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Signature de l’accord de financement du programme Kandadji entre le Niger et la Banque africaine de développement

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Le Président de la Banque africaine de développement (BAD)

 

 

Malabo (Guinée Equatoriale), le 11 juin 2019 – La République du Niger et la Banque africaine de développement ont signé le mardi 11 juin 2019 à Malabo (Guinée Equatoriale) l’accord de financement de 128,8 millions de dollars américains pour la réalisation du Projet d’appui au programme « Kandadji » de régénération des écosystèmes et de mise en valeur de la Vallée du Niger (PA-KRESMIN).

 

Au nom du gouvernement nigérien, la ministre du Plan Aïchatou Kane Boulama a exprimé sa gratitude à la Banque et salué le leadership dont a fait montre celle-ci dans le processus de développement du programme « Kandadji ».

 

« Nous voudrions saluer l’engagement fort de la Banque pour ce projet très important aux yeux des populations nigériennes. La signature de cet accord est un pas de plus vers sa réalisation, mais aussi vers la restauration de l’écosystème du fleuve Niger et l’aménagement de milliers d’hectares irrigués au bénéfice des Nigériens. Pas seulement ceux de la région de Tillabéry, mais de l’ensemble du pays », a souligné Mme Boulama. Elle était accompagnée du ministre délégué auprès du ministre des Finances, chargé du Budget, Ahmat Jidoud.

 

« C’est un rêve vieux de 100 ans qui voit enfin le jour et nous sommes heureux d’y avoir contribué, a chaleureusement réagi Marie-Laure Akin-Olugbade, directrice générale pour l’Afrique de l’ouest de la Banque. Nous sommes à vos côtés et nous le resterons ».

 

La mise en œuvre du projet « Kandadji » prévue sur six ans (2019-2025) passe par la réalisation d’un barrage à buts multiples qui devrait créer un véritable pôle de développement dans la région de Tillabéry, une des plus vulnérables du Niger, où vivent trois millions de personnes.

 

Le financement de la Banque, chef de file de la dizaine de partenaires impliqués dans ce programme, se compose d’un prêt de 65,1 millions de dollars, d’un don de 49,7 millions de dollars du Fonds africain de développement (FAD) ainsi que d’un prêt de 14 millions de dollars de la Facilité d’appui à la transition (FAT).

 

 

Centrafrique : un vaste réseau de détournement au Ministère des Transports

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Bangui (République centrafricaine) – Un système bien organisé du détournement des fonds publics a été mis en place sous l’œil du gouvernement au ministère des Transports et de l’Aviation civile.

 

Tous les jours ouvrés, dès 8 heures du matin, la cour du ministère des Transports et de l’Aviation civile est bourrée du monde. Des véhicules, des motos, des administrateurs et des administrés circulent dans tous les sens. La scène, à l’œil nu, démontre que les services marchent très bien. Mais en dessous, un réseau mafieux dont chaque personnel tente de tirer profit.

 

Alors qu’il y’a quelques mois, la société Almadina, retenue par le gouvernement à travers le ministère des Transports et de l’Aviation civile en vue de la délivrance des titres sécurisés et des plaques d’immatriculation pour les moyens roulants à quatre et deux roues , certains groupes des personnes, pour la plus part travaillant au ministère des transports, se sont organisés au vu et au su du gouvernement grâce au système de corruption et de collusion au sein de la société Almadina afin de s’enrichir illégalement à travers le renouvellement et  la délivrance des titres sécurisés et des plaques d’immatriculation.

 

D’après notre enquête sur place, il n’est plus nécessaire pour beaucoup des automobilistes qui souhaitent se faire délivrer de plaques d’immatriculation, de cartes grises ou encore de permis de conduire de passer par la banque ou à la direction générale des impôts pour payer leurs timbres fiscaux comme l’a exigé la procédure officielle. Il suffit de se rendre physiquement au ministère des Transports et vous serez accueillis à bras ouverts par des mafieux qui s’organisent en petits groupes au vu et au su du nouveau ministre qui semble être dépassé par l’ampleur des choses.

 

Pour le renouvellement d’un permis de conduire, la procédure exige de payer directement à la banque, et ce, sur le compte du trésor public un montant de 3500 francs CFA par catégorie, puis un timbre de 15 000 francs CFA  à la direction générale des impôts et une quittance de 15 000 francs CFA à payer à la caisse de la société Almadina. Mais tout ça, c’est de la théorie du gouvernement. La réalité est que les frais des catégories et des timbres fiscaux exigés sont versés directement dans les poches de ces groupes mafieux qui vous promettent un traitement rapide de votre dossier dans la journée.

Cette pratique digne de la mafia mexicaine, qui est valable d’ailleurs pour la délivrance de tous les documents sécurisés, prive l’État centrafricain d’importante source de revenus.

D’après un cadre du ministère des Finances, le préjudice pourrait toucher 500 000 francs CFA par jour.

 

En outre, les catégories standard du permis de conduire, telles qu’a et B, autrefois permanentes, sont dorénavant  renouvelable chaque 5 ans sous peine d’avoir un permis obsolète dans la poche.   Ceci dit, les mafieux continueront toujours à se faire de l’argent si rien n’est fait d’ici là.

 

Dossier à suivre…

 

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RCA : La politique de gestion gouvernementale ou la RCA ne pourra marcher sur ses deux jambes que si les ministres sont dorénavant évalués

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Le Premier ministre Firmin Ngrébada. CopyrightDR

 

 

La politique de gestion gouvernementale ou la RCA ne pourra marcher sur ses deux (2) jambes que si les ministres sont dorénavant évalués, périodiquement, afin d’ajuster, éventuellement, la mise en œuvre efficiente et la performance des politiques publiques.

 

Soixante (60) ans après les indépendances et près de trois décennies- toute une génération pour ainsi dire- d’errements, en politique de pilotage à vue, de crises politico-militaires récurrentes en organisation de différents raouts regroupant les principaux protagonistes de la classe politique en passant par des phases de mutineries (soulèvements) à répétition d’une partie de l’armée, parfois, injustement traitée pour des raisons purement politiciennes au milieu des années 1990 ont, sans conteste, achevé de désorganiser, de saper même les bases et fondements de l’Etat centrafricain et, par ricochet, de ceux de la nation centrafricaine.

Et, en même temps, la RCA en a perdu l’essentiel de ses repères, son âme, ce qui fait sa raison d’être, son substrat. Avec son corollaire en termes de déficit de culture de gouvernement, de déficit de culture de la bonne gouvernance (publique). Pour reprendre, un tant soit peu, les exigences d’un concept désormais en vogue, popularisé, depuis, par les institutions et organismes spécialisés dans le financement du développement.

Dans un tel contexte, malheureusement, aucun segment de la société n’est épargné, n’est en reste. La culture de l’incivisme et du reniement des institutions républicaines a pris le pas, à notre corps défendant, sur le respect de la démocratie, de la défense des droits de l’homme et de l’Etat de droit. Des esprits chagrins, en mal d’existence politique ou guidés par des intérêts bassement matériels et égoïstes, n’hésitent plus à recourir aux armes pour exprimer leurs desiderata et revendications légitimes, bafouant ainsi au passage et sans état d’âme, les institutions constitutionnellement reconnues.

Pour espérer renouer avec les repères de la République, impératif catégorique, condition sine qua non et indispensable au vivre ensemble, à la réconciliation nationale et à la cohésion sociale– je pense au respect de la constitution, de la loi, de l’éthique dans la gestion des affaires publiques, aux valeurs qui fondent notre pacte républicain, à la conscience aigue du bien public, du bien commun, à l’esprit d’abnégation, au sens du service public, au sens du travail bien fait, au réflexe de l’obligation de réserve, à celui du devoir de neutralité etc.-, Ses représentants au plus haut niveau de l’Etat, en l’occurrence, les membres du gouvernement, doivent être évalués périodiquement, régulièrement afin de mesurer, de façon optimale, l’efficacité, l’impact réel de la mise en œuvre des politiques publiques (sectorielles) sur le quotidien et la vie des citoyens.

Politiques publiques, qui s’inscrivent dans les principales fonctions et les grandes missions régaliennes de l’Etat dans un Etat de droit.

Notons, sans plus tarder, que les missions de l’Etat sont déclinées globalement au regard du nombre et des intitulés de départements ministériels.

Ainsi, la politique de gestion gouvernementale- objet de notre étude- qui induit, inexorablement, l’évaluation objective, sans parti pris, des membres de l’exécutif, suppose, au préalable, la remise, en début de mission à chaque membre, d’une feuille de route non exhaustive reprenant les grandes actions à réaliser à court terme (I) et l’obligation de reddition périodique, par chaque membre, de comptes afin que le pays puisse être situé, en temps réel, sur l’état d’avancement des chantiers engagés ou à engager rapidement, à plus ou moins mi-mandat présidentiel (II).

C’est dire que les membres de l’exécutif doivent être jugés à l’aune de l’espace du quinquennat dévolu au chef de l’Etat. Dans ces conditions, il n’y a pas beaucoup de temps à perdre. Chaque ministre doit s’aviser d’aller vite pour réaliser son programme de travail dans le laps de temps imparti.

 

  1. La remise d’une feuille de route non exhaustive à chaque membre du gouvernement lors de son entrée en fonction.

 

Au moment de prendre ses responsabilités ministérielles, chaque ministre doit recevoir, du premier ministre, chef de gouvernement, une feuille de route (une lettre de mission) non exhaustive relative aux exigences réclamées à son département. A charge, pour lui, de l’approfondir afin de l’améliorer conformément à la vision prospective et au projet de société décliné par le président de la République, chef de l’Etat, pendant la campagne. Projet, qui lui a permis d’être élu victorieusement à la magistrature suprême de l’Etat.

Cette feuille de route s’inscrit également dans le cap, la dynamique insufflée par le chef de l’Etat lors la tenue des travaux du premier conseil des ministres, qui immortalisera la photo de famille gouvernementale.

En conséquence, le ministre doit travailler d’arrache pied, s’atteler à la réalisation de cette feuille de route, qui renferme les politiques publiques correspondant à son secteur d’activités. Faut-il rappeler que cette phase requiert du volontarisme et de l’exemplarité. Car, il dispose, à ce titre, d’un temps relativement court pour appliquer ce programme.

Dans la foulée de la tenue périodique de séminaires gouvernementaux ou en conseils de cabinet sous la direction du premier ministre, il aura le loisir de présenter ses difficultés probables, son bilan d’étapes afin de rectifier, le cas échéant, le tir et d’évaluer l’état d’avancement de ses travaux. Ca peut être sur le plan législatif, règlementaire, financier, en termes de besoins en personnel qualifié ou d’exécution d’acte matériel.

Dans ce contexte, le premier ministre, chef du gouvernement, reste le véritable manager, le chef d’orchestre de l’équipe, de l’attelage au pouvoir.

Il anime et coordonne non seulement toute l’action de la structure gouvernementale mais aussi veille à la bonne exécution, à l’aboutissement des politiques publiques sectorielles mises en musique, à leur tour, par ses autres collègues ministres, chefs des différentes administrations de l’Etat placées sous leur contrôle respectif.

 

I I. L’obligation de reddition périodique, par chaque ministre, de comptes.

 

Au bout d’une période de 2 ans d’activités gouvernementales, chaque ministre est appelé à rendre compte de son action à la tête de son département afin d’évaluer ses performances ou contre-performances et ainsi ajuster ou corriger les ratés éventuels de la mise en œuvre des politiques publiques le concernant.

Dans cet esprit, le ministre est soumis a priori à une obligation de résultat. Sauf, cas de force majeure justifié par des circonstances exceptionnelles où sa responsabilité sera, dans ce cas, limitée à une obligation de moyens. Encore faudrait-il qu’il soit à même de démontrer, de bonne foi, qu’il a tout tenté, tout essayé pour atteindre le ou les résultats escomptés mais que des conditions ou évènements extérieurs, insurmontables et irrésistibles l’ont en dûment empêché.

Il lui appartiendra d’apporter la preuve de l’impossibilité de réalisation son action. Dans ce cas, il doit pouvoir s’exonérer, s’extraire de sa responsabilité. Dans le droit fil de l’adage « à l’impossible, nul ne peut être tenu ».

N’empêche, il reste tenu de mettre tout en œuvre pour atteindre les objectifs qui lui ont été assignés et qui sont consignés dans la feuille de route, qui lui a été remise au moment de son entrée en fonction. Du moins, les objectifs, qui ont été, objectivement, à sa portée.

En d’autres termes, au bout de 2 ans d’activités, le ministre doit présenter son bilan. Il présentera, au premier ministre, chef du gouvernement, ce qu’il a fait et ce qu’il n’a pas pu faire ainsi que les raisons objectives de cette impossibilité ou de cette incapacité de faire.

C’est sur la foi de ce bilan circonstancié qu’il sera évalué par le premier ministre, chef du gouvernement et, bien sûr in fine par le président de la République, chef de l’exécutif.

Le ministre, qui aura manifestement démérité, en dépit de tous les moyens, qui auront été mis à sa disposition, devra se voir remercier sans ménagement et céder sa place à un autre censément plus méritant.

Les ministres doivent être évalués, notés selon des critères objectifs de probité, de compétence et de performance liés à leur travail. En sus naturellement des critères, qui président, généralement, à la formation de chaque équipe gouvernementale. A savoir, les critères fondés sur le respect des équilibres politiques et sociétaux du moment.

Surtout, dans le contexte de crise politique structurelle, de conflit militaire sans précédent et de crispation identitaire que connaît notre pays où la tendance -encouragée, en cela, par la communauté internationale, qui nous assiste, nous porte à bout de bras sur le plan sécuritaire à travers la présence de la Minusca, financier, logistique, etc. – est, depuis quelques années, à la formation de gouvernements de large union nationale ou de forte cohésion sociale, qui voient apparaître en leur sein, outre des membres de la majorité présidentielle, mais également ceux de l’opposition démocratique, des groupes armés (14) et de la société civile, entrainant, de facto, la mise en place d’un attelage hétéroclite aux intérêts divergents.

Mais, qu’à cela ne tienne, c’est d’autant plus le prix (à payer) de la paix et du retour d’un minium de conditions de sécurité réclamées, à juste titre et à cor et cri, par les paisibles populations, qui sont surtout en première ligne à pâtir des affres de cette guerre injuste imposée par des esprits chagrins, sans foi ni loi. Guerre imposée au nom d’intérêts inavoués et inavouables.

Si, comme nous l’avions déjà évoqué, un ministre, qui a lamentablement échoué, dans le département à lui confié, ne devrait pas pouvoir être maintenu au gouvernement, celui, qui se serait rendu coupable de gabegie, corruption ou de concussion avérée devra également quitter le gouvernement.

La RCA doit construire un Etat, une République irréprochable, impartiale, exemplaire. Et, l’exemple doit venir d’en haut. Du sommet de la pyramide.

Un ministre, qui est mis en examen ou sur qui pèsent des soupçons ou des présomptions de fraude ou de corruption doit démissionner jusqu’à ce que son innocence soit judiciairement établie. Conformément à la jurisprudence dite Balladur, du nom de l’ancien premier ministre français durant la 2e cohabitation française de 1993 à 1995.

 

La politique de gestion de l’activité ministérielle assurée sous la férule du chef de gouvernement doit être regardée comme une technique, qui requiert stratégie, méthode, savoir-faire. Elle s’appuie sur une éthique et les critères de la performance et du mérite de chaque membre du gouvernement.

 

 

 

 

Wilfried Willy Hetman-Roosalem

 

Bambari : quand un chef de quartier sort son arme après un accident de circulation

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Bambari )République centrafricaine) – Le chef du village Ngalingou, visiblement très ému, a sorti son arme blanche pour faire sa propre loi après un accident de circulation impliquant une motocyclette dans sa localité.

 

La scène s’est produite le dimanche dernier au village  Ngalingou situé à 8 kilomètres de Bambari sur l’axe Bakala.

 

Selon l’enquête du service de gendarmerie de Bambari, un jeune dénommé Osias Malétanga, 21 ans et originaire de la commune de Bakala, après avoir quitté Bambari le dimanche dernier vers 14 heures au volant de sa moto rouge pour rentrer, a heurté une fillette de 8 ans au village Ngalingou, 8 kilomètres de Bambari.

La jeune victime, dénommée Evodie, qui a frappé son crâne au sol au moment de l’accident, a été secourue dans un état critique par les soldats congolais de la Minusca et transportée à la clinique du médecin sans frontière à Bambari. Tandis que le motocycliste, le jeune Osias, qui a eu une fracture aux jambes, a failli être lynché par une immense foule des badauds.

Cependant, le chef du village, Monsieur Pierre Beninda, informé de la nouvelle de l’accident, a sorti son arme blanche pour neutraliser le jeune Osias, le motocycliste. Grâce aux soldats congolais de la Minusca qui sont dans le coin, le jeune a été secouru et transporté à l’hôpital à Bambari.

 

Malheureusement, la jeune Evodie, frappée durement par cette moto, est succombe de ses blessures ce lundi 10 juin dans la matinée à la clinique MSF à Bambari.

 

L’enquête est transférée à la police de Bambari pour tenter d’éclaircir les circonstances exactes de l’accident.

 

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Centrafrique : après la debandade de la population, les FACA seront déployés à Liwa

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Des civils applaudissent un soldat FACA à Obo. ©AFP

 

Bambari )République centrafricaine) – Des soldats de l’armée nationale (FACA) et leurs collègues du contingent mauritanien de la Minusca seront déployés prochainement dans le village Liwa à 4 kilomètres de Bambari sur l’axe Alindao, a-t-on appris d’une source militaire.

 

Le jeudi 6 juin dernier, les habitants des villages Liwa et Akpé dans la préfecture de la Ouaka  ont du quitter précipitamment leurs domiciles après l’assassinat d’un éleveur Peul à Liwa qu’ils craignaient les représailles. Afin de sécuriser le secteur, l’État-major de l’armée de la République centrafricaine et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) ont décidé de déployer leurs troupes à Liwa, un village situé sur l’axe Alindao à 4 kilomètres de Bambari.

 

Alors que sur l’axe Bria, un checkpoint des FACA est érigé à 5 kilomètres à la sortie de Bambari, tandis que sur l’axe Alindao, seuls les policiers municipaux et les agents phytosanitaires, chargés d’ailleurs de protéger de culture des produits bio agresseurs et non la population,  qui sont installés à 4 kilomètres au village Liwa Avec la décision de la Minusca et de l’État-major, les forces militaires y seront déployées sur place pour corriger cette faille de sécurité, selon un officier des forces armées centrafricaines (FACA) contacté par CNC.

 

 

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Centrafrique / Bouar : le préfet de la Nana-Mambéré abandonne-t-il déjà son poste ?

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Le Préfet de Nana-Mambéré Marcel Bagaza lors de la cérémonie de sa prise des fonctions le 26 avril 2019 à Bouar. Crédit photo : Gervais Lenga / Corbeaunews.

 

Depuis sa prise de fonction le 26 avril dernier, le préfet de Nana-Mambéré monsieur Marcel Bagaza est reparti à Bangui et n’est plus revenu à Bouar. Que s’est-il passé ?

 

Si à Bouar on hésite encore à parler de l’abandon de poste, ceci juridiquement parlant est déjà le cas.

Le préfet Marcel Bagaza, issu du front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine, et nommé suite à l’accord de partage de gâteau du 6 février dernier, a pris ses fonctions le 26 avril 2019 dans la ville de Bouar. Malheureusement  depuis cette date, monsieur Marcel Bagaza est reparti à Bangui et n’est plus revenu.

 

Que s’est-il passé ?

Sans doute l’absence prolongée du préfet est très remarquable et largement commentée à Bouar par la population locale.

À la préfecture, certains de ses collaborateurs suggèrent que son absence pourrait être liée à son véhicule qui serait en panne. Mais celui-ci avait été réparé, même une batterie neuve y avait été également installée. Malgré tout, l’homme n’est pas revenu au bureau. A-t-il peur de sa vie sans le dire ?

 

En tout cas au moment où nous rédigeons cet article, le préfet Marcel Bagaza n’est pas à son poste à Bouar. Peut-être la raison de son absence pourrait venir de Bangui. Ce qui est sûr pour le moment, son absence a beaucoup mis à mal le bon fonctionnement de l’administration préfectorale qui a besoin de son chef.

 

 

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Catastrophe environnementale: à une enquête parlementaire à Bozoum.

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Un chantier minier des chinois à Bozoum. Crédit photo : CNC.

 

Bozoum (République centrafricaine) – Une mission parlementaire s’est rendue la semaine dernière durant trois jours dans la localité de Bozoum pour enquêter sur les entreprises chinoises.

 

 

Conduite par le premier secrétaire parlementaire Bernard Dillah, député de Ngaoundaye , assistés des députés de Nana- Bakassa  Achille Bangué Bétangaï et de Bozoum   Ambroise Zawa, la mission parlementaire a duré au moins trois jours.

 

L’objectif de la mission, selon ces parlementaires, serait d’enquêter sur les entreprises chinoises qui exploitent à sa guise les minerais dans le fleuve Ouham à Bozoum, créant au passage une catastrophe environnementale sans précédent dans la région.

 

Même si certains doutent sérieusement de l’efficacité de cette mission, les parlementaires ont procédé à la prise des photos, la vérification de papiers administratifs de ces entreprises chinoises.

 

Alors qu’une rencontre avec les autorités locales et des réunions avec de jeunes locaux ont eu lieu, de nombreuses zones d’ombres persistent quant à la technicité et le niveau d’expertise de cette mission parlementaire surtout au moment où le fleuve Ouham commence à retrouver sa forme avec l’arrivée de la saison pluvieuse.

 

Pour les habitants de Bozoum, ils ne peuvent rien s’attendre de ces parlementaires d’autant plus qu’au niveau de l’Assemblée nationale, la corruption est à son paroxysme.

 

Pour l’heure, difficile de savoir si la conclusion de cette enquête parlementaire est juste consultative ou contrariante.

 

 

CNC depuis Bozoum

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Centrafrique / Bouar :quand les jeunes sont remontés contre les ONG internationales.

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Image d’illustration d’une manifestation des jeune de Bouar en 2018. Crédit photo : Gervais Lenga / CNC.

 

« Bien faire vaut mieux que bien dire », dit un adage français. Les ONG internationales, qui ont promis de l’emploi aux jeunes en région, n’ont jamais respecté leur promesse.

 

« … ici à Bouar nous allons avoir une équipe d’environ  45 personnes. Nous allons faire venir une partie de nos collègues qui travaillent avec nous à Bangui, et pour le reste de recrutement nous espérons au maximum prendre des gens qui sont d’ici. Donc toutes les procédures de recrutement se font à partir d’ici. Et d’ailleurs, mais! On veut s’insérer dans le tissu socio-économique de Bouar… », a déclaré devant les jeunes, un haut responsable du comité international de croix – rouge (CICR) le 5 mars 2019 lors du lancement officiel des activités du comité dans la région. Alors, trois mois plus tard, c’est vraiment tout le contraire, selon les jeunes de Bouar contactés par CNC.

 

À en croire à leurs propos, tous les postes composant la base du CICR, notamment les filles de salle, informaticiens, chauffeurs et même pour la transmission radio VHF… sont recrutées exclusivement à Bangui. Et CICR n’est pas le seul à jouer aux nerfs des jeunes locaux. On peut citer aussi le Cordaid, le Word Vision, le PAM, le HCR et bien d’autres.

 

Pour Maturin, un membre du mouvement de la jeunesse locale :  « toutes ces ONG pensent que nous ne sommes pas assez intelligents à Bouar pour pouvoir travailler chez elles. Elles préfèrent recruter exclusivement à Bangui alors qu’aucune mesure de préférence locale n’a été faite dans la procédure. Mais pourquoi venir chez nous ? », s’interroge-t-il, tout en rajoutant qu’il y’aura des actions robustes contre ces pratiques dans les prochaines semaines.

 

Cependant, Wallo , un jeune de Bouar parle quant à lui des efforts de la jeunesse de Bouar qui ne sont pas récompensés par ces organismes internationaux : « Imaginez-vous la mentalité des jeunes de Bouar qui renouent seulement au travail malgré la crise qui traverse cette ville. Ils protègent les cliques les édifices public et privé, mais en récompense on les met toujours à côté », a-t-il expliqué.

 

En raison de problème technique, nous avons tenté en vain de joindre la base du CICR à Bouar sur cette affaire.

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Bénin : Boni Yayi “indisponible” pour être entendu par la justice 

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L’ancien Président béninois Boni Yayi.

 

 

L’ancien président du Bénin n’ a pas pu être auditionné par le juge d’instruction en charge de l’enquête sur les violences post-électorales. Boni Yayi a évoqué des raisons de santé.

La raison précise de cette indisponibilité est liée à l’état de santé de l’ex-homme d’Etat béninois. En effet, selon son avocat, Thomas Boni Yayi suit un repos médical de longue durée depuis plusieurs semaines.

Empêché de sortir de chez lui, l’ex-président n’a plus été aperçu depuis le 1er mai dernier, quelques jours après les élections législatives auxquelles l’opposition n’avait pas pu présenter de candidats.

De l’acharnement politique selon l’opposition

Nouréni Atchade, porte-parole des Forces cauris pour un Bénin émergent parle d’acharnement politique.

 

“C’est un acharnement. Depuis le 1er mai, le président Yayi Boni n’a plus mis un pied dehors et il n’a pas droit non plus aux visites. Et c’est difficilement que son avocat a pu avoir accès à lui. C’est après des négociations. Donc aucun partisan ne peut le rencontrer, même les membres de la famille sont repoussés. C’est une sorte d’assignation à résidence qui ne dit pas son nom. Il n’y a rien officiellement qui prouve qu’il est assigné à résidence c’est pourquoi nous parlons de séquestration. a déclaré le porte-parole de son parti.”

L’Etat de droit s’impose

Pour le député Orden Alladatin du parti Union Progressiste, proche du pouvoir, nul ne doit être au-dessus de la loi et il n’y a pas lieu de spéculer sur le caractère politique de cette affaire.

 

“Il faudrait que dans les pays africains nous commencions par vivre comme des Etats démocratiques normaux et que s’il y a une affaire qui concerne quelqu’un, que cela ne soit plus perçu comme un scandale. Ce qui serait un scandale à mon avis, seraient des affaires montées de toute pièce pour pouvoir créer des problèmes à des adversaires politiques.” 

Pour l’homme politique proche du pouvoir, “une personne qui est mêlée à une affaire doit en répondre. Que l’Etat de droit suive son cours.”

Symbole de l’opposition béninoise, dont la majorité des leaders sont actuellement en exil, Thomas Boni Yayi avait notamment appelé la population à se soulever lors des dernières élections législatives.

 

Par Élodie Amen

Avec DW

Gouvernement en RDC: négociations entre pro-Tshisekedi et pro-Kabila toujours en cours

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Le nouveau Premier ministre congolais de la RDC.

 

L’annonce d’un nouveau gouvernement en République démocratique du Congo est toujours suspendue aux pourparlers entre les coalitions du président de la République, Félix Tshisekedi, et de son prédécesseur, Joseph Kabila, de l’aveu même vendredi du nouveau Premier ministre.

“Dès la fin des pourparlers, vous aurez le gouvernement”, a glissé à la presse Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

Nommé le 20 mai, près de quatre mois après l’investiture de Félix Tshisekedi, M. Ilunga Ilunkamba n’a pas encore été investi par le Parlement dont la session ordinaire prend fin le 15 juin.

#rdcongo Les négociations sont en cours entre les partis qui sont dans la coalition @FcCnews4 -CACH @TshitshiNews , dès qu’elles vont se terminer, vous aurez le gouvernement #RDC . pic.twitter.com/R3BXcNU7Zz

— Sylvestre Ilunga ILUNKAMBA (@ilukamba) June 7, 2019

Il s’adressait à la presse en marge d’une rencontre avec son prédécesseur Bruno Tshibala pour préparer la “remise et reprise” (la passation de pouvoir) entre les deux hommes.

“Soyez patients, l’enfant va bientôt naitre”, a lancé à la presse M. Tshibala.

Issu de l’opposition, M. Tshisekedi a été proclamé vainqueur de l’élection présidentielle du 30 décembre mais son prédécesseur Joseph Kabila a gardé une large majorité au Parlement, selon ces mêmes résultats officiels.

La coalition Cap pour le Changement (Cach) de Félix Tshisekedi et Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila négocient pour le partage des postes au sein du gouvernement.

Le gouvernement pourrait comprendre 39 ministres, 13 vice-ministres et quatre vice-premier ministre, d’après l’entourage de M. Tshisekedi.

Les partisans de M. Kabila souhaiteraient 80% des postes, d’après cette même source.

Des tensions entre les deux camps ont surgi cette semaine. Les partisans de M. Kabila ont reproché au président Tshisekedi d’avoir procédé à deux nominations sans que son ordonnance ne soit contre-signée par le Premier ministre, en violation de la Constitution.

L’ONG Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj) assure cependant avoir eu “accès aux copies des ordonnances” et confirme “qu’elles sont effectivement contre-signées par le Premier ministre Bruno Tshibala”.

Un débat a eu lieu à l’Assemblée vendredi sur ces ordonnances portant reconduction de l’homme d’affaires pro-Kabila Albert Yuma à la tête de la Générale des carrières et des mines (Gécamines) et la nomination du vieil opposant Gabriel Kyungu (80 ans) à la tête de la Société nationale des chemins de fer congolais (SNCC).

AFP/VOA

Au Soudan, l’espoir d’une transition démocratique étouffé dans le sang

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Des tentes au sol, certaines calcinées, des objets abandonnés çà et là: c’est sur cette artère devant le siège de l’armée à Khartoum, occupée pendant deux mois par des milliers de manifestants, que soufflait l’espoir d’une transition démocratique au Soudan, étouffé lundi dans le sang.

La veille de la fête du Fitr, qui marque la fin du mois de jeûne musulman du ramadan, des hommes armés, nombreux, en treillis, ont brutalement dispersé à l’aube le campement dressé depuis le 6 avril par le mouvement de protestation.

Les manifestants avaient pourtant réussi à mettre fin à une dictature, précipitant la chute du président Omar el-Béchir, destitué par l’armée le 11 avril après 30 ans de règne. Ils avaient ensuite poursuivi leur mouvement pour réclamer aux militaires qu’ils donnent le pouvoir aux civils.

Mais alors qu’elles avaient jusque-là fait preuve de retenue, les forces de sécurité soudanaises ont finalement mis en œuvre les mots du dictateur déchu qui, au début de la contestation née le 19 décembre, avait sommé “les rats de regagner leur trou”.

Des vidéos sur les réseaux sociaux ont montré des manifestants tentant de prendre la fuite, certains portant des blessés à bout de bras ou sur des brancards.

Proche de la contestation, le Comité de médecins soudanais a avancé le chiffre de 113 morts et plus de 500 blessés. Un bilan contesté par le gouvernement (61 morts).

Selon ces médecins, 40 corps ont été repêchés dans les eaux du Nil. “Un massacre”, a dénoncé l’Association des professionnels soudanais (SPA) qui fait partie de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation.

Pour les protestataires, il n’y a pas l’ombre d’un doute: les paramilitaires des Forces de soutien rapide (RSF), qu’ils considèrent comme un avatar des Janjawid, milices accusées d’atrocités durant la guerre civile au Darfour (ouest), sont responsables de la tuerie.

– “Sous-main” –

Ces forces armées sont dirigées par un des deux nouveaux hommes forts du pays: le redouté général Mohammed Hamdan Daglo dit “Hemeidti”, ancien chef de milices qui ont terrorisé le Darfour, passé numéro deux du Conseil militaire au pouvoir depuis la chute de Béchir.

A la tête du Conseil, le général Abdel Fattah al-Buhrane, un militaire de carrière inconnu du grand public jusqu’à ce qu’il soit propulsé à la tête du pays. Quelques jours avant la dispersion du sit-in, il s’était rendu en Egypte, aux Emirats arabes unis, ainsi qu’en Arabie Saoudite.

Officiellement, ces trois pays ont appelé à la reprise du dialogue, mais leurs dirigeants, hostiles aux soulèvements populaires dans la région, sont soupçonnés de manœuvrer en sous-main pour maintenir le statu quo autoritaire.

Désormais, les généraux soudanais sont sous la pression de la communauté internationale pour céder rapidement le pouvoir. Vendredi, le premier ministre éthiopien s’est rendu à Khartoum pour tenter de résoudre la crise et a lancé un appel au dialogue.

La veille, l’Union africaine (UA) avait suspendu le Soudan “jusqu’à l’établissement effectif d’une autorité civile de transition”. Une initiative saluée par l’Union européenne. L’ONU, Washington, Londres et la France avaient eux aussi condamné la répression et appelé à la reprise des négociations.

Après les violences, les protestataires ont rejeté tout dialogue avec un Conseil qui “tue des gens”. Les discussions étaient suspendues depuis le 20 mai, les deux parties ne parvenant pas à trouver un accord sur la présidence et la composition du Conseil souverain censé gérer la période de transition pendant trois ans.

Après l’intervention éthiopienne, l’ALC a déclaré envisager une reprise des discussions, opposant toutefois des conditions: la “reconnaissance” par le pouvoir des violences sur les manifestants, la libération des prisonniers et le “retrait” de la présence militaire dans tout le pays.

– “Terreur” –

Depuis l’évacuation du sit-in, les rues de la capitale sont restées quasiment désertes. Certains habitants ont avoué vivre dans la “terreur”. Ces derniers jours, les membres des RSF, en uniformes beiges et armés de kalachnikov, ont déambulé dans les rues, à pied ou à bord de pick-up, lourdement armés.

Le lieu du sit-in est inaccessible, surveillé par l’armée et des membres des RSF. Les barrages de fortune, montés par les manifestants pour empêcher les forces de l’ordre de passer, ont été retirés, tout comme des affiches réclamant “le pouvoir aux civils” et “le renversement du Conseil”.

Mais le mouvement de contestation, né après la décision du gouvernement de tripler le prix du pain, espère encore un soubresaut. Les chefs de la contestation ont appelé à continuer “la révolution”, à la “désobéissance civile” et à des “rassemblements pacifiques”.

Selon des observateurs, il y a un risque réel que la situation s’enlise dans une guerre civile.

Trois jours après la fin du sit-in, quelques magasins avaient rouvert leur grille à Khartoum. Des files de Soudanais se formaient à nouveau devant les enseignes, dans un pays qui manque de tout, pris à la gorge par une économie exsangue et une inflation galopante.

Vendredi, quelques voitures osaient s’aventurer sur les principales artères de Khartoum, qui sortait lentement de la torpeur dans laquelle la violence l’a fait sombrer.

 

VOA/AFP

Transports Douala/ Bangui : des syndicats camerounais annoncent une grève illimitée.

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Convoi Béloko-Bangui. Crédit photo : CNC.

 

Bangui (République centrafricaine) – À l’appel de plusieurs syndicats des transporteurs camerounais, une grève illimitée sur le corridor Douala-Bangui est annoncée dès lundi prochain, a-t-on appris du journal APA News.

 

Selon le journal APA News, les syndicalistes exigent la suppression de la taxe à l’essieu et dénoncent la lutte contre les tracasseries routières et l’augmentation des prix des transports.

 

D’après le Syndicat national des transporteurs routiers du Cameroun (SNTRC) cité par la même source, « Il s’agit en réalité de la réactivation du préavis de grève suspendu en janvier dernier et par lequel les syndicats menaçaient de paralyser les activités sur ces corridors pour dénoncer les mêmes difficultés ».

 

Ce mot d’ordre intervient dans un contexte où les autorités camerounaises prévoient d’apporter des réponses idoines aux préoccupations des syndicats, à l’instar des tracasseries routières.

Dans ce sillage, le gouverneur de la région de l’est, Grégoire Mvongo a signé une note portant réduction des postes de contrôle dans cette partie du territoire, demandant aux autorités administratives de « prendre dans les meilleurs délais possibles les dispositions qui s’imposent en vue de la réduction drastique des postes de contrôle situés sur les axes routiers relevant de vos unités de commandement respectives ».

 

Enclavée au cœur de l’Afrique centrale, la République centrafricaine, pays frontalier avec la République du  Cameroun, utilise régulièrement son port de Douala comme le principale plateforme portuaire où transite la plus part de ses imports/exports.

 

 

Obsèques de Tshisekedi : La réconciliation nationale n’a pas eu lieu en RDC !

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Étienne Tshisekedi, le Prère du Président RD Congolais Félix Tshisekedi.

 

 

Les funérailles d’Etienne Tshisekedi ont permis à la République démocratique du Congo (RDC) de retrouver sa place en Afrique. En marge de trois jours de deuil, une tripartite a réuni à la résidence présidentielle de la N’sele les présidents Félix Tshisekedi de la RDC, Paul Kagame du Rwanda et João Lourenço de l’Angola. Aux termes de cette rencontre, les trois chefs d’Etat ont réaffirmé leur ferme volonté de travailler pour la paix et la sécurité dans la région des Grands Lacs. Dans un autre registre, les funérailles d’Etienne Tshisekedi ont consacré le serment politique du « sphinx de Limete », désormais repris autour du slogan « Le peuple d’abord ». Au travers de ce slogan, Etienne Tshisekedi lègue non seulement une philosophie à la postérité mais aussi une nouvelle manière de faire la politique en mettant le peuple au centre de tout. Selon plusieurs experts, la réconciliation nationale [tant entendu] n’a pas eu lieu ! C’est vraiment décevant !!!

Plus qu’un deuil, les funérailles d’Etienne Tshisekedi ont été l’occasion pour le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, de consolider non seulement son pouvoir, mais aussi d’exprimer la nouvelle politique d’ouverture de la RDC. Cinq chefs d’Etat ont fait le déplacement de Kinshasa pour communier avec le peuple congolais. Pour le président Félix Tshisekedi, le deuil de son père est porteur de nouveaux espoirs pour le pays. C’est un tournant décisif dans la, diplomatie congolaise. Seul bémol, les funérailles d’Etienne Tshisekedi n’ont pas réussi à panser les plaies des élections de décembre 2018. Si la RDC a gagné en diplomatie, il faut cependant reconnaître que la réconciliation n’a pas été au rendez-vous. Le chemin pour y arriver est encore long.

Enfin, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, repose pour l’éternité sur la terre de ses ancêtres. Pendant trois jours, soit du 30 mai au 1er juin 2019, le peuple congolais, pris dans un élan patriotique, lui a rendu des hommages mérités pendant les funérailles organisées au Stade des Martyrs. Il a fallu attendre deux ans et quatre trois mois pour que la dépouille du « sphinx de Limete » soit rapatriée dans son pays en vue des funérailles dignes de son rang.

L’arrivée au pouvoir, en janvier 2019, de son fils, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a tout arrangé. Depuis le 1er juin 2019, Etienne Tshisekedi wa Mulumba repose véritablement en paix dans un mausolée construit en sa mémoire dans la commune de la N’sele, à environ 3 kilomètres du centre-ville de Kinshasa. Il mérite bien ce repos, après autant de sacrifices consentis depuis 1982 pour le triomphe de la démocratie en RDC. Fait Grand cordon de l’ordre des héros nationaux Kabila-Lumumba, Etienne Tshisekedi est entré par la grande porte au Panthéon de l’histoire politique de la RDC. Toutes tendances confondues, lui ont rendu hommage, reconnaissant la pertinence de son combat et saluant en même temps son courage politique. La grandeur de sa personnalité a mobilisé toute l’Afrique.

A l’occasion, cinq chefs d’Etat africains avaient fait le déplacement de Kinshasa pour honorer la mémoire de ce grand homme, à savoir Denis Sassou Nguesso du Congo/Brazzaville, João Lourenço de l’Angola, Faustin-Archange Touadéra de la République Centrafricaine, Edgar Lungu de la Zambie, Paul Kagame du Rwanda.

La palme d’or revient au président Denis Sassou Nguesso qui aura passé deux jours à Kinshasa pour compatir avec le peuple congolais et son collègue, le président Félix Tshisekedi. Le président Denis Sassou Nguesso a assisté à toutes les étapes de la cérémonie, et ce, jusqu’à l’inhumation du lider maximo de l’Udps dans son mausolée de la N’sele.

Que retenir après trois jours de deuil ?

Les funérailles d’Etienne Tshisekedi ont permis à la RDC de retrouver sa place en Afrique. En marge de trois jours de deuil, une tripartite a réuni à la résidence présidentielle de la N’sele les présidents Félix Tshisekedi de la RDC, Paul Kagame du Rwanda et João Lourenço de l’Angola. Aux termes de cette rencontre, les trois chefs d’Etat ont réaffirmé leur ferme volonté de travailler pour la paix et la sécurité dans la région des Grands Lacs. Si le président Denis Sassou Nguesso n’a pas été associé à cette rencontre, on sait néanmoins qu’un nouvel axe Kinshasa-Luanda-Kigali- Brazzaville est en train de se mettre en place pour une paix durable dans la région des Grands Lacs.

Dans un autre registre, les funérailles d’Etienne Tshisekedi ont consacré le serment politique du « sphinx de Limete », désormais repris autour du slogan « Le peuple d’abord ». Au travers de ce slogan, Etienne Tshisekedi lègue non seulement une philosophie à la postérité mais aussi une nouvelle manière de faire la politique en mettant le peuple au centre de tout.

Dans son homélie, Mgr Fridolin Ambongo Besungu, archevêque métropolitain de Kinshasa, n’a pas manqué de le rappeler. « Rappelez-vous de sa devise : le peuple d’abord. Tout par le peuple, avec le peuple et pour le peuple», a déclaré le prélat.  Et d’ajouter : « Le meilleur hommage est de nous mettre ensemble et de réaliser cet idéal d’unité nationale ».

Evidemment, l’absence de grandes figures de l’opposition a quelque peu gâché la fête. Le deuil d’Etienne Tshisekedi a été une occasion pour la RDC de se réconcilier avec elle-même. Malheureusement, l’opposition, notamment celle incarnée par Lamuka, a brillé par son absence. Qu’importe !

Dans tous les cas, Etienne Tshisekedi a été enterré dignement. La nation congolaise et l’Afrique lui ont rendu les hommages dignes du grand combat qu’il a mené pour faire triompher la démocratie. Il a réellement combattu le bon combat. Il repose en paix, pour l’éternité, dans le mausolée lui dédié dans la commune de la N’sele.

Pour Mgr Fridolin Ambongo, il s’agit de maintenir cette flamme. Il pense que le chef de l’Etat a aujourd’hui le devoir de s’inscrire dans la vision tracée par son défunt père : « Il vous revient à vous et à vos collaborateurs de parachever l’idéal sociopolitique de votre illustre père pour conduire le peuple congolais dans sa diversité vers la terre promise. Terre de prospérité sans exclusion, terre de respect mutuel et de convivialité, terre de justice et de paix, la paix véritable pour tous les fils et toutes les filles du Congo ».

 

Tshisekedi inhumé dans une propriété privée à Nsele

 

Enfin, l’opposant historique, Etienne Tshisekedi est inhumé, ce samedi 1er juin 2019, dans une concession familiale, dans la commune de la N’sele, située à l’est de la ville de Kinshasa. C’était après les hommages officiels au Stade des Martyrs.

La dépouille d’Etienne Tshisekedi est arrivée sur le lieu d’inhumation une heure après son départ du stade des Martyrs, espace où le recueillement avait eu lieu. Six chefs d’État et les représentants de différents gouvernements ont pris part aux obsèques. Le président de la République Félix Tshisekedi et son homologue du Congo Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, étaient sur le lieu d’inhumation.

Il sied de noter qu’Etienne Tshisekedi a été admis à titre posthume dans l’ordre national « héros nationaux Kabila-Lumumba » au grade de Grand cordon, au cours d’une cérémonie solennelle au stade des Martyrs.

Né à Luluabourg (devenu Kananga) le 14 décembre 1932, Étienne Tshisekedi wa Mulumba, est décédé le 1er février 2017 à Bruxelles en Belgique. Docteur en droit à l’Université Lovanium de Léopoldville (aujourd’hui Kinshasa) en 1961, membre du collège des Commissaires généraux mis en place par Joseph-Désiré Mobutu à la suite d’un coup d’Etat, ancien ministre de l’Intérieur et ancien Premier ministre, Etienne Tshisekedi a traversé l’histoire politique de la RDC, de l’indépendance à Joseph Kabila.

Président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), il s’est opposé successivement à Joseph-Désiré Mobutu, à Laurent-Désiré Kabila et à Joseph Kabila. Il a participé à la présidentielle de 2011 à l’issue de laquelle Joseph Kabila a été vainqueur. Autoproclamé président légitime, il avait alors prêté serment chez lui, à Limete.

Son fils, Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi, lui succède d’abord à la tête du parti avant de remporter la présidentielle de 2018, selon les résultats proclamés par la CENI et validés par la Cour Constitutionnelle.

La dépouille mortelle de l’opposant et ancien Premier ministre Etienne Tshisekedi a été rapatriée à Kinshasa jeudi 30 mai, rappelle-t-on.

(avec lePotentiel)

 

Sassou Nguesso et Touadera à Libreville pour le 10ème anniversaire de la disparition d’Omar Bongo Ondimba.

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Le Président gabonais Ali Bongo et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera lors de la visite officielle de ce dernier au Gabon le 5 mars 2019. CopyrightDCP.

 

 

Ali Bongo Ondimba et Denis Sassou Nguesso © Archives DCLibreville, 7 juin (Gabonactu.com) – Les chefs d’Etat du Congo Brazzaville, Denis Sassou Nguesso et de la République centrafricaine, Faustin Archanges Touadera sont arrivés vendredi à Libreville où ils participent ce samedi à la célébration du 10ème anniversaire de la disparition d’Omar Bongo Ondimba qui a dirigé le Gabon de 1967 à 2009.

Les deux chefs d’Etat rencontrent aussi pour la première fois leur homologue gabonais, Ali Bongo Ondimba depuis son accident vasculaire cérébral (AVC) le 24 octobre dernier à Riyad en Arabie saoudite.

Plusieurs autres chefs d’Etat sont attendus à Libreville pour commémorer le 10ème anniversaire de la mort d’Omar Bongo Ondimba décédé au pouvoir le 8 juin 2009 à Barcelone en Espagne après avoir dirigé le Gabon sans discontinue durant 41 ans.

A son décès, son fils Ali Bongo Ondimba lui a succédé à l’occasion de l’élection présidentielle anticipée organisée en août 2009.

 

Antoine Relaxe

 

 

Article de : Gabon actu.com

Centrafrique : quand le bossu Didacien Kossi-Matchi oublie de voir sa propre bosse.

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Blaise Kossimatchi. Coordonnateur du MCU. Crédit photo : CNC

 

 

Si le « bossu ne voit jamais sa propre bosse », il sait au moins en son for intérieur qu’il a sur son dos une charge. C’est le cas de Didacien Kossi Matchi, coordonnateur général du Mouvement Cœur uni de Faustin Archange Touadera qui oublie qu’il est aussi un faux, un profiteur, un exploitant des souffrances des autres.

 

Dans son réquisitoire lors de son point de presse, Blaise Didacien Kossi Matchi, qualifie les leaders du mouvement « Front Uni pour la Défense de la Nation E zingo diane, des malfrats politiques, des Profito situationnistes qui attendent des occasions des tueries pour exploiter les sentiments des victimes. Pourtant, il est lui aussi, un agent d’exploitation des sueurs des autres.

 

Cependant, le syndicaliste Zoh Ponguele, Dominique Yandoka, Anicet George Dologuelé, Gildas de Carême Benam, Jean Serge Bokassa, Joseph Bendounga, Cyriaque Gonda, Gervais Lakosso et  Bertin Bea  ont été traités de tous les noms d’oiseaux par ce  même sulfureux Blaise Didacien Kossi Matchi qui tente de remonter à la surface ou introduire dans leur CV des dossiers sales tout en leur promettant des affrontements physiques d’ici peu de temps et des actions désagréables de grandes envergures à l’encontre de leurs proches parents qu’il les connaît tous.

« Donc d’ici peu de temps, chaque leader saura de quel bois le MCU se chauffe ». Martèle Blaise Didacien Kossi Matchi à qui veut le croire.

Un véritable crime prémédité en préparation au nez et à la barbe du supranational Didier Tambo, procureur général près de la cour d’Appel.

Blaise Didacien Kossi Matchi un agent d’exploitation des sueurs des autres

Profitant de sa position de directeur des concours universitaires, Blaise Didacien Kossi Matchi, commet depuis plusieurs années des véritables arnaques assimilées aux délits d’initié restées à ce jour impunis malgré la poursuite engagée en son encontre.

À l’approche des examens du baccalauréat, Blaise Didacien Kossi Matchi, se mettent à la trousse des élèves candidats et leurs parents pour leur vendre le bac. Prix à débourser varie entre 400 000 à 600 000 F CFA selon la fortune des parents.

Depuis trois ans, Blaise Didacien Kossi Matchi draine derrière lui, une centaine de ses faux bacheliers et une centaine d’autres élèves non encore admis au baccalauréat qu’il a déjà encaissé l’argent.  Il arrivera-t-il à les faire passer cette année ?

Dossiers à suivre……….

Copyright2019CNC

 

CENTRAFRIQUE : LA COUR CONSTITUTIONNELLE S’ARROGE INDÉFINIMENT LE DROIT DE MODIFIER À SA GUISE TOUTES LES LOIS VOTÉES OU ADOPTÉES PAR LE PARLEMENT.

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Madame Dominique Darlan, Présidente de la Cour Constitutionnelle centrafricaine. Crédit photo : Minusca.

 

 

Les dernières échéances électorales post crise ont connu des manquements organisationnels graves au point d’entacher la crédibilité et la transparence du scrutin couplé. À cet effet, toute la classe politique centrafricaine était unanime pour réformer de façon consensuelle et approfondie le droit électoral.

 

C’est dans cette optique qu’un groupe de travail des experts a été constitué sur initiative du gouvernement pour proposer un nouveau projet de loi portant code électoral. Rappelons au passage que ce dernier a fait l’objet d’une modification unilatérale du gouvernement sur des volets substantiels relatifs aux montants des cautions à la présidentielle et aux législatives.

 

Transféré à l’assemblée nationale par les soins du gouvernement, le projet de loi portant code électoral a été massivement adopté avec amendements par les parlementaires. Il ne reste ainsi que la promulgation par le président de la république pour que le code électoral électoral entre en vigueur.

 

A titre de rappel, il est important de souligner que le projet de loi portant code électoral soumis à l’examen des parlementaires a été adopté le 23 avril 2019 et le président de la république a saisi la cour constitutionnelle le 23 mai 2019 soit un (1) mois plus tard pour vérifier la constitutionnalité et la compatibilité du projet à la constitution avant sa promulgation.

 

Étonnant est de constater que l’article 40 alinéa 1 de la constitution dispose que « le président de la république promulgue les lois dans les quinze (15) jours qui suivent l’adoption définitive du texte par le parlement. Ce délai est réduit à cinq (5) jours en cas d’urgence déclarée par le parlement.». On assiste pathétiquement à une énième violation de la constitution car le président de la république a accusé un retard énorme dans la promulgation de ce projet de loi. Chose étonnante, l’alinéa 2 de l’article 40 de la constitution dispose « à défaut de promulgation dans les délais requis, la loi entre automatiquement en vigueur soit après constatation par la cour constitutionnelle soit sur saisine du parlement ». Par ces termes la constitution proclame l’irrévocabilité et l’irréversibilité du projet de loi au delà des délais requis.

 

La logique juridique aimerait que la cour constitutionnelle proclame après constatation des faits l’entrée en vigueur du projet de loi dans le respect de l’esprit de la constitution au lieu de déclarer recevable la requête fantaisiste du président de la république.

 

Par décision N*006/CC/19 du 05 mai 2019, la cour constitutionnelle a souverainement modifié certains volets du projet de loi et ordonne aux parlementaires de revenir sur le texte conformément aux exigences constitutionnelles.

 

Surpris par l’absence de neutralité de l’organe judiciaire suprême, le citoyen lambda s’interroge :

 

Comment comprendre que le président de la république puisse déférer devant la cour constitutionnelle son propre projet de loi c’est à dire d’initiative gouvernementale alors que ce dernier n’a pas subi d’amendements substantiels  de la part du parlement en vue de dénaturer le texte ? Avait-il un agenda caché ou dissimulé dans le corpus du droit électoral centrafricain ? Cette requête honteuse du président de la république devant la cour constitutionnelle met-elle à nu ou confirme t-elle la suspicion de manipulation ?

 

Au delà de toutes manipulations politiques, la décision de la cour constitutionnelle est-elle conforme au droit ? Pourquoi la cour constitutionnelle ne s’est pas prononcée sur l’illégalité résultant de la modification unilatérale des conclusions des travaux des experts par le gouvernement ? Pourquoi la cour constitutionnelle n’a pas ramené le montant des cautions des candidats à l’état initial tel que défini par le groupe de travail des experts ? La cour constitutionnelle est-elle devenu un instrument politique au service du pouvoir pour tordre le cou de la jeune démocratie centrafricaine ? Au nom de quel principe juridique la cour constitutionnelle s’arroge t-elle indéfiniment le droit de modifier toutes les lois votées ou adoptées par le parlement ? Que disent les chevronnés constitutionnalistes centrafricains ? S’agit-il d’un mutisme complice ou encore de la corruption morale ?

 

Par cette décision, la cour constitutionnelle risque de créer une autre crise qui aura des effets néfastes sur le calendrier électoral car le processus électoral doit capitaliser un chronogramme adapté à l’hypothétique situation sécuritaire. La définition du mode de scrutin, la délimitation des circonscriptions électorales, le rattachement des électeurs aux bureaux de vote, la détermination du nombre de sièges par circonscription, la convocation du corps électoral, l’établissement et la distribution des cartes d’électeurs, l’encadrement de la campagne électorale etc…tout ce processus nécessite du temps. Visiblement, le pouvoir par le truchement de la cour constitutionnelle cherche à bloquer le code électoral surtout à cause de la mention du démissions du président quelques mois avant si celui-ci désire se représenter…le banditisme et la délinquance électorale se prépare. Fort de ce qui précède, nous appelons les centrafricains à la vigilance car l’embryonnaire démocratie centrafricaine est en danger dès lors que la cour constitutionnelle prive systématiquement les parlementaires d’exercer leurs missions prévues par l’article 63 alinéa 2 de la constitution qui sont celles de légiférer et contrôler les actions du gouvernement. Mais

 

attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 08 juin 2019.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

Monsieur Bernard Selembi, l’auteur de l’article. Photo courtoisie.

Tchad : Deux anciens chefs rebelles condamnés à la prison à vie

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Au Tchad, deux anciens chefs rebelles ont été condamnés le 6 juin par la Cour criminelle à une peine de prison à vie pour participation à des “mouvements insurrectionnels”. Leurs avocats dénoncent un procès politique.

Hassane Boulmaye et Ahmat Yacoub Adam, respectivement secrétaire général et porte-parole de la rébellion du Conseil de commandement pour le salut de la République (CCSMR) avaient été arrêtés le 4 octobre 2017 à Agadez, au Niger, avant d’être extradés au Tchad.

Jeudi, ce sont deux accusés fatigués mais visiblement sereins qui ont été présentés devant la cour criminelle. Pendant presque une heure et demie, Hassane Boulmaye et Ahmat Yacoub Adam ont répondu sans langue de bois aux questions des membres de la cour.

Justifiant les raisons de leur entrée en rébellion, les deux accusés ont fait savoir que c’était à cause du manque d’ouverture de l’espace politique et d’alternance au pouvoir qu’ils ont choisi l’option militaire, afin de parvenir à un changement au Tchad.

Espoir d’amnistie …

Débutant ses réquisitions, le premier substitut du procureur général, Bruno Taoka, a qualifié leur acte de participation à un mouvement insurrectionnel et d’association de malfaiteurs en requérant une condamnation à vie contre les deux accusés.

Les avocats commis d’office ont ensuite pris la parole pour dire qu’au regard de l’acte d’amnistie pris par le chef de l’Etat le 7 juin 2018, leurs clients devaient être relaxés.

Après la plaidoirie des avocats, le Président de la cour Timothée Yénan a rendu le verdict : “La cour (…) déclare Mahamat Hassan Boulmaye et Ahmat Yacoub Adam coupables de participation à un mouvement insurrectionnel, les condamne à vie, en application des articles 401 et suivant du code de procédure pénale et 113 du code pénal.” 

… et de cassation

Pour Maitre Roméo Roina, l’un des avocats des accusés, c’est un procès politique : “En tant que défenseur de ces inculpés, nous sommes déçus. C’est plus de la politique que du judiciaire parce que nous avons évoqué les dispositions de l’article 2 du code de procédure pénale qui dit que l’action qui brûle s’étend par l’amnistie. Le président de la République a fait une main tendue aux Tchadiens qui se trouvent dehors. Cette ordonnance a été signé le 7 juin 2018, entre-temps nos clients étaient déjà là donc les faits qui leur sont reprochés sont couverts par cette ordonnance. Mais nous avons l’opportunité de nous pourvoir en cassation dans un délai de dix jours parce que durant la précédente session criminelle, il y a certains inculpés qui ont bénéficié de cette ordonnance.”

Signalons que le procès s’est déroulé en l’absence de l’un des trois accusés, le député Abderaman Issa Youssouf, arrêté lui aussi avec les deux accusés, mais qui est mort en prison.

Cette condamnation sonne sans nul doute comme un coup dur pour la rébellion du Conseil de commandement pour le salut de la République mais aussi un message fort à l’endroit des autres groupes armés tchadiens.

 

Avec DW

Bénin : Yayi Boni va être entendu par un juge

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L’ancien Président béninois Boni Yayi.

 

L’ex-président du Bénin devra être entendu vendredi 7 juin à 15h30 par le juge du tribunal de première instance de Cotonou, Aubert Kodjo.

Thomas Boni Yayi a reçu une convocation de la justice dans le cadre de l’enquête sur les violences post-électorales qui ont éclaté les 1er et 2 mai dernier, au lendemain des législatives auxquelles aucun parti d’opposition n’avait été autorisé à participer.

 

“En raison de votre qualité d’ancien Président de la République, dans l’intérêt d’une bonne administration de la justice, j’effectuerai le vendredi 7 juin à 15 h 30 un transport à votre domicile en vue de vous entendre dans ladite procédure”, écrit le juge Aubert Kodjo.

Le domicile de Thomas Boni Yayi est encerclé par les forces de l’ordre depuis plus d’un mois. Le 1er mai, il avait appelé la population à protester contre les législatives et réclamé l’arrêt du processus électoral.

Seuls deux mouvements proches du pouvoir avaient été autorisés à présenter des candidats. Depuis son appel au soulèvement, le domicile de l’ancien président est placé sous surveillance et celui-ci est assigné à résidence. L’accès à son garage a été bloqué par la police.

Ses proches dénoncent les “violations des droits” de Thomas Boni Yayi par son successeur, l’actuel président Patrice Talon.

La répression des manifestations de début mai, contre les législatives, s’étaient soldées par au moins “quatre morts par balle” d’après Amnesty International.

Une soixantaine de contestataires ont été arrêtés depuis. Présentés à un tribunal il y a quelques jours, ils ont été placés en détention à Cotonou aux motifs de participation à un attroupement armé, appel et incitation à la haine et à la rébellion, violences, entrave à la justice ou “charlatanisme contre l’Etat béninois”.

Un proche de l’ex-président Boni Yayi, Philippe Aboumon, fait partie des personnes jugées pour “incitation à la haine et à la violence sur les réseaux sociaux”.

(

Avec AFP)

Soudan : les sanctions de l’Union africaine sous la pression américaine

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Centrafrique.com/soudan-les-sanctions-de-lunion-africaine-sous-la-pression-americaine/le-porte-parole-du-conseil-militaire-au-pouvoir-au-soudan-lieutenant-general-shams-el-din-kabbashi-en-conference-de-presse-a-khartoum-le-7-mai-2019-2/” rel=”attachment wp-att-29383 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le porte-parole du Conseil militaire au pouvoir au Soudan, Lieutenant Général Shams El-Din Kabbashi en conférence de presse à Khartoum, le 7 mai, 2019

 

 

L’UA impose des “mesures punitives à l’encontre des individus et des entités qui ont empêché l’établissement d’une autorité civile”. Pour l’analyste Mohamed Nagui, ces sanctions résultent de la pression de Washington.

 

Le Soudan a été suspendu de l’Union africaine avec effet immédiat. Ceci jusqu’à la création d’une autorité civile de transition dans ce pays confronté à une escalade de la violence après la destitution du président Omar el-Béchir il y a deux mois.

 

Le Conseil Paix et Sécurité dce l’UA a annoncé vouloir imposer des mesures punitives à l’encontre des individus et des entités qui ont empêché l’établissement d’une autorité civile.

Depuis le début de la crise, l’organisation panafricaine plaide pour un transfert rapide du pouvoir des militaires aux civils et avait plusieurs fois menacé de suspendre ce pays de l’organisation.

Pour l’analyste politique soudanais et rédacteur en chef de “Sudan Tribune”, Mohamed Nagui, ce sont les pressions américaines qui ont fait bouger l’Union africaine.

 

Avwec DW

Centrafrique : communiqué de presse du Front Uni pour la Défense de la Nation.

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L’ancien ministre de la sécurité publique Jean-Serge Bokassa, Porte-Parole du Front uni pour la défense de la nation. Photo d’archives.

 

 

E ZÎNGO BIANI

Front Uni pour la Défense de la Nation

Communiqué de presse 002

 

« Ë ZÎNGO BÎANÎ » Le Front Uni pour la Défense de la Nation, tient à informer toute l’opinion mais plus particulièrement nos compatriotes, des nouvelles adhésions que le Front vient d’enregistrer.

Il s’agit de :

  • Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR/Parti Politique)
  • Centrafrique Debout et Solidaire (CDS-CA/Société Civile)
  • Forum Démocratique pour la Modernité (FODEM/Parti Politique)
  • Espace Linga Tere (Société Civile)
  • Union Nationale pour la Défense de la Démocratie (UNDD/Parti Politique)

Nous saisissons cette occasion pour inviter toutes les entités et les personnalités, ayant conscience du péril qu’encourt notre démocratie face aux dérives totalitaires que nous ne cessons d’enregistrer, mais encore et surtout, confrontées à la persistance des massacres perpétrés contre les populations sans protection et sans défense, à nous rejoindre pour poursuivre cette lutte démocratique, indispensable à la libération de notre patrie.

Par ailleurs, pour insister sur les revendications citoyennes du 28 mai 2019, « Ë ZÎNGO BÎANÎ » Le Front Uni pour la Défense de la Nation, invite toute la population de Bangui à une série de meetings d’éveil de conscience et de sursaut patriotique, « Ë ZÎNGO BÎANÎ » qui auront lieu respectivement :

  • Le Samedi 15 juin 2019 à 15h sur le terrain Ucatex dans le 8ème arrondissement
  • Le Samedi 22 juin 2019 à 15h sur le terrain Saint Jacques Kpetene dans le 6ème arrondissement
  • Et le Samedi 29 juin 2019 à 19h sur le terrain de football de Begoua Peuple Centrafricain, ë zîngo bîanî pour défendre notre Nation en danger.

Fait à Bangui, le 5 juin 2019

Pour « Ë ZÎNGO BÎANÎ »,

le Front Uni pour la Défense de la Nation

Le Porte-Parole

Jean-Serge Bokassa

 

Coordonnateur Général 75500295 Porte-Parole 72260461 Conseiller mobilisation 75363636

Centrafrique : 2 personnes abattues à Alindao

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Des miliciens Anti-Balaka pour illustration. CopyrightDR

 

 

Bambari (République centrafricaine) –  Une affaire de jalousie s’est  terminée  dans un bain de sang dans la localité d’Alindao, située à 505 kilomètres de Bangui.

 

Dans la nuit du mardi à mercredi 5 juin dernier, un milicien Anti-Balaka, furieux de retrouver sa femme avec un autre homme sur son lit en train de…, pique la colère et tue les deux sur le champ.

 

D’après des informations recueillies sur place, ce présumé criminel Anti-Balaka, qui a l’habitude de patrouiller chaque nuit avec ses collègues dans son secteur, a eu un présentiment de rentrer vers 23 heures chez lui pour surveiller sa famille. À sa surprise, il retrouve sa femme en train de gémir sous un homme, de surcroît sur son propre lit. Une marque d’infidélité caractérisée qui ne l’a pas permit de se maîtriser. Sans trop d’explication, il sort son arme et abat à bout portant son rival avant de poignarder sa femme à plusieurs reprises avec un couteau commando à dents de scie.

 

Arrêté par ses propres collègues Anti-Balaka, l’homme a été remis aux forces de l’ordre qui l’ont remis par la suite à la Minusca pour son transfèrement à Bangui dans les prochaines heures.

 

Le corps des deux victimes a été enterré sur place à Alindao par leurs familles respectives.

 

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : débandade générale aux villages Liwa et Akpé après la mort d’un éleveur peul.

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Copyright2019CNC

 

 

Bambari (République centrafricaine) – jeudi 6 juin 2019, la panique générale s’empare du village Liwa et Akpé situé à 4 kilomètres de Bambari sur l’axe Alindao.

 

Alors que le corps d’un éleveur peul qui est porté disparu depuis le mardi dernier vient d’être retrouvé ce matin dans la localité de Liwa, la population locale, informée de la nouvelle, préfère se réfugier en masse depuis cette nuit au sein de l’hôpital de Bambari par peur d’être prise pour cible lors des éventuelles représailles des rebelles de l’UPC qui ont quitté Bambari en masse ce matin.

 

Pendant que le cortège des rebelles est en route, les derniers habitants des villages Liwa et Akpé, qui ont passé la nuit chez eux,  ont dû quitter précipitamment leurs domiciles pour rejoindre Bambari. D’ailleurs, les premiers à prendre la fuite à Liwa ce matin étaient des agents sur la barrière mixte locale. Ils ont laissé même leurs sacs contenant des recettes et bien d’autres avant de partir en cascade.

 

Finalement, les rebelles sont partis récupérer le corps de la victime pour ramener à Bambari.

D’après leur propre enquête, la victime serait assassinée par représailles aux multiples braquages du domicile des particuliers aux quartiers Hadji et Bornou de Bambari dans lesquels les Peuls avaient été doigtés comme étant les auteurs.

 

Pour l’heure, les forces de sécurité intérieure sont sur place pour sécuriser la zone.

Copyright2019CNC.

Centrafrique : quand le président Touadera abandonne les familles des victimes du massacre de Paoua.

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Centrafrique.com/centrafrique-quand-le-president-touadera-abandonne-les-familles-des-victimes-du-massacre-de-paoua/les-habitants-du-village-lemouna-proche-de-paoua-lors-de-la-visite-officielle-des-diplomate-et-des-deputes-locaux-photo-de-martin-ziguele/” rel=”attachment wp-att-29357 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Les habitants du villages Lemouna dans l’Ouham-Pendé le 25 mai 2019 lors du déplacement des diplomates et députés locaux. Image récupérée sur le profil Facebook du député du MLPC Martin Ziguélé.

 

Paoua (République centrafricaine) – Les rescapés du massacre du 21 mai dans l’Ouham-Péndé qui a fait au moins 54 morts se disent abandonnés par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

 

En effet, tout porte à croire que le président de la République Faustin Archange TOUADERA, pourtant considéré par le célèbre magazine américain FORBE comme le premier milliardaire centrafricain, n’est pourtant pas un homme philanthropique dans son propre pays. Pour cause, il n’a jamais assisté, financièrement ou matériellement, les nombreuses victimes de la guerre civile en République centrafricaine, un pays qui l’a élevé au rang des plus riches du monde.

 

À titre d’exemple, avec le récent massacre de 54 civils  le 21 mai dernier dans les localités de Bohong, Koundili et de Lemouna dans l’Ouham-Péndé, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, qui n’a d’ailleurs pas condamné cette tuerie de masse imputée au groupe rebelle du 3R de Bi Sidi Souleymane alias Sidiki, n’a pas aussi porté assistance, que ça soit financière ou matérielle aux rescapés, aux victimes et  aux familles endeuillées. Pourtant, l’homme n’a pas cessé de verser chaque week-end aux enseignants de l’Université de Bangui d’importante somme d’argent afin de tenter de les corrompre d’adhérer à son parti politique MCU.

 

Même si à Bangui les gens critiquent sévèrement ce comportement peu charitable du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, on vient d’apprendre qu’il a remis une importante enveloppe à la famille congolaise du regretté Étienne Tshisekedi à Kinshasa et une autre pour la fête du Ramadan 2019. Un geste qui contraste à celui des familles du massacre du 21 mai qui continuent de faire leur deuil dans la misère. Heureusement, on vient d’apprendre aussi que seul le parti MLPC de Martin Ziguélé qui vient d’envoyer de l’argent à Lemouna, Koundili et à Bohong. Quel est le rôle finalement de l’État ?

Le massacre de Paoua n’est qu’un exemple parmi tant d’autres dans le pays.

 

À en croire aux dires des centrafricains, le « Président des pauvres », devenu riche, oublie déjà son passé miséreux à l’Université de Bangui.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique / Bria : un accident de circulation impliquant un véhicule de la Minusca a failli dégénérer .

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Un blindé de la Minusca en patrouille dans une rue proche de l’hôpital de Bria. Crédit photo : Moïse Banafio / CNC

 

 

Bria (République centrafricaine ) – Un accident de circulation au quartier Bornou impliquant un pick-up de la Minusca a failli dégénérer en conflit militaire entre les groupes armés et les troupes de la Minusca.

 

Il était 12 heures à Bria quand un convoi de la Minusca, composé de deux blindés et un pick-up Land-Cruiser, après avoir ravitaillé les troupes rwandaises positionnées à l’entrée du quartier Bornou, se retrouve très vite impliqué dans un accident qui a failli coûter la vie à un motocycliste local.

En effet, selon nos informations, le motocycliste, qui s’est arrêté au moment du passage du convoi, se fait happer par le dernier de la suite.

Pendant ce temps, le convoi continue sa route comme si rien n’était, alors que l’impact de l’accident a fait réveiller tout le monde dans le quartier.

Entre temps, les combattants du FPRC, qui étaient non loin de l’incident, se sont lancés à la poursuite du convoi jusqu’à quelques mètres de l’hôpital régional. Très vite, le ton a monté entre les rebelles et les soldats de la Minusca. Les premiers tentent de faire la morale aux seconds concernant leur comportement suite à cet accident.

Selon eux, la règle de conduite nous exige d’assister la victime si on se sent coupable ou pas. Mais le fait de laisser la victime à son triste sort montre qu’ils n’ont aucune pitié pour elle.

Après plusieurs échanges téléphoniques entre les chefs de la Minusca et les commandants du FPRC, la tension s’est retombée. Mais le FPRC exige de la Minusca une moto neuve pour la victime qui a eu le réflexe de sauter très vite quelques secondes avant l’accident.  Sa moto, touchée de plein fouet, est difficilement récupérable.

Malgré tout, la victime s’est retrouvée avec des bras et jambes cassés après être tombés dans un canal à côté.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : à une manifestation des Étudiants Instituteurs avec casseroles et sifflets dans les rues de Bambari.

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Bambari (République centrafricaine) – Comme prévu, les étudiants de l’ENI et leurs collègues du GPR sont descendus dans la rue ce mercredi 5 juin pour exiger du gouvernement le paiement des arriérés de leurs bourses d’études.

 

Que ça soit en casseroles ou en sifflets, l’ambiance est électrique ce mercredi 5 juin 2019 à Bambari.

En tapant sur des couvercles pour les uns et en sifflant pour les autres,  Les Étudiants instituteurs de l’ENI et leurs collègues du groupe pédagogique régional (GPR) en grève de bourse depuis lundi,   sont passés à la vitesse supérieure. Ils ont bloqué la circulation sur la rue qui passe devant le bureau de la Minusca vers centre-ville.

 

Alors que les étudiants étudiants qui sont inscrits à l’École nationale des Instituteurs (ENI) de Bambari réclament le versement de six mois d’arriéré de leur  bourse d’études, leurs collègues du GPR exigent pour eux le règlement de 9 mois.

 

Pendant ce temps, d’autres groupes des manifestants, qui ont bloqué l’accès à l’aérodrome de Bambari depuis lundi soir, continuent de maintenir leur position. Ils réclament toujours de la Minusca le départ sans délai de tous les soldats mauritaniens de Bambari.

Aux dernières nouvelles, la Minusca a promis aux manifestants une réponse dans 10 jours concernant leur exigencedemande.

Même si la situation est encore très préoccupante à Bambari, le gouvernement n’a donné aucune suite depuis le début de cette crise.

 

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : tentative d’arrestation de Jean-Francis BOZIZE, le KNK dénonce un acharnement judiciaire.

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

DECLARATION N°004 RELATIVE AUX TRACASSERIES JUDICIAIRES EXERCEES A L’ENCONTRE DE L’ANCIEN MINISTRE JEAN-FRANCIS BOZIZE

 

Dans le cadre de la redynamisation des organes de base du Parti KWA NA KWA (KNK), le Bureau Politique a entrepris une tournée dans les Préfectures de la Lobaye et de laMambéré-Kadeï.

En sa qualité de Membre du Bureau Politique, l’ancien Ministre Jean-Francis BOZIZE faisait partie de la délégation lors de ces différents déplacements.

Paniquées, sans aucun doute par le succès éclatant de cette tournée qui atteste incontestablement du fort ancrage politique du KNK, les Autorités politiques n’ont pas hésité à exercer des pressions de toutes sortes sur le Doyen des juges d’instruction et le Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui en vue de l’arrestation de l’ancien Ministre Jean-Francis BOZIZE. Une convocation du Doyen des juges d’Instruction en charge du dossier lui a été ainsi envoyée par le canal de son Avocat pour qu’il se présente à son cabinet le jeudi 16 Mai 2019.

Or, c’est au regard du dépassement des délais de procédure de la main levée du contrôle judiciaire ordonné à son encontre que l’ancien Ministre Jean-Francis BOZIZE, qui, jusqu’àlors, a observé scrupuleusement les prescriptions légales en matière de restriction des libertés d’un inculpé, a pris la décision d’effectuer ces déplacements hors des limites territoriales fixées par le juge d’instruction.

En effet, par correspondance en date du 06 Février 2017, l’Inculpé Jean-Francis BOZIZE avait sollicité la main levée du contrôle judiciaire ordonné à son encontre conformément à l’article 110 alinéa 2 du Code de Procédure Pénale qui prescrit au juge d’instruction un délai de cinq (5) jours pour statuersur la requête en ces termes : “Le juge d’instruction statue sur la demande de l’inculpé dans un délai de cinq (5) jours par ordonnance motivée“.

Malheureusement, l’ordonnance de refus du Doyen des Juges d’Instruction avait été rendue tardivement en date du 20 Février 2017 en violation de cette disposition.

Suivant appel interjeté en date du 22 février 2017, cette ordonnance avait été déféré devant la Chambre d’Accusation de la Cour d’Appel.

Comme l’avait fait le Doyen des Juges d’Instruction du Tribunal de Grande Instance de Bangui, cette juridiction avait rendu une décision confirmative tout aussi tardive en date du 08 Octobre 2018 en violation des dispositions de l’alinéa 3 de l’article 110 du Code précité aux termes duquel “… la Chambre d’accusations, sur réquisitions écrites et motivées du Procureur Général, se prononce dans un délai de dix (10) jours de la saisine“. Ladite décision avait également été déférée devant la Cour de Cassation depuis le 09 Décembre 2018.

Le recours en cassation introduit par l’inculpé produit un effet suspensif des conditions de contrôle judiciaire conformément à l’Article 64 alinéa 1 dudit code qui dispose que : “Pendant les délais du recours en cassation, et s’il y’a eu recours jusqu’au prononcé, l’arrêt de la Cour de Cassation, il est sursis à l’exécution de l’arrêt attaqué“.

Par conséquent, Monsieur Jean-Francis BOZIZE n’était plus tenu au respect des conditions contenues dans l’ordonnance de placement sous-contrôle judiciaire au regard des multiples violations des délais légaux en la matière.

C’est ici l’occasion de porter à la connaissance de l’opinion tant nationale qu’internationale que l’affaire Jean-Francis BOZIZE est d’ordre politique avec un “habillage juridique“. En effet, arrêté en date du 06/08/2016 dans les locaux de la Minusca, puis conduit à la SRI, ce dernier était arbitrairement détenu sans aucun mandat d’arrêt.

En définitive, se pose la question du traitement inique infligé à l’ancien Ministre Jean-Francis BOZIZE au même moment où l’Accord Politique de Paix et la Réconciliation dit “Accord de Khartoum” appelle à la prise de mesure de décrispation.

C’est pourquoi, tout en dénonçant les tracasseries judiciaires exercées à l’encontre de l’ancien Ministre Jean-Francis BOZIZE et cette politique de “deux poids deux mesures“, le Bureau Politique du KWA NA KWA(KNK) :

  • Demande au Président de la République Pr Faustin Archange TOUADERA, garant de la Constitution et de la Paix Sociale de faire prendre les mesures idoines en vued’une décrispation socio-politique devant se concrétiser par la restitution des passeports de l’ancien Ministre Jean-Francis BOZIZE confisqués par les autorités judiciaires;
  • Invite l’ensemble des partenaires tels que l’Union Africaine, la CEEAC, la CIRGL, la CEMAC, l’ONU, l’Union Européenne, les Etats Unis, la France, la Chine et la Russie à s’impliquer davantage dans l’atteinte des objectifs de la paix et d’une véritable réconciliation en République Centrafricaine.

 

Fait à Bangui, le 04 Juin 2019

 

 

Pour le Bureau Politique

 

 

Honorable Bertin BEA

Secrétaire Général

Ancien Ministre

 

Centrafrique : recrutement au sein des FACA,  colère à Bangui après la publication de la liste définitive.

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Des candidats en teste de recrutement des soldats FACA à Bouar dans la Nana-Mambéré. Crédit photo : Gervais Lenga /CNC

 

Bangui (République centrafricaine) – Le test de recrutement d’un millier des jeunes au sein des FACA continue de faire des remous au sein de la population centrafricaine. Pour cause, près d’un millier des jeunes se sont rassemblés devant le camp Fidèle Obrou à Bangui pour réclamer l’annulation pure et simple de la procédure qu’ils qualifient de biaisée.

 

« Ce résultat est totalement biaisé. Nous sommes déterminés à réclamer notre droit ». Exclament les manifestants devant le camp Fidèle Obrou ce mardi 4 juin 2019 dans la matinée.

En effet, les candidats soi-disant malheureux, qui se sont retrouvés devant la base du soutien (BSS)  dans le premier arrondissement à Bangui expliquent que leurs noms avaient été tout simplement remplacés par des noms des proches du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. En conséquence, ils ont décidé de bloquer le départ en formation de ces nouvelles recrues.

Alors que la date initiale du départ en formation avait été programmée pour le lundi dernier, elle est repoussée au mardi 4 juin par l’État-major des armées à cause de cette manifestation.

Entre temps, les manifestants, qui se sont retrouvés massivement dans la matinée ce mardi devant la BSS, ont réussi à ajourner pour la seconde fois le départ en formation de ces nouvelles recrues.

 

La Minusca, qui devrait accompagner ces jeunes en formation, est contrainte de demander au gouvernement l’annulation de la procédure pour cause d’irrégularité, mais le gouvernement n’a pas encore répondu.

 

Lancée depuis août 2018, la campagne de recrutement d’environ 1200 jeunes au sein des forces armées centrafricaines (FACA) avait été annulée par une décision du Président de l’Assemblée nationale à cause de nombreuses irrégularités constatées en province comme à Bangui par les députés.

Le Président de la République, furieux de la décision du Président de l’Assemblée nationale, a instruit son ministre de la défense et l’État-major des armées à poursuivre la procédure au grand dam des députés qui étaient nombreux à demander le contraire.

 

Copyright2019CNC.

RCA : violent affrontement entre les Anti-Balaka et les rebelles de l’UPC proche de Kouango.

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Des combattants de l’UPC pour illustration. CopyrightDR

 

 

Bambari (République centrafricaine) – mardi 4 juin 2019, un violent accrochage entre les miliciens Anti-Balaka et les combattants de l’UPC a été signalé au village Pandé, situé dans la préfecture de l’Ouaka.

 

L’information, qui a été confirmée à CNC par monsieur Mandakara, commandant en chef des miliciens  Anti-Balaka du village Pandé, fait état de plusieurs heures de combat entre ses hommes et ceux de l’UPC d’Ali Darassa.

 

À en croire aux propos du commandant Mandakara, son équipe avait été informée quelques jours plus tôt d’une éventuelle attaque des combattants rebelles de l’UPC contre ses positions à Pandé après la fête du Ramadan.

Finalement, et contre toute attente, c’est le jour même de la fête du Ramadan que ces rebelles de l’UPC ont décidé de lancer leur attaque.

 

Pour l’heure, aucun bilan n’est disponible ni du côté de l’UPC ni du côté des Anti-Balaka. Mais la population, qui s’est réfugiée entre temps dans la brousse au moment de l’affrontement, commence à rentrer petit à petit vers 16 heures locales.

 

Le village Pandé, situé non loin de la localité de Goussima sur l’axe Kouango, est contrôlé depuis plusieurs mois par des miliciens Anti-Balaka alors que la sous-préfecture de Kouango, quant à elle, est toujours sous contrôle des rebelles de l’UPC d’Ali Darassa, nommé récemment ministre délégué, conseiller du Premier ministre Firmin NGRÉBADA.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : Ippy, les taxes de l’UPC exacerbent la population.

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Chargement d’un camion venu de Bangui dans la ville d’Ippy dans la Ouaka. Crédit photo : Moïse BANAFIO / CNC

 

Ippy (République centrafricaine) – L’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), dirigée par Ali Darassa, Ministre et conseiller du Premier ministre Firmin Ngurébada, continue, malgré l’accord de Khartoum, d’imposer ses multiples taxes illégales à la population de la Ouaka et de la Basse-Koto.

 

Il y’a deux semaines sur la radio Ndeke-luka, le porte-parole de l’UPC, Monsieur Moussa Aliou BOBILI avait démenti catégoriquement l’existence d’une taxe quelconque de l’UPC  imposer à la population dans sa zone de juridiction.

Malheureusement encore une fois, l’UPC vient de dire le contraire à la population centrafricaine.

 

Dans un reportage de l’une de nos équipes dirigées par notre journaliste Moïse Banafio dans la localité d’Ippy, à 60 kilomètres de Bambari dans la préfecture de l’Ouaka, zone de juridiction de l’UPC, tout porte à croire que la population continue malheureusement de payer lourdement des taxes illégales imposées par Ali Darassa, chef d’État-major de l’UPC, Commandant supérieur des FACA  et ministre Conseiller du Premier ministre Firmin Ngurébada.

 

D’après notre équipe qui a enquêté sur l’affaire, pour un sac farine de manioc acheter dans la sous-préfecture d’Ippy par exemple, l’acquéreur doit payer la taxe de l’UPC qui s’élève à 1000 francs CFA. Et si jamais celui-ci vient de Bangui ou d’une ville en dehors de la zone de l’UPC, il doit payer en sus 5000 francs CFA de frais de sécurité.

 

Pour les transporteurs, les taxes sont beaucoup plus lourdes qu’on le pense.

D’après un conducteur que nous avons contacté à Ippy, celui-ci explique qu’il pourrait payer jusqu’à 500 000 francs CFA s’il quitte Bambari pour aller à Bria par exemple.

 

Ce qui est étonnant dans tout ça, tous ces véhicules taxés par l’UPC  sont escortés par les soldats de la Minusca et à chaque checkpoint des rebelles, la Minusca les lâches à la merci de l’UPC qui les taxes suffisamment en leur présence.

 

En outre,  nombreux sont des commerçants venus de Bangui à Ippy pour acheter des maniocs qui déplorent l’attitude de la Minusca qui semble fermer ses yeux vis-à-vis du comportement des rebelles.

À en croire à leurs propos, c’est devant la base opérationnelle de la Minusca à Ippy qu’il se faisait déposer régulièrement, mais les rebelles sont venus les taxer individuellement en présence des soldats de la Minusca qui n’ont pas réagi.

 

Contactée par CNC, le bureau de la Minusca à Bangui n’a pas souhaité répondre à nos messages.

 

Entre temps, le sous-préfet d’Ippy, Monsieur Jean-Pierre KADA, intimidé par les groupes armés,  se dit impuissant et incapable de réagir devant de tels actes.

 

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : Communiqué de presse du MLPC

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

DU BUREAU POLITIQUE DU MLPC

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), a le plaisir d’informer la population du 4ème Arrondissent de Bangui et de ses environs, ainsi que tous les camarades militants et militantes que la finale du tournoi de football dénommé Coupe de la Paix et de la Cohésion sociale, organisé par la Sous-ligue de football de Boy rabe et sponsorisé par le MLPC, se jouera ce dimanche 09 Juin 2019 à 15 heures au stade de l’école Ndrès 2 à Boy rabe Bangui.

 

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), invite tous les amoureux du ballon rond à venir partager avec la jeunesse sportive du 4ème Arrondissement de Bangui ce moment de joie, de recherche de la paix et de cohésion sociale.

 

 

Aimé DOUNDA,

Porte-Parole du Parti

Responsable du Pôle de Communication

 

 

Bénin/Komi Koutché : Me Luis Chabaneix et ses confrères saisissent la CADHP, 60 jours au Bénin pour répondre

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Président béninois Patrice Talon.

 

Encore une plainte solide contre l’État béninois à la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples(CADHP) basée à Arusha, en Tanzanie ! Il s’agit de la requête N°020/2019.L’annonce a été faite par le greffier de ladite Cour, Dr. Robert Eno, qui l’a notifiée aux autorités compétentes béninoises le 28 mai 2019.

 

De quoi s’agit-il, en réalité ?Le 23 avril 2019, Me Luis Chabaneix et ses confrères ont déposé une requête devant le Greffe de la juridiction africaine pour le compte de leur client l’opposant béninois Komi Koutché, suite aux nombreuses persécutions politico-judiciaires insensées dont il fait l’objet depuis trois ans et qui ont porté atteinte à son honneur et à sa réputation.

 

Ces persécutions politiques devenues aveugles et maladives ont conduit à son arrestation irrégulière en Espagne le 14 décembre 2018, sur la base d’un mandat d’arrêt invalide. Les autorités judiciaires espagnoles ont conclu à une poursuite politique et ont rejeté la demande de son extradition formulée par le Bénin. Son enlèvement manqué dans un pays de l’espace CEDEAO a été également versé au dossier.

 

Conformément à l’article 35 (4)du règlement de la Cour, l’Etat béninois a été invité à communiquer les noms et adresses de ses représentants (avocats) dans un délai de 30 jours à compter de la date de réception de la notification. « Nous vous prions par ailleurs de bien vouloir, en vertu de l’article 37, nous soumettre votre réponse à larequête dans un délai de 60 jours à compter de la date de réception de cette même notification », indique la correspondance de la CADHP adressée au Ministère des affaires étrangères et de la coopération du Bénin.

 

Dans un passé récent, la CADHP a lourdement condamné l’Etat béninois dans l’affaire Sébastien Germain Ajavon. Vers une raclée judiciaire de plus ? Wait and see !

 

Aux dernières nouvelles, on apprend que des plaintes seront déposées dès la semaine prochaine auprès de juges dans les pays européens et aux Etats-Unis d’Amérique. Bientôt des autorités politico-judiciaires béninoises ayant joué un rôle direct ou indirect dans ces actes de violation flagrante des droits d’un citoyen pourraient être interpellées à leur descente d’avion pour répondre de leur implication.

 

 

LUCIEN DEVITON

 

 

 

 

 

 

Flash info Bambari : détonations d’armes de joie dans plusieurs quartiers musulmans.

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Les habitants du quartier Bornou à Bambari en train de régarder une patrouille de la Minusca dans leur quartier. Crédit photo : Bertrand Yékoua / CNC.

 

Bambari (République centrafricaine) – Des tirs d’armes reprennent dans plusieurs quartiers musulmans.

 

Contrairement à Obo, Kaga-Bandoro, Alindao et Gbokologbo, la ville de Bambari, située à 385 kilomètres de Bangui dans la préfecture de la Ouaka s’est réveillée ce mardi avec des détonations d’armes automatiques de guerre.

 

Alors que plusieurs sources à Bambari ont signalé l’arrivée massive lundi soir des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique en provenance du village Gbokologbo, quartier général de l’UPC situé à 60 kilomètres,  des tirs d’armes des rebelles ce matin laissent penser que la ville de Bambari demeure fragile sur le plan sécuritaire.

 

Même si aucun incident majeur est signalé pour l’heure, plusieurs activités ont été suspendues tout de même dans la ville. On pense notamment à la grève des étudiants de l’École Nationale des Instituteurs  qui ont promis de descendre dans les rues ce mardi dans la matinée après leur concert de casserole du lundi 3 juin.

 

Rappelons que la ville de Bambari, capitale provinciale de la Ouaka avait été le théâtre des affrontements sanglants entre les forces de l’ordre et les rebelles de l’UPC au début d’année. Deux policiers avaient été tués dans ces affrontements.

La Minusca, qui a promis à la population locale de nettoyer la ville des rebelles, avait procédé à la destruction de la base opérationnelle de l’UPC dans la ville. Quelques heures plus tard, ils sont de retour dans la ville avec leurs armes comme si rien n’était.

 

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Kaga-Bandoro : des tirs d’armes des rebelles créent la panique dans la ville.

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Le Président Touadera en visite à Kaga-Bandoro. CopyrightDR

 

Kaga-Bandoro (République centrafricaine) – Pour la fin du ramadan 2019,les rebelles ont fait des tirs d’armes de joie dans toute la ville ce lundi 3 juin 2019 au point de créer la panique au sein de la population.

 

Comme à Bangui au quartier KM5 dans le troisième arrondissement, des tirs d’armes automatiques se font entendre partout dans la ville de Kaga-Bandoro, capitale provinciale de la Nana-Gribizi, située à 343 kilomètres de Bangui,à l’annonce de la fin du ramadan 2019  .

Sauf que ces détonations d’armes automatiques, qui font plaisir aux rebelles du mouvement patriotique centrafricaine au passage, créent la panique dans la ville parmi la population civile, surtout de confession chrétienne qui n’est pas informée de la nouvelle au préalable.

 

Les soldats FACA, déployés récemment dans la ville, ont été également surpris par ces détonations d’armes des rebelles, mais préfèrent heureusement garder leur sang froid.

 

Alors, les Centrafricains se demandent finalement à quoi servent tous ces tirs d’armes automatiques assourdissants et entendus à Obo, Alindao, Bria,Gbokologbo, … occupées par les rebelles.

 

Rappelons que le chef d’état-major état-major de l’UPC, le général autoproclamé Mahamat Al-Khatim, après avoir signé le 6 février dernier l’accord de Khartoum, avait été promu, avec les deux autres chefs rebelles, ministre délégué, conseiller du Premier ministre et commandant commandant militaire en charge de la sécurisation de sa zone de juridiction.

 

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Centrafrique : mouvement « Requin », le bras armé de Touadera

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Le Coordonateur du mouvement du soutien au Président Touadera “Le Touaderateur” Didatien Kossimatchi. Crédit photo : CNC

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Passage en force des organisations de soutien au président Touadera.

 

L’actualité centrafricaine est détournée de la tragédie de Paoua pour se focaliser sur la guéguerre politique sur le même sujet de Paoua.

 

Cette fois, vient de naître la milice du chef de l’État, le mouvement ” Requin ”. Ceci en réponse à la création du mouvement ” E Zingo Biani ” regroupant organisations de la société civile et plus d’une vingtaine de partis politiques sous le lead du Groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine (GTSC) de Gervais Lakosso.

 

Pour se rendre à l’évidence, CNC a eu copie d’un document attestant de la création du ” Requin ” depuis le 2 janvier 2019 à Bangui.

” Le but de la création du mouvement Requin est de parer à toutes les éventualités à savoir : contrôler toutes les actions subversives de l’opposition ; de dénoncer certains opposants nuisibles et venimeux ; de lutter contre les actes de terrorisme dans les arrondissements et les quartiers ; d’identifier certains auteurs et co-auteurs des désordres dans le pays ; de mettre la main sur certains fauteurs de trouble pour les remettre aux forces de l’ordre ; l’utilisation de la filature est de mise ”, peut-on lire dans ce document.

 

À en croire notre source, l’effectif des Requins à Bangui et Bimbo sont de six mille cinq cents (6500) à raison de 500 par arrondissement et les 5 Bimbo.

 

En outre, les démembrements sont coordonnés par 50 coordonnateurs locaux.

Le Centrafricain lambda s’interroge encore sur une telle initiative intervenue au moment où le peuple veut se voir plus que jamais uni.

 

Est-ce le  rôle de ” Requin ” de traquer les ” fauteurs ” de trouble ?

 

Que vise le président Touadera à travers ce mouvement, étant donné que l’expérience périlleuse des mouvements similaires (COCORA et COUAC sous le régime Bozizé) a déjà démontré leurs limites?

 

Qui vivra verra…

 

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Centrafrique : l’aérodrome de Bambari pris d’assaut par des manifestants.

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Une patrouille mixte de la Minusca et de la police nationale à Bambari. CNC

 

 

Bambari (République centrafricaine) – Ils prennent d’assaut l’aérodrome et demandent le départ immédiat de tous les soldats du contingent mauritaniens.

 

En effet, depuis 16 heures, ce lundi 3 juin, à Bambari, les manifestations contre la présence des soldats de la Minusca se radicalisent de plus en plus.

 

Alors que depuis dimanche dernier, les manifestants qui revendiquent simplement à la Minusca de retirer tous les soldats mauritaniens dans leurs quartiers, 24 heures plus tard, ils changent de ton et passent à la vitesse supérieure.

Cette fois, c’est l’aérodrome de la ville, principale porte de ravitaillement de la Minusca et des ONG humanitaires, qui est la cible des manifestants.

 

En prenant le contrôle de l’aérodrome de Bambari, les manifestants voudraient contraindre la Minusca et les autorités locales à négocier avec eux en vue de faire partir définitivement les soldats mauritaniens de la ville.

 

Finalement vers 19 heures, le commandant de la police de Bambari et son collègue de la gendarmerie, accompagnés du Préfet de l’Ouaka, du sous-préfet et du maire, se sont rentrés en négociation avec les manifestants pour tenter de dénouer la situation pacifiquement.

 

Selon une source sécuritaire locale, l’effectif total des forces de défense et de sécurité dans la ville ne permet pas de tenir toutes les positions actuelles des forces de la Minusca à Bambari. À cet effet, il est donc essentiel de faire recours à la Minusca si l’on veut maintenir la paix dans la ville, a-t-elle conclu.

 

Cependant, aux environs de 16 heures, ce lundi 3 juin, les soldats mauritaniens se sont retirés de plusieurs checkpoints stratégiques qu’ils tenaient dans la ville.

Le plus important, celui qui se situe proche du bureau de l’UNHCR, à quelques mètres du commissariat de la police de Bambari, est aussi abandonné par les mauritaniens alors que ce point stratégique, qui bloque le couloir d’infiltration des rebelles de l’UPC, ne devrait pas être laissé sans contrôle. Avec un effectif limité, la police tente de tenir le coin en attendant les négociations avec les manifestants et la Minusca sur les prochaines forces qui pourraient remplacer les Mauritaniens.

 

 

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Centrafrique : tentative de corruption des enseignants à l’Université de Bangui par le MCU.

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Université de Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / Corbeaunews Centrafrique (CNC)

 

Bangui )République centrafricaine) – A vrai dire, il y a atteinte à l’intégrité de l’Université de Bangui  par les cadres politiques du Mouvement Cœurs Unis (MCU).

 

En lieu et place des réformes à mettre en œuvre en vue du développement de l’unique université publique du pays, ce sont plutôt des actes insolites qui ne font qu’abîmer l’image dudit centre de l’intelligentsia national.

 

” Chaque week-end, notre collègue, le Président de la République (Pr Faustin Archange Touadera) nous donne 250.000 F.Cfa ou 300.000 F.Cfa, eu égard aux difficiles conditions que nous traversons. On fait le partage au niveau du Rectorat et chacun des Professeurs peut avoir 5.000 F.CFA ”, a confié à CNC, un enseignant de l’Université sous l’anonymat.

 

Cette pratique peu orthodoxe est insidieusement instituée depuis quelques mois. Cette assistance ” humanitaire ” cache mal l’intention des cadres du MCU à corrompre le personnel universitaire à la cause du chef de l’État qui est lui-même Professeur d’université et qui continue d’ailleurs de dispenser des cours à l’Université de Bangui, dans l’optique bien-sûr des élections prochaines en République centrafricaine.

 

Pourtant l’Université a de sérieux problèmes à ce jour dont on y reviendra dans les prochaines éditions. La surpopulation de cette unique Université n’a rien dit au Chef de l’Etat qui aurait pu utiliser cinq (5) mois de 300.000 F/week-end pour construire un amphithéâtre à la trentaine de mille d’étudiants concentrés dans les salles de classe.

 

L’amphithéâtre François Bozizé qui n’a fait que déshonorer l’Université ne permet même pas aux étudiants des bien suivre leurs professeurs. Pire encore, la division en deux salles de cet amphithéâtre aggrave la situation puisque les étudiants de l’une des salles sont perturbés par la voix du professeur de l’autre salle et vice-versa.  Alors que dans d’autres salles, le professeur doit déployer la gorge du fait de la surpopulation des étudiants. Il y a d’ailleurs même des Départements (Espagnole par exemple) qui ne dispose pas de bureau…

 

N’en parlons pas pour ce qui est du projet de clôture de cette Université, moins encore celui de la construction d’une seconde Université derrière l’aeroport de Bangui Mpoko.

 

Qu’à cela ne tienne, les conditions de travail des professeurs sont critiques. Depuis 2016, les vacations et les heures supplémentaires ne sont pas payées et la grogne couve déjà au sein du corps enseignant. Les enseignants tirent le diable par la queue.

 

La tentative de récupération des professeurs dans le MCU, à travers l’ ”assistance humanitaire ” chaque week-end par le Président de la République ne sera que la goutte d’eau qui fera déborder le vase.

 

A suivre…

 

 

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Centrafrique : Bambari, les étudiants de l’ENI réclament 6 mois d’arriéré de leur bourse.

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École nationale des Instituteurs de Bambari. Crédit photo : Bertrand Yékoua / CNC.

 

 

Bambari (République centrafricaine) – depuis lundi 3 juin 2019, les étudiants de l’École nationale des Instituteurs de Bambari sont en grève générale illimitée. Ils réclament le paiement de six mois d’arriéré de leur bourse d’études.

 

Réveillées par un concert de casseroles ce lundi matin, les autorités administratives de Bambari se sont précipitées pour comprendre les raisons de ce soudain assourdissant bruit dans leur localité.

 

En effet, ce sont les étudiants de l’ENI qui se sont mis en grève générale illimitée afin de réclamer le paiement immédiat d’arriéré de leur bourse d’études.

 

Toute la journée, tous les cours sont suspendus dans cet établissement et les étudiants ont promis de descendre dans les rues dès mardi matin pour bloquer les circulations alors que ce lundi ils se sont regroupés plutôt dans leur établissement.

 

Les autorités locales, qui ont tenté depuis la matinée de négocier en vain avec les grévistes, se disent dépassées par leurs revendications. Selon elles, seul le ministère de l’Enseignement à Bangui qui pourrait apporter des solutions à cette crise.

 

En attendant le signe de Bangui qui doit dénouer la situation, les étudiants se disent fermes sur leur décision et continuent toujours leur concert de casserole.

 

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Afrique : la Russie a-t’elle les mains vraiment propres ?

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Des Mercenaires russes dans la ville de Sibut en Centrafrique. Crédit photo : Corbeaunews Centrafrique.

 

Bangui (République centrafricaine) – Le président congolais Denis Sassou N’Guesso s’est récemment rendu à Moscou, pour rencontrer le président Vladimir Poutine. Cette visite officielle a donné lieu à un nouvel accord de coopération militaire entre les deux pays, signé le 23 mai.

 

Après la RCA, le Soudan, la RDC, le Mozambique, la Guinée et le Burkina Faso, la Russie continue à tisser sa toile.

A cette occasion, le président congolais a accordé un entretien avec l’Agence Tass, la célèbre agence de presse vestige de l’ancienne propagande dictatoriale soviétique communiste. Le journaliste russe y tient cet étrange discours : « La Russie, n’a jamais été une puissance coloniale, n’a jamais dirigé d’opérations militaires en Afrique, jamais occupé aucun pays africain ».

 

Alors, la Russie a-t ’elle les mains aussi propres qu’elle le prétend haut et fort ?

 

L’étude et les enseignements de l’Histoire nous le diront. Et pour preuve.

En 1975 éclate une terrible et interminable crise politico-militaire qui a ravagé l’Angola, qui venait pourtant de se libérer de l’ancienne puissance coloniale, au prix d’un demi-million de morts et des millions de réfugiés. A cette époque, la Russie s’appelle encore l’URSS, elle cherche à répandre partout l’idéologie communiste qui engloutit les malheureux comme un monstre vorace et insatiable. L’URSS n’a jamais dirigé d’opérations militaires ? Elle envoie 1200 soldats en Angola, pour soutenir le Mouvement Populaire de Libération de l’Angola (MPLA) et entretenir la guerre. Elle envoie ses alliés aux ordres, 20 000 Cubains servent de chair au canon, sans oublier les fidèles serviteurs de l’Allemagne de l’Est, de la Roumanie et de Tchécoslovaquie. Même la Corée du nord, aux ordres de Moscou, envoie des soldats loin de la lointaine Asie. Dans quel but, pour quel résultat ? Seule la chute du mur de Berlin interrompt l’aventurisme guerrier russe en Angola.

Et ce n’est pas finit. Que dire du trouble jeu de l’URSS pendant la guerre entre la Somalie et l’Éthiopie, entre 1977 et 1978. La Somalie du général Siyad Barre armée par les soviétiques avait attaqué l’Ethiopie en pleine guerre civile. Mais l’Éthiopie avait finalement rejoint le camp communiste sous la houlette du sanguinaire colonel Mengistu. Avec cynisme, Moscou a fait basculer ses nombreux conseillers militaires et les troupes cubaines aux ordres du côté éthiopien. Une guerre inutile pour permettre à la dictature soviétique de prendre pieds en Afrique pour des raisons géostratégiques. Pour quels résultats ? Faut-il rappeler la terrible famine qui a ravagé l’Ethiopie de Mengistu, et soulever l’émotion du monde entier ? Voilà le bilan des opérations militaires russes en Afrique.

Quant à la puissance coloniale russe, elle ne s’est pas exercée en Afrique. Mais faut-il rappeler le sort des Polonais, des Baltes, des Ukrainiens, des Tadjiks, des Ouzneks, des Moldaves longtemps asservis par Moscou ? Et aujourd’hui encore, que disent les Tchétchènes, les Kalmouks, les Aléoutes de Sibérie et tant d’autres jusqu’à l’Extrême orient si loin de Moscou ?

 

Alors, l’agence Tass dit-elle la vérité ? « Le mensonge donne des fleurs, mais pas de fruits », dit l’adage populaire.

 

A bon entendeur

 

 

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La Banque africaine de développement exclut Qualitrends Global Solutions Nigeria Ltd pour une période de 36 mois pour pratiques frauduleuses

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L’immeuble de la BAD à Abidjan. CopyrightDR.

 

 

Le Groupe de la Banque africaine de développement a annoncé ce 3 juin 2019, avoir exclu Qualitrends Global Solutions Nigeria Limited, une entreprise de construction enregistrée au Nigéria, pour une période de 36 mois.

 

Une enquête menée par le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque a révélé que Qualitrends Global Solutions Nigeria Limited s’est livrée à de nombreuses pratiques frauduleuses lors de sa soumission à un marché de construction dans le cadre de la phase une (01) du Programme d’appui au plan de transformation de l’agriculture au Nigeria (ATASP-1). En participant à un appel d’offres pour la réalisation d’infrastructures sociales dans l’État du Niger, au Nigéria, l’entreprise a fait de fausses déclarations au sujet de ses références pour des contrats similaires et a présenté une fausse garantie de soumission.

Pendant cette période d’exclusion, l’entreprise et son directeur général ne seront pas éligibles à l’adjudication de marchés financés par la Banque. En vertu de l’Accord d’application mutuelle de décisions d’exclusion, l’exclusion de Qualitrends Global Solutions Nigeria Limited par la Banque peut également être mise en vigueur par la Banque asiatique de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, le Groupe de la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement.

 

ATASP-1 est financé par le Fonds Africain de Développement, une entité du Groupe de la Banque Africaine de Développement.

 

À propos du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption:

Le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque africaine de développement est responsable de la prévention, de la dissuasion et des enquêtes sur la corruption, la fraude et d’autres pratiques passibles de sanctions dans les opérations financées par le Groupe de la Banque africaine de développement.

 

Pour plus d’informations, consultez https://www.afdb.org/fr/about-us/organisational-structure/integrity-and-anti-corruption/

 

L’enquête du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque africaine de développement a été menée par Esther Mhone et Justin Maenje.

Le personnel de la Banque africaine de développement et le grand public peuvent utiliser les numéros sécurisés du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption pour dénoncer des pratiques passibles de sanctions au sein de la Banque ou dans les opérations qu’elle finance.

 

 

Flash info : tirs d’armes au KM5.

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Quartier KM5 de Bangui. Crédit photo : Anselme Mbata /CNC.

 

Bangui )République centrafricaine) – Depuis quelques minutes, des tirs d’armes automatiques sont entendus au quartier KM5 dans le troisième arrondissement de Bangui.

 

Si personne n’est en mesure de savoir avec exactitude les raisons qui poussent ces miliciens d’autodéfense à faire des tirs de sommations assourdissants depuis quelques minutes, beaucoup pensent que ces tirs seraient liés à la mort du chef milicien Nimery Matar alias force décédé le samedi dernier à la suite d’une maladie.

 

Alors que des rumeurs persistantes faisaient entendre que les miliciens d’autodéfense du KM5 allaient faire des tirs en l’air pour saluer le départ définitif au ciel de leur chef Nimery Matar, les détonations d’armes de cet après-midi font penser à tout le monde que celles-ci seraient liées probablement à la mort de ce chef de gang du PK5.

 

Cependant, d’autres sources, contactées par CNC,  pensent que ces détonations pourraient aussi être liées à la fin du ramadan  qui aura lieu demain 4 juin 2019 en République centrafricaine.

 

À ce titre, certains observateurs centrafricains se demandent si le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA va-t-il s’abstenir de se rendre pour la deuxième année consécutive à la mosquée centrale au quartier Koudoukou pour la célébration de la fin du ramadan ?

 

Affaire à suivre…

 

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