Faux et archi faux. Touadera n’a aucun moyen de surveiller les communication de tous les centrafricains sur les réseaux sociaux. Alors, la technique est simple, faire peur aux Centrafricains pour qu’ils arrêtent de critiquer le gouvernement sur les réseaux sociaux

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un message d’intimidation circule massivement sur les réseaux sociaux en Centrafrique depuis quelques jours. Ce message prétend que le gouvernement centrafricain surveille désormais toutes les communications WhatsApp, Facebook, Twitter et les appels téléphoniques. Il affirme que tous les messages seront enregistrés et sauvegardés. Il menace d’arrestations sans mandat pour ceux qui envoient des messages critiquant le gouvernement.
Ce message est un faux. C’est une manipulation du régime Touadéra pour intimider les Centrafricains et les empêcher de critiquer le pouvoir sur les réseaux sociaux. C’est du bluff. C’est de la propagande.
Corbeau News Centrafrique a consulté des experts en télécommunications et en sécurité informatique. Leur verdict est sans appel : le gouvernement centrafricain n’a aucune, même les plus petites capacités techniques pour surveiller et enregistrer les communications WhatsApp et les appels téléphoniques de tous les Centrafricains.
Voici pourquoi c’est techniquement impossible.
D’abord, les communications WhatsApp sont chiffrées de bout en bout. Cela signifie que seuls l’émetteur et le récepteur peuvent lire les messages. Même WhatsApp ne peut pas lire ces messages. Pour intercepter et lire ces communications, il faudrait des équipements extrêmement sophistiqués et des serveurs puissants.
Ensuite, les communications en IP comme WhatsApp sont segmentées en petits paquets de données qui transitent par différents réseaux à travers le monde. Ces paquets ne peuvent être rassemblés et lus que par l’équipement final du destinataire. Pour intercepter ces communications, il faudrait avoir accès à tous les réseaux par lesquels ces paquets transitent, ce qui est impossible.
Pour enregistrer ne serait-ce qu’une journée de communications WhatsApp de tous les Centrafricains, il faudrait une batterie de serveurs, un grand datacenter qui ne ferait que ça. Même le datacenter de la CIA aux États-Unis ou du FSB en Russie ne sont pas capables d’enregistrer toutes les communications d’un pays entier. Le volume de données est trop important.
Aucun ministère en Centrafrique ne dispose de ces installations. Le gouvernement centrafricain n’a même pas les moyens de payer régulièrement les 10 milliards des mercenaires russes de Wagner. Comment pourrait-il financer une infrastructure technologique qui coûterait des centaines de milliards de dollars ?
Un expert qui a travaillé dans le domaine des interceptions légales nous explique : “Rien que pour la téléphonie normale, faire de l’interception légale nécessite des équipements qui coûtent des dizaines de millions de dollars. Le gouvernement centrafricain n’a pas ces moyens. Ils font du bluff. Ils mentent pour faire peur aux gens.”
Le message qui circule est une grossièreté. Il est bourré d’erreurs techniques qui prouvent que ceux qui l’ont rédigé ne connaissent rien aux télécommunications.
Par exemple, le message dit : “Trois bleus = le gouvernement a pris note du message. Deux bleus et un rouge = le gouvernement peut prendre des mesures contre vous”. C’est complètement faux. Les coches bleues sur WhatsApp indiquent simplement que le message a été lu par le destinataire. Il n’y a pas de coches rouges. C’est une invention.
Le message dit aussi : “Vos appareils seront connectés au système du ministère.” Comment ? Par quel moyen technique ? Pour connecter les téléphones des Centrafricains à un système de surveillance, il faudrait installer des logiciels espions sur chaque téléphone. Cela nécessiterait soit un accès physique à chaque téléphone, soit l’utilisation de failles de sécurité très coûteuses à exploiter.
Le régime Touadéra n’a pas les moyens techniques de faire ce qu’il prétend. Il ne peut pas surveiller toutes les communications WhatsApp. Il ne peut pas enregistrer tous les appels téléphoniques. Il ne peut pas lire tous les messages Facebook et Twitter.
Mais le régime sait que la majorité des Centrafricains ne sont pas des experts en technologie. Ils savent que plus de 80% des centrafricains ne maîtrisent pas ces questions techniques. Alors ils diffusent ce genre de message pour intimider les gens.
L’objectif est simple : faire peur aux Centrafricains pour qu’ils arrêtent de critiquer le gouvernement sur les réseaux sociaux. Faire croire que le pouvoir surveille tout, que tout est enregistré, que toute critique peut mener à une arrestation sans mandat.
C’est de la manipulation psychologique. C’est de la propagande.
Le régime veut créer un climat de peur. Il veut que les gens s’autocensurent. Il veut que personne n’ose plus critiquer Touadéra ou dénoncer la corruption et les injustices.
Mais les Centrafricains ne doivent pas tomber dans ce piège. Ce message est faux. Le gouvernement ne surveille pas toutes les communications. Il n’en a pas les moyens techniques. C’est du bluff.
Bien sûr, le régime peut cibler des personnes spécifiques. Il peut demander à des opérateurs téléphoniques comme Télécel ou Moov de lui donner accès aux communications de quelqu’un en particulier, comme la liste de ses échanges téléphoniques ou ses SMS qui sont les plus faciles à consulter par les opérateurs. Mais il ne peut pas surveiller tout le monde en même temps. C’est techniquement impossible.
Les Centrafricains doivent continuer à exercer leur droit à la liberté d’expression. Ils doivent continuer à dénoncer les injustices. Ils doivent continuer à critiquer le gouvernement quand c’est nécessaire.
Le message qui circule dit : “Actuellement, c’est un crime d’écrire ou d’envoyer un message sur n’importe quel sujet politique ou religieux”. C’est faux. La Constitution centrafricaine garantit la liberté d’expression. Critiquer le gouvernement n’est pas un crime. C’est un droit. Mais avec Touadera, tout est crime.
Le régime Touadéra essaie de faire passer la critique pour un crime. Il essaie de faire taire l’opposition. Il essaie de museler les citoyens. Mais il utilise des mensonges et des manipulations parce qu’il n’a pas les moyens légaux ou techniques de vraiment surveiller tout le monde.
Cette manipulation montre aussi le niveau d’incompétence de ceux qui dirigent le pays. Ils diffusent un message bourré d’erreurs techniques. Cela prouve qu’ils ne comprennent rien aux télécommunications modernes.
D’ailleurs, le président Faustin-Archange Touadéra lui-même se dit “professeur”. Mais ce titre n’est pas reconnu sur le plan international. L’ancien président François Bozizé l’avait nommé professeur quand il était au pouvoir. En Centrafrique, le titre de professeur est attribué par nomination présidentielle, pas par qualification académique reconnue internationalement.
Simplice Mathieu Sarandji, président de l’Assemblée nationale, se présente également comme “professeur”. Lui aussi a été nommé par le président. Ce ne sont pas des professeurs au sens académique international du terme. Ce sont des gens qui ont reçu un titre par faveur politique.
Ces personnes se présentent comme des techniciens, comme des experts. Mais quand on voit le niveau de leurs manipulations, on comprend qu’ils n’ont aucune compétence réelle dans les domaines qu’ils prétendent maîtriser.
Les Centrafricains ne doivent pas avoir peur de ce message. C’est du bluff. C’est de la propagande bon marché. Le régime n’a pas les moyens de faire ce qu’il prétend.
Alain Nzilo
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Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. 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