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Centrafrique : le sous-préfet de Zangba serait assassiné par des hommes armés.

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Les combattants de la Seleka.

 

Mobaye (République centrafricaine) – Le sous-préfet de Zangba situé dans la préfecture de la Basse-Koto serait assassiné par des hommes armés, a-t-on appris de sources sécuritaires à Mobaye.

 

L’information, qui n’a pas été confirmée officiellement à Bangui, fait état de sic personnes abattues dans la localité de Zangba proche de la ville de Mobaye, capitale provinciale de la Basse-Koto.

 

Selon la même source, les six victimes auraient été assassinées ce dimanche 2 juin 2019 par des hommes lourdement armés assimilés aux combattants de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC).

 

Si les circonstances de cet assassinat odieux et prémédité sont encore floues, on ignore tout de même ce qui pousse les assaillants à agir ainsi.

 

À Bangui, personne n’est en mesure de nous le confirmer officiellement, alors que d’autres sources parlent par contre du maire de Zangba qui serait assassiné.

Mais selon notre enquête, tout porte à croire que c’est le sous-préfet qui serait mort dans cette attaque.

 

En attendant l’enquête sur le dossier, CNC vous livrera plus de détails dans les prochaines heures.

 

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Centrafrique : arrestation d’un officier supérieur de l’UPC à Bambari.

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Trois rebelles de l’UPC à Bambari. Crédit photo : AFP

 

Bambari )République centrafricaine) – armé d’un pistolet et de plusieurs chargeurs bien garnis, un officier de l’UPC a été arrêté ce samedi 1er juin 2019, a-t-on appris de sources judiciaires locales.

 

Selon la même source, l’homme, qui se faisait passer pour un simple passager en partance pour Alindao, a été arrêté au checkpoint des  soldats FACA à 5 kilomètres de Bambari dans la matinée du samedi 1er juin 2019.

 

Lors de son interrogatoire, l’homme déclare qu’il serait un officier et secrétaire général des forces mixtes d’intervention rapide de l’UPC à Bambari.

 

Alors que ce gros poisson de l’UPC  devrait être transféré à Bangui ce lundi 3 juin pour être entendu par le procureur de la République, le chef rebelle Ali Darassa,  furieux de cette arrestation, demande à ce qu’on le libère immédiatement et sans délai. Tandis qu’à Bangui, les autorités judiciaires rejettent en bloc cette demande du chef d’état-major de l’UPC Ali Darassa.

 

Rappelons qu’à Bambari, les forces d’intervention rapide de l’UPC, connues sous le nom de « brigade de la mort », brillent par ses nombreuses exactions contre la population locale.

La semaine dernière,  trois de cinq  détenus incarcérés dans la prison de l’UPC à Bambari ont été transférés au village Gbokologbo pour y être jugés. Leur sort n’est pas connu à ce jour.

 

Copyright2019CNC.

Bénin/Komi Koutché : Chronique d’un enlèvement manqué et d’un cambriolage hollywoodien

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Après la bataille judiciaire de Madrid, Patrice Talon et ses sbires ont tenté d’enlever l’opposant Komi Koutché dans un pays de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Le président du Bénin a tenté de faire subir à l’ancien ministre d’État chargé de l’Économie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation le même sort que subit actuellement Bertin Koovi en Guinée Équatoriale. Explications.

 

On pouvait penser qu’après le procès de Madrid et l’ampleur avec laquelle l’image du Bénin a été discréditée sur le plan international, la sagesse et l’appel à l’apaisement, qui finalement se révèlent comme des jeux de façade, pouvaient amener à changer de cap. Or, c’était sans compter sur la volonté de nuire de Patrice Talon et de ses agents zélés grassement entretenus pour commettre des forfaits.

Alors qu’il était encore dans les liens de certaines procédures administratives avec le Royaume d’Espagne, malgré le verdict sans appel rendu en sa faveur par la justice espagnole, les avocats de Komi Koutché ont pu lui obtenir une autorisation de quelques jours pour visiter sa famille. Des proches qu’il a dû déplacer dans un autre pays compte tenu de menaces graves qui pesaient sur l’intégrité de sa femme et de ses enfants.

 

Lors de ce trajet, alors qu’il était en transit d’une journée dans un pays de la CEDEAO, d’où les possibilités de vol ne lui permettaient de continuer que le lendemain, il a fortuitement rencontré des connaissances venant du Bénin, dont un ancien collaborateur. Ce dernier a aussitôt alerté Cotonou.

Et dès le lendemain, un peu comme si voir Komi Koutché libre et en mouvement est un crime, la police béninoise envoie l’un des mandats d’arrêt ayant fait l’objet de procès à Madrid pour demander son interpellation. Une action illégale, au mépris de toutes les règles déontologiques et au nom d’une supposée coopération policière au sein de la CEDEAO, et ceci, malgré les mesures conservatoires déjà prises par Interpol.

 

Il s’agit du mandat de régularisation du 27 décembre 2018 supposé décerné contre Komi Koutché pour n’avoir pas répondu à une convocation le 18 décembre 2018 alors même que les autorités savaient bien qu’il était déjà détenu à Madrid depuis le 14 décembre 2018 à leur demande sur la base d’un autre mandat d’arrêt invalidé par la justice espagnole.

 

Fort heureusement les fonctionnaires de police ne sont pas tous pareils. La police de ce pays d’Afrique de l’Ouest, avec l’aval de ses autorités compétentes, a opposé une fin de non-recevoir en donnant un cours magistral en matière de coopération policière à ceux qui ont émis un tel mandat.

 

Comme si cela ne suffisait pas, sachant qu’aucune disposition légale ne permet d’annuler le passeport ordinaire d’un citoyen, comme l’ont prétendu les autorités béninoises en août

2018, elles ont notifié à Interpol que Komi Koutché a perdu son passeport. Ce qui fait inscrire le passeport pourtant bien en possession de son titulaire, comme document de voyage perdu et recherché. Visiblement, la guérilla contre l’opposant Komi Koutché permet de découvrir toutes les formes de maladresses et de mauvaise foi d’un pouvoir en déliquescence.

 

 Cambriolage pas comme les autres…

 

Le vendredi 31 Mai 2019, des individus se sont introduits dans la résidence de Komi Koutché à Atokolibé, un village de la commune de Bantè, dans le Département des Collines, au Bénin.

Les faits ont eu lieu entre 2 heures et 3 heures du matin. Ils étaient au nombre de 14 malfaiteurs à faire irruption dans la maison. Venus d’un pays de la CEDEAO, selon les propres aveux de deux d’entre eux interpellés par la population, ils ont agi comme dans un scénario inédit au cinéma. Ils ont maîtrisé tous ceux qui y dormaient. De la mère de l’opposant Komi Koutché aux vigiles en passant par des enfants et d’autres membres de la famille, tous ont été ligotés et agressés. Leurs yeux ont été camouflés et les bouches bandées pour les empêcher d’appeler au secours.

Si la mère du ministre d’Etat Komi Koutché et les autres membres de sa famille présents n’ont pas été assassinés, ils n’en restent pas moins traumatisés psychologiquement par ce “home-jacking”. Tout est allé très vite. Ils ont vécu l’enfer. C’était dingue. De la pure torture.

Après, le gang est passé à la fouille du domicile, pièce par pièce. Ils n’ont rien laissé au passage.

La vigilance de la population a permis de mettre la main sur deux d’entre eux. A en croire leurs confidences, en langue Yoruba, enregistrées, l’opération a été commanditée et ils sont prêts à collaborer, afin de livrer les noms des véritables commanditaires.

Il s’agit d’un cambriolage d’autant plus traumatisant qu’il fait suite aux nombreuses persécutions politiques de l’opposant Komi Koutché en particulier et de toutes les figures majeures de l’opposition en général, contraints à l’exil, jetés en prison et poussés dans la clandestinité.

                                      

Lucien  Deviton

 

 

 

Centrafrique : débandade générale de la population à Obo.

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Une patrouille des soldats FACA à Obo. Crédit photo : AFP

 

Obo (République centrafricaine) – samedi 1er juin 2019, la ville d’Obo, capitale provinciale du Haut-Mbomou  située à 1320 kilomètres au sud-est de Bangui s’est vidée en quelques minutes de ses habitants suite à des tirs d’arme assourdissants d’un soldat de l’armée nationale (FACA).

 

Il est 19h42 à Obo, Sud-Est de la République centrafricaine,  un Soldat FACA, sous l’emprise de l’alcool traditionnel communément appelé « Ngouli », commence à faire des tirs nourris en l’aire avec son arme de service depuis le lieu de production de son alcool où il a l’habitude  de le consommer.

 

Alors que la population locale, qui croyait à une attaque quelconque des groupes armés, a dû quitter précipitamment leur domicile pour se cacher en brousse, le caporal-chef, l’auteur de ces multiples tirs nourris, en a profité pour brûler sur son passage plusieurs habitations jusqu’au quartier Kohoukou.

 

D’après notre enquête, ce caporal-chef avait été déjà sanctionné et rétrogradé première classe dans le passé pour des actes pareils avant de remonter à nouveau en grade jusqu’au caporal-chef aujourd’hui.

 

Arrêté sur décision de son chef, le caporal-chef est actuellement en prison militaire à Obo en attendant la décision de Bangui.

 

Quant à la population, elle commence progressivement à rentrer à la maison ce dimanche 2 juin 2019.

Pour ceux dont leurs habitations ont été incendiées par ce caporal-chef, c’est une nouvelle vie de galère qui commence sachant qu’il n’y aura probablement pas de dédommagement.

 

 

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Centrafrique : nouvelle manifestation à Bambari contre les soldats mauritaniens de la Minusca.

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Une équipe des négociateurs de la Minusca parlant aux manifestants le 27 mai 2019 à Bambari. Crédit photo : Bertrand Yékoua / Corbeaunews.

 

 

Bambari (République centrafricaine) – Dans la matinée du dimanche 2 juin 2019, les jeunes du quartier PK12 proche de l’aérodrome sont descendus massivement dans la rue pour bloquer une nouvelle fois l’installation des soldats mauritaniens de la Minusca dans le secteur.

 

Alors que les soldats du contingent gabonais de la Minusca devraient rejoindre leur nouveau poste à Bocaranga dans l’Ouham-Péndé, une localité proche des lieux du massacre du 21 mai imputé aux rebelles de 3R dont plus de 54 personnes avaient été égorgées, les soldats du contingent mauritanien, qui devraient relever leurs collègues gabonais à Bambari, ne sont pas les bienvenus dans la ville.

 

La semaine dernière, une première manifestation  des jeunes des quartiers proches de l’évêché et du pont Nguéndet avait poussé la Minusca à annuler l’installation des soldats mauritaniens sur les différents checkpoints du secteur.

 

Comme si cela ne suffisait pas, ce dimanche 2 juin 2019 dans la matinée, c’est le tour des habitants du PK12, un quartier situé à 12 kilomètres de Bambari, secteur aérodrome de barricader la route à l’arrivée des soldats mauritaniens de la Minusca qu’ils accusent d’être des complices des rebelles de l’UPC.

 

Une équation difficile à résoudre pour la Minusca qui a besoin des plus d’hommes pour renforcer ses patrouilles dans l’Ouham-Péndé, lieu considéré prioritaire suite aux attaques des rebelles de 3R.

Affaire à suivre…

 

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Bambari :  Ali Darassa promet une patrouille accrues de ses hommes aux quartiers Hadji et Bornou.

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Ali Darassa, le chef rebelle et ministre Conseiller du premier ministre à Bambari en mars 2019.

 

Bambari )République centrafricaine) – À la demande des habitants des quartiers  Bornou et Hadji, confrontés ce dernier temps à la recrudescence des actes de braquages des hommes armés identifiés comme des Peuls de l’UPC, le chef rebelle Ali Darassa, Ministre Conseiller du Premier ministre, promet de multiplier des patrouilles de ses hommes dans le secteur.

 

Il y’a une semaine, une équipe composée des chefs religieux musulmans étaient partis au village  Gbokologbo, 60 kilomètres de Bambari pour y rencontrer le chef rebelle Ali Darassa concernant la situation sécuritaire dans leurs quartiers.

 

Après quelques minutes d’entretien avec ce dernier, celui-ci leur a promis que ses hommes vont multiplier des patrouilles nocturnes dans ces deux quartiers pour tenter de rassurer les habitants  du secteur.

 

Entre temps, les émissaires ont  soumis au chef rebelle une deuxième doléance concernant les taxes imposées aux commerçants locaux qu’ils jugent trop élevée, mais le ministre Conseiller n’a pas répondu à cette deuxième doléances.

 

Ceci dit, les commerçants de Bambari qui sont soumis à ces taxes de l’unité pour la paix en Centrafrique vont devoir continuer à les payer même s’ils la jugent trop élevée.

 

Il y’a lieu de rappeler que ni les forces de la Minusca ni les forces de sécurité intérieure ne patrouillent dans certains quartiers musulmans de Bambari qu’ils jugent favorables aux rebelles de l’UPC d’Ali Darassa.

 

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Centrafrique : plusieurs victimes dans un accident de circulation impliquant un véhicule de la Minusca entre Bouar et Baoro.

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Une patrouille de la Minusca

 

 

Bouar (République centrafricaine) – Un accident de circulation sur l’axe Bouar-Baoro impliquant un véhicule de la Minusca a fait un mort et plusieurs blessées ce dimanche 2 juin 2019, a-t-on appris de source sécuritaire locale.

 

Selon le service de la gendarmerie de Bouar, l’accident s’est produit vers 12 heures locales quand un véhicule de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique ) se fait percuter par un autre véhicule civil en progression vers Baoro.

 

Le bilan provisoire fait état d’un mort et de plusieurs blessés parmi les passagers civils. 4 soldats de la Minusca ont été également blessés dans cet accident.

 

Par ailleurs, le samedi 1er juin dernier, 4 passagers d’un taxi-moto ont trouvé la mort après avoir été écrasés accidentellement par un camion au PK18 sur la route de Boali.

 

Chaque jour qui passe, sur les routes de Bangui comme à l’intérieur du pays, on ne cesse de déplorer des dizaines de morts et des blessés dans des accidents sans que les autorités nationales ne réagissent efficacement.

 

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : Opération « Wegnnyen negoye » de la Minusca contre le 3R.

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Un rebelle du 3R à Koui.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – « Wegnnyen negoye » (marteau en Sango) est l’opération militaire lancée par la Mission de l’Onu dans l’Ouham-Pendé, depuis jeudi dernier.

 

Il s’agit d’une réponse  aux attaques perpétrées par le groupe armé Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R), le 21 mai dernier.

 

Ces attaques, notamment dans les villages de Lemouna et Koundjili, à environ 50 km de Paoua, ont causé 34 morts, y compris celle d’un enfant, en violation flagrante de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA, selon un communiqué de la Minusca rendu public ce 1er juin. Le 25 mai, le Gouvernement centrafricain a exigé du 3R le démantèlement de toutes ses bases et barrières dans la zone des attaques, ainsi que la remise, dans un délai de 72 heures, des présumés auteurs des crimes.

Toujours selon le même communiqué, la Minusca fait savoir que   le groupe 3R a reconnu sa responsabilité dans les attaques, en présentant des excuses publiques, en remettant à la justice trois de ses éléments présumés coupables des attaques et en réduisant sa présence à Bohong, Bokaya et Létélé. Sur les traces du Premier ministre, Firmin Ngrebada, la Minusca ”exige que le 3R rende tous les éléments qui ont joué un rôle dans les attaques du 21 mai et collabore pleinement avec les enquêtes en cours”.

Le but de l’opération ”Wegnnyen negoye” menée par la Force de la Minusca est d’assurer la protection des civils dans la zone, prévenir de nouvelles attaques, affrontements ou tentatives de représailles et d’arrêter tout mouvement d’éléments armés dans la zone. L’opération prévoit, entre autres, la mise en place de bases opérationnelles temporaires dans certaines localités.

Entre temps, la guerre politique n’est pas évitée. La naissance du mouvement ” E Zingo Biani ” réunissant une trentaine d’entités de la société civile et  partis politiques n’est pas anodine. Ce mouvement piloté par le Groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine (GTSC) de Gervais Lakosso s’est vu rallier par des grandes figures de l’opposition telles que Anicet Georges Dologuele du parti URCA, Bertin Béa du KNK, Jean Serge Bokassa de ”Kodro ti mo kozoni si”, Joseph Bendounga du MDREC, Alexandre Ferdinand Nguedet, le syndicaliste Firmin Zhoponguele… ” E Zingo Biani ” ainsi créé exige l’abrogation des décrets portant nomination des leaders des groupes armés dans les hautes fonctions de l’État et l’arrestation de Abass Sidiki des 3R, faute de quoi, il appellera à une désobéissance civile.

La réplique n’a pas tardé. Blaise Didacien Kossimatchi, Coordonnateur à la mobilisation du parti MCU du Chef de l’État a qualifié de ” récupération politique ” la prise de position du E Zingo Biani. ” Nous condamnons tous la tragédie des villages Bohong, Koundjili et environs de Paoua. Mais, cela ne doit pas donner lieu à des récupérations politiques à des fins alimentaires. Le Chef de l’État est bien ferme, ainsi que le gouvernement pour engager des poursuite judiciaires contre les auteurs de ces actes ”, a-t-il précisé dans une déclaration aux média, ce vendredi.

 

Centrafrique : massacre de Paoua, le CNCA-PDD communique.

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  CONGRES NATIONAL CENTRAFRICAIN POUR LA

  PAIX, LA DEMOCRATIE ET LE DEVELOPPEMENT

                                    (CNCA-PDD)

              COMMUNIQUE N° 02/2019/CNCA-PDD/RCA

Le mardi 21 mai, au moins 50 centrafricains ont été sauvagement massacrés à Paoua dans les villages de Lemouna, Koundjili et Bohong par des mercenaires et terroristes du 3R (Retour, Réclamation, Réconciliation).

Vu la gravité de ces crimes, le CNCA-PDD s’interroge : Peut-on signer un accord de paix avec des mercenaires ou des terroristes assoiffés de sang ? Les illettrés connaissent-ils la signification d’un « Accord de Paix » ? Pourquoi les autres groupes rebelles signataires du présent Accord de Paix n’ont pas unanimement condamnés ce massacre d’une rare atrocité ?

Eu égard au caractère inique et bestiale de tel acte, le CNCA-PDD se joigne à la classe politique centrafricaine pour condamner avec la dernière énergie ce massacre commis par les ennemies de la Paix dans notre pays.

Souligne par ailleurs que les articles 5.b, 34 et 35 de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en RCA (APPR-RCA) du 6 février 2019 imposent à tous les parties signataires de renoncer à tout recours à la force armée ou à la barbarie pour le règlement de quelque différend qu’elles puissent avoir.

Demande instamment aux autorités centrafricaines et aux partenaires internationaux de tout mettre en œuvre pour traduire rapidement devant la justice le sulfureux Bi Sidi Souleymane dit « SIDIKI » pour servir d’exemple.

Adresse ses sincères condoléances aux proches des victimes et aux habitants de toute la région. Déclare par la même occasion à ces professionnels de massacres que tous les crimes qu’ils ont commis en Centrafrique ne resteront jamais impunis quelque soient les compromis politiques.

Le Président National du CNCA-PDD

 

Ferdinand MBOKOTO-MADJI

Centrafrique : Niméri Matar, chef milicien du PK5 serait-il mort ?

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Le chef milicien du PK5 Nimery Matar alias Force. Crédit photo : Corbeaunews.

 

Bangui (République centrafricaine) – Samedi 1er juin 2019,  le tristement célèbre chef de gang du PK5 Nimery Matar alias forces serait mort ce matin, a-t-on appris des sources sécuritaires à Bangui.

 

Plusieurs fois annoncées pour mort, le redoutable chef milicien Nimery Matar alias forces serait mort ce matin du samedi 1er juin 2019 à Bangui. Cette information, confirmée par plusieurs sources indépendantes, est saluée par la population du PK5 où le chef du gang Nimery Matar alias forces et ses éléments  rackettent quotidiennement.

 

Le service de police nationale a annoncé qu’il pourrait y avoir des tirs d’armes intenses au PK5 à l’enterrement du chef de gang ce samedi.

Certaines sources parlent de la cour de l’école Koudoukou comme lieu de son enterrement, tandis que d’autres annoncent pour le quartier Boeing derrière l’aéroport.

Pour l’heure, le corps se trouve encore à la mosquée, selon une source locale.

Toutefois, l’heure exacte des funérailles n’a pas été annoncée par sa famille biologique.

 

Affaire à suivre.

Centrafrique : massacre de Paoua, un ressortissant local s’insurge….

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Ville de Paoua. AFP

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le 21 Mai dernier, les corps des enfants, des femmes et des hommes dont un dé puté suppléant de Paoua 1 baignaient dans le sang dans les localités de bohang KOUNZILI et LEMOURA dans l’Ouham Pendé.

Lâchement abattus à bout portant par le groupe 3R du criminel SIDIKI témoigne le caractère délibéré de cet assassin d’exterminer plusieurs villages.

Quel sens veut-il donner à cet acte ignoble, barbare, surhumain par rapport à : Sa participation au dialogue de Khartoum ?

Sa présence dans le Gouvernement s’il est et demeure encore et toujours un assassin notoire ?

A-t-il encore sa place dans le Pays de Barthélémy BOGANDA et surtout dans le Gouvernement de la République ?

Fait-il encore partie des signataires des accords de Khartoum ?

Qu’attend le Gouvernement de ce criminel sans scrupule, sans état d’âme et im moral ?

Qu’il extermine encore et encore les paisibles populations dans une République Institutionnelle, Constitutionnelle présidée par un Président démocratiquement élu ?

Le Gouvernement va t-il se contenter des trois exécutants qu’il aurait livrés à la Justine sachant pertinemment que c’est lui SIDIKl qui a planifié les opérations et donc est le principal commanditaire ?

Ressortissant de l’Ouham Pendé ancien candidat à la députation dans la circons cription de BOZOUM 2, Indigné et profondément choqué par le caractère abominable, cruel et coordonné de ces actes odieux,

Je condamne avec la plus grande sévérité et fermeté ces assassinats crapuleux et sans mobile.

Demande le retrait immédiat de SIDIKl dans tous les processus des accords de Khartoum ainsi que son départ du Gouvernement du peuple Centrafricain qu’il massacre quotidiennement.

Exige son arrestation sans délais et le démantèlement total du groupe 3R dont il est incontestablement l’instigateur.

Aux familles endeuillées par cette terrible disparition brutale des leurs, je m’as socie à leur douleur et tristesse en leur adressant mes sincères condoléances les plus profondes.

 

 

Fait à Paris le 27 Mai 2019.

André Blaise BELEGOE.

Centrafrique : Monsieur NOURD GREGAZA, Président du PRNC, désormais nouveau leader des groupes armés ?

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Les combattaants de la Seleka.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Vu la situation  de crise de notre pays pendant une décennie.

Vu l’effort que nous avons consenti pour le retour de la paix en RCA.

Vu la politique de nos Dirigeants, Gouvernements, Partis politiques, Leaders des différentes entités,  d’opinions nationales et internationales

Vu le dernier dialogue de Khartoum qui a abouti à une signature d’accord de paix et de réconciliation entre le gouvernement et les Groupes armés le 06/02/2019 à Bangui.

 

Très chers compatriotes, nous les Généraux officiers et sous-officiers, hommes de rang signataires du” traité de coalition du Parti du Rassemblement de la Nation Centrafricaine (PRNC) “déclarant officiellement devant tous qu’à compter de ce jour le 28/05/2019 nous prêtons solonellement serment de choisir et prendre pour notre leader incontesté et incontestable Monsieur NOURD GREGAZA le Président fondateur de PRNC . Par conséquent il demeure le seul interlocuteur pour nous représenter devant les instances .

 

 

Fait  à Tiringoulou  le 29/05/2019.

Le Général ISSA ISSAKA Aubain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CENTRAFRIQUE : L’ASSEMBLÉE NATIONALE, LE BERCEAU DE LA MAGOUILLE ET DU COMPLOT D’ÉTAT.

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Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo courtoisie.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – L’assemblée nationale centrafricaine est la chambre monocamerale représentative du peuple centrafricain en attendant la mise en place effective du sénat.

 

Elle est élue au suffrage universel direct pour une durée de cinq (5) ans renouvelable indéfiniment. Cette sixième législature est composée de cent quarante (140) députés cosmopolites élus au scrutin uninominal majoritaire à deux tours.

 

Les députés sont non seulement les représentants de la souveraineté nationale mais aussi les défenseurs des intérêts des électeurs de leurs circonscriptions respectives. Les missions principales et traditionnelles des parlementaires consistent à voter les lois de la république et de contrôler les actions gouvernementales. A cet égard, l’assemblée nationale apparaît ainsi comme le baromètre de l’équilibre politique et cela dans le respect de l’intérêt supérieur de la nation.

 

Force est de constater dans les faits que cette sixième législature pourtant composée de grands intellectuels et commis de l’Etat est en résumé un gâchis, un véritable constat d’échec à l’image de la politique générale du pays.

 

Cette sixième législature est à juste titre caractérisée par une série sans fin de scandales mafieux, de magouilles et de complots tous azimuts au sommet de l’état.

 

Malgré la multiplication exponentielle de scandales, les parlementaires ne sont pas inquiétés et les excès continuent. D’emblée, la mise en place du bureau de l’assemblée nationale après les élections de 2015 s’est faite sur fond de magouille, de promesses grossières et intenables en passant par la destitution programmée et téléguidée du Président de l’assemblée nationale.

 

On relève entre autres scandales la circulation dans les couloirs des enveloppes et frais opaques, des conflits d’intérêts imbibant les hautes autorités, la création des groupes d’intérêts occultes, des sociétés de parlementaires qui gagnent des marchés publics dont les conditions d’attribution des marchés ne sont pas transparentes etc….

 

Ces pratiques mafieuses, douteuses, malhonnêtes, illicites et illégales sont tellement notoires qu’elles justifient la non déclaration ou du moins la réticence de déclaration de patrimoine de certains parlementaires pourtant imposée par l’alinéa 1 de l’article 66 de la constitution du 30 mars 2016 qui dispose que « dans les trente (30) jours qui suivent l’installation du parlement, le député et le sénateur font chacun en ce qui le concerne une déclaration écrite de patrimoine déposée au greffe de la Cour constitutionnelle qui la rend publique dans les huit (8) jours francs ».

 

En plus de ces graves manquements constitutionnels restés impunis, les parlementaires excellent dans les détournements de deniers publics et de corruption de bas étage. Certains sont notoirement analphabètes et par voie de conséquence incompétents car ils ne s’investissent pas assez dans les débats et se précipitent pour voter les lois après un long et ennuyeux sommeil. Qu’à cela ne tienne, l’absentéisme chronique, injustifié et impuni au mépris du règlement intérieur de l’assemblée nationale, confirme le manque de productivité et d’efficacité dans les missions parlementaires confiées par la constitution.

 

Fort de ce qui précède, le citoyen lambda s’interroge sur la primauté de la magouille dans l’hémicycle au détriment de l’efficacité de la mission parlementaire :

 

Pourquoi les organes étatiques de contrôle c’est à dire la Cour des comptes et autres ne s’intéressent-ils pas à la gestion opaque et scabreuse de l’assemblée nationale ? Pourquoi la magouille, la mafia et le complot d’état qui devraient constituer le combat des parlementaires s’installent durablement dans le palais du peuple ? Pourquoi ces mutismes, inactions complices et légendaires des parlementaires face à la dérive totalitaire du pouvoir ?

 

Concernant l’interpellation à l’assemblée nationale du premier ministre sur la boucherie meurtrière de Paoua, certains députés se sont agités avec force pour enfin s’endormir après l’intervention du chef du gouvernement. S’agissait-il encore d’une énième épisode de corruption ? Comment peut-on éradiquer ces facteurs d’inefficacité pour privilégier les intérêts de leurs électeurs ? A ce jour, combien de parlementaires sont impliqués impunément dans des scandales politiques et financiers ?

 

Beaucoup de questions qui interrogent la moralité et la probité des parlementaires de la sixième législature qui laissent planer le doute et la suspicion sur cette prestigieuse institution étatique. Au moment où l’accord de Khartoum est mis à mal, en ballotage défavorable par les récentes tueries, les parlementaires submergés par la magouille ne font plus peur à l’exécutif et qu’une éventuelle interpellation, enquête parlementaire ou une tentative de motion de censure ne représente qu’une promenade de santé pour les acteurs du pouvoir exécutif.

 

En conséquence de ce qui précède, nous lançons un vibrant appel à la diaspora à travers le monde, à la jeunesse agissante et aux âmes éclairés d’assiéger massivement l’assemblée nationale en sollicitant le suffrage des électeurs aux prochaines échéances électorales en vue de renouveler ou de recycler la maison du peuple.

 

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

 

Paris le 30 mai 2019.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

 

RCA : le ministre Wanzet Linguissara, accusé d’être « profrançais », est sur la sellette.

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Bangui (Centrafrique) – Il pourrait être limogé d’un moment à l’autre par le président Faustin Archange TOUADERA, selon une source bien introduite.

 

La décision vient de la Fédération de Russie, selon la même source,  après le voyage à Moscou la semaine dernière du Directeur général de la police nationale le colonel bienvenu Zokoué.

 

Le ministre de la sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara, en conflit ouvert d’un côté  avec son directeur de cabinet, et de l’autre avec le directeur général de la gendarmerie et celui de la police, va bientôt être limogé de son poste par le président Faustin Archange TOUADERA, et ce, sur ordre de la Russie. Le motif : « complicité avec la France ».

 

Alors qu’à la présidence de la République, certains tentent même de porter la responsabilité des tueries de Paoua la semaine dernière et de Bambari en début d’année sur le ministre de la Sécurité publique, d’autres par contre, qui doutent sérieusement de ces allégations,  se demandent quel rôle exact jouent les mercenaires russes en République centrafricaine.

Selon eux, ces deux tueries de masses se sont produites à moins de 10 kilomètres de la base opérationnelle des Russes et des FACA, mais ils n’ont pas réagi face à ces menaces : à Bambari, une cinquantaine des Russes sont dans la ville quand les rebelles de l’UPC ont pris d’assaut le centre-ville tuant 2 policiers, tandis qu’à Paoua, plusieurs dizaines des mercenaires russes sont également présents quand les rebelles Peuls de 3R ont massacré une cinquantaine des civils à Lemouna, Pougole,Koundili…

 

Ainsi, peut-on limoger un ministre avec trois gendarmes et cinq policiers sous-équipés à sa disposition pour faute professionnelle alors que sa collègue de la défense, chef des armées, avec plus de cent hommes lourdement armés et positionnés a seulement quelques kilomètres de ces tueries de masse ?

 

D’autre part, certains Centrafricains se demandent pourquoi dire que tel ou tel ministre est profrançais alors que le président Faustin Archange TOUADERA lui-même est accéder au pouvoir grâce à la France ?

Selon l’ancienne présidente de la transition Catherine Samba-Panza qui a vendu le mérite du candidat Touadera aux Français, celui-ci serait mieux placé pour réconcilier les Centrafricains vu son côté paternel qui est Peul, son côté maternel, chrétien et son appartenance politique KNK. Il serait mieux placé de parler avec les rebelles de la Seleka, tout comme ceux de la milice Anti-Balaka.

Malheureusement, comme dit un adage populaire, « l’habit ne fait pas moine ».

 

Faut-il le rappeler que le directeur général de la police, tout comme celui de la gendarmerie sont des parents directs au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

Le premier, qui se batte depuis plusieurs mois pour être nommé ministre de la Sécurité publique, multiplie des fiches mensongères, comme il l’a fait au temps de l’ancien Président Bozizé, contre son chef le ministre Wanzet.

 

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : tentative d’intimidation des journaliste de la radio Notre Dame

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Rondpoint du 4e arrondissement de Bangui. Credi photo : Mickael Kossi /CNC.

 

 

RADIO NOTRE-DAME COMMUNIQUE

 

La Direction de la radio Notre Dame, « la voix de l’espérance » porte à l’opinion publique les faits suivants vécus et rapportés par un auditeur (dont elle tait le nom pour sa sécurité)

« Le samedi 25 mai 2019 vers 16h30mn en sortant de la concession de la radio Notre Dame, j’aperçois un véhicule 4×4 de marque V8 non immatriculé, couleur noire avec vitre fumée qui me coince presque devant l’entrée du centre pastoral « Communauté Arbre de vie », (à côté de la radio).

Les gens sont qui sont dans le véhicule baissent les vitres en dessous de leurs têtes, et l’homme au volant me demande si je travaille à la radio Notre Dame. Ce a quoi je réponds non et leur dit que je suis venu déposer un souhait d’anniversaire. Les autres passagers insistent. L’un d’eux dit qu’il faut fouiller mon sac, mais un autre s’y oppose : « il dit qu’il ne travaille pas à la radio comment on peut fouiller son sac? »

Un autre encore me dit encore : « va dire au personnel de radio Notre Dame que comme c’est eux qui disent la vérité là, on va les frapper dur et dit à Koyassake qu’on l’aura… ». Après quoi, ils rementent les vitres et s’en vont ».

 

La Direction de Radio Notre Dame note que ces faits et ces propos sont des menaces évidentes orientées vers les journalistes de cette station. Par conséquent, elle tient à dénoncer sans ambages toute tentative d’intimidation à l’endroit des journalistes de la station et tout autre média.

 

Radio Notre Dame, « La voix des sans voix » et « présence d’Église » poursuivra l’engagement qui est le sien depuis bientôt 25 ans au service de toute la nation centrafricaine et ceci, dans le respect de sa ligne éditoriale et dans les conditions fixées par l’article 15 de la Constitution de la République centrafricaine.

 

Fait à Bangui, le  30 mai 2019.

 

 

RCA : journée des Casques bleus, la Minusca fait un don des vivres à l’hôpital de Bria.

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Le Chef du bureau de la Minusca de Bria et le Préfet de la haute Koto le 29 mai 2019 à Bria lors de la célébration de la journée internationale des casque bleus. Crédit photo Moïse Banafio / CNC.

 

Bria (République centrafricaine) – Le bureau régional de la Minusca, dans le cadre de la festivités de la journée internationale des Casques bleus, a remis un lot des vivres à l’hôpital régional de Bria, au centre nord de la Centrafrique.

 

Célébrée cette année sous le thème de « Protéger les civils, protéger la paix », la journée internationale des Casques bleus, instaurés en décembre 2002 par l’assemblée générale des Nations unies, est célébrée cette année à Bria par le bureau local de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique).

 

Dans le souci de laisser son empreinte philanthropique dans le cœur des familles et des enfants malades de Bria, le bureau régional de la Minusca a remis un lot des vivres et des habits à l’hôpital régional de Bria, et ce, en présence des autorités locales.

 

Après quelques minutes de cérémonie à l’hôpital, un match de football a été organisé dans l’après-midi entre le bureau local de la jeunesse et les soldats de la Minusca.

 

Faut-il rappeler que cette journée des Casques bleus rend hommage au personnel (civils, policiers et militaires) pour sa contribution inestimable au travail de l’ONU ?

Copyright2019CNC.

Bambari / Sécurité :  une brève manifestation contre la présence des soldats mauritaniens de la Minusca.

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Patrouille mixte Minusca-FSI à Bambari en 2017. Credit photo : Bertrand Yékoua / CNC.

 

 

Bambari (République centrafricaine) – quelques dizaines des personnes  se sont brièvement manifestées ce mercredi 29 mai dans la matinée à Bambari contre la présence des soldats du contingent mauritanien de la Minusca.

 

Au moins une cinquantaine des personnes sont descendues dans les rues de la capitale provinciale de l’Ouaka, centre de la République centrafricaine, afin de manifester contre l’arrivée des soldats mauritaniens de la Minusca.

 

Leurs objectif, empêcher la relève des soldats du contingent gabonais qui doivent laisser leur place, dans le cadre de leur rotation,  à leurs collègues mauritaniens de la Minusca.

Le problème, une partie de la population locale, qui  soupçonne et continue de soupçonner les soldats mauritaniens de la Minusca d’être de connivence avec les rebelles de l’ex-coalition Seleka, notamment ceux de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) dirigée par le sulfureux Ali Darassa.

 

Alors que les activités reprennent petit à petit dans certains quartiers proches de l’évêché de Bambari suite aux patrouilles conjointes  et permanentes FACA – Minusca gabonais dans le secteur, l’arrivée des soldats mauritaniens sème le doute et la colère au sein de la population locale qui craint un probable  retour des rebelles de l’UPC à leur position initiale.

 

À en croire à leurs propos, les soldats mauritaniens de la Minusca ne sont pas crédibles. Ils partagent parfois même les plats avec les rebelles qui viennent s’entretenir avec eux quotidiennement.

 

Pendant ce temps, les enseignants de l’école préfectorale menacent ce mercredi 29 mai d’arrêter les cours, car leur école se trouve justement proche de l’évêché, un point d’entrée et de sortie stratégique des rebelles, bloqués par les soldats gabonais et les FACA depuis quelques mois : «  si les Gabonais sont partis et que ce sont des Mauritaniens qui les remplacent, il y’aura forcément le retour des rebelles dans le secteur… », exclamé un enseignant à l’école préfectorale.

 

Depuis lors, le bureau local de la Minusca n’a pas réagi à cette nouvelle donne.

 

Copyright2019CNC.

 

Les enfants de Centrafrique souffrent de la crise

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Un enfant soldat de la Seleka.

 

 

La longue crise sécuritaire dans laquelle le pays est plongé depuis plusieurs années a aggravé la situation des enfants, avec le phénomène des enfants enrôlés de force par les groupes armés ou séparés de leurs familles.

Aujourd’hui, la situation des enfants dans le monde connaît une nette amélioration, selon un récent rapport de l’ONG internationale Save the children. Ce n’est pas le cas en République centrafricaine.

Nous sommes à la fondation Voix du cœur, un centre de prise de en charge des enfants privés du bonheur et de la chaleur familiale.

Initialement chargé d’accueillir des enfants des rues, ce centre a vu son champ d’action s’élargir aujourd’hui à d’autres catégories d’enfants, compte tenu du contexte sécuritaire assez précaire.

Moïse Mozongo, 13 ans, a été abandonné par sa famille.

“J’étais venu en congé chez mon oncle. Mais quand je suis arrivé, il était parti à Brazza. Ne sachant plus où m’abriter, je suis allé dans la rue. Mais j’ai vu que la vie dans la rue se résume au banditisme et ce n’était pas bon pour moi. J’ai pris la décision de venir à la fondation Voix du cœur dans l’espoir de continuer les études. J’ai composé le concours d’entrée en 6e et aujourd’hui, j’ai passé le CEF1. Mais parmi nous tous qui sommes ici, il y en a qui sont accusés de sorcellerie, d’autres de vols d’argent, d’autres encore ont perdu leurs parents, etc.”.

 

Au moins 13.000 enfants associés aux groupes armés sont en cours de réinsertion selon l’Unicef

En Centrafrique, les conflits armés qui sévissent depuis 2012 ont vu beaucoup d’enfants intégrer le rang des groupes armés. D’autres ont fait les frais d’abus des hommes en armes.

C’est le cas de Triompha, mariée de force à un ex-combattant dans le nord du pays et dont le témoignage est rapporté ici par Dieudonné Ouambetti, directeur par interim de la fondation Voix du cœur.

“Effectivement, les enfants ont beaucoup souffert dans notre pays. Nous avons donc eu ce témoignage de Triompha, cette fille de 14 ans qui est harcelée par un ex-antibalaka. Le mari a déjà une femme. Et quand elle est arrivée, la situation de co-épouse s’est posée. La femme de la maison a commencé à la battre et voyant qu’elle ne pouvait supporter les souffrances infligées par la co-épouse, elle a dû prendre fuite. Le mari, une fois de retour à la maison, est allé dans la famille de la fille, menaçant de lui tirer une balle dans la tête si elle ne revenait pas avec lui à la maison. La fille était obligée de revenir. C’est un véritable problème.”

De 2014 à ce jour, au-moins 13.000 enfants associés aux groupes armés ont été libérés et sont en phase de réinsertion, selon l’Unicef.

La crise a fait que beaucoup d’enfants ont été séparés de leurs familles. D’autres s’orientent vers les chantiers miniers pour subvenir aux besoins de leurs parents tandis que d’autres sombres dans la prostitution.

 

Avec DW Afrique

Formation du gouvernement : Vital Kamerhe promet de « transmettre fidèlement » la pétition de la société civile à Félix Tshisekedi

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Vital Kamerhe, directeur de cabinet du Président de la République, a promis, mercredi 29 mai, de « transmettre fidèlement » la pétition de la société civile à Félix-Antoine Tshisekedi. Après avoir reçu une délégation de cette structure, il a salué la lutte qu’elle mène.

Le directeur du Président de la République a souligné que la société civile sert de « contrepoids » aux gouvernants.

Il a par ailleurs indiqué qu’on ne peut pas gouverner sans tenir compte des avis, des remarques, des considérations, des observations et des propositions de celle-ci parce qu’elle est l’expression de la population.

Dans sa pétition adressée, mardi 28 mai, à la Présidence de la République, la société civile refuse des nominations, dans le prochain gouvernement et dans d’autres institutions publiques, des acteurs politiques ou de la société civile, trempés dans divers crimes et dans les violations des droits de l’homme.

Cette recommandation de la société civile de la RDC adressée au chef de l’Etat, est contenue dans une pétition déposée hier mardi à la présidence de la République.

Selon le coordonnateur général de la société civile en RDC, Christopher Ngoy, la pétition a déjà recueilli à ce jour 16 000 signatures.

A en croire certaines indiscrétion, le Front commun pour le Congo (FCC), plateforme de Joseph Kabila, aurait 60% de postes ministériels dans le futur gouvernement de la RDC. Cap pour le changement (CACH) qui a soutenu la candidature du président Félix Tshisekedi aurait pour sa part 20%.

Cette clé de répartition des postes ministériels réserve 10% de portefeuilles à la discrétion du Président de la République et 10% autres à Joseph Kabila, ancien Président de la République et sénateur à vie, dont la plateforme politique a remporté la majorité des sièges à l’Assemblée nationale.

 

Avec la radio Okapi RDC

RCA : interview de l’ancien Premier ministre et Député ivoirien Pascal Affi N’guessan sur CNC.

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Pascal Affi N’guessan, Député ivoirien interviewé par corbeaunews lors de son passage à Bangui.

 

 

Pascal Affi N’guessan (PAN), député de la République de Côte d’Ivoire, ancien Premier ministre, dans une interview inclusive accordée à Corbeau News Centrafrique (CNC) à la fin du séminaire interparlementaire organisé les 15 et 16 Mai 2019 à Bangui sur le thème « l’autonomie des assemblées parlementaires, quelles implications pratiques ? »

Il s’est focalisé sur quelques principes fondamentaux d’autonomie des assemblées parlementaires dans l’espace francophone.

CNC : monsieur Pascal Affi ne gueusant, député de la République de Côte d’Ivoire, ancien premier ministre, bonjour

PAN : Bonjour

CNC : Après deux jours de travaux d’atelier avec vos pairs centrafricains parlementaires, comment évaluez-vous ce séminaire interparlementaire ?

PAN : Les travaux se sont déroulés dans une très bonne ambiance, un intérêt soutenu des parlementaires centrafricains pour les thèmes qui ont été développés et qui tournent autour de l’autonomie des assemblées parlementaires. Ce thème a été traité à travers plusieurs conférences et j’ai personnellement eu à animer deux conférences sur les principes fondamentaux de l’autonomie et sur les assemblées parlementaires dans leurs relations avec l’exécutif et les autres institutions. Je crois que c’était une très bonne rencontre parce que c’est un thème qui est venu à-propos à travers l’intérêt même que les parlementaires centrafricains ont manifesté, mais surtout à un moment où nous sommes ici à Bangui en train de sortir de la crise de construire de nouvelles institutions dont l’institution parlementaire. Ce thème a permis aux autorités parlementaires et aux honorables députés de mieux cerner les contours de leur mission, de voir comment se positionner par rapport à l’exécutif et autre institution et de voir comment collaborer pour que l’Accord de paix qui a été signé entre le gouvernement et les groupes armés puisse bénéficier du soutien des parlementaires et du peuple centrafricain afin de conduire le pays à une paix durable. Donc ce séminaire vient à point nommé et je suis persuadé que ce qui a été développé pendant ces deux jours va aider la Centrafrique à aller vers des progrès pour une sortie définitive de crise.

 CNC : « Autonomie des Assemblées parlementaires, quelles implications pratiques ? », c’est le thème choisi pour votre rencontre en Centrafrique. Croyiez-vous que le parlement centrafricain n’est pas autonome ?

PAN : Parce que le Parlement est au centre de la vie démocratique, le Parlement est aussi le lieu de la représentation nationale. Il est le foyer du débat, ce qui revient à dire que dans un pays comme la Centrafrique qui a connu des rébellions armées, qui a connu des déchirures internes. La question de rassembler les représentants de toutes les régions et de toutes communautés au sein d’une institution comme le parlement, cette occasion est une opportunité pour construire la paix, c’est une occasion pour associer toutes les composantes dans leurs diversités et à l’action publique donc le parlement doit être au centre du processus de la paix ; il doit être au centre de la mobilisation nationale et doit être au centre de la participation nationale. C’est donc ce parlement doit prendre la plus grande mesure de cette mission et s’organiser efficacement pour qu’à travers le parlement tout le peuple centrafricain soit mobilisé en faveur de la paix et de la stabilité. C’est pour cela que cette question de l’autonomie parlementaire, la question du rôle du parlement de sa position dans l’édifice institutionnelle est une question essentielle et je suis persuadé que le séminaire a apporté des éléments au parlement dans leur diversité pour jouer ce rôle central notamment dans le processus de sortir de la crise.

CNC : votre thématique dans ces assises est les principes fondamentaux d’autonomie des assemblées parlementaires dans l’espace francophone, alors est-ce à dire que les parlements francophones ne sont pas autonomes au vu de ces principes ?

PAN : Vous savez dans l’espace francophone, la question de l’autonomie est vécue diversement. Il y’a des parlements où véritablement les parlementaires ont pris conscience de leur mission et qui jouent efficacement leurs responsabilités,  d’autres parlements qui sont encore jeunes et qui ont besoin d’être soutenus et d’être accompagnés pour progressivement prennent , et je dirais de la mesure de toutes leurs responsabilités parce que la question de l’autonomie révèle plusieurs dimensions  il y’a cette dimension politique,  c’est le fait que les parlementaires doivent être élus et donc à ce niveau-là il faut que le parlementaire prenne conscience que le fait qu’ils sont élus signifie qu’ils ont un mandat souverain qu’ils doivent exercer. Il  y’a aussi l’autonomie juridique à savoir que le parlement ne dépend d’aucune institution et doit s’exercer la plénitude de ses attributions,  il y’a également l’autonomie administrative le service du parlement doit être organisé par le parlement lui-même, l’autonomie financière c’est le parlement qui doit exécuter souverainement  son budget sans aucune  interférence de l’exécutif, ensuite la relation du parlement  avec les autres institutions, avec  l’exécutif ça veut dire que cette notion d’autonomie doit aussi être  prise avec beaucoup de doigter,  parce que  le parlement est autonome qu’il est complètement en dehors  de toute  relation avec les autres institutions. Si le parlement doit contribuer au développement à la paix et la sécurité nationale il est obligé d’entretenir des relations, il vote la loi, mais la loi est soumise par l’exécutif. Donc il y’a des relations qui doivent être établies entre le Parlement et l’exécutif, entre le Parlement et la Cour de Comptes, entre le Parlement et le Conseil Constitutionnel, il y’a des relations, mais c’est un jeu de rôle que chacun reste dans son rôle et conjuguant ce rôle avec celui des autres dans l’intérêt national.

CNC : Alors monsieur Pascal Affi ne gueusant, pour finir comment a été votre séjour en Centrafrique ?

PAN : C’est un séjour fructueux et c’est la première fois pour moi de venir en Centrafrique.  Je dois dire que je n’ai pas véritablement rassuré par rapport à ce que nous attendons, rassurer qu’il y’a un peuple mobilisé au sortir de la crise. Et je peux dire que c’est un séjour des expériences pour mon action personnelle en Côte d’Ivoire et parce que là aussi nous avons noué des relations d’amitié avec les parlementaires et les autorités de ce pays. Donc je remercie les autorités centrafricaines et les parlementaires et le peuple centrafricain de l’accueil qu’ils ont bien voulu nous réserver.

CNC : monsieur Pascal Affi N’guessan député de la République de Côte d’Ivoire, ancien Premier ministre nous vous remercions

PAN : c’est à moi de vous remercier

 

 

Propos recueillis par : Cyrille Yapende

 

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Centrafrique : la solution serait-elle institutionnelle ?

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Bangui après un affrontement entre Seleka et Anti-Balaka en 2014. CopyrightCNC.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Les centrafricains semblent aujourd’hui dans l’attente d’un homme providentiel qui répondrait par ses vertus (expérience, force, leadership, courage, intégrité, intelligence, sagesse etc.) à tous les maux du pays. Cet homme dirigerait la nation dans

 

le cadre institutionnel actuel avec un Président de République clef de voûte des institutions et chef de Pouvoir Exécutif.

 

Le problème est que les hommes vertueux peinent à émerger et que le système institutionnel actuel calqué sur la Cinquième République Française favorise une élection (la plupart du temps truquée) qui fige pour de nombreuses années un régime de népotisme, de clientélisme, de prédation incapable de répondre aux urgences et aux défis du pays. Les réformes nécessaires ne sont pas menées et la forte concentration du pouvoir dans la capitale entraîne un abandon des provinces délaissées au détriment du développement et de l’intérêt général de la nation.

 

Il apparaît donc aujourd’hui urgent de repenser le système institutionnel pour cadrer les dirigeants, répondre aux besoins de la nation et mettre fin à cette malédiction enfermant le pays dans la corruption, les rebellions et le sous-développement.

 

Une solution pourrait être de favoriser un régime de type parlementaire avec une forte décentralisation accompagnée d’une déconcentration réelle. Ce système reposerait sur des élections législatives, provinciales et municipales plutôt que sur une seule élection présidentielle biaisée qui figerait la vie politique pendant des années. Une multitude d’élections locales seraient en effet plus difficiles à truquer pour un seul parti qu’une seule élection nationale et offrirait au peuple une meilleure réprésentativité. Le Président de la République serait élu par un collège électoral restreint de députés, gouverneurs, de maires qui interviendrait aussi pour la répartition des postes ministériels, limités en nombre et choisis sur des bases purement techniques et administratives. Les citoyens serait dans ce système mieux à même de contrôler leur député, maire ou autre représentant local qu’un Ministre ou des conseillers présidentiels isolés dans la capitale et dépendant uniquement du pouvoir discrétionnaire Président. Le député ou maire prédateur, corrompu aurait ainsi directement des comptes à rendre à ses électeurs et concitoyens de proximité alors que le système actuel consacre des Ministres, députés et conseillers selon la vigueur de leur soutien au Président au détriment de l’intérêt général national. Ce système institutionnel répondrait aussi mieux aux menaces d’ingérence de puissances étrangères, de rebellions armées d’affairisme ou autres maux qui se nourrissent de ce statu quo infernal sur le dos de la population.

 

Le débat est ouvert.

 

 

©Corbeaunews.

Une politique publique ambitieuse et audacieuse de transformation urbaine et D’urbanisation accélérée de la ville en RCA.

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L’avenue des martyrs à Bangui. Crédit photo : Michael Kossi / CNC.

 

Bangui (République centrafricaine) – Après avoir fait le constat- plutôt amer- suivi d’un diagnostic sérieux de l’état de délabrement.

un état de délabrement marqué par la dégradation continue des voies urbaines et suburbaines, l’aspect très poussiéreux et la vétusté des immeubles- très avancé du paysage de nos villes en général et singulièrement de celui de la ville de Bangui en particulier- principal siège des institutions nationales, des organisations internationales accréditées en RCA et ,subsidiairement, épicentre des activités économiques et commerciales- et afin de rendre la ville en général et notamment la ville de Bangui un peu plus attractive, attrayante et compétitive sur le plan économique et social pour en faire, à terme, un véritable hub régional dans la vision d’un pays ayant vocation à devenir un pays émergent à un horizon à moyen terme, nous pensons qu’une politique plus ambitieuse et plus audacieuse de transformation urbaine doit être imaginée dans le cadre de la nouvelle politique de dynamisation des collectivités locales et de la ville envisagée et initiée par les pouvoirs publics.
Bangui, la capitale et accessoirement la métropole, représente, par excellence, la vitrine, le « Show Room » de la RCA à l’étranger dans un monde et un environnement de plus en plus concurrentiels où chaque ville-capitale cherche à occuper la première place en termes de renommée à tous points de vue et surtout détenir la palme d’or en matière d’organisation des grandes festivités et sommets internationaux. C’est pourquoi, elle doit rapidement redorer son blason. Retrouver son lustre d’antan pour re-mériter sa réputation de jadis « Bangui, la coquette, ville de pari».
Cette politique publique de transformation urbaine pourra comporter cinq volets. Ainsi, le 1er volet sera réservé à la mise en place d’une agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) ou d’un fonds national de développement urbain (FONDU) (I), le second volet, quant à lui, concernera l’exécution permanente de travaux d’entretien, de réfection et de construction des voies de communication urbaines (rues, boulevards et avenues) (II), le 3e volet sera dédié à la vérification de la mise en œuvre, à intervalles réguliers, de travaux de ravalement des immeubles à usage d’habitation et/ou professionnel du centre ville (III), le 4e chapitre, à l’érection par les propriétaires ou leurs ayants droits des immeubles à usage d’habitation ou professionnel du centre ville en immeubles d’au moins 6 étage en lieu et place des vieux bâtiments existants construits le long des principales artères (IV). Enfin, un 5ème chapitre sera consacré à une période dite d’adaptation laissée aux contribuables (personnes physiques ou personnes morales) concernés afin de leur permettre d’appliquer les nouvelles dispositions légales en vigueur. Autrement dit, il faut envisager l’octroi, à leur profit, d’une période de transition (V).

I. La mise en place d’une agence nationale pour la rénovation urbaine ou d’un fonds national de développement urbain.

L’agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC). Elle est créée par une loi dite d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine (PNRU) afin d’assurer la mise en œuvre et le financement du programme national de rénovation urbaine (PNRU). Les modalités de fonctionnement (organisation administrative, régime financier et comptable, missions de maîtrise d’ouvrage) sont précisées dans un décret.
L’ANRU est placée sous la tutelle du ministre chargé de la politique de la ville- en l’occurrence, le ministre de l’urbanisme, de la ville et du logement-, qui fixe les orientations générales de son action.

Des arrêtés portent approbation du règlement général de l’ANRU relatif au PNRU.

a) Objectif

L’objectif général de l’agence est d’accompagner des projets urbains globaux pour transformer les quartiers en profondeur ;
o En réinsérant les quartiers dans la ville ;
o En créant la mixité sociale dans l’habitat ;
o En introduisant de la mixité par la diversification des fonctions (commerces, activités économiques, culturelles et de loisirs).
Elle représente le guichet unique destiné à simplifier les procédures de financements.

b) Instance

o Un conseil d’administration composé d’un nombre (pair) de membres (représentants de l’Etat, des organismes du logement social, des collectivités locales et personnalités qualifiées).
o Un comité d’engagement sous la présidence du directeur général de l’ANRU composé de membres (8 à13 membres) (représentants de l’Etat et des organismes du logement social).
o Un comité d’évaluation et de suivi (CES) composé de membres déterminés (15), issus de la société civile et d’horizons divers : l’urbanisme et l’architecture, le monde associatif, l’action syndicale, le journalisme, l’éducation ou encore l’entreprise. Le CES a pour mission de veiller aux conditions de réalisation du programme national de rénovation urbaine et notamment à la prise en compte des parcours de mobilité résidentielle, professionnelle et scolaire des habitants. Le CES de l’ANRU est un organe indépendant, qui publie annuellement un rapport d’évaluation de la politique de rénovation urbaine. Il se base sur l’analyse des agrégats nationaux des projets de rénovation urbaine, sur des études qu’il commande chaque année sur des thèmes principaux du PNRU et sur des rencontres avec des acteurs locaux des projets et les habitants des quartiers.
o Un délégué territorial, le préfet, représente l’ANRU dans chaque préfecture. Il est assisté d’un délégué territorial adjoint.

c) Moyens financiers

L’ANRU est financée à parité par l’Etat et les partenaires sociaux.
Elle est habilitée à recueillir- à défaut des services fiscaux du ministère des finances et du budget pourront également percevoir, en son nom et pour son compte-, auprès des contribuables désignés (riverains personnes physiques et personnes morales) la taxe spécialement créée (appelée taxe d’entretien du réseau routier urbain), destinée à l’entretien, à la réfection et la construction des rues, boulevards, avenues et, éventuellement, d’autres ouvrages d’art d’intérêt national. Cette taxe spéciale est différente des impôts fonciers, de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés, qui restent, selon les cas, à la charge des contribuables concernés. Loin de revêtir un caractère punitif, elle est conçue comme une contribution à l’effort d’urbanisation de la ville.
Elle récupère les amendes financières mises, occasionnellement, à la charge des contribuables récalcitrants. Ces amendes, qui viennent renforcer les ressources de l’ANRU, contribuent à servir ses objectifs et projets d’intérêt général.

d) Direction

– Le Président,

Il préside le conseil d’administration de l’ANRU.

-Le Directeur général,

Il administre, gère, au quotidien, l’ANRU.

e) Dossier ANRU

Un dossier ANRU est la documentation d’un projet de rénovation urbaine.

f) Elaboration

C’est la collectivité locale ou la communauté, qui est « porteuse » du projet de rénovation urbaine. Il lui appartient de « monter » le dossier en collectant auprès de tous les partenaires les éléments nécessaires à sa constitution.
Toutes les pièces exigées par le règlement général de l’ANRU doivent être fournies selon le contenu-type du dossier défini par l’agence. Notamment :
o Le dossier explicitera de façon très précise la phase opérationnelle, qui fera l’objet de la contractualisation, et présentera, à titre d’information, les actions envisagées pour la partie non encore arrêtée précisément ;
o Le dossier doit correspondre à un projet pluriannuel totalement opérationnel ;
o Le dossier doit comporter un descriptif, opération par opération, année après année, de la maîtrise d’ouvrage et des plans de financements retenus ;
o Le dossier comprend surtout la « maquette financière », le tableau de données chiffrées de 5 Mo, pièce contractuelle essentielle pour les futures décisions d’attribution de subventions (DAS) attribuées aux différents maîtres d’ouvrages.

g) Instruction

Le dossier « bouclé » est déposé par le maire ou le président de la communauté au délégué territorial de la préfecture (préfet ou représentant de la DDT). Après instruction (qui intègre la consultation des partenaires locaux de l’agence) par le délégué territorial, le dossier est transmis à l’ANRU. Une réunion entre partenaires peut aboutir à une demande de compléments aux acteurs.
Ensuite, le dossier est examiné par le comité d’engagement, présidé par le directeur général de l’ANRU, avec présentation par le maire ou le président de la communauté et le préfet. Les représentants des bailleurs sociaux participent, en principe, à cette présentation.
Le comité d’engagement donne son avis sur la base duquel le projet de rénovation urbaine est adopté ou pas comme opération de rénovation urbaine. L’avis formalisé est communiqué au délégué territorial ou au maire, ou président de la communauté et le préfet. En cas d’avis favorable, la convention pluriannuelle est adoptée.

h) Approbation

La convention pluriannuelle rédigée (en concertation avec les maîtres d’ouvrage concernés par l’opération) par le délégué territorial, est soumise à l’approbation du conseil d’administration ou du directeur général de l’ANRU.

II. L’exécution permanente des travaux d’entretien, de réfection et de construction des voies de communication urbaines (rues, boulevards et avenues).

Afin de décharger la ville et ses services techniques de leurs nombreuses missions généralistes dans les domaines économiques et sociaux, l’ANRU (et ses démembrements locaux) est chargée, à titre exclusif, de mettre œuvre l’exécution des travaux d’entretien, de réfection et de construction des voies de communication urbaines (rues, boulevards, et avenues) sur l’ensemble du territoire de la ville.
Elle peut, dans cette perspective, recourir au mécanisme contractuel de la sous-traitance, à travers les marchés publics (adjudication, appels d’offres, gré à gré, selon les cas), afin d’exécuter sa mission.

III. Vérification de la mise en œuvre des travaux de ravalement des immeubles à usage d’habitation ou professionnel du centre ville.

L’ANRU veille également à la propreté des immeubles de la ville. Notamment la propreté de leurs façades. A intervalles réguliers- tous les 5 ans-, elle vérifiera que les propriétaires ou locataires de ces immeubles aient, bel et bien, procédé au ravalement des façades afin qu’ils soient conformes aux standards et normes des villes modernes.
Les propriétaires ou locataires récalcitrants peuvent, après plusieurs avertissements ou sommations de l’ANRU, restés sans réponse ou infructueux, se voir infliger une amende (financière forfaitaire) pouvant atteindre 15% à 20% de leurs chiffres d’affaires annuels et ce, sans préjudice de leurs obligations d’appliquer les dispositions légales et règlementaires en vigueur. C’est-à-dire que les travaux de ravalement restent entièrement à leurs frais et charge.

IV. L’érection par les propriétaires ou leurs ayants droits des immeubles à usage d’habitation ou professionnel du centre ville en bâtiments d’au moins 6 étages.

Une loi sera votée et promulguée et fera obligation aux riverains ou opérateurs économiques d’ériger leurs propriétés existantes, qui ne remplissent pas les conditions requises par la loi et qui datent, pour beaucoup d’entre elles de la période coloniale, en immeubles d’au moins 6 étages. Ces immeubles doivent être habitables ou, au moins, commercialement exploitables.

V. La concession d’une période transitoire.

Les personnes physiques ou morales concernées disposent d’un délai de 5 ans maximum, à compter de la date d’entrée en vigueur de la loi, pour se mettre en règles conformément aux dispositions en vigueur. Faute de quoi, elles devront s’acquitter d’une amende, par année de retard ; pénalité pouvant atteindre 15 à 20% de leurs chiffres d’affaires annuels. Ce, sans préjudice de leur devoir de remplir leurs engagements, qui ne souffrent d’aucune transaction.

Dans un premier temps, ces dispositions d’ordre impératif ne concerneront que la ville de Bangui, qui doit, dans un délai raisonnable et compte tenu de son délabrement général, faire peau neuve conformément à la politique de la ville et d’urbanisation accélérée définie par les pouvoirs publics.
En fonction de l’amélioration de la situation sécuritaire à l’intérieur du pays et du retour progressif des personnes déplacées et des réfugiés dans leurs foyers et milieu naturel, ces mesures ont vocation à s’étendre aux chefs-lieux des préfectures et sous-préfectures, qui doivent, également, faire peau neuve afin d’être dignes de leur nature et caractéristique d’espaces citadins.
Même si, nous devons prendre en compte le fait que des adaptations particulières pourront leur être apportées en considération de circonstances et de spécificités locales.

 

Par : Wilfried Willy Hetman-Roosalem

Centrafrique : La France renforce son soutien à la modernisation de l’administration centrafricaine à travers le projet Tamboula

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Le Président Faustin Archange Touadera entouré de l’Ambassadeur de France en Centrafrique et le Ministre chargé du Secrétariat du gouvernement dans la salle du cinéma du palais de la Renaissance à Bangui le 22 mai 2019. . Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé. CopyrightCNC.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – La salle du cinéma de Palais de la Renaissance a servi de cadre le vendredi dernier au lancement officiel du projet Tamboula 2 qui vise à renforcer les capacités d’action d’administration.

 

La cérémonie de lancement de Tamboula 2 a eu lieu sous l’égide de Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra, les Présidents des Institutions républicaines, certains membres du gouvernement et le corps diplomatique accrédité en RCA dont Eric Gérard, Ambassadeur de France en Centrafrique, exécuteur dudit projet.

 

L’élément déclencheur de projet Tamboula est la rencontre entre le Président centrafricain, Faustin Archange Touadéra et son homologue Français, Emmanuel Macron à Paris en France le 25 Septembre 2017, où le Chef de l’Etat a sollicité l’aide de son homologue afin de renforcer les capacités d’action de l’administration centrafricaine.

Dans ce cadre, l’Ecole Nationale de l’Administration (ENA) de Paris a formé en 2018, en partenariat avec l’Ecole Nationale de l’Administration (ENAM) de Bangui, une première promotion de 80 fonctionnaires centrafricains contribuant ainsi à la professionnalisation et à la modernisation de l’administration.

Financé par la France, le projet Tamboula va permettre notamment de poursuivre la formation des hauts fonctionnaires centrafricains, assurer la remise en place d’une formation initiale de fonctionnaires recrutés sur concours, conformément à l’esprit de l’article 4 de l’accord de Khartoum ; accompagner la mise  en œuvre de certains projets pilotes sélectionnés lors du forum «gouvernement ouvert » qui s’était tenu à la Présidence de la République en Juillet dernier, visant notamment à répondre aux besoins essentiels des habitants : guichet unique pour simplifier les démarches administratives au Ministère des Finances, actions de promotion de la femme, restructuration de l’hôpital communautaire de Bangui, formation des jeunes, renforcement de la communication et du dialogue avec les citoyens, diffusion d’une charte déontologie des fonctionnaire.

Le Président de la République, Faustin Archange Touadéra lors de son allocution de la circonstance, reconnait que la crise militaro-politique qu’a connue la RCA a sapé les bases de l’administration centrafricaine, « la crise que traverse notre pays depuis 2012 a sapé les bases de l’administration centrafricaine, démotivée les cadres dirigeants de la fonction publique et entamée les capacités d’analyses des fonctionnaires et agents de l’Etat confiant ici la fonction publique à des taches de routine. Pour relever ces défis, je fais de la modernisation de l’administration centrafricaine un impératif catégorique car j’ai ferme conviction que la modernisation de l’Etat passe forcément par la formation de ces agents. C’est fort de cette conviction que j’ai demandé et obtenu du Président, Emmanuel Macron l’appui de la prestigieuse Ecole Nationale d’Administration de Paris le renforcement des capacités de 200 hauts fonctionnaires centrafricains », a précisé le Président Centrafricain, Faustin Archange Touadéra.

L’Ambassadeur de France en Centrafrique, Eric Gérard quant à lui, fait une clarification sur ce projet, « l’objectif de cette formation, il est important de le souligner n’était pas de transposer un modèle d’extérieur en réponse à l’objectif que vous vous êtes fixés pour reconstruire votre administration. Il s’agissait au contraire de notre participation à la position d’identifier les problèmes et les priorités, proposer leurs solutions et mettre en œuvre les projets qui en résultent », a clarifié Eric Gérard, Ambassadeur de France en Centrafrique.

Le projet Tamboula va se poursuivre pendant 2 ans grâce au soutien du Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères français, afin de compléter la formation des fonctionnaires et d’atteindre le chiffre de 200 sur lequel s’était engagé le Président Macron.

Cyrille Yapende

 

 

Malawi: Peter Mutharika, le président anti-corruption pris la main dans le sac

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Le Président malawite Peter M. CopyrightWikipédia

 

 

Peter Mutharika, reconduit de justesse lundi à la tête du Malawi à l’âge de 78 ans, s’était présenté comme un rempart à la corruption à son arrivée au pouvoir en 2014, mais son premier mandat a été terni par des scandales.

  1. Mutharika s’est retrouvé impliqué dans une affaire de pots-de-vin, soupçonné d’avoir reçu plus de 200.000 dollars d’un homme d’affaires qui avait décroché un contrat de plusieurs millions de dollars auprès de la police.

Le Parti démocratique progressiste (DPP, au pouvoir) affirme que l’argent a depuis été remboursé, mais n’a pas avancé de preuve.

En campagne électorale cette année, Peter Mutharika a balayé toutes les objections. “L’opposition n’a aucune raison de me critiquer. Pas une seule”, a-t-il assuré.

Quelques jours avant les élections, des rumeurs ont circulé sur son état de santé. A l’origine de cette effervescence, un communiqué de la présidence annonçant l’annulation de meetings pour “des raisons urgentes”.

Mais deux jours plus tard, Peter Mutharika, droit comme un i, est réapparu en lançant à ses partisans: “est-ce que cela ressemble à un homme mort ?”

Ce professeur de droit dirige depuis 2012 le DPP, dont il a hérité à la suite de la mort de son frère alors président, Bingu wa Mutharika, victime d’une crise cardiaque.

Dans la foulée de ce décès, Peter Mutharika s’est retrouvé au cœur d’une rocambolesque saga.

Il est soupçonné d’avoir tenté de cacher le cadavre de son aîné mort, puis d’avoir intrigué pour empêcher la vice-présidente Joyce Banda d’hériter, conformément à la Constitution, du fauteuil présidentiel.

Un avion avait même été affrété pour faire hospitaliser le président –pourtant déjà mort– en Afrique du Sud.

Le scénario dynastique avait été bien préparé: un Mutharika devait succéder à un autre et devenir le meilleur bouclier contre d’éventuelles poursuites pour corruption visant le sortant. Mais la disparition prématurée de Bingu wa l’a fait capoter.

– Popularité en déclin –

C’est finalement Joyce Banda qui prend les rênes du pays en 2012. Peter Mutharika devra patienter jusqu’en 2014.

Cette année-là, il remporte la présidentielle avec 36% des suffrages, Mme Banda est reléguée à la troisième place.

Les charges de trahison pesant sur lui, après l’affaire du cadavre caché, sont abandonnées.

La présidence de Peter Mutharika a été marquée par un fort mécontentement populaire, alimenté par la corruption, des pénuries de nourriture et des coupures d’électricité.

En 2018, des milliers de personnes sont descendues dans la rue de plusieurs villes du pays pour dénoncer les scandales qui éclaboussent le régime, le premier mouvement antigouvernemental significatif depuis 2011.

Mais Peter Mutharika est crédité d’avoir développé les infrastructures de ce pays agricole, notamment les routes.

Son bilan économique est mitigé: la croissance a baissé de 5,7% à 4% depuis 2014 mais le taux d’inflation a reculé de 23 à 9%, selon le Fonds monétaire international (FMI).

“Nous avons mis le Malawi sur le chemin du progrès”, a affirmé M. Mutharika en campagne, promettant monts et merveilles. “Si vous me donnez cinq ans supplémentaires, je transformerai ce pays au point que vous ne le reconnaîtrez pas (…). On arrivera au niveau de Singapour ou de la Malaisie.”

Fils d’un directeur d’école, né en 1940 dans un village du district de Thyolo (sud) perdu dans des plantations de thé, Peter Mutharika a vécu une trentaine d’années aux Etats-Unis.

Il a participé à la rédaction de la première Constitution démocratique de son pays, après la dictature de Hastings Banda (1964-1994).

Entré en politique en 2009 dans l’ombre de son frère, il a occupé plusieurs postes ministériels à la Justice, à l’Education puis aux Affaires étrangères.

Veuf pendant plus de trente ans, il s’est remarié avec une ancienne députée.

AFP

La SADC rejette l’adhésion du Burundi, l’opposition s’en réjouit

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Le Président burundais en train de jouer au football en Côte d’Ivoire en 2017

 

L’opposition burundaise salue le rejet de la demande d’adhésion du Burundi à la Communauté de développement d’Afrique australe, SADC pour cause «d’instabilité politique».

«L’urgence, pour le Burundi, est de résoudre d’abord la crise politique interne née de la décision de Pierre Nkurunziza de briguer un 3ème mandat illégal», a annoncé sur twitter le Conseil national pour le respect de l’accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi et de l’Etat de droit(Cnared), principale plateforme de l’opposition en exil.

La SADC avait rejeté, lundi, la demande du Burundi d’adhérer à l’organisation régionale.

«La mission d’évaluation a recommandé qu’il n’est pas encore temps que le Burundi soit membre de la SADC», a rapporté SOS-Médias Burundi, Collectif des journalistes indépendants.

C’est la 2ème fois que la demande du Burundi pour adhérer à la SADC est rejetée après celle de février 2017.

Selon l’opposition, il s’agit d’une reconnaissance, par la SADC, de l’origine de la crise qui secoue le Burundi depuis plus de quatre ans.

«La SADC est aujourd’hui l’une des rares organisations internationales qui définissent encore, de manière aussi claire et juste, l’auteur et l’origine de la crise burundaise : le président Pierre Nkurunziza et son 3ème mandat», a déclaré sur son compte twitter Pacifique Nininahazwe, opposant en exil et farouche contestataire du 3ème mandat de Pierre Nkurunziza.

Le Burundi est déjà membre de plusieurs organisations régionales panafricaines, notamment la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), le Marché commun d’Afrique de l’est et du sud (Comesa), la Communauté économique des pays des grands-lacs (CEPGL) et la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC).

Depuis plus de 4 ans, ce pays est plongé dans une grave crise, émaillée de violences, suite à la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat jugé illégal.

Les violences ont fait plus d’un millier de morts et poussé plus de 360.000 personnes à fuir le pays, selon le rapport de l’agence de l’ONU pour les réfugiés publié le 30 avril 2019.

 

Avec AA

RDC : l’Eglise réclame des élections locales

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Centrafrique.com/rdc-leglise-reclame-des-elections-locales/felix-tshisekedi-a-kinshasa-le-15-fevrier-2019-par-la-presidence-de-la-rdc-2/” rel=”attachment wp-att-29112 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

L’Eglise catholique congolaise et un collectif d’Eglises protestantes de RDC ont lancé mardi une pétition pour réclamer la tenue d’élections locales en République démocratique du Congo, un scrutin sans cesse reporté depuis 2006.

Ces élections avaient finalement été prévues en mars dernier et, après un nouveau report, aucune date n’a été fixée pour leur organisation.

La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et la présidence de l’Église du Christ au Congo (ECC, protestants), qui réunit la majorité des Eglises protestantes de RDC, exigent de la commission électorale et du gouvernement “l’organisation des élections locales qui vont mettre fin au système des nominations des dirigeants”.

 

La pétition doit être soumise à signature dans les paroisses pour une durée non précisée.

Les deux Eglises dénoncent une démocratie locale “confisquée par des dirigeants nationaux et provinciaux”, sans mentionner de date pour la tenue du scrutin.

Début 2018, la Cenco avait soutenu les marches d’un collectif catholique réclamant le départ de l’ancien président Joseph Kabila et l’organisation de l’élection présidentielle.

L’opposant Félix Tshisekedi a finalement été proclamé vainqueur de la présidentielle du 30 décembre. Les proches de l’ex-président Kabila ont gardé la majorité au Parlement, selon ces mêmes résultats officiels.

La Conférence épiscopale de l’Eglise catholique a contesté les résultats publiés par la Commission électorale, considérant qu’ils n’étaient pas conformes à ceux de ses 40.000 observateurs déployés dans des bureaux de vote à travers le pays.

L’Eglise catholique est considérée comme une voix critique contre tous les régimes qui ont dirigé le pays depuis son indépendance de la Belgique en juin 1960.

Depuis fin 2017, la présidence de l’ECC se rapproche des positions de la Cenco sur des questions socio-politiques.

En RDC, huit Eglises sont officiellement reconnues par l’État dans le cadre de la composante confessions religieuses de la société civile.

 

AFP/VOA

RDC: reddition d’un chef milicien accusé de massacre de 17 policiers au Kasaï

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Des Casques bleus patrouillent près de Kananga, dans le Kasaï central, en RDC, le 11 mars 2017

 

 

Un chef milicien accusé du massacre en décembre 2016 de dix-sept policiers au Kasaï s’est rendu lundi aux autorités de cette province du centre de la République démocratique du Congo, mettant fin à sa “lutte armée”, a appris l’AFP mardi auprès d’un responsable local.

Simon Mbawu avait monté et dirigé à Tshikapa en 2016 une redoutable section du groupe armé Kamuina Nsapu, du nom d’un chef coutumier qui s’était rebellé contre les autorités locales et nationales, tué dans une opération des forces de sécurité en aout 2016.

  1. Mbawu était accompagné de 64 miliciens. Il a remis aux autorités une arme de guerre neuve, un lance-roquette, cinq fusils d’assaut AK-47 et trois bombes lacrymogènes, a expliqué à la presse le gouverneur du Kasaï Dieudonné Pieme Tutokot.

“Je vous remets mes armes en signe de cessation de la lutte armée”, a déclaré le chef milicien s’adressant au gouverneur du Kasaï lors de sa reddition.

“Je vous souhaite la bienvenue parmi nous. Je promets de m’occuper de votre situation à la hauteur des capacités financière et logistique de la province. Le cas échéant je ferai rapport à ma hiérarchie”, a promis le gouverneur Pieme.

“Je vous assigne la mission d’encourager ceux d’entre vous qui continuent à demeurer en brousse de sortir”, a déclaré le gouverneur Pieme. Ces miliciens sont cantonnés au sud de Tshikapa.

Dans un rapport présenté en 2018 dans un forum pour la paix dans le Kasaï organisé par l’ancien président congolais Joseph Kabila, les autorités provinciales avaient accusé le chef milicien Mbawu d’avoir massacré 17 policiers en décembre 2016 et ravi leurs armes.

“Connaissant la capacité de ce chef milicien, les armes qu’il a rendues ne représentent pas le dixième de l’arsenal à sa disposition”, a déploré auprès de l’AFP une source militaire.

Des violences avaient éclaté en septembre 2016 dans le Kasaï après la mort du chef coutumier Kamuina Nsapu, tué par les forces de sécurité le 12 août 2016. En moins d’une année, le conflit entre ses miliciens et les forces de sécurité avait fait au moins 3.400 morts.

Depuis l’arrivée au pouvoir en janvier 2019 du président Félix Tshisekedi, qui est originaire du Kasai, les violences se sont faites de plus en plus rares, et des centaines de miliciens se sont rendus aux autorités.

 

 

AFP/VOA

Libye: Haftar remet au Caire un chef jihadiste égyptien

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Le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’est libyen, a remis mardi soir à l’Egypte un chef jihadiste égyptien très recherché par le Caire et qui avait été arrêté en Libye en octobre dernier, selon un communiqué de son bureau média.

Ancien officier des forces spéciales égyptiennes devenu jihadiste, Hicham el-Achmawy a été arrêté au cours d’une opération militaire dans la ville de Derna, dans l’est de la Libye, par les forces loyales au maréchal Haftar, soutenu par Le Caire.

Il a été remis mardi soir au Caire lors d’une rencontre entre M. Haftar et le chef des renseignements égyptiens, Abbas Kamel, à Bengahzi (est), selon le communiqué.

Le président Abdel Fattah al-Sissi avait réclamé l’extradition de M. Achmawy quelques jours après l’arrestation de ce dernier.

“Nous le voulons pour l’emprisonner”, avait-il dit.

  1. Achmawy a quitté l’armée égyptienne en 2012, avant de rejoindre le groupe jihadiste Ansar Beit al-Maqdes. Il était alors devenu l’un des jihadistes égyptiens les plus recherchés.

Il aurait rejoint la Libye en 2013, avant qu’Ansar Beit al-Maqdes, basé dans le Sinaï (est), ne fasse allégeance en novembre 2014 au groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Il a été arrêté par les forces de Haftar qui ont repris durant l’été dernier le contrôle de la ville de Derna, bastion des islamistes et seule ville de la région orientale de la Libye qui échappait à leur contrôle.

Bête noire des islamistes, le maréchal Haftar soutient un gouvernement parallèle qui exerce son pouvoir dans l’est libyen et qui conteste l’autorité du Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale et basé à Tripoli (ouest).

Après une opération dans le sud pays en janvier, le maréchal Haftar s’est lancé début avril à la conquête de la capitale Tripoli où ses troupes font face à une résistance farouche des forces du GNA aux portes de la ville.

Le maréchal Haftar est soutenu notamment par l’Egypte et les Emirats arabes unis.

 

Avec VOA/AFP

Mali: 23 morts dans un accident de la circulation à Koulikoro (officiel)

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AA/Tunis

Vingt-trois morts et seize blessés, tel est le bilan de l’accident de circulation survenu mardi en début d’après midi entre Kassela et Zantiguila dans la région de Koulikoro. (sud) a annoncé le gouvernement malien dans un communiqué publié mardi soir.

“Un grave accident de circulation est intervenu entre un véhicule de transport public de voyageurs (minicar) et un camion de transport de sable, sur la Route Nationale numéro 6, entre Kassela et Zantiguila (forêt de la Faya), dans la région de Koulikoro”, précise le gouvernement dans le communiqué relayé par des médias locaux dont le site”Maliactu”.

“Le premier bilan fait état de 23 morts et 16 blessés graves”, indique la même source.

Le gouvernement annonce, en outre, avoir “dépêché sur les lieux une délégation composée des ministres en charge de la Sécurité et des transports, ainsi que les services compétents desdits départements pour organiser les secours et exprimer la solidarité de la nation”.

Il invite, enfin, “les transporteurs au respect strict de la réglementation relative aux visites techniques régulières et à la prudence sur les routes”.

Citant des témoignages recueillis sur place, le site Maliactu, indique que l’accident a été provoqué par l’explosion d’un pneu du véhicule de transport public, fait qui a entraîné sa déviation par rapport à sa trajectoire et la collision frontale avec un camion qui venait en sens inverse.

 

AVEC AA

Sénégal: Démarrage du dialogue national sur fond de division au sein du PDS

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Le secrétaire général adjoint du Parti démocratique sénégalais (PDS),

 

 

 

 

Oumar Sarr, s’est rendu mardi au palais présidentiel pour participer à l’ouverture du dialogue national organisé par le président Macky Sall, ont rapporté des médias locaux et étrangers.

La participation de Sarr et celles d’autres cadres du parti à ce dialogue intrigue les observateurs et laisse deviner, selon certains, une division interne au sein du PDS, le parti d’Abdoulaye Wade qui avait rappelé dans un communiqué publié lundi soir que le PDS maintenait sa décision de boycotter ce dialogue.

Interrogé à ce propos par “Jeune Afrique”, Sarr a indiqué avoir décidé “en son nom propre” de rompre avec la consigne de boycott donnée par Abdoulaye Wade.

Il a, en outre, dénoncé une “décision unilatérale” d’Abdoulaye Wade. “En l’absence de tenue régulière des instances de décision, le parti n’a pas pu se réunir et j’ai décidé de participer au dialogue”, a-t-il ajouté.

“Nous avions l’accord d’Abdoulaye Wade pour participer au dialogue. Le PDS était même venu avec des propositions. Et puis la position du parti a été modifiée”, a-t-il encore précisé, rappelant au passage qu’ils “continueront à porter les revendications de l’opposition”.

Outre la désignation d’une “personnalité neutre” pour conduire le dialogue national, le PDS avait également posé deux préalables à sa participation au dialogue : la libération de Khalifa Sall (ex-maire de Dakar) et la révision du procès de Karim Wade. Deux exigences rejetées par la majorité présidentielle, rappelle Jeune Afrique.

Lors d’une réunion tenue dimanche, le Front de résistance nationale (FRN), qui regroupe la majeure partie des partis d’opposition, avait de son côté désigné Mamadou Diop Decroix (AJ-PADS) comme son représentant au dialogue, précise la même source.

Cette décision d’Oumar Sarr de rompre avec les consignes de son parti n’est pas la première du genre au sein du PDS, rappelle Jeune Afrique, soulignant que “ce nouvel acte d’insubordination semble prouver que les cadres du parti adhèrent de moins en moins à la stratégie jusqu’au-boutiste de leur chef”.

Seulement une partie des dépêches, que l’Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l’AA, de manière résumée. Contactez-nous s’il vous plaît pour vous abonner.

Avec AA

Passé le cyclone, la violence meurtrière des islamistes a repris au Mozambique

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Des rebelles de Boko haram pour illustration de l’article.

 

 

La trêve a été de courte durée. Quelques jours à peine après le passage dévastateur du cyclone Kenneth fin avril, la routine des attaques islamistes a repris dans l’extrême nord du Mozambique, avec son cortège quasi quotidien de morts et de destructions.

En moins d’un mois, le mystérieux groupe désigné par la population locale sous le nom de “al-shabab” – “les jeunes” en arabe – a tué au moins 22 personnes, blessé des dizaines d’autres et incendié des centaines de maisons à travers la province du Cabo Delgado (nord), selon un décompte de l’AFP.

Le déploiement massif de forces de l’ordre et les destructions provoquées par Kenneth qui a fait au moins 41 morts n’ont en rien diminué leurs raids, et Maputo redoute qu’ils n’entravent la tenue des élections générales d’octobre.

Depuis fin 2017, le nord du Mozambique à majorité musulmane est la proie d’une vague de violences attribuées à des radicaux qui prônent une application stricte de la loi islamique. Leurs raids contre les civils et les forces de l’ordre ont déjà fait au moins 200 morts.

Le 3 mai, les ONG et les agences onusiennes étaient encore à pied d’oeuvre dans les villages soufflés et noyés par Kenneth lorsque les “shabab” sont ressortis de leur maquis.

Vers 21h00, une poignée d’entre eux a envahi la bourgade de Nacate, tué six de ses habitants et brûlé des dizaines de cases.

Les deux jours suivants, Ntapuala, Banga-Vieja, Ida, Ipho et Minhanha se sont ajoutés à la longue liste des cibles des jihadistes. Cinq civils ont été tués, selon des sources locales.

Les attaques se succèdent depuis à un rythme quasi-quotidien.

Comme à Ngalonga le 18. Un habitant a été tué, deux enlevés et l’essentiel du village brûlé. “Ils nous ont crié de partir”, a raconté à l’AFP un témoin qui préfère taire son nom. “Ils ont dit +On ne veut plus personne ici. Pourquoi vous êtes encore là. Vous ne voyez pas qu’on est en guerre ?+”.

– “Présence étrangère” –

En plus des villages, les groupes armés visent les routes de la province. Comme le 10 mai à Olumbi. Deux passagers d’un minibus ont été exécutés, selon un responsable local.

Le 22, les islamistes s’en sont pris à un convoi funéraire sur une route du district de Palma. Bilan: deux blessés par balle.

Sur le plan humanitaire, ces attaques perturbent la logistique, sans avoir pour autant “d’impact” sur les sinistrés du cyclone, assure un humanitaire sous couvert d’anonymat. “On reporte dans certains cas” des distributions d’aide “quand ce n’est pas sûr de voyager de nuit”, ajoute-t-il à l’AFP.

Cette campagne de terreur a en tout cas causé dans de nombreux districts l’interruption des opérations d’enregistrement sur les listes électorales en vue des scrutins présidentiel, législatif et provinciaux du 15 octobre, selon le Centre pour l’intégrité publique, une ONG basée à Maputo.

Un an et demi après leurs premières opérations, l’identité et les motivations de ces islamistes, qui n’ont jamais revendiqué leurs actes, restent une énigme.

“C’est un petit groupe qui n’utilisait à l’origine que des armes rudimentaires”, note Cheik Saide Habibe, un porte-voix respecté de la communauté musulmane mozambicaine.

A l’origine formé de jeunes musulmans radicaux originaires du Cabo Delgado, explique-t-il, il s’est étoffé depuis, à la faveur de l’extrême pauvreté ambiante et de la répression souvent aveugle des autorités, dénoncée par des ONG.

“Tous les gens à qui on parle disent qu’il y a des étrangers parmi les assaillants”, souligne Cheik Saide Habibe. “Ils disent aussi que les opérations sont dirigées de l’étranger”.

Il y a un mois, un tribunal local a condamné 37 “shabab” à des peines de prison. Parmi eux, plusieurs Tanzaniens.

Dans un entretien mi-mai à la presse locale, le président Filipe Nyusi a assuré que l’Etat consacrait “toute sa capacité de renseignement” à identifier les auteurs des attaques, qu’il croit lui aussi pilotées de l’extérieur du Mozambique.

– “Pourquoi nous ?” –

“Le pays est visé et nous devons nous demander pourquoi. Est-ce parce (…) qu’il y a des richesses au Mozambique ? Certains parlent d’islamistes mais il ne faut pas utiliser cette dénomination comme un masque.”

Le président Nyusi fait référence aux immenses gisements gaziers offshore découverts au large du Cabo Delgado. Il rêve que ces potentielles richesses fassent de son pays en crise le Qatar de l’Afrique.

Une des “majors” à pied d’oeuvre à Palma (nord) a récemment été victime des attaques. En février et le 10 mai, les jihadistes s’en sont pris à des convois d’entreprises travaillant pour l’Américain Anadarko, tuant au moins deux personnes et en blessant plusieurs.

Le groupe a confirmé l’embuscade à l’AFP. “L’incident n’apparaît pas lié au projet gazier”, a-t-il toutefois indiqué.

Dans les villages, la population locale ne fait plus confiance depuis longtemps aux autorités pour ramener l’ordre.

“Il y a des soldats en véhicules blindés mais on vit dans la peur d’une attaque à tout moment”, confie Barnabe Samuel Mussa, 66 ans, chef du village de Mitumbate.

“Notre communauté est détruite”, renchérit le chef d’une bourgade voisine, “cette guerre est sans fin”.

 

 

AFP

CôteIvoire: acquitté par la CPI, Blé Goudé espère un retour de Gbagbo

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Charles Blé Goudé, l’ex sulfureux chef des Jeunes Patriotes accusé de crimes contre l’humanité puis acquitté en première instance par la CPI, assure ne pas vouloir être candidat à la présidentielle de 2020 en Côte d’Ivoire, et espère un retour de Laurent Gbagbo, dans un entretien exclusif à l’AFP.

L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, aussi accusé de crimes contre l’humanité avant d’être acquitté, et Blé Goudé ont été libérés sous conditions, dont l’obligation de résider dans un Etat membre de la Cour pénale internationale, en attendant un éventuel procès en appel.

Gbagbo réside désormais à Bruxelles mais Blé Goudé est toujours aux Pays-Bas, la Belgique et les autres pays ayant refusé d’accueillir l’ex chef des Jeunes patriotes, après avoir accepté son mentor.

“Je ne suis candidat à rien en 2020 (la présidentielle ivoirienne de 2020). C’est un devoir de ramener la paix en Côte d’Ivoire. Voilà la campagne que je veux engager” assure Blé Goudé, sanglé dans une chemise pagne bleu ciel et coiffé d’un chapeau de cow-boy.

Il a le droit de s’exprimer publiquement mais il a interdiction d’évoquer son dossier en cours. Il ne porte pas de bracelet électronique et a le droit de recevoir des visiteurs. Il est surveillé et protégé par deux policiers en civil, très discrets dans un hôtel de la Haye.

“La prison a été un professeur pour moi et je veux partager cette expérience pour dire qu’il faut prévenir les conflits. Je veux jouer ce rôle dans mon pays”, assure Charles Blé Goudé, 47 ans.

Durant ses cinq ans de prison à la Haye, il assure avoir reçu en cadeau un demi-million de livres et 200 DVD, et avoir fréquemment joué au football avec l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, acquitté après 10 ans de détention. Il aussi amélioré ses talents culinaires, en préparant souvent la sauce graine au riz, un plat très prisé en Côte d’Ivoire.

“Je veux rentrer (en Côte d’Ivoire) pour participer à la paix et à la reconstruction de mon pays. A la réconciliation”, affirme-t-il.

Surnommé le “général des rues” pour sa capacité à mobiliser les partisans de l’ex-président ivoirien, Charles Blé Goudé est un des membres les plus controversés du clan Gbagbo.

Les Jeunes patriotes, mouvement pro-Gbagbo extrêmement violent, critiquait souvent l’actuel président ivoirien Alassane Ouattara, la France et l’ONU.

Ses détracteurs et les ONG internationales le considèrent comme un de ceux qui ont contribué à la montée de la tension en Côte d’Ivoire depuis l’arrivée au pouvoir de Gbagbo et l’émergence de la rébellion des Forces nouvelles qui occupe le nord.

Un climat anti-français et anti-médias est de plus en plus développé par le pouvoir et les Jeunes patriotes. Le correspondant de RFI Jean Hélène est tué par un policier en 2003, un autre journaliste, Guy-André Kieffer, est toujours porté disparu.

En novembre 2004, Blé Goudé lance ses partisans à l’assaut des blancs vivant à Abidjan, provoquant la fuite de milliers d’entre eux, évacués dans la précipitation par la France.

Ensuite, plus de 3.000 personne sont tuées pendant la crise post-électorale entre décembre 2010 et avril 2011. On lui attribue souvent le slogan “A chacun son blanc”, qui appelait à la chasse des étrangers blancs de peau, notamment les Français.

– “Pas anti-Français” –

“J’ai été victime de propagande. J’ai demandé qu’on me produise un seul son qui n’ait jamais venu étayer cette propagande”, répond-il aujourd’hui. Il rappelle ensuite qu’il a interdiction d’évoquer le dossier de la CPI.

“Non! Je ne suis pas un anti français” (…) Il faut aujourd’hui une relation gagnant-gagnant dans les relations France-Afrique”, ajoute-t-il.

Au sujet de ses rapports avec Laurent Gbagbo dont le parti, le FPI est divisé en deux camps: “il faut que le président Gbagbo retourne en Côte d’Ivoire. Son retour pourrait être salvateur pour la paix sociale en Côte d’Ivoire. C’est un rassembleur, je pense qu’il a encore un rôle à jouer en Côte d’Ivoire”.

L’ex chef des Patriotes est pessimiste quant à la présidentielle de 2020 : “On va droit dans le mur. Les facteurs qui ont conduit à la crise postélectorale en 2010 sont deux fois plus réunis. Le bloc qui est arrivé au pouvoir est aujourd’hui divisé en trois. L’aile militaire avec Guillaume Soro et l’aile politique avec Bédié. Ouattara est isolé”.

“De l’autre côté l’opposition qui n’est pas homogène. Ce sont ces même problèmes (la fixation sur un fauteuil présidentiel) qui ont conduit à la crise post électorale de 2010”, estime-t-il.

Il propose que tous les “protagonistes au complet” initient “une campagne de paix” auprès des Ivoiriens.

Blé Goudé se dit prêt au dialogue avec le régime qui l’a envoyé en prison. “Je me veux un homme d’Etat (…). Je suis prêt à parler avec tout le monde, et je demande à mes partisans de le comprendre ainsi. Et au delà de mes partisans, je demande aux Ivoiriens de le comprendre”, affirme-t-il.

Démagogie ? “Comment peut-on tenir un discours démagogique, quand on a fait deux ans d’exil, 14 mois d’enfermement dans une cellule à la DST (en Côte d’Ivoire) seul, sans visite pour finalement atterrir à la CPI pendant cinq ans. Quand on sort de ces épreuves, on ne peut pas tenir un discours démagogique”, jure-t-il.

Même s’il assure n’être candidat à rien, il avoue préparer le congrès prévu pour août en Côte d’Ivoire en vue de transformer son mouvement, le Cojep en parti politique, capable de participer aux futurs scrutin, hormis la présidentielle de 2020.

AFP

Au Soudan, une jeunesse en grève “pour un pouvoir civil”

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Les cris s’amplifient au passage d’un pick-up de l’armée. “Le pouvoir aux civils!”, clament des dizaines de jeunes banquiers, mobilisés devant leur lieu de travail à Khartoum en réponse à l’appel du mouvement de contestation à une grève générale.

“Cède le pouvoir oh Burhane”, répètent les jeunes femmes et hommes à l’unisson, en référence à Abdel Fattah al-Burhane, le chef du Conseil militaire qui a pris les commandes du pays après le renversement par l’armée de l’ex-président Omar el-Béchir le 11 avril sous la pression de la rue.

“Ils nous font des promesses mais nous n’avons rien obtenu, alors nous avons décidé de faire monter la pression révolutionnaire”, explique à l’AFP Sara Ossman, une banquière de 27 ans portant un léger voile bleu et de petites lunettes rondes de la même couleur.

Entourée de deux collègues, elle oscille entre les chants de protestation à s’en épuiser la voix et le visionnage sporadique de son téléphone contenant toutes les applications de réseaux sociaux.

– “S’épanouir” –

“Le pouvoir militaire réprime la liberté d’opinion, d’expression, toutes les libertés et ça fait 30 ans que le pays vit ainsi”, insiste la jeune employée qui n’a jamais vécu sous un autre régime que celui de M. Béchir.

A la tête d’un pouvoir autoritaire soutenu par les islamistes durant trois décennies, l’ex-chef de l’Etat est tombé. Mais les généraux qui l’ont accompagné se maintiennent malgré la pression de milliers de manifestants qui campent depuis le 6 avril devant le siège de l’armée pour réclamer un gouvernement civil.

Les meneurs de ce soulèvement populaire inédit ont décidé d’organiser une “grève générale” mardi et mercredi dans tous les secteurs d’activités, faute de résultats dans les négociations avec les militaires.

“En tant que jeunes en particulier, nous voulons nous épanouir, bâtir un nouveau Soudan, que le pays se développe. Je travaille dans une banque mais il n’y quasiment pas de liquidités”, confie Moussa al-Haj, jeune homme gracile de 26 ans en chemise grise cintrée.

Le Soudan est plongé dans une grave crise économique, marquée notamment par un manque de devises étrangères et une pénurie de liquidités. Ce sont les mesures d’austérité du gouvernement qui ont provoqué les premières manifestations en décembre.

D’autres secteurs d’activités se sont joints mardi au mouvement de grève : aviateurs, médecins, avocats, dentistes, procureurs, certains commerçants. Mais tous ne manifestent pas.

– “Dictature très dure” –

Des commerces arborent un rideau de fer à moitié fermé, notamment une entreprise voyagiste. A l’intérieur, deux jeunes employés disent faire grève mais ont reçu l’ordre de ne pas manifester ou parler à la presse. Mais leurs yeux sont rivés sur l’extérieur, où deux rangées de protestataires scandent leur volonté de changement.

Devant les grévistes, Asmaa Mohamed filme la scène avec son téléphone pour la partager sur les réseaux sociaux. “Je suis passée au bureau avant de venir ici, je refuse de travailler aujourd’hui (mardi) et demain (mercredi)”, raconte cette employée de 28 ans en longue robe rouge.

“Nous ne voulons pas d’un gouvernement de voleurs, qui exploitent le pays”, lance-t-elle, en gardant en permanence un oeil sur son petit écran.

Dans les bus et les voitures de passage, des femmes et hommes de tous âges klaxonnent ou font le “V” de la victoire en signe de solidarité.

“On a connu une dictature très dure, on ne veut pas revivre cette expérience. La liberté, la justice, tout cela n’arrive qu’avec un gouvernement civil, les militaires n’en veulent pas”, assure Abir Abdallah, 29 ans.

Autour de la Banque centrale, d’autres jeunes sont stationnés. Mais ceux-là sont des soldats, venus empêcher la grève, selon le mouvement de contestation.

Plus loin, des employés de la compagnie nationale d’électricité sont venus manifester leur opposition à la grève.

“Non à la grève, non à la désobéissance (civile)” crient-ils, avant d’entonner “Allah Akbar” (Dieu est le plus grand, en arabe). “Si nous arrêtons le travail, le pays va être anéanti”, estime Ezzedine Ali, un employé de 45 ans qui dit soutenir une transition politique menée par les militaires.

AFP

Le Niger accueille 20 mille réfugiés nigérians depuis avril (ONU)

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Les terroristes de Boko Haram

 

 

Une récente flambée de violence dans le nord-ouest du Nigéria a poussé plus de 20.000 personnes à se réfugier au Niger depuis le mois d’avril, a indiqué mardi le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Cette information a été relayée mardi en début d’après-midi sur le site de ONU.

Après leur arrivée dans la région de Maradi, au Niger, les personnes qui ont fui le Nigéria ont déclaré avoir assisté à des déchaînements de violence contre des civils, dont des attaques à la machette, des enlèvements et des violences sexuelles, précise l’ONU.

Le HCR précise, toutefois, que cette flambée de violence n’est pas liée au groupe terroriste Boko Haram.

Plusieurs facteurs expliquent, en effet, cette nouvelle vague de déplacés, indique le HCR évoquant des affrontements entre agriculteurs et éleveurs de différents groupes ethniques, une flambée de vigilantisme (auto-justice) et des enlèvements contre rançon dans les États nigérians de Sokoto et Zamfara.

Précisant que plus de 18.000 personnes ont déjà suivi le processus initial d’inscription jusqu’à présent, le HCR indique
que parmi les nouveaux arrivants, beaucoup se sont installés tout près de la frontière avec le Nigéria où le risque d’incursions armées demeure très élevé.

Outre l’aide apportée aux nouveaux venus du Nigéria, le HCR prévoit de soutenir les familles hôtes qui ont toujours fait preuve de solidarité envers les personnes déracinées malgré l’insuffisance de leurs propres ressources et d’un manque d’accès aux services essentiels.

l’ONU rappelle, en outre, que les violences perpétrées par des éléments de Boko Haram dans la région de Diffa dans le sud-est du Niger, se sont également intensifiées de façon considérable depuis 2018, avec un très lourd bilan en termes de victimes civiles et de déplacements humains.

La région de Diffa qui subit depuis 2018, les violences du groupe terroriste nigérian, accueille aujourd’hui près de 250.000 personnes déracinées, dont des réfugiés nigérians et des citoyens nigériens déplacés dans leur propre pays, précise l’ONU.

Le Niger accueille actuellement plus de 380.000 réfugiés et demandeurs d’asile originaires du Mali et du Nigéria, sans compter ses propres déplacés internes. Le pays a également offert refuge à 2.782 demandeurs d’asile transférés par avion pour les protéger de l’insécurité en Libye, dans l’attente de solutions durables, rapporte enfin l’ONU.

 

Avec AA

Liberté de la presse : la Centrafrique dégringole au classement mondial !

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CopyrightCNC.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Comme tous les ans, à l’occasion de la journée internationale de la liberté de la presse, l’organisation non gouvernementale (ONG) Reporters sans frontière a publié le classement mondial de la liberté de la presse. Mauvaise surprise : le Centrafrique dégringole inéluctablement à la 145ème place en 2019.

 

« C’est quand les calebasses sont vides qu’elles font le plus de bruit », dit-on parfois. Tel semble être la situation de la presse au pays du Feu président Boganda, et il y a lieu de s’inquiéter car l’état de la presse est le gage d’une démocratie mature dans une République salubre. Tous les journalistes du pays connaissent bien les difficultés pour exercer dans de bonnes conditions leur mission d’information au service des compatriotes. Le journaliste intègre doit faire face au manque de moyes, de matériel moderne, à la difficulté de voyager en province, sans oublier les rumeurs, les « infox », qu’il faut inlassablement et sans répit démasquer. Sans risque d’exagération, on peut dire que le métier de journaliste centrafricain est un sacerdoce !

 

Pourtant, ces écueils ne sont pas nouveaux. On pourrait dire que le journaliste centrafricain y est habitué. Mais le pays a perdu, en un an, trentre-trois (33) places au classement mondial ! Le Centrafrique était classé 112ème en 2018. Comment expliquer un tel recul ? Quel malheur s’est abattue entre temps sur notre malheureuse Patrie, alors que le spectre maléfique des crises politico-militaires semblait s’éloigner ?

 

Une explication s’impose. On se souvient que trois (3) journalistes russes ont été assassinés, l’été dernier, alors qu’ils enquêtaient dans la région de Sibut sur leurs compatriotes mercenaires de la tristement célèbre société Wagner. Les autorités russes, par la voix de Valery Zakharov, le conseiller à la sécurité de la présidence, s’en tiennent mordicus à la piste crapuleuse. Mais depuis, l’enquête patine, malgré l’appui de la police des Nations Unies. Saura-t’on jamais la vérité ? Qui a vraiment tué ces journalistes ? Quel rôle a joué, dans cette sinistre affaire, l’obscure société Wagner et ses mercenaires ? Le mystère reste entier et seul l’avenir, proche ou lointain, nous révèlera les en-dessous du dossier…

 

En attendant, on tue des journalistes en Centrafrique… Et c’est ainsi que le pays bascule dans l’obscurité et dégringole au classement mondial de la liberté de la presse.

 

 

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Somalie: un nouvel incident diplomatique fait monter la tension avec le Kenya –

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Des membres du gouvernement somalien, venus au Kenya la semaine dernière pour des réunions officielles, se sont vu refuser l’entrée dans le pays malgré leur passeport diplomatique.
© CC BY-SA 4.0/Salama jamaa

 

Des membres du gouvernement somalien, venus au Kenya la semaine dernière pour des réunions officielles, se sont vu refuser l’entrée dans le pays malgré leur passeport diplomatique. Si les autorités kényanes sont jusqu’ici restées silencieuses, côté somalien on considère que l’incident est politique.

Dans une lettre datée de ce week-end, le ministre de la Santé somalien a annoncé que plus aucun représentant n’assistera à des rencontres ou à des formations au Kenya. Il demande également aux Nations unies, aux donateurs et aux partenaires internationaux de la Somalie de relocaliser ce type d’événements dans le pays.

Ce n’est que le dernier épisode de la longue dégradation des relations entre les deux voisins. En février dernier, le Kenya a rappelé son ambassadeur à Mogadiscio suite à une escalade du contentieux entre les deux pays au sujet de leur frontière maritime. Un contentieux aggravé par des soupçons de gisement de pétrole offshore à cet endroit.

Les tensions ont pu également être attisées par la main tendue du Kenya au Somaliland. Cet État autoproclamé au nord de la Somalie n’est pas reconnu par le gouvernement fédéral de Mogadiscio. Pourtant, le Kenya a récemment annoncé vouloir y ouvrir une représentation diplomatique.

Enfin, il ne faut pas oublier les enjeux liés aux élections dans les États régionaux somaliens. Selon le chercheur Matt Bryden, Mogadiscio et Nairobi pourraient soutenir différents candidats dans la course à la présidence du Jubaland, prévue pour le mois d’août. Résultat, conclut le chercheur, les relations entre les deux pays ont rarement été aussi tendues depuis plus de cinq ans.

 

 

©AFP

Grève générale au Soudan: des manifestations à Khartoum

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Soudan des employé(e)s manifestent devant la Bank of Khartoum dans la capitale soudanaise en ce premier jour de grève générale le 28 mai 2019. CopyrightAFP

 

 

Le Soudan entame, ce mardi 28 mai, deux jours de grève générale. Depuis la chute du président Omar el-Béchir, les militaires qui ont pris le pouvoir sont en négociation avec les civils. Un dialogue suspendu pour cause de désaccord autour du Conseil souverain, l’organe qui doit diriger le pays durant la transition jusqu’aux prochaines élections. L’activité est effectivement ralentie depuis ce matin.

Il y a beaucoup de manifestations en divers endroits de la capitale soudanaise. Des employés d’entreprises privées, des banques, assurances, de ministères, d’institutions privées et publiques, sont dans la rue avec des pancartes pour montrer qu’ils sont en grève.

Ils chantent, ils crient les slogans de la révolution, et les voitures qui passent klakonnent pour montrer leur soutien, avec les passagers qui font le V de la victoire en passant ou brandissent des drapeaux soudanais.

Les grévistes disent profiter d’une liberté retrouvée, d’une parole libérée, et espère faire plier les militaires, notamment dans l’obtention d’un gouvernement civil pendant la transition.

Au ministère de l’Eau, une comptable d’une soixantaine d’années a raconté à RFI qu’elle n’avait pas fait grève depuis 1985 lorsqu’elle était au lycée, rappelant que du temps d’Omar el-Béchir, la grève était quasi impossible car l’appareil sécuritaire était partout, et réprimait. Un ingénieur gréviste nous a précisé qu’un service minimum était en place pour continuer à approvisionner la population en eau.

Même chose au Fonds soudanais d’approvisionnement en médicaments, dont 90% des employés ont débrayé ce matin, selon nos informations.

L’ampleur du mouvement est difficile à évaluer

L’ampleur exacte de la grève est difficile à évaluer. Beaucoup de boutiques, magasins sont fermés certes, mais on est en plein ramadan, donc l’activité en journée est naturellement plus faible.

Khartoum n’est pas une ville fantôme, des véhicules circulent, des magasins notamment de nourriture sont ouverts, mais on sent quand même un engouement pour cette grève, une fierté d’être Soudanais, de s’exprimer, de revendiquer ses droits, et enfin un espoir de voir les militaires fléchir.

De nombreux secteurs avaient annoncé leur soutien au mouvement

Depuis la semaine dernière, les syndicats de multiples secteurs avaient annoncé leur soutien à la grève. L’Association des professionnels a publié un grand nombre de communiqués de soutien. Beaucoup de corporations, les secteurs médical, pétrolier, bancaire, entre autres, avaient clairement affiché leur volonté de faire grève. Le syndicat des pilotes de ligne aussi. L’aéroport de Khartoum fonctionne au ralenti ce matin, avec des vols annulés…

Les militaires avaient pourtant menacé. Le général Hemeti, le numéro deux de la junte, avait promis le licenciement des grévistes et annoncé que les non grévistes, eux, percevraient un triple salaire. Beaucoup de Soudanais ont répondu en défiant ce puissant chef militaire. « Trois mois de salaire ? Ça ne ramènera pas les morts », ont ainsi écrit les dentistes.

Certains le provoquent même, parfois avec humour. Un informaticien a posté une capture d’écran demandant à Hemetti de venir finir ses lignes de code, parce que lui était en grève.

Les putschistes cèderont-ils ? Selon l’ALC, les soldats exigent les deux-tiers des postes au Conseil souverain, ce qui n’est pas acceptable pour les civils. Hemeti, lui, a déclaré être prêt à rendre le pouvoir mais que l’opposition n’était pas sérieuse et voulait confiner les soldats dans un rôle purement symbolique.

 

Par : RFI

Colère après un nouveau décès dans un commissariat au Tchad

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Un contrôle de la police à Ndjamna au Tchad. DW.

 

 

Un jeune homme est mort, en fin de semaine dernière, lors de son passage dans un commissariat de N’Djemana. Ce n’est pas le premier cas, ce qui provoque la colère des associations de défense des droits de l’homme.

C’est un fait-divers tragique qui provoque une grande colère dans la population. Un jeune homme est mort dans un commissariat de N’Djamena, le week-end dernier, après avoir été torturé. Ce nouveau décès, le second en un mois, a entrainé l’arrestation de deux officiers de police et d’un agent des renseignements. Les cas de violences et tortures dans des commissariats se répètent ces derniers temps. Une situation que dénoncent les associations de défense des droits de l’homme tchadiennes.

Actes de tortures

La dernière affaire en date a débuté le 25 mai dernier quand le commissariat de sécurité publique du 7e arrondissement, informé d’un cas de meurtre, dépêche des policiers sur le terrain. Deux jeunes, Yaya Daoud et Abdoulaye Awad, seront interpellés et conduits dans ce même commissariat. Ils seront soumis à des actes de torture lors de leur interrogatoire jusqu’à ce que l’un des deux décède. Deux officiers de police et un agent des renseignements impliqués dans cette affaire ont été interpelés.

Ces deux policiers répondront de leurs actes devant la justice, a expliqué le premier substitut au procureur de République, Gérard Nédeou. “Nous avons ordonné l’arrestation sinon la mise à la disposition de la justice de trois personnes à savoir : le chef d’antenne de l’Agence nationale de sécurité (ANS) Mahamat Abderamane Yaya, le commissaire premier adjoint du CSP 7 en la personne de Abdelkrim Hassan et un officier de policier judiciaire du nom d’Ousmane Patcha Kerime”, a-t-il expliqué. “Ils vont répondre des accusations d’actes de tortures qui sont prévus et punis par le code pénal”. Et de mettre en garde : “Dorénavant, tout acte de torture, tout acte de sévice corporel qui adviendrait exposera leurs auteurs à des sanctions dignes de ce nom.”

Des précédents

Avant la mort de ce jeune garçon, le 24 mai, toujours dans le même commissariat de sécurité publique du 7e arrondissement, une femme dont le prénom est Marie-Thérèse a été torturée par le même commissaire adjoint. Le 8 mai dernier un jeune garçon, prénommé Gérard, avait également trouvé la mort, cette fois dans le commissariat de sécurité publique du 6e arrondissement, après six jours de détention.

Face à la multiplication des actes, Maitre Salomon Nodjitoloum, avocat au barreau du Tchad et président de l’Action chrétienne pour l’abolition de la torture section Tchad, ne dissimule pas sa colère. “Les bavures policières ont atteint le seuil de l’intolérable”, estime-t-il. “On nomme des gens qui ne sont pas compétents, des gens qui ne savent pas ce qu’il y a lieu de faire, qui maintiennent des gens au-delà du délai de garde à vue et qui les torturent dans des conditions qui causent parfois des décès.” Maitre Salomon Nodjitoloum déplore aussi que “le procureur ne visite même  pas les lieux de détention pour détecter des cas de dépassement de délai de garde à vue”. Pour lui, “l’État est en train de démissionner devant ses responsabilités.” 

Très touché également par cette situation, François Djekombé, président d’un parti d’opposition, écrit sur son compte Facebook : “Les commissariats de N’Djamena sont des mouroirs, entrez-y et on vous conduira au cimetière ou bien vous en sortez les dents cassées.

Outre ces cas de tortures et les sévices corporels, les prévenus sont souvent détenus dans des conditions déplorables caractérisées par la promiscuité et le manque d’hygiène.

 

Par Blaise Dariustone

Avec DW

Le boom des sociétés de sécurité en Côte d’Ivoire 

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En Côte d’Ivoire, les sociétés privées connaissent un essor important depuis l’attaque de Grand Bassam en 2016. A la menace terroriste s’ajoute la hausse de la délinquance. Les affaires fleurissent.

Selon la direction de surveillance du territoire (DST) qui attribue les licences, il existe plus de 600 sociétés de sécurité privée en Côte d’Ivoire. Mais seulement 14% sont agréées. Autrement dit, seules 86 entreprises sont dignes de confiance. Mais les pouvoirs publics ferment les yeux sur ces lacunes parce que ces entreprises, légales ou fictives, ont permis de réinsérer plusieurs centaines d’ex-combattants de la rébellion de 2002 et de la crise post-électorale de 2011.

Audios et vidéos sur le sujet

 

ACTUALITÉS | 27.05.2019

Le boom des sociétés de sécurité privées en Côte d’Ivoire

Tous les contenus videos, audios et photos

C’est le cas de Jean-Jacques, un ex-milicien. Celui-ci travaille depuis bientôt huit ans pour le leader de la sécurité privée en Côte d’Ivoire. Face aux menaces actuelles, il participe régulièrement à des formations :

“J’ai eu droit à une formation de deux mois”, raconte-t-il. “Une formation théorique et une formation pratique. (…) Les formateurs, le plus souvent sont des anciens corps habillés, des gendarmes, des gens qui sont aguerris au maniement des armes et à la pratique des arts martiaux. Pour ma part, j’ai été formé à la fouille et à des astuces pour pouvoir alerter de façon discrète.”

Les installations touristiques, premières clientes

La demande de personnels formés ne cesse d’augmenter dans les hôtels notamment. Les attentats de Grand Bassam, le 13 mars 2016, qui ont coûté la vie à 16 personnes avaient été facilités par des défaillances sécuritaires.

Jacques Ablé est responsable du complexe l’Etoile du Sud de Grand Bassam. Son établissement a payé un lourd tribut lors de cette attaque terroriste. Pour lui, la survie de son hôtel situé en bordure de mer, dépend désormais en partie de la sécurité.

A Grand Bassam, les hôtels ont mis du temps à regagner la confiance des touristes

“Vous voyez maintenant, quand vous arrivez, vous avez des agents pour filtrer les entrées. On a, au niveau mer, une sécurité qui est vraiment renforcée. Les gens sont en tenues et en civil. Avant ça n’existait même pas. Avec la complicité des autorités, on a mis en place une police qui passe en permanence dans les différents établissements pour essayer de voir comment les choses évoluent. Aujourd’hui, nous avons la police montée qui est là, qui elle aussi assure la sécurité sur la place. En plus de ce qui est déjà fait par la police maritime. On a été surpris la première fois mais ça m’étonnerait qu’on soit surpris une deuxième fois. Donc aujourd’hui on a pris une société de sécurité sérieuse. Aujourd’hui on a moins de crainte que la première fois où on a eu cette attaque.”

Une profession difficile

La demande croissante a des conséquences pour les employées de ces sociétés. Dérives et coups bas sont quotidiens et la reconnaissance pas toujours au rendez-vous, raconte Jean Jacques : “le salaire est très minime par rapport au travail qu’on doit accomplir sur le terrain.”

Le secteur emploie aujourd’hui plus de 60.000 agents, qu’on retrouve généralement à l’entrée des supermarchés, devant les ambassades, aux alentours des banques, au rez-de-chaussée des immeubles et des enseignes.

Arborant leurs tenues jaune et gris, les agents de sécurité privée ou vigiles sont très visibles et font désormais partie du quotidien des Ivoiriens.

 

 

Par Julien Adayé pour DW.

 

Démission surprise du ministre de la justice en Guinée

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Le Président guinéen Alpha Condé dans le parlement européen en mai 2018. AFP

 

 

Le ministre de la justice exprime son opposition au projet de réforme de la constitution. Il était l’une des figures du pouvoir en place.

C’est un séisme politique en Guinée ! Le ministre de la Justice, Cheick Sako, a démissionné de ses fonctions le 20 mai dernier, a-t-on appris ce lundi 27 mai. Et la période de cette annonce n’est pas anodine puisque la Guinée est en plein débat sur une révision de la constitution. Un projet voulu par le président auquel s’oppose visiblement le ministre de la Justice, ce qui a surpris beaucoup de monde sur place. Certains saluent ausi sa décision.

Politique .

 

Si la démission a supris, c’est parce que Cheick Sako, avocat, deuxième dans l’ordre protocolaire du gouvernement et en poste depuis cinq ans, est considéré comme l’un des pontes du régime Condé. “Tirant les conséquences de votre silence depuis le 4 avril 2019, jour de notre entretien et de la remise du courrier vous demandant de me remplacer dans mes fonctions de ministre de la Justice, garde des Sceaux, je vous présente ma démission du gouvernement”, a-t-il écrit depuis Montpellier, dans le sud de la France, sa résidence secondaire.

Problèmes relationnels

Cependant, des proches du désormais ex-ministre estiment que d’autres raisons ont motivé cette démission, même si elles ne figurent pas dans la lettre transmise au président Condé. Cheick Sako aurait ainsi des problèmes relationnels avec un autre cacique du régime, le président du groupe parlementaire du parti au pouvoir, Amadou Damaro Camara. Selonl’hebdomadaire Jeune Afrique, celui-ci, connu pour ses sorties tonitruantes, aurait début avril qualifié la justice Guinéenne de “pourrie“.

Contacté, Cheick Sako n’a pas souhaité commenté son départ du gouvernement à un peu plus d’un an de la fin du deuxième et dernier mandat d’Alpha Condé

 

 

Par Eric Topona pour DW.