Zémio : les FACA libèrent précipitamment tous leurs détenus en apprenant l’arrivée du procureur
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA), les gendarmes stationnés à Zémio ont fait une “surprise” à la population la semaine dernière. Quelle surprise ? Ils ont libéré tous leurs détenus d’un coup. Pourquoi ? Parce qu’ils ont appris que le procureur de la République devait arriver dans la ville.
Immédiatement après avoir été informés de la visite imminente du procureur, les gendarmes, les policiers et les soldats FACA ont vidé leurs cellules. Tous les détenus qu’ils avaient enfermés ont été libérés. Même les personnes arrêtées pour des motifs complètement futiles, même celles qui étaient détenues depuis longtemps, tout le monde est sorti. Les cellules ont été complètement vidées en quelques heures.
La population de Zémio a bien sûr accueilli ces libérations avec satisfaction. Des familles ont retrouvé leurs proches. Des personnes qui croupissaient en détention sans jugement ont retrouvé la liberté. Mais personne n’est dupe : ces libérations massives ne sont pas un acte de justice ou d’humanité. C’est une opération de camouflage pour cacher les crimes commis par les FACA.
Car ces détenus avaient tous été arrêtés arbitrairement. Ils n’avaient commis aucun crime. Ils n’avaient été jugés par aucun tribunal. Ils avaient simplement été kidnappés par les FACA, enfermés dans des cellules, et leurs familles avaient été contraintes de payer des rançons pour obtenir leur libération.
C’est le système que les FACA ont mis en place partout dans les provinces : arrêter arbitrairement des civils, les enfermer, demander de l’argent aux familles, et les relâcher une fois la rançon payée. Ceux qui ne peuvent pas payer restent enfermés indéfiniment. C’est du racket pur et simple, du banditisme en uniforme.
Mais quand le procureur annonce sa visite, soudainement tous les détenus sont libérés. Pourquoi ? Parce que les FACA savent parfaitement que ces détentions sont illégales. Ils savent qu’ils n’ont aucune justification pour garder ces gens enfermés. Ils savent que si le procureur découvre l’ampleur de leurs détentions arbitraires, ils pourraient avoir des problèmes.
Alors ils préfèrent libérer tout le monde avant l’arrivée du procureur. Comme ça, quand le magistrat visitera les cellules, il les trouvera vides. Il pourra se dire que tout va bien à Zémio, que les forces de l’ordre font correctement leur travail, qu’il n’y a pas de problème de détentions arbitraires.
Cette situation montre plusieurs choses extrêmement graves sur l’état de la Centrafrique sous le régime Touadéra.
Premièrement, elle confirme que les FACA pratiquent massivement les détentions arbitraires et le racket. Ce n’est pas un secret, tout le monde le sait, mais ces libérations massives en sont la preuve flagrante. Si ces détenus étaient de vrais criminels, si leurs détentions étaient légales, les FACA ne les auraient pas libérés juste parce que le procureur arrive. Le fait qu’ils les libèrent tous d’un coup prouve qu’ils n’avaient aucune raison légale de les garder enfermés.
Deuxièmement, elle montre que les autorités judiciaires sont totalement déconnectées de ce qui se passe sur le terrain. Le procureur de la République annonce sa visite plusieurs jours à l’avance. Cette annonce donne le temps aux FACA de nettoyer leur criminalité, de faire disparaître les preuves, de libérer leurs victimes. Si le procureur voulait vraiment voir la réalité de ce qui se passe à Zémio, il devrait arriver par surprise, sans prévenir personne.
Mais apparemment, soit le procureur ne comprend pas cette réalité, soit il ne veut pas la voir. En annonçant sa visite à l’avance, il permet aux FACA de masquer leurs crimes. Il se rend complice, consciemment ou non, du système de détentions arbitraires et de racket.
C’est exactement ce qui manque aux autorités de ce pays : des visites surprises. Si les procureurs, les ministres, les inspecteurs arrivaient dans les villes et les villages sans prévenir, s’ils débarquaient à l’improviste pour voir ce qui se passe vraiment, ils découvriraient l’ampleur des crimes commis par les forces de l’ordre.
Bien sûr, ces autorités sont déjà informées. Elles savent ce qui se passe. Les rapports leur parviennent. Les plaintes s’accumulent. Mais elles font semblant de ne pas savoir. Elles ferment les yeux. Et quand elles se déplacent enfin, elles le font en prévenant à l’avance, ce qui donne le temps aux criminels en uniforme de nettoyer leurs traces.
Si le procureur était arrivé à Zémio par surprise, sans que personne ne sache qu’il venait, il aurait trouvé les cellules pleines de détenus arbitraires. Il aurait pu interroger ces prisonniers, entendre leurs histoires, constater de ses propres yeux l’ampleur du système de racket mis en place par les FACA. Il aurait pu ouvrir des enquêtes, sanctionner les responsables, mettre fin à ces pratiques criminelles.
Mais en annonçant sa visite, il a permis aux FACA de faire le ménage. Ils ont libéré tous leurs détenus. Quand le procureur arrivera, il trouvera des cellules vides. Il se dira que tout va bien. Il repartira sans rien faire. Et dès qu’il sera parti, les FACA recommenceront leurs arrestations arbitraires et leur racket.
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC



![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
