Le MCU insulte Dologuélé et défend Touadéra : quand le parti au pouvoir confirme l’acharnement contre le leader de l’URCA

Rédigé le .
Par: la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le Mouvement Cœurs Unis (MCU), parti au pouvoir, vient de publier un communiqué d’une violence verbale rare contre Anicet-Georges Dologuélé. Ce texte, signé par le cleptomane Ernest Mada, ministre chargé du secrétariat du gouvernement , confirme ce que Dologuélé dénonçait : l’acharnement du régime contre sa personne pour l’écarter de l’élection présidentielle.
Le communiqué du MCU, daté du 18 octobre 2025, est un tissu d’insultes, de menaces voilées et de mauvaise foi juridique. Il traite Dologuélé de “politique aux abois”, de “figure de proue de la forfaiture et de l’obscurantisme”, d’“égocentrique”, et lui rappelle son surnom de “10%” qu’il aurait gagné comme Premier ministre entre 1999 et 2001.
Ce niveau de violence verbale de la part d’un parti politique au pouvoir contre un opposant en dit long sur l’état de la démocratie en Centrafrique. Un parti démocratique normal débat d’idées avec ses opposants. Il ne les insulte pas. Il ne les diabolise pas. Il ne leur fabrique pas de vieux surnoms pour les discréditer.
Mais le MCU n’est pas un parti démocratique normal. C’est l’appareil de propagande d’un régime autoritaire. Sa mission n’est pas de débattre démocratiquement. Sa mission est de détruire la réputation des opposants et de justifier les décisions arbitraires du pouvoir. Sauf que celui qui a signé ce communiqué est un cleptomane, un voleur, un mafieux.
En effet, le communiqué pathétique du MCU prétend réagir à une lettre que Dologuélé aurait adressée au président Touadéra le 14 octobre 2025. Le MCU qualifie cette lettre de “mémoire en défense, empreinte de lamentations, symptomatiques du glas d’un politique aux abois”.
Cette formulation pompeuse et ridicule montre déjà le niveau intellectuel du texte. On dirait du mauvais français colonial, avec des expressions grandiloquentes qui ne veulent rien dire. “Le glas d’un politique aux abois” ? “Empreinte de lamentations” ? C’est quoi ce charabia ? La folie pure.
Le MCU reproche à Dologuélé d’avoir adressé sa lettre au président de la République “plutôt qu’à une juridiction compétente”. Mais c’est exactement ce que Dologuélé a fait aussi : il a saisi le Tribunal Administratif en référé. Et le tribunal a rejeté sa demande pour des raisons de forme. Alors Dologuélé a le droit d’écrire également au président pour dénoncer l’acharnement dont il est victime.
Le MCU affirme ensuite que Dologuélé “s’est livré à de longues jérémiades, dans lesquelles il considère le MCU et le Président de la République, comme étant à l’origine de ses innombrables malheurs, pourtant d’ordre juridique et judiciaire”.
Mais c’est exactement ça le problème ! Les “malheurs juridiques et judiciaires” de Dologuélé ne sont pas le fruit du hasard ou de l’application neutre de la loi. Ce sont des décisions politiques déguisées en actes juridiques. C’est le ministre de la Défense, un cousin de Touadera qui assure l’intérim d’un autre cousin de Touadera, le ministre de l’intérieur, lui a écrit pour lui dire qu’il n’était plus centrafricain, et que c’est le même ministère de l’Intérieur qui refuse de lui délivrer des documents d’identité.
Tout cela est politique. Mais le MCU fait semblant que c’est purement juridique. C’est de la mauvaise foi totale.
Le communiqué prétend ensuite que Dologuélé “a tenté d’introduire dans l’actualité politique un débat par rapport à ses ennuis de nationalité et notamment son apatridie”. Comme si c’était Dologuélé qui avait choisi de créer ce débat ! C’est le régime qui l’a déclaré apatride. C’est le régime qui a créé cette situation. Dologuélé ne fait que se défendre.
Le MCU accuse ensuite Dologuélé d’avoir “commis un sacrilège, en ironisant sur des croyances spirituelles et notamment sur la célébration d’un office religieux, qu’il qualifie de mise en scène”. Cette accusation fait probablement référence à des critiques de Dologuélé sur l’instrumentalisation de la religion par le régime.
Et le MCU a raison d’être sensible sur ce point, parce que le régime Touadéra instrumentalise effectivement la religion. La remise du chèque de 30 millions par le Comité Islamique n’était qu’une mise en scène politique déguisée en acte religieux. Les églises évangéliques qui soutiennent Touadéra le font en échange de privilèges. C’est de l’instrumentalisation pure.
Ensuite, le communiqué du MCU rappelle le surnom de “10%” attribué à Dologuélé quand il était Premier ministre, l’accusant de “perception délictuelle et systématique de commissions sur les marchés publics”. C’est l’hôpital qui se moque de la charité. Le régime Touadéra, champion de la corruption, qui accuse Dologuélé de corruption datant de 25 ans !
Si Dologuélé a effectivement commis des actes de corruption quand il était Premier ministre entre 1999 et 2001, qu’on le poursuive en justice. Qu’on l’accuse formellement. Qu’on le juge. Mais ressortir un vieux surnom fabriqué pour le discréditer sans aucune procédure judiciaire, c’est minable.
Le MCU affirme ensuite que “nul n’est au-dessus des Lois” et que la loi de 1961 “bien qu’ancienne selon ses allégations, n’est ni désuète, ni caduque, tant qu’elle n’a pas été abrogée ou remplacée”. C’est vrai. Mais alors pourquoi cette loi n’est-elle appliquée que contre Dologuélé et pas contre Sarandji, Baïpo-Temon et les dizaines d’autres binationaux du gouvernement ?
Le MCU ne répond pas à cette question. Parce qu’il ne peut pas y répondre sans admettre que la loi est appliquée de manière sélective et discriminatoire.
Le communiqué affirme que “concernant son nouveau statut d’apatride, il ne s’agit nullement d’une mesure arbitraire, mais d’une décision administrative et judiciaire rigoureusement fondée sur les textes en vigueur et les faits établis”.
C’est faux. Il n’y a eu aucune “décision judiciaire”. Il y a eu une lettre du ministre de la Défense. Une lettre administrative. Pas un jugement d’un tribunal. Dologuélé n’a jamais été jugé. Il n’a jamais eu l’occasion de se défendre devant un juge. On lui a simplement envoyé une lettre lui disant qu’il n’était plus centrafricain.
Le MCU reproche ensuite à Dologuélé ses “attaques virulentes, teintées d’irrespect et d’une arrogance déplacée, à l’encontre du Président de la République”. Mais c’est quoi cet “irrespect” et cette “arrogance” ? Dologuélé a simplement critiqué les décisions du président. C’est son droit. C’est même son devoir en tant qu’opposant politique.
Dans une démocratie, on a le droit de critiquer le président. On a le droit de dire qu’il se trompe. On a le droit de dénoncer ses abus. Ce n’est pas de l’irrespect. C’est de la liberté d’expression.
Le MCU recommande à Dologuélé “de faire preuve de retenue et de décence dans ses communications”. Pendant ce temps, le MCU lui-même publie un communiqué qui traite Dologuélé de “figure de proue de la forfaiture et de l’obscurantisme”. C’est l’hypocrisie totale.
Le communiqué affirme ensuite que “la République se passe bien fort des leçons de droit et de morale dispensées par ceux qui n’en respectent pas les fondements”. Encore une fois, c’est l’hôpital qui se moque de la charité. Le régime Touadéra, qui viole quotidiennement la Constitution et qui détruit l’État de droit, donne des leçons de respect des fondements à Dologuélé.
Le MCU critique également les positions de Dologuélé sur le processus électoral, affirmant qu’elles “témoignent sa déconnexion sinon une hérésie par rapport aux réalités démocratiques de notre pays”.
Mais quelles “réalités démocratiques” ? Des Élections truquées ? Une opposition harcelée ? Des candidats déclarés apatrides ? Des médias censurés ? C’est ça les “réalités démocratiques” du régime Touadéra ?
Le communiqué du MCU se termine par des louanges ridicules à Touadéra, présenté comme l’homme à la “vision éclairée” qui a “positivement et progressivement transformé” la Centrafrique depuis 2016.
Cette propagande grossière ne trompe personne. Tout le monde voit l’état catastrophique du pays après presque dix ans de règne de Touadéra. La pauvreté a augmenté. L’insécurité s’est aggravée. Le pays a été livré aux Mercenaires russes. Les ressources sont pillées. Les opposants sont persécutés.
Ce communiqué du MCU est important parce qu’il confirme exactement ce que Dologuélé dénonçait : l’acharnement du régime contre sa personne. Le parti au pouvoir mobilise toute sa machine de propagande pour le diaboliser, l’insulter, le discréditer. Tout cela parce qu’il ose se présenter aux Élections.
Les Centrafricains doivent lire ce communiqué et comprendre la vraie nature du régime. Un régime démocratique ne publie pas des communiqués insultants contre ses opposants. Un régime démocratique débat d’idées. Il respecte ses adversaires politiques. Il accepte la critique.
Mais le régime Touadéra n’est pas démocratique. C’est une dictature qui utilise les apparences de la démocratie. Et ce communiqué du MCU le prouve.
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
