Tokyo, quand Maxime Balalou le présente comme un modèle climatique pour la Centrafrique

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Entre informations de seconde main et communication à distance, ce ministre Kitandaire Maxime Balalou qui ne bouge jamais de Bangui peut-il vraiment parler des “leçons du TICAD” ? Qu’à cela ne tienne. Mais entre jargon diplomatique et réalités environnementales, les “leçons japonaises” cachent-elles l’absence totale de politique climatique nationale ?
Voilà bien le comble de la gouvernance centrafricaine : un ministre de la Communication qui nous explique les résultats du sommet TICAD 9 sans avoir quitté son fauteuil de Bangui. Pendant que la délégation présidentielle battait le pavé de Yokohama, notre soulard Kitandaire Maxime Balalou restait tranquillement installé dans ses bureaux, récoltant ses informations par téléphone et WhatsApp. Et le voilà qui nous présente “les leçons japonaises” comme s’il avait personnellement serré la main du Premier ministre nippon.
Cette situation montre tout le problème de cette administration : des ministres qui parlent de ce qu’ils ne connaissent pas, qui commentent ce qu’ils n’ont pas vu, qui analysent ce qu’ils n’ont pas vécu. Notre spécialiste de la “résilience climatique” découvre l’expérience japonaise à travers les comptes-rendus téléphoniques de ses collègues. Difficile de faire plus amateur comme approche diplomatique.
“Tirer profit des expériences japonaises pour faire face aux changements climatiques”, déclame notre ministre Kitandaire avec l’assurance de l’expert fraîchement diplômé. Le Japon ! Ce pays qui brûle encore massivement du charbon, qui a relancé ses centrales nucléaires après Fukushima, qui peine lui-même à atteindre ses objectifs climatiques. Voilà le modèle que la Centrafrique compte suivre pour sa “protection de l’environnement”. L’ironie atteint des sommets himalayens.
Le ministre nous gratifie de sa liste habituelle de priorités : “accès à l’eau potable, infrastructures durables, agriculture moderne”. Tout le catalogue des promesses gouvernementales y passe, saupoudré de références japonaises récupérées de troisième main. Quand on ne se déplace pas pour comprendre les enjeux, on se contente de recycler les formules toutes faites et d’y ajouter un peu de sauce nippone.
L’agriculture et la sécurité alimentaire occupent une place de choix dans ce discours post-sommet. “Bénéficier de projets agricoles modernes afin de renforcer l’autosuffisance alimentaire”, explique-t-il doctement. Dans un pays où les paysans cultivent encore avec des outils d’un autre siècle, où les routes rurales n’existent pas, où les circuits de commercialisation restent archaïques, on va faire de l’agriculture moderne grâce aux Japonais. Pourquoi pas des robots dans les champs de manioc tant qu’on y est ?
Le passage sur les “infrastructures durables” mérite une mention spéciale. Notre ministre découvre l’existence d’infrastructures respectueuses de l’environnement avec l’émerveillement du touriste visitant Tokyo. En Centrafrique, où les infrastructures de base manquent partout, où Bangui n’a pas d’électricité stable, où l’eau potable reste un luxe, on va construire “durable”. Le ridicule ne tue pas, heureusement pour nos dirigeants qui sont nés avant la honte.
“Un plan d’investissement global sur cinq ans inspiré de l’expérience japonaise en matière de logistique et de développement industriel” ! Cinq ans ! Comme si ce gouvernement avait déjà réussi un plan sur cinq mois. Et de la logistique japonaise en plus ! Dans un pays où transporter une caisse de bière de Bangui à Bossangoa ou à Paoua relève de l’exploit, on va appliquer les méthodes nippones. L’optimisme ministériel n’a vraiment aucune limite.
La cerise sur le gâteau reste l’évocation de l’“Agenda 2063 de l’Union africaine et des objectifs de développement durable”. Tous les buzzwords y passent ! ODD, gouvernance inclusive, partenariats stratégiques gagnant-gagnant… Le bingo du jargon onusien est complet. Pendant que le ministre aligne les acronymes internationaux, les forêts centrafricaines continuent d’être pillées par les exploitants illégaux, les cours d’eau sont pollués par l’orpaillage sauvage, et la biodiversité disparaît sous les yeux indifférents des autorités.
Le “nouveau paradigme centrafricain” évoqué en conclusion sonne comme une plaisanterie de mauvais goût. Quel paradigme ? Celui qui consiste à faire du tourisme diplomatique en récoltant des promesses creuses ? Celui qui transforme chaque sommet international en révélation environnementale ? Celui qui découvre l’écologie quand c’est à la mode dans les chancelleries ?
Au final, cette “résilience climatique” version gouvernement centrafricain ressemble à tout ce que produit cette administration : du vent diplomatique. Pendant que le ministre nous vend les “leçons japonaises”, les vrais problèmes environnementaux du pays restent entiers. Déforestation massive, pollution minière, gestion catastrophique des déchets urbains, absence totale de politique énergétique… Mais rassurons-nous, on a maintenant l’expérience nippone !
Les Centrafricains peuvent dormir tranquilles : leurs dirigeants maîtrisent parfaitement l’art de transformer les sommets internationaux en solutions nationales. Dommage que la réalité ne se plie pas aussi facilement aux effets d’annonce qu’aux communiqués ministériels.
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
