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Touadéra et Wagner préparent une guerre ethnique contre les Gbaya autour de Bossangoa

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Touadéra et Wagner préparent une guerre ethnique contre les Gbaya autour de Bossangoa

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Les-elements-du-chef-rebelle-Armel-Sayo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Les-elements-du-chef-rebelle-Armel-Sayo.jpg” alt=”Florent Kema, chef d’État-major de CMSPR  alerte sur une possible guerre ethnique dans l’Ouham : Gbaya contre Peuls et musulmans, avec Touadéra et Wagner en cause” width=”263″ height=”300″ />
Les éléments de la CMSPR du chef rebelle Florent Kema

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le général Florent Kema, chef d’état-major de la Coalition Militaire de Salut du Peuple et de Redressement (CMSPR), a diffusé un message vocal ce samedi 14 mars 2026 sur les réseaux sociaux. Il s’adresse à tous les Centrafricains, à la diaspora en Europe, aux États-Unis, en Russie, en Chine et ailleurs, ainsi qu’aux réfugiés dans les pays voisins comme le Cameroun, le Congo-Brazzaville et la RDC.

 

Dans ce message, Florent Kema explique qu’il parle pour informer la population centrafricaine, les défenseurs des droits de l’homme, la justice nationale et la communauté internationale. Il pointe une politique de guerre ethnique dans la préfecture de l’Ouham, particulièrement autour de la ville de Bossangoa et dans les villages Gbaya voisins.

 

Selon lui, le président Faustin-Archange Touadéra et les mercenaires russes du groupe Wagner, qu’il décrit comme supérieurs au pouvoir en place, ont mis en place cette stratégie. Il accuse ces forces de pousser les conflits entre les Gbaya d’un côté, et les Peuls et musulmans de l’autre, pour créer des divisions ethniques et confessionnelles.

 

Florent Kema cite des faits récents : il y a quelques jours, le gouvernement et les Wagner ont regroupé des ex-rebelles de l’UPC (dirigée par Ali Darassa) et du MPC (dirigée par Mahamat Al-Khatim). Ces ex-rebelles ont reçu l’ordre d’attaquer village par village les zones Gbaya autour de Bossangoa. La raison donnée : la présence supposée d’éléments du général Kema et d’anciens militaires FACA de l’époque de l’ancien président François Bozizé dans ces localités.

 

Dès le 4 mars 2026, ces groupes ont attaqué cinq villages : Baudili, Baudé, Boro, Boala et d’autres. Les habitants ont été chassés, les maisons incendiées, quatre personnes tuées et huit blessées. Les villages sont restés vides, occupés maintenant par des ex-rebelles UPC et MPC, avec des Peuls et des Arabes parmi eux.

 

Une semaine plus tard, le 11 mars, les attaques ont continué. Dans un village, les assaillants sont tombés sur une position de la CMSPR. Un affrontement a eu lieu de 5 heures du matin à 6 heures. Les éléments de Kema se sont repliés sur plus de 30 km, vers le village Bowei. Les Wagner, venus en renfort depuis Bossangoa, Nana-Bakassa et Batangafo, ont alors pris le village Bowei. Ils ont capturé 15 jeunes, les ont attachés à des arbres, torturés et mutilés (dont des découpages de pénis). Trois femmes ont été blessées, un hôpital saccagé et pillé porte par porte, deux maisons brûlées, un vieil homme tué, et des biens volés.

 

Florent Kema affirme que ce plan vise à continuer les violences dans tous les villages Gbaya de l’Ouham. Il accuse Touadéra de refuser le dialogue inclusif que la CMSPR attend depuis février 2026 (date à laquelle le groupe a suspendu ses opérations militaires). À la place, le pouvoir préfère des accords limités avec Ali Darassa (UPC), Bobo Sambé (3R) et Mahamat Al-Khatim (MPC), avec l’appui des mercenaires russes, pour mener ces actions contre les civils.

 

Il lance un appel clair : les Centrafricains doivent refuser la guerre ethnique et confessionnelle. Il dit aux musulmans centrafricains et à tous les civils musulmans qu’ils n’ont rien à voir avec ce conflit et qu’il ne faut pas porter la main sur eux. Il appelle aussi les Centrafricains du Nord, du Sud, de l’Est et de l’Ouest à ne pas attaquer les civils musulmans ou d’autres ethnies. Il insiste sur le fait que le gouvernement pousse à ces divisions, mais que les Gbaya et d’autres ethnies ont toujours vécu en bonne relation avec les musulmans centrafricains.

 

Florent Kema termine en remerciant ses alliés qui ont apporté des renforts et appelle à l’union des groupes armés et des Centrafricains pour faire face à cette situation. Il répète que le pays a besoin d’un dialogue inclusif pour la paix, et non de cette voie choisie par le pouvoir avec les étrangers.

 

Ce message vise à informer le monde entier de ce qui se passe dans l’Ouham et à empêcher que le risque de génocide ethnique ne devienne réalité.

 

Par Arsène Féimonazoui

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L’AMBASSADE OU L’ACADÉMIE DE LA FAUTE ? LE MYSTÈRE DU COMMUNIQUÉ « CRÉATIF » DE L’AMBASSADE DE LA RCA AU CONGO

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L’AMBASSADE OU L’ACADÉMIE DE LA FAUTE ? LE MYSTÈRE DU COMMUNIQUÉ « CRÉATIF » DE L’AMBASSADE DE LA RCA AU CONGO

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/sylvie-Baipou-Temon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/sylvie-Baipou-Temon.jpg” alt=”L’hypocrisie de Touadéra face au départ d’Air France : quand Sylvie Baïpo-Temon est à l’origine du départ de cette compagnie de la RCA” width=”300″ height=”169″ />
Sylvie Baïpou-Temon, ministre des affaires étrangères, originaire de Grimari

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

En lisant le communiqué de l’ambassade de la RCA au Congo, on sent que la forme ne rend pas justice à l’importance du message. Pour un communiqué officiel d’une ambassade, la rigueur grammaticale et la précision administrative sont essentielles pour garder toute sa crédibilité. Mais voilà! Ce n’est pas leur faute, c’est d’ailleurs toute l’administration centrafricaine sous la dictature de Baba Kongoboro qui est devenue une académie DE LA FAUTE.

 

On dit souvent que l’habit ne fait pas le moine, mais en diplomatie, le Bescherelle devrait au moins faire l’ambassadeur. Imaginez la scène : un bureau officiel, un sceau doré, une signature prestigieuse, et au milieu de tout ça… un texte qui semble avoir été rédigé par un stagiaire fâché avec la langue française (et avec la géographie). Bienvenue dans les coulisses de la communication de la République Centrafricaine au Congo. Un document qui nous prouve qu’entre « administrer » et « martyriser la grammaire », il n’y a qu’un pas… ou une faute de frappe.

 

Sans plus tarder, entrons rapidement dans le vif du sujet. Voici pourquoi ce communiqué mérite une médaille d’or dans la catégorie « Humour À l’ivoirienne» :

 

Le Nouveau Pays : « Le Congo Brazzaville »

Apparemment, l’Ambassade a décidé de rebaptiser son pays d’accueil. Pourquoi s’en tenir à « République du Congo » quand on peut ajouter le nom de la ville pour être sûr que personne ne se perde ? C’est un peu comme si on écrivait « La France Paris » ou « Les USA Washington ». C’est original, mais c’est surtout un bel incident diplomatique cartographique.

 

La Virgule Mystique

« …que, l’équipe de la mission… » Pourquoi cette virgule après le « que » ? Personne ne sait. C’est sans doute une pause dramatique pour nous préparer au choc de la suite. On respire, on attend, et on prie (ou on « pris », selon l’Ambassade).

 

Le Verbe « Pris » : La Conjugaison de l’Impossible «

L’Ambassade pris… » À ce stade, on ne sait plus si l’Ambassade a « pris » un café ou si elle « prie » pour que personne ne remarque la faute. Spoiler : c’est le verbe prier. Mais au présent, c’est mieux. Sauf si l’Ambassade vit dans un passé composé très personnel.

 

Le Voyage Temporel du Verbe « Arriver »

L’équipe de mission « arrivera » du 17 au 22 mars. C’est techniquement un exploit physique. En général, on arrive une fois, et après, on séjourne. Mais ici, apparemment, l’équipe prévoit d’arriver en boucle pendant cinq jours. Un record de ponctualité répétitive !

 

Le Casse-tête des « Ceux qui ce sont en enregistrer »

C’est ici que le cerveau de l’ambassade commence à craqué. Entre le « ce » (démonstratif) au lieu de « se » (réfléchi) et le « en enregistrer » qui ressemble à un message codé de la résistance, on comprend que le rédacteur a jeté l’éponge. On espère que pour les passeports, ils sont plus précis que pour leurs participes passés.

 

L’Énumération « Devine si tu peux »

« Copie d’acte de naissance », « Copie certificat de nationalité ». Combien ? Une ? Dix ? Une douzaine pour tapisser le bureau ? Dans le doute, ramenez toute votre bibliothèque administrative, car la précision semble être une option payante non incluse dans les 80 000 FCFA de frais.

 

En réalité, si vous avez besoin d’un passeport, armez-vous de patience et d’un correcteur automatique. Ce communiqué nous rappelle que dans certaines administrations, on ne manque pas de sérieux, on manque juste de dictionnaires.

 

Par Alain Nzilo

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À Zemio, des malades du VIH sans médicaments et sans personnel pour les soigner

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À Zemio, des malades du VIH sans médicaments et sans personnel pour les soigner

 

 

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Fuite des habitants de Zemio vers la RDC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Depuis 2017, la région de Zemio vit sous la pression d’une crise armée qui a forcé des milliers de personnes à fuir vers Zapay, en République démocratique du Congo. Parmi ces déplacés figurent des patients sous traitement antirétroviral à vie, dont la survie dépend d’une prise régulière et ininterrompue de leurs médicaments.

 

Le temps qui passe aggrave leur situation. Plus les mois s’écoulent, plus il devient difficile pour ces malades de retrouver leurs ARV dans les conditions d’exil où ils vivent. La reprise des affrontements en mai 2024, à partir de Koumboli, entre les FACA, la police, les forces russes de la milice Wagner et les milices de l’AAKG, a rendu le retour vers les structures de soins pratiquement impossible pour la plupart d’entre eux.

 

À l’hôpital secondaire de Zemio, le personnel soignant qui est resté porte lui-même des blessures invisibles. Les agents du bureau de rendez-vous ont vécu des épisodes difficiles qui les ont marqués durablement, au point que leur capacité à tenir le service dans des conditions normales est aujourd’hui sérieusement compromise.

 

C’est dans ce contexte qu’une décision a été prise de renvoyer l’assistante chargée de la dispensation des médicaments à son lieu d’affectation d’origine, sans qu’elle ait été au préalable consultée ni entendue. Une telle démarche soulève une question pratique immédiate : comment assurer la continuité du service quand une seule personne en avait la charge, et qu’elle part sans passation ?

 

Le poste de dispensation des ARV ne peut fonctionner avec un seul agent, surtout dans un environnement aussi tendu. Il aurait fallu renforcer cette assistante avec au moins un ou deux soignants formés à la prise en charge des pathologies liées au VIH/SIDA, avant même d’envisager quelque réorganisation que ce soit.

 

Le renvoi d’un agent sans remplacement préparé ni transfert de responsabilités crée un vide que les malades paient de leur santé. Dans une structure qui dessert des patients dont chaque jour sans traitement peut avoir des conséquences irréversibles, les décisions administratives ne peuvent pas être prises à la légère, sans évaluation préalable des difficultés réelles du terrain.

 

Les tensions entre membres du personnel soignant, dans un tel contexte, ne sont ni une surprise ni une fatalité. Elles résultent d’une organisation qui ne tient pas compte des conditions humaines dans lesquelles ces agents travaillent. La violence, quelle que soit sa forme, n’a jamais produit de soins de qualité.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Délégation gouvernementale à Ouanda-Djallé : le ministre de la Défense promet justice, sanctions et relèvement total des unités impliquées

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Délégation gouvernementale à Ouanda-Djallé : le ministre de la Défense promet justice, sanctions et relèvement total des unités impliquées

 

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La foule et la délégation ministérielle venue de Bangui réunies à Ouanda-Djallé. Photo CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Trois semaines après la fusillade qui a coûté la vie à trois civils dont deux adolescents, le gouvernement a dépêché une délégation de haut niveau pour tenter de refermer une plaie ouverte. Claude Rameaux Bireau, ministre de la Défense nationale et de la Reconstruction de l’Armée, accompagné de Bruno Yapandé, ministre de l’Administration du territoire, s’est rendu sur place pour affronter directement la colère accumulée.

 

Dès sa descente d’hélicoptère, le ministre Bireau a été accueilli par des enfants en rang, mais aussi par des regards lourds et des questions qui fusent. Dans la salle de réunion publique, il a pris la parole en premier, le ton grave, presque personnel :

 

« J’ai vraiment mal au cœur. Les militaires ont pour mission de protéger la population, de garder ses biens. Pas de se lever et de tirer sur elle. C’est grave, ce n’est pas acceptable. »

 

Il a réaffirmé que l’incident du 27 février – une altercation au marché devenue carnage – touche « tout le monde » et a présenté, au nom du président Faustin-Archange Touadéra, condoléances et excuses officielles aux familles endeuillées et aux blessés toujours soignés.

 

Mais le cœur de son intervention résidait dans les engagements concrets annoncés :

 

  1. Une enquête approfondie, déjà en cours, supervisée par le général de corps d’armée Isamo, inspecteur des armées, présent à ses côtés pour « écouter et prendre les choses en main ».
  2. Des sanctions disciplinaires immédiates dès réception des conclusions.
  3. Des poursuites judiciaires contre les auteurs présumés : « Couler le sang de quelqu’un, ce n’est pas une mince affaire. Ça ne restera pas comme ça. » 4. Le relèvement intégral et sans délai de toutes les unités FACA actuellement déployées à Ouanda-Djallé. « J’ai déjà fait la liste. Nous allons relever tout le monde ici et ramener d’autres soldats. »

 

Le ministre a insisté : la logistique (avion, distance) retarde légèrement l’opération, mais la décision est prise et irréversible.

 

Bruno Yapandé a complété en transmettant un message direct du président : « Il m’a dit : “Dis-leur que je pense à eux, que mes yeux sont rivés sur Ouanda-Djallé.” » Il a reconnu les souffrances accumulées (école, hôpital, routes, insécurité) et présenté l’envoi exceptionnel de deux ministres comme une preuve rare d’attention présidentielle.

 

La population a écouté. Certains ont applaudi poliment. Mais la méfiance reste palpable. Le sultan-maire et le sous-préfet, dans leurs interventions précédentes, avaient déjà exposé l’ampleur des griefs : absence d’État, occupation de la coopérative OFCA par les militaires, abus quotidiens, école paralysée depuis le drame. Les promesses de justice et de rotation des troupes sont accueillies avec un prudent « on verra ».

 

À Ouanda-Djallé, on ne demande plus seulement des mots ou des changements de visage. On attend les premiers camions qui emporteront les unités accusées, les premiers gendarmes qui patrouilleront sans arme lourde, les premières audiences judiciaires. La délégation est repartie, mais la ville reste en attente – vigilante, blessée, et déterminée à ne plus se contenter de paroles.

 

Par Serge Binguimalé

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Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

 

 

CENTRAFRIQUE : ANALYSE DES ENJEUX GÉOPOLITIQUES DU DERNIER VOYAGE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE EN RUSSIE ET LES CONSÉQUENCES D’UN PARTENARIAT STRATÉGIQUE CONTROVERSÉ.

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CENTRAFRIQUE : ANALYSE DES ENJEUX GÉOPOLITIQUES DU DERNIER VOYAGE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE EN RUSSIE ET LES CONSÉQUENCES D’UN PARTENARIAT STRATÉGIQUE CONTROVERSÉ.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Poutine-et-Touadera-a-Moscou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Poutine-et-Touadera-a-Moscou.jpg” alt=”CENTRAFRIQUE : ANALYSE DES ENJEUX GÉOPOLITIQUES DU DERNIER VOYAGE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE EN RUSSIE ET LES CONSÉQUENCES D’UN PARTENARIAT STRATÉGIQUE CONTROVERSÉ.” width=”300″ height=”185″ />
Poutine et Touadera à Moscou, le 15 janvier 2025

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Au lendemain de la proclamation des résultats définitifs des élections présidentielles du 28 décembre 2025 à l’issue desquelles le chef de l’État sortant s’est imposé gagnant avec un score soviétique, le pouvoir de Bangui est en quête permanente de repères.

 

C’est dans cette optique qu’en marge des préparatifs de la cérémonie d’investiture, de la prestation de serment qui sera violé au gré de son humeur, le Président de la République a effectué un énième voyage en Russie.

 

Cette visite diplomatique qui s’inscrit dans le prolongement du partenariat d’antan a une saveur particulière.

 

Décriés par les conventions internationales paraphées ou ratifiées par la République centrafricaine et qualifiés de groupes terroristes par les Nations Unies, le pouvoir de Bangui a décidé unilatéralement d’interrompre les effets juridiques du lugubre contrat non rendu public qui le lie aux Wagners au bénéfice d’Africa corps qui est placé sous la tutelle du ministère russe de la défense.

 

Cette situation au demeurant banale qui peut impacter négativement l’avenir de notre chère nation a généré un climat de tension voire de psychose au sein de la paisible population.

 

Comme il est de tradition que le grand amour finit toujours par la haine, les mercenaires du groupe paramilitaire de Wagner réclament en dédommagement de la violation abusive du contrat une somme de 900 milliards de francs CFA pour se désengager totalement de la République centrafricaine.

Parallèlement à cette facture que le pouvoir de Bangui ne peut honorer, la fédération de Russie réclame le versement d’une certaine somme pour rendre opérationnel le début du déploiement de Africa corps afin de sécuriser le fauteuil présidentiel et de contribuer à la stabilité du pays.

Fort de ce constat plus que inextricable et filandreux, ce voyage diplomatique répété qui s’apparentait de prime abord à la consolidation de l’alliance, le renforcement de la coopération bilatérale entre les deux nations ou un laboratoire d’expérience pour se projeter en Afrique se transforme graduellement en une équation où le seul inconnu est égal à la derivée d’une fonction constante.

Ainsi, le pouvoir de Bangui se retrouve dans une situation équivalente à la traversée du désert, de la mer à boire au risque de troquer son pouvoir confisqué aux forceps au détriment des standards démocratiques.

À ce stade, il apparaît important de souligner que la dépendance sécuritaire totale à la Russie au détriment de l’armée nationale forte de 33 milles hommes qui paraissait monter en puissance soulève la problématique du bradage de notre souveraineté où la terre de nos aïeux s’est s’érigée en champ d’affrontements géopolitiques et de rivalités d’influences des grandes puissances mondiales.

Incertain sur l’avenir immédiat de notre nation, le citoyen lambda s’interroge :

1- Quels sont les apports ainsi que les impacts des innombrables visites diplomatiques des autorités établies en Russie ?

2- En d’autres termes, quels sont les reflets de ces différents voyages pour L’État centrafricain ?

3- S’ils en existent, sont-ils bénéfiques à la population ou au pouvoir de Bangui ?

4- Le pouvoir de Bangui saura t-il endiguer les tensions électrostatiques qui se baladent dans la stratosphère suite au retrait des Wagners au profit d’Africa corps placé sous l’autorité du ministère russe de la défense ?

5- Quid du sort du pouvoir de Bangui si la facture exorbitante des Wagners liée à la rupture prématurée et unilatérale du contrat n’est pas honorée ?

6- Le pouvoir de Bangui va t-il enfin improviser sans vergogne un voyage à Paris pour tenter de sauver le soldat putschiste ?

En tout état de cause, le pouvoir sous perfusion, agonisant de Bangui réunit tous les ingrédients symptomatiques dignes de fin de règne et qu’aucun pays au monde ne peut être sécurisé durablement par une force étrangère à plus forte raison des mercenaires.

En conséquence de ce qui précède, nous invitons les forces vives de la nation pour mutualiser leurs efforts afin de préparer l’après Touadera en ergotant sur la renaissance centrafricaine, slogan de résistance du Rassemblement Unitaire.

En attendant cette investiture où le peuple ne va plus croire au serment d’hypocrites, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signale que forcer un mandat supplémentaire illégal n’est pas la solution idoine aux maux centrafricains car il n’est qu’une aggravation des causes du problème c’est-à-dire qu’il ne fait que prolonger un pouvoir mais ne résout pas la crise qui à la longue risque de vous éclabousser.

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…

Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que vos errements, vos mépris envers le peuple sont légitimes et légaux.

Ce pays qui symbolise le sacrifice de vie et l’héritage du feu Président fondateur Barthélémy Boganda à connu de pires despotes que vous mais qui ont fini leur mégalomanie exacerbée dans la poubelle non recyclable de l’histoire.

Au delà de votre insatiable soif de pouvoir, le sage du village disait que ce dernier n’était pas un patrimoine familial et/ou dynastique où on pouvait négocier par des manœuvres dolosives des mandats supplémentaires indéfiniment mais au contraire il s’agissait d’une responsabilité limitée dans le temps et qui pouvait être assumée en conformité au principe de continuité du service public par un autre centrafricain plus compétent et visionnaire que vous…

Alors n’attendez pas que la huée et la clameur de la rue vous poursuivent pour comprendre que c’est le moment de partir.

Attention Monsieur le tyran, nous ne cessons de vous rappeler puisque la répétition est pédagogique que nous avons le flair et l’aptitude de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

Malheur à ceux où celles qui s’étonnent du résultat produit…

Mais attention, ne le dites à personne…

Si on vous demande même avec insistance ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 14 Mars 2026

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

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Sani Yalo, encore Sani Yalo :  ce criminel mafieux qui bloque un immeuble de maître Crépin Mboli-Goumba depuis 2017

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Sani Yalo, encore Sani Yalo :  ce criminel mafieux qui bloque un immeuble de maître Crépin Mboli-Goumba depuis 2017…

 

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Le parrain des parrains mafieux Sani Yalo

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Bangui, sur le boulevard Charles de Gaulle, juste en face de l’ancien Bangui Plage et à côté de Sunu Assurance, se dresse un immeuble au cœur d’un litige qui dure depuis maintenant sept années entières.

 

Cet immeuble abrite aujourd’hui la société O’Rachida, propriété de Sani Yalo, un terrible mafieux criminel. Surnommé “le gourou de Touadera ” dans les cercles où son nom circule, cet homme occupe les lieux sans aucun titre de propriété, sans bail, sans autorisation. Il s’y est installé et refuse catégoriquement de partir, malgré les réclamations du propriétaire légitime, Maître Crépin Mboli-Goumba.

 

L’histoire de cet immeuble remonte à plusieurs années. Il appartenait initialement à un certain Lombilo, qui avait contracté une hypothèque auprès de la BNCD. Après le décès de Lombilo, un dénommé Baba Bako s’est arrangé pour fabriquer un faux titre foncier, avec la complicité d’un membre de la famille du défunt. Cette falsification lui a permis de s’installer dans l’immeuble, alors que le titre foncier original restait entre les mains de l’État.

 

Quand les autorités ont découvert cette arnaque, Baba Bako a pris la fuite. Il n’a plus jamais remis les pieds à Bangui jusqu’à sa mort. L’État a alors récupéré le titre foncier authentique et vendu l’immeuble pour se rembourser. C’est Maître Crépin Mboli-Goumba qui l’a acheté, devenant ainsi le propriétaire en bonne et due forme.

 

Mais voilà que Sani Yalo refuse de reconnaître cette réalité juridique. Il continue d’exploiter l’immeuble comme si de rien n’était, installant sa société dans les locaux sans verser le moindre loyer.

 

Le liver Mbaikassi,jadis très proche de Sani Yalo ,à déclaré dans un de ses live que Sani Yalo lui avait dit en se vantant qu’il est au pouvoir, donc, il va occuper gratuitement la propriété de Mboli-Goumba, parce que c’est un opposant.

 

Cette déclaration en dit long sur le personnage. Sani Yalo semble fonctionner selon ses propres règles, considérant que sa proximité avec le Président Baba Kongoboro lui donne tous les droits. Une mentalité de caïd, de mafieux qui estime que la loi ne s’applique pas à lui.

 

Aujourd’hui, l’affaire traîne devant les tribunaux. Maître Mboli-Goumba réclame à Sani Yalo la somme colossale de 450 millions de francs CFA pour les sept années d’occupation illégale, plus l’expulsion immédiate des lieux. Le dossier avance, certes lentement, mais il avance. Le propriétaire légitime attend d’obtenir une décision exécutoire à Bangui avant de porter l’affaire devant la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (CCJA) à Abidjan. Une fois cette étape franchie, les saisies sur les biens de Sani Yalo pourront commencer.

 

Car il faut bien comprendre une chose : Sani Yalo n’a absolument aucun document légal justifiant sa présence dans cet immeuble. Pas de titre foncier, pas de contrat de location, rien. Il squatte, purement et simplement. Et pendant ce temps, il continue de mener ses affaires tranquillement, comme si cette situation était parfaitement normale.

 

Sept ans d’occupation sans payer, cela représente une somme astronomique. Les 450 millions réclamés ne sont pas un chiffre lancé au hasard. C’est le montant des loyers impayés, calculés sur toutes ces années où Sani Yalo a profité gratuitement d’un bien qui ne lui appartient pas. Un véritable hold-up immobilier en plein centre de Bangui.

 

Le plus choquant dans cette affaire, c’est l’impunité apparente dont jouit ce personnage. Comment peut-on occuper illégalement un immeuble pendant sept longues années sans être inquiété? Comment une personne sans aucun droit peut-elle continuer à exploiter un bâtiment en toute tranquillité? La réponse se trouve probablement dans les réseaux d’influence que Sani Yalo a su tisser au fil des années, ces connexions avec le pouvoir dont il se vantait jadis auprès du Pasteur Mbaikassi.

 

Mais les choses semblent enfin bouger. La justice, même si elle prend son temps, finit toujours par rendre ses verdicts. Et cette fois, Maître Mboli-Goumba semble déterminé à aller jusqu’au bout. L’affaire qui dort depuis trop longtemps va bientôt connaître son dénouement. Les procédures sont lancées, les demandes sont formulées, les preuves sont rassemblées.

 

Le dossier attend maintenant que la justice centrafricaine statue définitivement. Une fois la décision rendue et l’exécution ordonnée, Sani Yalo n’aura plus d’autre choix que de libérer les lieux et de payer ce qu’il doit. À moins qu’il ne préfère fuir comme l’avait fait Baba Bako avant lui, quand les murs ont commencé à se refermer sur ses propres magouilles. Mais cette fois, avec la CCJA dans la boucle, les options de fuite se réduisent considérablement​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Il y’a lieu de rappeler que Sani Yalo n’est pas à son premier coup. C’est un multirécidiviste criminel. Il a d’ailleurs essayé de détourner la propriété de Banguetandé, au quartier Castors, pe dans des années alors qu’il était locataire. La Cour de Cassation avait réussi à le débouter.

 

En plus, il avait braqué deux fois la CFAO avait son frère Daz, en 2003, quand Bozize a pris le pouvoir en 2012, quand la Seleka a pris le pouvoir. Et par deux il avait été arrêté, avant de s’évader.

 

C’est donc un évadé officiel car le dossier est encire devant la justice.

 

Comme si ça ne lui suffisait pas, il veut, sans la moindre honte, veut devenir premier ministre  ou Vice Présidentde la République.

 

 

 

Par Alain Nzilo…

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Ça y est Balalou, ça y est : MSF t’a frontalement démenti avec ta propagande imposée par les Wagner

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Ça y est Balalou, ça y est : MSF t’a frontalement démenti avec ta propagande imposée par les Wagner

 

 

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François Zampareni, cadre de MSF-RDC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

MSF a publié le 10 mars 2026 un communiqué qui réduit à néant, en une seule phrase, toute la construction propagandiste déversée depuis plusieurs jours par les relais de Wagner au sein du gouvernement centrafricain.

 

L’organisation humanitaire internationale MSF précise noir sur blanc que ses deux collaborateurs se sont rendus à Zémio sur invitation des autorités civiles locales, dans le cadre d’une mission d’évaluation des besoins humanitaires à Zapay, au nord de la République démocratique du Congo. Cette seule précision balaie d’un revers de main les déclarations pathétiques du kleptomythomane Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement et, dans les faits, porte-parole de Wagner.

 

Car c’est bien Balalou qui avait affirmé, avec aplomb et caméra allumée, que le nom de l’humanitaire français ne figurerait sur aucune liste officielle du personnel de MSF. On se demande encore comment un ministre de la Communication centrafricain aurait accès aux registres internes de MSF Suisse, et encore moins comment il pourrait prétendre connaître mieux que l’organisation elle-même qui travaille pour elle. MSF vient de lui répondre sans avoir besoin de hausser le ton.

 

Ce démenti ne surgit pas de nulle part. Comme nous l’avions documenté dès les premières heures de cette affaire, l’humanitaire arrêté était connu des autorités de Zémio et y était venu à plusieurs reprises pour des réunions officielles. C’est d’ailleurs le sous-préfet lui-même qui l’avait appelé par téléphone ce mercredi-là pour l’inviter à rejoindre la table des négociations. Il a traversé la frontière en pirogue, participé à la réunion, puis s’est rendu à l’hôpital. C’est là que Wagner est venu l’arrêter.

 

La mécanique de propagande s’est ensuite enclenchée avec une précision mécanique. D’abord, des textes rédigés avec l’assistance de l’intelligence artificielle ont inondé les réseaux sociaux pour installer une version des faits favorable à Wagner, avant même toute déclaration officielle. Ensuite, le ministère de la Défense, qui fonctionne davantage comme un bureau de communication de Wagner que comme une institution d’État, a sorti une première déclaration accusant l’humanitaire d’être entré en RCA en infraction et de comploter avec des groupes armés. Et pour couronner le tout, Wagner a glissé un texte copié-collé entre les mains de son kleptomythomane attitré Maxime Balalou, qui en a fait une déclaration vidéo avec accusations détaillées, faux dossier à l’appui.

 

Il y’a lieu de rappeler que le MSF est présente en Centrafrique depuis 1997. En 2025 seulement, ses équipes ont réalisé plus de 400 000 consultations médicales, près de 10 000 interventions chirurgicales et pris en charge plus de 235 000 cas de paludisme. L’organisation emploie plus de 3 400 personnes dans le pays, dont plus de 90 % sont des Centrafricains. C’est cette organisation-là que Balalou a choisi de calomnier publiquement, au nom d’un groupe armé étranger qui n’a aucun compte à rendre​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Diacre, serviteur ou figurant ? Ce qui se passe dans l’Église de Bataillon 2 dépasse l’entendement

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Diacre, serviteur ou figurant ? Ce qui se passe dans  l’Église de Bataillon 2 dépasse l’entendement

 

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Le Pasteur controversé Faki Issene

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans l’Église protestante, le diacre n’est pas un titre honorifique. C’est une charge, un appel, une responsabilité devant Dieu et devant les hommes.

 

Les chrétiens et chrétiennes de Centrafrique, il faut savoir une chose : le mot « diacre » vient du grec diakonos, qui signifie tout simplement serviteur. C’est la première vérité que beaucoup de croyants semblent avoir oubliée : on ne devient pas diacre pour occuper une chaise au premier rang, ni pour paraître dans l’assemblée avec un badge de reconnaissance. La Bible est nette là-dessus, en Actes 6, versets 1 à 6, les tout premiers diacres ont été choisis non pas pour gouverner, mais pour servir les veuves, les oubliés, ceux que la communauté risquait de laisser de côté pendant que les anciens priaient et prêchaient.

 

Cette vocation de service n’était pas symbolique. Elle exigeait des hommes de caractère, que l’apôtre Paul décrit avec précision dans sa première lettre à Timothée, au chapitre 3 : honnêtes, loin de la duplicité, étrangers à tout gain malhonnête. Ces mots ne sont pas des conseils de bonne conduite. Ils décrivent un profil moral exigeant, une ligne de vie que le diacre ne peut pas abandonner dès qu’il entre dans la salle du conseil paroissial. Et Paul va plus loin encore, au verset 13 : celui qui remplit convenablement ce ministère s’acquiert un rang honorable et une grande assurance dans la foi en Jésus-Christ. L’honneur vient du service accompli, pas du poste décroché.

 

C’est ici que la réalité de l’Église UFEB de Bataillon 2, à Bangui, prend une tout autre couleur. Le pasteur Issène Faki y a progressivement installé un mode de fonctionnement où sa seule voix compte, où les décisions tombent d’en haut sans débat, sans concertation, sans que personne n’ose lever la main. Et dans ce contexte, les diacres de cette église font quelque chose que leur charge leur interdit formellement : ils se taisent.

 

Ce silence n’est pas sans conséquence pour une congrégation. Le diacre, dans la tradition protestante, est précisément la personne qui sert de pont entre le peuple de l’église et sa direction. L’apôtre Paul, dans sa lettre aux Philippiens, chapitre 1, verset 1, salue ensemble les évêques et les diacres, non pas parce qu’ils font la même chose, mais parce qu’ils forment un équilibre nécessaire à la vie saine d’une communauté. Retirer un diacre de ce rôle d’équilibre, ou le laisser se retirer lui-même par peur, c’est rompre cet équilibre voulu par les textes fondateurs.

 

La peur, justement, semble avoir pris la place que la foi devrait occuper chez ces hommes. Pourtant, la lettre de Jacques, au chapitre 4, verset 17, dit sans détour : celui qui sait faire ce qui est bien et qui ne le fait pas, commet un péché. Ne pas ouvrir la bouche face à une dérive de gouvernance dans sa propre église, c’est donc une faute, pas une prudence. Ce n’est pas de l’humilité, c’est une démission déguisée en soumission.

 

Le problème de l’UFEB de Bataillon 2 n’est donc pas seulement le comportement du pasteur Faki. Il y a un deuxième niveau de responsabilité, celui des diacres qui auraient pu parler, qui auraient dû agir, et qui ont choisi de regarder ailleurs. La première lettre de Pierre, au chapitre 5, verset 2, appelle les responsables d’une église à paître le troupeau de Dieu, non par contrainte ni par ambition de gain, mais de bon cœur, en étant des exemples pour le troupeau. Un diacre qui couvre une dictature pastorale par son silence ne paît rien du tout.

 

Il faut dire aussi que le diaconat protestant n’a jamais été pensé comme une chambre d’enregistrement des décisions du pasteur. Historiquement, c’est même l’inverse : dans la réforme calviniste du XVIe siècle, le diacre avait un rôle explicitement social et de surveillance morale de la communauté, y compris de ses dirigeants. Jean Calvin, à Genève, voyait dans les diacres des gardiens du bien commun de l’Église, pas des auxiliaires du chef. Cette mémoire-là a visiblement été perdue à Bataillon 2.

 

Ce que vivent les fidèles de cette paroisse, c’est donc quelque chose que les textes bibliques eux-mêmes n’autorisent pas. L’Évangile de Marc, au chapitre 10, verset 43, rapporte cette parole de Jésus : celui qui veut être grand parmi vous sera votre serviteur. Si un pasteur retourne cette logique pour asseoir sa propre autorité au détriment de la communauté, les diacres ont non seulement le droit de le dire, mais l’obligation devant Dieu de le faire entendre.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Bozoum : un éboulement au chantier minier de Sangnan fait plusieurs morts

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Bozoum : un éboulement au chantier minier de Sangnan fait plusieurs morts

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La cérémonie funeraire du décès du jeune tué sur le site minier de 5 Kilos, dans la Vakaga, le lundi 15 septembre 2025

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Un éboulement survenu sur un chantier minier près de Sangnan, à Bozoum, a coûté la vie à plusieurs personnes ce matin, selon des habitants de la localité.

 

L’information, d’abord parcellaire, a été confirmée dans la matinée du vendredi 12 mars 2026 à la rédaction du CNC par des sources concordantes. Le bilan exact des victimes demeure pour l’heure impossible à établir, tant le nombre de corps retrouvés sous les décombres de terre et de roche s’annonce lourd.

 

Bozoum, capitale provinciale de la préfecture de l’Ouham-Pendé, n’est pas étrangère à ce genre de drame. Les chantiers miniers artisanaux qui parsèment cette zone sont depuis longtemps le décor de pareilles tragédies, où des hommes s’enfoncent dans des galeries précaires au péril de leur vie, sans filet de sécurité ni encadrement technique digne de ce nom.

 

Ce qui s’est produit à Sangnan ce vendredi matin n’est pas un fait rare dans le temps. Il y a quelques semaines à peine, un drame du même ordre avait endeuillé Gamboula, dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï, avant que le même sort ne frappe Tiringoulou puis Sikikidi, deux localités de la Vakaga.

 

Ces effondrements se répètent avec une régularité qui glace, particulièrement en saison sèche, période durant laquelle les sols, privés d’humidité, perdent leur cohésion et cèdent sous le poids des galeries creusées à la main. C’est dans ces conditions que des mineurs, souvent sans équipement, descendent chaque jour chercher leur subsistance.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Julien Bambou

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Communauté économique sans économie : la CEMAC découvre qu’on ne peut pas payer ses factures avec de beaux discours sur l’intégration africaine

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Communauté économique sans économie : la CEMAC découvre qu’on ne peut pas payer ses factures avec de beaux discours sur l’intégration africaine

 

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Les chefs d’État de la CEMAC après leur sommet à Bangui, le 9 et 10 septembre 2025

 

Bangui, Centrafrique – Dans un épisode qui pourrait faire sourire s’il n’était pas si révélateur, la Communauté Économique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) vient de suspendre provisoirement les activités de sa commission. La raison ? Un problème de trésorerie. Autrement dit, cette institution censée organiser l’intégration économique régionale n’a tout simplement plus d’argent pour fonctionner.

 

Ironie du sort, c’est depuis Bangui, capitale d’un pays déchiré par des années de guerre et dirigé par des mafieux de tout genre, que cette structure basée en République Centrafricaine tente tant bien que mal de survivre. Et quand on dit “tant bien que mal”, on devrait plutôt dire “grâce à la charité camerounaise”.

 

Le Cameroun, éternel pigeon solidaire

 

Désiré Avom, professeur d’économie et doyen de la Faculté des sciences économiques de l’université de Yaoundé 2, ne mâche pas ses mots : “Aujourd’hui, c’est le Cameroun qui essaie de soutenir la CEMAC”. Traduction libre : pendant que certains États membres brillent par leur absence au moment de régler la note, Yaoundé sort le chéquier pour éviter que toute la baraque ne s’effondre.

 

Avant, c’était la Guinée-Équatoriale qui jouait les bons Samaritains pétroliers. Aujourd’hui, c’est au tour du Cameroun d’assumer le rôle peu enviable de banquier de secours d’une communauté où la “solidarité” semble être un concept à géométrie très variable.

 

Une taxe d’intégration… qui ne s’intègre jamais dans les caisses

 

L’histoire est presque comique. En 1994, pour éviter de dépendre des contributions directes des États (qui ne payaient déjà pas), on a créé une “taxe communautaire d’intégration”. Belle idée sur le papier : les trésors nationaux collectent l’argent et le transfèrent à la CEMAC.

 

Sauf que voilà, entre la collecte et le transfert, il se passe quelque chose de mystérieux. L’argent disparaît, se perd, s’évapore. Les difficultés financières de certains pays – comprendre : leur incapacité ou leur refus de payer – font que la CEMAC se retrouve à sec.

 

Un coup de com’ bien organisé ?

 

Le président de la Commission de la CEMAC a donc décidé de frapper un grand coup médiatique en annonçant la suspension des activités. Désiré Avom y voit “peut-être une stratégie de communication”, “une interpellation”, “une pression douce”. En clair : un appel au secours déguisé en décision administrative.

 

Le vice-président aurait même été dépêché dans les différents pays membres pour présenter la situation catastrophique. Visiblement, le retour de mission n’a pas été concluant. Les caisses restent vides, les promesses de paiement restent… des promesses.

 

L’intégration africaine, cette noble chimère Voilà donc où en est l’intégration économique en Afrique centrale : une communauté de pays majoritairement pauvres qui n’arrivent même pas à financer leur propre structure d’intégration. Une institution “majeure” – pour reprendre le qualificatif officiel – qui doit mendier auprès de ses membres pour continuer à exister.

 

Pendant ce temps, les sommets se succèdent, les discours sur l’unité africaine et la solidarité régionale se multiplient, les communiqués enthousiastes sur l’intégration économique s’empilent. Mais quand vient le moment de payer la facture, curieusement, tout le monde regarde ailleurs.

 

Sauf le Cameroun, bien sûr, qui continue à jouer les bons élèves pendant que d’autres brillent par leur désinvolture financière.

 

Désiré Avom se veut rassurant : “Ce n’est pas envisageable” que la CEMAC disparaisse. L’institution est “importante” et “la situation va rentrer dans l’ordre”. On veut bien le croire. Mais en attendant ce retour miraculeux à la normale, la CEMAC vit sous perfusion camerounaise, prouvant une fois de plus qu’en Afrique centrale, l’intégration économique reste un concept magnifique… tant qu’on n’a pas à sortir le portefeuille.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moussa Basile

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Quand le dictateur Faustin-Archange Touadéra invoque Barthélémy Boganda pour légitimer le hold-up électoral qui assassine l’héritage du père fondateur

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Quand le dictateur Faustin-Archange Touadéra invoque Barthélémy Boganda pour légitimer le hold-up électoral qui assassine l’héritage du père fondateur

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-dictateur-faustin-archange-touadera.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-dictateur-faustin-archange-touadera.webp” alt=”Le dictateur Faustin Archange Touadera” width=”500″ height=”346″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-dictateur-faustin-archange-touadera.webp 500w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-dictateur-faustin-archange-touadera-218×150.webp 218w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-dictateur-faustin-archange-touadera-100×70.webp 100w” sizes=”auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px” />
Le dictateur Faustin Archange Touadera

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Invoquer Boganda pour légitimer un hold-up électoral représente le sommet du cynisme politique dans l’histoire du monde. Ce hold-up constitutionnel transforme le rêve démocratique centrafricain en cauchemar organisé par Faustin-Archange Touadéra.

 

Le 28 décembre 2025 restera gravé dans la mémoire collective comme le jour où la Centrafrique a franchi la ligne rouge de l’imposture démocratique. Faustin-Archange Touadéra annonce fièrement dans son discours à la nation du 19 janvier 2026 : « Le Conseil constitutionnel vient de me proclamer élu président de la République centrafricaine au premier tour de l’élection présidentielle à la majorité absolue des suffrages valablement exprimés soit 77,9% ».

 

Ce chiffre démentiel ne peut convaincre quiconque de la sincérité du scrutin. Les mathématiques de la fraude ont leurs limites, et ces scores dignes des pires autocrates africains sonnent comme un aveu plutôt qu’une victoire.

 

Cette arrogance numérique trouve son prolongement dans un discours soigneusement calibré pour endormir les consciences. Touadéra déclare : « Je tiens en premier lieu à rendre grâce à Dieu tout puissant et miséricordieux qui a préservé notre pays de tout mal pendant cette période cruciale de notre vie nationale ». Il oublie commodément que le véritable mal ronge justement les institutions qu’il prétend défendre. Sa piété affichée cache mal la réalité d’un processus électoral dévoyé dès son origine, où chaque étape a été verrouillée pour garantir le résultat escompté.

 

Le dictateur parle de transparence en affirmant que le Conseil constitutionnel a confirmé « de manière ineffragable et péremptoire les résultats annoncés par l’autorité nationale des élections » et que cela « consacre l’aboutissement d’un processus électoral libre, juste, transparent et ouvert à tous ».

 

Pendant ce temps, les observateurs indépendants relèvent des fraudes du jamais vu dans le pays avant lui. Dans les préfectures, les scores dépassent parfois les 95%, confirmant les soupçons de manipulation des résultats. Ces anomalies statistiques crient la vérité que Touadéra s’évertue à enfouir sous des montagnes de rhétorique apaisante et de formules creuses sur l’unité nationale.

 

La référence à Barthélémy Boganda constitue le moment le plus choquant de cette parodie de discours. Touadéra déclare sans honte : « Il est donc temps d’oublier les dissensions créées pendant cette période de compétition électorale et de nous rassembler autour des idéaux que nous a légués le président fondateur Barthélémy Boganda, à savoir unité, dignité, travail ». Le père fondateur qui rêvait d’une nation libre et prospère se retournerait dans sa tombe s’il voyait comment son héritage est détourné. Touadéra ose invoquer les idéaux de dignité et de travail pendant qu’il piétine méthodiquement tout ce que Boganda a bâti avec ses compagnons de lutte pour l’indépendance.

 

Cette instrumentalisation des symboles nationaux ne s’arrête pas là et contamine l’ensemble du discours présidentiel. Le Conseil constitutionnel, présenté comme « la plus haute juridiction chargée de veiller à la régularité de l’élection présidentielle », n’est plus qu’une chambre d’enregistrement aux ordres du pouvoir, dirigée par son oncle maternel Jean-Pierre Waboué. Les juges qui ont validé ces résultats fantaisistes connaissent parfaitement le prix de la désobéissance dans un régime où la loyauté prime sur la compétence et l’intégrité.

 

L’invention de cette « septième république » relève du tour de passe-passe constitutionnel destiné à brouiller les cartes. Touadéra annonce : « Au-delà de leur portée immédiate, ces élections s’inscrivent dans une dynamique institutionnelle plus large. Ce processus ouvre également la voie à l’entrée pleine et entière de notre pays dans la septième république ». Il habille son maintien au pouvoir dans des atours juridiques sophistiqués, espérant ainsi tromper la vigilance de la communauté internationale. Cette construction artificielle ne vise qu’à contourner les limitations de mandats et à installer durablement un homme qui refuse de lâcher les rênes du pouvoir.

 

Les appels répétés au rassemblement sonnent creux dans la bouche d’un dictateur qui a passé des années à diviser pour mieux régner. Il affirme : « Je tiens à réaffirmer avec clarté et responsabilité, ce soir, il n’y a dans la République ni gagnants ni perdants. Il y a un seul gagnant, le peuple centrafricain ». Touadéra tend la main à une opposition qu’il a méthodiquement affaiblie, domestiquée et marginalisée jusqu’à la rendre inoffensive. Son dialogue national ressemble davantage à un monologue où seules les voix serviles trouvent droit de cité dans l’espace public centrafricain.

 

La mention des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle trahit son obsession du contrôle informationnel. Il déclare : « Je vous exhorte tous à cesser les discours belliqueux, les discours haineux, la désinformation, la démagogie et l’utilisation malveillante de l’intelligence artificielle, devenue virale sur les réseaux sociaux ». Derrière ces préoccupations apparemment légitimes se profile la volonté d’étouffer toute critique et de museler les dernières voix dissidentes. Le régime prépare déjà l’arsenal législatif qui permettra de criminaliser l’expression libre et de transformer chaque citoyen en suspect potentiel dès qu’il ouvrira la bouche.

 

Les remerciements appuyés aux forces russes et rwandaises dévoilent la véritable nature de ce pouvoir adossé aux baïonnettes étrangères. Touadéra affirme : « Je tiens également à féliciter et à encourager nos forces de défense et de sécurité, ainsi que leurs alliés bilatéraux, russes et rwandais, pour le formidable travail de sécurisation accompli pendant cette période sensible ». Ces mercenaires qui quadrillent le territoire ne protègent pas la démocratie mais garantissent la survie d’un régime contesté. Touadéra doit son fauteuil davantage à Moscou et Kigali qu’au peuple centrafricain dont il prétend incarner la volonté souveraine.

 

Cette dépendance vis-à-vis des puissances extérieures transforme la Centrafrique en protectorat moderne où les décisions importantes échappent totalement aux nationaux. La souveraineté tant célébrée dans les discours officiels n’existe que sur le papier pendant que les ressources du pays partent alimenter les coffres étrangers. Le pillage organisé des richesses minières finance la présence de ces forces qui maintiennent Touadéra au pouvoir contre la volonté populaire.

 

Le passage où il se présente comme président de tous les Centrafricains atteint des sommets d’hypocrisie rarement égalés. Il annonce : « Je veux dire avec clarté et gravité : à compter de ce jour, je ne suis plus le président élu par une partie des Centrafricains. Je suis le président de tous les Centrafricains, sans distinction, sans exclusivité et sans esprit de revanche ». Comment prétendre représenter une nation entière quand la moitié du pays vit sous contrôle de groupes armés incontrôlés ? Les populations déplacées qui survivent dans des camps de fortune apprécieront cette sollicitude tardive d’un dirigeant qui les a abandonnées à leur sort tragique.

 

L’évocation émue de sa famille vise manifestement à humaniser un personnage qui a perdu tout crédit aux yeux de ses compatriotes lucides. Touadéra confie : « Ce soir, je m’adresse aussi à vous comme un homme. Je pense à ma famille qui a partagé les silences, les absences, les inquiétudes, mais aussi l’espérance ». Il joue sur la corde sensible pendant que des milliers de familles centrafricaines pleurent leurs disparus et leurs morts. Cette tentative maladroite d’apitoiement ne peut masquer la faillite morale d’un homme qui a sacrifié son pays sur l’autel de son ambition personnelle.

 

Les partenaires internationaux qui ont financé cette comédie électorale portent une responsabilité accablante dans cette dérive autoritaire. Touadéra remercie « le programme des Nations unies pour le développement, de la MINUSCA, de l’Union européenne ainsi que celui des pays et partenaires bilatéraux ». L’argent européen et onusien a servi à acheter une façade de légitimité démocratique à un processus truqué dès le départ. Ces organisations savaient pertinemment que les conditions d’un scrutin libre n’étaient pas réunies mais ont préféré fermer les yeux sur les violations.

 

Cette complaisance coupable de la communauté internationale encourage les autocrates africains à persévérer dans leur dérive autoritaire. Touadéra a compris qu’il suffit d’organiser un semblant d’élection pour obtenir le blanc-seing des chancelleries occidentales. Les principes démocratiques s’effacent devant les intérêts stratégiques et économiques dans un continent où les discours vertueux masquent mal le cynisme des politiques réelles.

 

Le taux de participation annoncé relève de la fiction statistique quand on connaît la réalité du terrain centrafricain. Touadéra se félicite : « Votre participation massive à cette élection, soit plus de 64,42%, est pour moi un socle de confiance renouvelé, de légitimité et plus encore de responsabilité ». Des régions entières n’ont pas pu voter, leurs populations terrorisées ou déplacées par les violences endémiques qui ravagent le pays. Mais ces détails embarrassants disparaissent commodément dans la version officielle qui transforme la débâcle en triomphe démocratique digne d’être célébré.

 

La rhétorique de Touadéra multiplie les formules grandiloquentes sur la stabilité et le développement. Il promet : « Je m’engage à exercer dans un esprit de rassemblement un mandat placé sous le signe de l’unité nationale, de la continuité de l’État et de la transformation patiente mais résolue de notre pays ». Le pays s’enfonce dans la misère pendant que le président distribue les postes lucratifs à ses affidés et entretient une cour dispendieuse. Les infrastructures continuent de se délabrer, les hôpitaux manquent de tout, les écoles ferment faute de moyens, mais le palais présidentiel rayonne de tous ses ors mal acquis.

 

Cette déconnexion totale entre le discours et la réalité atteint des proportions surréalistes qui défieraient l’imagination. Touadéra parle de cohésion sociale dans un pays fragmenté où les communautés s’entre-déchirent faute de vision unificatrice. Son gouvernement attise les tensions ethniques et régionales pour diviser une opposition qui pourrait menacer son emprise si elle parvenait à s’unir contre la tyrannie.

 

Les jeunes générations centrafricaines assistent impuissantes à la confiscation de leur avenir par une gérontocratie qui refuse de passer la main. Leur frustration grandit face à un système verrouillé qui bloque toute possibilité d’alternance démocratique et de changement véritable. Cette jeunesse éduquée et connectée au monde ne se laissera pas indéfiniment berner par les artifices d’un pouvoir à bout de souffle.

 

L’insistance maladive sur la légalité constitutionnelle du processus trahit une conscience coupable qui sait que sa légitimité repose sur du sable. Touadéra répète : « Je m’engage à exercer dans un esprit de rassemblement un mandat placé sous le signe de l’unité nationale, de la continuité de l’État ». Un dirigeant véritablement élu par son peuple n’aurait pas besoin de marteler sans cesse la validité de son élection. Cette défensive permanente révèle les failles d’un édifice construit sur le mensonge et maintenu par la force brute des armes.

 

Le discours de Touadéra ressemble davantage à une tentative désespérée de convaincre la galerie internationale qu’à une célébration sincère. Chaque phrase sonne faux, chaque promesse résonne comme une moquerie aux oreilles de Centrafricains qui ont appris à ne plus croire les belles paroles. La répétition mécanique des formules sur l’unité et le rassemblement ne peut masquer le vide abyssal d’un projet politique réduit à sa plus simple expression.

 

Les mois à venir révéleront le vrai visage de ce régime une fois retombée la pression internationale liée aux élections. La répression reprendra son cours normal contre tous ceux qui osent encore contester la version officielle des événements. Les rares espaces de liberté qui subsistent se refermeront progressivement sous les coups de boutoir d’un pouvoir paranoïaque qui voit des ennemis partout.

 

Cette élection truquée marque une étape supplémentaire dans la longue descente aux enfers d’un pays qui méritait tellement mieux. Faustin-Archange Touadéra aura réussi l’exploit de salir définitivement l’héritage de Boganda en transformant son rêve d’émancipation en cauchemar autocratique. Les générations futures jugeront sévèrement ceux qui ont laissé faire ce hold-up sans broncher ni réagir face à l’évidence de la manipulation

 

Par Alain Nzilo

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Vive tension à Bangui : les mercenaires russes du groupe Wagner sont en colère et réclament 900 milliards à Touadéra avant de quitter le pays

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Vive tension à Bangui : les mercenaires russes du groupe Wagner sont en colère et réclament 900 milliards à Touadéra avant de quitter le pays

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Les mercenaires russes du groupe Wagner ici au camp de Roux à Bangui. CopyrightCNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le groupe Wagner et le président Touadéra sont au bord de l’affrontement. Les mercenaires russes, très en colère contre le dictateur de Bangui,  se sont eux-mêmes regroupés dans leur base à M’Poko pour exiger officiellement  le paiement de 900 milliards de francs CFA, leur dû, avant tout départ du pays.

 

En effet, pour comprendre cette histoire, il faut remonter au début. Tout commence en 2017 par un accord conclu dans la discrétion entre Faustin-Archange Touadéra et le groupe Wagner, dont la durée exacte n’a jamais été rendue publique. Mais pour mettre en exécution ce contrat, Wagner a déployé sur le territoire centrafricain des chars, des avions de combat et des équipements lourds, assurant ainsi son implantation durable dans le pays.

 

Au fil du temps, le groupe a étendu ses tentacules bien au-delà du seul domaine sécuritaire. Wagner a obtenu des concessions pour l’exploitation aurifère et diamantifère, pris le contrôle partiel de la douane, créé des entreprises privées actives dans le forage, la production d’alcool, de bière et d’eau minérale. Le groupe a également érigé des prisons de haute sécurité au camp de Roux, au camp Mpoko, et ce, dans le seul objectif : la détention, la torture et l’élimination de Centrafricains.

 

Ce fragile équilibre a volé en éclats le 23 août 2023, quand un avion privé s’est écrasé en Russie, tuant Evgueni Viktorovitch Prigojine, cofondateur du groupe Wagner, ainsi que son adjoint Dmitri Outkine. Vladimir Poutine a aussitôt engagé la dissolution du groupe et ordonné la création d’une nouvelle structure, l’Africa Corps, placée directement sous l’autorité du ministère russe de la Défense.

 

Le président russe a alors entrepris de remplacer Wagner dans tous ses théâtres d’opération africains,  Mali, Burkina Faso, Niger,  et a fixé son regard sur la RCA, cœur historique du dispositif Wagner sur le continent. Mais Poutine, très gourmant financièrement,  a exigé de Touadéra un paiement en cash de dix milliards de francs CFA par mois pour toute poursuite de la coopération avec sa milice armée Africorp, une somme que le chef de l’État centrafricain n’était pas en mesure d’honorer.

 

Sous pression de Poutine, Touadera a tenté de fuir, mais la pression est énorme sur lui. Finalement, il s’est rendu à Moscou il y’a près de deux semaines et a signé un nouvel accord avec l’Africa Corps pour son déploiement en RCA. Publiquement, il a continué d’affirmer que Wagner resterait dans le pays. Mais les mercenaires sur le terrain ont vite cerné la réalité : ils étaient en train d’être mis dehors, en dépit d’un contrat de trente ans signé avec Touadéra.

 

C’est ce point précis qui a mis le feu aux poudres. Wagner estime que la rupture unilatérale de cet engagement trentenaire oblige l’État centrafricain à rembourser l’intégralité de leurs dépenses engagées sur le sol national. Le montant réclamé est colossal : 900 milliards de francs CFA, payables en cash, avant le moindre mouvement de départ.

 

À ce contentieux financier s’ajoute un litige sur les équipements. Wagner revendique la pleine propriété de tous les matériels déployés en RCA,  chars, aéronefs et autres engins,  et refuse que l’Africa Corps en hérite sans contrepartie. Selon les mercenaires, si l’État centrafricain acquitte les 900 milliards, ces équipements deviendront propriété nationale. L’Africa Corps pourra ensuite en négocier l’usage avec Bangui, mais pas autrement.

 

Poutine, de son côté, entend récupérer ces matériels pour les réaffecter à l’Africa Corps sans débourser le moindre franc. Les deux camps sont donc à couteaux tirés, et c’est Touadéra qui se retrouve coincé entre les deux.

 

Depuis une semaine, les mercenaires russes,  qu’ils soient conseillers à la présidence, gardes du corps de Touadéra ou éléments disséminés dans la capitale,  ont tous quitté leurs postes et se sont volontairement regroupés dans leur base de l’aéroport international de Bangui M’Poko. C’est depuis ce point de ralliement qu’ils font pression sur le président.

 

Touadéra, lui, est actuellement en Russie depuis deux semaines. Son entourage lui déconseille formellement de rentrer à Bangui dans l’immédiat, Wagner l’attendant de pied ferme à M’Poko. Paniqué, le président cherche à obtenir de Poutine un appui pour organiser son retour en sécurité, mais le maître du Kremlin tarde à se prononcer.

 

On ignore si l’Africa Corps sera déployé avant le retour de Touadéra, ou si Poutine attendra que la situation se décante. L’État centrafricain, aux finances exsangues, est dans l’incapacité manifeste de réunir 900 milliards de francs CFA.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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MSF sort tout son gabari et détruit totalement Wagner et son réseau de propagande au sein du gouvernement centrafricain

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MSF sort tout  son gabari et détruit totalement Wagner et son réseau de propagande au sein du gouvernement centrafricain

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/francois-zampareni-cadre-de-msf-rdc.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/francois-zampareni-cadre-de-msf-rdc.webp” alt=”Moins de trois semaines après la visite avortée de Marcelo Rebelo de Sousa à Bangui, c’est au tour de Macron d’envoyer son ministre des Affaires étrangères en RCA  pour discuter avec Touadera le problème d’un autre français arrêté par les  Wagner” width=”400″ height=”888″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/francois-zampareni-cadre-de-msf-rdc.webp 400w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/francois-zampareni-cadre-de-msf-rdc-189×420.webp 189w” sizes=”auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px” />
François Zampareni, cadre de MSF-RDC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Il suffit parfois d’un seul dossier bien tenu pour faire tomber un appareil de propagande entier. MSF vient d’en apporter la démonstration éclatante en Centrafrique face aux réseaux criminels et propagandistes de Wagner.

 

Une arrestation illégale, une propagande cousue de fil blanc, un porte-parole gouvernemental pris en flagrant mensonge : MSF a démantelé le scénario de Wagner pièce par pièce.

 

En effet, tout a commencé à Zémio, ville frontalière du Haut-Mbomou, quand des éléments de Wagner ont mis la main sur François Antoine Zamparini Roux, un ressortissant français déployé par MSF depuis la République démocratique du Congo.

 

Ce n’était ni une démarche clandestine, ni une première visite. C’était sa troisième venue à Zémio, chaque fois avec la connaissance pleine des autorités locales — sous-préfet, préfet, maire. Le jour de son arrestation, c’est le sous-préfet lui-même qui l’avait convoqué par téléphone à une réunion de sécurité en cours.

 

Il a traversé la rivière Mbomou en pirogue, assisté à la réunion, puis rejoint les équipes médicales à l’hôpital. Sa présence avait un objet précis et documenté : négocier l’usage de l’aérodrome local pour acheminer des secours vers le village congolais de Zapay, où vivent des réfugiés centrafricains que seul MSF parvient à atteindre.

 

Mais toutes ces démarches, les mercenaires russes ne comprennent rien. Pour eux, c’est leur propagande qui les intéresse. Ainsi, ils sont allés mettre la main sur ce monsieur illégalement au sein de l’hôpital de Zemio. Mais À peine l’arrestation consommée, la machine de Wagner s’est mise en branle. Des publications fabriquées par intelligence artificielle ont inondé les réseaux sociaux, diffusant sa pièce d’identité, son visa, ses données personnelles, pour habiller en menace sécuritaire ce qui n’était qu’une capture arbitraire d’un agent humanitaire en mission officielle.

 

Pour accentuer la propagande, Wagner active ses réseaux dans le gouvernement centrafricain. Ainsi, le ministère de la Défense a repris le récit de Wagner mot pour mot, sans ajout ni retrait. Puis le clepto-mythomane Maxime Balalou, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement,  dans les faits porte-parole de Wagner,  a monté à la tribune pour sortir un chapelet d’accusations : séjour illégal en 2014, formation présumée dispensée aux rebelles du mouvement Révolution et Justice, et surtout l’affirmation que le nom de Zamparini Roux ne figurerait sur aucune liste du personnel de MSF.

 

MSF n’a pas répondu par des communiqués enflammés. L’organisation a envoyé ses juristes, et MSF Suisse a confirmé en quelques secondes ce que Balalou niait publiquement : l’homme travaille bien pour eux, il est dûment enregistré, son déploiement est officiel. La contrevérité du porte-parole s’est effondrée d’elle-même, avec la froideur d’un fait établi.

 

Le poids de MSF en Centrafrique n’est pas un détail dans cette affaire. L’organisation investit des milliards dans le système sanitaire du pays, là où l’État peine à financer ses propres structures hospitalières. S’en prendre à ses agents, c’est s’attaquer à la survie de milliers de patients qui n’ont qu’elle comme dernier recours.

 

Zamparini Roux a été libéré. Il doit retourner à Zémio, reprendre son travail, continuer les négociations pour l’aérodrome. Balalou, lui, devra vivre avec sa déclaration télévisée, désavouée point par point par l’organisation qu’il prétendait démasquer.

 

Par Éric Nzapa

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La radio Lengo Songo fabrique un dossier contre Babanani, l’homme d’affaires qui a osé porter plainte contre Wagner

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La radio Lengo Songo fabrique un dossier contre Babanani, l’homme d’affaires qui a osé porter plainte contre Wagner

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L’homme d’affaire centrafricain Babanani

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La radio Lengo Songo, instrument de communication des mercenaires russes déployés en Centrafrique, a publié le 3 mars 2026 un texte signé Saint-Cyr Gbégbé-Ngaïna qui prétend exposer un réseau de déstabilisation impliquant l’homme d’affaires Babanani Mahamat Djamil. Ce texte est un mensonge, fabriqué dans le seul but de neutraliser un homme qui a eu le tort d’exiger ses droits.

 

Pour comprendre pourquoi Wagner s’acharne sur Babanani, il faut remonter au 27 octobre 2023. Ce jour-là, des éléments de l’OCRB accompagnés de mercenaires russes ont fait irruption à son domicile du quartier KM5 à Bangui, sans mandat du parquet. Ils ont saccagé le salon, fouillé la chambre, vandalisé la douche, emporté près de six millions de francs CFA, ses documents d’identité, ses équipements informatiques et ses effets personnels.

 

Un procès-verbal dressé le 30 octobre 2023 par l’huissier de justice Bienvenu Saouya a consigné l’étendue des dégâts pièce par pièce. Sur la base de ce document, son avocat Maître Albert Panda Gbianimbi a déposé une plainte formelle auprès du Procureur de la République, enregistrée sous le numéro 23/LVM. Cette plainte a mystérieusement disparu des archives judiciaires. Pendant ce temps, les mercenaires russes, auteurs de cet acte criminel, ont conservé tout ce qu’ils avaient pris au domicile de l’homme d’affaire.

 

Babanani a alors quitté le pays pour le Cameroun, où il possède également des intérêts commerciaux. C’est là que le piège suivant s’est mis en place. Le ministre de l’Élevage Hassan Bouba l’a contacté à plusieurs reprises pour lui promettre des commandes officielles de l’État, le rassurant qu’il pouvait rentrer sans risque. Babanani est rentré. Un bureau lui a été aménagé au sein du ministère, avec ordinateurs et matériel professionnel.

 

Des documents lui ont été remis : bons de commande, cahiers des charges, autorisations. Quand il s’est présenté à l’aéroport de Bangui pour se rendre au Cameroun effectuer les achats correspondants, il a été arrêté sur le champ. Les fonds qu’il transportait ont été saisis. Il a été transféré à l’OCRB, où il est détenu depuis lors, sans que les motifs précis de son arrestation n’aient jamais été rendus publics.

 

C’est dans ce contexte que Lengo Songo publie son article. Babanani a finalement été libéré par la justice et a quitté la Centrafrique pour regagner le Cameroun, où ses activités commerciales l’attendaient. C’est ce départ qui a manifestement déclenché la réaction de Wagner : ne pouvant plus le tenir en cellule, il fallait le rattraper autrement, par le papier et la diffamation.

 

L’article prétend qu’il aurait participé à un réseau de renseignement piloté depuis Paris, en lien avec son oncle Abdou Karim Méckassoua, ancien président de l’Assemblée nationale. Pas un seul fait daté, pas un seul document consultable, pas une seule source identifiable.

 

La mention d’une “correspondance” censée prouver sa complicité avec des groupes armés repose sur le même vide. Wagner a déjà produit de faux documents en Centrafrique, notamment dans l’affaire Armel Sayo, où des éléments trafiqués ont servi à justifier une détention arbitraire. La méthode est identique : fabriquer une pièce, l’agiter, construire un récit pénal autour d’elle.

 

L’insertion dans l’article d’un “ancien attaché militaire français” nommément cité obéit à la même logique. Il s’agit d’accrocher le récit à une figure occidentale fictive pour accréditer l’idée d’une ingérence étrangère, thème central de la propagande Wagner en Afrique centrale depuis des années. Babanani devient ainsi, sur papier, le maillon d’un complot franco-centrafricain. La réalité, elle, est ailleurs.

 

Ce que Lengo Songo ne dit pas, c’est que Babanani est la victime d’un système de prédation documenté. Les généraux Bienvenu Zokoué et Armel Baraba, dont les constructions immobilières et le train de vie dépassent de loin leurs salaires officiels, ont déjà procédé de la même façon contre l’entrepreneur malien Traoré, contre l’homme d’affaires Abdel Karim Dobo, et contre d’autres encore. Le schéma est toujours le même : cibler un entrepreneur prospère, le dévaliser, faire disparaître sa plainte, puis l’arrêter quand il tente de reconstituer ce qu’on lui a pris.

 

Lengo Songo n’est pas une rédaction. C’est un service de communication au service d’une milice étrangère dont les membres tuent, rançonnent et emprisonnent des Centrafricains. Ses auteurs sont des employés rémunérés pour produire ce type de contenu sur commande, à intervalles réguliers, selon les besoins opérationnels de leurs commanditaires. Saint-Cyr Gbégbé-Ngaïna a signé un article de commande, pas un travail journalistique.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Le ministre conseiller Pascal Bida Koyagbele  accuse  les déplacés de Mbongossoua de simuler pour un troisième dédommagement : « Ils font malin pour dormir sous les bâches » pour demander de l’argent

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Le ministre conseiller Pascal Bida Koyagbele  accuse  les déplacés de Mbongossoua de simuler pour un troisième dédommagement : « Ils font malin pour dormir sous les bâches » pour demander de l’argent

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Près de 2 000 personnes vivent sous des bâches depuis les inondations de 2023. L’île Mbongossoua, village doré du projet avorté de Crypto-Island, les a vus partir sans espoir de retour.

 

Pascal Bida Koyagbele parle. Le ministre conseiller chargé des Grands Travaux à la présidence de la République ne mâche pas ses mots. Face aux caméras, il défend la version officielle avec une assurance des fous . Les habitants ? Déjà indemnisés. Deux fois même. En 2010 d’abord. Puis en 2017. « On leur a même trouvé un espace pour qu’ils puissent se reloger », affirme-t-il dans sa folie.

 

Mais voilà. Ces gens refusent de partir. Ils s’accrochent à leurs bâches, dorment dans la boue, supportent la pluie et le soleil. Pourquoi ? Koyagbele a son explication. « Ils font malin pour dormir sous les bâches ». La phrase tombe comme un couperet. Le conseiller suggère que ces familles jouent un jeu. Un calcul froid. Rester dans la misère pour décrocher un troisième dédommagement.

 

Il va encore plus loin. Évoque des « revenus mensuels » liés à leur statut de déplacés. Une aide qui, selon lui, transforme leur malheur en stratégie financière. Certains préfèreraient rester là, volontairement, depuis deux ans maintenant. Attendre. Calculer. Encaisser.

 

Siopathis Mbassi vit sous une bâche. Elle témoigne d’un abandon total. « On a l’impression d’avoir été oubliés par le gouvernement, comme si on n’était pas des Centrafricains. » Sa voix porte la fatigue de mois d’attente. Les familles ne peuvent retourner sur l’île que pour prier à l’église Sauvé des Eaux. Rien de plus.

 

Le conseiller compare ensuite la Centrafrique à ses voisins. « Autour des pays là, elles sont malades. » Une phrase énigmatique qui laisse entendre que la RCA gère mieux ses crises. Que d’autres nations sombrent tandis que Bangui tient bon. Et que certains, ici, chercheraient à profiter du système en prolongeant artificiellement leur détresse.

 

Dans les milieux banguissois, on murmurent. Beaucoup considèrent Koyagbele comme mentalement troublé. Ses propos contre des gens qui dorment dehors choquent même ses pairs. « ce type est vraiment malade », murmurent certains dans la capitale. D’autres parlent de déconnexion totale avec la réalité du terrain.

 

Selon le dictateur Faustin-Archange Touadera, le projet Crypto-Island devait transformer l’île en paradis fiscal pour cryptomonnaies. Il ne reste aujourd’hui que des promesses mortes et des familles coincées entre deux rives. Le gouvernement annonce une relance des travaux en juin 2026. Les déplacés continuent d’attendre sous leurs bâches tandis que le conseiller à la présidence les accuse de comédie​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Enquête exclusive : pourquoi le directeur général de l’ONASPORT, Hervé Sévérin Lidamon a -t-il été sanctionné? Ce qu’il a réellement fait à l’ONASPORT, et pourquoi l’un de ses gardes du corps a-t-il été arrêté ?

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Enquête exclusive : pourquoi le directeur général de l’ONASPORT, Hervé Sévérin Lidamon a -t-il été sanctionné?  Ce qu’il a réellement fait à l’ONASPORT, et pourquoi l’un de ses gardes du corps a-t-il été arrêté ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/directeur-general-de-lONASPORT-Lidamon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/directeur-general-de-lONASPORT-Lidamon.jpg” alt=”Enquête exclusive : pourquoi le directeur général de l’ONASPORT, Hervé Sévérin Lidamon a -t-il été sanctionné?  Ce qu’il a réellement fait à l’ONASPORT, et pourquoi l’un de ses gardes du corps a-t-il été arrêté ?” width=”300″ height=”225″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/directeur-general-de-lONASPORT-Lidamon.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/directeur-general-de-lONASPORT-Lidamon-80×60.jpg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/directeur-general-de-lONASPORT-Lidamon-265×198.jpg 265w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />
Le directeur de l’ONASPORT, monsieur Sévérin Lidamon

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Derrière la suspension du directeur général de l’ONASPORT Hervé Sévérin Lidamon,  se cache une réalité bien plus lourde que ce que l’arrêté ministériel du 9 mars 2026 laissait entrevoir, une réalité découverte en présence des plus hautes autorités de tutelle.

 

Quand le ministre Rodolphe Héritier Bonheur Doneng Wanzoumon et ses équipes se sont rendus sur les sites gérés par l’ONASPORT, ce qu’ils ont trouvé a visiblement dépassé leurs attentes. D’abord, au niveau des gradins du stade 20 000 places, un local jadis occupé par une ressortissante marocaine, avait été récupéré, pour ne pas dire confisqué  par Hervé Sévérin Lidamon et transformé en une géante chambre froide. Lisez-bien ceci, cette chambre froide,  Hervé Sévérin Lidamon  l’a équipée de 187 congélateurs.  Plus grave, ces appareils électroménagers provenaient en grande partie de clients qui n’ont pas payé leur loyer d’espace dans le stade. Et en plus, ces biens saisis, stockés là par les prédécesseurs de monsieur Hervé Sévérin Lidamon. Mais dès que ce type est nommé à ce poste, il récupère immédiatement ces congélateurs pour mettre à son service commercial personnelle, montée dans un bâtiment public.

 

Le plus dangereux reste à venir. Lisez bien ceci! Pour alimenter cette installation, Hervé Sévérin Lidamon  a bricoler des câbles électriques de toute part sur le réseau de l’ENERCA. Un véritable voleur si on peut le dire, d’autant plus qu’il a fait cela sans contrat avec l’ÉNERCAA : l’infrastructure de l’État portait les charges d’un commerce privé.

 

Et ce n’était pas tout. Hervé Sévérin Lidamon  continue son dégât. Du côté du complexe Omnisport, il a bâti des petits restaurants, pour ne pas dire des zougoulou, l’un à côté de l’autre. Six en tout.  Ces zougoulou ont été remis et occupés par ses maîtresses. Incroyable!

 

Et ça continue! Au niveau du stade Barthélemy Boganda, Hervé Sévérin Lidamon  a installé une deuxième géante chambre froide, avec vente d’eau glacée et de glace à l’entrée de l’enceinte.

 

Devant ces constats dressés en sa présence, le ministre et ses supérieurs hiérarchiques ont voulu en parler à Hervé Sévérin Lidamon. Mais sa réponse a stupéfait tout le monde : il leur a rétorqué qu’il avait été nommé par décret comme eux, et que chacun devait s’occuper de ses affaires. Ce mépris affiché envers le premier ministre et le ministre de tutelle a fini de sceller son sort.

 

L’arrêté de suspension signé le 9 mars 2026 a donc suivi. Mais l’affaire ne s’est pas arrêtée là. Le lendemain, lors de la passation de service prévue entre Lidamon et son successeur par intérim, l’ancien directeur général ne s’est pas présenté. La cérémonie a échoué. Et ce n’est que le mercredi 11 mars, à l’arrivée du directeur général par intérim dans le bureau, qu’une kalachnikov AK-47, chargeur plein, a été découverte posée dans un coin de la pièce. La gendarmerie a été aussitôt appelée pour constater les faits.

 

La veille pourtant, un élément des Forces armées centrafricaines attaché à la garde de Lidamon avait déjà tenté d’empêcher l’équipe de l’Inspection d’État et les huissiers de procéder à la passation, en engageant des munitions à canon sur son arme. Les gendarmes sont intervenus, ont maîtrisé le militaire, et l’ont conduit à la Section de recherches et d’investigation, où il était encore retenu au moment de la rédaction de cet article.

 

Par Gisèle MOLOMA

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L’AAKG dément formellement la propagande de Wagner reprise textuellement par le ministère de la Défense et le ministère de la Communication

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L’AAKG dément formellement la propagande de Wagner reprise textuellement par le ministère de la Défense et le ministère de la Communication

 

 

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Les miliciens Azandé pendant leur formation par les mercenaires russes de la société Wagner

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Quelques heures avant la libération de Zamparini Roux François Antoine, la Coordination du groupe Azande Ani Kpi Gbé avait rendu public un communiqué pour démonter les allégations fabriquées par Wagner, reprises mot pour mot par le ministère de la Défense nationale et le ministère de la Communication, porte-parole du gouvernement centrafricain.

 

La Coordination du groupe AAKG a rejeté catégoriquement toute idée de lien entre ses combattants et Zamparini Roux François Antoine, travailleur humanitaire de Médecins Sans Frontières-RDC, arrêté à Zémio par des éléments Wagner et des soldats des FACA. L’organisation a été nette : cet homme n’a jamais eu le moindre contact avec ses structures dans le Haut-Mbomou, et son travail se limitait au secours des populations civiles de Zémio ainsi qu’aux déplacés centrafricains réfugiés à Zappay, en République démocratique du Congo.

 

En retournant les accusations dans leur sens, l’AAKG a pointé la responsabilité directe de Bangui dans la dégradation de la situation dans cette préfecture du Sud-Est. Le groupe soutient que le désengagement de l’État centrafricain de ses fonctions régaliennes a ouvert la voie à Wagner, auquel la gestion sécuritaire de plusieurs zones a été confiée, laissant la communauté Azande exposée à des violences, des disparitions et ce que l’organisation décrit comme des tentatives d’extermination.

 

L’AAKG a également mis en cause l’ouverture d’un couloir de transhumance décidé par la MINUSCA avec l’aval du gouvernement centrafricain, que la communauté Azande refuse au motif qu’il ignore les réalités locales et menace les terres ancestrales. La coordination affirme que les opérations menées par Wagner pour imposer ce passage par la force ne sont que la réponse aux résistances que le groupe oppose au nom des civils du Haut-Mbomou.

 

Face à cette situation, l’AAKG a exigé la libération immédiate de Zamparini et de tous les personnels humanitaires retenus dans la région, le respect du droit humanitaire international, et la cessation des accusations portées contre les organisations œuvrant dans le Haut-Mbomou. Le groupe a par ailleurs averti que pointer des humanitaires, des opposants ou de simples civils comme financiers ou alliés de l’AAKG relève d’une manœuvre sans fondement, et que le conflit dans le Haut-Mbomou ne trouve pas sa source dans les calculs du pouvoir en place à Bangui.

 

Par Éric Nzapa

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Le Mouvement Ikoué Gui Oko interpelle Touadéra après les déclarations télévisée de monsieur Dmitri Podolsky , un mercenaire de la milice Wagner sur la sécurité centrafricaine

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Le Mouvement Ikoué Gui Oko interpelle Touadéra après les déclarations télévisée de monsieur Dmitri Podolsky , un mercenaire de la milice Wagner sur la sécurité centrafricaine

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Régis Sikangba

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Dmitri Podolsky , un officier du Groupe Wagner s’est exprimé publiquement sur la politique sécuritaire de la République Centrafricaine, et le Mouvement Ikoué Gui Oko n’entend pas laisser passer cela sans réponse.

 

Dans une déclaration officielle signée de Régis Sikangba, Membre de la Ligue Internationale des Droits de l’Homme et Président de Mouvement Ikoué Gui Oko, le mouvement dit avoir suivi avec une attention particulière l’interview accordée le 3 février 2026 sur la chaîne RT par Dmitri Podolsky, présenté comme conseiller du président Touadéra en matière de sécurité. Ce que cet officier mercenaire a dit lors de cet entretien touche, selon le mouvement, à des questions qui n’appartiennent qu’aux institutions centrafricaines : la souveraineté nationale, la gouvernance sécuritaire et l’organisation de l’appareil d’État.

 

Pour le Mouvement Ikoué Gui Oko, il existe une ligne que nul accord de coopération militaire ne peut franchir : celle qui sépare l’assistance étrangère des responsabilités régaliennes de l’État. Toute prise de parole engageant la politique sécuritaire nationale relève, par définition, des seules autorités centrafricaines légalement établies, et non d’un ressortissant étranger sous contrat.

 

C’est pourquoi le mouvement formule trois demandes officielles, adressées chacune à un échelon précis du pouvoir. Il demande d’abord au conseiller militaire du président d’informer la Nation sur sa connaissance de cette interview et sur l’appréciation qu’il en fait. Il demande ensuite aux officiers supérieurs et généraux des FACA d’éclairer l’opinion sur la chaîne de commandement et sur la manière dont l’autorité nationale y est préservée.

 

La troisième demande, et non la moindre, est adressée directement à la Présidence de la République : que Son Excellence Faustin-Archange Touadéra dise clairement si les déclarations de Dmitri Podolsky engagent ou non la position officielle de l’État centrafricain.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Il y’a lieu de rappeler que le Mouvement Ikoué Gui Oko est une organisation de la société civile centrafricaine. Cette organisation est axée sur l’Idéaux de la démocratie, Responsabilité, Justice, Transparence, défense des droits humains,…

 

Par Anselme Mbata

 

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Déséquilibres monétaires : Martin Ziguelé  appelle à une discipline stricte dans la conduite des affaires publiques en RCA

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Déséquilibres monétaires : Martin Ziguelé  appelle à une discipline stricte dans la conduite des affaires publiques en RCA

 

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Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, membre de la commission finances à l’assemblée nationale centrafricaine

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Martin Ziguelé, député de Bocaranga 3 et membre de la Commission des finances à l’Assemblée nationale, appelle à une discipline stricte dans la conduite des affaires publiques. Dans son intervention à Tribune de l’économie sur Guira FM, il insiste sur la nécessité de traiter les ressources de l’État comme un bon père de famille gère son foyer : dépenser seulement ce que l’on a, honorer ses engagements et éviter de vivre à crédit.

 

Le cœur du message : arrêter l’indiscipline budgétaire

Selon Martin Ziguelé, le problème principal réside dans la mauvaise gestion des ressources rares du pays. Il explique que les déficits budgétaires répétés, financés par un endettement bancaire lourd, créent des déséquilibres monétaires. L’État puise massivement dans les banques locales pour couvrir ses dépenses, ce qui réduit les disponibilités pour les entreprises et les particuliers. Cet effet d’éviction freine l’investissement privé et maintient une pression sur l’économie réelle.

 

Il rappelle que la République centrafricaine fait partie de l’UMAC (Union Monétaire d’Afrique Centrale), où le franc CFA reste arrimé à l’euro via un accord politique. Cet arrimage garantit la convertibilité, mais il repose sur des réserves de change solides, notamment via le compte d’opérations auprès du Trésor français. Quand ce compte s’affaiblit – par manque de rapatriement des recettes d’exportations (bois, or, diamant) ou par des déficits non corrigés –, le risque d’ajustement monétaire augmente.

 

Les couches vulnérables paient le prix le plus élevé

Martin Ziguelé met en garde contre les conséquences d’une éventuelle dévaluation : ce sont les salariés, les paysans, les agriculteurs et les personnes à revenus modestes qui en subiraient le choc le plus fort. Il cite l’exemple de 1994, où la dévaluation a touché durement les plus fragiles. Pour lui, l’indiscipline budgétaire, financière et monétaire des dirigeants place ces populations en première ligne.

 

Les solutions concrètes proposées

Pour écarter ce risque, il liste plusieurs mesures essentielles :

– Accroître les ressources internes par une lutte réelle contre la corruption, grande et petite.

– Renforcer le compte unique du Trésor pour centraliser toutes les recettes prélevées au nom de l’État.

– Réduire les déficits budgétaires en limitant le recours à l’endettement onéreux.

– Faire transiter toutes les recettes des industries extractives (pétrole, mines, or, diamant, fer) par les circuits bancaires formels pour garnir le compte d’opérations et assurer une couverture des importations sur plusieurs mois.

 

Il souligne que la CEMAC forme un bloc : une dévaluation, si elle survenait, toucherait les six pays ensemble. Chacun doit respecter les critères de convergence, mais l’application reste individuelle. Sans discipline collective, les signaux actuels persistent.

 

Martin Ziguelé conclut en rappelant que la stabilité monétaire se gagne par une gestion responsable. Les ressources de l’État ne sont pas infinies : il faut les administrer avec prudence pour protéger le pouvoir d’achat et l’avenir des Centrafricains.

 

Par Alain Nzilo

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Ouadda-Maïkaga : un commerce illicite de munitions de chasse met le détachement FACA et les eaux et forêts au bord de l’affrontement

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Ouadda-Maïkaga : un commerce illicite de munitions de chasse met le détachement FACA et les eaux et forêts au bord de l’affrontement

 

 

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Des soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour du chantier minier de Keye, à 10 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe de Ouadda-Maïkaga

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 À Ouadda-Maïkaga, située à 204 kilomètres de Bria, dans la Haute-Kotto, ce sont des cartouches de chasse vendues illégalement à ciel ouvert par un homme de mains du capitaine, chef du détachement  des FACA qui ont mis le feu aux poudres entre les militaires de l’armée nationale et les eaux et forêts.

 

En effet, le capitaine chef du détachement de l’armée nationale à Ouadda-Maïkaga avait pris l’habitude de confier des munitions de chasse, cartouches double zéro et autres calibres — à un jeune homme du coin, chargé de les vendre sans discrétion sur le marché local. Un commerce qui ne cachait même plus son existence.

 

Mais la semaine dernière, tout a basculé. Un auxiliaire des eaux et forêts, Ali, est allé au marché, et a repéré la vente illicite de ces minutions. Il a aussitôt alerté son supérieur, le chef du cantonnement forestier, monsieur Robert. Ce dernier lui a aussitôt donné l’ordre de saisir la marchandise, conformément à ses attributions.

 

Mais le vendeur, de son côté, a fait de la résistance. Il  a refusé d’obtempérer. Sachant que les munitions appartenaient au capitaine, il a cherché l’affrontement avec Ali, l’auxiliaire des eaux et forêt, déclenchant un violent affrontement entre les deux protagonistes.

 

Pendant ce temps, des soldats FACA, présents dans le marché, ont rapidement intervenu. Ils ont pris fait et cause pour leur chef : ils ont récupéré les munitions et renvoyé l’auxiliaire les mains vides.

 

Pendant ce temps, le capitaine était alors absent. Il est  parti à Boungous, à 45 kilomètres de là, pour une opération contre des éleveurs.

 

À son retour, le vendeur lui a rapporté l’incident. Le capitaine a immédiatement ordonné l’arrestation d’Ali et envoyé ses hommes le chercher chez lui à trois reprises, sans succès.

 

À la troisième tentative, il a conduit lui-même une patrouille de cinq éléments jusqu’au domicile de l’auxiliaire. Ali n’y était pas. Les militaires l’ont finalement localisé chez Robert, et ont exigé qu’on le leur remette sur-le-champ.

 

Robert a refusé net. Il a rappelé aux soldats que c’est lui, et lui seul, qui avait ordonné la saisie — et qu’il en portait l’entière responsabilité. Les militaires sont repartis bredouilles informer leur capitaine que Robert a refusé de leur remettre Ali.  Aussitôt, le capitaine ordonnent à ses éléments d’aller dire à Robert de venir vite le voir. Les militaires sont repartis chez Robert, lui dire de venir à la base des FACA, le capitaine a voulu le voir. Une fois de plus, Robert refus, et dire à ces militaires d’aller dire à leur capitaine qu’il ne peut pas se déplacer.

 

Entre le chef du détachement FACA et le chef de service des eaux et forêts, la tension reste suspendue, sans que l’une ou l’autre des deux parties n’ait encore bougé.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moïse Banafio

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À Ouanda-Djallé, les chefs des quartiers demandent aux soldats FACA de regagner leur base à l’entrée de la ville

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À Ouanda-Djallé, les chefs des quartiers demandent aux soldats FACA de regagner leur base à l’entrée de la ville

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Des soldats FACA détachés à Sam-Ouandja, dans la préfecture de la Haute-Kotto

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans le nord-est de la République centrafricaine, à près de 900 kilomètres de Bangui, la ville d’Ouanda-Djallé vit au rythme des abus répétés des soldats des Forces armées centrafricaines.

 

Ce qui se passe là-bas n’est plus un secret pour personne. Les habitants ont fini par mettre des mots clairs sur ce qu’ils endurent au quotidien : les militaires censés les protéger sont devenus leur première source d’inquiétude.

 

Parmi les faits récents qui ont mis le feu aux poudres, un soldat du nom de Florent, ivre, s’est rendu au domicile du sous-préfet, arme à la main, pour le menacer. Cette scène, à elle seule, dit beaucoup sur le niveau de dérèglement auquel on en est arrivé.

 

Dans la même semaine, un autre militaire, du nom d’Abakar, visiblement sous l’effet du tramadol, a bloqué un groupe de jeunes dans un coin du marché, prétextant la disparition de son téléphone. Ne pouvant désigner aucun coupable, il a simplement contraint chacun d’eux à lui remettre dix mille francs CFA.

 

Ces comportements ne tombent pas du ciel. Beaucoup de Centrafricains pointent du doigt les conditions dans lesquelles l’armée a été reconstituée depuis 2018, avec des recrutements menés à la va-vite, sans critères sérieux, intégrant d’anciens combattants de groupes armés sans véritable tri.

 

La formation dispensée par les instructeurs russes du groupe Wagner n’aurait fait qu’aggraver les choses. D’après les habitants, ces soldats ont appris à manier les armes, mais personne ne leur a jamais expliqué ce que signifie servir et respecter une population civile.

 

Résultat, ceux qui sont déployés en province arrivent dans les villes comme des hommes sans repères, sans discipline intérieure, et sans aucune notion des règles qui encadrent le comportement militaire en temps de paix.

 

À Ouanda-Djallé, les soldats ont quitté leur base située à l’entrée de la ville, sous prétexte d’une menace rebelle imminente, pour s’installer en plein centre, dans l’enceinte de l’Organisation des femmes centrafricaines, juste à côté de la mairie.

 

Depuis lors, les tirs intempestifs, les vols au marché et les intimidations se sont multipliés dans les quartiers résidentiels. Une partie des militaires loue même des maison dans les différents quartiers, ce qui les plonge au cœur de la ville, sans aucune distance.

 

Face à cette situation qui dure, les chefs de quartier se sont réunis et ont adressé une demande formelle au chef du détachement militaire dans la ville : que les soldats quittent le centre-ville et retournent dans leur base, à cinq kilomètres de là, à l’entrée de la localité.

 

De leur côté, les jeunes de la ville ont pris leur propre décision. Ils ont fait savoir qu’à partir de maintenant, tout soldat qui viendrait au marché pour provoquer ou rançonner les gens ne repartirait plus sans réponse. Le ton a changé, et la tension entre la population et les militaires​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Serge Binguimalé

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8 mars 2026 : le chef du bureau de la MINUSCA du Haut-Mbomou appelle les femmes à prier pour la libération de la sous-préfète de Bambouti

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8 mars 2026 : le chef du bureau de la MINUSCA du Haut-Mbomou appelle les femmes à prier pour la libération de la sous-préfète de Bambouti

 

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La sous-préfète de Bambouti, madame Koumba Ndiaye

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le chef du bureau de la MINUSCA du Haut-Mbomou a profité de la journée internationale des droits des femmes pour lancer un appel vibrant à toutes les femmes de ladite préfecture, réclamant la libération immédiate des deux otages féminines détenues par les miliciens azandés depuis Bambouti.

 

Le 28 décembre 2025, des miliciens azandés ont enlevé quatre personnes à Bambouti : la sous-préfète de la localité, le commandant de la brigade de gendarmerie, un agent de l’Autorité nationale des élections et un jeune employé du même service. Depuis ce jour, les quatre captifs sont retenus quelque part dans la brousse frontalière, et leurs familles vivent dans l’ignorance totale de leur sort.

 

Quatre mois plus tard, alors que les cérémonies du 8 mars se tenaient partout en République centrafricaine, personne parmi les autorités réunies à Bangui n’a jugé utile d’évoquer le cas de ces deux femmes toujours aux mains de leurs ravisseurs. Les discours officiels ont célébré la dignité féminine, l’égalité, le progrès, sans qu’un seul mot ne soit dit sur elles.

 

C’est le responsable du bureau onusien du Haut-Mbomou qui a comblé ce silence, en demandant aux femmes présentes à la cérémonie d’Obo de prier avec ferveur pour la libération sans conditions de la sous-préfète et de l’agente électorale. Un geste sobre, mais qui a pesé bien plus lourd que tous les discours du jour.

 

Car pendant que les tables étaient dressées et les tenues soignées pour marquer la journée, deux femmes centrafricaines attendaient toujours, dans une forêt que personne ne contrôle vraiment, que quelqu’un pense enfin à elles.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Moins de trois semaines après la visite avortée de Marcelo Rebelo de Sousa à Bangui, c’est au tour de Macron d’envoyer son ministre des Affaires étrangères en RCA pour discuter avec Touadera concernant l’arrestation d’un français à Zemio

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Moins de trois semaines après la visite avortée de Marcelo Rebelo de Sousa à Bangui, c’est au tour de Macron d’envoyer son ministre des Affaires étrangères en RCA  pour discuter avec Touadera le problème d’un autre français arrêté par les  Wagner

 

 

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François Zampareni, cadre de MSF-RDC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La République centrafricaine a cessé d’être un État au sens propre du terme. Ce que Wagner y impose depuis des années dépasse ce que n’importe quel observateur du monde peut imaginer. En réalité, c’est un territoire d’Outre-Mer de la Russie.

 

Pour ceux qui ne le savent pas encore, en RCA, c’est le groupe Wagner qui décide de tout, et personne ne dit le contraire. Aucune autorité, aucune institution, aucune voix ne s’y oppose. Ce que Wagner ordonne est exécuté, ce que Wagner interdit reste interdit. C’est dans ce contexte verrouillé de toutes parts que François Zampareni, cadre français de MSF-Suisse basé en RDC, vient d’être arrêté à Zémio.

 

Pour illustrer cette histoire, il faut remonter en 2024 à Zemio. En mai 2024, le chercheur belgo-portugais Joseph Figueira Martin avait été pris dans la même stratégie des Wagner à Zémio, condamné à dix ans de travaux forcés pour espionnage au terme d’une procédure fabriquée de toutes pièces par Wagner.

 

Pour tenter d’obtenir sa libération, le président portugais sortant Marcelo Rebelo de Sousa avait fait le voyage à Bangui le 24 février dernier. Lisbonne avait même affrété un avion pour le rapatrier. Mais le Président portugais est retourné dans son pays les mains vides, furieux, repartant sans même s’asseoir au dîner officiel prévu en son honneur. Touadéra n’avait rien livré, parce que Touadéra ne peut rien livrer : ce n’est pas lui qui tranche, ce sont les russes qui décident.

 

Devant ce mur, Marcelo Rebelo de Sousa a perdu patience. Il a menacé de retirer ses soldats de la MINUSCA, de couper la coopération bilatérale et de peser de tout son poids à l’Union européenne pour déclencher des sanctions ciblées contre Bangui. Il est reparti sans même s’asseoir au dîner officiel prévu en son honneur. Ce que le président portugais a compris ce jour-là, Emmanuel Macron le répète depuis longtemps : Touadéra est lui-même otage de Wagner dans son propre pays.

 

Moins de trois semaines après cette visite avortée, le même engrenage s’est remis en marche. Le 4 mars, Corbeau News Centrafrique lançait une alerte sur l’arrestation de François Zampareni, cadre français de MSF-Suisse basé en RDC, interpellé à Zémio par des éléments Wagner. Ce n’était pas une arrestation au hasard : c’est le sous-préfet de Zémio en personne qui l’avait convié à une réunion officielle sur les modalités logistiques de MSF. Zampareni avait franchi la rivière Mbomou en réponse à cette invitation des autorités locales.

 

C’est dans ce contexte que Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, doit se rendre à Bangui le 12 mars prochain pour rencontrer Touadéra. Ce sera la première visite officielle d’un ministre français des Affaires étrangères en RCA depuis près de sept ans. Macron, qui avait lui-même qualifié Zampareni d’otage de Wagner, envoie donc son ministre négocier avec un homme qui n’a aucun pouvoir de négocier quoi que ce soit. Le président portugais en est revenu avec une certitude amère et un avion vide. La France arrive avec les mêmes espoirs, face au même mur.

 

Mais ce que Jean-Noël Barrot ignore peut-être, c’est que Sylvie Baïpo-Témon, ministre des Affaires étrangères de la RCA, a déjà annoncé qu’elle ne se déplacera pas à l’aéroport pour l’accueillir. Elle a dit clairement que ceux qui ont invité le ministre français peuvent aller l’accueillir eux-mêmes, l’ambassade de France ou qui que ce soit d’autre, mais pas elle. Et ce n’est pas tout : Baïpo-Témon a prévenu qu’elle a des quatre vérités à dire au ministre français lors de leur rencontre, parce que la France l’a, selon elle, trop longtemps malmenée.

 

Les griefs de Baïpo-Témon envers la France ne datent pas d’hier. À chaque fois qu’elle se rend en France, elle dit avoir été maltraitée, rabaissée, mal reçue. Mais ce qui a mis le feu aux poudres récemment, c’est son comportement à bord d’un vol Air France en direction de Bangui. Selon les informations disponibles, le commandant de bord avait envisagé de la décharger de l’avion, estimant qu’elle avait trop perturbé le vol. La compagnie Air France a d’ailleurs cessé sa liaison vers Bangui depuis le 1er février. Baïpo-Témon voit donc dans la venue de Barrot l’occasion rêvée de régler ses comptes avec Paris, pendant que Zampareni attend dans une cellule ce que Wagner décidera de son sort.

 

Pendant ce temps, Wagner continue sa propagande sur ;les réseaux sociaux et dans les médias sous son contrôle. En effet, pour tenter d’habiller cette arrestation d’un vernis de légitimité, Wagner a inondé les réseaux sociaux de textes générés par intelligence artificielle, dépeignant Zampareni comme un agent de Paris chargé de déstabiliser le régime de Touadéra. Le ministère de la Défense centrafricain a publié le 9 mars 2026 un communiqué reprenant mot pour mot ce récit fabriqué, avec simplement l’armoirie de la RCA collée en haut de page. Ce n’est pas un ministère qui parle : c’est une cellule de propagande de Wagner qui se déguise en institution d’État. La seule différence entre le texte de Wagner et le communiqué officiel, c’est ce logo imprimé.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Ça y est, ça y est : Wagner a activé ses marionnettes et ses roulés de propagande au gouvernement pour justifier l’arrestation du cadre français de MSF

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Ça y est, ça y est : Wagner a activé ses marionnettes et ses roulés de propagande au gouvernement pour justifier l’arrestation du cadre français de MSF

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le gouvernement centrafricain vient de produire l’un de ses communiqués les plus idiot et pathétique depuis longtemps, un récit fabriqué de toutes pièces pour habiller en opération sécuritaire ce qui n’est, au fond, qu’une arrestation totalement illégale instrumentée par Wagner contre un humanitaire en mission officielle.

 

Le clepto-mythomane Maxime Balalou, officiellement ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, mais dans les faits porte-parole attitré de Wagner, a pris la parole pour noyer l’opinion sous un flot d’accusations sans fondement. Son discours mêle un prétendu séjour illégal en 2014, une soi-disant formation dispensée à des rebelles du mouvement Révolution et Justice, et une conclusion toute faite : le nommé François Antoine Zamparini Roux serait un mercenaire déguisé en humanitaire.

 

Le tout sans produire la moindre preuve, sans citer Wagner une seule fois, alors que c’est précisément Wagner qui a procédé à l’arrestation à Zémio.

 

Ce qui rend ce récit encore plus grossier, c’est que les vérifications auprès de MSF Suisse ont confirmé que l’homme travaille bel et bien pour cette organisation, déployé en République démocratique du Congo. Balalou a pourtant affirmé devant les caméras que son nom ne figurerait sur aucune liste officielle du personnel de MSF, une contrevérité que les instances de l’organisation humanitaire peuvent démentir en quelques secondes.

 

François Antoine Zamparini Roux n’était pas à Zémio par hasard, ni pour la première fois. C’était sa troisième visite dans cette ville frontalière, chaque venue ayant fait l’objet de réunions officielles avec les autorités sous-préfectorales, le maire, le préfet et le sous-préfet. L’objet de ces démarches était précis et documenté : négocier l’utilisation de l’aérodrome de Zémio pour les rotations des avions de MSF, afin de desservir le village congolais de Zapay, situé à quelques kilomètres de l’autre côté de la rivière Mbomu. Ce village abrite une communauté de réfugiés centrafricains, et pour les atteindre depuis Angor en RDC, il faut parcourir 152 kilomètres sur des pistes dégradées. Zémio offrait un raccourci humanitaire évident.

 

Ce vendredi -là, c’est le sous-préfet de Zémio lui-même qui a appelé l’humanitaire par téléphone pour lui demander de rejoindre d’urgence la réunion de sécurité déjà entamée. L’homme a traversé la frontière en pirogue, participé à la réunion en présence des autorités locales, puis s’est rendu à l’hôpital pour y retrouver les équipes de MSF. C’est dans ce contexte parfaitement connu et balisé que Wagner est venu l’arrêter, avant que Balalou ne monte à la tribune pour raconter autre chose.

 

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

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Après “J’ai le copie dans ma bureau”, Tanza Saint-Cyr revient avec “la dossier du guerre” en Iran

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Après “J’ai le copie dans ma bureau”, Tanza Saint-Cyr revient avec “la dossier du guerre” en Iran

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Le candidat à la présidentielle qui fait rire tout le momde, monsieur Saint Cyr TANZA

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les Centrafricains commençaient à peine à digérer le “J’ai le copie dans ma bureau” que Tanza Saint-Cyr leur a servi un nouveau cadeau. Ce mardi 10 mars 2026, l’ancien candidat déclaré à la présidentielle du 28 décembre 2025 a publié sur sa page Facebook une annonce au fond rouge vif : il serait ce soir-là l’invité de la Voix d’Amérique pour débattre de la situation internationale de l’Iran, rendez-vous fixé à 21h15.

 

La publication a aussitôt circulé dans tous les groupes WhatsApp du pays, avec la même vitesse que ses sorties précédentes. Ce n’est pas tant le sujet qui a déclenché les rires,  après tout, n’importe qui peut être invité à parler de géopolitique,  mais la façon dont le texte était écrit, truffé de fautes graves, et surtout le choix de l’Iran comme terrain d’expertise pour un homme que ses propres voisins du quartier Ramandji décrivent comme n’ayant pas dépassé le CM2.

 

Les commentaires ont fusé dans la foulée. Certains ont simplement demandé sur quelle chaîne exactement, d’autres ont réclamé qu’on laisse l’affaire iranienne en paix. Mais c’est un internaute qui a tout résumé avec une formule lapidaire, reprise et partagée partout :

 

Tanza était invité pour parler de “la dossier du guerre” en Iran. Cette petite phrase, construite sur le même registre que son célèbre “J’ai le copie dans ma bureau”, a suffi à transformer la publication en objet de dérision collective.

 

Ce qui frappe dans ce nouveau cycle, c’est sa régularité presque mécanique. Depuis le débat de la radio Ndèkè-Luka où il avait confondu le Conseil constitutionnel avec un “conseil consultatif”, chaque sortie de Tanza Saint-Cyr suit le même parcours : publication, capture d’écran, diffusion massive, puis déferlée de commentaires hilares.

 

Un internaute a même glissé qu’il se demandait parfois si c’était bien lui qui écrivait, ou quelqu’un d’autre tapi derrière son nom pour “faire le malin.”

La publication arrive aussi quelques jours après qu’une jeune femme, rapidement surnommée “l’épouse de Tanza” dite Tanzanie  par les internautes, avait elle-même alimenté la chronique en prenant publiquement position sur les affaires du pays. Le fait que les deux épisodes se soient enchaînés aussi vite n’a pas échappé aux observateurs des réseaux, qui y ont vu la confirmation que le personnage est désormais entré dans une sorte de feuilleton dont personne, pas même lui, ne semble vouloir arrêter les épisodes.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Air France fuit la RCA à cause de Baïpo-Temon : Koï, le griot, confirme l’amateurisme mortel du régime !

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Air France fuit la RCA à cause de Baïpo-Temon : Koï, le griot, confirme l’amateurisme mortel du régime !

 

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Retour de Touadera de voyage

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

En décembre dernier, la compagnie Air France a menacé de couper les ponts avec Bangui en janvier, en tout cas à la fin du mois en question à cause de l’incident majeur provoqué par Sylvie Baïpo-Temon. Koï, griot du régime, confirme les informations publiées par la rédaction du CNC et balance tout…. Mais l’homme oublie qu’il est complice du chaos qu’il dénonce !

 

L’affaire Air France est devenue l’exemple parfait du naufrage diplomatique sous Faustin Archange Touadéra : une compagnie aérienne historique, partenaire stratégique pour les liaisons Paris-Bangui, qui menace de suspendre ses vols (et finit par le faire selon plusieurs sources récentes) à cause des « sorties scabreuses » et des « débordements » de la ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon. Euloge Doctrouvé Koï, dans son live explosif, confirme sans détour : c’est « un incident diplomatique majeur », provoqué par une « action unilatérale » et des « déclarations » maladroites de la ministre. Il parle d’« amateurisme qui a franchi les murs du département », de « tensions inutiles » créées par l’humeur de Baïpo-Temon, et d’un impact qui « fragilise nos liaisons stratégiques » et accentue l’« isolement international » de la Centrafrique.

 

Koï décrit l’événement comme un coup de poignard porté à l’image du pays : Air France, déjà sous pression pour des raisons de rentabilité et de sécurité, a vu ses équipages et passagers poussés à bout par le comportement de la ministre lors d’un vol Paris-Bangui. Des sources sur le terrain parlent d’« agitation constante », d’arrogance liée à un supposé « hors-statut », rendant le voyage insupportable. Résultat ? La compagnie envisage sérieusement d’abandonner la destination au 31 janvier (selon des articles de janvier 2026), puis officialise un départ progressif. C’est plus qu’un vol annulé : c’est une perte vitale pour les Centrafricains (voyages, affaires, diaspora), un signal clair que la diplomatie centrafricaine est devenue toxique pour les partenaires historiques.

 

Mais le vrai scandale, c’est Koï lui-même. Ce « griot insulteur public », qui a passé des années à lécher les bottes de Touadéra, à écrire des livres pour le diviniser, à insulter tous les critiques du régime, se pose aujourd’hui en justicier. Il confirme l’amateurisme mortel, appelle à négocier avec Air France via l’ANAC (Agence nationale de l’aviation civile), espère un retour sur de bonnes bases… tout en oubliant commodément qu’il est complice. Il a défendu ce régime jour après jour, encensé ses ministres, fermé les yeux sur les dérives. Aujourd’hui, il balance pour se repositionner, pour mordre la main qui le nourrit, pendant que le pays paie le prix de cet amateurisme : isolement croissant, perte de connectivité aérienne, image ternie à l’international.

 

Baïpo-Temon apparaît comme l’architecte du désastre : une cheffe de diplomatie qui, au lieu de dialoguer et de négocier (essence même de la diplomatie, comme le rappelle Koï), provoque des crises par ego et incompétence. Koï le dit crûment : « On ne fait pas une diplomatie de la sorte », « ce n’est pas parce que vous avez raison qu’il faut sauter sur la toile et crier ». Pourtant, c’est exactement ce que le régime fait depuis des années, et Koï en était le porte-voix principal !

 

Preuve que Corbeau News a été parmi les premiers à révéler cette affaire explosive : dès janvier 2026, nos articles titraient « Air France menace de couper les ponts avec Bangui après les débordements de la ministre Sylvie Baïpo-Thémaud », bien avant que d’autres ne reprennent l’info. On a alerté sur les conséquences : un partenaire historique qui fuit à cause d’une ministre qui traite l’État comme sa propriété privée. Koï arrive après la bataille pour confirmer… et pour se blanchir.

 

Conséquences dramatiques : la RCA perd une liaison essentielle, la diaspora souffre, les affaires s’effondrent, et l’isolement s’accélère. C’est l’amateurisme mortel du régime en action : un pouvoir qui sabote ses propres intérêts par incompétence et arrogance. Koï le griot balance tout, mais son silence complice d’hier le rend co-responsable.

 

Ce n’est pas juste un vol qui part, c’est la souveraineté aérienne et diplomatique qui s’envole. Aux autorités : assumez, négociez vraiment, et cessez les provocations inutiles. Au peuple : voyez clair dans ce cirque où les griots d’hier deviennent les dénonciateurs d’aujourd’hui, pendant que le pays coule.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Haut-Mbomou : un interprète de Wagner tué à Kadjéma

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Haut-Mbomou : un interprète de Wagner tué à Kadjéma

 

 

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Deux-mercenaires-du-groupe-Wagner-sur-deux-motos – Droits de l’Homme : en RCA, un mal nommé « Wagner »

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ce mardi 10 mars 2026, la localité de Kadjéma a été agitée par des tirs nourris pendant de longues heures, avant que les mercenaires russes n’annoncent la mort de leur interprète, un centrafricain originaire de Batangafo.

 

La mort des interprètes des Wagner en RCA n’est plus une nouvelle qui surprend grand monde en République centrafricaine. Tous les deux ou trois mois, une annonce de ce genre tombe quelque part sur le territoire national, comme si ces mercenaires cherchaient méthodiquement à effacer ceux qui ont trop vu, trop entendu. C’est devenu une sorte de rituel silencieux, presque attendu.

 

C’est dans ce contexte que Kadjéma, petite localité située sur l’axe Mboki-Obo dans la sous-préfecture d’Obo, a vécu une matinée hors du commun ce mardi. Peu avant midi, des détonations d’une rare densité ont éclaté dans la zone, semant la stupeur parmi les habitants. Les tirs, dit-on, venaient d’une seule direction.

 

Ce détail n’a pas échappé à la population locale. Dans un échange de tirs entre deux camps, les détonations viennent de part et d’autre. Là, tout indiquait une seule source. Quelques minutes après ce vacarme, les mercenaires russes ont annoncé qu’ils venaient de subir une attaque de miliciens Azandés, au cours de laquelle leur interprète avait perdu la vie.

 

Mais à Kadjéma, personne n’a avalé cette version. Les habitants connaissent leur village, ils savent qui circule, qui est présent, qui ne l’est pas. L’idée d’une attaque surprise de miliciens Azandés dans ce secteur ce jour-là ne tient pas debout pour ceux qui vivent là. Le doute s’est installé rapidement, et il est lourd.

Ce qui renforce la méfiance, c’est que ce scénario a déjà été joué ailleurs. À Zémio, il y a quelques mois, un interprète de Wagner, originaire de Bocaranga  avait été tué dans des conditions tout aussi nébuleuses. Les mercenaires avaient alors avancé que l’homme avait malencontreusement déclenché son propre fusil en montant sur un véhicule blindé, et que la balle l’avait atteint. Une explication que beaucoup avaient jugée cousue de fil blanc. Dans la région de Bouar, un autre interprète avait connu le même sort l’année précédente.

 

Le corps de l’interprète tué à Kadjéma a déjà été rapatrié vers Bangui dans la journée de ce mardi. La précipitation avec laquelle ce transfert a été organisé n’a pas non plus manqué d’être remarquée par les populations du coin. Les interprètes de Wagner sont des hommes du terrain, ils parlent les langues locales, ils entendent ce que les mercenaires russes ne peuvent pas entendre directement.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence

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À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence

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Ibrahim Kamoun Senoussi, sultan-maire de Ndélé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera.

 

En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité.

 

Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village.

 

Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon  dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal.

 

Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire,  a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine.

 

Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés.

 

Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation.

 

Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Barthelemy Kossi

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Ouanda-Djallé : Après le carnage du 27 février, la délégation Bireau-Yapandé arrive dans la ville et promet justice et relèvement des FACA, mais la population exige des actes concrets

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Ouanda-Djallé : Après le carnage du 27 février, la délégation Bireau-Yapandé arrive dans la ville et promet justice et relèvement des FACA, mais la population exige des actes concrets

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/la-foule-et-la-delegation-ministerielle-venue-de-bangui-reunies-a-ouanda-djalle-photo-cnc.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/la-foule-et-la-delegation-ministerielle-venue-de-bangui-reunies-a-ouanda-djalle-photo-cnc.webp” alt=”Ouanda-Djallé : Après le carnage du 27 février, la délégation Bireau-Yapandé arrive dans la ville et promet justice et relèvement des FACA, mais la population exige des actes concrets” width=”400″ height=”300″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/la-foule-et-la-delegation-ministerielle-venue-de-bangui-reunies-a-ouanda-djalle-photo-cnc.webp 400w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/la-foule-et-la-delegation-ministerielle-venue-de-bangui-reunies-a-ouanda-djalle-photo-cnc-80×60.webp 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/la-foule-et-la-delegation-ministerielle-venue-de-bangui-reunies-a-ouanda-djalle-photo-cnc-265×198.webp 265w” sizes=”auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px” />
La foule et la délégation ministérielle venue de Bangui réunies à Ouanda-Djallé. Photo CNC

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le 27 février 2026, une altercation au marché de Ouanda-Djallé a dégénéré en fusillade des FACA, causant trois morts – dont des élèves – et plusieurs blessés. La ville s’est figée en deuil. Une délégation ministérielle est venue apaiser les tensions.

 

La visite conjointe des ministres Claude Rameaux Bireau (Défense nationale et Reconstruction de l’Armée) et Bruno Yapandé (Administration du territoire, Décentralisation et Développement local) à Ouanda-Djallé marque une réponse directe du gouvernement aux événements tragiques du 27 février. Tout a commencé par une banale demande d’eau gratuite à un commerçant observant le jeûne du Ramadan. Refus poli, puis coups portés par un soldat FACA. La foule indignée s’est mobilisée vers la base militaire installée dans les locaux de la coopérative agricole OFCA, au cœur de la ville. Malgré l’interposition initiale de la MINUSCA et des autorités locales, les FACA ont ouvert le feu sur les civils, tuant trois personnes (un sur place, deux à l’hôpital) et blessant neuf autres, dont deux graves évacués à Bria par MSF.

 

Le lendemain, le 28 février, Ouanda-Djallé a décrété la « ville morte » : marchés fermés, rues désertes, silence assourdissant en signe de protestation collective contre des militaires perçus comme des « bandits armés » hors contrôle.

 

Lors de la réunion publique avec la délégation, les voix locales ont été claires et virulentes. Le sultan-maire par intérim de Ouanda-Djallé a dénoncé l’abandon de la ville : « Nous ne sommes pas des Centrafricains ? » Il a décrit les militaires comme des « lions » sur la population, accusant des exactions répétées (saisies de téléphones, taxes abusives, tirs d’intimidation, occupation de l’OFCA), l’absence totale de police et de gendarmes, l’école fermée depuis le 27, et l’isolement total (pas de communication, contrairement à Bria). Il a interpellé directement le ministre Bireau : « Comment allons-nous vivre ? » et réclamé le retour du téléphone volé par un certain Yamale.

 

Le sous-préfet a corroboré ces faits, détaillant la chronologie : bagarre au marché, marche pacifique, tirs malgré négociations. Il a listé les préoccupations accumulées (violations des droits, intimidation, occupation illégale) et salué la présence gouvernementale comme un signe d’attention, tout en soulignant la tristesse profonde de la communauté.

 

Hassan Khom, ancien ministre et candidat MCU originaire de la ville, a adopté un ton plus conciliant. Il a remercié le président Touadéra pour l’envoi rapide de la délégation, condamné l’acte criminel, présenté condoléances, et appelé la population au calme : « Considérez-les comme vos frères, discutez avec eux. » Il a insisté sur le règlement imminent du problème par les autorités.

 

Côté gouvernemental, Bruno Yapandé a transmis un message personnel du président Touadéra : « Mes yeux sont rivés sur vous, je pense toujours à vous. » Il a reconnu les souffrances (école, hôpital, routes, paix), comparant l’incident à « les dents et la langue qui se battent parfois », et affirmé que l’envoi de deux ministres (malgré les urgences nationales) prouve l’estime pour Ouanda-Djallé, massivement votante pour Touadéra.

 

Claude Rameaux Bireau, au cœur des critiques, a exprimé un « mal au cœur » profond. Il a rappelé le rôle des FACA : protéger la population, non la viser. Il a présenté condoléances et excuses au nom du président, promis une enquête rapide (avec le général de corps d’armée Isamo, inspecteur des armées, présent sur place), sanctions disciplinaires immédiates, poursuites judiciaires pour les auteurs, et surtout le relèvement total des unités actuelles à Ouanda-Djallé pour en ramener d’autres. « Un militaire ne tire pas sur sa population », a-t-il martelé, annonçant que les conclusions de l’enquête aboutiront vite à des décisions fermes.

 

Malgré ces engagements, la population reste sceptique. Les demandes persistent : départ des FACA de l’OFCA vers leur ancienne base, renforcement de la présence policière/gendarmerie, fin des abus quotidiens, et justice réelle au-delà des mots. La visite a ouvert un dialogue, mais la confiance se regagnera par des actes concrets, non par des promesses.

 

Par Serge Binguimalé

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Entre Batangafo et Nana-Bakassa, les ex-rebelles du MPC et de l’UPC étranglent et paniquent des dizaines de villages sous l’œil bienveillant des mercenaires russes

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Entre Batangafo et Nana-Bakassa, les ex-rebelles du MPC et de l’UPC étranglent et paniquent des dizaines de villages sous l’œil bienveillant des mercenaires russes

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/les-rebelles-du-mpc-cantonnes-a-markounda.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/les-rebelles-du-mpc-cantonnes-a-markounda.jpg” alt=”Entre Batangafo et Nana-Bakassa, les ex-rebelles du MPC et de l’UPC étranglent et paniquent des dizaines de villages sous l’œil bienveillant des mercenaires russes” width=”300″ height=”118″ />
Les quelques 29 ex-combattants du MPC Cantonnés dans la ville de Markounda pour le désarmement.

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 

Sur l’axe qui relie Batangafo à Nana-Bakassa, puis vers Kouki, les habitants ne dorment plus tranquillement depuis plusieurs semaines. Des ex-combattants du MPC, le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique, fondé par le chef rebelle d’origine tchadienne Mahamat Al-Khatim, ont pris le contrôle de fait d’une dizaine de villages : Bodili, Bogore, Bodee, Bowara, Boro, Ngbago, Boliyo, et d’autres localités riveraines de cette route. Ni désarmés, ni intégrés dans une quelconque structure officielle, ces hommes se comportent désormais en maîtres du terrain.

 

Ce déploiement a une origine précise. Nugatoulom Arnaud, alias Nigas, et son complice Narbet Baggio — deux hommes que CNC a formellement identifiés,  ont assassiné un ouvrier minier musulman sur sa moto, entre les chantiers de Balaka et de Zaranga. C’est ce crime qui a enclenché l’engrenage : au lieu de dépêcher des gendarmes, des policiers ou des éléments des FACA pour rétablir l’ordre, le gouvernement a préféré laisser les mercenaires russes de la milice Wagner orchestrer la suite.

 

Les ex-rebelles du MPC et de l’UPC ont alors été projetés par les Wagner sur la zone pour « encadrer » les deux auteurs du meurtre — qui sont par ailleurs liés aux mêmes réseaux que ces ex-combattants.

 

Ce qui rend la situation encore plus difficile à dénouer, c’est que ces ex-rebelles opèrent avec la bénédiction tacite des mercenaires du groupe Wagner. Les Russes ne se salissent pas les mains eux-mêmes : ils concertent, orientent, puis s’effacent. Ce sont leurs relais qui exécutent les basses œuvres. Et les dégâts qui en découlent servent précisément à justifier leur présence prolongée dans le pays — un calcul que ces mercenaires ont rodé depuis leur installation en RCA.

 

La présence de ces ex-rebelles a ouvert la porte à d’autres débordements. Des éleveurs peuls, sachant que des hommes armés tiennent déjà le terrain, ont laissé leurs troupeaux divaguer dans les champs cultivés, ruinant des récoltes entières. Chacun profite du désordre ambiant pour régler ses propres affaires, et les paysans de la zone se retrouvent coincés entre plusieurs fronts à la fois, sans recours possible.

 

Dans les faits, les populations de ces villages ne peuvent plus aller aux champs ni circuler librement. Le cas le plus documenté récemment s’est produit entre les chantiers de Balaka et de Zaranga : des ex-rebelles ont bloqué la route et dépouillé des dizaines de motos, emportant à la fois les engins et l’argent des passagers — des travailleurs qui rejoignaient leurs chantiers ou rentraient chez eux. C’est un racket à ciel ouvert, en plein jour, sur une piste que les habitants utilisent chaque semaine.

 

Les deux hommes identifiés par CNC,  Nugatoulom Arnaud alias Nigas et Narbet Baggio,  sont par ailleurs les mêmes qui avaient tué une gendarme le mois précédent sur la route de Bossangoa–Nana-Bakassa, un crime déjà documenté dans nos colonnes. Ils se déplacent entre Bodili, Bogore, Bodee et Bowara — villages à cheval entre la préfecture de l’Ouham Fafa et la sous-préfecture de Nana-Bakassa — armés de trois à quatre kalachnikovs et d’armes artisanales. Après chaque attaque, ils reposent leurs armes, reprennent une vie ordinaire parmi les habitants, saluent leurs voisins. Personne, ou presque, ne dit rien.

 

Cette double présence — les ex-rebelles projetés par Wagner d’un côté, Nigas et Narbet Baggio de l’autre — a verrouillé une zone entière. Fait notable : parmi les villages concernés se trouve celui du directeur de cabinet du président de la République, M. Obede Namsio, qui n’est pas épargné. Les champs sont abandonnés, les déplacements réduits au strict minimum, et les témoins des crimes récents n’ont toujours pas été entendus publiquement par les autorités compétentes.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Arsène Féimonazoui

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Elysée Nguimalé : “La Constitution de 2023 a bradé nos ressources et aggravé la pauvreté dans le pays”

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Elysée Nguimalé : “La Constitution de 2023 a bradé nos ressources et aggravé la pauvreté dans le pays”

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Conference-de-presse-Nguimale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Conference-de-presse-Nguimale-450×210.jpg” alt=”Elysée Nguimalé : “Le Conseil constitutionnel et l’Autorité Nationale des Élections sont totalement sous contrôle du pouvoir” width=”450″ height=”210″ />
Élysée Nguimalé en pleine conférence de presse de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique

 

De la saisine constitutionnelle aux menaces de mort : Élysée Nguemale, pourchassé par des milices du pouvoir, appelle au secours la MINUSCA
Élysée Nguemalet en pleine conférence de presse de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Lors de l’émission débat Patara diffusée sur la radio Ndèkè -Luka, Elysée Nguimalé de l’Observatoire pour la gouvernance démocratique a dénoncé la Constitution du 30 août 2023 comme un frein au développement économique et social de la Centrafrique. Contrairement aux promesses de progrès, ce texte aurait aggravé la pauvreté et permis le bradage des ressources nationales.

 

Elysée Nguimalé  établit un lien direct entre les pouvoirs accordés au président et l’appauvrissement des populations : “Le pouvoir que vous avez accordé au chef de l’État dans la nouvelle constitution lui a permis de brader toutes nos ressources au détriment des citoyens centrafricains. Aujourd’hui, quand vous arrivez à Berbérati, à Carnot, Nola, Grimari, Bria, partout, il y a tellement de pauvres. Pourquoi? Parce que les ressources naturelles sont toutes bradées aux étrangers, aux Chinois qui les exploitent”.

 

Pour comprendre cette dégradation, Nguimalé compare avec la Constitution de 2016 : “Cette constitution-là, c’est ça le conseil du développement. Parce que pour qu’il ait le développement, il faut qu’il ait une bonne organisation de l’État. Et la constitution de 30 mars 2016, à son article 60, au deuxième alinéa, dit ceci : le gouvernement a l’obligation de recueillir préalablement l’autorisation de l’Assemblée nationale avant la signature de tout contrat relatif aux ressources naturelles, ainsi que des conventions financières. Il est tenu de publier les contrats dans les huit jours francs suivant la signature”. Cette disposition imposait transparence et contrôle parlementaire. La Constitution de 2023 l’a supprimée.

 

La conséquence est immédiate : “Le président Touadéra, lui seul, peut octroyer les permis d’exploitation à des agents économiques sans que le peuple centrafricain le sache”. Cette absence de garde-fous institutionnels facilite le bradage des ressources et prive le pays de revenus essentiels pour le développement.

 

L’impact sur les conditions de vie est dramatique. Elysée Nguimalé  dénonce : “Le pouvoir qui a permis que vous avez concédé au président Touadéra dans cette constitution lui a permis de faire augmenter les prix sans pour autant accompagner avec l’augmentation de salaire.” Il précise : “Le salaire qu’il verse aujourd’hui a été fixé en 1919, et à cette époque-là, le prix des carburants coûtait 375 francs. Aujourd’hui, c’est à mille et quelques, avec le même salaire”.

 

Les exemples se multiplient : “Quand on a fixé ce salaire-là, un kilo de viande coûtait seulement mille francs. Aujourd’hui, c’est à 4500 francs”. Cette inflation galopante sans ajustement salarial plonge les Centrafricains dans une précarité croissante, conséquence directe du pouvoir discrétionnaire accordé au président.

 

Au-delà de l’appauvrissement économique, Nguimalé dénonce une paralysie sociale : “Aujourd’hui les Centrafricains sont paralysés, les Centrafricains ne peuvent même plus revendiquer leurs droits”. Cette incapacité à exiger des améliorations économiques et sociales résulte de la concentration du pouvoir qui empêche toute mobilisation pour des réformes.

 

Elysée Nguimalé  conteste frontalement l’idée que cette Constitution favorise le développement : “Je pense que cette constitution a plutôt réduit les niveaux de vie de tous les citoyens centrafricains”. Il rejette l’argument selon lequel le nouveau texte aurait renforcé le contrôle de l’État sur le sous-sol : “C’est la constitution qui a dit précédemment que le sol et le sous-sol de l’État appartient aux étrangers. C’est dans quelle constitution? Donc ça, ce n’est pas un changement”.

 

Cette disposition, déjà présente dans les constitutions précédentes, n’a rien changé à la réalité de l’exploitation étrangère des ressources. Au contraire, la Constitution de 2023 aggrave la situation en permettant au président de gérer ces ressources sans contrôle.

 

Citant le président fondateur Barthélémy Boganda, Elysée Nguimalé  rappelle : “Ce sont les lois de la République qui nous gouvernent et non pas les hommes. Et les hommes ne sont là que pour les faire appliquer. Et donc, la loi, oui, la loi peut apporter un changement dans la vie sociale. Mais il s’agit de quelle loi ici? Je pense que cette constitution-là, ça n’a pas été élaboré dans le sens d’apporter une réforme institutionnelle dans l’intérêt de la société centrafricaine”.

 

William Ndjapou tente de défendre la Constitution en affirmant qu’elle a permis une révision du Code minier et un “assainissement” du domaine minier. Il cite également des réformes pour les jeunes entrepreneurs comme acquis du nouveau texte.

 

Elysée Nguimalé  rejette ces arguments. L’exploitation par des étrangers persiste, la pauvreté s’aggrave dans toutes les régions, et les revenus miniers ne profitent pas à la population. Quant aux initiatives pour les jeunes, elles relèvent des compétences ministérielles et non de la Constitution.

 

Pour Elysée Nguimalé  et l’Observatoire pour la gouvernance démocratique, contrairement au BRDC qui se concentre sur les questions d’éligibilité, “nous de la société civile, nous disons qu’il faut balayer en bloc cette constitution-là”. Elle aggrave les conditions de vie au lieu de les améliorer.

 

La Constitution de 2023 apparaît ainsi comme un obstacle au développement pour plusieurs raisons : bradage des ressources par suppression des mécanismes de transparence, aggravation de la pauvreté par l’inflation sans ajustement salarial, paralysie des revendications sociales par concentration du pouvoir présidentiel, et absence de réformes institutionnelles favorables au développement.

 

Les promesses de progrès économique et social portées lors de la campagne référendaire sont trahies. La Constitution favorise les intérêts du président et de son entourage au détriment de la population qui s’enfonce dans la précarité pendant que les ressources nationales sont bradées aux intérêts étrangers.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La vision de l’imam Abdoulaye Ouasselegue, l’homme qui prend les rênes du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique

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La vision de l’imam Abdoulaye Ouasselegue, l’homme qui prend les rênes du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique

 

Limam-Abdoulaye-Wassalegue-le-nouveau-president-du-Conseil-Superieur-Islamique-de-Centrafrique-avec-le-Coran-entre-les-mains. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Élu le 30 décembre 2025 et installé début février 2026, l’Imam Abdoulaye Ouasselegue devient le nouveau président du CSISCA dans un contexte de reconstruction nationale.

 

L’homme qui vient d’accéder à la tête du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique n’est pas un inconnu dans les cercles religieux de Bangui. Imam du 6ème arrondissement de la capitale, Abdoulaye Ouasselegue a bâti sa réputation sur une approche discrète mais efficace du travail communautaire. Son élection lors de la 5ème Assemblée générale ordinaire marque l’aboutissement d’un parcours où la proximité avec les fidèles a toujours primé sur les discours grandiloquents.

 

Ceux qui le connaissent depuis longtemps décrivent un religieux attaché au dialogue et à l’écoute. Ces qualités, qu’il mentionne d’ailleurs comme ses principaux outils de travail, semblent avoir convaincu les délégués venus de toutes les régions du pays pour désigner le nouveau bureau. Sa mosquée du 6ème arrondissement a servi pendant des années de lieu de médiation pour les petits conflits du quartier, bien avant que la question de la présidence du CSISCA ne se pose.

 

L’Imam Ouasselegue arrive à ce poste avec une vision claire mais pragmatique. Il ne parle pas de révolution ou de changements brusques, mais plutôt de priorisation des urgences. L’unité de la communauté musulmane constitue pour lui la base indispensable à tout projet collectif. Sans cette cohésion interne, estime-t-il, aucune ambition ne pourra aboutir, qu’il s’agisse de reconnaissance institutionnelle ou de programmes sociaux.

 

La deuxième priorité qu’il défend touche à la visibilité de l’islam centrafricain. Quand il affirme que depuis plus d’un siècle, l’islam manque de reconnaissance officielle dans le pays, il exprime une frustration partagée par beaucoup de musulmans. Cette invisibilité ne concerne pas seulement les symboles ou la représentation publique, elle affecte aussi l’accès aux ressources et aux opportunités pour les structures islamiques.

 

Son engagement envers les jeunes et les femmes révèle une lecture attentive des difficultés que rencontre sa communauté. Les jeunes musulmans manquent souvent de perspectives d’avenir, coincés entre des écoles coraniques qui peinent à offrir des formations complètes et un système éducatif national qui ne les intègre pas toujours facilement. L’Imam compte s’attaquer à cette question par l’éducation et la formation professionnelle.

 

Concernant les femmes, son discours tranche avec certaines pratiques encore répandues. Il rejette l’idée que la place de la femme musulmane se limite au foyer et cite l’exemple d’Aicha, l’épouse du Prophète, comme modèle de savoir et d’autorité intellectuelle. Cette référence n’est pas anodine : elle montre qu’il entend puiser dans les textes islamiques eux-mêmes les arguments pour défendre l’émancipation féminine.

 

La méthode qu’il privilégie pour gouverner le CSISCA repose sur la concertation. Plutôt que d’imposer ses vues, même quand il pense avoir raison, il préfère rassembler les opinions et construire des consensus. Cette approche, inspirée selon lui de la pratique du Prophète qui consultait ses compagnons malgré la révélation divine, correspond bien au tempérament d’un homme qui a passé sa vie à écouter les préoccupations de ses fidèles.

 

L’héritage de l’Imam Kobine Layama pèse évidemment sur ses épaules. Le défunt leader musulman a marqué l’histoire récente de la Centrafrique par son engagement pour la paix, allant jusqu’au sacrifice de sa vie. Ouasselegue n’essaie pas de s’approprier cette mémoire, il promet simplement d’en discuter avec son bureau pour trouver la meilleure façon d’honorer ce legs.

 

Le nouveau président du CSISCA apparaît comme un homme de terrain davantage qu’un théoricien. Il ne cite pas abondamment les savants ou les textes complexes, il parle plutôt en termes simples de ce qu’il observe autour de lui. Les problèmes qu’il identifie – division, manque de moyens, marginalisation des femmes et des jeunes – correspondent à des réalités vécues quotidiennement par les musulmans centrafricains.

 

Sa formation religieuse, bien que non détaillée publiquement, transparaît dans sa manière de justifier ses choix par des références coraniques et prophétiques bien choisies. Il ne s’agit pas d’érudition ostentatoire mais d’une connaissance digérée et mise au service d’objectifs concrets. Cette capacité à relier les enseignements islamiques aux enjeux contemporains constitue probablement l’une de ses forces principales.

 

Les défis qui l’attendent sont nombreux et il en a parfaitement conscience. Unifier une communauté musulmane dispersée à travers tout le territoire national, avec ses différentes sensibilités et traditions, demande bien plus que de bonnes intentions. Il faudra négocier, apaiser les tensions, créer des espaces de rencontre et de décision qui satisfont toutes les composantes.

 

La question de l’institutionnalisation de l’islam en Centrafrique implique des négociations avec l’État, la recherche de financements, la mise en place de structures pérennes. Ouasselegue devra convaincre les autorités politiques de l’utilité de reconnaître officiellement le CSISCA comme interlocuteur légitime. Ce travail diplomatique nécessitera patience et persévérance.

 

Pour les programmes destinés à la jeunesse et aux femmes, il faudra trouver des partenaires, mobiliser des ressources, former des cadres capables de mettre en œuvre les initiatives. L’Imam semble conscient que les promesses ne suffisent pas et qu’il faudra produire des résultats tangibles pour maintenir la confiance de ceux qui l’ont élu.

 

L’homme qui a pris ses fonctions dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale le 7 février 2026 incarne une forme de leadership religieux ancrée dans la réalité sociale centrafricaine. Ni trop radical ni trop accommodant, il cherche une voie médiane qui permette à l’islam du pays de s’affirmer tout en participant activement à la construction nationale. Les prochaines années diront si cette approche réussira à transformer les ambitions en réalisations concrètes​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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FLASH INFO : François Zampareni, cadre de MSF arrêté à Zémio par les mercenaires russes à , vient d’être libéré et sera reconduit sur place pour reprendre sa mission humanitaire.

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FLASH INFO :  François Zampareni, cadre de MSF arrêté à Zémio par les mercenaires russes , vient d’être libéré et sera reconduit sur place pour reprendre sa mission humanitaire.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/francois-zampareni-cadre-de-msf-rdc.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/francois-zampareni-cadre-de-msf-rdc.webp” alt=”Moins de trois semaines après la visite avortée de Marcelo Rebelo de Sousa à Bangui, c’est au tour de Macron d’envoyer son ministre des Affaires étrangères en RCA  pour discuter avec Touadera le problème d’un autre français arrêté par les  Wagner” width=”400″ height=”888″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/francois-zampareni-cadre-de-msf-rdc.webp 400w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/francois-zampareni-cadre-de-msf-rdc-189×420.webp 189w” sizes=”auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px” />
François Zampareni, cadre de MSF-RDC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

François Zampareni, ressortissant français et cadre de MSF-Suisse, retenu depuis plusieurs jours à Bangui après une arrestation montée de toutes pièces par les mercenaires russes du groupe Wagner à Zémio, a été libéré ce jour. Son accompagnateur centrafricain, Zandé, a également recouvré la liberté. Les deux hommes avaient été piégés lors d’une visite officielle organisée par le sous-préfet lui-même, avant d’être interpellés pour non-respect des formalités frontalières — les mêmes que les autorités locales leur avaient dit d’ignorer.

 

Selon les informations parvenues à la rédaction de CNC, Zampareni doit être reconduit à Zémio dans les prochaines heures pour reprendre sa mission : sécuriser un corridor logistique aérien permettant à MSF d’acheminer des médicaments vers les milliers de déplacés centrafricains réfugiés à Nzapay, côté congolais. C’est précisément cette mission humanitaire qui avait mis Wagner en alerte, le groupe cherchant à contrôler tout mouvement étranger dans cette zone frontalière sensible.

 

Cette libération intervient après une pression soutenue des équipes juridiques de MSF-RDC, dépêchées à Bangui pour négocier directement. Le sous-préfet du Haut-Mbomou, lui, avait soigneusement évité de prendre position, renvoyant toute décision vers la capitale — manière à peine voilée de signifier que c’est Wagner, et non les institutions centrafricaines, qui tient les rênes dans cette partie du pays.

 

Les détails complets de cette affaire, du piège tendu à l’arrestation jusqu’aux pressions exercées sur les autorités locales, seront publiés dans un prochain article de Corbeau News Centrafrique.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique

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Comment prolonger la durée de vie de votre véhicule électrique : conseils d’entretien intelligents qui comptent

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Les voitures électriques sont devenues plus populaires que jamais, et pour de bonnes raisons.

Comparées aux voitures traditionnelles, les voitures électriques sont silencieuses, agréables à conduire et respectueuses de l’environnement. Cependant, comme tout autre véhicule, les voitures électriques nécessitent un entretien régulier pour rester en bon état. La bonne nouvelle, c’est qu’il est tout à fait possible d’entretenir une voiture électrique, car cela est plus simple que d’entretenir une voiture diesel ou essence.

Cela dit, si vous souhaitez que votre voiture électrique dure plus longtemps et fonctionne au mieux, les conseils suivants peuvent vous aider.

 

Prenez soin de la batterie

Il est indéniable que la batterie de votre voiture électrique en est le cœur. Cela dit, garder la batterie de votre voiture en bon état doit être votre priorité absolue. L’une des meilleures pratiques pour prendre soin de votre batterie consiste à éviter de la laisser se décharger trop souvent. Il est préférable de la recharger avant qu’elle ne soit complètement déchargée.

Plus important encore, évitez de recharger la batterie de votre voiture à 100 % tous les jours, sauf si vous avez vraiment besoin d’une autonomie maximale. De nombreux experts automobiles conseillent de maintenir la batterie entre 20 % et 80 % pour une utilisation quotidienne. Contrairement aux voitures à boite à vitesse automatique, les voitures électriques ont moins de pièces mobiles, ce qui est en fait un gros avantage.

 

 

Adoptez une conduite douce

Sachez que votre façon de conduire peut avoir une incidence sur la longévité de votre voiture. Vous devez éviter les démarrages rapides et les freinages brusques, car ces habitudes peuvent user les pièces plus rapidement. Essayez de freiner doucement et d’accélérer lentement. Une conduite douce protège non seulement votre voiture, mais garantit également une plus longue durée de vie de la batterie.

Sachez que les voitures électriques sont conçues pour offrir une expérience de conduite facile et calme. Cela dit, évitez de conduire de manière agressive afin de réduire la pression sur les pneus, les freins et le moteur. En d’autres termes, vous devez traiter votre voiture électrique avec douceur.

 

Entretenez les pneus de votre voiture

Bien sûr, les pneus jouent un rôle important dans la longévité de votre voiture. Les voitures électriques sont plus lourdes que les voitures traditionnelles en raison de leur batterie. De ce fait, les pneus peuvent s’user plus rapidement. En ce qui concerne les pneus, veillez à vérifier régulièrement leur pression, au moins une fois par mois.

Lorsque les pneus de votre voiture sont correctement gonflés, votre voiture électrique roule en douceur et consomme moins d’énergie. Cela signifie que vous pouvez parcourir de plus longues distances avec une seule charge. Nous vous recommandons également de permuter vos pneus conformément aux recommandations du manuel de votre voiture.

Cela permet de garantir une usure uniforme des pneus et de prolonger leur durée de vie. Des pneus bien entretenus sont également bons pour le climat, car ils consomment moins d’énergie.

 

Faites attention aux mises à jour logicielles

Les voitures électriques sont similaires à des ordinateurs sur roues. De nombreuses voitures électriques reçoivent des mises à jour qui garantissent des améliorations en termes de performances, de sécurité et d’autonomie de la batterie. Cela dit, lorsque vous recevez une notification de mise à jour logicielle, vous ne devez jamais l’ignorer. Pourquoi, vous demandez-vous peut-être ? La raison sous-jacente est que ces mises à jour peuvent corriger de petits problèmes et améliorer le fonctionnement de votre voiture.

Certaines mises à jour peuvent même augmenter l’autonomie et améliorer la vitesse de recharge.

 

 

 

 

FLASH INFO : Un poste de la Garde présidentielle pris pour cible par des hommes armés dans la nuit à Bogoula, près de Boali

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FLASH INFO : Un poste de la Garde présidentielle pris pour cible par des hommes armés dans la nuit à Bogoula, près de Boali

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/02/un-element-faca-du-BIT6-a-Boali.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/02/un-element-faca-du-BIT6-a-Boali.jpg” alt=”FLASH INFO : Un poste de la Garde présidentielle pris pour cible par des hommes armés dans la nuit à Bogoula, près de Boali” width=”300″ height=”200″ />
Un soldat du sixième bataillon d’infanterie territoriale vers Boali

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Des hommes lourdement armés ont ouvert le feu cette nuit sur un détachement militaire du Groupement Spécial chargé de la Protection Républicaine, communément appelé garde présidentielle, à une soixantaine de kilomètres de Bangui sur la route de Boali.

 

C’est aux premières heures de ce mercredi, vers 3h du matin, que le village de Bogoula, situé sur l’axe Boali, a été secoué par une violente attaque contre un poste avancé du Groupement Spécial chargé de la Protection Républicaine. Des individus dont l’identité et l’affiliation restent à établir ont ouvert le feu sur les éléments en faction, blessant deux d’entre eux au cours de l’accrochage.

 

Les deux éléments du GSPR touchés lors de l’assaut ont été pris en charge, mais l’état exact de leur santé n’a pas encore été rendu public à l’heure où ces lignes sont écrites. Les circonstances précises de l’embuscade, notamment le nombre d’assaillants et leurs moyens, demeurent pour l’heure inconnus.

L’axe Boali, qui relie la capitale à plusieurs localités du centre-ouest du pays, est une voie stratégique régulièrement empruntée par des convois civils et militaires. Une attaque à cet endroit, dans la nuit la plus noire, contre une unité d’élite chargée de la protection de la présidence, donne la mesure de l’audace des auteurs.

 

Les autorités n’ont pas encore réagi officiellement à cet incident. Des investigations sont en cours pour identifier les responsables.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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La RCA n’est plus un pays : c’est un territoire d’outre-mer de Wagner, là où la milice russe décide de tout. Regardez comment les Wagner arrêtent un français du MSF, et sa bande de soi-disant du ministère de la défense reprend textuellement sa propagande dans son communiqué…

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La RCA n’est plus un pays : c’est un territoire d’outre-mer de Wagner, là où la milice russe décide de tout. Regardez comment les Wagner arrêtent un français du MSF, et sa bande de soi-disant du ministère de la défense reprend textuellement sa propagande dans son communiqué

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Faustin-Archange-Touadera-sous-la-protection-des-mercenaires-du-groupe-Wagner-en-Russie.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Faustin-Archange-Touadera-sous-la-protection-des-mercenaires-du-groupe-Wagner-en-Russie.jpg” alt=”La RCA n’est plus un pays : c’est un territoire d’outre-mer de Wagner, là où la milice russe décide de tout. Regardez comment les Wagner arrêtent un français du MSF, et sa bande de soi-disant du ministère de la défense reprend textuellement sa propagande dans son communiqué” width=”300″ height=”200″ />
Faustin Archange-Touadera sous la protection des mercenaires du groupeWagner en Russie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La République centrafricaine a cessé d’être un État au sens propre du terme. Ce qui s’y passe aujourd’hui dépasse ce que n’importe quel observateur du monde peut imaginer.

 

Pour tous ceux qui ne le savent pas encore, au pays de Boganda, tout ce que Wagner ordonne est exécuté sans la moindre résistance. Aucune autorité, aucune institution, aucune voix  ne dit le contraire. Ce qui se fait, se fait parce que Wagner l’a voulu. Ce qui ne se fait pas, ne se fait pas parce que Wagner l’a interdit. C’est dans ce contexte que François Zampareni, cadre français de MSF-Suisse basé en RDC, a été arrêté à Zémio la semaine dernière.

 

Monsieur François Zampareni s’était rendu à Zémio pour une mission précise : négocier l’usage de l’aérodrome de Zemio afin d’acheminer des médicaments vers des milliers de déplacés centrafricains réfugiés côté congolais à Nzapay, car la route de 152 kilomètres entre Nzapay et ANGO en RDC étant dans un état de dégradation extrême, l’aérodrome de Zémio en RCA était la seule voie viable pour atteindre ces populations.

 

C’est le sous-préfet de Zémio lui-même qui l’a rappelé par téléphone pour une réunion urgente sur les modalités d’atterrissage. En arrivant à la frontière, Zampareni a constaté que le poste était désert, sans un seul soldat pour enregistrer son passage. Le sous-préfet, toujours au téléphone, lui a dit de ne pas s’attarder et d’avancer. Les militaires congolais présents l’ont même aidé à monter dans une pirogue avec son accompagnateur.

 

La réunion s’est tenue normalement. Peu après, au moment de sa visite à l’hôpital local, des éléments Wagner ont surgi et l’ont arrêté, lui et son accompagnateur centrafricain Zandé, au motif précis d’avoir franchi la frontière sans accomplir les formalités qu’on leur avait dit d’ignorer quelques heures plus tôt. Le montage était ficelé d’avance : une invitation officielle pour faire venir l’homme, un poste frontière volontairement vide, puis une arrestation fondée sur le manquement à des règles délibérément rendues inaccessibles.

 

Cette stratégie des Wagner n’est pas nouveau. En mai 2024, le consultant belgo-portugais Martin Joseph Figueira avait été pris dans la même nasse à Zémio : arrestation par Wagner, transfert à la gendarmerie, puis condamnation à dix ans de prison pour espionnage, au terme d’une procédure entièrement fabriquée. Zampareni et Zandé sont aujourd’hui sur le même rail, déjà transférés vers Bangui.

 

Pour habiller cette arrestation d’un vernis de légitimité, Wagner a inondé les réseaux sociaux de textes générés par intelligence artificielle, dépeignant Zampareni comme un agent de Paris chargé de déstabiliser le régime de Touadéra. Les formulations sont copiées mot pour mot sur celles utilisées contre Figueira en 2024. Wagner ne cherche même plus à changer de méthode.

 

Ce qui est encore plus accablant, c’est ce qui s’est passé ensuite. Le ministère de la Défense centrafricain, pardon, la bande des marionnettes des Wagner,  a publié un communiqué soi-disant officiel reprenant mot pour mot le même récit fabriqué par Wagner, avec simplement l’armoirie de la RCA collée en haut de page. Ce n’est pas un ministère qui parle : c’est une cellule de propagande de Wagner qui se déguise en institution d’État. Un vrai ministère de la Défense ne recopie pas les accusations d’une milice étrangère pour les signer de son propre sceau. Il instruit, il enquête, il laisse la justice faire son travail. Ici, c’est le contraire : le communiqué officiel arrive avant l’enquête, et son contenu est celui de Wagner.

 

Pendant ce temps, les avocats du MSF RDC ont quitté Kinshasa pour Bangui. Mais les personnes qui connaissent ce pays savent déjà que les avocats n’ont aucune prise sur ce qui va suivre. Le préfet du Haut-Mbomou, invité à venir à Zemio constater les fait, a simplement répondu que la décision de libération serait prise à Bangui. Une façon de dire, sans le dire, que la décision appartient à Wagner et non à une autorité centrafricaine quelconque.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Le MCU, usine à faux diplômes : comment le parti au pouvoir fabrique ses députés avec des faux documents

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Le MCU, usine à faux diplômes : comment le parti au pouvoir fabrique ses députés avec des faux documents  

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Madame TOHOMAN CHANTAL MERVEILLE, La député sans bac de Kabo, illétrée

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans un pays où la moitié des élus ne sait ni lire ni écrire, le parti au pouvoir a transformé la fraude documentaire en méthode de gouvernance ordinaire.

 

En effet, la nouvelle constitution de 2023, adoptée illégalement dans le cadre du troisième mandat de Touadéra, a introduit une exigence inédite : tout candidat aux législatives doit détenir au minimum le baccalauréat. Une règle qui semblait vouloir élever le niveau de l’Assemblée nationale, là où la sixième législature comptait déjà 45 % d’élus analphabètes, et la septième près de 52 %.

 

Mais cette règle, le MCU lui-même n’a pas su,  ou voulu,  la respecter.

 

Car la quasi-totalité des candidats investis par le Mouvement des Cœurs Unis ne possède tout simplement pas le diplôme requis. Certains n’ont jamais obtenu le certificat d’études primaires.

 

Plutôt que d’écarter ces profils, le parti a choisi une autre voie : produire, en volume, de faux documents scolaires. C’est ainsi qu’une véritable chaîne de fabrication s’est mise en place, entre complaisances aux examens officiels et faussaires opérant dans les quartiers de Bangui.

 

Parmi les noms qui reviennent dans ce circuit, celui de Daniel Nzéwé, recteur de l’université de Miskine,  un centre de production en masse de faux diplômes. Lui-même candidat aux législatives, Nzéwé disposerait d’un vrai baccalauréat, mais son parcours judiciaire et moral reste, selon plusieurs sources, particulièrement chargé.

 

Mais ce qui dépasse tout, c’est la ville de Kabo, dans la préfecture de l’Ouham-Fafa. Dans cette ville , son cas illustre à elle seule l’ampleur du phénomène. Sur les huit candidats aux législatives en lice dans cette circonscription, 7 sont du partis au pouvoir, dont cinq sont titulaires de diplômes falsifiés. Parmi eux, la députée sortante, Madame TOHOMAN CHANTAL MERVEILLE, dont le niveau scolaire réel ne dépasserait pas le CP2,  la deuxième année du cours préparatoire. Elle a néanmoins présenté un faux document attestant sa « capacité en droit » comme équivalent du baccalauréat, un document que le tribunal administratif s’est précipité pour valider, malgré les recours déposés par des candidats adverses.

 

Même le Conseil constitutionnel a botté ses recours en touche, estimant que la question des diplômes relevait déjà du tribunal administratif. L’élection de Kabo a finalement été annulée, et une nouvelle élection législative partielle devra être organisée dans cette circonscription. Pendant ce temps, les recours s’accumulent dans une cinquantaine, voire une soixantaine d’autres circonscriptions à travers le pays.

 

TOHOMAN CHANTAL MERVEILLE député sortant de kabo. Sans bac, elle échappe au Tribunal Administratif par corruption, le Conseil Constitutionnel se déclare incompétent de juger cette forfaiture. A quoi sert leur constitution bidon ?

 

Ce que cette situation dit aux enfants centrafricains qui fréquentent encore les bancs de l’école est peut-être le plus grave : que le diplôme n’ouvre aucune porte que l’argent ou la complicité politique ne peut pas ouvrir plus vite. Si les analphabètes siègent au Parlement et les faussaires à l’université, à quoi bon apprendre ?

 

À ce rythme, la prochaine législature pourrait compter jusqu’à 60 % de députés sans formation réelle, en dépit — et à cause — de la règle du baccalauréat que le MCU a lui-même contribué à vider de tout sens.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Crépin Zarami

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Quand le berger abandonne son troupeau : l’Église pentecôtiste centrafricaine au cœur d’un scandale qui divise

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Quand le berger abandonne son troupeau : l’Église pentecôtiste centrafricaine au cœur d’un scandale qui divise

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/apottre-richard-mandazou.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/apottre-richard-mandazou.webp” alt=”Apottre Richard Mandazou” width=”400″ height=”431″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/apottre-richard-mandazou.webp 400w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/apottre-richard-mandazou-390×420.webp 390w” sizes=”auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px” />
Apottre Richard Mandazou

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 

En Centrafrique, la Plateforme des Pentecôtistes vit des heures difficile depuis que son propre président, Richard Mandazou  a été mis sous sanction pour des raisons qui éclaboussent toute l’Église évangélique.

 

D’abord, tout commence bien avant le scandale lui-même. La structure qu’on appelle aujourd’hui Plateforme des Pentecôtistes de Centrafrique (PPC) s’appelait il y’a quelques années Union des Pentecôtistes de Centrafrique, l’UPC. Mais pour ne plus prêter à confusion avec l’Unité pour la Paix en Centrafrique, le groupe armé d’Ali Darassa, l’organisation religieuse a décidé de changer d’identité et de se rebaptiser sous son nom actuel.

 

C’est dans ce cadre rénové que Richard Mandazou, qui occupait jusqu’alors le poste de vice-président, a gravi les échelons pour prendre la tête de la plateforme. Pendant des années, cet apôtre a joui d’une réputation solide, reçu par des personnalités du pays, respecté dans les cercles religieux et civils à la fois.

 

Mais c’est là que l’histoire bascule. Sans procédure reconnue par son Église, Richard Mandazou a mis de côté sa propre épouse légitime pour entamer une vie commune avec une autre femme, issue de sa propre congrégation qu’il a d’ailleurs entretenu des relations discrètes durant des années. Ce choix personnel, fait dans l’ombre, n’est pas resté secret bien longtemps.

 

L’épouse abandonnée a porté son témoignage devant les figures d’autorité de la plateforme. Une enquête interne a été ouverte, des auditions ont eu lieu, et le verdict est tombé : Richard Mandazou avait agi seul, de manière unilatérale, en contradiction totale avec les valeurs qu’il était censé incarner devant ses fidèles.

 

Ce qui a particulièrement choqué les membres de l’Église, c’est moins la décision en elle-même que ce qu’elle dit du personnage. Un homme d’Église est regardé comme un exemple de vie. Lorsqu’il agit comme il l’a fait, les fidèles se retrouvent sans boussole, sans repère moral, et la question que tout le monde se pose devient difficile à esquiver : que dire aux croyants qui nous regardent ?

 

La plateforme n’a pas tardé à réagir. Les instances supérieures, celles qui chapeautent les apôtres et veillent à la bonne tenue de l’ensemble des communautés affiliées, ont convoqué Richard Mandazo et l’ont entendu. Le ministère de l’Administration du territoire a même été informé de la situation, signe que l’affaire a largement débordé le cadre purement religieux.

 

Au terme de ces démarches, Richard Mandazo a été placé sous sanction. La chute est vertigineuse pour un homme qui était, il y a peu, l’un des visages les plus respectés du paysage évangélique centrafricain.

 

C’est dans ce contexte précis que Michel Gbegbé, Premier Apôtre Centrafricain et Président de la Plateforme des Patriarches Centrafricains, a pris la parole publiquement. Sa déclaration, publiée sur les réseaux sociaux et largement relayée, ne cite personne par son nom, mais chaque mot semble avoir été pesé à la lumière de ce que vivait l’Église au moment où il écrivait.

 

Dans ce texte, Michel Gbegbé dresse un tableau sombre mais lucide de la crise qui ronge l’Église évangélique centrafricaine. Il parle de faux leaders qui ont transformé les lieux de prière en espaces de commerce, de responsables religieux qui s’agenouillent devant les puissants pour gagner en visibilité, au lieu de servir humblement leurs communautés.

 

L’exploitation financière des fidèles occupe une place centrale dans ses griefs. Michel Gbegbé dénonce la vente d’objets prétendument sacrés, le commerce des prophéties monnayées et les promesses de miracles échangées contre de l’argent. Ces pratiques, dit-il, prospèrent sur la fragilité des croyants et les maintiennent sous une emprise qui n’a rien de spirituel.

 

Mais ce qui l’indigne peut-être davantage, c’est la manière dont certains de ces responsables gèrent leur vie privée. Scandales amoureux, divorces précipités, doubles vies soigneusement dissimulées, refus de toute remise en question : le Premier Apôtre Centrafricain observe que ces comportements sont devenus presque banals dans certaines sphères religieuses, et que personne ne semble vouloir en répondre.

 

L’autoproclamation de titres religieux pompeux est un autre point que Michel Gbegbé ne peut pas laisser passer. Des hommes se déclarent apôtres, prophètes ou évangélistes sans formation sérieuse, sans appel reconnu, sans légitimité ecclésiale d’aucune sorte. Cette anarchie, selon lui, ouvre la porte à toutes les dérives et brouille les repères de milliers de croyants sincères.

 

À la racine de tout cela, Michel Gbegbé identifie une chose : la perte de la crainte de Dieu. Quand des responsables religieux enseignent une grâce déformée qui leur permet de justifier leurs propres excès, quand le péché est banalisé et la repentance jugée inutile, alors l’Église perd son âme et sa raison d’être au sein de la société.

 

Sa déclaration se veut pourtant un appel à la restauration, pas un réquisitoire. Michel Gbegbé s’adresse à l’ensemble des responsables religieux du pays, des apôtres aux aumôniers, en leur demandant de s’interroger honnêtement sur la sincérité de leur engagement. Il réclame un retour à la discipline biblique, à la transparence et à cette éthique de vie sans laquelle aucun ministère ne peut tenir debout longtemps.

 

Car selon lui, le jugement commence toujours par la maison de Dieu. Et tant que ceux qui sont censés montrer le chemin refusent eux-mêmes de le marcher, l’Église centrafricaine continuera de perdre, jour après jour, la crédibilité qu’elle a mis des décennies à construire.

 

Par Alain Nzilo

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Police de l’environnement : quand Louis-Marie Nzalet, directeur des ressources, vend les grades et sème la tension dans l’unité

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Police de l’environnement : quand Louis-Marie Nzalet, directeur des ressources, vend les grades et sème la tension dans l’unité

 

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Louis-Marie Nzalet, directeur des ressources au ministère de l’environnement

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le décret présidentiel a donné naissance à la police de l’environnement, mais aujourd’hui c’est le marchandage des galons par le directeur des ressources du ministère de l’environnement, monsieur Louis-Marie Nzalet  qui divise les éléments de l’unité.

 

Au cœur du ministère centrafricain de l’Environnement, une unité spéciale voit le jour pour traquer les infractions liées aux plastiques non biodégradables, grâce à un décret présidentiel qui en fixe les contours et les missions précises.

 

Cette police de l’environnement réunit des agents issus des eaux et forêts ainsi que des civils recrutés au ministère, tous passés par une formation militaire dispensée à l’école nationale de police.

 

Une fois cette étape achevée, ils doivent recevoir leurs galons et prêter serment pour exercer pleinement leurs fonctions sur le terrain.

 

Pourtant, depuis quelques semaines, des tensions sérieuses opposent le directeur des ressources, Louis-Marie Nzalet, au colonel Sokpomo, qui commande cette unité.

 

Le différend porte sur une pratique qui consiste à réclamer de l’argent à certains éléments pour leur attribuer des grades élevés, comme capitaine ou commandant, contre des sommes avoisinant les 100 000 francs CFA.

 

Cette façon de procéder crée un malaise profond parmi les membres de l’unité, surtout chez les forestiers incorporés qui possèdent déjà une ancienneté et une formation solide dans le domaine, dispensée au camp Kassaï militaire l’année dernière.

 

Ces derniers estiment injuste de voir des civils nouvellement intégrés obtenir des rangs supérieurs aux leurs, alors qu’ils ont servi pendant des années avec leurs grades initiaux de lieutenant ou équivalents.

 

Une note adressée au ministre des eaux et forêt, monsieur  Gervais Mbata, dénonce ouvertement ce marchandage des galons par le directeur des ressources du ministère de l’environnement.

 

Les forestiers incorporés expriment leur frustration face à cette inégalité qui bouleverse la hiérarchie normale et sape le moral des troupes.

 

Pour l’instant, ni le ministre de l’Environnement, monsieur Kamach,  ni celui des Eaux et Forêts, monsieur Mbata,  n’a formulé de réponse publique à cette affaire qui divise les éléments chargés de protéger l’environnement.

 

Par Anselme Mbata

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Carnets de vaccination bidons, taxes imaginaires  sur les bagages : l’aéroport international de Bangui M’Poko devenu un guichet d’arnaque à ciel ouvert

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Carnets de vaccination bidons, taxes imaginaires  sur les bagages : l’aéroport international de Bangui M’Poko devenu guichet d’arnaque à ciel ouvert

 

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Les employés de la societé Aviation-Handline-Service en train de travailler sur le tarmac de l’aeroport de Bangui Mpoko

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Franchir les portes de l’aéroport international de Bangui M’Poko coûte désormais bien plus cher que prévu. Les voyageurs subissent un racket organisé sous couvert de réglementations fantaisistes.

 

Dès l’arrivée des voyageurs dans le hall de départ, les passagers font face à une première embuscade. Les agents réclament un carnet de vaccination, document qu’aucun autre pays au monde n’exige à l’entrée de son territoire. Cette particularité centrafricaine cache en réalité un stratagème bien connue.

 

Tout passager dépourvu de ce fameux carnet doit débourser entre 12 000 et 15 000 francs CFA sur-le-champ. L’absurdité de la manœuvre saute aux yeux quand on constate que les mêmes agents délivrent immédiatement de fausses cartes de vaccination contre espèces sonnantes et trébuchantes.

 

Le voyageur paie donc pour obtenir à la hâte un document bidon censé attester d’une protection sanitaire inexistante. La logique sanitaire cède entièrement la place au profit rapide sans que personne n’y trouve à redire.

 

Les agents phytosanitaires ont poussé l’arnaque encore plus loin avec une technique qui défie toute logique administrative. Leur méthode consiste à taxer des produits qu’ils ne prennent même pas la peine d’examiner.

 

Un agent posté à l’entrée repère deux valises d’un passager et crie à son collègue posté à distance devant le comptoir le nombre de bagages suspects : deux valises divers! . Son collègue posté au comptoir rédige alors un papier officiel réclamant 20 000, 30 000 ou 40 000 francs selon son humeur du moment.

 

Les viandes boucanées, poissons séchés, feuilles de manioc et autres denrées qui sont dans le viseur de ces malfaiteurs. D’ailleurs sans même ouvrir les valises en questions, sans même savoir si la valise contient des viandes ou poisson, ils taxent indistinctement toutes les valises. Les agents justifient ces prélèvements en brandissant un document qu’ils prétendent reconnu mondialement dans tous les aéroports : les documents que nous délivrons sont reconnus partout dans le monde, même en Russie, aux États-Unis, au Canada, En France ou ailleurs, ce document va vous permettre de passer aisément avec tous vos colis.

 

Écoutez bien ce qu’ils racontent : ce officiel délivré ici à l’aéroport de Bangui garantirait le passage sans encombre de la viande de brousse grillée en Russie, en France ou au Canada. Eh! Mes frères, arrêtez un peu vos bêtises. Malgré tout, les voyageurs naïfs tombent dans le panneau et paient rubis sur l’ongle pour obtenir cette soi-disant sécurisation de leurs bagages.

 

Mais ces naïfs connaitrons bientôt la réalité dès qu’ils arrivent à la destination  sur le sol européen ou américain. En France, ces produits sont purement et simplement incinérés dès leur découverte par les services douaniers.

Au Canada, les autorités infligent des amendes salées de plusieurs milliers de dollars à quiconque tente d’introduire ces marchandises. Le précieux document centrafricain délivré à Bangui n’a strictement aucune valeur légale nulle part ailleurs dans le monde.

 

Même les vols avec escale technique ajoutent une couche supplémentaire de tracas pour les malheureux voyageurs. Quand Air France fait étape au Cameroun avant de poursuivre vers l’Europe, parfois, les agents camerounais procèdent à un nouveau contrôle minutieux.

 

Ils ouvrent chaque valise et confisquent tout produit agricole ou viande trouvés à l’intérieur. Les passagers se retrouvent ainsi dépouillés de leurs marchandises après avoir déjà payé leurs taxes fantaisistes à Bangui pour des papiers inutiles.

 

À cela s’ajoute le ballet incessant des bambés , appelés également des porteurs qui se jettent sur les bagages des partants. Ces individus s’emparent des chariots et des valises sans demander l’avis des voyageurs puis réclament des sommes astronomiques pour un service non sollicité.

 

Le voyageur pressé de ne pas rater son vol se retrouve coincé entre le refus de payer et la menace de voir ses bagages retenus. Ces porteurs improvisés inventent des tarifs au gré de leur fantaisie sans aucun barème officiel affiché quelque part.

 

L’anarchie règne en maître absolu dans cet aéroport où chaque service applique ses propres règles. Le ministère de la Sécurité publique, celui de l’Élevage et celui du Tourisme se partagent ce terrain de chasse lucratif sans coordination aucune.

 

Ce qui a débuté comme de petites entorses aux règlements s’est amplifié au fil du temps. Devant l’absence totale de sanctions, les pratiques malhonnêtes se sont multipliées et banalisées jusqu’à devenir la norme quotidienne.

 

La chaîne de commandement semble avoir complètement disparu des radars des autorités compétentes. Le président de la République n’exerce aucune surveillance sur ces pratiques qui ternissent pourtant l’image du pays.

 

Les ministres concernés ferment les yeux sur ces dérives quand ils ne profitent pas eux-mêmes du système. Le directeur général de l’aviation civile trouve manifestement son compte dans cette pagaille généralisée qui enrichit tout le monde sauf les caisses de l’État.

 

L’opposant Anicet-Georges Dologuelé avait formulé dans l’une de ses déclarations une observation claire sur cet état de fait généralisé. Selon lui, le pays navigue sans capitaine à la barre pendant que chacun tire la couverture de son côté. Ceci dit, le pays n’est plus gouverné, tout est livré à l’anarchie totale.

 

 

Par Gisèle MOLOMA

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