Découverte à Bangui d’un vaste supermarché de drogue des soldats FACA au quartier Yangato dans le 5e arrondissement

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Une équipe d’investigation du CNC a mené une enquête discrète qui a permis de débusquer un vaste supermarché de vente et de consommation de drogue au quartier Yangato, dans le 5e arrondissement de Bangui. Cette découverte, faite ce mardi 21 octobre 2025, montre clairement une réalité que beaucoup ignore : des dizaines de soldats des FACA en tenue, armes à la main, fument de la drogue dure en plein jour dans une maison clôturée qui sert de base pour leurs activités.
En effet, ce mardi 21 octobre 2025, vers 11 heures, notre équipe était en train de pister un groupe de malfaiteurs lorsqu’elle s’est retrouvée face à une maison clôturée dans le quartier Yangato. En tentant de pénétrer dans cette enceinte pour localiser les malfrats, nos journalistes sont tombés sur une scène surréaliste : une dizaine de militaires en tenue, armés, en train de fumer de la drogue pure en compagnie de civils.
Ce n’était pas de simples cigarettes. C’était de la drogue dure. Les soldats fumaient comme s’ils étaient dans un bar, délirant complètement, perdant toute notion de leur fonction et de leur responsabilité. Notre équipe est restée environ 30 minutes sur place, observant discrètement cette scène incroyable.
Mais ce que nos journalistes ont entendu pendant ces 30 minutes est encore plus grave que la simple consommation de drogue. Les militaires présents, complètement drogués, étaient en train de préparer un coup monté contre une jeune femme, la voisine d’un des soldats fumeurs. Ils préparaient une arrestation basée sur des accusations inventées de toutes pièces.

Voici ce que notre équipe a entendu. Les soldats discutaient d’une dame, leur voisine, qui les aurait insultés en leur disant qu’avec leur comportement bizarre, “les rebelles vont les sodomiser, vous les FACA, un jour, un à un ”. Cette remarque a visiblement profondément vexé ces militaires.
Un des soldats a alors proposé : “Comme elle a dit comme ça, on va chercher un motif, on va la récupérer. On va dire peut-être que la dame est la femme des rebelles. On dit comme ça, et puis on la récupère.”
Les autres ont acquiescé. Ils étaient en train de préparer leur coup, complètement défoncés, délirant, prêts à inventer n’importe quelle accusation pour arrêter cette femme qui avait osé critiquer leur comportement.
Cette scène résume parfaitement l’état catastrophique de l’armée centrafricaine. Des soldats censés protéger la population passent leur temps à fumer de la drogue dans des maisons transformées en supermarché de stupéfiants. Ils portent leurs uniformes. Ils ont leurs armes. Mais au lieu de patrouiller ou de défendre le pays, ils fument de la drogue et préparent des arrestations contre des civils innocents.

La présence de ce supermarché de drogue en plein Bangui, dans le 5e arrondissement, inquiète. Comment une telle base peut-elle exister en pleine capitale sans que les autorités ne réagissent ? Comment des dizaines de soldats peuvent-ils y fumer de la drogue en tenue et en armes sans être inquiétés ?
La réponse est simple : les autorités savent. Elles ferment les yeux. Peut-être même que certains responsables militaires ou policiers sont complices de ce trafic. Peut-être qu’ils touchent leur part. Peut-être qu’ils consomment eux-mêmes.
Cette maison clôturée au quartier Yangato n’est probablement pas la seule. Il doit y avoir des dizaines, peut-être des centaines de bases similaires à travers Bangui et dans d’autres villes du pays. Des lieux où les soldats et les civils se retrouvent pour consommer de la drogue, préparer des braquages, organiser des coups tordus.
Notre armée est bourrée de drogueurs, de voleurs, de braqueurs. Ce n’est plus une armée. C’est une bande de criminels en uniforme. Des hommes qui ont des armes, qui ont le pouvoir d’arrêter et de torturer, mais qui n’ont aucune discipline, aucune morale, aucun respect pour la population qu’ils sont censés protéger.
Le cas de cette voisine que les soldats veulent arrêter est particulièrement parlant. Cette femme n’a rien fait de mal. Elle a simplement critiqué le comportement de ces militaires qui passent leur temps à fumer de la drogue. Elle a dit une vérité que tout le monde connaît : que ces soldats indisciplinés et drogueurs ne sont pas capables de défendre le pays contre les rebelles.
Par Ibrahim
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Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
