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Centrafrique : Qui est vraiment Sani Yalo ? Enquête du CNC.

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Centrafrique : Qui est vraiment Sani Yalo ? Enquête du CNC.

 

 

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Bangui, le 17 janvier 2018.

Par : Thierry Simbi, CNC.

 

Sani Yalo est né en 1963. Il est le frère ainé de Danzoumi Amadou Yalo, mécanicien automobile de profession comme le papa Mahamat Yalo, qui réparait les véhicules de Bokassa dans le temps. Sani Yalo a fait son école primaire à Bangui, puis poursuit le collège et le secondaire à Bangassou avant de retourner à Bangui en 1978, pour fréquenter le lycée des Martyrs.

 

Sous Kolingba, il se signale en épousant la petite sœur de Jonathan Koué (neveu du Président Kolingba). Il a profité de cette juteuse relation (beau-fils de la grande sœur président Kolingba, beau-frère à la direction de PETROCA) pour contracter plusieurs crédits à Bangui (UBAC). Ces crédits ne seront jamais remboursés. Au final, Sani Yalo s’appropriera le patrimoine de son épouse jusqu’à la rendre dépressive et adepte de différentes Églises du réveil en région parisienne, dans l’espoir de retrouver la santé. Avant “Zongo Oil”, cette dame et la famille Kolingba furent ses premiers faits d’armes dans le monde de l’escroquerie Banguissoise…

 

Par la suite, il part en France puis en Afrique du Sud. Il rentre à Bangui fin 1995. Bozizé connaissait très bien les familles du Km5 et le frère Danzoumi Yalo « Daz’ » réparait parfois ses véhicules de Bozizé bien avant que celui-ci ne soit nommé chef d’Etat-major sous Patassé.

 

Il fut ensuite Directeur Général de la société de transport Sicotrans et un temps du club Tempête MOCAF. Il fut impliqué dans l’affaire Zongo Oil qui a coûté plusieurs milliards de FCFA au Trésor Public Centrafricain. En septembre 2000, une procédure judiciaire et lancée contre cette société et un mandat d’arrêt international est lancé contre Sani Yalo et ses biens sont saisis par la justice avant qu’il ne réussisse à prendre la fuite au Cameroun après une tentative d’arrestation. Il sera ensuite arrêté au Cameroun en 2002 suite au mandat d’arrêt international émis contre lui puis relâché quelques temps après.

 

Sani Yalo est revenu à Bangui en mars 2003 avec son éphémère mouvement (article partagé avec moi). Son frère Danzoumi Yalo surnommé colonel « Daz », fut un bras droit de Bozizé dans la rébellion, devenu ensuite « chargé de missions » au Ministère de la Défense et responsable de la sécurité rapprochée de Bozizé. Les Yalo, dont la mère est tchadienne, auraient d’ailleurs parfois servi d’intermédiaires entre le président tchadien Idriss Déby Itno et son futur homologue centrafricain François Bozizé au début des années 2000. Les deux frères seront emprisonnés de décembre 2003 à mars 2004, accusés de préparer un coup d’Etat. Ces arrestations interviennent suite à la rétrogradation de Karim Meckassoua, passé des Affaires étrangères à l’Education nationale à l’issue du remaniement ministériel du 14 décembre 2003 et que des “libérateurs” sont regroupés dans le nord de Bangui réclamant des compensations financières suite à leur participation au coup d’Etat de mars 2003. Emprisonné à la Section d’enquête et de documentation (SERD), Sani Yalo fut relâché en mars 2004 et quitta alors le pays. Il est retourné en RCA le 24 Juin 2006 où il a été condamné à huit ans de prison le 4 Août 2006 par le tribunal correctionnel de Bangui pour escroquerie, faux et corruption de fonctionnaires dans l’affaire « Zongo Oil ». Sani est également privé de tous ses droits civiques et condamné à verser 4 millions de FCFA de dommages et intérêts à l’Etat centrafricain.

 

Sani Yalo fera les yeux doux à la Seleka et Danzoumi rejoindra lui la Seleka. Mais en avril 2013, les chefs Seleka soupçonneux arrêtent les frères Yalo. Le parquet du Tribunal de grande instance de Bangui lance début août 2013, un mandat d’arrêt contre Danzoumi pour des faits de pillages sur les sites des entreprises Orange Centrafrique, CFAO Motors et du domicile de M. Marboua « à hauteur de plusieurs milliards de francs CFA » le 24 mars, date de la prise du pouvoir par la Séléka. Suite à ce rejet, Sani Yalo combattra la Séléka médiatiquement à travers un éphémère parti politique le Front pour la Restauration de l’unité et de la démocratie en Centrafrique.

 

Il compte parmi les premiers soutiens de Faustin Archange Touadéra, dès que celui-ci s’est déclaré candidat à la présidentielle. Après son accession au pouvoir, le Président Touadéra nomme Sani Yalo Président du Conseil d’Administration du Bureau d’affrètement Routier Centrafricain (BARC) en Août 2016. Le BARC est une société d’économie mixte dont l’Etat est actionnaire minoritaire (33%), qui détient le monopole du trafic routier sous-régional et gère notamment la gare terminale routière de Bangui. Les fonds du BARC, véritable manne financière issue des flux routiers intérieurs et sous régionaux sont évidemment extrêmement importants pour le régime en place.

 

En Juin 2017, Sani Yalo mandate le sulfureux Joachim Kokaté pour enregistrer à son insu le président de l’URCA Anicet-Georges Dologuélé dans le but avoué de le piéger et de le pousser à déclarer qu’il accepterait de faire un coup d’Etat, sans que celui-ci ne tombe dans le panneau.

 

Sani Yalo impulse en coulisses la constitution d’une représentation de la diaspora centrafricaine en France à la légitimité discutée : la « Communauté centrafricaine de France » créée le 4 novembre 2017 à Paris, pour contrôler étroitement les membres de la diaspora en France. Pour cela, il mandate Marwan Guinon Aimard élu à la tête de la « Communauté centrafricaine de France » alors même qu’il a fait l’objet d’incarcération France par le passé. Marwan Guinon Aimard est alors chargé de surveiller certains éléments centrafricains potentiellement dangereux pour le pouvoir de Bangui.

 

Implication dans la tentative de « putsch de Noël » contre Malabo …

Selon les services de sécurité du Cameroun, de Guinée-Equatoriale et de France, Bangui aurait servi non seulement de base arrière dans le montage du complot déjoué par Malabo mais aussi de lieu de recrutements de certains éléments à cette tentative de putsch avortée. Obiang Nguema Mbasogo apprenant aussi que se trouveraient des proches de Faustin Archange Touadéra parmi ceux qui ont voulu renverser son pouvoir a d’ailleurs convoqué pour explications à Malabo Faustin-Archange Touadéra le 9 Janvier dernier. Le 12  Janvier, le ministre de la Sécurité nationale, Nicolas Obama Nchama est dépêché à Bangui pour pousser plus loin les premières investigations.

 

Hawa Yalo.

Sœur de Sani Yalo séjournait d’ailleurs régulièrement du motel de son frère Danzoumi Yalo au quartier 36 villas, lorsqu’elle descendait à Bangui. On sait que ce motel a accueilli des officiers du contingent Équato-Guinéen détaché en Centrafrique Elle se serait même acoquinée avec deux officiers Equato-Guinéens. Aux dernières nouvelles, Hawa Yalo qui se trouvait au Cameroun cherche à regagner Bangui en catastrophe, par la route, se sentant aussi en danger.

 

Hamed « Dada » Yalo.

Petit frère de Sani Yalo arrêté le 27 Décembre dernier. Envoyé au Tchad en formation à l’école des officiers en 2011 à Ndjamena, il y étudia jusqu’en 2014. Sa formation terminé, il s’envole pour la France et obtient le statut de réfugié, arguant être en danger s’il retournait en Centrafrique, puisqu’il fut envoyé dans cette école du temps de Francois Bozizé, entre-temps déchu. Il s’établit dans les Hauts-de-Seine, chez sa grande sœur Hawa Yalo, avant de prendre un studio dans le même immeuble, quelques temps avant sa série de va-et-vient entre Paris-Yaoundé- Ndjamena. À Paris il était rapidement devenu le lien avec des éléments Equato-Guinéens en exil en Europe, essentiellement Espagne et France. Il reçoit une forte somme avant de se rendre au Cameroun, à Douala, fin 2017, d’où il dépêche Danzoumi Yalo pour recruter une équipe à Bangui. Il retrouve à Douala les aautres membres du ptsch avorté et un ancien sergent de l’armée équato-guinéenne exilé aux États-Unis, Laban Obama Abesso, proche d‘Enrique Nsue Anguesomo, ambassadeur de Guinée équatoriale au Tchad interpellé à Ebebiyín le 30 décembre.

 

Kiki Yalo.

Officiellement résidant à Angers en France, il est positionné par son grand frère Sani Yalo au poste de représentant des transporteurs centrafricains au Conseil Économique et Social. Il a pu échapper au coup de filet Camerounais et joindre Bangui où, soutenu par Sani Yalo, il a pu regagner la France, avec pas moins de 15 millions de FCFA (22800 Euros).

 

Danzoumi Yalo

Surnommé colonel « Daz », fut un bras droit de Bozizé en 2003, puis ensuite responsable de la sécurité rapprochée de Bozizé. Les relations troubles entre les Yalo et certains officiers Equato-Guinéens ont débuté lorsque Danzoumi Yalo a ouvert en 2015 un motel dans le quartier 36 villas. Ce motel a accueilli des officiers du contingent Équato-Guinéen détaché en Centrafrique. Sous la responsabilité de Danzoumi, Kiki Yalo procéda au recrutement des éléments Centrafricains ayant participé à cette aventure dans le rang des FACA. Il aurait par ailleurs présenté en Décembre une personnalité Equato-Guinéenne impliquée dans la tentative de putsch avortée au Président de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim Meckassoua.

 

Sani Yalo était-il au courant ?

 

Sani Yalo s’est rendu à Londres et Paris mi-Décembre où il aurait rencontré des personnalités Equato-Guinéenne impliquées dans la tentative de putsch avortée. Il aurait même fait rencontrer l’une de ces personnalité au Président de la République Faustin Archange Touadéra à l’hôtel Ledger Plazza de Bangui. Ladite personnalité aurait même financé son mariage avec Jeanne Lebouder célébré en grande pompe à Bangui en 2017. Il affirme à Jeune Afrique avoir participé à sa dénonciation. « Nous avons été informés que des Centrafricains étaient impliqués dans une tentative de déstabilisation. Nous avons donc prévenu les autorités des pays concernés, le Cameroun et la Guinée équatoriale. Si mon frère est un terroriste, il faut le traiter comme tel. Je n’ai pas d’états d’âme ». Sani Yalo a-t-il réellement prévenu les services camerounais ? Quand ? Qui ? Comment ? Ou cherche-t-il plutôt à se dédouaner en mettant tout sur le dos du petit frère dont le sort apparaît lui déjà scéllé… Maître Mathias Barthélémy Morouba, l’avocat centrafricain spécialiste des droits de l’homme, est mandaté par la famille Yalo dans ce dossier. Guy Simplice Kodégué, un ancien ministre de Michel Djotodia, qui prétend avoir de fortes relations à la Présidence Camerounaise, prête aussi ses services à la famille. La famille a même fait appel à des marabouts censés les protéger dans cette période trouble…

 

 

Personnalités Equato-Guinéennes impliquées dans la tentative de putsch avortée …

 

Enrique Nsue Anguesomo, ambassadeur de Guinée équatoriale au Tchad

Le 30 décembre, Enrique Nsue Anguesomo, ambassadeur de Guinée équatoriale au Tchad, est interpellé à Ebebiyín, où il passait les fêtes en famille, selon sa défense. Problème : personne dans sa hiérarchie n’avait été mis au courant, ce qui attise les soupçons de Malabo.

 

Salomon Abeso Ndong, Opposant équato-guinéen

Originaire de la région de Mongomo comme le chef de l’État, cet opposant exilé entre Londres et Paris (où il possède un pied-à-terre) est la principale personnalité désignée par Malabo. Cet homme d’affaires passé par des universités américaine et britannique a dirigé à Malabo Atlantic Methanol de 1993 à 2002. Il est le neveu d’un ex-président de l’Assemblée nationale, Felipe Ondo Obiang (ministre sous le président Francisco Macías Nguema), fondateur de la Force démocratique républicaine (FDR), parti dans lequel Abeso Ndong a été actif. En 2002, lui et son oncle sont arrêtés et torturés. Abeso Ndong est condamné à mort. Sur intervention américaine, il est libéré après plus de deux ans. Passé aux États-Unis et en Espagne, il trouve asile en Grande-Bretagne. Il travaille aujourd’hui dans l’immobilier. En 2013, il lance à Paris la Coalition d’opposition pour la restauration d’un État démocratique (Cored), rejointe un an plus tard par Severo Moto Nsa, auteur d’une tentative de coup d’État en 2004 avec le mercenaire Simon Mann. La Cored a été partie civile dans le procès des « biens mal acquis », que le fils du président, Teodorín, a perdu.

 

Ruben Clemente Nguema Engonga Avomo, président de la cour provinciale de Bata, équato-guinéen

Actuellement à Madrid pour subir des soins, le fils du ministre de l’Intérieur équato-guinéen, Clemente Engonga Nguema Onguene, est accusé par Malabo d’avoir participé à un complot élaboré par des rejetons de hauts dignitaires afin d’empêcher l’arrivée à la tête de l’État équato-guinéen du fils du président,Teodoro Nguema Obiang Mangue, surnommé Teodorín. Ruben Clemente, qui dirige la cour provinciale de Bata, est originaire de Mongomo. Il est en outre un proche de l’opposant en exil Salomon Abeso Ndong, avec lequel il a grandi.

Centrafrique: Affaire de coup d’Etat manqué en Guinée équatoriale, Sani Yalo rejette la responsabilité

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Centrafrique: Affaire de coup d’Etat manqué en Guinée équatoriale, Sani Yalo rejette la responsabilité

 

 

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Le PCA Sani Yalo lors de sa conférence de presse à Ledger de Bangui le 17 janvier 2018. Photo Éric Ngaba. Copyright2018CNC.

 

 

Bangui 17 janvier 2018, CNC.

Par Eric NGABA

 

L’affaire de coup d’Etat avorté contre le Président Equato-guinéen, Obiang Nguema, impliquant aussi des mercenaires centrafricains dont Dada Yalo, continue de défrayer la chronique en République Centrafricaine. Pour tenter de couper court aux allégations selon lesquelles il aurait soutenu son frère cadet Dada Yalo dans ce coup d’Etat, le Président du Conseil d’Administration du Bureau d’Affrètement Routier de Centrafrique (BARC), Sani Yalo, rejette sa responsabilité. Lors d’une conférence de presse animée mercredi 17 janvier 2018 à l’hôtel Ledger de Bangui, l’affairiste centrafricain a déclaré que le sulfureux Dada Yalo, l’un des mercenaires arrêtés au Cameroun, va subir lui-même les conséquences des actes qu’il a posés.

« Il va subir les conséquences ce qu’il a fait », a déclaré Sani Yalo en répondant aux journalistes qui voulaient savoir s’il va intervenir pour négocier la libération de son frère cadet qui fait partie des mercenaires détenus au Cameroun. En déclarant ainsi, Sani Yalo veut décliner sa responsabilité dans cette affaire.

Devant une dizaine des professionnels des médias, l’affairiste centrafricain a balayé d’un revers de la main les accusations portées contre lui, lesquelles accusations, il serait derrière son petit frère dans le projet de coup d’Etat contre le président guinéen.

« Vous savez. Déjà, on a trop de problème chez nous en Centrafrique à régler. Comment se fait-il qu’on peut aller s’emmerder avec les histoires des autres ? Il faut être vraiment idiot. Et pourquoi je dois être mêlé à cela ? Parce qu’il y a un nom Yalo ? Pourquoi doit-on me mêler parce que mon frère a été appréhendé dans une histoire abracadabrante ? Ni de près ni de loin, je me suis mêler à cette affaire. Obiang a été toujours le président qui a soutenu la Centrafrique. Et c’est un papa que je connais. Je ne sais pas, qu’est-ce qui m’animerait de renverser son pouvoir ? », se justifie le Président du Conseil d’Administration du Bureau d’Affrètement Routier de Centrafrique.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                Pour lui, son frère cadet doit subir les conséquences de ses actes et que la famille Yalo ne partage pas la responsabilité. Car, a-t-il martelé, le président Obiang Nguem  a est un ami indéfectible qui ne cesse de soutenir les autorités centrafricaines.

Pour rappel, le frère cadet de Sani Yalo, dont Dada Yalo, est impliqué dans le coup d’Etat déjoué contre le pouvoir du président équato-guinéen, Obiang Nguema. Il est présentement détenu parmi les mercenaires appréhendés au Cameroun.

 

CopyrightCNC.

CENTRAFRIQUE : PAOUA, VILLE MARTYRE. SI LES FORCES ARMÉES CENTRAFRICAINES NE SONT PAS RAPIDEMENT DEPLOYÉES, D’AUTRES PAOUA SONT À CRAINDRE.

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CENTRAFRIQUE : PAOUA, VILLE MARTYRE.  SI LES FORCES ARMÉES CENTRAFRICAINES NE SONT PAS RAPIDEMENT DEPLOYÉES, D’AUTRES PAOUA SONT  À CRAINDRE.

 

 

 

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L’autoproclamé Général Ahmat Bahar devant son domicile à Bétoko le 27 décembre 2017. Par AFP.

 

 

Bangui, le 18 janvier 2018.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

UNE VILLE MARTYRE

         

Ces derniers temps, Paoua est devenue une ville martyre. 300 morts environ en 24 heures. Des villages incendiés. Des viols. Des lieux de culte profanés. Des prêtres agressés. Des milliers d’habitants en fuite.

          Ce sont des barbares d’un autre temps qui, à Paoua, se livrent à des actes insoutenables. Ils éventrent des femmes à la machette. Des vieillards sont enfermés dans leurs maisons et brûlés vifs.

          La ville est livrée à la sauvagerie d’une sorte de « führer » local, le général autoproclamé Ahamat Bahar. Chef de guerre du groupe armé Mouvement National pour la libération de la Centrafrique (MNLC), il  affronte un autre groupe armé,  Révolution et Justice (RJ). Les conflits, effroyables, ont pour corollaire la détresse d’une population meurtrie, forcée de prendre la route incertaine de l’exil.

          Face à cette tragédie, le gouvernement, d’une impuissance abyssale, se mure à Bangui dans un mutisme inquiétant. Les cris de souffrance du peuple ne semblent atteindre ni les ministères, ni la présidence.  

 

L’URGENCE :  LE DÉPLOIEMENT DES FACAS

          On a appris, non sans satisfaction, l’engagement des États-Unis d’octroyer 7 milliards de FCA à la République Centrafricaine pour équiper ses Forces Armées (FACAS). De plus, comme dit le dicton, les bonnes nouvelles n’arrivent jamais seules : après la Russie, la France s’apprête à vendre des armes à la Centrafrique – du moins en a-t-elle demandé l’autorisation auprès de l’ONU.

          Est-ce la fin de l’ignominieux embargo qui a désarmé la République Centrafricaine et l’a livrée sans défense à des hordes de rebelles et de mercenaires sanguinaires ? On observe que, depuis les livraisons des armes russes, les séditieux sentent venir l’inévitable fin de leur incursion sanglante en Centrafrique. Dans les provinces qu’ils occupent encore, ils sont devenus enragés. La peur de comparaître devant la Cour Pénale Spéciale de Bangui les étreint et les aveugle. Elle les pousse à se livrer à des crimes contre l’humanité sans retenue, d’une barbarie inouïe.

          On dit que deux compagnies de combat des FACAS sont prêtes pour engager le fer avec les groupes d’ex-Sélékas qui se livrent à des massacres dans les provinces qu’ils occupent. Les armes russes n’ont pas équipé les soldats centrafricains pour qu’ils affrontent les factions sélékistes. Pourquoi la montée au front tarde-t-elle ?

          Il faut que le président Touadera et le gouvernement donnent des directives claires et vigoureuses à la Minusca et aux FACAS restructurées pour combattre les rebelles.

          Il faut abandonner les illusions d’un dialogue : les groupes armés n’en veulent pas. Il faut passer à l’offensive. Plus le temps passe, plus grandit la crainte de voir les hordes des bandes armées se rapprocher de Bangui la Capitale.

          Les massacres sans discernement des populations se précipitent, les périls vont crescendo, menaçant de plus en plus la souveraineté et l’unité de la République Centrafricaine. Son tissu social ébranlé risque d’être littéralement disloqué, le pays pouvant alors plonger dans le chaos.

          Il est confirmé, avec les tragiques événements de Paoua, que les rebelles ne veulent le pouvoir que pour s’absoudre de leurs crimes et demeurer impunis. Si les séditieux cherchaient vraiment la paix, comme ils le claironnent sans arrêt, ils accepteraient le désarmement sans conditions et rejoindraient le processus du DDRR.

          Désormais, à l’horizon se profile l’inévitable affrontement entre le pouvoir et les rebelles. Avec son terrible lot de victimes civiles collatérales.

Mais on peut encore agir. Si on réarme rapidement les FACAS restructurées avec les armes russes et si on les déploie rapidement, il est possible qu’une aube nouvelle, de paix et de réconciliation, se lève à l’horizon de la République Centrafricaine.

Hommage aux innocents martyrs de Paoua.

                                                                                                                                                                    JOSEPH AKOUISSONNE

(17 janvier 2018)

Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

RDC : des membres du gouvernement interdits de voyage à l’étranger

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RDC :  des membres du gouvernement interdits de voyage à l’étranger

 

 

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Aéroport de Ndjili à Kinshasa en RDC. Photo AFP.

 

 

Bangui, le 17 janvier 2018.

Par : CNC.

 

Quatre membres du gouvernement congolais ont été empêchés de voyager à l’extérieur de la République démocratique du Congo (RDC) la semaine dernière, alors qu’ils détenaient des ordres de mission signés par le Premier ministre Tshibala, rapporte mercredi la presse kinoise. Des sources aéroportuaires, citées par depeche.cd, parlent d’un ministre d’Etat – le gouvernement de Kinshasa en compte neuf -, de deux ministres et d’un vice-ministre, qui n’ont pas embarqué pour n’avoir pas obtenu un avis préalable et favorable de la présidence de la République sur ces voyages.

Des sources proches du gouvernement citées par la radio onusienne Okapi indiquent que l’avis du Premier ministre ne suffit pas pour autoriser la sortie du pays de tout membre du gouvernement. Il faut au préalable obtenir l’avis favorable de la présidence de la République.

Pour le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, ce sont des procédures administratives normales que tout membre du gouvernement est censé connaitre. « Peut-être, les nouveaux collègues ministres ne les connaissaient pas bien », a-t-il souligné.

Mende dit avoir obtenu, lui, l’autorisation du président Joseph Kabila pour effectuer une mission dans les tous prochains jours à l’étranger avant de recevoir un ordre de mission du chef du gouvernement.

 

 

Avec La Libre.

 

Etats-Unis : l’armée americaine se prépare activement à une guerre, l’ONU espère calmer le jeu.

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États-Unis  : l’armée américaine se prépare a une guerre, l’ONU espère calmer le jeu..

 

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Le Président nord-coréen Kim Jong Un s’entretient avec les officiers de son armée. Photo AFP.

 

 

Bangui, le 17 janvier 2018.

Par : CNC, Lapresse. 

 

«L’administration examine très sérieusement les options militaires qui pourraient entrer en jeu en ce qui concerne la Corée du Nord», a déclaré à quelques journalistes Mac Thornberry, qui préside la commission des forces armées de la Chambre des représentants.

«Les entraînements sont très sérieux», a-t-il ajouté. «Les militaires ont des préparatifs en cours et j’espère qu’ils ne seront pas nécessaires».

Le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis a insisté à plusieurs reprises sur le fait que les efforts en vue de régler la crise nord-coréenne devaient être avant tout diplomatiques, tout en ajoutant que le Pentagone devait toujours se

préparer à toute éventualité.

Les tensions avec Pyongyang se sont aggravées après la multiplication l’an dernier des tirs de missiles balistiques nord-coréens capables de porter une ogive nucléaire et d’atteindre le sol américain. Elles se sont adoucies avec les discussions amorcées il y a une semaine entre Séoul et Pyongyang.

Signe que les tensions restent élevées, une fausse alerte a provoqué la panique samedi dans l’archipel d’Hawaii, lorsque les habitants ont reçu un message les avertissant que le territoire était visé par un missile balistique et les enjoignant de se mettre à l’abri.

Les États-Unis et leurs alliés étaient réunis mardi à Vancouver pour tenter de durcir les sanctions contre Pyongyang, une réunion sans la Chine ni la Russie que Pékin et Moscou ont d’ores et déjà remise en cause.

Une guerre est évitable, selon le chef de l’ONU

Une guerre avec la Corée du Nord est évitable, a affirmé mardi le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, appelant à des négociations directes entre les responsables clés sur le démantèlement du programme nucléaire de Pyongyang.

  1. Guterres a salué les récentes initiatives de Séoul et Pyongyang pour apaiser les tensions, ajoutant toutefois: «n’oublions pas que le problème essentiel reste à régler».

«Je crois que la guerre est évitable», a déclaré Antonio Guterres à des journalistes, ajoutant toutefois: «Je ne suis pas certain que la paix soit garantie».

Son objectif est que «ceux qui sont les plus pertinents dans ce processus soient capables de se parler de manière sérieuse et de trouver sérieusement une manière de dénucléariser».

  1. Guterres, qui entame sa deuxième année en tant que secrétaire général de l’ONU, présentait ses priorités pour l’année 2018.

Il a estimé qu’il y avait de «petits signes d’espoir» avec la remise en service du téléphone rouge intercoréen et les jeux Olympiques de Pyeongchang auxquels la Corée du Nord a accepté de participer. M. Guterres sera présent à la cérémonie d’ouverture de ces jeux d’hiver en Corée du Sud le mois prochain.

Centrafrique : Quand le procès Andjilo n’interpelle pas les ‘’Auto-défense’’ de Bangassou

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Centrafrique : Quand le procès Andjilo n’interpelle pas les ‘’Auto-défense’’ de Bangassou

 

 

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Photomontage de l’autoproclamé Général des braqueurs Anti-balaka Andjilo dit Rodrigue Ngaibona. Photo du janvier 2015 par CNC.

 

 

Bangui, le 17 janvier 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Les paisibles populations de la ville de Bangassou croulent encore sous les affres des groupes armés qui se croient les maîtres de la localité. Les actes criminels de tout genre sont perpétrés au quotidien sur les populations, alors que d’aucuns pensaient que le procès Andjilo en cours devrait servir de leçon. Car, après tout, tous les criminels devront répondre de leurs actes devant la barre si ce n’est lors des sessions criminelles, ce sera devant la Cour pénale spéciale ou la Cour pénale internationale.

Il est dit qu’un peuple périt faute de connaissance, mais la perpétuation des violences par les groupes armés à Bangassou relèverait de la pure absurdité. Puisque somme toute, ces auteurs de crimes savent qu’à l’mage de Rodrigue Ngaïbona alias ‘’Général Andjilo’’, ils seront traqués et traduits en justice pour les crimes et sévices dont ils sont auteurs sur la paisible population.

En effet, la violence à main armée et la criminalité deviennent de plus en plus sont demeurées endémiques à Bangassou. Les habitants sont sujets de multiples cas d’agression sans défense depuis presque dix mois consécutifs – œuvres machiavélique des jeunes dits ‘’auto-défense’’ ainsi que des ex-seleka. Ces criminels sont aujourd’hui dissimulés sur le site des déplacés parmi les musulmans chrétiens.

« On ne peut plus vivre ici », ainsi a déclaré un habitant sous l’anonymat. Et d’expliquer que « chaque nuit, il y a au moins entre deux ou trois braquages. Nous vivons dans l’insécurité totale sans la protection. En plus de la ville de Bangassou, ces bandits sévissent sur l’axe Ouango Bangassou et Gambo- Pombolo. C’est bandes armés règnent en maître dans la localité »

Faut-il souligner au passage que le 4 janvier dernier, l’Abbé Blaise Bissialo, Curé de la Paroisse Christ Roi de Bangassou a été sauvagement agressé par les éléments identifiés comme les musulmans du site de déplacés, puis évacué d’urgence à Bangui par les soins de MSF. D’ailleurs, ce dernier suit encore des soins dans la capitale centrafricaine.

L’être humain n’est plus sacré. Les agresseurs de tout genre ont refait surface. La population sacrifiée ne sait plus à quel saint se vouer.

A la faveur de l’absence de la justice et la faiblesse de l’autorité de l’Etat dans la ville et surtout la passivité de la Minusca tant décriée, la population continue de subir les effets pervers de la crise, ainsi que des dégâts collatéraux orchestrés par les hommes armés.

Ceux qui continuent de commettre des exactions sur les paisibles Centrafricains doivent savoir, une fois de plus, que tôt ou tard, ils seront rattrapés, s’ils n sont pas tués sur les théâtres d’affrontements, et devront répondre de leurs actes devant la justice. Ils doivent aussi tirer des leçons sur le procès du fameux général Andjilo.

Centrafrique : affaire du coup d’État en Guinée Équatoriale, les choses bougent du côté de la famille Yalo.

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Centrafrique : affaire du coup d’État en Guinée équatoriale, les choses bougent du côté de la famille Yalo.

 

 

 

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Bangui, le 16 janvier 2018.

Par : Thierry Simbi, CNC.

 

le 28 décembre 2017 : des putschistes sont arrêtés à la frontière Sud du Cameroun…

 

Les autorités équato-guinéennes ferment de façon unilatérale la frontière de leur pays avec le Cameroun. Cette décision fait suite à l’arrestation par la Police camerounaise d’un commando d’une quarantaine de personnes qui transportaient des armes et des tenues militaires à bord d’un autocar se dirigeant vers la Guinée-Équatoriale. Ces éléments sont arrêtés à la frontière de Kyé-Ossi, ville frontalière dans la région du Sud du Cameroun. Ils sont armés, en tenues militaires, des cagoules et sur chacun d’eux, après fouille, une somme de presque 2 millions de FCFA. Les forces de sécurité camerounaises saisissent notamment cinq lance-roquettes, 1 MAG (une mitrailleuse de guerre) et 2570 munitions, tous calibres confondus. Alors que les enquêtes avaient commencé à Ebolowa au Sud du Cameroun, sur hautes instructions de Paul Biya, ces individus interpellés ont été acheminés sur Yaoundé pour des enquêtes plus appropriées. Ces éléments en tenue avaient pour projet de passer la frontière équato-guinéenne à Kyé-Ossi, pour soutenir un putsch contre le régime de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.

 

 

9 janvier : Touadéra convoqué à Malabo…

 

Selon les services de sécurité du Cameroun, de Guinée-Equatoriale et de France, Bangui aurait servi non seulement de base arrière dans le montage du complot déjoué par Malabo mais aussi de lieu de recrutements de certains éléments à cette tentative de putsch avortée. Teodoro Obiang Nguema Mbasogo apprend aussi que se trouveraient des proches de Faustin Archange Touadéra parmi ceux qui ont voulu renverser son pouvoir, il en piqua une colère noire et l’accueil à Malabo fut glacial. Car parmi l’équipe d’apprentis putschistes arrêtés se trouvent Ahmed Yalo dit « Dada », le petit frère de Sani Yalo, ainsi que l’aide de camp de ce dernier. C’est la principale raison pour laquelle les autorités de Guinée-Equatoriale soupçonnent Sani Yalo et même Touadéra d’avoir été au courant des projets de putsch…Teodoro Obiang Nguema Mbasogo convoque alors Touadéra à Malabo pour des explications. Paniqué, le Président centrafricain voulait initialement envoyer son Ministre des Affaires étrangères Charles-Armel Doubane mais les autorités Équato-guinéennes insistèrent pour l’entendre personnellement. Touadéra fit donc le déplacement malgré lui du 9 janvier.

 

 

10 Janvier : les préparatifs du putsch déjoué…

 

Agapito Mba Mokuy, ministre des Affaires étrangères de la Guinée équatoriale fait savoir que cette tentative aurait été préparée en France, sans que Paris n’y soit mêlée de près ou de loin et que des mercenaires tchadiens, soudanais et centrafricains.

 

 

12  Janvier : le ministre de la sécurité Equato-Guinéen enquête à Bangui…

 

Le ministre de la Sécurité nationale, Nicolas Obama Nchama est dépêché à Bangui pour complément d’enquête dans cet épineux dossier de coup d’Etat déjoué.

 

 

13 janvier 2018 : extradition des putschistes de Yaoundé, au Cameroun, à Malabo en Guinée Équatoriale.

 

 

Implication de la famille Yalo…

 

Les relations troubles entre les Yalo et certains officiers Equato-Guinéens ont débuté lorsque Danzoumi Yalo a ouvert en 2015 un motel dans le quartier 36 villas. Ce motel a accueilli des officiers du contingent Équato-Guinéen détaché en Centrafrique. Ces relations se sont ensuite approfondies via des rendez-vous qui ont ensuite eu lieu à l’hôtel Hilton de Yaoundé, Madrid, Paris et l’hôtel Ledger Plazza de Bangui.

 

Hawa Yalo, sœur de Sani Yalo séjournait d’ailleurs régulièrement audit motel, de Danzoumi son frère, lorsqu’elle descendait à Bangui. Elle se serait même acoquinée avec deux officiers Equato-Guinéens. Ces derniers ont-ils participé à la tentative de putsch du 28 décembre ? On ne le sait pas à ce stade.

 

Ahmed Yalo dit « Dada », petit frère de Sani Yalo arrêté le 28 Décembre dernier. Envoyé au Tchad en formation à l’école des officiers en 2011 à N’Djaména, au Tchad, il y étudia jusqu’en 2014. Sa formation terminé, il s’envole pour la France et obtient le statut de réfugié, arguant être en danger s’il retournait en Centrafrique, puisqu’il fut envoyé dans cette école du temps de Francois BOZIZÉ, entre-temps déchu. Il s’établit dans les Hauts-de-Seine, chez SA grande sœur Hawa Yalo, avant de prendre un studio dans le même immeuble, quelques temps avant sa série de va-et-vient entre Paris-Yaoundé-N’Djaména. À Paris il était rapidement devenu le lien avec des éléments Equato-Guinéens en exil en Europe, essentiellement Espagne et France.

 

Kiki Yalo et Danzoumi Yalo deux autres frères de Sani Yalo sont eux aussi impliqués. Officiellement résidant dans le Maine à Angers, positionné par son grand frère Sani Yalo Représentant des Transporteurs Centrafricains au Conseil Économique et Social, le Conseiller Économique Kiki Yalo est actuellement en France.

 

Échappé miraculeusement du coup de filet Camerounais, Kiki Yalo avait pu joindre Bangui où, soutenu par Sani Yalo, il a pu regagner la France, avec pas moins de 15 millions de FCFA (22800 Euros).

 

Danzoumi Yalo surnommé colonel « Daz », fut un bras droit de Bozizé en 2003, puis ensuite responsable de la sécurité rapprochée de Bozizé. Sous la responsabilité de Danzoumi, Kiki Yalo procéda au recrutement des éléments Centrafricains ayant participé à cette aventure dans le rang des FACA. Dada était lui en lien direct avec l’opposition équato-guinéenne en exil en Europe et a directement pris part à la tentative de putsch déjouée.

 

Sani Yalo qui s’est d’ailleurs rendu à Londres et Paris mi-Décembre était forcément informé des entreprises de ses frères Dada, Danzoumi et Kiki Yalo. Pour preuve le passage à Bangui, au Ledger Plaza Hôtel dans la suite présidentielle de l’un des comploteurs Équato-Guinéens. Sans compter qu’il n’est d’ailleurs de secret pour personne que les Yalo ont toujours entretenu aussi des liens étroits avec des éléments armés tchadiens…

 

 

Touadéra et Meckassoua eux aussi mouillés ?

 

La tentative de putsch avortée aurait été dirigée par un général équato-tchadien proche de Gabriel Nse Obiang Obono. Meckassoua (via Danzoumi Yalo) et Touadéra (via Sani Yalo) ont rencontré ce personnage proche de l’opposition Equato-Guinéenne lors de son passage à Bangui en Décembre dernier. Ce général a d’ailleurs financé une large partie du mariage de Sani avec Jeanne Lebouder qui a eu lieu en 2017… Etaient-ils alors au courant du projet de coup d’Etat que celui-ci préparait ? Rien ne permet de l’affirmer à ce stade. Toutefois, l’on a pu voir « Daz » au Cabinet de Meckassoua à l’Assemblée Nationale à de très nombreuses reprises ces derniers jours et l’on sait que Meckassoua a dernièrement fait quatre ou cinq jours à N’Djamena…

 

 

Le président équato-guinéen attendu au Cameroun

 

Il se prépare actuellement la visite prochaine du président Equato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo à Yaoundé. Le chef de l’Etat Equato-guinéen voudrait remercier son homologue camerounais, Paul Biya, dont les services de sécurité ont réussi à déjouer un coup d’état qui se préparait contre lui.

 

Des avocats et des marabouts commis par la famille Yalo…

 

Maître Mathias Barthélémy Morouba, l’avocat centrafricain spécialiste des droits de l’homme, est mandaté par la famille Yalo dans ce dossier impliquant personnellement Dada Yalo.  Guy Simplice Kodégué, un ancien ministre de Michel Djotodia, qui prétend avoir de fortes relations à la Présidence Camerounaise, prête aussi ses services à la famille, laquelle a même fait appel à des marabouts censés les protéger dans cette période trouble…

Centrafrique : remaniement au sein du bureau du Président de l’Assemblée Nationale.

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Centrafrique : remaniement au sein du bureau du Président de l’Assemblée Nationale.

 

 

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Le Président de l’Assemblée nationale Karim Meckassoua. Photo Éric Ngaba. CopyrightCNC.

 

 

Bangui, le 16 janvier 2018.

Par : Thierry Simbi, CNC.

 

L’écrivain et universitaire Gabriel Danzi quitte à sa demande le bureau du PAN. Il est remplacé par un ancien ministre et ancien député de Nola, Laurent Gomina Pampali. Il en est de même pour Alain Lamessi, dont le sort demeure inconnu alors que son poste modifié est attribué à l’ancien ministre d’Ange-Félix Patassé, Jean-Bruno Vickos nommé conseiller aux NTIC. Jean-Bruno Vickos était candidat malheureux à Mobaye, aux dernières élections législatives, contre Simplice Aurélien Zigas Kongbélet, actuel vice-président de l’Assemblée Nationale. Mme Eugénie Yarafa, ancienne ministre et membre influente de l’Organisation des Femmes Centrafricaines est nommée au secrétariat général tandis que Mme Marie Solange Pagonendji Ndakala, ancienne ministre de François Bozizé et ancien députée de Bambari, sera chargée des dossiers sur la réconciliation nationale en tant que conseillère. D’indiscrétions calculées, il se dit que d’autres têtes tomberaient au courant de cette journée car d’autres textes suivraient. Ce remaniement qui ne surprend guère arrive toutefois à un moment où le Président de l’Assemblée nationale est soupçonné de souffler le chaud et le froid en entretenant des leaders de groupes armés et de milices autodéfenses aussi bien à Bangui que dans les zones en guerre civile telles les régions de Paoua, Kaga-Bandoro et Bambari où ainsi que le dénonçait avant son décès le défunt général Séléka Zoundéko, tombé sous les bombardements de la Minusca à Ippy… Ce remaniement intervient aussi dans un moment de tension diplomatique entre Malabo et Bangui alors que son nom circule aussi dans cette affaire de coup d’État déjoué. Ami de Danzoumi Yalo, il serait bien informé du complot dans la mesure où il aurait reçu, introduit par Danzoumi Yalo, une éminente personnalité de l’opposition Équato-Guinéenne en exil, un des auteurs du putsch manqué, en décembre dernier lors de son séjour au Ledger Plazza en Décembre dernier. Notons aussi que ce mouvement du Cabinet du PAN s’effectue avant la rentrée parlementaire de 2018 et bien avant le remaniement gouvernemental chuchoté du 2ème anniversaire, en mars prochain, de l’investiture de Faustin Archange Touadéra. Il faudra revenir sur les en-dessous de certains limogeages, avec Touadéra en mire…

Centrafrique : le Président du parlement national Karim Meckassoua décide de ramener la Paix au KM5.

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Centrafrique : le Président du parlement  Karim Meckassoua décide de ramener la paix au KM5

 

 

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Rencontre avec les acteurs de la paix au quartier KM5.

 

 

Bangui 16 janvier 2018, CNC.

Par Eric NGABA

 

« La paix pour maintenant, au km 5, c’est possible  », c’est sur ce crédo que le député du 3ème arrondissement de la ville de Bangui, Karim Meckassoua, décide de ramener la paix dans sa circonscription. Il a initié une démarche en vue de ramener la paix dans cette partie de la capitale centrafricaine, avec une attention particulière portée sur le Km 5, quartier qui cristallise au quotidien les fantasmes et les peurs alimentant les tensions et entretenant le climat d’insécurité.

 

« Le sort de la paix est entre nos mains », c’est avec cette conviction que la Président de l’Assemblée Nationale, le député Karim Meckassoua convint la population du Km5 sur cette démarche du retour de la paix définitive dans le 3e arrondissement de la ville de Bangui.

 

« C’est le Député du 3e arrondissement et du Km5 qui vient vers vous », n’a cessé de répéter Karim MECKASSOUA à ses interlocuteurs.

 

Sa démarche pour la paix se veut locale et concrète avec l’engagement de tous les habitants de ce secteur réputé comme le foyer de tension de la capitale. Concrètement, la démarche consiste à se rapprocher des acteurs de la crise, à les écouter, à identifier ensemble des actions à conduire pour ramener la sécurité dans le 3e arrondissement et le vivre ensemble entre ses habitants et le reste de la capitale.

 

Le week-end dernier, il a organisé des réunions séparées avec les parties prenantes, notamment avec les groupes en armes du Km5, les Forces armées centrafricaines (FACA), les auto-défenses, et avec les chefs Anti-Balaka de tous les arrondissements de Bangui.

 

« Les échanges ont, à chaque fois, été très francs. Aucun sujet n’a été évité, qu’il s’agisse de la responsabilité des politiques, des commerçants, des chefs des groupes eux-mêmes et de leurs éléments ; qu’il s’agisse des exactions commises par les uns et par les autres, des conditions de vie des populations, du retour des personnes déplacées, du désarmement des civils qui ont pris les armes, du retour à l’activité, de la question de justice, des rapports avec les autorités de l’Etat. Il est à noter qu’aucun coup de feu n’a été tiré et qu’aucun acte hostile n’a été enregistré », a indiqué le service de communication du député Karim Meckassoua.

 

A l’issue de ces réunions de premier contact entre les groupes en armes, des propositions concrètes ont été formulées.  Ces propositions sont : unifier les groupes en armes du km5 sous la responsabilité de FACAS aussi bien musulmans que chrétiens ; constituer des groupes mixtes d’alerte, composés d’Anti-balaka et de représentants des groupes armés du Km5 ; rétablir une libre circulation intégrale et sécurisée entre le Km5 et le reste de Bangui, avec possibilité pour les non-musulmans d’entrer et de sortir librement du 3e arrondissement, et pour les musulmans de circuler dans le reste de Bangui et de revenir sur leurs lieux de vie antérieurs ; proposer aux jeunes en armes une alternative en termes d’activités rémunératrices.

 

« Les chefs de groupe présents ont tous, sans exception, affirmé leur volonté d’aller de l’avant, de trouver des solutions concrètes, sans revenir sur les querelles et les exactions réelles ou supposées d’avant. Pour eux il appartient à la justice de traiter ces cas, comme cela est fait pour le « Général » Anjilo, mais en veillant bien à appliquer le même traitement aux exactions commises de part et d’autre » a renchéri le service de communication du président de l’Assemblée nationale de Centrafrique.

 

Unanimement, la décision de principe a été prise de constituer un Comité de suivi de la démarche de paix. Ce Comité sera un lieu pour poursuivre le dialogue, mais aussi pour surveiller la mise en application des mesures décidées ensemble, selon un chronogramme qui sera lui aussi fixé d’un commun accord.

 

Cette démarche est un engagement appelé « Action parlementaire pour la paix ». Elle vient après l’Initiative parlementaire pour l’adoption d’un plan de paix en RCA, et est une application concrète de ses principes.

 

Centrafrique: quand le Chef Antibalaka, ‘‘Général Andjilo’’, pense défier la justice

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Centrafrique: quand le Chef Antibalaka, ‘‘Général Andjilo’’, pense défier la justice

 

 

 

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L’autoproclamé génralAndjilo dit Rodrigue Ngaibona. Photo Éric Ngaba. Copyright2018CNC.

 

 

Bangui 16 janvier 2018 CNC.

Par Eric NGABA

 

Suspendu à plusieurs reprises depuis lundi dernier, le procès de Rodrigue Ngaïbona, connu sous le nom de Général Andjilo de la milice Antibalaka, ressemble à une scène théâtrale. Pour prétendre ne rien reconnaître les faits qui lui sont reprochés devant la Cour criminelle, Alias Andjilo tente de jouer au chat et à la souris mais pour combien de temps.

 

L’audience de Rodrigue Ngaïbona alias Andjilo se poursuit ce lundi 15 janvier à la Cour criminelle de Bangui. Dans la barre toutes les heures de l’audience, l’accusé rejette toute accusation portée contre lui.

 

Sur le premier chef d’accusation relatif à l’assassinat, le présumé criminel et le deuxième et troisième chef d’accusions, Rodrigue Ngaïbona a rejeté en bloc toutes les charges formulées à son endroit et a tenté de se défendre.

 

« Si des étrangers entrent chez vous et maltraitent vos enfants, vos femmes et vos vieillards, allez-vous laisser faire ? C’est en ce sens que nous avons combattu pour libérer le pays sous l’occupation des séléka», a justifié Rodrigue Ngaïbona, en réponse au président de la Cour.

 

De tel argument qui a suscité des applaudissements et des cris de youyou de l’assistance massée devant la Cour de cassation. Ouvert le 8 janvier 2018 et renvoyé le 12 et le 15 janvier 2018, le procès du redoutable chef Antibalaka Andilo n’a abouti aucune sentence judiciaire jusque-là.

 

Le procès tiré à longueur du fait de petit jeu du chat à la souris de l’accusé, est de nouveau renvoyé ce mardi, toujours à la Cour de cassation de Bangui.

 

 

 

 

ÉTATS-UNIS D’AMERIQUES : DONALD TRUMP SE LACHE SUR LES AFRICAINS, LES HAITIENS ET LES SALVADORIENS

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ÉTATS-UNIS D’AMERIQUES : DONALD TRUMP SE LACHE SUR LES AFRICAINS, LES HAITIENS ET LES SALVADORIENS

 

 

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Le Président americain Donald Trump lors de son premier discours devant le congrès americain. Photo AFP.

 

 

Bangui, le 16 janvier 2018.

Par : Joseph Akouissone, CNC.

 

RACISTE, IGNOMINIEUX ET INSUPPORTABLE

        

Les dernières éructations débiles de Donald Trump, suprémaciste blanc dont on connaît les accointances avec le Ku Klux Clan, sont littéralement à vomir : « Pourquoi est-ce que toutes ces personnes (Africains, Haïtiens et Salvadoriens) viennent ici ? » Pour lui, « l’Afrique, Haïti et le Salvador sont des pays de merde… » Et, poursuit-il : « Les Etats-Unis devraient plutôt accueillir des Norvégiens (blancs et blonds aux yeux bleus…) Pourquoi avons-nous besoin de plus de Haïtiens ? »

         Donald Trump a, décidément, de sérieux problèmes avec les personnes de couleur noire. Ses nuits sont peut-être hantées de cauchemars pleins de ces gens à la peau trop sombre. On se demande comment il peut être le président d’un pays multiracial et le plus puissant du monde en étant ce raciste avéré.

         Mais, devant ces tombereaux d’insanités, l’Afrique, pour une fois, s’indigne et convoque les ambassadeurs américains pour stigmatiser les propos outranciers de l’incorrigible Trump. L’ancien ministre de la culture, Jack Lang, semble avoir trouvé la bonne formule : « Trump : président de merde. » Ce 45e président des Etats –Unis est une caricature abjecte de dirigeant. Or, il est à la tête du pays le plus puissant du monde. Depuis son élection, il n’a cessé de mépriser l’Afrique et les Africains. Pour lui, tout ce qui n’est pas blanc ne compte pas. On se demande comment les Africains-Américains peuvent se sentir à leur place dans leur pays !

         L’indignation des pays d’Afrique noire ne devrait pas s’arrêter à la convocation des ambassadeurs américains. Il faudrait qu’elle se manifeste aussi par un rappel de leurs propres diplomates, accompagné d’une menace de rupture des relations, assortie de demande d’excuses. En outre, toutes les résolutions présentées par le gouvernement Trump aux Nations-Unies devraient être boycottées par les états africains. Donald Trump doit être isolé. Il représente une calamité pour l’humanité, un immense danger pour la sécurité du monde. Ne faudrait-il pas le soumettre à des examens psychiatrique ? Le peuple américain ne mérite pas d’être dirigé par un président élu par des adeptes du Ku Klux Clan, promoteurs de la suprématie blanche.

         La marque de vêtements « H&M » a cru bon de faire porter par un petit garçon noir un sweat-shirt recouvert de l’inscription : « Coolest monkey in the jungle » (Le singe le plus cool de la jungle). L’ignominieuse publicité a aussitôt déclenché une vague de protestations légitimes. Car les Noirs doivent, désormais, réagir avec force aux injures et provocations racistes. A l’heure où l’Afrique prend son essor, à l’heure où arrive une nouvelle génération d’Africains décomplexés, décidés à laver les humiliations séculaires, il faut en finir avec le mépris que des générations de Blancs ont infligé aux Noirs. Sinon, on risque d’être confronté à toute une jeunesse dangereusement vindicative. Est-ce que cette frustration et ces rancœurs ne se manifestent pas déjà par les réactions violentes des jeunes issues de l’immigration dans les banlieues ?

                                                                                                                   JOSEPH AKOUISSONNE

(16 janvier 2018)

 

Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

 

 

 

Centrafrique : Le portugais Herminio Maio pend la tête de l’Eutm

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Centrafrique : Le portugais Herminio Maio prend la tête de l’Eutm

 

 

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Le nouveau commandant de l’EUTM. Photo : Fred Krock, Copyright2018CNC.

 

 

Bangui, le 16 janvier 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Jeudi 11 janvier 2018, au Camp Moana (Ucatex) à Bangui a eu lieu la cérémonie de changement de commandement à la tête de l’EUTM, la Mission européenne pour la formation opérationnelle des Forces armées centrafricaines. L’espagnol Fernando Garcia Blazquez a passé la main au portugais Herminio Maio à la tête de la mission. C’était en présence de certains Ministres Mme Marie Noëlle Koyara de la défense et M. Henri Wanzet Linguissara de la sécurité publique. A leurs côtés, on notait la présence de l’ambassadrice de l’Union Européenne en Centrafrique, Samuela Isopi, Parfait Onanga Ananga, représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, le représentant de l’ambassade de la France.

Depuis 2013, la Centrafrique continue de traverser une interminable crise qui a vu le déclin de son armée nationale. Au moment où les exactions des groupes armés non réguliers continuent de battre leur plein à l’intérieur du pays, les centrafricains attendent impatiemment de voir leur armée nationale revenir sur la scène sécuritaire du pays, afin de garantir la sécurité des biens, personnes et du territoire centrafricain. Avec la levée partielle de l’embargo sur les armes à destination de la RCA obtenu par la Russie qui devrait livrer des armes aux FACA, et deux bataillons des FACA déjà entrainés, ce vœu est presque en voie d’être exaucé. En parallèle, le gouvernement centrafricain avec l’appui de l’Union Européenne de par sa mission de training, l’EUTM RCA, depuis mi 2016, est en train de procéder à l’entrainement des FACA en vue de refonder une armée républicaine, moderne et proactive et surtout une armée de garnison. L’EUTM RCA qui est à sa quatrième rotation, reflète l’engagement constant de l’Union Européenne auprès de peuple centrafricain qui aspire à avoir une armée professionnelle et opérationnelle. La mission aide aussi le pays avec de multiples dons et appuis financiers. Nous pouvons citer en guise d’illustration la construction d’un nouveau bâtiment du tribunal de grande instance de Bangui qui a permis à l’installation et l’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale et la réhabilitation de certaines écoles dans la commune de Bégoua. Le général espagnol Fernando Garcia Blazquez a rendu le commandement à son successeur, le général portugais Herminio Teodoro Maio, qui, à cet effet, est devenu le quatrième commandant de l’EUTM RCA après le général français Hautecloque-Raisz, puis le général belge Herman Ruys et enfin le général espagnol qui vient de lui passer la manche. Soulignons qu’à l’issue de cette prise de commandement de la mission européenne par un général de brigade portugais, le Portugal, qui compte d’ores et déjà plus de 160 militaires en Centrafrique, dont la plupart sont des commandos au sein de la Minusca, va commander pour la première fois une mission militaire européenne en Afrique. « Nous assumons cette responsabilité dans la suivie de notre participation dans des rotations précédentes avec un contingent renforcé de 45 soldats portugais, qui, aux côtés de leurs frères d’armes des 10 autres pays européens assurons la continuité de cette mission. » a entamé le général Maio dans son discours de circonstance. Notons que le quatrième mandat de l’EUTM RCA, sous l’impulsion du général Maio poursuivra les efforts qui visent à la réorganisation de l’ensemble de l’outil de défense centrafricain, avec l’étroite coopération avec l’ensemble des acteurs la communauté internationale, en particulier la délégation européenne et la Minusca. En effet, l’enjeu de la mission du nouveau mandat sera très considérable, en ce sens que les deux bataillons déjà formés seront bientôt armés par la livraison russe et seront déployés. Il convient d’ajouter aussi que la France a aussi manifesté un vœu de livrer des armes pour les FACA. Ainsi, le problème de l’armement et donc aussi de déploiement, qui ralentissait le rythme de l’entrainement des compagnies de FACA au départ, est plus ou moins résolu. Cela va sans dire que le nouveau commandant de l’EUTM devrait recadrer le timing de la mission pour pouvoir répondre au vœu des populations et des autorités centrafricaines de déployer très rapidement l’armée nationale sur toute l’étendue du territoire. « Nous sommes là pour continuer le bon travail déjà fourni par les rotations antérieures au profit des forces armées centrafricaines mais aussi dans la cadre de la stabilisation du pays », a expliqué le nouveau commandant de l’EUTM. Rappelons que la mission de l’EUTM RCA s’articule autour de trois différents piliers à savoir l’entrainement des FACA qui tient aussi en compte la formation des ex combattants qui seront insérés au sein des FACA dans le cadre de DDRR et aussi la formation des formateurs qui consiste à former des sous-officiers et officiers de FACA qui prendront le relai des instructeurs européens de l’EUTM. Le deuxième concerne l’éducation. Des renforcements de la capacité et des cours sont transmis aux FACA pour leur épanouissement intellectuel. Ainsi L’informatique, le leadership, le combat, le combat rapproché, droit international, les droits de l’Homme et prévention de la violence sexuelle sont des connaissances qui leur sont transmises pour faire d’eux une armée professionnelle et moderne. Le dernier volet concerne le conseil administratif. Ainsi, L’EUTM accompagne l’Etat-major des Armées et le ministère de la défense dans l’élaboration de tous les documents qui régulent l’organisation et la gestion de l’armée centrafricaine. « Ces sont des grands objectifs, je suis très engagé à tenir très rapidement m’adapter au rythme pour continuer dans le sens du succès de notre mission », a affirmé le général portugais au micro des journalistes lors d’une conférence de presse à la fin de la cérémonie. En somme, les défis sont nombreux, ainsi nous souhaitons bon vent à la nouvelle rotation de la mission européenne pour qu’enfin le déploiement total des FACA soit effectif.

Centrafrique : des sanction au sein du bureau du parti de l’unité et de la réconstruction (PUR).

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Centrafrique : des sanction au sein du bureau du parti de l’unité et de la réconstruction (PUR).

 

 

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Le Président du parti PUR Eddy Symphorien P.

 

 

Décision No 001/BP/PR/SG/18.
Portant mise en ordre au sein du Bureau Politique du Parti de l’Unité et de la Reconstruction.
 

Le Bureau politique réuni en séance extraordinaire du Samedi13 Janvier 2018 ;

 

Vu le pouvoir discrétionnaire du président du parti ;

 

Vu les dispositions statutaires du parti ;

 

Vu les dispositions du règlement intérieur en son article 60 du chapitre II sur les sanctions et après l’analyse du parti ;

 

Dans le souci de préserver les textes et les règles qui régissent le fonctionnement du parti.

 Décide :

 

Art 1. Monsieur François TOMOKOA, conseiller juridique et Secrétaire général par intérim est suspendu de toutes activités au sein du parti, jusqu’à nouvel

ordre.

 

Motif : Tentative d’engager le parti à des fins personnelles, contraire aux idéaux du parti ;

 

Art 2 : Les membres du Bureau Politique qui ne sont pas en règle vis-à-vis des frais de candidature depuis 2014 jusqu’à ce jour perdent leur poste et qualité. 

 

Il s’agit du : 

 

o Secrétaire Général ;

o Secrétaire général Adjoint ;     

o Trésorerie générale Adjointe ;

o Conseiller juridique ;

o Chargé de relations extérieures ;

o Chargé des presses et d’information

o Présidence de l’organisation de la jeunesse du PUR.

 

Les intéressés sont tenus de se rapprocher de la Trésorerie générale pour récupérer les chèques et engagement impayés.

 

Art 3. Ces postes seront pourvus, par décision du Bureau Politique, par des militants jugés  capables, conformément aux règles en vigueur. 

 Art 4. La présente décision qui prend effet pour compter de la date de sa signature, sera notifiée aux intéressés et publiée ou besoin sera.  

 

 

Fait à Bangui le 16/01/2018 

 

Pour le Bureau Politique

Le Président   

 Eddy Symphorien KPAREKOUTI

 

Centrafrique : déploiement progressif de l’autorité de l’État dans les provinces, un talent d’Achille du pouvoir de Touadera.

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Centrafrique : déploiement progressif de l’autorité de l’État dans les provinces, un talent d’Achille du pouvoir de Touadera.

 

 

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Les ex-Séléka. Copyrightautremédia.

 

 

 

 

Bangui, le 15 janvier 2018.

Par : Félix Ndoumba, CNC.

 

Suite à la rencontre au Palais de la renaissance entre le Président de la République Faustin Archange Touadera et une délégation des évêques pour la conférence épiscopale organisée du 8 au 14 janvier à Bangui, le service de communication de la Présidence de la République a annoncé ce dimanche 14 janvier que le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, qui a conduit cette délégation, propose au Chef de l’État de déployer progressivement dans tout le pays l’autorité de l’État, gage de stabilité et de la paix.

 

En effet, ce que le Cardinal Dieudonné Nzapalainga ne savait peut-être pas, c’est exactement ce que le Président Touadera y pense tout le jour, mais la manière dont il pourrait le faire qui l’Échappr ou du moins le manque totalement.

De la Minusca au gouvernement en passant par des partis politiques, on ne cesse de parler du déploiement de l’autorité de l’État dans les provinces sans préciser de quelle manière le chef de l’État pourrait s’y mettre concrètement. Beaucoup pensent évidemment au passage en force pour l’instaurer, d’autres par contre jugent mieux un déploiement progressif et moins brutal. Or le chef de l’État, tel qu’on le connaît, se laisse berner par son ami Tramadol Sarandji considéré par beaucoup comme un serpent à deux têtes.

Voyant comment on propose au chef de l’État de nommer des officiers supérieurs au poste des préfets dans des zones en conflit, en sachant très bien que cela ne pourra pas marcher tant que ces zones sont toujours sous contrôle des groupes armés proches de l’ex-coalition de la Séléka. Même l’ancien Président François Bozizé n’a pas fait ça, malgré c’est un officier général.

Ce que le Président Touadera devrait le savoir, c’est que les sélékas existent à cause des anti-Balaka à ce jour. D’ailleurs, la première raison évoquée  par cette rébellion en ce moment c’est pour protéger les civils musulmans menacés de massacre par des anti-Balaka. Même la communauté internationale hésite d’en finir avec la Séléka sous prétexte qu’elle protège plus ou moins la population musulmane du pays. Et si le gouvernement cesse de soutenir les miliciens anti-Balaka d’une manière ou d’une autre et s’il y’a un moyen de les contrôler efficacement, les sélékas n’auront aucune raison d’être dans le pays.

Selon un diplomate africain contacté par CNC, tant que les anti-Balaka continuent de harceler les sélékas sur leur territoire, il est fort probable de voir cette  ancienne coalition se renforcer dans le pays et l’État central, considéré comme le soutien indéfectible  des anti-Balaka ne pourra se déployer aisément dans tout le pays.

 

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Centrafrique : Procès devant la CPS, des milliers des corps seront déterrés pour analyse judiciaire.

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Centrafrique : Procès devant la CPS, des milliers des corps seront déterrés pour analyse judiciaire.

 

 

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Image d’illustration. Copyrightautremédia.

 

 

Bangui, le 14 janvier 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Selon une source judiciaire proche de la Cour pénale spéciale, des milliers des corps des victimes de la crise dans le pays seront exhumés pour analyse judiciaire afin de mieux comprendre les circonstances de la mort des victimes  enterrées parfois dans des fosses communes. Ainsi, la morgue de l’hôpital général en réfection a été choisie pour accueillir ces corps déterrés à des fins d’analyse.

 

Même si cela paraît étonnant, en tout cas en matière judiciaire, c’est la règle du jeu avant toute chose. L’analyse judiciaire du corps d’une victime pourrait faire avancer l’enquête très rapidement dans certains cas, selon l’avis d’un médecin légiste des Nations-Unies contacté par CNC qui, d’après ses explications techniques, rajoute que l’analyse approfondie du fond de l’œil d’une personne assassinée pourrait révéler la manière dont celle-ci a été assassiné.

Alors que le plateau technique d’analyse de se corps qui seront exhumés est encours d’installation, plusieurs questions restent en suspend et les Centrafricains se demandent comment la Cour pénale spéciale va-t-elle procéder à l’exhumation de tous ces corps du moment ou une bonne partie du reste des victimes se trouveen province, parfois abandonnés dans la forêt à la merci des charognards ?

Pour des nombreux Centrafricains, la démarche de la CPS est justifiée, mais cela va certainement concerner une petite partie seulement des victimes de cette barbarie humaine.

Entre temps à Bangui, la problématique d’électricité dans les morgues de la capitale se pose d’une manière pressante. On trouve parfois des corps pourris dans les morgues à cause du manque d’électricité qui alimente les chambres froides. La CPS va-t-elle envisager une solution à cette situation ?

Attendant de voir, laissant la justice faire son travail.

 

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Centrafrique : une violente explosion dans un camp militaire à Bouar, trois personnes amenées à l’hôpital.

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Centrafrique : une violente explosion dans un camp militaire à Bouar, trois personnes amenées à l’hôpital.

 

 

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Image d’illustration du camp Leclerc à Bouar. Cpyright2017CNC.

 

 

Bangui, le 13 janvier 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Une explosion violente d’environ 500 kilos du TNT, selon une source militaire locale, dans un ancien camp militaire abandonné à Bouar. Celle-ci a provoqué un choc nerveux à trois personnes qui étaient amenées d’urgence à l’hôpital général de Bouar. Que s’est-il passé concrètement ?

 

D’après les témoins qui sont présents dans le rayon du mouvement de cette violente explosion, celle-ci a eu lieu aujourd’hui samedi 13 janvier  aux environs de 11 heures 45 minutes heure locale dans un camp militaire des forces armées centrafricaines abandonné à seulement quelques 900 mètres au Nord-Est de la base du contingent Bangladesh de la Minusca. Malgré tout, l’onde de choc a été ressentie à plus d’un kilomètre et démise dans la ville.

Le bilan provisoire fait état de quelques dégâts matériels observés dans les locaux en conteneurs  préfabriqués occupés par le personnel international de la Minusca qui est tout aussi proche de l’explosion. En même temps, trois personnes situées proche de la seine ont été amenées d’urgence pour des chocs nerveux, mais leur pronostic vital n’est pas vraiment engagé.

L’endroit est actuellement sécurisé par la Mission Multidimentionnelle des Nations-Unies en République centrafricaine (MINUSCA).

L’enquête menée par la Minusca est en cours pour déterminer l’origine exacte de l’explosion qui a failli faire d’énormes dégâts.

 

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Centrafrique : massacre de Paoua, le chef de guerre Armel Sayo pourrait se retrouver devant la cour pénale au côté de Bahar.

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Centrafrique : massacre de Paoua, le chef de guerre Armel Sayo pourrait se retrouver devant la cour pénale au côté de Bahar.

 

 

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Les miliciens Anti-Balaka

 

 

Bangui, le 13 janvier 2018.

Par : Gervais Djingatoloum, CNC.

 

Le dimanche 7 janvier dernier, les chrétiens de l’église protestante d’Élim de Ngouciment dans le 5e arrondissement de Bangui étaient surpris de voir prêcher dans leur église un surprenant Pasteur évangéliste dénommé Armel Sayo, chef rebelle du mouvement révolution et justice basée principalement dans la préfecture de l’Ouham-Péndé au nord de la république centrafricaine. Qui peut-il y croire si tout le monde sait qu’à   Paoua en ce moment, ce sont justement les combattants de ladite rébellion qui font encore des massacres dans cette région?

Depuis sa création en 2014 sous les cendres du FDPC d’Abdoulaye Miskine dans lequel le gendarme Armel Sayo faisait partie, le mouvement rebelle révolution et justice, dirigé justement par ce dernier, ne faisait pas parler de lui médiatiquement  sur le plan national et international à cause de sa faible capacité militaire à mener une opération au-delà de la préfecture de l’Ouham-Péndé.

Entre temps alliés à l’ex-coalition Séléka de la faction MPC du général autoproclamé Mahamat Al-Khatim, le mouvement RJ du gendarme Sayo était jusqu’au 26 décembre 2017 dernier le supplétif armé du MPC qui est quant à lui lourdement armé. Depuis cette date, l’alliance entre les deux groupes vole en éclat après l’assassinat de l’un des chefs militaires du RJ par les ex-alliésdu MPC, baptisé depuis quelque temps le MNLRC dirigé par Bahar.

Alors que les combattants du mouvement RJ ont été neutralisés en quelques jours par leurs ex-alliés du Mouvement national pour la libération de la république centrafricaine, chose étonnante, les RJ se sont précipités vers Bozoum pour se rallier au groupe anti-balaka afin de tenir le terrain.

Dans ce conflit, le plus choquant c’est le massacre des civils qui n’ont rien à voir dans leur différent. De deux cotés, une centaine des personnes ont été assassinés de sans froid par les rebelles en conflit alors qu’ils vivaient paisiblement dans leur village respectif, ce qui déclenche automatiquement une procédure devant les tribunaux notamment de la Cour pénale spéciale ou de la Cour pénale internationale pour crime de guerre et crime contre l’humanité contre les auteurs de ces actes et leurs complices.

En ce sens, le gendarme de première classe devenu chef rebelle Armel Sayo et l’autoproclamé général Bahar du MNLRC pourraient se retrouver incontestablement devant les tribunaux pour répondre de leurs actes.

Tandis qu’à Bangui, le massacre de Paoua ne semble pas toucher le cœur du pouvoir de Touadera si bienque le gendarme Armel Sayo se promène librement sans se faire de souci quelconque en dépit des morts occasionnés par ses hommes en partie.

Comme le ridicule ne tue pas, Sayo se permet de prêcher dans l’église de Dieu au même moment que ses hommes continuent de tuer à Paoua.

À qui se moque-t-il ? À Dieu ou aux  hommes ?

Affaire à suivre…

F.

 

Copyright2018CNC.

CENTRAFRIQUE : LA TENTATIVE DE COUP D’ÉTAT EN GUINÉE ÉQUATORIALE RISQUE D’ÉCLABOUSSER LA SOUS RÉGION, QUELLES SONT LES RÉACTIONS, CONSÉQUENCES ET DISPOSITIONS PRÉVENTIVES DES AUTORITÉS DE BANGUI ?

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CENTRAFRIQUE : LA TENTATIVE DE COUP D’ÉTAT EN GUINÉE ÉQUATORIALE RISQUE D’ÉCLABOUSSER LA SOUS RÉGION, QUELLES SONT LES RÉACTIONS, CONSÉQUENCES ET DISPOSITIONS PRÉVENTIVES DES AUTORITÉS DE BANGUI ?                                                                                                    

 

 

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Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article.

 

 

Bangui, le 14 janvier 2018.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

Les autorités équato-guinéennes affirment avoir déjoué un coup d’état dans la nuit du 27 au 28 décembre 2017. Le coup d’état communément appelé putsch est par définition la prise de pouvoir dans un État par une minorité grâce à des moyens non conventionnels. Les coups d’état ont généralement une tête pensante appelée communément commanditaire ( concepteur ou planificateur) et des agents d’exécution. Ce coup de force aurait été préparé depuis la capitale française avec l’appui des mercenaires de multiples nationalités dont des tchadiens, centrafricains, équato-guinéens et autres. Il apparaît clairement qu’il ne manque que quelques nationalités pour reconstituer la zone CEMAC (communauté économique et monétaire de l’Afrique centra). Ce putsch contre un régime jadis dictatorial est devenu par la force des choses démocratique à cause de son pétrole. Il embarasse la diplomatie de la sous région et risque d’éclabousser les autres États. La présence des mercenaires tchadiens et centrafricains surtout pas des moindres suppose ou présume l’implication des pouvoirs tchadiens et centrafricains. Il est important de rappeler que le général commandant les opérations militaires sur le terrain est bien connu du pouvoir tchadien et appartient à l’armée tchadienne. Tandis qu’un mercenaire centrafricain jouit d’un patronyme qui chagrine, il est le frère cadet c’est à dire le benjamin d’un personnage influant qui gravite autour du président centrafricain. Face à la montée de colère et de menace de représailles du pouvoir équato-guinéen, le pouvoir tchadien a dépêcher son ministre des affaires étrangères pour dissiper tous malentendus, à condamner avec vigueur cette tentative de putsch, et à nier l’implication du pouvoir tchadien dans ce complot. Après un long silence synonyme d’hésitation, d’éternuement, le président de la république a pris son courage pour se rendre personnellement à Malabo pour témoigner sa solidarité. Mais  nonobstant ce balai diplomatique le citoyen lambda entrevoit en filigrane la malhonnêteté et l’hypocrisie politique qui risque de nuire à l’efficacité de la sous région dans une proportion importante: Quelles sont les conséquences d’un tel quiproquo sur le processus de paix en Centrafrique ? Quelles sont les mesures préventives prises par les autorités de Bangui en cas de contagion ? Les supposés mercenaires centrafricains possèdent-ils de vrais ou faux passeports centrafricains ? Ces mercenaires dits centrafricains ont-ils vraiment la nationalité centrafricaine ? Dans l’affirmative, appartiennent-ils aux forces armées centrafricaines ? Si les passeports sont vrais, sont-ils délivrés par quelle autorité ? Étant donné qu’un mercenaire jouit d’un patronyme bien connu du pouvoir centrafricain, quel rôle ce dernier a-t-il joué dans cette tentative de coup d’état ? Si un rôle nuisible est avéré, comment comprendre de tels agissements quand on sait que quelques mois avant le pouvoir équato-guinéen a formé à ses frais une centaine de nos soldats ? Même si le pouvoir centrafricain n’a joué aucun rôle, était-il au courant de ce complot ? Pourquoi le pouvoir centrafricain a observé un long silence avant de s’exécuter ? Ne perdant pas de vue que le pouvoir équato-guinéen a beaucoup soutenu le pouvoir centrafricain et a trop œuvré en coulisse pour que la Centrafrique garde le bénéfice du siège de la CEMAC à Bangui malgré l’insécurité galopante. Pourquoi l’Etat centrafricain ne s’attelle pas à demander l’extradition de ses ressortissants composant le commando d’exécution ? N’existe t-il pas de convention de justice entre les états de la sous région ? La justice centrafricaine n’est-elle pas apte pour offrir un traitement humain et équitable aux extradés ? Pourquoi le parlement centrafricain n’interpelle pas le gouvernement sur le sujet ? Sous d’autres cieux, ce genre d’affaire déclencherait le processus de destitution du président si son implication est avérée. L’accord de libre circulation dans la zone CEMAC semble favoriser cette tentative de coup d’état.  Après ce forfait, quel sera le sort de l’accord de libre circulation ? Et si les autorités équato-guinéennes dénoncent cet accord après ratification, quel sera le sort des autres lois supra-nationales ? Cette imbroglio sonnera t-il le glas de l’efficacité de la zone CEMAC ? Au final nous craignons l’embrasement de la sous région instrumentalisé  par une main invisible car à chaque États de la sous région son fossoyeur : en Centrafrique nous avons les groupes armés incarnés par Nourdine Adam, au Cameroun nous avons les mouvements sécessionnistes anglophones, au Congo-Brazzaville nous avons le pasteur Ntoumi, au Gabon nous avons l’opposant charismatique Jean Ping etc… Nous ne pouvons occulter le courage du Président de la République et nous le félicitons au passage car contrairement aux autorités tchadiennes, il s’est déplacé personnellement pour peser de tout son poids et témoigner sa solidarité au pouvoir équato-guinéen. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 14 janvier 2018.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                                            Tel : 0666830062.

Centrafrique : le Général Nourredine ADAM vient de rejeter l’installation du préfet de Bamingui-Bangoran.

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Centrafrique : le Général Nourredine ADAM vient de rejeter l’installation du préfet de Bamingui-Bangoran.

 

 

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L’autoproclamé Général Nourredine Adam du FPRC.

 

 

Bangui, le 12 janvier 2018.

Par : Félix Ndoumba, CNC.

 

Comme prédit, les choses se compliquent de plus en plus aux   officiers nommés préfets par la Tortue de Damara sur Conseil de Tramadol Sarandji.

 

Après la ville de Kaga-Bandoro, la capitale de la province de la Nana-Gribizi, où l’installation du colonel Tombeau, préfet nommé par le Président Touadéra, avait été totalement rejetée par le MPC de Mahamat Al-Khatim, c’est le tour de Ndélé, capitale de Bamingui-Bangoron au nord de la République centrafricaine, de refuser par le FPRC l’installation du lieutenant-colonel ADouma, préfet de Bamingui nommé par le Président Touadéra.

Les raisons évoquées par le FPRC de Nourredine Adam, le Préfet nommé est un officier Faca, autrement dit c’est un militaire au lieu d’un administrateur civil.

 

Touadera vs Nourredine, qui a raison et qui a tort ?

En tout cas, le Président est pris de court par le chef rebelle Nourredine Adam qui préfère utiliser les arguments des fonctionnaires du Ministère de l’Administration du territoire qui se sont manifestés contre les nominations des Préfets militaires et des sous-préfets vendeurs des friperies au marché Boy-Rabe.

En tout cas, le calcul semble être difficile à résoudre pour le Mathématicien de Boy-Rabe qui préfère se taire pour le moment.

Malgré la présence des députés de la région et des ministres, le FPRC reste sur sa position sans faire de concession quelconque.

«  Le mieux c’est de nommer à nouveau un autre Préfet, cette-fois civil et il viendra ici, on va travailler ensemble », a expliqué le porte-parole du FPRC qui a accueilli la délégation à Ndele, leu de sa résidence, à l’absence de l’autoproclamé général Nourredine Adam, patron du Front patriotique pour là renaissance  de la Centrafrique (FPRC).

Qui sera le prochain ? Seul l’avenir nous le dira…

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : les réfugiés centrafricains, exilés de l’autre côté de la rive en RDC, attendent leur retour au pays.

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Centrafrique : les réfugiés centrafricains, exilés de l’autre côté de la rivière en RDC, attendent leur retour au pays.

 

 

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une mère et son fils au milieu des cendres de leur habitation brulée.

 

Bangui, le 13 janvier 2018.

Par : UNHCR avec CNC.

 

Jean-Pierre Rondossi fait un geste à travers la rivière Ubangi en direction de l’autre rive, montrant où se trouvent sa maison et son cœur.

Les ruines carbonisées du village de Wapale, dans la République centrafricaine déchirée par la guerre, ont fait fuir en 10 minutes les habitants de Wapale, en proie à la peur, en mai dernier, alors que les combats opposaient des groupes armés rivaux.

Ses habitants ont fui à travers les eaux agitées de leurs pirogues vers la République démocratique du Congo (RDC) dès qu’ils ont entendu des coups de feu dans le village voisin. Ils savaient que le leur serait le prochain à être attaqué.

“J’ai trouvé ma femme paniquée et nous nous sommes enfuis immédiatement.”

Wapale est maintenant vide, ses maisons brûlées, son bétail dérobé et ses champs de café, de manioc et d’arachides pillés et vandalisés.

Jean-Pierre, sa mère, sa femme et ses quatre enfants vivent dans le village de fortune de Kpakpo en RDC, qui abrite 800 personnes qui ont fui les villages riverains de la RCA.

“Un jour, je revenais de l’école, et j’ai trouvé ma femme paniquée. Nous avons fui tout de suite », a déclaré l’ancien professeur de 40 ans. “C’est pourquoi je porte toujours les mêmes chaussures et pantalons que je portais en classe ce jour-là. C’est tout ce que je pourrais apporter avec moi. ”

Comme beaucoup d’hommes, il survit en pêchant sur la rivière, mais la vie est dure sans accès à leurs champs, à deux pas de l’autre côté. Les femmes travaillent comme journaliers pour 30 cents américains par jour sur des terres appartenant à la population locale.

Plus de 60 000 réfugiés centrafricains sont arrivés en RDC depuis mai 2017. Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, a aidé nombre d’entre eux et leurs communautés hôtes en forant des puits, en fournissant des fournitures médicales et en aidant à développer les écoles locales. Il prépare également le transfert de certains des plus vulnérables vers un camp de réfugiés.

 

 

Centrafrique : au cœur dd’un conflit oublié vers Paoua.

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Centrafrique : au cœur dd’un conflit oublié vers Paoua.

 

 

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Image Paoua, copyrightCICR.

 

Bangui, le 13 janvier 2018.

Par : CICR avec CNC.

 

Près d’un cinquième des cinq millions d’habitants de la République centrafricaine (RCA) ont fui leur foyer à cause des combats ou de la violence et vivent aujourd’hui en tant que personnes déplacées ou réfugiés. Pour ceux qui sont restés dans leurs villages, la vie est une lutte pour rester en sécurité, pour pouvoir travailler leur terre, et pour garder leur santé et celle de leurs enfants.

 

Au cours d’une récente semaine de route de Bangui à Paoua, nous nous sommes arrêtés dans de nombreux villages pour faire des appels de courtoisie à chaque communauté et pour en apprendre davantage sur la façon dont les gens font face au jour le jour. Nos camions empruntent la même route lorsqu’ils apportent des articles ménagers, de la nourriture et d’autres formes d’assistance aux personnes touchées par les combats dans l’extrême nord-ouest de la RCA.

«Vos camions passent devant, laissant seulement de la poussière derrière nous», nous avait-on dit. C’était un appel de réveil pour que nous écoutions les préoccupations des gens, pour entendre leurs perceptions du CICR et pour nous faire mieux connaître.

Les discussions que nous avons eues étaient informelles. Plus d’un exercice de renforcement de la confiance que toute autre chose, et conduisant à des invitations à revenir pour des discussions plus approfondies à l’avenir.

«Le premier contact est parfois un peu difficile mais lorsque nous nous rencontrons pour la deuxième ou la troisième fois, nous nous connaissons mieux et pouvons approfondir nos préoccupations», a déclaré un chef traditionnel de Bandero.

“Vous êtes invités à revenir à tout moment et à parler avec nos mères, et les jeunes et toute autre personne que vous aimeriez rencontrer”, a déclaré le maire du village à Pembe.

“Maintenant que nous vous connaissons, nous n’hésiterons pas à arrêter vos véhicules si nous avons des informations à partager”, a déclaré un autre chef de village. “Par exemple, si nous entendons parler de problèmes sur la route, nous pouvons vous avertir à l’avance.”

Chaque rencontre au village était éclairante de différentes manières. Ils nous ont aidés à dresser un portrait de la façon dont les communautés perçoivent la Croix-Rouge et comment, grâce à nos propres programmes ou en les référant à d’autres organisations, nous pouvons mieux soutenir les efforts des gens pour faire face aux défis quotidiens.

La RCA est l’un des pays les plus pauvres et les plus instables du monde. La crise de 2013 et les combats généralisés qui ont déclenché la chute du régime, une période de transition, et finalement des élections présidentielles en 2016, ont conduit à l’effondrement d’une infrastructure socioéconomique et de services de base déjà faibles. La situation en matière de sécurité reste également très instable à la suite des combats en cours qui ont un lourd tribut sur les vies et les moyens de subsistance de la population civile.

 

Les mères

 

«Nous vivons dans une peur constante», a fait remarquer une vieille dame du village de Beboura 3 près de Paoua, parlant dans le dialecte local. “Quand il y a des combats à proximité, nous nous cachons dans la brousse la nuit, nous nous sentons plus en sécurité là-bas que si nous restons à la maison.”

“Nous savons que la Croix-Rouge travaille dans des endroits où le conflit est en cours”, a déclaré une autre femme. “Nous nous demandons, est-ce que quelque chose de mauvais va se passer quand nous verrons vos véhicules passer?”

 

Village des jeunes

 

Dans un autre village, c’était le chef des jeunes qui partageait ses pensées. «Avant la crise, nous avions une équipe de football, expliquait Valery Maxim.» Mais aujourd’hui, tout ce que les jeunes font le soir, c’est s’asseoir et parler. Rien n’est plus comme avant. ”

Assis sur les racines d’un arbre autour duquel le village s’était rassemblé, Maxim espérait qu’avec un peu d’aide, lui et ses amis pourraient faire plus que parler. “Si vous pouviez envoyer une troupe de théâtre ici, ou un groupe de danse, nous nous joindrions tous. Mieux encore, si vous pouviez nous montrer quelques films, cela rendrait tout le monde heureux.”

Ce n’était pas une idée si farfelue que cela puisse paraître dans cette partie rurale reculée de la RCA où il n’y a pas d’électricité et les routes ne sont guère plus que des nids de poule, des rubans de latérite rouge serpentant à travers la forêt. Certains des plus grands villages possèdent un générateur communal, fournissant de la lumière en de rares occasions quand ils ont du carburant.

 

Les leaders communautaires

 

Dans presque tous les villages, les gens déploraient le manque de services médicaux et la pénurie d’eau. ”

«Il y a 1 200 personnes dans ce village et nous n’avons qu’une seule pompe à eau», explique Jean-Robert, un chef traditionnel de Bogassa. “Les mères se querellent souvent en remplissant leurs jerrycans, elles veulent toutes aller en premier.”

Une jeune femme assise à proximité a fait écho à ses paroles. “Je dois attendre des heures avant que ce soit mon tour à la pompe”, a-t-elle remarqué. “Au lieu je vais à la rivière, mais l’eau n’est pas propre et je dois marcher cinq kilomètres pour y arriver.”

«Si vous pouviez creuser un puits et installer une autre pompe, cela nous aiderait beaucoup», a suggéré Jean-Robert.

Femmes en autorité

 

En RCA, ce ne sont pas seulement les hommes qui sont en position d’autorité, mais souvent aussi les femmes. Brigitte Marto, l’adjointe au maire du village d’Angarakete, a voulu parler des problèmes auxquels sont confrontées les femmes enceintes.

“Notre poste de santé n’est pas équipé pour les situations d’urgence”, a-t-elle déclaré. “Récemment, une femme du village a eu des complications pendant l’accouchement et a dû être emmenée à l’hôpital le plus proche, un voyage de plusieurs heures en moto sur des routes épouvantables, malheureusement elle a perdu le bébé, mais au moins elle est vivante.”

C’était un voyage qui a souligné la lutte très réelle que les gens dans les villages de toute la RCA rencontrent dans un conflit largement oublié, et qui affecte tous les aspects de leur vie.

Depuis que cet article a été redigé, de nombreux combats ont éclaté dans les régions du nord-ouest, y compris autour de Paoua. Des dizaines de milliers de personnes ont ainsi été déplacées. En décembre, suite à l’afflux initial de PDI dans la ville, le CICR et la Croix-Rouge centrafricaine ont distribué des vivres et des articles ménagers d’urgence et réparé des points d’eau à Paoua. Des secours supplémentaires sont prévus

Centrafrique : le Comité d’organisation des obsèques de Vey-Zo lève la voile sur les allégations de manipulation

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Centrafrique : le Comité d’organisation des obsèques de Vey-Zo lève la voile sur les allégations de manipulation

 

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Les membres du comité d’organisation d’obsèque de l’artiste de Hip-Hop. Crédit photo : Éric Ngaba, ©CNC.

 

 

Bangui 11 janvier 2018, CNC.

 Par Eric NGABA

 

La mort de l’artiste du Hip-hop centrafricain, Merveille Parfait Gonikara alias Vey-Zo dont les circonstances de son accident mortel restent encore non élucidées, a fait couler des salives. Face aux multiples allégations de toutes sortes après sa mort, le Comité d’organisation des funérailles de Vey-Zo a coupé court aux préjugés faits sur certains membres dudit comité dont Bienvenu Gbadora, sur les circonstances de la mort de l’  artiste rappeur et sur l’incitant survenu entre l’artiste Losseba Ngoutiwa et les éléments des FACA.

 

L’artiste rappeur Vey Zo est décédé le 31 décembre 2017 à l’hôpital communautaire de Bangui des suites d’un accident dont les circonstances demeurent floues. Pour le Comité d’organisation des funérailles de Vey-Zo, seule une enquête diligentée par les autorités du pays pourra permettre de déterminer les circonstances ayant conduit à la mort l’artiste rappeur du Groupe Ngaragba Music.

 

Lors d’une conférence de presse tenue mercredi dernier par ce comité composé entre autres des artistes Idyle Mamba, Bienvenu Gbadora, Benji Le Pacha, et le Manager de Vey-Zo, Samick Pro, les artistes centrafricains ont pris conscience de ce qui arrive au milieu artistique et ont décidé prendre leur destin en main. C’est une révolution du milieu artistique centrafricain, et la mort de Vey-Zo n’est qu’un élément déclencheur, disent-ils.

 

Tout en remerciant le public centrafricain, les artistes et les autorités du pays, le Comité a présenté ses excuses pour l’incident survenu au retour de l’enterrement de Vey Zo à PK9 sur la M’baiki. Le Comité a déploré cet incident ayant opposé l’artiste musicien Losseba Ngoutiwa et certains éléments de Forces Armées Centrafricaines (FACA), suite à une altercation.

 

Le Comité a exhorté le public centrafricain d’éviter la polémique sur cet incident car les uns et les autres se sont excusés. « Personne d’entre l’artiste et les FACA n’a tort ni raison », d’après l’artiste Idyle Mamba, membre de ce Comité d’organisation.

 

Par ailleurs, l’artiste Bienvenu Gbadora a balayé du revers de la main les interprétations non fondées sur sa personne lors des funérailles de Vey-Zo dit Pasteur de la rue.

 

En outre, le Manager du Rappeur Vey-Zo a rejeté en bloc les allégations selon lesquelles, son artiste aurait bu abusivement de l’alcool et de l’analgésique Tramol ayant l’entrainé à l’accident mortel. D’après lui, le médecin de Vey-Zo lui a interdit de prendre de l’alcool depuis son hospitalisation après l’incident avec un officier des FACA il y a quelques mois à Bangui.

 

Afin de pérenniser la mémoire de l’icône du rap centrafricain, les artistes centrafricains à travers ce Comité vont organiser un grand concert ce samedi 13 janvier 2018, en guise de la veillée finale des funérailles du disparu en attendant le quarantième jour. Mais désormais, a informé le Comité, un Festival artistique dénommé Festi-Veyzo est dédié en mémoire de l’artiste disparu, chaque 6 janvier, date de son décès.

 

 

 

CENTRAFRIQUE : LETTRE OUVERTE AUX MÉDIAS OCCIDENTAUX

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CENTRAFRIQUE : LETTRE OUVERTE AUX MÉDIAS OCCIDENTAUX

 

 

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OBJET : MORT D’UNE NATION

          La République Centrafricaine, ancienne colonie française, est menacée de dislocation dans une indifférence quasi-générale. A de rares exceptions près, la presse occidentale, à propos du chaos centrafricain, garde un silence qui laisse pantois. Cest surtout le désintérêt de la France qui interpelle, à l’endroit dun pays qui a largement contribué, par ses richesses naturelles, à l’essor industriel de lancienne puissance coloniale et qui partage sa langue : le français.

          La République Centrafricaine est en effet le symbole de la Françafrique. Depuis son indépendance fictive en 1960, cest la France qui fait et défait les rois, en fomentant des coups d’état pour porter au pouvoir des présidents incompétents, mais efficaces chiens de garde de ses intérêts. Des dirigeants corrompus ont ainsi toujours confondu les deniers de l’État avec leur cassette personnelle, laissant leur peuple croupir dans une pauvreté crasse et leur pays survivre grâce à l’aumône internationale, alors quil dispose d’énormes richesses en ressources naturelles.

          Ces dirigeants, dont la France a favorisé l’accession au pouvoir par ses interventions militaires, ont institué une scandaleuse gouvernance, mélange de népotisme, de tribalisme, de régionalisme, de dictature et dinjustice sociale. En outre, ces marionnettes se sont mises au service de prédateurs étrangers, tel le voisin tchadien, le redoutable Idriss Déby Itno.  La mauvaise gouvernance à l’intérieur et les interventions venues de l’extérieur ont fait plonger le pays dans un chaos sanglant. La descente aux enfers de la République centrafricaine est corollaire de cette mainmise de l’étranger et de cette mauvaise gouvernance endémique qui sévit sur la terre des Bantous depuis maintenant soixante ans.

          La population, quant à elle, paie un lourd tribut aux violences indicibles des bandes armées. Rien que pour l’année 2017, on a pu dénombrer près de 5 000 morts. Un million de personnes environ ont dû trouver refuge dans des forêts hostiles. Combien sont mortes à cause d’innombrables infections chroniques et de malnutrition, avec un système sanitaire à la renverse et des hôpitaux devenus des mouroirs ? Quel avenir pour tous les enfants en errance désormais orphelins ?

          Les massacres sont quasi quotidiens, avec leurs lots de désolation. Et combien de disparus ? On soupçonne des charniers sous des monticules de terre, dans les broussailles. Les derniers massacres de population ont eu lieu au nord-ouest du pays, à Paoua, devenue ville martyre. Depuis le 27 décembre, deux groupes armés s’affrontent dans des combats sans pitié. Les premières victimes sont évidemment les habitants désarmés, oubliés d’un pouvoir incapable de protéger ses citoyens : 13 000 maisons incendiées, 30 000 habitants des villages environnants venus se réfugier dans la ville engorgée pour fuir la zone des affrontements…         

          Sur ces événements sanglants : pas une brève dans la presse écrite occidentale, pas un écho à la radio, pas une image sur les chaînes de télévision, alors qu’il s’agit d’un drame aux relents pré-génocidaires, dun crime contre lhumanité.

          Il est grand temps de briser le mur du silence et dinformer sur le drame apocalyptique qui se joue en République Centrafricaine. Il faut que lopinion internationale soit informée de ces massacres qui sont autant des crimes de guerre que des crimes contre lhumanité.

          C’est de lavenir dun pays souverain, membre de lONU, qu’il s’agit. C’est une portion de lhumanité qui est menacée de disparition.

          Chers médias occidentaux, ne regardez plus ailleurs. Contribuez à éteindre l’incendie qui a embrasé la savane centrafricaine par vos plumes, vos micros et vos caméras. Et faites renaître lespoir !

Cordialement.

                                                                                   JOSEPH AKOUISSONNE

 JOURNALISTE FRANCO-CENTRAFRICAIN 

 

 

 

Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

                                                                                                                                                                     

 

Centrafrique : Godfroy-Luther GONDJE-DJANAYANG, Leader de la Société civile, exige la démission immédiate de Faustin-Archange TOUADERA.

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Centrafrique : Godfroy-Luther GONDJE-DJANAYANG, Leader de la Société civile, exige la démission immédiate de Faustin-Archange Touadera.

 

 

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Le leader de la société-civile Gondjé Luther.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Face à la défection du pouvoir public dans sa mission traditionnelle qui consiste d’assurer la sécurité des personnes et des biens en République centrafricaine,

Depuis le retour à la légalité constitutionnelle, l’immobilisme, le clientélisme, l’exclusion, l’impunité, les enrichissements illicites, le pilotage à vue sont le mode de gouvernance qu’offre le régime TOUADERA au peuple Centrafricain.

Il en résulte qu’il a été donné de constater que la machine étatique centrafricaine est notoirement incompétente de pouvoir répondre aux attentes du peuple Centrafricain à ce jour. Ne pouvant pas rester indifférent face à l’insécurité généralisée, à de nouvelles flambées des actes de violences faisant plusieurs victimes et ayant entrainé des conséquences apocalyptiques sur les paisibles citoyens.

Au regard de cette situation désastreuse, j’exige et j’impose que la seule solution, est de contraindre immédiatement Faustin-Archange TOUADERA à la démission dans ses fonctions de Président de la République au motif de non assistance à un peuple en danger.

Cependant, je condamne avec fermeté toutes les exactions commises par les bandes armées et j’appelle au calme et je lance aussi un vibrant appel à toutes les Forces vives de la Nation et notamment à la Communauté internationale afin de soutenir sans aucune condition le peuple Centrafricain en situation de déstresse et de mettre en place une Transition démocratique.

 

Fait à Paris, le 10 janvier 2018

 

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG

Leader de la Société civile.

 

 

 

 

Centrafrique – exclusivité : “il n’y a jamais eu une crise entre le parlement et l’exécutif” dixit le PAN Karim Meckassoua.

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Centrafrique-exclusivité: « il n’y a jamais eu une crise entre le parlement et l’exécutif » dixit Karim Meckassoua

 

 

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Le Président de l’Assemblée nationale l’honorable Abdoul Karim Meckassoua. Photo : Éric Ngaba, copyright2018CNC.

 

 

Bangui 11 janvier 2018, CNC.

Par Eric NGABA

 

Dans l’interview accordée à notre rédaction en termes de bilan 2017, le Président de l’Assemblée Nationale Abdou Karim Meckassoua a déclaré, qu’il n’y a pas de conflit au sommet de l’Etat centrafricain comme disent les médias. Dans cette interview, les questions du supposé conflit entre l’exécutif et le législatif, sur l’appui militaire de la Russie aux FACA, sur la déclaration de Nourredine de marcher sur Bangui, les accusations portées sur sa personne, sur le Forum Parlementaire des Pays de Grands Lacs tenu à Bangui, sur les questions relatives au budget 2018, et sur l’initiative parlementaire sont abordées avec le Président du Parlement.

Corbeau News Centrafrique (CNC) : L’année 2017 riche en évènement est passée. Durant cette année écoulée, il y a eu le passage des hautes personnalités internationales, entre autres Christine La Garde du FMI, et le Secrétaire Générale de l’ONU, Antonio Guterres. Alors, laquelle de ces visites vous a marqué ?

Karim Meckassoua (KM): Toutes les visites sont importantes. Je ne voudrais pas établir une hiérarchie parce que l’agenda de chacune des personnalités que nous avons reçues correspondait à des thèmes que l’Assemblée Nationale a eus à défendre. Vous avez cité deux personnalités dont Mme Christine La Garde. Vous savez qu’au niveau de l’Assemblée, l’une de nos activités consiste à contrôler l’action du gouvernement. Et contrôler l’action gouvernement nous pousse assez régulièrement à aborder la problématique de redevabilité et de la réédition des comptes, parce que si l’Assemblée joue régulièrement son rôle le FMI n’aura pas beaucoup de travail. Ce qui est important, c’est que nous devons respecter les principes de la bonne gouvernance.

La deuxième personnalité que vous avez citée c’est Antonio Guterres. C’est la principale personnalité car c’est la première fois que nous recevons le Secrétaire Général des Nations Unies. Au cours de sa mission en Centrafrique, plusieurs points ont été abordés. Il y a les soldats de l’ONU qui sont ici en République Centrafricaine et il faut qu’on se pose la question sur leur efficacité, sur leur mandat, sur leurs résultats obtenus. C’est tout à fait normal. Deuxièmement, c’est la demande essentielle de la population centrafricaine sur la question de l’embargo.

Vous voyez, chaque personnalité a son agenda et a son importance. Je peux citer la Secrétaire Générale de l’OIF, le Vice-président de la Banque Mondiale, le Ministre Français de la Défense Jean Yves le Drian, entre autres.

CNC : Il a eu une crise de confiance entre l’Exécutif et le Législatif, laquelle crise a connu un dénouement au sommet de l’Etat. Comment avez-vous parvenu à gérer cette crise ?

C’est vous qui parlez de crise. Entre nous, il n’y a jamais eu une crise. Jamais ! Nous sommes la seconde Institution de la République. Notre mission est de voter les lois, de veiller à travers le contrôle de l’action gouvernementale à l’application de ces lois. Lorsque nous constatons que ces lois ne sont pas appliquées, lorsque nous constatons que le gouvernement ne prend pas à bras le corps la mission que le peuple lui a confiée par l’élection du Président de la République, nous attirons l’attention du gouvernement sur la non application du programme de Chef de l’Etat pour lequel il a été élu. Vous devez respecter votre mission. Servir d’aiguillon, c’est jouer notre rôle. Si certains Ministres de la République ne comprennent pas cela, ce n’est pas de notre faute.

Alors, toute la presse, je dis bien toute la presse, à un moment donné avait pensé qu’il y avait un problème entre le Président de la République et le Président de l’Assemblée Nationale. Tout en respectant la presse, je crois savoir qu’elle a été l’objet d’une vaste manipulation. Pourquoi je dis cela. Parce qu’il y a des gens qui ne veulent pas rendre des comptes et qui ne veulent pas respecter les principes de la bonne gouvernance. Et à partir du moment où l’Assemblée Nationale joue son rôle, on pense qu’on conteste l’autorité du Chef de l’Etat. Ce n’est pas le cas. Il y a toujours ceux qui sont prêts à dire à certains « attention, il y a telle personne qui vous en garde grief, telle personne prépare quelque chose ».

Nous inscrivons toutes nos missions et nos activités dans le cadre du respect de la Constitution du 30 mars 2016. Il y a des gens qui inventent des faux complots, inventent des histoires non vérifiées pour dire voilà c’est Meckassoua qui veut ça et aussi dire que Meckassoua a des problèmes avec le Président de la République.

CNC : Vous avez effectué durant 2017 de nombreuses missions à l’extérieur du pays et notamment au Tchad. Quelles ont été les retombées de ces missions pour la République Centrafricaine?

Nous avons pris une initiative, l’initiative parlementaire pour ramener la paix en Centrafrique. Il nous fallait expliquer cela. Et dans ce cadre, nous avons besoin d’être appuyé. Nous avons été au Luxembourg pour faire comprendre à l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie que la République Centrafricaine a besoin d’un soutien. Là, nous avons pris clairement une position. Et cela a abouti à une résolution en faveur de la République Centrafricaine.

Nous avons été le tout premier parmi les trois premiers, à savoir le Président de l’Assemblée Nationale Allemande, celui de l’Assemblée Nationale Ivoirienne et de l’Assemblée Nationale la République Centrafricaine, avoir été reçus à Paris par le nouveau Président de l’Assemblée Nationale Française. Et nous étions le seul à signer un communiqué conjoint, justement pour soutenir l’Assemblée Nationale Centrafricaine et les nouvelles autorités politiques. En plus de cela, nous avons rendu visite au Président en exercice de l’Union Africaine pour lui expliquer le cadre dans lequel notre initiative a été votée à l’unanimité.

Au Tchad, nous sommes allés rencontrer le Président en exercice de la CEMAC pour lui faire part de nos critiques concernant le respect de la légalité constitutionnelle. Le Président Touadera est élu, et il est à la tête de l’Exécutif. Il lui appartient de déterminer les grandes orientations de la politique nationale et internationale, mais pas ailleurs.

Nous avons discuté et fait entendre notre position au Président de la CEMAC que, la principale préoccupation de l’Assemblée Nationale de la République centrafricaine c’est la prise en charge des victimes de guerre. Elles sont nombreuses dans toutes les communautés et sur toute l’étendue du territoire. Nous avons appuyé notre démarche pour ne pas que les criminels bénéficient de l’impunité.

Il nous fallait appuyer sur nos trois piliers à savoir : la lutte contre l’impunité, la centralité des victimes et le respect de la légalité Constitutionnelle pour démontrer que la République Centrafricaine retrouve sa robe de noblesse. C’est vrai, nous avons des difficultés. A partir de là, nous avons été totalement soutenus par nos collèges de l’Assemblée Nationale du Tchad et nous avons signé un communiqué conjoint présentant la nécessité qu’il y ait accord de coopération et d’échange entre les deux parlements à travers les groupes d’amitié Centrafrique-Tchad.

CNC : En parlant de l’initiative parlementaire pour la paix en Centrafrique, monsieur le président de l’Assemblée Nationale, dites-nous ce qui est devenu cette initiative parlementaire ?

Mais elle est en marche. Nous sommes les premiers avoir été dans la région de l’Ouham-Pendé à rencontrer tout le monde : tous les belligérants Antibalaka comme Seleka, les victimes comme les bourreaux, et les autorités locales. Nous avons discuté avec eux, nous avons rédigé des recommandations à l’intention du gouvernement. Nous sommes encore les premiers à aller à Bria rencontrer tout le monde.

Nous avons rencontré les Seleka et les Antibalaka pour leur demander de laisser la population vaquer librement à ses activités. Cela ne s’est jamais fait dans le passé. Nous avons formulé des recommandations. Et nous sommes en train d’élaborer les principes d’une mission dans la Ouaka. Et ça, ce sera tous les députés confondus qui vont se déplacer. Et sur ce socle, en principe, certaines institutions devraient s’employer à faire au tant y compris l’Exécutif. Nous faisons notre travail. Au quotidien, chaque député essaie de faire en sorte que la criminalité recule et la paix avance. Et ce travail n’est pas souvent bien vu.

CNC : Vous avez évoqué le Forum des parlementaires des pays de Grands Lacs qui s’est tenu à Bangui à l’issu duquel vous avez été élu Président de cette institution. Par ailleurs, on n’a pas pu départager la République Centrafricaine et l’Ouganda pour le poste du Secrétaire Général faute de consensus. Peut-on parler d’un échec?

Non, on ne peut pas parler d’un échec pour la simple raison que les textes disent que le Secrétaire Général est élu par consensus. Et quand il n’y a pas consensus, on va au vote. Nous étions cinq (5) pays : Centrafrique, Soudan, Kenya, Burundi et l’Ouganda. Par élimination, nous nous sommes retrouvés à deux : la Centrafrique et l’Ouganda. Le consensus n’a pas pu avoir lieu. Qu’est-ce que demandaient les Ougandais ? Ils disent, vous avez déjà la Présidence du Forum. Mais nous en Centrafrique, nous pensons que le poste du Secrétariat Général est stratégique car le poste de Président est un poste tournant. Et d’abord, c’était un grand succès de tenir ce forum à Bangui, alors partout on pensait que ce n’était pas possible. Il y a 10 pays sur 12.

Quand il n’y a pas de consensus, on devait aller au vote mais l’article qui est visé ne précise pas cela, alors que nous devons aller au vote. Or, si on allait au vote, nous avons 60%, et cela devait être notre victoire éclatante. Or, un deuxième article stipule qu’il faut les deux (2) tiers. Il y a un pays qui s’est abstenu. Et ce pays était le président en exercice qui ne voulait pas trancher réellement. Et nous, nous voulons les 2 tiers, et c’est nous qui avons fait la proposition en disant, maintenant, révisons nos textes pour qu’on puisse dire très clairement que si on n’as pas de consensus qu’on aille au vote. C’est cet article que nous nous sommes donnés le temps et au 31 mars 2018 à Kinshassa au siège, nous allons voter et vous verrez que la République Centrafricaine va triompher.

Je ne vous cache pas, avec les problèmes que notre pays a connus, ont fait en sorte que nous sommes en retard de cotisations mais nous nous battons. Et c’est quelque chose qui peut être pénalisant pour nous, mais nous nous battons pour être comme tout le monde pour payer nos cotisations afin d’être à jour. Nous avons des ambitions importantes et sérieuses pour la République Centrafricaine en ce qui concerne les pays des Grands Lacs. C’est pour cela que nous voulons avoir le poste de Secrétaire Général.

CNC : Le Budget 2018 qui a été récemment voté au parlement est différemment apprécié. Comment jugez-vous ce budget que certains qualifient d’un budget très faible ?

Le budget est faible mais il est réaliste. Nous étions à Bruxelles. Et vous savez, ce qui a donné une caution importante à la Conférence de Bruxelles, c’est la présence des députés de la nation. Il ne faut jamais l’oublier. Nous étions nombreux. Nous les députés avons été compétiteurs du Président de la République qui a gagné les élections. Et nous avons voulu démontrer par-là, l’unité de la nation autour de cette demande. Cela ne s’est jamais produit chez les autres pays.

Deuxièmement, notre délégation parlementaire était la plus complète, la plus expérimentée en ce sens que nous avons des anciens Premiers Ministres, des anciens Ministres des finances et des Ministres d’Etat. Donc, nous pouvons défendre à tout moment ce projet.

Troisièmement en termes de communication, nous sommes intervenus pour dire que nous formons un bloc et le Président de la République est le capitaine de l’équipe et nous sommes venus le soutenir. C’est quelque chose qui ne peut pas être démenti.

Maintenant, il y a eu des promesses. Les promesses ne valent pas réellement engagements, et les engagements ne valent pas réellement décaissements.

Dès notre retour de Bruxelles, nous députés, avons voulu qu’il y ait une rencontre, le passage du Premier Ministre à l’Assemblée pour restituer et expliquer comment le gouvernement compte faire pour passer de la promesse à l’engagement et de l’engagement au décaissement. Et surtout, en termes de redevabilité, comment faire pour que 1 FCFA destiné à la population puisse lui parvenir. Nous n’avons pas été compris. On a perdu 1 an inutilement pour revenir sur cet aspect et évidement pour mettre en place un secrétariat du RCPCA (Plan de relèvement et de la consolidation de la paix en Centrafrique). Vous savez, l’argent, il faut le chercher et s’il le faut en courant.

Alors, le budget actuel tient compte de ce qui est donné mais pas ce qui est promis, parce que cela s’étale sur plusieurs années. Et là, il y a un programme prioritaire pour 3 ans et il y a un autre pour 5 ans. Voilà pourquoi, je dis que le budget est réaliste. Vous avez dit qu’il y a eu de l’augmentation sur le budget de la Présidence et de la Primature, effectivement nous en avons parlé. Nous avons constaté qu’il y a une augmentation très importante sur le budget de la Présidence et de la Primature. Des explications nous ont été données par le gouvernement. Nous avons dit que nous sommes très vigilants pour regarder l’exécution de ce budget. Nous reviendrons l’année prochaine sur l’aspect Loi de règlement.

CNC : Vous êtes accusé d’atteinte à la sureté de l’Etat. Vous avez saisi la justice qui malheureusement traine les pas. Certaines personnes disent que l’affaire est classée.

Vous dites certaines personnes parlent d’affaire classée. J’ai saisi la justice. Parce que je dis qu’il y a une vaste manipulation et cette manipulation visait tout simplement à empêcher l’Assemblée Nationale de faire son travail correctement. Dès lors que j’ai senti qu’il y avait un complot derrière, j’ai considéré que ce sont mes avocats qui doivent ester en justice à ma place et ils ont saisi la justice. Laissez le temps au temps. La justice suit son cours. Je ne sais pas mais le dossier ne sera pas classé.

CNC : Quels sont vos ressentiments par rapport à l’appui militaire de la Russie aux Forces Armées Centrafricaines?

C’est vraiment une excellence chose. Je me suis battu lors de mes toutes premières interventions pour parler du rééquipement des Forces armées centrafricaines. Je me suis battu que ce soit en privé ou en publique pour que les résolutions des Nations Unies puissent permettre à nous Centrafricains d’organiser la violence légitime qui revient à l’Etat. Je me battrai toujours pour dire que les forces multinationales qui sont en Centrafrique avec toutes leurs dimensions ne sont que provisoires. En tant que Président de l’Assemblée Nationale, dans mes déclarations à la France à travers son ancien Ministre de la défense, je ne partagerais pas le retrait des forces Sangaris. Parce que nous n’étions pas prêts et il fallait renforcer nos capacités opérationnelles pour lutter contre les politico-militaires qui n’ont rien d’autre que d’apporter la mort. Aujourd’hui, la Russie qui a accepté d’équiper les FACA, c’est une très bonne chose.

CNC : En abordant la question de la sécurité, Nourredine Adam, leader du groupe rebelle FPRC a menacé de marcher sur Bangui, alors que le gouvernement prône le dialogue avec les groupes armés. Alors, quel est votre point de vue?

Vous posez une question importante qui montre les limites de l’Assemblée Nationale. Parce que ce n’est pas l’Assemblée Nationale qui est aux commandes de l’Exécutif. Nous ne pouvons que formuler des recommandations et faire des propositions. La première question qui avait été posée au Premier Ministre, l’a été faite par moi-même et la position de l’Assemblée est sans ambigüité. Pour nous, la force doit revenir à la légalité. Et la légalité, ce sont les institutions.

Deuxièmement, nous sommes en train de travailler pour l’adoption d’une loi de la décentralisation. Et pour cela, il faut que toute l’étendue du territoire soit couverte par l’administration qui relève du gouvernement, qui relève de l’Etat. Les menaces, nous en avons connues à un moment donné. Et je vous prie, vous de la presse, de ne pas relayer n’importe quelle rumeur et n’importe quelle menace. Marcher sur Bangui cela relève, écoutez-moi bien, du fantasme. Ça relève du fantasme !

CNC : La 6ème législature va bientôt avoir deux (2) ans. Quels sont les temps forts marquant l’Assemblée Nationale dont vous avez la charge?

L’Assemblée Nationale a fait un travail de titan. En très peu de temps, nous avons voté une loi sur notre propre gouvernance. C’est depuis près de 20 ans que cela n’a pas été fait. Nous avons voté notre loi organique portant règlement intérieur de l’Assemblée Nationale. Et nous avons soumis cette loi à la Cour Constitutionnelle. C’est nous qui nommons nos responsables à de diverses fonctions, or avant, cela relevait de l’Exécutif. Et vous n’avez pas relevé cela.

Deuxièmement, c’est la première fois que l’Assemblée Nationale élabore un plan de développement stratégique avec un programme prioritaire sur dix (10) ans pour montrer la voie à suivre. Même si demain, on n’arrivera pas à être reconduit, le train est en marche, il est lancé dans tout le cas. C’est la première fois également que chaque année, l’Assemblée Nationale présente un bilan qui est écrit et que vous pouvez analyser. Cela ne s’était jamais fait.

CNC : Pour finir, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, avez-vous un message particulier à lancer à l’endroit de la population pour cette nouvelle année ?

Le message le plus important c’est le message de l’espérance. Ne jamais désespérer ! Au bout de ce tunnel, il y a de l’espérance. Et l’Assemblée Nationale se bat toujours pour que la population centrafricaine sorte de ce trou noir. Et nous serons infatigables, parce que ce qui donne raison à l’Assemblée Nationale, c’est la nation. Nous représentons le peuple. Si nous ne sommes pas sur ce chemin de l’espérance, ça veut dire que nous n’exerçons pas notre mission.

CNC : Monsieur Karim Meckassoua, nous vous remercions !

 Interview réalisée par Eric NGABA

Centrafrique : Sim Danigoumandji, Dg de CNS déterminé à mettre fin aux surcharges des mototaxis

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Centrafrique : Sim Danigoumandji, Dg de CNS déterminé à mettre fin aux surcharges des mototaxis

 

 

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lE dIRECTEUR de la campagnie nationale de sécurité. Bangui, photo Fred Krock, CNC.

 

 

Bangui, le 11 janvier 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Ce mardi 9 janvier 2018, la Compagnie nationale de sécurité (CNS) que dirige le Capitaine Sim Joacki Danigoumandji a lancé une vaste et robuste opération de traque des conducteurs de mototaxis, auteurs de surcharge à Bangui. Une opération salutaire qui vise l’application de la décision prise, le 15 décembre 2017, par le Ministre de la Sécurité publique, Henri Wanzet Linguissara.

Pour la seule journée du mardi où l’opération a été mise en application, plusieurs conducteurs véreux de mototaxis sont tombés dans les mailles de la police (CNS). A chaque fois que la patrouille de la police tombe dessus ces cas de surcharges, les auteurs sont poursuivis et attrapés, puis conduits immédiatement dans les locaux de la CNS pour répondre de leurs actes.

« Au-delà d’une préoccupation de sécurité publique, il y va de soi pour la vie des conducteurs eux-mêmes, ainsi que celle de leurs passagers », a rappelé le Directeur de la CNS, Sim Joacki Danigoumandji. Et e préciser, « en application de la décision gouvernementale prise par notre ministre de tutelle, le général Henri Wanzet Linguissara interdisant les surcharges, nous veillerons à la lettre à la stricte application de cette décision. Il y va de la vie et du bien-être de nos concitoyens ».

Notons que le communiqué de presse (en fac-simile) publié par le Ministre Wanzet Linguissara prévoit que tout récidiviste à l’interdiction de surcharges sur les mototaxis sera traqué par les forces de sécurité intérieures.

 

Copyright2018CNC.

 

Centrafrique : Affaire coup d’Etat en Guinée : Quand le tchadien Mahamat Kodo Bani est présenté comme « mercenaire centrafricain

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Centrafrique : Affaire coup d’Etat en Guinée : Quand le tchadien Mahamat Kodo Bani est présenté comme « mercenaire centrafricain 

 

 

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Le mercenaire tachadien Mahamat Kodo-Bani

 

 

Bangui, le 10 janvier 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

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Dimanche dernier, les autorités équato-guinéennes dénonçaient un projet déjoué de coup d’Etat contre leur Etat – un putsch piloté par Mahamat Kodo Bani cité entre autres comme un « mercenaire centrafricain » recruté par la séléka. Il y a véritablement problème ! Problème parce que parler de « mercenaire centrafricain » tendrait à classer le pays de Barthelemy Boganda – pays de ‘’Zo kwé zo’’ sur la liste noire de l’histoire du monde. Et pourtant, c’est l’œuvre inique de la séléka qui a eu à massacrer tout un paisible peuple et a eu à créer une pseudo-crise intercommunautaire mettant ainsi à mal la cohésion entre Chrétiens et Musulmans. Maintenant, ses mercenaires portent le nom des Centrafricains…

A la faveur de la clairvoyance des forces de sécurité camerounaises, des mercenaires de plusieurs nationalités devant perpétrer un coup d’Etat au pays d’Obiang Nguema Mbasogo, ont été arrêtés vendredi dernier à la frontière entre le Cameroun et la Guinée Equatorial. Dieu-merci, l’on parle aujourd’hui, au passé, d’un projet « déjoué » de putsch. Il est clair que les autorités équato-guinéennes, autour de leur Chef de l’Etat seraient en train de tout mettre en œuvre pour élucider les circonstances, les tenants et les aboutissements, ainsi que les auteurs de ce coup de force avorté. D’ailleurs, ce mardi 9 janvier, le Président Obiang devrait se rendre sur-place au Cameroun pour s’enquérir des faits.

Cependant, il y a problème en ce qui concerne le nom de la République centrafricaine cité comme étant l’un des pays fournisseurs de « mercenaires » pour la cause d’un tel dessein. Evidemment, Mahamat Kodo Bani identifié comme étant le « cerveau » de cette entreprise, est présenté en tant que ressortissant centrafricain. « C’est au Cameroun qu’une quarantaine de mercenaires tchadiens, camerounais, centrafricains et équato-guinéens ont été arrêtés alors qu’ils auraient été en train de fomenter ce coup. Leur commandant sur place serait Mahamat Kodo Bani, un ancien général tchadien », c’est en ces termes que beaucoup de médias ont relaté l’information sur ce projet de putsch contre la Guinée Equatoriale.

Voilà les premières conséquences à long termes de la barbarie de la Séléka, au moment où le peuple centrafricain bat encore de l’aile pour colmater les brèches et tenter de réparer ce qui est réparable suite au passage de la Séléka. L’image de la République centrafricaine s’est vue ainsi ternie par la présence des étrangers qui portent indument le nom des Centrafricains dans les rangs des mercenaires. Pire encore, ce projet de coup d’Etat vise un pays ami, la Guinée Equatoriale de Obiang Nguema dont la contribution pour la résolution de la crise en RCA n’est pas à démontrer.

C’est d’ailleurs pour ce dernier aspect que le Premier ministre, Simplice Mathieu a du intervenir, lundi dernier sur les ondes de la radio nationale pour non seulement condamner un tel acte commis sous les cinq couleurs du drapeau centrafricain, mais et surtout d’exprimer tout le soutien du gouvernement et du peuple centrafricains aux autorités et au peuple guinéens.

En effet, point n’est besoin de rappeler que la Séléka reste le mal jamais connu de la RCA. Outre les centaines des milliers de Centrafricains tués et qui continuent d’être tués dans cette crise créée par la Séléka, comme en est encore le cas à Kémbé et Paoua, il faut regretter que la société centrafricaine ait été sérieusement brisée. Le fossé intercommunautaire ainsi créé par cette crise entre Chrétiens et Musulmans reste un dommage dont la réparation coûtera certes autant de générations, surtout avec l’alimentation continuelle de l’esprit de partition.

Cela va sans compter que le pays est considéré par certaines institutions internationales et certains pays comme un « pays dangereux » où humanitaires et personnels des Nations unies y laissent des plumes. La naissance des Anti-Balaka – mouvement de résistance populaire à la Séléka, au départ, a fini par écorner les Centrafricains traités de tous les noms aujourd’hui. L’Unité et la Dignité de ce peuple se sont volatilisées laissant place au conflit intercommunautaire et à l’humiliation à travers la vie sur les sites de fortune appelés communément « ledger ».

Bref, c’est malheureusement à ce tableau sombre qu’il faut ajouter l’acte posé par le tchadien Mahamat Kodo Bani au nom des Centrafricains et qui va certes ternir encore plus l’image de la République centrafricaine ailleurs. Alors que le peuple centrafricain a toujours été un peuple non violent – moins encore un peuple prêt au mercenariat. Regrettable que cela puisse paraître…

Centrafrique: la coordination du MPC appelle la population à la vigilance contre les menaces de Noureddine Adam du FPRC

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Centrafrique: la coordination du MPC appelle la population à la vigilance contre les menaces de Noureddine Adam du FPRC

 

 

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Le chef rebelle Mahamat Al-Khatim de la faction de la Séléka du MPC.

 

 

Bangui, le 10 janvier 2018.

Par : Éric Ngaba, CNC.

 

La coordination du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), a appelé dans un communiqué datant de 9 janvier 2018, la population à la vigilance faces aux menaces des groupes armés. Cet appel est lancé à la suite de la menace proférée par le leader du groupe rebelle FPRC, Noureddine Adam, dans une interview de l’Agence France Presse (AFP), publiée le 26 décembre dernier.

Le chef rebelle du FPRC, Noureddine Am, a manifesté son intention de marcher sur Bangui pour reprendre le pouvoir comme le cas du 24 mars 2013, en renversant le Général d’Armées François Bozizé du pouvoir. Dans un communiqué de presse parvenu à la rédaction de Corbeau News, la coordination du MPC dénonce ce qu’elle appelle le chantage du leader du FPRC.

« Le MPC condamne avec vigueur ce chantage. Ce n’est pas au moment où l’espoir d’une vie meilleure renaît et les populations meurtries par tant d’années de souffrances aspirent à créer une cohésion sociale mise à mal qu’il faut rappeler l’époque meurtrière qui a brisé des vies, divisé des familles », lit-on dans le communiqué signé Abdel Karim Moussa dit Général de Brigade, Coordonnateur Général du MPC.

Regroupés au sein de ce mouvement, la coordination du MPC, ce groupe politico-milit  aire qui occupe la zone nord de la République Centrafricaine estiment qu’il faut s’inscrire dans la logique de dialogue avec le gouvernement et la communauté internationale afin de contribuer au relèvement du pays.

« Nous clamons haut et fort que ce n’est pas le moment où nous travaillons d’arrache-pied avec le gouvernement et la communauté internationale à faire oublier les souffrances endurées pendant cette triste période qu’il faut raviver les déchirements et les humiliations en proférant des menaces de recréer l’enfer planifié et méthodiquement exécuté », indique le communiqué.

Par ailleurs, la coordination du MPC rassure le gouvernement de sa détermination d’honorer tous ses engagements de poursuivre ses efforts pour aboutir à une paix durable en Centrafrique.

La coordination du MPC en appelle la population « à résister aux marchands de la mort avec leurs hordes de mercenaires qui sèment la terreur, attisent la haine ».

 

Copyright2018CNC.

CENTRAFRIQUE : COUR PÉNALE SPÉCIALE DE BANGUI, C’EST MAL PARTI !

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CENTRAFRIQUE : COUR PÉNALE SPÉCIALE DE BANGUI, C’EST MAL PARTI !

 

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Le Procureur de la Cour Pénale spéciale

 

 

Bangui, le 10 janvier 2018.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

LES AUTEURS DE CRIMES DE GUERRE ET DE CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ DEVANT LES TRIBUNAUX

 

La justice entame, enfin, sa marche implacable !

          On ne peut que saluer l’ouverture, à Bangui ce 8 janvier 2018, du procès à l’encontre de trois chefs de bandes armées. Les Centrafricains craignaient à juste titre des manœuvres occultes visant à blanchir des criminels de guerre et auteurs de crimes contre l’humanité.

          Cependant, le gouvernement, en décidant leur comparution devant la Cour Criminelle de Bangui, ne veut-il pas les soustraire à la justice de la Cour Pénale Spéciale ? On est en droit de se poser la question. On constate que des manœuvres ont été entreprises au sein du pouvoir pour satisfaire les desideratas inacceptables des assassins, au nom d’une improbable réconciliation. La politique de la main inlassablement tendue du président de la République aux rebelles en vue d’un dialogue n’a pas donné les résultats espérés. Plus le pouvoir cède aux séditieux, plus ceux-ci s’arcboutent et se livrent à des surenchères dans leurs réclamations d’impunité.

          La Cour Pénale Spéciale de Bangui, émanation de la Cour Pénale Internationale, est la seule habilité à juger les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité.  C’est devant elle, et elle seule, que doivent comparaître les criminels identifiés.

 

TENTATIVE DE BLANCHIMENT  INACCEPTABLE

          C’est donc avec la plus grande stupéfaction qu’on a appris la manœuvre qui a consisté à changer de juridiction pour juger Édouard Ngaissonna et Rodrigue Ngaibona (alias général Andjijo) chefs antibalakas, ainsi qu’Abdoulaye Hussein, ancien collaborateur de François Bozizé et chef de la mouvance Sélékas.

          Le choix de la Cour Criminelle de Bangui à la place de la Cour Pénale Spéciale de Bangui soulève une légitime interrogation. Comment, d’ailleurs, ne pas aller jusqu’à la désapprobation ? Pour le début de ce procès, qui constitue un symbole fort, le gouvernement n’a pas à intervenir en cherchant à requalifier les monstrueux délits en simple association de malfaiteurs, viols et pillages en bande organisée. C’est une manœuvre de blanchiment stupéfiante et inacceptable pour les nombreuses victimes.

          Depuis quelque temps, on assiste en Centrafrique à des arrangements occultes pour extraire ceux qui ont commis des crimes odieux des griffes de la justice. Si c’est le prix indécent exigé par les séditieux pour se désarmer, c’est inacceptable. C’est une haute trahison à l’encontre de toutes les victimes. C’est un retour inacceptable aux pratiques néfastes du passé. C’est, avant tout, une violation de la constitution.

          Le président Faustin-Archange Touadera, dans son adresse à la nation lors de son investiture, avait parlé de « RUPTURE » avec le passé. C’était un engagement fort, salué par tous les Centrafricains, qui voyaient là une promesse républicaine de nettoyer les écuries d’Augias qu’était devenue la République Centrafricaine. C’était une déclaration de guerre aux impunités récurrentes et aux injustices sociales abyssales.

          Serait-il devenu impuissant au point d’accepter ce changement de juridiction qui aurait été exigé par les rebelles ? Si le président et le gouvernement espèrent ainsi aboutir à la réconciliation nationale sur le dos des victimes, c’est une offense à leur mémoire – et une erreur politique. 

          La nomination de chefs rebelles comme ministres et conseillers à la Présidence de la République a constitué, elle aussi, une injure à la mémoire des victimes. Elle a, en fait, abouti à l’aggravation de l’insécurité et des massacres. La pensée forte du président de la République, qui considère que la réconciliation nationale est un préalable à la paix, ne peut pas se concrétiser face à des rebelles armés dont le seul but est de conquérir le pouvoir par la force. Le seul préalable valable, c’est le désarmement volontaire et sans condition des bandes armées. Ou celui que le gouvernement aura obtenu par la force.

          On peut, en effet, se demander ce que vont penser tous les aventuriers et les prédateurs qui lorgnent sur les richesses naturelles centrafricaines. Est-ce qu’ils ne vont pas conclure qu’il suffit à une bande de mercenaires, hétéroclites mais bien armés, de se livrer à des massacres sur les populations et de terroriser le pouvoir légitime pour prendre sa place ?

 

STRATEGIE A REVOIR

          Alors que les bruits de bottes se rapprochent de Bangui, que des informations alarmantes arrivent de toutes les provinces – les derniers massacres de Paoua sont là pour confirmer le martyre de la population – le gouvernement se terre dans un mutisme insupportable.

          Pourquoi les bataillons des FACAS, formés et équipés d’armes russes, ne sont-ils pas encore entrés en action ? Pourquoi n’informe-t-on pas une population angoissée qui attend des réponses et la fin du calvaire ?

          Pendant que le pouvoir se calfeutre dans ses bureaux climatisés de Bangui, la population est saignée à blanc par des insurgés barbares. Les citoyens terrorisés n’attendent plus qu’une chose : que le gouvernement prenne, enfin, ses responsabilités. Le président Touadera doit revêtir d’urgence ses habits de Commandant en Chef des Forces Armées Centrafricaines pour sauver la République Centrafricaine d’une disparition amorcée par le comportement odieux d’un chef rebelle, le sanguinaire Noureddine Adam.

          Les condamnations et les indignations lénifiantes ne suffisent plus. Les compassions pour les victimes non plus. Des chefs Sélékas et Antibalakas, à qui le gouvernement a délivré des passeports diplomatiques, se pavanent impunément à Bangui et à l’étranger ! Est-ce que ce n’est pas là le signe d’une dérive politique ?

          Il faut que le pouvoir se ressaisisse au plus vite. Il faut qu’il affronte les rebelles, les armes à la main, en abandonnant les illusions d’une réconciliation pacifique. Les bandes armées n’en veulent pas. Émoustillés par leur force de frappe, les criminels se comportent en conquérants, en émirs des califats qu’ils veulent installer à la place de la République Centrafricaine.

        C’est insupportable. Cest inacceptable.

« Grave est la nuit. Mais l’homme a disposé ses signes fraternels. La lumière vint malgré les poignards. » (Picart le Doux)

                                                                                                                                                       JOSEPH AKOUISSONNE

(10 janvier 2018)

 

 

Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

 

Centrafrique : l’exemption partielle des dettes, la Chine vient de signer un protocole d’accord avec la RCA.

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Centrafrique : l’exemption partielle des dettes, la Chine vient de signer un protocole d’accord avec la RCA.

 

 

 

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Signature du protocole d’accord entre le ministre Moloua et l’ambassadeur de la Chine en RCA. Photo : Cyrille Jefferson Yapendé, copyrightCNC.

 

 

Bangui, le 10 janvier 2018.

Par : Cyrille Yapendé, CNC.

 

Le mardi 9 janvier dernier dans la salle de conférence du Ministère de l’Économie, du plan et de la coopération à Bangui, un protocole d’accord a été signé entre le gouvernement de la République centrafricaine et celui de la République populaire de Chine relatif à l’exemption partielle de dettes à hauteur de 198 350 000 yuans soit environ 17 058 100 000 francs CFA.

Les documents de cet accord ont été paraphés respectivement par le ministre de l’Économie , du plan et de la Coopération, Félix MOLOUA, au nom du gouvernement centrafricain et l’ambassadeur de Chine en RCA, pour le compte du gouvernement chinois. Ceci en présence des hauts cadres dudit département et la représentante du ministre des Finances et du Budget.

Dans son allocution, l’ambassadeur de Chine MA.Fulin a précisé que ce geste louable est une action concrète pour promouvoir la coopération Sino-Centrafricaine. Pour sa part, le ministre de l’Économie, Plan et de la Coopération, Félix MOLOUA se réjouit et souligne par ailleurs que cet accord va permettre au gouvernement d’alléger ses charges et faire face aux questions de relèvement de la consolidation de la paix et du développement de notre pays.

La signature du protocole de cet accord a été faite dans le cadre de la coopération économique et technique entre les deux gouvernements.

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : affrontement entre le MNLRC et la RJ, déjà plus de 30 000 déplacés enrigistrés à Paoua.

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Centrafrique : affrontement MNLRC et RJ, déjà plus de 30 000 déplacés enrigistrés à Paoua.

 

 

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Illustration de la situation chaotique de Paoua. Photo publication Facebook

 

 

Bangui, le 9 janvier 2018.

Par : CNC avec Relief Web.

 

Ceux qui sont forcés de fuir parlent de villages incendiés, d’extorsion et d’attaques aveugles.

Des membres de la Révolution et de la Justice (RJ) et des combattants du Mouvement pour la libération de la République centrafricaine (MNLC) se sont livrés à de violents affrontements dans la région de Paoua, près de la frontière tchadienne , depuis le 27 décembre 2017. 30 000 personnes ont fui les combats pour se réfugier dans la ville de Paoua. La situation reste extrêmement tendue.

Tous les centres de santé périphériques sont fermés et très peu de blessés ont atteint l’hôpital de Paoua.

L’équipe de Médecins Sans Frontières (MSF) à l’hôpital a soigné 13 victimes des combats et des attaques.

«C’est très peu, compte tenu du nombre de personnes déplacées qui sont arrivées à Paoua et de l’extrême violence qu’elles signalent à nos équipes», explique Gwenola François, chef de mission MSF.

“Beaucoup racontent que des hommes à cheval tiraient sur tout ce qui bouge, sur des morts et des blessés laissés dans la brousse. Nous sommes très préoccupés par la situation là-bas. ”

Léonard Gangbe, un agriculteur de 33 ans, a été l’un des blessés qui sont arrivés à l’hôpital de Paoua. Lorsque les combats ont éclaté, lui et plusieurs voisins ont fui leur village pour se réfugier dans une maison dans la forêt. Il a reçu une balle dans la joue gauche alors qu’il essayait d’empêcher les hommes armés de voler le bétail qu’il avait pris avec lui. La balle s’est déchirée par le nez et la lèvre supérieure.

A cause des combats, nos équipes ont dû suspendre leur travail dans les sept centres de santé des districts périphériques de Paoua où ils fournissent une assistance. Trois de ces centres auraient été pillés.

Une région rendue vulnérable par la violence persistante

La région de Paoua a été relativement épargnée par les combats et l’escalade de la violence au cours de l’année écoulée. Pourtant, même dans des régions relativement sûres du pays, les gens sont soumis à une violence omniprésente et soutenue.

La violence n’est pas seulement caractérisée par les combats entre groupes armés, les attaques ciblées contre la population et le nombre de personnes qui ont été tuées ou blessées; elle est favorisée par l’incapacité de l’autorité de l’État à assurer la sécurité dans une grande partie du pays et la prolifération d’hommes armés qui vivent du dos des gens. Ces hommes utilisent n’importe quelle excuse pour imposer une taxe – être sur une route particulière, posséder du bétail, ou même vivre dans sa propre maison.

L’histoire de Josianne

Josianne Wankian a 37 ans et mère de neuf enfants. Son histoire est un exemple.

Josianne, qui vit actuellement à Paoua, est originaire de Betokomia, un village situé à quelques kilomètres de là. A cinq heures du matin le 28 décembre 2017, elle a entendu des coups de feu près de chez elle. Son mari et son fils de 13 ans se sont enfuis parce qu’on disait que, bien que les femmes ne seraient pas blessées, les hommes seraient immédiatement tués.

Elle était seule avec ses enfants quand des hommes armés exigeaient de la nourriture et de l’argent. Josianne a emprunté 12 000 francs CFA (18 euros) à un marchand de chèvres pour qu’elle et ses enfants puissent chercher refuge auprès de sa grande soeur qui habite à Paoua.

Ce n’était pas la première fois que des hommes armés demandaient de l’argent à Josianne et à sa famille. En août 2017, ils ont même incendié sa maison.

«Mon mari est fermier, nous avons donc pu cultiver davantage et vendre nos produits pour augmenter nos revenus», explique Josianne.

“Quand les hommes armés voient une maison décente, ils demandent de la nourriture, du bétail ou de l’argent. Ils nous ont ordonné de payer une taxe de 50 000 francs (76 euros) pour nos quatre bovins et 120 000 francs (183 euros) pour continuer à vivre dans notre maison. Nous n’avons pas ce genre d’argent. ”

Josianne leur a donné 25 000 francs (38 euros), ce qui était tout ce qu’elle avait.

“Comme la maison n’avait pas encore de toit, ils ont dit qu’ils reviendraient quand ce sera fini”, poursuit-elle.

“Mais cela ne les a pas empêchés de voler nos affaires et d’incendier la maison. Après cela, mes huit enfants et moi avons passé plusieurs mois à vivre dans les champs. Nous venions juste de commencer à reconstruire notre maison à Betokomia quand les combats ont repris, il y a quelques jours.

Comme Josianne, 30 000 personnes ou plus dans la région de Paoua ont fui les villages avoisinants et se sont réfugiées en famille dans la ville, qui devient de plus en plus dangereuse. Chaque foyer local accueille souvent plus de 40 personnes déplacées et l’approvisionnement en eau et en nourriture sera bientôt un problème.

MSF travaille à Paoua depuis 2006. Nous soutenons la salle d’urgence et le service pédiatrique de l’hôpital de Paoua et veillons à ce que les enfants et les femmes enceintes aient accès aux soins de santé primaires dans sept centres de santé périphériques. Nous fournissons maintenant une aide médicale aux populations de Bria, Bambari, Alindao, Batangafo, Kabo, Bossangoa, Boguila, Paoua, Carnot et Bangui. Depuis l’escalade des conflits armés début 2017, nous avons dû adapter plusieurs de nos programmes pour répondre aux besoins urgents des populations directement touchées par la violence.

Centrafrique : Sosso-Nakombo, les jeunes projettent une marche contre la présence des Faca dans leur commune.

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Centrafrique : Sosso-Nakombo, les jeunes projettent une marche contre la présence des Faca dans leur commune.

 

 

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soldats Faca en formation au camp Kassaï. Photo : Hyppolite Marboua. CNC.

 

 

Bangui, le 9 janvier 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Depuis le déploiement des soldats Faca dans la commune de Sosso-Nakombo il y’a quelques semaines, les habitants, particulièrement les jeunes de ladite commune, ne cessent de se plaindre du mauvais comportement habituel de ces soldats de l’armée nationale jusqu’au point désormais de manifester aux fins d’exiger leur départ sans condition de leur commune. Que s’est-il passé ?

 

Déployés à Berberati, la capitale de la province de la Nana-Mambéré, pour des raisons sécuritaires l’année dernière, les soldats Faca (Forces armées centrafricaines) viennent à nouveau d’être redéployés dans la commune diamantifère de Sosso-Nakombo officiellement pour, d’après une source sécuritaire à Bangui, sécuriser un chantier d’exploitation des mines d’or et diamants exploité par les Chinois.

Chose étonnante pour les jeunes de la commune de Sosso-Nakombo, ces Faca, dès leur arrivée dans la commune, se sont comportés non seulement aux gendarmes, mais aussi aux douaniers, aux policiers et aux agents des eaux et forêts, loin de leurs missions principales de la sécurisation des chantiers chinois des mines.

La goutte d’eau qui fait déborder le vase, selon les habitants de Sosso-Nakombo contactés par CNC, c’est la descente régulière des Faca sur le terrain, surtout dans le marché, pour fouiller ou perquisitionner tous les coins et recoins des magasins, boutiques et les kiosques soi-disant à la recherche des liqueurs et comprimés prohibés comme les whisky en sachet appelés chiefs, lions d’or et les Tramadol pour les drogues de synthèse.

Alors qu’une dizaine des gendarmes sont sur place depuis des années et qui pourraient faire ce travail des fouilles, la présence des soldats FACA dans ce segment d’activité est vue par la population locale comme une tactique pour eux de racketter les commerçants locaux et aussi avoir de quoi à saouler leurs gueules gratuitement.

En plus de comportements illégaux précités, la population de Sosso-Nakombo se plaint également de leurs comportements inciviques et antisociaux sur les check-point installés en grand nombre sur pratiquement tous les axes entrants et sortants de Sosso-Nakombo et qui pourrissent le vivre ensemble, la libre circulation des biens et des personnes et la tranquillité quotidienne.

« Du jour au lendemain, des déviations piétons se créent sur des cartons ou même sur des briques et cela constitue, en cas de son non-respect, une cause de maltraitance et d’imposition d’une taxe à payer » a fait savoir un jeune contacté depuis Berbérati.

Que cherchent vraiment ces soldats Faca ?

Difficile pour nous de répondre à leur place du moment où ce comportement n’a que trop duré et devient malheureusement une règle pour chaque élément de Faca en mission en province.

Avec le retour au grand complet des soldats Faca sur le terrain, le mieux qu’ils changent radicalement du comportement incivique.

Rappelant que le phénomène de « déviation piéton » est une pratique enseignée dans les centres de formation militaire dans le pays, mais majoritairement décriée par la population.

 

Copyright2018CNC.

 

Pancarte de la mairie de la commune de Sosso-Nakombo. Photo Anselme Mbata, copyrightCNC.

Centrafrique : Paoua, du point de vu cartographique,les ex-séléka assimilé au groupe armé MPC et le groupe MNLRC de l’autoproclamé général Bahar sont positionnés dans la sous-préfecture de Paoua de la manière suivante.

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Centrafrique : : Paoua, du point de vu cartographique,les ex-séléka assimilé au groupe armé MPC et le groupe MNLRC de l’autoproclamé général Bahar sont positionnés dans la sous-préfecture de Paoua de la manière suivante.

 

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Village Talé sur l’axe Paoua-Bozoum. Photo : Fortuné Bobérang, copyrightCNC.

 

 

Paoua, le 8 janvier 2018.

Par : Fortuné Bobérang, CNC.

 

Dans la commune de Nanabaria sur l’axe Paoua -Bossangoa ils sont basés à Nana baria à 60 km de Paoua,ils sont à Béboura croisement à 30km de Paoua et à Gadoulou à 9km de Paoua.

 

Dans la commune de Mia péndé  sur l’axe Béboura3-Bémbéré en allant vers le Tchad ils sont à Bémale  situé à 52km de Paoua ,à Békai65km de Paoua et Bémbéré à 70km de Paoua  et à Bétoko situé à 45km de Paoua.

 

Dans la commune de Bah-bessar sur l’axe Paoua-Bénamkor en passant par Bétokomia1 et 2 ils sont à Bégon(béboye3) à 20km de Paoua ,ils étaient à Béssa à 10km de Paoua,ils sont à Béni à 43 km de Paoua en allant vers Bébénguéré. à Bénamkor situé de lautre coté de la rive pendé à 35 km de Paoua,plus d’une trentaine de morts jonchent le village personne pour les enterrer et sont à la mercie des chiens et des porcs.

 

Dans la commune de Paoua centre ils étaient à Pougol situé à 37km de Paoua

 

Dans la commune de Bang ils étaient à Gouzé situé à 20km de Paoua sur l’axe Paoua Bozoum

 

En termes des exactions ils sillonnent de village en village et continuent de tuer de  piller  et de bruler les maisons et les greniers  avec des bétails et des animaux de la culture attelée emporter comme d’habitude

 

Le jeudi 4 Janvier 2018 ils ont attaqué les villages Bédam et les environ équipés des armes sophistiqués et des chevaux des personnes ont été tués et des maisons incendiées.

 

Le vendredi5 et le samedi 6 Janvier 2018 des hommes en chevaux sont venus du Tchad y compris des véhicule 4*4 tout terrain on fait leur entré avec des hommes en armes imputés à l’armée Tchadienne basée à la frontière ont cassé des portes des réserves alimentaires en sac ont été chargé et transporté vers le Tchad comme ce qui s’est passé à Bang en 2013-2014.

 

Des maisons ont été incendiées et des personnes tuées et décapité.

 

Selon les témoins les corps sans vie restent sans  être enterrés dans ces villages comme aux bords des champs dans la brousse.

 

Hier samedi le 6 Janvier 2018 6 jeunes déplacés repartaient chez eux pour ramener les bovins de traction animale ont été tué par les séléka au village béguila voisin de bénamkor.

 

Ils chassaient les gens dans la brousse ,aux bord des champs ils les massacraient c’est pourquoi, paoua continu d’enregistrer un nombre pléthorique tout les jours des déplacés fuyant les exactions de ces criminels lourdement armés.

 

Fort de tout ce qui précédé et pour faciliter le retour de ces déplacés vers leur région d’origines il faut faire recours à  l’usage d’une force aérienne comme à Bocaranga si non ils vont selon les rumeurs rentrer à Paoua pour la seule raison de chasser les RJ et les Anti balaka comme ce qui se passe de maniéré récurrente à Kakabandoro.

 

 

Pour votre information dans la sous-préfecture de Ngaounadaye ,les séléka sont basés à Kowone ,Nzakoundou,Kollo,et Mboum Bindoye précisement à Mboum Mbindoye ,village situé sur l’axe Ndim-Ngaoudaye ils ont incendiés 35 Maisons le Jeudi 04 Janvier 2017 et sont très actif sur les axes.

 

Dans la ville de Paoua centre hors mis la concentration des déplacés, la situation sécuritaire est calme pour le moment grâce au couvre feux instauré par la Minusca il y’a de cela une semaine mais reste très volatile et imprévisible surtout avec la prolifération des armes dans la ville .La majorité des commerçants musulmans qui étaient à la MINUSCA a regagné leur domicile mais il reste encore quelques personnes par peur de représailles suite aux blessures et aux attaques en arme exercé  sur les jeunes chrétiens dans la nuit du Dimanche 31 Décembre 2017 .

 

 

 

la situation humanitaire est catastrophique dans la sous préfecture plus grave encore les ONG ne sont  pas à mesure de porter secours aux victimes de cette  catastrophe faute de financement et de manque de moyen.

 

La solution durable à cette crise est le délogement de ces groupes armées qui sont lourdement armés suivi d’une sécurisation des villages et zone de combat pendant une longue durée afin de permettre à ces pauvres paysans sans défense de regagner leur village dans le seul souci de préparer la campagne agricole 2018 car la saison est proche.

Centrafrique : Situation très chaotique à Paoua

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Centrafrique : Situation très chaotique à Paoua

 

 

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Illustration de la situation chaotique de Paoua. Photo publication Facebook

 

 

Bangui, le 8 janvier 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Les habitants de la ville de Paoua et ses environs tirent le diable par la queue suite aux affrontements MPC-RJ. Depuis mercredi 27 décembre dernier, un violent combat oppose les éléments de la ‘’Révoltion-Justice (R-J)’’, groupe armé dirigé par Armel Ningatoloum Sayo aux éléments du Mouement patriotique pour la Centrafrique (MPC) de Mahamat Alkatim dans la localité de Paoua au nord-ouest de la RCA. Environs 13 000 maisons ont été incendiées et 35 000 personnes sont déplacées des villages vers la ville de Paoua.

Lucien Mbaïgoto, Député de Papoua, a annoncé au moins une accalmie ayant permis aux secouristes d’enlever quelques corps. « C’est la désolation à Paoua avec l’afflux des déplacés qui manquent de tout. Les familles d’accueil sont débordées, des sites de fortune sont créés partout. Plus d’une centaine de personnes, belligérants et populations civiles confondus ont péri. On dénombre également plus de 13 000 maisons incendiées et 35 000 personnes déplacées », a-t-il déclaré.

Face à cette situation, deux membres du gouvernement, à savoir Marie Noëlle Koyara, Ministre de la Défense nationale et Henri Wanzet Linguissara, Ministre de la Sécurité publique ont effectué une descente sur les théâtres des opérations le week-end dernier. De retour à Bangui, le Ministre de la Sécurité publique a déclaré aux médias que le gouvernement a pris toutes les dispositions nécessaires pour apporter assistance aux populations en détresse.

« C’est notre devoir de marquer la présence de l’Etat aux côtés des Centrafricains », martèle le Ministre Wanzet qui explique que « sur instruction du Chef de l’Etat, ma collègue et moi, nous sommes rendus à Paoua pour constater les faits. Je puis vous rassurer que des mesures immédiates sont d’ores et déjà prises pour permettre aux déplacés de retourner chez eux ».

En ce qui concerne les belligérants, un responsable politique du MPC contacté n’a pas daigné se prononcer. Par contre, Armel Sayo de la R-J a motivé l’assaut lancé par son mouvement contre la faction séléka du MPC par sa vocation d’assurer la protection de la population civile de la préfecture de l’Ouham-Pendé contre les exactions des groupes armés en provenance d’autres localités.

 

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Centrafrique/Paoua : Main sur le cœur, la Minusca jure n’avoir jamais livré des armes aux groupes

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Centrafrique/Paoua : Main sur le cœur, la Minusca jure n’avoir jamais livré des armes aux groupes

 

 

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rotation des troupes de la minusca Bria IMG_4021

 

 

Bangui, le 8 janvier 2o018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

A travers un communiqué de presse publié ce 5 janvier, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) a rejeté catégoriquement ce qu’elle a qualifié d’ « allégations » selon lesquelles la mission onusienne distribuerait des armes aux groupes armés à Paoua pour alimenter la crise.

« Paoua: La Minusca prise en flagrant délit de ravitaillement des éléments du général Bahar en armes et minutions », tel est le titre d’un article publié par le quotidien ‘’Le Démocrate’’ le mercredi 3 janvier (No. 4053) et l’Expansion le jeudi 4 janvier (No. 908). « La Minusca affirme sans ambiguïté qu’elle n’a pas et qu’elle n’a jamais fourni des armes, munitions ou tout autre équipement militaire au Général Bahar ou à un groupe qui lui serait affilié », martèle la mission onusienne dans son communiqué de presse.

La Minusca condamne la publication de ces affirmations sans fondement et souligne les graves conséquences que ces fausses allégations engendrent pour ses Casques Bleus qui servent en République centrafricaine. La diffusion de cette désinformation incendiaire affecte négativement la présence du personnel de la Minusca auprès des communautés qu’elle sert, en compromettant leur sécurité et en entravant leur capacité de protéger et d’assister les populations vulnérables.

La mission des Nations unies est déçue et profondément inquiète de ce que ‘’Le Démocrate’’ et ‘’L’Expansion’’ ont relayé des allégations provenant d’un blog privé, sans autre vérification auprès de sources fiables, et sans offrir au préalable à la Minusca l’opportunité d’y répondre et de les réfuter ; une pratique non conforme à l’éthique journalistique de base.

Enfin, la Minusca prend au sérieux toute action interférant avec sa capacité de remplir son mandat en République centrafricaine. En ce sens, la Minusca se réserve le droit de saisir les plus hautes autorités de la communication afin qu’elles prennent les mesures adéquates.

 

Centrafrique/FAO : 2017, une année de « transition », selon Jean Alexandre Scaglia

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Centrafrique/FAO : 2017, une année de « transition », selon Jean Alexandre Scaglia

 

 

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FAO nouvel an 2018. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.

 

 

Bangui, le 8 janvier 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Vendredi 5 janvier dernier, le Représentant-résident de l’Organisation des nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), M. Jean Alexandre Scaglia a présenté ses vœux de nouvel à la Nation centrafricaine, via la presse. A l’occasion, le responsable onusien qualifie de « transition » l’année 2017, tout en dégageant de nouvelles perspectives meilleures pour 2018.

« A vous professionnels de médias de la République centrafricaine, au nom de l’Agence des nations unies en charge de l’alimentation et de l’agriculture, je formule à votre endroit, mes vœux les meilleurs, étant donné que le rôle de la presse est extrêmement essentiel dans tous les domaines y compris dans le domaine agricole, pour informer la population sur ce qui va bien et ce qui va mal », c’est en ces termes riches en convivialité que Jean Alexandre Scaglia a présenté à la presse.

Ces vœux vont également à l’endroit du personnel de la Représentation nationale de la FAO – ces proches collaborateurs de Jean Alexandre Scaglia, à qui il a témoigné une reconnaissance pour la « bonne collaboration » qui a profité aux grandes réalisations de l’année 2017.

La convivialité ainsi initiée par le Représentant résident de la FAO ne visait pas seulement le souhait des vœux, mais également elle se présentait comme le cadre propice pour Scaglia d’établir le bilan des activités réalisées au cours de l’année, puis d’annoncer les perspectives pour 2018 qui s’ouvre. D’entée de jeu, Scaglia qualifie l’année 2017, comme étant celle de la « transition ». Et d’expliquer qu’il y a eu, au cours de l’année, des signaux de rétablissement progressif.

En ce qui concerne la production agricole, Scaglia note avec satisfaction un retour au niveau de l’année 2010 après le désastre statistique de 2013 à 2016. Il y a eu également ce que le Représentant résident appelle des « paramètres positifs » tout en soulignant la résistance de quelques poches de troubles localisées dans l’arrière-pays qui constitue le monde rural. A cela s’ajouter l’émergence de certaines initiatives (le DDDR-pilote, les programmes de formation en faveur de la jeunesse, le projet du Plan opérationnel pour la stabilisation immédiate de Bambari (POSIB)… Cela va sans compter l’élaboration des grandes politiques de développement, à commencer par le Plan de relèvement et de la consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA) dont la première revue a déjà eu lieu.

Au total, plus de 500 000 Centrafricains ont bénéficié d’une assistance de la FAO.

Aussi, 2017 a vu la participation de la République centrafricaine à des rencontres internationales après des années d’absence. « On a vu la RCA reprendre sa place au niveau sous-régional et international », précise Scaglia.

Toutefois, les perspectives, à en croire le Représentant-résident, sont bonnes pour 2018. C’est pourquoi il a formulé le vœu d’une « marche rapide vers la relance agricole, étant donné que la paix et la stabilité ne sauraient être effectives sans une véritable relance du secteur agricole ». Scaglia formule également le vœu pour les Centrafricains d’aller au-delà des soubresauts qui persistent malheureusement dans certaines contrées du pays pour espérer au meilleur.

Sous forme de plaidoyer, le Représentant-résident s’est plaint de ce que le niveau du décaissement des fonds dans le cadre du RCPCA qui devait accélérer la relance agricole en particulier reste très « faible ». « On a besoin d’enregistrer d’entrée de l’ordre de centaines de millions et non de dizaine comme cela se fait actuellement. A Bruxelles, les bailleurs nous ont accordé que 3 millions de dollars, ce qui est bien insuffisant, mais que ces fonds soient décaissés quand même ».

Si 2017 a été l’année de transition, que 2018 soit celle de l’autosuffisance alimentaire, voire de surproduction.

Centrafrique : Théodore Jousso et ses vœux au personnel des transports et de l’aviation civile

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Centrafrique : Théodore Jousso et ses vœux au personnel des transports et de l’aviation civile 

 

 

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Nouvel an du Ministre Jousso. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.

 

Bangui, le 8 janvier 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Une semaine après la fête du nouvel an, le Ministre Théodore Jousso a présenté ses vœux au personnel de son Département. C’était des échanges mutuels de vœux, car le personnel des Transports et de l’Aviation civile a également présenté les vœux du personnel à leur Chef de Département.

Ils étaient une centaine, personnel de tout grade, depuis le Dircab, les Directeurs généraux, les Chefs de services jusqu’au planton, ainsi que des invités de marque ont répondu massivement, vendredi dernier, au Ministère des Transports et de l’aviation civile, à l’appel du Ministre Théodore Jousso pour célébrer le nouvel an.

« Il est d’usage, au début de chaque année, qu’ensemble, personnel et Chef de département se retrouvent et échangent mutuellement des vœux, mais surtout à cette occasion, prennent des résolutions et engagements destinés à améliorer ou à renforcer les résultats et objectifs recherchés, sans oublier les conditions de travail a sein du Ministère », ainsi a rappelé le Ministre Jousso à tout le personnel mobilisé pour la circonstance. Aussi, une pensée particulière a été accordée aux collaborateurs disparus, en mémoire de qui le Membre du gouvernement, par la voix du Chef du personnel, a demandé une minute de silence.

Comme à l’accoutumée, la célébration de nouvel an est l’occasion idéale pour dresser le bilan du parcours d’un an, puis de dégager des perspectives. Le Ministre Jousso a profité de la tribune pour résumer quelques réalisations essentielles de son Département. « L’année 2017 qui vient de s’écouler, a été marquée, au niveau de notre Ministère, par le début de mise en œuvre de quelques projets fondamentaux faisant de notre secteur, un secteur-clé de l’économie de la République centrafricaine », a fait savoir le Ministre.

Entre autres réalisations, le Chef du département des Transports a cité pêle-mêle, les travaux de mise en norme de l’Aéroport international Bangui-M’Poko, avec le début de réhabilitation des infrastructures aéroportuaires ; le renforcement de la sécurité et de la sûreté ; l’attribution d’un financement de 15 milliards de F.Cfa par l’ASECNA pour la réalisation d’importants projets aéroportuaires, infrastructurels et météorologiques au niveau de l’Aéroport Bangui-M’Poko ; le retour de la Compagnie CAMAIR-CO dans le ciel centrafricain.

A cette liste viennent s’ajouter, dans le domaine des transports de surface, les travaux de sélection d’entreprise chargée de produire les documents et plaques sécurisés de transport ; les campagnes de sensibilisation et de renforcement de la sécurité routière destinées aux usages de la route et ; l’Accord de partenariat avec la Minusca, en vue de renforcer les capacités des Cadres et Agents du Ministère des Transports et la formation imminente d’environs 1500 Professionnels conducteurs de taxis, bus et taxis-motos.

En ce qui concerne les perspectives, le Ministre Jousso a fait savoir qu’en plus de la poursuite des grands chantiers lancés en 2017, beaucoup d’autres seront lancés en 2018. Autour de ces chantiers, le Chef du Département a mobilisé son personnel, sur les traces du Président de la République à se mettre résolument au travail pour l’œuvre de la reconstruction et le développement de la RCA.

Centrafrique : la fédération Europe-Asie du MLPC condamne avec vigueur le propos de Nourredine Adam du FPRC.

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Centrafrique : la fédération Europe-Asie du MLPC condamne avec vigueur le propos de Nourredine Adam du FPRC.

 

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MOUVEMENT DE LIBÉRATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN
BUREAU FEDERAL
PÔLE COMMUNICATION
N° 001_/BF/PC/2017

 

FEDERATION EUROPE-AMERIQUES-ASIE-MOYEN ORIENT-OCEANIE

 

Communiqué de presse

 

Le 26 décembre 2017, le dirigeant du groupe armé Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC) déclare dans un entretien à l’AFP vouloir la paix avant tout et en même temps, menace d’attaquer Bangui et qualifie le président de la République de « criminel ».

Face à de telles déclarations, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), s’inscrivant toujours dans une démarche pacifique de la résolution de la crise centrafricaine, exprime d’une part son indignation et condamne d’autre part avec la dernière rigueur ces propos irresponsables.

 

Se rappelant de la souffrance endurée par le peuple centrafricain pendant les périodes de conflit généralisé, le MLPC manifeste sa solidarité aux actions de nos autorités actuelles issues des élections libres et transparentes et les encourage à toujours prioriser le recours au dialogue.

Demande aux groupes armés quel qu’il soit de se conformer au processus de DDRR lancé le 30 aout 2017 et qui sied aux différents accords de paix signés.

Le MLPC exprime sa confiance et son appui aux actions que mèneront les forces conjointes FACA/ONU en cours de déploiement afin que la paix revienne et que l’autorité de l’état soit redéployée sur toute l’étendue du territoire national.

 

Fait à Bordeaux, le 5 janvier 2018

Le Porte-parole

Aimé DOUNDA

 

 

 

 

 

Centrafrique : monsieur le Président, qu’avez-vous fait de l’espoir du peuple ?

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CENTRAFRIQUE : MONSIEUR LE PRÉSIDENT, QU’AVEZ-VOUS FAIT DE L’ESPOIR DU PEUPLE ?                                                                                                                    

 

 

 

 

Centrafrique.com/17818-2/bernard-selemby-doudou-500×460/” rel=”attachment wp-att-17819 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Bernard Selemby Doudou, l'auteur de l'article.
Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article.

 

 

Bangui, le 6 janvier 2018.

Par : Bernard Selembi Doudou, CNC.

 

Bonne ou mauvaise élection présidentielle, le Président tchadien est responsable de ses propos devant l’histoire. En effet, ce dernier avait proclamé solennellement sur le perron de l’Élysée à Paris « qu’il vaut mieux une élection bâclée qu’une transition chancelante ». Néanmoins, l’élection groupée organisée dans des conditions inédites qui consacre le mathématicien de Boyrabe a connu une mobilisation sans précédent du peuple centrafricain. La recherche de la paix comme solutions aux barbaries des Séléka est la seule leitmotiv de cet acharnement sur les bureaux de vote.

Cette élection était unanimement saluée par la communauté internationale et représentait pour la population une chance pour la démocratie. Les différentes commissions d’observation électorale accréditées lors de cette élection ont rythmé leurs rapports sur la célèbre et traditionnelle appréciation « d’élection libre et transparente en dépit de quelques irrégularités enregistrées ». La priorité du peuple meurtri était tellement ailleurs que la légitimité et la transparence des élections importaient peu. La proclamation des résultats de cette élection était suivie d’une liesse populaire et l’espoir était le maître mot qui revenait de façon récurrente dans toutes les conversations. Classé parmi les émotions et reposant sur la confiance, l’espoir se définit comme la disposition d’un esprit humain qui consiste en l’attente d’un avenir meilleur. Généralement, lorsqu’on espère en quelques choses, c’est que présentement cette chose manque. Devant ce vide et après plus de trois semestres de gouvernance, le citoyen lambda s’interroge sur le sort de l’espoir du 30 mars 2016 : Qu’est devenu de nos jours l’espoir du peuple placé au Président de la République au lendemain de son élection ? Monsieur le Président, qu’avez-vous fait de l’espoir du peuple centrafricain ? Si véritablement l’espoir fait vivre et ouvre des perspectives de nos imaginations, pourquoi privé le peuple centrafricain de cet espoir ? Si tel est le cas, comment imaginez-vous monsieur le President la vie du peuple centrafricain sans espoir et surtout dans la crainte du lendemain ? Ce pouvoir mérite t-il l’espoir du peuple centrafricain ? Le mode de gestion du pays est-il en conformité avec le serment et la profession de foi ? Pensez-vous qu’à la fin de la mandature, la situation peut se normaliser ? Et si par malheur la situation ne se normalise pas, quel sera le sort de 2021 ? Le sentiment du peuple après toutes ces interrogations se résume en deux mots : le désespoir et le désamour. Au départ tout le monde espérait aveuglément et sans surprise à l’arrivée tout le monde est déçu. On constate que la courbe de l’impopularité est au galop car le pouvoir n’a rien de différent d’avec les précédents régimes. La politique d’exclusion a atteint l’armée et crée par voie de conséquence des désagréments et frustrations au sein de cette noble institution. La nouvelle armée que le pouvoir est entrain de mettre en place sera t-elle républicaine ? La nouvelle armée respectera t-elle les critères de recrutement définis par la constitution du 30 mars 2016 ? Il faut relever que les récents recrutements des soldats formés localement, au Rwanda, au Burkina Faso, en Israël et ailleurs ont la particularité d’une hégémonie, d’une suprématie de l’ethnie du Président de la République. Cette main mise s’est matérialisée récemment par le limogeage du Général chef d’état major des armées au profit d’un parent colonel de l’armée. Au passage, nous condamnons sans réserve l’instrumentalisation de l’armée en violation des principes constitutionnels et tout cela pour satisfaire des intérêts égoïstes et inavoués. Sans surprise, les premiers choix politiques du Président de la République en commençant par la désignation du premier ministre suivie de la formation du gouvernement déterminait déjà l’allure négative de la courbe géométrique. En remaniant ce gouvernement d’amis politiques, le peuple pensait que le guide sera sensible à ses souffrances…hélas, vous leur avez administré une gifle en reconduisant le premier ministre qui est totalement lessivé qui a son tour augmente exagérément et de façon irrationnelle la taille du gouvernement… bref, les erreurs de méthode et de stratégie se multiplient, la justice nationale véritable levier de la réconciliation nationale et du vivre ensemble a démissionné au profit de la Cour pénale spéciale qui avance à pas de tortue faute de clairvoyance, de transparence des nouvelles autorités, le pouvoir se met totalement en retrait et le pays « s’auto-gère » avec l’appui de la communauté internationale, au final on remarque un déphasage, un fossé entre les souhaits de la population et les décisions prises par les autorités. Presqu’a mi mandat, nous rappelons au président de république qu’il bénéficie encore de la grâce du peuple et non de la communauté internationale qui voit d’un mauvais œil l’entrée en jeu des russes. À défaut de tout perdre, nous invitons les autorités à prendre au sérieux les menaces des groupes armés non conventionnels et de saisir l’opportunité de l’Union africaine et surtout d’impliquer les États de la sous régions dans le processus de règlement de crise. Mais attention, ne le dites personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 06 janvier 2018

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                                           Tel : 0666830062

 

 

 

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Centrafrique / scandale : coup d’État en Guinée équatoriale, Touadera était au courant !

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Centrafrique / scandale : Coup d’État en Guinée équatoriale, Touadera était au courant !

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©© autremédia

Bangui, le 6 janvier 2018.

Par : Yasmine Perrière,CNC.  

À quel jeu dangereux joue le président centrafricain Faustin-Archange Touadera ? Sommes-nous obligés de nous interroger. Car à peine a-t-il été investi à la tête de la Centrafrique que le mathématicien de Boy-rabe veut jouer dans la cour des grands comme la grenouille qui voulait se faire plus grosse que la vache.  

Après avoir tenté de déstabiliser le Congo-Brazzaville en attribuant le titre ronflant de conseiller spécial à la Présidence à l’un des farouches et irréductibles opposants au président Sassou Nguesso, un certain Marc Mapingou Mitoumbi, et en lui délivrant un « mandat de représentation pour l’Europe », Faustin-Archange Touadera est désormais cité dans une sombre affaire de tentative de coup d’État en Guinée équatoriale.

À l’époque, le président Denis Sassou Nguesso, furieux, en apprenant la nouvelle, avait dépêché à Bangui un émissaire pour mettre en garde le locataire du palais de la Renaissance qui avait nié avoir signé un tel document.

En effet, selon des informations crédibles en notre possession, le président centrafricain était bel e bien au courant de cette tentative de déstabilisation visant la Guinée équatoriale mais à laisser faire contre une promesse d’argent et une participation en tant qu’actionnaire dans une société pétrolière après le coup d’État.  

D’après notre source, Touadera aurait été informé par l’un de ses proches, le sieur Sani Yalo, ci-devant président du Conseil d’administration du Bureau d’affrètement routier  centrafricain (Barc) qui serait impliqué jusqu’au coup dans cette aventure. Lequel Sani Yalo est un habitué des scandales.

Il avait été poursuivi par la justice centrafricaine dans une affaire de trafic d’hydrocarbure entre Bangui et Zongo, en République Démocratique du Congo. Ce qui fait dire aux observateurs que là où il y’a du pétrole, il y a forcément Sani Yalo. À en croire la source, tout a été planifié à partir de Douala (Cameroun). Sani Yalo ayant été approché par des opposants équato-guinéens a vu là une opportunité de mettre à exécution son plan de déstabilisation de l’Afrique centrale. C’est lui qui aurait joué les entremetteurs entre son petit frère Dada Yalo, formé au Tchad, qui figure parmi les mercenaires arrêtés par les forces de sécurité et de défense camerounaises. Ce dernier aurait d’ailleurs été arrêté avec une importante somme d’argent destinée à assurer la logistique du putsch.

C’est donc Sani Yalo qui aurait acheté le billet d’avion de son frère cadet qui est arrivé à Douala le 5 décembre dernier en provenance de Paris. D’ailleurs, toujours selon la source, les dissidents équato-guinéens seraient passés par Sani Yalo pour l’achat, sous le couvert du BARC, des véhicules 4×4 qui devaient servir au transport des mercenaires. Et qu’en bon truand, Sani Yalo en aurait gardé une bonne partie pour son utilisation personnelle.

Tout Bangui le voit changer de 4×4 de différente couleur tous les jours. On dit même qu’il en aurait même offert à Touadera. Dans ces conditions, difficile d’imaginer que Sani Yalo n’avait pas informé le président centrafricain qui n’hésite pas à venir à sa dote. Il parait que les deux hommes se tutoient.

Une enquête doit être ouverte à Bangui pour déterminer les responsabilités si Touadera n’entend pas s’exposer à des représailles inévitables de la Guinée-équatoriale. Déjà qu’il ne fait plus bon d’être centrafricain au Cameroun.

copyright2017CNC

NDLR : le frère cadet du sulfureux Sani Yalo, le lieutenant Dada Dazoumi Yalo formé au Tchad en 2011, a été arrêté au Cameroun suite à ce coup d’État manqué du Guinée équatoriale qu’il a participé avec accord présumé de son frère ainé Sani Yalo. D’ailleurs, ce dernier a déjà fuit son domicile depuis l’annonce de l’avortement du coup d’État en Guinée par les médias. Il se loge à l’hôtel Ledger de Bangui par peur d’être arrêté si jamais.