Touadéra veut valider la candidature de Dologuélé via le Conseil Constitutionnel pour lui donner un score de 2-3% à la présidentielle prochaine

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Touadéra vient de changer de stratégie. Après des mois à faire déclarer Dologuélé apatride, après avoir utilisé le ministre de la Défense pour dire qu’il n’est plus centrafricain, voilà qu’il veut maintenant que le Conseil Constitutionnel valide sa candidature. Ce revirement n’a rien d’un geste démocratique. C’est une nouvelle manœuvre pour humilier l’opposant.
Corbeau News Centrafrique a obtenu des informations précises sur ce qui se trame. Touadéra met la pression sur son cousin Waboué qu’il a placé à la tête du Conseil Constitutionnel. L’objectif : faire valider le dossier de Dologuélé. Pas pour lui permettre de gagner. Pas pour respecter ses droits. Mais pour l’utiliser dans une combine électorale bien ficelée.
Le plan est simple. Une fois le dossier validé, Dologuélé participera aux Élections. Il fera campagne. Il mobilisera ses partisans. Mais quand les résultats seront annoncés, on lui attribuera 2% ou 3%. Pas plus. Juste assez pour montrer qu’il y avait un opposant dans la course. Juste assez pour dire à la communauté internationale que les Élections étaient libres.
Cette stratégie a été discutée la semaine dernière lors d’une réunion à Damara avec le clan présidentiel. Ils ont pesé les options. Interdire complètement Dologuélé créerait trop de problèmes avec les partenaires internationaux. Mais le laisser gagner est hors de question. Alors ils ont trouvé la solution : le laisser participer et lui donner un score ridicule, et comme ça, cela permettra à Dologuelé de réclamer toujours le statut du leader de l’opposition démocratique.
Touadéra pourra ensuite dire : “Regardez, l’opposition a participé. Le Conseil Constitutionnel a validé le dossier de mon principal adversaire. Il est allé aux Élections librement. Et j’ai gagné avec 90% des voix. C’est la volonté du peuple.”
Cette technique n’est pas nouvelle. Beaucoup de dirigeants africains l’ont utilisée. Laisser l’opposition participer, mais truquer les résultats pour s’assurer une victoire écrasante. Donner quelques pourcents aux adversaires pour créer l’illusion d’une compétition. Et présenter le tout comme une victoire démocratique.
Le cas de Dologuélé est particulier parce que Touadéra a d’abord tout fait pour le détruire. Il l’a fait déclarer apatride. Il a mobilisé toutes les institutions contre lui. Les médias d’État l’ont diabolisé pendant des mois. Et maintenant, on va faire semblant de le réhabiliter. Pourquoi ? Pour mieux l’humilier en lui attribuant un score dérisoire.
Si cette stratégie se réalise, ce sera une première en Centrafrique. Un apatride qui participe à une élection présidentielle. Parce que selon le ministre de la Défense, Dologuélé n’est plus centrafricain. Il est apatride. Mais on va quand même le laisser se présenter.
Cette contradiction prouve que toute l’affaire de nationalité était politique depuis le début. Si Dologuélé était vraiment apatride, le Conseil Constitutionnel devrait rejeter sa candidature. Mais Touadéra a besoin qu’elle soit validée pour son plan de truquage. Alors le Conseil va l’accepter.
Touadéra pense qu’il peut tromper la communauté internationale avec cette combine. Il se dit que tant qu’il y a une apparence de processus démocratique, les partenaires étrangers vont accepter les résultats. Et il a peut-être raison. La communauté internationale ferme souvent les yeux sur les Élections truquées en Afrique quand elle veut éviter une crise.
La France, les États-Unis, l’Union Européenne, l’Union Africaine préfèrent souvent la stabilité à la démocratie réelle. Ils acceptent des résultats douteux tant qu’il n’y a pas de violence majeure. Touadéra compte là-dessus.
La question maintenant est : est-ce que Dologuélé va accepter de jouer ce rôle ? Va-t-il participer à des Élections en sachant qu’on lui attribuera 3-4% dans les résultats ? Va-t-il accepter d’être utilisé par Touadéra pour donner une légitimité démocratique à une élection truquée ?
Le choix est difficile. S’il boycotte, on dira qu’il a abandonné ses partisans. Qu’il n’a pas donné au peuple la chance de voter pour lui. Mais s’il participe, il légitime une élection dont les résultats sont déjà décidés. Il devient un accessoire dans la mise en scène de Touadéra.
C’est le dilemme de toutes les oppositions face aux dictatures. Participer ou boycotter ? Les deux options ont leurs risques. Et dans les deux cas, le dictateur trouve son compte.
Touadéra affine actuellement sa stratégie. Il veut créer l’apparence d’élections normales tout en contrôlant totalement les résultats. Il veut utiliser Dologuélé comme preuve qu’il y avait de l’opposition, puis l’écraser avec un score ridicule pour montrer sa “popularité”.
Les résultats sont déjà décidés. La réunion de Damara l’a confirmé. Le 28 décembre 2025, Touadéra annoncera sa victoire avec environ 90% des voix. Dologuélé aura 3-4%. Les autres candidats se partageront les miettes. Et on appellera ça une élection démocratique.
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Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
