lundi, mai 4, 2026
Accueil Blog Page 490

Centrafrique : infiltration de Bangui par des mercenaires, trois personnes arrêtées à Boali par des gendarmes.

0

Centrafrique : infiltration de Bangui par des mercenaires, trois personnes arrêtées à Boali par des gendarmes.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2718.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens Anti-Balaka de Bambari.
Les miliciens Anti-Balaka de Bambari.

 

 

Bangui, le 9 septembre 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Si des rumeurs persistantes du coup d’État contre le régime du Professeur Faustin archange TOUADÉRA soulève beaucoup d’inquiétudes dans le pays, l’arrestation de trois hommes armés il y’a une semaine à Boali ne fait que renforcer cette inquiétude palpable des Centrafricains.

 

Le vendredi dernier aux environs de 20 heures à la Section des Recherches et d’Investigation (SRI) de Bangui, l’une de nos équipes a assisté par hasard au transfèrement de trois hommes arrêtés dans la localité de Boali à quelques95 kilomètres de la capitale.

 

Que s’est-il passé ?

D’après les Premiers éléments de l’enquête recueillis sur place par nos journalistes, les trois hommes, arrêtés il y’a une semaine sur la coline de  Kassango à la sortie de la ville de Boali sur l’axe de Bangui, étaient armés de AK47 dissimulées dans leurs blouses.

Ce qui est étonnant, embarqué sur une seule moto à destination de Bangui, ces trois complices ont réussi à déjouer tous les contrôles de sécurité mis en place à Boali pour se retrouver sur la descente de Kassango. Ce qui est sûr, les premiers éléments de l’enquête n’ont pas permis d’établir avec certitude le lieu de provenance de ces bandits, encore moins de leur intention une fois arrivée à la destination.

 

S’agit-il des mercenaires ou des braqueurs ?

Si les trois hommes armés continuent de tergiverser dans leur déclaration aux enquêteurs, la piste des braqueurs est tout de même privilégiée pour l’heure. Par contre selon l’un des enquêteurs contactés par CNC, d’autre piste comme celle des mercenaires ou des petits trafiquants locaux d’armes est aussi envisagée.

Selon la première déclaration de l’un des présumés malfaiteurs, il se dit élève dans un lycée. La question est désormais de savoir dans quel lycée fréquente-t-il. Pourquoi retrouve-t-il parmi ces deux hommes ? Quel est exactement son rôle dans ce groupe ? Est-il recruté avec les deux autres pour préparer quelque chose à Bangui ?

En tout cas c’est à l’enquête de déterminer le rôle de chacun et leur objectif principal si jamais ils n’étaient pas capturés.

Alors qu’on vient d’apprendre que la justice centrafricaine se prépare à lancer un mandat d’arrêt international contre l’opposant Anicet Georges Dologuélé pour tentative de déstabilisations du régime de Bangui, cette nouvelle de l’arrestation des hommes armés à la porte de Bangui ne rassure guerre personne, encore moins les investisseurs qui comptent venir s’implanter en RCA.

Pour l’heure, seule la justice pourrait éclairer les Centrafricains sur les différentes Affaires du putsch en préparation qui polluent l’atmosphère politique du pays ces derniers mois.

 

 

Copyright2017CNC.

CENTRAFRIQUE : QUAND LE SORT DU POUVOIR DE BANGUI DÉPEND D’UNE MANIFESTATION PACIFIQUE PLACE DE LA RÉPUBLIQUE À PARIS.

0

CENTRAFRIQUE : QUAND LE SORT DU POUVOIR DE BANGUI DÉPEND D’UNE MANIFESTATION PACIFIQUE PLACE DE LA RÉPUBLIQUE À PARIS.           

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2505.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bernard Selemby Doudou. Auteur de l'article.
Bernard Selemby Doudou. Auteur de l’article.

 

Bangui, le 9 septembre 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

Après avoir soutenu l’actuel Président de la République aux élections présidentielles de 2015, un groupe de frondeurs bien identifié a projeté une manifestation pacifique à la célèbre place de la République à Paris. Cette première manifestation est autorisée par la préfecture de police de Paris et sera encadrée par les forces de l’ordre. Ce rassemblement qui a l’air d’une manifestation comme toute autre fait l’objet d’intenses polémiques sur les réseaux sociaux entre les “pour” et les “contre”. L’objectif de cette manifestation vise à réclamer la démission prématurée du President de la République démocratiquement élu au suffrage universel direct, et éventuellement la mise en place d’une nouvelle transition dirigée par des militaires. Selon les organisateurs, l’inertie, les errances, le saupoudrage d’efforts, le manque d’efficacité et de finesse des nouvelles autorités face aux innombrables massacres de la population légitimerait une telle démarche. Ainsi, le citoyen lambda qui ne comprend pas ce que cache cette manifestation s’interroge : C’est quoi une manifestation contre un régime ? S’agit-il d’un droit ou d’un acte contraire aux principes fondamentaux du droit ? Dans un État de droit, les citoyens n’ont-ils pas le droit de réclamer la démission d’un Président de la République ? Élu démocratiquement ou pas, les centrafricains n’ont-ils pas le droit de penser ou de faire ce qu’ils veulent ? Pourquoi vilipender ou traiter du nom de tous oiseaux les organisateurs de cette manifestation jusqu’à descendre dans les affaires de culottes qui relèvent de la vie privée ? Mais pourquoi le pouvoir de Bangui redoute tant cette manifestation de Paris ? Pourquoi toutes ces mobilisations et campagnes de sensibilisation visant à empêcher la bonne tenue de cette rencontre ? S’agit-il de la guerre des enveloppes provenant du pouvoir et/ou de l’opposition ? De quelle nouvelle transition militaire parle t-on ? Ce pays doit-il évoluer de transition en transition ? Des avatars qui ne maîtrisent pas les rouages de la politique ni le fonctionnement juridique d’un État s’invitent dans l’arène pour amuser la galerie en piétinant les aspirations du peuple. La place de la République à Paris deviendra ce jour la capitale centrafricaine, le baromètre ou le centre névralgique où se décidera le sort du locataire du palais de la renaissance. Nous tenons à rappeler que la manifestation par définition est une réunion organisée dans un lieu public ou sur la voie publique en vue d’exprimer une cause collective. Il s’agit d’un droit fondamental reconnu et protégé par la loi. Il est indispensable à la liberté d’expression et la revendication des droits. L’exercice de ce droit est corroboré par l’article 10 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui dispose :” nul ne peut être inquiété pour ses opinions même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi”.L’unique condition d’une manifestation est sa déclaration préalable en vue d’une autorisation. En dépit des dispositions de cet article et eu égard aux agitations des fanatiques du pouvoir de Bangui, on se demande si ce genre de manifestation pacifique pouvait avoir lieu sur la terre centrafricaine. Dès lors que la manifestation n’est pas interdite, il devient un droit. L’appel à la démission du President de la République n’entérinera pas la démission effective de celui-ci au lendemain de la manifestation mais cela peut servir comme un moyen de pression pour contraindre le pouvoir à se réveiller de son long sommeil. Nous crayons fort bien que dans les jours à venir, les organisateurs de la manifestation et leurs différents soutiens soient accusés d’être des opposants, de fossoyeurs de la République et même de préparation de coup d’état. Alors de quelle manière pouvons-nous contribuer positivement au relèvement de notre chère patrie ? Quand vous pensez la même chose que le pouvoir, vous êtes un quémandeur de postes et si vous réfléchissez autrement que le pouvoir, vous êtes un opposant. Mais à quel moment on est citoyen avec un droit de porter un regard critique sur notre pays ? Cela n’est-il pas un raccourci ? Depuis leur avènement à la magistrature suprême, des propositions de sortie de crise inondent les réseaux sociaux. Ont-ils tenu compte ? Une lecture préliminaire et sélective permet de remplir les poubelles de propositions contraires aux leurs. En conséquence de ce qui précède et nonobstant les innombrables errements du pouvoir, nous nous inscrivons en faux et marquons notre farouche opposition à toute démarche ou initiative visant la démission du President de la République car cela nous fera perdre nos acquis et avancées démocratiques et les efforts de nos partenaires au développement seront trahis. Cela s’apparentera à un retour à la case départ. Certes, les choses n’évoluent pas comme souhaitées c’est à dire ne répondent pas aux attentes de la population mais la voie principale pour se débarrasser d’un President élu reste les échéances électorales. À la fin de son mandat, le professeur qui a l’habitude d’évaluer ses élèves, sera aussi évalué et noté par le peuple. Au chapitre de propositions qui finira certainement sa course dans la poubelle, la plus plausible reste la cohabitation c’est à dire un nouveau gouvernement dirigé par un membre de l’opposition démocratique avec la particularité de l’entrée au gouvernement des représentants des groupes armés et non les leaders sur qui pèsent des infractions qui relèvent de la Cour pénale spéciale. Ne maîtrisant pas le jeu de la France, de l’ONU et de la communauté internationale, l’usage de la force contre les groupes armés est suicidaire car cela devrait se faire au moment où le nombre des groupes armés était maîtrisable avec peu de préfectures occupées. Aujourd’hui, on assiste à une prolifération de groupes armés, d’autres sont en gestation avec quatorze préfectures occupées sur seize. Cette option conduira systématiquement à l’embrasement total du pays avec le risque que notre nation soit rayée de la carte de l’Afrique. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c’est moi.

 

Paris le 08 septembre 2017.

Centrafrique : Les factions adverses de la séléka aile FPRC embrasent la ville de Bria

0

Centrafrique : Les factions adverses de la séléka aile FPRC embrasent la ville de Bria

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/Rebelles-de-la-séléka–e1498758506284.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Rebelles de la séléka

 

Bangui, le 9 septembre 2017

Par : Patrick BALEPOU, contributeur du CNC,

 

Depuis 5 jours environs, Bria vit que sous les cripitements des armes séléka. On dénonce malheureusement des pertes en vies humaines et des massifs déplacements de la pauvre population civile.

Qui d’Azor Kalité et d’Issène Abdoulaye aura-t-il le dessus ? La question se posera toujours sans aucune réponse exacte tant les crépitements des armes de guerre que ces deux frères d’hier et ennemis aujourd’hui ne s’affrontent pas directement sur le champ de bataille mais utilisent des sbires qui s’entretuent inutilement alors que les deux chefs sont restés à l’écart en train de se communiquer fraternellement afin de décider du sort des chantiers les plus juteux à se partager.

Pourquoi, les éléments de la séléka qui étaient hier ensemble, ne peuvent-ils pas comprendre qu’il ne sert plus à rien de continuer à s’agiter comme le cadavre d’un serpent dont la tête est déjà tranchée ? nous ne sommes plus à la période de la rébellion séléka. Mais bien entendu en période poste électorale avec des nouvelles autorités à la tête du pays et le pays ne peut pas être divisé avec plusieurs entités pour le gérer. L’heure est maintenant à la restauration de l’autorité de l’Etat.

D’ailleurs ‘entretuant entre eux, est-ce que ces fractions de la sélaka savent-elles que le DDRR a déjà commencé et que tout mouvement dont les responsables ont adhéré au processus est condamné à déposer les armes ? Voilà qui dit une fois de plus que la séléka n’est pas un mouvement politique. C’est un groupe de bandits de grands chemins dont le sens de la recherche avide du contrôle des richesses minières du pays leur est enclenché par des mercenaires étrangers qui les ont assez longtemps manipulés. Azor Kalité est un gola de Birao tout comme Abdolaye Issène. Quielle bêtise que de se rentrer dedans et au lieu de se battre contre les mercenaires tchadiens de Norrédine Adame qui écument le centre-est du pays et particulièrement la zone de Bria réputée détenir les diamants de meilleur carras ?

 

Puisque c’est une bataille interne entre des bourreaux d’hier, on ne peut s’empêcher de penser que le sang qu’ils ont versé innocemment hier s’est retourné contre eux pour qu’ils s’entretuent eux-mêmes. Dieu n’est pas con. Il venge le sang des innocents. C’est ce que nous observons aujourd’hui dans la bataille entre séléka à Bria.

Centrafrique : la Minusca dénonce la création annoncée d’un nouveau groupe armé, le Rassemblement des Républicains.

0

Centrafrique : la Minusca dénonce la création annoncée  d’un nouveau groupe armé, le Rassemblement des Républicains.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2754.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Porte-Paroles de la Minusca. Credits photo : Éric Ngaba, CopyrightCNC.
Les Porte-Paroles de la Minusca. Credits photo : Éric Ngaba, CopyrightCNC.

 

 

Bangui 8 septembre 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

La Mission onusienne en Centrafrique, Minusca, dénonce au cours de la conférence de presse le mercredi dernier, la création annoncée d’un nouveau groupe armé dans le pays. Ce nouveau groupe armé vient compléter la liste des 14 groupes armés, au moment où la plupart de ces groupes rebelles prennent part depuis fin août 2017, à une opération-pilote du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR).  

« La Minusca a appris avec préoccupation l’annonce de la naissance d’un mouvement baptisé Rassemblement des Républicains. La Minusca rejette d’ores et déjà toute voie qui mènerait vers plus de violence. La solution à la crise passe par le dialogue”, a déclaré le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro.

 Le porte-parole de la mission onusienne en Centrafrique a indiqué que les groupes armés doivent « cesser les hostilités, s’engager de bonne foi dans le Programme National du DDRR établi par le Président de la République et parvenir à un accord global de paix, dans le cadre de la feuille de route de l’Union africaine (UA) et de la communauté Sant’Egidio, sous le leadership des autorités ».

Le porte-parole a par ailleurs mis en garde contre les pressions exercées par des groupes armés, notamment dans le nord-ouest de la Centrafrique, sur des religieux.

«Les responsables religieux, les plateformes religieuses ont un rôle important à jouer dans la promotion du vivre-ensemble et de la cohésion sociale dans les communautés”, a-t-il précisé.

Vladimir Monteiro est revenu sur l’appui de la MINUSCA et des partenaires de la Centrafrique au programme de restauration de l’autorité de l’Etat, réaffirmé mercredi par le Représentant spécial du Secrétaire Général, Parfait Onanga-Anyanga, lors d’un atelier durant la semaine encours à Bangui.

Selon lui, le Représentant spécial a souligné l’« urgence à se mobiliser pour la restauration de l’autorité et du fonctionnement de l’Etat. Le défi est sans doute de taille mais les enjeux sont si importants pour que tous les efforts nécessaires doivent être mobilisés pour y arriver. »

Monteiro a également annoncé l’arrivée à Bangui, en début de semaine, du nouveau Représentant spécial adjoint du Secrétaire Général, Kenneth Gluck, pour assumer ses fonctions.

 

 

Centrafrique: le Comité de soutien à Touadera dénonce les agissements d’un groupuscule de la diaspora appelant à la démission

0

Centrafrique: le Comité de soutien à Touadera dénonce les agissements d’un groupuscule de la diaspora appelant à la démission

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2282.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Touaderateurs Nguerepayo, Vondo et Kossimatchi au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bangui le 29 juin 2017. Crédits Éric Ngaba. CopyrightCNC.
Les Touaderateurs Nguerepayo, Vondo et Kossimatchi au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bangui le 29 juin 2017. Crédits Éric Ngaba. CopyrightCNC.

 

 

Bangui 7 septembre 2017.

Par Eric NGABA, CNC

Ces derniers temps sur les réseaux sociaux, un groupuscule de la diaspora centrafricain a appelé à la démission du Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera du pouvoir. A cet effet, le Comité de soutien au président Touadera a dans une déclaration dénoncé ce qu’il a qualifié des agitations des gens connus pour leur aigreur vis-à-vis du pouvoir en place.

L’affaire d’un appel à la démission du président Touadera par une frange des Centrafricains vivant à l’extérieur du pays continue de défrayer la chronique. Tout est parti de l’appel d’un groupuscule de la diaspora qui appelle à un rassemblement à la place de la République en France afin d’exiger la démission du chef de l’Etat centrafricain.

Sans laisser passer inaperçu cette action qualifiée de déstabilisation, le Comité de soutien à Touadera a fait une déclaration pour fustiger ces agitations tout en citant nommément les auteurs.

« Nous assistons à des agissements notamment sur les réseaux sociaux d’un groupe d’agitateurs en mal de pouvoir avec comme chef de file les nommés Henri Grothe, Salomon Kotro, Abakar Sabone et autres qui n’ont rien trouvé que de demander la démission du Chef de l’Etat, le professeur Faustin Archange Touadera », a déclaré le porte-parole du le Comité de soutien à Touadera, Didatien Kossimatchi.

Pour le Comité de soutien à Touadera, il faut laisser la latitude au peuple centrafricain de décider par le suffrage le bilan du Chef de l’Etat au lieu de s’adonner aux actions de déstabilisation du pays.

« Ces lunatiques ignorent totalement le fonctionnement d’un Etat de droit qui veut que lorsque le peuple à librement choisi son dirigeant, il n’y a que ce peuple qui à la fin de son mandat aura cette tâche d’apprécier son bilan en lui accordant son suffrage ou à travers un vote sanction », a renchérit le porte-parole du Comité de soutien.

Du point de vue du dudit comité, le Seat-in auquel ils appellent n’est autre «qu’une manœuvre orchestrée et bien planifiée après l’échec de la tentative de prise de pouvoir par la force de leurs mentors Dologuelé et Meckassoua ».

Par ailleurs, le Comité de soutien à Touadera met en garde ces agitateurs et souligne que la vielle recette qui consiste à s’agiter à l’approche d’un changement de gouvernement pour espérer un hypothétique poste ministériel est dépassée. Toutefois, le Comité de soutien à Touadera demande aux auteurs de cette action de revenir à la raison pour apporter leur contribution à l’œuvre de la reconstruction nationale.

« Quel Centrafricain est-il prêt à soutenir une démarche aussi suicidaire et vouée à l’échec ? Nous avons beaucoup de respect pour la diaspora centrafricaine, la vraie diaspora qui travaille pour la restauration de l’unité nationale et la réconciliation de notre peuple meurtri », a-t-il ajouté.

En outre, le Comité de soutien à Touadera a déclaré avoir saisi la justice centrafricaine pour qu’une action forte soit menée.

Copyright@CNC2017

CENTRAFRIQUE : LES REBELLES ET LE DDRR, UN OUTIL DE PAIX ET DE RÉCONCILIATION MALMENÉ

0

CENTRAFRIQUE : LES REBELLES ET LE DDRR, UN OUTIL DE PAIX ET DE RÉCONCILIATION  MALMENÉ

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2681.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Anti-Balaka à Bangui
Les Anti-Balaka à Bangui

 

Bangui, le 7 septembre 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

DOUBLE JEU

Depuis l’institution de cet outil de paix(SIRIRI) et de réconciliation nationale mis en place par le président Touadera, les rebelles n’ont cessé de biaiser, de tenir un double langage, de fanfaronner en affichant leur mépris. Ils se sont livrés à des manœuvres grossières pour s’absoudre de tous leurs crimes, montrant ainsi que la paix n’est pas leur première préoccupation.    

Mais, face aux violences perpétrées sur les populations centrafricaines, comment pourrait-on enterrer, sans aucune autre forme de procès, les crimes contre l’humanité dont ils sont responsables ? Les familles des milliers de morts centrafricains suppliciés par les rebelles et les mercenaires venus de l’étranger attendent que justice se fasse. La conscience centrafricaine ne sera jamais apaisée par l’oubli des massacres et des corps mutilés. C’est un territoire ruiné que la folie meurtrière de ces criminels va laisser en héritage aux générations futures.

Peut-on décemment, au nom de la légitime recherche de la paix, oublier les victimes et leurs familles ?

DDRR  ET CRIMES IMPUNIS

Les efforts déployés par les autorités centrafricaines, pour inviter les rebelles dans le cadre du DDRR à la table des négociations, n’ont eu, jusqu’à ce jour, que très peu de résultats.  Le positionnement des bandes armées consistant à exiger leur impunité ne sera jamais accepté par les Centrafricains. Une paix bâtie sur de tels fondements ne pourrait pas tenir.

Et que faire des mercenaires étrangers dont le pays d’origine n’accepterait pas le retour ? Jusqu’à maintenant, la Minusca semble tenir un double langage en Centrafrique, comme si elle offrait aux ex-Sélékas, une promesse secrète d’impunité.

Récemment, l’ambassadeur des États-Unis en Centrafrique a demandé à la MINUSCA d’arrêter Ali Darass, replié avec ses hommes à Bangassou, après les violences et les razzias qu’ils ont menées dans la région. Parfait Onanga Anyanga, chef de la MINUSCA en Centrafrique, a refusé de le faire, prétextant que les autorités centrafricaines ne l’avaient pas expressément sollicité.

A cause de ces barbares d’un autre temps, la petite ville paisible de Bangassou est devenue une ruine. Le mercenaire nigérien Darass y a fait commettre des crimes : égorgements de femmes et d’enfants, exécutions de vieillards, incendies de villages, profanations de lieux de cultes catholiques… Ce bandit de grand chemin est en train de saccager la région. Prépare-t-il la création de sa « République du Logone » dans le Mbomou et le Haut-Mbomou ?

Face à ce qui ressemble à un parjure de la part de la MINUSCA et des autorités centrafricaines, on peut donc légitimement se poser la question: « qui fait quoi à Bangui ? »

LE LEADERSHIP DU GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN MALMENÉ PAR LE CHEF DE LA MINUSCA

C’est écrit noir sur blanc dans leur mission : les Casques Bleus de l’ONU sont sous les ordres des pays où ils interviennent. Autrement dit, le président du pays hôte est leur chef d’État- Major. Si les massacres continuent, si les chefs rebelles ne sont pas appréhendés, c’est parce que le chef de la MINUSCA joue un double jeu avec les rebelles.

Autrement, pourquoi ne mettrait-il pas aux arrêts le violent mercenaire nigérien Darass, comme le demande l’ambassadeur des USA en Centrafrique ? De son côté, à plusieurs reprises selon des sources proches de la Présidence, Touadera n’a-t-il pas demandé aux Casques Bleus de procéder à l’arrestation des chefs rebelles ? Leur responsable à Bangui a répondu par une fin de non-recevoir. Si le DDRR piétine, la faute en incombe en partie aux refus de la MINUSCA d’obéir aux commandements du président centrafricain, alors que certains chefs des ex-Sélékas sont déjà interdits de voyages et sous mandat d’arrêt de l’ONU.

Si la désobéissance du chef de la MINUSCA à Bangui persiste, il appartient aux autorités centrafricaines de demander au Secrétaire Général de l’ONU son remplacement. Si les rebelles semblent persister dans leur refus de dialogue c’est bien qu’ils sont sûrs de leur impunité, puisque l’ONU donne l’impression de les protéger.

DDRR  ET POPULATION CENTRAFRICAINE

Le DDRR, outil de dialogue et de réconciliation, a fait espérer une sortie de crise aux Centrafricains. Mais le manque de cohérence et de fermeté face aux rebelles, de la part des autorités centrafricaines et de la MINUSCA, ont donné des ailes à des chefs rebelles déterminé dans leur refus du dialogue.

Il faut donc leur signifier qu’après tant de crimes, il est hors de question que leurs chefs bénéficient d’aucune impunité. Ce serait une insulte à la mémoire des milliers de victimes et à ceux qui ont survécu à leur barbarie.

Le DDRR n’est peut-être pas parfait, mais c’est le seul outil de dialogue à ce jour. Les efforts de tous les Centrafricains doivent concourir à sauvegarder cet ultime outil de paix (SIRIRI) et de réconciliation nationale.

 

JOSEPH AKOUISSONNE ( 5 SEPTEMBRE 2017)

Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : Les exactions du MPC de Bahar font dix morts dans l’Ouham-Pendé

0

Centrafrique : Les exactions du MPC de Bahar font dix morts dans l’Ouham-Pendé

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/Rebelles-de-la-séléka–e1498758506284.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Rebelles de la séléka

 

Bangui, le 7 septembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

Il y a un mois, les éléments du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), une faction de la Séléka basée à Kaga Bandoro au centre du pays a investi l’ouest, notamment la préfecture de l’Ouham-Pendé où il y a perpétré des exactions sur les populations civiles. La dernière goutte d’eau qui a fait déborder le vase est la prise en otage de madame le Maire de la ville de Ngaoundaye ainsi que d’un prêtre le dimanche dernier par les éléments du général Amat Bahar dénoncé ce mardi 5 septembre à Bangui par le député de Ngaoundaye, Bernard Dillah.

« Ils (les hommes du MPC de général Bahar) ont tué des gens. On a enregistré déjà plus de dix morts. Ils ont violé des femmes qui ont portent des enfants. Aujourd’hui, ils ont asphyxié la préfecture de l’Ouham-Pendé, une partie de l’Ouham et Yaloké » a déclaré le Député avant d’ajouter « Ils sont partis de la ville de Ngaoundaye hier (lundi 4 août) avec en tête le général Bahar et une fois arrivés au niveau de Ndjim, ils ont pris en otage le Maire de la localité et le père Roberto, un prêtre Capucin d’origine polonaise. Ils les ont emmenés en brousse, les ont tabassés avant de les libérer. Le prêtre est sorti avec une fracture ».

Selon le Commandant Armel Sayo, chef du mouvement Révolution – Justice (RJ) qui contrôle aussi l’Ouham-Pendé, les faits sont réels. « Ils sont toujours comme ça. Ils ne disent jamais la vérité même pour des cas flagrants commis par leurs éléments. C’est bien vrai ce que le député a dit » a-t-il précisé.

Par contre, le général Bahar rejette toutes les accusations portées contre son mouvement. « Non ! Non ! Non ! Je ne les ai pas torturés ni je ne les ai pas pris en otage. C’est juste que je les ai appelés les deux, on était avec la population civile. C’est lorsque le père Roberto nous a traités d’esclaves et qu’il a fuit, je suis allé au Cameroun pour tenter de le ramener. C’est ça qui m’a donné un peu la colère et j’ai essayé de lui tirer l’oreille », a-t-il rejeté.

Copyright@CNC2017

 

Centrafrique : le gouvernement et les partenaires se penchent sur la stratégie nationale de restauration de l’autorité de l’Etat

0

Centrafrique : le gouvernement et les partenaires se penchent sur la stratégie nationale de restauration de l’autorité de l’Etat

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2747.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Vue d'ensemble des participants à l'atelier de la stratégie Nationale de l'autorité de l'État. Credit : Éric Ngaba. CopyrightCNC
Vue d’ensemble des participants à l’atelier de la stratégie Nationale de l’autorité de l’État. Credit : Éric Ngaba. CopyrightCNC

 

Bangui 7 septembre 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

Dans le souci de rétablir pleinement l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national suite à la déliquescence des services publics, le gouvernement centrafricain a initié une stratégie nationale de restauration de l’autorité de l’Etat. Cette stratégie nationale fait l’objet d’un atelier organisé du 6 au 8 septembre 2017, au Palais de la CEMAC à Bangui. Soutenu par la Minusca et le PNUD, l’atelier vise à examiner et valider le plan national de la restauration de l’autorité de l’Etat.

 

« Instaurer progressivement la sécurité sur toute l’étendue du territoire pour restaurer l’autorité de l’Etat », c’est un aspect indispensable pour entamer préalablement le processus de la restauration de l’autorité de l’Etat en Centrafrique, pays meurtri par des conflits armés.

 

Placé sous le haut patronage du chef du gouvernement Simplice Mathieu Sarandji, l’atelier dont la cérémonie d’ouverture a eu lieu ce mercredi, permettra à l’ensemble des acteurs civils, militaires, police administratifs, financiers et des acteurs institutionnels centrafricains de s’approprier de la une stratégie nationale de restauration de l’autorité de l’Etat.

 

Dans son discours à la cérémonie d’ouverture de l’atelier, le premier ministre a déclaré que la mise en place de la stratégie nationale de restauration de l’autorité de l’Etat est d’abord la volonté du gouvernement de répondre aux préoccupations des populations dans le cadre de la vision du chef de l’Etat qui exige du gouvernement, la mission de bâtir un Etat de droit et de cohésion sociale où les populations sont protégées par un système de défense et de sécurité efficaces.

 

«La Restauration de l’autorité de l’Etat demeure une exigence qui conditionne le développement de la RCA et partant de la réconciliation des populations avec leurs dirigeants. Notre pays a connu depuis plusieurs décennies, des crises politico-militaires caractérisées par la méfiance, la défiance, la carence, la crise de confiance, le non-respect des engagements et surtout la disparité socioéconomique de nos régions et l’adoption de la violence comme moyen de revendication. La Centrafrique doit se relever grâce à la détermination de ses fils et de ses filles qui ont compris la nécessité de vivre dans la paix et dans la cohésion sociale. Il est du devoir du gouvernement de rapprocher l’administration de la population », a déclaré le chef du gouvernement Simplice Mathieu Sarandji.

 

Durant les trois jours d’expositions et de débats, six thématiques vont être abordés. Il s’agit notamment de la présentation globale de la stratégie nationale de la restauration de l’autorité de l’Etat, de l’instauration progressive de la sécurité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire, de la redéfinition du rôle des services publics, de l’opérationnalisation de la décentralisation politique et organisationnelle, de la promotion du développement local intégré, et de la mise en œuvre de ladite stratégie.

 

Prenant la parole en premier lieu, le Représentant Spéciale du Secrétaire général de l’ONU et chef de la Minusca, Parfait Ananga Onyanga, a estimé qu’il faut améliorer la gouvernance locale à travers le renforcement de la décentralisation des services de l’Etat et le développement à la base.

 

« L’appui à la restauration de l’autorité de l’Etat fait partie des principales missions des Nations unies en République Centrafricaine. Seul un Etat juste peut servir de socle à l’unité nationale et à la réconciliation. Le défis est immense, le chemin est long et complexe. Ensemble, gouvernement, institutions républicaines, société civile, et partenaires au développement, nous réussissons », a fait savoir le Chef de la Minusca Parfait Onanga Anyanga.

La question que l’on peut se poser est celle de savoir comment peut-on instaurer progressivement la sécurité sur toute l’étendue du territoire pour restaurer l’autorité de l’Etat puisqu’il n’y a visiblement pas de forces efficaces pour faire régner l’ordre et la loi ? Le gouvernement et la Minusca sont mieux placés pour répondre à cette préoccupation afin de restaurer la confiance au sein de la population éprise de paix et de justice.

 

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : Réunion du comité de pilotage du Cadre Intégré Renforcé CIR-RCA

0

Centrafrique : Réunion du comité de pilotage du Cadre Intégré Renforcé CIR-RCA

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2750.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Ministre du commerce Côme Hassan.
Le Ministre du commerce Côme Hassan.

 

 

Bangui, le 07 sept.-17

Par :CNC.

 

Allocution du ministre du commerce et de l’industrie

 

 

-Distingué personnalités

C’est un réel plaisir pour nous de vous retrouver aujourd’hui dans le cadre de notre projet Cadre Intégré Renforcé (CIR), après plusieurs années d’inactivité.

Pour cela, je voudrais tout d’abord souhaiter au nom du gouvernement que dirige son Excellence Simplice Mathieu Sarandji, premier ministre Chef du Gouvernement sous la plus haute impulsion de son excellence le Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat, la bienvenu en terre centrafricaine, à la mission du Cadre Intégré Renforcé composée, notamment de nos sœurs Barbara Rippel et Luisa BERNAL et de nos frère Bonaventure TRAORE qui nous a manqué pendant un moment.

Mesdames et Messieurs,

Comme vous le savez, le Cadre Intégré Renforcé est un programme de renforcement des capacités commerciales mise en place par plusieurs institutions internationales pour aider les pays les moins avancés, dont la RCA, à utiliser le commerce comme outil de croissance économique et de réduction de la pauvreté. Le programme a but de développer les capacités institutionnelles nécessaires à la formulation et à la mise en œuvre de politique commerciales et à l’intégration des priorités du commerce dans les stratégies nationales de développement.

En République Centrafricaine, le programme a commencé avec une phase pilote de 2008 à 2009, suivi de l’étape du Cadre Intégré Renforcé à partir de 2010 pour une durée de trois ans. Au cours de cette période, certes plusieurs activités ont été réalisées dont, entre autres :

-L’intégration des priorités commerciales dans le document de stratégie de réduction de pauvreté de 2éme génération (DSRP2) ;

-La formation des cadres de l’administration publique et des opérateurs économiques ;

-L’élaboration des documents de projets ;

-L’organisation des études

Mais, le déclenchement d la crise au début de l’année 2013 a rendu difficile la poursuite d’autres activités prévues ; .et surtout avec le braquage des véhicules du projet par des hommes armés. Toutes ces situations avaient amené le conseil d’administration à décider la suspension des activités du projet.

Malgré le contexte difficile de l’époque, les partenaires ont continué à soutenir le Cadre Intégré Renforcé de la RCA. Ce qui lui a permis d’organiser successivement l’audit financier, l’évaluation à mi-parcours du projet et de soumettre une proposition de projet de catégorie1, phase 2.

C’est aussi grâce au soutien du Secrétariat Exécutif, du PNUD-Genève et du gestionnaire du Fond d’Affectation Spéciale (GFAS) que le conseil d’administration a accédé à la demande de la reprise des activités du projet formulée par la RCA.

A cet égard, je tiens à témoigner toute la gratitude du Gouvernement de la RCA à l’endroit du Directeur du Secrétariat Exécutif avec toute son équipe, ainsi qu’au Gestionnaire du Fond d’Affectation Spéciale et tous ses collaborateurs pour leur appui constant à notre pays.

Au regard des résultats encourageants enregistrés par le passé et l’espoir suscité auprès des acteurs du secteur privé, le gouvernement de son côté accorde un grand intérêt au programme CIR. Aussi pour pérenniser ces acquis l’unité de gestion du projet a été intégrée depuis 2013 dans les structures techniques du Ministère. Il y a un mois encore, le gouvernement vient d’adopter un décret érigeant l’Unité en un organisme permanent, placé la sous-tutelle du Ministère du Commerce et de l’Industrie, pour renforcer la durabilité du programme. Par ailleurs, dans le contexte actuel du relèvement économique et de consolidation de la paix en RCA, le Gouvernement se réjouit de la reprise des activités du CIR qui contribuera énormément à la mise en œuvre de ses priorités en matière d’amélioration du climat des affaires et de développement du secteur privé.

Dans cette optique, nous nous engageons à corriger les faiblesses et insuffisance constatées par le passé et à créer d’une gestion plus responsable du projet, afin les objectifs qui lui sont assignés soient pleinement atteints.

Je vous remercie.

 

 

Centrafrique : Lancement effectif du DDR-Pilote avec 80 ex-combattants démobilisés

0

Centrafrique : Lancement effectif du DDR-Pilote avec 80 ex-combattants démobilisés

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2735.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>DDRR pilote
DDRR pilote

 

Bangui, le 6 septembre 2017j.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Cinq jours après le lancement officiel du projet pilote de Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) des ex-combattants par le président Touadéra le 30 août dernier, deux des 14 groupes armés adhérents au processus DDRR ont déposé, ce mardi 5 septembre 2017, les armes. Il s’agit d’une des factions dissidentes de l’ex-coalition Séléka, notamment la Séléka-Rénovée et les Anti-Balaka. Conformément au principe du DDRR-pilote, chaque groupe a présenté 40 combattants qui ont solennellement remis leurs armes aux autorités en charge du DDRR en présence des responsables de la Minusca.

Le colonel Noël Sélesson, Conseiller en matière de DDRR à la présidence de la République décrit les aspects techniques de la cérémonie : « Le ex-combattants ici présents ont présenté des armes de guerre en état de fonctionnement parmi lesquelles on note les kalachnikov, les AK 47, les Masse-36… Ce sont effectivement des fusils en bonne état.»

L’opération se poursuivra sur sept autres sites identifiés en province en commun-accord avec les groupes armés, notamment Paoua, Bouar, Koui, Kaga Bandoro, Bambari, Bria et Birao. A terme, l’opération implique 13 groupes armés sur 14, le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) de Nourrédine Adam n’ayant pas envoyé la liste de ses 40 combattants éligibles au dit projet pilote au Comité consultatif et de suivi du DDRR.

Une fois, le tour des huit sites effectué, 140 combattants rejoindront le Camp Kassaï à Bangui pour une formation militaire avant leur incorporation dans les Forces armées centrafricaines (FACA) tandis que 280 autres seront orientés vers la réintégration socio-économique à l’échelle de leur communauté d’origine. Le colonel Sélesson en donne quelques précisions : « L’objectif de cette première opération est de nous mettre rapidement dans de bonnes conditions pour aborder le programme véritable du DDR d’ici mi-novembre 2017. Les intégrables dans les Forces armées centrafricaines seront casernés au Camp de formation de Kassaï, alors que les candidats à l’intégration communautaire ont déjà commencé ».

Pour Ferdinand Ndjerayouma, de la Séléka-Rénovée l’un des combattants désarmés, il y a un temps pour la guerre et un temps pour faire la paix : « Nous sommes là pour le désarmement comme l’a toujours clamé haut et fort notre Président Général Mohamed Moussa Dhaffane. Le temps de la guerre est terminé, tout le monde doit faire l’effort pour ramener la paix, afin de permettre au peuple centrafricain de vaquer librement à ses occupations  ».

Notons que le DDRR-pilote est la phase expérimentale du DDRR proprement dit. Il concerne 40 combattants par groupe armé. Sur les 40 combattants, 20 intègreront les FACA et 20 autres feront l’objet d’une réinsertion sociale. Le DDRR-pilote est prévu pour prendre fin à la mi-novembre 2017.

Centrafrique : la mafia au sein des FACA, le dernier contrôle physique des militaire fait couler beaucoup d’encre.

0

Centrafrique : la mafia au sein des FACA, le dernier contrôle physique des militaire fait couler beaucoup d’encre. 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2580.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats des Forces Armées Centrafricaines
Les soldats des Forces Armées Centrafricaines

 

Bangui, 6 septembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

Les dernières opérations de contrôle physique des éléments de défense et de sécurité effectuées entre mai et juillet 2017, par l’Inspection générale des finances (IGF) ont fait des mécontents dans les rangs des militaires et gendarmes. La cause est toute simple : beaucoup sont ceux des hommes de tenue qui ont vu leurs indemnités brutalement coupées, et la tension monte de cran en cran. Le Ministre des Finances et du budget, Henri Marie Dondra justifie ces opérations par le souci du gouvernement de redresser l’équilibre financier et de promouvoir la justice et de l’équité.

Depuis peu, la tension monte au sein des forces et de défense et de sécurité. Militaires et gendarmes boudent les conclusions des dernières opérations du contrôle physique des éléments de défense et de sécurité sur le fichier de solde. Ce mécontentement s’explique par le fait que du jour au lendemain, beaucoup d’officiers en activité ont vu leurs indemnités coupées suite à ce travail exécuté par l’Inspection générale des finances. Et, surtout en milieu militaire, l’on comprend combien la réaction est très inquiétante pour la stabilité du pays.

D’autres analystes poussent loin la réflexion pour dire qu’il s’agit d’une action visant à la déstabilisation du régime en place. Car, en créant cette frustration en milieu des hommes en tenue, ce serait, pour l’IGF, une manière de les pousser à l’insurrection et donc à une mutinerie. Ce qui déboucherait sur un embrasement sécuritaire dans un contexte où le pays reste encore dans le coma sécuritaire.

Evidemment, pour faire tomber un régime comme le craignent beaucoup de gens, l’on n’a pas seulement besoin d’utiliser des armes, mais d’autres stratégies comme l’asphyxie du peuple, les soulèvements populaires, et autres sont autant de leviers sur lesquels l’on peut cogner un pouvoir.

Rien de plus inquiétant !

Après tout, le Ministre Dondra des Finances, initiateur de cette opération de contrôle physique diligenté par l’IGF rassure que rien d’inquiétant n’est derrière ces opérations. Moins encore une option de déstabilisation du pouvoir en place. D’ailleurs, à l’occasion de la clôture officielle de cette mission de contrôle physique des éléments de défense et de sécurité, le Membre du gouvernement a réitéré la confiance du Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera et celle du Premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji en l’action en question.

Le Ministre Dondra endosse entièrement la responsabilité du travail abattu par l’IGF. Pour témoigner son soutien, il s’est déplacé personnellement à la Direction générale de l’ONI où s’effectuaient ces opérations de contrôle pour mesurer l’ampleur des travaux.

« J’étais agréablement impressionné par l’implémentation des informations sur chaque élément contrôlé dans le fichier de solde », a-t-il souligné. Il s’agit d’un travail dont le résultat est très attendu par le gouvernement et les partenaires techniques et financiers qui appuient dans le domaine du redressement des finances publiques.

Notons au passage que ces opérations ont été très profitables pour le Ministère de la Défense nationale, car à mi-parcours des opérations de contrôle, le Ministre Joseph Yakété de la Défense accompagné de son homologue des Finances se sont rendus à l’ONI. Sur place, le Ministre de la Défense s’est rendu compte que ce contrôle a permis à son Département de retrouver dans les rangs beaucoup d’éléments perdus de vue par l’instance supérieures des Armées.

Flash sur les irrégularités dénichées

Les opérations de contrôle physique des éléments des forces de défense et de sécurité ont débouché sur d’importantes irrégularités. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, le toilettage du fichier de solde a permis de couper des indemnités indument perçues par certains militaires d’une part, et de rétablir certains militaires dans leurs droits d’autre part.

Les cas d’irrégularités concernent :

  • La mauvaise application des textes de nomination qui continuent d’être utilisés alors que d’autres les ont expressément abrogés ;
  • Les cas de falsification des actes de naissance et des diplômes ;

  • Les Fausses Décisions d’homologation ;

  • Des radiés des rangs de l’Armée qui ont falsifié une décision de reprise ;

  • Des éléments qui se sont faits contrôlés au nom de leurs frères d’arme décédés ;

  • Des Officiers qui bénéficient à la fois de logement de fonction et d’indemnités de logement ; des fonctions qui ne correspondent pas à celles contenues dans le texte organique du Ministère de la Défense sont prises en charge;

  • De la perception des primes spéciales par les anciens Aides de Camps alors qu’ils ont été remplacés depuis plusieurs années;

  • D’un nombre pléthorique d’aides de camps et éléments de sécurité alors que, dans les faits, ceux-ci ne doivent pas être aussi nombreux ;

  • Des militaires admis à faire valoir leur droit à la retraite et repris pour nécessité de service qui perçoivent à la fois leur solde et leur pension ;

  • De certaines Décisions d’inscription au tableau d’avancement prises en compte dans le traitement de la solde alors que les Décisions de nomination proprement dite n’ont pas encore été prises.

En conclusion, ces irrégularités ont profité à 532 éléments dont 388 militaires et 144 gendarmes.

« Pour ces motifs et en ma qualité de Ministre en charge des finances, je suis en droit de considérer cela comme une indélicatesse dès lors qu’il s’agit de manquements graves perpétrés au sein d’une Armée nationale », a fait savoir le Ministre Henri Marie Dondra.

Les cas de rétablissement visent :

  • Des cas de certains militaires qui ont été déclarés à tort décédés alors qu’ils sont encore présents dans les corps :
  • De cas d’un nombre important de militaires et gendarmes qui ne sont pas payés conformément à leur grade et échelon, alors qu’ils doivent en bénéficier;

  • De cas de non prise en compte des grades des gendarmes qui ont été promus par Décision du Ministre de la sécurité publique. Les éléments rétablis dans leur droit sont au nombre de 5,183 dont 3,944 militaires et 1.230 gendarmes.

  • Somme toute, le peuple centrafricain n’a plus besoin d’un embrasement sécuritaire supplémentaire. D’où nécessité d’anticiper sur la colère des militaires mécontents dans cette affaire de contrôle pour éviter le pire.

    Copyright@CNC2017

     

    Centrafrique : tension au sein de la gendarmérie, Les gendarmes mécontents dénoncent les mauvaises pratiques de leur DG dans une lettre ouverte

    0

    Centrafrique : tension au sein de la gendarmérie, Les gendarmes mécontents  dénoncent les mauvaises pratiques de leur  DG dans une lettre ouverte

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2741.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les gendarmes Centrafricains

     

    LETTRE OUVERTE

     

    À l’Attention du Directeur Général de la Gendarmerie Nationale

    Monsieur le Directeur Général,

    Nous les gendarmes (officiers et sous-officiers) sommes déçus de vos justifications gauchement prononcées lors du grand rapport du samedi 02 septembre 17, grand rapport que vous avez perdu de vue depuis (7) mois, y compris les funérailles de vos frères d’Armes.

    Vous prenez les gendarmes des enfants ? Ces anciens qui sont en face de vous à la place d’arme que vous maltraitez et qui n’ont pas de diplômes comme vous, ont construit cette gendarmerie avant que vous veniez la détruire. Qui ne sait pas ? Une simulacre de commission d’élaboration du TA que vous avez mis en place pour cacher ce que vous allez ensuite faire a fait le travail et déposé à votre cabinet. Pourquoi vous vous êtes retrouvés à deux avec le (Chef d’escadron) Maguenzi, vos agents de renseignement (lieutenant) Dari Lambas et l’Adjudant-Chef Gracia pour nettoyer et gâcher la vie et la carrière des gendarmes ?

    Quand vous vous enfermez dans votre bureau à la longueur de la journée, et que vous coupez le contact et avec les officiers et les gendarmes, c’est normal que vous avez fait cette bêtise qui met dangereusement la vie et la carrière de vos frères d’armes en jeu ; vous n’êtes pas dans leur peau pour sentir le choc qu’ils ont eu ; c’est vraiment regrettable. Vous ne lisez pas les textes ? U directeur général qui, maladroitement affirme devant tous les gendarmes qu’il a été surpris de voir que certains officiers, gradés et gendarmes qui devraient en principe y figurés n’y sont pas ? Un directeur général qui dit ça ? Comment demander Nambogona ? Ndoutifio qui a souffert pendant les durs événements à garder la caserne avec les quelques gendarmes du camp, alors que vous et Maguenzi prenaient la poudre d’escampette aux moindres coups de feu pour vous réfugier à Mpoko et au fin fond de la ville ? C’est la récompense ?

    Quand Gbangouma a attaqué la caserne pour vous tuer et les gendarmes, vous les récompensez ?

    Le commandant Fioboy qui est en disponibilité est promu. Voici ce que dit l’ordonnance n° 85.033 du 20 septembre 1985 en son article 23 alinéa 4 : « … Le temps passé en disponibilité ne compte pas pour l’avancement et le droit au commandement… ». Et il habite toujours la caserne : quelle faiblesse !

    Pourquoi bloquer ceux qui devraient avancer et avancer ceux qui n’ont pas en en droit ? L’article 7 du décret n°85.431 du 12 décembre 1985 dit : «  Le travail d’avancement est établi par corps ou service… Le TA sur le quel est reporté en tête de liste et dans l’ordre chronologique, le reliquat du TA de l’année précédente… ».

    (Le lieutenant) Baipo n’a pas refusé de reprendre son poste à Bozoum ? Il a été sanctionné ? A contraire. Vraiment vous ne verrez plus le paradis. Vous serrez

    En enfer. Il est temps que le haut commandement choisisse un officier des FACA ou un magistrat pour redresser la gendarmerie et effacer tous ces règlements de compte entre officiers qui sont répercutés au niveau des gendarmes innocents.

    Le (commandant) chef B1 Manguenzi qui avait refusé d’exécuter un service à Bambari est promu. C’est normal ? Vous serrez en enfer monsieur le directeur général.

    Madounga es promu parce qu’il est votre dauphin, celui avec qui vous bouffez les fonds des sociétés versés à la gendarmerie. Fond qui ne sont destinés à réhabiliter la caserne, ne fut ce qu’acheter une ampoule pour la guérite.

    Gbaboua qui est jeune dans le grade est promu parce que vous sortiez avec sa petite sœur.

    Emboutou qui est jeune dans le grade est promu parce que vous sortez avec sa petite sœur qui est au cabinet.

    Darilambas est promu parce qu’il est votre agent de renseignement avec l’AC Gracia.

    Yatilamandji qui est jeune dans le grade est promu parce qu’il vous a acheté. Pour ne citer que ces cas …

    Comment expliquez-vous qu’un gradé totalise huit (08) ans dans un même grade ? Comment expliquez-vous que celui qui n’a fait que trois (03) ans soit promu ?

    Ne faites pas aux autres ce que vous ne voulez pas qu’on vous fasse. Quand vous quitterez ce poste, amener Darilambas et Gracia avec vous car eux et vous payerez le mal que vous êtes en train de faire subir aux gendarmes. Vous payerez, soyez en sûr !

    L’article 13 de l’ordonnance 85.033 du 20 septembre dit : «  dans l’exercice de l’autorité, le chef respecte ses subordonnés, récompense les mérites et sanctionne les fautes… ».

    Quelque part il est dit que la durée pour passer au grade supérieur est de trois (03) ans si le militaire n’est pas puni. Vous avez observé ? La récompense intervient après un travail bien fait et apprécié ; elle ne vient pas pour l’avenir. Même si les militaires doit partir à la retraite, il peut récompenser ou encouragé pour le travail qu’il a déjà accompli… On ne peut pas le bloquer alors qu’il continue de travailler. Mieux vaut qu’il reste à la maison et attendre sa retraite. Ça sera certainement le cas ; ne vous étonnez pas.

    Attendez-vous à une action collective au tribunal administratif concernant ce dossier de tes frères d’armes qui pleurent et qui souffrent avec leurs familles. Vos trois passages ne vous ont pas donné des leçons ? C’est regrettable. Heureusement vous ne pouvez pas lire dans les yeux et dans les cœurs d ceux-ci. Vous n’avez aucune place. Même si vous mourrez aujourd’hui, il n’aura que vos parents à coté de votre cercueil. Faites votre prière….

    Les gendarmes se demandent pourquoi tous les officiers qui se sont succédé après le général Ndjadder n’ont pas tenu le coup ?

    Monsieur le chef de l’Etat, faites quelque chose pour redresser la Gendarmerie. Les gendarmes pleurent, ce qui aura des répercussions dans l’exécution du service.

    Copie :

    • Présidence
    • Ministère de la défense
    • Ministère de la sécurité
    • Presse écrite
    • Tous gendarmes

     

     

     

    Centrafrique : le collectif “Touche pas à ma constitution” menace de poursuivre le gouvernement devant la Justice internationale.

    0

    Centrafrique : le collectif “Touche pas à ma constitution” menace de poursuivre le gouvernement devant la Justice internationale.

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2738.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le bandeau du collectif Touche pas à ma constitution

     

     

    Communique de Presse N°003/2017

     

     

    Constatons le laxisme du gouvernement centrafricain « pour non assistance à une population en danger », le Collectif« Touche pas à ma Constitution », Organisation de la Société Civile, défenseur des droits de l’homme et des valeurs constitutionnelles, rend le gouvernent responsable et complice des massacres de la population civile. Pour ce fait, le Collectif, compte saisir les institutions judiciaires internationales et nationales pour un procès contre le gouvernement.

    Considérant que la constitution du 30 mars 2016 proclame ce qui suit :

    La personne humaine est sacrée et inviolable. Tous les agents de la puissance publique, toute organisation, ont l’obligation absolue de la respecter et de la protéger. La République reconnaît l’existence des Droits de l’Homme comme base de toute communauté humaine, de la paix et de la justice dans le monde.

    La République proclame le respect et la garantie intangible au développement de la personnalité. Chacun a droit au libre épanouissement de sa personnalité pourvu qu’il ne viole le droit d’autrui, ni n’enfreigne l’ordre constitutionnel Chacun a droit à la vie et à l’intégrité corporelle. Il ne peut être porté atteinte à ces droits qu’en application d’une loi. Nul ne sera soumis ni à la torture, ni au viol, ni à des sévices ou traitements cruels, inhumains, dégradants ou humiliants. Nul ne peut être arbitrairement arrêté ou détenu.

    Il en résulte que depuis, le retour à la légalité constitutionnelle, la population civile est victime des véritables massacres et des atrocités sans à ce que le gouvernent puisse prendre des mesures nécessaires et sécuritaires pour pallier à cette situation inquiétante.

    Constatons le laxisme du gouvernement et le non assistance à une population en danger, le Collectif« Touche pas à ma Constitution », Organisation de la Société Civile rend le gouvernent centrafricain responsable et complice des massacres de la population civile. Pour ce fait, le Collectif, compte saisir les institutions judicaires internationales et nationales pour un procès contre le gouvernement.

    Enfin, le Collectif demande à la Communauté internationale de réagir le plus vite par des actions concrètes pour éviter, la situation génocidaire en République Centrafricaine et présente toute sa compassion aux victimes de ces actes barbares.

    Fait à Paris, le 05.09. 2017

    Le Coordonnateur Général

    Godfroy-Luther GONDJE-DJANAYANG.

    Ampliations :

    Le Secrétaire Général des Nations unies,

    L’Elysée, Chef de l’Etat Français,

    Le Chef d’Etat des USA,

    Le Président en exercice de la CEEAC,

    A la Fédération internationale des Droits de l’Homme,

    La Presse pour large publication.

     

    CENTRAFRIQUE : RéACTION DU MINISTRE DES FINANCES SUITE A DES RUMEURS CONCERNANT LE PAIEMENT IMMINENT DES ARRIÉRÉS DE SALAIRES DES REGIMES PRÉCÉDENTS

    0

    CENTRAFRIQUE : RéACTION DU MINISTRE DES FINANCES SUITE A DES RUMEURS CONCERNANT LE PAIEMENT IMMINENT DES ARRIÉRÉS DE SALAIRES DES REGIMES PRÉCÉDENTS

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2726.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Ministre des finances Henri Marie DONDRA
    Le Ministre des finances Henri Marie DONDRA

     

    Bangui, le 05 septembre 17

    Par : Ministère des finances avec CNC.

     

    Interviewé par son service de communication suite à des rumeurs qui circulent dans la ville de Bangui concernant le paiement imminent des arriérés de salaires des régimes précédents, le ministre Henri-Marie Dondra répond en ces termes :

    « Ecoutez, il y a une folle rumeur qui circule aujourd’hui dans la ville de Bangui que nous allons payer les salaires des régimes passés. La vérité est que nous sommes en train de faire d’abord le point des dettes des régimes précédents et les salaires en font partie. Nous avons d’abord commencé un travail au niveau de la direction de la dette. Ce travail consiste à identifier un fonctionnaire et agent de l’Etat par rapport à son matricule parce qu’un fonctionnaire ou agent de l’Etat pouvait avoir deux, trois ou quatre matricules. Nous sommes en train de faire un audit de ces arriérés sociaux, mais pour arriver à cela (le paiement des arriérés de salaires des régimes précédents qui est aussi le souci du chef de l’Etat qui voudrait à ce que nous arrivions à payer les dettes intérieures), nous avons besoin de nos partenaires techniques et financiers qui nous imposent des conditions. Il faut arriver à auditer ces dettes intérieures et voir si elles sont réelles pour pouvoir aller vers les tables de négociation, si Dieu le veut, mobiliser les ressources par rapport à cela. Mais dans l’immédiat nous ne sommes pas dans cette phase-là. Nous sommes plutôt dans la phase d’audit des arriérés sociaux. Et avec la grâce de Dieu nous en débattrons avec nos partenaires».

    Retenons que ces arriérés de salaires datent de l’époque des anciens présidents de Centrafrique notamment André KOLINGBA, Ange Félix PATASSE et Michel Djotodia. L’Etat actuel est en train de faire l’audit de ces dettes intérieures et si Dieu le veut, comme l’a précisé le ministre des finances, le gouvernement se battrait pour aller vers les tables de négociations en vue de mobiliser les fonds par rapport à cela. Faisons donc attention aux informations non officielles.

     

    Source : service de communication

    Centrafrique : Vient de naître le 15ème groupe armée, le ‘’RDR’’

    0

    Centrafrique : Vient de naître le 15ème groupe armée, le ‘’RDR’’

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2718.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens Anti-Balaka de Bambari.
    Les miliciens Anti-Balaka de Bambari.

     

    Bangui, le 5 septembre 2017.

    Par : Fred Krock, CNC.

     

    La naissance du Rassemblement des républicains (RDR) est justifiée par ses dirigeants par la dégradation continue de la situation sécuritaire en République centrafricaine en général et dans la Ouaka. En effet, les Anti-Balaka sous commandement de Gaétan Boadé, se sont réunis en Assemblée générale à Ippy le 25 août 2017 pour créer le RDR.

    Il s’agit sans nul doute d’un groupe armé, le 15ème en République centrafricaine. RDR est la résultante d’un divorce consommé entre Anti-Balaka et FPRC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique) de Abdoulaye Hissein. Avec cette faction de la Séléka, les Anti-balaka avaient tissé une alliance avec pour objectif de combattre l’UPC (Union pour la paix en Centrafrique) de Ali Darass. Selon M. Junior Kenguemba, Porte-parole dudit mouvement, le contexte s’y prêtait, car il fallait arrêter le massacre des populations. A cette époque, l’UPC avait fait un charnier où elle y a enfoui 220 corps à Bakala. La situation était grave et face aux limites de la Minusca, « nous nous étions vus dans l’obligation de conclure cette alliance. C’est ainsi que nous avons chassé l’UPC de Bakala puis de Ndassima ».

    1. Junior Kenguemba a poursuivi que chemin faisant, « nous nous sommes rendus compte que nos alliés du FPRC visaient un double objectif qui ne cadre pas avec notre élan de résistance patriotique et de libération de notre peuple pris en otage. Le FPRC a, dans son agenda, l’ambition ultime de déstabiliser le pouvoir de Bangui. Si ce n’est pas le coup de force militaire, c’est la partition du pays. Raison pour laquelle nous avons décidé de rompre cette alliance ».

    A en croire le Porte-parole, la raison d’être du RDR est avant tout patriotique. Il vise deux objectifs essentiels : Le premier objectif, c’est de dialoguer avec le gouvernement en vue du retour effectif de la paix et de la stabilité dans le pays. Le second objectif est de combattre tous ces étrangers qui tuent les centrafricains et pillent les ressources.

    Parlant de leur organisation, M. Junior Kenguemba, a fait savoir que cet aspect sera examiné lors d’une prochaine assemblée générale. Pour l’instant, les éléments s’en tiennent à l’état-major militaire confié à leur chef Gaétan Boadé.

    Quant à leurs probables soutiens, le porte-parole réagit : « Non ! Non ! Non ! Et non ! Nous n’avons le soutien de personne… » a-t-il dit avant d’ajouter qu’ils comptent parmi eux une vingtaine de milliers de combattants. Mais, le Porte-parole est réservé quant il a parlé du processus DDRR. « Pour l’instant, aucune démarche n’est encore entreprise auprès du gouvernement. Mais, savez-vous ? Le DDRR est une chose, le contour en est une autre. Il y a beaucoup de choses qui ne se disent pas autour de ce processus. Le DDRR devra se conduire avec tact et subtilité afin d’éviter que d’autres réalités nous surprennent. Nous, nous sommes fils de ce pays et nous parlons de notre pays. Il n’y a pas de raison que notre pierre, modeste soit-elle pour l’œuvre de la reconstruction nationale puisse être négligée. C’est pourquoi, nous demandons au gouvernement de daigner nous écouter. Le RDR marque toute sa disponibilité à dialoguer et à œuvrer pour la paix ».

    Si jamais, les autorités décident de prendre en compte ce groupe armé, la RCA en comptera quinze.

     

    Copyright2017CNC.

    Centrafrique : Retour à la stabilité à Boda grâce au déploiement des forces de sécurité intérieures

    0

    Centrafrique : Retour à la stabilité à Boda grâce au déploiement des forces de sécurité intérieures

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2721.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ville de Boda en Republique Centrafricaine.
    Ville de Boda en Republique Centrafricaine.

     

    Bangui, le 5 août 2017.

    Par : Fred Krock, CNC.

     

    La ville de Boda a retrouvé sa totale quiétude d’avant la crise. Alors que depuis près de trois mois, aucune force internationale n’est opérationnelle sur-place. La population salue le fait que seules les forces de sécurité intérieures (Gendarmerie et Police) quand bien même limitées en moyens et en hommes, ont réussi à stabiliser la ville et permettre que Boda devienne le « symbole de la cohésion sociale », comme l’a remarqué le Ministre de l’Education Moukadas Noure, de passage dans la localité.

    De quoi croire encore en ceux qui estiment que la présente crise en RCA est centrafricaine et que sa solution ne pourrait qu’être centrafricaine. La ville de Boda située à 196 km à l’Ouest de Bangui a été l’une des villes les plus touchées par la dernière crise, surtout par sa connotation intercommunautaire. Musulmans et Chrétiens se sont affrontés à sang et à mort, ceci après le départ de la Séléka dans la localité.

    En effet, et selon Boniface Katta, Maire de Boda, jusqu’au 15 septembre 2014, Boda a enregistré plus de 7000 déplacés ; 1283 maisons détruites ; 158 personnes tuées dans la crise intercommunautaire. Le tissu social est complètement en lambeau. Le clou de cette situation aura été que la fréquentation de l’école publique par les enfants musulmans a véritablement posé problème au moment où des efforts sont consentis pour le retour à la cohésion sociale.

    Cela n’aura que trop duré. La population, deux communautés confondues n’est plus que jamais déterminée à enterrer la hache de guerre et de se faire une paix durable.

    A ce jour, les indicateurs sont ramenés au vert. « Boda, cette ville de la préfecture de la Lobaye est devenue un symbole de cohésion sociale aujourd’hui. Sur les idéaux du Père Fondateur Barthelemy Baganda, je dis que si nous parlons de Chrétiens et Musulmans aujourd’hui, demain nous ne parlerons que de Centrafricains. Le Gouvernement ne ménage aucun effort pour rétablir la paix et la cohésion sociale dans tout le territoire de notre pays », a fait remarquer le Ministre Moukadas Noure qui, en courte visite de travail dans la localité qui a pu palper ce retour à la paix et à la cohésion sociale.

    Evidemment, le brassage de la population est visible. Les quartiers non-musulmans sont devenus fréquentables pour le musulmans et vice-versa. Ce qui a permis la reprise des activités socio-économiques dans tous les secteurs. Ali Bouba, Imam de la Mosquée centrale, Secrétaire général de la Communauté islamique de Boda  attribue cet inversement rapide de tendance par l’absence des éléments de la Minusca et leur remplacement systématique par les Forces de sécurité intérieures. « Depuis près de trois mois, il n’y a plus de force onusienne à Boda, ce sont les forces de sécurité intérieures, gendarmerie nationale et la police centrafricaine, malgré la limite de leurs moyens en matériels et en effectif, qui ont assuré la sécurité et rétablir la paix véritable à Boda. Cela a été rendu possible grâce également à la détermination des deux communautés qui ont dit non à la guerre et résolues à faire la paix », a indiqué l’homme de Dieu.

    En exemple, l’Imam cite le cas de la fête de Tabaski célébrée à Boda sous le signe de cicatrisation des plaies occasionnées par la crise intercommunautaire. En effet, les quelques dix milles musulmans de Boda habitant les quartiers Ali, Sarakporo, Clair et Kpéténé, autour de leur Imam ont partagé le repas de Tabaski avec leurs frères non musulmans de la ville, en signe du retour effectif de la cohésion sociale.

    « Comme tous les musulmans du monde entier, nous les musulmans de Boda sommes dans la grande fête de Tabaski aujourd’hui. La célébration de cette année est toute particulière parce qu’elle intervient à un moment où le vivre ensemble est redevenu une réalité à Boda après que nous ayant traversé une longue et douloureuse période de crise entre les deux communautés musulmanes et chrétiennes », a fait savoir l’Imam. Et de se faire compléter par Thierry Kobada, Membre de l’Organisation de la jeunesse de Boda qui affirme : « Nous le savons que la crise que nous avons connue est comme un vent maléfique qui a soufflé sur notre pays. A Boda, la situation a été plus grave avec un conflit opposant les deux communautés. Finalement, nous avons compris que nous étions manipulés, mais nous ne pouvons pas continuer à détruire notre propre pays. Nous avons décidé d’enterrer la hache de la guerre et créer un environnement propice pour l’avenir de nos enfants. Tout est en train d’être mise en œuvre pour que demain en arrivant à Boda, que personne ne remarque que notre belle ville a connu de crise ».

    Assim Soulé, 13 ans est élève en classe de CM2 à l’Ecole publique de Samboli. Lui-aussi note avec satisfaction le rétablissement rapide de la cohésion sociale à Boda : « Auparavant, les enfants chrétiens comme musulmans, nous fréquentons le même établissement. Mais, cela n’était pas possible pendant la période de conflit quand les enfants musulmans ne pouvaient plus circuler librement et ne pouvaient pas aller à l’école publique. Aujourd’hui, grâce au travail inlassable de cohésion sociale des autorités de notre pays et les notables musulmanes et chrétiens de Boda, je fréquente l’école publique de Samboli ».

    En somme, la marque du retour à la cohésion sociale et à la paix à Boda inspire quant à l’intervention des forces étrangères dans le pays. Le leader religieux cité ci-haut a ouvertement doigté des « manipulateurs » qui veulent que la crise de termine pas. Il justifie cela par l’heureuse coïncidence entre le départ des éléments de la MINUSCA à Boda et le rétablissement rapide de la paix. Que cette fois, la vigilance puisse présider à la clairvoyance des Centrafricains de ne plus céder à la manipulation, mais de veiller à la reconstruction post-crise en cours dans le pays.

     

    Centrafrique : communiqué de presse de PLATEFORME DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE ZONE EUROPE

    0

    Centrafrique : communiqué de presse de PLATEFORME DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE ZONE EUROPE

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2601.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra avec Charles Armel Doubane, Abdoul Karim MECKASSOUA et bien d'autres

     

    COMMUNIQUE DE PRESSE N° 004

     

     

    La PMP zone Europe condamne l’outrance et l’enflure comme levier de communication politique.

    Incontestablement les médias sociaux fournissent une chambre d’écho à certains de nos compatriotes Centrafricains à la découverte tardive d’une vocation d’activiste politique. Ils multiplient les oppositions qui n’ont rien de politique et qui s’apparentent visiblement à un activisme émotionnel orienté contre la personne même du Président de la République Faustin Archange TOUADERA au point, pour certains, de diffuser de manière irréfléchie un appel à manifester sur les réseaux sociaux consistant à demander la démission prématurée du Chef de l’Etat dans le mépris des règles élémentaires qui gouvernent les institutions démocratiques.

    Par ailleurs, la Plateforme de la Majorité Présidentielle zone Europe – PMP ZE – a globalement relevé ces derniers temps dans les publications, commentaires partagés et autres sur Facebook, soit par des écrits ou vidéos, des inappropriations et des absences d’objectivités dans la manière de rapporter des faits ainsi que dans l’emploi des qualificatifs qui excèdent les limites de la polémique politique et qui sont de nature à porter atteinte à la considération.

    Il suffit de faire un tour rapide sur les réseaux sociaux pour mesurer la violence des propos « BABA A LANGO » ou de constater la dramatisation à outrance du moindre coup de pétoire à Bangui ou encore de relever à quel point l’enflure et l’exagération sans précaution se sont constituées en levier volontiers de communication politique au service d’obscurs agendas. Sans même avoir été témoins direct des faits, certains compatriotes font du direct sur des faits qu’ils imputent prestement au Président de la République.

    Nous devons tous avoir à l’esprit que notre pays, le Centrafrique, souffre de la violence imposée par les groupes armés depuis 2013. Une violence avec violation préoccupante du droit humain et quasi-destruction de l’Etat.

    Pour affronter la situation et arrêter la dynamique de guerre, le Président de la République est en train de fournir un certain nombre d’efforts à tous les niveaux et par le dialogue afin de permettre à notre pays de reprendre attache avec le développement.

    La plateforme de la majorité présidentielle zone Europe pense qu’il serait donc temps que nos compatriotes « facebookeurs » sachent se transcender en autre chose que des commentateurs à la moindre occasion en inventant une nouvelle forme d’expression sur les réseaux sociaux tout en évitant la perversion de la politique.

     

     

    Roger ANDJALANDJI

    Coordonnateur général en charge de la communication

    Centrafrique : Education et cohésion sociale au cœur de la visite de Anne Albrectsen, PDG de Plan International à Boda

    0

    Centrafrique : Education et cohésion sociale au cœur de la visite de Anne Albrectsen, PDG de Plan International à Boda

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2710.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Visite du terrain de Madame Birgitte Albrectsen, PDG du plan international?. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.
    Visite du terrain de Madame Birgitte Albrectsen, PDG du plan international?. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

     

    Bangui, le 4 août 2017.

    Par : Fred Krock, CNC.

     

    Le 31 août, alors qu’elle était en visite de travail en République centrafricaine, la Présidente Directrice Générale de l’Ong Plan International, Mme Anne-Brigitte Albrectsen, a effectué une incursion en province, notamment dans la ville de Boda située à 196 km à l’Ouest de Bangui. C’était en compagnie du Ministre de l’Education nationale, M. Moukadas Noure. Après des séries de visites et échanges avec la population de Boda, Mme Albrectsen a appelé à plus d’investissements dans l’éducation et la formation des enfants et des jeunes.

    « Suite à tout ce que je viens de voir ici à Boda et un peu plus tôt à Bangui, je ferai mon rapport, en sorte qu’à Bangui et à travers le monde, nous puissions nous mobiliser davantage pour l’investissement accru dans l’éducation des enfants », c’est en ces termes que Mme Anne-Brigitte Albrectsen a lancé son appel en faveur de l’éducation et de la formation des enfants en Centrafrique. Ce qui a été très rapidement salué à sa juste valeur par le Ministre Moukadas Nour qui rappelle l’adage selon lequel « Si vous voulez aider quelqu’un, ce n’est pas en lui donnant à manger, mais en lui donnant une éducation et une formation », a fait savoir le Membre du gouvernement qui explique par ailleurs que c’est exactement ce que l’Ong Plan International a compris très tôt en appuyant la République centrafricaine à travers e système éducatif national, sachant pertinemment que l’école est un lieu de convergence, de cohésion et de socialisation. « Au nom du Gouvernement, je félicite Plan International pour ces importants investissements dans le domaine de l’éducation », s’est-il réjoui.

    En effet, à Boda, le tableau synoptique des écoles n’est guère reluisant. Lors de la cérémonie officielle organisée par le Sous-Bureau de Plan International que dirige M. Richard Kambou-Tigan, à l’école Samboli pour marquer ma visite de la PDG de Plan International, le Chef de secteur de l’Education de Boda, M. Denis Pounembeti-Bassam a dressé la situation : prenant l’exemple de l’Ecole Samboli seulement, il a fait savoir que l’établissement compte 1086 élèves pour 4 salles de classe avec un ratio de 274 à 300 élèves par salle. Alors que le Maire de Boda, M. Boniface Katta a noté, dans son mot de bienvenue que la Circonscription scolaire de Boda forte de 21 écoles ne compte que 11 personnels enseignants titulaires assistés des maître-parents.

    Face à cette situation qui relève primordialement de la compétence du gouvernement, le Ministre Moukadas s’est senti tout de suite interpelé. Mais, le Membre du gouvernement semble bien prendre la mesure du défi qui s’impose. « Quant aux doléances qui ont été formulées, mon cabinet est en train de travailler à cela, parce qu’on ne peut pas comprendre que Boda qui se trouve à 196 km seulement de Bangui puisse avoir ce genre de problème, en termes d’infrastructures et personnel enseignant », a indiqué le Ministre de l’Education.

    Poursuivant, il explique le fond du problème. « Je ne dirais jamais qu’il n’y a pas d’enseignants ; ils sont là, et des enseignants qualifiés. Le problème, c’est que lorsqu’ils sont affectés à leurs postes de responsabilité, ils viennent pour qu’on leur délivre les certificats de prise de service et ils repartent à Bangui pour y rester définitivement. Seulement, ils perçoivent régulièrement leur salaire à la fin du mois. Cette année, nous ne pouvons tolérer ce genre de choses. C’est à cet effet que nous avons sciemment retardé le mouvement du personnel enseignant, afin de voir d’abord clair dans la situation des enseignants qui ont été affectés à des postes de responsabilité », a-t-il martelé.

    La cohésion sociale

    L’autre volet intrinsèque de la visite de Mme Albrectsen est qu’elle vise le retour au vivre ensemble entre les communautés de Boda. Signalons au passage que jusqu’au 15 septembre 2014, Boda, une ville la plus touchée par la crise a enregistré plus de 7000 déplacés ; 1283 maisons détruites ; 158 personnes tuées dans la crise intercommunautaire. Le clou de cette situation est que la fréquentation de l’école publique par les enfants musulmans a véritablement posé problème au moment où des efforts sont consentis pour le retour à la cohésion sociale.

    Tout compte fait, après le départ des contingents de la Minusca basés à Boda et leur remplacement par les forces de sécurité intérieur, la paix et la cohésion sociale sont très vite rétablies. « Boda, cette ville de la préfecture de la Lobaye est devenue un symbole de cohésion sociale aujourd’hui. Sur les idéaux du Père Fondateur Barthelemy Baganda, je dis que si nous parlons de Chrétiens et Musulmans aujourd’hui, demain nous ne parlerons que de Centrafricains. Le Gouvernement ne ménage aucun effort pour rétablir la paix et la cohésion sociale dans tout le territoire de notre pays », a souligné le Ministre Moukadas Noure.

    Et Mme Albrectsen également s’est réjouie de palper ce retour rapide à la cohésion sociale. « Je suis très heureuse de venir à la rencontre des populations de Boda, par ce que Boda est une ville d’espoir. Cet espoir est pour la prospérité et la paix dans cette ville, mais plus largement pour la paix en République centrafricaine en général », a-t-elle dit avant d’ajouter que « Nous attendant que les enfants de Boda, c’est le vivre ensemble et en paix. J’exprime ici au passage ma joie de voir que les enfants Chrétiens et Musulmans fréquentent, à nouveau ensemble, les mêmes établissements scolaires. Il n’y a point de doute que pour l’avenir de ces enfants et de ce pays, nous devons plus que jamais investir aujourd’hui dans l’éducation ».

    La PDG a profité de l’occasion pour remercier la vaillante population de Boda pour l’appropriation et l’accompagnement des réalisations de Plan International dans cette localité sans lesquels, les résultats enregistrés par ladite Ong aujourd’hui ne seront pas effectifs.

    Notons qu’entre autres réalisation de Plan International à Boda, la PDG a eu à visite le plus grand Centre de réinsertion et de formation professionnel appelé UTEFAJEDE (Union de techniciens en faveur des jeunes désœuvrés) que dirige M. Zéphirin Grelondo. Dans ce Centre, plus d’une centaine de jeunes désœuvrés, filles comme garçons, apprennent divers petits métiers dans les domaines de mécanique-moto, menuiserie-charpenterie, pâtisserie-cafèterait-restaurant, coiffure dame et couture mixte.

    Mme Albrectsen a eu également a visite le Parlement junior mis en place par l’Ong Plan, ainsi que les Reporters Junior (jeunes journalistes de 12 à 16 ans) – ceux-là qui ont animé la conférence de presse avec la PDG qui a ponctué la visite de Boda.

    Oui ! Boda renait de ses cendres, et plus rapidement, surtout en matière de vivre ensemble. Boda est bel et bien une ville symbole de cohésion sociale.

     

    Copyright2017CNC.

    Centrafrique : Elections au Kenya la Centrafrique est aussi une belle leçon de démocratie mais qui est oubliée.

    0

    Centrafrique : Elections au Kenya  la Centrafrique est aussi une belle leçon de démocratie mais qui est oubliée.

     

    Kenya
    Kenya

     

     

    Bangui, le 04 septembre 2017

    Par : Bienvenu ANDALLA CNC,

     

    La Centrafrique, même si elle est aujourd’hui vu de tout le monde comme un pays de désordre et du chao, a toujours montré un bel exemple de démocratie électorale mais qui reste dans les oubliette. Le cas Kenyan qui est aujourd’hui sur toutes les langues, en est une autre qui doive imprégner tous les pays Africains.

    La Centrafrique étendue sur plus 623 milles Km2 et abritant un peu plus de 5 millions d’habitants est souvent caractérisé par ses récurrentes crises qui font que ses efforts de démocratie, bien que très jeunes encore sont engloutis dans les flots des crises.

    Le top était donné en 1990 par François Mitterrand, président français à l’époque qui a assujetti l’aide de la France aux pays Africains à un effort de démocratisation dans son fameux discours de La Baule lors d’un sommet France-Afrique et tout était au galop pour la survie à travers les Conférence nationales, processus d’élimination des régimes à parti unique et l’entrée dans l’ère de la démocratie.

    Dès lors et comme tout autre pays d’Afrique, la Centrafrique a organisé sa Conférence Nationale sous le général Kolingba, président d’alors qui était parvenu à prendre le pouvoir de l’Etat par le fameux coup d’Etat de 1981, qui était en réalité une passe de relai entre David Dacko et lui. De 1981 à 1985, c’était un régime militaire le CMRN (Comité Militaire de Redressement National) qui avait régné. S’en est suivi la période de parti unique le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) qui a régné avec le plébiscite d’André Kolingba à la tête du pays pour 7 ans. Ces 7 ans n’était encore pas expiré quand le discours de La Baule les ont pris de cours. Militaire de carrière, Kolingba avait la possibilité de ne pas accepter l’organisation de la Conférence Nationale Centrafricaine en 1991. Il l’a accepté et ça eu lieu, ouvrant le chemin au multipartisme, période qui a vu émergé les grands partis comme le Front Patriotique pour le Progrès de feu Abel GOUMBA, le Mouvement pour la Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) de feu Ange-Félix PATASSE, le Mouvement pour l’Evolution Social en Afrique Noir (MESAN), l’Alliance Démocratique pour le Progrès (ADP) de François PEWA, le Parti Social Démocratique (PSD) de Enoch DERA-LAKOUE, pour ne citer que ceux-là.

    Ces partis et tant d’autres ont animé la vie politique en Centrafrique jusqu’aux premières élections multipartites de 1992 qui ont été annulées et reprises en 1993 avec la victoire d’Ange-Félix-Patassé, élections organisées par un général président qui avait toute la possibilité de mobiliser les FACA à sa cause et refuser l’accès au pouvoir à PATASSE. N’est-ce pas une première en Afrique qu’un président exerçant qui organise des élections et qui les perde accepte sans échec ? C’est tomber dans les oubliettes tout comme l’annulation en 1992 des premières élections multipartites en Centrafrique.

    Nous ne sommes pas contre nos frères Kenyan dont la cours suprême a invalidé les élections présidentielles du 8 août dernier et qui fait un remue-ménage partout, mais il faut creuser pour voir s’il n’y a pas eu des efforts de ce genre quelque part. Et ce quelque part, c’est bien en Centrafrique. Comme tellement que pays est dans la zone rouge à cause de ses crises à répétition, tous ces efforts sont noyés dans le sang de son peuple que des mercenaires étrangers qui convoitent ses richesses ne cessent de verser au su et au vu de la Communauté Internationale qui ne fait pas ce qu’il faut pour arrêter ce carnage.

     

     

    Centrafrique : LES BAILLEURS NE DÉBLOQUENT-ILS QUE PARTIELLEMENT LES FONDS ?

    0

    Centrafrique : LES BAILLEURS NE DÉBLOQUENT-ILS QUE PARTIELLEMENT LES FONDS ?

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2373.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra, son Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI et son Ministre des finances Henri Marie DONDRA
    Le Président Touadéra, son Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji et son Ministre des finances Henri Marie DONDRA

     

     

    Bangui, le 4 septembre 2017.

    Par : Joseph Akouissonne, CNC.

     

    URGENCES

              Il est indéniable que le chaos persistant génère une insécurité qui ne rassure pas les donateurs. Ils peuvent craindre que leur argent ne soit investi à perte dans un pays au bord de l’abîme.

              La population, déboussolée, est en errance. Les exilés, de l’intérieur et de l’extérieur, se comptent par milliers. La jeunesse, traumatisée, voit son avenir compromis. Les hôpitaux sont devenus des mouroirs, les pathologies ne peuvent être soignées. Les routes qui drainent le pays sont, aujourdhui, des pistes impraticables. L’agriculture a été abandonnée par les paysans qui fuient les violences. Le centre-ville de Bangui, en ruine, doit être réhabilité en urgence.

              Le pays est occupé à 60% par des séditieux. Une violence indicible y règne : 30 morts en moyenne par jour. Ceux qui veulent faire croire que la situation sarrange et que la paix revient, habitent certains quartiers protégés de la capitale, ville-illusion. Dans les provinces occupées par les ex-Sélékas, c’est la terreur. On comprend, dès lors, que les bailleurs de fonds hésitent et deviennent méfiants.

              Mais voilà ! Les populations ruinées attendent, angoissées, que leur sort s’améliore. Sil faut que le chaos cesse avant de débloquer les fonds, cest comme si on demande à un malade dattendre que la fièvre tombe avant d’être soigné. Il faut injecter ces fonds, même pendant les violences. Car la population, exsangue, espère avec impatience le début du redressement du pays.

              On peut très bien débloquer les ressources promises pour les consacrer aux nombreuses urgences. Il nen manque pas. Il y a fort longtemps que Bangui-la-Coquette a perdu sa coquetterie : artères défoncées et impraticables, causes de nombreux accidents mortels, bâtiments administratifs dont lentretien laisse à sirer ou, tout simplement, en ruine. L’hôpital de l’Amitié de Bangui est, par exemple, dans un état de délabrement et de décomposition inimaginable.

             Dans les provinces, cest une calamité sans nom. Les préfectures et les sous-préfectures sont dans un état lamentable. Les mobiliers ont été dérobés par les Sélékas et leurs mercenaires. Les écoles, les hôpitaux et les dispensaires de province ne sont pas dignes dune République comme la Centrafrique.

              Ceux qui ont dirigé le pays avant ont une part de responsabilité écrasante. Jean-Bedel Bokassa été un dictateur, il a tué des innocents, mais, il faut le reconnaître, il avait un sens aigu du patriotisme. A son époque, Bangui méritait bien son surnom de Coquette. Les artères étaient entretenues et praticables. Des bâtiments administratifs étaient construits.   

              Aujourdhui, ils sont en ruine, à cause des mauvaises gouvernances successives. Lintrusion des Sélékas à Bangui a fini le saccage du pays des Bantous.

     

    DES PISTES POUR DONNER DE L’OXYGÈNE AU PAYS

              Quand la décision de débloquer des fonds a été prise à Bruxelles, un immense espoir sest levé et des hourras ont salué le surgissement de cette aubaine ! Du fond de leurs ténèbres, les Centrafricains voyaient poindre, enfin, la reconstruction de leur pays, qui allait être un facteur de stabilité. C’est dire à quel point les fonds sont attendus.

                      Malgré l’insécurité, les occidentaux bailleurs des fonds de Bruxelles nont-ils pas les moyens de surveiller militairement, avec les autorités centrafricaines, lutilisation de ces ressources dans le pays ?

              Par ailleurs, une table ronde des bailleurs de fonds, à Bangui même, est annoncée pour le mois de novembre.

              Sera-t-elle différente de celle de Bruxelles ? Des décisions plus fortes seront-elles prises ? Les besoins de développement sont tellement immenses ! La persistance des problèmes économiques majeurs crée tellement dinjustice sociale et d’instabilité.

     Si les bailleurs de fonds sont méfiants et manquent dardeur cest parce que les dirigeants  centrafricains sont perçus comme des pilleurs des caisses de l’État.  Les  auteurs de ces prévarications bénéficient souvent d’une impunité scandaleuse et choquante.

              Cette réunion, initiée par le Fond Monétaire International, permettra-t-elle enfin, que lon passe du stade des promesses à celui de leur exécution ?

     

    L’ENGAGEMENT NÉCESSAIRE DES AUTORITÉS CENTRAFRICAINES

              Le gouvernement doit impérativement sengager pour assurer un suivi et une gestion irréprochable des fonds. Il faut absolument barrer la route aux pilleurs des caisses de lEtat. On pourrait mettre en place une gestion bilatérale, confiée en même temps au gouvernement centrafricain et à des représentants de la communauté internationale.

              Les Centrafricains en ont assez des détournements daides restés impunis. Est-ce quils nattendent pas encore les résultats de laudit sur les fonds daides américains et angolais, qui auraient été tournés sous le gouvernement de la Transition ? On est à peu près certain que des auteurs de pillage des fonds de l’État sévissent toujours à Bangui sans être inquiétés – et que, malheureusement, dautres prédateurs, dépourvus de tout patriotisme, attendent avec avidité les mannes à venir. L’impunité ne doit plus être tolérée.

      

    JOSEPH AKOUISSONNE   

    (2 septembre 2017)

     

     

    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

     

     

     

     

    Centrafrique : Jean-Serge Bokassa, Joseph Yakité, Charles-Armel Doubane, Ludovic Ngaïfeï, quatre hauts responsables centrafricains en RDC pour question de sécurité transfrontalière.

    0

    Centrafrique : Jean-Serge Bokassa, Joseph Yakité, Charles-Armel Doubane, Ludovic Ngaïfeï, quatre hauts responsables centrafricains en RDC pour question de sécurité transfrontalière.

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2681.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Anti-Balaka à Bangui
    Les Anti-Balaka à Bangui

     

     

    Bangui, le 04 septembre 2017

    Par : Bertrand YEKOUA CNC,

     

    Le Soudan du sud, la RD Congo et la Centrafrique ont en commun des frontières qui s’étendent sur de longues distances. Curieusement, tous les trois sont des pays à problème à cause l’insécurité qui y règne en permanence.

    C’est la RD Congo qui accueille cette réunion tripartite que l’on peut qualifier d’une importance extrême puisqu’il s’agit de débattre de la problématique des frontières, de la sécurité et de la crise humanitaire.

    Tout le monde sait que les trois pays réunis à Kinshasa ont des frontières terrestres et fluviales très poreuses donc très fluides pour des activités subversives. Les trois pays souffrent en commun de multitudes de groupes armés qui font leur loi et c’est souvent des gens qui n’ont aucune vision politique ni objectifs clairs qui puissent permettre de cadrer leurs intentions afin d’envisager des dialogues réels qui puissent aboutir à la restauration de la sécurité.

    Ces groupes armés, dans leurs fougues et sauvages manœuvres, ne cessent de semer la désolation dans de nombreuses familles forcées à se déplacer massivement dans des camps tellement dépourvus de structures adéquates d’accueil ce qui rend leur situation très précaire et inhumaine nécessitant un appui humanitaire important mais qui n’arrive pas de la part des organisations humanitaires qui sont, elles aussi, la cible de ces groupes armés qui n’hésitent pas à les attaquer, les braquer, les piller voire même tuer leurs éléments.

    La situation sécuritaire et humanitaire actuelle de la Centrafrique exige que de telles initiatives se prennent sur le plan sous régional, régional voire international pour rechercher des voies et moyens afin de garantir la sécurité et la stabilité dans le pays. Le vœu de tout le peuple est que la réunion de Kin aboutisse à de fortes recommandations applicables systématiquement par les trois pays concernés.

    (Affaire à suivre)

    CENTRAFRIQUE : LE PRÉSIDENT TOUADERA A RÉCEPTIONNÉ LES VÉHICULES DES FACA ET DES MATÉRIELS DE GUERRE RETROCEDÉS PAR LE CAMEROUN.

    0

    CENTRAFRIQUE : LE PRÉSIDENT TOUADERA A RÉCEPTIONNÉ LES VÉHICULES DES FACA ET DES MATÉRIELS DE GUERRE RETROCEDÉS PAR LE CAMEROUN.

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2707.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Image d'illustration des matériels militaires rétrocédés par le Cameroun en Centrafrique
    Image d’illustration des matériels militaires rétrocédés par le Cameroun en Centrafrique

     

    Bangui, le 3 septembre 2017.

    Par : CNC.

     

    Au terme de plusieurs mois d’âpres négociations et de plaidoyers en faveur du retour des Forces Armées Centrafricaines (FACA),le Président Touadera a obtenu la rétrocession des véhicules militaires et des matériels de guerre saisis au Cameroun lors de la fuite du Président Bozizé en mars 2013.
    Les effets des militaires centrafricains (FACA) ont été rétrocédés par les autorités camerounaises au ministre de la Défense Joseph Yaketé le samedi dernier dans la ville frontalière de Garoua-Boulaye.
    C’est aujourd’hui à midi que le Président Touadera a réceptionné ces véhicules et les autres effets des Forces Armées Centrafricaines (FACA) en présence de l’Ambassadeur du Cameroun et du Représentant des Nations Unies au Palais de la Renaissance.

     

    CENTRAFRIQUE : LA COUR CONSTITUTIONNELLE A T-ELLE DE CUISANTS REMORDS SUITE À L’INVALIDATION DES PRÉSIDENTIELLES AU KENYA ?

    0

    CENTRAFRIQUE : LA COUR CONSTITUTIONNELLE A T-ELLE DE CUISANTS REMORDS SUITE À L’INVALIDATION DES PRÉSIDENTIELLES AU KENYA ?         

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2694.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l'article.
    Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article.

    Bangui, le 2 août 2017.

    Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

     

    Depuis la conférence de la Baule dans les années 90, un vent de démocratie a soufflé sur l’Afrique. Ce vent est suivi de conférence nationale à travers le continent. L’Afrique a ainsi pris une nouvelle dimension avec l’avènement du multipartisme et de l’alternance démocratique. Toutes les dictatures de l’époque sont alors légalisées ou encadrées dans une structure légale. On assiste avec impuissance à la main invisible de l’Occident qui dicte les conduites à tenir lors des différentes élections pour maintenir ou destituer les présidents africains au grès de leurs intérêts. Le continent africain est ainsi habitué à des mascarades d’élections avec la complicité criminelle des commissions électorales et cours suprêmes (ou Cour constitutionnelle). Toutes ces manœuvres sont placées sous la très haute bénédiction des missions internationales d’observation électorale sans oublier la fameuse communauté internationale. Le célèbre président ivoirien Laurent Gbagbo en a fait les frais et reste un cas d’école dans les annales des élections en Afrique. Les archives électorales en Afrique est en train de connaître un revirement jurisprudentiel très important car pour une première fois en Afrique une cours suprême invalide les Présidentielles alors que le President sortant était déclaré réélu par la commission électorale. Eh oui…ce n’est pas une illusion, cela c’est passé au Kenya, un pays d’Afrique australe qui avait connu un passé électoral compliqué avec des milliers de morts dans les camps des deux protagonistes. Secoué par son envie de comprendre, le citoyen lambda qui ne se prive pas de curiosité et s’interroge : Depuis quand un President proclamé élu par la commission électorale se voit son élection invalidée par la cour suprême ? Dans quelle faculté les juges de cette cours ont-ils appris le droit ? Cela servira t-il de cas d’école ou de jurisprudence de principe aux autres États africains ? Cette décision est-elle le début d’une révolution électorale en Afrique ? Dans le contexte centrafricain, quelle lecture le malheureux candidat aux dernières élections présidentielles donnera de cette décision ? Sous cette optique, que dire des rapports des missions internationales d’observation électorale ? La cour constitutionnelle centrafricaine avait-elle mesuré la portée de sa décision ? Pourquoi cette piteuse élection centrafricaine entachée d’innombrables irrégularités n’était pas annulée ? La cour constitutionnelle se rend t-elle compte de ce que nous vivons aujourd’hui avec les conséquences de leur médiocrité ? La décision rendue par la cour suprême kényane nous prouve l’indépendance progressive des institutions judiciaires dans le cadre du respect de la théorie de séparation de pouvoir édictée par Montesquieu. Cette décision confirme également la différence de culture démocratique qui existe entre les États anglo-saxons et les États francophones. Il est évident que le vieux partenaire privilégié des États francophones a commencé à se mordre les doigts devant ce riche continent qui commence à prendre progressivement conscience de son exploitation abusive. La réponse spontanée du President Rwandais à l’ attaque du President français et les mécontentements contre l’impérialisme monétaire du franc CFA en sont des illustrations. La démocratie en Afrique commence à retrouver sa vraie définition étymologique:”Le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple”. Sous certains cieux, que risquent les courageux membres de cette Cour suprême ? Ils allaient très certainement subir les représailles de tous genres et même le chien de la famille serait répréhensible. Au passage les membres de la honteuse commissions électorales doivent démissionner et même se voir traduit devant les tribunaux pour crimes et haute trahison. S’inscrivant dans la même suite logique, le President déclaré élu par la commission électorale doit se retirer de la course pour laver son affront. Il est important de rappeler que la définition du remord n’est pas loin de la culpabilité et de l’auto-accusation. Le président kényan ne regrette t-il pas des milliers de morts qu’on pouvait épargné lors de la précédente élection présidentielle qui a connu une crise post électorale très sanglante ? Nous estimons par contre que la cour suprême du Kenya n’est pas allé au bout de sa logique car elle devrait en conséquence déclarer le candidat de l’opposition gagnant suite à l’annulation des procès verbaux des bureaux de vote frauduleux et fictifs. Pour en finir et dans le souci de la transparence des futures échéances électorales en Centrafrique, nous invitons humblement les autorités centrafricaines d’envoyer les membres de la Cour constitutionnelle en stage au Kenya pour se recycler car la maxime de l’ancien président américain Obama qui disait que:”L’Afrique a besoin des institutions fortes et non des hommes forts” Se profile à l’horizon et commence à prendre son envol. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c’est moi.

     

    Paris le 01 septembre 2017

    Centrafrique : Imminence de remaniement ministériel.

    0

    Centrafrique : Imminence de remaniement ministériel.

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2616.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les membres du Gouvernement Sarandji 1
    Les membres du Gouvernement Sarandji 1

     

     

    Bangui, le 01 septembre 2017.

    Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

     

    Plusieurs fois chuchoté dans les rues de Bangui et sur les réseaux sociaux puis confirmé par le Chef de l’État dans un message à la nation le 12 août dernier, le remaniement du gouvernement Sarandji devrait être annoncé au plus tard ce week-end. A en croire aux dispositions prises par le Chef de l’État, de mener, en personne, les consultations avec les leaders des partis politiques composant sa majorité.

    D’après une source renseignée, le président Touadéra a décidé, au début de la semaine, de recevoir en consultation des leaders des partis politiques, composants ou non sa majorité, au palais de la Renaissance en vue de peaufiner avec eux, l’ossature du gouvernement. Il aurait les saisir, en amant, par écrit, aux fins de leur demander de proposer des noms de leurs cadres compétents, dignes et ministrables surtout. Ajoute cette source.

    D’après les signaux aperçus et les indices récoltés par nos équipes auprès des différents états-majors des partis politiques, ceux-ci s’attellent depuis le début de la semaine à travers plusieurs réunions en vue de designer leurs nouveaux représentants dans le nouveau gouvernement remanié en gestation.

    À en croire à leurs discussions houleuses et confidentielles, tous les ministres qui ont représenté leurs partis au gouvernement quitteront le navire pour une destination encore non révélée. Ce qui poussent certains ministres sortants à diner avec certains de leurs militants, députés, cadres de leur bureau politique, dans l’espoir de plaider leurs sorts.

    Une chose cependant sûre, le remaniement est imminent, plusieurs départements seront scindés pour donner à manger tout le monde et nul ne sait encore qui va remplacer qui.

     

    Sarandji partira ou ne partira pas ?

    Si les collaborateurs de certains ministres savent déjà d’où leurs patrons vont atterrir après leur éviction du gouvernement, ceux du Premier ministre ne le savent pas encore. Pour preuve, toutes les rumeurs sur le départ du Premier ministre sont minutieusement suivies et rapportées. Ses faits et gestes et ceux du président Touadera sont scrupuleusement scrutés puis décryptés et mis sur la place publique pour commentaires. A l’image de consultation directe que même le Chef de l’État en personne avec les leaders des partis politiques.

    « La règle dispose que le Président de la République nomme les ministres sur proposition du Premier ministre. Mais si c’est le Président de la République qui consulte pour nomination, le sort du Premier ministre peut être scellé lors de ces genres de rencontres » pense un cadre de la Primature.

    Pour certains cadres de l’UNDP contacté par CNC au sortir de leur réunion, « la rue veut son départ. Mais si le Président Touadera parle, lui, d’un remaniement du gouvernement au lieu d’un changement du gouvernement, c’est qu’il veut le maintenir ».

    À suivre……

     

     

    Copyright2017CNC.

     

    CENTRAFRIQUE : L’IMPOSSIBLE PROCESSUS DE PAIX (SIRIRI) ET RÉCONCILIATION

    0

    CENTRAFRIQUE : L’IMPOSSIBLE PROCESSUS DE PAIX (SIRIRI) ET RÉCONCILIATION

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2687.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Déplacement de la population fuyant la guerre-civile en Centrafrique

     

     

    Bangui, le 1 septembre 2017.

    Par : Joseph Akouissonne, CNC.

     

    LES FORCES DE BLOCAGES

              Les affrontements entre les Antibalakas et les Sélékas sont les principaux obstacles à la paix.

    LES ANTIBALAKAS : quoi qu’on en dise, quoi qu’on en pense, ils sont des patriotes. Ce sont eux qui se sont soulevés face aux envahisseurs de leur pays. Ils sont à l’origine d’un mouvement de résistance parfaitement légitime.

              Avant de les diaboliser, il faut se souvenir du début de l’envahissement de la capitale Bangui par les Sélékas de Michel Djotodia. François Bozizé, abandonné par la France, a dû, devant la horde des mercenaires, céder le pouvoir aux séditieux. Les Sélékas, de confession musulmane, ont alors entrepris, avec brutalité, d’islamiser de force les Banguissois et les Banguissoises. Ils se sont livrés à des massacres de chrétiens et ont profané leurs lieux de culte. Bangui s’est transformée en une cité de la peur, dont les quartiers sont devenus des coupe-gorge. La violence des Sélékas a sévi partout – et surtout au « Km5 », bastion des musulmans souvent étrangers.

              Aucune force organisée n’a surgi pour arrêter les Sélékas.

              C’est alors que des patriotes centrafricains se sont levés, pour défendre leur pays et empêcher le massacre des populations. Malheureusement, les Antibalakas n’ont pas réussi à contenir les Sélékas, qui, dans les provinces qu’ils occupent, continuent leurs exactions.

              Mais il va de soi que, si certains Antibalakas ont commis des crimes contre l’humanité, ils devront rendre des comptes devant les tribunaux le moment venu.

    LES SELEKAS : ceux qu’on appelle ainsi sont, en réalité, des mercenaires étrangers, dont des Centrafricains égarés ont sollicité les services pour conquérir le pouvoir à Bangui par la force.

              Ils sont en majorité de confession musulmane et, pour la plupart, recherchés dans leur propre pays pour divers délits. Tchadiens, Soudanais, du Nord et du Sud, Darfouriens, Nigériens, ils sont en quête d’un nouvel Eldorado. La consonance de leur patronyme arabo-musulman témoigne de leur origine. Beaucoup ne parlent ni le Sango, ni le français, les deux langues nationales de la République Centrafricaine. Si les Antibalakas ne les avaient pas évincés de Bangui et si Djotodia, leur chef, était resté au Palais de la Renaissance, Bangui et certaines régions risquaient de devenir des califats.

             Derrière les Sélékas, tapis dans l’ombre, il ne faut pas manquer de voir les monarchies pétrolières du Golfe et certains pays voisins qui participent, eux aussi, au plan de dépeçage de la RCA. La République Centrafricaine est cernée. Couper les multiples mains qui l’étranglent, seul, le peuple centrafricain pourra le faire. Car les Sélékas ne veulent pas la paix. Ils attendent une amnistie générale et l’impunité pour les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre qu’ils ont osé commettre. Quand on pense qu’ils sont même allés jusqu’à planifier un génocide ! Cest inconcevable ! Les responsables de ces crimes devront impérativement être traduits devant les tribunaux.

     

     

    LES GROUPES DAUTO-DEFENSE

              Ils se sont spontanément constitués pour résister aux peuls. En effet, dans la Kotto, la Haute-Koto et le Mbomou, la transhumance des éleveurs peuls provoquait d’importants dégâts dans les champs, parce qu’ils faisaient brouter les cultures des autochtones par leurs bovins. C’est pourquoi, excédés, les paysans ont mis en place des groupes d’auto-défense.

              Mais les peuls, de confession musulmane, ont été soutenus par les Sélékas, qui se sont livrés à de violentes représailles sur les populations. Les massacres de Bangassou, de Bambari et de Bria découlent de ces conflits.

     

     

    UNE AUTORITÉ A RÉTABLIR

              Le gouvernement doit quitter l’enclos faussement sécurisé de Bangui, pour exercer pleinement son autorité dans tout le pays. L’État doit être présent auprès des populations en souffrance. Il faut qu’il remette en route les administrations saccagées par les Sélékas dans les provinces. Il doit réactiver les concertations autour du DDRR et tout faire pour qu’elles aboutissent. L’essoufflement des négociations de paix(SIRIRI) et de  réconciliation nationale doit être compensé par de nouvelles initiatives. Étant entendu que rien ne pourra se faire sans un état fort, doté d’une armée forte, patriotique et citoyenne.  La priorité des priorités demeure la réhabilitation d’une Armée Nationale Centrafricaine, aujourd’hui en pleine déconfiture.

              Il faut obtenir la levée de l’injuste embargo, décrété par l’ONU, qui frappe la République Centrafricaine. Qui la désarme et, ainsi, la livre aux ambitions séparatistes des Sélékas. Il faut activer la formation des Nouvelles Forces Centrafricaines, dont le recrutement ne doit souffrir d’aucun tribalisme, d’aucun régionalisme, d’aucun clanisme.  

     

    POUR RAMENER LA PAIX ET LA RÉCONCILIATION

              A quand une mobilisation de la communauté internationale en Centrafrique ? Jusqu’à présent, elle n’est intervenue qu’a minima, donnant plutôt l’impression de détourner la tête quand la RCA est en feu. Sa politique ambiguë face aux ex-Sélékas, dommageable pour la paix, fait courir le risque que la crainte d’un génocide ne se transforme en sinistre réalité.

              Puisque les multiples tentatives de médiation et de réunions pour la paix n’ont pas abouti, il faut essayer d’autres pistes. Pourquoi ne pas mettre en place un Conseil de sages, composé d’une dizaine de personnes appartenant à la société civile, triées sur le volet, venues de toutes les ethnies, appartenant à toutes les confessions, exerçant toutes les professions ? Ce Conseil jouerait le rôle de médiateur auprès des belligérants et ferait tout pour amener les rebelles à la table des négociations. Puisque, pour l’instant, le gouvernement centrafricain, les forces internationales et la MINUSCA sont incapables de ramener la paix et protéger les populations en utilisant la force, c’est un dialogue sans tam-tam avec les séditieux qu’il faut privilégier.

              Le but est de leur faire comprendre qu’ils ne gagneront jamais le pouvoir et la paix les armes à la main. Il faut tout faire pour isoler les chefs rebelles. Menacer de rompre les relations diplomatiques avec les pays qui les soutiennent. Expliquer aux hommes de ces chefs rebelles qu’ils sont manipulés. Que leurs responsables ont amassé des fortunes colossales tandis qu’eux-mêmes végètent dans la misère avec des soldes ridicules, en risquant leurs vies pour des broutilles.

              Il faut accentuer les divisions déjà bien avancées au sein des ex- Sélékas.  Dénoncer les accords d’exploitation avec les sociétés étrangères qui exploitent les mines de diamant et d’or dans les provinces occupées par les rebelles et leurs mercenaires. Il faut que ces sociétés cessent de payer les ex-Sélékas pour garantir la sécurité de leurs exploitations. Car ce sont ces actions illicites qui permettent aux rebelles de s’approvisionner en armes.

               En argumentant avec fermeté, le Conseil des sages pourrait ainsi ouvrir un chemin vers la paix. Et, seule, la volonté inébranlable des Centrafricains permettra à leur pays de se réconcilier avec lui-même.

               

                                                                                                                             

     

    JOSEPH AKOUISSONNE

     (30 août 2017)

     

    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

     

     

     

    Centrafrique : Touadera réaffirme sa volonté de sortie de crise que par le dialogue à travers le DDRR

    0

    Centrafrique : Touadera réaffirme sa volonté de sortie de crise que par le dialogue à travers le DDRR

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2421.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President Faustin Archange TOUADÉRA.
    Le President Faustin Archange TOUADÉRA.

     

     

    Bangui, le 01 septembre 2017.

    Par : la Présidence.

     

    Nous vous proposons dans les colonnes qui suivent la totalité du discours du Présidents de la République, Chef de l’Etat, le professeur Faustin-Archange Touadéra, lors de la cérémonie de lancement officiel du programme pilote du DDRR, mercredi 30 août 2017.

     

    DISCOURS DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE,CHEF DE L’ÉTAT, PRÉSIDENT DU COMITE STRATÉGIQUE DDRR/RSS/RN A L’OCCASION DE LA CEREMONIE DE LANCEMENT DU PROJET PILOTE SUR LE DÉSARMEMENT, DÉMOBILISATION, REINTEGRATION ET RAPATRIEMENT (DDRR)

    • Honorable Président de l’Assemblée Nationale ; • Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ; • Mesdames, Messieurs les Présidents des Institutions de la République ; • Mesdames, Messieurs les Membres du Gouvernement ;  • Monsieur le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, Chef de la Minusca ; • Mesdames, Messieurs les Chefs de Missions Diplomatiques et Postes Consulaires ; • Mesdames, Messieurs les Représentants des Organisations internationales ; • Mesdames et Messieurs les membres du Bureau de l’Assemblée Nationale; • Monsieur le Président de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui ; • Messieurs les Représentants des groupes armés ; • Distingués invités ; • Mesdames, Messieurs. En procédant ce jour au lancement officiel des opérations de Désarmement, Démobilisation Réintégration et Rapatriement des Groupes Armés identifiés et ayant accepté le processus de DDRR en cours en République Centrafricaine, je mesure à sa juste valeur l’attention que tout le pays porte à cet évènement tant attendu depuis le retour à l’ordre constitutionnel.  • Mesdames, Messieurs, • Distingués invités, En Juillet 2016, j’ai mis en place les organes stratégiques de DDRR, RSS et Réconciliation Nationale.  Il s’agissait d’une Coordination DDRR/RSS/RN avec trois piliers qui sont le DDRR, la RSS, et la Réconciliation Nationale.  J’ai nommé des Hauts cadres de notre pays pour développer et conduire les stratégies dans ces différents piliers. J’ai défini de manière claire le travail à réaliser dans ces différents domaines en tenant compte des attentes de notre population et des préoccupations des pays voisins, ainsi que de la Communauté internationale.  Comme je l’ai toujours dit et je continue à le dire, tout le travail à faire doit se baser sur le dialogue, car selon mon entendement, après une volonté politique forte et affirmée, la mise en place d’un dispositif de dialogue inclusif complètera le maillon de la chaîne qui nous conduira vers la sortie de cette crise.  Pour mieux aborder les activités du Programme National de DDRR, la stratégie que j’ai instruite est de démarrer par un projet pilote pour voir les forces et corriger les faiblesses avant de mettre en œuvre le grand projet.  A cet effet et comme vous venez de suivre dans la présentation du Conseiller DDRR, chaque Groupe armé a produit une liste de 40 éléments de ses adhérents dont 20 seront intégrés dans les FACA et 20 autres orientés dans les programmes socio-économiques. Après un an de travail intense, nous sommes aujourd’hui réunis ici au siège de l’Unité d’Exécution du Programme National de DDRR pour lancer officiellement le démarrage du Projet pilote de DDRR. Huit (8) sites sont potentiellement identifiés pour ces actions et le processus commencera par Bangui et progressivement s’étendra vers l’arrière-pays. Je sais qu’il y a encore des poches d’insécurité sur le terrain, mais je sais aussi qu’après les longues discussions que nous avons eues dans notre plate-forme d’échange qui est le Comité Consultatif et de Suivi du DDRR, la volonté de tous les acteurs est manifeste pour la réussite de ce projet pilote car il y va de la vie de nos concitoyens, de la restauration de la paix et de la cohésion sociale.  • Mesdames, Messieurs, • Chers Compatriotes ; Ne vivez pas au rythme des rumeurs qui peuvent vous déstabiliser et remettre en cause les efforts déployés par les dirigeants à qui vous avez fait confiance pour conduire cette mission délicate de sécurité et de paix, avec l’appui de tous les partenaires qui nous accompagnent.  Nous écoutons par ci et par là que « le DDRR ne va pas réussir », que « le DDRR est un rêve », que « le DDRR est à l’arrêt » etc. Il est vrai que vous avez des attentes, mais il est aussi vrai qu’il faut travailler avec méthode.  Ceux qui racontent ces rumeurs ne sont pas dans le processus, et ne maîtrisent pas le travail important de conception, de planification préalable et de mobilisation des ressources pour éviter les erreurs du passé.  Nous devons donc rester sereins et soutenir les efforts en cours.  Le DDRR, ce n’est pas l’affaire du Président de la République seul, ni du Président de l’Assemblée Nationale seul, ni du Premier Ministre seul, ni des chrétiens seuls, ni des musulmans seuls, mais c’est l’affaire de tous les centrafricains, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest et de tous ceux et celles qui veulent aider notre pays à se relever.  Qui que vous soyez, où que vous soyez, vous avez besoin de la sécurité pour vous-même, pour votre famille, pour bien mener vos affaires.  Pour tout cela, nous avons besoin du DDRR pour ouvrir les perspectives pour notre avenir, l’avenir de nos enfants et nos familles, ainsi que celui du développement de notre pays.  C’est pourquoi, des Experts de haut niveau de notre pays et de la Communauté Internationale travaillent chaque jour, sous ma supervision et suivi direct, en tant que Président du Comité Stratégique du DDRR/RSS/RN, dans des équipes dynamiques, à faire aboutir ce grand programme d’intérêt national confié à la Coordination DDRR/RSS/RN.  J’invite les médias à accompagner le processus du DDRR en cours en vue d’une gestion professionnelle des nouvelles, et à aider les populations à s’approprier le processus de paix et de réconciliation.  C’est ensemble que nous relèverons les défis de l’insécurité, de la cohésion sociale, de la pauvreté et du vivre ensemble dans notre pays.  A la communauté internationale, j’adresse toutes mes reconnaissances et celles du peuple Centrafricain pour tous les sacrifices consentis et l’aide qu’elle ne cesse d’apporter pour nous accompagner dans ce processus de relèvement du pays afin de soulager les souffrances des Centrafricains victimes de l’engrenage de la haine et de la violence.  A mes compatriotes des groupes armés, je vous encourage pour la lucidité que vous avez manifesté en adhérant aux accords de paix et de cessation des hostilités en participant de manière très active dans les différentes sessions du CCS qui nécessitent la contribution positive de nous tous.  Le plus difficile reste l’application des dispositions de ces Instruments signés. Avec une dose de bonne volonté, les conseils et soutiens de tous, nous y parviendrons.  A la Coordination DDRR/RSS/RN dont je mesure la complexité de la Mission et les défis à relever, je vous dis un seul mot : « Persévérez ».  Pour finir, je réitère mon engagement à tout mettre en œuvre pour le retour à la paix, à la sécurité et au vivre ensemble en République Centrafricaine. Que Dieu bénisse la République Centrafricaine et son peuple

     

     

    Centrafrique : Pour quelle raison le ministre Youssoufa Yérima Mandjo dissout la FNEC ?

    0

    Centrafrique : Pour quelle raison le ministre Youssoufa Yérima Mandjo dissout la FNEC ?

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2691.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les éleveurs Centrafricains
    Les éleveurs Centrafricains

     

    Bangui, le 01 Septembre 2017.

    Par : un lecteur du CNC. 

     

    Ils sont très remontés et veulent se révolter contre le Ministre Youssoufa yérima Mandjo pour avoir commis un acte qui ne relève pas de sa compétence ni ses attributions de ministre : la dissolution de la Fédération Nationale des Eleveurs Centrafricains, une association apolitique régis par la loi de 1961, complétée par les statuts et le règlement intérieur.

    Mes frères de Yelewa, sachez que même si votre frère Ministre Résident Youssoufa Mandjo vous abandonne le Président Touadera est toujours avec vous.  À un moment donné où nous avions pensé et cru que le Ministre de l’élevage était notre porte-parole auprès du Gouvernement car, lui-même étant fils d’éleveurs, devrait porter notre voix partout et défendre nos intérêts moraux et matériels, celui-ci est aujourd’hui devenu la cause de notre souffrance.

    Levons-nous comme un seul homme pour lui dire non et non au mépris qu’il nous manifeste depuis sa nomination à la tête du département de l’élevage.  Depuis qu’il est nommé notre Ministre, nous ne l’avons jamais vu au chevet de nos éleveurs, ni au chevet de notre élevage plus que jamais menacé de disparition.

    Ce fils d’éleveurs a dissout aujourd’hui notre FNEC qui a toujours fait notre fierté. La FNEC est d’office dissoute par un arrêté signé du Ministre Mandjo. Il a mis en place un comité ad hoc pour gérer pendant six mois les actifs sous sa propre responsabilité.  Souvenez-vous du COPES ? C’était lui qui avait mis en place un comité ad hoc pour la gestion de la FNEC. Il nous avait demandé un bœuf chacun au nom du président Bozizé, or c’était des montages pour nous voler nos bétails. Nous disposons des preuves irréfutables.  Aujourd’hui il vous demande encore des sacrifices pour reconstruire une ferme d’élevage autour de Bangui. Nous disons non, car nous savons que le Président Touadera ne nous a jamais rien demandé.

    Soyons vigilants chers parents. Je ne veux pas de poste de Ministre. Je veux dépendre vos intérêts moraux et matériels. Ensemble nous vaincrons.

    Ces mots sont du Lamido Issa Bi-Amadou, nous n’avons fait que le porter à votre connaissance. Mais affaire à suivre pour un éclaircissement.

     

     

     

     

    CENTRAFRIQUE : COMMUNIQUÉ DU MLPC CONDAMNANT LES ALLÉGATIONS MENSONGÈRES DE LUCÉ RAYMOND BOMONGO SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX.

    0

     

    CENTRAFRIQUE : COMMUNIQUÉ DU MLPC CONDAMNANT LES ALLÉGATIONS MENSONGÈRES DE LUCÉ RAYMOND BOMONGO SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX.

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_0247.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Logo du MLPC

     

     

    COMMUNIQUÉ

     

    Depuis quelques heures, des « fake news » ou campagnes d’intoxication du peuple centrafricain, diffusant délibérément des informations fausses et truquées, sont relayées à profusion sur la toile, accusant gratuitement Monsieur Martin ZIGUELE, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain(M.L.P.C) de vouloir- par un coup de force militaire, et ce avec la complicité de la FACA et notamment l’aval du Président congolais Mr SASSOU NGUESSO- renverser le régime du Président Faustin Archange TOUADERA en vue d’une troisième transition.

    Cette énième campagne d’intoxication, fomentée par un certain BOMONGO Lucé Raymond n’a d’autres objectifs que de ternir l’image d’un digne fils de la Centrafrique dont le patriotisme, l’intégrité et la loyauté aux valeurs de la République ne sont plus à démontrer.

    Fort de cela, le M.L.P.C, grand parti démocratique, dénonce avec la dernière énergie ces accusations mensongères et spécieuses qui ne relèvent que de l’affabulation et condamne très fermemen, par la même occasion, ces stratagèmes politiques à caractère moyenâgeux qui continuent malheureusement de tirer la Centrafrique et les centrafricains vers le bas.

    Le M.L.P.C, parti de masse et pédagogie, prend donc à témoin l’opinion nationale et internationale, le gouvernement centrafricain, ainsi que toutes les institutions de la République et en appelle au sens de responsabilité.

    D’ores et déjà, une plainte contre Lucé Raymond BOMONGO est entrain d’être déposée tant à Bangui que dans son pays de résidence actuelle qui se trouve en Europe, afin qu’il apporte clairement les preuves de ses graves accusations qui n’honorent pas la République.

    A titre de rappel, le M.L.P.C a toujours été un grand parti républicain, épris de paix et qui a inscrit dans le Panthéon de ses valeurs la « DEMOCRATIE », son seul et unique moyen d’accéder au pouvoir de l’État.

    Ces manœuvres de bas étages de Lucé Raymond BOMONGO consistent à diviser le peuple centrafricain, mais le M.L.P.C répondra par l’unité sans faille de ses militants lesquels réaffirment leur soutien à leurs dirigeants dont l’Honorable Martin ZIGUELE.

     

     Fait à Paris le 30 août 2017

     Le Porte-parole du Parti

     

     

     

    Chancel SEKODE NDEUGBAYI

    Centrafrique : nomination des préfets, un grand pas en arrière.

    0

    Centrafrique : nomination des préfets, un grand pas en arrière.

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2373.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra, son Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI et son Ministre des finances Henri Marie DONDRA
    Le Président Touadéra, son Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji et son Ministre des finances Henri Marie DONDRA

     

     

    Bangui, le 30 août 2017.

    Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

     

    Par un décret signé du Président de la République Faustin archange TOUADÉRA et cosignés par le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur, 16 personnalités ont été nommées Préfets des 16 préfectures que compte le pays. Cette nomination, qui devrait être une décision qui s’ajoute aux différentes tentatives de la réconciliation entre tous les Centrafricains, n’est rien d’autre qu’un signe pouvant envenimer la situation. Analyse.

    D’après le décompte des personnalités nommées, la parité homme-femme cède sa place à une nouvelle parité Militaire-Civil. 8 officiers militaires, 1 sous-officier de la gendarmerie en retraite depuis plus de 5 ans et 7 civils ont été coptés pour être nommés Préfets. Malgré l’exigence de la loi sur la parité votée à la va-vite par la nouvelle Assemblée nationale et publiée par le président de la République Faustin Archange Touadéra, seulement 2 femmes promues préfètes en lieu et place de 5 femmes.

    En plus de la violation de la loi, le gouvernement verse de l’eau chaude sur le processus de réconciliation et de la cohésion sociale. Pas un seul fils du pays de confession musulmane propulsé à cette prestigieuse fonction. Et cela commence à susciter des interrogations et de mécontentements au sein de la coalition séléka, composée majoritairement des nordistes ayant pour religion, l’Islam.

    « Nous avons pris les armes contre le mépris et l’injustice imposés aux cadres de la région du nord ». a fait savoir à CNC un leader militaire de la séléka, une rébellion composée à majorité des gens de la région issus de la région du Nord notamment la Vakaga et le Bamingui-Bangoron. Et de conclure « Le gouvernement Sarandji reste dans la logique du mépris des cadres du Nord et c’est inadmissible ».

    Pourquoi un tel geste du gouvernement ?

    Difficile de le savoir pour l’heure, mais selon certains analystes politiques contactés par CNC, ce geste du gouvernement n’est pas le premier du genre depuis sa formation il y’a plus d’un an. Depuis la fin de la transition, les cadres de confession musulmane sont souvent marginalisés dans les différentes nominations, et ce, du cabinet du Président de la République au cabinet du Premier ministre en passant par ceux des ministères, nous ont fait remarquer ces analystes.

    Sarandji , un garçon acariâtre pour la renonciation.

    Pour nombreux d’observateurs de la vie politique centrafricaine, Mathieu Simplice Sarandji est un garçon de caractère, un homme qui tire ses plaisirs dans la souffrance des autres. Un homme qui aime se conjuguer avec le mot « séparer » qui lui rapporte à lui seul que « réconcilier » qui rapporte aussi aux autres.

    D’après ces observateurs, le Premier ministre, en proposant de nommer les militaires au poste de préfets, tente, malicieusement ,de bâcher l’essence même du conflit, à savoir les causes, qui ont poussé ces gens à prendre les armes et à faire tirer les grègues de son ancien grand ancien patron.

    Pour bon nombre des Centrafricains contactés par CNC, le gouvernement n’a pas compris le sens de redéploiement des FACA sur le terrain. « Redéployer les FACA ne signifie pas nommer des FACA préfets » commentent un groupe d’étudiants de l’Université de Bangui.

    « Ces militaires trouveront des prétextes pour ne pas prendre service » a fait savoir un enseignant.

    « Sarandji jette certains préfets dans la gueule de loup » titrent certaines presses. « des dents aiguisées les attendent » commente un lecteur.

    Selon une source autorisée à l’État-major, une dizaine des officiers généraux, dont des anciens ministres et anciens Chefs d’État-major des armées, ont été contactés par le gouvernement pour être nommés préfets, mais ceux-ci ont purement et simplement refusé l’offre du point de vue de la procédure. Ce qui justifie la nomination de ces officiers subalternes et sous-officiers.

    Rappelant que la politique de nomination des militaires comme préfets ont vu le jour en 1981 après la prise de pouvoir par la force des armes du général d’armée André Kolingba qui misait sur ses frères d’armes pour préserver la paix et restaurer la confiance entre son régime et la population. Mais pour Sarandji,? L’avenir nous le dira.

     

     

    Copyright2017CNC.

    Centrafrique : Le bras de fer Touadera/Meckassoua désormais sur le terrain judiciaire

    0

    Centrafrique : Le bras de fer Touadera/Meckassoua désormais sur le terrain judiciaire

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2462.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Photo des supposés mercenaires tchadiens d'Adoul Karim MECKASSOUA incarcérés à la Section des Recherches et d'Investigation (SRI) . CopyrightCNC
    Photo des supposés mercenaires tchadiens d’Adoul Karim MECKASSOUA incarcérés à la Section des Recherches et d’Investigation (SRI) . CopyrightCNC

     

     

    Bangui, le 30 août 2017.

    Par : Anselme Mbata, CNC.

     

    Visiblement, le Chef de l’Etat est déterminé à en savoir exactement sur les rumeurs de coups d’Etat contre son régime gracieusement acquis par voix d’élections démocratiques et sans investissement massif comme chez d’autres candidats. Sur instruction du Président de la République, une Commission d’enquête judiciaire forte d’une dizaine de Membres est à pied d’œuvre depuis plus d’un mois pour faire toute la lumière sur cet état des choses. Jeudi 24 août 2017, Touadera a fait défiler premièrement devant cette Commission d’enquête, les Membres de son Comité de soutien Coordonné par Daniel Ngrepayo avec comme Porte-parole Blaise Didadien Kossimatchi, auteurs des déclarations d’accusation et de dénonciation des coups d’Etat.

    Jeudi 24 août dernier, les soutiens de Touadera, principalement le Porte-parole Blaise Didacien Kossimatchi et Joachim Kokaté étaient convoqués par la Commission d’enquête judiciaire mise en place pour faire la lumière sur les allégations de coups d’Etat contre Touadera. Il était question pour ces derniers de soutenir devant la dizaine des Membres de la Commission d’enquête, les accusations de coups d’Etat portées contre certaines personnalités politiques. Kokaté étant encore à l’extérieur, c’est Kossimatchi assisté de Kevin Fanambi qui a répondu présents.

    Il faut rappeler que le Chef de fil de l’opposition centrafricaine, Anicet Georges Dologuélé et l’actuel Président de l’Assemblée nationale Abdou Karim Meckassoua ont été explicitement cités par les soutiens de Touadera d’être les intelligences des mouvements de déstabilisation du pouvoir en place.

    Le premier accusé lui, été enregistré clandestinement par le capitaine Joachim Kokaté dans un entretien plutôt amical au domicile de celui-ci, mais qui portait sur un plan déjà mis en place pour que le régime de Touadera soit complètement tombé et que de nouveaux dirigeants prennent les affaires de sortie de crise en RCA en main. Cet enregistré a fuité dans la presse et largement vulgarisé tant en audio que dans le presse écrite. Jusque-là, il n’y a pas une déclaration formelle de l’accusé pour dénoncer cette accusation si ce n’est une menace d’une plainte à la justice.

    Le second accusé lui, a été cité plutôt par des présumés mercenaires qui seraient venus du Tchad à la solde de lui-même Meckassoua pour perpétrer un coup d’Etat contre le régime de Touadera. Ce fait également a été largement publié dans la presse nationale et internationale, souvent avec photos et témoignages des mercenaires à l’appui. Tout comme pour le premier accusé, le second n’a dit mot. Est-ce qu’on peut dire que ‘’qui ne dit mot consent’’ ? Rien à répondre, du moins pour le moment. Aux dernières nouvelles, l’on apprend sur la toile  que la famille de Meckassoua serait déjà au Cameroun.

    A toutes ces accusations viennent s’ajouter d’autres faits tels la saisie de plus de 80 talkies walkies sur certains individus à l’aéroport en provenance de la ville de Yakoma en RD. Congo, comme l’a indiqué le Directeur général adjoint de l’Immigration et Emigration, Bienvenu Nguimalé. Pas plus tard qu’hier, il y a une rumeur de découverte de cache d’armes à Ouango que la Police serait déjà sur le point de démanteler.

    Tout ceci n’est que de nature à confirmer le machiavélique projet de déstabilisation dénoncé.

    Et, Touadera voudrait en avoir le cœur net.

    La justification de la mise en place d’une Commission d’enquête judiciaire avec mission unique de faire toute la lumière sur ces nombreuses allégations de coups d’Etat se trouverait dans la préoccupation profonde du Chef de l’Etat de voir clair dans cette affaire.

    Pour mieux s’y prendre, Touadera fait défiler en premier lieu, devant ladite Commission d’enquête judicaire les Membres de son Comité de soutien, auteurs de ces allégations de coups d’Etat. C’est ainsi que jeudi 24 août dernier, Kevin Fanambi et Blaise Didacien Kossimatchi ont été entendus par ladite Commission d’enquête. Même si rien ne filtre encore sur cette audience, le moins qu’on puisse dire est que Kossimatchi a une méthode assez particulière pour dénoncer les faits que le Comité de soutien au Président de la République estime être les manœuvres de déstabilisation du pouvoir. A chaque fois, il fait des déclarations à la presse avec des preuves à l’appui, tant pour Dologuélé où il a remis l’intégralité de la conversation aux journalistes, tant pour Meckassoua où il est arrivé à présenter les photos des présumés mercenaires et leur déposition devant la justice, ainsi que les versets coraniques retrouvés dans leurs téléphones.

    Evidemment, de sources proches du dossier, Kossimatchi aurait remis des éléments de preuve complémentaire plus compromettants pour les leaders politiques accusés dans cette affaire de déstabilisation aux Membres de la Commission d’enquête judiciaire, au moment de son audition.

    Seulement en faisant passer le premier, son propre comité de soutien devant cette Commission d’enquête judiciaire, l’on voit clairement la détermination du Chef de l’Etat à mettre fin à ces rumeurs pour que vérité puisse jaillir, en sorte que le peuple centrafricain tout entier sache qui fait quoi pour son mal ou pour son bien ?

    Et se faisant, l’on ne doute pas sur l’intention du Président de la République, vues les nombreuses preuves détenues par son Comité de soutien, d’affronter Meckassoua et Dologuélé et compagnies sur le terrain judiciaire. En attendant, les deux accusés, étant des Elus de la Nation en exercice, la question de la levée de leur immunité parlementaire devra être posée pour leur permettre de répondre à leur tour devant la Commission d’enquête judiciaire à l’œuvre.

    A suivre…

    Centrafrique : la PDG de Plan International en visite de travail à Bangui

    0

    Centrafrique : la PDG de Plan International en visite de travail à Bangui

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2663.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Madame Anne-Birgitte Albrectsen, PDG de l'ONG Plan internationale.
    Madame Anne-Birgitte Albrectsen, PDG de l’ONG Plan internationale.

     

    Bangui 29 août 2017, CNC

    Par Eric NGABA

     

    La République Centrafricaine reçoit ce mardi 29 août la visite de la Présidente Directrice Générale de Plan International, Anne-Birgitte Albrectsen. Cette visite de trois jours permet à la PDG de Plan International de voir sur le terrain la réponse humanitaire de Plan International en République Centrafricaine, rencontrer les autorités nationales et la communauté humanitaire, ainsi que les bénéficiaires dans les communautés. Elle sera également l’occasion d’échanger sur les défis auxquels font face les acteurs humanitaires pour répondre à la crise que vit le pays depuis plusieurs années.

    La crise centrafricaine ne doit pas tomber dans l’oubli même si la situation s’améliore globalement, mais les conditions sécuritaires, sociales et humanitaires restent critiques. En 2017 La coordination humanitaire a dénombré plus de 2,3 millions de personnes soit près de la moitié de la population qui ont besoin d’une assistance humanitaire.

    Par ailleurs, l’UNICEF a estimé à plus de 2 millions d’enfants qui sont affectés par la crise, dans un pays où les services sociaux de base se sont fortement détériorés. C’est dans ce contexte que Plan International Centrafrique recevra la visite de la Présidente Directrice Générale de Plan International dans la dernière semaine du mois d’août 2017.

    La visite de terrain permettra à Anne-Birgitte Albrectsen, PDG de Plan International de rencontrer les enfants et les communautés avec lesquels Plan International met en œuvre des projets. Cela sera un moment de soutien fort à ces enfants qui ont tant soufferts des conséquences de la crise et qui continuent à avoir besoin d’un soutien stratégique de la part de tous les acteurs.

    Dans son agenda, il est prévu le lancement officiel conjoint du Curriculum ECCD développé par le Comité Interministériel avec le soutien de Plan International. Le ministre de Plan et de la Coopération Internationale, celui de l’Education nationale et la ministre des affaires sociales et de la réconciliation nationale vont présider, le mercredi 30 août, la cérémonie officielle avec la Présidente Directrice Générale et le Directeur Régional de Plan International.

    La PDG de Plan International effectuera le jeudi 31 un déplacement l’école primaire de Boda à l’intérieur du pays pour discuter avec les enseignants, les Jeunes reporters, les membres de l’Association des parents d’élèves, le staff du projet de Plan à l’école primaire de Boda. La rencontre avec les Leaders des communautés musulmanes et Chrétiennes pour échanger sur le processus du renforcement de la cohésion sociale a Boda à travers l’école y est prévue.

    Plan International a commencé ses opérations en République Centrafricaine, depuis 2014, dans les secteurs de l’éducation et la protection des enfants en situation d’urgence. Les opérations de Plan International en Centrafrique sont gérées à partir du bureau de Bangui et des sous-bureaux de Berberati, Bossangoa, Boda et Kaga-Bandoro et couvrent les préfectures d’Ombela M’poko / Bangui, Mamberi Kadei, Ouham, Lobaye et Nana-Grebizi.

    Dans un communiqué, le Directeur de Plan International Centrafrique, Selon Henri-Noel Tatangang, a rappelé que « l’objectif de l’organisation est que Les enfants et les jeunes touchés par le conflit en RCA aient accès à une éducation de qualité, à des possibilités de réinsertion socioéconomique et soient protégés contre la violence, l’exploitation, les abus et la négligence afin d’assurer leur bien-être grâce à la fourniture de services intégrés au niveau familial et communautaire».

    Plan International est une Organisation Internationale humanitaire et de Développement Communautaire centrée sur l’Enfant sans appartenance religieuse, politique ou gouvernementale. Les efforts de Plan International visent à garantir que les enfants les plus marginalisés, reçoivent l’éducation et la protection auxquelles ils ont droits et qu’ils ne sont pas exclus des services et des processus de prise de décision.

    Centrafrique : Une nouvelle rébellion de Mbrenga Takama, active dans le Mbomou.

    0

    Centrafrique : Une nouvelle rébellion de Mbrenga Takama, active dans le Mbomou.

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2526.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens Anti-Balaka
    Les miliciens Anti-Balaka

     

     

    Bangui, le 28 août 2017.

    Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

     

    Les attaques commises sur la population musulmane de Bangassou et celles tuant les éléments de la MUNUSCA les 13 et 14 mai dernier sont l’œuvre de la nouvelle rébellion qui n’a pas encore révélé son nom. En sa tête, Maxime Faustin Mbrenga Takama, sultan de Bangassou et ancien candidat malheureux à l’élection de la présidence de la transition.

    D’après une source bien renseignée contactée par CNC, Maxime Faustin Mbrenga Takama, sultan de Bangassou, prépare sa rébellion depuis fin 2014 après son échec à l’élection de la présidence de la transition. Il nouait, à ce titre, des relations avec certains chefs rebelles de la République démocratique du Congo dont Freddy Libeba Baongoli. Selon cette source, Freddy Libeba Baongoli en compagnie de certains d’une dizaine de ses lieutenants, séjournaient plusieurs fois à Bangui et à Bangassou sur invitation de Maxime Faustin Mbrenga Takama. L’objectif de cette visite, affirme cette source, était entre autres, de constater de visu les éléments de Mbrenga, de lui fournir les moyens logistiques à sa mission, d’assurer leur formation, de ses éléments et de repérer les points stratégiques de la capitale à prendre d’assaut le moment venu. Le chef rebelle Baongoli qui prétend disposer de près de 3 000 hommes dans l’Équateur, entend mettre à la disposition de du sultan de Bangassou un millier.

    Des sources sûres chuchotent d’ailleurs que la ville de Bangui serait déjà infiltrée par une centaine des hommes de Freddy Libeba Baongoli et d’autres se seraient positionnés dans la ville de Zongo, prêts à traverser à tout moment, le fleuve Oubangui. Ils sont pris en charge par le sultan Mbrenga et disposent des appareils talkies-walkies achetés en Ouganda et transités par la République Démocratique du Congo pour Bangassou puis Bangui.

    Pour certains éléments de Mbrenga contactés par CNC depuis Bangassou, seule la nomination de ce dernier comme ministre dans le prochain gouvernement permettra le retour de la paix et de la cohésion sociale dans le Mboumou et le Haut Mboumou. Sinon, ils passeront à la vitesse supérieure.

    Cette exigence des éléments de Mbrenga confirme la thèse selon laquelle, le sieur Mbrenga Maxime Faustin, qui savait qu’un coup d’État ne peut plus marcher, ne cherche qu’à se positionner sur l’échiqueté politique.

    Il y’a lieu de rappeler que Maxime Faustin Mbrenga Takama est l’un des huit candidats aux élections organisées par le Conseil National de Transition-CNT-pour succéder à Michel Djotodja, poussé à la démission par le président Deby du Tchad. Élection remportée par Madame Catherine Samba-Panza. Maxime Faustin Mbrenga Takama, très ambitieux, avait déclaré lors de la compagne électorale radio diffusée, qu’il est l’unique Centrafricain le plus diplômé au monde, avec 7 doctorats en poche et plusieurs autres certificats et Master. Et il est l’homme qu’il le faut pour gouverner ce pays. Cette prétention d’intellectualisme avait hérité ces grands électeurs qui lui ont failli le chasser de l’hémicycle Conséquence, il a obtenu 0,0000%. Il continue de penser toujours qu’il reste l’homme qu’il le faut pour ce pays.

    A suivre……

    Copyright2017CNC.

     

    Centrafrique : Annonce de la création d’un nouveau parti politique

    0

    Centrafrique : Annonce de la création d’un nouveau parti politique

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_0193.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Euloge Koi. CopyrightCNC
    Monsieur Euloge Koi. CopyrightCNC

     

     

    La République Centrafricaine, vaste de 623 000 km2 et peuplée seulement de 4,6 millions d’habitants, dispose d’énormes potentialités économiques plus que la plupart de ses voisins de la CEMAC, des pays africains, européens, américains et asiatiques.

    Paradoxalement, elle est à la traîne de tous. Quelles en sont les raisons ?

    Pourquoi cette pauvreté indescriptible ?

    Les centrafricains sont-ils nés pour vivre dans la pauvreté, la souffrance, la misère, et mourir de famine et de maladie ?

    N’ont-ils pas droit à une éducation de qualité , aux logements décents, aux structures et soins de santé appropriés, à une alimentation équilibrée, aux vêtements propres, et à une sécurité permanente ?  

    N’ont-ils pas droit de circuler sur des bonnes routes asphaltées, des chemins de fer, des autoroutes, des échangeurs et avec des moyens de transport modernes comme bus haut standing, train, bateau ?

    N’ont-ils pas droit à l’électricité permanente, à l’eau potable et aux sources d’énergies domestiques modernes ?

         Tout cela doit-il rester du domaine de l’histoire à raconter par ceux qui voyagent et qui voient ça ailleurs, à l’écrasante majorité qui n’a pas la chance de sortir du pays ?  

    Quel plaisir ressentons-nous lorsqu’on revient des autres pays où toutes ces infrastructures existent ?

    Mes chers compatriotes et tous ceux qui aiment ce pays et l’ont choisi comme leur deuxième partie, répondez-moi svp.

    Tous les régimes politiques qui se sont succédé en RCA, ont lamentablement échoué dans leurs missions régaliennes de construction du pays. Aujourd’hui on parle de reconstruction comme si on avait déjà construit quelque chose qui serait détruit et qui nécessite la reconstruction. Cessons la distraction. Levons-nous et travaillons.

    La RCA ne se résume pas qu’à sa capitale Bangui. Elle est constituée de ses 7 régions, 16 préfectures, 72 sous-préfectures, 175 communes et 8800 villages et quartiers.

    Les projets et les efforts de construction doivent concerner l’ensemble de ces entités administratives.

    Quelles infrastructures d’ordre général peut-on trouver dans nos seize préfectures qu’il me plaît de citer ici par ordre alphabétique ?

    – Bamingui-Bangoran, chef-lieu : Ndélé ;

    – Basse-Kotto, chef-lieu : Mobaye ;

    – Haut-Mbomou, chef-lieu: Obo

    – Haute-Kotto, chef-lieu : Bria

    – Kémo, chef-lieu: Sibut

    – Lobaye, chef-lieu : Mbaïki ;

    – Mambéré-Kadéï, chef-lieu : Berbérati ;

    – Mbomou, chef-lieu : Bangassou ;

    – Nana-Gribizi, chef-lieu : Kaga Bandoro ;

    – Nana-Mambéré, chef-lieu : Bouar ;

    – Ombella-Mpoko, chef-lieu : Bimbo ;

    – Ouaka, chef-lieu : Bambari ;

    – Ouham, chef-lieu : Bossangoa ;

    – Ouham-Pendé, chef-lieu : Bozoum ;

    – Sangha-Mbaéré, chef-lieu : Nola ;

    – Vakaga, chef-lieu : Birao.

    C’est au regard de tous ces constats d’échecs et de désolation et face aux dérives et compromission des partis politiques classiques, que mes amis des 16 préfectures de notre pays et moi même,   animés par les énergies et la volonté d’agir autrement afin de créer une nouvelle dynamique au profit de la République, avons décidé de créer une nouvelle formation politique dénommée Parti d’Action pour la Prospérité et l’Emergence, PAPE-P16.

    L’abréviation P16 signifie « Les 16 préfectures », comme pour dire que le PAPE est un parti véritablement national avec l’ambition de s’implanter dès sa sortie officielle sur l’ensemble du territoire national.

       À travers la création de ce mouvement politique, nous projetons de remettre les centrafricains au cœur des actions de développement intégral et équitable et faire de la RCA un pays où il fait bon vivre pour tous ses citoyens.

    Je lance un appel à tous ceux qui sont pour l’enracinement de la démocratie, de la justice, de la paix, de l’unité dans la diversité et du développement, à venir rejoindre ce nouveau mouvement politique.

    Concernant les ambitions du futur, le PAPE-P16, sera présent à tous les niveaux des élections démocratiques et cela dans toutes les circonscriptions du pays.

    D’ici là, le PAPE-P16 se démarque de toute idée de lutte pour le partage du pouvoir actuel qui semble monopoliser toute l’attention de la classe politique au détriment des préoccupations réelles de la population.

    Le PAPE-P16 déclare haut et fort que, conformément à ses idées républicaines et à son engagement citoyen, désormais plus rien ne se fera sans le peuple ni contre le peuple.

    Chers compatriotes, l’heure a ???? sonné, le moment est arrivé pour nous engager à écrire les plus belles pages de notre histoire. Alors, levons-nous, mobilisons-nous et travaillons.

    Vive le peuple

    Que Dieu d’Abraham bénisse la République Centrafricaine

     

    Dr Doctrouvé Euloge KOI

    Président National

    Email: beafrika.dek@gmail.com

    Centrafrique: l’ONG Centrafrique Génération Fraternelle lance officiellement ses activités pour le relèvement du pays.

    0

    Centrafrique: l’ONG Centrafrique Génération Fraternelle lance officiellement ses activités pour le relèvement du pays.

     

    Les membres du bureau de l'ONG CGF. credit photo : Éric Ngaba,  CopyrightCNC

     

     

    Bangui 27 août 2017, CNC.

    Par Eric NGABA

     

    L’ONG nationale dénommée Centrafrique Génération Fraternelle (CGF) a lancé officiellement le 26 août 2017, ses activités. Composée d’une vingtaine de membres et dirigée par Elodie Yvette Kossi, la CGF agit dans le domaine de l’éducation, de la culture centrafricaine, la cohésion sociale, le civisme et de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Le lancement de ses activités sur le territoire national a eu lieu au siège de l’organisation dans la commune de Bégoua, en présence des autorités, des responsables des associations et de la population locales.

     La République centrafricaine meurtrie par plusieurs années de crises militaro-politiques commencent à sortir de ses cendres grâce à la mobilisation de ses filles et fils qui ne cessent de mobiliser pour sortir le pays de l’impasse. L’on constate que les mutations sociales dans le pays depuis quelques années ont atteint une vitesse supérieure entrainant de nombreux problèmes sociaux.

    Les répercutions sur la jeunesse sont énormes.

    C’est ainsi qu’un groupe des jeunes, femmes, hommes principalement des paysans, ouvriers, cadres et étudiants ont longuement réfléchit sur l’avenir et le devenir de la jeunesse centrafricaine en créant l’ONG dénommée Centrafrique Génération Fraternelle. Dans son message, la présidente de CGF, Elodie Yvette Kossi, a appelé la population de Begoua à œuvrer pour la paix et les membres de CGF à se mettre au travail.

     « Chaque centrafricain habitant la commune de Begoua doit œuvrer pour le retour définitif de la paix et appuyer les autorités de notre commune dans les démarches et les initiatives de la cohésion sociale. Chers membres de CGF, vous constatez l’ampleur de la tâche qui nous attend. Il s’agira de nous interroger sur le type de l’association qu’il faudra préparer pour les générations à venir et sur l’essence même de la civilisation centrafricaine. C’est-à-dire accroitre sans cesse le bonheur par le travail dans la discipline, la solidarité et la fraternité », a-t-elle lancé.

     La CGF a comme devise la justice, la fraternité et la paix. Comme défini dans les statuts de l’organisation, la CGF s’est fixée comme mission de promouvoir les arts et la culture centrafricains, la paix et la tolérance, d’œuvrer pour la conscience citoyenne par des actions éducatives et pour la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants.

    L’ONG compte venir à bout de sa mission dans deux ans à court terme, dans trois ans à moyen terme et dans cinq et dix ans à long terme.

     

    Copyright2017CNC.

    Centrafrique : Médecins Sans Frontières réduit ses activités médicales à Batangafo suite à de graves incidents qui compromettent la neutralité et l’impartialité de son travail

    0

    Centrafrique : Médecins Sans Frontières réduit ses activités médicales à Batangafo suite à de graves incidents qui compromettent la neutralité et l’impartialité de son travail

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2492.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le logo du msf

     

     

    Bangui, le 25 août 2017

    Par : MSF.

     

    Les hôpitaux sont des lieux pour tous et aucune personne malade ou blessée ne devrait se voir bloquer l’accès à des soins médicaux quand elle en a besoin. En dépit de la transmission répétée de ce message aux différents groupes armés, Médecins Sans Frontières (MSF) a fait face, cette semaine, à des événements qui l’ont contraint à réduire ses activités à Batangafo.

    En effet, par leur présence aux alentours et souvent à l’intérieur de l’hôpital de Batangafo, les groupes armés entravent l’accès des populations venues se faire soigner ou simplement rendre visite à un malade. Le 10 et 11 août des coups de feu ont été tirés près de l’hôpital mettant en danger les patients, le personnel de santé et les populations civiles qui y ont cherché refuge et de vives tensions ont de nouveau éclaté le soir du mercredi 23 août.

    Médecins Sans Frontières travaille selon les principes d’impartialité, de neutralité et d’indépendance. Cela signifie que ses équipes offrent des soins médicaux gratuits à tous, indépendamment de leur origine, de leur religion ou de leur idéologie politique et qu’elles ne prennent en compte que les besoins médicaux du patient dans les critères d’admission. Aussi, MSF ne prend jamais part à un conflit et travaille dans des structures neutres où les armes et les violences ne devraient jamais avoir leur place.

    Ne pouvant appliquer ses principes, MSF a pris la difficile décision de réduire ses activités à l’hôpital de Batangafo aux services vitaux comme la chirurgie ou la maternité, ainsi que dans les centres de santé périphériques qu’elle soutenait. Pour rappel, ce n’est pas la première fois que MSF se voit forcée de réduire ses activités dans le pays à cause de l’insécurité, l’organisation avait déjà dû le faire à Zémio le 11 juillet 2017, lorsque deux hommes armés ont ouvert le feu dans l’établissement, tuant un bébé dans les bras de sa mère.

    Si les garanties de sécurité minimale ne sont pas assurées pour les patients et le personnel de santé, si les personnes armées ne respectent pas la neutralité des structures de santé et le fait que les soins de MSF s’adressent à tous, il est impossible de travailler. Afin de limiter les effets dévastateurs de ce conflit sur les populations non-combattantes ainsi que sur les blessés, MSF demande une fois de plus à toutes les parties au conflit de respecter les structures et le personnel de santé, ainsi que les ambulances et les systèmes de référence.

    Médecins Sans Frontières travaille en République centrafricaine depuis 1997 où elle gère actuellement seize projets. De janvier à juin 2017, ses équipes ont réalisé près de 365 000 consultations ambulatoires, hospitalisé 27 600 patients, assisté 9 700 accouchement et pris en charge plus de 1 000 victimes de violences.


     

    Contact : Fidèle NGOMBOU, Chargé de communication MSF

     

     

    Tel : +236 75. 11 59 81 / +236 72. 52 16 71

     

    Email: msf-bangui-comofficer@barcelona.msf.org

    Centrafrique/Bambari : La problématique de l’eau et l’intervention des humanitaires

    0

    Centrafrique/Bambari : La problématique de l’eau et l’intervention des humanitaires

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2649.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Aire sanitaire site de NDV Bambari. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.
    Aire sanitaire site de NDV Bambari. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

     

     

    Bangui, le 26 août 2017.

    Par : Fred Krock, CNC.

     

    A la faveur d’un voyage de presse effectué à Bambari, ce mercredi 23 août 2017, avec l’appui de OCHA, Corbeaunews Centrafrique a pu palper, au-delà de l’aspect sécuritaire et humanitaire, les conditions d’approvisionnement  de la population en eau potable. Sous le Cluster Wash dirigé UNICEF avec le lead de M. Serge Gazambeti, l’Ong TRIANGLE Génération Humanitaire (TGH) s’occupe principalement de l’approvisionnement des 50 733 personnes essentiellement des Déplacées internes à Bambari.

    Bambari, quoi que l’on dise, reste visiblement la ville des Personnes déplacées internes. Elles sont comptées par les humanitaires au nombre de 50 733 dont 29106 sur sites et 21627 en famille d’accueil. Celles des sites sont reparties sur 9 Sites des déplacés que compte la ville, à savoir les sites de Sangaris, Alternatif, Elevage, NDV, St Joseph, Cotonnerie, Pk8, Aviation, Pladama Ouaka.

    Entre autres problèmes récurrents de l’heure, ces personnes devront faire face à un crucial problème vital, à savoir la disponibilité de l’eau potable, puisque dit-on que « l’eau, c’est la vie ». Evidemment, le besoin était pressant et grand. Mais, fort heureusement, les humanitaires qui œuvrent dans la ville arrivent tant bien que mal à combler le vide laissé par l’absence quasi-totale de services publics en a matière.

    L’Ong TRIANGLE qui assure principalement la couverture de la ville de Bambari en eau potable a dû faire de son mieux. « Notre activité principale, c’est la fourniture de l’eau potable aux populations. On y répond soit par ‘’water traking’’ (distribution par camion), soit par des points de coloration soit encore par l’aménagement des zones d’eau potable », a fait savoir Daniel Pena, Coordonnateur des opérations de TRIANGLE basé à Bambari.

    L’humanitaire ajoute par ailleurs que « parallèlement, nous développons également toutes les autres activités liées à l’assainissement et à l’hygiène, afin de permettre aux populations de changer de comportement pour minimiser les risques de contamination aux maladies hydriques. Nous créons également des aires sanitaires concrets (toilettes) ». C’est le wash qui inclut l’eau, l’assainissement, hygiène.

    Notons qu’avant la crise déclenchée en 2013, TGH était plus opérationnelle sur des activités de développement d’où la création de nombreux points d’eau et de fontaines aménagés à Bambari. Par contre depuis le déclenchement de la crise jusqu’à ce jour, l’Ong a dû se positionner sur les questions d’urgence et les besoins immédiats des populations. C’est ainsi qu’elle a mis en place, par exemple l’Unité de traitement d’eau (UTE) qui produit aujourd’hui 180 m3 par jour contre 210 m3 au temps fort de la crise.

    Aussi, faut-il noter, la crise sécuritaire a été très dommageable sur les interventions de TRIANGLE comme l’a expliqué Daniel Pena : « En ce qui concerne l’incidence de l’insécurité sur nos activités, je cite l’exemple concret de l’Unité de traitement de l’eau qui tourne tous les jours ; en 2016, il y a eu un jour d’arrêt à cause des violences. Nous regrettons aussi que certaines personnes vulnérables n’ont pas accès à de l’eau potable ».

    Quant à M. Achille Djadde, Adjoint Chef de projet Wash de TGH, il a rassuré la population que la qualité de l’eau livrée par l’UTE dont il à la charge technique est potable. « Je le dis avec une garantie et une certitude parfaite que l’eau que nous produisons ici est de bonne qualité », a-t-il dit. En effet, M. Achille Djadde a conduit une visite guidée des installations de l’UTE, occasion par excellence où il a présenté, étape par étape, toute la chaine de production.

    C’est d’abord la rivière Ouaka forte de son puissant débit qui est captée par une motopompe installée juste au bord de l’eau. A l’aide d’un tuyau ouvert par une crépine, l’eau brute de la rivière est transportée directement dans les sept (7) ‘’tanks oignons’’ (réservoirs plastiques) d’une capacité d’environ 30 m3 chacun. Ensuite, vient la phase de traitement en y ajoutant la ‘’solution mère’’, ceci après un jarre-test préliminaire, une première opération qui permettre de rendre l’eau claire. Puis, vient la seconde phase d’adduction de la Chlore afin de rendre l’eau potable.

    Le satisfécit des populations

    Sur le site des déplacés de la paroisse Notre Dame des Victoires (NDV), Nestor Mbenguia, a fui les violences, il y a quatre ans, depuis son quartier d’origine de Bornou situé vers l’autre rive. Venu puiser de l’eau, il s’exprime quant à la contribution de TRIANGLE à travers la disponibilité en eau potable : « N’eût été l’installation de la borne fontaine ici par l’Ong TRIANGLE, on serait tous mort de maladies comme la typhoïde, la diarrhée et autres maladies de l’eau. C’est pour moi l’occasion de témoigner ma gratitude profonde à cette Ong et de lui demander de venir installer un autre point d’eau, car l’unique point d’eau ne suffit pas pour tout le monde ».

    Même sentiment chez Mme Opportune Otomo, venue elle-aussi puiser de l’eau : « L’Ong TRIANGLE a été présente à nos côtés depuis les premiers jours de notre arrivée ici [sur le site]. Même si de fois, il nous manque de quoi manger, nous ne manquons jamais de l’eau. Auparavant, on été approvisionné par camion, mais aujourd’hui, l’Ong nous a aménagé un point d’eau situé proche ici dans la concession de la paroisse. Seulement, même les populations environnantes du site viennent là pour prendre de l’eau, ce qui fait que l’eau est insuffisante ».

    La grande vue de wash

    Le satisfécit des populations mentionné ci-haut, suite à la disponibilité de l’eau potable, grâce à l’intervention de TRIANGLE, est le résultat d’une large vision globale du Cluster Wash que coordonne Serge Gazambeti. Selon ce dernier, l’objectif principal du Cluster est la fourniture d’une aide à la promotion de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène aux populations touchées en cas d’urgence grâce à une meilleure coordination de la réponse à tous les niveaux. Au niveau de la République centrafricaine, l’objectif est de renforcer l’intervention humanitaire en exigeant des normes élevées de prévisibilité, de responsabilité et de partenariat. Il s’agit d’obtenir des réponses plus stratégiques et d’une meilleure hiérarchisation des ressources disponibles en clarifiant la division du travail entre les organisations, en définissant mieux les rôles et les responsabilités des organisations humanitaires dans les secteurs et en fournissant au coordonnateur humanitaire à la fois un premier point d’appel et un fournisseur. En dernier recours dans tous les secteurs clés ou secteurs d’activité.

    C’est ici le lieu de rappeler l’importance du travail humanitaire dans cette période de crise en Centrafrique. D’où nécessité pour les uns et les autres d’avoir une oreille attentive aux différents cris poussés par ces humanitaires, par le truchement de Mme Najat Rochdi, la Coordonnatrice humanitaire en Centrafrique, notamment en ce qui concerne la sécurité des humanitaires et le problème du sous-financement de l’action humanitaire.

    CENTRAFRIQUE : LA PROBLÉMATIQUE DU DROIT PARLEMENTAIRE, MODE D’EMPLOI.

    0

    CENTRAFRIQUE : LA PROBLÉMATIQUE DU DROIT PARLEMENTAIRE, MODE D’EMPLOI.                                                                                                                                  

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2536.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President de l'Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA
    Le President de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA

     

     

    Bangui, le 26 août 2017.

    Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

     

    La Centrafrique a toujours été un État de droit, une société organisée et hiérarchisée. La théorie de séparation de pouvoir édictée par Montesquieu a toujours droit de cité et les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire sont complémentaires avec des missions distinctement définies.

     

    Le principe de séparation de pouvoir avait pour objectif d’éviter la concentration du pouvoir entre les mains d’un seul homme.

    Le parlement qui est l’émanation du peuple est juridiquement encadré par des textes et joue un rôle de contrepoids dans l’équilibre politique. Les parlementaires ont donc des droits et devoirs que bons nombres ignorent. En conséquence, ils œuvrent par fanatisme, clanisme, régionalisme au détriment des intérêts de leurs électeurs. Ainsi, le citoyen lambda qui est aussi électeur de sa circonscription cherche à comprendre le rôle et la place du parlement dans le jeu démocratique en ces termes : Qu’est-ce qu’un député ou parlementaire ? Dans la même optique, qu’est-ce qu’un parlement ? Quel est le rôle et la responsabilité du parlement dans une démocratie ? Le parlement bénéficie t-il d’une autonomie administrative et financière ? Quel est l’impact du parlement sur la séparation de pouvoir ? Le parlement est-il libre de ses mouvements ? Quel est leur régime de sécurité sociale ? Ce régime de sécurité sociale répond t-il aux aspirations et attentes des députés ? Ont-ils l’obligation de déclarer leur patrimoine ? Dans l’affirmative, jusqu’à ce jour, combien de députés se sont déjà exécutés ? Pourquoi les députés n’ont pas de dotation en véhicules et/ou moyens de locomotion ? A défaut, ont-ils un forfait pour les déplacements ?

    Un député est élu au suffrage universel direct à deux tours. En période de crise ou de guerre, ces derniers peuvent être nommés ou désignés à l’instar des conseillers nationaux de transition. Les députés sont généralement issus des partis politiques, de la société civile et même des indépendants qui constituent une innovation dans la société centrafricaine. Un groupe de députés soutiennent le parti au pouvoir en constituant la majorité Présidentielle et d’autres se revendiquent de l’opposition. Le rôle de ses deux catégories de députés consiste à veiller à ce que le gouvernement gère le patrimoine public en bon père de famille et surtout de façon rationnelle, transparente et responsable. Une fois élu, les parlementaires élisent les membres du bureau et les différentes commissions à la première session parlementaire appelée communément rentrée parlementaire. Certains parlements sont bicameraux c’est à dire composés de deux chambres mais le notre est actuellement monocameral en attendant les élections sénatoriales prévues par la constitution.

    Les parlementaires bénéficient au cours de leur mandature d’une immunité parlementaire c’est à dire qu’ils sont inviolables et irresponsables. L’inviolabilité signifie que le député ne peut souffrir d’aucune mesure de restrictions de libertés sans l’accord du bureau de l’assemblée nationale et l’irresponsabilité signifie qu’il ne peut être recherché, poursuivi, arrêté, détenu ou jugé pour ses opinions et actes sans l’avis préalable du bureau. Leurs mandats est incompatibles avec certaines fonctions. En ce qui concerne leur mission, les députés qui représentent et défendent les intérêts du citoyen doivent examiner et voter les lois, évaluer et contrôler au nom du citoyen la gestion du gouvernement, autoriser les recettes et les dépenses de l’état à travers le vote du budget et enfin veiller à la conformité de l’action gouvernementale aux normes internationales. Pour mener à bien ses missions, les parlementaires ont des moyens de pressions et peuvent convoquer le gouvernement, mettre en place une commission d’enquête parlementaire et proposer des mesures coercitives conséquentes. Ils peuvent voter une motion de confiance sur le programme ou une motion de censure qui entraînera la démission et le changement de gouvernement, examiner les rapports réguliers du gouvernement sur ses activités. S’agissant de l’efficacité des actions parlementaires, ces derniers doivent avoir la liberté d’expression et ne craindre de représailles. Le jeu démocratique veut que le parlement soit indépendant c’est à dire qu’il doit dispose de ressources propres. Cette autonomie administrative et financière garantie par la constitution protège les parlementaires des pressions de l’exécutif a l’instar du dernier sevrage financier avec un relent de sanctions qu’à infliger l’exécutif au parlement. Pour être efficaces, les parlementaires doivent définir eux même leurs règles de fonctionnement, avoir un statut financier particulier avec une autonomie complète de gestion c’est à dire n’avoir aucun compte à rendre à une structure gouvernementale. A titre d’exemple pour diligenter une commission d’enquête parlementaire dans les zones de combat, le parlement est obligé de faire un appel de fond que le gouvernement approuve ou désapprouve selon son gré.

    Cela pose la problématique de la liberté et d’indépendance des institutions et impacte l’efficacité du travail parlementaire. L’inefficacité des actions parlementaires se justifie par de nombreuses limites. L’absentéisme est un facteur clé dans cette inefficacité. S’agit-il d’une indiscipline ou d’un mépris pour la fonction ? Dans quelles mesures l’assemblée nationale peut être efficace dès lors que les députés sont absents sur les débats qui engagent la vie de la nation ? En cas d’absence ou d’empêchement votent-ils par procuration ? Le règlement intérieur de l’assemblée nationale n’a t-il pas prévu de sanctions pour ces comportements ? Quel est alors la leçon ou la morale que le député donne au gouvernement qu’il est appelé à contrôler ? Ainsi, où est le respect pour le peuple qui l’a élu ?

    Il est important de rappeler que le taux d’analphabétisme constitue également un frein à l’efficacité. Ensuite la désignation du President de l’assemblée nationale qui est toujours dictée et qui ne relève jamais de la volonté délibérée des parlementaires constituent un grand handicap. Il faut aussi prendre en compte le nombre écrasant des membres de la majorité Présidentielle. Cette domination ou monopolisation de la décision par un groupe fait du parlement une chambre d’enregistrement. Ainsi, les propositions ou projets de lois feront rarement objets de rejets ou d’amendements. Dans ce contexte l’opposition se sentira désarmer et marginaliser car cette dernière doit se sentir coproductrices des lois. Pour finir nous invitons les autorités centrafricaines d’adapter le droit parlementaire calqué sur le modèle français aux réalités socio-politiques centrafricaines et de réglementer les conditions d’éligibilité des députés en définissant un profil minimum concernant  leur scolarité pour leur permettre d’être efficace. Et si on tentait l’expérience des députés de la Diaspora ? Nous proposons in fine la mise en place d’un site web accessible au public avec un système d’informatisé pour rapporter des données statistiques avec des informations sur le nombre de présence des députés, d’intervention orale et écrite, de propositions de lois ou de résolutions, des amendements, des rapports ou avis de chaque député sur des questions variées. Ce mode de contrôle d’efficacité parlementaire boostera même les indécis et les timides à inventer. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

     

    Paris le 25 août 2017

     

    Auteur de l'article
    Auteur de l’article

    CENTRAFRIQUE : LA FRANCE ET LES MÉDIAS, OMERTA SUR LE PAYS DES BANTOUS

    0

    CENTRAFRIQUE : LA FRANCE ET LES MÉDIAS,  OMERTA SUR LE PAYS DES BANTOUS

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2642.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les ex-combattants

     

     

    Bangui, le 26 août 2017.

    Par : Joseph Akouissonne, CNC.

     

    LE SILENCE DES MORTS

              C’est insensé, aberrant, insupportable.

              La République Centrafricaine, si proche de la France depuis presque deux cents ans, agonise en pleurant des larmes de sang. Menacée de partition par des ex-Sélékas de confession musulmane et des mercenaires musulmans venus du Tchad o, du Sud- Soudan,  du Soudan du Darfour et du Niger etc. C’est un envahissement. Tous les jours, la Centrafrique perd trente à quarante de ses habitants. Hommes, femmes et enfants sont égorgés. Les vieillards eux-mêmes sont exécutés par  les Sélékas et les mercenaires musulmans.  Des villages sont incendiés.

              Au lieu d’en rendre compte, la plupart des médias français zappent, purement et simplement, les tueries quotidiennes qui ensanglantent le pays des Bantous.  Syrie, Irak, Afghanistan, Venezuela – pour ne citer que ceux- là – envahissent les « Unes » des journaux télévisés et radiodiffusés du soir. Même France 24, la chaîne d’information internationale française, semble ignorer le drame centrafricain. Dans sa tranche intitulée Journal de l’Afrique, il est rarement mis à la Une.

              Quant aux autorités françaises, elles donnent l’impression d’afficher une indifférence insupportable.  La République Centrafricaine ne semble pas les préoccuper. Les appels au secours d’une population qui agonise, ceux des autorités désarmées et impuissantes et la crainte d’un génocide, ne sont apparemment pas parvenus aux oreilles du président français fraîchement élu.  Les Oubanguiens n’ont-ils combattus aux cotés des Français pour liber la Mère Patrie ?

              Depuis son élection, Emmanuel Macron s’est rendu, il est vrai, deux fois en Afrique. Mais c’était au Mali, auprès des soldats français engagés dans l’opération Barkhane. On s’étonne qu’il n’ait pas jugé bon de faire escale à Bangui. Là-bas aussi, la France a des soldats : des Marsouins ont même été dépêchés pour renforcer les éléments de la force Sangaris. La situation n’est pas plus dramatique au Mali qu’en Centrafrique, ravagée par des massacres de masse, guettée par une partition et un génocide. Il ne faudrait pas attendre qu’une catastrophe comme celle du Rwanda se produise en Centrafrique pour s’émouvoir.

     

    UN SILENCE QUIL FAUT BRISER, UN TERRITOIRE QUIL FAUT SAUVER

              Sans un soutien vigoureux de la France, il est à craindre que la République Centrafricaine ne se disloque. Dépourvus de forces armées et soumis à un embargo féroce, les Centrafricains ne peuvent pas se défendre mains nues face aux envahisseurs. Que ceux qui, à Bangui, verraient, dans l’intervention de l’ancienne puissance coloniale, une amorce de néocolonialisme, montent au front pour combattre les rebelles ! Quand tous les soldats de la force Sangaris étaient présents, les Sélékas n’étaient pas aussi virulents.

              Mais on est en droit de se poser des questions sur le comportement de la France, de la Minusca et du gouvernement de la Transition face aux Sélékas : pourquoi les a-t-on laissés se replier avec armes et bagages dans les provinces ? Qu’a-t-on négocié avec eux sur le dos des Centrafricains ? Il faut que les médias, français et centrafricains, informent loyalement les citoyens sur la réalité du drame qui se joue en République Centrafricaine. C’est une obligation morale. Le silence équivaut à une non-assistance à population en danger.

              Depuis l’indépendance, la France est le faiseur de rois en Centrafrique. Elle a sa part de responsabilité dans le drame centrafricain. Il faut qu’elle l’assume.

     

                                                                               JOSEPH AKOUISSONNE

    (24 août 2017)

     

    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

                                                                                                           

    Centrafrique : la famille du Président Meckassoua est-elle en fuite au Cameroun ?

    0

    Centrafrique : la famille du Président Meckassoua est-elle en fuite au Cameroun ?

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2462.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Photo des supposés mercenaires tchadiens d'Adoul Karim MECKASSOUA incarcérés à la Section des Recherches et d'Investigation (SRI) . CopyrightCNC

     

     

    Bangui, le 25 Aout 2017

    Par : Patrick BALEPOU,  Un contributeur de CNC.

     

    Il a passé près de 2 mois en Europe et est revenu il y a à peine 2semaines. Tellement que son nom a été cité pour un pseudo coup d’Etat qui serait tenté de commettre, l’on s’attendait à une tonitruante déclaration qui le blanchirait, hélas et comme à l’habitude, c’est un silence accusateur que le président de l’assemblée nationale centrafricaine entretient. Est-ce à dessein ?

    Un mot de sa part aurait pu éclaircir l’esprit des Centrafricains sur ce prétendu coup d’Etat dont Abdou Karim Meckassoua serait pointé du doigt. Il était en déplacement quand ces folles rumeurs  couraient en son nom. Certes qu’il en a été informé depuis son séjour Européen ce qui, normalement devait le pousser à s’exprimer là-dessus. Il n’a toujours rien fait même rentré au pays. Que cela veut-il bien dire ? Une façon de ne pas prendre au sérieux ce qui se dit de lui ?

    Mais comment ne pas prendre au sérieux des rumeurs qui finissent toujours par s’avérer de la réalité à Bangui ? Pourquoi alors des jeunes soupçonnés faire partie de son commando de la mort et arrêtés croupissent-ils à Ngaragba alors que lui ne fait rien pour les sortir de là ?

    Les choses ne se sont pas arrêtées que là. De source proche des milieux qui le connaissent bien. Meckassoua a pris les choses au très sérieux au point de craindre pour sa famille qu’il aurait discrètement mis à l’abri au Cameroun et lui-même serait en pour parler avec Denis-Sassou-Nguessou du Congo Brazza ainsi Idriss Déby à qui il aurait demandé protection et bien entendu asile politique si besoin. Les deux hommes lui auraient déjà donné leur feu vert à fait savoir un membre de son entourage sous couvert de l’anonymat.

    Ce dernier développement de l’épisode Meckassoua serait directement lié à la saisie à l’aéroport de Bangui M’poko de près d’une centaine talki-walkis importés du Congo Brazza et qui auraient transité par la RD Congo via Bangassou et convoyés à Bangui par un avion des humanitaires. Une nouvelle qui a ameuté les nouvelles autorités de Bangui qui ont décidé de mettre le bouché double afin de relever toute mauvaise éventualité.

    Puisque la police nationale est sur la piste et en a même parlé sur les ondes de la radio nationale, on peut sans vergogne dire qu’il y a quelque chose qui fossilise l’air en Centrafrique. Le pays n’a que trop souffert. S’il y bien des têtes et des cerveaux en Centrafrique, est-ce à un coup d’Etat que l’on devait penser ? Le coup d’Etat est déjà perpétré par des mercenaires venus du Tchad et du Soudan qui occupent plus des ¾ du territoire national et qui écument le pays. N’est-ce pas une préoccupation qui devait mobiliser toutes les forces vives de la nation et particulièrement ceux-là qui croient posséder assez d’argent pour vouloir le jeter en l’air à travers leur machiavélique projet de coup d’Etat ?

    C’est vrai que si quelqu’un pense qu’il peut mener par le bout du nez tout un peuple, il est capable de s’empêcher de toute logique et ne penser qu’à lui-même. Mais là n’est pas le problème. Le vrai problème est que c’est des vies humaines qu’on se ligue pour éliminer or ces personnes n’ont absolument rien fait et ne méritent aucunement le sort qu’on veut leur jeter.

    S’il est vrai que ce putschiste en herbe n’a peur de rien, il est autant vrai qu’il craint pour la vie de ces enfants, de sa femme, de sa famille. Il craint également la saisine de la CPS qui est déjà en œuvre car profitant de sa position de la seconde personnalité du pays, il a mis en branle tout un scénario visant à mettre à terre l’institution législative que les centrafricains se évertués à mettre en place. En témoigne ce barème de location des salles de l’hémicycle de l’Assemblée nationale dont l’argent va pour l’effort de coup d’Etat de Meckassoua. C’est pour couvrir ses faiblesses dans la gestion de cette noble institution que Meckassoua a instauré plusieurs contrôles dont celui des diplômes, l’audit du passage de Nguendet au CNT et autres conneries de ce genre dont les résultats, bien que connus, ne servent à rien car ne relevant aucun dérapage. Le véritable dérapage est la gestion chaotique de Meckassoua et ceci en peu de temps seulement.

    Les Centrafricains ne veulent pas de coup d’Etat. Meckassoua doit le mémoriser ainsi et mettre halte à sa fougue prouesse. C’est net et claire, si non, il aura tout le pays dans les pieds comme une épine. A bon entendeur salut.

    Redigé par Patrick BALEPOU.

    Centrafrique: trois suspects appréhendés avec 80 talkies walkies par les FACA à l’aéroport Bangui M’Poko.

    0

    Centrafrique: trois suspects appréhendés avec 80 talkies walkies par les FACA à l’aéroport Bangui M’Poko.

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2632.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Aéroport Bangui Mpoko

     

     

    Bangui 24 août 2017, CNC.

    Par Eric NGABA.

     

    Le Directeur Général Adjoint de l’émigration et immigration, de l’intendance et de la planification au Ministère de la sécurité publique, Bienvenu-Paterne Nguimalé, a annoncé le 22 août 2017 à la presse, l’arrestation des présumés suspects à la sortie de fret de l’aéroport Bangui M’Poko. Ces suspects, en provenance de la République démocratique du Congo (RDC) via la ville Bangassou (RCA) à bord du Vol Via Air, ont été appréhendés le 20 août dernier avec deux cartons remplis de 80 talkies walkies de marque Hitera, grâce à la vigilance des forces armées centrafricaines (FACA).

     

    Les trois suspects, dont le nommé Fréddy Morouba le propriétaire, ont été arrêté alors qu’ils venaient de la ville de Yakoma située de l’autre côté de rive de la République Démocratique du Congo via Bangassou à bord d’un des vols domestiques.

    Deux cartons contenant 80 talkies walkies sont le lot qui a été retrouvé sur eux par une équipe des vaillants éléments des forces armées centrafricaines à la sortie du fret de l’aéroport Bangui M’Poko.

    Il est ressorti des investigations menées par les forces de la police centrafricaine que les colis saisis proviennent de la ville de Yakoma située de l’autre côté de rive de la République Démocratique du Congo via Bangassou à bord d’un des vols domestiques du pays que l’enquête diligentée va déterminer les preuves.

    « À ce jour, trois individus sont déjà interpellés et gardés à vue dans l’une des unités de la police judiciaire de la place. Le présumé propriétaire de ces effets militaires nommé Morouba Fréddy, interpellé à son tour hier le 21 août 2017 vers 11heures par nous-même, de suite d’une filature minutieusement organisée. Ce dernier disposait encore par devers lui six (6) autres appareils Motorola de marque HITERA déjà codifiés, et prêts à être utilisés », a fait savoir Bienvenu-Paterne Nguimalé, DGA de l’émigration et immigration, de l’intendance et de la planification au Ministère de la sécurité publique.

     

    Ces appareils déjà codifiés sont sur le même réseau de transmission que celui de la garde présidentielle et de la gendarmerie nationale, à en croire M. Nguimalé.

     

    Une enquête judiciaire est ouverte pour déterminer les responsabilités des commanditaires et les complices de ce trafic avant d’être traduits devant la justice. Car, d’après Bienvenu-Paterne Nguimalé, certains cadres et agents de la police ont brillé par leur complicité à l’aéroport international Bangui M’Poko dont une procédure disciplinaire est déjà enclenchée à leur endroit.