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Centrafrique : Anicet-Georges Dologuélé devrait-il rester à Bangui et participer à la reconstruction du pays ?

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Centrafrique : Anicet-Georges Dologuélé devrait-il rester à Bangui et participer à la reconstruction du pays ?

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2523.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Anicet Georges Dologuélé et Faustin archange TOUADÉRA
Anicet Georges Dologuélé et Faustin archange TOUADÉRA

 

 

Bangui, le 10 Aout 2017

 Par : Bienvenu ANDALLA, CNC,

 

Pourquoi reste-t-il en France et narguer à travers l’internet et les médias étrangers pour s’exprimer ?

Arriver 1er au second tour des élections présidentielles Dologuélé était bien parti pour occuper le fauteuil présidentiel du palais de la Renaissance. Malheureusement pour lui,  le peuple a décidé autrement. Touadéra a gagné le fauteuil.

En bon Centrafricain et soucieux du devenir du peuple pour ne pas dire du pays, tous, nous devons contribuer à la reconstruction nationale. Dommage,  la situation ne cesse de se dégrader dans le pays.

Ce n’est pas nous qui avons posé cette question. Mais elle interpelle tous-ceux-là qui disent être des compatriotes versés à la reconstruction du pays. Mais toujours est-il de savoir si c’est en dehors du pays qu’on peut le reconstruire ? Nul n’est besoin de faire faire la leçon de morale pour qu’on se sente et qu’on reconnaisse qu’on est centrafricain et que le devoir de reconstruction nous incombe tous.

Voilà une belle observation de quelqu’un qui a souci du pays, nous citons : « Anicet-Georges Dologuélé Les groupes armés se rendent compte qu’il n’y a pas de chef. Ils commencent par une petite ville, ils se rendent compte que rien ne se passe. Puis ils en prennent une seconde. Toujours rien. Ils prennent une région. Toujours aucune réponse. Et aujourd’hui, ils contrôlent pratiquement 75 % du territoire, car jamais le gouvernement n’a donné l’impression de s’intéresser à ce qui se passe. Il a abandonné toute cette gestion à la Minusca, mais la Minusca est au service du gouvernement.

Qu’est-ce que veut dire cette observation ? Un appel à la prise de conscience nationale. Comment faire pour que de l’est à l’ouest, du nord au sud quelqu’un se lève de la catégorie de nos grands leaders comme Anicet-Georges Doleguélé, Martin Ziguélé sur qui les centrafricains qui ont un profond amour pour le père national, le nationaliste Ange-Félix Patassé qui a perdu sa vie pour que la Centrafrique ne devienne pas un objet d’exploitation. Nous ne devons plus aller comme brebis mais en des hommes conscients, avertis, aguerris qui doivent faire l’effort nécessaire pour que le pays ne devienne pas une province tchadienne.

Et c’est cela que tous centrafricains doivent désormais assimiler. Et nos hommes politiques doivent au tant assimiler. Justement, c’est par faute de cette assimilation que les hommes politiques qui se s’autoproclament chef de file de l’opposition démocratique se font désintégrer par leur pair faute d’une entente collégiale. Doléguélé, fait attention car tu es rejeté par tes pairs pour les avoir lachés et parti en France où tu vies ta bonne vie.

 

 

 

Centrafrique : le gouvernement dote les facas des véhicules 4×4

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Centrafrique : le gouvernement dote les facas des véhicules 4×4

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2533.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Vue d'ensemble des véhicules Rémi par le Gouvernement. Credits : HT. CopyrightCNC
Vue d’ensemble des véhicules Rémi par le Gouvernement. Credits : HT. CopyrightCNC

 

 

Le Gouvernement organise le retour en force des Forces Armées Centrafricaines. Le Président de la République Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadera a assisté ce matin à la cérémonie de remise de dix véhicules au Ministère de la Défense Nationale. Voici l’intégralité du discours qu’il a prononcé en cette circonstance.

 

DISCOURS DE SON EXCELLENCE PR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DE L’ÉTAT, CHEF SUPRÊME DES ARMÉES  A  L’OCCASION DE LA REMISE DE DIX VÉHICULES AU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE NATIONALE

  • Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
  • Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;
  • Mon Général, Inspecteur Général de l’Armée Nationale ;
  • Mon Général, Chef d’État-major des Armées ;
  • Généraux, Officiers, Sous-Officiers, Hommes du rang ;
  • Distingués Invités ;
  • Mesdames et Messieurs ;

Je voudrais tout d’abord exprimer la satisfaction que je ressens au moment de la remise de dix (10) véhicules au Ministère de la Défense Nationale. Cet évènement m’offre encore une fois l’occasion de traduire dans les faits mon engagement ainsi que celui du gouvernement de rehausser l’effort de défense en faveur des Forces Armées Centrafricaines.

Pour la première fois en effet, le Ministère de la Défense Nationale et partant les FACA, sont les heureux bénéficiaires d’une dotation en matériels, notamment de véhicules acquis sur les ressources propres de notre pays.

Il s’agit pour le Gouvernement, d’offrir à l’Armée Nationale des moyens de travail appropriés, afin de mener à bien les missions de protection du territoire national et notamment de ses longues frontières, qui constituent par excellence des zones où règne une grande criminalité.

Voilà pourquoi, le renforcement des capacités de nos forces, exige plus que jamais un accroissement incessant des ressources allouées à la Défense Nationale et la mise en place d’un budget conséquent, devant permettre l’exécution de la stratégie de sécurité nationale, et constitue comme je l’avais déjà affirmé en d’autres circonstances, la priorité des priorités.

  • Distingués Invités ;  – Mesdames et Messieurs ; La mission de reconstruction de la défense et la sécurité dans un pays qui a souffert d’une longue période d’instabilité politique, constitue une tâche immense et ardue qui exige du temps et de la constance dans la recherche des voies et moyens, susceptibles de redonner à notre Armée sa capacité opérationnelle initiale.  Et cela constitue aujourd’hui encore, la préoccupation majeure de nos compatriotes, au regard de la recrudescence de la violence qui continue d’endeuiller de nombreuses familles dans l’arrière-pays. La remise de ces dix véhicules apparaît certes comme une première étape, mais marque notre détermination à apporter tout l’appui nécessaire et indispensable à la remise à niveau de nos Forces Armées.  En effet, malgré la modicité de nos ressources, le Gouvernement s’évertue avec l’appui de la communauté internationale, notamment de l’EUTM-RCA, à bâtir une Armée véritablement nationale, professionnelle, structurée, moderne et capable de protéger le pays contre les menaces.

Point n’est besoin de préciser ici que nous sommes encore loin de disposer des ressources nécessaires et suffisantes pour assurer la couverture des besoins minima de la population.  J’ose espérer que cette dotation en équipements constituera un véritable stimulant pour nos Forces Armées.  Je demande donc aux FACA de faire un meilleur usage de ces matériels, dans l’intérêt bien compris de nos populations tant meurtries par des violences aveugles et injustifiées.

Je vous remercie.

 

Copyright2017.

Centrafrique : Les Cadres du Ministère de l’Agriculture à l’école de ‘’gestion axée sur le résultat’’

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Centrafrique : Les Cadres du Ministère de l’Agriculture à l’école de ‘’gestion axée sur le résultat’’

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2530.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Atelier de formation des cadres du ministère de l'agriculture. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.
Atelier de formation des cadres du ministère de l’agriculture. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

 

 

Bangui, le 9 août 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le Ministre de l’Agriculture et du développement rural, Honoré Féizouré a personnellement ouvert, ce mardi 8 août 2017, dans la salle de formation de l’Agence centrafricaine pour la formation professionnelle et l’emploi (ACFPE), les travaux de l’atelier de formation des Responsables centraux et des structures sous-tutelle de sont Département. Le Ministre a été assisté de son Dircab, Aimé Amoudou et Dr Abel Kpawilina Namkoïsse, Chargé de missions en matière d’agriculture. Cette formation des Cadres vise un renforcement de capacités en matière de ‘’Gestion axée sur les résultats.

Ils sont une trentaine, les Cadres du Ministère de l’Agriculture et du développement rural, notamment les Responsables centraux et les Responsables des Structures sous-tutelle dudit Ministère, à bénéficier de ce programme de renforcement des capacités en matière de gestion axée sur les résultats (GAR).

D’emblée, il s’agit d’une réponse à donner au constat de carence dans la gouvernance du secteur agricole – une gestion caractérisée par une situation peu luisante. Alors que le challenge à relever dans ce secteur est si important, surtout pour un pays comme la République centrafricaine avec un fort potentiel agricole de 15 millions d’hectares de terres cultivables qui devraient faire vivre plus de 80% de la population vivant en milieu rural.

La Gestion axée sur les résultats apparait comme l’ultime outil pour permettre une bonne gouvernance du secteur agricole, selon la SDRASA (Stratégie de développement rural, agricole et de sécurité alimentaire), d’où tout l’intérêt de cette formation des Cadres dudit Département. Cette approche de GAR repose essentiellement sur six facteurs, à savoir : (i) le partenariat à travers une collaboration étroite entre tous les intervenants ; (ii) la responsabilité acceptée par l’ensemble des acteurs quant à la production des résultats ; (iii) la transparence qui vise une meilleure communication sur les résultats ; (iv) la simplicité dans la définition des résultats et des indicateurs, afin de faciliter leur compréhension et leur appropriation par tous les acteurs ; (v) l’apprentissage sur le tas avec une application progressive et continue et ; (vi) enfin, l’application étendue dans tous les secteurs et les services dans la mesure du possible.

C’est fort de tous ces enjeux ci-haut énumérés que l’on comprendrait aisément les objectifs poursuivis par cette formation des Cadres du Ministère de l’Agriculture. Il s’agit de fournir à ces Cadres identifiés, une base méthodologique minimale en planification stratégique, afin de renforcer leurs capacités à mieux appréhender le processus de mise en œuvre d’une stratégie sectorielle, notamment la SDRASA.

De manière spécifique, il est question d’initier les participants à : (i) l’analyse diagnostique participative des problèmes de leur entité grâce aux outils de la GAR (arbre d’analyse causale des problèmes, arbres de résultats ou de solutions) ; (ii) la planification stratégique ; (iii) l’élaboration des outils de planification stratégique (PAP, PIP, CDMT et PTBA) ; (iv) l’élaboration des outils de mesure des performances (Lettre de mission ou contrat de performance, Lettre d’évaluation périodique de la lettre de mission et Rapport de performance) et ; enfin, le mécanisme de suivi-évaluation selon l’approche de gestion axée sur les résultats.

Pour le Ministre Honoré Féizouré, s’adressant aux participants, « l’objectif de cet atelier est de vous amener à maitriser ce concept [gestion axée sur les résultats] et l’appliquer dans la conduite de vos activités. Par conséquent, je vous engage à faire preuve d’assiduité », a affirmé le Membre du gouvernement à l’ouverture des travaux.

Le Ministre ajoute, par ailleurs, que l’atelier en question « doit déboucher sur des dispositions pratiques qui nous permettront, en 2018, d’intégrer la gestion axée sur les résultats dans notre planification stratégique, notre budgétisation et notre suivi-évaluation, tant au niveau central que décentralisé. A cet effet, nous devons, à l’issue de la formation, adopter les outils nécessaires aux différents niveaux de responsabilité ; approuver la Feuille de route avec des échéances précises pour la préparation des outils ».

Ainsi, quatre jours durant, notamment du 8 au 11 août 2017, d’importantes thématiques feront l’objet de communication, suivies d’échanges et débats. Il s’agit entre autres thématiques : les généralités sur la gestion axée sur les résultats ; les composantes et démarche de la gestion axée sur les résultats ; les outils de la gestion axée sur les résultats ; Cadre, outils et processus de programmation stratégique du secteur de l’agriculture et du développement rural ; l’élaboration des outils de programmation opérationnelle du secteur agricole et rural ; les méthodes et outils de suivi-évaluation ; Cadre institutionnel et d’organisation stratégique, de pilotage, de coordination et de suivi-évaluation du secteur et ; élaboration des outils de performance.

Ces thématiques sont développées par d’imminentes personnalités, à l’image de Dr Abel Kpawilina-Namkoïsse, M. Denis Nguemon, M. Abdoulaye Adji, M. Patrick Ngaye-Yankoisset, M. Rodrigue Yakénde, le tout sous a modération de Dr Désirer Yassigao, Président de la Chambre d’agriculture.

Quelques attentes des participants

D’entrée de jeu, M. Hamidou Ibrahim, Directeur général de la Cellule Coton s’est dit très intéressé par la formation, mais souhaite la stricte application de la Déclaration de Maputo qui appelle aux pays membres d’octroyer 10% de leur budget national à l’agriculture. Selon, « pour arriver à un résultat, il faut d’abord investir des moyens ». De son côté, la Directrice régionale n°1 basée à Mbaïki, Mme Amélia Eléonore Ashinguy, « c’est une bonne formation, mais nous aimerions qu’elle touche également le paysans ».

 

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Centrafrique : les 140 pick-up promis aux députés, Karim MECKASSOUA roulait-il tout le monde dans la farine ?

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Centrafrique : les 140 pick-up promis aux députés, Karim MECKASSOUA roulait-il tout le monde dans la farine ?

 

 

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Le President de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA

 

Bangui, le 09 août 2017

Par : Anselme MBATA, CNC.

 

C’est cela, ne pas sérieusement connaître quelqu’un avant de s’engager pour lui. C’est une farce pour être porté la tête du parlement centrafricain. Le voilà assis, mais point de pick-up pour les députés comme promis.

 

Si de nombreux Centrafricains ne croient plus aux promesses faites par certains hommes politiques de leur pays, c’est en partie à cause des gens comme le Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA. Ce dernier, sans hésiter, avait promis à ses collègues députés lors de l’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale en mai 2016 un lot de 140 pick-up toutes neufs dans les 6 premiers mois après son accession au perchoir, s’il était bien sûr élu par ses paires. 12 mois passés depuis son élection à la présidence de l’Assemblée nationale, les 140 députés qui composent l’actuelle Assemblée nationale attendent impatiemment leurs pick-up promis, nième roublardise politique ?

Si l’ancien Premier ministre français Manuel Valls disait que la démocratie est la prunelle de nos yeux qu’il faut respecter à tous les moments, grands et petits, de la vie politique. La parole donnée, la parole signée devant un peuple doit être scrupuleusement respectée. Ici en Centrafrique, certains Leaders politiques pensent que les Centrafricains ont de la mémoire courte et qu’il faut les rouler continuellement dans la farine, même s’il s’agit d’aller plus loin.

Abdoul Karim MECKASSOUA, député de la 2e circonscription du 3e arrondissement de Bangui, élu avec 53 voix contre 35 pour son challenger lors de la dernière législative selon l’Autorité nationale des Élections (ÂNE), contre toute attente avait décidé de postuler pour le poste du Président de l’Assemblée nationale. Afin de mettre en déroute ses adversaires dans ces courses au perchoir, le député Abdoul Karim MECKASSOUA avait mobilisé d’importants moyens matériels et financiers pour la cause. Or, sentant que le combat serait dur pour lui à la fin, l’homme n’a pas baissé ses bras et multipliait des promesses en promesses. Parmi celles-ci, celle des 140 pick-up neufs promit à tous les 140 députés de cette 6e législature. Selon cette promesse faite par Abdoul Karim MECKASSOUA l’an dernier, chaque député devait avoir un pick-up neuf avant fin 2016. Le problème, cette promesse démagogique selon plusieurs sources est non seulement très coûteuse (environ 15 milliards de francs CFA), mais aussi chimérique par sa nature.

Pour des nombreux députés contactés par CNC il y’a plus d’un an, aucun parlementaire ne pourrait croire à ce jour que cette promesse pourrait être concrétisée même dans 5 ans. Le week-end dernier, nous avons essayé de contacter certains députés sur ce sujet, quasiment tous nous ont répondu la même chose : « par quel miracle que les 140 véhicules promis seront livrés aux députés ». Sur ce point, les Centrafricains se demandent si l’honorable Abdoul Karim MECKASSOUA, Président de l’asse nationale, ne roulait-il pas tout le monde dans la farine ? Si c’est le cas, que reste-t-il de sa crédibilité ?Avec cet acte, signe-t-il la fin de sa carrière politique ? Comme disait l’ancien Président de la République André Kolingba, seul l’avenir nous le dira.

 

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CENTRAFRIQUE : UN ÉTAT DÉSARMÉ FACE AUX PÉRILS

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CENTRAFRIQUE : UN  ÉTAT DÉSARMÉ  FACE  AUX  PÉRILS

 

 

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Les soldats Faca au camp Kassaiï Bangui. Copyright2014CNC.

 

Bangui, le 9 août 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

UN PAYS EN PERDITION ?

          Est-ce vraiment le moment de se payer le luxe de tergiverser, de biaiser et même de fanfaronner à la tête des deux institutions principales du pays ? Les Centrafricains sont tenus à l’écart de tout, par un gouvernement apparemment incompétent et dénué de sens patriotique. Comment peuvent-ils appréhender l’avenir de leur pays ? Va-t-il se disloquer, comme semblent le prévoir les pythies ?

          En ce moment, il règne, au pays de Boganda, une atmosphère viciée et politiquement délétère. Les Centrafricains se demandent tous les jours si les Dieux qu’ils évoquent souvent les ont abandonnés ou si le ciel va tomber sur leur pauvre tête déjà abîmée. Vont-ils boire la ciguë jusqu’à la lie ? Les gouvernants et les politiques se rendent-ils compte du vide de décisions qui prévaut dans une République Centrafricaine saignée à blanc et orpheline ? Ils semblent tétanisés, plongés dans l’immobilisme. Leur mot d’ordre ? « Courage, ne bougeons pas !» 

          Alors que 60% du territoire sont envahis par des rebelles arrogants et violents, on a l’impression qu’une surdité et une cécité totales empêchent les ministres d’appréhender les cris de souffrance de leurs concitoyens, en proie à des supplices indicibles. Pour des autorités qui ont déserté leur mission, la capitale est devenue un illusoire hameau de paix. Force est de constater qu’on peut désormais s’interroger : « Qui fait quoi à Bangui ? » Le président Touadera est-il bien entouré ?

          Posons-nous franchement la question d’un possible complot, ourdi par des proches avec la complicité de puissances étrangères. Tout concourt à indiquer qu’un plan de déstabilisation a pu être initié par des forces secrètes. Le président Touadera dispose-t-il encore la réalité du pouvoir en Centrafrique ? Il faudrait dissiper au plus vite cette nébuleuse politique qui plombe et menace le pays.

          Les Centrafricains attendent la vraie rupture, celle qui avait été promise. Ne leur avait-on pas assuré qu’on allait rompre avec les injustices sociales et les impunités du passé ? Qu’on allait faire comprendre aux rebelles que force resterait à l’État de droit ? Qu’on allait agir fermement pour désarmer les rebelles, protéger les populations, réarmer les FACAS et garantir l’intégrité du territoire ?

          Mais, pour y parvenir, les autorités centrafricaines devraient sans doute se dégager des vieilles alliances de coopération militaire. On est bien obligé de constater, en effet, que les interventions des pays amis traditionnels n’ont pas résolu le chaos centrafricain. Est-ce que la R.C.A.,  en concertation avec la France, ne pourrait pas conclure d’autres accords  avec, par exemple, la Chine, ou des pays africains pourvus de moyens militaires importants, ou les Etats-Unis d’Amérique ? Certes, ce serait un grignotage de la souveraineté du pays, mais la R.C.A. n’a pas, aujourd’hui, les moyens militaires suffisants pour défendre ses populations et son territoire. 

          Il faut agir au plus vite et, pour ce changement de cap, consulter les Centrafricains.

 

L’ÉNIGME DE KARIM MECKASSOUA PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE

          Depuis l’élection présidentielle et la victoire écrasante de Faustin- Archange Touadera, c’est une guerre fratricide exaspérée qui mine la direction du pays. Avec ses corollaires : la désorganisation administrative de la RCA et l’absence de réponse au chaos et à la violence, abandonnant les Centrafricains à la barbarie des ex-Sélékas et des autres mercenaires.

          Ces dernières semaines, la guerre des Palais a atteint un tel degré d’exaspération qu’elle laisse entrevoir pire encore que ce qui est pourtant déjà là. De terribles accusations de forfaiture ont visé le président de l’Assemblée nationale, Karim Meckassoua : il aurait recruté des mercenaires pour initier une révolte et déstabiliser le président de la République. Les accusations allaient jusqu’à affirmer que l’élimination physique de Touadera avait même été envisagée.

          Ces incroyables accusations n’ont suscité aucune réaction de la part du président de la République ou du Gouvernement. Si c’est un coup monté pour nuire à Meckassoua, il faut trouver les auteurs et les punir. Si les preuves qui circulent à Bangui (photos de mercenaires, interrogatoires …) s’avéraient exactes, ce serait extrêmement grave pour le président de l’Assemblée qui devrait démissionner ou être démissionné.

          Etant donné les antécédents de Meckassoua, qui n’a pas hésité à corrompre des députés véreux pour se faire élire au perchoir, vu son passé sulfureux connu de tous à Bangui et compte tenu qu’il veut, avec acharnement, devenir calife à la place du calife, tout est envisageable.  

          Quoi qu’il en soit, l’impression de vacance du président de l’Assemblée nationale est préoccupante. Comme s’il était porté disparu. Il faut être en Centrafrique pour voir ce genre de phénomène. Un président d’Assemblée nationale qui disparaît, même momentanément, ça devrait susciter des interrogations au sommet de l’État.

           Or, aujourd’hui, c’est silence radio ! Surprenant…Attendons, toutefois, les résultats des investigations pour tirer des conclusions.

          Toutes ces gabegies à la tête des institutions devraient cesser. Il faudrait remanier le gouvernement : on ne sélectionne pas à nouveau une équipe qui n’a pas gagné. Il faudrait que le président Touadera s’adresse à ses compatriotes, qu’il applique la rupture avec le passé qu’il avait promise.    

          L’espoir qui avait salué son élection doit renaître.                                                                                                              

 

 

JOSEPH AKOUISSONNE

(8 août 2017)

 

Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

 

 

 

Centrafrique : Près de quarante morts dans une attaque armée à Gambo

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Centrafrique : Près de quarante morts dans une attaque armée à Gambo

 

 

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Bangui, le 8 août 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

L’événement a eu lieu en fin d’après-midi du samedi 5 août dernier dans la Sous-préfecture de Gambo située à 17 kilomètres de la ville de Bangassou. Une incursion des éléments de la Séléka, notamment ceux de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) de Ali Darass. Leur attaque a visé premièrement un centre de santé où les assaillants ont systématiquement égorgé et poignardé patients et personnels soignants. La riposte des groupes d’autodéfense s’est dégénérée en un vrai massacre.

L’Honorable Député de Gambo, Michel Kpingo, a fait une déclaration, ce lundi 7 août 2017 soir, relative au drame survenu dans sa localité : « Tout à commencé samedi lorsque les éléments du contingent marocain de la Minusca étaient rentrés dans la ville de Gambo pour s’installer à l’église catholique. Le même jour, vers 14 heures, les éléments de l’UPC de Ali Darass sont rentrés à leur tour dans la ville et après un coup de semonce des Marocains, les éléments de Ali Darass ont commencé à égorger, hommes, femmes et enfants, même ceux qui se sont réfugiés au Centre de santé, ainsi que le personnel de la Croix rouge locale qui venait porter secours aux blessés et ramasser les cadavres. Plus de trente personnes ont été tuées ».

A en croire un habitant contacté sur place qui confirme les faits, «toute la population de Gambo est en fuite dans la brousse. Beaucoup se rendent à pied à Bangassou ».

Pour ce qui est de la responsabilité de la Minusca ouvertement pointée du doigt par le Député de Gambo d’être derrière ces violences, Vladimir Monteiro, Porte-parole de la Minusca, a immédiatement réagi sur les ondes d’une radio locale pour rejeter énergiquement l’accusation portée par l’Elu de Gambo. Le Porte-parole de la Minusca a plutôt réitéré le mandat et l’impartialité de la force onusienne.

Le Député, dans sa déclaration lance un appel urgent à la mobilisation des ressortissants de Gambo, ainsi qu’à une assistance urgente des humanitaires.

 

 

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Centrafrique / braquage : les jeunes de Bocaranga accusent le sous-préfet de complicité.

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Centrafrique / braquage : les jeunes de Bocaranga accusent le sous-préfet de complicité.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2268.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Gendarmerie de Bocaranga. Crédits Anselme Nbata. CopyrightCNC.
Gendarmerie de Bocaranga. Crédits Anselme Nbata. CopyrightCNC.

 

 

Bangui, le 8 août 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Depuis quelques semaines à Bocaranga, la tension ne cesse de grimper entre les jeunes et les autorités locales. En cause, la multiplication des actes de braquage dans le secteur que beaucoup voient les mains des autorités de la région derrière.

 

En effet, la proximité du sous-préfet et du Maire de la sous-préfecture de Bocaranga avec les miliciens Anti-Balaka locaux, longtemps soupçonnée par la population, est à l’origine de la colère des jeunes de Bocaranga qui projettent de sortir dans les rues pour manifester leur mécontentement.

Selon l’un des jeunes contactés par CNC, le sous-préfet de Bocaranga serait inévitablement le coauteur des actes de braquage qui se multiplient dans leur ville. Selon les informations qu’ils en ont, les auteurs ces braquages remettaient après chaque opération au moins 20% de leur butin au sous-préfet. Ceci n’est pas un secret, conclut-il.

D’après une source locale, le braquage d’un jeune commerçant le week-end dernier aurait déclenché la colère de ces jeunes. Les braqueurs ont volé près de 300 000 FCFA à ce jeune commerçant de leur ville et ils sont toujours libres sans aucune inquiétude. Ce sont d’ailleurs des Anti-Balaka qui sont les auteurs de tous ces braquages qui polluent l’atmosphère sécuritaire de la région, a expliqué un Instituteur local.

Du côté de la sous-préfecture, on nous signale que le sous-préfet n’était disponible pour répondre à nos questions.

Il y’a quelques mois, des voix s’élevaient pour critiquer l’implication du Maire de Bocaranga dans le financement de la milice Anti-Balaka. Et avec cette nouvelle accusation contre le sous-préfet, les relations entre la population de Bocaranga et leurs autorités ne sont pas près de s’améliorer. L’implication du gouvernement dans la recherche des solutions à cette nouvelle tension serait plus que nécessaire.

 

 

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Centrafrique : La FAO prise en otage par les anti-balaka

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Centrafrique : La FAO prise en otage par les Anti-Balaka

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2526.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens Anti-Balaka
Les miliciens Anti-Balaka

 

 

 

Bangui, le 7 août 2016.

Par : Anselme Mbata, CNC.

Les contours du processus d’échec annoncé du DDRR entamé par un pré-DDR il y’a plus d’une année commencent à montrer ses visages. Pour preuve, la représentation de l’Agence des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture – FAO à Bangui est prise en otage depuis ce matin.

D’après nos informations, c’est depuis 9 heures du matin qu’une centaine des anti-balaka ayant opté pour l’élevage du petit bétail notamment chèvre, mouton et porcs, ont pris d’assaut la représentation de la FAO, bloquant ainsi tous accès et sorties des staffs.

D’après les récits de ces jeunes, c’est depuis plus d’un mois que la FAO les tourne comme un pagne et qu’ils ne quitteront pas leur protestation tant qu’ils ne rentrent pas en possession de leur bétail.

Contacté par CNC, un représentant de ces anti-balaka affirme, quant à lui, que le personnel de la FAO en charge du projet « n’est ni compétent ni poli envers eux » et que c’est cela qui fait énerver les bénéficiaires. « La FAO a tout bouffé l’argent si bien que même les basses-cours d’élevage ne nous ont pas été construites » rapporte un autre milicien qui rajoute « Il faut que la FAO leur donne l’argent afin qu’ils payent eux même le bétail et construisent eux même les basses-cours d’élevage ».

Cloitrés dans la clôture de la représentation par ces anti-balaka, la CNC n’a pas pu échanger avec les membres de l’équipe en charge du projet.

Ce qui en partie vrai, c’est les membres de l’équipe en charge du projet savent sur quelles taches ils doivent travailler, mais ils n’ont aucune idée des priorités à mettre en avant. Ce qui aurait justifié ce retard dans l’achat de ces animaux d’élevage.

Rappelant que le programme de DDRR Centrafrique est copié sur les modèles déjà exécutés ailleurs sans se soucier d’y apporter quelques éléments de réponses de l’une des causes du conflit qui a englouti la Centrafrique notamment l’analphabétisme.

Affaire à suivre.

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Centrafrique : Dologuélé accuse et déshabille Touadéra

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Centrafrique : Dologuélé accuse et déshabille Touadéra

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2520.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>De droite à gauche : le President Faustin Archange TOUADÉRA et le chef de file de l'opposition Anicet Georges Dologuélé
De droite à gauche : le President Faustin Archange TOUADÉRA et le chef de file de l’opposition Anicet Georges Dologuélé

 

 

Bangui, le 7 août 2016.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

À trois ans et demi de la prochaine présidentielle, le président de l’URCA l’honorable de Bocaranga 1 Anicet Georges Dologuélé, chef autoproclamé de l’opposition politique centrafricaine, vient d’ouvrir le bal des échéances de 2021, sur fond d’accusation d’élimination physique des adversaires politiques du président Touadéra, dans une interview accordée à notre confrère de l’hexagone du journal « le monde » le 4 août dernier. Une interview de quelques lignes, riche en teneur, qui a totalement secoué le régime de son challenger du second tour à présidentielle, le Professeur Faustin archange TOUADÉRA. Analyse !

Si les Centrafricains ne sont pas prêts à accorder un délai substantiel au président Faustin Archange TOUADÉRA de prouver sa capacité à diriger son pays, certains analystes et observateurs politiques centrafricains, quant à eux, pointent du doigt directement l’opposition politique de ne pas pratiquement jouer son rôle prévu dans les textes en vigueur dans le pays, notamment ceux d’animer la vie politique en contrôlant les actions gouvernementales. Mais dans la dernière interview du président de l’URCA (Union pour le Renouveau CentrAfricain) et honorable de Bocaranga1 Anicet Georges Dologuélé au journal français « Le monde », tout le monde s’accorde cette fois à dire que le ton est donné et que le bal de 2021 est lancé, mais sur fond d’accusation.

Dologuélé accuse Touadéra de vouloir éliminer physiquement

Dans son interview, Anicet Georges Dologuélé, craint son sort et pense que le président Touadéra le mettra sous terre avant 2021 [année de la prochaine élection présidentielle]. Pour Dologuélé, le président Touadéra prépare, avec ses projets, un projet d’élimination physique de tous ses adversaires politiques dont lui..

« ..je pense que le président Touadéra joue un jeu dangereux. Au lieu de s’occuper des vrais problèmes dans l’arrière-pays, il est très préoccupé par la préparation de 2021. Son seul souci, c’est d’éliminer ses adversaires. Il pense son temps à cela.» a martelé le président de l’URCA Anicet Georges Dologuélé qui affirme que le vainqueur de l’élection présidentielle de l’an dernier, Faustin Archange Touadéra, n’est pas assis sur le fauteuil présidentiel prévu que lui est laissé par Catherine Samba-Panza, cause de problème de la Centrafrique.

La Centrafrique n’a qu’un problème : le fauteuil présidentiel est vide 

C’est en ce terme qu’Anicet Georges Dologuélé qualifie les raisons de la poursuite de la guerre et du désordre dans le pays. Un inquisitoire politique contre son challenger de février 2016, Faustin archange TOUADÉRA à la question de savoir pourquoi la situation ne cesse de se dégrader en Centrafrique.

Dans cette interview musclée, le président de l’URCA n’a pas hésité, non seulement, de fustiger d’une manière impitoyable, ligne par ligne, toutes les actions du président Faustin archange TOUADÉRA, mais aussi, et surtout de le rabaisser politiquement et socialement tant soit qu’il puisse.

Pour le président de l’URCA, le président TOUADÉRA n’existe pas comme président de la République, Chef de l’État à ses yeux et aux yeux des groupes armés. Étant inexistante à la tête de la Centrafrique, « La Centrafrique n’a qu’un problème : le fauteuil présidentiel est vide ».   D’où la poursuite de la criminalité et de la guerre de conquêtes et reconquêtes d’enrichissement ou de la prise de ce fauteuil.

Même trouver, chercher et retrouver 600 armes pour les éléments de FACA déjà formé et mis à sa disposition, poursuit le Chef de file de l’opposition, est « très compliqué pour le président Touadéra ».

Si le président de l’URCA, Anicet Georges Dologuélé, le tout dernier candidat malheureux aux élections présidentielles de l’histoire de Centrafrique, croit « laisser arriver à la tête d’un des pays les plus difficiles au monde quelqu’un qui ne prend jamais de décision » en l’occurrence Faustin archange TOUADÉRA, dans son interview, il croit chercher à le pousser, vainement et contre son comportement, à sortir de son inertie et d’agir au moins. « Je suis quelqu’un de très raisonnable, mais j’ai l’impression de donner à boire à un âne qui n’a pas soif ». Une phrase construite avec le proverbe « On ne saurait faire boire un âne s’il n’a pas soif » signifiant « Il est impossible de faire entendre raison à quelqu’un de têtu, de lui faire faire ce qu’il refuse de faire ». Pourtant, on ne dresse pas un âne mais on l’éduque. Et l’éducation se fait toute à vie.

Pourquoi une telle offensive sans concession de l’opposant Anicet Georges Dologuélé?

Si cette interview d’Anicet Georges Dologuélé alias AGD continue de faire jaser les réseaux sociaux, à Bangui, beaucoup pensent que la réaction musclée du chef de file de l’opposition à l’égard du président Touadéra est l’expression en vue de libérer les pressions accumulées dans ses sinus suite aux différentes pressions mises sur lui par les touadérateurs dans une histoire fomentée d’un coup d’État qu’il aurait préparé avec le chef anti-balaka Joachim Kokaté. Mais pour les fidèles de l’homme, opposant au régime, contactés par CNC, « c’est la réponse du berger à la bergère »

Dans le camp présidentiel, c’est une « humiliation de trop » et la pilule est très amère à avaler sans l’eau édulcorée. Surtout que quand l’opposant tente d’assimiler le cas accusatoire du président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA à son propre cas. « Si le président Touadéra estime que nous n’avions pas réuni des preuves matérielles pour Dologuélé, à l’inverse, il a, par-devers lui, des preuves tangibles que nous l’avions produit dans le cas Meckassoua », a fait savoir un proche du président Touadéra. « Cette assimilation est inadmissible et impardonnable. Et que les propos de Dologuélé doivent être dénoncés par tous les partis alliés » poursuit ce proche.

«  Par ces propos, Dologuélé a mis ses deux pieds dans les excréments du chat de son voisin ». Pense un autre touadérateur avisé.

Pour l’heure, l’état-major du président Touadéra serait sur le point de lancer une grande contre-offensive contre AGD. Mais de quelle manière ? Seul l’avenir nous le dira.

Copyright2017CNC.

 

Centrafrique : Note à l’Attention du Conseil de Sécurité des Nations Unies par Euloge Koi.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2508.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Parfait Onanga-Anyanga de la Minusca.
Monsieur Parfait Onanga-Anyanga de la Minusca.

 

 

République Centrafricaine                                             Collectif Peuple Débout

Unité-Dignité-Travail.                                                   Une Nation-Un Peuple-Un But


 

 

 

                                                   NOTE
 
A l’Attention du Conseil de Sécurité des Nations Unies, relative à la crise politico-sécuritaire en RCA et au nécessaire limogeage du RSSGNU.

 

 

Honorables membres du Conseil de Sécurité,

 

Le Secrétaire Général des Nations Unies, sur demande du Conseil de Sécurité des Nations Unies, avait bien voulu nommer un Représentant Spécial, Chef de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique-Minusca- créée par la Résolution 2149 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

C’est ainsi que le Général Babacar GAYE fut nommé puis remplacé par M. Parfait Onanga Anyanga pour inefficacité et manquement grave.

Depuis sa prise de fonction en Décembre 2015, M. Anyanga ne fait que reproduire si non démultiplier les graves erreurs et maladresses de son prédécesseur.

Quand bien même la mission de protéger les populations civiles contre les exactions incombe au premier chef aux autorités centrafriaines, nous notons tout de même que parmi les tâches prioritaires sur lesquelles est axé le mandat de la Minusca, conformément aux résolutions 2127 et 2149 du CSNU, figurent clairement:

  • la protection des populations civiles du risque d’atteinte à l’intégrité physique ;
  • le rétablissement de la sécurité et l’ordre public en ayant recours aux mesures appropriées ;

  • la protection particulière des femmes et des enfants touchés par le conflit armé.

Malheureusement, nous constatons avec regret le manque de progrès dans l’exécution desdites tâches et bien d’autres, qui ont été assignées à la Minusca notamment la stabilisation du pays et la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire, et l’absence des effets positifs et décisifs de l’action menée sur le terrain pour protéger les civiles et prévenir les graves violations des droits de l’homme et du droit humanitaire international.

Le Représentant Spécial, sous l’autorité générale duquel sont placées la coordination et la conduite de toutes les activités du système des Nations Unies en Centrafrique, tel que c’est défini au paragraphe 26 de la Résolution 2149 du CSNU, brille par le laxisme, le manque d’autorité et l’incapacité à consolider les structures de commandement et de contrôle de la Minusca.

La crise qui sévit actuellement en RCA et qui risque de créer un climat propice à la criminalité transfrontalière, résulte de l’absence d’initiatives éclairées et d’actions concrètes contre ceux, dont les agissements compromettent la paix, la stabilité et la sécurité y compris ceux qui font obstacle au processus politique et attisent la haine communautaire et la violence.

Les allégations d’exploitations et d’immoralité sexuelles imputées aux soldats des Nations Unies ne doivent pas se limiter exclusivement aux hommes de rang, mais elles doivent également s’étendre à toute la chaîne de commandement ainsi qu’aux hauts responsables de la Minusca.

À cet égard, les photos et vidéos éclaboussant le Représentant Spécial et son staff, en notre possession, seront fournies comme preuves irréfragables à l’appui de la plainte que nous comptons déposer devant la Cour Pénale Internationale contre ceux-ci.

Comment peut-on imaginer que, face aux tragédies des populations, les hauts responsables de la Minusca se donnent le cruel et l’insolent plaisir de dire, dans les restaurants huppés de la capitale au tour des tables garnies de plats copieux et du vin de marque, se réjouissant de l’ambiance de karaoké, que la Minusca ne peut rien faire pour des “populations bourreaux” ?

Comme la vérité se dit dans le vin, Monsieur Onanga Anyanga a récemment déclaré, par voie de presse, “…qu’aujourd’hui nous assistons à un phénomène où des populations elles-mêmes sont devenues des bourreaux”.

Cette déclaration aussi grave que dangereuse est révélatrice d’un sentiment de faiblesse et de déni de responsabilité.

Devra-t-on traiter de bourreau, une population qui exerce son droit naturel et imprescriptible de résistance à l’oppression ?

Dès lors, nous estimons que M. Onyanga Anyanga n’a plus rien à faire en RCA. Il est désormais persona non grata.

Face à l’escalade de la violence et afin d’éviter que la situation ne se détériore davantage, nous avons l’honneur de vous adresser la présente note à l’effet de:

  • demander au Secrétaire Général des Nations Unies de mettre un terme à la mission de Monsieur Onanga Anyanga et de procéder à la nomination d’une personnalité compétente, respectueuse des principes directeurs des Nations Unies, surtout engagée et capable d’exécuter le mandat des Nations Unies, sans fablesse de caractère ni d’esprit et qui est assez modeste pour traiter le peuple centrafricain avec respect et dignité ;
  • adopter rapidement une résolution adaptée à la situation et aux besoins actuels du pays ;

  • lever l’embargo sur les armes pour permettre aux FACA restructurées d’être opérationnelles.

  • Tels sont, Honorables membres du Conseil, les motifs pour lesquels, cette lettre vous est adressée pour appréciation et décision.

     

     

    Bangui, le 04 août 2017

     

    Pour le Collectif Peuple Débout,

    Le Coordonnateur

     

    Doctrouvé Euloge KOI

    Docteur en Science Politique

    Master en Etudes de Paix et Sécurité

    Consultant Indépendant auprès des Groupes Armés

    Ancien Directeur de Cabinet

    Email :beafrika.dek@gmail.com

    Tél : 00236 72072299

     

    Page 1 lettre aux Nations-Unies

     

    Page 2

    Page 3 lettre aux Nations-Unies de euloge Koi

     

     

    CENTRAFRIQUE : LA DISPARITION PRESQUE FANTOMATIQUE QU’INQUIÉTANTE DU PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE

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    CENTRAFRIQUE : LA DISPARITION PRESQUE FANTOMATIQUE QU’INQUIÉTANTE DU PRESIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE ET LA HARGNE DE DÉCOUDRE DES COMITÉS DE SOUTIEN DE TOUADERA.                   

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2333.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President de l'Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA.
    Le President de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA.

     

    Bangui, le 5 août 2017.

    Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

     

    Accusé de conspiration, d’intelligence avec les groupes rebelles ainsi que de coup d’état par les comités de soutien du President de la République, le President de l’assemblée nationale a brillé par son mutisme assourdissant et culpabilisateur et surtout par sa disparition presque fantomatique qu’inquiétante sur la scène politique centrafricaine.

     

    En effet, le President de l’assemblée nationale était en mission officielle en Europe et depuis plus d’un mois, la deuxième personnalité du pays a disparu des écrans radars. Aucune localisation en Europe et aussi en Afrique. Profitant de son absence sur le territoire national, la panoplie des soutiens au President de la République organisée en collectif a décidé de découdre avec le President de l’assemblée nationale en occupant l’espace médiatique et en projetant une gigantesque marche pour réclamer son départ ainsi que de la dissolution de son bureau.

    Dans un communiqué, un des leurs s’est désolidarisé de l’action jugeant que la démarche n’est pas légale. Nous tenons à rappeler que dans ce genre de démarche, il existe un cadre légal pour démettre un President de l’assemblée nationale et de le traduire devant les tribunaux. Ainsi, pour se conformer à la légalité, nous invitons tous ceux ou celles qui ont un intérêt à emprunter cette unique voie au lieu de perturber impunément l’ordre public. Réveillé de son interminable sommeil, le procureur de la République à travers un communiqué a mis en garde les comités de soutien contre les conséquences de leurs actes. Les griots du President de la République ont fini par abdiquer malgré eux et continuent quand même de murmurer et de ruminer la haine qui, très certainement se manifestera par d’autres épisodes dignes de téléréalités. Animé par sa traditionnelle curiosité, le citoyen lambda, noyé dans ces manœuvres politiciennes sans lendemain pour le peuple s’interroge : où se trouve actuellement le President de l’assemblée nationale ? Faut-il lancer un avis de recherche ?

    Suite aux accusations de coup d’état, s’agit-il d’un exil ? Le procureur de la République retarde t-il l’ouverture d’une information judiciaire pour éviter que le President de l’assemblée nationale se constitue Refugié dans un pays tiers ? Cette longue absence conforte t-ils les accusations des soutiens de Touadera ? Les parlementaires ne s’inquiètent-ils pas de la longue absence de leur President ? Existe t-il un seuil pour constater la vacance de poste du President de l’assemblée nationale ? Quel est le vrai mobile des agitations des comités de soutien ? Leur statut juridique leur permet de réclamer le départ du President de l’assemblée nationale et de son bureau ? Et pourquoi le pouvoir est muet sur les agitations de ses soutiens ? S’agit-il d’un chèque en blanc ou d’un accord tacite ? Le pouvoir est-il le commanditaire de toutes ces manœuvres ? Quel devrait être le sort de quelqu’un d’autre à la place du sieur Kossimatchi ? Notre chère patrie vit un blocage inédit de son histoire par manque de bons diagnostics pour apporter de bons remèdes. Face à ce blocage, deux options prioritaires s’imposent : d’abord le départ du President de la République et le changement de gouvernement. La première hypothèse c’est à dire le départ du chef de l’état est écarté d’office car elle est chèrement acquise et remettra en cause les efforts consentis par la communauté internationale. L’option la plus plausible reste la mise en place d’un nouveau gouvernement avec un nouveau premier ministre pour insuffler un souffle nouveau. Le President de la République, incapable de limoger un premier ministre qu’il a lui même nommé et a qui il doit une dette morale conduira les parlementaires à prendre leurs responsabilités devant l’histoire à travers une motion de censure. Il est de notoriété publique qu’à la prochaine rentrée parlementaire le défaillant premier ministre n’échappera certainement pas à une motion de censure. La fois dernière, le maillon faible du système à endormi, enfumé les parlementaires par les vertus du pardon car les centrafricains sont en grandes majorité ancrés dans le respect des principes religieux. Ainsi le premier ministre a tout intérêt à manipuler les comités de soutiens pour destituer le président de l’assemblé nationale et de dissoudre le bureau de l’assemblée nationale afin d’échapper à cette éventuelle motion de censure. Alors il jette tout son dévolu dans ce défi occultant au passage les vrais priorités des centrafricains qui ne se résument qu’à la sécurité et à l’économie. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

     

     

    NDLR : selon nos informations, le PAN Meckassoua serait déjà à Bangui depuis hier vendredi. L’homme serait arrivé à bord du vol d’Air France et immédiatement embarqué dans un véhicule banalisé qui l’a ramené chez lui au quartier Km5.  Selon d’autre source locale, l’homme a pu contacter tous ses contacts en Afrique centrale et en Europe qui ont mis suffisamment des préssions sur le Président Touadéra sur sa  situation.

    Paris le 04 août 2017

     

    Bernard SELEMBY DOUDOU

    Juriste, Administrateur des Elections.                                                                             Tel : 0666830062.

     

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    Centrafrique: la marche de protestation contre Meckassoua annulée pour des raisons politiques, selon les organisateurs.

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    Centrafrique: la marche de protestation contre Meckassoua annulée pour des raisons politiques, selon les organisateurs.

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2500.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President de l'Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA. Credits : Éric Ngaba. CopyrightCNC
    Le President de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA. Credits : Éric Ngaba. CopyrightCNC

     

    Bangui 03 août 2017, CNC.

    Par Eric NGABA

     

    Le Comité de soutien au Président de la République Faustin Archange Touadera a annoncé l’annulation la grande marche de protestation contre le président du parlement centrafricain Karim Meckassoua, prévue ce vendredi 4 août 2017. C’est dans un communiqué de presse paru dans la journée de jeudi que Le Porte-parole dudit Comité, Blaise Didacien Kossimatch, l’a fait savoir.

     «Suite aux velléités de récupération politicienne de la grande marche de protestation prévue à Bangui le vendredi 4 août 2017 pour dénoncer la tentative de Coup d’Etat par les ennemis de la paix, il est porté à la connaissance de la société civile, du Comité de soutien et de toute la population banguissoise que cette marche n’aura pas lieu comme prévu », a indiqué Blaise Didacien Kossimatch dans le communiqué.

    Par contre, cette marche est reportée à une date ultérieure, d’après les organisateurs qui vont faire une déclaration par le truchement du Porte-parole du Comité de soutien ce vendredi à 10h.

    « Elle est reportée sine die pour les raisons précitées en vue d’une meilleure organisation. Le porte-parole remercie le Comité d’organisation pour le travail abattu et demande à chacun de garder sa sérénité et surtout de rester vigilante », a-t-il conclu dans le communiqué.

     Selon les informations de Corbeau News Centrafrique, le président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Meckassoua, absent du pays depuis plusieurs semaines, doit rentrer au bercail ce vendredi.

    Pour rappel, le président de l’Assemblée nationale est à plusieurs reprises accusé de monter un coup d’Etat contre le Chef d’Etat Faustin Archange Touadera.

     

     

    Copyright2017CNC. 

     

    CENTRAFRIQUE : CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ PERPÉTRÉS A HUIS CLOS

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    CENTRAFRIQUE : CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ PERPÉTRÉS A HUIS CLOS

     

     Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2306.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats Faca en position de combat.

     

     

     

    Bangui, le 4 août 2017.

    Par : Joseph Akouissonne, CNC.

     

    SILENCE ASSOURDISSANT DES MÉDIAS OCCIDENTAUX

              Oui ! Il faut sindigner sans retenue devant l’inacceptable !

              Devant ce qui peut être qualifié de «nonassistance à population en danger de mort. » Cette indifférence coupable rappelle le manque cruel d’intérêt de la part loccident envers certains pays dAfrique, comme la République Centrafricaine. Ce qui émeut les occidentaux, cest plutôt la garantie quils peuvent organiser le pillage des matières premières pour leurs industries et sarranger pour le pérenniser.

              La stupéfaction le dispute à l’indignation, devant le silence des médias français, qui ne font même pas état de ce qui se passe sur place.

              Silence, on tue !

              Mais, depuis près de deux siècles, la France et la R.C.A. ne partagent-elles pas la même langue ? Pour défendre la mère patrie, les Oubanguiens ne sont-ils pas tombés par milliers sur le sol de France ? Et quest-ce qui a permis lessor industriel de la France, sinon les matières premières de lancien Oubangui-Chari devenu République Centrafricaine ?  

              On cherche en vain, dans les journaux télévisés des chaînes dinformation, l’écho des massacres pré-génocidaires qui frappent les populations et le calvaire des enfants en souffrance, dont lavenir est indéniablement compromis, handicapant ainsi le développement de leur pays. Même France 24, qui consacre pourtant un journal spécifique à l’Afrique, reste très parcimonieuse quand il s’agit d’évoquer le drame centrafricain. 

              « Deux poids, deux mesures ? »

     

     

    IMPUISSANCE DU POUVOIR POLITIQUE FACE A UNE INGÉRENCE INACCEPTABLE

     

              On a été choqué d’apprendre quune délégation de SANTEDIGIO s’était rendue, le 27 juillet, à N’Djamena (Tchad) pour sentretenir avec Idriss Deby à propos des efforts de pacification en Centrafrique. La capitale du Tchad est-elle devenue celle de la République Centrafricaine ? Qui a mandaté Deby pour parler au nom de la R.C.A. ? Celui-là même dont les soldats se sont comportés en criminels dans ce pays ? Quand les occidentaux qui le soutiennent se rendront-ils compte que le président du Tchad, loin d’être une solution pour la Centrafrique, en est plutôt le problème ? N’oublions pas que les victimes centrafricaines de ses soldats vont tout faire pour que la Cour Pénale Internationale tienne compte de leur plainte.   

              L’initiative de Sant Egidio risque de discréditer cette communauté catholique pleine de bonne volonté aux yeux des Centrafricains. Nos soupçons concernant un possible complot ourdi sur le dos des Centrafricains, pour assurer l’impunité des criminels ex-Sélékas et disloquer le territoire centrafricain, se confirment. La preuve est faite, désormais, qu’Idriss Déby se prend pour le gouverneur de la R.C.A. : non seulement il arme et équipe les ex-Sélékas musulmans contre les chrétiens, mais, en plus, il prend en otage les dirigeants centrafricains, affaiblis par leur incompétence et responsables de la mauvaise gouvernance du pays.

              Ce qui est terrible, c’est, précisément, laphonie du pouvoir actuel, son manque d’énergie et de courage pour défendre ses concitoyens et leur pays. Accepter que lavenir de la République Centrafricaine se décide à N’Djamena sans élever, semble-t-il, la moindre protestation, quoi de plus humiliant ? A nen pas douter, la France, tuteur principal de la Centrafrique, a désigné Deby comme le « pacificateur » du pays.

              C’est une hérésie. Un mépris total pour le peuple centrafricain.

              Mais celui-ci ne tardera pas à agir, pour sauvegarder son honneur et protéger son pays.

     

     

     

     

    DISPARITION DE POLITICIENS ?

              Qu’ils étaient nombreux, les candidats, au moment des élections ! Ils étaient prêts à tout promettre au peuple centrafricain, y compris la lune ! Mais ce qui les intéressait, c’était surtout la gamelle du pouvoir. Ce qui les faisait agir, c’était leur appétence irrépressible à l’argent.

              Aujourdhui, ceux qui ont réussi à se faire élire députés ne remplissent pratiquement aucune de leurs missions. Alors que les dangers cernent le pays de toutes parts, on n’entend guère les représentants du peuple. Les Centrafricains sont en droit de se demander à quoi ils servent. LAssemblée nationale est dirigée par un président corrupteur, soupçonné de préparer un coup d’état, voire dattenter à la vie même de Faustin-Archange Touadera. Quajouter de plus à ce sombre tableau des menaces qui pèsent contre la démocratie en Centrafrique ?

              C’est insupportable de constater que la République Centrafricaine ressemble à un bateau ivre en perdition, ballotté par des vagues en furie qui lassaillent de toutes parts. Y a-t-il encore un commandant à la barre ? On en doute. Beaucoup souhaiteraient que lon change d’équipage. Mais voilà !  En pleine tempête, c’est impossible !

              Que reste-t-il aux Centrafricains ? Rien dautre que la possibilité de crier à la face du monde les souffrances dont ils sont victimes, leur peur de voir leur pays menacé de dislocation et leur refus de devenir une Somalie et un Kivu (RDC) réunis.

              C’est pourquoi, malgré des obstacles quasiment insurmontables, ils feront tout pour résister aux bandes surarmées par l’étranger.

     

     

    QUI  ARME  LES SELEKAS ?

              « Avant, on fabriquait les armes pour les vendre ; aujourdhui, on fabrique les guerres pour vendre les armes. » (Arundhati Roy, activiste pacifiste indienne)

              Constat : aucune usine darmement digne de ce nom nexiste en Afrique subsaharienne (excepté en Afrique du Sud). Les ex-Sélékas et les autres bandes armées sont donc les clients de marchands occidentaux, de ceux qui se gobergent avec les diamants et lor de la mort. Les armes quils vendent se retournent dailleurs souvent contre les soldats de leur propre pays, en Centrafrique et ailleurs.

              Les membres du Conseil de Sécurité de l’O.N.U. représentent tous des pays qui vendent des armes. Autrement dit, les gardiens de la paix dans le monde causent des centaines de milliers de morts à cause de leur mercantilisme morbide ! Non seulement ces pays – avec quel cynisme ! – donnent des leçons de démocratie et dhumanisme au monde entier, mais encore ils se transforment en chasseurs de prime sans foi ni loi, mus par une redoutable âpreté au gain et une appétence irrésistible à l’argent.

              Un rapport dexperts de lO.N.U., rendu public ce 1er août, dévoile précisément les circuits des trafics darmes aux frontières. Des pays comme le Tchad, la R.D.C., les deux Soudan et les pétro-monarchies du Golfe ont financé et continuent à armer les mercenaires qui violentent la R.C.A. Curieuse attitude que celle de lO.N.U. qui ne pose jamais la question du marché illicite des armesBangassou est malheureusement devenu le marché à ciel ouvert des trafics darmes qui alimente les massacres de population.  C’est peut-être aussi, si lon y prend garde, l’embryon d’un

    Premier Califat.   

              Comme tant dautres nations, le peuple centrafricain ne connaîtra-t-il la paix et la réconciliation quau moment où les occidentaux cesseront leur commerce morbide ?  Qu’ils cesseront de « fabriquer des guerres pour vendre des armes » ?

                                                                                                                          

     

    JOSEPH AKOUISSONNE

    (3 août 2017)

     

    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

     

     

    CENTRAFRIQUE : PLAN GLOBAL D’UNE SORTIE DEFINITIVE DE CRISE PROPOSÉ PAR EULOGE KOI.

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    CENTRAFRIQUE : PLAN GLOBAL D’UNE SORTIE DEFINITIVE DE CRISE PROPOSÉ PAR EULOGE KOI.

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/Euloge-KOI-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Euloge KOI

     

     

    Bangui, le 4 août 2017.

    Par : Euloge Koi.

     

    Contexte et justification

     

    La situation sécuritaire volatile actuelle en République Centrafricaine n’incite guère à l’optimisme ni même au maintien de l’espoir né au lendemain de l’élection truquée de Faustin Archange TOUADERA à la magistrature suprême de l’Etat.

    La paix sociale et la cohésion nationale continuent d’être fracturées, les activités productives demeurent ébranlées et le risque de partition du pays en trois blocs est élevé.

    Pour dire les choses sans langue de bois, il faut reconnaitre que la crise actuelle, la plus grave et la longue de l’existence de la République Centrafricaine, s’explique par des revendications légitimes portées par les ressortissants des préfectures abandonnées depuis belle lurette par le pouvoir central. Celles-ci manquent d’infrastructures, n’ont pas accès aux services sociaux et sanitaires de base et ne disposent pas de conditions minimales d’une vie humaine digne et décente.

    La sous-représentation de certaines catégories sociales au sein des services publics et des institutions nationales, en considération de leur appartenance ethnique et religieuse, a fortement influé sur l’explosion de la crise. Il s’agit là de la violation de l’article 6 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, qui garantie l’égalité de tous les citoyens devant la loi et l’admission à toutes dignités, places et fonctions publiques selon le mérite, les capacités professionnelles et les talents.

    Les tracasseries et les traitements discriminatoires et dégradants parfois exercés par les gendarmes, policiers et militaires sur les compatriotes de confession musulmane ont sérieusement ravivé la crise.

    La période de transition dirigée par Mme Catherine Samba-Panza était censée mettre fin à l’instabilité et jeter les bases d’une vraie réconciliation et d’un climat de paix, de sécurité et de cohésion nationale.

    Malheureusement, les autorités de transition n’étant pas à la hauteur de leurs missions, se sont empressées pour organiser les élections qui ont abouti à la victoire de Faustin Archange TOUADERA dans des conditions douteuses. L’ancienne Cheffe de l’Etat avait d’ailleurs reconnu que ces élections avaient été truquées au profit du Professeur TOUADERA.

    Qu’a cela ne tienne, le vainqueur recalé, M. Anicet Georges DOLOGUELE, s’était au nom de la paix, plié au présumé verdict des urnes.

    Cependant, le mal élu depuis son investiture, a montré ses limites de leadership et de gestion efficace des questions sécuritaires, politiques, sociales et économiques.

    Au lieu de tirer les leçons du passé, le Président voleur des élections TOUADERA a non seulement reproduit, mais accentué les pratiques désuètes de mal gouvernance à l’origine de multiples crises que le pays a traversées. Son refus de limoger le Premier Ministre, Dr Simplice Mathieu Sarandji, et la plupart des membres du gouvernement jugés incompétents, rentiers, pervers et prédateurs, et son incapacité totale à solutionner la crise, constituent les ingrédients qui ont replongé le pays dans les violences et l’incertitude politique et économique.

    A l’exception de Bangui la capitale et de deux préfectures dont le Président TOUADERA a une relative autorité, toutes les autres quatorze préfectures, soit 80% du territoire national échappent au contrôle gouvernemental.

    Les populations vivent dans la psychose et craignent chaque instant pour leur sécurité et pour leur vie.

    Aujourd’hui, on compte près d’un million de personnes déplacées et réfugiées, au moins 2,7 millions dans le besoin d’une aide humanitaire, 1,5 million en situation d’insécurité alimentaire et plusieurs milliers de morts.

    Le Président mal élu TOUADERA ne peut se dédouaner de sa responsabilité dans ces situations déplorables.

    Que vaut le maintien en fonction des hommes incapables, amateurs, pervers, rentiers et capteurs de finances publiques par rapport à la protection des précieuses vies humaines, la sécurité, l’ordre et l’intégrité du territoire d’un pays ?

    De plus en plus de voix se lèvent pour s’opposer à toute mesure de clémence à l’égard des acteurs politico-militaires sans mesurer les conséquences. Les partisans de l’intransigeance soutiennent que les crises qui ont secoué la RCA trouvent leurs racines dans des mesures qui apparaissent comme de l’impunité.

    Cette affirmation n’est pas tout à fait erronée, mais la question de l’impunité dans le contexte centrafricain est complexe. Elle ne concerne pas seulement les violences armées, mais elle touche également les pratiques de corruption, de détournement des deniers publics et de népotisme qui ont toujours gangrené la gestion des affaires publiques.

    Les auteurs des crises centrafricaines ne sont ni la France ni le Tchad que d’aucuns accusent par mauvaise foi, mais ce sont les régimes politiques qui ont fait de l’exclusion, le népotisme, la prédation et la répression sauvage un mode de gouvernement, et les leaders politiques qui cherchent à accéder à la mangeoire par l’instrumentalisation et la manipulation.

    Nul ne peut douter le fait que les pratiques de mal gouvernance et les ambitions pouvoiristes fondées sur des projets fallacieux constituent des viviers de l’insurrection et de tensions.

    C’est à l’aune de ces situations hideuses que les groupes armés sont nés pour défendre les droits des populations martyrisées, exclues et abandonnées à leur triste sort.

    La question de l’impunité susmentionnée doit être traitée de manière globale. Au tant prendre des mesures légales pour sanctionner les actes constitutifs de crime de guerre, de crime contre l’humanité et de crime économique dont les effets disposeront pour les faits survenus après leur entrée en vigueur que de s’obstiner à punir exclusivement les politico-militaires, lesquels ne se laisseront pas trainer comme des moutons à l’abattoir.

    Les mesures et procédures du DDRR en cours ne produiront pas de résultats escomptés dans la mesure où d’importantes réalités sont occultées dans les démarches y relatives. Les quotas, les homologations de grade et les mesures d’accompagnement sont les segments indispensables d’un DDRR réaliste et lisible.

    Le pays est encore dans le fossé de l’instabilité. Il n’est donc pas sensé de brandir les menaces de poursuites et de condamnation comme si la justice ne devrait être appliquée qu’aux seuls acteurs politico-militaires. Qu’en sera-t-il des pouvoirs publics et des acteurs politiques, auteurs primaires des violences en RCA ? Qui des groupes armés, des pouvoirs publics ou des leaders politiques accepteront-t-ils d’être les potentiels clients de la chaine pénale ?

    De toute évidence, les politico-militaires n’accepteront jamais de se faire passer pour les seules victimes expiatoires qu’il faudra offrir sur l’autel de la justice.

    C’est la raison pour laquelle l’adoption des mesures légales sus évoquées devient une nécessité urgente.

    Le contexte des crises centrafricaines exige une approche fondée sur la sagesse et la prudence par l’adoption des mesures de clémence, car il vaut mieux une paix définitive aux prix de sacrifices vivants qu’une instabilité permanente aux prix de vies humaines et des pertes matérielles.

    Le gouvernement actuel, dirigé par un historien idiot et incompétent et composé des ministres des copains et copines, n’est pas en mesure d’apporter les solutions fiables à la crise. Devra-t-on, dans ces conditions, le laisser continuer à patauger dans l’eau boueuse d’incompétence, d’instabilité et d’incertitude, et de nager dans le marigot de mal gouvernance ?

    La situation sécuritaire de plus en plus précaire et dégradante et le souci de préserver le pays de l’aggravation des tragédies exigent des centrafricains la reprise en mains de leur destin commun, et imposent au Président TOUADERA le limogeage de son ami SARANDJI et la dissolution du gouvernement, faute de quoi, il devra lui-même prendre la porte suivant une initiative personnelle, légale ou militaire.

     

    FORMATION D’UN GOUVERNEMENT D’UNION, DE RECONCILIATION ET DE RETABLISSEMENT DE LA SECURITE ET DE L’AUTORITE DE L’ETAT-GURSAE-

     

    Dans tous les cas de figure, la situation actuelle du pays exige la mise en place d’un gouvernement composé de tous les protagonistes de la crise et de toutes les forces vives de la Nation. Ce gouvernement sera investi des missions suivantes :

    Faire adopter et promulguer les textes réglementaires, législatifs et constitutionnels permettant la mise en place et le fonctionnement du nouveau cadre institutionnel, politique, sécuritaire, social et économique.

    Rétablir la sécurité, la paix sociale, la concorde nationale et l’autorité de l’Etat.

    Organiser les élections présidentielles, législatives et municipales. Les objectifs majeurs assignés à ces missions sont :

    Pacifier le pays et rétablir la sécurité partout sur toute l’étendue du territoire national ;

    Assurer le redéploiement des services déconcentrés de l’Etat ;

    Assurer le retour des personnes déplacées et réfugiées ;

    Mettre en place un dispositif robuste de sécurité pour assurer la paix, la quiétude et la sécurité des personnes et des biens ;

    Créer des brigades mixtes spéciales de patrouille, de contrôle et d’intervention rapide (BS) composées des éléments issus des groupes armés et des Forces de Défense et de Sécurité restructurées, pour assurer la sécurité et garantir la libre circulation des personnes et des biens ainsi que la protection et la défense de l’intégrité du territoire national ;

    Créer des équipes mobiles de contrôle des BS pour se rassurer de leur efficacité sur le terrain et du respect des consignes relatives à la libre circulation des personnes et des biens ;

    Former les ex-combattants sur les droits de l’homme et le droit humanitaire international ;

    Former les ex-combattants afin de renforcer leurs compétences et capacités opérationnelles avant de rejoindre les Forces de Défense et de Sécurité restructurées ;

    Réactualiser les états généraux de la défense et explorer d’autres pistes pour une gouvernance militaire juste et équitable ;

    Restructurer les Forces Armées Centrafricaines-FACA- en vue de l’édification d’une armée nationale professionnelle, républicaine et dépolitisée pour ne servir que les intérêts supérieurs de la République ;

    Institutionnaliser et constitutionnaliser le principe de séparation et de l’indépendance de l’armée de la politique afin d’éviter l’influence et l’ingérence du politique dans les affaires militaires et celles du militaire dans les affaires politiques ;

    Rétablir l’Etat de droit par la lutte contre la corruption, le népotisme, l’exclusion et l’impunité ;

    Procéder à la prise en charge des victimes civiles et militaires ;

    Porter assistance à la réinsertion socio-économique des personnes affectées par la crise ;

    Réparer les torts occasionnés par la crise par l’indemnisation substantielle des victimes, leurs familles et leurs ayants droit ;

    Relancer les activités économiques.

     

    CANTONNEMENT-DESARMEMENT-DEMOBILISATION-INTEGRATION-REINTEGRATION-REINSERTION-RAPATRIEMENT- CDDI3R.

     

    Le programme du DDRR tel que conçu en ce moment n’atteindra pas les objectifs fixés, car il n’aura pas l’adhésion totale et complète des groupes armés qui y voient d’énormes insuffisances.

    Cantonnement : regrouper les ex-combattants sur des sites sécurisés afin de les identifier et les recenser. Cette opération permettra de connaitre et de résoudre les problèmes d’effectifs réels de chaque groupe armé.

    Démobilisation : les ex-combattants non éligibles à l’intégration et à la réintégration sont libérés de toute obligation militaire et réinsérés dans la vie civile.

    Intégration : les ex-combattants éligibles sont versés dans les administrations publiques et au sein des Forces de Défense et de Sécurité après avoir reçu les formations nécessaires.

    Réinsertion : rendre autonomes les ex-combattants démobilisés par l’apprentissage d’un métier et l’accompagnement dans le développement d’une activité durable génératrice de revenus. Il sera procédé à la mise en place des brigades de rapatriement volontaire ou forcé des ex-combattants démobilisés. Les groupes armés récalcitrants qui n’auront pas adhéré au programme CDDI3R seront traqués et mis hors d’état de nuire.

    Rapatriement : les ex-combattants étrangers sont impérativement tenus de rentrer dans leurs pays d’origine. A cet effet, le programme CDDI3R donnera les moyens aux états majors des groupes armés pour intéresser les éléments issus de leurs rangs respectifs et les rapatrier ensuite sous l’égide des Nations Unies.

    Réintégration : on compte parmi les ex-combattants des éléments issus des FACA. Ceux qui sont éligibles seront repris dans les rangs de leurs différents corps d’origine.

    Désarmement : Les ex-combattants sont tenus de déposer les armes, munitions et matériels de guerre en leur possession.

    Le CDDI3R apparait comme la solution idoine à l’épineuse question d’insécurité.

     

    COMITE POPULAIRE CONFESSION-PARDON-JUSTICE-REPARATION-RECONCILIATION CPCPJ2R.

     

    La restauration d’une paix durable, gage de développement, est une urgente nécessité pour le GURSAE. Ainsi, il mettra des moyens conséquents à la disposition du CPCPJ2R, qui aura la lourde tâche de rebâtir la concorde nationale et le vivre ensemble durement frappés par les multiples crises.

    Missions principales :

    Le CPCPJ2R, considéré comme l’ultime dispositif conduisant à une sortie durable de la crise, agira dans un esprit de bienveillance, d’entente, de conciliation, d’écoute et rejettera tout sentiment d’animosité en soi.

    Identifier et recenser les victimes ;

    Enregistrer les auteurs des crimes sur la base d’une présentation volontaire ;

    Mener une campagne de communication visant la sensibilisation des auteurs de crimes pour se rendre et faire des dépositions volontairement, sous peine de faire l’objet de poursuites devant les tribunaux et la Cour pénale spéciale ;

    Organiser et conduire les audiences populaires dites « NGBANGA TI SIRIRI » au cours desquelles les victimes, les témoins et les auteurs des crimes sont invités à s’exprimer librement.

    NB : La CPS se chargera de juger :

    les actes survenus après la promulgation des mesures légales de clémence ;

    Les auteurs des crimes qui auront refusé de se rendre volontairement au CPCPJ2R.

     

    REFORME DES COLLECTIVITES TERRITORIALES

     

    La RCA a élaboré les textes de décentralisation pour ensuite les ranger dans les casiers. Le développement durable à la base n’est possible qu’avec des projets bancables présentés directement aux partenaires non pas par des conseils municipaux relevant du dispositif nominatif, mais par ceux qui sont issus des élections au suffrage universel.

    La RCA, en faisant abstraction de ce pallier important de la démocratie depuis près de trois décennies, a retardé le développement intégré et équitable du pays et maintenu les collectivités territoriales dans la précarité, la misère et la dépendance.

    Les centrafricains, ont besoin à tout prix des élections municipales pour choisir leurs représentants locaux avec lesquels ils souhaitent construire un avenir meilleur de leurs communes.

    Il suffira de réactualiser les textes susvisés pour :

    Ancrer la démocratie à l’échelle locale ;

    Accorder aux collectivités territoriales de pouvoirs plus étendus ;

    Transférer par exemple 25% des recettes budgétaires de l’Etat aux collectivités territoriales ;

    Rétrocéder aux collectivités territoriales au moins 15% des revenus provenant de l’exploitation des ressources issues de leurs territoires.

     

    ORGANISATION DES ELECTIONS

     

    L’organisation des élections crédibles et transparentes sans TOUADERA viendra couronner l’ensemble des acquis sur les plans sécuritaire, politique, institutionnel, social et économique. Aucun dérapage ne sera donc toléré.

    Pour garantir la transparence, la crédibilité et le caractère démocratique des élections, et pour éviter toute tentative de fraude et de tripatouillage des résultats, il est impératif de réviser la loi électorale en vue d’ y introduire de nouvelles dispositions à savoir :

    Etablissement de fichier électoral biométrique ;

    Confection des cartes d’électeurs biométriques ;

    L’attribution de l’organisation technique à une commission internationale composée par exemple des personnalités de l’Union Européenne, des Etats Unis, du Ghana et du Benin.

    Ce dispositif introduit à titre exceptionnel pourra être levé après sa première mise en œuvre ;

    La publication des résultats des élections après seulement 24h ou 48h au lieu de quinze jours.

     

     

    Doctrouvé Euloge KOI

    Master en Études de Paix et Sécurité

    Ancien Directeur de Cabinet

    Tél : 00236 72072299

    Email : beafrika.dek@gmail.com

    Consultant Indépendant auprès des Groupes Armés

    Docteur en Science Politique

     

    Centrafrique : Les soutiens de Touadera décrochent sur leur projet de marche du 4 août contre l’Assemblée nationale

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    Centrafrique : Les soutiens de Touadera décrochent sur leur projet de marche du 4 août contre l’Assemblée nationale

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2282.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Touaderateurs Nguerepayo, Vondo et Kossimatchi au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bangui le 29 juin 2017. Crédits Éric Ngaba. CopyrightCNC.
    Les Touaderateurs Nguerepayo, Vondo et Kossimatchi au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bangui le 29 juin 2017. Crédits Éric Ngaba. CopyrightCNC.

    Bangui, le 3 août 2017.

    Par : Anselme Mbata, CNC.

    Depuis peu, la date du 04 AOÛT (vendredi prochain) hante les esprits des Centrafricains et Amis de la République centrafricaineant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Cette date tonne comme celle de tous les dangers.

    L’énigme est venue des Soutiens du Président Touadera qui ont annoncé, il y a une semaine, être en préparation d’une gigantesque manifestation, notamment une marche avec point de chute, la Maison du peuple. Il s’agirait, selon leur Porte-parole, de demander la démission du bureau actuel de l’Assemblée nationale, puisque selon eux, Abdou Karim Meckassoua aurait recruté des mercenaires pour tuer le Président Touadera, et donc, en tant que dauphin constitutionnel, de devenir Président de la République.

    s’agit-il d’une peur bleue ou d’un réalisme politique?

    Personne ne saurait le dire pour le moment puisqu’il y a des gens arrêtés et déférés à la prison centrale sur Procès verbal, des gens ayant affirmé dans les PV être à la solde de Meckassoua.

    A la dernière nouvelle, il n’y aura plus de manifestation géante le 04 AOÛT. En attendant les raisons à évoquer par les soutiens de Touadera, le moins qu’on puisse dire est que l’événement annoncé tambour bâton est purement et simplement annulée à en croire le Porte-parole des soutiens de Touadera. Toutefois, Didacien Kossimatchi annonce une « grande déclaration » vendredi prochain à la presse, pour donner toute la lumière sur l’annulation de cet événement.

    Copyright2017CNC.

    Centrafrique/ASECNA : 15 milliards FCFA pour moderniser l’aéroport Bangui Mpoko

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    Centrafrique/ASECNA : 15 milliards FCFA pour moderniser l’aéroport Bangui Mpoko

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2483.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Ministre Théodore Jousso
    Le Ministre Théodore Jousso

     

     

    Bangui, le 3 août 2017.

    Par : Fred Krock, CNC.

    L’annonce, ce mercredi 2 août 2017, des 15 milliards de Francs Cfa alloués par l’ASECNA pour la modernisation de l’aéroport international Bangui Mpoko fait partie des bonnes nouvelles apportées par le Ministre de l’Equipement, des transports, de l’aviation civile et du désenclavement, Théodore Jousso de Madagascar, là où le Ministre a pris part à la réunion statutaire de l’ASECNA, notamment la 61ème réunion du Comité des Ministres du tutelle de l’agence communautaire. L’annonce a été faite à la descente d’avion Kenyan Air Ways à l’aéroport, à la presse. Le Ministre Jousso est également rentré avec une distinction honorifique, notamment la médaille aéronautique africaine pour l’immensité des services rendus à l’aviation civile africaine.

    Au centre de cette 61ème Réunion du Comité de Ministres de tutelles, quatre points essentiels, à en croire le Ministre Théodore Jousso :

    D’abord, il s’agit d’écouter le rapport du Président du Conseil d’administration et celui du Directeur général. Il y a eu donc des innovations dont celle qui consiste à dérouler la lettre de mission pluriannuelle que le Comité de Ministres avait prescrite au Directeur général en janvier 2017, au début de son mandat. Cette lettre de mission se repose sur des indicateurs de performance mesurables. « Nous avons été rassurés par la performance et l’avancement de notre système communautaire », a fait savoir le Membre du gouvernement.

    Ensuite, il s’agit d’examiner et d’adopter du Plan d’orientation stratégique de l’agence qui se décline en Plan de service équipement. C’est un grand programme d’équipement de l’agence qui permet d’être toujours à niveau et surtout d’être leader en matière de fourniture de services de navigation aérienne dans le ciel africain, notamment sur les 16 millions de kilomètres carrés gérés par l’ASECNA.

    De manière plus spécifique, il s’agit d’un programme d’urgence qui concerne la République centrafricaine, notamment l’aéroport international Bangui Mpoko. Le Ministre Jousso a témoigné qu’« à cet égard, la communauté a exprimé de manière claire, sa solidarité agissante vis-à-vis du peuple et du gouvernement centrafricain en allouant la somme de 15 milliards de Francs Cfa qui serviront donc à mettre à niveau à l’aéroport international de Bangui Mpoko ». Cette enveloppe permettre de mettre en chantier, les infrastructures suivantes : une nouvelle Tour de contrôle sera construite, un nouveau bloc technique et un nouveau système de château d’eau, notamment le dispositif de ravitaillement seront installés selon les exigences de l’organisation de l’aviation civile internationale.

    Enfin, le comité de Ministres a procédé à la nomination d’un nouveau Chef comptable central, en la personne de Monsieur Andongo de la République du Congo qui prendra bientôt fonction au Sénégal en tant qu’Agent comptable central.

    Bon vent au projet très salutaire de la modernisation de l’unique aéroport international de Bangui Mpoko.

    Copyright2017CNC.

    Centrafrique : La CNNVA de Mme Koyara facilite la tenue de l’élection du bureau des étudiants

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    Centrafrique : La CNNVA de Mme Koyara facilite la tenue de l’élection du bureau des étudiants

     

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    Le nouveau bureau de l’ANECA. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

     

    Bangui, le 3 août 2017.

    Par : Fred Krock, CNC.

    Ce mardi 1er août 2017, l’amphithéâtre François Bozizé de l’Université de Bangui a servi de cadre à la cérémonie d’intronisation du nouveau bureau de l’Association nationale des étudiants centrafricains (ANECA). Junior Gonendji, le nouveau président et toute son équipe ont été officiellement installés en présence du Recteur de l’Université de Bangui et Mme Marie Noëlle Koyara, Coordonnatrice nationale de la CNNVA (Commission nationale de la non-violence active) – organisation qui a œuvré à l’atterrissage en douceur de cette élection.

    Pour le commun des mortels, le renouvellement du bureau à la tête de l’ANECA a toujours été le rendez-vous de la mort. « Cela se termine toujours par des barbaries », comme l’a souligné le Président sortant de l’ANECA dans son discours de circonstance. Pour cette année 2017, les choses ne se sont plus passées comme avant. Plus de violence, et toutes les opérations électorales se sont déroulées dans un total apaisement au point même que les candidats qui ont mordu la poussière, ont été les premiers à téléphoner au vainqueur pour non seulement reconnaitre leur défaite, mais également de le féliciter.

    Cet apaisement électoral n’a rien de fortuit. Il s’agit du fruit d’un travail de fourmi abattu silencieusement aux côtés du Comité d’organisation de cette élection par la CNNVA, à travers sa Cellule universitaire. Il aura fallu attendre l’occasion de cette cérémonie d’investiture du nouveau bureau pour que la Coordonnatrice nationale de la non-violence active dévoile le secret du travail abattu par la CNNVA.

    « La Cellule universitaire de la Non-violence active nous a saisi, dès les premières heures de l’organisation de cette élection pour nous informer. Nous, en tant que militants de la non-violence active, n’étions pas restés insensibles à cette information qui raisonnait comme une sollicitude vis-à-vis de notre organisation pour une élection apaisée. Notre réponse à travers notre appui a été réactive et positive, puisque mêmes les candidats malheureux nous ont appelés pour féliciter la CNNVA pour sa prestation durant toutes les opérations », a affirmé Mme Marie Noëlle Koyara.

    Cependant, les mauvaises langues et les esprits de guerre sont visiblement mécontents cet apaisement. Comme si, beaucoup trouvaient leur compte dans les violences postélectorales à l’Université de Bangui. A ceux-là, Mme Koyara lance plutôt un appel patriotique à contribuer, autant faire ce peu, pour éviter d’ajouter d’autres violences à ce que les Centrafricains connaissent aujourd’hui.

    « Nous regrettons seulement que certains de nos compatriotes, n’ayant pas compris notre démarche et faisant l’amalgame avec notre fonction actuelle, pour dire que c’est la Présidence de la République qui essaie de faire une récupération des universitaires. Je dis tout simplement qu’il est important que nos compatriotes centrafricains comprennent, qu’en tant que citoyen, chacun peut apporter sa modeste contribution pour éviter que notre pays continue à s’enliser. C’est justement ce que nous essayons de faire à travers la Commission nationale de la non-violence active ».

    Indiquons au passage que ce travail d’accompagnement de la CNNVA a valu le Certificat de reconnaissance décerné à l’organisation par l’Université de Bangui.

    En accédant à la tête de l’ANECA, le nouveau Président, Junior Gonendji dit avoir pris la juste mesure de la lourde mission qui l’attend et que tout sera mis en œuvre pour défendre bec et ongle, les intérêts des étudiants : « Le nouveau bureau de l’ANECA que nous sommes appelés aujourd’hui à conduire a du pain sur la planche, et j’en suis parfaitement conscient. Les étudiants centrafricains sont dans d’énormes difficultés dont l’application stricte du système LMD sur le campus universitaire, les difficiles conditions de vie des étudiants, je veux parler de l’insuffisance des structures… Ce sont là, autant de défis que mon équipe et moi, sommes résolus à relever. Mais, notre action pour la défense des intérêts des étudiants centrafricains doit s’intégrer dans un syndicalisme intelligent pour ne pas ramener notre pays dans le bourbier qui serait très dommage pour l’avancement de notre université et bien au-delà de notre pays ».

    Notons que l’équipe de Junior Gonendji est composée de neuf membres.

    Copyright2017CNC.

    Centrafrique : les ONG, victimes colatérales des affrontements.

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    Centrafrique : les ONG, victimes colatérales des affrontements.

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2496.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Pour article de Batangafo.

     

    Bangui, le 3 août 2017.

    Par : Libération.

    Les locaux d’organisations non gouvernementales internationales ont été attaqués le wend-end dernier en République centrafricaine lors de combat entre deux groupes armés. De nouvelles attaques contre les humanitaires, alors que la situation générale du pays se détériore.

    La trêve n’aura pas duré : alors que la journée de lundi s’était déroulée sans heurts, Batangafo, ville centrafricaine de quelque 20 000 habitants à la frontière tchadienne, s’est embrasé le lendemain. Une réplique des violences extrêmes du week-end : pour une broutille, un vol de moto peut-être, deux groupes armés se sont affrontés samedi après-midi, provoquant des dégâts matériels importants et de nombreuses victimes parmi les civils. On déplore au moins 10 morts, des dizaines de blessés. Les locaux de plusieurs ONG ont été dévalisés, sans faire toutefois de victimes parmi les personnels. Trop souvent, les travailleurs humanitaires font les frais de ces violences récurrentes en République centrafricaine (RCA), alors que plus de la moitié de la population centrafricaine dépend directement de leur travail – d’importants dégâts collatéraux dans le chaos ambiant.

    «Maintenant, c’est encore pire»

    Samedi, pendant plusieurs heures, les maisons ont brûlé, une partie du camp de déplacés aussi. Les gens ont dû fuir et 15 000 personnes, plus de la moitié de la ville, se sont réfugiées dans l’enceinte de l’hôpital ou de l’Eglise. Batanfago est presque entièrement déserté. Pour Carlos Francisco, chef de mission de Médecins sans Frontières (MSF), «la situation humanitaire ici est extrêmement grave depuis plusieurs mois. Et maintenant, c’est encore pire. Si les violences contre les civils continuent, ça va devenir catastrophique».

    «Il faut désormais prendre en charge les personnes sans-abri», ajoute Carlos Francisco. Des milliers de personnes ont en effet perdu leur maison ou n’osent pas y retourner à cause des combats. La population se réfugie dans des lieux qui ne sont pas adaptés à l’accueil. Il faut construire des latrines, mettre à disposition des points d’eau potable pour éviter les épidémies et prendre en charge les blessés. Une surcharge de travail qui interfère dans les activités quotidiennes de gestion de l’hôpital local.

    Désarmement inachevé

    Et l’afflux de personnes majore le risque de détérioration sanitaire, alors que la saison des pluies a débuté et avec elle, l’explosion du nombre de cas de paludisme. «Les enfants sont les principales victimes de l’épidémie dans sa forme la plus sévère et de la malnutrition aussi, qui s’aggrave quand les conditions de vie se dégradent», ajoute Carlos Francisco.

    En déplacement dans la zone le week-end dernier, le chef des opérations de maintien de la paix des Nations unies, Jean-Pierre Lacroix, a déploré une détérioration de la situation sécuritaire dans un pays ravagé par les combats depuis 2013. Il envisage d’ailleurs de renforcer le contingent de 12 500 Casques bleus onusiens (Minusca) basés en RCA.

    Depuis septembre 2016, les conflits intenses ont repris avec une généralisation des combats sur la quasi-totalité du territoire. Le mois de mai a marqué un nouvel embrasement des violences avec sa cohorte de déplacés. Un accord de paix a été signé à Rome le 19 juin, mais le 20 au matin, la ville de Bria résonnait du bruit des armes. Le processus de désarmement n’a jamais été achevé, pas plus que celui de réconciliation nationale. A défaut, les ONG en appellent au respect des populations civiles et de leur action pour au moins pouvoir atténuer les souffrances.

    Cécile Brajeul

    Coupée de son arrière-pays, Bangui vit dans sa bulle.

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    Coupée de son arrière-pays, Bangui vit dans sa bulle.

     

    Depuis la guerre civile, la capitale centrafricaine n’est reliée à l’extérieur que par l’aéroport, le corridor vers le Cameroun et le fleuve Oubangui.

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2489.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les jeunes au marché Km5. CopyrightAFP.

     

     

     

    Bangui, le 3 août 2017.

    Par : Lemonde.fr

     

    La route de Bangui jusqu’au Cameroun, via Bossembélé, Bouar puis la frontière, à Bokolo, n’est plus ce qu’elle était. Il y a certes quelques passages troués comme un champ de bataille, mais Romaric ne s’en plaint pas. Quelle route africaine n’en a pas ? Ce qui a changé la vie de Romaric et de ses collègues camionneurs, ce n’est pas la qualité « passable » du goudron, mais la sécurité désormais assurée sur cet axe vital pour la capitale centrafricaine, dont l’approvisionnement des 700 000 habitants repose presque exclusivement sur deux voies : la route vers le Cameroun et le fleuve Oubangui.

     

    Présentation de notre série   L’Afrique en villes

     

    En ce vendredi de juin, Romaric est encore plongé dans les entrailles de son vieux Renault jaune éprouvé par plusieurs centaines de milliers de kilomètres. Encore quelques heures pour les derniers réglages. Le lendemain, il prendra la route pour une longue virée, à la queue leu leu avec 80 autres camions garés, comme lui, sur le parking du Bureau des affrètements routiers centrafricains (BARC), à l’entrée de Bangui. Une vie s’organise autour des petits commerces dans ce caravansérail mécanisé avant de partir en convoi, escorté par des casques bleus et des voitures de la police économique centrafricaine.

     

    Un corridor stratégique

     

    Cette mesure a été prise durant la période de transition assurée par Catherine Samba-Panza (2014-2016), après la guerre civile qui a plongé le pays dans un bain de sang, de 2012 à 2014. Avant elle, les Français avaient pris la mesure de l’importance de ce corridor stratégique. Sa sécurisation fut l’une des priorités des militaires de l’opération « Sangaris », dès leur déploiement début 2014, qui dégagèrent cette voie livrée aux milices chrétiennes anti-balaka et aux coupeurs de route.

     

    « Avant, si vous tombiez en panne, vous ne pouviez pas vous en sortir. Les gens sortaient des forêts, vous tuaient et brûlaient le véhicule. Aujourd’hui, c’est bon, mais il ne faut toujours pas circuler seul avec de la marchandise », raconte Romaric. Les escortes ont d’ailleurs commencé après la mort d’un chauffeur camerounais. Dorénavant, ils prennent la route deux fois par semaine, le mardi et le samedi, sans trop s’en soucier.

     

    Un autre objectif de ces escortes, plus inattendu, est, selon l’expression de Wilfried Dimanche Nguissimale, président de l’Union syndicale des conducteurs de Centrafrique, « d’arrêter les tracasseries sur la route ». Entendre par là le racket organisé par tout ce que le pays compte d’hommes en uniforme – policiers, gendarmes, douaniers, service des eaux et forêts… –, qui ponctionnaient leur dîme à l’entrée et à la sortie de chaque village. La présence de casques bleus du Bangladesh dans les convois a mis fin à cette pratique. En Centrafrique, tout du moins. « Pas au Cameroun. Ils peuvent immobiliser ton véhicule pendant plusieurs jours en attendant que ton patron te dise de payer », ajoute Wilfried Dimanche, dit « Willy ».

     

    Enfin, reste la douane centrafricaine. « Ils préfèrent être payés en liquide », grince un commerçant. « Le train de vie du nouveau directeur général de la douane, Frédéric Théodore Inamo, a changé depuis sa nomination. Il est proche du soleil, comme on dit », ironise-t-il, en référence à sa proximité avec le président Faustin-Archange Touadéra, originaire lui aussi de l’ethnie gbakamandja. La directrice précédente, Rachel Ngakola, était la compagne de Mahamat Kamoun, le premier ministre de Mme Samba-Panza. Elle a été éjectée de ce poste lucratif avec le changement de pouvoir.

     Tout ou presque vient du Cameroun

    « Cette histoire de douane, c’est pour mon patron, moi je conduis », glisse Romaric. Ce qui l’attend, ce sont trois jours de route jusqu’à la frontière, autant chez le voisin camerounais jusqu’au port de Douala, plus proche débouché maritime de la Centrafrique. Là, à 1 400 km de Bangui, débarquent par conteneurs la plupart des biens que l’on retrouve dans la poignée de supermarchés libanais de Bangui, dans les microscopiques échoppes des bords de rue ou sur les étals des marchés.

     

    Du poulet congelé aux clous et sacs de ciment, en passant par le dentifrice, les télévisions ou les vêtements, le sucre, le sel, la farine et tout ce que l’on compte de babioles chinoises, tout ou presque vient du Cameroun. A l’exception du carburant convoyé depuis le Congo-Brazzaville par des barges poussées sur les eaux de l’Oubangui quand l’étiage le permet, pas plus de six mois par an.

    En sens inverse, au départ de Bangui, le transport est plus chiche. Beaucoup de camions repartent sans rien, sauf quelques-uns chargés de grumes ou de coton. Il faut dire que la Centrafrique n’exporte pas grand-chose hormis du bois, des diamants et de l’or – sur les circuits parallèles surtout –, un peu d’huile de palme, du savon et sa bière nationale, la Mocaf.

     

    Le problème de ces voyages à vide est qu’ils renchérissent le coût d’approvisionnement de Bangui. Un coût qui n’est pas seulement lié au prix du carburant consommé à vide (600 litres de gasoil par camion vide et autant d’euros, 1 200 litres en pleine charge). Il faut y ajouter, outre les taxes de douane variables selon les produits et l’humeur des fonctionnaires, les frais d’immobilisation à Douala, le temps d’effectuer les formalités. Jamais moins de onze jours, facturés 11 000 francs CFA (environ 17 euros) par conteneur et par jour. Et puis les bakchichs. « Jusqu’à 150 000 francs CFA », selon « Willy ».

    A cela, ajoutons les frais de manutention, 160 000 francs CFA pour un conteneur de 20 pieds, et d’autres dépenses telles que le prix de l’escorte, facturée 25 000 francs CFA pour chaque camion par la police économique. « Résultat, les coûts de transport des biens sont parmi les plus élevés du monde », note Olivier Benon, le représentant du Fonds monétaire international (FMI) à Bangui.

    « Du coup, on a du mal à écouler la marchandise », regrette Paul Mjebelja, président du marché central de Bangui. Les affaires ne vont pas bien. Elu patron du marché par ses pairs commerçants, ce quincaillier achetait quatre fois par an de la marchandise à des Chinois de Douala. Deux fois moins souvent aujourd’hui.

    Car le coût de transport se répercute sur les prix de vente pour une population centrafricaine parmi les plus pauvres du monde (avec un PIB annuel par habitant de 400 dollars), empêtrée dans une spirale de violences qui l’entraîne vers le fond. « La boîte de sardines est passée de 300 à 500 francs CFA, dit Romaric, le camionneur. Je n’en mange plus, la faute à la guerre. »

     

     « Le prix de la gazelle a doublé »

    Il y eut bien quelques mois d’accalmie avant et après l’élection de Faustin-Archange Touadéra, début 2016. L’espoir douché par les promesses non tenues et la versatilité meurtrière des organisations politico-militaires, la Centrafrique s’est de nouveau embrasée à partir de septembre. En juin, les groupes armés faisaient la loi et semaient le chaos dans quatorze des seize provinces du pays.

    Autrement dit, Bangui vit dans une bulle, certes épargnée par les combats, mais reliée à l’extérieur seulement par l’aéroport, le corridor vers le Cameroun et l’Oubangui. Elle est quasiment coupée de son arrière-pays.

    C’est ce que vit Eugénie Berthe. Originaire de Kaga-Bandoro, à 300 km au nord de Bangui, cette enseignante complète son maigre traitement au versement aléatoire par un commerce de viande de brousse qu’elle écoule sur le marché central de Bangui. Mais depuis la reprise des combats entre milices chrétiennes anti-balaka et musulmanes de l’ex-Séléka, les routes et les campagnes ne sont plus sûres. « Je ne peux plus aller jusqu’à Kaga-Bandoro pour m’approvisionner, dit-elle. Je m’arrête à mi-chemin pour voir mes fournisseurs, des chasseurs qui me disent que pour eux aussi c’est dangereux. Alors ils vendent trop cher, le prix de la gazelle a doublé. »

     

    Idem pour la viande de bœuf. Avant les violences de 2014, sa vente était assurée par les commerçants musulmans du quartier PK5 en lien avec les gros éleveurs de bovins, essentiellement des Peuls. Mais voila, les anti-balaka ont « nettoyé » le PK5, comme le reste de Bangui, poussant par le meurtre et la terreur les musulmans au départ. Le bœuf est devenu rare à Bangui.

     

    « Les commerçants musulmans ne viennent plus ici », regrette le président du marché, l’une des rares places de la ville où l’on trouve des produits locaux (boucherie, poissons, fruits et légumes). « On a un gros problème d’approvisionnement », ajoute-t-il. Et de clientèle, semble-t-il. En ce vendredi de juin, le nombre de vendeurs – 1 500 enregistrés pour 300 places – surpasse les acheteurs potentiels qui déambulent entre les étals de poissons séchés ou de viandes boucanées dégageant une odeur entêtante. Après cinq incendies en l’espace de quelques années, le marché est un peu à l’image du pays : en état de décomposition avancée.

     

    Énergie renouvélable en Afrique centrale : communiqué de presse de la conférence de Yaoundé.

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    Énergie renouvélable en Afrique centrale : communiqué de presse de la conférence de Yaoundé.

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2480.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Panneau solaire et

     

    L’accent est mis sur l’intéressante perspective des énergies durables à Futur Energie Afrique Centrale à Yaounde en Octobre “La révolution énergétique en Afrique Centrale »

    « La rentabilité commerciale des énergies renouvelables, particulières en terme d’énergies solaires, est maintenant prouvée dans beaucoup de pays, en particulier ceux qui sont dépendants des importations de gaz et de pétrole. Et le cout des énergies durables ne peut que baisser » selon Charlotte Aubin-Kalaidjian, Directrice Générale de Greenwish Partners, producteur indépendant d’énergie. Elle ajoute « On prédit notamment que la capacité solaire installée pourrait atteindre entre 15 et 63 GW d’ici 2030, et a un prix compétitif ».

    Mme Aubin-Kalaidjian interviendra lors de la session d’ouverture de l’imminente conférence  Futur Energie Afrique Centrale à Yaoundé du 2 au 3 Octobre. Sa présentation se concentrera sur : « Investir dans un avenir propre et durable : la révolution énergétique en Afrique Centrale ».

    La directrice de Greenwish Partners, récipiendaire cette année du Prix pour une contribution extraordinaire dans le secteur de l’énergie à la cérémonie de remise de récompenses d’African Utility Week au Cap,  explique « l’énergie solaire se développe bien dans le sud, le nord et l’ouest de l’Afrique mais plus lentement en Afrique Centrale. Les fondamentaux sont essentiellement les mêmes. La région travaille à l’amélioration des cadres régulatrices ».   Elle continue: « L’un des défis clefs pour la croissance des énergies alternatives est la différence de taxes et de subventions entre les énergies durables et les autres technologies. Les gouvernements devraient aussi augmenter leur capacité de fournir des garanties souveraines et s’équiper des équipes les plus qualifiées possibles pour travailler avec le secteur privé ».

    Hydroélectricité dans la région

    Karine Migliorini, Directrice Générale d’EDF Cameroun, est également une des expertes qui interviendra lors du programme de la conférence Futur Energie Afrique Centrale: « La compagnie a été créée en 2014 pour organiser le portage des activités de développement du projet Nachtigal avec nos partenaires GDC et SFI. Aujourd’hui avec la création de la Société de projet NHPC (Nachtigal Hydro Power Company), EDF Cameroun se désengage sur ce rôle pour se tourner vers des activités de développement. Il est évident que nous comptons capitaliser sur l’expérience de développement de ce projet en Partenariat Public Privé unique en hydroélectricité en Afrique Centrale. » Elle ajoute: « Malgré la durée de développement de ce genre de projet, nous nous félicitons de pouvoir aboutir fin 2017 au closing financier ».

     

    Mme Migliorini est une panéliste a Futur Energie Afrique Centrale autour du sujet : « Comment encourager le transfert de compétences entre les compagnies internationales et locales afin d’apporter une empreinte positive à chaque nouveau projet? »

    Elle nous affirme que son message à l’évènement sera le suivant : « On ne peut pas être présent dans un pays sans s’intégrer sur le territoire. De nombreuses actions autour de chaque projet doivent être réalisées que ce soit dans le domaine de la formation ou de la santé. Mais nous devons le faire avec les populations locales ».

     

    Elle continue ainsi: « Par ailleurs, il est nécessaire d’intégrer dans les équipes des emplois locaux pas seulement en terme d’expertise –dont par exemple le Cameroun dispose- mais aussi de jeunes ingénieurs ou de salariés des sociétés nationales par des accords entre entreprises. Le transfert de compétences est un vrai sujet à instruire afin de rendre au fil du temps le territoire de plus en plus prescripteur de ses propres besoins ».

     

    Plateformes de rencontre pour les énergies de pointe 

    Futur Energie Afrique Centrale, auparavant connu sous le nom d’iPAD Cameroun, est devenu un rassemblement stratégique régional qui permettra à l’Angola, au Cameroun, à la République centrafricaine, au Tchad, à la République démocratique du Congo, à la République du Congo, à la Guinée équatoriale, au Gabon, à Sao Tomé-et-Principe de partager leurs expertises, leurs développements et leurs plans afin de faciliter l’intégration au réseau électrique régional. Encourager les collaborations privées et publiques est une des priorités du programme en 2017 afin que plus de projets soient implémentés.

    Soutien de l’industrie

    Le Pool Energétique d’Afrique Centrale est un partenaire officiel de l’événement et deux ministres régionaux de l’énergie, à savoir l’Hon. Léopold Mboli Fatran, ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Hydraulique de l’Afrique centrale, et l’Hon. Eugenio Edu Ndong, ministre de l’Énergie et de l’Industrie de la Guinée équatoriale, ont déjà confirmé leur participation.

     

    Dates et lieu de Futur Energie Afrique Centrale :

    Conférence stratégique : 2-3 Octobre 2017

    Lieu : Hilton Hôtel Yaoundé, Boulevard du 20 Mai, Yaoundé, Cameroun

     

    Site Web : http://www.future-energy-centralafrica.com/

    Twitter : https://twitter.com/FutureEnergyHub

    Linkedin : FutureEnergyAfrica

     

    Contact :

    Responsable de la communication :  Annemarie Roodbol

    Téléphone :  +27 21 700 3558

    Email:  annemarie.roodbol@spintelligent.com

     

     

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    CENTRAFRIQUE : CES ETRANGERS QUI NOUS GOUVERNENT OU PENSENT NOUS GOUVERNER

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    CENTRAFRIQUE : CES ETRANGERS QUI NOUS GOUVERNENT OU PENSENT NOUS GOUVERNER

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2373.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra, son Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI et son Ministre des finances Henri Marie DONDRA
    Le Président Touadéra, son Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji et son Ministre des finances Henri Marie DONDRA

     

     

    Bangui, le 1er août 2017.

    Par : Isidore Dékofio, CNC.

    Le ciel centrafricain ne s’éclaircie guère depuis le retour à l’ordre constitutionnel en Mars 2016. Nous Centrafricains espérâmes, avec l’avènement par les voies démocratiques au pouvoir de l’état d’une équipe prônant la rupture, la nouvelle constitution aidant, que le soleil des Centrafricains brillerait à nouveau après les quelques années d’une ténébreuse et chaotique transition.

    Fort malheureusement, le quotidien des centrafricains est inexorablement des plus pires à mesure que l’on embarque, au cœur du pouvoir de l’état nombres d’étrangers, au mépris des leçons du passé et du tumulte de l’histoire récente du Centrafrique.

    Il me souvient qu’au lendemain de la passation des pouvoirs en 1993, entre les présidents Kolingba et Patassé, un éminent collaborateur du premier pensait pouvoir se recycler au sein du pouvoir de Brazzaville, malgré les pressions de ses amis et frères congolais, le gros des Conseillers ont convaincu le Président Sassou-Nguesso de ce que seuls des sujets Congolais ne pouvaient servir au cœur du pouvoir de leurs pays. Ce monsieur finit avec pour lot de consolation, une fonction de consul honoraire du Congo auprès d’une ville européenne.

    Quid du Centrafrique ?

    La petite histoire du fait politique nous enseigne que depuis le début des années 80, les princes qui se sont succédé au pouvoir de l’état, ont systématiquement truffé les arcanes du pouvoir de sujets étrangers. C’est ainsi que l’ont verra au gouvernement, dans les cabinets de la présidence et de la primature, dans les ambassades, des Houdégbé, Bondobossou, Ganne-Befio, Durbar, Gnanga, Singaye, Pereira, Samnick, Mahamat Ousman, Leclerc, Mozer, Bolanga, Gougouei, Iannarelli, Nkouémo… Tous des noms barbares pour chacun d’eux, avec des desseins inavoués.

    On ne trouve nulle part, pareil exemple de l’implication, à ce niveau de Centrafricains, au cœur du pouvoir dans les pays voisins. Est-ce alors une spécificité centrafricaine ? Quel peut être l’apport au mieux de ceux là pour le devenir du Centrafrique ? Peuvent-ils être plus patriotes que les Centrafricains eux-mêmes ?

    Le phénomène de cette « légion étrangère » vaut le détour et nous interpelle en tant que Centrafricains. Non pas pour développer une espèce de xénophobie mais bien pour comprendre pourquoi des princes élus pourtant par des centrafricains, vont recruter des sujets étrangers pour les responsabiliser au cœur de leur pouvoir, ce au détriment des nationaux ?

    Prenons deux exemples :

    1. Le cas Gougouei : Ce dernier est de nationalité Ivoirienne et occupe la fonction de Ministre-Conseiller à la présidence chargé du suivi des projets.
    2. Le cas Nkouémo : Ce monsieur est camerounais et occupe la fonction de conseiller auprès du 1er Ministre.

    N’y a-t’il aucuns centrafricains à même de faire le suivi de projets de l’état  ou de conseiller le Chef de l’état ou celui du gouvernement?

    Monsieur Gougouei, Informaticien de son état ivoirien, se retrouve par le fait du Prince, chargé du suivi des projets de l’état. On attend toujours de voir les grands projets de l’ère Touadera se réaliser avec son suivi assidu.

    Monsieur Nkouémo est arrivé en RCA comme Président Directeur Général d’un certain groupe Christine. Ce groupe n’a encore rien prouvé que voilà ce monsieur devenir en une nuit Conseiller du PM et promoteur des transferts d’argent avec une société dénommé PATACASH.

    En une nuit encore, voilà ce monsieur décoré par le Président de la République pour «  services rendus » à la nation, en raison de la mise sur pied d’une Al Jazeera camerounaise dénommée Vision 4. Que se cache-t-il derrière ce Conseiller venu du pays des Faymans ?

    Les Princes ont-ils pris la mesure de ce qui se joue dans le pays en termes de désaffection de la politique, de défiance envers les politiques et les dirigeants…pour se muer en promoteur du parti de l’étranger ?

    Ces étrangers qu’on amène à nous gouverner, ont-ils pris la mesure de cet ersatz de pouvoir dont ils jouissent par la corruption, la concussion et tous les abus inavoués contre un peuple qui in-fine présente toujours la facture et sait se faire payer en temps opportuns ?

    Est il acceptable, au moment ou la cohésion sociale et le tissus national sont mis à mal par les nombreux soubresauts que connait le pays, que l’on fasse la part belle à des étrangers là où les exigences de patriotisme et de préférence nationale s’imposent ?

    A toutes les questions qui précèdent et bien d’autres, que suscite cette situation dans notre Pays, la réponse est de toute évidence : non.

    Non, les Princes n’ont pas pris la mesure de se qui se joue dans notre pays, sinon ils auraient été en phase avec leur peuple pour le mobiliser dans une marche vers une solution à la crise et ce ne serait pas Onianga(un étranger) qui pérorerait sur la situation du Pays.

    Non, ces étrangers qu’on amène à nous gouverner n’ont pas pris la mesure de ce pouvoir mirifique, à eux concédé au prix d’arrangements malsains et nauséabonds, par des dirigeants ankylosés et enkystés qui, chaque jour posent des actes de défiance envers leur peuple souverain.

    Non enfin, il n’est pas acceptable de permettre à qui que ce soit de mettre à mal l’unité nationale, la cohésion sociale par la promotion du « Parti de l’étranger » au lieu de patriotisme et de préférence nationale.

    Pour finir, la question de la place du centrafricains dans son Pays reste et demeure ouverte, tout comme celle de l’appropriation de son destin par la jouissance pleine et entière de ses terres, ses richesses, ses ressources etc… Nous ne ferons pas l’économie de ce préalable pour laisser prospérer, une démocrature promouvant des pratiques antipatriotiques et antinationales qui contribuent au délitement de la République et de l’état, à l’évanescence de notre peuple, à la mise au ban de ses dignes filles et fils sacrifiés, par des Princes malintentionnés, sur l’autel d’intérêts égoïstes inavoués.

    Le drame qui frappe le Centrafrique et les Centrafricains est d’abord le résultat de l’incurie, du manque de vision et de l’inconséquence des dirigeants successifs centrafricains. C’est aussi la conséquence de l’acceptation par ces derniers, des interventions de certains de nos voisins dans les affaires intérieures avec pour corollaire la présence au cœur des institutions, de véritables missionnaires dont les actes n’ont fait que de desservir la République et l’Etat. Cette présence étrangère au cœur de l’Etat est indubitablement une tache sur les mains des Princes centrafricains et servira de détonateur à un sursaut national dans le but de la reconquête et l’appropriation par le peuple de ses droits et de ses remparts…

    A ces étrangers qui, avec leurs complices zélés, nous gouvernent et pensent, nous gouverner, de se rendre à l’évidence que la greffe ne prend pas et ne prendra pas. A eux de tirer les conclusions qui s’imposent avant qu’il ne soit trop tard.

    Isidore Dékofio

    CENTRAFRIQUE : LE PRINTEMPS DES SÉPARATISTES

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    CENTRAFRIQUE : LE PRINTEMPS DES SÉPARATISTES

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2306.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats Faca en position de combat.

     

    Bangui, le 1er août 2017.

    Par : Joseph Akouissonne, CNC.

    AMNISTIE, IMPUNITÉ OU SÉCESSION : INACCEPTABLES !

    Tous les feux sont au rouge. Les Centrafricains, déboussolés et stupéfaits, ne peuvent que constater, avec horreur, que leur pays est peut-être sur la voie d’une dislocation, d’une partition ourdie par des puissances extérieures.

    Les deux entités qui se disputent le pays, l’une chrétienne et animiste, l’autre musulmane, continuent à menacer l’unité et l’intégrité de la Centrafrique. Il est désormais avéré que les réunions dites « de paix » (SIRIRI) qui se succèdent ne sont que des diversions qui font la part belle aux rebelles assassins. Rome leur a déroulé un tapis rouge. Libreville 2 leur a laissé entrevoir une indécente impunité et une amnistie inconcevable.

    Quant au gouvernement actuel, il ne fait aucun commentaire. Le président Touadera, sur convocation expresse d’Idriss Deby Itno, s’est rendu dans la capitale du Tchad pour y subir d’odieuses pressions : il s’est vu exiger la condamnation du rapport accablant de l’O.N.U. concernant les crimes des Casques bleus tchadiens en Centrafrique, alors qu’ils sont avérés. Incroyable !

    Faustin-Archange Touadera s’est exécuté en stigmatisant, de concert avec Deby, le rapport en question. Quelle aubaine pour le Néron des bords du lac Tchad ! Aux abois, le dictateur de N’Djamena ne pouvait espérer mieux que le soutien du président d’un pays dont ses soldats ont supplicié le peuple. Alors que les victimes centrafricaines s’apprêtent à poursuivre Deby devant la Cour Pénale Internationale, Touadera lui délivre, en quelque sorte, un certificat d’impunité. Que vont faire les Centrafricains face à un défi aussi humiliant ?

    Les ennemis du pays s’agitent dans l’ombre, à Bangui et ailleurs, pour rendre acceptable l’idée d’une amnistie générale, susceptible, selon eux, de favoriser le surgissement de la paix (SIRIRI) et de la réconciliation.  Ceux qui ruminent ces sombres prévisions ne sont que des naïfs, qui se trompent lourdement. Comment peut-on imaginer que des criminels de guerre, des auteurs de crimes contre l’humanité, les ex-Sélékas et autres mercenaires, puissent ne pas subir le même châtiment que les nazis en leur temps ? L’accord dit « de paix » signé à Rome n’évoque même pas les milliers de victimes des bandes armées en Centrafrique. La réunion de Libreville 2, initiée par l’U.A. (Union Africaine), a scandaleusement survolé la question et n’a pas, non plus, affirmé son opposition à toute idée d’impunité.

     

    PARTITION : INÉVITABLE ?

    On a l’impression que tout converge vers une partition de la République Centrafricaine. Ceux qui ont conclu des accords occultes avec les ex-Sélékas, soutiennent, en sous-main, leur projet funeste de création d’un califat.  Le laxisme dont ont fait preuve le gouvernement de la Transition de Catherine Samba-Panza, la France, ancienne puissance coloniale, l’O.N.U. et les forces internationales, laisse à penser qu’un pacte diabolique pourrait avoir été scellé avec les ennemis de la République Centrafricaine – l’objectif étant d’éviter que les soldats ne soient pris au piège et englués dans la nasse centrafricaine.

    Ce qui se passe en R.C.A. démontre que la décolonisation est une farce. Une réalité virtuelle. Les gouvernements centrafricains successifs n’ont été que des exécutants, obéissant aux ordres de l’ancienne puissance coloniale. Le franc C.F.A., cette monnaie archaïque de soumission toujours en usage, est bien le symbole de cette non-décolonisation.

    La partition qui menace aux frontières de la République Centrafricaine est en en train de se concrétiser. Si les tuteurs occidentaux du pays et le gouvernement de Simplice Sarandji, qui a toutefois perdu beaucoup de sa crédibilité aux yeux des Centrafricains, ne prennent pas le buffle Séléka par les cornes, il est à craindre que nous pourrons bientôt dire : « Adieu, République Centrafricaine !»

    Mais les Centrafricains, eux, sont loin d’envisager une telle situation. A tel point que l’hypothèse d’un coup d’état, mené par des soldats patriotes soutenus par la population en révolte, n’est pas à écarter. Il bénéficierait alors, uniquement et totalement, au peuple d’une Nouvelle Nation Centrafricaine.

    Mais faudra-t-il en arriver là pour sauver la Patrie ?

     Adaptons ici l’injonction du leader africain, Thomas Sankara, à son peuple : « La liberté ou la mort, les Centrafricains vaincront ! »

    JOSEPH AKOUISSONNE

    31 juillet 2017                                                                          

     

    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

     

     

     

    Centrafrique : Jean-Pierre Lacroix, Chef des opérations de l’Onu, inquiet de la situation sécuritaire

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    Centrafrique : Jean-Pierre Lacroix, Chef des opérations de l’Onu, inquiet de la situation sécuritaire

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2475.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Jean-Pierre Lacroix, le SGA aux opérations au maintien de la paix de l'ONU lors de sa conférence de presse le lundi 31 juillet 2017 à Bangui. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.
    Jean-Pierre Lacroix, le SGA aux opérations au maintien de la paix de l’ONU lors de sa conférence de presse le lundi 31 juillet 2017 à Bangui. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

     

    Bangui, le 1er août 2017.

    Par : Fred Krock, CNC.

    Ce lundi 31 juillet 2017 prend fin la visite du Secrétaire général adjoint des Nations unies, Chef des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix en République centrafricaine. La fin de cette mission de deux jours est marquée par une conférence de presse animée par Jean-Pierre Lacroix à Bangui. A l’occasion, le patron des opérations de maintien de paix s’est dit inquiet de la situation sécuritaire dans le pays.

    « La situation sécuritaire est inquiétante, avec les nouveaux événements qui se développent dans le Sud-est du pays », ainsi a déclaré Jean-Pierre Lacroix qui ajoute : « C’était un moment pour moi d’évoquer les efforts très soudés que nous déployons tant dans le cadre de la Minusca qu’au niveau de New York pour faire en sorte que la force soit en mesure de répondre aux défis actuels ».

    Et d’annoncer « Nous faisons en sorte que, sur le terrain, des déploiements de fassent avec beaucoup de flexibilité, j’en profite pour rendre hommage au Commandant de la Force (de la Minusca) pour cela ; mais aussi en faisant en sorte d’intégrer des contingents qui permettront de combler le vide laissé par le départ du contingent congolais à l’Ouest du pays. Il s’agit de renforcer le muscle de l’opération. En cela, nous avons bon espoir que d’ici la fin août, des premiers déploiements substantiels arriveront avec une partie du bataillon de Tanzanie et une compagnie d’action rapide, ainsi que du Zambie ».

    Entre temps, l’objet même de la visite de Lacroix en Centrafrique vise à s’enquérir de l’état exact de la sécurité, en vue des opérations opportunes. « J’ai passé deux jours en République centrafricaine pour faire le point sur la situation, à la fois sécuritaire et politique avec les autorités de ce pays, ainsi qu’à mon collègue Parfait Onanga Anyanga et toute son équipe à laquelle je rends un hommage exceptionnel pour le travail qu’ils font et une pensée particulière pour les soldats qui ont perdu la vie dans les attaques qui se sont produites récemment dans le pays », a indiqué Jean-Pierre Lacroix.

    In situ, le Chef des opérations de maintien de la paix annonce une probable augmentation d’effectif d’hommes en plus des 12 000 Casques bleus opérationnels sur le terrain en RCA. « Nous nous sommes rendus compte que la Minusca est de plus en plus sollicitée, et pour cela, je retournerais au Conseil pour voir si nous pouvons obtenir une modeste augmentation d’effectif. Mais, nous n’en sommes pas encore là. Cela est extrêmement préliminaire », a-t-il dit.

    En termes d’alternatives à la sollicitude visiblement débordante de la Minusca, Jean-Pierre Lacroix a pipé sur le dé des Forces armés centrafricaines pour apporter leur appui. « La sécurisation n’est pas seulement l’action des forces de la Minusca, mais il est question également du déploiement et l’opérationnalisation des Forces armées centrafricaines (Faca). Mais, cela doit se faire avec prudence. Il s’agit de faire en sorte qu’ils fassent leur preuve positivement. Cela suppose un travail conjoint entre la Minusca et les autorités centrafricaines, en fonction des cadres bien définis, notamment le cadre budgétaire, le mandat et les zones de déploiement et les questions logistiques, etc. »

    A en croire Lacroix, parallèlement, les efforts de sécurisation du pays seuls ne résoudront pas tout le problème centrafricain : « Le renforcement de muscle des Faca est important, mais ce n’est pas toute la solution. L’autre aspect, c’est de poursuivre le travail sur le processus politique. Je fais allusion aux initiatives en cours, à savoir l’Accord de Sant’Egidio, l’initiative de l’Union africaine qui est soutenue par les Nations unies, qui sont autant d’initiatives à développer en parfaite entente et synergie avec les autorités centrafricaines ».

    C’est en ces termes que le Chef des opérations maintien de la paix de l’Onu a conclu : « Mon dernier message, c’est d’affirmer notre soutien à la République centrafricaine et de poursuivre nos efforts sur un certain nombre de volets importants, notamment l’opérationnalisation des Faca et leur déploiement là où c’est possible, par exemple à Bambari ; le processus du Désarmement démobilisation et réinsertion des ex-combattants (DDR). Enfin, c’est la nécessité de souligner et de condamner, mais de manière très appuyée et régulière, tous les messages de haine qui prônent la polarisation sur les lignes ethnique, religieuse ».

    Notons que le Chef des opérations de maintien de paix a rencontré successivement principales autorités centrafricaines, notamment le Président de la République Pr Faustin Archange Touadera, le 2ème Vice-président de l’Assemblée nationale Timoléon Baïkoua, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et les leaders de la société civile, sans oublier le personnel de la Minusca sous les auspices de Parfait Onanga Anyanga, leur patron.

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    Centrafrique: des journalistes édifiés sur le droit humanitaire international et reportage en zone de conflits

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    Centrafrique: des journalistes édifiés sur le droit humanitaire international et reportage en zone de conflits

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2471.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les journalistes en formation à l'alliance française de Bangui. Crédits photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC
    Les journalistes en formation à l’alliance française de Bangui. Crédits photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC

     

    Bangui 1 août 2017, CNC.

    Par Eric NGABA

    Une vingtaine des professionnels des médias en République Centrafricaine ont été édifiés sur comment raconter l’histoire des non-combattants en zone de conflits, lors d’un atelier d’échange organisé par l’organisation internationale médicale Médecins Sans Frontière (MSF). Plusieurs modules développés avec le concours du Comité International de la Croix Rouge (CICR) et de l’Association des Radios Communautaires (ARC), ont permis d’enrichir les échanges. L’objectif visé est de renforcer les capacités professionnelles des journalistes sur le droit humanitaire international.

    Le droit humanitaire internationalétait au centre des échanges fructueux entre les journalistes des médias publics et privés en République Centrafrique, pays meurtri par de conflits armés. Ce droit règlementant les situations de conflits armés formule que les personnes qui ne participent pas directement aux conflits, notamment les civils, les blessés et les prisonniers doivent être respectées et ne peuvent pas être visées ou utilisées dans les combats.

    De même, les biens et services indispensables à la survie de la population ne doivent pas être détruits. Il s’agit là de nourriture, eau, médicales et ressources énergétiques.

    Trois modules ont été développés durant les six heures du temps. Le premier module était axé sur les soins de santé en danger. Ce module a été développé par Sylvie Pellet du Comité International de la Croix Rouge, qui a ouvert les discussions sur le droit humanitaire international. Le troisième module a permis des travaux de groupe sur pourquoi doit-on parler des conséquences de la crise sur les non-combattants. Le troisième module s’est articulé cependant au tour des risques de l’utilisation des radios par les groupes armés, cas pratiques des villes de Bria et Bangassou.

    Durant les discutions, les organisateurs de cet atelier ont interpelé les hommes des médias sur le rôle qu’ils doivent jouer et leurs responsabilités dans le traitement de l’information en zone de conflits. A cet effet, ceux-ci doivent alerter les autorités et les organisations responsables de la protection des civils sur les conséquences de ces conflits, tout en incitant les belligérants à respecter les non-combattants, y compris les structures, le personnel sanitaire et les ambulances.

    Par ailleurs, le Vice-présidente de l’Association des Radios Communautaires, Vincent Mambachaka, a rappelé aux participants le rôle essentiel que doivent jouer les radios communautaires pour apaiser les tensions dans les zones de conflits.

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    Centrafrique : le business dans le désordre, les mafieux se bousculent à Bangui.

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    Centrafrique : le business dans le désordre, les mafieux se bousculent à Bangui.

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2376.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Manifestations à Bangui à l'appel de la société civile en septembre 2014. Crédits photo : CARNews.
    Manifestations à Bangui à l’appel de la société civile en septembre 2014. Crédits photo : CARNews.

     

     

    Bangui, le 31 juillet 2017.

    Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

     

    Si à défaut de se réveiller on nous installe des industries de la mort, il faut tout de même comprendre  que les marchands de la mort et de leurs dérivés se bousculent depuis quelque temps dans le pays avec un seul objectif : multiplier leur business tout en attisant le feu de la guerre dans le pays. Or chaque jour qui passe, les Centrafricains s’éloignent petit à petit du bout du tunnel de la crise qui a tant détruit leur pays. À qui profite réellement cette guerre inutile dans le pays ?

     

    ‘La patrie ou la mort, nous vaincrons », « mourir pour ton pays »…, telles sont les phrases couramment utilisées par les hypocrites, les marchands de la mort et les VRP de l’industrie de la guerre qui cherchent à s’installer dans un pays où le niveau de la compréhension de son peuple est bas.

    En Centrafrique tout comme dans d’autres pays en guerre, personne ne peut expliquer avec exactitude les raisons de cette guerre. Tout le monde se contente de ce que les médias racontent. Or, on oublie que les grands médias du monde sont toujours contrôlés par ces marchands de la mort.

    Imaginez-vous en Centrafrique, au moment où les Centrafricains s’entretuaient à coup de machettes, le business de la famille Sassou-Nguésso se développe à grande échelle dans le pays. D’ailleurs Madame Antoinette Sassou Nguesso, qui vient d’acheter un cheptel des bœufs au nord de la Centrafrique pour le faire amener au Congo via le Cameroun, aurait payé certains mercenaires tchadiens lourdement armés pour protéger ses bœufs jusqu’au Cameroun. Ce qui a poussé d’ailleurs les autorités camerounaises à fermer ses frontières avec la Centrafrique suite aux tensions suscitées par ce mouvement des bœufs.

    Pendant que la famille Sassou creuse l’écart dans le pays avec leur business, les Présidents équato-guinéen, tchadien et sud-africain se mobilisent aussi pour tirer leur part du gâteau en Centrafrique. Les Français, très retissant à s’approcher le régime du Président Touadéra, semblent être dépassés par l’arrivée massive des mafieux chinois qui sont prêts à tout. Du coup, les marchands français se contentent du marché du réarmement des Faca si les Nations-Unies donnaient son top.

    Justement ce que les Centrafricains n’ont pas compris, c’est le système des Nations-Unies, le palais des francs-maçons ! Aucunement, ils ne peuvent pas pacifier un pays en guerre, bien au contraire. Bien sûr, un soldat de la paix ou un employé des Nations-Unies n’a rien à voir avec le système qui est en lui-même dangereux. Sa présence en Centrafrique n’est pas pour ramener la paix, mais plutôt renforcer la puissance de ces francs-maçons déjà sur place.

    Francis Bozizé ou son père, Noureddine Adam et son papa Djotodia et les petits chefs criminels du pays ne sont que des instruments d’un système de la mort à la solde de ces marchands de la mort. La récente feuille de route pour la paix initiée par l’Union africaine au Gabon, témoigne largement à quel point que le nombre important des morts dans ce pays ne leur dit rien. Seul leur fonds de commerce « Centrafrique » qui les intéressent.

    Sans blague, la RCA est déjà sous la tutelle de l’Union africaine, c’est à dire de Déby et Sassou. Touadéra n’est qu’un gouverneur.

    Pour nous les Centrafricains, on a que nos yeux pour pleurer nos morts pendant que l’industrie de la mort accroît son chiffre d’affaires. Affaire À suivre…

     

     

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    CENTRAFRIQUE : LES TRIBULATIONS D’IDRISS DEBY ITNO EN RCA.

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    CENTRAFRIQUE : LES TRIBULATIONS DIDRISS DEBY ITNO EN RCA.

     

    LES SOLDATS DE DEBY REVIENNENT EN Centrafrique. A T-ON DEMANDE LAVIS DES CENTRAFRICAINS ?

     

    Les Présidents Déby et Touadéra à N'Djamena au Tchad le 24 février 2016. AFP.
    Les Présidents Déby et Touadéra à N’Djamena au Tchad le 24 février 2016. AFP.

     

    Bangui, le 30 juillet 2017.

    Par : Joseph Akouissonne, CNC. 

     

    TOUADERA/DEBY : QUI MANIPULE QUI ?

              Décidément, la République Centrafricaine n’est pas un pays comme les autres. C’est un OVNI, qui n’a pas fini de tourner en rond sur lui-même. Il est bien hasardeux d’en esquisser une approche socio-politique. Si on veut tenter de comprendre le chaos infernal récurrent dans lequel ses propres dirigeants l’ont précipité, on y perd son latin ! Les événements incroyables qui se passent au pays des Bantous laissent pantelant.

              Comment ne pas s’étrangler en apprenant qu’Idriss Deby, le despote expansionniste de N’Djamena, déploie à nouveau trois à quatre cents soldats en R.C.A. avec l’acquiescement du président Touadera ? C’est oublier les crimes abominables commis par les Casques bleus tchadiens sur les Centrafricains ! 

              Le soutien de Touadera à Deby va même jusqu’à l’indécent rejet du rapport accablant de l’O.N.U. sur ces crimes. Le Tchad n’a-t-il pas été exclu de la MINUSCA à cause du comportement pervers et violent de ses Casques bleus, qui sont détestés par les Centrafricains ? Massacres, viols, prostitutions des adolescentes par la soldatesque de Deby : le rapport de l’ONU en témoigne à chaque page.

              En fait, le pouvoir d’Idriss Deby est chancelant. Des rebelles tchadiens menacent son trône. La chute du prix du pétrole, principale source de revenus de son pays, plombe une économie en berne. Ajoutez à ce sombre tableau la gestion clanique de l’oligarque de N’Djamena. Autant dire qu’Idriss Deby Itno est aux abois.

              Pour les Centrafricains, il a une grande part de responsabilité dans le chaos sanglant de leur pays. C’est à lui et à ses mercenaires que les ex-présidents de la République, Ange-Félix Patassé, François Bozizé et Michel Djotodia, doivent leur accession violente au pouvoir. Il ne s’attendait donc pas à l’élection surprise de Touadera, que les Centrafricains ont choisi à une très large majorité, en démentant tous les pronostics.  Même la France, qui avait son homme en la personne d’Abdou Karim Meckassoua, a été abasourdie par le surgissement de Touadera.  Autant dire que, pour ces influents tuteurs de la République Centrafricaine, ce dernier n’a pas été l’élu de leur cœur.

              L’accession de Meckassoua au perchoir de l’Assemblée Nationale, avec, d’ailleurs, le soutien de Touadera et l’aide de certains députés corrompus, a été un véritable déni de démocratie. C’est ce même Meckassoua qui, aujourd’hui, est soupçonné de vouloir ourdir un coup d’état pour renverser le président Touadera. Car il n’a jamais accepté sa défaite retentissante à l’élection présidentielle avec son score, ridicule, de 3,5 %. Pour lui, l’élection de Touadera est usurpée. La haine qui s’est emparée des deux hommes responsables des institutions majeures du pays est le résultat d’une frustration.

     

    TOUADERA : LE TEMPS DES DOUTES ?

              Monsieur le Président, les espoirs qu’a suscités votre élection semblent s’éroder. Aujourd’hui, les Centrafricains commencent à douter de la capacité de votre gouvernement à ramener la paix (SIRIRI) et la réconciliation en Centrafrique. Bruit de bottes, rumeurs lancinantes de coups d’état, menaces de partition du pays. Et, au plus haut niveau, des conflits entre vous-même et le Président de l’Assemblée Nationale, qui menacent la stabilité des institutions.

              Comme si cela ne suffisait pas, vous vous rendez à N’Djamena sur convocation d’Idriss Deby. Celui-ci ne se déplace même pas pour vous accueillir à l’aéroport ! Par la suite, on a eu l’impression qu’il a exercé des pressions intolérables sur vous. Son but était de vous pousser à rejeter le rapport de l’ONU qui accable ses soldats en Centrafrique. En échange de quoi ? Vous avez ainsi trahi votre peuple, qui a tant souffert des atrocités des Casques bleus tchadiens. Vous avez même accepté que ses soldats bourreaux reviennent au pays ! Comment les Centrafricains, atterrés, ne s’apprêteraient-ils pas à se défendre contre la brutalité des soldats de Deby ?

              Vous avez été élu, Monsieur le Président, et bien élu. On peut même parler de plébiscite. Vous aviez promis une rupture avec le passé mais, depuis votre installation au Palais de la Renaissance, le pays semble figé dans un statut quo intenable. L’insécurité est quasiment générale. 60% du territoire centrafricain sont occupés par des bandes armées qui menacent le pays d’une partition. Le gouvernement de Sarandji fait preuve d’une incompétence inégalée. Les Centrafricains doutent. L’immense espoir qu’ils avaient placé en vous, Monsieur le Président, se transforme, peu à peu, en désespoir.

              Monsieur le Président, avec tout le respect que nous vous devons, permettez-nous de vous le suggérer : un changement de méthode s’impose. L’urgence, c’est d’avoir, à la tête du pays, un autre Premier Ministre et un nouveau gouvernement. Il faut aussi clarifier vos rapports avec Deby. Revenez sur le rejet du rapport de l’O.N.U., qu’il vous a expressément demandé de condamner. Les Centrafricains ne peuvent plus attendre.

     

     

    JOSEPH AKOUISSONNE

    (29 juillet 2017)

     

     

    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

     

     

    Centrafrique/révélation : Les six mercenaires d’Abdou Karim Meckassoua en question

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    Centrafrique/révélation : Les six mercenaires d’Abdou Karim Meckassoua en question

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2462.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Photo des supposés mercenaires tchadiens d'Adoul Karim MECKASSOUA incarcérés à la Section des Recherches et d'Investigation (SRI) . CopyrightCNC
    Photo des supposés mercenaires tchadiens d’Adoul Karim MECKASSOUA incarcérés à la Section des Recherches et d’Investigation (SRI) . CopyrightCNC

     

    Bangui, le 29 juillet 2017.

    Par : Anselme Mbata, CNC.

     

    Sauf manipulation politico-politicienne pour écrouer Abdou Karim Meckassoua, Président de l’Assemblée nationale, officiellement encore en mission en France, la révélation de CNC est fondée sur le résumé des Procès verbaux dont il s’est procuré copie de source sûre. Sieurs Djamal Abdoulaye Hisseine, Adelkarim Dahab, Adam Bourouma Abasse, Sakhairou Ahmed, Amine-Nassour Abdoulaye et Moustapha Ibrahim, tous se confirmant cultivateurs tchadiens et arrêtés le 4 juillet dernier en terre centrafricaine, puis déférés il y a une semaine à la Maison d’arrêt de Bangui, ont fait des dépositions terrifiantes. Ils confirment sur Procès verbal que Abdou Karim Meckassoua, l’actuel Président de l’Assemblée nationale centrafricaine et l’un des candidats malheureux à la dernière élection Présidentielle les aurait recrutés pour assassiner le Président de la République Faustin Archange Touadera.

     

    Dans sa publication en date du 20 juillet 2017, CNC annonçait la fin imminente des rumeurs accusant le Président de l’Assemblée nationale d’être l’intelligence d’un insolite mouvement en préparation pour déstabiliser le pouvoir en place en République centrafricaine. Chose promise, chose due. Les dépositions des mercenaires tchadiens arrêtés, le 4 juillet 2017 à Pk 26 sur la route de Boali se passent de tout commentaire.  Qui sont ces mercenaires vraiment ?

    A en croire des dépositions faites sur procès verbal dont CNC a reçu copie, les six compagnons mercenaires écroués à la maison d’arrêt, avant leur déferrement, la déclinaison de leur identité révèle qu’ils sont tous des sujets tchadiens. « i – Djamal – Abdoulaye Hiseine, je suis né le 25 août 1988 à N’Djamena (Tchad), de Abdoulaye Hisseine et Awa Daoud, de nationalité tchadienne, célibataire avec un enfant, profession cultivateur », c’est ainsi que s’est présenté le premier interrogé.

    Et la suite, « ii –Abdelkarim Dahab, je suis né le 01 janvier 1984 à Biltine (Tchad), de Abdelkarim Dahab et Kaltouma Mahdid, de nationalité tchadienne, célibataire avec trois (03) enfants, profession cultivateur ; iii – Adam Bourouma Abasse, je suis né le 01 janvier 1979 à Dagaga (Tchad), de Bourouma Abasse et Mariam Ahamat, tous de nationalité tchadienne, célibataire  avec cinq (05) enfants, profession cultivateur ; iv- Ahmat Sakhairoun Ahmat, je suis né en 1991 à Biltine (Tchad), de Sakhairoun Ahmed et Katchidjo Défala, de nationalité tchadienne, célibataire sans enfant, sans emploi ; v- Moustapha Ibrahim, je suis né en 1980 au Tchad, de Feu Moustapha et Awa Adam, tous de nationalité tchadienne, Cultivateur, célibataire avec trois (03) enfants et ; vi- Amine Nassour Abdoulaye, je suis né le 1er janvier 1985 à Bangui, de Nassour Abdoulaye et Kaltouma Youssouf, tous de nationalité tchadienne, commerçant, célibataire avec trois (03) enfants, domicilié au Km », telle a été la déclinaison de l’identité des présumés assassin du Président Touadéra.

    L’exploitation sérieuse du document en possession de CNC révèle que ces mercenaires ont été arrêtés le 4 juillet dernier sur la barrière de Pk 26 en provenance de N’djamena, via Garoua-Boulaye, alors qu’ils tentaient de pénétrer dans la capitale centrafricaine. L’attention des forces de sécurité intérieures serait attirée sur eux que par leur Laissez-passer indiquant qu’ils sont tous cultivateurs tchadiens.

    « Conduits au bureau de notre unité, ceux-ci nous déclarant clairement être recrutés depuis le Tchad voisin, moyennant une somme de 500 000 F.CFA chacun
    par un certain Mahamat – Hassan, personnel auprès d’une banque dénommée Al Bachar située dans la localité de Bultine sur demande d’une haute autorité centrafricaine nommée, Karim-Meckassoua ; avec consignes de descendre à Bangui pour une mission secrète », peut-on lire dans ce document. Ainsi, au total deux millions cinq cent mille Francs Cfa (2 500 000 F.CFA) ont été déchargés cash par Abdel Karim pour cinq personnes à se partager.

    Entretemps, une fois arrêtés, les forces de sécurité intérieures ont procédé à une exploitation des téléphones de ces mercenaires. Premier résultat : Sieur Amine – Nassour qui serait l’homme de main de Meckassoua dans ce sulfureux feuilleton – chargé d’accueillir ces mercenaires à leur entrée à Bangui, a été interpelé. En effet, ce dernier aurait fait vingt-sept (27) appels téléphoniques sur l’un des téléphones, selon le document, et que dans le téléphone du Sieur Abdelkarim Dahab, il y aurait trois photos de Touadera et une photo de Meckassoua. Toutefois, le document en possession de CNC laisse croire que Sieur Amine Nassour interpelé sur-place à Bangui, nierait catégoriquement toute implication et n’avoir reconnu  ces mercenaires.

    Au regard de la gravité des dépositions, confirmant justement des projets de déstabilisation d’un Etat, la conclusion du document a été toute simple :
    « De toutes les enquêtes menées, il ressort que les nommés Djamal-Abdoulaye Hisseine, Adelkarim Dahab, Adam Bourouma Abasse, Sakhairou Ahmed, Amine-Nassour
    Abdoulaye et Moustapha Ibrahim sont coupables et peuvent être poursuivis pour : atteinte à la sureté intérieure de l’Etat ; terrorisme ; espionnage et ; association des malfaiteurs ».

    Signalons au passage que les faits susmentionnés sont prévus et punis par le Code centrafricain, notamment  aux termes des articles 285, 296, 411 et suivant.

    A la dernière nouvelle, le nommé Abdel Karim Dahab aurait, dans sa déclaration, affirmé qu’ils seraient au total quarante (40) mercenaires à être recrutés et formés à Abeché au Tchad avant de chercher à descendre sur Bangui en petit groupe de trois (03) à cinq (05) hommes.

    Notons que ce document qui n’aborde pas directement Meckassoua vise principalement à mettre à nu le machiavélique plan qu’il a mis en place pour arriver à sa fin, en tant que dauphin constitutionnel.

    A suivre…

     

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    Centrafrique : l’ENAM Bangui, la malversation en bande organisée plombe toutes les réformes souhaitées.

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    Centrafrique : l’ENAM Bangui, la malversation en bande organisée plombe toutes les réformes souhaitées.

     

     

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    Tribunal de Grande Instance (TGI)

     

    Bangui, le 29 juillet 2017.

    Par : Gisèle MOLOMA, CNC. 

     

    Si tout le monde s’accorde à dire que la corruption, le détournement et le népotisme constituent un talent d’Achille de différents gouvernements qui se sont succédé depuis plusieurs années dans le pays, rien au contraire ne semble se faire pour améliorer les choses. Le cas de l’École Nationale d’Administration et de la Magistrature (ENAM) ou la mauvaise gestion et le clanisme de la nouvelle équipe dirigeante risqueraient de l’amener à fermer ses portes.

     

    Depuis le début de la crise militaro-politique qui a secoué ou secoue encore le pays, l’ensemble ou presque tout le peuple centrafricain ne demande que la justice judiciaire pour les victimes innocentes en ignorant les causes de cette crise. Une position emboîtée par, désormais, l’ensemble de la Communauté Internationale.

    D’après un observateur de la vie politique centrafricain contacté par CNC, la corruption, la male gouvernance, le népotisme, l’analphabétisme constituent entre autres les causes de la descente aux enfers de la Centrafrique. La justice qui fait partie intégrante de l’administration publique centrafricaine n’est pas épargnée de ce phénomène. C’est en partie, la conscience retrouvée de la Communauté internationale qui pilote, depuis un moment, des réformes de l’école des magistrats et des cadres de cette administration publique centrafricaine, ENAM. Malheureusement pour le peuple centrafricain, le Directeur général de cette école, constatant la faiblesse du gouvernement actuel, se met à détourner systématiquement les fonds d’aide octroyés par cette communauté internationale.

    Selon nos informations, le dernier audit qui vient de passer en absence du DG qui séjourne encore en France révèle qu’il ne reste que 25 400 FCFA sur le compte bancaire de l’ENAM.

    Faute de liquidité, le DG se retourne contre ses propres élèves en leur exigeant une somme de 12000 francs CFA pour frais d’accès à la bibliothèque de l’école.

    À cela s’ajoutent les marchés de confection des tenues et de fournitures des denrées alimentaires. Selon plusieurs sources proches de l’administration de l’ENAM, le marché des tenues du sport, de vivres et produits de première nécessité, des Étudiants sont systématiquement confisqués par le Directeur général et ses proches parents. Plus choquant, le bus de l’école chargé de transporter les élèves magistrats sur le lieu de leur stage au tribunal est maintenant bloqué toujours par le Directeur général pour ses courses domestiques personnelles.

    En tout cas, la liste est longue pour ce Directeur général qui tente, en quelque sorte, de privatiser à son compte l’unique école normale d’administration publique du pays.

    Les étudiants quant à eux, ne veulent pas prendre un minimum de risque pour faire la grève. Pour eux, le mieux c’est de terminer et retrouver un emploi à la fin que de se mettre en conflit avec les staffs administratifs qui peuvent leur rendre la vie dure un jour. C’est exactement la compréhension et lecture faite par ce Directeur général de l’ENAM avant de s’engager dans ce jeu.

    Pour l’heure, personne ne s’intéresse à nos nombreuses sollicitations au sein du gouvernement sur ce sujet. Par contre au ministère de la Justice, on se contente seulement à regretter l’absence des élèves magistrats sur le lieu de leur stage sans faire plus des commentaires.

     

     

     

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    Centrafrique : 49 recommandations pour calibrer le Colloque sur l’Agriculture et l’émergence des régions centrafricaines

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    Centrafrique : 49 recommandations pour calibrer le Colloque sur l’Agriculture et l’émergence des régions centrafricaines

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2465.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Image colloque sur l'agriculture. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.
    Image colloque sur l’agriculture. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

     

    Bangui, le 29 juillet 2017.

    Par : Fred Krock, CNC.

     

    Du 13 au 14 juillet 2017, s’est tenu en République centrafricaine le Colloque national sur ‘’la place de l’agriculture dans l’émergence des régions centrafricaines’’, à l’hôtel Oubangui. Il s’agit d’une initiative du GEAC (Groupe d’études et d’actions pour le Centrafrique) que coordonne Michel Bindo. Administration publique, entrepreneurs du secteur privé, société civile, partis politiques, chercheurs du monde académique, et experts des agences de coopération bilatérale et multilatérale se sont donné rendez-vous à cette occasion pour réfléchir sur l’avenir de l’agriculture centrafricaine.

     

    Le Président de la République Pr. Faustin Archange Touadera a personnellement ouvert les travaux, aux côtés du Coordonnateur de GEAC, Michel Bindo et du Représentant résident de la FAO, Jean Alexandre Scaglia. Ce Colloque, une première du genre, a été sanctionné par 49 recommandations ci-dessous.

    *  Sur la sécurité

    Les recommandations de ce Colloque sont adressées principalement au Gouvernement et à la Minusca et la Communauté internationale.

    1 – Le déploiement dans chaque préfecture, des sections ou compagnies des Forces de défense et de sécurité (FDS) pour rassurer les personnes déplacées internes (DPI) à regagner leurs quartiers d’origine et sécuriser les activités agropastorales ;

    2 – Le déploiement et l’installation des bases mixtes MINUSCA-FDS aux zones frontalières exposées aux activités des mouvements armés, afin de briser le cercle d’insécurité ;

    • Au Gouvernement sur la politique agricole

    3 – L’adoption d’une Déclaration de politique agricole affirmant clairement que la RCA est un pays à vocation agricole et faire de l’agriculture le plus vaste chantier de concentration des actions gouvernementales ;

    4- L’accélération du processus d’adoption de la Loi sur le foncier rural ;

    5-  L’organisation d’un Réseau d’entrepreneurs agricoles privés pour développer l’agro-business ;

    6- La formalisation de la tenue des foires agricoles ;

    7- Mettre l’accent sur le développement des chaînes de valeurs pour la création d’emplois ;

    8- L’extension sur tout le territoire national de la stratégie de la Banque mondiale concernant la mise en œuvre coupée du Programme ‘’Relance de l’agriculture et réhabilitation et/ou construction de pistes rurales’’ ;

    9- La mise en œuvre d’une stratégie basée sur la spécialisation des régions sur le principe ‘’d’une culture, une région’’, afin de faciliter l’intervention des partenaires ;

    10 – L’augmentation progressive du niveau de financement des activités agricoles pour atteindre 10% du budget national, conformément aux recommandations du Programme de développement de l’agriculture africaine (PDDAA) ;

    11 – La redynamisation et e renforcement des capacités des Chambres d’agriculture, d’élevage, ainsi que le redéploiement de ses services dans les régions ;

    12 – L’implication effective des organisations de la société civile dans la vulgarisation des textes et autres Programmes relatifs au secteur agricole auprès des populations ;

    13- La promotion des filières de niches ;

    14 – L’aménagement des systèmes hydro-agricole et collectes pluviométriques pour une irrigation annuelle ;

    15 – La dotation en semences appropriées et renouvellement des matériels agricoles.

    *  Sur la mobilisation de ressources

    16- La mise en place et le renforcement des capacités pour la mobilisation des ressources aux différents guichets offerts par les fonds verts, bleus, mécanisme de développement propre, le dernier Sommet du G20 ;

    17 – L’initiation et l’incitation des jeunes aux activités agricoles à travers la semi-mécanisation et/ou la mécanisation de l’agriculture en vue de rendre ce secteur plus attractif ;

    18 – L’organisation sans délai d’une concertation sectorielle entre le Ministère des finances, les banques et autres structures financières pour définir une stratégie gagnant-gagnant pour le financement de l’agriculture ;

    19 – L’intégration de la formation agricole dans les systèmes éducatifs à la base (théorie et pratique) ;

    20 – L’implication effective des organisations de la société civile dans les activités visant les plaidoyers et la mobilisation des ressources ;

    21 – La redynamisation du Fonds de développement agricole ;

    22 – La règlementation des couloirs de transhumance ;

    23 – La redynamisation des plateformes régionales de gestion de conflits ;

    *  Sur l’assistance humanitaire, la sécurité alimentaire et les changements climatiques

    24 – La mise en place de systèmes d’alerte précoce et de météorologie qui sont les outils de minimisation de risques ;

    25- L’adoption d’une Loi et des mesures réglementaires en matière des changements climatiques ;

    26- L’adoption et la mise en œuvre d’un Plan de secours organisé aux populations pour prévenir les conséquences des changements climatiques, notamment les feux de forêts, les inondations et autres catastrophes naturelles ;

    27 –La création d’un grenier national alimenté par les produits locaux et la mise en place d’un Programme de construction et de vulgarisation de greniers préfectoraux ou communaux ;

    *  Sur les infrastructures d’appui à la production

    28- La mise en œuvre d’un Programme de réhabilitation et de construction des pistes rurales, en vue de faciliter les échanges régionaux sur toute l’étendue du territoire national ;

    29- La relance ou création des marchés régionaux ;

    30 – La mise en œuvre d’un Programme intensif d’électrification rurale ;

    31 – La réhabilitation et/ou construction des aérodromes pour les régions encore trop éloignées.

    *  Sur ma formation

    32 – La réhabilitation et réforme des structures de formation agricole et d’encadrement des Agriculteurs en l’occurrence les Centres ruraux d’éducations et de formation (CREF) ;

    33- Le renforcement des capacités techniques et opérationnelles de l’ICRA et l’extension de ses unités de recherches dans les autres régions qui en manquent ;

    34- La formation et le déploiement des Ingénieurs et Techniciens agricoles ;

    35 – L’adoption et la promulgation des Textes juridiques en cours réglementant les activités agro-pastorales, en vue de faciliter l’intervention des acteurs et partenaires agricoles.

    *  Sur la promotion de l’entreprenariat et le genre

    36 – Le soutien à la création des fermes pédagogiques ;

    37 – La prise en compte effective de la problématique de l’égalité homme/femme et de l’autonomisation des femmes dans la profession agricole ;

    38 – La promotion des Fermes agropastorales à vocation agroindustrielle sur toute l’étendue du territoire en fonction des potentialités agro-écologiques des régions centrafricaines ;

    39-La promotion d’une génération des jeunes Fermiers centrafricains, fondée sur une politique de décentralisation positive par un encouragement au retour des Techniciens agricoles dans leurs régions d’origine ;

    40 – La promotion d’un leadership féminin capable de faire le plaidoyer au niveau communautaire et d’une gouvernance locale pour une citoyenneté active.

    *  Sur les Objectifs du développement durable (ODD)

    42 –  L’élaboration et la mise en œuvre d’un Programme de vulgarisation et de sensibilisation de la population centrafricaine sur les ODD ;

    43 – L’adoption du processus d’élaboration du budget national en tenant compte des priorités nationales retenues.

    *  Sur le processus de rédaction du document sur l’émergence

    44 – La désignation des Points focaux des Ministères clés (Economie et Agriculture) pour prendre part au processus de rédaction du Document sur l’émergence des régions centrafricaines ;

    45 – L’implication effective des organisations de la société civile dans l’accompagnement des Groupements et Coopératives agropastoraux pour l’émergence effective des régions centrafricaines.

    *  Recommandations exclusives aux Partenaires techniques et financiers

    46 – La poursuite et le renforcement de leur mobilisation aux côtés des autorités nationales dans leurs efforts de définition de stratégies adéquates, de mobilisation de ressources pour la mise en œuvre desdites stratégies pour la réforme du secteur agricole ;

    47 – Le renforcement de l’accompagnement des organisations de la société civile pour la vulgarisation et la sensibilisation des communautés sur les ODD ;

    48 – Le soutien à la création des Fermes pédagogiques ;

    49 –L’appui à la redynamisation des structures de recherches dans le domaine agricole.

    A propos du GEAC

    Le Groupe d’études et d’actions pour le Centrafrique (GEAC) est une initiative naissante en République centrafricaine avec son slogan ‘’Réflexion-action-développement’’
    qui est en réalité un ‘’Think tank citoyen’’ dévoué à réfléchir, agir ensemble et développer la République centrafricaine. Sa raison d’être n’est rien d’autre que de collecter, documenter, traiter, conserver et diffuser les informations d’ordre général des savoirs et connaissances utiles sur la situation socioéconomique, culturelle, scientifique, environnementale, institutionnelle et juridique de la République centrafricaine.

    Au finish, GEAC s’est donnée la noble et délicate mission de produire des études diagnostiques, prospectives et recherches, et élaborer des programmes et projets à sa propre initiative ou à la demande des institutions nationales, des partenaires au développement, des organisations intergouvernementales ou non gouvernementales, de tiers.

    En cela, le GEAC s’occupe primordialement à assurer les conseils, la formation, l’accompagnement, le suivi et l’évaluation, ainsi que de faciliter, négocier, mener des plaidoyers et mobiliser des ressources.

    Les Membres fondateurs sont :

    Mme Marie Noëlle KOYARA ; M. Michel BINDO ; M. Bruno MINANG ; Mme Eugénie YARAFA ; Colonel Thierry Iréné YARAFA ; M. Cyrus SANDY ; M. Yvon SONGET ; Mme Mauricette MOTE PSYMHIS ; NGAKEU MABLIMBINGUI ; Laurent NDOMANDE ; Lambert GNAPELE ; Léonie BANGA BOTY ; Elvis Saintphor BANGA BOTY ;  Clément EREGAN.

     

    CENTRAFRIQUE : QUI FAIT QUOI À LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE ?

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    CENTRAFRIQUE : QUI FAIT QUOI À LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE ?

     

     

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    Palais de la Renaissance à Bangui.

     

    Bangui, le 29 juillet 2017.

    Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

     

    Après le discours rassembleur ponctué de la notion de rupture et ce message porteur d’espoir prononcé lors de son investiture, le President de la République a procédé à la mise en place du gouvernement et de l’organe chargé de la gestion de la présidence de la République. Des personnalités ont été nommées par décret présidentiel à des postes politiques, civils et militaires. Ces personnalités de compétences confondues sont sensés aider le President de la République dans la mise en œuvre de son programme d’action et surtout de la réalisation des promesses de campagne.

     

    Il faut noter que l’héritage était notoirement catastrophique qu’il urgeait de définir des priorités surtout sur le plan sécuritaire et de la relance de l’économie. Outre l’amateurisme caractérisé du chef du gouvernement qui est le maillon faible du système, la pierre angulaire des problèmes centrafricains, les organes de la présidence ignorent que le pays est en situation d’exception, sous perfusion, sous tutelle de l’ONU et en perpétuel reconquête de sa souveraineté en vue d’assoir l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national. Pour éviter de faire un diagramme, un schéma des organes de la présidence, nous rappellerons de façon succincte l’organigramme de cette emblématique structure qui est le siège et l’incarnation du pouvoir centrafricain.

    En dehors du chef de l’état qui est élu au suffrage universel direct, la présidence de la République est constituée de trois organes principaux à savoir un secrétaire général, un cabinet civil et un Etat major particulier. Le secrétaire général de la présidence est la pièce maîtresse de la machine administrative. Il n’est autre que l’organe de gestion administrative, il centralise et coordonne toutes les activités administratives de la présidence de la République. Collaborateur privilégié du President de la République, il a aussi des missions politiques.

    Le President de la République étant de droit le chef suprême des armées, son État major particulier anciennement appelé cabinet militaire est dirigé par un officier de l’armée centrafricaine qui s’occupe de la sécurité du President de la République, organise et supervise les honneurs militaires et examine les dossiers militaires liées à la présidence…il est l’interface entre la présidence et l’armée.

    Ensuite vint le cabinet civil placé sous l’autorité d’un directeur qui pour la première fois dans l’histoire de la République bénéficie des rangs et prérogatives de ministre d’Etat. Cela explique simplement la confiance et la proximité de ce dernier avec le chef de l’état.

    Le directeur du cabinet présidentiel s’occupe en outre du protocole d’état, du secrétariat particulier qui gère les correspondances privées du President de la République, de la gestion du parc auto présidentiel et du palais ainsi que de l’intendance.

    Enfin vinrent les tours des conseillers spéciaux (qui bénéficient parfois des rangs et prérogatives de ministre), des conseillers techniques spécialisés dans différents domaines des politiques publiques, des chargés de missions, des chargés de cabinet, etc. Une mauvaise interprétation des différents rôles génère des problèmes d’organisation, des chevauchements de missions, des empiètements de compétences confirmant ainsi l’inefficacité et le manque de dynamisme chronique par la guerre des égos, l’extrême extravagance et le fanfaronnade.

    Les organes de la présidence n’arrivent pas à converger leur énergie pour des œuvres positives et constructives. Face à cette rodomontade, le citoyen lambda qui a l’habitude de se gaver de curiosité s’interroge : Que font les différents organes de la présidence pour aider le President de la République a sortir de ce tourbillon sécuritaire ? La présidence ainsi organisée répond t-elle réellement aux attentes de l’état ? Depuis l’investiture, qu’est-ce qui a changé et qui nécessite d’être capitalisé à leur actif ? Existe t-il un organigramme défini par la loi à la présidence ? Existe-t-il une hiérarchie entres les différents organes ? Si oui pourquoi ce chevauchement et empiètement ? Au lieu d’aider et de soutenir le President de la République dans ses œuvres, ignorent-ils que leur extravagance et privilèges sont liés à la posture du President de la République ? Les membres de la présidence ont-ils tous droit à des gardes du corps ? Ont-ils tous droit d’être escortés ou d’avoir un permis de port d’arme ? L’affectation des forces de l’ordre pour la protection des membres de la présidence est-elle devenue un fond de commerce ? Les membres de la présidence sont-ils passibles de sanctions pénales et/ou civils en cas d’abus ou d’infraction de droit commun ? L’impunité et la violence gratuite est elle la règle à la présidence ?

    Pour remédier durablement à ces comportements du moyen âge qui ne contribuent pas à la réconciliation nationale, au vivre ensemble, nous invitons humblement le President de la République et son Directeur de cabinet de faire le ménage, de remercier les soutiens stériles d’entre les deux tours des Présidentielles qui ne font que de l’ombre au guide de la rupture.

    Pour finir, un nouveau gouvernement sans l’actuel premier ministre prolongerait le sursis du locataire du palais de la renaissance. Mais attention, ne le dites à personne, si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
    Paris le 28 juillet 2017
    Bernard SELEMBY DOUDOU
    Juriste, Administrateur des Elections
    Tel : 0666830062

    Envoyé de mon iPad
    Bernard SELEMBY DOUDOU
    Juriste, Administrateur des Élections

     

    Monsieur Bernard Selemby Doudou, l'auteur de l'article.
    Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article.

    Centrafrique : la BAD annonce le financement des projets énergétiques et agricoles

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    Centrafrique : la BAD annonce le financement des projets énergétiques et agricoles

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2456.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Monsieur Ousmane DORÉ, Directeur Général du groupe BAD et le Ministre de l'économie Félix Moloua. Credits photo : Éric Ngaba. Copyright.CNC
    Monsieur Ousmane DORÉ, Directeur Général du groupe BAD et le Ministre de l’économie Félix Moloua. Credits photo : Éric Ngaba. Copyright.CNC

     

    Bangui 28 juillet 2017, CNC.

    Par Eric NGABA

     

    La Banque Africaine de Développement (BAD) s’engage à financer deux projets de développement en République Centrafricaine. Il s’agit des projets dans le  domaine de l’agriculture et de l’énergie. L’annonce du financement de ces projets a été faite hier jeudi 27 juillet, par le Directeur Général Région Afrique  centrale du Groupe de la BAD, Dr Ousmane Doré, aux premières heures de sa visite de 48 heures en Centrafrique. Il a souligné que l’agriculture et l’énergie  sont les deux piliers de la deuxième phase d’investissement de la BAD dans les projets de développement en République Cent africaine.

    Atterri en terre centrafricaine à bord du vol Asky, le Directeur Général Région Afrique centrale du Groupe de la BAD, Dr Ousmane Doré a été accueilli à  l’aéroport international de Bangui Mpoko par le ministre centrafricain de l’économie, du plan et de la coopération, Félix Moloua. Dr Ousmane Doré qui s’est  confié à la presse, a présenté le but de sa visite.

    « Il s’agit de la coopération entre mon institution et la République Centrafricaine. Je suis venu parce que nous avons des opérations sur le terrain. C’est  pour nous assurer que ces opérations soient exécutées conformément à l’esprit de la requête que le gouvernement a formulée. En particulier, je fais allusion  au programme d’appui à la réhabilitation des services de base que nous avons engagée aux alentours de Bangui. Il était important pour nous avant de passer  à la phase 2 de ce projet qui va couvrir la zone de Bambari que le gouvernement a bien désignée parce que cela entre dans la grande stratégie de rétablissement de la paix dans ce pays », a expliqué Dr Ousmane.

    Pour entamer la deuxième phase de son programme engagé avec le gouvernement centrafricain, la Banque Africaine de Développement veut s’assurer de la réalisation effective des projets contenus dans la première phase du programme. D’après le Dr Ousmane Doré, la BAD a déjà inscrit des allocations au titre de la phase 14 qui permettront de d’engager des interventions ciblées dans les différents secteurs de l’économie centrafricaine.

    « La République Centrafricaine a certainement subi des chocs exogènes, il faut donc rétablir la stabilité macroéconomique. Donc, un appui budgétaire est un élément important de ce programme viendra renforcer ce que les autres partenaires sont aussi en train de faire, notamment le FMI et la Banque Mondiale », a renchérit l’émissaire de la BAD

    Il a annoncé par ailleurs que « mais aussi nous venons en terme d’appui projet. Les projets dans le secteur de l’énergie par exemple et essentiellement dans le domaine de l’agriculture. Je tiens à vous rappeler que la nouvelle stratégie va mettre un accent tout particulier sur la promotion de l’agriculture à travers le développement des chaines de valeur ».

    Nous allons discuter avec le ministre en marge de notre assemblée annuelle en Inde pour dire que le potentiel de la République Centrafricaine devrait permettre qu’on puisse trouver des financements et de développer des zones non encore agroindustrielles.

    Pour sa part, le ministre centrafricaine de l’économie Félix Moloua a salué cet engagement de la BAD et en a interpellé les fauteurs de troubles dans le pays de cesser les hostilités afin de permettre le relèvement du pays.

    Dans son agenda, le Directeur Général Région Afrique centrale du Groupe de la BAD, Dr Ousmane Doré doit échanger avec les hautes autorités centrafricaines ainsi que le Chef de la Minusca. Il va également effectuer des déplacements à l’intérieur du pays afin de s’enquérir de l’état d’avancement des projets financés par la BAD.

    Copyright2017CNC.

    VIDE SIDERAL A LA MAIRIE DE BANGUI : TYPOLOGIE D’UN CLOWN

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    VIDE SIDERAL A LA MAIRIE DE BANGUI : TYPOLOGIE D’UN CLOWN

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2453.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le très controversé Maire de Bangui Émile Gros Nakombo.
    Le très controversé Maire de Bangui Émile Gros Nakombo.

     

    Bangui, le 27 juillet 2017.

    Par : Alain Nzilo, Directeur de publication du CNC.

     

    Avant son terme, l’année 2017 pourra être qualifiée de « noire » pour certains maires africains qu’elle a épinglés à son tableau de chasse.
    Si c’est pour des délits présumés de gestion, quoique teintées d’arrière-pensées politiques que les maires pourtant élus de Dakar (Sénégal) et de Moundou
    (Tchad) ont maille à partir avec la justice de leur pays respectif, il en va tout autrement pour celui de Niamey (Niger).
    En effet, pour ce dernier, c’est à cause de l’amoncèlement des ordures dans la ville de Niamey que le Président Mohamadou ISSOUFOU a pris la courageuse
    décision de se séparer de l’homme dont il avait bien voulu faire naguère le principal gestionnaire de la capitale du Niger.
    A contrario, mais pour les mêmes raisons pourtant, le Président de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui coule des jours tranquilles, voyageant
    de part le monde où à l’évidence il passe le plus clair de son temps à s’occuper de ses affaires personnelles que de celles de la Mairie de Bangui. Ne
    disait-il pas lui-même au lendemain de sa nomination qu’il était venu là faire des affaires !!!!!
    Il ne se passe pas de semaines ou de mois sans qu’Emile Gros Raymond NAKOMBO ne draine au Président TOUADERA des « hommes d’affaires » de toute provenance
    et dans des secteurs aussi divers que le transport public, la promotion immobilière ou le ramassage des ordures, pour ne citer que ceux-là.
    Pour rameuter « ses » hommes d’affaires, NAKOMBO a battu tous les records des missions à l’étranger de tous ses prédécesseurs selon un ratio entre la durée
    et le nombre de ces missions. Il les enchaîne à une cadence telle que leurs financements relèvent du casse-tête pour les caisses de la Mairie de Bangui,
    très souvent sollicitées soit par réquisitions, soit par appels de fonds depuis l’étranger où il se trouve.
    Dans son fonctionnement, M. NAKOMBO oublie royalement qu’il est à la tête d’un organisme sous tutelle d’un ministère avec à sa tête un Ministre.
    Ce n’est un secret pour personne que très souvent même si le Ministre dont il dépend directement s’oppose à une de ses missions, il est néanmoins autorisé
    par le Premier Ministre à partir. Véritable défi à l’autorité.
    Les ordures ménagères générées par les banguissois, elles, n’attendent pas la fin des pérégrinations de M. NAKOMBO et s’amoncèlent au point d’atteindre
    dans certains quartiers et décharges, des hauteurs surréalistes. La haute saison des pluies actuelle n’est pas pour arranger les choses, bien au contraire.
    C’est ainsi que très souvent excédés, certains riverains de ces décharges de la capitale ont menacé à plusieurs reprises par médias interposés, d’assigner
    en référé la Mairie de Bangui pour défaillance. Dès le lendemain de ces menaces, les ordures ont été immédiatement enlevées comme par hasard.
    Entre les montagnes d’ordures, les herbes folles dans la ville, la gestion chaotique des cimetières et des pompes funèbres, la poussière, la boue en cas
    de pluie, le mauvais état des routes de Bangui, les menaces de grève du personnel municipal, les missions, les décisions à l’emporte-pièce, M. NAKOMBO
    semble de toute évidence perdu. Finie les opérations de démagogie dite « Toumba zendé ». Ce n’est donc que très logiquement qu’on peut en déduire que soit
    il ignore les missions d’une mairie, soit il est véreux et limité, toute chose qui confine à l’incompétence. Cherchez l’erreur. Comment dans un tel contexte
    comprendre qu’il soit plus occupé à faire des diplomates qui quittent notre pays des « Citoyens d’honneur de la ville de Bangui » qu’à assumer les charges
    dévolues à un Maire ?
    Une grande part de la responsabilité dans le choix d’une telle calamité est d’abord imputable à celui par la volonté duquel. EGR NAKOMBO a été désigné
    à la tête de la Mairie de Bangui, c’est-à-dire le Président de la République Faustin Archange TOUADERA. Il est de notoriété publique que le passage de
    M. NAKOMBO à la direction générale de la Société Centrafricaine des Tabacs (SCAT) CETAC ensuite – pourtant en situation de monopole –  n’a pas laissé que
    de bons souvenirs. A preuve la situation a été enterrée sans que son principal gestionnaire n’encoure la moindre inquiétude. On comprend d’ailleurs aisément
    pourquoi il a tout mis en œuvre pour être élu député en 2005 et pourquoi aussi il s’est porté par deux fois candidat à l’élection présidentielle en 2011
    puis en 2016. Cette candidature est plus apparue comme une plaisanterie de la part d’un homme qui prend tout avec une simplicité déconcertante même s’il
    n’en a ni les moyens financiers, ni surtout intellectuels.
    Revenant à la Mairie de Bangui et au ramassage des ordures, il y a lieu de rappeler que depuis quelques mois déjà, l’Union Européenne a offert gracieusement
    une demi douzaine de camions appropriés dédiés au ramassage des ordures et un grand nombre de bennes qui auraient dû soulager ce service primaire totalement
    dénué de la Mairie. Rien n’y fait et il se morfond à longueur d’interview pour la subvention de 25 millions hebdomadaires dont ses prédécesseurs ont bénéficié
    et pas lui. Vu son fonctionnement, le comble de la bêtise aura été de lui concéder cette subvention dont on imagine aisément la destination finale.
    Il est hautement souhaitable qu’à l’exemple du Président ISSOUFOU au Niger, que le Président TOUADERA se fasse violence en décidant de mettre un terme
    au mandat nominatif calamiteux actuel de M. EGR NAKOMBO à la Mairie de Bangui. Ce ne serait que justice, objectivité et  limitation à temps des dégâts
    pour le grand soulagement des banguissois, du personnel de la Mairie de Bangui, des caisses de la Mairie….avant qu’il ne soit tard. Ce n’est qu’une œuvre
    de salubrité publique qui rallongera pour la bonne cause la liste des Maires débarqués en 2017 pour mauvaise gestion et cupidité.

     

     

    Copyright2017CNC.

    Centrafrique : Vient de naitre, la ‘’Radio Bangui FM’’ de Adrien Poussou

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    Centrafrique : Vient de naitre, la ‘’Radio Bangui FM’’ de Adrien Poussou

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2443.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Andrien Poussou lors de sa conférence de presse. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.
    Monsieur Andrien Poussou lors de sa conférence de presse. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

     

    Bangui, le 27 juillet 2017.

    Par : Fred Krock, CNC.

     

    L’annonce de la création d’une nouvelle Station radio en République centrafricaine dénommée ‘’Radio Bangui FM’’ émettant sur 96.6, a été au centre d’un
    point de presse animé ce mercredi 26 juillet 2017, à l’hôtel Oubangui par l’ancien ministre de la communication, M. Adrien Poussou. Il a été assisté d’un
    doyen de la presse Prosper Yaka.

    La radio Bangui Fm est une marque de la société Adrien Poussou Média SARL – un régis publicitaire enregistré au registre de commerce de Bangui sous le
    numéro CA /BG /2017B448. C’est cette société qui procédera bientôt au recrutement du personnel de la nouvelle Station radio.

    La ligne éditoriale est bien claire à en croire l’ancien ministre, Adrien Poussou, Président Directeur général de la radio Bangui FM,  cette radio intervient
    dans le microcosme médiatique national en tant que radio citoyenne dont l’apport dans le développement culturel, économique, politique, social et éducatif,
    sera indéniable. Elle se destine à la communication sociale et à l’éducation populaire en plaçant l’être humain au centre de ses préoccupations. D’où
    son slogan, « la radio des gens ». Radio Bangui FM jouit d’une indépendance vis-à-vis du pouvoir politique et se refuse d’être à l’origine d’expression
    d’un parti. Elle ne peut subir aucun bien lien de subordination avec une puissance financière, une entreprise économique ou d’autres, tant au niveau des
    organes de pouvoir que par le truchement de son financement.

    L’ancien Ministre a souligné que, la radio Bangui FM est une radio indépendante, laïque et attachée aux droits de l’homme et attentive à l’environnement.
    C’est une radio généraliste qui s’adresse à tout public, elle est respectueuse de la déontologie du journalisme et œuvre au rayonnement artistique de la
    République centrafricaine. Elle respecte également la croyance et les choix philosophiques de ses auditeurs et ne fait pas du prosélytisme religieux. Elle
    n’est nullement sous la tutelle d’une institution confessionnelle.

    En effet, d’autres valeurs chères à la radio Bangui FM, c’est la pluralité, notamment sur le plan social, communautaire, artistique, culturel. La radio
    sera un lieu de rencontres, de débats, d’analyses et d’échanges pour les différentes classes sociales, génération et communauté de la République centrafricaine.
    Sur le plan politique, n’étant pas l’expression d’un parti politique, Bangui FM s’impose de pratiquer le pluralisme et l’expression de toutes les opinions
    dans le cadre fixé par loi.

    Le ministre Poussou a par ailleurs noté que radio Bangui FM est attachée au respect de la dignité de l’homme, de la femme et de l’enfant. Cette attention
    est universelle et prend  donc en compte la condition humaine sur l’ensemble de la planète. Elle soutient les efforts de tous ceux qui se battent contre
    l’intolérance, le racisme et les diverses exclusions ainsi que de ceux qui militent pour les droit de l’homme. Bangui FM affirme le droit l’existence de
    toutes les communautés de la République centrafricaine. Elle rejette avec vigueur les discours qui visent à marginaliser ou exclure certaines d’entre elles
    et en particulier le racisme. Œuvrant ainsi à la convivialité, elle condamne toute forme d’exclusion. Bangui FM appuie le travail de tout ce qui veut protéger
    notre environnement ainsi, bien sûr, que de ceux qui se battent pour sauver la République centrafricaine des risques qu’elle encourt.

    Tout compte fait, l’état actuel de la République centrafricaine affectée par les années de crise à connotation confessionnelle exige plus d’espace d’échanges
    et de communications entre les filles et fils de ce pays. D’où tout le mérite de l’acte salvateur posé par l’ancien Ministre Poussou à travers cette nouvelle
    radio au service de la paix et la réconciliation et le développement.

     

    Copyright2017CNC.

    Centrafrique : Le DG de Shelter-Afrique Femi Adewole, à Bangui pour créer une Banque de l’habitat

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    Centrafrique : Le DG de Shelter-Afrique Femi Adewole, à Bangui pour créer une Banque de l’habitat

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2446.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Directeur Général de FEMI et le Ministre F. Gaby Leffa. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.
    Le Directeur Général de FEMI et le Ministre F. Gaby Leffa. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

     

    Bangui, le 27 juillet 2017.

    Par : Fred Krock, CNC.

     

    Ce mercredi 26 juillet 2017, dès les premières heures de la matinée, le Directeur général de Shelter Afrique, M. Femi Adewole a effectué une visite de
    travail éclaire en République centrafricaine. Il s’agit de signer les documents nécessaires à l’appui de cette institution, en vue de la création d’une
    Banque de l’habitat en Centrafrique.  L’artisan premier de cette initiative, le Ministre de l’Urbanisme et de l’habitat, Gaby Francky Leffa s’est réjoui
    de la concrétisation de ce projet salutaire non seulement pour la reconstruction du logement et des édifices en Centrafrique, mais également de faciliter
    la réconciliation nationale à travers l’habitat.

    C’est très tôt à l’aéroport international Bangui Mpoko que Femi Adewole, Directeur général de Shelter Afrique a rencontré la presse à son arrivée. En présence
    de son Directeur général Adjoint intérimaire, Oumar Diop, le Directeur général de Shelter Afrique explique personnellement l’objet de sa visite : « Ma
    visite au niveau de la République centrafricaine qui a été rendue possible grâce au Ministre de l’Urbanisme et de l’habitat s’inscrit dans le cadre d’un
    partenariat avec Shelter Afrique en tant qu’institution financière de développement de l’habitat et du logement en Afrique. Nous souhaitons, à travers
    cette visite, développer et renforcer la coopération avec votre pays », a-t-il déclaré.

    Au-delà d’un partenariat à développer pour l’habitat en Centrafrique, le Directeur général de Shelter Afrique s’est inscrit dans la peau du Centrafricain
    meurtri par des années de crise militaro-politique à connotation confessionnelle pour décider de cet appui à la République centrafricaine. Selon le DG,
    « Nous sommes conscients des besoins extrêmement importants aujourd’hui au niveau de la République centrafricaine. Shelter Afrique entend mettre en place
    un partenariat solide, de le développer et de le fluidifier ».

    De manière précise, l’intérêt premier de ce partenariat entre Shelter Afrique et le Gouvernement centrafricain réside dans trois éléments majeurs, selon
    le DG. Le premier concerne le support de l’investissement que Shelter Afrique va mettre en place pour soutenir la création de la Banque de l’habitat de
    la République centrafricaine. Il y a déjà des travaux qui ont commencé à être réalisés en ce qui concerne ce premier élément, a rassuré Femi Adewole. Le
    deuxième élément de ce partenariat, c’est le financement de projets de logements dans le domaine économique et social en partenariat avec le Ministère
    de l’Urbanisme et de l’habitat. Enfin, le troisième élément qui est non moins important également pour le peuple centrafricain, c’est la création d’emplois
    en faveur des jeunes désœuvrés, puisqu’il s’agit de mettre en place un système de Travaux à haute intensité de main d’œuvres (THIMO). Le DG a expliqué
    que c’est « parce qu’en faisant l’élément numéro 1sur  l’investissement de la Banque de l’habitat et en finançant les projets de développement dans le
    domaine du logement et de l’habitat, Shelter Afrique va participer à la création de l’emploi au niveau du pays ».

    Toujours à l’aéroport, le Ministre Gaby Francky Leffa, se réjouissant de la concrétisation du projet qu’il à longtemps porté pour le peuple centrafricain
    aboutir, a rappelé que le Gouvernement tient beaucoup aux questions de la reconstruction de l’habitat et du logement, surtout après la dernière crise qui
    a vu une nette augmentation de besoins de logements qui dépassent déjà les un millions de logements.

    « Nous avons toujours compris et fait comprendre à nos compatriotes que la réconciliation chère à notre pays aujourd’hui sera possible que grâce aux efforts
    du gouvernement, à travers l’habitat. Et pour cela, nous nous sommes résolument mis en travail sur la base de la Lettre de missions que le Premier ministre
    nous a donnée pour pousser le plus loin possible le développement de l’habitat et du logement. C’est cette vision qui nous a guidés à mettre en place le
    projet de création d’une Banque de l’habitat dans notre pays. Dieu merci, nous avons l’entière disponibilité de nos partenaires Shelter Afrique à nous
    accompagner dans la dynamique. Il est question seulement aujourd’hui de signer les documents pour créer cette Banque d’habitat », a  déclaré le Ministre
    Leffa.

    En lançant cette dynamique, le Gouvernement, à travers le Ministère de l’Urbanisme et de l’habitat entend également rétablir la dignité des Fonctionnaires
    et Agents de l’Etat qui partent à la retraite sans maison. «  Nous ne pouvons pas continuer à encourager les vieilles pratiques qui s’exercent dans notre
    pays, notamment le fait que les Fonctionnaires et Agents de l’Etat qui ont travaillé pour le pays, partent à la retraite en restant dans des maisons de
    location. Cet état des choses doit prendre fin. Et, c’est cela la RUPTURE promue par le Président de la République », a souligné le Ministre Leffa qui
    explique par ailleurs qu’« à travers cet appui de nos partenaires de Shelter Afrique, nous allons créer cette Banque d’habitat, en sorte que chaque Centrafricain
    qui travaille pour l’Etat puisse avoir une maison qu’il paie progressivement, selon une échéance convenue. En cela, il servira l’Etat dans la dignité et
    l’honneur ».

    Notons que la création de cette Banque de l’habitat viendra se greffer aux immenses chantiers de logements mis en scelle par le Ministère de l’Urbanisme
    et de l’habitat.

     

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    Centrafrique : L’OFCA, le congrès de la vérité

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    Centrafrique : L’OFCA,  le congrès de la vérité

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2386.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La Ministre des affaires sociales Virginie Mbaïkoua. CopyrightCNC
    La Ministre des affaires sociales Virginie Mbaïkoua. CopyrightCNC

     

    Bangui, le 27 juillet 17

    Par : Bienvenu ANDALLA CNC,

     

    Le dernier congrès du 19 au 21 juillet 2017 est celle qui prétend unifier les femmes de Centrafrique qui se sont mortifiées en, on ne sait comment dire,
    des ailes qu’on ne peut qualifier.

    On ne saurait mieux dire, qui de Marie Anick et de Virginie Baïkoua, a finalement eu raison avec la qui ? La vérité a finalement éclaté. Mme Margueritte
    RAMADANE prend le règnes de l’OFCA pour 4 ans et même plus s’il plait à Dieu.

    Marie-Anick Service et Meckassoua, deux électrons dangereusement libres pour mettre à terre la République. Dieu est seul témoin de ce que vit le peuple
    Centrafricain. C’est des femmes, des enfants, des personnes de troisième âge qui en pâtissent, alors que Meckasooua et Anick Service sont en Europe sans
    soucis de ce qu’ils ont semé en Centrafrique avant de s’en aller. Gloire à Dieu qui n’oublie pas son peuple de Centrafrique.

    La preuve tangible est que le congrès, le véritable congrès de l’OFCA vient de se terminer avec l’élection d’un nouveau bureau dont nous portons à votre
    connaissance la liste qui suit :

    ÉLECTION DEMOCRATIQUE DU BUREAU DE L’OFCA: UN PARI GAGNE POUR LA MINISTRE DES AFFAIRES SOCIALES ET COMITE D’ORGANISATION

    Les travaux relatifs à l’élection des membres du bureau de l’organisation des femmes centrafricaine (OFCA) ont démarré le Jeudi 20 Juillet et se sont poursuivis
    dans la matinée du vendredi 21 Juillet 2017. Les personnalités élues sont :
    ♣ Présidente : Madame RAMANDAN Marguerite
    ♣ 1ère Vice-Présidente : Mme OUANGO Annette
    ♣ 2ème Vice-Présidente : Mme YINDOUA Anne
    ♣ 3ème Vice-Présidente : Mme BEANAM Florence
    ♣ 4ème Vice-Présidente : Mme AMADJIDA née NDAYE KONGAYE Florence
    ♣ Secrétaire Générale : Mme REDEBALE Antoinette
    ♣ Secrétaire Générale Adjointe : Mme OUAKA DAMBOUROU Justine Victoire
    ♣ 2e Secrétaire Générale : Mme LEBOUANDJI Lucienne
    ♣ 3e Secrétaire Générale : Mme FEIKERE Rita
    ♣ 4e Secrétaire Générale : Mme NDONGA Yvette
    ♣ Trésorière Générale : Mme OUAYERE PAWAMA Léa
    ♣ Trésorière Générale Adjointe : Mme DJAMANI Benjamine
    ♣ Déléguée aux Affaires Sociales : Mme NGBOZOUA Marie Claude
    ♣ Déléguée aux Affaires Juridiques : KOYAMBOUNOU Jacqueline
    ♣ Déléguée aux affaires Culturelles : IMIDJI Jeannette
    ♣ Déléguée à la scolarisation des filles : MONANGA Yvette
    ♣ Déléguée à la cohésion sociale : SANZE Colette
    ♣ Déléguée à la communication : DAYO Nicole
    ♣ Déléguée au Protocole YOKOMO Louise

    C’était une grande satisfaction pour la ministre des Affaires sociales et de la Réconciliation nationale, Virginie Baîkoua, qui s’est exprimée en ces termes
    ” C’est pour moi un réel plaisir et un soulagement de prendre la parole à l’occasion de la cérémonie de clôture des travaux du congrès de l’OFCA. Comme
    je vous le disais à l’ouverture de ce congrès, celui-ci se tient après plusieurs années de troubles qui ont dénaturé cette institution, qui jadis faisait
    la fierté des femmes centrafricaines et qui les représentait sur l’ensemble du territoire national et dans toutes les instances “.

    La ministre Baîkoua a, par ailleurs ajouté que les nouveaux textes de bases qui régiront désormais de manière objective l’OFCA permettront aux femmes de
    Centrafrique de ne plus avoir à faire aux dérives connues dans le passé et leurs permettront de démontrer que les femmes centrafricaines sont mûres et
    responsables.

    La réaction de la nouvelle présidente de l’OFCA Madame RAMANDAN Marguerite :

    C’est un sentiment de joie pour l’honneur que mes sœurs m’ont faites en portant leur choix sur ma modeste personne. L’autre sentiment, c’est qu’Il y a
    un défi qui est là et qu’il va falloir le relever. C’est pour dire que le plus dure reste à faire.

    Maintenant que vous êtes élue, quelle sera la première action à faire pour la relance de l’OFCA ?

    L’OFCA vient de retrouver toute sa légitimité et donc sa lettre de noblesse à travers ce congrès. Les femmes sont maintenant en ordre pour la marche vers
    la reconstruction nationale. Il y avait une crise, mais ce congrès a mis fin à cela. Ceux à quoi nous devons nous atteler c’est de suivre notre feuille
    de route, c’est-à-dire, mettre en œuvre toutes les actions que nous pouvons mener pour l’avancement de la femme centrafricaine.

    Qu’allez-vous faire avec Marie Annick Service qui ne veut pas reconnaitre ce congrès à l’issue duquel vous venez d’être élue, présidente ?

    Marie Annick Service, comme vous le savez, c’est une fille qui nous a beaucoup aidées en gardant la maison, OFCA. Elle n’a jamais été élue. C’est notre
    fille. On lui jette des fleurs parce qu’elle a gardé la maison. Elle a beaucoup de courage.

    Comment est- elle arrivée à l’OFCA ?

    Pour une petite histoire, il y avait un congrès en 2008 qui a élu un bureau national. Malheureusement, il y a eu des démissions en cascades et Marie Annick
    fait partie des femmes qui ont été coptées pour boucher les trous. Mais c’était au mépris des textes. Donc il n’y a jamais eu de légitimité par rapport
    à ce bureau. C’est à partir de ce moment-là que les femmes se sont levées et ont fait une déclaration pour demander qu’on aille rapidement au congrès pour
    légitimer notre organisation.

    Malheureusement il y a eu beaucoup de perturbations qui ont entravé l’organisation du congrès, mais je crois que Marie Anick Service reviendra à la raison,
    en comprenant qu’un congrès ne se passe pas de cette manière qu’elle est en train de faire.

    En principe quand on organise un congrès, on fait son rapport moral, financier et quand ces deux rapports sont validés, on vous donne un quitus pour vous
    permettre de vous présenter en tant que candidate. Ces règles n’ont pas été respectées et il y a une décision de justice qui pèse sur ce groupe-là. Cette
    décision de justice les condamne depuis 2016 à ne plus poser des actes au nom de l’organisation des femmes centrafricaines. Donc à travers ce congrès,
    on a légitimé notre organisation, mais nous allons faire une main tendue à elle et son groupe pour qu’elle nous rejoigne en revenant à la raison. On voudrait
    bien la remercier de nous avoir gardé la maison mais malheureusement il y a eu beaucoup de dégâts là-bas, donc il va falloir réparer tout cela parce qu’il
    y a une décision de la justice qui est là, et elle poursuit son travail.

    L’Organisation des Femmes Centrafricaines est créée en 1960 par des femmes Pionnières de Centrafrique, dont la plupart ne sont plus de ce monde. Nous citerons
    en exemple, Mme Marie-Josèphe FRANCK, initiatrice de l’Association, cette figure de proue qui a su avoir la confiance des autres mamans telles que Mesdames
    Elisabeth DOMITIEN, Marie-Mathurine PAYAO, Antoinette DOUZIMA, Marthe MATONGO, Joséphine LOUEBA-MAÏDOU, Catherine LAMBAS, Cécile TETEYA, Gertrude DALLOT-BEFIO,
    pour ne citer que celles-là sans oublié maman Marthe NGOMBE qui, selon la nouvelle présidente, a tenu à être présente à ces assises et qui a certainement
    eu un contretemps.

     

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    Centrafrique : Trois casques bleus marocains tués à Bangassou en 72 heurs

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    Centrafrique :  Trois casques bleus marocains tués à Bangassou en 72 heurs

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2450.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Transport du cercueil du soldat marocain de la Minusca tué à Bangassou

     

    Bangui, le 27 juillet 2017.

    Par : Fred Krock, CNC.

     

    En l’espace de 72 heures, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) a perdu
    trois soldats tous du contingent marocain dans l’unique localité de Bangassou – ville située à 700 km à l’Est de Bangui.

    Cette information tombée depuis mardi soir a été finalement confirmée, ce mercredi matin par Vladimir Monteiro, Porte-parole de la Minusca. « Ces soldats
    de la paix du contingent marocain ont été tués dans une embuscade tendue par des présumés anti-Balaka tandis qu’un autre soldat de la paix a été légèrement
    blessé », a-t-il indiqué avant d’ajouter que « l’attaque a eu lieu alors que les casques bleus se ravitaillaient en eau pour les besoins humanitaires de
    la ville. L’incident porte à trois le nombre de casques bleus ayant perdu la vie et à quatre, celui des blessés à Bangassou au cours de cette semaine

    Dans une déclaration faite ce mercredi, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine et Chef de la Minusca,
    Parfait Onanga Anyanga a réagi à cet incident en déclarant : « Je suis choqué par ces nouvelles pertes en vies humaines et je condamne fermement cette
    violation flagrante du droit à la vie et du droit international ». Le Représentant spécial en a profité pour présenter ses condoléances aux familles éprouvées
    et aux autorités du Royaume du Maroc.

    A en croire Vladimir Monteiro, la Minusca a exprimé toute sa solidarité et tout son soutien au contingent marocain déployé à Bangassou et félicite ses
    soldats de la paix pour leur courage et leurs immenses sacrifices qu’ils continuent de consentir dans l’adversité, pour la protection de toutes les populations
    civiles à Bangassou et dans d’autres parties du pays, quelle que soit leur identité.

    Sur place à Bangassou, la situation reste confuse après l’attaque d’un site de déplacés par des assaillants dimanche dernier. Le réseau téléphonique est
    coupé.

    Notons que ces deux cas de mardi dernier porte à trois le nombre des casques bleus tués en l’espace de 72 heures à Bangassou.

    Et l’on se demande pourquoi, au lieu de continuer à pleurer, Parfait Onanga Anyanga ne change pas le continent marocain devenu persona non grata à Bangassou ?
    Car, il y a véritablement crise de confiance entre population et ce contingent accusée à tort ou à raison de partialité. Puis, le même comportement décrié
    des soldats tchadiens qui ont fini par être chassés au sein de la MISCA s’observe à Bangassou lorsque les Marocains considèrent finalement tout sujet non-musulman
    d’Anti-balaka…

     

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    Centrafrique : 120 gendarmes et policiers formés sur les métiers de la voie publique grâce au financement de l’UE

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    Centrafrique : 120 gendarmes et policiers formés sur les métiers de la voie publique grâce au financement de l’UE

     

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    Les gendarmes et policiers en formation. Crédits photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC

     

     

    Bangui 26 juillet 2017, CNC.

    Par Eric NGABA

     

    120 éléments des forces de l’ordre et de la sécurité intérieure dont 60 gendarmes et 60 policiers centrafricains ont été formés sur les métiers de la voie publique. Grâce au Programme de Réhabilitation des Secteurs de la Justice et de la Police (RESEJEP) financé par l’Union européenne, cette huitième session de formation a pris fin le 22 juillet 2017, à travers une cérémonie de remise de certificats aux récipiendaires.

    Dans le cadre de la Réhabilitation des Secteurs de la Justice et de la Police en République Centrafricaine, l’Union européenne a financé la huitième session de formation des forces de sécurité intérieure. Les 120 gendarmes et policiers ont subit cette formation durant les 26 jours à l’Ecole Nationale de l’Administration et de la Magistrature (ENAM) à Bangui.

    « Je suis très ravie de tout ce que j’ai appris durant cette formation. Nous sommes édifiés sur plusieurs domaines que nous allons mettre en pratique une fois dans nos services. Nous appris des choses sur la santé à travers le CICR, et certaines thématiques sur la voie publique. De surcroît, on nous a formés sur le geste technique de la Police. Cela nous a permis de travailler avec professionnalisme selon les principes d’intervention sur les voies publiques », a expliqué Girelle Aimée Gbopka, récipiendaire de la police.

    Depuis plusieurs années, le projet de Réhabilitation des Secteurs de la Justice et de la Police (RESEJEP) doté de 15 millions d’euros, soit environ 10 milliards de FCFA, vient en soutien au Gouvernement centrafricain, en particulier pour la reconstitution de la chaîne pénale dans ses étapes essentielles notamment la police et gendarmerie, la justice et le système pénitentiaire.

    Pour la restauration des missions de police et de gendarmerie sur Bangui, tombées en déliquescence après le passage de la rébellion Seleka en 2013, l’Union européenne a entrepris des actions d’urgence, au titre de son Instrument pour la stabilité et la paix, pour un total de 7,6 millions d’Euros, soit environ 5 milliards de FCFA.

    D’importants défis restent à relever notamment pour ramener à l’intérieur du pays l’exercice de la justice, tant attendu par la population, et pour y déployer les Forces de Sécurité Intérieures (FSI), conditions indispensables au retour de l’autorité de l’Etat et de l’Etat de droit.

     

     

     

     

    Centrafrique : le CAPMEA renait de ces cendres après des années d’inactivité.

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    Centrafrique : le CAPMEA renait de ces cendres après des années d’inactivité.

     

     

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    Le lancement officiel du CAPMEA. Crédits photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC

     

    Bangui 25 juillet 2017, CNC.

    Par Eric NGABA

     

    Dans le cadre d’apporter son appui aux entreprises pour se relancer, le gouvernement centrafricain s’engage à remettre sur pied le Centre d’Assistance aux Petites et Moyennes Entreprises et à l’Artisanal (CAPMEA). A cet effet, le ministre de l’entreprenariat national Bertrand Touaboy a officiellement lancé le Conseil d’administration du CAPMEA à travers l’élection des responsables de l’institution.

     

    Le coup d’Etat du 24 mars 2013 a détruit les activités du Centre d’Assistance aux Petites et Moyennes Entreprises et à l’Artisanal (CAPMEA). Les locaux abritant ce Centre ainsi que les équipements de travail avaient été pillés et saccagés. Les moyens financiers destinés au fonctionnement de ce Centre fait défaut.

     

    Depuis le retour à la légalité constitutionnelle le 30 mars 2016, le gouvernement a affiché une détermination à remettre sur pied ce Centre d’appui. Avec l’appui de la Banque Africaine de Développement (BAD), par le truchement du PARCGEF et du FAGACE, le CAPMEA a déjà obtenu des mobiliers de bureau et des équipements informatiques pour faciliter le démarrage de ses activités.

    Lors d’un point de presse à l’hôtel Legder à Bangui, le ministre de l’entreprenariat national Bertrand Touaboy a fait savoir qu’un bâtiment a même déjà été affecté au CAPMEA et n’attend que sa réfection permettant l’opérationnalisation de l’institution.

    Le CAPMEA, il faut le retenir, a de multiples missions. Il s’agit d’assurer la promotion, l’encadrement et l’assistance technique, le suivi, l’audit, les conseils techniques et l’évaluation, la réalisation des études de préfaisabilités et de faisabilité des projets sous diverses formes et de l’octroi de crédits aux PME/PMI et du secteur informel.

     

    D’après le membre du gouvernement, le CAPMEA a l’obligation de s’autofinancer, mais en raison de sa situation, le gouvernement s’est engager à l’épauler durant les trois années de son relèvement.

    « De par les missions qui lui sont dévolues, le Centre d’Assistance aux Petites et Moyennes Entreprises et à l’Artisanal joue le double rôle d’incubateur et de pépinière d’entreprise », a indiqué Bertrand Touaboy, ministre de l’entreprenariat nationale.

    Il a ajouté par ailleurs que la nouvelle vision du CAPMEA réside dans le fait que ledit centre va servir à mettre en œuvre la politique du gouvernement en matière de promotion des TPE et des PME.

    L’encadrement sur le secteur informel pour sa migration vers le formel fera aussi parti de la lettre de mission du CAPMEA. Le CAPMEA devra également se déployer dans les villes des provinces selon les besoins identifiés et les moyens disponibles.

     

    Centrafrique : 4 agents de l’ONG DRC kidnappés par les Anti-Balaka.

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    Centrafrique : 4 agents de l’ONG DRC kidnappés par les Anti-Balaka.

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2268.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Gendarmerie de Bocaranga. Crédits Anselme Nbata. CopyrightCNC.
    Gendarmerie de Bocaranga. Crédits Anselme Nbata. CopyrightCNC.

     

    Bangui, le 25 juillet 2017.

    Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

     

    Les Anti-Balaka, les miliciens animistes les plus dangereux comme leurs rivaux de la séléka, viennent pour une fois de franchir une étape dans leurs activités criminelles dans le pays.

     

    Selon les informations parvenues à notre rédaction ce mardi après-midi, une équipe des agents de l’ONG internationale danoise DRC de la ville de Paoua en mission de travail à Bocaranga ont été kidnappés à leur retour vers Paoua par un groupe des hommes armés assimilés à des Anti-Balaka.

    D’après certains témoins de cet enlèvement contactés par CNC, le rapt a eu lieu à seulement 10 km de Bocaranga sur l’axe Péndé. 4 agents du DRC dans lesquels se trouvaient 2 chauffeurs et 1 ingénieur agronome dénommé Robert Yandjiké n’ont pas fait des signes de vie après leur rapt cet après-midi.

    Rappelons que dans ce secteur de la RCA, trois groupes armés se combattent depuis plus de deux ans. Mais à moins de 25 km de Bocaranga, ce sont les miliciens Anti-Balaka qui contrôlent la zone. Or selon les témoins, les kidnappeurs sont bel et bien des Anti-Balaka. Pourquoi un tel acte dû terrorise ? Revendiqueraient-ils des rançons ?

    Affaires à suivre…

     

     

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    RDCongo : un nouveau rapport international accable le clan Kabila

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    RDCongo : un nouveau rapport international accable le clan Kabila

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/joseph-kabila-président-de-la-RDCongo-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>joseph kabila président de la RDCongo

     

    Kinshasa, le 25 juillet 2017, CNC

    Par : Renaud Girard, le Monde

    Alors que Joseph Kabila se maintient illégitimement au pouvoir depuis décembre 2016, une enquête de deux ONG américaines révèle l’étendue des richesses et des réseaux d’affaires de la famille présidentielle.

    Deux ONG américaines, le Groupe d’étude sur le Congo (GEP) et le «Pulitzer Center on Crisis Reporting» ont publié le 20 juillet 2017 un rapport sur les richesses et les réseaux d’affaires de la famille Kabila. Président de la République démocratique du Congo dont le mandat est expiré depuis le 19 décembre 2016, Joseph Kabila s’accroche au pouvoir, trouvant mille prétextes pour ne pas organiser les élections présidentielles, où il n’a pas le droit de se présenter en vertu de la Constitution.

    Ce rapport, intitulé «les richesses du Président», fait suite aux révélations de l’agence Bloomberg sur le frère du Président, Zoé Kabila. Ces enquêtes, qui révèlent l’étendue de la corruption au sommet de l’Etat du plus grand pays d’Afrique francophone, surviennent dans un contexte d’insécurité dans les provinces centrales, de dérive autoritaire du régime, et de banqueroute des institutions financières.

    Un empire économique tentaculaire

    Lorsqu’ils arrivent en Tanzanie dans les années 1970 après avoir fui le régime Mobutu contre lequel le père de Joseph, Laurent-Désiré Kabila, avait mené une rébellion, les Kabila sont sans le sou. Dans une interview de 2006 au journal belge le Soir, la mère de Joseph expliquait que «si la vie dans le maquis était dure, c’était deux fois pire en Tanzanie. On n’avait rien…Je cultivais un petit lopin de terre et vendais mes légumes au marché, comme n’importe quelle pauvre femme africaine.»

    Vingt ans plus tard, et fort de deux règnes familiaux à la tête de la RDC, Laurent-Désiré entre 1997 et 2001 et Joseph depuis 2001, le clan Kabila a accumulé une immense fortune. Ce système de corruption, aux ratifications multiples dans tous les paradis fiscaux du monde, s’étend des hydrocarbures à la restauration rapide, en passant par l’agriculture. Le rapport, publié après 20 mois d’enquête, révèle notamment que les Kabila détiennent plus de 80 entreprises au Congo et à l’étranger, 71.000 hectares de terres agricoles, et toutes les licences d’exploitation des mines de diamant situées le long de la frontière avec l’Angola.

    Le rapport se fonde sur des documents publics légaux: titres de propriétés, documents de constitution de sociétés, procès verbaux de conseil d’administration. Il met en cause 13 membres de la famille Kabila, dont Joseph, sa femme Marie-Olive Lembe, déjà citée dans les «Panama Papers», sa sœur Jaynet – que certains voient comme un possible successeur au sommet de l’Etat -, et son frère Zoé, qui fait à lui seul l’objet d’une autre enquête, menée par l’agence Bloomberg.

    Zoé Kabila serait très actif dans le secteur minier, où il jouerait notamment le rôle d’intermédiaire sur des gros contrats avec l’entreprise canadienne Ivanhoé.

    Au fil des ans, les entreprises détenues par le clan Kabila ont bénéficié de contrats avec le gouvernement congolais, la Banque Mondiale, l’OPIC (Overseas Private Investment Corporation) – organisme d’aide publique américain -, et les Nations Unies, et dont les bénéfices se comptent en centaines millions de dollars. C’est le cas de nombreuses entreprises de la Première Dame.

    Le Ministère des Affaires foncières a lui aussi souvent attribué des terres agricoles et pâturages à la famille. Toujours selon le rapport «les richesses du Président», l’entreprise Kwango Mines, contrôlée par Excel holding dirigé par la sœur de Kabila, Jaynet, détient à elle seule 53 permis d’exploitation minière alors que le code minier interdit d’en détenir plus de 50.

    Une des explications du maintien au pouvoir

    Ce rapport survient dans un contexte politique particulièrement tendu, alors que Joseph Kabila se maintient illégitimement au pouvoir depuis décembre 2016, date à laquelle il aurait dû, selon la Constitution qu’il a lui-même promulgué, organiser des élections et passer la main. Malgré les recommandations de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), de l’ONU, Joseph Kabila se maintient, envers et contre tout.

    L’ampleur de sa richesse et de ses réseaux d’affaires explique peut-être cet acharnement à rester au pouvoir. Pour Ida Sawyer, directrice pour l’Afrique centrale de Human Rights Watch, interviewée par le magazine Jeune Afrique, «la fortune de Kabila peut être l’une des raisons qui le poussent à s’accrocher au pouvoir».

    Joseph Kabila laisse s’enliser une grave crise sécuritaire dans l’Est du pays, musèle la presse, invoque des prétextes économiques pour justifier la non-organisation des élections, poursuit ses opposants quand il ne peut les acheter. C’est le sort qui est réservé à Moïse Katumbi, son principal opposant, victime d’un acharnement politico-judiciaire monté par le pouvoir. Aujourd’hui en exil en Europe après s’être élevé contre les dérives de Joseph Kabila, son bilan d’ancien gouverneur du Katanga et sa popularité en font le recours naturel pour l’avenir de la RDC.

    Un rapport qui résonne dans un contexte particulier

    Alors que ce rapport met en lumière une corruption généralisée au sommet du pouvoir, le régime congolais n’hésite pas à réclamer de l’aide à la communauté internationale. La RDC souhaite entrer au Conseil des droits de l’Homme et devrait y faire son entrée en octobre 2017, malgré l’opposition des Etats-Unis.

    Le 12 juin 2017, le Premier ministre congolais Bruno Tshibala demandait au FMI un «soutien financier dans le cadre de la facilité de crédit rapide». Le 5 juillet, la directrice générale du FMI répondait, en parfaite diplomate, qu’une «trajectoire crédible vers la stabilité politique sera probablement un prérequis» et que le soutien interviendra «dans un contexte permettant une amélioration de la situation macroéconomique».

    Joseph Kabila s’étant montré incapable de bien gérer la RDC, les pays voisins, l’Union Africaine et l’ONU font tous leurs efforts pour persuader le président de quitter le pouvoir pacifiquement. Lui atermoie. Sans doute parce qu’il n’a pas encore trouvé la solution pour sécuriser tous ses biens mal acquis.