcool. L’excès de vitesse au volant serait aussi l’une des causes de cette tragédie. Ajoutant à cela, la méconnaissance du Code de la route aurait facilité la multiplication de tous ces dommages souvent irréparables.

Pour beaucoup des Banguissois interrogés sur le sujet, les forces de l’ordre ont largement leur part de responsabilité. Selon eux, si un gendarme ou un policier est affecté à la circulation routière, celui-ci une fois en poste, se transforme à un véritable racketteur des automobilistes, laissant de facto son rôle. Mis à part le rôle néfaste des agents, les autorités politiques du pays semblent délaisser ce secteur qui ronge la population centrafricaine de jour en jour.

De l’avis d’un Étudiant centrafricain, « si aujourd’hui les morts sur nos routes sont plus nombreux que les victimes des groupes armés, il serait judicieux de combattre avec la même énergie ces deux fléaux. Pour l’heure, la priorité est de sauver des vies que de songer à remplir ses propres poche.

Attendant la suite, seul Dieu qui peut sauver nos vies ici dans ce pays où, tout est à l’envers.

 

 

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Centrafrique : audits de la transition, les Centrafricains attendent impatiemment la conclusion de la cour de compte.

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Centrafrique : audits de la transition, les Centrafricains attendent impatiemment la conclusion de la cour de compte.

 

 

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L’ancienne Présidente de transition en Centrafrique Catherine Samba-Panza

 

Bangui, le 09 août 2017

Par : Bienvenu ANDALLA CNC,

 

Un bien qui finit bien ou un mal qui finit mal. C’est probablement ce que les Centrafricains attendent de savoir après la transition qui s’est achevée il y a bientôt 2 ans. Samba-Panza a-t-elle bien géré selon les principes de la bonne gouvernance ? Seule la Cour des comptes, une institution de la république pourra nous édifier. Seulement ses conclusions traînent encore.

Même si les Centrafricains commencent petit à petit à oublier les deux ans chaotiques de la transition dirigée par l’ancienne Présidente Catherine Samba-Panza, le népotisme et le détournement des deniers publics érigés en mode de gouvernance par la Présidente Catherine Samba-Panza sont restés vifs par contre dans la mémoire des nombreux compatriotes.

Le Président Faustin Archange TOUADÉRA, lors de sa prise de fonction en mars 2016, avait marqué les esprits dans l’un de ses discours qu’il allait diligenter un audit complet de cette transition chaotique. Près de 24 mois passés, les Centrafricains attendent impatiemment la conclusion de cet audit. Des dizaines des véhicules de luxes ont disparu du parc automobile de la présidence de la république, des milliards de francs CFA également ont été empochés illégalement par le clan présidentiel…, telles sont les traces visibles laissées par les autorités de la transition après leur départ du pouvoir en mars 2016.

Seulement deux ans au pouvoir (2014-2016), la Présidente Catherine Samba-Panza a su piller son pays comme si elle a duré plus de 15 ans à ce poste. Certains observateurs politiques du pays ont comparé, d’après leur calcul, les fortunes du clan Samba-Panza à celles de la famille du President congolais Denis Sassou Nguesso. Afin de calmer les esprits des Centrafricains qui sont pour la plupart favorables à l’idée de traduire devant la justice l’ancienne Présidente de transition Catherine Samba-Panza, le Président Touadéra avait annoncé publiquement qu’il allait commander un audit général de toute la période de la transition 1 ( période dirigée par le chef rebelle Michel Djotodia) et 2 (celle pilotée par Catherine Samba-Panza). La Cour des comptes a été mandatée pour procéder à cet audit.

Alors qu’on vient de franchir le cap de 12 mois depuis le démarrage des travaux de vérification et d’analyse des comptes de l’État pour la période couvrant les deux phases de la transition, les Centrafricains semblent s’impatienter de connaître la conclusion de ces travaux des juges de la Cour des comptes.

D’après un leader de l’opposition contacté par CNC sur le sujet, il est fort probable que Madame Catherine Samba-Panza soit ménagée d’autant plus que les deux personnalités se sont retrouvées à plusieurs reprises pour évoquer cette affaire.

Pour Monsieur Salet, étudiant à l’université de Bangui, le Président Touadéra n’a de choix que de publier la conclusion de cet audit de la transition. Sinon, il serait tenu coresponsable du dégât financier ou matériel causé par les autorités de la transition. L’ancienne Présidente de la transition Catherine Samba-Panza pourrait-elle être un jour inquiétée par cet audit ? Probablement non selon un proche collaborateur du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji. Pour lui, sa récente nomination à l’Union africaine va certainement peser sur le résultat de l’audit. Entre temps pour les Centrafricains, Madame Catherine Samba-Panza n’est pas la seule à diriger cette transition, ses enfants et d’autres personnes de son clan y ont participé activement. Et FLN la conclusion des juges pourrait éclairer le peuple centrafricain.

 

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