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Gambie: 8 militaires condamnés pour complot contre le président Barrow

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Centrafrique.com/gambie-8-militaires-condamnes-pour-complot-contre-le-president-barrow/le-president-gambien-adama-barrow-prononce-un-discours-lors-de-sa-visite-a-faraba-banta-le-22-juin-2018/” rel=”attachment wp-att-29016 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le président gambien Adama Barrow prononce un discours lors de sa visite à Faraba Banta le 22 juin 2018
Le président gambien Adama Barrow prononce un discours lors de sa visite à Faraba Banta le 22 juin 2018. AFP/VOA

 

 

Sept militaires gambiens ont été condamnés lundi par une cour martiale à neuf ans de prison et un autre à trois ans pour faits de trahison et mutinerie contre le président Adama Barrow, quelques mois après le départ forcé de Yahya Jammeh.

Yahya Jammeh a dirigé pendant 22 ans d’une main de fer ce petit pays d’Afrique de l’Ouest jusqu’à son départ en exil pour la Guinée Equatoriale le 21 janvier 2017 sous la pression d’une force régionale majoritaireme           nt composée de troupes du Sénégal voisin.

Sur 12 militaires détenus et inculpés depuis 2017, la Cour martiale de Yundum, à 25 km de Banjul, en a acquitté quatre et reconnu coupables les huit autres la semaine dernière, avant de prononcer les peines lundi.

 

Le président de la cour martiale, le colonel Salifu Bojang a lu les noms des sept condamnés à neuf ans de prison et de leur camarade condamné à trois ans, tous étant “radiés avec indignité des forces armées”.

Les condamnés et leurs proches ont réagi au verdict par des cris et des pleurs, a constaté un correspondant de l’AFP.

Le colonel Bojang a indiqué que les condamnés avaient comploté l’arrestation de ministres et de responsables de l’armée et créé un groupe WhatsApp pour planifier des attaques contre la force de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) dans la région d’origine de Yahya Jammeh.

Ils projetaient avant leur arrestation de convaincre d’autres militaires de participer à la mutinerie, a-t-il ajouté.

La sécurité du pays est toujours assurée par la force de la Cédéao, dont le mandat a été prolongé à plusieurs reprises.

Yahya Jammeh a réagi la semaine dernière dans un enregistrement sur WhatsApp à un incident au cours duquel un habitant de son village de Kanilai a été blessé le 19 mai par un soldat gambien en promettant de “régler le problème”, sans autre précision.

Parvenu au pouvoir par un putsch sans effusion de sang en 1994, il s’était fait largement élire et réélire sans interruption jusqu’à sa défaite en décembre 2016 face à l’opposant Adama Barrow.

Après six semaines d’une crise à rebondissements provoquée par son refus de céder le pouvoir, il a finalement dû quitter le pays à la suite de l’intervention militaire de la Cédéao et d’une ultime médiation guinéo-mauritanienne.

 

AFP/VOA

 

 

Alpha Condé laisse une nouvelle fois planer le doute sur une candidature

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Centrafrique.com/alpha-conde-laisse-une-nouvelle-fois-planer-le-doute-sur-une-candidature/alpha-conde-lors-dune-reunion-a-bruxelles-le-7-octobre-2017-afp-voa/” rel=”attachment wp-att-29012 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Alpha Condé lors d’une réunion à Bruxelles, le 7 octobre 2017. AFP VOA. AFP/VOA

 

Le président de la Guinée Alpha Condé, en visite officielle à Abidjan, a une nouvelle fois laissé planer le doute sur une modification de la Constitution qui lui permettrait de briguer un troisième mandat en 2020.

Il y a un débat en Guinée. Moi j’observe (…), ce qui est évident c’est que le peuple guinéen est un peuple souverain, (…) qu’on ne peut pas empêcher le peuple de s’exprimer s’il le souhaite“, a-t-il répondu à la presse qui l’a interrogé sur le sujet.

Il a aussi fait valoir qu’il n’avait “de comptes à rendre qu’au peuple de Guinée et éventuellement au peuple africain, mais pas à l’extérieur“. “Je fais ce qui sera la volonté du peuple de Guinée. Pour le moment (…) je laisse le débat se dérouler dans le pays”, a-t-il ajouté.

Les principaux partis d’opposition guinéens, ainsi que des associations de la société civile et des syndicats, ont annoncé début avril la création d’une coalition pour empêcher Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020.

 

Ancien opposant historique, Alpha Condé, dont le deuxième mandat constitutionnel s’achève en 2020, a souvent contesté la pertinence de la limitation du nombre de mandats sur le continent.

  1. Condé, 81 ans, n’a jusqu’à présent pas annoncé de modification de la Constitution afin de pouvoir se représenter en 2020, mais plusieurs de ses déclarations récentes ont été interprétées en ce sens. “Personne en Guinée ne m’empêchera d’aller devant le peuple pour lui demander ce qu’il veut et faire la volonté du peuple“, avait-il dit le 24 mars devant les militants de son parti.

En janvier, la présidence avait publié des propos de l’ambassadeur de Russie, suggérant d’amender la Constitution pour permettre au chef de l’Etat de briguer un troisième mandat, au grand dam de l’opposition et de la société civile.

Le président ivoirien Alassane Ouattara, 77 ans, dont le deuxième mandat se termine également en 2020, entretient lui aussi le mystère quant à une éventuelle candidature. Il estime avoir le droit de se représenter en raison d’un changement de Constitution en 2016, ce que conteste l’opposition.

 

AFP/VOA

RDC : l’interminable combat contre Ebola

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La République démocratique du Congo (RDC) continue d’affronter la dixième épidémie à virus Ebola, la plus meurtrière que le pays n’a jamais connue depuis la découverte de la maladie en 1976.

Ce sombre épisode de la santé publique en RDC s’est déclenché le 1er août 2018 dans la province du Nord-Kivu, dans l’est du pays, avant de se propager en Ituri, voisine, faisant 1270 morts, parmi 1 903 personnes infectées, chiffre arrêté le 25 mai 2019, mais réservé à la hausse, compte tenu de la tendance des décès et des infections.

Sur place, des dizaines d’experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), déployés dans les centres de soins, mènent le combat non seulement contre Ebola, mais aussi contre la menace sécuritaire et un certain refus social, rendant leur mission encore plus difficile.

“On nous prend pour des maquisards venus s’enrichir sur les dos des morts d’Ebola et on nous agresse, on nous tue, on nous maudit chaque seconde”, témoigne, Dr Alexis Ndiaye, avant de rejoindre l’est de la RDC.

Ce spécialiste ouest-africain est affecté dans la ville de Butembo, deuxième grande agglomération urbanisée de la province du Nord-Kivu.

L’épidémie inquiète les deux pays voisins de la province du Nord-Kivu, l’Ouganda et le Rwanda. Ils ont commencé à vacciner leur personnel de santé depuis six mois.

Lorsque les experts nationaux et internationaux avaient été déployés, en août 2018, par l’OMS et Kinshasa “nous étions sûrs de maîtriser l’épidémie dans un mois. Mais nous sommes vite passés d’une phase embryonnaire à une situation explosive”, décrit auprès d’Anadolu, le professeur Jean-Jacques Muyembe, l’un des chercheurs ayant découvert pour la première fois, en 1976, le virus Ebola dans un village du Nord-ouest de la République démocratique du Congo ( Ex – Zaïre).

A Kinshasa, Muyembe dirige l’Institut national de recherche biomédical (INRB) et participe activement à la riposte contre l’épidémie qui frappe les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

La situation est “insaisissable”, affirme Muyembe. Et pour cause : “des malades ne veulent pas se faire soigner, ils considèrent Ebola comme un effet de la sorcellerie et préfèrent contacter des féticheurs”.

L’épicentre de la maladie était à Mangina avant de se déplacer à la ville de Beni, mais actuellement ces entités ne rapportent plus beaucoup des cas.

L’épicentre s’est alors déplacé à Butembo, située à deux heures de route de Beni, fief des rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF), auteurs de massacres cycliques contre des civils et d’attaques contre les soldats congolais et les Caques bleus de l’ONU.

A elle seule, Butembo et sa zone de santé de Katwa, elle a enregistré 50 % des décès, constate-t-on sur le tableau récapitulatif de l’équipe de riposte qui attribue 231 décès à Butembo et à Katwa.

Cette ville de plus d’un million d’habitants est entourée de plusieurs localités servant de foyers pour les milices d’autodéfense ethniques dites “Mai-Mai”.

Ces dernières s’attaquent aux centres de traitement d’Ebola (CTE) depuis janvier dernier.

Le ministère congolais de la Santé a fait état de 132 attaques contre les équipes de riposte et structures sanitaires depuis le début de l’épidémie.

Un pic de nouveaux cas et de décès a été observé ces derniers mois à Butembo et à Katwa, après une série d’attaques contre les CTE.

En avril dernier, les miliciens ont franchi un pas et ont été accusés d’avoir abattu un épidémiologiste camerounais déployé par l’OMS, lors d’un assaut contre les cliniques universitaires de Butembo.

“Depuis, il n’est plus facile pour nous et l’OMS de convaincre des spécialistes expatriés de se rendre dans des zones épidémiques”, regrette le ministre congolais de la Santé, Oly Ilunga, joint par Anadolu.

Une chose est indiscutable pour Ilunga : “Si les communautés locales n’arrêtent pas d’agresser les agents de santé et de tuer les médecins, cette épidémie durera pendant très longtemps et des milliers de vies seront fauchées”, explique le ministre.

Dans le territoire de Beni qui ne rapporte plus beaucoup de cas, “certains groupes armés avaient accepté de collaborer avec nous”, mais dans celui de Lubero [dont Butembo est la plus importante agglomération], des hommes armés ne coopèrent pas”, affirme le ministre, peu optimiste.

Une seule chose détend ses nerfs : “Nous avons réussi à empêcher une tragédie, l’urgence sanitaire internationale n’a pas été décrétée et l’épidémie ne s’est pas étendue au-delà de deux provinces, mais le risque de propagation reste très élevé”.

Mieux, le nombre de personnes guéries du virus a atteint les 492 au 26 mai 2019 et la vaccination se poursuit malgré les conditions défavorables.

Plus de 124 mille personnes ont été jusque-là vaccinées. Mais, au stade où en sont les choses, la riposte nécessite encore plus de moyens selon l’OMS.

“Le plus grand combat n’est pas contre le virus Ebola, mais plutôt contre les rumeurs, la désinformation et les croyances locales”, précise Dr Alexis Ndiaye.

La plus meurtrière épidémie d’Ebola de l’histoire est celle qui a frappé trois pays de l’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016, la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia. Elle avait fait plus de 11 000 morts sur quelque 29 000 malades, d’après l’OMS.

“Cette épidémie avait fait trop de dégâts humains à cause de la forte mobilité, mais il n’y avait pas de résistance communautaire”, selon Alexis.

L’actuelle épidémie congolaise “va encore durer. Le nombre de morts devrait atteindre ou dépasser le seuil des 2000 vers la fin de l’année si les communautés de Butembo et d’ailleurs n’adhérent pas davantage”, affirme le médecin.

Soldats, policiers, agents de santé, guéris d’Ebola, agents de sensibilisation participent à la riposte qui est également compromise par le sous-financement.

L’OMS affirme n’avoir reçu que quelques dizaines de millions de dollars, représentant la moitié des fonds demandés.

Ce déficit de financement pourrait l’amener à annuler certaines activités de riposte.

Ebola a su bousculer la culture dans la région : les populations ne se serrent plus les mains pour se saluer, les rites funéraires ne sont plus observés car le contact avec les dépouilles est une source certaine de contamination.

Et certaines personnes commencent à saisir le mouvement autour d’Ebola pour en faire un business.

Certains commerces ont profité, en effet, de la lutte contre Ebola, pour causer une flambée des prix sur le marché.

L’afflux des expatriés des ONG internationales et des agents du ministère de la Santé fait circuler les billets dans les circuits économiques.

Les hôtels sont pleins, des jeeps 4×4 affluent de toutes les villes voisines pour être louées aux organisations intervenant dans la riposte.

Comme si « le mal des uns faisait le bonheur des autres ! ».

 

Avec AA

RCA : le représentant de 3R dans le gouvernement échappé de justesse au tabassage.

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Bangui )République centrafricaine) – Le ministre Issa Bi AMADOU représentant du mouvement 3R dans le gouvernement NGRÉBADA a failli être lynché ce lundi 27 mai 2019.

 

Quelques jours après le massacre dans l’Ouham-Péndé au nord-ouest de la Centrafrique  qui a fait plus de 54 morts, le gouvernement de Firmin NGRÉBADA  est sommé de s’expliquer devant les parlementaires.

 

Cet exercice, qui a réuni presque tous les membres du gouvernement dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, a failli tourner au drame.

 

En effet, le ministre délégué auprès du Ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation chargée du Développement local, monsieur Issa Bi AMADOU, représentant du 3R dans le gouvernement de Firmin NGRÉBADA a failli subir les conséquences des actes présumés de son chef Bi Sidi Souleymane alias Sidiki.

 

Alors que les députés, qui ont exigé du gouvernement l’arrestation immédiate du chef rebelle Abas Sidiki accusé d’être pénalement responsable du massacre du 21 mai dernier, se sont plongés comme des lions sur le ministre Issa Bi AMADOU pour le dévorer. Heureusement pour lui, il a été sauvé de justesse par les forces de sécurité intérieures.

 

Par ailleurs, la Minusca, qui avait lancé un ultimatum de 72 heures au chef rebelle Abas Sidiki d’arrêter tous ses éléments soupçonnés de participer au massacre de Lemouna, Koundili, Bohong… la semaine dernière, demande à nouveau à celui-ci de lui livrer plus des combattants présumés auteurs dudit massacre.

 

« 3 éléments sont insuffisants, vu le niveau du dégât commis », explique le député Martin Ziguélé.

 

 

Pendant ce temps à Paoua, les habitants soupçonnent le chef rebelle de ne livrer que les Peuls éleveurs qui n’ont rien à voir au massacre du 21 mai, alors que ces derniers auraient avoué leurs actes devant les forces de l’ordre à Paoua avant d’être transférés à Bangui où ils seront présentés au procureur de la République cette semaine.

 

Copyright2019cnc.

Naufrage en RDC: au moins 30 morts et des dizaines de disparus

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Au moins 30 personnes ont été tuées et plusieurs dizaines d’autres portées disparues dans le naufrage samedi soir d’une embarcation sur le lac Mai-Ndombe dans l’ouest de la République démocratique du Congo, a-t-on appris dimanche soir de source locale.

“Jusqu’ici nous avons retrouvé 30 corps sans vie, douze femmes, onze enfants et sept hommes”, a déclaré le maire d’Inongo (une localité sur le lac), Simon Mbo Wemba, joint par plusieurs médias dont l’AFP.

“Le bilan est encore provisoire”, a-t-il ajouté. “Il y a 183 rescapés. D’après eux, le bateau avait embarqué plus de 350 passagers”, a-t-il ajouté, précisant que les recherches allaient se poursuivre sur le lac Mai-Ndombe, dans la province du même nom qui se trouve au nord de Kinshasa.

Le nombre exact de passagers est difficile à établir en raison de la présence de clandestins sur ce bateau de type “baleinière”, à savoir une embarcation en bois à fond plat, de 15 à 30 mètres de long sur 2 à 6 mètres de large. Le maire a pointé “l’état de vétusté de la baleinière”.

La République démocratique du Congo, plus grand pays d’Afrique sub-saharienne quasi-dépourvu de routes, est souvent endeuillée par ce genre de tragédie.

Mi-avril, au moins quinze personnes avaient été tuées et des dizaines d’autres portées disparues dans le naufrage d’une embarcation entre Goma et le territoire de Kalehe sur le lac Kivu (est).

Au chevet des victimes, le nouveau président de la RDC Félix Tshisekedi avait annoncé le port obligatoire de gilets de sauvetage par les passagers voyageant sur le lac Kivu.

En RDC, les naufrages se soldent souvent par des bilans très lourds en raison de la surcharge et de la vétusté des embarcations, de l’absence de gilets de sauvetage à bord et du fait que beaucoup de passagers ne savent pas nager.

Immense pays de 2,3 millions de km2, la RDC ne compte que très peu de route praticables. Les déplacements se font donc souvent sur le fleuve Congo, ses affluents et les lacs.

Centrafrique : Les Forces armées centrafricaines à l’honneur.

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Les soldats FACA lors du défilé de la fête du travail 2019 sur l’avenue des martyrs à Bangui. Credit photo : Mickael Kossi / CNC.

 

 

« Tout travail mérite sa juste récompense », dit l’adage populaire. C’est chose faite pour

certains de nos officiers et soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), honorées récemment par la publication du décret de nomination au grade supérieur, publié par le Ministère de la Défense Nationale et de la reconstruction de l’Armée.

 

Samedi dernier était jour de fête dans les garnisons de la Zone de Défense Nord-Ouest, à Bangui comme à Bouar. De brillants cortèges festifs emportaient les soldats centrafricains, sanglés dans leurs uniformes de parade, resplendissant comme le flamboyant en fleur, vers les casernes de Bangui, au camp Kassaï ou encore au Bataillon du Génie. La bonne humeur rayonnait de tous les visages. Était-ce un repas de noce ? Une fête de famille ? La « grande muette » s’accordait le répit dans ses efforts de refondation d’une armée moderne, pluri-ethnique et républicaine pour honorer les siens promus au grade supérieur.

 

La remise des galons s’est fait dans la fierté et la joie partagée, après lecture du décret de nomination, en présence des autorités civiles et militaires. Le Chef d’État-major des Armées (CEMA), le général Zéphyrin Mamadou, a déclaré à ses soldats, au camp Kassaï, dans son discours de circonstance : « Je tiens à rappeler que l’État-major des armées en procédant à la remise de ces galons voudrait donner confiance aux officiers, sous-officiers et hommes de rang afin de renforcer leurs capacités. (…) Je tiens à rappeler dans ce contexte, le récent déploiement des FACA qui ont reçu un accueil chaleureux des populations dans toutes les villes de nos préfectures. (…) Vous savez aussi que notre armée est en train de se mettre sur pied et doit assurer fidèlement ses engagements face au peuple centrafricain. Elle a donc besoin de la bonne volonté des centrafricains de tous les horizons et l’appui inconditionnel de la Communauté Internationale. »

 

Les célébrations ont eu un retentissement mérité à Bouar, au premier Bataillon d’Infanterie Territoriale (BIT 1) qui s’est distingué dans les opérations à la frontière du Cameroun, avec la Minusca, après les exactions des coupeurs de route mercenaires du FDPC contre les convois de camions indispensables au ravitaillement en denrées de la capitale. Les soldats du BIT 1 avaient alors étrenné les véhicules Toyota rutilants offerts par les États-Unis. Ont également honoré de leurs présences le président de la cour de Justice, les notables de la ville, les représentants de la police et de la gendarmerie, et les instructeurs français du Centre d’Instruction et d’Entraînement de Bouar (CIEB), venus partager leur haute expérience du combat moderne.

 

Une belle journée à l’honneur de nos valeureux soldats qui font la fierté des compatriotes !

 

Copyright2019CNC.

 

 

 

Centrafrique : un rescapé de l’attaque de Paoua  témoigne, « c’était une pluie de balles ».

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Un chirurgien de l’hôpital MSF SICA à Bangui tente d’extraire une balle profondément logée dans l’épaule d’un patient. ©AFP

 

 

Mardi 21 mai, des dizaines de civils ont été massacrés lors de l’attaque de trois villages situés dans le nord-ouest de la République centrafricaine. L’un des rescapés, évacués à Bangui où il est soigné par MSF, témoigne.

Des hommes armés ont ouvert le feu sur des villageois qu’ils auraient rassemblés, au motif de réunions urgentes, dans les villages de Ndjondjom, Koundjili et Bohong situés à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Paoua, dans la région de l’Ouham-Pendé.

 

« Des hommes habillés en tenue militaire et armés de kalachnikovs sont arrivés dans mon village et ont demandé à voir les principaux responsables du village pour convoquer une réunion générale, explique Alphonse, l’un des rescapés, blessé par balles et pris en charge par MSF. La population s’est ensuite rassemblée sous un manguier. Ils ont alors commencé à nous ligoter. Ils ont déchiré mon maillot pour m’attacher les bras contre le corps. Ils nous ont entassés les uns sur les autres. C’est à ce moment qu’ils ont déclenché des rafales avec leurs armes. C’était une pluie de balles. »

L’hôpital de Paoua, soutenu par MSF, a reçu trois blessés. D’après Alphonse, rares sont ceux qui ont survécu – il a lui-même fait le mort pour garder la vie sauve.

« Certains ont réussi à fuir à temps, mais les autres ont été achevés. Des parents nous ont transportés puis mis sur des motos pour nous amener à l’hôpital de Paoua. Mes proches me disent qu’ils continuent de trouver d’autres cadavres dans la brousse dans les environs du village. »

D’après l’Onu et le gouvernement centrafricain, le bilan est de 39 morts dans les villages de Bohong, Ndjondjom et Koundjili, tandis que 15 autres civils ont été tués lors d’autres attaques menées les jours précédents dans le village de Maikolo. C’est la première attaque d’ampleur depuis le calme très relatif qui avait suivi la signature en février 2019 d’un accord de paix entre le gouvernement et 14 groupes armés en République centrafricaine.

MSF travaille dans la région de Paoua depuis 2006. L’association apporte un soutien à l’hôpital de la ville, en particulier pour renforcer les soins d’urgences et les soins pédiatriques. Les équipes prennent également en charge les victimes de violences sexuelles – 128 personnes ont reçu une prise en charge médicale et psychologique en 2018. MSF supporte également sept centres de santé dans la région, où 83 000 consultations ont été fournies en 2018.

 

Avec MSF

Soudan : le mouvement de contestation divisé sur la “grève générale”

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Les manifestants soudanais se réjouissent après un accord conclu avec le conseil militaire pour former une transition de trois ans en vue de transférer. AFP/VOA

 

Le principal parti d’opposition soudanais a déclaré dimanche rejeter la grève générale prévue mardi par des dirigeants de la contestation, signe d’une division au sein du mouvement qui fait pression sur les militaires en vue d’un transfert du pouvoir aux civils.

“Nous rejetons la grève générale annoncée par certains groupes d’opposition”, a annoncé le parti al-Oumma dans un communiqué, en référence à l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance du mouvement de contestation, dont le Soudan est le théâtre depuis décembre.

Lui-même membre de l’ALC, al-Oumma est dirigé par l’ancien Premier ministre Sadek al-Mahdi qui avait récemment appelé les manifestants à ne pas provoquer les généraux du Conseil militaire de transition, au pouvoir depuis l’éviction du président Omar el-Béchir le 11 avril après des mois de manifestations populaires à travers le pays.

– “Evolution négative” –

Cette déclaration d’al-Oumma reflète des dissensions au sein du mouvement de contestation, alors que des négociations sur une transition politique avec les militaires sont à l’arrêt.

En réaction à l’impasse dans ces discussions, l’ALC avait appelé vendredi à une grève générale les 28 et 29 mai, se disant “contrainte de recourir à cette action pacifique faute d’alternative”.

“Une grève générale est une arme qui ne devrait être utilisée qu’après avoir fait l’objet d’un consensus” au sein de l’ALC, a expliqué al-Oumma, appelant à maintenir “l’unité” au sein de cette alliance.

“Certains ont répondu à l’appel de la grève malgré notre désaccord sur son calendrier et sa préparation”, a regretté al-Oumma, à l’issue d’une “réunion d’urgence”.

Le parti de M. Mahdi a cependant souligné le droit des Soudanais à faire la grève. Al-Oumma “n’autorise pas les autorités à licencier les travailleurs (grévistes)” exerçant leurs “droits”, a-t-il souligné.

Plusieurs corporations professionnelles, allant des banquiers aux médecins, ont répondu favorablement à l’appel à la grève.

Selon l’analyste Faisal Mohamed Saleh, ce rejet de la grève par al-Oumma constitue “une évolution négative qui menace non seulement les relations du parti al-Oumma avec l’ALC, mais également l’unité au sein du parti”.

“Le parti va perdre beaucoup (…) et ne pourra pas défendre cette position” auprès des manifestants, ajoute-t-il.

Un autre acteur majeur au sein de l’ALC, le parti du Congrès soudanais, a lui exprimé son adhésion à la grève générale, peu après l’annonce d’al-Oumma.

“Nous sommes convaincus que les Soudanais et les Soudanaises se feront entendre à l’unisson par leur grève, pour dire à tous que le pouvoir civil est l’aboutissement de leurs glorieuses luttes révolutionnaires”, a déclaré cette formation.

“Les espoirs de notre peuple de mener à bien les objectifs de la révolution se heurtent au mur d’intransigeance du Conseil militaire”, a-t-il ajouté.

– “Arme pacifique” –

Les négociations entre le Conseil militaire et l’ALC ont été interrompues le 20 mai en raison de désaccords sur la composition du futur Conseil souverain, qui doit être mis en place pour gérer la transition.

L’ALC exige que cette instance soit présidée et composée majoritairement de civils. Les généraux souhaitent à l’inverse prendre la tête de cette instance et obtenir la majorité des sièges.

Le Conseil souverain doit se substituer au Conseil militaire pour une période de trois ans, avant la tenue des premières élections post-Béchir.

“Je fermerai mon magasin en solidarité afin que la grève puisse être générale et efficace pour répondre à nos revendications”, assure un vendeur, Younis Ali Mohamed, qui manifeste devant le siège de l’armée où les protestataires campent depuis le 6 avril.

“L’ALC utilise sa dernière arme pacifique”, estime un autre manifestant, Moubarak Youssef Hassan, qui salue la montée de la pression au sein de l’opposition vers la “grève générale et la désobéissance civile”.

“Nous savons que la désobéissance civile est l’une des armes pacifiques les plus puissantes pouvant être utilisées contre tout dictateur dans le monde”, ajoute-t-il.

Dans ce contexte d’incertitude politique, le chef du Conseil militaire, Abdel Fattah al-Burhane, se rend dimanche aux Emirats arabes unis au lendemain d’une visite en Egypte, selon un communiqué. Ces deux pays soutiennent les généraux au pouvoir au Soudan.

 

 

AFP/VOA

Burkina-Faso : Quatre morts dans une nouvelle attaque contre une église

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Quatre fidèles ont été tués dimanche pendant une messe lors d’une nouvelle attaque contre une église catholique à Toulfé, localité du nord du Burkina Faso, où les attentats contre des chrétiens se multiplient, selon l’évêque de la région.

“La communauté chrétienne de Toulfé a été la cible d’une attaque terroriste, alors qu’elle était réunie pour la prière dominicale”. “L’attaque a causé la mort de quatre fidèles”, a annoncé l’évêque d’Ouahigouya, Justin Kientega, dans un communiqué.

Un précédent bilan de source sécuritaire avait fait état d’”au moins trois morts”.

Selon cette source, “des individus lourdement armés ont attaqué l’église du village au moment où les fidèles célébraient la messe du dimanche”. “L’attaque a eu lieu aux environs de 09h00” (locales et GMT), faisant “au moins trois morts et des blessés légers”. Des “renforts ont été déployés” sur les lieux.

Toulfé est située à une vingtaine de kilomètres de Titao, chef-lieu de la province du Loroum.

Selon un habitant de Toulfé, joint par téléphone, cette attaque à “occasionné une panique dans le village où de nombreux habitants se sont réfugiés chez eux ou dans la brousse”.

Toulfé a déjà été visé par des assaillants. Fin avril, des individus armés avaient incendié un maquis (bar ou restaurant) et emporté trois motocyclettes. Quelques mois auparavant, des hommes armés avaient effectué une descente musclée dans les écoles de la localité, exigeant leur fermeture, a expliqué cet habitant.

Les attaques, attribuées à des groupes djihadistes, contre les églises ou des religieux chrétiens se sont multipliées récemment au Burkina, pays sahélien pauvre d’Afrique de l’Ouest.

Le 13 mai, quatre catholiques ont été tués lors d’une procession religieuse en honneur de la Vierge Marie à Zimtenga, dans le nord du Burkina Faso.

La veille, six personnes dont un prêtre, avaient été tuées lors d’une attaque pendant la messe dans une église catholique à Dablo, une commune de la province du Sanmatenga, également dans le nord du pays.

Le 29 avril, six personnes avaient été tuées lors de l’attaque de l’église protestante de Silgadji, toujours dans le nord.

À la mi-mars, l’abbé Joël Yougbaré, curé de Djibo (nord) a été enlevé par des individus armés. Le 15 février, le père César Fernandez, missionnaire salésien d’origine espagnole, a été tué dans le centre du Burkina.

Plusieurs imams ont également été assassinés par les djihadistes dans le nord du Burkina depuis le début des attaques il y a quatre ans, et qui sont de plus en plus fréquentes et meurtrières.

Ces attaques sont attribuées à une douzaine de groupes jihadistes, dont Ansarul Islam, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’organisation Etat islamique au grand Sahara (EIGS).

D’abord concentrées dans le Nord, ces attaques ont ensuite visé la capitale et d’autres régions, notamment l’Est. Elles ont fait plus de 400 morts depuis 2015, selon un comptage de l’AFP.

 

 

AFP/VOA

Nigéria : Au moins 5 soldats tués dans une embuscade de Boko Haram

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Des soldats nigérians écoute leurs supérieurs lors d’un entraînement à Makurdi au Nigeria le 4 octobre 2017. AFP/VOA

 

 

 

Au moins cinq soldats nigérians ont été tués dans une embuscade tendue par la branche de Boko Haram affiliée au groupe Etat islamique et plusieurs sont toujours portés disparus, a-t-on appris dimanche de sources sécuritaires.

Des combattants de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) ont ouvert le feu sur un convoi civil protégé par des militaires, dans le district de Damboa, dans l’Etat du Borno (nord-est du Nigeria), tuant cinq soldats.

“Nous avons perdu cinq hommes dans l’embuscade, deux ont été blessés et plusieurs sont toujours portés disparus”, a rapporté à l’AFP un officier nigérian sous couvert de l’anonymat. “Les +terroristes+ ont saisi deux véhicules militaires dans l’attaque”.

Le convoi escortait des habitants du village de Sabon Garin dans une douzaine de véhicules pour les emmener dans un camp de déplacés dans la ville de Damboa, a expliqué un milicien qui combat aux côtés de l’armée.

Les attaques se sont accélérées ces dernières semaines dans cette région, à 130 kilomètres de la capitale du Borno, Maiduguri, et l’évacuation du village avait commencé jeudi.

“Alors qu’ils approchaient du village de Bungiri, l’ISWAP a lancé une embuscade sur le convoi”, rapporte de son côté cette même source. Tous les civils se sont enfuis et cinq soldats ont été tués. “Un certain nombre de soldats ont disparu, mais on ne sait pas s’ils ont été tués ou s’ils ont été faits prisonniers”.

Le mois dernier, les djihadistes ont mené un raid contre la base militaire de Mararrabar Kimba, à seulement trois kilomètres de là, faisant cinq morts. 30 soldats sont toujours portés disparus.

Lundi, des combattants de l’ISWAP ont attaqué la base de Gubio, à 80 kilomètres de Maiduguri, faisant au moins 3 morts. Mais le groupe, qui a revendiqué l’attaque, a affirmé en avoir tué vingt.

Dans une vidéo diffusée cette semaine, on peut voir plusieurs soldats prisonniers tués par des hommes cagoulés de l’ISWAP.

L’insurrection, lancée il y a une dizaine d’année, et sa répression souvent aveugle par l’armée, a tué plus de 27.000 Nigérians, et 1,8 million de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

 

AFP/VOA

 

 

 

Algérie : confusion autour de la tenue de la présidentielle

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Centrafrique.com/algerie-confusion-autour-de-la-tenue-de-la-presidentielle/des-officiers-de-police-et-des-manifestants-saffrontent-lors-dune-manifestation-du-1er-mai-a-alger-en-algerie-le-1er-mai-2019/” rel=”attachment wp-att-28962 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des officiers de police et des manifestants s'affrontent lors d'une manifestation du 1er mai à Alger en Algérie le 1er mai 2019
Des officiers de police et des manifestants s’affrontent lors d’une manifestation du 1er mai à Alger en Algérie le 1er mai 2019. AFP/VOA

 

Pas de candidats ? Deux candidats ?

 

La situation est devenue encore plus confuse dimanche en Algérie autour de la présidentielle prévue le 4 juillet, un scrutin catégoriquement rejeté par le mouvement de contestation et dont la tenue apparaît plus incertaine.

A l’expiration du délai légal samedi à minuit, le Conseil Constitutionnel a annoncé dans un communiqué avoir enregistré le dépôt de deux dossiers auprès de son secrétariat général de la part de Abdelhakim Hamadi et Hamid Touahri.

Mais les candidatures de ces deux inconnus ont de maigres chances d’être validées car elles vont se heurter aux conditions rédhibitoires fixées par la loi, notamment celle liée à l’obligation d’obtenir 60.000 parrainages d’électeurs ou 600 signatures d’élus.

Selon la presse, Abdelhakim Hamadi avait déjà déposé sa candidature pour l’élection du 18 avril, finalement annulée.

Le Conseil a 10 jours pour statuer sur la validité des deux candidatures, selon la loi électorale.

Avant l’annonce du Conseil constitutionnel, la radio publique avait indiqué que le pays vivait une “situation inédite” et qu’aucun dossier de candidature n’avait été déposé.

Selon elle, le seul candidat également cité par d’autres médias, un militaire à la retraite, Benzahia Lakhdar, un ex-militant du Front de libération national (FLN), le parti du président déchu Abdelaziz Bouteflika, s’était rétracté au moment de déposer son dossier.

Le site d’informations TSA affirme qu’aucun candidat n’est parvenu à réunir le nombre de signatures nécessaires.

“Il est fort probable que le pouvoir annonce, bientôt, le report de cette joute à une date ultérieure”, écrit le quotidien francophone El Watan sur son site internet, en allusion à la présidentielle.

L’Algérie est secouée depuis le 22 février par des manifestations massives qui avaient été déclenchées par la volonté de M. Bouteflika de briguer un cinquième mandat.

  1. Bouteflika a démissionné le 2 avril sous la pression de la rue et de l’armée, mais les manifestants restent mobilisés, en réclamant le départ de l’ensemble du “système” au pouvoir durant les deux décennies de règne d’Abdelaziz Bouteflika.

– Scénario “à l’égyptienne” –

Le mouvement de contestation rejette la tenue d’une élection présidentielle tant que leur revendication n’a pas été satisfaite et réclament, avant tout scrutin, des structures de transition à même de garantir une élection libre et équitable.

Aucune personnalité d’envergure n’a fait publiquement acte de candidature à la présidentielle et aucun grand parti au pouvoir ou d’opposition n’a désigné de candidat.

Le pouvoir actuel et son président par intérim Abdelkader Bensalah, désigné le 9 avril, ont dit vouloir s’en tenir aux délais constitutionnels : l’élection d’un nouveau chef de l’Etat dans les 90 jours suivant le début de l’intérim.

Homme fort du pays, le chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah, a opposé une fin de non-recevoir aux revendications de la contestation.

Il a jugé en début de semaine “irraisonnable voire dangereux” le départ des figures du “système” et appelé à accélérer les préparatifs de la présidentielle afin d’éviter un “vide constitutionnel” et de juguler “ceux qui veulent faire perdurer la crise”.

Le chef d’état-major a aussi appelé les manifestants à “s’unir” avec l’armée afin de déjouer “l’infiltration” des manifestations par les “instigateurs de plans pernicieux”, et a assuré n’avoir “aucune ambition politique”.

Le retour au centre de l’échiquier politique de l’armée -considérée comme le réel détenteur du pouvoir jusqu’à l’arrivée d’Abdelaziz Bouteflika- fait craindre à certains observateurs un possible scénario “à l’égyptienne”.

En Egypte, le chef de l’armée Abdel Fattah al-Sissi s’est fait élire président après un coup d’Etat militaire en 2013 contre le président élu Mohamed Morsi et après avoir avait assuré que l’armée “resterait éloignée de la politique”.

 

 

 

 

AFP/VOA

RDC : “Pas d’autorisation” d’atterrissage à Goma pour l’opposant congolais Katumbi

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L’opposant Moïse Katoumbi.

 

 

L’opposant Moïse Katumbi attendait toujours dimanche en Afrique du Sud l’autorisation de survol et d’atterrissage de son avion à Goma, ville de l’est de la République démocratique du Congo, où il comptait se rendre six jours après son retour d’exil, a-t-on appris de ses proches.

“L’aviation civile n’a pas libéré l’autorisation de survol et d’atterrissage de l’avion du (président) Moïse Katumbi”, a écrit sur Twitter Olivier Kamitatu, directeur de cabinet et porte-parole de l’opposant.

  1. Katumbi, qui est rentré en RDC lundi, a assisté samedi à Pretoria à l’investiture du président sud-africain Cyril Ramaphosa.

“L’autorisation sollicitée, pour qu’on quitte Johannesbourg pour Goma, dimanche n’a pas encore été libérée. Est-ce qu’on veut nous empêcher d’arriver à Goma ? Je constate qu’on ne peut pas arriver à Goma”, a déclaré à l’AFP M. Kamitatu.

“L’aviation civile n’a pas reçu une demande de survol et d’atterrissage à Goma venant de M. Katumbi”, a dit à l’AFP un responsable de l’Autorité de l’aviation civile congolaise (AAC).

A Goma, des milliers de partisans de l’ex-gouverneur du Katanga affluaient vers l’aéroport pour accueillir leur champion, a rapporté un correspondant de l’AFP.

Goma et les principales villes du Nord-Kivu sont considérées comme des bastions de l’opposition. Les pro-Katumbi ont gagné 10 sièges sur les 14 que compte la province du Nord-Kivu lors des récentes élections.

“On va aviser dans les heures qui viennent quand et par où on compte retourner au pays”, a ajouté M. Kamitatu.

Lundi, M. Katumbi avait indiqué que l’un de ses plus proches conseillers, Salomon Kalonda Della, avait été privé de son passeport par les autorités, l’empêchant de retourner avec lui au pays.

  1. Katumbi avait quitté la RDC pour un exil en Belgique en 2016 en pleine tourmente judiciaire sous le régime de l’ancien président Joseph Kabila.

Il est rentré à la faveur de l’élection fin 2018 du président Félix Tshisekedi et sa condamnation à trois ans de prison a été annulée. Depuis son retour, il n’a pas quitté son fief de Lubumbashi, dans le sud-est, pour se rendre dans une autre ville de la RDC.

Empêché de se présenter à la présidentielle de l’an dernier, il a déclaré se situer dans l’opposition au nouveau dirigeant.

 

 

AFP/VOA

Paoua : tentative de meurtre du président de la jeunesse locale, le capitaine des FACA accusé.

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Centrafrique.com/paoua-tentative-de-meurtre-du-president-de-la-jeunesse-locale-le-capitaine-des-faca-accuse/paoua-en-centrafrique-le-27-decembre-2017-par-afp-2/” rel=”attachment wp-att-28954 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
La ville de Paoua au nord-ouest de la RCA. CopyrightDR.

 

 

Paoua (République centrafricaine) – Soupçonné de collusion avec les éleveurs peuls, le capitaine des FACA, en colère,  menace d’assassiner le Président de la jeunesse de Paoua.

 

Depuis la tuerie de Lemouna et de Koundili le 21 mai dernier, la ville de Paoua, située à seulement 25 kilomètres du dernier  lieu de crimes   est en pleine confusion.

En effet, suite au massacre de Lemouna et de Koundili, les habitants de la ville de Paoua ont accusé directement le capitaine des FACA, dénommé  François, de collusion avec les éleveurs peuls.

 

D’après leurs allégations, les éleveurs peuls n’ont cessé de remettre gracieusement au capitaine François et le sous-préfet de Paoua des têtes des  bœufs pour tenter de les corrompre.

 

Cependant, il y’a un mois,  le sous-préfet de Paoua, dans sa déclaration à la radio locale, avait mis en garde les jeunes de Paoua contre le vol régulier des bœufs appartenant aux Peuls. Mais cette mise en garde,  maladroitement faite, vient de retourner contre son auteur.

 

« … Si vous continuez à voler les bœufs des Peuls, et le jour où ils commenceront à vous égorger, moi, je vais prendre l’avion pour Bangui, et je demanderais aux soldats FACA de ne pas intervenir. Comme ça vous allez comprendre… », aurait déclaré le sous-préfet de Paoua à la radio le mois dernier.

 

Alors que le sous-préfet de Paoua tente depuis mardi dernier de se défendre tant bien que mal par rapport à sa dernière déclaration radiophonique, le capitaine des FACA, aussi accusé par la population locale de collision avec les éleveurs peuls, organise une réunion avec le bureau de la jeunesse locale le mercredi 22 mai 2019 pour tenter de se défendre.

Malheureusement pour lui, sa stratégie de séduction n’a pas marché et tente de passer en force. L’homme dégaine son pistolet et tente de neutraliser le président de la jeunesse locale en lui laissant sous la tempe pour quelques secondes.

 

Devant la gravité de ce geste, le bureau local des droits de l’homme de la Minusca a été informé de la situation, tout comme le bureau national du groupe de travail de société civile à Bangui.

 

Contacté par CNC, le capitaine François n’a pas souhaité répondre à nos questions.

Quant au sous-préfet, il n’est plus joignable sur son numéro mobile.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : recrudescence du braquage à Bambari, Ali Darass appelé au secours.

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Le chef rebelle Ali Darassa de l’UPC

 

 

Bambari (République centrafricaine) – À l’espace de 72 heures, les habitants de quartiers Bornou et Hadjis sont devenus des cibles de choix des braqueurs assimilés aux éléments peuls de l’UPC. Dépassés par l’ampleur  des choses, ils tentent d’appeler le chef rebelle Ali Darassa à l’aide.

 

Ce dimanche 26 mai 2019, une délégation des notables musulmans de Bambari s’est rendue au village Gbokologbo, située à environ 60 kilomètres de Bambari pour y rencontrer le chef rebelle et patron de l’UPC Ali Darassa, conseiller du Premier ministre Firmin Ngrebada.

 

Au menu des discussions, la situation sécuritaire dans la ville de Bambari où de nombreux braquages ont été perpétrés par des Peuls armés soupçonnés d’appartenir à son mouvement Unité pour la paix en Centrafrique (UPC).

 

Pour les notables de Bambari qui ont fait ce déplacement ce dimanche 26 mai à Gbokologbo, l’objectif est de dire à Ali Darassa  de retenir ses éléments avant que la situation ne se dégénère.

 

Alors qu’un habitant du quartier hadji, père d’une famille musulmane respectée localement avait été grièvement blessé lors de son braquage par un groupe d’hommes assimilés aux rebelles de l’UPC le jeudi 23 mai 2019 vers 3h du matin, 24 heures plus tard, c’est-à-dire le lendemain à 3 heures du matin,  un autre homme, père de 8 enfants habitant le même quartier Hadji et délégué des bouchers de Bambari, a été tout simplement tué lors du braquage de son domicile par un groupe d’hommes armés assimilés encore aux éléments de l’UPC.

 

Une situation très dramatique pour les habitants des quartiers Hadji et Bornou montre à quel point la situation sécuritaire à Bambari reste préoccupante pour les autorités locales.

 

Rappelons qu’après la signature de l’accord de Khartoum le 6 février dernier, nombreux sont des rebelles qui se métamorphosent aux coupeurs de route, aux braqueurs et voleurs de tout genre. Un véritable défi pour les autorités du pays.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : un homme arrêté avec 2500 machettes par l’OCRB à Bangui.

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Une patrouille des forces de l’ordre à Bangui le 15 mars 2018. Credit photo : Corbeaunews.

Bangui (République centrafricaine) – Ce ne sont plus des outils de travails, mais des armes de guerre, déplore l’Office centrafricain de répression du banditisme (OCRB).

 

Le samedi 25 mai dernier, à Bangui, un homme, qui aurait tenté de transporter un lot de plus de 2500 machettes vers la sous-préfecture de Paoua, a été interpellé par les policiers de l’OCRB.

 

L’homme, identifié comme monsieur Koli Richard, est actuellement en garde à vue dans les locaux de l’OCRB de Bangui. Il est soupçonné de trafic illicite d’armes, d’autant plus qu’il aurait déjà un précédent en la matière, selon le service de police.

 

Monsieur Koli Richard devrait être présenté au procureur de la République cette semaine. Son sort judiciaire sera décidé à cette occasion, selon la même source.

 

Depuis le déclenchement de la crise politico militaire qui a secoué le pays en 2012, certaines armes blanches, utilisées par les groupes armés, sont dans la ligne de mire des forces de l’ordre. Les machettes, couteaux munitions de chasses…. En font partie.

En 2012, l’ambassadeur de Chine en RCA avait regretté, dans une correspondance adressée au Premier ministre d’alors Faustin Archange TOUADERA, la distribution à certains  jeunes d’autodéfense des machettes que son pays a remis au gouvernement dans l’objectif de distribuer aux paysans.

En 2014, un véhicule, en provenance de la frontière avec le Cameroun, avait été intercepté par les éléments de la Misca à Bossembélé avec un lot d’environ 10 000 machettes qui sont automatiquement saisies.

 

Désormais, les machettes font pleinement partie des armes de guerre en République centrafricaine. Leur trafic est interdit et soumis à des règles strictes sur des armes.

 

 

Copyright2019CNC.

Bambari : relève des soldats gabonais de la Minusca, la population s’inquiète.

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Un convoi de la Minusca sur l’axe Bambari-Bria en 2018. Photo : AFP

 

Bambari  (République centrafricaine) – prévu dans les prochains jours, le départ des soldats du contingent gabonais de la Minusca inquiète sérieusement la population de Bambari.

 

D’après des rumeurs qui circulent depuis quelques jours à Bambari, ce sont les soldats du contingent mauritanien qui seront déployés dans les prochains jours en lieu et place de leurs collègues du contingent gabonais à Bambari.

 

Alors que les forces mauritaniennes de la Minusca, souvent soupçonnées par la population locale de collusion avec les rebelles de l’UPC, la nouvelle de leur retour à Bambari dans les prochains jours inquiète sérieusement plus d’un.

 

Même si aucune preuve tangible de cette supposée collusion avec les rebelles de l’UPC avait été établie par une instance officielle indépendante, la population de Bambari continue de croire que le retour des  forces mauritaniennes dans leur localité est synonyme de vente d’armes, des munitions, voir des conseils techniques  à l’UPC.

 

Contacté par CNC, le bureau local de la Minusca n’a pas souhaité répondre à notre préoccupation sur cette allégation de la population de Bambari.

 

Copyright2019CNC.

RCA : massacre dans l’Ouham-Péndé, une forte délégation officielle s’est rendue à Lemouna et Koundjili.

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Déplacement de la délégation officielle à Lemouna et Koundili le 25 mai 2019. Credit photo : Minusca.

 

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Samedi 25 mai 2019, une forte délégation officielle, composée entre autres des membres du gouvernement, des diplomates et des honorables députés, s’est rendue  dans les localités affectées par une tuerie de masse perpétrée par des rebelles du 3R ayant causé la mort d’au moins 50 personnes le mardi 21 mai dernier.

 

Selon le gouvernement, l’objectif premier de cette mission officielle dans ces deux localités de Paoua, affectées par ce massacre perpétré par des éléments rebelles de 3R, est de rencontrer et recueillir les préoccupations des populations éprouvées et leur exprimer solidarité et soutien.

 

« Nous sommes ici tous ensemble pour chercher avec vous un chemin pour sortir du cycle de la violence. Après des crimes, c’est normal de demander justice. Et nous sommes tous avec vous dans la recherche légitime de la justice », a déclaré aux populations éprouvées de Koundili et de Lemouna,  l’américain Kenneth Gluck, représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’ONU pour la République centrafricaine et chef adjoint de la Minusca.

 

Pour le diplomate Moussa Nubie,  représentant spécial  du président de la commission de l’Union africaine pour la RCA, il est hors de question de faire une justice soi-même : « Nous partageons vos frustrations, vous avez perdu vos frères et sœurs, mais ne rendez pas justice par vous-mêmes. Vos dirigeants sont là, et c’est à eux que vous devez soumettre vos doléances et préoccupations ».

 

Martin Ziguélé, député de Bocaranga 3,  demande aussi  aux populations éprouvées de Koundili et de Lemouna de garder leur calme en attendant la justice va faire son travail : « La population doit garder son calme, s’abstenir de se faire justice et laisser la justice faire son travail », plaide-t-il.

 

Quant au diplomate Adolphe Nahayo,  représentant du secrétaire général de la CEEAC pour la République centrafricaine, dans son message aux populations de Lemouna, déclare qu’il est temps de faire la paix et la mise en œuvre de l’accord de Khartoum signé le 6 février dernier doit continuer :

« Il est temps d’arrêter la guerre (…) nous avons travaillé ensemble avec vos dirigeants pour que l’accord de paix voit le jour. On ne peut pas arrêter sa mise en œuvre ».

 

Par ailleurs, le député Timoleon Baikoua,  À Lemouna et Koundili ce samedi 25 mai, a plaidé quant à lui pour le rétablissement rapide de la paix et de la sécurité dans l’Ouham-Péndé :  « Le Gouvernement et la MINUSCA doivent restaurer la sécurité et la population doit leur faire confiance », a-t-il martelé.

 

 

Article réalisé sur la base des tweets de la Minusca.

Centrafrique : une équipe d’évaluation du ministère de plan tombée dans une embuscade vers Kaga-Bandoro.

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Credit photo : Corbeaunews

 

Kaga-Bandoro (République centrafricaine) – tombée dans une embuscade ce samedi 25 mai 2019 à quelques kilomètres de Kaga-Bandoro sur l’axe Ndélé, une équipe d’évaluation du ministère de l’Économie et du Plan a été dépouillée par un groupe d’hommes lourdement armés.

 

 

Depuis vendredi 24 mai dans la matinée, plusieurs équipes d’évaluation du ministère de l’Économie et du Plan, réparties chacune par préfecture, avaient quitté la capitale Bangui pour les villes de provinces à l’intérieur du pays.

 

Alors que la première équipe, qui doit se rendre à Bria dans la Haute-Koto, a quitté Bambari ce samedi 25 mai sans incident majeur, la deuxième équipe, qui a quitté aussi Bambari ce samedi pour la ville de Bangassou dans le Mbomou, a été stoppée par des rebelles de l’UPC dans la ville d’Alindao peu avant midi. Après de multiples tractations avec le chef rebelle de l’UPC Ali Darassa, l’équipe a pu quitter Alindao vers midi pour Bangassou.

 

Par ailleurs, la troisième équipe, qui doit se rendre à Ndélé dans le Bamingui-Bangoran, a quitté la ville de  Kaga-Bandoro dans  la Nana-Gribizi ce samedi, mais elle est tombée dans une embuscade des hommes armés à seulement quelques kilomètres sur l’axe Ndélé.

 

L’équipage, composé d’une dizaine des hommes dans un convoi de  six véhicules du ministère de l’Économie, est contraint de rebrousser chemin, car tous leurs matériels du travail (iPad, Téléphone, Ordinateurs, Billets de banque…)ont été récupérés par les assaillants.

 

Selon nos informations, la troisième équipe a déjà quitté Bandoro pour rentrer à Bangui il y’a quelques minutes.

 

Malgré la signature de l’accord de paix de Khartoum le 6 février dernier, les groupes armés continuent de sévir dans plusieurs localités de la République centrafricaine.

 

Copyright2019CNC.

Burkina Faso : Un garde forestier tué dans une embuscade dans l’Est

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Un agent des eaux et forêts a été tué jeudi soir au cours d’une embuscade contre une patrouille dans une réserve dans l’est du Burkina Faso, en proie à des attaques djihadistes récurrentes, a annoncé le ministère de l’Environnement.

“Le 23 mai, aux environs de 17 heures, une patrouille mixte de sécurisation des aires de faune de la région de l’Est, composée des éléments des Forces armées et des Eaux et forêts est tombée dans une embuscade à la périphérie de la réserve de faune de Wamou”, indique un communiqué publié vendredi.

“Cette attaque a occasionné malheureusement la mort d’un agent des Eaux et forêts en service au poste forestier de Natiaboani”, localité située dans la province du Gourma, précise le communiqué.

Un hommage devait être rendu vendredi à ce “valeureux défenseur de la nature tombé sur le champ de bataille”, avant l’inhumation au cimetière de Fada N’Gourma, chef-lieu de la région de l’Est.

Le Burkina Faso est confronté depuis quatre ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées à des groupes djihadistes, dont Ansarul Islam, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’Etat islamique au grand Sahara (EIGS).

D’abord concentrées dans le nord du pays, ces attaques ont ensuite visé la capitale et d’autres régions, notamment l’Est. Elles ont fait depuis 2015 plus de 400 morts, selon un comptage de l’AFP.

Jusque-là, les forces de sécurité burkinabè ont échoué à enrayer la spirale de violence malgré l’annonce de nombreuses opérations, dont la dernière menée à l’est et au centre-est avait permis la réouverture de plus de 200 écoles sur plus d’un millier fermées suite aux menaces djihadistes.

Ebola en RDC : quatre morts et 132 attaques contre des équipes médicales

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L’équipe médicale au centre de traitement contre Ebola en RDC. VOA/AFP

 

 

Le ministère congolais de la Santé a recensé 132 attaques contre les équipes sanitaires depuis le début de l’épidémie d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo il y a dix mois, avec un bilan humain de quatre morts.

“Entre le 1er aout 2018 et le 20 mai 2019, 132 attaques contre des formations sanitaires ont été enregistrées dans le cadre de l’épidémie d’Ebola, causant quatre morts et 38 blessés parmi les agents de santé et les patients”, a indiqué le ministère dans son dernier bulletin quotidien diffusé vendredi.

Des infirmiers “ont dénoncé les menaces de mort et de destruction des structures sanitaires qu’ils reçoivent ces derniers jours en raison de leur rôle dans la riposte contre Ebola”, ajoute le ministère.

“A cause de cette violence ciblée, plusieurs médecins et infirmiers des territoires de Beni et Lubero ont dû déménager ou quitter temporairement leur habitation, forçant ainsi certaines structures sanitaires à fermer leurs portes”, ajoute-t-on.

Les infirmiers lors d’une assemblée générale jeudi ont demandé aux autorités “de s’impliquer pour mettre fin à ce phénomène de violence contre les agents de santé car, si les menaces ne cessent pas, ils envisagent de faire une grève sèche”.

“Au total, il y a eu 1.248 décès (1.160 confirmés et 88 probables) et 490 personnes guéries” depuis le début de l’épidémie le 1er août, selon le ministère.

Les Nations unies viennent de nommer jeudi un “coordinateur de l’intervention d’urgence” contre l’épidémie d’Ebola.

Il s’agit de l’actuel représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’ONU, David Gressly, qui doit donner une conférence de presse lundi à Kinshasa.

 

 

 

 

Kenya : 14 corps, dont des bébés, retrouvés dans les rivières de Nairobi

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Un parc des enfants à Naïrobi

 

Les corps de 14 personnes, pour la plupart des bébés ou enfants, ont été découverts depuis le début de l’année dans le cadre d’une opération d’envergure pour nettoyer les rivières de Nairobi, a-t-on appris vendredi auprès de l’administration kényane.

Le corps d’un garçon de huit ans qui avait été étranglé et abandonné près de la Nairobi River, le principal cours d’eau de la capitale, a été trouvé vendredi. Quelques jours auparavant, deux bébés jumeaux avaient été découverts dans un sac plastique.

“Les jeunes du comté de Nairobi qui s’occupent du nettoyage de la Nairobi River ont aujourd’hui (vendredi) trouvé un nouveau corps d’un garçon étranglé et jeté près de la rivière”, a déclaré un porte-parole du comté, Elkana Jacob.

“Cela fait un total de 14 corps d’adultes et de bébés retrouvés dans les rivières de Nairobi depuis que le gouverneur Mike Sonko a lancé la campagne de nettoyage”, a-t-il ajouté.

Fredrick Okinda, président de l’association environnementale Komb-Green Solutions, qui participe au nettoyage, a dénoncé les cliniques illégales pratiquant l’avortement, certains des corps découverts semblant, selon lui, être ceux de foetus.

“Certains hôpitaux font avorter de jeunes filles et ils n’ont aucun endroit pour jeter les corps”, a-t-il déclaré à l’AFP. L’avortement est illégal au Kenya, à moins que la femme ne soit en danger de mort.

D’autres de ces bébés semblent avoir été “jetés après être nés”, a souligné M. Okinda. Son organisation a enterré certains bébés près de la Nairobi River.

Le nom Nairobi vient de la langue maa, le langage des Maasai, signifiant “l’endroit de l’eau fraîche”. Mais les cours d’eaux de la capitale n’ont pas échappé aux méfaits de l’industrialisation et d’une urbanisation débridée.

Des usines déversent des déchets industriels dans ces rivières, et les habitants de dizaines de bidonvilles dépourvus de tout système de traitement des eaux usées ou des déchets y jettent leurs ordures ménagères.

Les opérations de nettoyage ont commencé au début de l’année. “Le nombre de corps retrouvés dans les rivières est inquiétant”, avait réagi samedi M. Sonko dans un communiqué. “Nous avons demandé à la police d’enquêter sur ces cas. Qui sont les gens derrière ces meurtres insensés ?”

“Une fois que les rivières auront été nettoyées, personne ne jettera plus rien à l’eau sans qu’on le voit faire”, avait-il affirmé. “Mes équipes travaillent jour et nuit pour s’assurer que nous réussissions à faire ce que nous avons décidé.”

Outre huit bébés et le jeune garçon trouvé vendredi, les corps de cinq adultes ont été trouvés dans ces opérations de nettoyage depuis le début de l’année, dans la Nairobi River et ses affluents, la Ngong River et la Mathare River.

 

 

AFP/VOA

Centrafrique : massacres dans l’Ouham-Pendé, les 3R condamne avec fermeté les actes de ses éléments.

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Le chef rebelle Bi Sidi Souleymane alias Siddiki

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

DU MOUVEMENT 3R

 

Nous, mouvement des 3R, après enquête sur le terrain, avons constaté avec regret la tuerie des villageois survenue à Koundjili et Lemouna le 21 mai 2019 est perpétrée par les éléments des 3R à leur propre gré.

 

Nous condamnons avec fermeté ces actes et avons décidé de les arrêter et de les remettre au gouvernement et à la Minusca pour que la justice soit faite.

 

Nous adressons nos condoléances aux familles éprouvées.

 

Nous réitérons notre ferme volonté à continuer à œuvrer pour la paix, la réconciliation et la fraternité entre les fils du pays.

 

Le Conseiller

 

Le général Sidi Bi Abass

 

Communiqué reçu par mail et non authentifié

Le communiqué des 3R

Centrafrique : massacres dans l’Ouham-Péndé, les présumés auteurs seront présentés au procureur ce samedi.

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Bangui (République centrafricaine) – même si leurs identités ne sont pas encore connues, des sources sécuritaires indiquent qu’ils vont être présentés dans un bref délai au procureur de la République à Bangui.

 

Soupçonnés d’avoir dirigé les sanglantes attaques dans plusieurs localités de l’Ouham-Péndé, au moins trois officiers rebelles proches de Bi Sidi Souleymane alias Abbas Siddiki, patron du mouvement 3R ont été transférés ce vendredi 24 mai dans la ville de Paoua par la Minusca après leur arrestation dans la localité de koui, au Nord-ouest de la République centrafricaine.

 

Incarcérés à la gendarmerie de Paoua, ces présumés auteurs des attaques dans l’Ouham-Péndé vont être transférer à Bangui pour être présentés au procureur de la République ce lundi 27 mai 2019, a-t-on appris d’une sources sécuritaires à Bangui.

 

Le mardi 21 mai dernier, des rebelles du 3R, basés à Letélé, un village situé à 20 kilomètres de Bocaranga,  ont attaqué plusieurs localités sur l’axe menant à Paoua dans l’Ouham-Péndé suite au vol des bœufs ayant entraîné la mort d’un éleveur peul dix jours plutôt. Au moins 34 personnes ont été sauvagement assassinées et une dizaine d’autres blessées.

 

La Minusca, associée au gouvernement, a lancé un ultimatum de 72 heures au chef rebelle Bi Sidi Souleymane alias Abbas Siddiki de remettre à la justice centrafricaine les présumés auteurs de ces crimes horribles.

 

Ce vendredi 24 mai 2019, on apprend des sources sécuritaires que quelque trois commandants rebelles de 3R ont été livrés à la Minusca qui les a conduits par voie aérienne vers Bangui.

 

Copyright2019CNC.

CENTRAFRIQUE : LE MOUVEMENT POLITIQUE « CŒURS UNIS » DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE EST POLITIQUEMENT ET JURIDIQUEMENT ILLÉGAL.

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Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo courtoisie.

 

 

Au lendemain des indépendances, les États africains étaient gérés sous le règne des partis uniques c’est à dire des partis État où le Président de la république en majorité des militaires étaient à la fois les législateurs, les protecteurs ou garants des droits fondamentaux et les principaux ordonnateurs des dépenses publiques.

 

Depuis la conférence de la Baule dans les années 1990, le vent de la démocratie et du multipartisme a soufflé sur toute l’Afrique et n’a pas épargné notre chère nation qui a libéralisé le multipartisme un an plus tard sous le régime présidentiel du général d’armée André Kolingba. Une longue période d’apprentissage a permis un encadrement juridique des activités des partis politiques avec l’avènement de l’ordonnance N* 05.007 du 02 juin 2005 relative aux partis politiques et aux statuts de l’opposition en Centrafrique.

 

Ainsi, aux termes des dispositions de l’article 3 et 15, les partis ou mouvements politiques peuvent se constituer librement dans le respect de la présente ordonnance. Cette ordonnance considérée comme la loi cadre détermine en son article 1 les conditions de création, de déclaration, de regroupement, de suspension, de dissolution et de financement des partis ou groupements politiques ainsi que le statut de l’opposition en Centrafrique.

 

A titre de rappel, le président de la république fut et demeure à ce jour le deuxième vice-président de l’ancien parti au pouvoir. Ce dernier a accédé à la magistrature suprême de l’Etat avec le statut de candidat indépendant et depuis lors, il a créé son mouvement politique en violation flagrante des dispositions de l’alinéa 6 de l’article 7 de l’ordonnance qui dispose que : « nul ne peut adhérer à plus d’un parti politique à la fois ».

 

S’agissant de la déclaration administrative de constitution d’un parti ou mouvement politique, l’article 19 de l’ordonnance énumère les démarches et documents à fournir à la Direction des affaires politiques et administratives du ministère de l’intérieur et de l’administration du territoire

parmi lesquels les certificats médicaux de tous les membres fondateurs, les casiers judiciaires, les attestations de résidence, les statuts et règlements, le procès verbal de l’assemblée constitutive, une liste de deux cent (200) signatures d’adhésion par préfecture dans au moins neuf (9) préfectures et surtout la lettre de démission en cas d’appartenance antérieure à un autre parti politique.

 

Animé par le souci de se représenter et l’utopie de gagner aux prochaines échéances électorales, un mouvement politique a été agencé en toutes pièces et surtout à la « va vite ». Face à la fulgurante promotion sur les médias d’Etat réquisitionnés et face à l’envie de s’installer même dans les zones non contrôlées par le pouvoir depuis leur avènement, le citoyen lambda s’interroge :

 

Le mouvement politique « cœurs unis » qui soutient les actions politiques du président de la république a t-il une existence légalement constituée ? Ce mouvement a t-il reçu l’agrément ou la reconnaissance du ministère avant de commencer ces activités ?Les procédures de création et d’enregistrement des partis ou mouvements politiques ont-elles été respectées ? Peut-on adhérer simultanément à deux partis ou mouvements politiques ? Les certificats médicaux et les casiers judiciaires de tous les membres fondateurs sont-ils de nos jours consultables à la direction des affaires politiques et administratives du ministère de l’intérieur ? Cette direction n’a t-il pas subi des pressions quelconques de la part du pouvoir ? Comment le mouvement cœurs unis a procédé pour récolter deux cent (200) signatures dans au moins neuf (9) alors que le pouvoir ne contrôle que 20% du territoire national ?

 

Au delà de ces précieuses interrogations, les stigmates de la magouille et de pressions tous azimuts sont palpables. Logiquement, après le dépôt de la déclaration de création, un récépissé valable quarante cinq (45) jours est délivré gratuitement en attendant l’étude du dossier.

 

Pendant cette période d’examen de dossier, le parti politique ne peut exercer ses activités traditionnelles mais est-ce que le mouvement politique du chef de l’état avait observé cette période de carence ? Rien n’étonne personne et nous recommandons in fine aux parlementaires nonobstant leur mutisme complice devenu viral même devant les tueries de masse de faire usage de leur pouvoir constitutionnel afin de clarifier et de respecter l’esprit de l’ordonnance portant statuts des partis et mouvements politiques.

 

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 24 mai 2019.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Déclaration de l’UNICEF Canada  sur les attaques en République centrafricaine

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« L’UNICEF condamne les meurtres brutaux de civils qui ont été perpétrés récemment par des groupes armés dans des villages du nord-ouest de la République centrafricaine. Ces attaques ont fait au moins 54 morts parmi les civils.

 

Ce massacre constitue un recul du fragile processus de paix et de réconciliation qui a été décidé en février dernier.

En raison des attaques répétées et de la violence contre les civils au cours des six dernières années, 2,9 millions de personnes, soit la moitié du pays, ont besoin d’aide humanitaire.

Les conditions sur le terrain restent extrêmement dangereuses pour les enfants. Ils ont été pris pour cible par des groupes armés, sont coincés dans les tirs croisés et sont recrutés pour combattre. Les lieux sur lesquels les enfants comptent pour leur protection et leur soutien, comme les écoles, les hôpitaux et les lieux de culte, ont également été attaqués.

Le conflit a accru l’insécurité alimentaire et réduit l’accès aux soins de santé. On estime à 43 000 le nombre d’enfants qui risquent de souffrir de malnutrition sévère aiguë cette année, et qui sont exposés à un risque imminent de décès.

L’UNICEF réitère son appel à toutes les parties prenant part au conflit pour qu’elles veillent à ce que les enfants soient protégés de la violence, et demande qu’elles respectent l’accord de paix.

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF est le chef de file mondial des organisations humanitaires dont la mission est axée sur l’aide à l’enfance. Nous œuvrons dans le monde entier, peu importe les circonstances, afin de protéger les enfants et de leur procurer des soins de santé, des vaccins, une éducation, de l’eau potable, des services d’assainissement et une alimentation. En tant que membres des Nations Unies, notre portée est inégalée : nous sommes actifs dans plus de 190 pays et territoires afin d’apporter une aide aux enfants les plus vulnérables. Même si nous faisons partie de la grande famille des Nations Unies, l’UNICEF dépend entièrement de contributions volontaires pour accomplir son travail et sauver des vies.

 

 

Par Marie-Pierre Poirier, directrice régionale de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre

 

UNICEF Canada

 

Centrafrique : L’UPC condamne avec la plus grande fermeté les meurtres perpétrés sur la population civile dans l’Ouham Pende.

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Ali Darassa et ses hommes à Bambari.

 

 

UNITÉ POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE

UPC

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) par la voix de son Coordinateur Militaire, Chef d’État-Major, le Général d’Armée, Ali DARASSA, condamne avec la plus grande fermeté les meurtres perpétrés sur la population civile dans l’Ouham Pende ces derniers jours.

L’UPC rappelle à tous les Groupes Armés les engagements pris devant la Communauté Internationale et les Garants de l’Union Africains lors de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en février dernier, exhorte l’ensemble des groupes signataires de l’Accord de Paix de Khartoum à suivre les termes de cet accord dans leur zone mais appelle également au respect des populations d’éleveurs et d’agriculteurs.

L’Etat Major de l’UPC, incite les responsables locaux et les Comités de Suivi à prendre leurs responsabilités et à descendre sur le terrain, afin de trouver des solutions à ces conflits et mettre fin à ces tueries.

L’UPC souligne que la RCA traverse une période sensible qui doit mener vers une Paix durable et que trois mois après la signature d’un accord essentiel pour notre Nation, les protagonistes doivent avancer ensemble sur la mise en œuvre des Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS) et le respect des engagements pris par chacun.

Vive la Centrafrique apaisée, vive la Paix.

Alerte info Centrafrique : des commandants de 3R arrêtés par Sidiki et remis à la Minusca.

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Des rebelles du 3R dans la ville de Bocaranga dans l’Ouham-Pendé. Credit photo : CNC.

 

 

Bocaranga (République centrafricaine) – Soupçonnés d’avoir dirigé les attaques dans plusieurs localités de l’Ouham-Péndé, au moins 4 commandants rebelles de 3R auraient été arrêtés et remis à la Minusca il y’a quelques heures.

 

À moins de 24 heures de la fin de l’ultimatum du gouvernement et de la Minusca au chef rebelle du 3R bi Sidi Souleymane  alias Abbas Siddiki,  on vient d’apprendre de source concordante dans la localité de koui que certains commandants rebelles du 3R auraient été arrêtés par leur mouvement pour avoir dirigé les attaques odieuses dans plusieurs localités de l’Ouham-Péndé le 21 mai dernier ayant entrainé la mort d’au moins 34 personnes.

 

Les présumés commandants et auteurs de ces massacres seraient entre les mais de la Minusca qui cherche en ce moment de les transférer à Bangui afin de les remettre à la justice centrafricaine.

 

Le mardi 21 mai dernier, le mouvement 3R de Bi Sidi Souleymane alias Abbas Siddiki,pourtant signataire de l’accord de Khartoum du 6 février dernier, est accusé d’avoir commis des massacres dans l’Ouham-Péndé ayant entraîné la mort de plus de 34 personnes.

L’ONU et le gouvernement exigent au chef rebelle Souleymane l’arrestation de ces présumés criminels, faute de quoi, des mesures seront prises et monsieur monsieur Bi Sidi Souleymane sera tenu pénalement responsable devant la justice de ces crimes.

 

CopyrightCNC.

Centrafrique : Jean-Serge Bokassa demande la remise sans délais des auteurs de ces crimes odieux dans l’Ouham-Pendé à la justice

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L’ancien ministre de la sécurité publique Jean-Serge Bokassa.

 

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

C’est avec une immense douleur que le peuple centrafricain en général et le Mouvement « Kodro Ti Mo kozo Si » en particulier a appris les atrocités et les massacres dont ont été victimes les habitants des villages de Koundjili et Djoumjoum, le mardi 21 mai 2019 suite auxquelles plus d’une trentaine de nos concitoyens ont été sauvagement abattus.

Le Mouvement « Kodro Ti Mo Kozo Si » par la voix de son Coordonnateur Général, le patriote Jean-Serge Bokassa, tient à exprimer ses condoléances et sa compassion aux parents et aux proches des disparus et souhaite un prompt rétablissement à ceux qui ont été affectés lors de cette tragédie.

En effet, ce massacre abominable qui aurait été perpétré par des éléments du groupe armé 3R de Bi Sidi Souleymane (alias Sidiki) conseiller « spécial militaire » du Premier Ministre, partenaire du Président de la République Monsieur Faustin- Archange Touadera et signataire des accords de paix de Khartoum, est le dernier en date d’une longue série de crimes commis en toute impunité en République Centrafricaine.

Ainsi, il illustre la faillite d’un gouvernement et l’échec de la mise en place effective du soit disant accord de paix de Khartoum que nous n’avons pourtant cessé de dénoncer car étant anticonstitutionnel d’une part et irréaliste d’autre part. Le communiqué satirique du Gouvernement par la voix de son porte-parole Monsieur Maxime Kazagui, qui n’émeut plus personne, dénote à suffisance le mépris outrancier et l’absence totale de volonté à vouloir pleinement assumer ses responsabilités souveraines.

De ce fait, loin d’attendre cet ultimatum de trois jours tel que suggéré par le Gouvernement et la Minusca, nous demandons la remise sans délais des auteurs de ces crimes odieux à la justice de notre pays, la création d’une commission d’enquête parlementaire et l’ouverture d’une enquête judiciaire pour mettre en lumière ces faits tragiques qui ont ébranlé la préfecture de l’Ouham-Pendé

Nous demandons, par la même occasion, aux patriotes de la ville de Paoua d’apporter aide et soutient aux familles meurtris et endeuillés par cet événement tragique.

Fait à Bangui, le 23 Mai 2019.

LE COORDONNATEUR GÉNÉRAL
Monsieur Jean-Serge Bokassa

 

L’EI revendique deux attaques à Beni, une dizaine de civils enlevés

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Des combattants de l’État islamique en Irak lors de leur entrainement. AFP/VOA

 

 

Le groupe Etat islamique (EI) a de revendiqué deux attaques dans l’Est de la République démocratique du Congo, dans le territoire de Beni où, selon des sources locales, une dizaine de personnes ont été enlevées jeudi.

Dans le territoire de Beni, ces attaques sont généralement attribuées par les autorités aux Forces démocratiques alliées (ADF), à l’origine des rebelles musulmans ougandais présents dans la région depuis plus de 20 ans.

D’après les sources locales, des assaillants ont fait incursion dans la localité de Samboko-Tchanitchani (ou Tsanitsani), où ils ont pillé et incendié le centre de santé et dévalisé les maisons.

“Une dizaine des personnes ont été emportées par ces assaillants”, a déclaré à l’AFP Donat Kibwana, administrateur du territoire (responsable administratif) de Beni.

Le nom “Chianchiani” apparaît dans l’un des deux communiqués diffusés par l’EI, d’après la traduction en anglais de SITE Intelligence group, qui revendique une expertise au sujet de mouvements islamistes terroristes.

“Les soldats du Califat ont donné l’assaut à des baraquements de l’armée congolaise dans le village de Chianchiani à Beni (…), ce qui a conduit à en tuer et à en blesser plusieurs, tandis que d’autres d’entre eux ont fui”.

“Les soldats du Califat ont utilisé des armes automatiques pour viser des éléments croisés de l’armée congolaise hier dans le village de Kumbwa à Kamango”, lit-on dans le deuxième communiqué traduit de l’arabe en anglais.

Kamango se trouve tout près de la frontière avec l’Ouganda.

L’armée congolaise n’a pas fait état d’attaque contre ses bases à Kamango.

Le groupe Etat islamique avait revendiqué pour la première fois une attaque sur le sol congolais, en s’attribuant la responsabilité d’un assaut qui avait tué au moins deux soldats le 16 avril à une dizaine de km de Kamango.

La cheffe de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) avait déclaré “prendre au sérieux” ce genre de déclaration, tout en privilégiant la piste des ADF.

EI profiterait de l’insécurité dans l’est de la RDC dans le but d’y installer une base, selon des chefs de renseignements des pays de la région des Grands Lacs (Burundi, Ouganda, RDC et Rwanda) réunis à Kampala et cités ce jeudi par la BBC.

 

 

AFP/VOA

Centrafrique : L’Union Africaine condamne les attaques de 3R dans l’Ouham-Pendé.

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Le Président de la commission de l’Union africaine et le Président de la République centrafricaine au palais de la renaissance en septembre 2018.

 

 

Le Président de la Commission de l’Union africaine Moussa Mahamat Faki Mahamat, dans un communiqué, a condamné énergiquement les attaques perpétrées par le groupe armé 3R contre des populations civiles dans les localités de l’Ouham-Pendé ayant fait 34 morts et cinq blessés le 21 mai 2019 ainsi que l’assassinat d’un éleveur dix jours auparavant à l’origine de ces actes de représailles.

Il a aussi exprimé sa consternation et sa tristesse  face à l’assassinat d’une religieuse espagnole survenu à Nola le 20 mai dernier. Le Président de la Commission a exprimé la disponibilité de l’Union africaine à soutenir une enquête  visant à  déterminer les circonstances de cette tragédie et traduire les responsables en justice.
À cet égard, le Président de la Commission de rappeler l’article 35 de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine (ARPP-RCA) qui expose les  signataires, auteurs de violations, aux sanctions du Conseil de Paix et Sécurité et du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Pour finir, il a appelé les parties prenantes centrafricaines à accélérer le retour de l’État – particulièrement des organes de police et de justice- sur l’ensemble du territoire national afin que les litiges entre citoyens fassent l’objet d’un traitement adéquat dans le cadre de l’état de droit.

 

Envoyé de mon iPhone

 

Macron et Michel invités aux funérailles de Tshisekedi

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Le Premier ministre belge et le Président français à Paris .

Un chef rebelle rwandais plaide coupable de terrorisme

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Un chef rebelle soupçonné d’avoir lancé des attaques meurtrières dans le sud-ouest du Rwanda a plaidé coupable jeudi de toutes les accusations portées à son encontre, dont celle de terrorisme, et admis travailler pour des gouvernements étrangers contre Kigali.

Callixte Nsabimana, qui se fait appeler “Sankara”, le porte-parole du Front de libération nationale (FLN), était accusé de “formation d’un groupe armé irrégulier, complicité d’actes terroristes (…), prise d’otages, meurtre et pillage”.

Le FLN est un groupe armé qui a revendiqué la responsabilité de nombreuses attaques dans la région de Nyungwe, frontalière avec le Burundi et la République démocratique du Congo (RDC).

  1. Nsabimana a plaidé coupable des 16 chefs d’accusation, dont ceux de meurtre et terrorisme, et s’est excusé sans réserve pour ses crimes.

 

“Je m’excuse pour tout ce que j’ai fait”, a-t-il déclaré devant le tribunal. “Je veux déclarer que mon travail avec le FLN est fini et que tout ce qu’ils font à partir de maintenant est leur problème et non le mien.”

“Je voudrais présenter mes excuses au président (rwandais Paul Kagame), à ceux que nous avons blessés et aux familles de ceux qui sont morts. Je m’excuse auprès de tous les Rwandais”, a-t-il ajouté.

Son avocat a requis sa mise en liberté sous caution. Cette demande, à laquelle le parquet s’est opposé, estimant que M. Nsabimana risquait de s’enfuir du pays, sera examinée le 28 mai.

Ce dernier a également admis avoir collaboré avec les services de renseignement du Burundi et avec l’armée ougandaise. “Nous leur avons demandé leur soutien militaire et diplomatique contre le Rwanda et ils étaient prêts à nous aider”, a-t-il soutenu.

Ces aveux devraient encore détériorer les relations entre les trois pays. M. Kagame a plusieurs fois accusé l’Ouganda et le Burundi de s’immiscer dans les affaires intérieures du Rwanda.

Le FLN est la branche armée du Mouvement rwandais pour le changement démocratique (MRCD), fondé en 2018 par Paul Rusesabagina, le directeur de l’hôtel des Mille Collines lors du génocide de 1994, dépeint dans le film Hôtel Rwanda.

Le FLN est affiliée aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe rebelle basé en RDC qui mène des attaques au-delà de la frontière, contre les forces rwandaises.

En décembre, M. Nsabimana avait revendiqué l’incendie de bus dans la région de Nyungwe, prisée des touristes pour ses gorilles des montagnes, une espèce menacée, qui avait fait deux morts et de nombreux blessés.

Les attaques à Nyungwe avaient conduit de nombreux pays occidentaux, dont la France, l’Allemagne, le Canada et l’Australie, à déconseiller à leurs ressortissants de voyager dans cette région.

 

AFP/VOA

 

La Russie annonce l’envoi de conseillers militaires au Congo

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Le Premier ministre russe par intérim Dmitri Medvedev et le président Vladimir Poutine assistent à une session de la Douma d’Etat à Moscou le 8 mai 2018. VOA/AFP

 

 

La Russie va envoyer au Congo des spécialistes pour l’entretien du matériel militaire russe en vertu d’un contrat signé jeudi entre les deux pays, dans un contexte de renforcement de la présence de Moscou en Afrique.

Ces spécialistes dispenseront des formations sur “l’exploitation, l’entretien et la réparation” du matériel d’origine russe et soviétique présent dans l’armée congolaise, a précisé le vice-ministre russe de la Défense Alexandre Fomine, cité par les agences russes après la signature de ce document avec le ministre congolais de la Défense nationale, Charles Richard Mondjo.

Selon M. Fomine, qui a qualifié ce nouveau contrat de “prolongement” de la coopération militaire entre Moscou et Brazzaville, cet équipement militaire comprend notamment des blindés, de l’artillerie, des hélicoptères, et peut “encore servir longtemps”.

 

Des négociations sur la livraison de nouvelles armes russes au Congo “sont en cours”, a-t-il ajouté, indiquant que Moscou attendait tout d’abord une demande en sens de la part des autorités congolaises.

Une série d’accords bilatéraux ont été signés jeudi dans le cadre d’une rencontre officielle au Kremlin entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue congolais Denis Sassou-Nguesso.

Dans un communiqué, le ministère russe de l’Energie a notamment annoncé la signature avec le Congo d’un accord de coopération dans le nucléaire civil.

Ces négociations s’inscrivent dans une stratégie de reconquête géopolitique et économique plus large de Moscou sur le continent africain.

En janvier, le Kremlin avait reconnu la présence d’”instructeurs” russes au Soudan confronté à un vif mouvement de contestation.

En Centrafrique voisine, Moscou avait également annoncé l’an dernier l’envoi de 170 “instructeurs civils” chargés de former l’armée gouvernementale, qui ont été identifiés par des experts comme des membres du groupe paramilitaire Wagner connu notamment pour sa présence en Syrie.

 

AFP/VOA

 

Afrique du sud : Le parquet plaide pour le maintien des poursuites pour corruption contre l’ancien président Jacob Zuma

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L’ancien Président Jacob Zuma en Afrique du sud.

 

 

Le parquet sud-africain a défendu jeudi le maintien des poursuites pour corruption contre l’ancien président Jacob Zuma dans une vieille affaire de ventes d’armes en raison du “très lourd dossier” retenu contre lui et au nom de “l’égalité” devant la loi.

L’ex-chef de l’Etat (2009-2018) est soupçonné d’avoir touché 4 millions de rands (260.000 euros au cours actuel) de pots-de-vin du groupe français de défense Thales à la faveur d’un contrat d’armement de près de 4 milliards d’euros conclu en 1999.

Les deux parties ont toujours nié ces allégations.

Au gré de multiples rebondissements, les accusations visant Jacob Zuma ont été plusieurs fois suspendues puis rétablies au fil des années, jusqu’à la décision en 2018 du procureur général du pays d’ouvrir, enfin, son procès.

L’ancien président conteste ces accusations et plaide depuis lundi devant la Haute Cour de Pietermaritzburg (nord-est) pour obtenir l’abandon définitif des charges. Ses avocats ont dénoncé un “lynchage”, et lui-même une “chasse aux sorcières” et un procès “politique”.

Le parquet général a méthodiquement écarté leurs arguments jeudi à la barre de la Haute Cour.

Les “théories du complot” avancées par la défense “sont infondées et contestées et doivent donc être rejetées”, a estimé un des procureurs, Wim Trengrove.

“Il n’y a pas la moindre preuve que la décision de poursuivre M. Zuma était motivée par la politique”, a-t-il poursuivi, “le dossier retenu contre lui est très lourd”.

Au principal accusé qui avait affirmé qu’un procès près de vingt ans après les faits “viole ses droits”, M. Trengrove a rétorqué qu’il était “important que M. Zuma soit traité comme un autre”.

“Si M. Zuma échappe aux poursuites, il y a fort à parier qu’il soit considéré comme ayant reçu un traitement de faveur parce qu’il est un homme important et puissant”, a-t-il jugé.

Le procureur a aussi renvoyé dans les cordes Thales, qui a lui également demandé l’arrêt des poursuites au motif que “les très longs retards de cette procédure” empêchent “un procès équitable”.

“Il est absolument évident que Thales a échappé aux poursuites grâce à des ruses malhonnêtes”, a affirmé M. Trengrove.

“C’est Thales, pas le (parquet), qui est responsable des retards de procédure depuis 2004”, a renchéri son confrère Andrew Breitenbach, “les preuves contre Thales sont irréfutables”.

Englué dans de nombreux scandales, le président Zuma a été poussé à la démission en 2018 et remplacé par son vice-président Cyril Ramaphosa, qui a promis de nettoyer son parti et le pays de la corruption.

La Haute Cour de Pietermaritzburg doit se prononcer ultérieurement sur l’abandon ou non des charges visant M. Zuma.

 

“Des vies en danger” en Libye : 10 ONG exhortent l’UE à revoir “d’urgence” ses politiques migratoires

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Les migrants Éthiopiens.

 

 

 

Dix ONG internationales exhortent jeudi l’Union européenne et ses Etats membres à “revoir en urgence” leurs politiques migratoires, soulignant que les migrants, “y compris les femmes et les enfants, sont sujets à des détentions arbitraires et illimitées” en Libye, dans des conditions “abominables”.

“La communauté humanitaire est témoin chaque jour de la souffrance des migrants et réfugiés en Libye, où ils sont de plus en plus exposés à des risques immédiats alors que la violence continue de déstabiliser le pays”, indiquent dans un communiqué commun les membres du Forum des ONG internationales pour la Libye.

Parmi les signataires du communiqué figurent notamment Première Urgence Internationale, Danish Refugee Council, International Rescue Committee, Mercy Corps ou Terre des Hommes.

“Les politiques migratoires de l’UE et de ses Etats membres, notamment le soutien aux gardes-côtes libyens, contribuent indirectement au renvoi des migrants et réfugiés qui risquent leurs vies durant leur traversée de la Méditerranée ; ils finissent alors détenus (…) avec des chances quasi nulles d’exercer leur droit de demander l’asile” ou d’accéder à une “protection internationale”, dénoncent ces ONG.

“Les migrants et réfugiés, y compris les femmes et les enfants, sont sujets à des détentions arbitraires et illimitées en Libye” et leurs conditions de détention sont “abominables”, témoignent ces ONG. “Le manque d’accès à de l’eau potable, de la nourriture et des services médicaux ne cesse d’augmenter”.

“Des vies sont en danger” en Libye, selon ces ONG, qui estiment que “les politiques européennes contribuent à l’aggravation de la crise humanitaire et des droits de l’Homme en Libye en facilitant indirectement le retour des migrants et réfugiés en détention”. “Les interventions humanitaires ne peuvent être utilisées pour légitimer le renvoi et le refoulement vers la Libye”, martèlent-elles.

Le Forum appelle “les citoyens européens et la société civile à faire entendre leurs voix” sur ce sujet.

Il presse aussi l’UE et ses Etats européens de donner la priorité à “des politiques qui protègent les vies et la dignité des réfugiés et des migrants” et de “permettre l’évacuation humanitaire d’urgence de ceux détenus dans des centres de détention vers des espaces sûrs hors de Libye”.

En 2017, l’Italie a conclu un accord, validé par l’UE, avec les autorités libyennes pour former et équiper les garde-côtes libyens. Un volet plus controversé, conclu avec des milices libyennes, avait permis une diminution drastique des départs à partir de juillet 2017.

Les agences de l’ONU et organisations humanitaires rappellent régulièrement leur opposition à ce que les migrants arrêtés en mer soient ramenés en Libye, où ils se retrouvent placés dans des camps de détention ou à la merci de milices.

 

Des Mesures contre la chute des prix de la noix de cajou en Côte d’Ivoire

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Des noix de cajou sont empilés dans un entrepôt à Bouaké Cote d’Ivoire le 23 février 2017. VOA/AFP

 

Les autorités ivoiriennes ont pris une batterie de mesures pour stopper la baisse vertigineuse du prix de la noix de cajou, dont le pays est le premier producteur mondial, a annoncé jeudi le responsable de la filière.

“Les prix d’achat des noix ont évolué quasi continuellement à la baisse sur la deuxième moitié de l’année 2018, passant de 2.200 dollars la tonne en début d’année à moins de 1.500 dollars/tonne (soit de 1.970 à 1.340 euros), avec de nombreux défauts dans l’exécution des contrats”, a déclaré à l’AFP Adama Coulibaly, le directeur du Conseil coton-anacarde (CCA), qui gère la filière.

Pour lui, “la campagne ouverte le 15 février dernier se déroule à un rythme beaucoup plus lent que les campagnes précédentes”, en raison du “faible niveau de financement et de l’attentisme des clients vietnamiens et indiens qui ne proposent que de rares contrats aux exportateurs”.

La CCA a annoncé la “suspension de toutes les autorisations d’exportation, le temps de contrôler les contrats signés”. La filière a également opéré “des saisies de produits pour des cas d’exportations illicites”, sans donner la quantité.

“Des contrats signés largement en dessous de 1.200 dollars (…) ne peuvent pas respecter le prix bord champ de 375 francs CFA (0,57 euro) le kilo”, a souligné M. Coulibaly, évoquant “une situation grave” sur le marché mondial où “tout le monde travaille à augmenter la production. Depuis 2018, la demande et l’offre ont commencé à s’équilibrer”.

En 2019, l’offre devrait dépasser la demande, a expliqué de son côté un spécialiste, accusant les pays exportateurs, le Vietnam en tête, de refuser de constituer du stock chez eux. “Ils (les pays exportateurs) laissent le stock en Afrique et ils se servent quand ils en ont besoin, et cela met la pression sur les pays producteurs et fait chuter les prix”.

La Côte d’Ivoire a maintenu l’an dernier sa place de premier producteur mondial, la production passant de 673.236 tonnes en 2017 à 761.317 tonnes en 2018. Le pays, qui représente 22% de la production mondiale, table cependant sur une récolte en baisse à 730.000 tonnes en 2019.

La noix de cajou est utilisée en cuisine et dans les cosmétiques, alors que la résine contenue dans la coque a divers usages industriels.

La noix de cajou brute est exportée vers l’Inde, le Vietnam et le Brésil, qui abritent des industries de transformation. Les principaux pays (ou régions) consommateurs sont l’Inde, les Etats-Unis, l’Union européenne, la Chine, les Emirats arabes unis et l’Australie.

 

 

 

 

 

 

 

Communiqué de presse relatif au carnage perpétré par la bande armée du Chef rebelle SIDIKI dans la localité de l’Ouham-Pendé.

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C’est avec une grande indignation que la population, sans défense, de l’Ouham-Pendé et ses environs se font massacrer au quotidien par les barbares sans état d’âme. Le constat est que les actes perpétrés sont susceptibles des crimes contre l’humanité et révèlent du terrorisme en bande organisée sur une population civile innocente.

Face à la défection du pouvoir public et à l’amateurisme qui caractérisent le gouvernement que dirige Monsieur Firmin Ngrebada, le « Collectif touche pas à ma constitution », organisation de la société civile de la Diaspora Centrafricaine, envisage d’une part, de déposer, dans les heures qui suivent, une plainte contre le gouvernement pour son laxisme face à la barbarie ; et d’autre part, exige l’annulation du Décret portant nomination du rebelle SIDIKI en qualité de Chef de la Région ainsi son arrestation immédiate.

Le Collectif condamne sans emballage, le caractère odieux de ces crimes et promet de répondre par des actions citoyennes en vue de libérer le peuple pris en otage depuis des années et présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes.         

 

Fait à Paris, le 23 mai 2019

Coordonneur Général

Godfroy-Luther GONDJE-DJANAYANG.

Ampliations

-ONU

-Union Africaine

-Union Européenne

-CEEAC

-Élysée

-États-Unis

-Ligue Internationale des Droits de l’Homme

-Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme

-Amnesty International

Centrafrique / Bambari : une tentative de braquage tourne à l’affrontement.

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Patrouille mixte des forces de l’ordre à Bambari. Crédit photo : CNC.

 

Bambari, capitale provinciale de l’Ouaka, située au centre de la République centrafricaine, un homme, père d’une famille musulmane,  a été grièvement blessé lors d’une tentative de son braquage au quartier HADJI.

 

Monsieur Abdoulaye, qui est la victime, selon une source sécuritaire locale, a reçu quatre balles dans son ventre au moment de son agression.

 

Alors que dans la nuit du mercredi à jeudi 23 mai 2019, les fidèles musulmans s’apprêtaient pour leur prière de 4 heures du matin, Monsieur Abdoulaye, un père d’une famille résidant au quartier hadji à Bambari, capitale provinciale de la Ouaka située à 386 kilomètres de Bangui, a du faire face à un groupe des braqueurs qui font irruption chez lui.

 

Les braqueurs, identifiés comme des sujets peuls, ont été surpris par la résistance farouche de monsieur Abdoulaye qui tente par tous les moyens de protéger sa famille.

Malheureusement après 15 minutes d’échange intense avec les assaillants, monsieur Abdoulaye, la victime, a finalement été grièvement blessé par ses agresseurs qui l’ont tiré à quatre reprises dans son ventre avec leur AK47.

 

Transporté d’urgence à l’hôpital par ses frères dans leur propre véhicule noir, monsieur Abdoulaye est actuellement sous des soins intensifs depuis 4 heures du matin ce jeudi 23 mai 2019.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : communiqué de presse du PARC relatif aux massacres de Paoua et de Bocaranga.

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PARTI POUR LA RENAISSANCE CENTRAFRICAINE

PARC

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Le 21 Mai 2019, plusieurs dizaines de paisibles citoyens, dont le député suppléant de Paoua 1 et des enseignants, ont été sauvagement assassinés dans plusieurs villages de Paoua et Bocaranga par des éléments clairement identifiés comme appartenant au groupe terroriste 3R du sinistre Sidiki.

Le Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC) condamne avec la plus grande fermeté ces actes odieux qui ont endeuillé encore une fois la Nation Centrafricaine et repoussé aux calendres grecques le rétablissement de la paix dans notre pays.  Ils témoignent de la nature irréaliste de l’accord dit de Khartoum et annoncent clairement son échec à venir. Le PARC pense toujours qu’on ne négocie pas avec les terroristes. On les combat.

Nous présentons nos sincères et fraternelles condoléances aux familles des victimes et aux populations de Paoua et Bocaranga.

Ent ant que Membre de la Majorité Présidentielle, et Parti responsable composé de patriotes convaincus et engagés, Nous demandons au Gouvernement d’annuler immédiatement la nomination de Sidiki comme Conseiller à la Primature et procéder à son arrestation et traduction devant la justice Centrafricaine.

 

Fait le 23 Mai 2019

 

Pour le Bureau Politique

Professeur Gaston Mandata N’Guérékata

Président

Centrafrique : le FPRC condamne fermement les attaques du 3R dans l’Ouham-Pendé faisant 34 morts.

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Centrafrique.com/centrafrique-le-fprc-condamne-fermement-les-attaques-du-3r-dans-louham-pende-faisant-34-morts/noureidine-adam-et-son-garde-du-corps-de-la-seleka/” rel=”attachment wp-att-28814 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE

FPRC

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le Bureau Politique du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) est consterné par les tueries d’une extrême lâcheté perpétrée contre les populations civiles innocentes de Koundjili, Djoumjoum, Bohong et Lemouna, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, le 21 mai 2019, causant des dizaines des victimes dont le député suppléant de Paoua 1.

 

Le Bureau Politique du FPRC présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes et condamne avec la dernière énergie ces actes ignobles, barbares, inacceptables.

 

En ce moment où tout est mis en œuvre pour la pacification de la RCA et le retour à l’ordre institutionnel, le Bureau Politique du FPRC dénonce ces massacres et se désolidarise de leurs auteurs.

 

Fidèle à son engagement total et adhésion sans faille à l’APPR-RCA, le Bureau Politique du FPRC s’associe à l’action du gouvernement et de la Minusca pour empêcher toutes les actions d’obstruction à la mise en œuvre de l’APPR-RCA et se met à la disposition du gouvernement pour discuter, en bilatérale, des arrangements sécuritaires transitoires (article 16 de l’APPR-RCA) en vue de la mise en œuvre des points mentionnés à l’article 5 de l’APPR-RCA dans l’ensemble des zones sous contrôle FPRC.

 

 

Fait à Birao, le 23 mai 2019