Les épreuves écrites du concours d’entrée en classe de la 6è ont débuté lundi à bangui où sept centres ont été ouverts en vue d’accueillir les 3306 candidats attendus à cet examen dont le coup d’envoi a été donné au Centre du lycée ‘’Barthélemy Boganda’’ par le directeur de cabinet au ministère de l’Education nationale, Dr Marcelin Kongbowali
”Nous sommes convaincus que les examens vont bien se dérouler pour donner la possibilité aux enfants de se faire évaluer et éventuellement prétendre au passage en classe supérieure”, a notamment déclaré Marcelin Kongbowali.
Il a en outre expliqué que du fait de la récurrente crise, les sujets du concours d’entrée en classe de 6è ont été décentralisés par inspection académique.
L’entrée en 6-ème se déroule dans ces différents centres : Lycée Barthélemy Boganda et Lycée de Gobongo dans le 4è arrondissement, Lycée Marie Jeanne Caron et Lycée des Martyrs dans le 2è, Lycée de Miskine dans le 5è, Lycée d’Etat des Rapides dans le 7è ainsi que celui du Lycée de Fatima dans le 6è qui est délocalisé à l’Ecole de Nzangonza dans le 6è.
Demain, mardi, ce sera au tour de 2960 candidats de se lancer à la conquête du Certificat du Fondamental 1 (CF1), le premier diplôme du fondamental 1.
APANews




![Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Des salles de classe sans tables, des maîtres sans salaire, des filles qui abandonnent : à Birao, l’école préfectorale mixte donne à voir ce que l’État de Touadéra vaut réellement. Le directeur Chrispin Mbretizzi ne cherche plus ses mots. Son établissement tourne avec ce qu’il a, c’est-à-dire presque rien. Les enseignants contractuels ont dû descendre dans la rue pour toucher ce qui leur était dû, et même après ça, le compte n’y est pas. Les titulaires sont si peu nombreux que l’école fait appel à des maîtres-parents, des gens de bonne volonté sans formation, qui font ce qu’ils peuvent devant des classes entières d’enfants qui méritent mieux. C’est sur leurs épaules que repose aujourd’hui l’instruction publique à Birao. Les murs tiennent, mais l’intérieur est vide. Des élèves s’assoient à même le sol parce qu’il n’y a pas de tables-bancs. Les manuels disponibles couvrent à peine le français et les mathématiques, rien d’autre. Et le plus absurde dans tout ça : trois salles de classe ont été construites, elles sont là, debout, fermées à clé, inutilisables. Les tables-bancs promis pour les équiper ne sont jamais arrivés. Mbretizzi attend. L’école attend. Les ONG sont devenues le seul espoir réel d’obtenir un mobilier que l’État aurait dû livrer depuis longtemps. Ce qui inquiète le plus le directeur, c’est les filles. Elles partent. Pas toutes d’un coup, mais une par une, tirées hors de l’école par la pauvreté des familles et des mariages arrangés trop tôt. Mbretizzi le dit aux parents, il les interpelle, il insiste. Mais un homme seul face à une misère structurelle ne peut pas grand-chose. Tant que Bangui n’engage pas de moyens concrets pour financer les besoins de base et sécuriser la scolarité des filles en Vakaga, ses appels resteront sans écho. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/eleves-Amdafock-218x150.jpg)