mercredi, juin 17, 2026
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Le potentiel de la cryptomonnaie pour renforcer la pertinence économique mondiale de l’Afrique

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Dans un monde où les équilibres économiques se redessinent sans cesse, l’Afrique s’affirme peu à peu comme un espace d’initiative et de reconquête. Sur un continent longtemps cantonné au rôle de fournisseur de matières premières, la montée en puissance du numérique ouvre une autre voie : celle de la valeur créée localement.

La cryptomonnaie et la technologie blockchain, loin d’être de simples effets de mode, deviennent des instruments de souveraineté et de croissance. En transformant la manière dont circulent les capitaux, elles offrent aux États, aux entreprises et aux citoyens africains la possibilité de s’insérer dans les échanges mondiaux autrement, plus vite, plus librement, et surtout selon leurs propres règles.

Derriere cette évolution se profile une ambition claire : renforcer la compétitivité du continent tout en bâtissant une indépendance financière et technologique durable.

Les fondements technologiques et la fragmentation des monnaies traditionnelles

Le virage numérique que prend l’Afrique présente des parallèles intéressants avec l’évolution des instruments financiers basés sur la blockchain, tels que l’option sur l’Ethereum. Ce type de produit dérivé illustre comment la technologie peut offrir de nouveaux moyens de gérer le risque, de diversifier les investissements et de renforcer la confiance entre les acteurs économiques.

Dans un continent marqué par la cohabitation de plus de quarante monnaies et des barrières réglementaires multiples, l’expérience de ces outils financiers digitaux met en lumière la recherche d’une intégration plus fluide et transparente des échanges. Elle symbolise aussi la capacité du numérique à contourner la fragmentation monétaire au profit d’une circulation de valeur plus ouverte et interconnectée.

Les tokens, ancrés dans des protocoles ouverts, deviennent des passerelles d’inclusion et d’efficacité. Ils traduisent un même désir : échapper à la lenteur, au coût et à la dépendance d’un modèle financier hérité d’un autre temps.

Une opportunité d’inclusion financière et d’innovation locale

Pour des millions d’Africains restés à l’écart des banques, la cryptomonnaie incarne une révolution silencieuse. Un téléphone portable suffit à ouvrir un portefeuille numérique, à recevoir un paiement ou à lancer un projet. Là où les distances et les formalités ont longtemps été des freins, la technologie supprime les barrières et redonne du pouvoir aux individus. Les microtransactions en stablecoins réduisent les coûts de transfert et protègent de la volatilé des monnaies locales.

Dans cette dynamique, un nouvel écosystème émerge : des start-up, des fintechs, des coopératives inventent des solutions nées du terrain. Les femmes et les jeunes, longtemps exclus du système financier formel, en deviennent les acteurs les plus inventifs. Ce mouvement dépasse la simple inclusion : il redessine la manière de penser l’autonomie économique sur le continent.

La contribution des crypto-actifs aux chaînes de valeur mondiales

La blockchain ne sert plus seulement à envoyer de l’argent : elle réorganise la confiance à l’échelle mondiale. Dans les chaînes d’approvisionnement africaines, des plateformes permettent désormais de certifier l’origine du cacao, du diamant ou du lithium en temps réel. Chaque étape, du producteur à l’exportateur, est enregistrée sur un registre infalsifiable. Ce suivi précis rassure les investisseurs, renforce la transparence et donne plus de poids à la production locale.

Dans l’agriculture comme dans la tech, les contrats intelligents automatisent les paiements et accélèrent la rotation du capital. Cette digitalisation progressive relie les entreprises africaines aux marchés internationaux, améliorant leur visibilité et la valeur perçue de leurs produits. Pour la première fois, la confiance se construit autant par la technologie que par la parole.

Vers une économie numérique inclusive et résiliente

La cryptographie, pilier silencieux de cette transformation, offre à l’Afrique une arme contre la corruption et la défiance. En rendant chaque transaction traçable, elle instaure une discipline nouvelle, une responsabilité économique partagée. Certains gouvernements testent déjà des monnaies numériques de banque centrale, adaptées à leurs besoins internes.

D’autres expérimentent des systèmes hybrides, mêlant innovation privée et régulation publique. La route reste longue : les infrastructures manquent, les compétences aussi. Mais la jeunesse africaine, forte de sa maîtrise du digital et de son appétit d’entreprendre, pousse vers l’avant.

Dans cette énergie collective se trouve peut-être le plus grand atout du continent : transformer la cryptomonnaie non pas en rêve d’évasion, mais en levier de stabilité, de transparence et de prospérité partagée.

 

 

 

 

 

Touadéra veut valider la candidature de Dologuélé via le Conseil Constitutionnel pour lui donner un score de 2-3% à la présidentielle prochaine

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Touadéra veut valider la candidature de Dologuélé via le Conseil Constitutionnel pour lui donner un score de 2-3% à la présidentielle prochaine

 

Touadéra veut valider la candidature de Dologuélé via le Conseil Constitutionnel pour lui donner un score de 2-3% à la présidentielle prochaine
L’opposant centrafricain Anicet-Georges Dologuelé, leader de l’URCA. Photo Jeune Afrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Touadéra vient de changer de stratégie. Après des mois à faire déclarer Dologuélé apatride, après avoir utilisé le ministre de la Défense pour dire qu’il n’est plus centrafricain, voilà qu’il veut maintenant que le Conseil Constitutionnel valide sa candidature. Ce revirement n’a rien d’un geste démocratique. C’est une nouvelle manœuvre pour humilier l’opposant.

 

 

Corbeau News Centrafrique a obtenu des informations précises sur ce qui se trame. Touadéra met la pression sur son cousin Waboué qu’il a placé à la tête du Conseil Constitutionnel. L’objectif : faire valider le dossier de Dologuélé. Pas pour lui permettre de gagner. Pas pour respecter ses droits. Mais pour l’utiliser dans une combine électorale bien ficelée.

 

Le plan est simple. Une fois le dossier validé, Dologuélé participera aux Élections. Il fera campagne. Il mobilisera ses partisans. Mais quand les résultats seront annoncés, on lui attribuera 2% ou 3%. Pas plus. Juste assez pour montrer qu’il y avait un opposant dans la course. Juste assez pour dire à la communauté internationale que les Élections étaient libres.

 

Cette stratégie a été discutée la semaine dernière lors d’une réunion à Damara avec le clan présidentiel. Ils ont pesé les options. Interdire complètement Dologuélé créerait trop de problèmes avec les partenaires internationaux. Mais le laisser gagner est hors de question. Alors ils ont trouvé la solution : le laisser participer et lui donner un score ridicule, et comme ça, cela permettra à Dologuelé de réclamer toujours le statut du leader de l’opposition démocratique.

 

Touadéra pourra ensuite dire : “Regardez, l’opposition a participé. Le Conseil Constitutionnel a validé le dossier de mon principal adversaire. Il est allé aux Élections librement. Et j’ai gagné avec 90% des voix. C’est la volonté du peuple.”

 

Cette technique n’est pas nouvelle. Beaucoup de dirigeants africains l’ont utilisée. Laisser l’opposition participer, mais truquer les résultats pour s’assurer une victoire écrasante. Donner quelques pourcents aux adversaires pour créer l’illusion d’une compétition. Et présenter le tout comme une victoire démocratique.

 

Le cas de Dologuélé est particulier parce que Touadéra a d’abord tout fait pour le détruire. Il l’a fait déclarer apatride. Il a mobilisé toutes les institutions contre lui. Les médias d’État l’ont diabolisé pendant des mois. Et maintenant, on va faire semblant de le réhabiliter. Pourquoi ? Pour mieux l’humilier en lui attribuant un score dérisoire.

 

Si cette stratégie se réalise, ce sera une première en Centrafrique. Un apatride qui participe à une élection présidentielle. Parce que selon le ministre de la Défense, Dologuélé n’est plus centrafricain. Il est apatride. Mais on va quand même le laisser se présenter.

 

Cette contradiction prouve que toute l’affaire de nationalité était politique depuis le début. Si Dologuélé était vraiment apatride, le Conseil Constitutionnel devrait rejeter sa candidature. Mais Touadéra a besoin qu’elle soit validée pour son plan de truquage. Alors le Conseil va l’accepter.

 

Touadéra pense qu’il peut tromper la communauté internationale avec cette combine. Il se dit que tant qu’il y a une apparence de processus démocratique, les partenaires étrangers vont accepter les résultats. Et il a peut-être raison. La communauté internationale ferme souvent les yeux sur les Élections truquées en Afrique quand elle veut éviter une crise.

 

La France, les États-Unis, l’Union Européenne, l’Union Africaine préfèrent souvent la stabilité à la démocratie réelle. Ils acceptent des résultats douteux tant qu’il n’y a pas de violence majeure. Touadéra compte là-dessus.

 

La question maintenant est : est-ce que Dologuélé va accepter de jouer ce rôle ? Va-t-il participer à des Élections en sachant qu’on lui attribuera 3-4% dans les résultats ? Va-t-il accepter d’être utilisé par Touadéra pour donner une légitimité démocratique à une élection truquée ?

 

Le choix est difficile. S’il boycotte, on dira qu’il a abandonné ses partisans. Qu’il n’a pas donné au peuple la chance de voter pour lui. Mais s’il participe, il légitime une élection dont les résultats sont déjà décidés. Il devient un accessoire dans la mise en scène de Touadéra.

 

C’est le dilemme de toutes les oppositions face aux dictatures. Participer ou boycotter ? Les deux options ont leurs risques. Et dans les deux cas, le dictateur trouve son compte.

 

Touadéra affine actuellement sa stratégie. Il veut créer l’apparence d’élections normales tout en contrôlant totalement les résultats. Il veut utiliser Dologuélé comme preuve qu’il y avait de l’opposition, puis l’écraser avec un score ridicule pour montrer sa “popularité”.

 

Les résultats sont déjà décidés. La réunion de Damara l’a confirmé. Le 28 décembre 2025, Touadéra annoncera sa victoire avec environ 90% des voix. Dologuélé aura 3-4%. Les autres candidats se partageront les miettes. Et on appellera ça une élection démocratique.

 

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Centrafrique : l’ACFPE livrée au népotisme et au chaos, même Touadera tourne le dos au personnel

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l’ACFPE livrée au népotisme et au chaos, même Touadera tourne le dos au personnel

 

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Henri Koulayom, Président du conseil d’administration de l’ACFPE

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les employés de l’ACFPE dénoncent un système verrouillé par la ministre du Travail Annie Michelle Mouanga et sa sœur Renée Bimbo, directrice par intérim.

 

La crise interne de l’Agence centrafricaine pour la formation professionnelle et l’emploi (ACFPE) prend une tournure inédite. Après avoir sollicité une audience auprès du président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro pour exposer les dérives de gestion et le népotisme ambiante qui paralysent l’institution, les délégués du personnel n’ont obtenu aucune suite . Le silence du chef de l’État Baba Kongoboro est interprété comme un feu vert implicite laissé au pourrissement de l’agence.

 

Cette inertie présidentielle est d’autant plus inquiétante qu’au cœur du scandale se trouve la ministre du Travail, Annie Michelle Mouanga, dont la nomination est liée, selon plusieurs sources, à ses liens familiaux avec Tina Touadéra, deuxième épouse du président. Depuis son arrivée au gouvernement en 2021, elle a placé sa propre sœur, Renée Bimbo, au poste stratégique de directrice générale par intérim de l’ACFPE. Plus d’un an plus tard, cette intérimaire est toujours en place, sans élection régulière ni décision formelle du conseil d’administration.

 

Dans ce contexte verrouillé, les employés affirment que les appels à candidature du poste du directeur général ne sont qu’une façade. Ils expliquent que les termes de référence ont été rédigés de manière à exclure la majorité des candidats et à favoriser une seule personne : Renée Bimbo, déjà en fonction. C’est précisément cette manipulation qui a conduit les représentants du personnel à saisir le tribunal administratif pour demander l’annulation pure et simple de l’appel à candidature N°0193/ACFPE/CA .

 

Le dossier prend une tournure encore plus opaque lorsque les agents dénoncent l’intervention du cabinet CIFOM, présenté comme chargé du recrutement, alors que cette mission revient légalement au conseil d’administration. Pour eux, ce recours à un cabinet externe n’est rien d’autre qu’un habillage administratif destiné à légitimer une nomination familiale.

 

La contestation ne se limite pas au terrain judiciaire : le personnel a également notifié un préavis de grève de trois jours pour exiger le respect de la loi, le paiement des frais médicaux et des heures supplémentaires, et l’annulation immédiate de la procédure contestée . Par cette action, ils veulent montrer que la justice n’est pas leur seul recours, mais qu’ils sont aussi prêts à paralyser le fonctionnement de l’agence si rien ne change.

 

Pour les agents, la situation est claire : le président Faustin-Archange Touadéra, en refusant d’entendre leurs doléances, devient complice de ce système de népotisme installé au cœur même de l’État. Son silence équivaut à un aval donné à la ministre Annie Michelle Mouanga et à sa sœur Renée Bimbo, qui contrôlent l’ACFPE en dehors de toute transparence.

 

L’ACFPE, censée être un pilier de la formation et de l’emploi en Centrafrique, se retrouve ainsi prise en otage par des intérêts familiaux et politiques. Et pour les employés qui ont désormais placé leurs espoirs dans les juges, ce conflit ne fait que commencer.

 

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À Libreville, Touadéra négocie l’extradition de Bozizé: l’ingratitude d’un homme qui veut détruire celui qui l’a tout donné

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À Libreville, Touadéra négocie l’extradition de Bozizé: l’ingratitude d’un homme qui veut détruire celui qui l’a tout donné

 

Le Président Touadéra, marchant sur un tapis rouge, arborant des couleurs du drapeau national
Le Président Faustin-Archange Touadera, marchant sur un tapis rouge, arborant des couleurs du drapeau national

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Président  Touadéra vient de franchir une nouvelle ligne. Le média Africa Intelligence a révélé que le président centrafricain s’est rendu au Gabon le 16 octobre 2025 pour une rencontre trilatérale avec le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema et le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló. L’objectif : négocier l’extradition de l’ancien président François Bozizé, actuellement en exil en Guinée-Bissau.

 

 

Cette démarche n’a rien de légal ou de diplomatique normal. C’est une chasse à l’homme. Le Président Touadéra veut faire à Bozizé exactement ce qu’il a fait à l’ancien ministre Armel Sayo : le faire extrader, le ramener à Bangui, le jeter en prison, puis le livrer à Wagner pour qu’il soit torturé et enfermé dans un cachot.

 

Rappelons ce qui s’est passé avec Armel Sayo. Le Président Touadéra  a négocié avec le Cameroun. Il a fait du jeu doux. Il a probablement versé de l’argent aux commissaires camerounais qui, comme beaucoup dans la région, aiment l’argent. Et le Cameroun a expulsé Armel Sayo vers Bangui.

 

Une fois à Bangui, Armel Sayo a été jeté à la prison de Ngaragba. Mais le 7 juillet 2025 vers 9 heures du matin, il a été enlevé de sa cellule. Les mercenaires russes sont venus vers 23 heures et l’ont capturé. Depuis ce jour, Armel Sayo n’est plus revenu au camp de Roux. Il a été présenté brièvement par deux fois au juge d’instruction, puis ramené quelque part dans un cachot du sous-sol camp de Roux géré par les mercenaires russes comme leur propre prison privée.

 

C’est exactement ce sort que le Président Touadéra  alias Baba Kongoboro réserve à Bozizé. Si l’extradition réussit, on amènera Bozizé quelque part, on le torturera sauvagement. Comme il est âgé, il mourra probablement rapidement. Et c’est ce que Touadéra veut.

 

Ce qui rend cette affaire encore plus scandaleuse, c’est que Bozizé est celui qui a tout fait pour le Président Touadéra. Qui était Touadéra avant Bozizé ? Personne. Un simple professeur de mathématiques à l’université de Bangui. Un homme pauvre qui roulait avec une vieille Renault 12 grise. Un enseignant ordinaire parmi tant d’autres.

 

C’est Bozizé qui l’a fait recteur de l’université de Bangui. C’est Bozizé qui lui a donné le grade de professeur. C’est Bozizé qui l’a nommé Premier ministre. Et grâce à ce poste de Premier ministre, la France et les militants anti-Balakas l’ont aidé à devenir président en 2016.

 

Le Président Touadéra  doit tout à Bozizé. Sans lui, il serait resté un professeur inconnu dans une université délabrée. Mais aujourd’hui, Touadéra veut capturer celui qui l’a tout donné. Il veut le faire extrader. Il veut le torturer. Il veut le tuer.

 

Ce n’est pas seulement de l’ingratitude. C’est de la malhonnêteté profonde. Quelqu’un te donne à manger. Quelqu’un te forme. Quelqu’un te fait monter. Et toi, une fois au pouvoir, tu te retournes contre lui. Tu le chasses. Tu le pourchasses. Tu veux le capturer et le tuer.

 

Bozizé n’est d’ailleurs pas le seul que Touadéra pourchasse. Tous ceux qui l’ont aidé à devenir président sont maintenant chassés. La France qui l’a aidé à prendre le pouvoir n’a plus aucune influence en Centrafrique. Touadéra l’a chassée au profit des Russes. Au deuxième tour de 2016, c’est Obiang Nguema de la Guinée Équatoriale qui lui a donné de l’argent et un avion pour l’aider. Mais aujourd’hui, qu’est-ce que le Président guinéen a reçu en retour ? Rien. Touadéra lui retourne son mépris.

 

La rencontre du 16 octobre au Gabon a été organisée à la dernière minute. Brice Clotaire Oligui Nguema, qui essaie de jouer le rôle de médiateur que jouait jadis Omar Bongo dans les crises centrafricaines, a réuni les trois présidents dans le salon présidentiel de l’aéroport Léon-Mba de Libreville.

 

Touadéra a demandé directement à Umaro Sissoco Embaló l’extradition de Bozizé. Il a invoqué le mandat d’arrêt international émis par la justice centrafricaine contre l’ancien président. Il veut mettre la pression sur Bozizé à l’approche de l’élection présidentielle de décembre 2025.

 

Mais Embaló ne semble pas prêt à céder aux demandes de Touadéra. Africa Intelligence note que “la réponse du président Embaló était dans son regard”. Bozizé vit à Bissau conformément aux recommandations de la feuille de route de Luanda signée fin 2021 entre le gouvernement de Bangui et les groupes armés, sous le parrainage de l’Angola. Cette feuille de route demandait que les chefs de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) ne s’exilent pas dans des pays frontaliers de la Centrafrique.

 

C’est d’ailleurs sous l’insistance américaine que Bozizé a été transféré de N’Djamena à Bissau en 2023. Les États-Unis ne voulaient pas que Bozizé reste au Tchad où il aurait pu facilement organiser une rébellion contre Touadéra. Ils l’ont donc fait transférer en Guinée-Bissau, un pays éloigné de la Centrafrique.

 

Bozizé tente depuis plusieurs mois de négocier son retour en Centrafrique après l’élection présidentielle de 2025. Il a parlé au téléphone au moins une fois avec Touadéra depuis le début de l’année. Son entourage, dont son fils Jean-Francis Bozizé en exil à N’Djamena, a ouvert des canaux de communication discrets pour préparer un retour en échange d’une amnistie.

 

Mais visiblement, le Président Touadéra  ne veut pas d’amnistie. Il veut l’extradition. Il veut capturer Bozizé. Il veut le ramener à Bangui pour le livrer à Wagner. Il veut l’éliminer physiquement.

 

Cette obsession du Président Touadéra  pour Bozizé s’explique par plusieurs raisons.

 

Il y a peu de chances qu’Embaló accède à la demande de Touadéra. D’abord parce que cela violerait les accords de Luanda. Ensuite parce que les États-Unis, qui ont organisé le transfert de Bozizé à Bissau, ne veulent pas qu’il soit livré à Touadéra. Enfin parce qu’Embaló lui-même a ses propres problèmes politiques en Guinée-Bissau et n’a pas besoin de complications internationales.

 

Mais le simple fait que Touadéra ait fait cette démarche montre son état d’esprit. Il est prêt à tout pour éliminer ses adversaires. Il est prêt à traquer un vieil homme qui l’a tout donné. Il est prêt à violer tous les principes de gratitude et d’honneur pour maintenir son pouvoir.

 

Cette affaire Bozizé s’ajoute à la longue liste des persécutions instrumentées par Touadéra. Armel Sayo torturé dans un cachot secret. Dologuélé déclaré apatride. Les opposants harcelés. Les journalistes menacés. Les défenseurs des droits humains arrêtés. Touadéra transforme la Centrafrique en État policier où personne n’est en sécurité.

 

L’histoire retiendra cette ingratitude. Un homme qui doit tout à un autre, et qui ensuite essaie de le détruire. Un président qui pourchasse celui qui l’a formé, qui l’a nommé, qui lui a donné sa chance. Cette trahison dit tout sur le caractère de Touadéra et sur la nature de son régime.

 

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À Bangui,  en plein camp Kassaï, un sous-officier de l’armée nationale a été  froidement abattu

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À Bangui,  en plein camp Kassaï, un sous-officier de l’armée nationale a été  froidement abattu

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/agents-forestiers.jpg” data-wpel-link=”internal”>À Bangui, en plein camp Kassaï, un sous-officier de l’armée nationale a été froidement abattu
agents forestiers en formation au camp Kassaï dans le septième arrondissement . Photo CNCScreenshot

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un sous-officier de l’armée nationale centrafricaine a été tué dans la nuit de dimanche à lundi au camp Kassaï, situé dans le 7ème arrondissement de Bangui. Le sergent a été abattu d’une balle dans le dos alors qu’il était parti pour acheter du café.

 

 

Les faits se sont déroulés dans un contexte de préparation du détachement militaire. Des soldats s’étaient regroupés au camp Kassaï avant de partir en détachement dans des villes de province. Alors que tous les soldats se sont regroupés au sein du camp Kassaï, le sergent, envie de boire du café,  a quitté le groupe pour aller prendre du café. C’est au moment du retour à la base qu’il a été abattu par balles dans le dos par un inconnu.

 

La balle a traversé son dos et est ressortie par la poitrine. Le sergent est tombé et est mort sur place. Son corps a été transporté à la morgue du Centre Hospitalier Universitaire de Bangui.

 

Une enquête a été ouverte. Mais quelques heures après, un soldat s’est présenté à la gendarmerie. Il a reconnu les faits. Il dit que c’est lui qui a abattu son collègue.

 

On ne sait pas encore pourquoi. Est-ce qu’il a agi seul ? Quelles sont les raisons de ce meurtre ? A-t-il exécuté un ordre de quelqu’un ? L’enquête devra répondre à ces questions.

 

Le corps du sergent est depuis lundi matin à la morgue du CHU de Bangui.

 

Ce qui se passe dans l’armée centrafricaine dépasse l’entendement. Un soldat qui tire sur un autre soldat, ce n’est pas nouveau. Ça se passe régulièrement. Un soldat tire sur son chef et le tue. Ou le chef tire sur son soldat et le tue.

 

Il n’y a plus de respect dans l’armée des Wagner et de Touadera. Dans l’armée centrafricaine, il n’y a aucun respect de la hiérarchie. Il n’y a aucun respect des droits de l’homme. Il n’y a rien. Tout est désordre et chaos.

 

Affaire à suivre…

 

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Chaos total chez les mercenaires de Touadéra : Mazette éjecte Tagoto et nomme son neveu Christian Gonedere Kossi président du MLPC fantoche

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Chaos total chez les mercenaires de Touadéra : Mazette éjecte Tagoto et nomme son neveu Christian Gonedere Kossi président du MLPC fantoche

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Mazette-et-Koyambonou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Chaos total chez les mercenaires de Touadéra : Mazette éjecte Tagoto et nomme son gardien président du MLPC fantoche
De gauche à droite : Mazette Jackson et Chantal Jean Édouard Koyambonou

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le MLPC fantoche créé par les mercenaires politiques de Touadéra pour diviser le vrai MLPC de Martin Ziguélé sombre dans le chaos total. Après avoir organisé un congrès bidon en septembre 2025 pour élire Josephat Tagoto, un SDF, sans domicile fixe, à la tête de leur structure, Jackson Mazette vient de l’éjecter manu militari. Et son remplaçant ? Son neveu, Christian GONEDERE KOSSI, un autre SDF. Voilà le nouveau “président” du MLPC fantoche de Mazette.

 

 

Cette comédie pathétique montre l’état de décomposition des structures parallèles créées par le régime Touadéra pour affaiblir l’opposition authentique. Les mercenaires politiques qui ont quitté le vrai MLPC se déchirent maintenant entre eux pour des miettes. Et pendant qu’ils s’entretuent, le vrai MLPC de Martin Ziguélé reste solide, inébranlable, porté par des centaines de milliers de militants fidèles.

Rappelons les faits depuis le début pour comprendre cette farce. Jackson Mazette était le deuxième vice-président du vrai MLPC dirigé par Martin Ziguélé. Il a quitté le parti en prétendant qu’il était le fondateur du MLPC et qu’il détenait donc le monopole du parti.

Mais avant lui, Mazette avait déjà manipulé d’autres personnes pour quitter le MLPC. Le premier vice-président Chantal Jean-Édouard Koyambounou avait quitté. L’ex secrétaire général du MLPC, Étienne Malekoudou avait également quitté. Ils partaient avec le logo du MLPC pour leur mouvement appelé “MLPC Courant Originel” avec le soutien moral et financier de Touadera.

Mais cette stratégie n’a pas marché, a échoué. Le vrai MLPC est resté solide derrière son président Martin Ziguélé. Alors Mazette et ses complices ont sorti une nouvelle carte. Mazette ne veut plus parler de “MLPC courant originel” mais du “MLPC” tout court, pour tenter de démolir totalement le vrai MLPC. Il a tenté de regrouper Koyambounou, Malekoudou et les autres dissidents pour former ce qu’ils appellent le “MLPC fondation”, selon Mazette.

Touadéra leur a financé 20 millions de francs CFA pour organiser leur congrès. Mazette a pris l’argent et est parti se soigner au Maroc où il a des problèmes de prostate et de cœur. Il a utilisé l’argent pour se soigner et pour construire sa maison.

 

Christian Gonedéré Kossi au milieu et a gauche de Koyambonou en costume et lunette

Pendant son hospitalisation au Maroc, les membres de son parti se sont dit que s’ils ne faisaient rien, ils auraient des problèmes avec le président Touadéra qui avait donné l’argent pour le congrès. Alors ils ont demandé et obtenu, au nom de Touadera, la salle de conférence de la CNSS à Bangui en vue d’organiser leur réunion avec une dizaine de personnes. Ils ont appelé cela un “congrès”.

Et pendant que Mazette était à l’hôpital au Maroc, ils ont voté une autre personne à la tête de leur structure : Josephat Tagoto, soutenu fortement par Koyambonou. Ce Tagoto est un SDF, un sans domicile fixe. Il n’a même pas de maison, ni un foyer. Il est originaire de Markounda. C’est ce monsieur qu’ils ont désigné “président” de leur MLPC fantoche.

Cette élection s’est faite avec le soutien de Koyambounou, l’ancien premier vice-président du vrai MLPC qui avait quitté, actuellement ministre conseiller à la présidence de la République.

Quand Jackson Mazette, à l’hôpital au Maroc, a appris cette nouvelle, il s’est paniqué. Il est entré dans une colère noire. Dès qu’il est revenu à Bangui, il a immédiatement accusé Tagoto de détournement. Il dit que le président Touadéra avait remis de l’argent à Tagoto pour qu’il soit candidat du MLPC fantoche à la présidentielle, mais que Tagoto a bloqué l’argent pour lui. C’est du détournement selon Mazette, donc il faut l’éjecter.

Et voilà que Jackson Mazette, malgré le fait qu’ils ont organisé un soi-disant congrès pour élire Tagoto, décide tout seul d’éjecter Tagoto. Le congrès ne compte pas. Les votes ne comptent pas. Seul Mazette décide. Il a éjecté Tagoto de la tête de leur parti fantoche.

Et qui a-t-il nommé à la place ? Un certain Christian GONEDERE KOSSI. Et qui ce certain?

Christian GONEDERE KOSSI est un ex-coursier de Martin Ziguelé qui n’a même pas eu le bac. Il est l’un des neveux et gardien du temple de Jackson Mazette. Oui, vous avez bien lu. Le gardien u temple de Mazette est devenu président du MLPC de Mazette.

Ce gardien du temple, qui est également neveu de Mazette, qui n’a aucune formation politique, qui n’a aucune expérience, qui n’a même pas terminé ses études secondaires, est maintenant “président” d’un fantôme parti politique. C’est à mourir de rire. Mais c’est aussi terrible parce que ça témoigne de la folie totale qui règne chez ces mercenaires politiques.

Cette situation a créé une tension énorme, même extrême et à vie entre Mazette d’un côté, et Koyambounou et Tagoto de l’autre. Mazette accuse Édouard Koyambounou et Tagoto d’avoir raconté n’importe quoi sur lui. Que ce sont eux qui auraient raconté à la presse qu’il est malade de prostate, qu’il a détourné des fonds et qu’il est parti se soigner au Maroc avec l’argent du congrès.

Mais Jackson Mazette a rétorqué avec une violence inouïe. Il a dit que Koyambounou et Tagoto ne savent pas qu’eux aussi sont malades du Sida. Il a dit qu’ils pensent qu’ils vont mourir avant 2025, donc il faut voler et tout manger avant de mourir, alors qu’ils sont toujours là.

C’est devenu du n’importe quoi. Des accusations de maladie. Des accusations de détournement. Des éjections frontales. Des nominations de parents comme présidents de parti. C’est le chaos total et voulu par le régime. C’est le désordre absolu. C’est la folie.

Et tout cela se passe dans le MLPC fantoche, le MLPC courant originel, toutes ces structures bidonnes créées par les mercenaires de Touadéra. Pendant ce temps, le vrai MLPC de Martin Ziguélé reste inébranlable. Aucune division. Aucun chaos. Une direction claire. Un leadership respecté. Des centaines de milliers de militants fidèles.

La stratégie de Touadéra a échoué. Il a dépensé des millions pour créer des structures parallèles. Il a corrompu des cadres du MLPC pour qu’ils quittent et créent leurs propres mouvements. Il a financé des congrès bidons. Il a nommé des SDF comme présidents de parti. Et au final, qu’est-ce que ça a donné ? Rien. Le vrai MLPC est toujours là, plus fort que jamais.

Et maintenant, les mercenaires se déchirent entre eux. Mazette contre Koyambounou et Malekoudou. Mazette contre Tagoto. Koyambounou contre Malekoudou. Tout le monde contre tout le monde. Pour quoi ? Pour des miettes. Pour de l’argent détourné. Pour des postes dans un parti fantoche qui n’existe que sur le papier.

Cette situation est pathétique. Ces hommes qui ont trahi le vrai MLPC, qui ont vendu leurs âmes au régime Touadéra, qui ont accepté l’argent du pouvoir pour diviser l’opposition, se retrouvent maintenant à se battre comme des chiens pour les restes. Des SDF, des illettrés et sans ressources qui deviennent présidents du parti. Un SDF est éjecté après avoir été élu, un autre SDF est nommé à sa place. C’est le cirque complet.

Les vrais militants du MLPC, ceux qui sont restés fidèles à Martin Ziguélé, regardent cette comédie avec un mélange d’amusement et de dégoût. Ils voient ces traîtres s’entretuer. Ils voient ces mercenaires se déchirer. Et ils se disent qu’ils ont eu raison de rester fidèles au vrai MLPC.

Mazette, Koyambounou, Tagoto, Gonénderé, tous ces noms ne sont plus que des curiosités politiques. Des gens qui ont cru pouvoir détruire un parti historique avec l’argent du pouvoir. Des gens qui ont cru pouvoir remplacer des décennies de lutte politique avec des congrès bidons organisés dans des salles louées à la faculté de théologie.

Mais l’histoire leur a donné tort. Le MLPC est toujours debout. Martin Ziguélé est toujours respecté. Les militants sont toujours fidèles. Et les mercenaires ? Ils se déchirent dans l’obscurité, dans le chaos, dans la folie.

 

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Karl Blagué, dans sa dernière déclaration avant sa mort, appelle à une coalition contre le troisième mandat

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Karl Blagué, dans sa dernière déclaration avant sa mort, appelle à une coalition contre le troisième mandat

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/04/Paul-Crescent-Beninga-Porte-parol-Gtsc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Karl Blagué, dans sa dernière déclaration avant sa mort, appelle à une coalition contre le troisième mandat
Paul-Crescent-Beninga-Porte-parol-Gtsc – RCA : arrestation du porte-parole du GSTC Crescent BENINGA, Touadera viole à nouveau la Constitution.

 

Dans sa dernière déclaration publique avant son décès le 16 août 2025, le coordonnateur national du G16, Karl Blagué, avait évoqué la nécessité de former une large coalition incluant la société civile et l’opposition pour faire barrage au projet de troisième mandat.

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Malgré son état de santé fragile, Karl Blagué avait donné des instructions claires concernant la stratégie politique à adopter :

 

“On commence à préparer une stratégie sur l’accord, et en cette période, toute stratégie unitaire est la bienvenue“.

 

Il avait également rapporté les propos de Paul Beninga, avec qui il était en contact : “Dans les propos de Beninga, quand il m’a contacté, il m’a dit qu’il était prêt à travailler non seulement avec nous, mais avec toute autre entité politique, s’il le fallait, pour faire front contre ce projet de troisième mandat“.

 

Karl Blagué se félicitait de cette évolution : “C’est déjà bien ainsi, ça germe, ça commence à germer dans les têtes de ceux qui étaient un peu trop solitaires, comme Beninga. C’est bien. Je sens qu’ils se sont rendu compte qu’on ne peut pas progresser seul“.

 

Il prônait une approche inclusive : “Il faut donc avoir une vue d’ensemble dans une dynamique unitaire, c’est bien. Peut-être qu’une certaine partie de la société civile peut s’entendre et gérer la situation avec ceux de l’opposition, pourquoi pas“.

 

Ces déclarations témoignent de la volonté du défunt leader de rassembler toutes les forces d’opposition dans une coalition large pour contrer le projet de troisième mandat, vision qu’il portait jusqu’à ses derniers moments.

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Zawa : le député Toranga Richard pousse le maire à l’exil après une réunion du MCU

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Zawa : le député Toranga Richard pousse le maire à l’exil après une réunion du MCU

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/le-depute-de-yaloke-2.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le député de Yaloké 2, regroupant la commune de Zawa et de Gaga, monsieur Toranga Richard
Le député de Yaloké 2, Toranga Richard, propriétaire éternel du village Gaga

 

Dans la commune de Zawa, une réunion du MCU pour choisir le candidat aux municipales a fini par un affrontement qui a forcé le maire à quitter sa ville.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À 20 kilomètres de Yaloké, dans l’Ombella-Mpoko, le député Toranga Richard et ses partisans ont attaqué le maire pendant une réunion politique. Le maire a dû partir et vit maintenant à Yaloké depuis plus d’un mois.

 

 

Ce qui devait être une simple réunion du MCU à Zawa s’est transformé en règlement de comptes. Le député Toranga Richard, entouré de ses fidèles, s’en est pris directement au maire devant tout le monde. Un ancien gendarme du village a rejoint les attaques contre l’édile. Face à cette hostilité générale et verbale, le maire a quitté la réunion et n’est plus revenu.

 

Depuis cette altercation, le maire a abandonné Zawa pour aller s’installer à Yaloké, à 225 kilomètres de Bangui. Cette absence dure maintenant depuis plus de deux mois. Le député et ses alliés en ont profité pour imposer leur propre candidat au MCU pour les prochaines Élections municipales.

 

Cette situation prouve une fois de plus un malentendu de taille. En réalité, les maires en Centrafrique sont nommés directement par le président de la République depuis plus de quarante ans. Le député Toranga Richard n’a donc aucun pouvoir officiel pour tenter de déloger un maire ou en installer un autre. Ce conflit relève uniquement d’un règlement de comptes personnel entre les deux hommes.

 

L’attitude du député interroge d’ailleurs beaucoup d’habitants de Zawa. À Gaga, un village situé à 15 kilomètres de Zawa, Toranga Richard se déclare le propriétaire légal de ce village. Il prétend que ses ancêtres ont fondé le village et construit la route qui relie Gaga à Zawa. Sur cette base, il s’approprie illégalement de force les terrains des particuliers à Gaga et menace quiconque qui ose contester son autorité. Ces agissements alimentent un sentiment d’injustice dans la localité et donnent l’image d’un député qui confond son mandat avec un pouvoir absolu digne d’un roi.

 

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Députés endettés : quand l’Assemblée nationale centrafricaine devient un refuge de mauvais payeurs de la République

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Députés endettés : quand l’Assemblée nationale centrafricaine devient un refuge de mauvais payeurs de la République

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Lhemicycle-de-lassemblee-nationale-le-jour-de-la-remise-du-projet-de-la-nouvelle-constitution.jpg” data-wpel-link=”internal”>Députés endettés : quand l’Assemblée nationale centrafricaine devient un refuge de mauvais payeurs de la République
Lhemicycle-de-lassemblee-nationale-le-jour-de-la-remise-du-projet-de-la-nouvelle-constitution – Le projet de la nouvelle constitution de Touadera : Un festival de fautes d’orthographe

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

60% des députés de la septième législature en Centrafrique accumulent les dettes incroyable et spolient leurs propres électeurs en toute impunité.

 

 

L’Assemblée nationale centrafricaine abrite une catégorie particulière des députés : les mauvais payeurs chroniques. Ces députés transforment leur mandat en bouclier contre leurs créanciers, accumulent les dettes et recommencent à chaque élection. Un système qui appauvrit les citoyens ordinaires tout en enrichissant une élite politique sans scrupules.

 

Les banques ont développé une parade efficace : elles prélèvent directement jusqu’au tiers des salaires parlementaires pour récupérer leurs créances. Mais les petits commerçants, bouchers, conducteurs de motos-taxis et autres Waligara n’ont pas cette chance. Eux attendent, parfois des années, un remboursement qui ne viendra jamais.

 

Le mécanisme est bien connu. Avant chaque campagne, les candidats sillonnent leurs circonscriptions pour emprunter massivement. “Dès mon élection, je vous rembourse”, promettent-ils la main sur le cœur. Une fois installés à l’Assemblée avec leur salaire de trois millions de francs CFA mensuels, ils oublient commodément leurs engagements.

 

L’exemple parfait se trouve à Mbaïki 1, circonscription située à 107 kilomètres de Bangui, offre un cas d’école avec Brice Kakpayen. Ce député sortant avait massivement emprunté de l’argent auprès des taxis-motos, Wali Gara, bouchers, boutiqués etc., en 2020 pour financer sa campagne électoral en tant que candidat indépendant. Cinq ans plus tard, ses créanciers attendent toujours. Certains ont fermé boutique pour quitter la ville pour une autre raison, d’autres survivent difficilement.

 

Kakpayen, désormais rejeté par le MCU, se présente en indépendant et renouvelle ses promesses : “même si je me présente en tant que candidat indépendant, je vais recevoir toujours le soutien du MCU. L’argent du pouvoir arrivera, et là, je réglerai tout”. Cinq ans de dettes non honorées, et il demande cinq ans supplémentaires à ses créanciers d’attendre. Le comble du cynisme politique.

 

Ce phénomène dépasse les cas individuels. Il témoigne d’un système où l’impunité politique protège les mauvais payeurs. Les partis ferment les yeux tant que les voix rentrent. Les électeurs, par résignation ou naïveté, réélisent parfois ceux qui les ont spoliés.

 

Cette classe politique se croit au-dessus des règles élémentaires de probité. L’endettement devient une stratégie de campagne, la parole donnée une simple variable d’ajustement. Les citoyens ordinaires paient l’addition d’un système qui transforme la représentation nationale en sanctuaire de l’irresponsabilité financière.

 

Le 30 décembre prochain, les électeurs auront l’occasion de sanctionner cette dérive. Reste à savoir s’ils choisiront enfin de punir ceux qui les ont trompés ou s’ils leur accorderont une énième chance de les décevoir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : une dizaine d’organisations de la société civile centrafricaine accusent l’ANE de violer le code électoral et d’organiser des élections illégales.

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Centrafrique : une dizaine d’organisations de la société civile centrafricaine accusent l’ANE de violer le code électoral et d’organiser des Élections illégales.

 

Centrafrique : une dizaine d’organisations de la société civile centrafricaine accusent l’ANE de violer le code électoral et d’organiser des élections illégales.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La Mission d’observation électorale du Réseau Arc-en-Ciel et quinze autres organisations accusent l’ANE de violer le code électoral et d’organiser des Élections illégales.

 

 

Seize organisations de la société civile centrafricaine viennent de porter un coup sévère à la crédibilité du processus électoral en cours. Dans un communiqué rendu public le 22 septembre 2025, la Mission d’observation électorale du Réseau Arc-en-Ciel (MOE-RAC) et ses partenaires dénoncent de graves manquements de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) qui compromettent la légalité des scrutins de décembre.

 

Ces organisations, parmi lesquelles figurent l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT-RCA), l’Association des Femmes Juristes de Centrafrique (AFJC), la Commission Episcopale Justice et Paix (CEJP), et la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH), portent des accusations particulièrement graves contre l’institution électorale.

 

La première violation concerne la non-publication des listes électorales définitives. Selon le chronogramme officiel rendu public le 12 août 2025, l’ANE devait publier ces listes le 23 août. Or, les observateurs constatent que l’institution s’est contentée d’arrêter des listes comptant 2 398 158 électeurs sans procéder à leur publication légale.

 

Cette omission viole directement l’alinéa 3 de l’article 11 du code électoral qui dispose clairement : “La liste électorale de la commune est affichée au chef-lieu de cette unité administrative, à un ou plusieurs endroits désignés par l’autorité administrative locale, en rapport avec l’ANE”. Cette obligation légale n’a donc pas été respectée.

 

Les conséquences de cette violation sont importantes. Plusieurs électeurs régulièrement inscrits risquent d’être privés de leur droit de se porter candidats. En effet, l’article 37 du Code Electoral exige la présentation d’un extrait de la liste électorale définitive comme élément constitutif du dossier de candidature, à défaut d’une copie de la carte d’électeur.

 

La deuxième violation porte sur l’application anticipée de dispositions légales non promulguées. Les organisations dénoncent le fait que l’ANE applique déjà les “dispositions dérogatoires visant à faciliter l’organisation matérielle des Élections groupées” adoptées par l’Assemblée Nationale le 3 septembre 2025, alors que ces dispositions n’ont pas encore été promulguées.

 

Cette situation place l’ANE dans une position juridiquement intenable. L’institution applique des textes qui n’ont pas encore force de loi, violant ainsi le principe de légalité qui devrait gouverner toute procédure électorale. Cette pratique constitue un précédent dangereux qui vide de son sens le processus législatif normal.

 

Le communiqué souligne également l’insuffisance d’information des parties prenantes sur la mise en place des délégations électorales. Cette opacité compromet la transparence du processus et empêche un contrôle effectif des opérations électorales par les observateurs et les candidats.

 

Les organisations pointent aussi la faible sensibilisation des électeurs sur le déroulement des Élections groupées, particulièrement concernant les procédures de vote pour les élections municipales. Cette lacune risque d’affecter gravement la participation électorale et la compréhension du processus par les citoyens.

 

Face à ces constats, la MOE-RAC formule plusieurs recommandations urgentes. Elle invite d’abord l’ANE à procéder “sans délai à une publication transparente, complète et accessible des listes électorales arrêtées”. Cette demande vise à réparer une violation du code électoral.

 

Les organisations appellent également les institutions compétentes à “promulguer et publier les dispositions dérogatoires adoptées par l’Assemblée Nationale pour l’organisation des élections groupées afin de garantir la conformité des opérations électorales au cadre légal”. Cette recommandation vise à résoudre le problème de l’application anticipée de textes non promulgués.

 

Le communiqué souligne que “sans une mobilisation et une compréhension claire du processus par les électeurs, la participation restera faible et pourrait ainsi compromettre la légitimité et la crédibilité de ces élections”. Cette observation pose la question de la validité démocratique d’élections mal comprises par les citoyens.

 

Ces critiques de la société civile rejoignent les préoccupations déjà exprimées par d’autres acteurs, notamment le constat d’huissier qui avait démontré la non-publication des listes électorales dans les mairies de Bangui. Cette convergence des critiques renforce la crédibilité des accusations portées contre l’ANE.

 

La gravité de ces violations pousse certains observateurs à questionner la légalité même du processus électoral. Si l’ANE continue d’appliquer des textes non promulgués et refuse de publier légalement les listes électorales, le processus entier risque d’être entaché d’illégalité.

 

Cette situation place les futurs candidats dans une position délicate. Comment peuvent-ils participer à un processus électoral qui ne respecte pas ses propres règles ? Cette question devient d’autant plus pertinente que les violations dénoncées affectent directement leurs droits de candidature.

 

Les seize organisations signataires, par leur diversité et leur représentativité, donnent un poids particulier à ces critiques. Leurs secteurs d’intervention couvrent les droits humains, la justice, la démocratie, les questions de genre et les personnes handicapées, offrant une vision large des enjeux électoraux.

 

Ce communiqué constitue un signal d’alarme majeur pour le processus électoral centrafricain. Il démontre que les défaillances de l’ANE ne passent pas inaperçues et qu’une partie significative de la société civile refuse de cautionner des élections organisées en violation des textes légaux.

 

Pour un commissaire de l’ANE contacté par la rédaction du CNC, : ” l’ANE n’a pas les moyens tant financiers que logistiques pour d’imprimer les listes électorales, les déployer sur l’ensemble du territoire pour affichage. Les partenaires financiers font fi de nos appels”.

 

L’appel final à la mobilisation de tous les acteurs pour “promouvoir un processus électoral inclusif, transparent et crédible, conforme aux principes démocratiques” résonne comme un ultimatum adressé aux autorités électorales. Sans correction rapide de ces violations, la légitimité des élections de décembre risque d’être compromise dès avant leur tenue.​​​​​​​​​​​​​​​​

En claire, si déjà l’ANE s’entête et poursuit ce processus électoral sur la base des dispositions du code électoral révisées alors même que ces dispositions n’ont pas encore promulguées et publiées au journal officiel, c’est que cette ANE travaille en dehors des textes qu’elle est censée les appliquer.

 

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Tokyo, quand Maxime Balalou le présente  comme un modèle climatique pour la Centrafrique

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Tokyo, quand Maxime Balalou le présente  comme un modèle climatique pour la Centrafrique

 

Tokyo, quand Maxime Balalou le présente comme un modèle climatique pour la Centrafrique
L’ex-détenu Maxime Balalou, ministtre de la communication, porte-parole du gouvernement

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Entre informations de seconde main et communication à distance, ce ministre Kitandaire Maxime Balalou qui ne bouge jamais de Bangui peut-il vraiment parler des “leçons du TICAD” ? Qu’à cela ne tienne. Mais entre jargon diplomatique et réalités environnementales, les “leçons japonaises” cachent-elles l’absence totale de politique climatique nationale ?

 

 

Voilà bien le comble de la gouvernance centrafricaine : un ministre de la Communication qui nous explique les résultats du sommet TICAD 9 sans avoir quitté son fauteuil de Bangui. Pendant que la délégation présidentielle battait le pavé de Yokohama, notre soulard Kitandaire Maxime Balalou restait tranquillement installé dans ses bureaux, récoltant ses informations par téléphone et WhatsApp. Et le voilà qui nous présente “les leçons japonaises” comme s’il avait personnellement serré la main du Premier ministre nippon.

 

Cette situation montre tout le problème de cette administration : des ministres qui parlent de ce qu’ils ne connaissent pas, qui commentent ce qu’ils n’ont pas vu, qui analysent ce qu’ils n’ont pas vécu. Notre spécialiste de la “résilience climatique” découvre l’expérience japonaise à travers les comptes-rendus téléphoniques de ses collègues. Difficile de faire plus amateur comme approche diplomatique.

 

“Tirer profit des expériences japonaises pour faire face aux changements climatiques”, déclame notre ministre Kitandaire avec l’assurance de l’expert fraîchement diplômé. Le Japon ! Ce pays qui brûle encore massivement du charbon, qui a relancé ses centrales nucléaires après Fukushima, qui peine lui-même à atteindre ses objectifs climatiques. Voilà le modèle que la Centrafrique compte suivre pour sa “protection de l’environnement”. L’ironie atteint des sommets himalayens.

 

Le ministre nous gratifie de sa liste habituelle de priorités : “accès à l’eau potable, infrastructures durables, agriculture moderne”. Tout le catalogue des promesses gouvernementales y passe, saupoudré de références japonaises récupérées de troisième main. Quand on ne se déplace pas pour comprendre les enjeux, on se contente de recycler les formules toutes faites et d’y ajouter un peu de sauce nippone.

 

L’agriculture et la sécurité alimentaire occupent une place de choix dans ce discours post-sommet. “Bénéficier de projets agricoles modernes afin de renforcer l’autosuffisance alimentaire”, explique-t-il doctement. Dans un pays où les paysans cultivent encore avec des outils d’un autre siècle, où les routes rurales n’existent pas, où les circuits de commercialisation restent archaïques, on va faire de l’agriculture moderne grâce aux Japonais. Pourquoi pas des robots dans les champs de manioc tant qu’on y est ?

 

Le passage sur les “infrastructures durables” mérite une mention spéciale. Notre ministre découvre l’existence d’infrastructures respectueuses de l’environnement avec l’émerveillement du touriste visitant Tokyo. En Centrafrique, où les infrastructures de base manquent partout, où Bangui n’a pas d’électricité stable, où l’eau potable reste un luxe, on va construire “durable”. Le ridicule ne tue pas, heureusement pour nos dirigeants qui sont nés avant la honte.

 

“Un plan d’investissement global sur cinq ans inspiré de l’expérience japonaise en matière de logistique et de développement industriel” ! Cinq ans ! Comme si ce gouvernement avait déjà réussi un plan sur cinq mois. Et de la logistique japonaise en plus ! Dans un pays où transporter une caisse de bière de Bangui à Bossangoa ou à Paoua relève de l’exploit, on va appliquer les méthodes nippones. L’optimisme ministériel n’a vraiment aucune limite.

 

La cerise sur le gâteau reste l’évocation de l’“Agenda 2063 de l’Union africaine et des objectifs de développement durable”. Tous les buzzwords y passent ! ODD, gouvernance inclusive, partenariats stratégiques gagnant-gagnant… Le bingo du jargon onusien est complet. Pendant que le ministre aligne les acronymes internationaux, les forêts centrafricaines continuent d’être pillées par les exploitants illégaux, les cours d’eau sont pollués par l’orpaillage sauvage, et la biodiversité disparaît sous les yeux indifférents des autorités.

 

Le “nouveau paradigme centrafricain” évoqué en conclusion sonne comme une plaisanterie de mauvais goût. Quel paradigme ? Celui qui consiste à faire du tourisme diplomatique en récoltant des promesses creuses ? Celui qui transforme chaque sommet international en révélation environnementale ? Celui qui découvre l’écologie quand c’est à la mode dans les chancelleries ?

 

Au final, cette “résilience climatique” version gouvernement centrafricain ressemble à tout ce que produit cette administration : du vent diplomatique. Pendant que le ministre nous vend les “leçons japonaises”, les vrais problèmes environnementaux du pays restent entiers. Déforestation massive, pollution minière, gestion catastrophique des déchets urbains, absence totale de politique énergétique… Mais rassurons-nous, on a maintenant l’expérience nippone !

 

Les Centrafricains peuvent dormir tranquilles : leurs dirigeants maîtrisent parfaitement l’art de transformer les sommets internationaux en solutions nationales. Dommage que la réalité ne se plie pas aussi facilement aux effets d’annonce qu’aux communiqués ministériels.

 

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Comment les joueurs ivoiriens révolutionnent les paris sportifs en ligne

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Comment les joueurs ivoiriens révolutionnent les paris sportifs en ligne

 

En Côte d’Ivoire, les paris sportifs en ligne ne se limitent plus à prédire le vainqueur d’un match. Il s’agit davantage d’une nouvelle façon de vivre le sport. C’est à la fois stratégique, social et interactif. Le football reste au centre de tout cela, mais les joueurs associent désormais leur passion aux données, à la communauté et à la technologie pour changer leur façon de jouer et de participer à ce sport. Ce changement est notamment mené par les jeunes Ivoiriens. Les smartphones semblent être dans toutes les poches, associés à des services bancaires mobiles tels que Moov et Orange Money, et les paris ne se font plus dans des magasins physiques avec des tickets imprimés. Du placement d’un pari au partage des résultats dans un chat de groupe, tout se passe en un instant.

Le pouvoir du football et la fierté locale

L’un des noms fréquemment cités dans le monde des paris en ligne en Côte d’Ivoire est Melbet CI. Le site propose un large éventail de sports et d’options de paris en direct, allant des ligues de football locales jusqu’à tous les tournois internationaux. Comme l’indique le site officiel, Melbet CI prend en charge Orange Money, Moov et Wave pour des dépôts et des retraits rapides, une méthode de pari qui correspond au style ivoirien populaire : rapide, mobile et social. Pour beaucoup, les paris ne sont plus un simple outil, mais un moyen de revivre le frisson du match.

Le football reste l’activité culturelle la plus populaire du pays. D’Abidjan à Bouaké, des quartiers entiers s’animent les jours de match. Cependant, aujourd’hui, les fans ne s’arrêtent pas à la fin du match, mais poursuivent leur analyse en ligne. Ils consultent les cotes en direct, partagent leurs pronostics et discutent de leurs analyses sur WhatsApp et dans les bars de quartier. Pour beaucoup, parier sur un match perdu n’est pas une question de profit, mais plutôt un sentiment d’appartenance et le frisson du sport.

Une stratégie qui dépasse le stade

Aujourd’hui, les Ivoiriens qui parient ne laissent plus tout au hasard, et une grande partie d’entre eux ont perfectionné leur analyse des entraîneurs et des joueurs. Chaque élément, tel que les blessures des joueurs, les performances de l’équipe en fonction des conditions météorologiques, voire la configuration et les restrictions, est pris en compte dans les calculs préalables au pari. Auparavant, une telle stratégie était réservée aux professionnels, mais elle fait désormais partie intégrante du comportement quotidien des fans.

Cette culture progresse grâce aux outils mobiles. Pour plus de commodité et de facilité d’utilisation, les parieurs locaux utilisent des sites internationaux qui prennent en charge les transactions en CFA et proposent une interface utilisateur en français.

 

 

freepik

Comment les plateformes numériques changent la donne

La possibilité de suivre et de placer des paris à tout moment a allié passion et performance. Les applications mobiles et les sites de paris en ligne permettent aux utilisateurs de suivre les matchs et d’analyser les statistiques. Les plateformes de paris proposent même une application « tout-en-un » qui offre des cotes et des paris sur les eSports et les casinos, illustrant ainsi l’engouement des Ivoiriens pour une expérience convergente alliant sport, social et divertissement.

Cela reflète un changement qui s’inscrit dans une tendance plus générale. Le fossé entre le jeu et les paris est désormais comblé. Le fait de parier fait désormais partie intégrante de l’expérience, prolongeant l’ambiance qui règne actuellement dans les tribunes et les cafés.

Des boutiques de rue aux smartphones

Voici comment les paris en Côte d’Ivoire ont évolué en moins d’une décennie :

AspectPari Traditionnel (Boutique Physique)Application Mobile Moderne de Paris
EmplacementKiosques et agents physiquesPartout avec un accès mobile
Méthode de paiementEspècesArgent mobile (Orange Money, Moov, Wave)
Accès à l’informationCotes imprimées limitéesDonnées en direct, statistiques et vidéos
Interaction communautaireFoule localeGroupes sur les réseaux sociaux, chats en direct
Vitesse des résultatsFin du matchNotifications en temps réel

La jeune génération derrière le mouvement

En Côte d’Ivoire, ce sont les jeunes, très familiarisés avec les technologies, qui sont les moteurs du changement. Les smartphones, très bon marché voire gratuits, avec accès à Internet, permettent de démarrer à moindre coût. Pour la plupart, les forums en ligne font office d’écoles de football parallèles, où les cotes sont formulées comme des stratégies, où les informations sont agrégées et où se déroulent même des compétitions informelles de pronostics.

Ce développement rapide s’accompagne d’un besoin de responsabilisation. Même lorsque certaines règles ont été établies, certains prestataires de services ne comprennent pas les dangers qu’elles comportent. Avec l’accessibilité accrue aux jeux et aux paris par voie électronique, l’éducation à la responsabilité liée aux paris et la mise en œuvre de mesures de protection sont plus pertinentes que jamais.

Les défis et la voie à suivre

Même si nous progressons, il reste des problèmes à résoudre. L’accès limité des répondants s’est avéré fiable, et une réglementation inadaptée continue d’entraver la croissance du marché local. La majorité des Ivoiriens doit encore s’associer à des plateformes internationales en raison du manque d’options locales.

Curieusement, des circonstances telles que celles décrites ci-dessus favorisent également la créativité. Les entreprises locales créent des ligues fantastiques, des applications de paris locales et des systèmes communautaires liés à des académies de football.

Une vision plus large : culture, communauté et technologie

L’argent et les cotes ne constituent qu’une partie des paris en ligne en Côte d’Ivoire. Les parieurs ont accès à un tout nouveau monde où ils peuvent s’immerger. Les paris numériques ajoutent une autre dimension au jeu, au-delà du terrain. Même après le coup de sifflet final, le match se poursuit sous la forme de pronostics, d’analyses et de discussions.

C’est peut-être là l’aspect le plus fascinant de tout cela : la transformation des spectateurs en joueurs. Pour les fans ivoiriens, observer, soutenir et jouer se font au même moment.

 

 

 

Touadéra humilié au Burkina Faso : l’université de Ouagadougou découvre qu’il usurpe le titre de professeur

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Touadéra humilié au Burkina Faso : l’université de Ouagadougou découvre qu’il usurpe le titre de professeur

 

Touadéra humilié au Burkina Faso : l’université de Ouagadougou découvre qu’il usurpe le titre de professeur
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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Faustin-Archange Touadéra continue de déshonorer la Centrafrique sur la scène internationale. Après avoir livré le pays aux Mercenaires russes, après avoir transformé la Centrafrique en protectorat de Wagner, après avoir truqué la Constitution et persécuté ses opposants, voici qu’il est pris en flagrant délit d’usurpation de titre académique.

 

 

Selon des informations circulant depuis une semaine sur les réseaux sociaux, dont CNC a pris le temps de vérifier à la source, l’université de Ouagadougou au Burkina Faso a découvert que Touadéra n’a pas le titre de professeur au niveau du CAMES (Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur). Il n’est que maître-assistant. Même pas maître de conférence. Maître-assistant.

 

Et pourtant, Touadéra se fait appeler “Professeur” partout. Sur les documents officiels. Dans les médias. Dans les cérémonies. “Son Excellence Professeur Faustin-Archange Touadéra”. Mais ce titre de professeur, au niveau du CAMES qui est la référence académique reconnue dans toute l’Afrique francophone, il ne l’a pas. C’est une usurpation.

 

Voici ce qui s’est passé. Il y a moins d’un an, Touadéra s’est rendu à l’université de Ouagadougou au Burkina Faso pour présider deux jurys de thèse. Il s’est présenté comme professeur. Il a dirigé les soutenances. Tout s’est passé normalement.

 

Mais aussitôt après son départ, l’université a vérifié ses qualifications. Et là, surprise. Selon le statut du CAMES, Touadéra n’est que maître-assistant. Il n’a pas le grade de professeur reconnu par le CAMES. Or, pour diriger une thèse de doctorat, il faut au minimum être maître de conférence, idéalement professeur.

Touadera au Burkina Faso : la mascarade académique du putschiste de Bangui
Arrivée de Touadera avec sa délégation à l’aéroport de Burkina-Faso

 

En découvrant cette fraude, l’université de Ouagadougou a été obligée de refaire les deux soutenances. Sans Touadéra. Avec de nouveaux jurés qui, eux, ont réellement le titre de professeur. Parce que les soutenances présidées par Touadéra n’étaient pas valides. Un maître-assistant n’a pas qualité à diriger des thèses de doctorat.

 

Cette affaire est d’une gravité exceptionnelle. Un chef d’État qui usurpe un titre académique. Un président qui se fait appeler professeur alors qu’il n’a pas ce grade. Un homme qui dirige des soutenances de thèse sans avoir la qualification requise. C’est une honte pour la Centrafrique.

 

Les responsables de l’université de Ouagadougou sont “extrêmement remontés” contre Touadéra. Ils ne pensaient pas qu’un chef d’État puisse usurper un titre académique. C’est un scandale sans précédent dans le milieu universitaire africain.

 

Cette révélation confirme ce que beaucoup soupçonnaient déjà. Le titre de “professeur” que Touadéra exhibe partout n’est valable qu’au niveau national, à l’université de Bangui. Mais au niveau international, au niveau du CAMES qui est la référence pour tous les universitaires d’Afrique francophone, il n’est que maître-assistant.

 

La différence entre maître-assistant et professeur est énorme dans le monde universitaire. C’est comme la différence entre un caporal et un général dans l’armée. Entre un enseignant débutant et un enseignant confirmé. Entre quelqu’un qui a commencé sa carrière académique et quelqu’un qui a atteint le sommet.

 

Le maître-assistant est le premier grade de la carrière d’enseignant-chercheur après le doctorat. C’est un grade junior. Ensuite, on passe maître de conférence, puis professeur. Il faut des années de recherche, des publications dans des revues scientifiques reconnues, des évaluations par les pairs, pour passer d’un grade à l’autre.

 

Touadéra s’est arrêté au grade de maître-assistant au niveau du CAMES. Il n’a jamais eu les publications, les recherches, le dossier académique nécessaire pour être promu maître de conférence, encore moins professeur.

 

Mais à l’université de Bangui, où il a dirigé pendant des années avant de devenir président, il a réussi à se faire attribuer le titre de professeur. Comment ? Probablement par des arrangements internes, par des promotions qui ne respectaient pas les normes du CAMES, par des nominations politiques plutôt qu’académiques. Justement, c’est le Président François Bozizé qui lui a donné le titre du Professeur. C’est un docteur, c’est tout.

 

Et une fois qu’il est devenu président de la République, plus personne n’a osé remettre en question son titre de professeur. Tout le monde l’appelle “Professeur Touadéra”. Les médias. Les ministres. Les diplomates. Même les organisations internationales qui devraient normalement vérifier ce genre de choses.

 

Mais l’université de Ouagadougou, elle, a vérifié. Et elle a découvert la supercherie. Et maintenant, le scandale éclate.

 

Cette usurpation de titre académique explique beaucoup de choses sur Touadéra. Son incompétence dans la gestion du pays. Ses décisions incohérentes. Son incapacité à élaborer une vision stratégique pour la Centrafrique. Ses discours creux et sans substance.

 

Un vrai professeur, un vrai universitaire de haut niveau, aurait les capacités intellectuelles pour gouverner un pays de manière rationnelle et stratégique. Mais Touadéra n’est pas un vrai professeur. C’est un maître-assistant qui usurpe un titre qu’il n’a pas. C’est un imposteur académique.

 

Et cette imposture académique reflète son imposture politique. De même qu’il se fait appeler professeur sans avoir le grade, il se fait appeler président démocratiquement élu alors qu’il a truqué les Élections. De même qu’il usurpe un titre universitaire, il usurpe le pouvoir en Centrafrique.

 

L’affaire de Ouagadougou montre également le niveau de corruption qui règne dans le système universitaire centrafricain. Comment Touadéra a-t-il pu obtenir le titre de professeur à l’université de Bangui sans avoir le grade correspondant au CAMES ? Parce que l’université de Bangui distribue des titres en fonction des relations politiques plutôt que du mérite académique.

 

Combien d’autres faux professeurs y a-t-il à l’université de Bangui ? Combien de personnes ont des titres académiques qu’elles n’ont pas mérités ? Combien de diplômes sont délivrés sans que les étudiants aient réellement le niveau requis ? Cette affaire pousse à s’interroger sur la crédibilité de tout le système universitaire centrafricain.

 

Le fait que Touadéra ait accepté de présider des jurys de thèse à Ouagadougou en sachant qu’il n’avait pas la qualification requise montre son arrogance et son mépris des règles. Il pensait probablement que personne n’oserait vérifier les qualifications d’un président en exercice. Il se croyait au-dessus des règles académiques comme il se croit au-dessus des lois de son pays.

 

Mais l’université de Ouagadougou l’a remis à sa place. Elle a vérifié. Elle a découvert la fraude. Elle a annulé les soutenances. Elle a refait tout le processus avec de vrais professeurs. Et maintenant, toute la communauté académique africaine sait que Touadéra est un imposteur.

 

Cette humiliation est d’autant plus grave qu’elle vient d’un pays frère, le Burkina Faso. L’université de Ouagadougou est une des plus respectées d’Afrique francophone. Être désavoué par cette université, c’est être désavoué par toute la communauté académique africaine.

 

Cet homme n’a aucune dignité. Aucune honte. Aucun respect pour les institutions, qu’elles soient politiques ou académiques. Il ment. Il triche. Il usurpe. Et il pense qu’il peut s’en tirer parce qu’il est président.

 

Mais la vérité finit toujours par éclater. L’université de Ouagadougou l’a prouvé. Elle a vérifié. Elle a découvert. Elle a agi. Et maintenant, le monde entier peut savoir que le “Professeur” Touadéra n’est qu’un imposteur.

 

Par Alain Nzilo

 

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Mathurin Dimbélé-Nakoé, condamné pour détournement de 2,8 milliards de francs, pourtant investi candidat du MCU aux législatives,  la Cour Constitutionnelle va-t-elle valider un repris de justice ?

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Mathurin Dimbélé-Nakoé, condamné pour détournement de 2,8 milliards de francs, pourtant investi candidat du MCU aux législatives,  la Cour Constitutionnelle va-t-elle valider un repris de justice ?

 

Mathurin Dimbélé-Nakoé, condamné pour détournement de 2,8 milliards de francs, pourtant investi candidat du MCU aux législatives, la Cour Constitutionnelle va-t-elle valider un repris de justice ?
Mathurin Dimbélé Nakoué

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Mathurin Dimbélé-Nakoé, condamné à plusieurs reprises par la justice centrafricaine pour détournement de deniers publics, faux et usage de faux, trafic d’influence et abus de biens sociaux, vient d’être investi comme candidat du Mouvement Cœurs Unis (MCU) aux Élections législatives dans la localité de Sosso-Nakombo.

 

 

Corbeau News Centrafrique a obtenu copie du réquisitoire introductif du Procureur de la République Alain Tolmo daté du 6 février 2012. Ce document accable Mathurin Dimbélé-Nakoé et détaille les multiples infractions qu’il a commises lorsqu’il était Directeur Général de la Société Centrafricaine de Stockage des Produits Pétroliers  entre 2008 et 2011.

 

Selon ce réquisitoire, Dimbélé-Nakoé a détourné au préjudice de l’État centrafricain un montant estimé à 2 885 683 000 FCFA (soit près de 2,9 milliards de francs CFA). Il a falsifié des documents. Il a sollicité et perçu des avantages indus en raison de sa fonction. Il a abusé de son influence pour obtenir des faveurs administratives. Il a utilisé les biens de l’État à des fins personnelles.

 

Les faits sont qualifiés par les articles 363, 106 alinéa 13, 375, 373 et 215 du Code Pénal centrafricain. Dimbélé-Nakoé a été placé sous mandat de dépôt le 8 février 2012. Il a été poursuivi pour détournement des deniers publics, faux et usage de faux, prise d’intérêts dans un acte, trafic d’influence, et abus des biens sociaux.

 

Mais les malversations de Dimbélé-Nakoé ne s’arrêtent pas là. En 2014, lors des événements qui ont secoué la République centrafricaine, il a même tenté d’organiser l’assassinat d’un commerçant musulman.

 

Voici comment les choses se sont passées. Parmi les nombreux véhicules que Dimbélé-Nakoé avait achetés avec l’argent détourné de l’État, il y avait plusieurs gros camions. Il avait mis l’un de ces camions en location avec un commerçant musulman qui faisait le transport entre Bangui et Douala au Cameroun.

 

Apparemment, Dimbélé-Nakoé a eu un différend avec ce commerçant. On ne sait pas exactement quel était le problème, mais Dimbélé-Nakoé a décidé d’éliminer physiquement le commerçant.

 

Un jour, dans le paillote-restaurant “Chez Papi” au quartier PK10 à la sortie de la capitale Bangui, Mathurin Dimbélé-Nakoé a convoqué des chefs miliciens Anti-Balaka de la ville de Carnot, de Berberati  et d’autres villes. Une équipe des journalistes de Corbeau News Centrafrique s’était discrètement infiltrée et était présente lors de cette rencontre.

 

Dimbélé-Nakoé a demandé aux miliciens anti-Balaka de faire tout pour récupérer le commerçant musulman quand il viendra à Bangui, au Kilomètre 5, et de l’éliminer. Il leur a même donné le numéro d’immatriculation du camion. Il leur a dit que dès qu’ils voient le camion sur la route, ils doivent le bloquer, récupérer le camion en disant que c’est son camion qu’il avait mis en location et que le commerçant n’avait pas payé.

 

C’était un plan pour assassiner le commerçant et récupérer le camion. Un camion que Dimbélé-Nakoé avait acheté avec l’argent volé à l’État.

 

Heureusement, les miliciens anti-Balaka ont refusé. Pas devant lui, mais après leur départ, ils ont dit entre eux : “Lorsqu’il mangeait, lorsqu’il était Directeur Général, est-ce qu’il a pensé à nous ? Il n’a pas pensé à nous. Mais maintenant qu’il n’est plus Directeur, il veut nous utiliser pour commettre des crimes. Non, nous ne le ferons pas”.

 

Les anti-Balaka ont catégoriquement refusé d’appliquer ces directives. Ils ont refusé de devenir les tueurs à gages de Dimbélé-Nakoé.

 

Voilà le niveau de moralité de cette personne. Il est prêt à tuer pour récupérer un véhicule qu’il a acheté avec de l’argent volé. C’est un criminel. Un voleur. Un homme dangereux.

 

Le président Bozizé avait raison d’ordonner son arrestation. La justice l’a jugé et condamné. Il a été placé sous mandat de dépôt. Il devrait être en prison. Mais au lieu de cela, il se promène librement et se présente aux Élections législatives.

 

En 2020, Dimbélé-Nakoé avait déjà tenté de se représenter aux Élections législatives  pour la seconde fois comme candidat du MCU. Mais la Cour Constitutionnelle, présidée à l’époque par Danièle Darlan, avait invalidé sa candidature. Malgré le fait qu’il était candidat du parti au pouvoir, la présidente de la Cour Constitutionnelle avait refusé de valider sa candidature à cause de ses multiples condamnations.

 

À l’époque, la Cour Constitutionnelle fonctionnait encore un peu. Elle osait parfois dire non au pouvoir. Danièle Darlan avait le courage de rejeter des candidatures même quand elles venaient du parti présidentiel.

 

Mais aujourd’hui, la Cour Constitutionnelle est complètement aux ordres du régime. Elle ne dit plus non à rien. Elle valide tout ce que le pouvoir lui demande de valider.

 

Alors maintenant, en 2025, Dimbélé-Nakoé se présente à nouveau. Et probablement, la Cour Constitutionnelle va accepter sa candidature. Elle va fermer les yeux sur ses condamnations. Elle va ignorer le fait qu’il a détourné près de 3 milliards de francs CFA. Elle va oublier qu’il a tenté d’organiser un assassinat.

 

Ce pays est incroyable. Les gros voleurs se ressemblent. Comme disent les anciens, les oiseaux de même plumage volent ensemble. Tout le monde vole. Tout le monde détourne. Et il n’y a pas de sanctions, car le Président lui-même est un grand voleur de naissance.

 

Mathurin Dimbélé-Nakoé devrait être en prison. Au lieu de cela, il est candidat aux Élections législatives. Il va probablement être élu. Il va devenir député. Il va voter les lois. Il va contrôler le budget de l’État. Un homme qui a volé 3 milliards va décider comment l’argent du pays doit être dépensé.

 

C’est ça la Centrafrique de Touadéra. Un pays où les criminels deviennent députés. Un pays où les voleurs font la loi. Un pays où la justice ne sert à rien parce que ceux qu’elle condamne se promènent librement et se présentent aux élections.

 

Par Alain Nzilo

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Faux et archi faux. Touadera n’a aucun moyen de surveiller les communication de tous les centrafricains sur les réseaux sociaux. Alors, la technique est simple, faire peur aux Centrafricains pour qu’ils arrêtent de critiquer le gouvernement sur les réseaux sociaux

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Faux et archi faux. Touadera n’a aucun moyen de surveiller les communication de tous les centrafricains sur les réseaux sociaux. Alors, la technique est simple, faire peur aux Centrafricains pour qu’ils arrêtent de critiquer le gouvernement sur les réseaux sociaux

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Un message d’intimidation circule massivement sur les réseaux sociaux en Centrafrique depuis quelques jours. Ce message prétend que le gouvernement centrafricain surveille désormais toutes les communications WhatsApp, Facebook, Twitter et les appels téléphoniques. Il affirme que tous les messages seront enregistrés et sauvegardés. Il menace d’arrestations sans mandat pour ceux qui envoient des messages critiquant le gouvernement.

 

 

Ce message est un faux. C’est une manipulation du régime Touadéra pour intimider les Centrafricains et les empêcher de critiquer le pouvoir sur les réseaux sociaux. C’est du bluff. C’est de la propagande.

 

Corbeau News Centrafrique a consulté des experts en télécommunications et en sécurité informatique. Leur verdict est sans appel : le gouvernement centrafricain n’a aucune, même les plus petites capacités techniques pour surveiller et enregistrer les communications WhatsApp et les appels téléphoniques de tous les Centrafricains.

 

Voici pourquoi c’est techniquement impossible.

 

D’abord, les communications WhatsApp sont chiffrées de bout en bout. Cela signifie que seuls l’émetteur et le récepteur peuvent lire les messages. Même WhatsApp ne peut pas lire ces messages. Pour intercepter et lire ces communications, il faudrait des équipements extrêmement sophistiqués et des serveurs puissants.

 

Ensuite, les communications en IP comme WhatsApp sont segmentées en petits paquets de données qui transitent par différents réseaux à travers le monde. Ces paquets ne peuvent être rassemblés et lus que par l’équipement final du destinataire. Pour intercepter ces communications, il faudrait avoir accès à tous les réseaux par lesquels ces paquets transitent, ce qui est impossible.

 

Pour enregistrer ne serait-ce qu’une journée de communications WhatsApp de tous les Centrafricains, il faudrait une batterie de serveurs, un grand datacenter qui ne ferait que ça. Même le datacenter de la CIA aux États-Unis ou du FSB en Russie ne sont pas capables d’enregistrer toutes les communications d’un pays entier. Le volume de données est trop important.

 

Aucun ministère en Centrafrique ne dispose de ces installations. Le gouvernement centrafricain n’a même pas les moyens de payer régulièrement les 10 milliards des mercenaires russes de Wagner. Comment pourrait-il financer une infrastructure technologique qui coûterait des centaines de milliards de dollars ?

 

Un expert qui a travaillé dans le domaine des interceptions légales nous explique : “Rien que pour la téléphonie normale, faire de l’interception légale nécessite des équipements qui coûtent des dizaines de millions de dollars. Le gouvernement centrafricain n’a pas ces moyens. Ils font du bluff. Ils mentent pour faire peur aux gens.”

 

Le message qui circule est une grossièreté. Il est bourré d’erreurs techniques qui prouvent que ceux qui l’ont rédigé ne connaissent rien aux télécommunications.

 

Par exemple, le message dit : “Trois bleus = le gouvernement a pris note du message. Deux bleus et un rouge = le gouvernement peut prendre des mesures contre vous”. C’est complètement faux. Les coches bleues sur WhatsApp indiquent simplement que le message a été lu par le destinataire. Il n’y a pas de coches rouges. C’est une invention.

 

Le message dit aussi : “Vos appareils seront connectés au système du ministère.” Comment ? Par quel moyen technique ? Pour connecter les téléphones des Centrafricains à un système de surveillance, il faudrait installer des logiciels espions sur chaque téléphone. Cela nécessiterait soit un accès physique à chaque téléphone, soit l’utilisation de failles de sécurité très coûteuses à exploiter.

 

Le régime Touadéra n’a pas les moyens techniques de faire ce qu’il prétend. Il ne peut pas surveiller toutes les communications WhatsApp. Il ne peut pas enregistrer tous les appels téléphoniques. Il ne peut pas lire tous les messages Facebook et Twitter.

 

Mais le régime sait que la majorité des Centrafricains ne sont pas des experts en technologie. Ils savent que plus de 80% des centrafricains ne maîtrisent pas ces questions techniques. Alors ils diffusent ce genre de message pour intimider les gens.

 

L’objectif est simple : faire peur aux Centrafricains pour qu’ils arrêtent de critiquer le gouvernement sur les réseaux sociaux. Faire croire que le pouvoir surveille tout, que tout est enregistré, que toute critique peut mener à une arrestation sans mandat.

 

C’est de la manipulation psychologique. C’est de la propagande.

 

Le régime veut créer un climat de peur. Il veut que les gens s’autocensurent. Il veut que personne n’ose plus critiquer Touadéra ou dénoncer la corruption et les injustices.

 

Mais les Centrafricains ne doivent pas tomber dans ce piège. Ce message est faux. Le gouvernement ne surveille pas toutes les communications. Il n’en a pas les moyens techniques. C’est du bluff.

 

Bien sûr, le régime peut cibler des personnes spécifiques. Il peut demander à des opérateurs téléphoniques comme Télécel ou Moov de lui donner accès aux communications de quelqu’un en particulier, comme la liste de ses échanges téléphoniques ou ses SMS qui sont les plus faciles à consulter par les opérateurs. Mais il ne peut pas surveiller tout le monde en même temps. C’est techniquement impossible.

 

Les Centrafricains doivent continuer à exercer leur droit à la liberté d’expression. Ils doivent continuer à dénoncer les injustices. Ils doivent continuer à critiquer le gouvernement quand c’est nécessaire.

 

Le message qui circule dit : “Actuellement, c’est un crime d’écrire ou d’envoyer un message sur n’importe quel sujet politique ou religieux”. C’est faux. La Constitution centrafricaine garantit la liberté d’expression. Critiquer le gouvernement n’est pas un crime. C’est un droit. Mais avec Touadera, tout est crime.

 

Le régime Touadéra essaie de faire passer la critique pour un crime. Il essaie de faire taire l’opposition. Il essaie de museler les citoyens. Mais il utilise des mensonges et des manipulations parce qu’il n’a pas les moyens légaux ou techniques de vraiment surveiller tout le monde.

 

Cette manipulation montre aussi le niveau d’incompétence de ceux qui dirigent le pays. Ils diffusent un message bourré d’erreurs techniques. Cela prouve qu’ils ne comprennent rien aux télécommunications modernes.

 

D’ailleurs, le président Faustin-Archange Touadéra lui-même se dit “professeur”. Mais ce titre n’est pas reconnu sur le plan international. L’ancien président François Bozizé l’avait nommé professeur quand il était au pouvoir. En Centrafrique, le titre de professeur est attribué par nomination présidentielle, pas par qualification académique reconnue internationalement.

 

Simplice Mathieu Sarandji, président de l’Assemblée nationale, se présente également comme “professeur”. Lui aussi a été nommé par le président. Ce ne sont pas des professeurs au sens académique international du terme. Ce sont des gens qui ont reçu un titre par faveur politique.

 

Ces personnes se présentent comme des techniciens, comme des experts. Mais quand on voit le niveau de leurs manipulations, on comprend qu’ils n’ont aucune compétence réelle dans les domaines qu’ils prétendent maîtriser.

 

Les Centrafricains ne doivent pas avoir peur de ce message. C’est du bluff. C’est de la propagande bon marché. Le régime n’a pas les moyens de faire ce qu’il prétend.

 

Alain Nzilo

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Le MCU insulte Dologuélé et défend Touadéra : quand le parti au pouvoir confirme l’acharnement contre le leader de l’URCA

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Le MCU insulte Dologuélé et défend Touadéra : quand le parti au pouvoir confirme l’acharnement contre le leader de l’URCA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/anicet-georges-dologuele-president-du-parti-urca-declare-apatride-par-touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le MCU insulte Dologuélé et défend Touadéra : quand le parti au pouvoir confirme l’acharnement contre le leader de l’URCA
Le leader de l’URCA, député de Bocaranga, Anicet-Georges Dologuelé

 

Rédigé le .

Par: la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).

Le Mouvement Cœurs Unis (MCU), parti au pouvoir, vient de publier un communiqué d’une violence verbale rare contre Anicet-Georges Dologuélé. Ce texte, signé par le cleptomane Ernest Mada, ministre chargé du secrétariat du gouvernement , confirme ce que Dologuélé dénonçait : l’acharnement du régime contre sa personne pour l’écarter de l’élection présidentielle.

 

Le communiqué du MCU, daté du 18 octobre 2025, est un tissu d’insultes, de menaces voilées et de mauvaise foi juridique. Il traite Dologuélé de “politique aux abois”, de “figure de proue de la forfaiture et de l’obscurantisme”, d’“égocentrique”, et lui rappelle son surnom de “10%” qu’il aurait gagné comme Premier ministre entre 1999 et 2001.

Ce niveau de violence verbale de la part d’un parti politique au pouvoir contre un opposant en dit long sur l’état de la démocratie en Centrafrique. Un parti démocratique normal débat d’idées avec ses opposants. Il ne les insulte pas. Il ne les diabolise pas. Il ne leur fabrique pas de vieux surnoms pour les discréditer.

Mais le MCU n’est pas un parti démocratique normal. C’est l’appareil de propagande d’un régime autoritaire. Sa mission n’est pas de débattre démocratiquement. Sa mission est de détruire la réputation des opposants et de justifier les décisions arbitraires du pouvoir. Sauf que celui qui a signé ce communiqué est un cleptomane, un voleur, un mafieux.

En effet, le communiqué pathétique du MCU prétend réagir à une lettre que Dologuélé aurait adressée au président Touadéra le 14 octobre 2025. Le MCU qualifie cette lettre de “mémoire en défense, empreinte de lamentations, symptomatiques du glas d’un politique aux abois”.

Cette formulation pompeuse et ridicule montre déjà le niveau intellectuel du texte. On dirait du mauvais français colonial, avec des expressions grandiloquentes qui ne veulent rien dire. “Le glas d’un politique aux abois” ? “Empreinte de lamentations” ? C’est quoi ce charabia ? La folie pure.

Le MCU reproche à Dologuélé d’avoir adressé sa lettre au président de la République “plutôt qu’à une juridiction compétente”. Mais c’est exactement ce que Dologuélé a fait aussi : il a saisi le Tribunal Administratif en référé. Et le tribunal a rejeté sa demande pour des raisons de forme. Alors Dologuélé a le droit d’écrire également au président pour dénoncer l’acharnement dont il est victime.

Le MCU affirme ensuite que Dologuélé “s’est livré à de longues jérémiades, dans lesquelles il considère le MCU et le Président de la République, comme étant à l’origine de ses innombrables malheurs, pourtant d’ordre juridique et judiciaire”.

Mais c’est exactement ça le problème ! Les “malheurs juridiques et judiciaires” de Dologuélé ne sont pas le fruit du hasard ou de l’application neutre de la loi. Ce sont des décisions politiques déguisées en actes juridiques. C’est le ministre de la Défense, un cousin de Touadera qui assure l’intérim d’un autre cousin de Touadera, le ministre de l’intérieur, lui a écrit pour lui dire qu’il n’était plus centrafricain, et que c’est le même ministère de l’Intérieur qui refuse de lui délivrer des documents d’identité.

Tout cela est politique. Mais le MCU fait semblant que c’est purement juridique. C’est de la mauvaise foi totale.

Le communiqué prétend ensuite que Dologuélé “a tenté d’introduire dans l’actualité politique un débat par rapport à ses ennuis de nationalité et notamment son apatridie”. Comme si c’était Dologuélé qui avait choisi de créer ce débat ! C’est le régime qui l’a déclaré apatride. C’est le régime qui a créé cette situation. Dologuélé ne fait que se défendre.

Le MCU accuse ensuite Dologuélé d’avoir “commis un sacrilège, en ironisant sur des croyances spirituelles et notamment sur la célébration d’un office religieux, qu’il qualifie de mise en scène”. Cette accusation fait probablement référence à des critiques de Dologuélé sur l’instrumentalisation de la religion par le régime.

Et le MCU a raison d’être sensible sur ce point, parce que le régime Touadéra instrumentalise effectivement la religion. La remise du chèque de 30 millions par le Comité Islamique n’était qu’une mise en scène politique déguisée en acte religieux. Les églises évangéliques qui soutiennent Touadéra le font en échange de privilèges. C’est de l’instrumentalisation pure.

Ensuite, le communiqué du MCU rappelle le surnom de “10%” attribué à Dologuélé quand il était Premier ministre, l’accusant de “perception délictuelle et systématique de commissions sur les marchés publics”. C’est l’hôpital qui se moque de la charité. Le régime Touadéra, champion de la corruption, qui accuse Dologuélé de corruption datant de 25 ans !

Si Dologuélé a effectivement commis des actes de corruption quand il était Premier ministre entre 1999 et 2001, qu’on le poursuive en justice. Qu’on l’accuse formellement. Qu’on le juge. Mais ressortir un vieux surnom fabriqué pour le discréditer sans aucune procédure judiciaire, c’est minable.

Le MCU affirme ensuite que “nul n’est au-dessus des Lois” et que la loi de 1961 “bien qu’ancienne selon ses allégations, n’est ni désuète, ni caduque, tant qu’elle n’a pas été abrogée ou remplacée”. C’est vrai. Mais alors pourquoi cette loi n’est-elle appliquée que contre Dologuélé et pas contre Sarandji, Baïpo-Temon et les dizaines d’autres binationaux du gouvernement ?

Le MCU ne répond pas à cette question. Parce qu’il ne peut pas y répondre sans admettre que la loi est appliquée de manière sélective et discriminatoire.

Le communiqué affirme que “concernant son nouveau statut d’apatride, il ne s’agit nullement d’une mesure arbitraire, mais d’une décision administrative et judiciaire rigoureusement fondée sur les textes en vigueur et les faits établis”.

C’est faux. Il n’y a eu aucune “décision judiciaire”. Il y a eu une lettre du ministre de la Défense. Une lettre administrative. Pas un jugement d’un tribunal. Dologuélé n’a jamais été jugé. Il n’a jamais eu l’occasion de se défendre devant un juge. On lui a simplement envoyé une lettre lui disant qu’il n’était plus centrafricain.

Le MCU reproche ensuite à Dologuélé ses “attaques virulentes, teintées d’irrespect et d’une arrogance déplacée, à l’encontre du Président de la République”. Mais c’est quoi cet “irrespect” et cette “arrogance” ? Dologuélé a simplement critiqué les décisions du président. C’est son droit. C’est même son devoir en tant qu’opposant politique.

Dans une démocratie, on a le droit de critiquer le président. On a le droit de dire qu’il se trompe. On a le droit de dénoncer ses abus. Ce n’est pas de l’irrespect. C’est de la liberté d’expression.

Le MCU recommande à Dologuélé “de faire preuve de retenue et de décence dans ses communications”. Pendant ce temps, le MCU lui-même publie un communiqué qui traite Dologuélé de “figure de proue de la forfaiture et de l’obscurantisme”. C’est l’hypocrisie totale.

Le communiqué affirme ensuite que “la République se passe bien fort des leçons de droit et de morale dispensées par ceux qui n’en respectent pas les fondements”. Encore une fois, c’est l’hôpital qui se moque de la charité. Le régime Touadéra, qui viole quotidiennement la Constitution et qui détruit l’État de droit, donne des leçons de respect des fondements à Dologuélé.

Le MCU critique également les positions de Dologuélé sur le processus électoral, affirmant qu’elles “témoignent sa déconnexion sinon une hérésie par rapport aux réalités démocratiques de notre pays”.

Mais quelles “réalités démocratiques” ? Des Élections truquées ? Une opposition harcelée ? Des candidats déclarés apatrides ? Des médias censurés ? C’est ça les “réalités démocratiques” du régime Touadéra ?

Le communiqué du MCU se termine par des louanges ridicules à Touadéra, présenté comme l’homme à la “vision éclairée” qui a “positivement et progressivement transformé” la Centrafrique depuis 2016.

Cette propagande grossière ne trompe personne. Tout le monde voit l’état catastrophique du pays après presque dix ans de règne de Touadéra. La pauvreté a augmenté. L’insécurité s’est aggravée. Le pays a été livré aux Mercenaires russes. Les ressources sont pillées. Les opposants sont persécutés.

Ce communiqué du MCU est important parce qu’il confirme exactement ce que Dologuélé dénonçait : l’acharnement du régime contre sa personne. Le parti au pouvoir mobilise toute sa machine de propagande pour le diaboliser, l’insulter, le discréditer. Tout cela parce qu’il ose se présenter aux Élections.

Les Centrafricains doivent lire ce communiqué et comprendre la vraie nature du régime. Un régime démocratique ne publie pas des communiqués insultants contre ses opposants. Un régime démocratique débat d’idées. Il respecte ses adversaires politiques. Il accepte la critique.

Mais le régime Touadéra n’est pas démocratique. C’est une dictature qui utilise les apparences de la démocratie. Et ce communiqué du MCU le prouve.

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Découverte à Bangui d’un vaste supermarché de drogue des soldats FACA au quartier Yangato dans le 5e arrondissement

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Découverte à Bangui d’un vaste supermarché de drogue des soldats FACA au quartier Yangato dans le 5e arrondissement

 

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Un-mercenaire-de-Wagner-en-train-de-fumer-de-la-drogue-au-quartier-KM5-dans-le-troisieme-arrondissement-de-Bangui – Centrafrique: face à la violence des mercenaires de Wagner, l’impunité du gouvernement et la perplexité de la population

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Une équipe d’investigation du CNC a mené une enquête discrète qui a permis de débusquer un vaste supermarché de vente et de consommation de drogue au quartier Yangato, dans le 5e arrondissement de Bangui. Cette découverte, faite ce mardi 21 octobre 2025, montre clairement une réalité que beaucoup ignore : des dizaines de soldats des FACA en tenue, armes à la main, fument de la drogue dure en plein jour dans une maison clôturée qui sert de base pour leurs activités.

 

 

En effet, ce mardi 21 octobre 2025, vers 11 heures, notre équipe était en train de pister un groupe de malfaiteurs lorsqu’elle s’est retrouvée face à une maison clôturée dans le quartier Yangato. En tentant de pénétrer dans cette enceinte pour localiser les malfrats, nos journalistes sont tombés sur une scène surréaliste : une dizaine de militaires en tenue, armés, en train de fumer de la drogue pure en compagnie de civils.

 

Ce n’était pas de simples cigarettes. C’était de la drogue dure. Les soldats fumaient comme s’ils étaient dans un bar, délirant complètement, perdant toute notion de leur fonction et de leur responsabilité. Notre équipe est restée environ 30 minutes sur place, observant discrètement cette scène incroyable.

 

Mais ce que nos journalistes ont entendu pendant ces 30 minutes est encore plus grave que la simple consommation de drogue. Les militaires présents, complètement drogués, étaient en train de préparer un coup monté contre une jeune femme, la voisine d’un des soldats fumeurs. Ils préparaient une arrestation basée sur des accusations inventées de toutes pièces.

 

Voici ce que notre équipe a entendu. Les soldats discutaient d’une dame, leur voisine, qui les aurait insultés en leur disant qu’avec leur comportement bizarre, “les rebelles vont les sodomiser, vous les FACA, un jour, un à un  ”. Cette remarque a visiblement profondément vexé ces militaires.

 

Un des soldats a alors proposé : “Comme elle a dit comme ça, on va chercher un motif, on va la récupérer. On va dire peut-être que la dame est la femme des rebelles. On dit comme ça, et puis on la récupère.”

 

Les autres ont acquiescé. Ils étaient en train de préparer leur coup, complètement défoncés, délirant, prêts à inventer n’importe quelle accusation pour arrêter cette femme qui avait osé critiquer leur comportement.

 

Cette scène résume parfaitement l’état catastrophique de l’armée centrafricaine. Des soldats censés protéger la population passent leur temps à fumer de la drogue dans des maisons transformées en supermarché de stupéfiants. Ils portent leurs uniformes. Ils ont leurs armes. Mais au lieu de patrouiller ou de défendre le pays, ils fument de la drogue et préparent des arrestations contre des civils innocents.

 

La présence de ce supermarché de drogue en plein Bangui, dans le 5e arrondissement, inquiète. Comment une telle base peut-elle exister en pleine capitale sans que les autorités ne réagissent ? Comment des dizaines de soldats peuvent-ils y fumer de la drogue en tenue et en armes sans être inquiétés ?

 

La réponse est simple : les autorités savent. Elles ferment les yeux. Peut-être même que certains responsables militaires ou policiers sont complices de ce trafic. Peut-être qu’ils touchent leur part. Peut-être qu’ils consomment eux-mêmes.

 

Cette maison clôturée au quartier Yangato n’est probablement pas la seule. Il doit y avoir des dizaines, peut-être des centaines de bases similaires à travers Bangui et dans d’autres villes du pays. Des lieux où les soldats et les civils se retrouvent pour consommer de la drogue, préparer des braquages, organiser des coups tordus.

 

Notre armée est bourrée de drogueurs, de voleurs, de braqueurs. Ce n’est plus une armée. C’est une bande de criminels en uniforme. Des hommes qui ont des armes, qui ont le pouvoir d’arrêter et de torturer, mais qui n’ont aucune discipline, aucune morale, aucun respect pour la population qu’ils sont censés protéger.

 

Le cas de cette voisine que les soldats veulent arrêter est particulièrement parlant. Cette femme n’a rien fait de mal. Elle a simplement critiqué le comportement de ces militaires qui passent leur temps à fumer de la drogue. Elle a dit une vérité que tout le monde connaît : que ces soldats indisciplinés et drogueurs ne sont pas capables de défendre le pays contre les rebelles.

 

Par Ibrahim

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Centrafrique : le fugitif Hassan Bouba, dans sa folie,  affirme aux musiciens Peuls que grâce à lui, la musique peule est désormais écouté dans le monde entier

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Centrafrique : le fugitif Hassan Bouba, dans sa folie,  affirme aux musiciens Peuls que grâce à lui, la musique peule est désormais écouté dans le monde entier

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/hassan-bouba-avec-les-musiciens-peuls.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le fugitif Hassan Bouba au milieu des musiciens Peuls à Bangui
Le fugitif Hassan Bouba au milieu des musiciens Peuls à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le fugitif Hassan Bouba, ministre de l’Élevage et de la Santé animale, s’est encore illustré par une nouvelle provocation sur les réseaux sociaux. Dans une vidéo qu’il a lui-même diffusée, cet ancien chef rebelle tchadien, devenu protégé du régime, a tenté de manipuler des musiciens peuls pour transformer leur art en outil de propagande politique au profit du président Baba Kongoboro et de son parti, le MCU.

 

 

Devant un groupe d’artistes peuls rassemblés autour de lui à Bangui, Hassan Bouba s’est présenté « en tant que président du mouvement 100 % Touadéra » et a affirmé que grâce à son invitation au congrès du MCU à Bangui, il a fait écouter la musique Peule chantée au louange du Président Baba Kongoboro au congrès. À ce titre,  ce soutien affiché, la musique peule serait désormais  connue et écoutée dans le monde entier . Selon lui, le fait que ces musiciens aient chanté pour Touadéra aurait permis à leur culture d’être diffusée à une échelle jamais atteinte. Des propos délirants qui réduisent des artistes à de simples instruments d’un régime en quête de légitimité.

 

Hassan Bouba n’a pas hésité à se poser en parrain, prétendant que le président lui-même écouterait et apprécierait désormais la musique peule grâce à cette mise en avant. En réalité, il ne s’agit que d’une opération grossière visant à enrôler des communautés entières derrière le MCU en leur faisant croire que leur identité culturelle doit passer par le culte du chef. Cette récupération politique est une humiliation pour les artistes, instrumentalisés par un ministre analphabète et criminel qui exploite la fierté culturelle pour servir un pouvoir illégitime.

 

Derrière ce décor de propagande, il ne faut pas oublier la vérité : Hassan Bouba reste un fugitif, ancien chef rebelle de l’UPC, arrêté par la Cour pénale spéciale puis libéré de force par les Mercenaires russes et les gendarmes centrafricains. Depuis, il continue de se pavaner comme ministre, protégé par Wagner, alors même qu’il devrait répondre de ses crimes devant la justice.

 

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Zémio : les FACA libèrent précipitamment tous leurs détenus en apprenant l’arrivée du procureur de la ville

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Zémio : les FACA libèrent précipitamment tous leurs détenus en apprenant l’arrivée du procureur

 

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Le commandant Michael Banafio, chef du détachement militaire à Zemio

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA), les gendarmes  stationnés à Zémio ont fait une “surprise” à la population la semaine dernière. Quelle surprise ? Ils ont libéré tous leurs détenus d’un coup. Pourquoi ? Parce qu’ils ont appris que le procureur de la République devait arriver dans la ville.

 

 

Immédiatement après avoir été informés de la visite imminente du procureur, les gendarmes, les policiers et les soldats FACA ont vidé leurs cellules. Tous les détenus qu’ils avaient enfermés ont été libérés. Même les personnes arrêtées pour des motifs complètement futiles, même celles qui étaient détenues depuis longtemps, tout le monde est sorti. Les cellules ont été complètement vidées en quelques heures.

 

La population de Zémio a bien sûr accueilli ces libérations avec satisfaction. Des familles ont retrouvé leurs proches. Des personnes qui croupissaient en détention sans jugement ont retrouvé la liberté. Mais personne n’est dupe : ces libérations massives ne sont pas un acte de justice ou d’humanité. C’est une opération de camouflage pour cacher les crimes commis par les FACA.

 

Car ces détenus avaient tous été arrêtés arbitrairement. Ils n’avaient commis aucun crime. Ils n’avaient été jugés par aucun tribunal. Ils avaient simplement été kidnappés par les FACA, enfermés dans des cellules, et leurs familles avaient été contraintes de payer des rançons pour obtenir leur libération.

 

C’est le système que les FACA ont mis en place partout dans les provinces : arrêter arbitrairement des civils, les enfermer, demander de l’argent aux familles, et les relâcher une fois la rançon payée. Ceux qui ne peuvent pas payer restent enfermés indéfiniment. C’est du racket pur et simple, du banditisme en uniforme.

 

Mais quand le procureur annonce sa visite, soudainement tous les détenus sont libérés. Pourquoi ? Parce que les FACA savent parfaitement que ces détentions sont illégales. Ils savent qu’ils n’ont aucune justification pour garder ces gens enfermés. Ils savent que si le procureur découvre l’ampleur de leurs détentions arbitraires, ils pourraient avoir des problèmes.

 

Alors ils préfèrent libérer tout le monde avant l’arrivée du procureur. Comme ça, quand le magistrat visitera les cellules, il les trouvera vides. Il pourra se dire que tout va bien à Zémio, que les forces de l’ordre font correctement leur travail, qu’il n’y a pas de problème de détentions arbitraires.

 

Cette situation montre plusieurs choses extrêmement graves sur l’état de la Centrafrique sous le régime Touadéra.

 

Premièrement, elle confirme que les FACA pratiquent massivement les détentions arbitraires et le racket. Ce n’est pas un secret, tout le monde le sait, mais ces libérations massives en sont la preuve flagrante. Si ces détenus étaient de vrais criminels, si leurs détentions étaient légales, les FACA ne les auraient pas libérés juste parce que le procureur arrive. Le fait qu’ils les libèrent tous d’un coup prouve qu’ils n’avaient aucune raison légale de les garder enfermés.

 

Deuxièmement, elle montre que les autorités judiciaires sont totalement déconnectées de ce qui se passe sur le terrain. Le procureur de la République annonce sa visite plusieurs jours à l’avance. Cette annonce donne le temps aux FACA de nettoyer leur criminalité, de faire disparaître les preuves, de libérer leurs victimes. Si le procureur voulait vraiment voir la réalité de ce qui se passe à Zémio, il devrait arriver par surprise, sans prévenir personne.

 

Mais apparemment, soit le procureur ne comprend pas cette réalité, soit il ne veut pas la voir. En annonçant sa visite à l’avance, il permet aux FACA de masquer leurs crimes. Il se rend complice, consciemment ou non, du système de détentions arbitraires et de racket.

 

C’est exactement ce qui manque aux autorités de ce pays : des visites surprises. Si les procureurs, les ministres, les inspecteurs arrivaient dans les villes et les villages sans prévenir, s’ils débarquaient à l’improviste pour voir ce qui se passe vraiment, ils découvriraient l’ampleur des crimes commis par les forces de l’ordre.

 

Bien sûr, ces autorités sont déjà informées. Elles savent ce qui se passe. Les rapports leur parviennent. Les plaintes s’accumulent. Mais elles font semblant de ne pas savoir. Elles ferment les yeux. Et quand elles se déplacent enfin, elles le font en prévenant à l’avance, ce qui donne le temps aux criminels en uniforme de nettoyer leurs traces.

 

Si le procureur était arrivé à Zémio par surprise, sans que personne ne sache qu’il venait, il aurait trouvé les cellules pleines de détenus arbitraires. Il aurait pu interroger ces prisonniers, entendre leurs histoires, constater de ses propres yeux l’ampleur du système de racket mis en place par les FACA. Il aurait pu ouvrir des enquêtes, sanctionner les responsables, mettre fin à ces pratiques criminelles.

 

Mais en annonçant sa visite, il a permis aux FACA de faire le ménage. Ils ont libéré tous leurs détenus. Quand le procureur arrivera, il trouvera des cellules vides. Il se dira que tout va bien. Il repartira sans rien faire. Et dès qu’il sera parti, les FACA recommenceront leurs arrestations arbitraires et leur racket.

 

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Ngaoundaye : un percepteur du marché à bétail  gravement torturé par les policiers

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Ngaoundaye : un percepteur du marché à bétail  gravement torturé par les policiers

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/09/commissariat-de-police-de-ngaoundaye-le-25-mars-2020-par-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ngaoundaye : un percepteur du marché à bétail gravement torturé par les policiers
Le commissariat de police de Ngaoundaye. CopyrightaCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un nouveau cas de brutalité policière vient d’être documenté à Ngaoundaye, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Assane Mahamat Idriss, percepteur du marché à bétail pour le compte de la Fédération Nationale des Éleveurs Centrafricains (FNEC), a été violemment battu par des policiers et enfermé sur décision du Major de police RADJAB le 19 octobre 2025.

 

 

La victime a déposé une plainte officielle auprès de la gendarmerie de Ngaoundaye le 21 octobre 2025. Cette plainte, dont Corbeau News Centrafrique a obtenu copie auprès des enquêteurs, raconte en détail les violences subies et les menaces répétées du Major RADJAB contre les agents de la FNEC et du ministère de l’Élevage et de la Santé animale (MESA).

 

Assane Mahamat Idriss est arrivé à Ngaoundaye en juillet 2025. Il s’est présenté aux autorités locales et aux responsables des différents services. Il a commencé à travailler comme bénévole de la FNEC avant d’être officiellement nommé percepteur le 16 octobre 2025, après concertation avec les services du MESA.

 

Dans l’exercice de ses fonctions, il percevait la taxe de 1 000 F CFA par bœuf sur le marché à bétail. La police, représentée par le Major RADJAB, participait illégalement à ces activités de perception. Mais selon la plainte, RADJAB s’opposait régulièrement à l’équipe de perception de la FNEC et menaçait publiquement de les empêcher de travailler.

 

Par ailleurs, le 15 octobre 2025, Assane s’est rendu au poste de police pour demander leur appui dans une affaire concernant une femme tanneuse qui refusait de payer 20 000 F CFA de taxe. La femme a refusé et a proféré des injures. Assane a sollicité l’intervention de la police.

 

Le lendemain, 16 octobre, alors que Assane partait à Markounda pour son installation officielle, le Major RADJAB a appelé pour  exiger qu’on verse 20 000 F CFA supplémentaires au commissariat avant de poursuivre les activités. Assane a obéi et a signalé la situation à ses supérieurs de la FNEC.

 

Mais les menaces ne s’arrêtent pas, bien au contraire, elles ont continué. RADJAB se vantait et prétendait que Assane travaillait contre la police. Il ne cesse de répéter: “Vous, les percepteurs du MESA et de la FNEC, vous croyez pouvoir me défier ? Je vais en finir avec vous un par un”.

 

Dans la soirée du 19 octobre 2025, le Major RADJAB est revenu au poste accompagné du lieutenant de police et de ses hommes. Ils ont procédé immédiatement à l’arrestation de Assane et ont décidé de son placement en cellule sans motif légal.

 

Une heure plus tard, Assane a demandé de l’eau à l’auxiliaire de mairie chargé des clés de la cellule. Celui-ci a répondu : “Tu n’as droit à rien ici”. Assane a insisté calmement, mais l’auxiliaire a refusé de l’aider.

 

Peu après, RADJAB est arrivé. Quand Assane a réitéré sa demande d’eau, le Major a pris un gros bâton et a commencé à le frapper violemment en criant : “Toi et Hamadou, vous êtes des voleurs ! Vous travaillez pour la FNEC et le ministère, mais vous croyez que la police vous craint ?!”

 

RADJAB a enchaîné les pieds et les mains de Massane tout en continuant à proférer des insultes et des menaces. Ensuite, il l’a jeté en cellule et a fermé la porte.

 

Dans sa plainte, Assane écrit : “Je n’ai commis aucune infraction, mais j’ai été humilié, battu et enfermé arbitrairement. Cet acte constitue une violation grave des droits humains et compromet la sécurité des agents de la FNEC et du MESA en mission sur le terrain”.

 

Il ajoute : “Si le Major RADJAB agit ainsi par haine personnelle ou par opposition au ministère de l’Élevage, il met en danger tout le dispositif administratif local”.

 

Cette affaire confirme une fois de plus le comportement criminel de certains policiers en Centrafrique. Au lieu de protéger les citoyens et de faciliter le travail des agents publics, ils les terrorisent, les rackettent, les battent et les emprisonnent sans raison.

 

Le Major RADJAB n’est pas seul dans son genre. Des policiers comme lui se comportent comme des bandits en uniforme. Ils utilisent leur position pour extorquer de l’argent, pour intimider ceux qui travaillent légalement, et pour imposer leur loi par la violence.

 

Assane Mahamat Idriss travaillait pour la FNEC et le MESA. Il percevait légalement des taxes sur le marché à bétail. C’était son travail. Mais le Major RADJAB voyait ce travail comme une menace. Il voulait probablement contrôler lui-même cette perception pour en tirer profit personnellement.

 

Quand Assane a refusé de se soumettre à ses exigences illégales, RADJAB a décidé de le punir. Il l’a enfermé sans motif. Il l’a battu avec un bâton. Il l’a enchaîné. Il l’a privé d’eau. Il l’a humilié.

 

Ce comportement est inacceptable. Un policier ne peut pas battre un citoyen parce qu’il fait son travail légalement. Un policier ne peut pas emprisonner quelqu’un sans motif légal. Un policier ne peut pas torturer un détenu en le privant d’eau et en le battant avec un bâton.

 

Mais en Centrafrique, ces violences policières sont quotidiennes. Les policiers agissent en toute impunité. Ils savent qu’ils ne seront jamais sanctionnés. Ils savent que leurs supérieurs ferment les yeux. Alors ils continuent.

 

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Centrafrique : un accord de paix qui oublie ses victimes

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Centrafrique : un accord de paix qui oublie ses victimes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/ali-darassa-upc-desarmement-bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Après la signature de l'accord de paix de Ndjamena le 10 juillet 2025 à Bangui, Le général Ali Darassa lors de son désarmement devant Touadera à Bangui
Le général Ali Darassa lors de son désarmement devant Touadera à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le nouvel accord de paix signé à N’Djaména ignore les centaines de milliers de déplacés centrafricains.

 

 

L’accord de paix conclu le 19 avril 2025 à N’Djaména entre Bangui et les groupes armés 3R et UPC promet le désarmement et l’intégration des ex-rebelles dans l’appareil d’État. Mais ce texte, négocié sous médiation tchadienne, passe sous silence une réalité dévastatrice : les centaines de milliers de civils qui ont fui les violences de ces mêmes groupes armés.

 

Plus de 700 000 personnes vivent aujourd’hui déplacées à l’intérieur du pays, selon l’UNHCR. 750 000 autres ont trouvé refuge dans les pays voisins. Ces populations ont quitté leurs villages pour échapper aux raids, aux pillages et aux violences sexuelles documentés par Human Rights Watch en 2024. L’Ouham-Pendé et la Haute-Kotto portent encore les cicatrices de ces exactions.

 

L’accord ne propose aucun mécanisme de justice transitionnelle. Aucune réparation pour les victimes. Aucun plan de retour pour les déplacés. Les leaders des 3R et de l’UPC, Oumar Abdelkader et Ali Darassa, se voient offrir des postes gouvernementaux et des responsabilités militaires. Cette intégration récompense en fait des hommes dont les troupes ont terrorisé les populations civiles.

 

Dans les camps de déplacés, les conditions restent précaires. L’accès à l’eau potable demeure limité. Les services de santé font défaut. Les enfants grandissent sans école. Pendant ce temps, leurs bourreaux d’hier négocient leur participation au pouvoir. Cette contradiction mine la crédibilité de l’État centrafricain auprès de ses propres citoyens.

 

L’histoire récente montre les limites de cette approche. L’Accord de 2019 avait déjà privilégié l’apaisement avec les groupes armés sans répondre aux attentes des communautés. Résultat : les violences ont repris dès 2021. Les mêmes acteurs qui signent aujourd’hui avaient alors rompu leurs engagements.

 

Le Tchad, garant de ce nouvel accord, se contente de superviser les relations entre les parties signataires. Rien n’indique qu’il plaidera pour les victimes ou mobilisera des fonds humanitaires. Son rôle se limite à maintenir un équilibre fragile entre élites armées.

 

Les consultations populaires ont été absentes du processus. Les leaders communautaires n’ont pas été associés aux négociations. Cette exclusion prive l’accord de légitimité auprès des populations qui en supportent le coût depuis des années. Comment espérer leur adhésion à une paix négociée sans eux ?

 

En RCA, les fractures ethniques et religieuses alimentent encore les tensions. Les communautés peules accusent les 3R de persécutions ciblées. Les populations de l’Est dénoncent les abus de l’UPC. Ces blessures ne guériront pas par le simple cantonnement des combattants. Elles exigent reconnaissance, vérité et justice.

 

L’accord de N’Djaména perpétue une logique dangereuse : celle de l’impunité négociée. En Centrafrique, prendre les armes contre l’État peut mener au gouvernement. Cette leçon n’échappera pas aux futurs entrepreneurs de violence. Elle encourage la militarisation de la contestation politique.

 

Les partenaires internationaux de la RCA doivent exiger des compléments à cet accord. La justice ne peut être sacrifiée sur l’autel de la stabilisation. Les victimes ont droit à la vérité sur les crimes subis. Elles méritent des réparations matérielles et symboliques. Leur retour dans la dignité conditionne la réconciliation nationale.

 

Sans justice pour les victimes, cet accord ressemble à tous les précédents : un arrangement entre élites qui reporte la résolution du conflit. Les civils centrafricains ont déjà payé un prix trop lourd pour accepter une paix qui les ignore. Leur patience a des limites que ce texte semble méconnaître….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

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La CPS annonce l’ouverture de son cinquième procès d’assises pour crimes contre l’humanité

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La CPS annonce l’ouverture de son cinquième procès d’assises pour crimes contre l’humanité

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Lors-du-proces-dans-laffaire-dite-de-Ndele-1-devant-la-CPS-avec-Maitre-DANGAVO.jpg” data-wpel-link=”internal”>La CPS annonce l’ouverture de son cinquième procès d’assises pour crimes contre l’humanité
Lors du procès dans l’affaire dite de Ndélé 1 devant la CPS avec Maitre DANGAVO

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La Cour pénale spéciale (CPS) de la République centrafricaine a annoncé lundi l’ouverture de son cinquième procès d’assises, prévu le jeudi 30 octobre 2025 à 10 heures dans l’affaire dite “Guen”.

 

 

Six personnes sont accusées d’avoir commis des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre dans la sous-préfecture de Gadzi, notamment dans les localités de Guen, Djomo et Gadzi, entre février et mars 2014.

 

Le Parquet spécial et les parties civiles s’opposent aux accusés Mathurin Kombo, François Boybanda (alias Balere), Philémon Kahena (alias CB), Dieudonné Gomitoua, Edmond Beina et Jean Bahara. Ce dernier fait l’objet d’un mandat d’arrêt et est toujours recherché.

 

Les poursuites portent sur de multiples chefs d’accusation :

 

Crimes contre l’humanité : meurtre et tentative de meurtre, extermination, persécution, déportation ou transfert forcé de population, viol et autres formes de violence sexuelle de gravité comparable, ainsi que tous autres actes inhumains, y compris les mariages forcés.

 

Crimes de guerre : meurtre et tentative de meurtre, atteintes à la santé et au bien-être physique ou mental, traitements cruels tels que la torture et les mutilations, attaque contre la population civile, viol, pillage et déplacement forcé de la population civile.

 

La CPS rappelle que, conformément à la loi, les accusés bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à la décision définitive de la Section d’assises. Le procès se tiendra en audience publique devant la Première Section de la Chambre d’assises.

 

Il y’a lieu de rappeler que la Cour pénale spéciale est une juridiction hybride créée par la loi organique du 3 juin 2015, chargée d’enquêter et de poursuivre les crimes de droit international commis en République centrafricaine depuis 2003.

 

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15 ans de stage sans intégration : les stagiaires du ministère des Finances bloquent Bangui et exigent justice

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15 ans de stage sans intégration : les stagiaires du ministère des Finances bloquent Bangui et exigent justice

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/greve-des-stagiaires-du-ministere-des-finances-a-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>15 ans de stage sans intégration : les stagiaires du ministère des Finances bloquent Bangui et exigent justice
Grève des stagiaires du ministère des Finances à Bangui. Photo Ndotah

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les stagiaires du ministère des Finances ont observé ce lundi un mouvement de grève devant le ministère à Bangui. Munis de banderoles, ils ont bloqué l’accès au bâtiment pour protester contre le non-respect des promesses d’intégration dans la fonction publique.

 

Sur leurs banderoles, on pouvait lire : “TROP DE PATIENCE, INTÉGREZ-NOUS ! NOUS AVONS ASSEZ SOUFFERT !!!” et “NOUS SOMMES ASSEZ 2009-HELL !!! INTÉGREZ-NOUS ! TROP DE PATIENCE”.

 

Certains de ces stagiaires attendent depuis 15 ans. D’autres depuis 10 ans, 8 ans, 7 ans. Ils ont été recrutés comme stagiaires et n’ont jamais été intégrés comme fonctionnaires titulaires malgré des années de service.

 

Ces stagiaires travaillent pourtant comme des fonctionnaires normaux. Ils sont affectés dans les provinces. Ils font des recettes. Ils accomplissent toutes les tâches qu’on leur demande. Mais ils restent stagiaires. Ils ne bénéficient pas des avantages des fonctionnaires titulaires. Leurs salaires sont dérisoires. Ils n’ont pas de sécurité d’emploi.

 

Beaucoup de ces stagiaires sont diplômés de l’École Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) ou d’autres écoles supérieures. Ils ont les qualifications requises. Mais au lieu de les intégrer, le ministère les maintient dans un statut précaire de stagiaire pendant des années.

 

Pendant ce temps, le ministère recrute d’autres personnes qui n’ont pas les qualifications. Des gens ramassés dans les quartiers. Des parents du Président, de ministres ou de hauts fonctionnaires. Ces gens sont directement intégrés comme fonctionnaires titulaires sans passer par le stage.

 

Les stagiaires qualifiés restent bloqués pendant 15 ans. Mais les protégés du régime sont intégrés immédiatement. C’est de l’injustice pure et simple.

 

Ce n’est pas la première fois que les stagiaires font grève. Ils avaient déjà protesté en 2020 et en 2021. À chaque fois, le ministère avait promis de régler le problème. À chaque fois, rien n’a été fait.

 

Cette fois, les stagiaires disent : assez. Ils en ont assez d’attendre. Ils en ont assez des promesses non tenues. Ils en ont assez d’être traités comme des fonctionnaires de seconde zone alors qu’ils font le même travail que les titulaires.

 

“Nous avons assez souffert”, proclament-ils sur leurs banderoles. “Trop de patience. Intégrez-nous !”

 

Ils exigent leur intégration immédiate dans la fonction publique avec tous les droits et avantages qui vont avec.

 

Le ministère des Finances n’a pas encore réagi officiellement à cette grève.

 

Affaire à suivre…

 

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Centrafrique : interview exclusive à CNC de monsieur Fadi El Abdallah, Porte-parole de la Cour pénale internationale

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interview exclusive à CNC de monsieur Fadi El Abdallah, Porte-parole de la Cour pénale internationale

 

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Le porte-parole de la CPI, monsieur Fadi El Abdallah. Photo de courtoisie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé la clôture de ses enquêtes en République centrafricaine. Une décision qui provoque des interrogations et parfois des incompréhensions dans l’opinion publique. Depuis de nombreuses histoires circulent en Centrafrique prétendant que la CPI serait en train de préparer d’autres affaires, ou serait sujet à une manipulation visant des desseins politiques.

 

Pour éclairer les faits et contrer la désinformation, M. Fadi El Abdallah, porte-parole de la CPI, répond à nos questions sur ces sujets, y compris la véritable situation de la Cour en RCA, la procédure d’ouverture des enquêtes et le verdict rendu le 24 juillet 2025 dans l’affaire Yekatom et Ngaïssona, par la Chambre de première instance V, dont les avocats ont fait appel du jugement.

 

CNC : Monsieur Fadi El Abdallah, Porte-parole de la Cour pénale internationale, bonjour !

 

Fadi El Abdallah : Bonjour, monsieur le journaliste.

 

CNC : Quelle est aujourd’hui la situation de l’enquête du Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale en République centrafricaine ?

 

Fadi El Abdallah : Tel qu’annoncé par le Procureur dans sa lettre adressée aux autorités centrafricaines le 16 décembre 2022, la phase d’enquête dans la situation en RCA est close. À moins d’un changement radical de circonstances, le Bureau ne suivra pas d’autres pistes d’enquête quant à l’éventuelle responsabilité pénale d’autres personnes ou à l’égard d’autres comportements survenus dans le cadre de la situation en République centrafricaine, en dehors des affaires pendantes devant la CPI.

 

CNC : Pourquoi le Procureur a-t-elle décidé de clôturer ses enquêtes dans le pays ?

 

Fadi El Abdallah : Le Procureur a estimé que la phase d’enquête sur la situation en RCA II avait atteint ses objectifs. Les éléments de preuve recueillis au cours des années d’enquête ont permis de lancer des poursuites et d’engager plusieurs affaires devant la Cour. La clôture reflète également la volonté du Bureau de concentrer ses ressources sur les affaires déjà pendantes, tout en renforçant la coopération avec les autorités judiciaires centrafricaines, notamment la Cour pénale spéciale, dans le but d’appuyer plus efficacement les efforts nationaux de lutte contre l’impunité pour les crimes les plus graves.

 

CNC : Que signifie concrètement cette clôture : la CPI se retire-t-elle de la Centrafrique ?

 

Fadi El Abdallah : Non. La clôture des enquêtes ne signifie pas le retrait de la CPI de la République centrafricaine.

Le Bureau du Procureur poursuit ses activités liées aux affaires en cours, incluant tout mandat d’arrêt non encore exécuté. En parallèle, le Bureau continue à collaborer étroitement avec les autorités nationales et la Cour pénale spéciale, conformément aux protocoles d’accord signés avec le gouvernement centrafricain. Cette coopération vise à renforcer les capacités nationales et à garantir que la lutte contre l’impunité se poursuive au niveau local.

En outre, la CPI continue ses activités de sensibilisation concernant les procédures liées à la Centrafrique, et serait impliquée éventuellement dans les plans de réparations si les juges en décident.

 

CNC : Le Bureau du Procureur de la Cour a-t-il pris connaissance de la récente plainte déposée à l’encontre du Président Touadéra, et comment s’inscrit-elle dans le cadre de ses procédures habituelles ?

 

Fadi El Abdallah : En vertu de l’article 15 du Statut de Rome le traité fondateur de la CPI, toute personne ou tout groupe, où qu’il se trouve dans le monde, peut envoyer des informations (que la CPI appelle « communications ») sur des crimes présumés au Procureur de la CPI, qui est tenu de protéger la confidentialité des informations reçues. Il revient uniquement au Procureur de la CPI de décider de la suite à donner à de telles communications.

 

En règle générale, le Bureau ne commente pas les allégations visant des personnes spécifiques, sauf pour confirmer la réception d’informations lorsque celles-ci ont été rendues publiques par leurs auteurs, comme c’est le cas ici. Le Bureau tient à préciser que la clôture de la phase d’enquête en RCA II n’a aucune incidence sur les affaires déjà engagées devant la Cour, et qu’aucune nouvelle enquête n’a été ouverte à ce stade.

 

CNC : Certains pensent que les « communications » adressées à la Cour peuvent servir à manipuler la CPI à des fins politiques internes. Quelle est votre réponse ?

 

Fadi El Abdallah : La Cour pénale internationale est une institution judiciaire indépendante et impartiale. Les juges de la Cour prennent leurs décisions uniquement sur la base des règles applicables et des éléments de preuve disponibles. La justice est vigilante. Le Bureau du Procureur et les Juges disposent de mécanismes solides pour vérifier et examiner les éléments de preuve. Ainsi, les décisions de la justice ne sont pas de nature politique et ne peuvent être manipulées à de tels dessins.

 

CNC : Quelles sont les principales conclusions du verdict rendu le 24 juillet 2025 dans l’affaire Yekatom et Ngaïssona ?

 

Fadi El Abdallah : Le 24 juillet 2025, la Chambre de première instance V de la CPI a rendu son jugement dans l’affaire Le Procureur c. Alfred Yekatom et Patrice-Edouard Ngaïssona.

Les juges ont reconnu M. Yekatom et M. Ngaïssona coupables de plusieurs crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis entre décembre 2013 et décembre 2014, notamment le meurtre, la déportation, la persécution, le traitement cruel et la destruction de biens appartenant à des civils musulmans.

La Chambre a toutefois acquitté les accusés de certaines charges, estimant que les preuves présentées ne permettaient pas d’établir leur responsabilité au-delà de tout doute raisonnable pour ces chefs précis.

Les juges ont condamné Alfred Yekatom à une peine totale de 15 ans d’emprisonnement et Patrice-Édouard Ngaïssona à une peine totale de 12 ans d’emprisonnement. Leur temps passé en détention sera déduit de leurs peines.

 

CNC : Les avocats des deux accusés ont annoncé un appel. Quelles sont les prochaines étapes prévues par la procédure ?

 

Fadi El Abdallah : Conformément au Statut de Rome, les deux équipes de défense ont le droit de faire appel du jugement de première instance.

La procédure d’appel se déroulera devant la Chambre d’appel de la Cour, composée de juges indépendants. Les parties la défense et le Bureau du Procureur auront l’occasion de présenter leurs arguments.

La Chambre d’appel pourra confirmer, infirmer ou réviser le jugement de première instance, en tout ou en partie.

 

CNC : Enfin, face à la désinformation grandissante autour du rôle de la CPI en Centrafrique, quel message souhaitez-vous adresser à la population ?

 

Fadi El Abdallah : La Cour pénale internationale n’est pas un acteur politique. Son rôle est strictement judiciaire : elle enquête et juge les personnes accusées des crimes les plus graves qui concernent l’ensemble de la communauté internationale crimes de guerre, crimes contre l’humanité, genocide et crime d’agression.

La CPI agit de manière indépendante, sur la base des faits et des preuves, et dans le respect du droit.

Je souhaite rappeler à la population centrafricaine que la lutte contre l’impunité est un effort partagé : la CPI intervient lorsque les juridictions nationales ne sont pas en mesure ou ne veulent pas agir, mais elle complémente activement la justice locale, y compris la Cour pénale spéciale.

Face à la désinformation, il est essentiel de se référer aux sources officielles de la Cour son site web (https://www.icc-cpi.int/), ses communiqués et décisions afin de disposer d’informations exactes et vérifiables. La CPI reste engagée à rendre justice aux victimes et à contribuer à une paix durable fondée sur la vérité et la responsabilité.

Je voudrais aussi souligner le rôle constant de nos efforts d’information publique en République centrafricaine pour rapprocher la Cour des communautés affectées. Le programme de la CPI en RCA met en œuvre une communication durable et bidirectionnelle avec les populations locales il s’agit non seulement d’informer sur le mandat, les procédures et les décisions de la Cour, mais aussi d’écouter les préoccupations, de répondre aux questions et de corriger les informations fausses.

 

CNC : Monsieur Fadi El Abdallah, Merci.

 

Fadi El Abdallah : c’est moi de vous remercier.

 

Propos recueillis par Brahim

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Vive tension entre la directrice de l’ACFPE Renée Bimbo et un chauffeur lors d’une réunion du personnel

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Vive tension entre la directrice de l’ACFPE Renée Bimbo  et un chauffeur lors d’une réunion du personnel

 

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/annie-michelle-mouanga-ministre-du-travail-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>La ministre du travail, Renée Michelle Mouanga, soeur ainée de la directrice générale de l'ACFPE, madame Renée Bimbo
La ministre du travail, Renée Michelle Mouanga, soeur ainée de la directrice générale de l’ACFPE, madame Renée Bimbo

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La réunion convoquée le jeudi 23 octobre 2025 par la directrice générale de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE), Renée Bimbo, a tourné à l’affrontement verbal. L’ensemble du personnel avait été invité à cette rencontre, censée faire le point sur les négociations menées entre la direction, les délégués du personnel et l’inspection régionale du travail de Bangui. Mais la séance a pris une tournure inattendue.

 

 

Dès l’ouverture, la directrice a monopolisé la parole pendant près d’une heure, exactement comme un malade mental, sans aborder les points précis qui figuraient à l’ordre du jour. Ses propos, jugés confus et décousus, surtout pathétiques, ont provoqué l’incompréhension parmi les employés. Plusieurs témoins affirment que son discours manquait de structure, passant d’un sujet à un autre sans explication claire, et se limitant à critiquer les représentants du personnel.

 

L’atmosphère déjà tendue a explosé lorsqu’un chauffeur de l’agence de Sibut a demandé la parole. Dans un ton direct, il a reproché à la directrice son manque de méthode et d’écoute, s’exprimant en sango devant l’ensemble du personnel. “Quand tu veux parler, tu présentes un point et tu expliques”, lui aurait-il lancé, avant d’ajouter que ses interventions répétitives et floues ne reflétaient pas le niveau attendu d’une responsable d’administration publique.

 

La remarque a provoqué la colère de la directrice générale, madame Rénée Bimbo, qui a exigé l’expulsion immédiate du chauffeur de la salle. Les agents présents ont tenté de calmer la situation, mais la tension est restée vive. Selon plusieurs sources internes contactées par la rédaction du CNC, la directrice a ensuite affirmé que le chauffeur n’agissait ainsi que parce que son épouse serait un parent du président de la République, insinuant une forme de provocation délibérée. «  Il a dit cela parce que  son épouse est famille au Président Touadera. Mais il oublie que moi aussi je suis centrafricaine », explique la Directrice générale.

 

Ce dérapage a choqué une partie du personnel, qui y voit un signe de rupture profonde entre la direction et ses employés. D’autres cadres ont dénoncé le ton condescendant de la directrice, notamment lorsqu’elle a répondu sèchement à une conseillère revenue de congé en lui lançant : “Les absents ont toujours tort”. Alors que la conseillère lui posait des questions simples sur les négociations avec les délégués du personnel, sous l’égide de la direction régionale du travail.

 

Cette réunion, censée apaiser les tensions autour du rapport de négociation, a au contraire mis en évidence le climat de défiance qui règne désormais au sein de l’ACFPE. Plusieurs employés estiment que la directrice a perdu le dialogue avec son personnel et que la situation interne s’enfonce dans une crise ouverte.

 

Renée Bimbo est la sœur cadette de la ministre Annie Michelle Mouanga. C’est d’ailleurs sa sœur qui l’a placée à la tête de l’ACFPE. Depuis sa nomination, Renée Bimbo gère l’agence comme une entreprise familiale. Elle a installé ses proches à tous les postes clés. Elle prend des décisions sans consulter personne. Elle traite le personnel avec mépris.

 

Rappelons que c’est sous la direction de Renée Bimbo que les couturiers-stylistes formés pendant trois ans et quatre mois par l’ACFPE ont été expulsés en septembre 2025 pour faire place au restaurant de sa sœur Annie Michelle Mouanga. Ces jeunes artisans ont été chassés par la gendarmerie. Leurs machines restent enfermées dans les locaux de l’ACFPE depuis plus d’un mois.

 

Cette affaire des couturiers avait déjà montré le niveau de gestion autoritaire et népotique de Renée Bimbo. L’incident du 23 octobre confirme que cette femme ne sait pas diriger une administration publique. Elle ne sait pas s’adresser au personnel. Elle ne sait pas écouter. Elle ne sait pas expliquer clairement ses décisions.

 

Le chauffeur qui a osé critiquer la directrice a eu raison. Quand on dirige une institution publique, on doit savoir communiquer. On doit présenter les points clairement. On doit expliquer ses décisions. On ne peut pas monopoliser la parole pendant une heure pour dire des choses confuses et s’attendre à ce que les employés comprennent.

 

Mais Renée Bimbo n’a pas l’habitude qu’on la contredise. Elle est habituée à ce que tout le monde se taise et obéisse. Alors quand un simple chauffeur ose lui dire que sa façon de parler n’est pas professionnelle, elle explose. Elle exige son expulsion. Elle l’humilie devant tout le personnel.

 

Et pour se justifier, elle prétend que le chauffeur agit ainsi parce que son épouse serait un parent du président. C’est pathétique. Au lieu de reconnaître qu’elle ne sait pas communiquer, elle invente des complots. Elle accuse le chauffeur d’être manipulé ou protégé.

 

Cette réaction montre bien la mentalité de ces gens qui dirigent les institutions centrafricaines. Ils ne supportent aucune critique. Ils ne tolèrent aucune opposition. Et quand quelqu’un ose les contredire, ils crient au complot et cherchent à l’humilier ou à le punir.

 

Le personnel de l’ACFPE est maintenant convaincu que Renée Bimbo a perdu tout crédit. Comment peut-on respecter une directrice qui ne sait pas s’exprimer clairement lors d’une réunion ? Comment peut-on faire confiance à quelqu’un qui expulse un employé parce qu’il a osé critiquer sa façon de parler ?

 

L’ACFPE est maintenant dans une crise ouverte. Le personnel ne fait plus confiance à la direction. Les négociations avec l’inspection du travail n’avancent pas. Les couturiers expulsés attendent toujours de récupérer leurs machines. Et la directrice continue de gérer l’agence comme son fief personnel.

 

Anselme Mbata

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Jean-François Akandji-Kombé : “Il y a urgence à libérer la Centrafrique de Wagner”

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Jean-François Akandji-Kombé : “Il y a urgence à libérer la Centrafrique de Wagner”

 

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Professeur Jean-François Akandji-Kombé, Coordinateur du rassemblement unitaire

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lors d’une émission sur la chaîne gabonaise SIBIKAN MEDIA, Jean-François Akandji-Kombé, professeur de droit, a lancé un appel urgent à la libération de la Centrafrique de l’emprise du groupe Wagner qu’il qualifie de “mal total” pour le pays.

 

 

Jean-François Akandji-Kombé  commence par définir la nature de Wagner : “Nous sommes un État. La République Centrafricaine est un État souverain, un État indépendant. Et Wagner, c’est une compagnie privée, c’est une milice privée qui a des appétits d’ogre».

 

Le professeur décrit l’emprise totale de cette milice : “Cette milice privée est comme une sorte de monstre qui a jeté ses tentacules sur la République Centrafricaine et qui aspire tout. Il aspire la politique. Aujourd’hui, il n’y a pas d’espace politique dans notre pays par la faute de Wagner».

 

Cette mainmise politique se traduit concrètement : “Nous sommes le pays aujourd’hui où il y a la transposition des lois liberticides de Russie jusqu’à la loi sur les agents de l’étranger pour museler la société, pour museler l’opinion publique».

 

Jean-François Akandji-Kombé  énumère les domaines contrôlés : “Ils ont préempté la politique. Ils ont préempté l’économie. Ils ont préempté la sécurité».

 

Sur la question sécuritaire, le professeur rejette l’idée d’une amélioration : “Les Wagner sont arrivés à Bangui et se sont étendus sur la totalité de notre territoire. Est-ce à dire que la sécurité est revenue ? Non. Ils sont venus prendre la place des groupes armés pour piller le pays, pour continuer la prédation du pays».

 

Le professeur Jean-François Akandji-Kombé  décrit la condition des Centrafricains dans les zones contrôlées par Wagner : “Quelle est le sort des Centrafricains dans toutes les régions où il y a la présence massive des Wagner ? Les Centrafricains sont aujourd’hui réduits à l’esclavage».

 

Cette comparaison avec l’esclavage n’est pas excessive selon lui : “Il faut que chacun se souvienne de ce qu’a été la colonisation en République Centrafricaine avec des sociétés concessionnaires qui avaient droit de vie ou de mort sur les populations. C’est aujourd’hui la situation de nos compatriotes qui sont dans les provinces».

 

Jean-François Akandji-Kombé  attire l’attention sur un projet en cours : “Aujourd’hui, dans tout l’est du pays, il y a un plan des Wagner auquel participe le président Touadéra avec les troupes du Rwanda, qui est un projet de dépossession des gens de cette terre-là pour la récupérer pour des intérêts économiques».

 

Le professeur précise la nature de cette opération : “Il y a une guerre sourde aujourd’hui qui se déroule. Ce n’est pas une guerre apportée de l’extérieur et contre laquelle se battraient des Wagner. C’est une guerre apportée par des Wagner sur des Centrafricains pour prendre possession de leur terre au prix de la mort».

 

La subordination de l’armée nationale provoque l’indignation du professeur : “Nous sommes dans un pays où ce sont des milices sans foi ni loi qui donnent des ordres à une armée nationale. Notre armée nationale est sous les ordres des Wagner. Il faut manquer de dignité, de sens de l’État pour accepter que ce qui représente notre sécurité en tant que nation dépende d’un groupuscule d’hommes sans foi ni loi».

 

Jean-François Akandji-Kombé souligne le paradoxe : “Prigojine est devenu un homme considéré comme un mal dans son propre pays. Et c’est ça que nous avons. Et c’est de ça que nos gouvernants se vantent».

 

Le professeur Jean-François Akandji-Kombé  dénonce la passivité des dirigeants : “Malheureusement, nous avons à la tête de notre pays des compatriotes qui ont décidé non seulement de prendre en otage le pays, mais qui ont décidé qu’ils ne connaissent qu’une seule manière de réagir par rapport aux Centrafricains, c’est de passer en force».

 

Il qualifie la situation actuelle : “Ce que les Centrafricains vivent aujourd’hui est un retour au temps de la colonisation, au pire moment même de la colonisation, sous la férule des sociétés concessionnaires qui aujourd’hui sont les compagnies Wagner».

 

Akandji-Kombé lance un appel : “Aucun pays, aucun Africain ne peut tolérer cela pour ses propres compatriotes. Comment pourrions-nous le tolérer dans notre propre pays ? Le défi pour nous, c’est de reprendre notre destin en main. Tourner la page, reprendre notre destin».

 

Le professeur insiste sur l’urgence : “Il y a urgence aujourd’hui à restaurer notre pays, à retrouver notre pays pour que les Centrafricains se retrouvent, vivent l’esprit tranquille, en ayant les biens de première nécessité, en ayant ce dont ils ont besoin pour vivre et en pouvant se projeter dans l’avenir, pour construire l’avenir de leurs enfants et des générations futures. Il y a urgence pour cela aujourd’hui».

 

L’appel de Jean-François Akandji-Kombé  à la libération de la Centrafrique de l’emprise de Wagner repose sur plusieurs constats. D’abord, l’incompatibilité fondamentale entre un État souverain et le contrôle exercé par une milice privée étrangère.

 

Ensuite, l’emprise totale de Wagner sur tous les aspects de la vie nationale – politique, économie, sécurité – qui transforme la Centrafrique en territoire occupé plutôt qu’en nation indépendante.

 

Puis, la condition des Centrafricains réduits à l’esclavage dans les zones contrôlées par Wagner, rappelant les pires moments de la colonisation.

 

Enfin, le projet de dépossession des terres dans l’est du pays qui vise à expulser les populations locales au profit d’intérêts économiques étrangers.

 

Cette urgence découle aussi de la subordination de l’armée nationale aux ordres de Wagner, humiliation suprême pour un État qui prétend à la souveraineté.

 

L’appel de Jean-François Akandji-Kombé ne propose pas de méthode concrète pour cette libération. Il identifie la nécessité urgente de “reprendre notre destin en main” sans détailler comment y parvenir face à une milice lourdement armée soutenue par le président lui-même.

 

Cette ambiguïté reflète probablement la difficulté de la situation. Comment libérer un pays de l’emprise d’une milice étrangère quand le chef de l’État collabore activement avec cette milice ?

 

L’urgence soulignée par le professeur Jean-François Akandji-Kombé  témoigne de la gravité de la situation. Chaque jour qui passe renforce l’emprise de Wagner, dépossède davantage les Centrafricains de leurs terres, consolide le système d’exploitation.

 

L’appel à “tourner la page” suggère que la libération de Wagner nécessitera probablement un changement politique majeur. Tant que Touadéra reste au pouvoir avec son alliance avec Wagner, cette libération semble impossible.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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MCU : le roi Touadéra nomme son équipe de campagne avant que le Conseil Constitutionnel ne valide sa candidature

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MCU : le roi Touadéra nomme son équipe de campagne avant que le Conseil Constitutionnel ne valide sa candidature

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/mcu-et-la-Russie.jpg” data-wpel-link=”internal”>MCU : le roi Touadéra nomme son équipe de campagne avant que le Conseil Constitutionnel ne valide sa candidature

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Mouvement Cœurs Unis (MCU), parti au pouvoir, vient de publier trois décisions nommant l’équipe de campagne du président Touadéra pour l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Ces décisions, signées les 20 et 22 octobre 2025, interviennent alors que le Conseil Constitutionnel n’a pas encore validé la candidature du roi de Damara  Touadéra. C’est une preuve supplémentaire que le Conseil Constitutionnel est dans la poche du pouvoir.

 

 

Les trois décisions publiées sont :

 

– Décision n°001 du 20 octobre 2025 : nomination des directeurs nationaux de campagne…

– Décision n°002 du 22 octobre 2025 : nomination des membres du cabinet du directeur national de campagne…

– Décision n°003 du 22 octobre 2025 : nomination des membres de la direction nationale de campagne et des directions régionales…

 

Simplice Mathieu Sarandji a été nommé Directeur National de Campagne. Félix Moloua, actuel Premier ministre, a été nommé Directeur National de Campagne Adjoint n°1, chargé des relations avec les institutions. D’autres proches du régime comme Arthur Bertrand Piri, Obed Namsio, Sani Yalo, Aurélien Simplice Zingas Kongbele et Timoléon Mbaikoua ont été nommés directeurs adjoints.

 

Le problème avec ces nominations, c’est qu’elles interviennent avant que le Conseil Constitutionnel n’ait statué sur les candidatures. Selon la loi électorale, les candidats doivent d’abord déposer leurs dossiers auprès de l’autorité nationale des Élections. Ensuite, le Conseil constitutionnel examine ces dossiers et publie la liste définitive des candidats retenus. C’est seulement après cette validation que les candidats peuvent officiellement lancer leur campagne et nommer leurs équipes.

 

Mais le roi Touadéra alias Baba Kongoboro et son MCU ne respectent pas cette procédure. Ils publient déjà leurs décisions de nomination comme si la candidature de Touadéra était déjà validée. Comme si le Conseil Constitutionnel n’avait qu’à entériner ce qui est déjà décidé par le pouvoir.

 

Tout le monde sait que le Conseil Constitutionnel est contrôlé par le pouvoir. Tout le monde sait que Touadéra sera validé quoi qu’il arrive. Mais il faut quand même respecter les formes. Il faut quand même faire semblant que la procédure légale existe.

 

En publiant ces nominations avant la validation du Conseil Constitutionnel, le MCU envoie un message clair : le Conseil n’est qu’une formalité. La décision est déjà prise. Touadéra sera candidat. Touadéra gagnera. Et tout le processus électoral n’est qu’une comédie pour donner l’apparence de la démocratie.

 

Les trois décisions invoquent toutes les mêmes textes juridiques pour se justifier : la Constitution, la loi sur les partis politiques, le code électoral, etc. Mais aucune de ces décisions ne mentionne la validation du Conseil Constitutionnel. Elles partent du principe que Touadéra est déjà candidat officiel alors que le Conseil n’a pas encore publié sa décision.

 

La décision n°001 nomme Simplice Mathieu Sarandji comme Directeur National de Campagne. Cet homme est le Secrétaire Exécutif National du MCU. Il a signé lui-même les décisions n°002 et n°003. C’est donc lui qui coordonnera toute la campagne de Touadéra.

 

Les cinq directeurs nationaux adjoints couvrent tous les aspects de la campagne : relations avec les institutions (Félix Moloua), stratégies et opérations électorales (Arthur Bertrand Piri), suivi des contentieux (Obed Namsio), coordination des associations de soutien (Sani Yalo), coordination des régions électorales (Aurélien Simplice Zingas Kongbele), et relations avec les partis alliés (Timoléon Mbaikoua).

 

La décision n°002 nomme Ernest Mada comme Directeur de Cabinet et trois rapporteurs généraux. Ces personnes formeront le noyau dur de l’équipe de campagne.

 

La décision n°003 est la plus volumineuse. Elle nomme des dizaines de personnes dans sept commissions (mobilisation, logistique, finances, communication, stratégie électorale, relations avec les institutions, relations avec les partis politiques) et huit directions régionales de campagne couvrant tout le territoire national plus la diaspora.

 

Parmi les noms qui apparaissent dans ces listes, on trouve beaucoup de ministres actuels et d’anciens ministres. Claude Rameaux Bireau, ministre de la Défense, a été nommé dans la commission des finances. Arnaud Djoubaye Abazène, ministre de la Justice, apparaît deux fois : dans la commission chargée des relations avec les partis politiques et comme directeur de la direction régionale de campagne pour la région n°5 (Fertit).

 

Hassan Bouba, le chef rebelle de l’UPC, agent de renseignement tchadien, devenu ministre en RCA, a été nommé dans la commission chargée de la mobilisation. Dimitri Yalangba a été nommé dans la commission chargée de la communication.

 

Ces nominations racontent beaucoup sur la nature de la campagne de Touadéra. Les ministres, qui devraient normalement rester neutres pendant la période électorale, travailleront activement pour la réélection du président. Les moyens de l’État seront détournés pour financer cette campagne. Les mercenaires russes participeront à la communication. Les agents de renseignement étrangers mobiliseront les militants.

 

Mais le plus choquant reste le timing de ces nominations. Le Conseil Constitutionnel n’a pas encore validé la candidature de Touadéra. Pourtant, le MCU publie déjà trois décisions créant toute une structure de campagne avec des dizaines de personnes nommées à différents postes.

 

C’est une manière d’humilier le Conseil Constitutionnel. De lui dire : “Vous n’êtes rien. Votre validation ne sert à rien. Nous savons que vous êtes dans notre poche. Alors nous n’attendrons même pas votre décision pour commencer notre campagne.”

 

Le Conseil Constitutionnel devrait normalement s’opposer à cette pratique. Il devrait rappeler au MCU que les candidatures doivent d’abord être validées avant qu’une campagne ne soit lancée. Il devrait sanctionner cette violation de la procédure.

 

Mais le Conseil ne dira rien. Il validera la candidature de Touadéra. Il fermera les yeux sur ces nominations prématurées. Parce que le Conseil Constitutionnel n’est pas une institution indépendante. C’est un instrument au service du pouvoir.

 

Les jeux sont faits. Touadéra sera candidat. Touadéra mobilisera toutes les ressources de l’État pour sa campagne. Touadéra truquera les résultats. Et Touadéra sera déclaré vainqueur. Le Conseil Constitutionnel jouera son rôle de façade. Il fera semblant d’examiner les dossiers. Il fera semblant de vérifier que les candidats remplissent les conditions légales. Mais en réalité, tout est déjà décidé.

 

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Dologuélé se bat contre les murs de la justice de son pays de naissance : le Tribunal Administratif rejette sa demande en référé

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Dologuélé se bat contre les murs de la justice de son pays de naissance : le Tribunal Administratif rejette sa demande en référé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/anicet-georges-dologuele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Anicet-Georges Dologuélé, comme Touadera te déclare officiellement apatride , la seule issue est la réintégration immédiate dans la nationalité française
L’opposant centrafricain Anicet-Georges Dologuelé, leader de l’URCA. Photo Jeune Afrique

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le calvaire judiciaire d’Anicet-Georges Dologuélé continue. Le Tribunal Administratif de Bangui vient de rejeter sa demande en référé visant à suspendre la décision du Ministère de l’Intérieur qui refuse de lui délivrer un nouveau passeport et des documents d’identité. Cette ordonnance, rendue le 15 octobre 2025 par le juge Ismaël Jésus Samba, marque une nouvelle défaite pour l’ancien Premier ministre et député de Bocaranga dans sa bataille pour prouver qu’il est bel et bien centrafricain.

 

 

Dologuélé avait saisi le Tribunal Administratif en référé, une procédure d’urgence, pour demander la suspension de la décision du Ministère de l’Intérieur concernant le rejet de sa demande de renouvellement de passeport. Il demandait également l’obtention d’un nouveau passeport et de documents d’identité, ainsi qu’une injonction au ministère pour répondre favorablement à ses demandes.

 

Ses arguments reposaient sur l’urgence de sa situation et le préjudice important qu’il subirait si la suspension de la décision n’était pas accordée. En tant que député en exercice et ancien Premier ministre, Dologuélé a besoin de documents d’identité valides pour voyager, pour exercer ses fonctions, pour vivre normalement. Le refus du gouvernement de lui délivrer ces documents le place dans une situation impossible.

 

Mais le Tribunal Administratif n’a pas été convaincu. Dans son ordonnance, le juge Samba a rejeté la demande de Dologuélé en estimant qu’elle n’était pas recevable parce qu’elle ne respectait pas les règles exigées pour une telle procédure.

 

Le juge a d’abord rappelé les conditions nécessaires pour qu’un référé soit accordé. Il faut prouver l’urgence, démontrer qu’il y a un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, et établir que le refus de suspendre entraînerait un préjudice difficilement réparable. De plus, une demande de suspension en référé doit normalement être accompagnée d’une demande d’annulation au fond de la décision contestée.

 

Selon le juge, Dologuélé n’a pas suffisamment prouvé l’urgence, l’existence d’un préjudice irréparable, ou une irrégularité grave dans la décision du ministère. Le tribunal a donc estimé que les conditions nécessaires n’étaient pas réunies et a rejeté la demande.

 

Cette décision du Tribunal Administratif interroge sur le fonctionnement de la justice en Centrafrique sous le régime Touadéra.

 

Première question : comment un tribunal peut-il estimer qu’il n’y a pas d’urgence ni de préjudice irréparable pour un député en exercice qui se voit refuser des documents d’identité ? Dologuélé est député de la nation. Il a besoin de pouvoir voyager pour exercer ses fonctions. Il a besoin de documents d’identité valides pour accomplir les actes de la vie courante. Le refus de lui délivrer ces documents constitue manifestement un préjudice grave et immédiat.

 

Deuxième question : pourquoi le tribunal n’a-t-il pas examiné le fond de l’affaire, c’est-à-dire la question de savoir si le ministère a le droit de refuser de délivrer des documents d’identité à un citoyen centrafricain ? Le juge s’est contenté de rejeter la demande pour des raisons de forme, sans se prononcer sur le fond.

 

Troisième question : cette décision est-elle vraiment indépendante, ou le tribunal a-t-il simplement obéi aux ordres du régime qui veut à tout prix exclure Dologuélé de la vie politique ? Quand on sait que le Conseil Constitutionnel est présidé par le cousin de Touadéra et qu’il valide toutes les décisions du régime, on peut légitimement se demander si le Tribunal Administratif est vraiment indépendant ou s’il est lui aussi aux ordres du pouvoir.

 

Le rejet de cette demande en référé montre que Dologuélé se bat vraiment contre les murs de la justice de son pays de naissance. Peu importe les arguments juridiques qu’il présente, peu importe les preuves qu’il apporte de sa nationalité centrafricaine, les tribunaux trouvent toujours une raison de rejeter ses demandes.

 

Cette situation confirme l’instrumentalisation de la justice que le Rassemblement Unitaire dénonçait dans son communiqué du 17 octobre. Le régime utilise le droit et la justice comme instruments d’arbitraire et d’oppression. Les juges ne rendent pas la justice selon la loi et l’équité. Ils rendent les décisions que le pouvoir attend d’eux.

 

Dologuélé a renoncé à la nationalité française en août 2024 pour se conformer à la Constitution de 2023. Il a fourni tous les documents prouvant sa renonciation. Il a fourni tous les documents prouvant qu’il est né de parents centrafricains et qu’il est donc centrafricain d’origine. Mais rien n’y fait. Le régime continue à le harceler judiciairement.

 

D’abord, on lui a retiré sa nationalité centrafricaine en invoquant une loi coloniale de 1961. Ensuite, on l’a déclaré apatride en prétendant qu’il aurait perdu automatiquement sa nationalité centrafricaine en 1994 quand il a acquis la nationalité française. Maintenant, on lui refuse de délivrer des documents d’identité. Et quand il saisit la justice pour contester ces décisions arbitraires, les tribunaux rejettent ses demandes pour des raisons de forme.

 

C’est un harcèlement judiciaire organisé. L’objectif est clair : exclure Dologuélé de la vie politique centrafricaine. L’empêcher de se présenter à l’élection présidentielle. Le priver de ses droits de député. Le transformer en paria dans son propre pays.

 

Et tout cela se fait avec une apparence de légalité. Le régime ne dit pas ouvertement “nous excluons Dologuélé parce qu’il est notre opposant politique”. Non, le régime utilise le droit, les tribunaux, les procédures administratives pour donner une apparence légale à cette exclusion politique.

 

C’est ce que le Rassemblement Unitaire appelait “l’autoritarisme légaliste” : un régime qui maintient les formes de l’État de droit mais qui vide ces formes de leur substance en les manipulant pour servir ses intérêts politiques.

 

Le rejet de la demande en référé de Dologuélé n’est qu’une étape de plus dans ce processus d’exclusion. Dologuélé ne va pas abandonner. Il va continuer à se battre devant les tribunaux. Il va peut-être déposer un recours contre cette ordonnance. Il va peut-être saisir d’autres juridictions. Il va peut-être porter l’affaire devant les instances internationales.

 

Mais à chaque étape, il va se heurter aux mêmes murs. Les tribunaux centrafricains sont aux ordres du régime. Ils vont continuer à rejeter ses demandes, à trouver des motifs de forme ou de fond pour lui donner tort, à valider toutes les décisions arbitraires prises contre lui.

 

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Découpage administratif : regarder comment Arnaud Djoubaye Abazène manipule le ministère de l’administration du territoire avec 8 communes créées pour son village de Ouandja contre 2 pour Birao, chef-lieu de la Vakaga

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Découpage administratif : regarder comment Arnaud Djoubaye Abazène manipule le ministère de l’administration du territoire avec 8 communes créées pour son village de Ouandja contre 2 pour Birao, chef-lieu de la Vakaga

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/arnaud-djoubaye-abazene.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Touadéra dissout l’Ordre des avocats pour protéger son régime et ses <a href=Mercenaires russes” width=”450″ height=”254″ />
Le ministre centrafricain de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazene Screenshot

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, vient de réussir une manipulation administrative extraordinaire. Il a fait valider par le Conseil des ministres la création de 8 communes pour sa localité natale de Ouandja, dans la préfecture de la Vakaga, alors que Birao, chef-lieu de cette même préfecture, n’a obtenu que 2 communes.

 

 

Cette manipulation du découpage territorial en faveur de son propre village crée une tension grave dans le nord du pays et démontre une fois de plus comment les ministres du régime Touadéra utilisent leurs positions pour favoriser leurs volonté au détriment de l’intérêt national.

 

Arnaud Djoubaye Abazène, Goula, originaire de Ouandja, a manipulé son collègue ministre de l’Administration du territoire pour faire adopter ce découpage territorial scandaleux. Selon le compte rendu du Conseil des ministres du 17 octobre 2025, dix nouvelles communes ont été créées dans la préfecture de la Vakaga. La répartition est honteuse : 8 communes pour Ouandja, 2 pour Birao, 1 pour Amdafock.

 

Voici comment cette arnaque administrative s’est déroulée. Ouandja, qui était avant une simple commune, a été érigée en sous-préfecture. Cette nouvelle sous-préfecture de Ouandja s’est vu attribuer 7 communes supplémentaires, qui s’ajoutent à la commune existante pour faire 8 communes au total. Ensuite, le gouvernement a découpé cette zone et a créé deux autres sous-préfectures : Gordile et Sikikédé, plus de 50 000 habitants, contrairement à Ouandja, qui n’a que 13 000 habitants. Ces nouvelles sous-préfectures regroupent des communes qui font partie du même territoire, des mêmes villages, des mêmes populations que Ouandja.

 

C’est un découpage artificiel qui ne correspond à aucune réalité sur le terrain. Le gouvernement a simplement pris le territoire de Ouandja, l’a découpé en morceaux, a créé des sous-préfectures et des communes partout, juste pour gonfler les chiffres et faire croire que toute cette région mérite autant de structures administratives.

 

Voici les 8 communes créées pour la zone de Ouandja selon le compte rendu officiel :

 

  1. Haute-Ouandja (chef-lieu : Ouandja)
  2. Tadraka (chef-lieu : Tiringoulou)
  3. Lac-Maka (chef-lieu : Ndiffah)
  4. Margata (chef-lieu : Gordile)
  5. Lac-Mamoune (chef-lieu : Boromata)
  6. Wawoulunda (chef-lieu : Sikikédé)
  7. Kidei (chef-lieu : Aïfa)
  8. Et d’autres entités créées dans cette zone

 

Le gouvernement a ensuite créé trois sous-préfectures dans cette même zone :

 

– Sous-préfecture de Ouandja (chef-lieu : Tiringoulou), regroupant 3 communes

– Sous-préfecture de Gordile (chef-lieu : Gordile), regroupant 2 communes

– Sous-préfecture de Sikikédé (chef-lieu : Sikikédé), regroupant 2 communes

 

Tout cela n’est qu’un jeu de chaises musicales. On prend les mêmes villages, les mêmes populations, et on les découpe artificiellement pour créer des sous-préfectures et des communes. C’est du découpage pour le découpage, sans aucune logique administrative ou géographique.

 

Pendant ce temps, Birao, qui est le chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, la ville la plus importante de toute la région avec Sikikédé, n’a obtenu que 2 communes : la commune de Ngourou (chef-lieu : Elembe) et la commune de Tissie-Fongoro (chef-lieu : Tissie).

 

Cette disproportion est choquante. Comment peut-on justifier que Ouandja, un village, obtienne 8 communes alors que Birao, chef-lieu de préfecture, n’en obtient que 2 ? La seule explication est que le ministre Arnaud Djoubaye Abazène a manipulé le processus pour favoriser son village natal.

 

Amdafock, à la frontière avec le Soudan, n’a obtenu qu’une seule commune, la commune de Danga. Mais Ouandja à elle seule a obtenu 8 communes. C’est incroyable. C’est scandaleux. C’est du favoritisme pur et simple.

 

Le compte rendu du Conseil des ministres essaie de justifier cette décision en parlant de “demandes récurrentes des populations de la région du Fertit” et en invoquant des “critères” comme “l’importance démographique, la concentration d’équipements publics, la superficie territoriale, les facteurs sociologiques et anthropologiques, la position géographique”.

 

Mais ces justifications sont bidons. Si on appliquait vraiment ces critères de manière objective, Birao, chef-lieu de préfecture, aurait dû obtenir beaucoup plus de communes que Ouandja. Birao et Sikikédé ont une population plus importante. Birao concentre les équipements publics de la préfecture. Birao est la ville principale de la Vakaga.

 

Mais Arnaud Djoubaye Abazène n’est pas originaire de Birao. Il est originaire de Ouandja. Alors il a manipulé le découpage pour favoriser son village. Et le Conseil des ministres, présidé par Touadéra, a validé cette manipulation sans sourciller.

 

Le compte rendu mentionne que “le gouvernement a dépêché une mission technique pour évaluer les besoins sur le terrain”. Cette “mission technique” était probablement contrôlée par Arnaud Djoubaye Abazène lui-même ou par ses proches. Elle a évidemment conclu que Ouandja avait besoin de 8 communes alors que Birao n’en avait besoin que de 2.

 

Le document officiel parle de “cartographie précise jointe au dossier” et de “critères retenus”. Mais personne ne peut voir cette cartographie. Personne ne peut vérifier ces critères. C’est une manipulation administrative classique : on crée des documents techniques compliqués que personne ne peut vérifier, et on justifie ainsi des décisions politiques prises en coulisses.

 

Le compte rendu évoque également une “population estimée à plus de 71 000 habitants pour Ouandja non éclatée, avec une moyenne de 25 000 par nouvelle entité”. Mais d’où sortent ces chiffres ? Qui les a calculés ? Sur quelle base ? Il n’y a pas eu de recensement récent dans la Vakaga. Ces chiffres sont probablement inventés pour justifier la décision déjà prise de créer 8 communes pour Ouandja.

 

Cette manipulation du découpage territorial n’est pas seulement une question d’orgueil régional. Elle a des conséquences financières et politiques graves. Chaque commune créée bénéficie de ressources budgétaires. Chaque commune créée donne du pouvoir Politique à ceux qui la contrôlent. En créant 8 communes pour Ouandja, Arnaud Djoubaye Abazène s’assure que sa région d’origine recevra beaucoup plus de ressources que les autres régions de la Vakaga.

 

Cette manipulation crée également des tensions entre les différentes zones de la Vakaga. Les habitants de Birao voient que le chef-lieu de leur préfecture n’obtient que 2 communes pendant que Ouandja en obtient 8. Ils se sentent lésés. Ils se demandent pourquoi leur ville est moins bien traitée qu’un village. Et cette frustration peut créer des tensions communautaires graves.

 

Le compte rendu du Conseil des ministres parle de “consolidation de la cohésion sociale et du vivre-ensemble”. Mais comment peut-on parler de cohésion sociale quand on crée un découpage territorial aussi déséquilibré et injuste ? Comment peut-on parler de vivre-ensemble quand on favorise outrageusement une région au détriment des autres ?

 

Le compte rendu du Conseil des ministres a été signé le 19 octobre 2025 par “le ministre chargé du Secrétariat général du gouvernement par intérim, Arnaud Djoubaye Abazène”. Quelle ironie ! C’est Arnaud Djoubaye Abazène lui-même qui signe le compte rendu du Conseil qui valide sa propre manipulation. Il est à la fois juge et partie. Il manipule le processus et il signe le document qui entérine sa manipulation.

 

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MLPC fantoche : Tagoto contre-attaque et exclut les partisans de Mazette après que celui-ci l’ait éjecté pour nommer son gardien

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MLPC fantoche : Tagoto contre-attaque et exclut les partisans de Mazette après que celui-ci l’ait éjecté pour nommer son gardien

 

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Jackson-Mazette-au-dernier-anniversaire-du-MLPC-quil-a-organise – Centrafrique : Touadera au chevets de Koyambonou et sa bande, coincés

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La guerre entre les mercenaires politiques du MLPC fantoche vient de monter d’un cran. Après que Jackson Mazette ait éjecté Josephat Tagoto de la présidence du MLPC fantoche pour le remplacer par son gardien Gonénderé, voici maintenant la riposte du clan Tagoto.

 

 

Entre le 18 et le 22 octobre 2025, Josephat Tagoto a publié trois décisions pour frapper le camp de Mazette. Ces décisions montrent que malgré son éjection par Mazette, Tagoto continue de se considérer comme le président légitime du MLPC fantoche.

 

La première décision, numéro 019/BE/2025, exclut temporairement quatre militants proches de Mazette : Wembe Valentin, Koyambounou Jean Edouard, Awama Guy, et Gonedere Kossi Christian. Les motifs invoqués sont “constitution de groupes parallèles en rébellion ouverte contre les instances dirigeantes du Parti”.

 

La deuxième décision, numéro 018/BE/2025 du même jour, suspend temporairement trois autres partisans de Mazette : Vokpomapa Askin, Mbayahoul-L Paterne, et Boroto Mamie Julie Julienne, pour les mêmes motifs.

 

Puis le 22 octobre 2025, Tagoto a publié une troisième décision, numéro 020/MLPC/BE/SG.2025, nommant Jackson Mazette et Dayo Kevin pour représenter le MLPC fantoche au sein de l’UFDO. Cette nomination est un mat. C’est une gifle publique. Tagoto dit à Mazette : “Tu crois que tu peux m’éjecter ? Tu crois que tu commandes ? Regarde bien. C’est moi qui te nomme. C’est moi qui décide de ton sort. Tu ne commandes rien. C’est moi le patron.”

 

Mais le camp de Vokpomapa Askin, qui avait été suspendu par Tagoto, ne s’est pas laissé faire. Le 20 octobre 2025, Vokpomapa a publié une décision numéro 001/2025 suspendant Tagoto et Momokoma Jean de Dieu de leurs fonctions au sein du MLPC fantoche. Les motifs invoqués sont graves : “trahison de la ligne du Parti”, “malversations financières”, et “gestion opaque des fonds du Parti”.

 

Cette guerre des décisions montre que le MLPC fantoche créé par Touadéra est complètement éclaté. Rappelons comment on en est arrivé là.

 

Jackson Mazette, ancien deuxième vice-président du vrai MLPC de Martin Ziguélé, avait quitté le parti en prétendant être le fondateur du MLPC. Touadéra lui a donné 20 millions de francs CFA pour organiser un congrès et créer une structure parallèle pour affaiblir le vrai MLPC.

 

Mazette a pris l’argent et est parti se soigner au Maroc où il a des problèmes de prostate et de cœur. Il a utilisé l’argent pour se soigner et pour construire sa maison.

 

Pendant son absence, les autres dissidents ont loué une petite salle à la faculté de théologie évangélique à Bangui. Ils ont organisé une réunion avec une dizaine de personnes et ont appelé ça un “congrès”. Et ils ont élu Josephat Tagoto, un SDF sans domicile fixe, comme “président” du MLPC fantoche. Cette élection s’est faite avec le soutien de Koyambounou.

 

Quand Mazette est revenu du Maroc et a appris cette nouvelle, il est entré dans une colère noire. Il a accusé Tagoto de détournement, prétendant que Touadéra avait remis de l’argent à Tagoto pour qu’il soit candidat à la présidentielle mais que Tagoto avait bloqué l’argent.

 

Mazette a alors éjecté Tagoto de la présidence du MLPC fantoche. Et qui a-t-il nommé à la place ? Gonénderé, son gardien. Un ex-coursier de Martin Ziguélé qui n’a même pas son bac. Le gardien du domicile de Mazette est devenu “président” du MLPC fantoche de Mazette.

 

Cette nomination a créé une tension énorme entre Mazette d’un côté, et Koyambounou et Tagoto de l’autre. Les accusations ont fusé. Mazette accusait Koyambounou et Tagoto d’avoir raconté qu’il était malade de prostate et qu’il avait détourné l’argent du congrès. Mazette a répliqué en disant que Koyambounou et Tagoto sont malades du Sida.

 

C’est dans ce contexte que Tagoto a publié ses décisions des 18 et 22 octobre. Il essaie de montrer qu’il est toujours le président légitime. Il exclut les partisans de Mazette. Puis il nomme Mazette lui-même à l’UFDO pour montrer qui commande vraiment.

 

Le cas de Chantal Jean-Édouard Koyambounou est particulièrement pathétique. Au lieu de rester dans le MLPC courant originel qu’il avait créé avec Étienne Malekoudou, il a préféré se rallier à Jackson Mazette, laissant Malekoudou seul dans sa structure. Et maintenant, il vient d’être exclu par Tagoto dans le MLPC fantoche de Mazette.

 

C’est la troisième fois que Koyambounou se fait éjecter. La première fois, c’était en 2022 quand il a été suspendu du vrai MLPC de Martin Ziguélé. La deuxième fois, c’était quand Malekoudou l’a éjecté du MLPC courant originel. Et maintenant la troisième fois, il est exclu par Tagoto du MLPC fantoche. Cet homme n’a vraiment pas de chance. À chaque fois qu’il rejoint une structure, il finit par se faire éjecter.

 

Mais le camp de Vokpomapa, suspendu par Tagoto, a riposté en suspendant Tagoto lui-même. Et maintenant, on a trois factions dans le MLPC fantoche qui se déchirent : le clan Tagoto, le clan Mazette avec son gardien Gonénderé, et le clan Vokpomapa.

 

Chaque faction publie des décisions. Chaque faction exclut les autres. Chaque faction se proclame légitime. C’est le chaos total. C’est la folie complète.

 

Pendant ce temps, le vrai MLPC de Martin Ziguélé reste solide. Aucune division. Aucun chaos. Une direction claire. Des centaines de milliers de militants fidèles.

 

La stratégie de Touadéra a échoué. Il a dépensé des millions pour créer des structures parallèles. Il a financé des congrès bidons. Il a corrompu des cadres pour qu’ils quittent le vrai MLPC. Et au final, ces mercenaires se déchirent entre eux pour des miettes.

 

Un gardien de maison “président” de parti. Un SDF qui publie des décisions après avoir été éjecté. Des accusations de Sida lancées publiquement. Des exclusions. Des suspensions. Des contre-suspensions. Et Koyambounou qui se fait éjecter pour la troisième fois de sa vie politique. C’est le cirque complet.

 

Cette situation montre l’échec total de la manipulation organisée par Touadéra. Le MLPC fantoche s’autodétruit. Les mercenaires s’entretuent. Et le vrai MLPC reste debout, inébranlable, porté par l’histoire et la fidélité de ses militants.

 

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Touadéra, ta constitution de 2023 est-elle un texte sacré ou un piège pour exclure vos adversaires ?

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Touadéra, ta constitution de 2023 est-elle un texte sacré ou un piège pour exclure vos adversaires ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Remise-du-projet-de-la-nouvelle-constitution-par-le-President-Touadera-a-son-directeur-national-de-campagne-Evariste-Ngamana-dans-lhemicycle-de-lassemblee.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Remise-du-projet-de-la-nouvelle-constitution-par-le-President-Touadera-a-son-directeur-national-de-campagne-Evariste-Ngamana-dans-lhemicycle-de-lassemblee-450×300.jpg” alt=”Touadéra, ta constitution de 2023 est-elle un texte sacré ou un piège pour exclure vos adversaires ?” width=”450″ height=”300″ />
Remise du projet de la nouvelle constitution au Président Touadera par son directeur national de campagne Evariste Ngamana-

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Promue comme gage de moralisation, la constitution de 2023 sert aujourd’hui à valider des candidats sans baccalauréat.

 

 

En 2023, le président Faustin-Archange Touadéra et son parti, le Mouvement des Cœurs Unis (MCU), ont imposé une nouvelle constitution en République centrafricaine. Cette loi fondamentale était présentée comme un grand bond vers le progrès et l’assainissement de la vie politique. L’une de ses mesures les plus vantées exigeait un baccalauréat minimum pour tout candidat à la députation. L’objectif affiché ? Garantir enfin un niveau d’éducation décent aux législateurs d’un pays qui peine à sortir de la pauvreté et des conflits. Mais aujourd’hui, à l’approche des élections de 2026, cette constitution dévoile sa vraie nature : un simple outil de manipulation politique qui permet d’écarter les gêneurs tout en ouvrant grand les portes aux protégés du régime.

 

L’exigence du baccalauréat répondait pourtant à un problème réel. En 2016, plus de 40 % des députés centrafricains ne savaient ni lire ni écrire. En 2021, ce pourcentage atteignait encore 36 %. Comment peut-on gouverner un pays quand on ne peut même pas déchiffrer les lois qu’on vote ? Cette situation était effectivement honteuse pour une nation qui cherche sa voie vers la stabilité. Touadéra et le MCU ont donc présenté cette réforme comme une révolution démocratique nécessaire.

 

Seulement voilà : cette belle promesse s’est transformée en duperie généralisée. Dans tout le pays :  à Ndélé, Kabo, Batangafo, Nana-Bakassa, Paoua, Bocaranga et ailleurs,  le MCU présente des candidats qui n’ont jamais vu l’ombre d’un diplôme. Beaucoup d’entre eux ont à peine terminé l’école primaire, certains s’arrêtant au CP1 ou CP2. Ces personnes sont choisies uniquement pour leur fidélité au régime, pas pour leurs capacités. Et comment règle-t-on le problème du baccalauréat manquant ? Simple : le ministère de l’Éducation nationale fabrique de faux diplômes à la chaîne. Cette pratique n’est pas accidentelle ou exceptionnelle – elle est devenue la norme, transformant une exigence constitutionnelle sérieuse en comédie grotesque et pathétique.

 

Cette tricherie organisée devient encore plus révoltante quand on observe l’état désastreux de l’éducation nationale. La tragédie du lycée Barthélemy Boganda à Bangui reste dans toutes les mémoires : une explosion électrique pendant les examens du baccalauréat avait tué au moins 20 élèves. Cette catastrophe a montré l’incapacité du système à offrir des conditions d’examen minimales. Pourtant, ce même ministère défaillant trouve miraculeusement les ressources pour produire des diplômes bidons destinés aux candidats du pouvoir. Cette contradiction insulte la mémoire de ces jeunes morts et bafoue les espoirs de tout un peuple.

 

À quoi rime donc cette constitution ? Sous ses dehors vertueux, elle semble plutôt conçue pour éliminer les opposants politiques tout en offrant des passe-droits aux amis du MCU. La Cour constitutionnelle, qui devrait faire respecter la loi, s’est muée en chambre d’enregistrement docile, prête à valider n’importe quelle candidature frauduleuse sans poser de questions. Les petits partis satellites du MCU, dépourvus de véritables militants mais avides de bénéfices, cautionnent cette comédie politique. Ils renforcent un système où la loyauté personnelle compte plus que la compétence. Ces futurs députés illettrés ne viendront pas au Parlement pour débattre ou légiférer – ils seront là pour applaudir les décisions présidentielles et maintenir en place un régime qui détruit progressivement les institutions centrafricaines.

 

Cette affaire criminelle montre une réalité désolante : la constitution de 2023 n’a jamais été pensée comme un texte sacré au service de la nation. Elle n’est qu’un instrument de pouvoir entre les mains de Touadéra et du MCU pour consolider leur domination, neutraliser l’opposition et préserver un ordre où l’incompétence et la corruption prospèrent. Le peuple centrafricain mérite autre chose qu’un Parlement rempli de marionnettes et un régime qui trahit ses propres engagements dès qu’ils deviennent gênants.

 

Si cette dérive continue, la République centrafricaine restera prisonnière de ses propres dirigeants, condamnée à stagner sous la coupe d’un pouvoir qui méprise ses citoyens. Les Centrafricains ont le droit d’exiger des comptes et de mettre fin à cette imposture qui hypothèque leur avenir. La question n’est plus de savoir si cette constitution est sacrée ou non – elle est devenue un piège qui enferme le pays dans un cercle vicieux de médiocrité et de mensonge….

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Colère au sein du MPC : les officiers et sous-officiers en rébellion contre leur Général Alkhatim Mahamat pour non-paiement et dysfonctionnements

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Colère au sein du MPC : les officiers et sous-officiers en rébellion contre leur Général Alkhatim Mahamat pour non-paiement et dysfonctionnements

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/Les-combattans-rebelles-du-MPC-de-Mahamat-Alkhatim.jpg” data-wpel-link=”internal”>Colère au sein du MPC : les officiers et sous-officiers en rébellion contre leur Général Alkhatim Mahamat pour non-paiement et dysfonctionnements
Les combattants rebelles du MPC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), dirigé par l’autoproclamé Général Alkhatim Mahamat, fait face à une crise interne grave. Les officiers et sous-officiers du mouvement viennent d’adresser une lettre de réclamation à leur chef, dénonçant les “irrégularités constatées au sein du MPC” et les “dysfonctionnements qui affectent leur travail et leur moral”.

 

 

Cette lettre, dont Corbeau News Centrafrique a obtenu copie, marque une rupture entre la base combattante du MPC et son leadership. Les officiers et sous-officiers, qui sont les véritables forces opérationnelles du mouvement, expriment ouvertement leur “mécontentement” et réclament que le Général Alkhatim Mahamat “prenne des mesures appropriées pour résoudre ces problèmes et garantir leurs droits”.

 

Bien que la lettre reste diplomatique dans sa formulation, le message est clair : les combattants du MPC ne sont plus satisfaits de la façon dont le mouvement est géré. Ils demandent des comptes à leur chef. Ils réclament leurs droits. Et ils menacent implicitement de prendre des mesures si leurs revendications ne sont pas entendues.

 

Cette crise au sein du MPC s’inscrit dans un contexte plus large de décomposition des groupes armés en Centrafrique. Depuis que certains de ces groupes ont signé des accords avec le gouvernement et ont été intégrés dans le processus de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR), les promesses faites aux combattants n’ont pas été tenues. Les soldes ne sont pas payées. Les formations promises ne sont pas dispensées. Les opportunités de réintégration n’existent pas.

 

Le résultat est une frustration croissante parmi les combattants qui ont déposé les armes en croyant qu’ils allaient recevoir quelque chose en échange. Maintenant, ils se rendent compte qu’ils ont été trompés. Les chefs de mouvements comme le Général Alkhatim Mahamat signe un accord discret avec les Mercenaires russes, et procède à l’arrestation de certains de ses officiers pour remettre aux Wagner.

 

Les “irrégularités” et “dysfonctionnements” mentionnés dans la lettre font probablement référence à plusieurs problèmes concrets, tels que l’arrestation de certains officiers pour remettre aux Wagner. Les officiers et sous-officiers du MPC demandent au Général Alkhatim Mahamat de “garantir leurs droits”. Quels droits ?

 

La lettre mentionne que les dysfonctionnements “affectent leur travail et leur moral”. Cela confirme que les combattants du MPC sont démotivés. Ils ne croient plus en leur chef. Ils ne croient plus au processus DDR. Ils ne croient plus aux promesses du gouvernement. Et cette démotivation peut avoir des conséquences graves.

 

Des combattants démotivés et arrêtés peuvent prendre plusieurs chemins. Certains peuvent tout simplement abandonner le mouvement et rentrer dans leurs villages. D’autres peuvent rejoindre d’autres groupes armés qui leur promettent de meilleures conditions. D’autres encore peuvent se lancer dans le banditisme pour survivre. Et les plus radicaux peuvent décider de reprendre les armes contre le gouvernement qui ne tient pas ses promesses.

 

Cette lettre est donc un avertissement. Les officiers et sous-officiers du MPC donnent une dernière chance au Général Alkhatim Mahamat de résoudre les problèmes. Ils restent “à sa disposition pour discuter de ces questions plus en détail et trouver des solutions appropriées”. Mais si aucune solution n’est trouvée, la situation pourrait dégénérer.

 

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Centrafrique : 89 incidents contre les humanitaires en huit mois selon OCHA, une augmentation de 20%

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89 incidents contre les humanitaires en huit mois selon OCHA, une augmentation de 20%

 

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Convoi humanitaire. CopyrightCICR

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’insécurité visant les travailleurs humanitaires atteint un niveau critique en République centrafricaine. Selon un rapport d’OCHA, 89 incidents ont été enregistrés entre janvier et août 2025. Le seul mois d’août compte 16 cas, soit une hausse de 23 % par rapport à juillet.

 

 

Le bilan humain fait état d’un mort et de plusieurs blessés. Derrière ces chiffres, c’est l’accès de milliers de personnes fragiles à l’aide qui est compromis. Les criminels constituent la menace principale, avec huit incidents recensés en août : sept vols à main armée et une interférence dans les activités.

 

Les préfectures de l’Ouham (6 incidents), de l’Ouham-Fafa (3) et de la Ouaka (3) sont les plus touchées. Depuis janvier, la Vakaga (13 incidents), le Bamingui-Bangoran(11) et l’Ouham (10) restent les zones les plus dangereuses, au point de rendre certains secteurs pratiquement inaccessibles pour les humanitaires.

 

Les attaques prennent des formes variées : vols à main armée, menaces directes, agressions physiques, détentions arbitraires. Chaque incident oblige les organisations à revoir leurs protocoles de sécurité, limitant leur champ d’action. Certaines régions deviennent progressivement des no-go zones, privant les populations d’aide vitale : soins de santé, abris, nourriture ou éducation.

 

L’irrégularité des violences complique la planification des interventions. Des périodes calmes sont suivies de pics soudains, forçant les équipes à s’adapter en permanence. Cette imprévisibilité accroît la vulnérabilité des populations déjà durement frappées par la pauvreté et les conflits.

 

Le rapport d’OCHA montre clairement une réalité : la neutralité humanitaire n’est plus respectée. Les travailleurs sont perçus tantôt comme des cibles faciles pour les criminels, tantôt comme des instruments suspects par des groupes armés, ou encore comme des boucs émissaires par des communautés frustrées.

 

Cette dégradation interroge directement la capacité du gouvernement à assurer la sécurité de ceux qui viennent en aide à ses citoyens. L’augmentation de 23 % des incidents en un mois confirme une tendance inquiétante qui risque de pousser certaines organisations à quitter le pays en ce moment difficile du pays.

 

En plaçant la République centrafricaine parmi les environnements les plus dangereux au monde pour l’action humanitaire, ce rapport sonne comme un avertissement. Si des mesures concrètes ne sont pas prises rapidement, la population pourrait se retrouver totalement privée d’assistance, aggravant une crise déjà multidimensionnelle.

 

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CENTRAFRIQUE : LA PROBLÉMATIQUE POLITICO-JURIDIQUE DE L’INTERPRÉTATION ET DE L’APPLICATION DE LA NOTION DE BINATIONALITÉ CONSACRÉE PAR LA CONSTITUTION.

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LA PROBLÉMATIQUE POLITICO-JURIDIQUE DE L’INTERPRÉTATION ET DE L’APPLICATION DE LA NOTION DE BINATIONALITÉ CONSACRÉE PAR LA CONSTITUTION

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/dologuele-et-touadera-au-palais-de-la-renaissance.jpg” data-wpel-link=”internal”>CENTRAFRIQUE : LA PROBLÉMATIQUE POLITICO-JURIDIQUE DE L'INTERPRÉTATION ET DE L'APPLICATION DE LA NOTION DE BINATIONALITÉ CONSACRÉE PAR LA CONSTITUTION.
L’ancien premier ministre Anicet-Georges-Dologuelé, reçu en 2017 par le Président Faustin Archange Touadera au Palais de la renaissance à Bangui.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le microcosme politique centrafricain est pollué et perturbé par la polémique politico-juridique de la notion de binationalité insérée dans la constitution du 30 août 2023.

 

En effet, l’article 10 de la nouvelle constitution qui consacre l’exclusivité et l’unicité de la nationalité centrafricaine stipule que :”la nationalité centrafricaine est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec un autre, sauf les cas d’exception déterminé par la loi.”

Par ailleurs, l’article 183 de cette même constitution interdit l’accès des binationaux aux hautes fonctions électives, politiques civiles et militaires.

Cependant, l’article 46 de la loi N*1961.212 du 20 avril 1961 portant code de la nationalité centrafricaine tire la conséquence de la double nationalité et dispose que :”perd la nationalité centrafricaine le centrafricain majeur qui acquiert volontairement une nationalité étrangère, ou qui déclare reconnaître une telle nationalité”.

Ce panel de dispositions légales circonscrites à desseins pour les besoins de la cause ont jeté le pavé dans la marre au risque évident d’embraser le tissu économique, social et sécuritaire encore fragile.

Les innombrables interprétations diverses et variées des textes ont rendu complexe la polémique à l’entrecroisement du droit constitutionnel, du droit de la nationalité et de la science politique avec des enjeux juridiques, politiques et identitaires sensibles.

Sortie du contexte du droit, la notion de la double nationalité s’est ainsi érigée en une arme politique pour écarter les sérieux adversaires de la compétition électorale et par voie de conséquence de créer une confusion entre l’identité politique et la notion juridique.

Dans le cas de l’espèce et étant donné que le président de l’URCA a renoncé officiellement à l’autre nationalité, il devrait recouvrir automatiquement sa nationalité d’origine au nom du sacré principe du parallélisme des formes.

À titre de rappel, le principe du parallélisme des formes est un principe de droit administratif selon lequel “l’orsqu’une décision administrative a été prise en respectant certaines formes, en cas de silence du texte, la décision inverse ne peut être prise qu’en suivant la même procédure”.

Cette règle est confirmée par la jurisprudence toujours constante du conseil d’état du 18 novembre 1938 dans l’affaire de la société languedocienne TSF.

Dans le cas de l’espèce et conformément aux exigences de l’article 46 du code de la nationalité, le président de l’URCA doit bénéficier de l’automaticité de sa nationalité centrafricaine dans les mêmes formes que de la perte.

La réintégration prévue à l’article 32 du code de nationalité qui nécessite un décret présidentiel après demande ne concerne que ceux qui ont acquis la nationalité par acquisition.

L’embrouillamini volontaire, la cacophonie assourdissante entre l’interprétation des lois et l’application du droit positif à contraint le citoyen lambda à s’interroger :

1- Le Centrafrique a t-il réellement besoin de la polémique sur la notion du double nationalité alors qu’il est en manque cruel de compétences ?

2- Le pouvoir de Bangui mesure t-il les conséquences dévastatrices d’une telle initiative sur la société centrafricaine ?

3- En conséquence de ce qui précède, quel sera l’avenir de la démocratie ?

4- Était-il trop tard pour sauver ce qui peut l’être ?

Face à cette démarche sans issue qui risque d’embraser le pays, seul un consensus politique national peut définir les conditions minimales d’inclusivité, de transparence pour une élection apaisée et acceptée.

Pour ce faire, nous appelons les autorités de Bangui à la tenue d’un dialogue politique réellement inclusif pour fédérer les ardeurs, endiguer les tensions électrostatiques qui se baladent dans la stratosphère et de suspendre les effets néfastes de ce que certains appellent abusivement “constitution”.

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut en cacher un autre.

L’expérience de l’Afrique sub-saharienne montre toujours que le troisième mandat tue plus qu’un coup d’état militaire qui de nos jours évite de pertes en vies humaines.

En déduction de ce qui précède, demandez à un citoyen lambda de faire le choix entre un troisième mandat et un coup d’état militaire…son choix sera simple et sans réflexion.

On ne répétera jamais assez ce credo devenu liturgique et nous exhorterons le nouveau souverain pontife qui prônait la paix dans sa première homélie papale de rappeler à ce pasteur devenu tyran le caractère sacré du serment, de la parole politique donnée et le scrupuleux respect des textes établis.

Les chants des sirènes, le culte de personnalité et le piétinement du tapis rouge logoté de l’emblème national ne vous placeront jamais au dessus de la République.

Attention Monsieur le président, ce peuple facilement domptable de l’Afrique qui n’aspire qu’à la paix risque par vos chroniques turpitudes de retomber dans les frasques du passé.

Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial mais au contraire une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir car l’amour d’antan risque de se transformer en méchante haine…

Alors Monsieur le président, il faut savoir partir dignement du pouvoir car un troisième larron dénommé “maladie” s’est invité dans l’arène politique compliquant au passage votre situation déjà fragile et chaotique.

Abdiquer, renoncer en échange d’une stabilité politique au projet mortifere et crisogene de troisième mandat, choisissez-vous un dauphin politique avant qu’il ne soit trop tard et cela avec honneur au lieu de capituler honteusement sous la pression populaire laissant derrière vous votre fauteuil présidentiel tant aimé.

Monsieur le président, nous avons le flair de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

Monsieur le tyran, si vous semez de l’injustice en temps de paix, vous moissonnerez très certainement le désordre corollaire de troubles.

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent. Les fables du célèbre fabuliste français Jean de La Fontaine teintées d’allegories éducatives auront prévenu les autistes avant que le monde ne s’effondre tel que défini par le célèbre romancier nigerian Chinua Achébé.

Pour finir, nous exhortons tous les résistants, les démocrates du monde entier à avoir une pensée patriotique pour le Docteur Dominique Désiré ERENON qui a été arrêté à sa descente d’avion en provenance de Paris pour des faits qu’ on ignore encore. À ce jour, il n’est toujours pas présenté à un juge. nous partageons la douleur de sa famille politique et biologique.

Mais attention, ne le dites à personne…

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 25 octobre 2025

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste

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Ndélé : la députée Aziza Kassara Soumaïne décède après une courte maladie,  la première victime de la mafia des primaires du MCU est partie

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Ndélé : la députée Aziza Kassara Soumaïne décède après une courte maladie,  la première victime de la mafia des primaires du MCU est partie

 

Ndélé : la députée Aziza Kassara Soumaïne décède après une courte maladie,  la première victime de la mafia des primaires du MCU est partie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 La députée de Ndélé 1, Aziza Kassara Soumaïne, unique femme députée de cette région de l’extrême nord-Est du pays, vient de décéder ce vendredi 24 octobre 2025 à Bangui après une courte maladie de trois jours. Son corps se trouvait à la mosquée centrale de Bangui pour l’enterrement.

 

Aziza Kassara Soumaïne est la première victime mortelle de la mafia qui règne au sein du Mouvement Cœurs Unis (MCU), le parti au pouvoir. On ne connaît pas exactement les raisons de sa maladie, mais tout le monde sait ce qui lui est arrivé lors des primaires du MCU.

 

Rappelons les faits. Le MCU avait organisé des Élections primaires pour désigner ses candidats aux Élections législatives. Dans chaque circonscription où plusieurs personnes voulaient se présenter au nom du parti, des primaires devaient avoir lieu pour départager les candidats.

 

À Ndélé 1, ces primaires ont eu lieu. Aziza Kassara Soumaïne a remporté haut la main ces Élections primaires. Elle avait gagné. Elle était la candidate légitime du MCU pour Ndélé 1.

 

Mais lors du congrès du MCU à Bangui le 26 juillet 2025, c’est son rival, le sous-préfet de Ndélé  qui avait perdu les primaires qui a été choisie miraculeusement pour aller aux Élections au nom du MCU. Aziza Kassara Soumaïne, qui avait remporté les primaires, a été écartée.

 

C’est incroyable. Tu gagnes les primaires. Tu es choisie démocratiquement par les militants du parti. Mais au congrès, on décide de te remplacer par celui qui a perdu. C’est de la mafia de Djoubaye pure et simple.

 

Depuis que son dossier de candidature a été classé, puis validé deux mois plus tard, la députée n’était plus en bonne santé. Elle était malade. Et après une courte maladie de trois jours, elle vient de décéder.

 

On ne peut pas affirmer avec certitude que sa maladie est directement liée à l’injustice qu’elle a subie. Mais tout le monde pense que le choc de voir sa victoire aux primaires volée par son rival l’a profondément affectée. Elle avait gagné démocratiquement. Mais la mafia du parti instauré par le ministre Doli Arnaud Djoubaye Abazène en a décidé autrement.

 

Au sein du MCU, si tu n’as pas de réseau, si tu n’as pas de connexions mafieuses, c’est fini. Même si tu gagnes les primaires, on peut t’écarter et choisir quelqu’un d’autre.

 

La même chose s’est produite à Ouanda-Djallé. Là-bas, il n’y a même pas eu de primaires. Il y avait plusieurs candidats qui voulaient se présenter, mais les primaires n’ont jamais été organisées. Le MCU, via le ministre Doli Djoubaye  a simplement choisi un monsieur, l’ancien ministre Hassan Come, et a déclaré que c’était lui le candidat officiel du parti.

 

Ce monsieur, Hassan Come,  choisi pour représenter le MCU à Ouanda-Djallé, , ça fait plus de 30 ans qu’il n’a même pas mis les pieds à Ouanda-Djallé. Mais récemment, il a commencé à y aller pour dire qu’il veut devenir député. Et grâce à son réseau mafieux, il a été choisi comme candidat du MCU. Les autres candidats qui habitent réellement dans la localité ont été écartés.

 

C’est de la mafia pure et simple. Et ce monsieur est en plus un gros voleur connu de tous.

 

Dans plusieurs localités, comme à Bouar, c’est la même chose. Le MCU organise des primaires pour faire semblant qu’il y a un processus démocratique. Mais à la fin, c’est la mafia qui décide. Ceux qui ont le réseau, ceux qui ont l’argent, ceux qui sont proches du pouvoir sont choisis. Les autres, même s’ils gagnent les primaires, sont écartés.

 

Aziza Kassara Soumaïne est la première victime mortelle de ce système mafieux. Elle avait gagné démocratiquement. Mais on lui a volé sa victoire. Et maintenant, elle est morte.

 

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Le BRDC dénonce les nominations prématurées du MCU et appelle la communauté internationale à témoigner de la mise en place d’un système politique antidémocratique

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Le BRDC dénonce les nominations prématurées du MCU et appelle la communauté internationale à témoigner de la mise en place d’un système politique antidémocratique

 

Le BRDC dénonce les nominations prématurées du MCU et appelle la communauté internationale à témoigner de la mise en place d’un système politique antidémocratique
Les leaders du BRDC après la conférence de presse. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), coalition d’opposition dirigée par maître Crépin Mboli-Goumba, vient de publier un communiqué dénonçant les manœuvres du Mouvement Cœurs Unis (MCU) qui a nommé son équipe de campagne avant que le Conseil Constitutionnel ne valide la candidature de Touadéra.

 

Dans ce communiqué daté du 23 octobre 2025 et signé par Martin Ziguélé en tant que porte-parole du BRDC, l’opposition réagit aux trois décisions publiées par le MCU les 20 et 22 octobre 2025. Ces décisions nomment des dizaines de personnes dans l’équipe de campagne de Touadéra alors que le processus de validation des candidatures par le Conseil Constitutionnel n’est pas encore terminé.

 

Le BRDC considère ces nominations comme “une mascarade en préparation” qui permet à Touadéra de “se maintenir à vie au pouvoir”. L’opposition estime que cette démarche constitue une violation de la procédure électorale normale et une preuve que le régime ne respecte pas les institutions de la République.

 

Selon le communiqué, “l’histoire malheureusement, donne déjà et donnera encore demain de manière plus nette raison à l’opposition démocratique que cette fuite en avant est contraire aux intérêts du peuple centrafricain et réitère l’impérieuse nécessité de l’organisation d’un dialogue politique pour convenir de manière consensuelle des conditions minimales d’inclusivité, de transparence et d’équité avant l’organisation des prochaines Élections.”

 

Le BRDC appelle donc à l’organisation d’un dialogue politique avant les Élections. L’opposition estime que les conditions minimales pour des Élections libres et transparentes ne sont pas réunies. Elle demande que toutes les forces politiques se mettent d’accord sur les règles du jeu avant d’aller aux Élections.

 

Cette position du BRDC n’est pas nouvelle. Depuis plusieurs mois, l’opposition réclame un dialogue inclusif pour discuter des conditions de l’élection présidentielle. Mais le régime refuse ce dialogue. Il préfère organiser les Élections selon ses propres règles, en contrôlant toutes les institutions qui sont censées garantir la transparence du processus.

 

Le communiqué du BRDC prend également “à témoin l’opinion nationale et internationale de cette situation”. L’opposition veut que la communauté internationale soit consciente de ce qui se passe en Centrafrique. Elle veut que les partenaires du pays sachent que “ce qui se déroule sous nos yeux est la mise en place méthodique d’un système politique visant à empêcher les Centrafricains d’exprimer leurs droits politiques et de choisir librement leurs dirigeants.”

 

C’est un appel direct à la communauté internationale. Le BRDC demande aux organisations internationales, aux pays partenaires, aux observateurs électoraux de ne pas fermer les yeux sur ce qui se passe. De ne pas accepter passivement un processus électoral truqué dès le départ.

 

Le timing de ce communiqué est important. Il intervient juste après la publication des trois décisions du MCU nommant l’équipe de campagne de Touadéra. Le BRDC réagit rapidement pour dénoncer cette violation de la procédure et pour alerter l’opinion publique.

 

La signature de Martin Ziguélé au bas du communiqué rappelle que le BRDC est une coalition sérieuse regroupant plusieurs partis d’opposition. Ziguélé, ancien Premier ministre et président du MLPC, est une figure respectée de la politique centrafricaine. Sa voix porte au niveau national et international.

 

Le communiqué du BRDC pose clairement le problème : comment peut-on organiser des élections libres et transparentes quand le parti au pouvoir nomme déjà son équipe de campagne avant même que les candidatures ne soient validées ? Comment peut-on croire en l’indépendance du Conseil Constitutionnel quand le MCU agit comme si cette validation n’était qu’une simple formalité ?

 

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Centrafrique : quand le pouvoir s’érige en propriétaire du pays de Boganda et traite les citoyens centrafricains en locataires

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Centrafrique : quand le pouvoir s’érige en propriétaire du pays de Boganda et traite les citoyens centrafricains en locataires

 

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Le leader de la société civile Gervais Lakosso Kokpalé incarcéré, filmé et exposé sur ordre du DG de la police Zokoué.

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Empêcher un recueillement et réprimer la douleur collective : la société civile découvre un régime qui se comporte en propriétaire absolu du pays.  

 

L’explosion d’un transformateur au lycée Barthélémy Boganda, le 25 juin dernier, a transformé un centre d’examen en champ de mort. Vingt-neuf élèves ont perdu la vie, plus de deux cents autres ont été blessés, certains à vie. Une tragédie qui aurait dû unir la nation dans le deuil et la solidarité.

 

Pour honorer la mémoire des victimes, des membres du Groupe de travail de la société civile (GTSC) et certains parents des victimes  ont voulu organiser une marche pacifique. La demande officielle a été rejetée par les soi-disant autorités, prétextant la qualification du site en « scène de crime ». Malgré l’interdiction, la société civile a maintenu l’initiative et s’est dirigée vers le lycée depuis le monument des Martyrs. La marche s’est heurtée à un dispositif policier massif.

 

Arrêtés brutalement, plusieurs figures de la société civile, Gervais Lakosso, Paul Crescent Beninga,  maître Mandéndjapou, ont été conduites dans les locaux de la compagnie nationale de sécurité (CNS) et à l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB). Parmi eux, un journaliste indépendant, Sabé, un reporter du RJDH, ainsi qu’un père dont la fille figure parmi les victimes. Cette vague d’interpellations visait clairement à étouffer toute expression collective d’émotion et à dissuader toute future mobilisation.

 

Deux jours plus tard, les personnes arrêtées ont été relâchées. Mais 24 heures après sa libération, Paul Crescent Beninga, l’un des porte-voix du GTSC, a publié un message incisif sur les réseaux sociaux. Un texte révélateur d’un sentiment profond d’expropriation citoyenne :

Beninga : « C’est à croire que vous avez le titre foncier du pays et que nous autres sommes des locataires. C’est à croire que nous avons besoin de l’accord du DG de la police pour pleurer nos morts. Continuez à servir des hommes au lieu de servir des institutions. »

 

Aujourd’hui, l’espace public est verrouillé, l’espace politique et même l’espace civil et civique sont entièrement cadenassés par le régime. Qu’on soit militant associatif, simple citoyen ou journaliste, chacun est immédiatement catalogué : « Tu es d’un clan ? Tu es d’un parti ? » Dès qu’un journaliste indépendant apparaît, il est traqué, arrêté, emprisonné, parfois menacé de mort. Même les reporters de Corbeau News Centrafrique, ou ceux qui sont tout simplement soupçonnés d’être des journalistes du CNC,  sont littéralement chassés, frappés, voir traînés en prison, victimes de tentatives d’assassinat.

 

Le pays se referme sur lui-même. Où va la République si elle expulse les journalistes, enferme ceux qui dénoncent, efface la mémoire collective ? Comme le rappelle Paul Crescent Beninga, Faustin-Archange Touadéra avait lui-même été humilié et marginalisé à l’époque du régime Bozizé. Il connait déjà la suite. Mais si aujourd’hui il répète ces mêmes méthodes d’exclusion, il doit se rappeler que « la suite, on la connaît déjà ». Ce qu’il a fait à Bozizé, son successeur lui fera de même.

 

Ces mots, amers et lucides, sonnent comme un avertissement. À force de bâillonner la société civile, d’enfermer la presse, de confisquer la douleur et d’ériger le pouvoir en titre foncier, le régime finit par transformer tout le pays en une immense prison à ciel ouvert. Mais un jour, ces murs céderont. Un jour, la peur changera de camp….

 

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Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

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Centrafrique : Touadéra dissout l’Ordre des avocats pour protéger son régime et ses mercenaires russes

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Centrafrique : Touadéra dissout l’Ordre des avocats pour protéger son régime et ses Mercenaires russes

 

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Le ministre centrafricain de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazene Screenshot

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le pouvoir de Bangui s’attaque désormais frontalement à l’indépendance de la justice. En suspendant l’Ordre des avocats, le président Touadéra assume désormais une dictature ouverte où la loi n’a plus aucune valeur face à son régime criminel.

 

Le 27 septembre 2025, un arrêté du ministre de la Justice a ordonné la suspension immédiate de l’Ordre des avocats de Centrafrique, une institution fondée il y a plus de quarante ans. Les locaux du Barreau doivent être fermés et un administrateur provisoire sera nommé par le gouvernement pour en prendre le contrôle. Jamais dans l’histoire récente du pays une telle décision n’avait été prise.

 

Cette attaque vise directement le bâtonnier et le Conseil de l’Ordre, accusés par le pouvoir de « manquements » aux règles de la profession. En réalité, le motif est clair : les avocats ont osé faire grève pour dénoncer les violations massives des droits de la défense et exiger l’accès à leurs clients détenus dans les commissariats, les brigades et les prisons. Dans ces lieux de détention, la torture est devenue pratique courante, notamment dans les geôles contrôlées par les mercenaires russes de Wagner.

 

Oui, c’est la grève des avocats qui est à l’origine du déclencheur de la répression. Rappelons le, depuis plusieurs mois, les avocats centrafricains dénoncent l’impossibilité de remplir leur mission. À chaque arrestation, les forces de sécurité refusent l’accès aux détenus, laissant ces derniers entre les mains de policiers, gendarmes ou mercenaires russes du groupe Wagner sans aucun contrôle judiciaire. Les cas de tortures, de mauvais traitements et de détentions prolongées se multiplient.

 

Devant de tels abus, le Barreau a déclenché une grève pour rappeler au gouvernement l’obligation de respecter la loi et la Constitution. En réponse, le ministère de la Justice a d’abord tenté de calmer les avocats par une circulaire, demandant aux forces de l’ordre de respecter les lois du pays,  avant de franchir pathétiquement le pas : supprimer purement et simplement leur institution.

 

Comme tout le monde le sait d’ailleurs, c’est la main des mercenaires Russes qui sont derrière la décision du ministère de la justice. Cette offensive contre les avocats s’explique aussi par la présence croissante des mercenaires russes au cœur du système sécuritaire et judiciaire centrafricain. Dans les unités de l’OCRB et à la gendarmerie, plusieurs détenus accusés à tort de complot ou de simple opposition politique subissent des traitements inhumains. Les avocats, en défendant leurs clients, dérangeaient directement les intérêts du régime et de ses protecteurs russes.

 

Pour le président Touadéra, la grève des avocats était une menace : en exposant publiquement les abus et la complicité du pouvoir avec Wagner, elle brisait le silence imposé. La dissolution du Barreau est donc un acte politique destiné à protéger ses alliés étrangers et à verrouiller davantage la société.

 

Ceci dit, la loi n’existe plus  dans le pays. En suspendant l’Ordre des avocats, le gouvernement envoie un message clair : la loi n’existe plus en Centrafrique. Seule la volonté du président fait désormais office de règle. La Constitution, les conventions internationales et l’indépendance de la profession d’avocat sont piétinées au grand jour.

 

L’Union internationale des avocats a déjà dénoncé une atteinte grave à l’État de droit et demandé le retrait de cette mesure. Mais le régime reste sourd à ces appels. Touadéra assume désormais devant tout le monde une dérive autoritaire du jamais vue dans le pays, où toute contestation est muselée.

 

En plus, c’est au moins Quarante ans d’histoire que le régime de Touadera veut balayer. Le Barreau de Centrafrique existe depuis plus de quarante ans. Il a survécu aux crises politiques, aux coups d’État et aux guerres civiles. Jamais aucun pouvoir, aussi fragile ou autoritaire soit-il, n’avait osé l’effacer d’un trait de plume. Le régime actuel franchit donc une ligne rouge : supprimer une institution indispensable au fonctionnement de la justice et à la défense des citoyens.

 

Derrière cette décision, ce n’est pas seulement le Barreau qui est attaqué, mais l’idée même d’un État de droit. Les avocats, garants des libertés, sont réduits au silence. Les citoyens, eux, restent seuls face à un pouvoir de plus en plus violent, épaulé par des mercenaires russes du groupe Wagner.

 

C’est de la pure dictature qui est désormais assumée ouvertement. En dissolvant l’Ordre des avocats, Touadéra ne cache plus sa dictature. Il démontre qu’aucune loi, aucune institution, aucun droit fondamental ne résiste à sa volonté politique. Son message est clair : la justice est désormais une arme au service du régime, et ceux qui la contestent seront écrasés.

 

La Centrafrique bascule ainsi dans une nouvelle ère où les droits élémentaires sont confisqués, où les prisons deviennent des zones de non-droit, et où la voix des avocats – dernier rempart contre l’arbitraire – est réduite au silence.

 

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Centrafrique : la conquête inclusive du bonheur ,  Un énième mouvement politique créé exclusivement à l’approche des élections, mais absent au moment des élections

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la conquête inclusive du bonheur ,  Un énième mouvement politique créé exclusivement à l’approche des Élections

 

Camp de Roux, OCRB, Ngaragba : les centres de torture de Touadéra documentés par la CPI
Les mercenaires russes lourdement armés dans les rues de la capitale Bangui. Photo CNC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une fois de plus, la République centrafricaine voit naître un nouveau mouvement politique à l’approche des Élections. Germain Nadjibe lance sa « Conquête inclusive du bonheur », rejoignant ainsi la longue liste des formations politiques éphémères qui surgissent avant chaque scrutin pour disparaître aussitôt après.

 

En effet, l’émergence de ce mouvement interroge d’emblée. Pourquoi maintenant ? Comme tant d’autres avant lui, Nadjibe profite-t-il simplement de la période pré-électorale pour se positionner sur l’échiquier politique ? Le phénomène est récurrent en Centrafrique : multiplication des partis politiques avant les Élections, puis évaporation totale une fois les urnes fermées. Les électeurs centrafricains ont déjà assisté à ce spectacle maintes fois.

 

« Conquête inclusive du bonheur », « mobilisation populaire », « rassembler toutes les tendances », le vocabulaire utilisé par Nadjibe relève davantage du slogan marketing politique que d’un véritable projet politique. Aucune proposition concrète n’est avancée. Comment compte-t-il réellement améliorer la vie des Centrafricains ? Quelles sont ses solutions face aux défis sécuritaires, économiques et sociaux du pays ? Le flou artistique règne.

 

Nadjibe affirme être « implanté sur l’ensemble du pays, du nord au sud, du sud à l’est ». Pourtant, qui connaît réellement ce mouvement en dehors de cette interview ? Comment un homme, même « suffisamment connu » selon ses propres termes, peut-il prétendre avoir structuré un mouvement national en seulement deux ans, là où des partis établis peinent à maintenir leur présence territoriale ?

 

Si Nadjibe se présente comme enseignant, sportif et proche du milieu ecclésiastique, son parcours politique reste un mystère total. Aucune expérience significative dans la gestion publique, aucun mandat électif, aucune réalisation concrète au service de la communauté. Sur quelles bases les Centrafricains devraient-ils lui accorder leur confiance ?

 

Dans un contexte où le président sortant, Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro    contrôle l’ensemble des institutions électorales et bénéficie de tous les avantages du pouvoir, l’émergence de nouveaux mouvements comme celui de Nadjibe ne sert-elle pas avant tout à donner une façade démocratique à un processus déjà joué d’avance ? Ces formations politiques de circonstance permettent de maintenir l’illusion d’une compétition électorale équitable.

 

Qui finance ce mouvement ? Quels sont ses véritables objectifs ? S’agit-il d’une stratégie pour obtenir des positions ou des avantages après les Élections ? Nadjibe sera-t-il encore présent sur la scène politique dans deux ans ? L’histoire récente de la Centrafrique suggère que non.

 

La « Conquête inclusive du bonheur » ressemble davantage à une opération de communication qu’à un véritable projet politique. Les Centrafricains, échaudés par tant de promesses non tenues, sont en droit d’exiger plus que des slogans creux et des déclarations d’intentions.

 

 

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Comment les joueurs sénégalais profitent des ligues africaines grâce à Melbet

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Le football africain est devenu une mine d’or pour les parieurs, et des plateformes telles que Melbet transforment ce potentiel en valeur réelle. Pour les supporters et les parieurs sénégalais, la qualité croissante des ligues africaines se traduit par des informations plus précises, des marchés de paris diversifiés et des données fiables pour élaborer des stratégies. Dans le même temps, les joueurs eux-mêmes en bénéficient indirectement : plus les ligues suscitent de l’intérêt, plus leur talent est mis en valeur. Voici comment Melbet aide les parieurs sénégalais à prendre des décisions plus judicieuses, tout en renforçant la notoriété du football africain.

Pourquoi les ligues africaines sont-elles un trésor caché pour les parieurs ?

Les ligues africaines étaient auparavant difficiles à suivre en dehors de la télévision ou de la radio locales, laissant les parieurs avec peu d’informations fiables. Melbet apk Sénégal a changé cela en intégrant des statistiques en direct, des analyses approfondies et la couverture des matchs des ligues de tout le continent, y compris la Ligue 1 sénégalaise. Les parieurs ont désormais accès à des cotes en direct, à la forme des équipes, aux statistiques des joueurs et aux dernières nouvelles sur les blessures, informations qui étaient auparavant impossibles à trouver.

 

Comment les joueurs sénégalais profitent des ligues africaines grâce à Melbet

 

Cette transparence permet aux utilisateurs de prendre des décisions éclairées plutôt que de se baser sur des suppositions. L’imprévisibilité du football africain devient alors une opportunité plutôt qu’un risque. Pour les parieurs sénégalais, suivre leurs équipes locales est désormais une activité professionnelle : chaque but, chaque carton et chaque possession de balle enrichissent leur expérience de pari et renforcent leur engagement envers le football national.

Les avantages réels que Melbet apporte aux parieurs sénégalais

Melbet ne se contente pas de fournir des cotes ; il crée une expérience plus connectée et plus enrichissante pour les utilisateurs qui suivent de près le football africain. Grâce à son infrastructure numérique et à son orientation régionale, les parieurs peuvent tirer profit d’informations locales souvent négligées par les marchés internationaux.

Voici comment Melbet aide les utilisateurs sénégalais :

  • Marchés localisés : propose des cotes pour les ligues sénégalaises et africaines, et pas seulement européennes.
  • Analyses détaillées : fournit des données en temps réel pour des prévisions plus intelligentes.
  • Bonus et promotions : récompense les utilisateurs locaux qui suivent les compétitions nationales.

Ces avantages font de Melbet une plateforme qui valorise l’expertise locale. Les parieurs qui connaissent bien les clubs ou les joueurs régionaux peuvent transformer leurs connaissances en gains réguliers, ce que les bookmakers internationaux permettent rarement.

L’effet domino : comment les parieurs stimulent la croissance de la ligue

Chaque pari placé sur un match africain envoie un message : il existe un réel intérêt pour le football sur ce continent. Lorsque davantage de personnes s’engagent via des plateformes telles que Melbet, cela augmente la demande en matière de diffusion et la valeur du sponsoring. Cette attention supplémentaire aide les clubs et les joueurs à gagner en notoriété au-delà de leurs frontières, créant ainsi une boucle de rétroaction entre les fans, les parieurs et les professionnels.

Les parieurs, catalyseurs de visibilité

Lorsque les fans parient sur des matchs locaux, ils font indirectement la promotion de ce sport. Chaque ticket de pari représente de l’attention, des données et de l’engagement, autant d’éléments qui attirent les marques et les médias. Pour les joueurs sénégalais, cela se traduit par une plus grande visibilité de leurs performances, ce qui peut leur ouvrir les portes vers de plus grandes opportunités à l’étranger. L’écosystème des paris aide donc les talents locaux à gagner en visibilité à l’échelle mondiale.

Une façon plus intelligente de parier sur le football africain

Melbet offre à ses utilisateurs plus que des cotes : il leur fournit une structure. Les parieurs sénégalais peuvent étudier les tendances, comparer les compositions d’équipes et évaluer la forme des joueurs, tout comme le font les professionnels en Europe. La richesse des données fournies par la plateforme transforme ce qui n’était auparavant que des conjectures en analyses. Ce passage de l’intuition à l’information rend les paris plus stratégiques et plus durables, récompensant la patience et la compréhension plutôt que la seule chance.

Les paris comme partie intégrante de la culture footballistique

La culture footballistique sénégalaise a toujours été passionnée et axée sur la communauté. L’approche locale de Melbet tire parti de cette énergie, offrant aux fans de nouvelles façons de s’impliquer dans le sport qu’ils aiment déjà. Au lieu de se contenter de regarder, ils participent, analysent et partagent leurs impressions, créant ainsi une base de fans plus intelligente et plus connectée.

 

À mesure que les marchés des paris autour des ligues africaines se développent, leur crédibilité augmente également. Chaque utilisateur actif apporte une valeur ajoutée au jeu, rendant les matchs locaux plus compétitifs, mieux couverts et plus respectés à l’échelle internationale. Il s’agit d’un cycle de participation qui renforce à la fois le football et son public.

Une nouvelle ère pour les parieurs sénégalais

Le rôle de Melbet en Afrique va au-delà du divertissement : il redéfinit la manière dont les fans locaux interagissent avec le football. Les parieurs sénégalais ont désormais accès à des outils, des informations et des marchés qui récompensent leur connaissance approfondie de leurs propres ligues. Ce faisant, ils contribuent à rehausser le niveau du jeu, en offrant aux stars locales une tribune et en assurant à ce sport un avenir fondé sur la connaissance, les données et l’engagement.