Washington envisage de retirer ses troupes d’Afrique de l’Ouest
Washington (États-unis) – 25 déc. 2019 00:43
Selon le quotidien new-yorkais, la question est pour l’heure discutée en interne au ministère de la Défense, dans le cadre d’un redéploiement général des troupes américaines, et aucune décision ne sera prise avant janvier.
Interrogé par l’AFP sur ces informations, le Pentagone n’a pas immédiatement donné suite.
Le ministre de la Défense Mark Esper veut revoir le dispositif américain à travers le monde en se désengageant de ses missions de contreterrorisme pour mieux se focaliser sur ses deux priorités, la Chine et la Russie.
La première étape de cette réduction des opérations extérieures concernerait l’Afrique, où les Etats-Unis comptent entre 6.000 et 7.000 soldats dans l’Ouest du continent mais aussi à l’Est, notamment en Somalie.
Un retrait américain d’Afrique de l’Ouest constituerait un coup dur pour les forces françaises qui combattent des groupes djihadistes au Mali, au Niger et au Burkina Faso, relève le New York Times.
Le soutien de Washington à ces opérations, en matière notamment de renseignement et de logistique, coûte environ 45 millions de dollars au Pentagone chaque année, ajoute le journal.
Les Français et les pays du Sahel font face actuellement à une flambée des violences djihadistes qui s’est traduite par la mort de 71 soldats nigériens lors de l’attaque du camp d’Inates, le 10 décembre. Quelques jours plus tôt, 13 soldats français avaient trouvé la mort dans un accident d’hélicoptères au Mali, dans une zone de combats.
Le président Donald Trump avait promis lors de sa campagne de 2016 de mettre un terme aux “guerres sans fin”. Il a déjà annoncé une réduction significative du nombre de soldats américains déployés en Syrie et compte en faire de même en Afghanistan, où les Etats-Unis sont engagés militairement depuis près de 20 ans.
des-pompiers-lors-dune-intervention-sur-lavenue-de-france-devant-fateb-à-bangui-le-24-décembre-2019-par-cnc – RCA : 18 sapeurs-pompiers civils ont reçu leur certificat après deux semaines de formations
une intervention des pompiers tourne au fiasco à Bangui.
Bangui (République centrafricaine) – Une intervention des pompiers sur l’avenue de France, à quelques mètres de la faculté de théologie évangélique de Bangui (FATEB), ce mardi 24 décembre, tourne au fiasco, et la population se met en colère.
Tout est parti ce mardi après-midi, selon les témoins de la scène, par un appel à l’aide d’un conducteur de taxi, visiblement bouleversé par la présence suspecte des fumées dans le moteur.
Pendant ce temps, une colonne des véhicules des pompiers se trouvait justement à quelques mètres du lieu du sinistre, à la station Total des martyrs pour leur ravitaillement au carburant. Les témoins, qui ont constaté que le taxi est en train de prendre feu, se sont précipités pour les alerter afin que l’incendie soit circonscrit très rapidement. Malheureusement à leur arrivée sur le lieu de l’incendie, qui se trouvait d’ailleurs à moins de trois cents mètres d’eux, les pompiers, à bord d’un engin contenant une cuve d’eau d’extinction, ont du mal à circonscrire le feu qui prend de plus en plus de l’ampleur.
Comble de l’ironie, les pompiers n’arrivent pas à faire sortir l’eau de leur engin durant près d’une demi-heure.
Dépassés par l’événement, ils ont dû appeler en urgence une équipe du service d’incendie de l’aéroport pour les aider. Malheureusement, à leur arrivée, le taxi est presque carbonisé par la puissance des flames.
Mécontent de ce fiasco d’intervention, la foule présente sur le lieu du sinistre commence à huer les pompiers qui ont du mal à s’expliquer.
Interrogés par CNC, certains témoins parlent d’un acte mystique qui n’arrive qu’en fin d’année. Selon eux, « si l’eau n’arrive pas à sortir du camion des pompiers alors que celui-ci est neuf et bien rempli, on pense qu’il y’a quelque chose derrière cette histoire », estiment-ils.
Joint au téléphone, le propriétaire du taxi explique qu’il remercie les pompiers qui sont intervenus lors de l’incendie de son taxi. « Je n’ai rien à reprocher à ces braves pompiers. C’est un programme de Dieu », ajoute-t-il.
Il y’a lieu de noter qu’en octobre dernier, un entraînement à la lutte contre les feux urbains a été dispensé aux sapeurs-pompiers de la protection civile centrafricaine par les pompiers militaires français, alors que quelques mois plutôt, en février, une autre formation du même type avait été dispensée aux sapeurs-pompiers des forces armées centrafricaines (FACA) par les mêmes coopérants français.
Centrafrique.com/photo-interieur-article-de-monsieur-aristide-briand-reboas-lors-du-congres-de-son-parti-pcd-le-15-decembre-2019-a-bangui/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Aristide Briand REBOAS débout lors du congrès de son parti le PCD le 15 décembre 2019 au palais de la CEMAC à Bangui. CopyrightCNC.
Centrafrique : Aristide Briand REBOAS, un jeune à l’assaut du pouvoir en 2020.
Bangui (République centrafricaine) – C’est un jeune candidat, mais très expérimenté en politique, que le parti PCD (parti chrétien-démocrate) a investi pour défendre leur couleur à la prochaine présidentielle prévue pour décembre 2020.
Monsieur Aristide Briand REBOAS, investi candidat par son parti le PCD (parti chrétien-démocrate) lors de son dernier congrès tenu au palais de la CEMAC à Bangui, le 18 décembre dernier, est à ce jour le premier candidat déclaré et investi en vue de la prochaine élection présidentielle de 2020.
En moins de 12 mois des prochaines échéances, tous les États majors des partis politiques sont en constante effervescence.
Monsieur Aristide Briand REBOA, qui entend livrer une grosse bataille en 2020 aux couleurs de son parti le PCD, ne manque pas de l’ambition. « J’ai de l’ambition pour mon beau pays la République centrafricaine. Et pour avoir de l’ambition, ça prend une économie forte à travers l’instauration de la paix et de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national. C’est ce que je compte faire pour redonner de l’espoir au peuple centrafricain, en particulier les jeunes, les femmes et la génération future à travers le projet politique que je vais proposer au peuple souverain le moment venu», explique le candidat du PCD Aristide Briand REBOAS lors de son investiture à Bangui, en présence des nombreux partisans, des membres de sa famille, mais aussi de plusieurs personnalités politiques centrafricaines.
Un homme expérimenté
Monsieur Aristide Briand REBOAS, un féru de politique. Il a une longue expérience en matière de sécurité. Diplômé du Centre d’études diplomatiques de Paris et de l’École des hautes études internationales, il fut aussi directeur du renseignement, puis a travaillé à la défense des droits de l’homme pour l’Union africaine.
Un projet politique taillé sur mesure
Lors de son discours d’investiture comme candidat du PCD, monsieur Aristide REBOAS définit les grandes lignes de son projet de société qui repose sur « neuf axes, compte tenu de la spécificité de la situation de notre pays qui doit se relever de ses cendres et de retrouver la place qui était la sienne dans le concert des nations démocratiques ».
Soucieux d’un bel avenir pour la République centrafricaine, monsieur Aristide Briand REBOAS n’a pas manqué de prendre un premier engagement auprès de ses concitoyens. « Je m’investirai en éducation, sachant que le savoir c’est ce qui démarque un pays d’un autre, et j’aimerais que dans quelques années, la République centrafricaine soit une référence en matière de l’éducation en Afrique centrale », promet-il.
Anselme Mbata
Copyright2019CNC.
Photo des participants au congrès du PCD le 15 décembre 2019 au palais de la CEMAC à Bangui. CopyrightCNC.
Centrafrique.com/crepin-mboli-goumba-president-du-parti-patri/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président du parti PATRI Maître Crépin Mboli-Goumba
En adressant ses vœux de joyeux Noël ce mardi 24 décembre aux Centrafricains, Maitre Crépin Mboli-Goumba, Président du Patrie, a mis un accent particulier sur la nécessité d’un dialogue de vérité pouvant permettre à l’apaisement du climat politique peu serein et tendu.
Bangui (République centrafricaine) – Des vœux qui sortent de l’ordinaire mais avec une particularité d’insuffler au pays une bouffée d’air pour la réussite des prochaines élections. L’occasion lui a aussi permis de dénoncer les scandales financiers qui se sont multipliés au sommet de l’Etat, dans une indifférence totale marquée par l’impunité.
Nous vous proposons ici l’intégralité de vœux
Mes chers Compatriotes,
L’année 2019 qui achève sa course n’a, en rien, dérogé à la triste règle établie depuis quelques années. Les malheurs ont continué à s’abattre sur la nation, sans oublier les humiliations diplomatiques. Les scandales financiers se sont multipliés au sommet de l’État, dans une indifférence totale qui s’explique par un sentiment d’impunité.
L’indignation morale, première étape de la répression, a quitté la gouvernance étatique. Les initiatives économiques et sécuritaires, vantées sur tous les médiums, se sont révélées une véritable poudre de perlimpinpin. Pis, le retour de l’ancien Chef d’État, le Général François Bozizé, a mis à nu les fragiles illusions de l’efficacité des services de l’État, notamment celui des renseignements et de la protection civile.
Pour ma part, je me réjouis du retour en Centrafrique du Général Bozizé, pour deux raisons fondamentales. La première, c’est que ce retour donne un contenu à l’article 5 de notre Constitution, qui proscrit le maintien en exil de tout ressortissant Centrafricain. Pour avoir vécu en exil pendant dix ans, je sais ce qu’est le mal du pays et le sentiment d’être un étranger.
La deuxième, c’est l’opportunité offerte désormais à tous les protagonistes de la crise centrafricaine d’organiser une concertation, du genre vérité-réconciliation. Pour faire leur deuil, les Centrafricains ont besoin de savoir qui a fait quoi. Avant de décider du pardon. J’en parle avec d’autant plus de sérénité et d’insistance que certains esprits chagrins, dans la confusion d’une histoire tragique, avaient voulu associer mon nom à la genèse de ce malheur. Les élections pourront alors se tenir à bonne date, mais seulement après le retour à Bangui de tous les protagonistes de la crise et la tenue de ce dialogue.
Mes chers Compatriotes, si j’insiste tant sur la clarification du passé, c’est pour mieux vous parler de notre avenir commun, expurgé de toute hypothèque. C’est pour mieux appeler au rassemblement face aux périls.
Les prochaines échéances électorales seront capitales pour notre pays, voilà pourquoi, nous devons créer, chacun pour ce qui le concerne, les conditions de leur réussite. Mais en attendant, je vous souhaite à tous Joyeux Noël et bonne fête de fin d’année.
Centrafrique.com/patrouille-des-soldats-faca-dans-le-marche-a-bangassou-par-cnc-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patrouille des soldats FACA dans le marché de Bangassou. Crédit photo : Félix Ndoumba / CNC
vive tension à Bangassou depuis ce matin.
Bangassou (République centrafricaine) – Une grande tension règne ce mardi matin à Bangassou, dans le sud-est de la Centrafrique, après la mort d’un jeune, victime de grave torture infligée par des soldats FACA.
À l’annonce du décès de la victime, dans la nuit du lundi à mardi vers 1 heure du matin, des dizaines des jeunes, très en colère, s’est précipité vers la clinique de l’ONG MSF (Médecin sans frontières) au quartier Gbangodê, où le corps de la victime a été déposé. Dès leur arrivée, certains commencent à crier aux vengeances avant de transporter, vers 6 heures, la dépouille de la victime jusqu’à la préfecture.
Les parents de la victime, contactés par CNC, affirment que leur fils, avant son décès, avait dénoncé ses agresseurs, qui seraient des soldats FACA qui l’ont séquestré et torturé durant des heures chez lui avant de le transporter à la clinique du MSF dans un état presque végétatif.
Cependant, une source hospitalière affirme que la victime, à son arrivée à l’hôpital, aurait expliqué qu’elle aurait eu une altercation quelques heures plutôt avec l’un de ses agresseurs, qui serait un Soldat FACA, à cause de sa femme.
Ce témoignage, confirmé par l’un des cousins de la victime, montre bel et bien que cet acte criminel serait passionnel et prémédité.
D’après le cousin, son neveu, la victime, est un commerçant ambulant qui passe de village en village pour vendre ses produits. À son retour ce lundi soir, il a malheureusement retrouvé sa femme avec un autre homme sur son lit. Et cet homme est un soldat FACA qu’il n’a pas hésité de le foutre dehors.
Croyant que l’affaire est finie, vers 19 heures, l’amant jaloux est revenu avec ses compagnons d’armes pour le séquestrer et torturé sauvagement durant des heures. Voyant que l’homme est presque mourant, ils l’ont transporté à la clinique du MSF où il a finalement rendu son âme vers 1 heure du matin.
Pour l’heure, la tension reste vive, et des négociations sont en cours avec les proches de la victime qui réclame toujours l’arrestation des présumés auteurs de cet acte criminel.
Centrafrique.com/statue-du-soldat-au-quatrieme-arrondissement-de-bangui-par-corbeaunews-centrafrique/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Statue du soldat au croisement du quatrième arrondissement de Bangui. CopyrightCNC.
Bangui, le gouvernement alerte sur un risque réel du kidnapping des ministres.
Bangui (République centrafricaine) – Le dernier conseil des ministres, dirigé par le chef de l’État, le Professeur Faustin Archange TOUADERA, au palais de la renaissance le jeudi dernier, a été considérablement refroidi, après l’annonce faite par le ministre de la Sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara, d’un risque imminent d’enlèvement de certains membres du gouvernement, dirigé par monsieur Firmin NGRÉBADA.
Selon des informations dignes de foi mises à la disposition du gouvernement par le service de contre-espionnage russe installé au cœur du palais de la renaissance à Bangui, « il se prépare un kidnapping des ministres ». Le risque est d’autant plus élevé pour les membres du gouvernement, habitant particulièrement le quatrième, le huitième arrondissement de Bangui et dans la commune de Bégoua. En d’autres termes, en partant du lycée Boganda jusqu’au PK12, y compris les quartiers de « Boy-Rabe sauvage », c’est-à-dire tous les quartiers de Boy-Rabe en face du marché, d’après le qualificatif de Fidèle Gouandjika, puis du croisement Marabéna jusqu’au quartier Combattant, tous les membres du gouvernement résidant dans ces secteurs vont devoir renforcer leur sécurité.
Il va même plus loin, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Lors dudit dernier conseil des ministres, ordonne à tous les membres du gouvernement, particulièrement ceux qui habitent ces zones « rouges » dont le risque d’enlèvement est plus élevé de déménager sans délai.
D’après le document fourni par le service de contre-espionnage russe, ce projet macabre est tenu discrètement par ses auteurs qui ne sont autres que les partisans de l’ancien président François Bozizé, et plusieurs chefs Antibalaka qui multiplient ces derniers temps des réunions nocturnes dans les différents quartiers de la capitale, et peaufine à l’occasion des revendications à soumettre au gouvernement en contre parti de la libération des otages, si le cas se présente.
Info ou intoxe ?
Difficile pour le moment de le savoir. Cependant, certains observateurs indiquent à CNC que cette inquiétude du gouvernement est bel et bien l’émanation du climat politique tendu dans le pays, depuis le retour de l’ancien chef de l’État François Bozizé, dont certains de ses partisans multiplient publiquement des appels aux violences sur les réseaux sociaux.
Quatre sources gouvernementales l’ont indiqué lundi à Reuters, juste avant son retour au pays après plus de six mois à l’étranger.
En tournée européenne depuis quelques mois, Guillaume Soro devait rentrer à Abidjan ce lundi 23 décembre.
Le jet privé à bord duquel il a embarqué à Paris devrait initialement l’emmener en Côte d’Ivoire, mais il a été détourné vers le Ghana “pour des raisons de sécurité”, a déclaré son conseiller, Alain Lobognon à Reuters.
Les sources n’ont pas fourni de détails sur les allégations spécifiques contre Soro. Un porte-parole de la police a déclaré qu’il n’était pas au courant du mandat.
Soro, 47 ans, a dirigé les rebelles qui ont tenté sans succès d’évincer le président Laurent Gbagbo du pouvoir en 2002, avant d’installer Alassane Ouattara à la présidence lors d’une brève guerre civile après une élection contestée en 2010.
Centrafrique.com/brigade-de-locrb-de-damala-a-bangui-5/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Antenne OCRB de Damala, derrière quartier Combattant, dans le 8e arrondissement. CopyrightDR
Bangui, trois braquages commis en moins de 24 h au quartier Combattant.
Bangui (République centrafricaine) – trois braquages ont été commis au quartier Combattant, dans la nuit du dimanche à lundi 23 décembre, puis très tôt ce matin, par des individus non identifiés, munis des armes blanches, a-t-on appris des sources locales.
D’après les témoins de la scène interrogés par CNC, le premier braquage a eu lieu vers 23 heures non loin de l’école combattant, pendant que la victime, un homme d’une soixantaine d’années, rentrait tranquillement à pied quand les assaillants l’ont attaqué, avec des couteaux commandos, avant de le dépouiller complètement. Une somme de 30 000 francs CFA de la victime aurait été emportée par les assaillants
Pendant ce temps, près du marché Combattant, toujours vers 23 heures, un jeune homme d’une vingtaine d’années, accompagné de sa copine, a été agressé aux couteaux alors que le suspect aurait tenté en vain de voler leur téléphone portable.
Quelques heures plus tard, non loin du marché combattant, à quelques mètres de l’Église catholique, vers 4 heures du matin, une commerçante, habitante du secteur, en route pour faire ses achats, a été agressée par un groupe d’individus armés de faux pistolet et des couteaux. Ils ont emporté les 12 000 francs CFA de son fonds de commerce.
Contacté par CNC, le service de police du huitième n’a pas pu répondre à nos appels, en raison de la grève générale au sein de la police.
Faut-il rappeler que le quartier Combattant, principale porte d’entrée de la capitale via l’aéroport de Bangui Mpoko, est considéré comme l’un des quartiers rouges de Bangui, après KM5 et Boy-Rabe ?
Un Gabonais tué et quatre Chinois kidnappés dans une attaque de pirates
Libreville (Gabon) – 23 déc. 2019 03:03
Ces attaques sont survenues dans l’Estuaire du Gabon, en rade de Libreville, une zone habituellement préservée des incursions pirates bien que située dans le golfe de Guinée, nouvel épicentre de la piraterie maritime mondiale.
Sécuriser la zone
« Dans la nuit du 21 au 22 décembre 2019, dans la rade de Libreville, des attaques pirates ont été perpétrées […] contre quatre navires », a précisé le porte-parole du gouvernement gabonais Edgard Anicet Mboumbou Miyakou dans une allocution vidéo. « Ces attaques ont malheureusement entrainé le décès d’un commandant de bord de nationalité gabonaise et l’enlèvement de quatre employés […] de nationalité chinoise », a-t-il ajouté.
Les forces de défenses et de sécurité « ont engagé des actions » afin « de sécuriser la zone et de rechercher les auteurs avec la coopération d’Interpol et des organismes sous-régionaux », a poursuivi le porte-parole.
Deux bateaux de pêche attaqués
Ces attaques, menées à bord d’embarcations rapides par des assaillants non-identifiés, se sont produites au mouillage de ces navires au près de la capitale gabonaise, située sur la rive droite de l’estuaire du Gabon.
Parmi les navires attaqués, deux sont des bateaux de pêche appartenant à l’entreprise sino-gabonaise Sigapêche. Les quatre Chinois enlevés sont des employés de cette société. Le troisième appartient à la société de transport maritime Satram, basée à Port-Gentil au Gabon, pour laquelle travaillait le commandant de bord tué. Le dernier est un cargo, le « Tropic dawn », battant pavillon panaméen.
82 % des enlèvements d’équipages au Golfe de Guinée
Le Golfe de Guinée, qui s’étend des côtes du Sénégal à celles de l’Angola en passant par celles du Nigeria, sur 5.700 km, est devenu ces dernières années un repaire de pirates et le nouvel épicentre de ce type d’attaques, pillages de navires et kidnappings contre rançons, ravissant la vedette au Golfe d’Aden.
Pour les neuf premiers mois de l’année, le golfe de Guinée a concentré 82 % des enlèvements d’équipages dans le monde, selon le BMI.
Centrafrique.com/des-dizaines-des-combattants-de-lex-coalition-seleka-dans-un-pick-up-lourdement-armes-en-patrouille/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Image d’illustration des rebelles de la Seleka. CopyrightDR
La ville de Birao sous tension suite aux rumeurs d’une contre-offensive imminente du FPRC.
Birao (République centrafricaine) – La tension est particulièrement forte ce dimanche soir dans la ville de Birao, chef-lieu de la préfecture de Vakaga, située à 1078 kilomètres à l’extrême nord-est de Bangui, capitale de la RCA.
Ce dimanche 22 décembre, nous sommes à Birao, à la tombée de la nuit, la ville se vide très rapidement. Un couvre-feu a été instauré en urgence par le MLCJ, les hommes en armes apparaissent, des véhicules et les motos sont réquisitionnés pour transporter les combattants qui seront positionnés dans tous les coins du centre-ville, y compris à l’entrée de Birao.
Pendant ce temps, les populations civiles, désemparées, cherchent à se mettre à l’abri des éventuelles violences en quittant leur domicile pour les camps des déplacés internes (DPI) proches de la base de la Minusca et de l’aéroport local.
Ce brusque regain de tension à Birao, selon nos informations, fait suite a l’alerte déclenchée ce dimanche soir par l’État major du MLCJ, une faction rebelle de l’ex-coalition Seleka dirigée par le ministre délégué auprès du Premier ministre en charge des groupes armés, Monsieur Gilbert Toumou Deya.
Quelques heures plutôt, à Ndélé, dans le Bamingui-Bangoran, six véhicules militaires du FPRC, en provenance de la ville de Kaga-Bandoro, ont pris la route de Birao, avec une centaine des hommes lourdement armés à bord. Parmi ces rebelles, figure un combattant, qui avait pris peur de se rendre sur le terrain à Birao, se cachait, sous son lit avant d’être retrouvé et passé à tabac par ses compagnons d’armes qui l’ont contraint à quitter la ville avec eux sur des motos.
Pour le FPRC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique ), qui avait perdu le contrôle de la ville en septembre dernier au profit du mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), le combat de Birao sera plus que jamais décisif pour son image.
Il y’a lieu de rappeler que le mois dernier, des soldats FACA avaient été déployés à Birao pour protéger les populations civiles, mais leur capacité militaire, sans l’appui de la Minusca, est trop maigre pour faire face aux éventuelles attaque foudroyante des combattants rebelles du FPRC.
Joint par la BBC, Hervé Ouattara, responsable du front anti-CFA au Burkina a confirmé la nouvelle tout en ajoutant : « on veut l’expulser vers le Bénin, dès demain matin…mais nous sommes en train de nous organiser». Par ailleurs, le domicile de Hervé Ouattara a été « assiégé » par des jeunes. « La gendarmerie est allée à l’hôtel de Kemi Séba. On les a pris et directement à l’aéroport », a précisé Hervé Ouattara. Pendant l’arrestation de Kémi Séba du Burkina Faso, des « jeunes » ont pris d’assaut le domicile de Hervé Ouattara, a ajouté le responsable du front anti-CFA au Burkina. « Ils sont arrivés, ils ont commencé à chanter l’hymne national. Ensuite, ils ont commencé à lancer des cailloux dans mon domicile et ils scandaient “Kémi à bas ! Hervé à bas ! “. Ils ont essayé même de défoncer les portes. J’ai même fait des tirs de sommation tellement ils forçaient ma porte. Ils ont commencé à 21h et c’est à 2h du matin que ma maison a été libérée par la gendarmerie », a-t-il expliqué. Lors de sa rencontre avec des étudiants burkinabè à l’Université Joseph Ki-Zerbo le samedi 21 décembre 2019, Kémi Séba, Président de “Urgences panafricanistes” a qualifié le Président du Faso, Roch Kaboré, de « passoire politique ». Aussi, il avait estimé que l’ancien président du Faso, Blaise Compaoré aurait mieux défendu le Burkina Faso que Roch Kaboré. Ses propos ont été mal accueillis par des militants du parti au pouvoir, MPP, qui les ont jugé « déplacés », sur les réseaux sociaux. Mais pour Hervé Ouattara, « Kémi Séba a toujours traité ainsi ceux qui collaborent avec la France. Quand il s’agit des autres présidents, les gens applaudissent. Mais quand il s’agit du président Kaboré, les gens ont estimé que ce n’est pas normal. Voilà la raison des attaques des domiciles. Kémi Séba, ce n’est pas sa première fois de traiter les présidents de la sorte », a-t-il conclu Avec AFP
Centrafrique : le capitaine Rodrigue Bozizé visé par une plainte pour agression.
Bangui (République centrafricaine) – Le capitaine de la gendarmerie, Rodrigue Bozizé alias Gbâguënè, fils de l’ancien chef d’État François Bozizé, est depuis quelques jours cités dans plusieurs affaires des voies de fait, principalement sur des transporteurs au marché PK12, dans la commune de Bégoua, à la sortie nord de Bangui.
Décidément, le retour de l’ancien président François Bozizé, après quelques années d’exil en Ouganda, fait réveiller tous les vieux démons de son régime défunt, en particulier son fils, le capitaine de la gendarmerie Rodrigue Bozizé alias Gbâguënè, qui ne cesse malheureusement de se faire parler de lui en mal depuis quatre jours.
Pas plus tard qu’hier, le samedi 21 décembre, dans la matinée, aux environs de 10 heures, au PK12, à la sortie nord de Bangui, l’homme faisait irruption au milieu des passants, et commence à donner des coups des poings au hasard. Parmi ses premières victimes, figure un adolescent d’une dizaine d’années qui a été violemment touché.
Comme si cela ne suffisait pas, l’homme traverse la barrière et met la main sur un premier taxi, puis un deuxième, troisième et enfin un minibus en quatrième qu’il les a tous conduits successivement à la brigade territoriale de la gendarmerie de PK12. Après quelques vérifications, ils ont été tous libérés par le commandant de brigade, un sous-officier qui doute de la santé mentale du fils de l’ancien président Bozizé.
Tellement hué par la foule, le capitaine Rodrigue Bozizé a finalement quitté le secteur à bord du véhicule de la légion mobile de la gendarmerie (LGM), conduit par le commandant de gendarmerie Olivier Koudemon alias Gbangouma, un ex-garde rapproché de son papa-Président, récemment cité dans une affaire d’agression de deux jeunes devant l’université de Bangui.
Le capitaine Rodrigue Bozizé, alias Gbâguënè, qui n’est pas malheureusement à sa première agression de la semaine, avait été cité dans une autre affaire d’agression, le mercredi dernier au PK12, d’un conducteur de taxi qui a aussitôt saisi le parquet général près tribunal de grande instance de Bangui, selon la victime contactée par CNC.
Comme il disait devant ses collègues gendarmes du PK12, « Mon père a pris le pouvoir, je commence mon boulot ». Et donc c’est de cette manière qu’il doit commencer son boulot ?
Contactés pas CNC, de nombreux témoins indiquent que le fils de l’ancien président aurait agi sous l’effet de la drogue qu’il aurait consommée quelques minutes plutôt derrière une buvette située à quelques mètres du domicile de sa femme au quartier Sassara.
Le député Jean-Michel Mandaba, embourbé dans une affaire de pot-de-vin, sera traduit devant la Haute Cour de Justice.
Bangui (République centrafricaine) – C’est la conclusion de la réunion de concertation de la Commission d’enquête parlementaire ce vendredi. Faut-il le rappeler, le député avait avoué au mois de juillet avoir reçu 40 millions dans le processus d’attribution des permis à des entreprises chinoises?
Sur ce dossier, un premier rapport du parlement centrafricain avait, entre temps déjà évoqué une chaîne de corruption tenue par des personnalités qui seraient au gouvernement et à l’Assemblée nationale.
Ce sujet polémique très attendu est lié au scandale de corruption de député révélé par un rapport parlementaire, présenté à huis clos aux députés lors de la session extraordinaire de juillet 2019. Le président de l’Assemblée nationale moussa Laurent Gon Baba avait promis la délibération de l’Assemblée nationale lors de cette session d’octobre. Ce qui fut fait par la décision de la Commission d’enquête parlementaire. Mais ce n’est pas encore gagner. Selon les textes, en clair, les députés devront se prononcer sur le sort de leur collègue Jean Michel Mandaba à 1/3 de voix pour en plénière.
Plusieurs députés interrogés sur les mesures à prendre, pensent que pour « la crédibilité de l’Assemblée nationale, il faudrait lever l’immunité de ce député pour le mettre à la disposition de la justice ».
Cette option pourrait permettre à cette législature de conserver le peu de crédibilité dont elle bénéficie encore après plusieurs affaires de corruption enregistrées depuis son entrée en fonction. Les députés devront dire si oui ou non la démission de Mandaba de son poste de président de la commission ressources naturelles est suffisante.
Cette affaire avait éclaboussé le parlement au mois de juillet lorsqu’une vidéo avait été projetée montrant le député Mandaba empoché les 40 millions, un fait qui l’a contraint à reconnaître les faits et a demandé pardon.
Centrafrique.com/lancement-du-projet-de-lenseignement-par-la-radio-finance-par-lunicef-le-20-decembre-2019-par-cyrille-yapende/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le ministre de l’enseignement primaire et secondaire, Monsieur Moukadas Noure, avec les partenaires de ce projet dont la madame Bikha Patricia de l’Unicef. Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé / CNC.
Centrafrique : le gouvernement lance le système de l’enseignement par la radio
Bangui (République centrafricaine) – Un nouveau programme de l’enseignement par la radio a été officiellement lancé par le ministre de l’Enseignement primaire et secondaire, Moukadas Noure, le vendredi 20 décembre, à l’Institut National de la Recherche et d’Animation pédagogique(INRAP).
Ce nouveau système d’apprentissage en sango et Français par la radio a vu le jour grâce à l’appui de l’Unicef et de son bureau local à Dakar.
La cérémonie du lancement officiel de ce programme a eu lieu en présence des plusieurs hauts cadres du département de l’enseignement primaire et secondaire.
Ce projet qui a été initié en 2018 par l’Unicef et le gouvernement vise à renforcer davantage le système éducatif centrafricain fragilisé par la crise militaropolitique qu’a entraîné le déplacement d’environs 270mille enfants en âge d’apprentissage scolaire dont 116 milles en situation de rupture scolaires ou non scolarisés.
C’est dans cette optique que l’Unicef a mis en place ses conditions pour aider les enfants en situation non scolarisées. 72 leçons de français et 72 leçons de calcul conceptualisées et traduites en sango par l’INRAP via ses conseillers pédagogiques, sont déjà prêtes à être diffusées dans les radios.
«Ce nouveau système d’enseignement est contribution fondamentale, un atout supplémentaire pour combler le déficit d’apprentissage des enfants qui sont en dehors du cursus scolaire. Pour se faire, l’Unicef en collaboration avec le bureau régional de Dakar a mis à la disposition de radio télévision scolaire 72 leçons de français et 72 leçons de calcul qui ont été élaborées, validées puis traduites en sango », a précisé Moukadas Noure, ministre de l’Enseignement primaire et secondaire qui annonce aussi que ses leçons de français et sango seront bientôt diffusées dans les différentes stations radiophoniques de Bangui et les provinces.
Pour mieux toucher les enfants qui sont dans l’arrière-pays, ce programme a prévu de diffuser 80 leçons de français et de calculs dans les sous-préfectures de Bambari dans l’Ouaka ainsi que certaines radios communautaires.
Patricia Bikha, représentante de l’Unicef à cette cérémonie, quand elle rappelle que le droit à l’éducation exige de tous une recherche de tous les moyens possibles pour améliorer les conditions de l’accès facile à une éducation de qualité à chaque enfant de la République centrafricaine ?
« La présence dans cette salle des partenaires au développement de la Centrafrique témoigne de leur souci commun d’appuyer le programme respectif afin de rechercher une convergence, une complémentarité, l’épuisante et l’efficacité nécessaire pour non seulement de meilleures conditions d’apprentissage et assurer le droit légitime de tous les enfants à l’éducation et également le bien-être des enfants et des femmes de ce pays », a-t-elle conclu.
Ce projet de l’enseignement par la radio a été réalisé grâce à la combinaison de l’effort dont la Fondation Hirondelle (Radio Ndékéluka) qui a apporté son expertise en production et diffusion de support radiophonique, le ministère de l’éducation amené son expertise en termes de l’enseignement et l’Unicef enfin apporte sa contribution en termes de l’expertise dans le secteur de l’éducation en appuyant le gouvernement.
Un policier nigérian tue son collègue et se suicide
Lego (Nigeria) – 22 déc. 2019 15:54
Un policier a ouvert le feu sur ses collègues dans la capitale nigériane Abuja, tuant l’un d’eux et en blessant un autre avant de se suicider.
Dans une déclaration, un porte-parole de la police nigériane affirme qu’un inspecteur de police a tué un caporal et blessé un surintendant adjoint avant de se suicider pendant son service.
Selon certains médias locaux, l’officier a commencé à tirer en l’air, puis a pointé son arme sur ses collègues lorsqu’ils ont tenté de savoir pourquoi il tirait en l’air.
L’incident s’est produit alors que les policiers étaient à leur poste de travail samedi.
Les groupes de défense des droits humains ont souvent accusé les forces de sécurité nigérianes de violation des droits des civils, et de procéder à des exécutions extrajudiciaires.
Le commissaire de police de la capitale nigériane, Bala Ciroma a déclaré à la BBC que des enquêtes sont en cours.
En août dernier, trois policiers et deux civils ont été tués lorsque des soldats nigérians ont ouvert le feu sur un véhicule qui transportait un ravisseur présumé vers un poste de police peu après son arrestation.
En réaction au déploiement de forces par la Russie en Libye, le Président turc, Recep Tayyip Erdogan, a averti qu’« Ankara ne demeurerait pas sans rien faire alors que les mercenaires à la sole de la Russie aident le général Haftar ».
Recep Tayyip Erdogan, président turc, a réagi ce vendredi 20 décembre à l’inquiétude russe d’envoyer éventuellement des militaires en Libye.
Lors d’un discours tenu après la prière de ce vendredi, Erdogan a déclaré que la Turquie ne resterait pas silencieuse face aux mercenaires à la solde de la Russie comme Wagner qui aide le général Khalifa Haftar, chef de l’armée nationale libyenne.
« Eux (les Russes) travaillent via des groupes comme celui de Wagner tout comme des mercenaires pour Haftar en Libye; vous savez qui les fiance », a ajouté Erdogan cité par Reuters.
« C’est le cas et il ne serait pas juste que nous gardions le silence contre tout cela. Nous avons fait de notre mieux jusqu’à présent et nous continuerons de le faire », a-t-il poursuivi.
« Haftar n’est pas un homme politique légitime. Sa présence est illégale. Il y a des gens qui veulent lui conférer de la légitimité. Fayez al-Serraj est le leader légitime », a précisé Erdogan.
Haftar menace la Turquie en évoquant le risque de l’internationalisation du conflit libyen
Atwan met en garde contre le piège d’une guerre par procuration que le camp de Khalifa Haftar et de ses alliés régionaux semblent avoir tendu non seulement à la Turquie mais aussi au Qatar afin de les entraîner dans un véritable « bourbier libyen ».
Auparavant, Inter Fax citant une source au sein du ministère russe des Affaires étrangères, avait rapporté que Moscou était inquiet quant à l’envoi éventuel par la Turquie de forces en Libye.
« Maintenant, ils disent qu’ils sanctionnent TurkStream. Cela serait une violation de tous nos droits », a-t-il déploré en allusion à l’adoption par le Sénat du projet de loi visant à imposer des sanctions à la Turquie », a rapporté Anadolu.
Le président turc a affirmé qu’il mettrait à son ordre du jour, des mesures de rétorsion face aux sanctions éventuelles américaines.
Le Sénat américain a voté mercredi dernier dans la matinée, la levée de l’embargo sur les armes à Chypre, un acte qualifié par certains analystes d’anti-Ankara.
Auparavant, quelques jours plutôt, la commission des affaires étrangères du Sénat américain avait donné son aval à l’imposition de sanctions contre la Turquie pour avoir acheté des systèmes S-400 russes.
Centrafrique.com/ibrahim/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>le véhicule du chef milicien Ahamat Ibrahim impliqué dans l’accident du 14 décembre 2019 sur l’avenue David Dacko. Crédit photo : Corbeaunews.
Détention des 4 employés du MSF à l’OCRB, une affaire qui dépasse le cadre judiciaire.
Bangui (République centrafricaine) – samedi 14 décembre, quatre employés de l’ONG internationale médecin sans frontières (MSF) ont été placés en détention dans les locaux de l’Office Central de Répression du banditisme (OCRB) à Bangui, alors que le MSF, dans un communiqué publié vendredi, demande leur libération immédiate, et suspend dans la foulée leurs activités à l’hôpital De Sica. Que s’est-il réellement passé ? Pourquoi les employés du MSF ont été retenus contre leur gré aussi longtemps?
Notre bureau d’enquête, saisi de l’affaire quelques heures après la publication du communiqué du MSF qui faisait état de la détention dans les locaux de l’Office centrafricain de répression du Banditisme (OCRB) et de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) de ses Quatre employés sans qu’aucune explication ne soit donnée, et contre leur gré, à pu mener ses propres investigations, en toute indépendance, sur cette affaire que certains jugent très embarrassante pour la justice, en raison des nombreuses pressions diplomatiques qui s’enchainent depuis le début de l’affaire.
D’après notre bureau d’investigation, tout est parti d’une affaire d’accident de circulation sur l’avenue David Dacko, dans l’après-midi du samedi 14 décembre 2019, impliquant un véhicule de marque PAJERO appartenant à un chef milicien d’autodéfense de Km5, le tristement célèbre Ahamat Ibrahim, alias Kamba ti Wa, et une moto, conduite par un jeune au niveau du quartier Lakouanga, dans le premier arrondissement de Bangui. Cependant, une foule hostile, qui s’est déportée sur le lieu de l’incident, voudrait en découdre avec celui qui serait à l’origine de cet accident.
À cet instant, un Soldat FACA, qui se trouvait dans la foule, intervenait pour que le chef milicien Kamba ti Wa, et le conducteur de la moto soient évacués d’urgence à l’hôpital De Sica qui se trouve non loin de la scène. C’est dans ce contexte que les responsables du MSF (Médecin sans frontière) ont appelé la police, car la foule hostile voulait vaille que vaille finir avec ce présumé criminel tant recherché par les forces de l’ordre.
Alors, que s’est-il passé après ?
D’après certains témoins qui ont assisté à la scène, le militaire, qui a conduit Ahamat Ibrahim, alias Kamba ti Wa et les blessés, aurait instruit les gardiens de MSF afin que ces derniers soient gardés en sécurité en attendant que les forces de l’ordre ne viennent s’enquérir de la situation.
Conscient qu’il n’est pas en règle face à la justice, l’homme du KM5, qui transportait dans son véhicule des armes à feu ainsi que des stupéfiants au moment de l’accident, selon une source policière proche du dossier, va soudoyer les gardiens du MSF avec une enveloppe de 500 milles francs CFA pour le laisser filer dans la nature.
Cependant, les forces de l’ordre, qui sont arrivées quelques minutes plus tard à l’hôpital De Sica géré par MSF, n’ont pas trouvé le suspect qui s’était déjà évaporé dans la nature. Ce qui a conduit les policiers à interroger quelques témoins qui ont expliqué que le suspect aurait été exfiltré par une sortie arrière où une moto l’attendait avant de disparaître en toute impunité.
Surpris par cette information, les policiers, sur ordre du parquet général, ont mis en garde à vue le responsable de sécurité du MSF, un sujet nigérien, nommé Abdouramane, et trois de ses collègues dans les locaux de l’Office central de répression du banditisme (OCRB) pour nécessité d’enquête, selon leur propre terme.
Contactée par CNC, la police centrafricaine déplore l’attitude de l’ONG médecin sans frontières (MSF) qui ne « joue pas franc-jeu avec les autorités en charge de sécurité ». D’après le directeur de l’OCRB, le colonel Armel Baraba, la plupart des criminels admis à la clinique du MSF pour des soins en attendant la suite de l’enquête judiciaire sont automatiquement libérés par le MSF après leur traitement . L’autre cas similaire, selon la police, est celui des six hommes armés de FPRC arrêtés à Birao, transférés au parquet de Bangui puis conduits par le procureur de la République à MSF pour une prise en charge sanitaire, ont été laissés libres dans la nature sans en informer les autorités judiciaires. Une version contestée catégoriquement par le service du MSF contacté par CNC.
Pour le parquet général, cette affaire, qui dépasse
Déjà le cadre judiciaire, se joue désormais sur le terrain diplomatique avec d’énormes pressions diplomatiques et médiatique.
Aux dernières nouvelles, une solution aurait déjà été trouvée, avec l’expulsion rapide de l’employé expatrié, le Nigérien Abdouramane. Quant aux autres employés nationaux, ils seraient déjà libérés sur ordre du parquet.
Il faut noter au passage que monsieur Ahamat Ibrahim, alias Kamba ti Wa , successeur du tristement célèbre chef milicien d’autodéfense du KM5 surnommé APO, est cité dans deux affaires de braquage cette semaine des véhicules appartenant à des ressortissants chinois le 18 décembre à Bangui, puis à la Croix rouge Centrafricaine, toujours dans la capitale.
Copyright2019CNC.
Un pistolet du chef milicien Ahamat Ibrahim retrouvé dans son véhicule lors de l’accident du 14 décembre dernier. Crédit photo : Corbeaunews
Centrafrique.com/km5-mototaxi-greve-28-fevrier-2018-corbeaunews-img_25fvr2018064224-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Quartier KM5 dans le troisième arrondissement de Bangui, le 28 février 2018. Crédit photo : Copyright2019CNC.
Bangui :libération d’un élève de 17 ans 3 jours après son enlèvement.
À Bangui, en République centrafricaine, un jeune lycéen de 17 ans, dénommé Yoanne TAMBOUA, enlevé mardi, devant le lycée Marie-Jeanne CARON, dans le premier arrondissement, a été libéré par son ravisseur, après paiement d’une rançon d’un million de francs CFA, a-t-on appris de sources sécuritaires.
Même si l’identité du ravisseur n’a pas été dévoilée par le service de la police, certaines sources proches du dossier expliquent à CNC que celui-ci faisait partie des ex-combattants de la Seleka, installé au camp BAAL depuis 2014, et récemment délogé par les forces de l’ordre lors de l’opération Gboulo en novembre dernier.
Le ravisseur, qui aurait justifié son geste par le comportement ambigu du père biologique de l’otage, un officier de la police municipale connu sous le nom d’APACH. D’après lui, ce dernier aurait contribué au démantèlement de son « kiosque de valeur » devant l’hôpital communautaire le mois dernier. En conséquence, il décide de se venger, et le jeune Yoanne TAMBOUA serait sa première victime, selon son propre terme.
Enlevé en plein jour devant le lycée Marie-Jeanne CARON, puis emmené au quartier KM5, le jeune Yoanne TAMBOUA a finalement été libéré ce vendredi trois jours après son enlèvement, suite au paiement d’une rançon d’un million de francs CFA au ravisseur, qui exige par ailleurs que les fonds soient en petite coupure, et déposé au KM5 vers 21 heures exactement.
Le père de l’otage, monsieur APACH, qui est très connu dans la capitale pour avoir racketté presque quotidiennement les commerçants de Bangui, même ceux qui sont en règle, redoute que son fils puisse passer les fêtes des fins d’années aux mains de ses ravisseurs dans des conditions inappropriées.
Pour rappel, Monsieur Yoanne TAMBOUA est élève au lycée technique de Bangui. Son enlèvement avait crée un malaise au sein de la famille, qui habite dans le huitième arrondissement de Bangui.
Fin de la formation « Moniteur en secourisme au combat .»
EUTM-RCA-2019
Mission d’entrainement de l’Union européenne
Cellule communication
Bangui, le 21 décembre 2019
Du 11 novembre au 20 décembre, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont organisé une formation « Moniteur secourisme au combat ». Supervisée par le lieutenant SEGURO du pilier Education de l’EUTM- RCA, cette formation d’une durée de six semaines avait pour but de délivrer un monitorat à 13 militaires des Forces armées centrafricaines (FACA).
La formation s’est terminée le 20 décembre 2019 par une cérémonie au camp KASSAI où 13 stagiaires se sont vus remettre leur attestation « Moniteur en secourisme au combat » en présence du Colonel Henri- Charles GRENGBO, Directeur du Centre de Formation de Kassaï, du Commandant MATCHIGBAMA, son adjoint, et du Colonel Joâo NUNES SILVA, chef du pilier Education de l’EUTM-RCA. Durant ces six semaines, les moniteurs ont été formés sur les techniques de communication et d’animation et ont appris les différentes techniques d’enseignement pour être capables de restituer leurs connaissances. Les stagiaires ont également été formés avec les niveaux d’exigences militaires Tactical Combat Casualty Care qui répondent aux standards imposés par l’OTAN. Ils ont été formés sur les différentes situations auxquelles ils pourraient être confrontés en tant que sauveteur, à savoir, la manière d’examiner la victime et les gestes à effectuer; mais également sur les malaises, les plaies, les brûlures, les traumatismes, l’hémorragie, l’étouffement, la perte de connaissance et l’arrêt cardiaque.
Déployés au sein des différents bataillons, les moniteurs nouvellement diplômés vont avoir pour mission de former à leur tour de futurs sauveteurs au sein des Forces armées centrafricaines. Là encore dans ce domaine l’EUTM-RCA favorise et applique le concept Train the Trainers (former les formateurs), toujours dans la perspective de rendre les Forces armées centrafricaines (FACA) plus autonomes.
Comme souligné par le colonel Joâo NUNES SILVA, chef du pilier éducation de l’EUTM-RCA en s’adressant aux jeunes diplômés lors de la cérémonie : « Vous avez terminé la formation avec succès. Je vous félicite. Continuez à travailler pour bien employer les connaissances acquises au profit des Forces armées centrafricaines ».
Centrafrique.com/centrafrique-les-enjeux-politiques-et-diplomatiques-de-leventuelle-extradition-dun-ministre-chef-de-guerre-arrete-au-tchad/doud-bernard-selembi-journaliste-29/” rel=”attachment wp-att-34166 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
CENTRAFRIQUE : LES LEEÇONS ET ENJEUX POLITICO-JURIDIQUES DU RETOUR CLANDESTIN AU PAYS NATAL D’UN GÉNÉRAL D’ARMÉE SANS ÉTOILES.
Bangui (République centrafricaine) – La République centrafricaine, un pays isolé au cœur de l’Afrique vient pour la énième fois de son histoire de s’inscrire dans le registre des records. En effet, il s’agit d’une situation inédite jamais connue à travers le monde où un ancien président de la république exilé à l’étranger rentre clandestinement dans son pays natal jusqu’à atteindre la capitale sans que les autorités légitimes ne s’en aperçoivent.
Ce défi du siècle synonyme d’humiliation et digne d’un film hollywoodien qui sème la panique au sein d’une population déjà traumatisée. Nous faisons l’économie des moyens logistiques utilisés par le général d’armée pour anéantir les effets juridiques de la circulaire du ministre des transports et de l’aviation civile datée du 17 novembre 2016 interdisant aux compagnies aériennes de l’embarquer à Bangui. Nous regrettons au passage l’amateurisme, le cafouillage, le tâtonnement au sommet de l’Etat, le manque de communication qui a poussé certains concitoyens à faire leur valise dans l’optique d’un éventuel exil ou déplacement de la population.
N’oublions surtout pas que le prince de la monarchie de Bangui a utilisé tous les moyens et prérogatives liés à son pouvoir pour faire obstacle au retour programmé du candidat naturel du KNK. L’opinion nationale et internationale est sans ignorée qu’un mandat d’arrêt international a été décerné en date du 29 mai 2013 contre le général d’armée en exil pour crimes et incitation au génocide.
Le porte parole du gouvernement a enfin rendu officiel un communiqué très tardif du gouvernement qui cultive plus de confusion qu’il ne calme les ardeurs. Ce communiqué est à la frontière de l’ambiguïté et de l’absurdité.
Devant cette cacophonie politique qui met à nu l’apprentissage politique devenu viral et pandémique du couple de l’exécutif, le citoyen lambda s’interroge :
Pourquoi les services de renseignements et de sécurité intérieure n’ont vu aucun signal traduisant la présence du général d’armée dans la capitale centrafricaine ? Pourquoi le général d’armée a t-il choisi de défier le pouvoir de Bangui par ce mystérieux scénario ? Quelles sont les conduites à tenir définies par le pouvoir pour résoudre ce qui s’apparente à un dilemme ? Le général d’armée sera t-il arrêté puis traduit devant les tribunaux nationaux ou extradé à la cour Pénale Internationale ? Quelle est la place des victimes du général dans cette macabre mise en scène ? Les éventuelles troubles liées à son arrestation doivent-elles annihiler les effets du mandat d’arrêt international ? Quelles sont ses intentions politiques ou plus simplement quel est son avenir politique ? Sera t-il candidat ou non aux prochaines échéances électorales ?
Au delà de toutes considérations politiques, le retour du général d’armée constitue t-il un frein ou une valeur ajoutée au processus électoral en cours ?
Pour finir, l’accord de Khartoum garde t-il toujours le statut du livre de chevet des autorités établies ?
D’emblée, la tendance est unanime que le général d’armée est un citoyen centrafricain qui jouit d’un droit légitime de revenir dans son pays natal conformément aux dispositions de l’article 5 de la constitution qui dispose que nul ne peut être contraint à l’exil contre son gré. Ceci dit, il est important de rappeler que la célèbre maxime qui rappelle la suprématie de la loi en ces termes « nul n’est au dessus de la loi » et que « force doit toujours rester à la loi ». S’inscrivant dans la suite logique de ces maximes juridiques, le pouvoir doit sans détour utilisé la violence légitime pour exécuter le mandat d’arrêt établi depuis 2013 pour crimes.
Nous tenons évidemment à souligner que le Président de la république est le garant du bon fonctionnement des institutions républicaines. En conséquence, il ne peut être à la fois le garant et le fossoyeur des institutions. Le parquet général doit exécuter le mandat d’arrêt sans attendre une quelconque décision de l’exécutif à défaut d’assister à un dictat judiciaire où le président de la république décide de l’opportunité des poursuites. Par contre, l’hypothèse d’une extradition à la cour Pénale Internationale est exclue parce qu’elle ne remplit pas les conditions prévues par l’article 17 du statut de Rome relatif au principe de complémentarité. Cet article définit en occurrence deux conditions : le manque de garantie d’une justice équitable et l’effondrement du système judiciaire, ce qui n’est pas le cas de la Centrafrique. Si le président de la république s’oppose ou refuse de traduire le général devant les tribunaux pour satisfaire ses intérêts égoïstes, il peut être accusé de deni de justice et par voie de conséquence déclencher la procédure de mise en accusation devant le parlement selon les procédures définies à l’article 125 de la constitution du 30 mars 2016.
Pour finir, nous rappelons l’opinion nationale qu’en attendant d’autres épisodes dans ce long feuilleton qui n’est qu’à son début, des démissions en cascade devraient être enregistrées dans la chaîne sécuritaire du pays mais comme en Centrafrique tout ce qui est anormal ailleurs est normal chez nous…cela n’étonne personne.
Mais attention, ne le dites à personnes. Si on vous demande m, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/le-verdict-sur-le-retour-de-lancien-president-bozize-attendu-mercredi/bertin-bea-du-knk-lors-du-meeting-du-knk-a-boyrabe/” rel=”attachment wp-att-34747 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’honorable Bertin BÉA, Premier Sécrétaire du parti KNK lors du meeting de son parti au quartier Boy-Rabe à Bangui. Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé/ CNC.
Le gouvernement interdit le meeting du parti KNK à Boeing.
Bangui (République centrafricaine) – La tension est désormais visible entre le pouvoir de Bangui et le parti KNK, galvanisé par le retour au pays de son Président fondateur, le général François Bozizé le week-end dernier.
Programmé pour ce samedi 21 décembre dans la cour de l’école primaire « Kpangaba » au quartier Boeing, dans la commune de Bimbo, une banlieue de la capitale Bangui, un meeting populaire du parti KNK est plus que jamais menacé, suite à une circulaire du ministre de l’Éducation nationale interdisant toutes actions visant à réunir des personnes, comme un meeting, ou encore un rassemblement quelconque à l’intérieur de tout espace scolaire sur le territoire national.
Cette circulaire, signée par le ministre de l’Enseignement primaire et secondaire, qui vient d’être publié à moins de 24 heures du meeting du KNK, est ni moins ni plus une interdiction à peine voilée du gouvernement
Le gouvernement a-t-il le moyen d’interdire le meeting du KNK ?
Pas si sur, selon plusieurs sources au ministère de la Sécurité publique qui redoutent une avalanche des violences si jamais le gouvernement prend le risque de déployer sur place des forces de l’ordre, surtout à Boeing, ou encore à Boy-Rabe, réputés dangereux et fiefs du parti KNK dans la capitale.
D’ailleurs, l’exemple du meeting du KNK à Boy-Rabe, interdit par le gouvernement, mais maintenu par le KNK la fois dernière, a finalement eu lieu sans aucun incident jusqu’à la fin.
En tout cas, c’est désormais tendu entre le pouvoir de Bangui et le parti KNK qui compte revenir au pouvoir d’ici 2021.
Ci-dessous l’extrait du communiqué du ministre de l’Enseignement primaire et secondaire interdisant le meeting du KNK de ce vendredi.
CIRCULAIRE
À l’attention des inspecteurs d’Académie et des chefs d’établissement
scolaire
En dehors des activités pédagogiques, il est fait interdiction formelle d’organiser une réunion, un meeting, ou un rassemblement quelconque, à l’intérieur de tout espace scolaire ; et ce jusqu’à nouvel ordre.
Chaque inspecteur d’Académie est chargé d’appliquer et. Le cas échéant, de faire appliquer la présente décision.
Fait à Bangui, le 20 DÉCEMBRE 2019.
Le ministre de l’Enseignement primaire et secondaire.
circulaire du ministre de l’enseignement primaire et secondaire du 20 décembre 2019 interdisant le meeting du knk à boeing prévu pour le 21 décembre 2019
Centrafrique.com/a-peine-rentre-au-pays-lancien-president-francois-bozize-est-menace-darrestation/bozize-francois-filme-quelques-jours-avant-sa-chute-par-jeune-afrique-en-2013/” rel=”attachment wp-att-34933 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>François Bozizé (RCA), président de la République centrafricaine, au palais de la Renaissance le 13 mars 2013, dix jours avant la prise de Bangui par les rebelles de la Seleka. Photo de Vincent Fournier/Jeune Afrique
Retour de Bozizé, coulisses d’un fiasco d’une conférence de presse du gouvernement.
DOSSIER SPÉCIAL
Bangui (République centrafricaine) – C’est désormais officiel. Pour ceux qui doutent encore, l’ancien président François Bozizé est bel et bien de retour. Son parti, le KNK, le confirme, tout comme certains leaders de l’opposition démocratique qui ont pu le rencontrer ce jeudi 19 décembre à Bangui. Pendant ce temps, le gouvernement, qui avait nié sa présence sur le territoire national, l’a finalement confirmée, mais seulement 72 heures après la déclaration officielle du KNK. Que s’est-il passé depuis lors ? Enquêtes du CNC au cœur des coulisses d’un gigantesque fiasco politique au sommet de l’État.
Rentré discrètement à l’insu des autorités du pays, l’ancien président de la République, François Bozizé, en exil en Ouganda depuis sa chute en 2013, avait officialisé sa présence dans la capitale centrafricaine le dimanche 15 décembre, avant d’envoyer le lendemain ses émissaires au palais présidentiel pour informer le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA de son retour au pays.
Entre temps, la présidence de la République, qui avait nié en bloc sa présence sur le territoire national, explique n’avoir rien reçu comme message de la part de l’ancien président François Bozizé. Depuis cette date, c’est la confusion totale au sommet de l’État.
Sous pression de l’opinion publique et de la communauté internationale, une conférence de presse, qui devrait réunir des membres du gouvernement et des magistrats, a été annoncée dans la foulée pour mercredi 18 décembre dans la salle de conférence de la radio Centrafrique, avec un seul objectif, démentir catégoriquement toutes les allégations qui faisaient état de la présence de l’ancien président de la République sur le territoire centrafricain.
Cependant, l’ancien procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bangui, le magistrat Ghislain Grezengué, qui devrait aussi participer à ladite conférence de presse, était sur le point de quitter son domicile quand il a vu sur les réseaux sociaux une publication du parti KNK montrant l’ancien chef de l’État François Bozizé entouré des personnalités de son parti. À cet instant, c’est la confusion totale. Sans plus tarder, le magistrat appelle immédiatement ses collègues et les membres du gouvernement pour leur annoncer que l’ancien chef de l’État est bel et bien à Bangui. Incroyable, mais vrai !
Aussitôt, un message est envoyé à tous les journalistes qui étaient déjà présents dans la salle de conférence de la radio Centrafrique pour leur annoncer que « En raison des impératifs gouvernementaux » la conférence de presse est annulée.
Un échec cuisant pour les autorités de Bangui
À cet instant, des appels téléphoniques fusent de partout pour demander des conduites à tenir. Sur l’instruction du chef de l’État, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA ordonne la publication d’un simple communiqué de presse qui sera lu le lendemain, c’est-à-dire jeudi 19 décembre, reconnaissant enfin la présence de l’ancien président centrafricain à Bangui, avec des mots savamment choisis pour cacher leur incompétence : « le gouvernement a été informé par le parti KNK que l’ancien Président François Bozizé était à Bangui « , peut-on lire dans le communiqué laconique du gouvernement.
Un échec total non seulement pour le président de la République et son gouvernement, mais aussi du service de renseignement sous contrôle des espions russes qui terrorisaient les populations avec leur fausse histoire des écoutes téléphoniques ciblés dans le pays.
Mais comment François Bozizé était-il rentré?
Selon une source bien informée, celui-ci aurait transité par la République du Congo, en voiture depuis Brazzaville avant de franchir la frontière de la République centrafricaine avec le soutien actif de l’ancien président de l’assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua. Vrai ou faux ? Nul ne peut le savoir hors-mis ses entourages qui gardent encore le secret de son retour au pays.
Quel avenir politique pour l’ancien président François Bozizé?
Même si le KNK l’avait choisi comme leur unique candidat à la présidentielle de 2020, tout porte à croire que sa candidature ne sera pas probablement validée par l’autorité nationale des élections en raison des poursuites judiciaires et des sanctions des Nations unies qui pèsent encore sur lui.
Pour autant, son état de santé, très fragile, selon plusieurs sources proches de son parti, risquerait de le disqualifier dans les prochains combats politiques dont il rêvait jouer.
La photo de famille, ci-jointe, prise au domicile de l ‘ancien chef de l’Etat, est explicite. Le président Touadera est désormais bien seul, avec ses alliés des groupes armés signataires de l’Accord de Khartoum, qui commencent à sentir le vent tourner.
Sa réélection ne sera pas une simple formalité de bourrage d’urnes et de manipulation des fichiers. Faustin-Archange Touadera sait que Francois Bozize est un expert en la matière, mais aussi en coup d’État. Les nuits de l’ancien Premier ministre ( 2008-2013) du « »revenant » seront moins paisibles.
Échec et mat pour la Russie
Le retour de François Bozize fait l’objet d’exégèses. Cette opération secrète a été menée de mains de maître, à la barbe des services de renseignement russes qui ont pris leurs quartiers au Palais de la Renaissance du président Touadera.
On devine l’incrédulité puis la colère sourde du chef de l’État centrafricain dont l’amateurisme et l’affairisme sont reconnus par les Occidentaux et difficilement ignorés par l »Union africaine et l’ONU. Il va de soi que les amicales pressions diplomatiques vont empêcher un transfert de Bozize à la CPI, à la CPS ou toute cour criminelle.
Le 9 ème Sommet de la CEEAC, qui vient de se tenir à Libreville, a également rejeté avec force ce projet des partisans de Touadera. Le chaos serait assuré s’il passait outre. De nombreux officiers et sous-officiers sont restés fidèles à François Bozize et à son fils Jean-Francis qui a conservé des amitiés dans les Troupes de marines françaises ( RPIMA de Frejus). Le Groupe Wagner pourrait maintenant connaître quelques difficultés et payer cash le retour de François Bozize.
Les groupes armés dans le collimateur
Francois Bozize avait été renversé par les ex Seleka. C’est le régime de Michel Djotodia qui avait lancé les mandats d’arrêt contre Bozize. On devine son ressentiment envers ces rebelles devenus les co signataires de l’Accord de Khartoum avec le président Touadera.
La position de ce dernier va devenir très délicate. Les termes de « traitre » et de « collabo » accusé d’ »avoir vendu son pays à la Russie » pourraient être plus en plus utilisés à son égard. L’année 2019 se termine bien mal pour le régime actuel.
Centrafrique.com/influx-of-wounded-patients-in-sica-hospital-in-bangui/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Un agent de l’ONG Médecin Sans Frontière. CopyrightMSFFlash, a member of the MSF SICA Hospital team in Bangui, is visiting the intensive care ward. Flash, membre de l’équipe de l’hôpital MSF SICA à Bangui, est en visite dans la salle de soins intensifs.
Médecins Sans Frontières dénonce la détention de quatre de ses employés à Bangui
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Quatre employés de Médecins Sans Frontières (MSF) sont retenus sans qu’aucune explication ne soit donnée et contre leur gré dans les locaux de l’Office Centrafricain de Répression du Banditisme (OCRB) et de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) à Bangui en République Centrafricaine.
«Nous demandons des explications claires sur les raisons pour lesquelles nos employés sont arrêtés et retenus au mépris du droit applicable et sur les procédures en cours. Il est inacceptable que du personnel hospitalier soit traité ainsi alors qu’ils ne font que leur travail» déclare Pierre Mendiharat, directeur adjoint des opérations pour Médecins Sans Frontières.
Le samedi 14 décembre, des éléments armés des forces de sécurité centrafricaines ont fait irruption dans l’hôpital SICA géré par MSF à Bangui. Ils étaient lourdement armés malgré l’interdiction claire d’introduire des armes dans les structures médicales. Des opérations de fouille ont ensuite été entreprises dans les locaux de l’hôpital et d’autres bâtiments de l’organisation. Des employés internationaux du personnel MSF ont été sommés de se rendre dans les locaux de l’OCRB, escortés de plusieurs véhicules de police. L’un d’eux y a été retenu, sans notification des motifs, jusqu’au 19 décembre, date à laquelle il a fait l’objet d’un brutal transfert vers les locaux de la DST. Trois autres employés sont retenus contre leur gré dans les locaux de l’OCRB depuis la soirée du 18 décembre.
« Nous sommes extrêmement inquiets pour nos employés. Nul ne peut être retenu par des forces de l’ordre sans être informé des motifs et nous demandons à ce que ces atteintes graves cessent immédiatement » ajoute Pierre Mendiharat. « Malgré nos efforts pour comprendre ce qui nous est reproché, nous n’avons toujours aucune explication. Dans ces conditions, nous n’avons d’autre choix que de suspendre nos activités à l’hôpital de SICA à Bangui, à l’exception de la prise en charge des urgences vitales. Pour pouvoir continuer à soigner, nous avons besoin de garanties quant à l’engagement de tous à respecter le droit et l’éthique médicale dans nos structures, envers nos patients et nos équipes» conclut-il.
Notes aux éditeurs :
Médecins Sans Frontières est une organisation médicale humanitaire internationale présente en République Centrafricaine depuis 1997. Nos équipes apportent leurs secours à des populations dont la vie ou la santé sont menacées, dans le strict respect de l’éthique médicale et des principes de l’action
humanitaire, à savoir neutralité, impartialité et indépendance. L’hôpital SICA, comme les autres structures médicales du pays, est un lieu protégé en vertu du droit international et dans lequel les armes sont prohibées.
L’hôpital SICA est un centre de traumatologie chirurgicale dédié aux victimes de violences et de traumatismes de plus de 15 ans. D’une capacité d’hospitalisation d’environ 80 lits, il comprend un service d’urgence, deux salles d’opération, un service de soins post-opératoire et un service de kinésithérapie. Les équipes MSF y travaillent depuis 2017 afin de garantir une aide médicale gratuite et de qualité à la population. Pendant le premier semestre 2019, MSF a pris en charge près de 6,000 patients à l’hôpital SICA, dont 70% étaient des victimes d’accidents de la voie publique tandis qu’environ 30% étaient des blessés par balles ou armes blanches.
Médecins Sans Frontières mène actuellement 13 programmes médicaux dans le pays – à Bria, Bangassou, Bambari, Kabo, Batangafo, Paoua, Bossangoa, Carnot et Bangui, et dispose d’une équipe d’urgence mobile à l’échelle du pays.
Minusca-en-colone-img_24mars2018210558-7/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/patrouille-de-la-Minusca-en-colone-IMG_24mars2018210558-450×203.jpg” alt=”Une patrouille des forces de la Minusca à Bria, dans la préfecture de Haute-Koto. Crédit photo : Moïse Banafio/CNC.” width=”450″ height=”203″ />Une patrouille des forces de la Minusca. CopyrightDR
Kaga-Bandoro : un personnel de la Minusca froidement abattu à son domicile.
Kaga-Bandoro (République centrafricaine) – Un homme d’une trentaine d’années, identifié comme monsieur Bertrand Mandaba, un chauffeur à la Minusca, a été retrouvé froidement abattu par des individus non identifiés dans la nuit du jeudi à vendredi 20 décembre, a constaté sur place un journaliste de Corbeaunews.
D’après les premiers éléments d’informations recoupées par CNC, les faits se sont produits au domicile de la victime vers 23 heures quand les assaillants, armés des fusils’ automatiques, ont fait irruption chez elle, avec effraction, avant de l’arroser de plusieurs balles.
Touchée par les projectiles des assaillants, la victime, qui n’avait aucune chance de s’en sortir, succombe immédiatement de ses blessures avant même que les assaillants ne quittent chez elle.
D’après certaines informations qui circulent discrètement ce matin au bureau local de la Minusca, monsieur Bertrand serait victime d’un acte de jalousie, comme son collègue Jonathan, un interprète de la Minusca, assassiné le 2 octobre dernier, dans les mêmes conditions que lui.
Pourtant, le 9 octobre dernier, après l’assassinat de Jonathan, le syndicat des employés locaux de la Minusca, qui avait appelé à une grève générale de 24 heures, avait dénoncé les conditions sécuritaires dans lesquelles ils se sont exposés quotidiennement dans certaines villes de province.
Il y’a lieu de rappeler qu’en province, un agent de la Minusca est considéré comme un fortuné, pour ne pas dire un millionnaire. En cas d’erreur, il s’expose à une amende record qui peut aller jusqu’à des millions. Un exemple palpable est la ville de Ndélé, contrôlé par le FPRC, où un agent de la Minusca, suspecté de fréquenter une fille de la région, risquerait une amende de 500 milles infligés par le sultan.
Centrafrique.com/bozize-a-gauche-et-touadera-a-droite-coupee-et-collee-par-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L’ancien chef de l’État centrafricain François Bozizé (2003-2013) et à droite son ex-premier ministre Faustin Archange Touadera devenu à son tour Président de la République depuis 2016.
Centrafrique : rupture consommée entre le parti KNK et le pouvoir de Bangui.
Bangui (République centrafricaine) – Décidément, rien ne va plus entre le parti de l’ancien président François Bozizé, le Kwa Na Kwa (KNK), et les autorités de Bangui, en tête, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Les relations entre les deux anciens alliés, qui ne cessent de s’effriter de plus en plus ces derniers temps, sont désormais définitivement coupées.
Depuis les derniers meetings à charge de l’ancien parti au pouvoir KNK (Kwa Na Kwa) contre le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA à Koudoukou, dans le troisième arrondissement, puis à Boy-Rabe, dans le quatrième arrondissement de Bangui, suivi de retour discret au début de la semaine de son président fondateur François Bozizé, les relations entre le pouvoir de Bangui et le parti KNK ses sont considérablement refroidies, avant d’être définitivement coupées depuis 48 heures, selon un proche collaborateur du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.
« Depuis l’arrivée du Professeur Faustin Archange TOUADERA à la magistrature suprême de l’État en 2016, comme vous le savez, nous ne cessons pas de considérer le KNK, y compris ses militants, comme des frères, des amis, des alliés. Mais aujourd’hui, ils se retournent contre nous, au pas de charge, en insultant publiquement le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA dans leurs meetings, dans les différents quartiers de Bangui. Ce que nous ne pouvions évidemment pas l’accepter », a-t-il déclaré, avant de conclure que « … désormais, on ne voit plus les raisons de collaborer avec eux, et c’est irrévocable.».
Cependant, au sein du bureau politique du mouvement Cœurs uni (MCU), nouveau parti politique du chef de l’État, c’est le même son de cloche, mais avec une opinion plus radicale.
Tout le monde semble unanime, pas question de collaborer désormais avec le KNK est ses militants. À cette occasion, des décisions ont été prises, celles de remplacer tous les proches de l’ancien chef de l’État Bozizé, et certains cadres et militants du KNK qui occupent encore des postes de responsabilités dans la fonction publique, ou au sein du gouvernement: « nous les avons tous vus, ils étaient présents au meeting du KNK au KM5 et à Boy-Rabe, pendant qu’on insulte publiquement le chef de l’État», s’alarme un conseiller du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.
Pour rappel, depuis le retour inopiné au pays de l’ancien chef de l’État général François Bozizé, le dernier canal de communication qui existait entre le KNK et le pouvoir de Bangui est interrompu. Du coup, les tensions ne cessent de monter dans le pays entre les alliés de l’ancien chef de l’État et le pouvoir de Bangui, dirigé pourtant par l’ancien vice-président du KNK Faustin Archange TOUADERA.
Centrafrique.com/touadera-et-le-procureur-de-la-cpi-madame-fatou-bensouda-a-bangui-lors-de-la-cloture-de-formation-des-magistrats-de-la-cps-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Faustin Archange touadera et le procureur de la cpi madame fatou bensouda a bangui lors de la cloture de formation des magistrats de la cps. Crédit photo : Présidence.
RCA : Le PCUD accuse Touadera d’avoir orchestré l’arrestation et le transfèrement d’Édouard Patrice Ngaïssona à la CPI
Bangui (République centrafricaine) – Le Parti Centrafricain pour l’unité et le Développement (PCUD) de Patrice Edouard Ngaissona a annoncé ce jeudi son ralliement au rang de l’opposition démocratique. L’annonce en a été faite aujourd’hui lors de son assemblée générale tenue depuis le palais de la CEMAC à Bangui.
À quelques mois des échéances électorales en Centrafrique, le désamour entre les acteurs politiques est de plus en plus visible, et donne un ton peu convivial au débat politique dans les prochains jours. La preuve en a été faite aujourd’hui avec l’annonce du Parti Centrafricain pour l’unité et le Développement (PCUD) de Patrice Édouard Ngaïssona, poursuivi par la Cour Pénale Internationale pour des crimes en lien avec les violences armées de 2013-2014 en Centrafrique, de rejoindre l’opposition.
Pour le PCUD, par la voix de son secrétaire général, le président de la République n’est plus un partenaire fiable avec qui il pourrait collaborer et l’accuse, par ailleurs, d’avoir orchestré l’arrestation et le transfert de leur leader à la CPI.
« Nous avons été fidèles avec le parti au pouvoir pendant 4 ans. Malheureusement, le président Touadera nous a fait du tort. Nous avions pensé que c’était la Cour Pénale Internationale qui avait arrêté le président fondateur de notre parti, Patrice Edouard Ngaissona, or il est un prisonnier politique du président de la République Faustin Archange Touadera. Car selon nos enquêtes c’est ce dernier qui a orchestré l’arrestation du président de notre parti. Et comme il est ingrat envers nous, nous avons décidé de regagner le camp de l’opposition», a ajouté monsieur Ngaibona , le SG du PCUD.
Prenant la parole, Abdou Karim Meckassoua, président du mouvement « chemin de l’espérance », réclame le retour de Ngaïssona et Rombhot pour être jugé en Centrafrique. « Les conditions ne sont pas remplies pour que ce soit la Cour Pénale Internationale qui juge Patrice Edouard Ngaissona et Alfred Yekatom Rombhot. S’ils doivent être poursuivis et jugés, ils doivent être jugés ici et par notre cour criminelle. Car la Cour Criminelle centrafricaine est compétente à trancher cette affaire. Ramener donc Ngaïssona et Rombhot au pays et laisser notre justice faire son travail dans la transparence», estime Abdou Karim Meckassoua.
Sans feindre, Anicet Georges Dologuélé, quant à lui, réclame une justice transparente et égale entre les fils du pays, « Le PCUD s’est lancé dans cette voie, il est donc important que tous les leaders politiques viennent encourager cela. De surcroît le PCUD a un président fondateur qui pour le moment est à la Cour Pénale Internationale, c’est une manière pour nous d’apporter notre solidarité aux membres de cette formation politique et pour dire également que la justice soit faite de manière transparente entre les fils et filles du pays», a laissé entendre le chef de file de l’opposition démocratique.
Après trois ans de gouvernance et de collaboration avec certains partis politiques, près de 80 % de ceux qui ont soutenu le candidat de Faustin Archange Touadera entre les deux tours, l’ont quitté pour des raisons diverses, et avec des bonnes de déception.
Centrafrique.com/les-leaders-des-partis-politiques-entourant-bozize-au-siege-di-knk-ce-jeudi-19-decembre-2019-en-fin-de-la-soiree/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les leaders des partis politiques entourant Bozize au siège di KNK ce jeudi 19 décembre 2019 en fin de la soirée. Photos: KNK
Centrafrique : La classe politique centrafricaine souhaite bon retour au président François Bozizé.
Bangui (République centrafricaine) – En cette fin d’après-midi de ce jeudi 19 décembre, la classe politique centrafricaine de l’opposition démocratique est allée souhaiter bon retour au président François Bozize au siège du KNK.
Depuis que l’ancien chef de l’État a fait son come-back au pays, une dynamique de l’opposition est en train de voir le jour et Touadera doit s’inquiéter.
Conduite par Anicet Georges Dologuélé, en tant que chef de file de l’opposition démocratique, la classe politique centrafricaine a rencontré François Bozize en ce début d’après-midi au siège du KNK pour lui souhaiter un bon retour au pays après six années en exil et lui marquer en plus leur élan de solidarité.
Cette rencontre risquerait d’insuffler un nouveau souffle à l’opposition démocratique qui grandit en rang, car, tôt dans la matinée, le Parti Centrafricain pour l’unité et le Développement a annoncé son basculement dans l’opposition. Faut-il le rappeler, il y a de cela quelques mois, sur initiative d’Anicet Georges Dologuélé, l’idée d’une coalition des partis de l’opposition est née.
Des poids lourds politiques et ayant des assises nationales solides, la marge de manœuvre du Mouvement Cœurs-Unis est réduite. Ce parti, avec sa tentation hégémonique inquiétante, est dans l’œil du cyclone que porte cette frange de la classe politique qui, pour la plupart sont des mécontents et déçus du système de la Touaderade.
L’élan de solidarité qui entoure le président Bozizé est un gage d’assurance sur lequel l’opposition démocratique mise aujourd’hui pour proposer un large front d’attaque pour proposer aux Centrafricains une alternative.
Décidément, les jours à venir risqueraient de redessiner les donnes politiques nationales.
Centrafrique.com/vue-de-la-salle-de-lassemblee-generale-du-parti-pcud-de-patrice-edouard-ngaissona-ce-jeudi-19-decembre-2019-a-bangui/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Vue de la salle de l’assemblée générale du parti PCUD de Patrice Édouard Ngaïssona ce jeudi 19 décembre 2019 à Bangui, Palais de la Cemac. CopyrightCNC.
Le Parti Centrafricain pour l’Unité et le Développement (PCUD) d’Edouard Ngaïssona rejoint le rang de l’opposition.
Bangui (République centrafricaine) – L’annonce vient d’être faite par cette formation politique lors de son assemblée générale ouverte depuis ce matin au palais de la CEMAC à Bangui.
Les leaders de l’opposition démocratique et de la société civile conviés à cette rencontre sont unanimes pour dire non à ce qu’ils appellent « la dictature de Touadera ». Selon eux, le régime actuel instrumentalise la justice. Une seule volonté s’est dégagée de cette rencontre, constitué un large front d’attaque pour proposer une alternative démocratique.
Le climat politique est de plus en plus délétère dans le pays et, au regard de tout ceci, le régime de Touadera aura du pain sur la planche. Avec le retour de François Bozize au pays, rien n’indique que l’opposition fera cadeau à la Touaderade.
Par ailleurs, le PCUD demande aux autorités judiciaires la libération, et son transfèrement en République centrafricaine de leur leader Édouard Patrice Ngaïssona afin que la justice centrafricaine puisse le juger dans son pays.
Au moins 59 morts ce mercredi dans un affrontement entre MLCJ et FPRC proches de Birao.
Birao (République centrafricaine) – Au moins 59 personnes ont été tuées et près de 12 autres blessées dans des affrontements entrent FPRC et MLCJ ce mercredi 18 décembre au village Bihera, situé à 12 kilomètres de Birao, dans la préfecture de la Vakaga, au cours desquels des armes lourdes et légères ont été utilisées par les belligérants.
En effet, les renforts du MLCJ, qui ont quitté Birao vers midi pour la ville d’amirale Amdafock, théâtre d’affrontements entre les deux groupes rivaux depuis dimanche après-midi, sont tombés dans un guet-apens, dressé par des combattants rebelles du FPRC au village Bihera, situé à 12 kilomètres de Birao.
L’accrochage, qui a duré plus de quatre heures, a été très violent. Au moins 57 combattants rebelles tués, principalement ceux du MLCJ qui ont dû abandonner leurs véhicules de combat, ainsi que leurs armes avant de s’enfuir dans la brousse pour revenir à Birao vers 18 heures. Malheureusement parmi eux, deux ont été retrouvés morts, probablement de leur blessure, juste à l’entrée de la ville. Ce qui a porté le nombre des victimes à 59 morts ce mercredi.
Comme si cela ne suffisait pas, vers 20 heures, trois véhicules de combats du MLCJ, lourdement armés, ont quitté Birao, destination inconnue, probablement sur le théâtre d’opérations.
Il y’a lieu de rappeler que depuis dimanche 14 heures, les rebelles du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) ont attaqué les positions du mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) dans la ville d’Amdafock, à la frontière avec la République islamique du Soudan. Cependant, plusieurs sources indiquent que depuis le début des combats, au moins une centaine des combattants ont été déjà tués.
À Bangui, le gouvernement, préoccupé par le retour de Bozizé au pays, n’a pas encore réagi.
La Minusca, qui a réagi sur son compte Twitter, dit suivre de près l’évolution de la situation à Birao et Amdafock.
Centrafrique.com/bendounga-devant-la-cour-constitutionnelle-ce-mercredi-18-decembre-2019-a-bangui-credit-photo-ines-ngopo/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L’opposant Joseph Béndounga devant la Cour Constitutionnelle ce mercredi 18 décembre 2019. Crédit photo : Inès Ngopo/Twitter.
La Cour Constitutionnelle rejette la requête de Joseph Bendounga sur la constitutionnalité de l’arrêté N° 058 du 18 novembre 2019
Bangui (République centrafricaine) – L’arrêté portant création de la mise en place du comité stratégique d’appui au processus électoral en Centrafrique du 18 novembre dernier est conforme à la Constitution de la République Centrafricaine du 30 mars 2016. C’est le verdict de la Cour en sa séance du 18 décembre 2019 relatif au recours en annulation de Joseph Bendounga.
Même si elle juge recevable la requête du Sieur Joseph Bendounga, mais la Cour Constitutionnelle la juge non-fondée au regard de la Constitution du 30 mars 2016. En conséquence, elle rejette la requête en annulation formulé par le Président du Mouvement Démocratique pour la Révolution de Centrafrique (MDREC) M. Joseph Bendounga sur l’arrêté N0 058 mettant en place un Comité Stratégique d’Appui au Processus Electoral par le premier ministre Firmin Ngrebada.
Le verdict est donné par le 1er juge de la Cour Constitutionnelle, M. Georges Mathurin Ouagalet en ces termes, « Article 1, la Cour Constitutionnelle est compétente, article 2, le recours est recevable, article 3, l’arrêté N0 058 du 18 novembre 2019 mettant en place le Comité Stratégique d’Appui au Processus Electoral en République centrafricaine est conforme aux dispositions constitutionnelles, article 4, la demande est non-fondée, article 5, la présente décision sera notifiée au Président de la République, au Président de l’Assemblée Nationale, au Premier Ministre au requérant, à l’Autorité Nationale des Elections, et publiée au Journal Officiel de la République Centrafricain », a ainsi prononcé l’arrêt de la Cour, Georges Mathurin Ouagalet, 1er juge de la Cour Constitutionnelle.
Selon Joseph Bendounga, la décision de la Cour Constitutionnelle est inique et c’est comme un mauvais sort qui est jeté sur le pays, en prenant cette position, la Cour n’est plus apte à assumer ses fonctions. « Alea jacta est, le sort en est jeté. A partir de cet arrêt, la Cour Constitutionnelle n’est plus apte à assumer ses fonctions. Elle a rendu une décision inique qui viole la Constitution, elle n’en est pas à sa première », voilà le premier constat que le MDREC fait, tout en prenant acte de la décision qui n’est susceptible d’aucun recours, Joseph Bendounga a indiqué que, « Je me rapprocherai du Greffe de la Cour Constitutionnelle pour prendre connaissance de ce document, de cet arrêt l’analyser que ce soit dans sa forme ou au fond et le critiquer. Quand bien même que la décision de la Cour Constitutionnelle s’impose à tous au pouvoir public comme aux administrés. Cela n’empêchera le MDREC de formuler ses observations du point de vue de droit… »
Rappelons que c’était le 18 novembre 2019 que le premier ministre Firmin Ngrebada a mis en place ce Comité Stratégique d’Appui au Processus Electoral. Ce qui a divisé la classe politique aujourd’hui dans un contexte électoral sensible.
Centrafrique.com/stage-renseignement-qui-sest-deroule-du-02-au-13-decembre-copyrighteutm/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>stage dans le domaine du renseignement au profit des Forces armées centrafricaines (FACA) et de la Gendarmerie nationale.La mission de formation de l’Union Européenne en République Centrafricaine ou l’European Union Training Mission (EUTM-RCA) a été lancée le 16 juillet 2016 à la demande du gouvernement centrafricain pour une durée de deux ans. Le 30 juillet dernier, le conseil européen a renouvelé le mandat de l’EUTM-RCA jusqu’au 19 septembre 2020. La mission est engagée dans trois domaines : conseil stratégique, entrainement opérationnel et formation.
EUTM-RCA : Stage « renseignement » au profit des Forces armées centrafricaines
Bangui (République centrafricaine) – Dans le cadre de sa mission de formation, et à la demande du Ministère de la défense nationale centrafricaine, le pilier Éducation (EDP) de l’EUTM-RCA a conduit, du lundi 02 au vendredi 13 décembre, un stage dans le domaine du renseignement au profit des Forces armées centrafricaines (FACA) et de la Gendarmerie nationale.
Dispensé par le lieutenant-colonel BIASI, expert dans le domaine, cette formation a permis aux stagiaires d’acquérir les techniques et la méthodologie nécessaires pour occuper la fonction d’officier ou de sous-officier « renseignement » au niveau d’un bataillon ou du Centre de Commandement Opérationnel (CCOP) des FACA.
Le renseignement est une fonction indispensable à la bonne connaissance de l’environnement stratégique et tactique. Il permet aux autorités civiles et militaires de disposer d’une capacité autonome d’appréciation.
Comme le précise le Plan national de défense de la République centrafricaine du 11 septembre 2017, « le renseignement sert aussi bien à la prise de décision politique et stratégique qu’à la planification et à la conduite des opérations au niveau tactique ».
De manière générale, le renseignement contribue à la conception, à la conduite et à la sûreté des opérations. Il permet la connaissance et la compréhension de l’environnement et des forces présentes ainsi que l’évaluation des menaces.
Il revêt donc un intérêt tout particulier pour les militaires et mérite donc qu’un effort soit fait au sein des FACA afin qu’il soit représenté à tous les niveaux de la chaine de commandement avec le personnel formé et les moyens nécessaires à la transmission rapide des informations.
C’est au titre de la formation du personnel que l’expertise de l’EUTM-RCA a été sollicitée.
Lors de cette formation les stagiaires ont ainsi pu étudier les différents éléments à collecter et les informations éléments nécessaires à recueillir en amont de la préparation d’une mission, et durant son déroulement, afin de la remplir avec la meilleure efficacité possible.
Ainsi, les stagiaires ont appris que le renseignement pouvait être de natures différentes. Il peut porter sur l’adversaire, l’organisation de ses unités, ses équipements et son matériel, sa façon de manœuvrer et de combattre mais aussi se rapporter à la nature et les caractéristiques du terrain, les obstacles, les itinéraires, voire à l’environnement, comme la population et aussi les unités amies et alliés ou encore les infrastructures.
Lancée le 16 juillet 2016, l’EUTM-RCA a conseillé, formé et entraîné environ 6 000 soldats, hommes et femmes des Forces Armées Centrafricaines (FACA). L’objectif est de « rendre les forces armées centrafricaines modernes, efficaces, inclusives et démocratiquement responsables en dispensant des conseils stratégiques au ministère de la Défense et à l’Etat- major général, ainsi que des enseignements et des formations aux FACA ».
La face cachée de la formation reçue à Berengo : un témoignage explosif !
Bangui (République centrafricaine) – effectivement, la Russie, à travers ses mercenaires des sociétés Sewa Security et Wagner, aide à la formation de nos militaires, mais à quel prix ? Celui de perdre notre identité, notre indépendance souveraine ! De source de celle qu’on ne remet pas en cause, celle du vécu.
Nos soldats subissent un véritable lavage de cerveau en passant dans le centre de formation de Bérengo. La technique n’a pas changé depuis les temps sombres de Staline. On insulte et on cri fort pour que le soldat vive dans la peur, on lui répète qu’il ne vaut rien pour qu’il perde toute confiance en lui, on l’empêche de dormir pour qu’il perde la notion du temps, on le prive de nourriture et d’eau pour en faire un esclave obéissant !
Viens alors le temps où le soldat n’est plus un homme, il est l’ombre de lui-même, il est détruit physiquement et psychologiquement, il ne peut plus distinguer le vrai du faux, et c’est là que commence le blanchissement de la tête ! : « J’ai connu la formation de soldat… » témoigne Monsieur Nbouma A. (pour garder l’anonymat, le nom a été volontairement remplacé) avant de poursuivre que : « … j’étais fatigué parce qu’apprendre le métier de soldat c’est dur et surtout parce qu’il était interdit de dormir… il y avait peu à manger et à boire et pas pour tout le monde… on nous parle mal même quand on fait bien les choses… ». Monsieur Nbouma A. rajouté « après le travail le chef nous parlait toujours de son pays qui veut le bien de la Centrafrique et des autres pays qui veulent le mal… ». Les mots sont répétés jusqu’à ce que la raison les accepte comme vrais : « la Russie est toujours présentée comme l’amie fidèle qui vient nous libérer de l’oppression sournoise occidentale…» et pourtant la main est mise sur nos mines, « …la Russie n’a pas de passé colonialiste… » et pourtant nombreux sont les pays d’Europe qui garde les cicatrices de l’occupation russe, « …la Russie fait ce qu’elle dit, elle n’a qu’une parole… » et pourtant ceux qui parlent au nom de la Russie ne sont pas ceux qui agissent sur le terrain.
Pour preuve vraie, que font tous ces gens avec une allure de militaire, mais sans la tenue qui arrive au compte-gouttes à Bangui par de petits avions discrets ? Que transporte ces gros camions militaires, mais qui n’en non pas la couleur et qui traversent la ville avec les bâches rabattues ? Et surtout pourquoi vouloir former nos soldats en les conditionnant ? La Centrafrique est-elle la Crimée africaine ?
Un ami ne veut pas le mal, il est bienveillant ! Un ami ne se cache pas lorsqu’il vient chez vous, il passe par la porte d’entrée ! Un ami ne sème pas la zizanie avec vos autres amis, il accepte votre entourage !
Il y’a lieu de noter que depuis 2018, la société privée Sewa Security, mais aussi Wagner fournit aujourd’hui « plus d’un millier d’instructeurs à la Centrafrique qui assure par ailleurs la sécurité de diverses Institutions et prend en charge une partie de la formation de la garde présidentielle et de l’armée », selon le magazine panafricain jeune Afrique
Centrafrique.com/cloture-de-la-radio-ndekeluka-a-banguipar-vianney/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>image de la cloture de la radio Ndèkèluka à Bangui, en République centrafricaine.
Centrafrique : Radio Ndeke-luka dénonce une décision politique
Bangui (République centrafricaine) – Dans une déclaration sur les antennes de Radio Ndéké Luka, la direction dénonce une « pression Politique visant à faire taire une radio du peuple qui travaille pour la paix, le développement et la démocratie ».
Poursuivant cette dénonciation de la manœuvre tendancieuse du haut conseille de la Communication lui intimant l’ordre de verser une dizaine de millions de francs CFA, en plus des deux (2) millions de francs de redevance acquittée par la radio le 11 décembre 2019, relative. Ce montant exigé par le régulateur des médias en RCA étant calculé sur le nombre d’antennes relais disséminées sur le territoire national.
Pour la direction de Ndéké Luka, « par cet acte, elle dénonce une entrave à la liberté de la presse déjà fragilisée en RCA ».
Concluons ses propos, au refus d’obtempérer, « la Radio Ndéké Luka affirme qu’elle restera fidèle à sa charte et à l’exercice de sa mission avec professionnalisme ».
Pour éviter d’autres niveaux de tensions, il serait bienvenu que les deux parties en conflit recourent à une autre instance pour régler ces questions d’interprétations du Décret régissant les médias en RCA
Centrafrique.com/ali-bongo-du-gabon-par-nguemapode-le-17-decembre-2019-pour-son-article/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président gabonais Ali Bongo à Libreville. CopyrightDR
Gabon : Vers un réaménagement.
Libreville (Gabon) – CNC- Au Gabon, les choses se compliquent davantage dans l’entourage du président Ali Bongo. L’on s’attend dans les tout prochains jours vers un réaménagement dans l’entourage d’Ali Bongo
Les choses se compliquent davantage dans l’entourage d’Ali Bongo. Le chef de l’Etat Gabonais n’a plus confiance à ses hommes. Compte tenu de tout cela, il va dans les tout prochains jours faire un réaménagement de son entourage. Inquiet de son entourage, Ali Bongo ne sait plus quel chemin emprunter. Autrement, il est lâché par ses hommes.
« On a des magistrats incapables au Gabon » selon l’avocat Kevin
Les magistrats gabonais ne sont pas bien aimés au sein même de leur corps. Un avocat tire sur eux pour dénoncer leur comportement. « Au Gabon, on a des magistrats qui sont incapables d’appliquer la loi » a dit l’avocat Anges Kevin Nzigou. Pour l’avocat, il s’en désole au passage l’inertie de la cour d’Appel de Libreville.
Quatorze morts dans l’attaque par Boko Haram d’un village de pêcheurs dans l’ouest du Tchad
Ndjamena (Tchad) – 18 déc. 2019 18:01
Cette vaste étendue d’eau et de marécages est truffée d’îlots servant de repaires et de camps d’entraînement de Boko Haram, notamment sa branche qui a rallié le groupe Etat islamique, l’ISWAP (Etat islamique en Afrique de l’Ouest).
Et ce, malgré la présence d’une Force multinationale mixte (FMM), chargé de les combattre et comprenant des éléments des armées du Tchad, du Cameroun, du Nigeria, du Niger et du Bénin.
“Hier, des personnes sont venues attaquer des pêcheurs non loin du village de Kaiga, il y a eu 14 morts, 5 blessés et 13 personnes portées disparues, dont on ne sait pas si elles ont été enlevées par les assaillants”, a expliqué au téléphone à l’AFP Imouya Souabebe, le préfet du département de Kaya, où se situe Kaiga.
Kaiga est situé à une soixantaine de km de la frontière du Nigeria, pays berceau de Boko Haram. “Nous savons que ce sont toujours les éléments de Boko Haram qui écument cette zone, ils sont donc à l’origine de cette attaque”, a ajouté le préfet.
“Les assaillants sont venus en petit groupe dans un premier temps avant d’être renforcés pour attaquer les pêcheurs dans une zone appelée +zone rouge+, difficile d’accès”, a-t-il précisé.
“Des pêcheurs ont été attaqués hier dans une zone rouge où la pêche est interdite”, a confirmé à l’AFP le gouverneur de la Région du Lac, Noki Charfadine, qui parle, lui, d’au moins neuf morts.
– Propagation depuis le Nigeria –
“Ce sont des éléments de Boko Haram qui sont présents dans cette zone”, a affirmé à l’AFP le porte-parole de l’armée tchadienne, le colonel Azem Bermandoa, lequel confirme l’attaque mais ne livre aucun bilan.
L’insurrection de Boko Haram est née au Nigeria, pays plongé dans un conflit entre l’armée et les groupes djihadistes qui a fait au moins 35.000 morts depuis 2009.
Le groupe, dont le nom signifie “l’éducation occidentale est un péché” en haoussa, langue la plus répandue dans le nord du Nigeria, a propagé ses violences au Niger, au Tchad et au Cameroun voisins ou des cellules de Boko Haram, recrutant des combattants dans ces pays, ont essaimé.
En particulier dans la zone du lac Tchad, qui a perdu 90% de sa surface en 40 ans, est extrêmement difficile à contrôler pour les armées régulières et où l’ISWAP aurait regroupé quelques 3.000 combattants.
Au Tchad, quatre militaires ont été tués par ces djihadistes le 2 décembre dans l’attaque d’une de leurs positions sur les rives du lac. Ces derniers mois, nombre de civils ont été tués ou enlevés dans cette zone également, au Tchad et au Cameroun notamment.
Le 14 août, une kamikaze, de Boko Haram selon l’armée, avait tué six personnes en faisant exploser sa veste piégée dans la cour d’un chef traditionnel.
RDC : Nouvelle polémique après le rappel de deux ambassadeurs
Kinshasa (RD Congo) – 18 déc. 2019 17:56
Dans un document datant de la fin du mois de novembre et largement partagé sur les réseaux sociaux ce mercredi, des explications ont été exigées par Marie Ntumba Nzenza, la ministre des Affaires étrangères, sur le soutien appuyé de la RDC à la Chine dans le dossier des Ouighours au Conseil des droits de l’homme.
Une décision contestée par le Sénat
Dans le camp du FCC de l’ancien président Kabila, on soutient que la pression des Etats-Unis sur le président Félix Tshisekedi aurait motivé cette décision.
Le Sénat conteste la procédure utilisée par Marie Ntumba Nzenza pour mettre fin aux fonctions des deux diplomates. La ministre est sommée par le Sénat de s’expliquer sur sa décision, comme le rapporte la sénatrice Francine Muyumba, présidente de la Commission des relations extérieures du Sénat.
Zenon Mukongo Ngay a été rappelé de Genève
“En ce qui concerne les deux ambassadeurs, nous avons tout ce qu’il y a comme informations, nous avons le message de notre ministre des Affaires étrangères, nous avons également des notes explicatives des concernés. C’est qui est plus important à savoir est que le poste d’ambassadeur est un poste avec beaucoup de dignité, c’est l’image du pays. Et le monde nous regarde, donc nous attendons la réponse de la ministre.”
Jusqu’à présent il n’y a pas eu de réaction officielle du gouvernement, ni de l’UDPS, son parti.
L’ambassadeur au Japon également rappelé
Ancien vice-ministre des Affaires étrangères et membre du FCC, Yves Kisombe s’interroge sur les conséquences de cet acte sur la coalition FCC-CACH au pouvoir.
“Cet acte qui n’est pas régulier peut susciter des interrogations sur le plan politique par rapport à la coalition gouvernementale, par rapport à la volonté du président de la République de faire avancer les choses de manière harmonieuse.”
Quant à l’ambassadeur de la RDC au Japon, Ramazani bin Kithima, il a lui aussi été rappelé définitivement à Kinshasa. Il est accusé d’avoir spolié l’immeuble de l’ambassade congolaise à Tokyo, une accusation qu’il réfute.
Un cas cornélien pour les ambassadeurs rappelés
Cette nouvelle discorde politique apparait en toile de fond du partage des responsabilités sur la diplomatie et les entreprises publiques au sein de la coalition FCC et CACH.
Hervé Diakiese est membre de la société civile et il estime que les ambassadeurs nommés par l’ancien président Joseph Kabila risquent de se retrouver dans une situation où ils auront à choisir entre deux fidélités contradictoires.
“Si Félix Tshisekedi aujourd’hui revient sur la logique de main tendue, de bras ouvert, alors forcément les ambassadeurs restés en poste depuis cette époque (du régime Kabila, ndlr) vont se retrouver dans une situation schizophrénique”, explique Hervé Diakiese. “Ils ne peuvent ni renier les engagements pris au nom de la République dans le passé, ni aujourd’hui être appelés peut-être à passer des messages totalement contradictoires. Dans la logique de cohabitation ou coalition, ça va être une source réelle de problèmes pour le pays.”
Rappelons que tous les diplomates congolais en poste aujourd’hui avaient été nommés par l’ancien président Joseph Kabila.
Le porte parole de l’Archidiocèse précise que la dame se porte bien et qu’une enquête est ouverte à la gendarmerie.
Il ne confirme pas que l’argent emporté s’élève à 8 millions.
Un montant annoncé dans la presse locale et sur les réseaux sociaux.
Mais il déclare que “la dame gère plusieurs caisses et le contenu de ces différentes caisses a été emporté”. “Il serait donc prématuré d’avancer un montant” conclut-il.
Le doute plane toujours sur la manière dont il a pu entrer dans le pays. Un doute qui illustre un malaise difficile à cacher par les autorités du pays.
Des interrogations sur le retour de Bozizé
Par quels moyens François Bozizé a-t-il débarqué à Bangui ? Où réside-t-il dans la ville ? Quelles sont les motivations de ce retour alors qu’il est visé par des sanctions des Nations unies ainsi que par un mandat d’arrêt de la justice centrafricaine ?
Autant de questions auxquelles le gouvernement n’est pour l’instant pas en mesure de répondre.
Même si les autorités promettent de livrer leurs versions officielles lors d’une conférence de presse mercredi (18 décembre), elles dénoncent la démarche unilatérale de l’ancien président, affirmant que celui-ci est revenu sans les avoir prévenues.
Elles confient toutefois être sollicitées par le KNK, le parti de François Bozizé, pour assurer la sécurité de ce dernier maintenant qu’il est sur le territoire national.
Une demande délicate à exécuter pour le gouvernement tant que le lieu de résidence de François Bozizé est tenu secret, pour des raisons de sécurité, d’après son entourage.
Des craintes de son arrestation
Interrogés, les proches de François Bozizé fustigent l’attitude du gouvernement qui ne cache pas ses intentions d’arrêter leur leader. D’où cette mesure prise visant à empêcher tout contact, y compris des communications téléphoniques (de peur qu’il ne soit localisé).
A la présidence de la République, le porte-parole explique qu’il souhaite laisser le soin à la justice de traiter de la question en toute indépendance.
Il regrette toutefois que le cabinet présidentiel n’ait reçu aucune notification officielle de l’arrivée à Bangui de François Bozizé.
La veille, le KNK a pourtant déclaré à la presse avoir saisi officiellement toutes les autorités du pays, ainsi que les différents corps diplomatiques accrédités, de l’arrivée à Bangui de leur leader, François Bozizé.
Centrafrique.com/lancien-president-francois-bozize-debout-au-milieu-des-membres-de-son-bureau-politique-le-17-decembre-2019-par-knk/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>l’ancien Président de la République François Bozizé, débout au milieu des membres du bureau politique de son parti KNK, le 17 décembre 2019. Crédit photo : KNK
Polémique autour de la présence de Bozizé à Bangui, la CPI s’active pour son arrestation.
Bangui (République centrafricaine) – C’est désormais officiel, avec des preuves vidéo fournies par son parti KNK, l’ancien Président François Bozizé est bel et bien de retour à Bangui. Les Centrafricains exigent la démission du gouvernement pour mensonge aggravé, et la CPI s’active en coulisse pour son arrestation.
« Il faut mettre fin activement aux folles rumeurs alimentées par le pouvoir de Bangui à propos du retour en République centrafricaine du Président de KNK, l’ancien Président de la République François Bozizé », a indiqué à CNC un cadre du parti KNK (Kwa Na Kwa), avant de publier sur les réseaux sociaux, ce mardi 17 décembre, les images et vidéos montrant l’ancien Président en réunion avec les membres du bureau politique de son parti.
Une véritable action audacieuse du KNK, un désastre politique pour le pouvoir de Bangui qui n’a cessé depuis 48 heures de nier la présence de l’ancien chef de l’État François Bozizé en Centrafrique.
Le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Ange Maxime Kazagui, le porte-parole de la présidence de la République Albert Mokpem Yaloké, le ministre conseiller du chef de l’État fidèle Gouandjika, le conseiller en communication du chef de l’État Wilfried Sebiro, y compris la quasi-totalité des membres du bureau politique du parti présidentiel MCU, étaient jusqu’alors ferme sur leur position, disant que l’ancien chef de l’État François Bozizé n’est pas à Bangui. En tout cas pour eux, le KNK a menti au peuple centrafricain et à la communauté internationale, pour la simple raison que les échéances électorales s’approchent, et il tente tout pour le tout pour faire savoir au monde que Bozizé serait à Bangui 12 mois avant le dépôt des candidatures à la présidentielle comme prévoit la constitution de la République centrafricaine.
Mais voilà ! KNK vient une fois de plus mettre le pouvoir de Bangui devant leur propre ignorance, leur incompétence en publiant les images concrètes de l’ancien Président François Bozizé, entouré de ses fidèles à Bangui ce mardi 17 décembre.
Une démonstration politique unique en son genre qui a ému tout le peuple centrafricain qui ne demande qu’une chose, la démission du Président Faustin Archange TOUADERA et de son Premier ministre Firmin NGRÉBADA pour incompétence avérée.
« Nous sommes tous des morts dans ce pays. Comment un gars comme Bozizé, très connu dans le pays, pourrait traverser tout le pays des milliers des kilomètres pour arriver dans la capitale Bangui sans que les autorités du pays ne le sachent ? Incroyable, mais vrai. Nous sommes gouvernés par des abrutis qui doivent immédiatement être démis de leurs fonctions », s’alarme Mathieu KOUTOU, un enseignant universitaire.
Au-delà des autorités et du peuple centrafricain, les autorités judiciaires, notamment de la Cour pénale internationale, s’intéressent de près au dossier François Bozizé. Des sources dignes de foi expliquent à CNC sous couvert d’anonymat que des recherches seraient en cours pour tenter de le localiser avant week-end, et si possible l’arrêter. « Son mandat d’arrêt est prêt » indique la même source.
En tout cas, le retour de Bozizé, désormais officiel, ouvre un nouveau chapitre difficile, voire très compliqué pour les classes politiques, y compris les autorités du pays.