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EUTM-RCA : Le pilier « Conseil stratégique », un rôle essentiel à la remontée en puissance des Forces armées centrafricaines (FACA)

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Centrafrique.com/le-pilier-conseil-strategique-eutm/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui (République centrafricaine) - L’EUTM-RCA est principalement connue pour l’appui apporté dans la formation de base des jeunes recrues ou la remise à niveau des bataillons des FACA grâce aux instructeurs du pilier « Formation Opérationnelle » ou pour l’instruction dispensée par les instructeurs du pilier « Education »aux sous-officiers et officiers dans le cadre des formations spécialisées (transmissions, administration, gestion de projets, etc.).
CopyrightEUTM-RCA

 

 

Bangui (République centrafricaine) – L’EUTM-RCA est principalement connue pour l’appui apporté dans la formation de base des jeunes recrues ou la remise à niveau des bataillons des FACA grâce aux instructeurs du pilier « Formation Opérationnelle » ou pour l’instruction dispensée par les instructeurs du pilier « Education »aux sous-officiers et officiers dans le cadre des formations spécialisées (transmissions, administration, gestion de projets, etc.).

Si ces deux piliers jouent un rôle important au profit de la reconstruction des FACA, il en est un autre, sans doute moins visible, mais dont l’action est essentielle à la remontée en puissance des FACA: le pilier « Conseil Stratégique ».

 

Le rôle du pilier « Conseil Stratégique » est d’accompagner l’état-major des armées centrafricaines (EMA) et les services du ministère de la Défense à travers des actions d’appui et de conseils de niveau stratégique dans la planification des actions à réaliser, la gestion des ressources et du personnel. Le but est d’atteindre les objectifs fixés par le Plan National de Défense de 2017 en vue d’assurer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire centrafricain.

C’est également au sein de ce pilier qu’œuvre, dans le même esprit, la cellule interopérabilité mais au profit des Forces de sécurité intérieures (FSI) en attendant la mise en place, en 2020, de la mission civile European Union Advisory mission (EUAM).

 

Depuis le début de la mission EUTM-RCA en 2016, une vingtaine de conseillers du « Conseil Stratégique » travaille quasiment quotidiennement aux côtés de leurs camarades FACA. Cet appui de proximité a permis l’élaboration de documents capitaux à l’origine de la reconstruction des FACA.

Ainsi, pas moins de 148 décrets et arrêtés ont été élaborés, dont la Loi de Programmation Militaire de 2019-2023, le plan de recrutement 2018, et le Plan National de Défense de septembre 2017.

 

Ce dernier décrit le changement de modèle, d’une armée de projection traditionnellement cantonnée à Bangui à une armée de garnison, installée en province, au sein de zones de défense.

A terme, il existera donc, à côté de la zone autonome de Bangui, trois zones de défense (nord-ouest, nord-est et sud-est).

La ville de Bouar, intégrée dans la zone de défense nord-ouest et choisie comme ville pilote, illustre parfaitement l’application de ce concept. Les résultats obtenus à Bouar permettront d’appliquer ou d’adapter les méthodes en vue de répliquer le même modèle dans les autres zones de défense.

Pour faciliter la mise en œuvre de ce concept de garnison, les conseillers de l’EUTM forment aussi le personnel FACA qui travaillera dans chacun des états-majors de zone de défense (EMZD) afin de leur permettre de commander et coordonner efficacement les unités militaires placées dans leur zone de responsabilité. Selon le même principe, la formation du personnel du Centre de Commandement Opérationnel (CCOP) de l’état-major des armées de Bangui qui commande et coordonne les EMZD a été assurée par les mêmes conseillers.

Le pilier « Conseil Stratégique » a joué un rôle majeur aussi bien dans l’élaboration de la stratégie nationale de déploiement des bataillons d’infanterie territoriaux (BIT) et la rédaction des concepts et des ordres d’opération que dans l’expertise technique apportée pour la mise ne place du recrutement 2019, en coordination avec d’autres acteurs internationaux, telle que la Minusca.

 

Pour l’année 2020, le pilier « Conseil Stratégique » poursuivra son action de conseil auprès du ministère de la Défense et de l’EMA afin d’assurer le début du recrutement 2019 en janvier 2020 et permettre aux autres piliers de l’EUTM d’entrainer, dès le mois de janvier, des compagnies des bataillons d’infanterie et de mener de front, dès le mois d’avril, la formation élémentaire toutes armes (FETTA) de 1210 jeunes.

Le pilier « Conseil Stratégique » veillera également à appuyer les FACA en particulier dans le domaine de l’infrastructure, afin de permettre aux unités de pouvoir progressivement s’installer dans leur zone de défense conformément au Plan National de Défense.

Enfin, il appuiera la présentation à l’Assemblée nationale de la Loi de Programmation des Forces de Sécurité Intérieur (LPFSI), condition nécessaire à la planification de l’équipement des Forces de Sécurité Intérieures (FSI) et à leur déploiement sur le territoire national en coordination avec le déploiement des FACA.

 

Les actions de conseil du pilier « Conseil Stratégique » de l’EUTM sont essentielles à la remontée en puissance des Forces armées centrafricaines (FACA). Ce pilier n’a pas d’autre ambition que d’appuyer la mise en œuvre des objectifs du Plan National de Défense, de permettre la restauration rapide de l’Etat de droit et de la souveraineté de l’Etat sur tout le territoire centrafricain, et, par conséquent, d’améliorer la sécurité de la population centrafricaine.

 

Avec EUTM

RCA : Ali Darassa appelle les hommes politiques à œuvrer pour le bien des Centrafricains.

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Centrafrique.com/le-chef-rebelle-ali-darassa-sur-un-fauteuil-avec-son-garde-du-corps-derriere-pour-ses-voeux-a-la-nation-en-janvier-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Chef rebelle Ali Darassa présente ses voeux à la nation centrafricaine le premier janvier 2020. Crédit photo : UPCet son garde du corps
Le Chef rebelle Ali Darassa présente ses voeux à la nation centrafricaine le premier janvier 2020 depuis la ville de Ndassima,dans la Ouaka . Crédit photo : UPC

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Le général Ali Darassa, coordinateur  et chef d’état-major de l’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique),  a adressé ses vœux à la nation centrafricaine ce mercredi 1er janvier 2020.

 

C’est aussi une occasion pour le patron de l’UPC de revenir sur les derniers événements survenus au quartier KM5 (PK5), dans le troisième arrondissement de Bangui,  dans lesquels il condamne fermement et compatit avec les familles endeuillées, tout en exhortant les parties prenantes à dialoguer pour retrouver le chemin de la réconciliation.

Tout en gardant un œil sur les actualités du moment en République centrafricaine, le général de l’UPC en profite pour exhorter les responsables politiques centrafricains à

ci-dessous l’extrait de ses vœux à la nation centrafricaine :œuvrer pour le bien de leurs concitoyens en cette année électorale.

 

VŒUX DE CHEF D’ÉTAT-MAJOR DE L’UPC À LA NATION CENTRAFRICAINE

 

L’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), par la voix de son Coordinateur et chef d’État major, le général d’armée Ali Darassa, adresse à toute la population centrafricaine ses vœux les plus sincères pour l’année 2020.

L’UPC condamne fermement les événements survenus ces derniers jours dans le troisième arrondissement de la capitale, compatis avec les familles endeuillées enjointes les parties prenantes à dialoguer pour retrouver le chemin de la réconciliation.

En cette année électorale qui s’annonce, le général d’armée Ali Darassa appelle les responsables politiques à œuvrer pour le bien des Centrafricains et à se détourner des tentations populistes et propices aux divisions, ennemies de la paix à laquelle aspirent les fils et filles du pays.

Le général Ali Darassa en appelle également aux médias afin d’informer la population sans parti-pris et de se préserver des brûlots incendiaires qui pour autant qu’ils puissent être justifiés, ne sèmeront que discord et trouble supplémentaires. Toute manipulation ne peut qu’alimenter la crise dont la Centrafrique a du mal à s’extraire. Les filles et fils du pays aspirent aujourd’hui plus que jamais, à vivre en paix et dans l’unité d’une nation rassemblée.

Le Coordinateur chef d’État major de l’UPC, le général d’armée Ali Darassa espère que les parties signataires de l’accord politique de paix et de réconciliation (APPR)poursuivront leur progression ensemble dans le respect de leur engagement, sous le régard de la communauté nationale et internartionale, en permettant au pays de retrouver la paix que les centrafricains méritent.

Vive la Centrafrique apaisée, vive la paix.

 

Fait à  Ndassima, le 1er janvier 2020

Le coordinateur militaire, chef d’État major de l’UPC

Général D’armée Ali Darassavoeux du chef rebelle ali darassa pour l'année 2020

Braquage spectaculaire des professeurs d’école près de la ville de Mbrés.

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Les miliciens Anti-Balaka. CopyrightDR

 

Kaga-Bandoro (République centrafricaine) – Ils sont tous au nombre de quatre à être victimes ce mardi 31 décembre d’un acte des braquages perpétré par des hommes lourdement armés non identifiés à quelques kilomètres de Mbrés, située à 70 kilomètres de Kaga-Bandoro, dans la préfecture de Nana-Grébizi, au nord de la République centrafricaine.

 

Selon les éléments d’informations recoupées par CNC auprès des autorités locales, les quatre victimes sont toutes des professeurs d’école qui  revenaient de la ville de Kaga-Bandoro après avoir participé au séminaire organisé par le ministère de l’Enseignement primaire et secondaire, avec l’appui financier de la Banque mondiale, du 26 au 30 décembre, au bénéfice de tous les enseignants titulaires, contractuels et maîtres parents du centre pédagogique de Nana-Grébizi.

C’est à l’issue de ce séminaire de formation que les victimes ont décidé de rentrer dans leurs localités respectives  afin de fêter le Nouvel An avec leur proche.

Malheureusement, juste à l’entrée de la ville de Mbrés, à 15 kilomètres, ils sont tombés dans le filet tendu par des hommes lourdement armés qui les ont littéralement dépouillés de leurs biens, argents liquides, ordinateurs, tablettes, etc.

Pour les autorités préfectorales, il ne fait aucun doute, les miliciens Anti-Balaka seraient les auteurs présumés de cet acte criminel, ce que ces derniers contestent catégoriquement.

Pour l’heure, les autres enseignants qui se trouvent encore à Kaga-Bandoro se disent inquiets de leur sécurité s’ils quittent la ville sans aucune protection des forces de l’ordre.

Copyright2019©2019CNC.

 

À lire aussi :

Centrafrique : une équipe d’évaluation du ministère de plan dépouillée à Kaga-Bandoro.

Centrafrique : Un véhicule des humanitaires braqué entre Kaga-Bandoro et M’Brés

Centrafrique : deux morts dans des violences intercommunautaires au Nord-ouest.

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Centrafrique.com/ville-de-baboua-par-wikipedia/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ville de Baboua par Wikipédia.
Ville de Baboua par Wikipédia.

 

Bouar (République centrafricaine) – Deux personnes ont été assassinées samedi 28 et lundi 31 décembre dans des violences intercommunautaires dans la sous-préfecture de Baboua, dans la préfecture de la Nana-Mambéré,  située à environ 560 kilomètres de Bangui, capitale de la République centrafricaine.

 

En effet, dans la journée du samedi 28 décembre, un jeune originaire de Baboua, en partance pour la commun élevage de Besson, situé à 123 kilomètres à l’ouest de Bouar, a été assassiné à quelques kilomètres de sa destination par des hommes armés non identifiés.

Cependant, à Baboua, l’annonce de son assassinat plonge la ville dans la consternation. Certains pointent même du doigt la communauté peule d’être à l’origine de sa mort. Ainsi, dans la journée du lundi 30 décembre, des dizaines des jeunes, armés des machettes, couteaux et autres armes blanches, se sont acharnés en représailles  sur un sujet peul en provenance d’une commune voisine de Baboua.

Pour l’heure, la ville de Baboua est divisée en deux, les autochtones et les Peules se campent chacun dans son coin sur un fond de tension tendue entre les deux communautés.

Contacté par CNC, le maire de la ville de Baboua, Monsieur David Ngboko se dit inquiet et appelle à l’aide la Minusca et les autorités du pays de tout faire pour ramener le calme dans sa ville.

Rappelons que le 23 octobre dernier, au moins deux cents réfugiés centrafricains, originaires de Baboua, en exil au Cameroun, avaient été rapatriés avec leur accord par le HCR.

Gervais Lenga

Copyright©2019CNC.

Turbulence au parti URCA, le député suppléant de Dologuélé démissionne.

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Centrafrique.com/urca-parti-politique-logo-centrafrique-3/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Logo du parti Union pour le renouveau centrafricain (URCA) de l'honorable député Anicet Georges Dologuelé.

 

Bangui (République centrafricaine) – À quelques mois des échéances électorales de 2020, le principal parti d’opposition démocratique, l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA), dirigé par l’honorable de Bocaranga 1, Anicet Georges Dologuélé,  est plus que jamais fragilisé par de multiples démissions de ses cadres. La dernière en date est celle du député suppléant de Bocaranga 1, Monsieur Jonas GAYI, adjoint du leader de l’URCA Anicet Georges Dologuélé.

Ci-dessous, l’extrait de la lettre de démission de l’intéressé :

 

À monsieur Anicet Georges Dologuélé,

J’ai l’honneur de vous adresser par la présente note ma démission du Parti dont vous êtes le fondateur et auquel, j’ai adhéré pour être votre suppléant dans la circonscription de Bocaranga 1.

Je démissionne du Parti et de ma fonction de député suppléant pour des raisons suivantes :

  • Manque de bonne gouvernance ;
  • Opposition stérile ;
  • Alliance contre nature avec le président fondateur du Parti Kwa Na Kwa (KNK).

Étant frustré par les cas précités, je vous remets ma démission à compter de ce jour.

Espérant que la présente retiendra votre haute attention, je vous prie de croire. Monsieur le Président, à l’expression de ma parfaite considération.

lettre de démission du député adjoint de dologuelé

Centrafrique : Touadera fixe le cap de sa politique de 2020 lors de ses vœux à la nation.

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Centrafrique.com/le-president-faustin-archange-touadera-lors-de-la-presentation-de-ses-voeux-a-la-nation-le-mardi-31-decembre-2019/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine, lors de son allocution des voeux à la nation mardi 31 décembre 2019 Bangui. Photo: Présidence RCA.
Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine, lors de son allocution des voeux à la nation mardi 31 décembre
2019 Bangui. Créditi photo : Présidence RCA.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA a adressé ses vœux de Nouvel An à la nation centrafricaine ce mardi 31 décembre 2019 dans un contexte politique très tendu.

 

Dans son adresse à la nation, le chef de l’État  Faustin Archange TOUADERA, ne voulant plus s’attarder sur son bilan de 2019, indique que la dernière ligne droite de son mandat pour cette année 2020 s’articule autour des trois principaux enjeux.

« L’année 2020 qui s’ouvre demain marquera notre destin pour les années à venir. Comme toute nouvelle année, elle fait naître une nouvelle espérance pour chacun de nous et pour notre pays que nous aimons tous. Ce soir, je ne vous ferai pas le bilan des réalisations de l’année 2019. Seule l’histoire pourra dire, avec le recul du temps, la trace laissée par l’année qui s’achève », c’est en ces termes que le président Touadera a ouvert son allocution à la nation, à la veille de la nuit du Saint-Sylvestre.

Le discours prononcé par le Président de la République, Faustin Archange TOUADERA, s’articule autour de trois principaux  « enjeux cruciaux » auxquels le pays ne devrait en aucun cas se passer à côté. D’abord, d’après lui, la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine )APPR-RCA), signée le 6 février 2019 avec les groupes armés. Puis, celle de la bonne gouvernance, socle du renouvellement du contrat social entre l’État et la population, de la consolidation de la paix, du progrès économique et social et de la prospérité partagée.  Enfin, la tenue des élections dans le délai constitutionnel, en filigrane la mobilisation des ressources financières nécessaires liées aux opérations électorales.

Il place l’obtention de cet accord sur le compte de réussite de sa profession de foi, celle de ramener la paix sur toute l’étendue du territoire au cours de sa mandature, car « Cette année 2019 aura donc connu une avancée significative de ce à quoi je me suis solennellement engagé en 2016 devant le peuple centrafricain », dit-il, même si cet accord a été objet de plusieurs critiques émanant de l’opposition démocratique et d’une frange des organisations de la société civile.

En dépit de tout, humblement, il reconnaît que la signature de cet accord était un long processus et qu’il n’a jamais perdu de vue que l’entreprise était lourde et la tâche ardue. « Je dois rappeler que cet Accord apporte des solutions idoines à certains problèmes qui ont alimenté et alimentent encore la crise dans notre pays », a reconnu Faustin Archange Touadera.

Pour favoriser l’intégration régionale, le président Touadera a indiqué « le projet de loi portant Code des collectivités territoriales et des circonscriptions administratives, les projets de loi portant sur les partis politiques, le statut de l’opposition ainsi que le statut d’ancien Chef d’État sont en discussions au niveau de l’Assemblée Nationale et qui seront adoptés cette année », a-t-il annoncé.

Le deuxième enjeu, c’est évidemment celui de la bonne gouvernance, socle du renouvellement du contrat social entre l’État et la population, de la consolidation de la paix, du progrès économique et social et de la prospérité partagée.

« En donnant toute sa place à la bonne gouvernance, des réformes importantes sont devant nous dans les domaines de la transparence de l’action publique, de la lutte contre la corruption, la prévarication, les détournements des deniers publics, de l’amélioration du climat des affaires, de la démocratie et de l’État de droit », a-t-il promis, alors que l’année 2019 son règne est entaché de plusieurs scandales financiers dont quelques un de ses proches sont directement du doigt et n’a jamais affiché la ferme de volonté de sanctionner, ne fut-ce que ceux sur lesquels pèsent des soupçons.

Le troisième enjeu est celui des prochains scrutins présidentiels et législatifs. Car reconnaît-il que ces scrutins interviendront dans un contexte marqué par la signature de l’Accord de paix entre le Gouvernement et les mouvements politico-militaires ? La principaux défis qui se présente pour le pays est celui de la mobilisation des ressources financières est désormais une urgence et une priorité.

« En décembre 2020, l’opportunité vous sera donnée de choisir le président de la République et les députés par des moyens pacifiques et de façon légitime et démocratique », conclut-il.

Une chose est sûre, l’année 2020 est l’année de tous les dangers et Touadera n’a pas droit à l’erreur, car il joue pour gros pour réélection en orchestrant des coups et des contre coups pour se maintenir au pouvoir.

 

Cédric Wa-Gomba

Copyright2019CNC.

RCA : une fille centrafricaine meurt dans une course poursuite des motos au Cameroun.

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Bangui (République centrafricaine) – Selon la presse camerounaise, l’accident a eu lieu à Bertoua, une commune du Cameroun, située dans le département du Lom-et-Djerem, à 350 kilomètres de Yaoundé.

 

D’après les quotidiens camerounais qui ont rapporté la scène, dans la soirée du 21 décembre dernier, la jeune fille centrafricaine, dénommée Méline Zoloka, âgée d’environ 26 ans, se rendait  dans une boîte de nuit du quartier Bodomo à Bertoua où elle fera connaissance d’un homme encore non identifié. Ce dernier aurait financé tous les besoins de la jeune fille durant toute la soirée, le deal étant de finir la nuit en compagnie de son financier circonstanciel.

Alors que la soirée continue de bouger, la jeune centrafricaine s’éclipse de la boîte de nuit, vers 4h du matin, sans pour autant informer son nouvel homme. Elle emprunte une moto et ordonne au conducteur de rouler à tombeau ouvert : « Elle m’a dit de rouler vite parce qu’il y a un homme qui la poursuivait et elle ne veut pas rentrer avec lui » affirme Richard le conducteur de la moto taxi, rapporte le journal actu du Cameroun.

Pendant ce temps, le nouvel amont de la jeune Méline Zoloka, qui se rend compte de la supercherie de celle-ci, se lance à sa poursuite à bord de sa moto. Une chasse à l’homme qui a duré quelques minutes, et chacun des conducteurs usés de ses stratégies. « C’est au niveau du quartier Enia (route aéroport) avant la rivière Tsougou que le bourreau rattrape les fugitifs, qui étaient aussi en vive allure. Le bourreau va donc bousculer la moto des fuyards, Richard et sa cliente vont achever leur course sur le macadam. Méline Zoloka, quant à elle, atterrit sur le macadam avec la tête va décéder sur place et le taximan moto sera conduit à l’hôpital régional de Bertoua dans un état comateux grâce aux premiers passants qui emprunteront cet axe qualifié de criminogène aux environs de 5h 30 mn. Il va sortir de son coma aux environs de 16 heures le 22 décembre. Après l’accident, selon les déclarations du conducteur de l’engin, ils n’ont pas bénéficié de l’aide du bourreau qui a par contre dépouillé ses victimes (moto taximan et Méline quoique morte) de leurs biens. Le corps sans vie de Méline Zoloka originaire de la République centrafricaine a été conduit et conservé à la morgue de l’hôpital régional de Bertoua », indique le journal actu du Cameroun.

Le suspect court toujours, les forces de sécurité intérieure camerounaises seraient à ses trousses.

Corbeaunews.

RCA : Réflexions sur la situation politique et sécuritaire en Centrafrique / Par le parti ARECA.

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Centrafrique.com/bertrand-kemba-president-de-lareca/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bertrand KEMBA - Président de l'ARECA

 

Bangui (République centrafricaine) – Alors que les regards étaient tournés vers l’avenir d’un autre destin national plus radieux dans la paix et le développement, par la consolidation de l’Etat de droit et à travers la tenue dans les délais constitutionnels d’élections transparentes, crédibles et conforme à la volonté souveraine du peuple Centrafricain, c’est l’arrivée impromptue de son exil ougandais de l’ancien Chef d’Etat François BOZIZE, et le réveil meurtrier du foyer dormant-cyclique  du Km5 (Kilomètre 5) épicentre de toutes les crises en Centrafrique, particulièrement dans la capitale qui se sont invités aux débats tous azimuts faisant redouter un emballement préjudiciable avec de graves risques de troubles à l’ordre public en cette fin d’année.

 

Le retour annoncé de l’ancien Président de transition Michel Djotodia, vient faire monter encore plus la pression politique d’un cran dans un pays exsangue, particulièrement fragilisé avec une population en doute quant à la tenue des élections dans les délais constitutionnels.

Notre parti l’ARECA nouveau venu dans l’arène politique en Centrafrique s’est donné pour vocation la mise en place des mécanismes pour une relance économique d’envergure. Il ne peut pour autant rester indifférent face aux graves problèmes qui peuvent surgir à l’horizon laissant la classe politique comme tétanisée par les évènements, alors qu’il sera certainement judicieux d’appeler au respect des institutions dans un climat de paix et un esprit patriotique de responsabilité.

Retour de l’ancien Président BOZIZE au pays.

Le retour de l’ancien Chef d’Etat BOZIZE souhaité par son parti et ses alliés, mais non voulu par le Gouvernement et le parti MCU pour des raisons évidentes mérite sérénité et prudence quant à la gestion de l’approche.

Sera-t-il candidat à l’élection présidentielle à venir ou soutiendra-t-il un autre candidat ?  On ne peut oublier que l’ancien Chef d’Etat fait l’objet de poursuites judiciaires, mais n’est pas encore jugé encore moins condamné pour le voir éventuellement privé de ses droits.

Il appartient au Gouvernement soit d’acter le processus de la poursuite engagée pour que les choses aillent jusqu’à leurs termes, soit dans un geste d’apaisement y mettre fin ou la suspendre en se référant à un autre cadre de dialogue que nous proposons dans la présente note.

Le Chef de l’Etat le Professeur Archange TOUADERA aurait proposé une rencontre avec ses  prédécesseurs de la transition Michel DJOTODIA et Catherine SAMBA PANZA. Qu’en sortira-t-il de cette concertation alors que nous sommes en période préélectorale ou tous les partis affutent les armes pour les échéances à venir?

L’ARECA considère que les motifs de cette concertation doivent être rendus publics pour faire participer toutes les couches sociales à la construction d’un climat apaisé pour maintenir l’ordre public et l’intérêt national.

Dans le projet de loi en cours sur le statut des anciens Chefs d’ Etat, pourquoi ne pas s’inspirer des exemples d’autres pays. Par exemple outre les avantages qu’on leur accorde, les faire siéger au Conseil constitutionnel comme membres à vie à condition de renoncer à descendre dans l’arène politique. Dans le cas contraire, ils perdront leurs statuts de sages à travers l’avantage que l’l’institution leur procure et devenir donc un justiciable lambda.

Nous ne devons pas faire l’économie d’une concertation permanente nécessaire au motif que les précédents dialogues qui ont tous conduit à la mise en place des gouvernements d’union ont tous échoué car aucun n’a apporté de bonnes solutions pour le pays. C’est pour cela que la concertation permanente et le débat public est nécessaire au relèvement national dans la transparence démocratique. Ce que pense chaque parti politique sur chaque sujet d’intérêt national ou social doit être connu pour sortir des flous qui nourrissent les rumeurs qui viennent alourdir le climat social déjà bien instable.

La flambée de violence au Kilomètre 5

Comme tout le monde sait, le poumon économique du pays le Km5 est en même temps le baromètre de la sécurité à la fois pour la capitale mais également de l’ensemble du pays car chaque fois qu’il y a des troubles les répercutions se  font partout.

Si tout ce qui est entrepris jusqu’alors n’a pas marché pourquoi ne pas entreprendre autre autres choses? Cette partie de la capitale comportant une forte communauté musulmane étant malgré elle l’épicentre de la crise actuelle mérite une attention soutenue pour diverses raisons.

Les mesures tant sécuritaires qu’humanitaires sans être associées à un volet économique conséquent ne donneront aucun résultat palpable sur du long terme.

Après les cérémonies de la fête nationale du 1er décembre, la communauté du 3ème de Bangui a ardemment demandé à nous rencontrer.

Bien qu’il y ait eu quelques hésitations quant au problème de sécurité, nous nous sommes fait violence pour aller écouter cette partie de la population. La rencontre a eu lieu dans une salle de réunion nouvellement aménagée devant la Marie du 3eme ou sont postés en permanence des chars de la MUNISCA ce qui témoigne le degré d’insécurité en ces lieux.

L’invitation a été faite par les leaders de la jeunesse et les chefs de quartiers composant le 3ème arrondissement. Les échanges ont été riches en enseignements et très émouvants.

Les intervenants ont décrit tour à tour ce qu’ils appellent l’enfer concentrationnaire du Km5 à travers leurs difficultés, leur isolement, la population est passée de 100 000 à 300 000 habitants hébergeant en plus des rescapés venant des 8 arrondissements de Bangui mais aussi des 16 préfectures du pays.

Il n y a pas d’eau courante, pas d’électricité, sans parler de système sanitaire et éducatif qui font grandement défaut. Dans une même concession, on peut trouver une concentration de 20 à 30 ménages. Le système scolaire n’existant plus, une grande concentration des jeunes sans travail au Km5 ne peut qu’être une bombe à retardement.

Ceux qu’ils appellent « groupe d’autodéfense » sont des jeunes en mal de repère faute de perspective offerte par les pouvoirs publics et la communauté internationale en terme de projets de société ou d’emplois. Ils partagent les lits avec leurs compagnes avec des bébés pour certains en ayant des grenades sous l’oreiller.

Ils vivent la peur au ventre, leur vie peut s’arrêter à tout moment. Ils ne demandent qu’une solution, qu’on leur trouve du travail ou un projet d’entrepreunariat, ils sont prêts à déposer les armes et embraser une vie normale comme tout citoyen lambda.

Certains qui ne veulent pas être une jeunesse perdue vont plus loin en demandant dans un geste de désespoir la création d’une université au Km5 pour rattraper leur retard.

Les Chefs des quartiers demandent notre intervention auprès du Gouvernent pour que l’eau et l’électricité leur soient rétablies quitte à choisir les autochtones de leurs quartiers  pour assurer ces services même si ceux d’autres arrondissements ne souhaitent y mettre pieds pour des raisons de sécurité.

Peut-être que le Gouvernement qui pourra lire nos notes apportera des solutions aux différentes doléances surtout en ce qui concerne le rétablissement de l’eau et d’électricité. Mais pour ce qui concerne la création d’une université au Km5, cela ne peut être possible non seulement à cause du coût, accéder à une telle démarche, consacre la partition du pays sous des bases religieuses dans l’éducation, ce qui ne fera qu’accentuer les problèmes que de les résoudre.

La paix retrouvée, l’unique université publique du pays est le chantre de formation pour tout le monde sur un même plan d’égalité. Le problème qui se pose surtout est la garantie d’emplois à la sortie des formations universitaires et techniques pour résorber le chômage des jeunes.

Pour ce qui est de la résolution de la crise dans son ensemble, notre crédo tout le temps a été de proposer l’inoculation d’une dose conséquente des mesures économiques dans tous les mécanismes en vigueur actuellement comme solutions à l’arrêt définitif des problèmes que le pays connait.

On a beau organiser des élections changer des régimes tant que ces aspects ne sont pas privilégiés aucun changement notable interviendra.

Les jeunes qui se disent « groupe d’autodéfense » qui écument et pillent leur propre communauté sont le reflet de cette jeunesse perdue. Désœuvrés, ils se livrent à de trafics de tous genres  pour tuer le temps. Ils se disent prêts à déposer les armes s’ils ont du travail pour nourrir leurs familles.

Une analyse objective montre que l’absence de l’Etat dans ce secteur souhaitée par certains groupes a permis de créer ce désordre. L’Etat ne peut jouer son rôle régalien qu’à travers la fiscalité pour rebâtir le système social, éducatif et sanitaire qui fait grandement défaut. Les groupes d’autodéfense s’érigent en percepteurs de taxes à la place de l’Etat, rançonnent et raquettent les commerçants sans améliorer le quotidien de la population du secteur.

Il y a lieu d’envisager une politique de réintégration du Km5 dans le girond de la République. Que l’état reprenne contrôle sur la zone. Sur les jeunes ; il faut bien circonscrire les réalités des jeunes, les analyser pour de meilleurs choix politiques à approfondir.

Solutions aux chômages des jeunes au-delà au développement du secteur privé dans l’ensemble

Nous avons eu des échanges francs avec les populations du Km5 qui se sentent piégés dans un enfer concentrationnaire. Cela doit nous interpeler sur les réponses jusqu’ici apportées tant par le gouvernement que par la communauté internationale, à nos côtés.

Vu le drame de ces derniers jours et les images insoutenables de jeunes enfants perdus dans les affrontements, la responsabilité politique est interpellée à agir promptement. Il nous faudra comme  dans toute démocratie envisager de désigner un médiateur spécial qui pourra avoir l’écoute des habitants du KM5 afin de proposer des solutions indépendantes de toutes interférences politiques dans l’intérêt des populations et de la Nation. Et le plus tôt possible sera le mieux

Nous avons proposé lors d’une conférence que nous avons organisée dernièrement les mécanismes pour la résorption du chômage des jeunes

La paix  retrouvée, le régime issu des élections à venir doit s’attaquer aux causes endogènes et exogènes des crises que le pays a connues et qui ne sont d’autres que le reflet de la pauvreté criarde qui n’épargne aucune couche de notre société. Paradoxalement pour un pays qui dispose d’énormes potentialités à bien des niveaux.

Bien sûr que le programme des différentes entités aux élections à venir permettront de voir ce qu’il y a de mieux pour sortir le pays de l’ornière. Cependant, pour ce qui nous concerne, le chômage des jeunes (diplômés sans emplois ou jeunes en ruptures de bancs scolaires) ainsi que la prise en compte des projets socio-économiques des femmes sont nos préoccupations , sans parler d’un véritable mise en place d’un plan Marshal pour la relance du secteur privé.

Beaucoup de jeunes sans perspective d’emplois se lancent  dans un nouveau phénomène de gains facile à travers les activités de taxi moto. On peut comprendre qu’en l’absence des véritables possibilités qu’offre la société en matière d’emplois, ils n’ont guère beaucoup de choix que de tenter leurs chances dans ce domaine.

Mais a-t-on fait le bilan de l’inorganisation de ce secteur d’activité certes louable pour pallier les difficultés de transport, mais occasionnant beaucoup d’accidents mortels ou des traumatismes à vie aussi bien pour les passagers que les conducteurs ?

Ce secteur indispensable pour notre économie a besoins d’être organisé, et cela procurera d’avantages à tout le monde. Une concertation tripartite ente l’Etat, les maisons d’assurance et l’association représentative du secteur d’activité permet de mettre une organisation efficiente comme cela se passe ailleurs en place pour mieux gérer  ce secteur.

Le premier bénéficiaire de l’organisation est  l’Etat car c’est la société entière qui subit le coût humain des accidents. La violence au Km5 est la résultante très négative du chômage des jeunes qui sous prétexte d’agir pour défendre leurs communautés deviennent leurs bourreaux en exigeant des taxes que les commerçants refusent de payer. Le Gouvernement et la Communauté internationale  qui intervient à nos cheveux ont-ils pris à bras le corps le problème du chômages des jeunes dont la non résolution engendrera toujours des crises au pays ?

C’est l’occasion aussi de faire un bilan de la mise en place il y a quelques années du Conseil National de la Jeunesse CNJ sensé promouvoir l’entreprenariat des  jeunes.

A-t-on fait le bilan de ces institutions pour connaitre les résultats et chercher des pistes de solutions en cas de difficultés de la mise en place du système ?

Beaucoup de jeunes que nous avons rencontrés déplorent l’absence de mesure d‘accompagnement dans la vie active après des formations où l’on leur délivre même des diplômes. Ce qui fait que leur situation avant ou après la formation est inchangée.

C’est ici que l’Etat doit jouer son rôle régalien de l’organisation de la vie socio-économique en mettant les mécanismes de création d’entreprises par les jeunes et voir même au-delà cette catégorie socio-professionnelle pour sortir du cercle vicieux des crises ;

A cet effet, l’Etat et la communauté internationale doivent mettre en place des mécanismes de financement du secteur privé au-delà du DDRR dont le bilan en termes de créations d’entreprises reste à démontrer. La création d’un fonds d’investissement s’avère nécessaire dans cette circonstance pour sécuriser et encourager les banques dans leurs interventions.

Ce fonds d’investissement qui n’est pas un don aux entreprises est un mécanisme de facilitation de financement du secteur privé qui peut être alimenté par :

  • Le budget de l’Etat à travers le bonus minier
  • Les prêts ou subvention de la communauté internationale
  • Les cotisations des bénéficiaires du système (banques, emprunteurs, patronnât, diaspora etc.)

Sans le développement du secteur privé, le décollage du pays s’avérera difficile alors que toute sortie de crise partout ailleurs est accompagné d’une intervention accrue dans le secteur privé ;

Nous avons fait beaucoup des propositions aux Autorités pour le relèvement du secteur privé qui sont restées lettres mortes. Nous pensons qu’en ces périodes difficiles pour notre pays, nous devons nous surpasser les uns les autres et chercher ensemble des solutions  pour ramener définitivement la paix chez nous, d’où notre démarche actuelle.

Proposition de sortie de crise

Une démarche à la veille des élections peut poser de problème aussi bien de calendrier que des moyens à se doter pour parvenir aux objectifs visés. Mais faire l’économie de réflexions et des propositions qui peuvent en résulter ne paraît pas nécessaire si on ne souhaite pas naviguer une nouvelle fois à vue avec les dangers que cela comportent. Les élections sont toujours des périodes sensibles chez nous.

Comment comprendre qu’un pays aussi riche que la Centrafrique disposant d’énormes potentialités (minières, forestières, touristiques, agricoles etc.) ne soit classé qu’en queue de peloton en termes d’indice de développement humain  par les instances internationales quelles qu’elles soient sans qu’on ne cherche à comprendre les causes endogènes et exogènes de cette situation et chercher les solutions de résolution.

La Centrafrique a le plus faible budget de la CEMAC ; elle ne créé pas de richesse ou tellement peu par rapport à ses potentialités qu’elle est obligée de s’adresser à la communauté internationale pour boucler des fins de mois difficile.

Elle n’entreprend pas de grands travaux comme on le voit partout dans la sous-région signe de vitalité d’un pays en émergence. Aucun mécanisme de création d’une bourgeoisie nationale n’a été  mise en œuvre jusqu’alors. Chaque régime qui arrive préfère gouverner avec les siens ou des amis sans apport réel à la société centrafricaine. Des nouveaux riches naissent et disparaissent avec leurs géniteurs.

De crise en crise on peut changer de régimes qu’on appelle gouvernement de transition, gouvernement d’union sans que rien ne change dans la résolution des véritables problèmes à l’origine des crises.

C’est la mauvaise gouvernance du pays qu’il faut éradiquer. Les petites solutions à travers les conférences diverses dont Dieu seul connait le nombre ne peuvent apporter de solutions radicales aux maux du pays.

Il faut une véritable volonté des acteurs politiques associés à la population dans son ensemble pour trouver les vrais remèdes aux maux du pays. Quand on bâtit des constructions sur des fondations minées par des termites, elles finiront par s’écrouler un jour car le socle de soutenance n’est pas solide.

Au lieu d’avoir un forum comme les précédents qui n’ont abouti à rien pourquoi ne pas tenter l’expérience d’une justice vérité réconciliation qui a fait ses preuves ailleurs sur le continent afin d’extirper définitivement les mauvaises graines qui écument notre société et dont les acteurs tapis dans l’ombre ou au commande de l’Etat finiront par avouer les mauvaises pratiques pour qu’on s’en sorte une fois pour toute des crises car ils seront démasqués et n’oseront plus recommencer.

C’est ainsi que la Commission Vérité Justice Réparation Réconciliation doit être poursuivie en tant que Droit des Centrafricains à la vérité, à la justice, à la réparation. C’est du moins la demande de toutes les populations au Forum National de Bangui qui a été un consensus national qu’on peut qualifier de référendum pour la paix et le relèvement.

L’ARECA attache un grand pris au caractère populaire et à l’indépendance de cette commission pour sortir le pays le plus vite de l’impasse. C’est la seule réponse qui n’a pas encore été expérimentée et la seule qui de notre conviction résoudra définitivement la crise meurtrière qui n’en finit pas d’hypothéquer notre avenir.

Que devront on faire pour aller à des élections apaisées et transparentes gage de stabilité assurant un lendemain meilleur pour un développement économique harmonieux gage de stabilité?

Ce n’est qu’une proposition peut être difficile à mettre en place en cette période préélectorale mais toutes autres solutions méritent aussi réflexion et analyse. En ce qui nous concerne et tenant compte aussi des avis que nous avons eus, l’hypothèse d’un forum vérité justice  réparation réconciliation s’avère le meilleur. Reste à savoir comment en tenir compte dans le processus électoral en cours.

 

Bertrand KEMBA

Président de l’ARECA

Sassou Nguesso candidat de son parti à la présidentielle de 2021

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Sassou Nguesso candidat de son parti à la présidentielle de 2021

Brazzaville )Congo ) – 31 déc. 2019 09:38

“Les 2.588 congressistes ont décidé unanimement que le camarade Denis Sassou Nguesso soit reconduit à la tête du comité central [du parti] et qu’il soit notre candidat à l’élection présidentielle de 2021”, a indiqué Pierre Ngolo, secrétaire général sortant du PCT dans la nuit de lundi à mardi.
Âgé de 76 ans, le président Sassou cumule 35 ans à la tête du Congo, petit pays d’Afrique centrale, riche en pétrole mais dont la majorité des habitants vit sous le seuil de pauvreté.
“Ce choix n’est pas un choix de trop. Nous avons dit que le choix de Denis Sassou Nguesso était un choix inéluctable; c’est un choix du changement dans la continuité; le choix de la stabilité et le choix de la paix”, a commenté auprès de l’AFP Léonidas Mottom, député PCT et deuxième questeur à l’Assemblée nationale.
Selon la Constitution, M. Sassou a le droit de se présenter à la présidentielle de 2021 et pour la dernière fois en 2026.
Jeudi, le principal parti d’opposition, Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), avait estimé que les conditions ne seraient pas réunies pour que le Congo organise une présidentielle en 2021.
Le PCT, qui fête ses 50 ans d’existence ce mardi, a organisé son cinquième congrès ordinaire du 27 au 30 décembre.
Le parti a désigné 727 nouveaux membres de son comité central qui ont à leur tour élu Pierre Moussa, 78 ans, au poste de secrétaire général pour un mandat de cinq ans.
M. Moussa remplace à ce poste Pierre Ngolo, 65 ans, qui est également président du Sénat.
Né en 1941, M. Moussa est un économiste de formation qui a travaillé par le passé dans les institutions financières internationales comme la Banque mondiale. Plusieurs fois ministre entre 1997 et 2012, M. Moussa a été président de la Commission de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC) entre 2012 et 2017.
“Pierre Moussa est un homme capable de rassembler ce qui est éparse”, a estimé le député Mottom.

Avec AFP/VOA

Exclusivité : première pique de colère de l’ancien président Bozizé depuis son retour.

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Centrafrique.com/centrafrique-rupture-consommee-entre-le-parti-knk-et-le-pouvoir-de-bangui/bozize-a-gauche-et-touadera-a-droite-coupee-et-collee-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-35030 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>les électeurs devant un bureau de vote
L’ancien chef de l’État centrafricain François Bozizé (2003-2013) et à droite son ex-premier ministre Faustin Archange Touadera devenu à son tour Président de la République depuis 2016.

 

Bangui (République centrafricaine) – Il ne faut jamais réveiller un tigre, même quand on est un tigre. L’affaire de supposée agression à main armée du journaliste Kevin Dimitri Yalangba par le capitaine de la gendarmerie Rodrigue Bozizé, le 28 décembre dernier,  dans les locaux de la radio nationale, est une provocation de trop, en tout cas pour son père, l’ancien chef de l’État François Bozizé, qui demande désormais des explications claires au gouvernement sur ces « fausses allégations ».

 

Depuis le retour discret et incoercible de l’ancien chef de l’État François Bozizé après des années d’exil au Cameroun, en France puis en Ouganda, le pays se retrouve subitement dans une ambiance politique cristallisée. Tous les coups sont permis, tant du côté du parti au pouvoir que de l’opposition, particulièrement du parti KNK, galvanisée par le retour au pays de son leader le général François Bozizé.

Fragilisé par la présence du leader du KNK, le pouvoir de Bangui tente tout pour le tout. Les allégations d’agression à main armée du journaliste Kevin Dimitri Yalangba par le fils de l’ancien président, le capitaine Rodrigue Bozizé est un parfait exemple de manipulation politique orchestrée par le pouvoir de Bangui.

Notre bureau d’investigation, qui a mené sa propre enquête sur cette affaire depuis samedi, est surpris de constater que cette histoire est fabriquée de bout en bout par ses auteurs.

D’après notre enquête, le capitaine Rodrigue Bozizé s’était rendu bel et bien le samedi dernier dans les locaux de la radio nationale comme tout autre citoyen. Il n’était pas en tenue, encore moins armée. Sa présence ce jour à la radio était de donner sa version des faits concernant son implication dans une affaire d’agression des conducteurs de taxi au marché PK12, publié par CNC et repris avec extrapolation par monsieur Kevin Dimitri Yalangba sur les antennes de la radio nationale.

Le plus étonnant dans cette histoire, ce dernier  n’était pas présent à la radio quand le capitaine Rodrigue Bozizé était sur place.  Il a été informé seulement au téléphone par ses collègues. D’ailleurs, selon les journalistes présents à la radio ce jour, les deux auraient échangé au téléphone avant même le déplacement du capitaine à la radio pour le rencontrer.

Contre toute attente, quelques minutes plus tard, monsieur Kevin Dimitri Yalangba publie sur son compte Facebook qu’il est menacé par le fils de l’ancien président François Bozizé. Incroyable que cela puisse paraître, le gouvernement, par la voix de son porte-parole par intérim, avait repris la même version des faits, et  sans vérification dans un communiqué lut à la radio nationale le même jour.

Comme si cela ne suffisait pas, le secrétaire général du haut conseil de communication (HCC), qui n’est pas d’ailleurs un journaliste, rédige très rapidement un communiqué qu’il a fait  publier dimanche sur la page Facebook de ladite Institution.

Une véritable machination politique que l’ancien chef de l’État François Bozizé, très en colère,  veut avoir des explications, surtout de la part du gouvernement.

Pour lui, le pouvoir de Bangui est sans doute derrière ce complot politique qui vise probablement à le fragiliser politiquement. En conséquence, son entretien avec le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, prévu pour cette semaine, est annulé. On ignore si une nouvelle date a été programmée pour ce tête-à-tête.

Il faut noter au passage que monsieur Kevin Dimitri Yalangba n’est pas un journaliste. C’est un inspecteur Central des médias au ministère de l’Information et de la Communication. C’est un homme politique, contrairement au gouvernement qui parle du journaliste. Ses interventions à la radio sont dans le cadre d’une émission politique organisée et financée par le parti au pouvoir.

 

Affaire à suivre.

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Charles Blé Goudé condamné par contumace en Côte d’Ivoire

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Charles Blé Goudé condamné par contumace en Côte d’Ivoire

Abidjan (Côte d’Ivoire) – 31 déc. 2019 02:48

Charles Blé Goudé, poursuivi par la justice ivoirienne pour actes de torture, homicides volontaires et viol a été condamné à 20 ans de prison par contumace.
Il a également été condamné à 10 ans de privation de ses droits et à 200 millions de FCFA de dommages-intérêts à verser aux parents des victimes.
Des faits pour lesquels il a été condamné remontent à 2010-2011, alors que la Côte d’Ivoire traversait une crise post-électorale qui a causé la mort de plus de 3 000 personnes.
Les avocats de Blé Goudé, leader du COJEP (le Congrès Panafricain des Jeunes et des Patriotes), ont boycotté le procès. Ils estiment que les faits reprochés à leur client ont déjà été jugés par la Cour pénale internationale .
La condamnation du leader de la Galaxie Patriotique, intervient quelques jours seulement après le mandat d’arrêt lancé par les autorités ivoiriennes contre Guillaume Soro ancien président du parlement ivoirien et candidat déclaré à la présidentielle de 2020.
Le procureur de la République d’Abidjan, Richard Adou, a annoncé à la télévision publique que l’ex-président de l’Assemblée nationale (2012-2019) et ancien premier ministre (2007-2012) est accusé de «tentative d’atteinte à l’autorité de l’Etat et à l’intégrité du territoire national».
Blé Goudé et Guillaume Soro ont été chacun leader de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci) dans les années 90. Lors de la crise post-électorale Charles Blé Goudé était l’un des soutiens les plus actifs de l’ancien président Gbagbo avec qui il a été détenu à la Haye. Guillaume Soro était celui du président Ouattara.
Les deux anciens camarades se sont retrouvés le dimanche 24 novembre dernier à la Haye et ont déclaré qu’ils étaient prêts à travailler ensemble pour le bien de la Côte d’Ivoire.

Avec BBC Afrique

Catherine Samba-Panza, « l’année 2020 s’annonce comme année de tous les dangers ».

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Centrafrique.com/lancienne-presidente-catherine-samba-panza-pour-ses-voeux-de-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>l'ancienne Présidente catherine samba-panza pour ses voeux de 2020
l’ancienne Présidente de transition Catherine Samba-Panza.

 

En République centrafricaine, comme dans d’autres pays du monde, les vœux de fin d’année, pour les personnalités politiques sont aussi l’occasion de faire passer des messages à leur compatriote. Pour l’ancienne chef de l’État de transition madame Catherine Samba-Panza, qui n’a d’ailleurs pas échappé à ce traditionnel  exercice, dans son message des vœux publié sur les réseaux sociaux, l’année 2019 s’achève malheureusement par « la montée du sentiment de haine et de rejet de l’autre à travers des invectives, des violences verbales et physiques ». Tandis que celle de 2020  s’annonce d’ores et déjà, « selon toute vraisemblance, comme année de tous les dangers, une année de risque, alors que des élections générales libres, justes, transparentes et crédibles sont attendues pour consolider le processus démocratique entamé sous la transition », a-t-elle annoncé.

 

Ci-dessous l’extrait de ses vœux au peuple centrafricain :

 

Mes chers Compatriotes,

La profonde et complexe crise que connaît notre pays depuis plusieurs décennies a pris une dimension particulière ces dernières semaines.

Le mois de décembre 2019 ayant été émaillé d’évėnements politiques majeurs dans notre pays, l’année 2020 s’annonce selon toute vraisemblance comme année de tous les dangers, alors que des élections générales libres, justes, transparentes et crédibles sont attendues pour consolider le processus démocratique entamé sous la transition.

L’observation de la vie politique nationale marquée depuis quelque temps par la montée du sentiment de haine et de rejet de l’autre à travers des invectives, des violences verbales et physiques indiquent de toute évidence que la RCA est menacée dans son unité et dans son existence.

Nous devons tous prendre toute la mesure de la tragédie centrafricaine qui se prépare et réagir, car la résolution de la crise dépendra avant tout des Centrafricains eux-mêmes.

Nous avons tous le devoir de concourir à maintenir la paix et la stabilité dans notre pays, a soutenir un processus de dialogue et de réconciliation par des prises de position et des actes dignes, conséquents et responsables

Mes Chers Compatriotes la crise n’est pas une fatalité. Nous pouvons et nous devons la conjurer dès lors, mon message d’espoir est que les centrafricains de tous bords se rassemblent, cultivent la cohésion sociale, privilégient le dialogue et la concertation permanente et conjuguent ensemble leurs efforts pour reconstruire notre pays, autour d’une vision partagée de la RCA, assortie d’un véritable projet de société et des programmes concrets.

Je souhaite une bonne et heureuse année 2020 à tous les Centrafricaines et Centrafricains où qu’ils se trouvent ainsi qu’aient tous les amis de la République centrafricaine partout dans le monde.

 

        1. E. Catherine SAMBA-PANZA ancienne chef de L’État de la transition

PARUTION DU LIVRE: « LA FISCALITÉ ET L’IMPÉRATIF DE DÉVELOPPEMENT DU CENTRAFRIQUE ». PAR MATHURIN MBOUNOU-NGOPO

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Centrafrique.com/mathurin-mbounou-ngopo-du-livre/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mathurin Mbounou-Ngopo
Mathurin Mbounou-Ngopo, l’auteur du livre. CopyrightDR

 

RÉSUMÉ

 

Le financement endogène est l’un des problèmes-clés du développement économique en Centrafrique. Si les capacités contributives font défaut, il est impossible d’assurer le développement.

Le financement du développement d’un État reste tributaire de la performance des ressources fiscales et douanières. La politique fiscale a un rôle important à jouer à ce propos. Car, l’outil essentiel de toute politique de financement adéquat du développement est la fiscalité, véritable instrument de politique économique et sociale.

L’efficacité de l’outil fiscal dépend de sa bonne articulation avec les autres instruments. Cette interdépendance présente comment les instruments fiscaux ne peuvent s’appliquer sans référence à la politique économique dans son ensemble.

Pourquoi les politiques économiques proposées ne sont-elles pas toujours efficaces ?

Cette question légitime traduit toute la complexité de la matière économique qui agit sur les efforts en matière de financement interne du développement en Centrafrique. La problématique du financement endogène est intemporelle et existentielle, tant l’ambivalence du rapport de la fiscalité au développement a toujours marqué l’action publique.

La fiscalité est tel un kaléidoscope au centre des politiques publiques. C’est dire que la fiscalité participe à la recherche et à la formulation des politiques publiques.

La réflexion sur la fiscalité centrafricaine nécessite une approche fondamentalement plurielle. Il s’agit de faire converger, avec des pratiques renouvelées, l’action des administrations douanière et fiscale, afin d’améliorer le rendement budgétaire de l’impôt. Sachant qu’il est difficile de combattre certaines mauvaises pratiques administratives et politiques installées parfois depuis des décennies. Il faut en tout cas ancrer solidement, la réflexion dans un terreau qui oblige à sortir du mimétisme pour créer les conditions du développement économique et social.

La fiscalité est avant tout un outil au service de la politique de développement dont il faut explorer toutes les dimensions. Les pouvoirs publics doivent mettre en pratique une politique fiscale proactive en totale cohérence avec les politiques publiques.

Par : Thierry Lambert.

Il y’a lieu de rappeler que l’auteur de ce livre, Mathurin MBOUNOU-NGOPO, Après des études universitaires en Centrafrique, il a poursuivi ces études en France sanctionnées par des diplômes de Master 2 Professionnel en Droit des affaires de l’Université de Clermont-Ferrand et de Master 2 Recherche en Finances publiques et Droit fiscal de l’Université de Paris Panthéon-Assas.

Il rentre dans son pays et se fait intégré Inspecteur des Impôts. Il a exercé des fonctions de responsabilité au sein de la Direction Générale des Impôts et des Domaines (DGID) ainsi qu’à la Coordination des Affaires juridiques et de la Liquidation (CAJL), rattachée au Cabinet du Ministre des Finances et du Budget.

Docteur en Droit fiscal ayant soutenu sa thèse à Aix-Marseille Université (AMU) en mars 2019, il dispense actuellement des cours de fiscalité et de finances publiques à la Faculté des Sciences juridiques et politiques de l’Université de Bangui.

page de couverte du livre de mathurin vraie

Quand la Russie ordonne l’expulsion d’un centrafricain pour raison de santé.

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Centrafrique.com/ambassadeur-russe-en-centrafrique-et-le-conseiller-du-president-touadera-6/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Une patrouille des forces de la Minusca à Bria, dans la préfecture de Haute-Koto. Crédit photo : Moïse Banafio/CNC.
L’ex-ambassadeur russe en Centrafrique et le conseiller russe du chef de l’État. CopyrightDR.

 

Bangui (République centrafricaine) – Un étudiant centrafricain, qui avait eu son visa d’étude russe il y’a cinq mois, est sommé depuis une semaine par les autorités russes de quitter le territoire dans un délai d’un mois. En cause, son état de santé n’est pas pris en charge par le gouvernement du pays de la Volga.

 

Pour les autorités russes, le partenariat  avec les pays africains se limite exclusivement aux affaires, rien qu’aux affaires. Certains Centrafricains qui ont eu la chance de vivre quelques mois dans ce pays l’ont bien compris.

Atteint de la tuberculose avant son départ en Russie, le jeune étudiant centrafricain de 25 ans, qui est parti pour étudier l’agronomie, explique à Corbeaunews que sa maladie, découverte après des examens médicaux sur place, n’est pas prise en charge par le gouvernement russe qui l’a sommé de quitter le territoire dans un délais d’un mois avant de retourner si sa santé s’améliore.

Alors, le vrai problème ici est de savoir si réellement le jeune Étudiant centrafricain souffre de la tuberculose ou d’une autre maladie. D’après des informations en notre possession, partout dans le monde, la tuberculose est prise en charge gratuitement, y compris dans la quasi-totalité des pays très pauvres du monde comme le Niger et la République centrafricaine.

Dans d’autres pays développés comme la France, le Canada etc., certaines maladies grave comme le sida ou encore Hépatite que le pays d’origine du patient ne peut soigner, il est recommandé de le prendre en charge gratuitement au nom de l’humanisme. C’est ce qui fait d’ailleurs la différence entre un pays pauvre et un pays développé.

Bien que la Russie est encore un pays sous-développé, on imagine mal comment les autorités de ce pays peuvent ordonner l’expulsion d’un étudiant, de surcroît indigent, pour des raisons de santé.

L’année dernière, une Étudiante guinéenne avait été elle aussi expulsée vers son pays pour des raisons de santé par les autorités russes.

Faut-il rappeler que la Chine, grand pays voisin de la Russie,  applique cette même politique à l’endroit des Africains qui sont soumis à de multiples contrôles sanitaires une fois arrivés dans ce pays. Mais depuis ces dernières années, les autorités chinoises exigent désormais des examens médicaux à tous les demandeurs de visa chinois avant l’examen de leur demande par le service consulaire.

Selon un adage populaire, « c’est dans le besoin qu’on reconnaît ses vrais amis ». La Russie est-elle l’amie de l’Afrique ?

 

Copyright©2019CNC.

60 ans d’indépendance au Cameroun : un jour comme les autres

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60 ans d’indépendance au Cameroun : un jour comme les autres

Yaoundé (Cameroun) – 30 déc. 2019 13:44

Ce projet est formulé dans un contexte de débat houleux : pour l’UPC, l’Union nationale des populations du Cameroun, un mouvement nationaliste dirigé par le Dr Félix Roland Moumié, la réunification entre le Cameroun français et le Cameroun anglais doit précéder l’indépendance.
Mais pour le premier ministre de l’époque, Ahmadou Ahidjo, l’indépendance est l’objectif premier, quitte à parvenir à la réunification par la suite. L’affaire est portée aux Nations unies et l’Onu adopte une résolution accordant l’indépendance au Cameroun français.
Roland Félix Moumié crée alors l’Armée de libération du Cameroun en mai 1959, comme le rappelle l’écrivain Enoh Meyonmesse :
“Ils estimaient que l’indépendance  était une fausse indépendance. Eux, ils voulaient la vraie indépendance. C’est pourquoi ils ont déclenché cette guerre pour dire ‘il n’y aura pas d’indépendance’. Lorsque les cérémonies se sont déroulées, l’UPC et Moumié en tête ont pris une autre résolution dans laquelle ils disaient qu’ils vont rendre le Cameroun ingouvernable.”
“C’était vraiment la guerre”
C’est donc le début de la guerre d’indépendance du Cameroun, alors que les militants de l’UPC sont déjà pourchassés et tués depuis plusieurs mois.
Cette guerre oppose l’Armée de libération constituée des militants de l’UPC à l’armée coloniale française.
C’est ainsi qu’Enoh Meyonmesse qui vivait à Douala avec ses parents, s’en souvient :
“Douala, c’était vraiment la guerre. Ça rappelle un peu ce qui se passe en ce moment au Nord-Ouest et au Sud-Ouest du Cameroun. La violence était inouïe. Moi, tout gosse, j’étais habitué à voir les têtes tranchées, à voir les corps ensanglantés dans les rigoles le matin. C’était quelque chose de devenu banal à Douala.”
Une statue du général Leclerc à Douala vers 1955.
La nuit du 31 décembre 1959 au 1er janvier 1960 est féroce dans l’actuelle capitale économique. Toute la nuit, des tirs retentisent dans la ville.
Mais l’indépendance est proclamée depuis Yaoundé par Ahmadou Ahidjo, raconte Enoh Meyomesse, qui se souvient de l’explosion de joie dans tout le pays lors de la lecture du discours d’indépendance, diffusé en direct par Radio Douala, la première radio du Cameroun. 
Un souvenir lointain
Ce témoignage de l’écrivain recoupe celui de l’entrepreneur culturel Luc Delors Yatchokeu, qui vivait avec ces parents  à Mbanga, à une heure de voiture de Douala :  
“J’ai plutôt un souvenir lointain de la nuit du 31 décembre qui devait déboucher sur le  1er janvier, jour d’indépendance. Je me rappelle que devant chez nous, parce que la maison paternelle est en bordure de route, il y avait un grand défilé militaire. Alors les gens passaient, il y avait des bruits de bottes, ainsi de suite. Nous sommes sortis parce qu’il y avait des youyous, des cris qui les accompagnaient, pour voir ce qui se passait.’’
C’est dans cette ambiance que le tout premier président du Cameroun arrive à Douala le 2 janvier pour présider le défilé marquant l’indépendance, après le défilé de la veille à Yaoundé.
Il continue ensuite sa tournée à Garoua, dans sa ville natale du nord. M. Yatchokeu rappelle que pendant les premières années d’indépendance, le 1er janvier était fêté au Cameroun non pas seulement comme le jour de l’An, mais surtout comme le jour de l’indépendance.
Il regrette que le jour de l’indépendance soit aujourd’hui un non évènement au Cameroun.
Par ailleurs, beaucoup de Camerounais continuent de pleurer les nombreuses vies humaines perdues pendant la guerre d’indépendance et les années qui ont suivi 1960.

Avec DW français

Revirement spectaculaire dans l’affaire de l’agression du journaliste Kevin Dimitri Yalangba .

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Centrafrique.com/le-capitaine-rodrigue-bozize-a-gauche-et-le-journaliste-kevin-dimitri-yalangba-a-droite-montee-par-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le capitaine de la gendarmerie Rodrigue Bozizé à gauche et le journaliste Kevin Dimitri Yalangba, Inspecteur Central des medias en Centrafrique au ministère de l'Information et de la Communication. CopyrightCNC
Le capitaine de la gendarmerie Rodrigue Bozizé à gauche et le journaliste Kevin Dimitri Yalangba, Inspecteur Central des medias en Centrafrique au ministère de l’Information et de la Communication. CopyrightCNC

 

Bangui (République centrafricaine) – À la surprise générale, ce lundi 30 décembre,  l’affaire opposant le capitaine Rodrigue Bozizé au journaliste Kevin Dimitri Yalangba vient de prendre une autre tournure, du moins spectaculaire. Le haut conseil de communication vient ouvertement de désapprouver le communiqué publié sur sa page Facebook, et de nombreuses sources  proches de l’État major de la gendarmerie se disent inquiètes des manipulations entourant cette affaire.

 

Dans un communiqué publié dimanche sur sa page Facebook, le haut conseil de communication (HCC) se dit consterné d’apprendre la nouvelle de l’agression à main armée du journaliste Kevin Dimitri Yalangba dans les locaux de la radio nationale, dans la journée du 28 décembre, par le capitaine Rodrigue Bozizé, fils de l’ancien président de la République François Bozizé.

Contre toute attente, ce lundi 30 décembre, ce même  haut conseil de communication, contacté par CNC,  se dit surpris d’apprendre qu’un communiqué a été publié à son nom sur sa page Facebook. D’après leur propre enquête, ce communiqué aurait été rédigé et publié par le secrétaire général de ladite Institution sans avoir associé ses collègues, encore moins son Président. À ce titre, le HCC se dit ne pas se reconnaître dans ce communiqué condamnant  la supposée agression du journaliste Dimitri Yalangba dans les locaux de la radio nationale ce samedi 28 décembre.

Pendant ce temps, à la gendarmerie, des sources proches du dossier indiquent à CNC que de nombreuses zones d’ombre planent encore sur cette affaire dite de l’agression supposée armée du journaliste Dimitri Yalangba, qui est par ailleurs un membre actif du parti présidentiel MCU.

Ce qui est sur, sur cette affaire, selon certains officiers de la gendarmerie, des soupçons d’une manipulation politique traînent sérieusement derrière cette affaire qui vise probablement à raviver les tensions politiques dans le pays.

Selon le HCC, une convocation va être adressée au capitaine Rodrigue Bozizé, ainsi qu’au journaliste Kevin Dimitri Yalangba pour un entretien. Et c’est à l’issue de cet entretien que le HCC va émettre officiellement un communiqué sur cette affaire dans les prochaines heures.

Du côté du gouvernement, le ministre de la Communication, qui était le premier à  condamner cette supposée agression dans un communiqué lu à la radio nationale le soir de cette supposée agression, n’est pas joignable au téléphone par la rédaction du CNC ce lundi matin.

 

Affaire à suivre…

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RCA : les principaux suspects des violences du KM5 seraient placés en garde à vue à l’hôpital.

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Centrafrique.com/les_miliciens_autodefense_km5_force-9/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des miliciens d'autodéfense du KM5 de Bangui. CopyrightCNC.
Des miliciens d’autodéfense du KM5 de Bangui. CopyrightCNC.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Le parquet général de Bangui a été saisi de l’enquête sur les dernières violences survenues du  24 au 26 décembre derniers au quartier KM5. Plus de 35 personnes ont été tuées, une centaine d’autres blessées,  auxquelles se trouvent le tristement célèbre chef milicien d’autodéfense « YOU » et une dizaine de ses éléments qui seraient actuellement placés en garde à vue à l’hôpital, selon une source policière.

 

Même si cette information n’a pas été confirmée par le gouvernement, certaines sources proches de la gendarmerie nationale affirment à CNC qu’au moins une dizaine des suspects, auteurs présumés  des violences qui ont secoué le quartier KM5 la semaine dernière seraient placés sous le régime de la garde à vue  dans des centres hospitaliers de Bangui. Une dizaine des gendarmes de la section de recherches et d’investigation (SRI) auraient été mobilisés pour assurer leur sécurité, selon la même source.

Le tristement célèbre chef milicien d’autodéfense du KM5 « YOU », grièvement blessé lors des affrontements du KM5, serait aussi parmi les suspects placés en garde à vue à l’hôpital, mais son état de santé, toujours très sérieux, selon une source hospitalière, ne lui permettra pas de se présenter devant la justice avant plusieurs mois ou années.

Cependant, l’ancien président de l’Assemblée nationale, l’honorable Abdoul Karim Meckassoua, lors de l’interpellation du gouvernement sur les derniers événements du KM5 à l’Assemblée nationale, avait  ouvertement accusé le pouvoir de Bangui, en tête le chef de l’État, d’être « petites mains » qui soutiennent les groupes armés du KM5.

 

Affaire à suivre…

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RCA : quand le capitaine Rodrigue Bozizé menace un journaliste de la radio nationale.

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Centrafrique.com/rodrigue-bozize-capitaine-de-la-gendarmerie-fils-de-lancien-president-bozize-francois/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Rodrigue Bozizé - capitaine de la gendarmerie-fils de l'ancien président bozizé françois
Le capitaine de la gendarmerie Rodrigue Bozizé. CopyrightDR

 

 

Bangui (République centrafricaine) – La saga Bozizé continue de faire jaser. Toujours à la une, le fils de l’ancien Président, le tristement célèbre capitaine de la gendarmerie Rodrigue Bozizé alias Gbâguënè. Dans son dernier spectacle dans la capitale, il est allé menacé un journaliste de la radio Centrafrique dans son bureau.

 

Ceci n’est pas une fiction, encore moins un rêve ! Le capitaine de la gendarmerie, Rodrigue Bozizé, fils de l’ancien Président de la République François Bozizé, qui, depuis le retour à Bangui de son papa après six ans d’exil en Ouganda, ne cesse de se faire parler de lui dans tous les coins de la capitale.

Cités dans plusieurs affaires de tentative de meurtre et d’agression physique, le capitaine Rodrigue Bozizé, muni de son pistolet,  se permet une fois de plus ce week-end d’aller dans les locaux de la station radio nationale, au centre-ville de Bangui, en plein jours,  pour menacer le journaliste Kevin Dimitri Yalangba.

Le gouvernement, qui devient contre toute attente aveugle et paraplégique du jour au lendemain depuis le retour de l’ancien président de la République François Bozizé, n’a plus de choix que de condamner cet acte criminel dans un communiqué laconique lu sur les antennes de la radio nationale le soir de la scène.

Chose étonnante, le Haut conseil de la communication, qui est dans son sommeil depuis plusieurs mois, s’est réveillé brusquement pour condamner, dans un communiqué publié sur sa page Facebook, la tentative présumée de l’agression du journaliste Kevin Dimitri Yalangba .

« Le Haut Conseil de la Communication a appris avec consternation l’agression à mains armées du journaliste Kevin Dimitri YALANGBA dans les locaux de la Radio Centrafrique, dans la journée du 28 décembre 2019, par Monsieur Rodrigue BOZIZÉ.

Le Haut Conseil de la Communication, garant de la liberté de la presse et de la communication en République centrafricaine, condamne avec la plus grande énergie cet acte crapuleux et injustifiable à l’endroit d’un journaliste dans l’exercice de ses fonctions nobles d’informer la population centrafricaine.

Le Haut Conseil de la Communication appelle les autorités compétentes à faire toute la lumière sur cet acte abject et d’en sanctionner de manière exemplaire l’auteur présumé, conformément aux lois de la République.

 ». Pa étonnant ce communiqué ?

Du côté du parti KNK, on s’étonne du communiqué du gouvernement et du haut conseil de communication qui n’a jamais condamné les propos violents et agressifs de ce « fameux journaliste » contre l’ancien chef de l’État François Bozizé qui est aussi une haute personnalité de ce pays.

D’après Éric Wangou, un étudiant en droit à l’université de Bangui, « depuis le retour de l’ancien président Bozizé à Bangui, tous les coups sont permis, tant du côté du gouvernement, à travers ses griots, que du côté du parti KNK, à travers ses nombreux gros bras. Il est vrai que ce journaliste de la radio Bangui a énormément débordé dans ses propos, malgré tout le monde sait qu’il est payé par le pouvoir en place pour insulter les autres, mais la réaction du fils de l’ancien président Bozizé n’a pas été du tout approprié et justifiable en ce temps de vive tension».

 

 

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Centrafrique : Le déclin des autodéfenses du PK5 consacre la montée des commerçants, une autre source d’inquiétudes

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Quartier KM5 lors des affrontements des milciens d’autodéfense et les commerçants le 25 décembre 2019. Crédit photo : Anselme Mbat/CNC

 

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Les récentes violences armées du km 5 ont mis à nu la défaillance des services de sécurité du pays et l’on assiste aujourd’hui à une montée en puissance des commerçants de la localité, ce qui ne résout pas du tout le problème de sécurité dans cette partie de la capitale qui échappe depuis au contrôle du gouvernement.

 

Même si les derniers évènements douloureux qui ont secoué le Km5 ont vu la montée en puissance des commerçants, qui sont aussi des miliciens, au détriment des groupes d’autodéfense, l’on redoute que la tentation hégémonique des commerçants ne soit encore un autre problème que les autorités centrafricaines doivent tout faire pour circonscrire.

De sources sûres et concordantes contactées par CNC, des armes et munitions ont été découvertes au domicile du tristement célèbre chef de gangs du Km5 le surnommé You, par les commerçants de ladite localité lors des affrontements.

« Mais là où le bât blesse, au lieu d’informer les forces de sécurité intérieure, ces derniers se seraient réparti cet arsenal de guerre entre eux. Par cet acte, quel est véritablement le projet des commerçants du Km5  », s’interrogent les citoyens lambda.

En attendant, l’inefficacité du gouvernement a imposé la loi dans cette partie de la capitale démontre à suffisance la limite de sa politique sécuritaire. L’équilibre des forces a changé. Les commerçants sont les seuls maîtres incontestés du Km5 aujourd’hui, mais lourdement armé. Eux à leur tour vont tenter d’imposer leur diktat et le Km5 est et reste un « no man’s land ».

Les autorités centrafricaines ont affiché durant 48 heures de massacres à Pk5 une indifférence notoire par leur mutisme, insensibilité et leur inaction contre les désastres qui se commettaient à 5 kilomètres de la présidence de la République.

Face aux violences qui opposaient les commerçants aux groupes d’autodéfense, le gouvernement est resté spectateur, muet et incapable de dresser un bilan exhaustif du carnage. Pour un observateur de la vie politique, « ce dernier épisode pose la problématique du statut juridique du quartier Km5, une zone de non droit où les taxes, impôts sont perçus par une entité autre que l’État, un territoire autonome dans la République où circulent des armes de tous calibres, des drogues ainsi que des produits prohibés », relève-t-il.

Une fois de plus, le gouvernement a manqué l’occasion de reprendre pied dans cette partie de la capitale qu’il n’arrive plus à contrôler. Et aujourd’hui les nouveaux maîtres des lieux, c’est les commerçants qui sont mus par l’instinct de survie face à l’oppression des groupes d’autodéfense.

Ces évènements révèlent l’étendue des lacunes des structures centrafricaines de renseignements. Un bon renseignement technique et humain aurait permis de détecter l’action très tôt et de neutraliser les criminels dans cette partie depuis fort longtemps. Mais nos services de renseignements ont été créés dans le but principal de surveiller les opposants, les syndicalistes, les étudiants – et souvent des journalistes locaux ou de passage.

 

Cédric Wa-Gomba

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RCA : Osons dire la vérité qui blesse !

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Centrafrique.com/le-president-faustin-archange-touadera-entoure-de-lambassadeur-de-france-en-centrafrique-et-le-ministre-charge-du-secretariat-du-gouvernement-3/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Faustin Archange Touadera entouré de l'ambassadeur de France en Centrafrique et le ministre chargé du sécrétariat du gouvernement
Le Président Faustin Archange Touadera entouré de l’ambassadeur de France en Centrafrique et le ministre chargé du sécrétariat du gouvernement

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Beaucoup de gens parlent sans savoir et beaucoup écoutent et prennent ces racontages comme argent comptant. Pourtant, quand nous nous donnons la peine de vérifier ce qui est dit, nous nous apercevons que la vérité est parfois ailleurs et que le diable que l’on dit se nicher dans les détails est capable d’apparaitre sous les traits d’un interlocuteur quelconque !

 

Pas plus tard qu’hier à l’occasion d’une causerie près de SICA 1, quelques jeunes tenaient des propos virulents sur un peu tout et n’importe quoi, comme s’il fallait qu’il y ait des boucs émissaires de tout bord aux problèmes du Centrafrique. Personne ne nous aide, les Français nous ont abandonné depuis la Sangaris, les Chinois pillent notre or, les Russes nos diamants, la Minusca ne fait pas assez et l’Europe reste les bras ballants !

 

Il est des choses qu’il est dur d’entendre surtout vis-à-vis de certains partenaires de la République centrafricaine.

Prenons le cas de l’Europe qui ne ménage pas sa peine au chevet de notre pays ! Il y a beaucoup de liquidité versée en RCA à travers de tout un tas de projets les plus pharaoniques les uns que les autres ! Et je ne citerai que l’installation des ponts métalliques financé par l’Europe du projet Békou, du bitumage de certains axes routiers….

 

Et puis comment ne pas dire les choses vraies et laisser se propager la rumeur non fondée ! Tout le monde sait très bien que nos FACA sont formés par les soldats européens de l’EUTM et qu’ils en sont pleinement satisfaits !

Preuve en est s’il en était de la première formation des unités spéciales mixtes de sécurité qui vient de se finir! C’est comme toutes les formations que l’EUTM fait pour nos FACA à camp Kassaï et ailleurs ! Ce travail aide nos FACA à devenir efficaces et dans beaucoup de domaines que ce soit du combat, du renseignement opérationnel au secteur administratif ou même encore pour les questions de droit international humanitaire !

 

Alors osons le dire, ces efforts européens ne sont pas reconnus à leur juste valeur par la population qui boit les paroles de beaux parleurs en refusant de voir les choses concrètes !

Les détracteurs de tout bord agitant leurs marottes de néocolonialisme ou de vieilles rengaines d’un autre temps pour mieux masquer la superficialité de leur jugement devraient tourner leurs langues avant de vipérer des propos décalés. A ceux qui s’en étonnent, la France est toujours là d’ailleurs mais pas pour des affaires de colonialisme. Elle est là pour montrer la route aux européens et leur dire que le Centrafrique doit être aidé et il faut donc avoir le courage de le reconnaitre. Alors au lieu de nous désunir en écoutant les colporteurs de haine et les chercheurs d’excuses, soyons heureux des efforts des autres pour nous, Centrafricains, et sachons regarder la vérité en face !

 

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RCA : reprise timide des policiers après 8  jours de grève générale.

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Centrafrique.com/vehicule-de-patrouille-de-locrb-antigang-devant-lecole-nationale-de-police-avec-des-policiers-debout-a-cote-le-5-aout-2019-par-micka-du-cnc-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>véhicule de patrouille de l'OCRB antigang devant l'école nationale de police avec des policiers debout à côté le 5 août 2019 par micka du cnc
Une patrouille de l’OCRB devant l’école nationale de police le 18 août 2019. Crédit photo : Corbeaunews.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – La mobilisation des policiers centrafricains en faveur de l’application intégrale du décret du statut particulier de la police nationale revendiqué depuis 2009 ne faiblit pas. En dépit de la rencontre de leur syndicat avec le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA la semaine dernière, les policiers semblent plus que jamais déterminer à poursuivre leur grève générale.

 

Décidément, le bras de fer continue entre le gouvernement centrafricain et le syndicat de la police nationale au sujet de l’application intégrale  du décret portant statut particulier du corps de la police nationale.

Pour rappel, un premier décret portant statut particulier de la police avait été signé par l’ancien président François Bozizé en 2009. Dans ce premier décret, la feuille concernant la partie financière a été arrachée tandis que celles concernant la militarisation de la police, des sanctions et de la dotation sont restées intactes. Du coup, les policiers peuvent travailler comme les gendarmes ou les militaires, mais ils ne pourraient pas percevoir les mêmes primes de risques comme les autres corps, et donc il faut le corriger.

En 2015, quelques jours avant le forum national tenu à Bangui, les policiers ont manifesté à nouveau pour réclamer la correction du décret de la mise en application de leur statut particulier dans lequel ils n’ont pas droit à la compensation financière comme prévu dans l’entente avec le syndicat de la police.

La présidente de la transition d’alors Catherine Samba-Panza, dos au mur, signe un autre décret correctif de la mise en application totale du statut particulier de la police en 2016.

Là encore, à travers une petite phrase cachée juste à la fin de la page, le nouveau décret signé devient immédiatement obsolète.

« Le présent décret prend effet à compter d’une date ultérieure… », une phrase de piège qui remet tout à zéro après une lutte acharnée du syndicat de la police.

En 2018, et après l’élection de l’éminent  professeur de mathématique Faustin Archange TOUADERA à la magistrature suprême de l’État, le syndicat de la police, en dépit de leur nombreuse rencontres avec les nouvelles autorités en place, n’a pas pu obtenir un consensus avec le gouvernement.

Pour des nombreux policiers, le gouvernement devient subitement sourd lorsqu’on parle de leur statut particulier.

Ainsi, depuis l’année dernière jusqu’à ce jour, le syndicat tente en vain de mettre la pression sur le gouvernement à travers la multiplication des préavis de grève.

Conscient que sans aucune action robuste, une solution à propos de leur statut particulier ne serait envisagée par le gouvernement dans les prochains mois ou années,  le syndicat, sur proposition de sa base, avait déclenché une grève générale de huit jours à compter du mardi 17 décembre dernier.

Suite à cette action, une rencontre avec le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA a eu lieu le mardi 24 décembre en présence du directeur général de la police et des représentants du syndicat. Là encore, aucune proposition concrète n’a été faite par le chef de l’État, sauf l’histoire de la mise en place d’une commission interministérielle déjà proposée par le Premier ministre Firmin NGRÉBADA qui, jusqu’à ce jour, n’a pas été formée.

Pour le syndicat, pas question de lâcher sous quelconque pression, y compris celle de leur directeur général qui ne cesse d’interférer dans leur affaire.

Ainsi, le jeudi 26 décembre, le syndicat, sur proposition de sa base, ordonne pour la poursuite de leur grève générale pour 21 jours reconductibles à l’infini à compter du lundi prochain.

Furieux d’apprendre que les policiers ont décidé de poursuivre leur grève, cette fois pour 21 jours, le chef de l’État met la pression sur le directeur général de la police et des représentants du syndicat qui ont finalement décidé la reprise du travail sans avis préalable de sa base qui ne l’a guerre appréciée.

En attendant la mise en place de la commission interministérielle pouvant statuer sur les revendications du syndicat de la police nationale, les policiers, pour la plupart, ne sont plus motivés à reprendre du boulot sans une décision ferme à leur revendication.

 

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Violence au KM5, Meckassoua accuse Touadera et son gouvernement.

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Centrafrique.com/abdoul-karim-meckassoua-debout-avec-un-papier-a-la-main/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Abdoul Karim MECKASSOUA debout avec un papier à la main.
L’honorable Abdoul Karim Meckassoua. CopyrightDR

 

 

Bangui (République centrafricaine) – L’ancien Président de l’Assemblée national, l’honorable Abdoul Karim Meckassoua, député de la circonscription du troisième arrondissement de Bangui, sort finalement de son silence observé depuis les derniers événements qui ont secoué le KM5 durant deux jours, avec au moins une trentaine des morts, et plus d’une centaine des blessés, en majorité des civils.

 

Lors de l’interpellation du gouvernement à l’assemblée nationale sur la question sécuritaire, notamment celle du dernier événement dans le troisième arrondissement de Bangui, le 27 décembre dernier, l’ancien Président de l’Assemblée nationale, devenu farouche opposant au régime de Faustin Archange TOUADERA depuis sa destitution le vendredi 26 octobre 2019,  accuse, dans sa déclaration publiée sur les réseaux sociaux, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA et son gouvernement dirigé par son ex-directeur de cabiner Firmin NGRÉBADA d’être des petites mains qui financent les miliciens d’autodéfense du quartier KM5.

Et ce n’est pas tout. L’honorable du troisième arrondissement indique aussi que les derniers affrontements entre les commerçants et les miliciens d’autodéfense du KM5 auraient été bien planifiés par les proches du régime, en l’occurrence un certain sujet ivoirien bien connu pour être dans la Galaxy Touadera.

Ci-dessous la DÉCLARATION DE L’HONORABLE ABDOUL KARIM MECKASSOUA :

 

Abdoul Karim Meckassoua

 

INTERPELLATION DU PREMIER MINISTRE
Sur les derniers évènements du 3e arrondissement

27 décembre 2019

 

Je vous propose d’observer avant toute chose une minute de silence a la mémoire de nos compatriotes massacrés, afin de joindre nos pleurs à ceux de leur famille.

 

Merci.

 

Monsieur le Premier Ministre, honorables collègues,

Nous venons de nous recueillir en silence mais maintenant Je veux crier ma douleur, je veux crier mon chagrin, je veux crier ma colère

Je suis un des élus de la nation dans le 3e arrondissement. Pourquoi dois-je le préciser ? C’est afin qu’il n’y ait pas de confusion. Pour que nos compatriotes se rendent compte que le KM5 ce n’est pas Meckassoua à lui seul, comme vous et vos amis dépensez beaucoup d’argent et d’énergie à le faire croire.

 

Monsieur le Ministre, honorables collègues.

 

Ce qui s’est passé au KM5 est un véritable drame national, c’est une tragédie. Rendez-vous compte : plus de 30 de nos compatriotes sont morts dont de nombreux innocents.

Je ne vais pas faire un grand discours. Les faits se suffisent à eux-mêmes. Et ce que je vais vous dire ici, tout le KM5 le sait et beaucoup d’autres de nos compatriotes le savent aussi.

 

Ce drame a été préparé. Depuis plusieurs mois, une campagne est menée ciblant le KM5. Cette campagne est financée par un proche conseiller du Président de la République comme il aime se présenter, et haut cadre du MCU. Cette campagne a ses petites mains, ses exécutants, qui se réclament ouvertement de lui. Des « livers » bien connus, qu’on a fait venir à grands frais à Bangui, et qui se pavanent au vu et au su de tout le monde dans les salons de la République, à la Présidence. Les photos sont là pour en témoigner. Il y a aussi les organisations de la galaxie de la Touadérade

Et du MCU, dans une certaine coordination des patriotes centrafricains, dont une soi-disant ONG soi-disant panafricaine dirigée par un ressortissant ivoirien bien connu, pour ne citer ceux-là. Tous, ils sont financés par les conseillers du Président de la République et avec l’argent de l’État. Cette campagne, véritable campagne de haine et d’appel au meurtre, chacun a pu le suivre sur Internet, dans les journaux, et même à la radio nationale. Il y est question de pacifier le KM5, de le raser, de désarmer par la force, de dresser les habitants du KM5 les uns contre les autres. L’agenda était même annoncé

Faits encore. Ces dernières semaines, le KM5 a vu défiler toutes ces petites mains et bien d’autres. Pour rencontrer qui ? Pas les habitants. Non. Les photos et les vidéos sont là pour en témoigner. Ces exécuteurs sont venus rencontrer des chefs d’autodéfense, ceux qui précisement ont déclenché et qui ont perpétré ces massacres bien connus au MCU dont ils sont membres bien connus aussi de votre gouvernement et spécialement du ministre de l’intérieur dont ils sont les interlocuteurs habituels.

Faits toujours. Les troubles qui sont intervenus étaient annoncés plusieurs jours avant. De l’argent, beaucoup d’argent a été remis à certains groupes d’autodéfense, ainsi que des armes pour créer ces troubles. Des jeunes ont été approchés, jusque dans mon voisinage, notamment par ceux qui sont venus de France pour déclencher ces troubles. D’autres ont été recrutés avec pour mission de profiter des chaos créer pour m’assassiner.

Faits une fois de plus. Tous ces morts pouvaient être évités. Dès le début des affrontements, j’ai tenu à mon domicile une réunion avec les commerçants pour apaiser les choses. Nous étions en bonne voie, mais ces efforts ont été volontairement sabotés. Nous connaissons le sombre bilan : plus de 40 morts, une centaine des blessés,plus d’une dizaine des magasins incendiés, plusieurs dizaines de millions de francs CFA de marchandises détruites.

Les affrontements ont duré 48H. Par une réaction de votre gouvernement, de vous-même, ou du Président de la République. Là encore tout le KM5 sait ce que vous et vos partisans disiez entre vous : C’est entre eux, qu’ils se tuent, ce n’est pas notre affaire !Votre communiqué ? Nous l’avons vu, lu et entendu. Communiqué bien tardif, sans compassion pour les victimes, et où vous ne condamnez même pas les violences. Sans l’intervention de la Minusca et de la direction de la protection de la civile, qui ont permis de limiter cette violence et de sauver des vies la catastrophe aurait été plus grande encore.

Et maintenant ? Maintenant, vos porte-voix ont déjà entonné le refrain : c’est la faute à Meckassoua !

Qui voulez-vous tromper ainsi ? Votre haine de Meckassoua en est arrivée à ce point que vous êtes capable de sacrifier la population de tout un arrondissement pour l’élimination ?

Monsieur le Premier ministre,

Vous devez des réponses claires à des questions simples que les habitants du troisième arrondissement et tous nos compatriotes se posent :  à vos yeux, le KM5 est-il une partie de la République ou non ? Les habitants du KM5 sont-ils des centrafricains ou non ? Ont-ils droit à la protection de l’État et de la Minusca comme tout centrafricain ou non ? Quand cesserez-vous avec les campagne de haine et de division ? Quand cesserez-vous d’utiliser l’argent des centrafricains pour financer la violence et la mort ? Quand cesserez-vous d’utiliser les moyens de l’État pour faire la chasse à mort aux leaders politiques de l’opposition démocratique ?

Le peuple centrafricain en a assez ! Assez de la souffrance, assez de la haine, assez de la division, assez de l’insécurité, assez de la mort !

Vous avez une fois de plus fait la preuve de votre incapacité à apaiser le pays et à protéger les centrafricains.

C’est une fois de trop !

 

Honorable Abdoul Karim Meckassoua

Député de la nation

Président du chemin de l’espérence.

 

Retour de Bozizé, la société civile appelle les militants de KNK et du MCU au calme et à la retenue

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Centrafrique.com/les-deux-leaders-de-gtsc-gervais-lakosso-et-paul-crescent-beninga-par-cyrille-jefferson-yapende-pour-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les deux leaders de GTSC, Gervais Lakosso et Paul Crescent Beninga par cyrille jefferson yapendé pour cnc
Les deux leaders de GTSC, Gervais Lakosso et Paul Crescent Beninga le 28 décembre 2019. Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé / CNC.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Le retour « incognito » de l’ancien président de la République François Bozizé, six ans après son exil en Ouganda, continue de cristalliser les tensions dans le pays. Le Groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine(GTSC) sort de son silence, ce samedi 28 décembre, pour appeler les militants et sympathisants des partis Kwa Na Kwa (KNK) de l’ancien président François Bozizé, et le mouvement Cœurs unis (MCU) de l’actuel Président de la République Faustin Archange TOUADERA au calme et à la retenue.

 

La plateforme de proposition de solutions pour la résolution pacifique des conflits et de contrôle citoyen (GTSC) n’est pas restée insensée suite            À la tension qui monte de plusieurs  crans entre les partisans de KNK et du MCU depuis que l’ancien président François Bozizé annonce sa présence dans la capitale centrafricaine le 16 décembre dernier.

Pour le GTSC, le retour inattendu d’exil du général François Bozizé, ancien président de la République (2003-2013) à visiblement diviser la classe politique centrafricaine.

« fortement salué par les sympathisants et militants du parti KNK, ce retour est en revanche mal  apprécié par ses adversaires politiques. Jusqu’ici, il s’agit là d’expression de la liberté de chaque citoyen, laquelle est consacrée dans la Constitution du 30 mars 2016 en ses articles 10, 14 et 15 » a introduit Paul Crescent Beninga, porte-parole de GTSC.

Dans cette même déclaration, le GTSC constate que la présence de François Bozizé au pays cristallise les tensions politiques, laissant courir des rumeurs selon lesquelles ce dernier serait venu faire un coup d’État pour reprendre le pouvoir. Pour leur part, « le retour de l’ancien président, quoi qu’il regrette la forme, mais s’oppose clairement à toute idée d’une reprise du pouvoir par la force qui fragiliserait sans aucun doute le tissu social, culturel et politique du pays. À cela s’ajoutent les risques d’une guerre civile si ces rumeurs viennent à être confirmées », ont-ils précisé dans leur déclaration.

Ces derniers ont aussi lancé un appel particulier à l’homme de 15 mars, de sortir de son mutisme pour rassurer le peuple centrafricain de ce que ses intentions seraient plutôt de contribuer au retour de la paix durable comme l’ont souligné à plusieurs reprises les responsables de son parti. Selon eux, une telle démarche permettra de rassurer l’opinion, d’une part, et de calmer l’ardeur de tous ceux qui distillent les messages de haines qui font paniquer la population, d’autre part.

Par ailleurs, le GTSC regrette l’attitude de nombreuses personnalités politiques qui, selon eux, avaient milité contre ou avec le régime de François Bozizé et qui seraient en train de se raviser, croyant et pensant que ce dernier aurait des intentions qu’on lui prête aujourd’hui. Pour eux, cette attitude rétrograde est à condamner dans la mesure où elle privilégie l’intérêt personnel au dépens de la stabilité politique institutionnelle, de l’aspiration du, peuple centrafricain à la paix et de l’intérêt général.

Pour apaiser la tension, ils profitent de cette occasion pour appeler leurs compatriotes à revenir à de meilleurs sentiments afin d’apaiser le climat politique et garantir la stabilité au peuple et à leur démocratie qui, selon le GTSC, ne demande qu’à être consolidée avant de rappeler que le jeu politique doit se faire dans le respect mutuel.

« Nous lançons un vibrant appel au calme et à la retenue au peuple centrafricain et l’invitons à ne pas céder aux manipulations politiques qui sont à l’origine de plusieurs crises et celles qui continuent dans notre pays. Nous invitons également les autorités nationales et les leaders politiques à privilégier le dialogue comme mode de résolution des différends », a lancé Gervais Lakosso, coordonnateur national de GTSC.

Il est à rappeler que depuis le retour au bercail de l’ancien chef d’État, les deux camps, notamment le MCU et le KNK multiplient des meetings dans les différents arrondissements de la capitale. Et lors de ces meetings, les militants et sympathisants de ses deux partis se raclent sévèrement sur les réseaux sociaux et les radios avec des propos malveillants.

Aux dernières nouvelles, on vient d’apprendre que le parti KNK tient actuellement un meeting, en présence de son leader François Bozizé  sur le terrain de football du PK12, sur axe Boali, tandis que le Mouvement Centrafrique Debout (MCD) qui soutient le président Touadera est aussi en meeting à Boeing dans la commune de Bimbo.

 

Affaire à suivre

Jefferson Cyrille Yapende              

Copyright2019CNC.

  

 

 

RCA : retour des violences à Batangafo, deux pasteurs assassinés, des casques-bleu agressés.

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Minusca-province-corbeaunews-6/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/patrouille-minusca-province-corbeaunews.–450×185.jpg” alt=”Une patrouille de la Minusca en province.” width=”450″ height=”185″ />
Une patrouille de la Minusca pour illustration.

 

Batangafo (République centrafricaine) – Depuis quelques jours, des violences graves contre les populations civiles  et les casques-bleus de la Minusca ont repris dans les localités de Batangafo, situé à 386 kilomètres de Bangui, capitale de la République centrafricaine.

 

Le mercredi 25 décembre, à Bangui, particulièrement au quartier KM5 dans le troisième arrondissement, la reprise des affrontements entre les miliciens d’autodéfense et les commerçants locaux ont occasionné la mort des dizaines des civils.

Pendant ce temps, à Batangafo, dans la préfecture de l’Ouham, deux pasteurs de l’église des frères, de retour de Kabo, 60 kilomètres de Batangafo,    Après avoir participé à une cérémonie d’intronisation d’un pasteur, sont tombés dans un guet-apens tendu par un groupe des individus mal intentionnés à 7 kilomètres de Batangafo . Malheureusement, les deux serviteurs de Dieu ont été froidement assassinés par les assaillants dont les identités ne sont pas connues jusqu’à ce jour.

Comme si cela ne suffisait pas, 48 heures plus tard, le vendredi 27 décembre, toujours dans les localités de Batangafo, à 24 kilomètres de la ville, sur l’axe Bouca, une patrouille des casques-bleus camerounais de la Minusca Le Contingent camerounais de la MINUSCA est tombé dans une embuscade à 24 kilomètres de Batangafo. Information confirmée par le porte-parole intérimaire de la MINUSCA, Bilaminou Alaho, qui indique que  « l’attaque a été perpétrée par des individus armés non identifiés sans faire de victimes. Une équipe a été dépêchée sur place mais tout est sous contrôle ».

Cependant, une source sécuritaire locale indique à CNC que le bilan provisoire fait état de plusieurs blessés, certains ont été transférés dans la capitale Bangui pour des soins médicaux.

Contacté par CNC, le maire de Batangafo, monsieur  Jean-Michel Gonda déplore la recrudescence des violences contre les humanitaires et les populations civiles dans sa localité. Selon lui, le déploiement rapide des forces de défense et de sécurité dans sa ville pourrait résoudre en partie ce problème d’insécurité à Batangafo.

Il y’a lieu de rappeler que suite à de nombreux cas de braquages de leur base, certaines ONG internationales implantées à Batangafo ont dû fermer leur porte, tandis que d’autres  réduisent considérablement leurs activités dans la ville pour des raisons de sécurité.

 

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Michel Am-Nondokro DJOTODIA annonce son retour imminent en RCA.

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Centrafrique.com/bozize-touadera-djotodia/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L'ancien Président François Bozizé (2003-2013) à gauche, Président Touadera (depuis 2016) au milieu et Michel Djotodia (2013-2014) à droite. Montage : Corbeaunews-centrafrique, le 28 décembre 2019.
L’ancien Président François Bozizé (2003-2013) à gauche, Président Touadera (depuis 2016) au milieu et Michel Djotodia (2013-2014) à droite. Montage : Corbeaunews-centrafrique, le 28 décembre 2019.

 

Bangui (République centrafricaine) – Dans une correspondance adressée au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA en date du 28 décembre 2019  dont l’authentification n’a pas été faite par notre bureau d’investigation, l’ancien chef de l’État de transition, Michel Am-Nondokro DJOTODIA, en exil au Bénin,  a annoncé son retour imminent au pays, quelques jours après celui de son prédécesseur le général François Bozizé.

 

D’après Michel Am-Nondokro DJOTODIA, ancien chef d’État de transition (2013-2014), ex-chef rebelle et patron de l’ex-coalition Seleka, qui avait renversé en 2013 le général François Bozizé, président de la République d’alors, annonce que son retour au pays s’inscrit dans le cadre de la réconciliation nationale prévue par l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) signé à Bangui le 6 février dernier entre le gouvernement centrafricain et les quatorze groupes armés qui sévissent sur le territoire national.

« Les derniers développements, notamment l’amélioration de la situation sécuritaire, l’élaboration et la transmission au parlement du projet de loi, relatif au statut des anciens chefs d’État, l’adoption par l’assemblée nationale de la loi sur les fêtes nationales, et l’élaboration du projet de loi sur la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation, sont autant de réalisations positives dans le cadre de la mise en œuvre de l’APPR-RCA

fort des résultats qualitatifs sus mentionnés et dans le souci permanent d’apporter ma modeste contribution à cet élan de paix, vivement souhaité par le peuple centrafricain, pour fermer à jamais les pages sombres de l’histoire de notre cher et beau pays, j’ai le plaisir de vous annoncer mon retour imminent à Bangui », a-t-il indiqué.

Souvenez-vous, l’énigmatique retour de l’ancien chef de l’État François Bozizé, six ans après son exil en Ouganda, le 15 décembre dernier, continue de cristalliser les tensions dans le pays. Ses partisans, qui ne doutent désormais de rien de son prochain retour au pouvoir, multiplient des propos violents sur les réseaux sociaux à l’endroit des autorités actuelles, tout comme certains proches du chef de l’État, à l’exemple de monsieur Fidèle Gouandjika, conseiller spécial du

chef de l’État qui n’hésite plus à qualifier son ex-patron François Bozizé de « soldat peureux », en lien probablement avec sa fuite du pouvoir en 2013 devant les combattants rebelles de la Seleka.

Alors, Touadera va-t-il accepter officiellement le retour de l’ancien chef d’État de transition Michel Am-Nondokro DJOTODIA pour contrer l’influence grandissante de Bozizé depuis son retour  ?

En tout cas, une nouvelle page politique s’ouvre depuis le retour « incognito » de Bozizé à Bangui.

 

©2019CNC.

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Centrafrique : vive tension interethnique au sein du FPRC à Ndélé.

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FPRC-a-ndele-dans-le-vehicule/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/des-combattants-du-fprc-à-Ndélé-dans-le-véhicule-450×244.jpg” alt=”Des combattants du FPRC à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran. Crédit photo : CNC.” width=”450″ height=”244″ />
Des combattants du FPRC à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran. Crédit photo : CNC.

 

vive tension interethnique au sein du FPRC à Ndélé.

 

Ndélé (République centrafricaine) – Des tensions entre deux éléments du FPRC dégénèrent en heurts ce jeudi 26 décembre à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, situé à 654 kilomètres de Bangui, capitale de la République centrafricaine.

 

En effet, d’après des informations recoupées par l’un de nos journalistes à Ndélé, suite à une bagarre,  un élément arabe du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), nommé Youssouf, demeurant au quartier Ngadjia, a été poignardé, ce jeudi 26 décembre, vers 15 heures locales, par un de ses compagnons d’armes de l’ethnie Goula au quartier Mourouba de Ndélé.

Depuis cette date, la tension ne cesse de monter au sein du FPRC entre les Goula et les Arabes au point que le chef d’état-major du FPRC, le général ADAM Moctard a été contraint de sortir de son silence, le jeudi 26 décembre,  pour informer les civils et les combattants de la ville de Ndélé qu’il est désormais interdit le port d’armes blanches  dans les lieux publics, comme le marché, l’hôpital, etc..

Cependant, la victime, Monsieur Youssouf , grièvement blessée, se trouve actuellement aux urgences de l’hôpital préfectoral de Ndélé.

Cette tension interethnique au sein du FPRC, qui devient de plus en plus tendu,  pousse certains combattants, pour la plupart de l’ethnie Goula, à ne plus accepter de se rendre au front à Vakaga, notamment à Birao et Amdafock où le FPRC et le MLCJ s’affrontent depuis juillet pour le contrôle du territoire local, considéré par les observateurs comme le point stratégique pour les trafics de tout genre.

 

Copyright©2019CNC.

 

CENTRAFRIQUE : L’INDÉCISION ET L’IMMOBILISME AU SOMMET DE L’ÉTAT EXPOSENT L’ORDRE CONSTITUTIONNEL À TOUS RISQUES D’EMBRASEMENT.

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Centrafrique.com/centrafrique-les-enjeux-politiques-et-diplomatiques-de-leventuelle-extradition-dun-ministre-chef-de-guerre-arrete-au-tchad/doud-bernard-selembi-journaliste-29/” rel=”attachment wp-att-34166 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

CENTRAFRIQUE : L’INDÉCISION ET L’IMMOBILISME AU SOMMET DE L’ÉTAT EXPOSENT L’ORDRE CONSTITUTIONNEL À TOUS RISQUES D’EMBRASEMENT.

 

Bangui (République centrafricaine) – Depuis le retour à l’ordre constitutionnel, le peuple centrafricain vit dans un climat de peur. Ce semblant de paix dont la fragilité n’est plus à démontrer est entretenue par l’indécision et l’immobilisme des autorités élues. La peur d’assumer ses responsabilités constitutionnelles éloigne le président de la république de tout contrôle du pays. Dans ce genre de situation, le cabinet, les conseillers ainsi que les proches collaborateurs de l’élu du peuple doivent jouer un rôle très important pour suppléer ce doute et l’isolement qui hantent le prince de la monarchie de Bangui.

 

Cette incapacité à se poser les bonnes questions et à choisir des solutions adaptées à la crise nous éloigne d’une véritable paix facteur de tout développement.

Cette perte de contrôle de la machine étatique est amplifiée et fragilisée d’avantage par le retour clandestin et peu honorifique de l’ancien président de la république exilé depuis six ans dans la capitale ougandaise. Depuis lors, on enregistre entre autres des manœuvres de provocation politique allant jusqu’à incendier les domiciles des militants politiques en passant par la reprise des hostilités meurtrières au quartier KM5. Cette dernière épisode pose la problématique du statut juridique du quartier KM5, une zone de non droit où les taxes, impôts sont perçus par une entité autre que l’Etat, un territoire autonome dans la République où circulent des armes de tous calibres, des drogues ainsi que des produits prohibés.

 

Face aux derniers événements meurtriers qui opposaient les commerçants aux groupes d’autodéfense, le gouvernement est resté spectateur, muet et incapable de dresser un bilan exhaustif du carnage.

Comme à ses habitudes, le gouvernement a fait une sortie médiatique et laconique à travers un communiqué vide de contenu avec des argumentations approximatives preuves de la non maîtrise des réalités du terrain. Effaré par l’indifférence notoire des autorités légitimement élues, le citoyen lambda s’interroge :

Comment expliquer qu’en quatre années de gouvernance, des groupes d’autodéfense avec des territoires isolés ou de non droits existent encore au KM5 non loin du palais présidentiel ? Comment expliquer cette perte d’autorité alors que le président jouit d’une légitimité incontestable ?Comment comprendre qu’après deux jours d’intenses combats entre les commerçants et les groupes d’autodéfense, le gouvernement ne dispose d’aucun bilan fiable tandis que les images des cadavres inondent les réseaux sociaux ? Quelles sont les dispositions prises par le pouvoir central pour éviter la reprise des combats meurtriers ou d’éventuels dérapages ? Pourquoi les autorités délaissent-elles ce quartier au profit de la grande mafia ? Ce quartier ne fait-il pas partie intégrante de la capitale compte tenu de sa composante à majorité musulmane ? A qui profite le maintien de cette zone dans l’insécurité et le désordre total ? Qui va indemniser les propriétaires des marchandises consumées ? Comment peut-on paradoxalement faire défiler des militaires sur l’avenue des martyrs et exhiber des matériels de guerre alors qu’une partie de la population est prise en otage en pleine capitale ? Enfin, ce cycle de provocations et de troubles meurtriers prépare t-il le lit de la transition politique et consensuelle tant décriée par le pouvoir en place ?

Au delà de toutes considérations politiques et politiciennes, nous demandons humblement au président de la république de reprendre le flambeau et d’éviter que la flamme ne s’éteigne. L’absence de trancher sur le retour clandestin de l’ancien président ouvre la voie à toutes manœuvres et encourage les autres prédateurs de la république à faire autant.

Cette indécision chronique et ce manque d’autorité donneront des idées aux groupes armés ainsi qu’à tous ceux qui sont sous sanctions de l’ONU éparpillés à travers le monde de converger vers la capitale centrafricaine. N’oublions pas que l’association de grands fossoyeurs de la république peuvent nuire considérablement aux libertés individuelles et à notre démocratie embryonnaire. Rien n’est tard, à une année des échéances électorales, le président de la république peut se rattraper et espérer l’estime des centrafricains.

A défaut, qu’il s’éclipse de façon honorifique à la fin de son mandat à l’instar de l’ancien président français qui n’avait aucun bilan à défendre. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 27 décembre 2019.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

EUTM-RCA : Fin de la division d’application d’infanterie

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Centrafrique.com/formation-officiers-infanterie-faca-par-eutm-rca-2019-le-26-decembre-2019-jpg-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Fin de formation des officiers des forces armées centrafricaines (FACA) par les instructeurs européens de l'EUTM-RCA le 26 décembre 2019 au camp Kassaï à Bangui. centrafrique
La mission de formation de l’Union Européenne en République Centrafricaine ou l’European Union Training Mission (EUTM-RCA) a été lancée le 16 juillet 2016 à la demande du gouvernement centrafricain pour une durée de deux ans. Le 30 juillet dernier, le conseil européen a renouvelé le mandat de l’EUTM-RCA jusqu’au 19 septembre 2020. La mission est engagée dans trois domaines : conseil stratégique, entrainement opérationnel et formation.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Dans le cadre de son partenariat avec le ministère de la Défense centrafricain, et en appui de la remontée en puissance et l’autonomie des Forces armées centrafricaines (FACA), l’EUTM-RCA a organisé du 04 février au 24 décembre 2019 la première formation au profit des officiers de la division d’application d’infanterie.

 

Supervisée par les conseillers du pilier Education (EDP) de l’EUTM-RCA, cette formation s’est déroulée en 3 temps.

La première partie, d’une durée de presque 5 mois, a permis aux 27 lieutenants stagiaires d’acquérir les connaissances tactiques et techniques nécessaires à tout officier.

La seconde partie, a consisté pour les lieutenants en la mise en application des enseignements obtenus dans la précédente partie. A cet effet ils ont pu encadrer les 1023 jeunes recrues de la Formation élémentaire toutes armes (FETTA) qui avait eu lieu du 24 juin au 16 octobre durant 12 semaines à Bangui et à Bouar.

Cette FETTA s’était clôturée le 16 octobre par une cérémonie en présence du Président Faustin-Archange Touadera à Bouar. A l’issue de cette FETTA, les 27 lieutenants stagiaires ont participé à un stage d’aguerrissement au Gabon d’une durée de 2 semaines.

Pour la troisième et dernière partie de leur formation les lieutenants de la division d’application d’infanterie ont pu approfondir divers domaines comme le droit international humanitaire, l’anglais ou encore l’administration, avant de passer leurs examens de fin de formation.

L’objectif principal de la formation en division d’application pour un officier est l’acquisition de compétences et de connaissances essentielles à l’exercice de ses fonctions. Elles lui permettront de s’adapter aux différents contextes dans lesquels il est susceptible d’évoluer.

La fin de la formation des lieutenants a été symbolisé par une cérémonie le mardi 24 décembre, sur le camp Kassaï de Bangui, en présence du colonel Victor YACOUB, chef d’état-major adjoint des Forces armées centrafricaines et des différentes autorités de l’EUTM-RCA.

Le colonel João NUNES SILVA, chef du pilier Education (EDP) de l’EUTM-RCA a tenu à féliciter les lieutenants pour leur exemplarité durant la formation : « Vous avez été un exemple de dévouement, de détermination, d’envie d’apprendre, de travail et de persévérance ».

Lors de la remise des diplômes, le colonel YACOUB a complété les propos du chef du pilier Education en ajoutant : « Hier officiers stagiaires, et désormais officiers, c’est sur votre jeunesse que repose désormais l’avenir de notre nation.  Je tiens à rappeler que le courage, l’abnégation et le don de soi sont des valeurs nécessaires à la réalisation de votre mission ».

 

Lancée le 16 juillet 2016, l’EUTM-RCA a conseillé, formé et entraîné environ 6 000 soldats, hommes et femmes des Forces Armées Centrafricaines (FACA). L’objectif est de « rendre les forces armées centrafricaines modernes, efficaces, inclusives et démocratiquement responsables en dispensant des conseils stratégiques au ministère de la Défense et à l’Etat-major général, ainsi que des enseignements et des formations aux FACA ».

 

Avec EUTM-RCA 2019

Copyright©2019CNC.

Fin de formation des officiers des forces armées centrafricaines (FACA) par les instructeurs européens de l'EUTM-RCA le 26 décembre 2019 au camp Kassaï à Bangui. Bangui
La mission de formation de l’Union Européenne en République Centrafricaine ou l’European Union Training Mission (EUTM-RCA) a été lancée le 16 juillet 2016 à la demande du gouvernement centrafricain pour une durée de deux ans. Le 30 juillet dernier, le conseil européen a renouvelé le mandat de l’EUTM-RCA jusqu’au 19 septembre 2020. La mission est engagée dans trois domaines : conseil stratégique, entrainement opérationnel et formation.

Le franc CFA souffle ses 74 bougies en mode Eco

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Centrafrique.com/francs-cfa/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le franc CFA

 

Le franc CFA souffle ses 74 bougies en mode Eco

 

Bangui (République centrafricaine) – Il y a 74 ans, jour pour jour, naissait  un 26 décembre,  le  franc CFA, officiellement franc de la Communauté financière africaine. Suite à un accord signé entre la France et  ses colonies africaines, la monnaie sera utilisée par 14 pays dont  8 en Afrique de l’Ouest et 6 en Afrique Centrale.

 

La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) est chargée de battre sa  monnaie au sein de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) , composée  du  Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la  Guinée-Bissau, du  Mali,  du Niger, du  Sénégal et du Togo.

Pour la  Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), l’institution va mettre en circulation cette monnaie dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale,  République centrafricaine et  Tchad).

Depuis sa naissance, le  26 décembre 1945, coïncidant avec  le  jour où la France ratifie les accords de Bretton Woods et procède à sa première déclaration de parité au Fonds monétaire internationale (FMI), la «monnaie coloniale» fait l’objet de vives critiques.

Si d’aucuns sont préoccupés par les questions de souverainetés monétaires, d’autres par contre croient fermement que cette monnaie ne joue pas  son véritable rôle dans le processus de développement de ses pays.

À  Abidjan, samedi 21 décembre, fait marquant pour l’avenir du FCFA en Afrique de l’ouest

Les présidents français et ivoirien, respectivement, Emanuel Macron et Alassane Ouattara, ont annoncé  conjointement  la fin prochaine du franc CFA qui sera remplacé par l’éco. Le cordon ombilical vient d’être officiellement coupé avec  la métropole avec des mesures phares. Parmi ces réformes, on peut citer la suppression du compte  d’opération à la Banque de France, les représentants français ne vont plus siéger au sein des instances de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Une décision  qui a défrayé la chronique dans les pays membres en passant par  les grandes capitales de Bamako, Ouagadougou à Lomé. L’avènement  de l’ECO occupe  une place centrale dans  les discussions entre profanes et  spécialistes. La mort du Franc CFA est dans toutes les lèvres. Si certains  activistes proclament  la victoire avec  une nouvelle souveraineté monétaire, d’autres observateurs plus avertis  émettent encore des réserves.

De l’avis de certains économistes, l’avènement de l’ECO ne va pas changer grand-chose  sur  les économies tant que des réformes profondes ne seront pas faites sur  le système monétaire. Pour le professeur Moustapha Kassé, la zone UEMO doit opérer  à 3 changements majeurs à savoir résoudre le problème de l’inter parité des différentes monnaies, des réserves et de la gouvernance unifiée.

Les avantages du FCFA

Si certains économistes critiques radicalement le Franc CFA, d’autres par conte vont  dans le sens contraire. C’est le cas de l’économiste sénégalais  Ahmadou Aly Mbaye, soutenant que  le FCFA est une bonne monnaie. Elle garantit  essentiellement une maîtrise de l’inflation,  une stabilité monétaire et une lutte contre le déficit budgétaire. Le professeur de l’université de Prince Town  des Etats unis, avait  mentionné  qu’aucune raison scientifique ne milite pour l’abandon du F CFA.

Les économies de l’UEMOA, insiste-t-il ne sont pas sous financées. Le  taux de financement des économies hors zone FCFA  n’est pas meilleur que celui de la zone FCFA. Se basant sur les statistiques de 2015, l’ancien doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion  (FASEG), a indiqué que le taux de financement des pays UEMOA a été  meilleur que ceux des autres pays de l’Afrique, ayant leur propre monnaie.

En guise d’exemple, le chercheur  a révélé que le Sénégal et  le Togo, ont atteint respectivement sur  la même période  des taux de 38%, 42%  alors que pour le Ghana,  n’a enregistré  que 35 %. Concernant les taux d’intérêts, ils sont  quasiment les mêmes  sur  la zone FCFA  et  hors zone FCFA, a mentionné l’universitaire. D’autres observateurs mentionnent que l’arrimage  ne constitue  pas un véritable problème car près d’une cinquantaine de monnaie dans le monde sont arrimés  soit avec l’euro où le dollar.

Les inconvénients du FCFA

Bon nombres d’économistes théorisent  que le FCFA freine le développement de ces pays membres. Pour le professeur en économie,  Maissa Babou, la politique monétaire du FCFA  telle qu’elle est menée  dans la zone UEMOA, empêche de libérer le véritable potentiel financier.

Le coût du crédit  (manque de financement des  banques), peste-t-il est tellement élevé que les  agents économiques n’empruntent pas de l’argent. Ce qui naturellement contribue à freiner le développement  des pays membres de la zone . Tous les économistes restent convaincus que la monnaie  reflète l’économie d’un pays. Maintenant reste à savoir, est-ce  que nos économies sont suffisamment outillées pour prétendre à une monnaie forte ?

Quelques dates historiques du FCFA

26 décembre 1945 : Création du FCFA 1 FCFA = 1,70 FF

17 octobre 1948 : Dévaluation du franc Français (FF)  1 FCFA = 2,00 FF

1er janvier 1960 : Instauration du nouveau Franc Français 1 FCFA = 0,02 FF

12 janvier 1994     : Dévaluation du FCFA 1 FCFA = 0,01 FF

1er janvier 1999 : Arrimage du FCFA à l’euro  655,957 FCFA = 1 euro

2 août 1993 : suspension par la BCEAO du rachat des billets de son émission exportés hors du territoire des pays africains membres de la Zone franc

17 septembre 1993 : entrée en vigueur de la décision des Autorités de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) de suspendre le rachat des billets de leur émission exportés en Zone UMOA

20 décembre 1993 : suspension par la BCEAO du rachat des billets de son émission détenus en Zone UMAC.

Ibrahima Junior Dia 

Economiste de formation, passionné des questions de développement, suit l’actualité financière africaine au jour le jour. Milite pour une Afrique nouvelle sans frontières et sans préjugés. A lu Marx, Adam Smith et Cheikh Anta Diop et aime échanger sur ces sujets.

 

 

Avec Financial Afrik

Centrafrique : un lourd bilan pour la deuxième journée des combats au PK5

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Centrafrique.com/incendie-au-quartier-km5-lors-des-affrontements-du-25-et-26-decembre-2019-par-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Incendie lors des combats du 25 et 26 au PK5
Quartier KM5 le 26 décembre 2019.

 

Centrafrique : un lourd bilan pour la deuxième journée des combats au PK5.

 

Bangui (République centrafricaine) – Au moins 35 morts et une cinquantaine des blessés dans les combats qui ont opposé depuis mardi soir les milices d’autodéfense et les commerçants du PK5.

 

Le bilan est lourd, voire très lourd, en deux jours d’affrontement entre deux groupes rivaux au quartier PK5, dans le troisième arrondissement de Bangui.

D’après les chiffres provisoires communiqués par la croix rouge centrafricaine ce jeudi 26 décembre dans la soirée, au moins 23 civils et 12 combattants ont été tués depuis le début du combat, contre une cinquantaine des blessés répartis dans les différents services des urgences des hôpitaux de la capitale.

Cependant, les douze corps des miliciens qui ont été refoulés par les mosquées du PK5 seront pris en charge par le service de la Croix-Rouge nationale qui prévoit leur inhumation ce vendredi 27 décembre.

Jusqu’à ce jour, on ignore encore les raisons exactes qui ont poussé les deux groupes rivaux du PK5 à s’affronter mortellement depuis mardi soir, faisant basculer tout un quartier dans l’émoi, à quelques heures seulement des fêtes de fin d’année.

Aux dernières nouvelles, on vient d’apprendre que la croix rouge va procéder ce vendredi à la recherche d’autres corps qui pourraient se cacher sous les tables du marché Mamadou Mbaïki ou de Kokoro.

 

Copyright2019CNC.

RCA :Le Soudan s’investit pour la paix au Nord-Est de la Centrafrique

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Centrafrique.com/un-combattant-du-fprc-conduit-une-moto-devant-des-passants-sur-la-route-principale-de-birao-le-20-decembre-2017/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Un combattant du FPRC conduit une moto devant des passants sur la route principale de Birao (RCA), le 20 décembre 2017. © ALEXIS HUGUET / AFP
Un combattant du FPRC conduit une moto devant des passants sur la route principale de Birao (RCA), le 20 décembre 2017.
© ALEXIS HUGUET / AFP

RCA :Le Soudan s’investit pour la paix au Nord-Est de la Centrafrique

 

Bangui (République centrafricaine) – Un comité de médiation initié par les notables soudanais venus de la frontière Amdafock-Soudan pour trouver une issue pacifique aux violences opposant depuis quelques mois deux groupes armés rivaux MLCJ et FPRC pourtant signataires de l’accord de paix du 06 février dernier.

 

Les notables des villes soudanaises proches d’Amdafock, une ville centrafricaine frontalière avec le Soudan, théâtre d’une opposition armée entre le MLCJ et FPRC, ont mis en place un comité de médiation pour réunir autour de la même table les protagonistes de cette crise en vue de trouver un consensus pour que cessent les violences dans cette partie de la Vakaga.

Contacté par CNC ce jeudi 26 décembre, un haut responsable du groupe armé Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ) déclare qu’après les violents combats qui les ont opposés avec le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) la semaine dernière, un cessez-le-feu est observé entre ces deux mouvements armés. « La ville a retrouvé un semblant d’accalmie », dit-il.

« Nos éléments et ceux du FPRC sont toujours dans la ville d’Amdafock. Les éléments du FPRC sont basés juste à côté de la base des forces tripartites soudanaises et nos éléments sont de l’autre côté. Les forces tripartites soudanaises tentent d’apaiser la tension », a fait savoir notre source.

Toujours selon cette source, les notables soudanais des localités frontalières avec Amdafock, très préoccupés par ce conflit qui pourrait s’enliser et plonger le Soudan dans l’insécurité, ont décidé de se constituer dans un comité de médiation afin de trouver une solution à cette crise qui divise ces deux groupes armés et qui peut entraîner des conséquences graves pour les pays frontaliers en général et en particulier le Soudan.

Ce comité, selon ce haut responsable, s’est rendu la semaine passée auprès de chaque leader de ces deux groupes armés rivaux pour les écouter et voir dans quelle mesure il peut bien mener ces pourparlers afin de réconcilier les belligérants. Et c’est ce jour 26 décembre 2019 que les notables soudanais vont tous se rendre du côté de la ville d’Amdafock pour préparer le débat.

Depuis le déclenchement des hostilités entre ces deux mouvements armés, le gouvernement centrafricain et la Minusca n’ont fait que condamner mais sans entreprendre une action concrète pour contraindre ces deux groupes rivaux à respecter leur signature. « Ils ont laissé les choses s’empirer au point que des étrangers sont obligés de s’impliquer malgré eux dans cette crise afin d’aider leurs frères de retrouver la paix. Espérant que cette démarche porte un fruit pour l’intérêt de tous mais surtout la population civile qui sont pris pour cible », regrette de son côté un responsable du FPRC.

L’attitude du gouvernement dans la gestion de cette crise entre ces deux groupes armés rivaux, démontre qu’il n’a ni volonté ni courage de s’impliquer dans la recherche de solution à ce conflit et pourtant son implication compte énormément car il est le garant de la sécurité du peuple centrafricain mais à y voir de près, ce n’est pas le cas, fustige ce proche du FPRC.

Tous espèrent que cette initiative des notables soudanais puisse porter des fruits afin que la ville retrouve sa quiétude d’antan afin que la population vaque  librement à leurs occupations.

  

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Centrafrique : « Le Professeur Faustin Archange Touadera est un Président qui ne contrôle rien », dixit Christian Gazam Betty

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Centrafrique.com/chritian-gazam-betty-conseiller-strategie-de-communication-de-dologuele/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Christian Gazam Betty, Conseiller en stratégie de communication du Président de l'URCA Anicet Georges Dologuelé. CopyrightDR
Monsieur Christian Gazam Betty, Conseiller en stratégie de communication du Président de l’URCA Anicet Georges Dologuelé. CopyrightDR

 

Centrafrique : « Le Professeur Faustin Archange Touadera est un Président qui ne contrôle rien », dixit Christian Gazam Betty

 

Bangui (République centrafricaine) – Au regard de l’actualité sociopolitique et sécuritaire du pays, Christian Gazam Betty, Conseiller en stratégie de communication du Président de l’URCA, Anicet Georges Dologuele, a clairement indiqué que le Chef de l’Etat ne contrôle rien.

 

Se basant sur le retour de Bozize qui a mis à nu les fragiles illusions de l’efficacité des services de l’Etat, notamment celui des renseignements et de la protection civile, en passant par l’éphémère Accord de Khartoum sensé ramener la paix au pays, mais qui n’a pas su calmer l’élan guerrier des groupes rebelles, la situation échappe au leadership du mathématicien de Boy-Rabe. Et pour Christian Gazam Betty, Touadera ne contrôle plus rien.

Sans cheveux dans la bouche, le Conseiller en Stratégie de communication du leader de l’URCA, Christian Gazam Betty a su trouver les mots justes pour qualifier l’inertie du pouvoir de Touadera face aux principales préoccupations des centrafricains. Et cela n’étonne pas Christian Gazam Betty qui pointe du doigt d’abord l’incompétence de l’administration Touadera. « La réalité aujourd’hui, c’est que le Professeur Faustin Archange Touadera, un Président nul entouré d’une équipe de nullard. C’est cela le problème de notre pays pour le moment », croit-il.

De poursuivre sur le fiasco des services de renseignements, il estime que cela démontre combien ce gouvernement ne contrôle rien dans ce pays. « Un ancien Chef d’Etat est rentré au pays sans que les services de renseignements ne soient au courant, sans que le Président lui-même ne soit mis au courant de manière préalable. Cela démontre en que les personnes qui croient avoir le pouvoir dans ce pays en réalité ne l’ont pas. Depuis que le Professeur Faustin Archange Touadera est au pouvoir, il n’a jamais rien contrôlé et il ne contrôle rien », assène Christian Gazam Betty, tout en relevant aussi que, « la République est en danger et menacée lorsque les services de renseignements d’un pays est faible. On reconnait la puissance d’un pays à travers ses services des renseignements, à part les petits garçons qu’ils envoient dans les quartiers pour colporter des renseignements erronés et c’est ce que nous voyons ici depuis que ces gens sont au pouvoir : de l’amateurisme », a-t-il déclaré.

A propos de l’accord de paix, Christian Gazam Betty souligne que cet accord a sanctifié les groupes armés et a fait d’eux « les plus heureux du régime Touadera ». C’est pourquoi, ils continuent à massacrer et tuer les centrafricains dans les zones sous leur contrôle, « ces groupes armés savent que le Président Touadera ne contrôle rien, ils savent que c’est un Président qui a peur et qu’il ne va jamais lever un petit doigt contre eux donc ils s’en donnent à cœur joie de violer l’accord de paix quand cela leur chante. Ils le font si bien parce qu’ils savent que le Chef de l’Etat est chef qui a peur et quand un chef a peur, ce n’est pas un chef. L’accord de Khartoum est son fer de lance, c’est la Bible et qui ne doit être critiqué. Ceux qui pointent du doigt les défaillances de ce supra-accord, du coup on est ennemis de la paix», a laissé entendre Christian Gazam Betty.

Pour lui, tous ces ingrédients militent contre le régime actuel qui ne brille que par les fêtes en dépensant des sommes faramineuses pour festoyer mais, prévient-il, qu’il y a un temps pour tout sous les cieux. « Aujourd’hui, le Chef de l’Etat trouve de l’argent et du temps pour fêter son accession au pouvoir comme il le fait chaque année et il le réussit très bien à base de centaine de millions de FCFA », ce qu’il ne comprend pas pour un pays classé en dernière position comme le plus pauvre du monde mais qui brille par les scandales financiers qui se sont multipliés au sommet de l’Etat, sans que cela n’émeuve et soutenu par le Chef de l’Etat, le chantre de la rupture. Le décor ainsi planté, Christian Gazam Betty croit que « Demain ce sera le temps pour le peuple de faire également la fête mais un autre genre de fête, ce sera la célébration de son départ du pouvoir », a-t-il conclu.

 

Cédric Wa-Gomba

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Burkina-Faso : 42 personnes tuées dans une attaque terroriste.

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Centrafrique.com/42-personnes-tuees-dans-une-attaque-terroriste/attachment/20670495/” rel=”attachment wp-att-35188 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Burkina Faso en deuil à Noël après la pire attaque jihadiste depuis cinq ans
 

Ouagadougou (Burkina-Faso) – 26 déc. 2019 03:39

Le Burkina Faso était en deuil mercredi, jour de Noël, après l’attaque jihadiste d’envergure qui a fait 42 morts dans le nord du pays, la pire depuis cinq ans.

 

Au total, 35 civils, dont 31 femmes, et sept militaires (quatre soldats et trois gendarmes) ont été tués dans cette attaque armée non revendiquée, menée la veille à Arbinda, près de la frontière malienne, qui a visé à la fois le détachement militaire et la population civile. Six civils et une vingtaine de soldats ont été blessés, a également précisé le ministre de la communication, Remis Dandjinou. Des sources sécuritaires ont ensuite annoncé à l’AFP qu’une nouvelle attaque s’était produite dans la même région dans la nuit de mardi à mercredi, à une soixantaine de kilomètres d’Arbinda. “Une dizaine de militaires [du détachement militaire de Namssiguia] ont été tués dans cette embuscade qui a eu lieu à Hallalé”, localité située près de Tongomael, dans la province du Soum. Le président dénonce une “attaque barbare” A Arbinda, mardi, la riposte militaire avait permis de tuer “80 terroristes”, selon l’état-major des armées burkinabées, et de saisir aux jihadistes en fuite “une centaine de motos, de l’armement et des munitions en grande quantité”. L’attaque avait été menée par plus de 200 individus lourdement armés, à bord de pick-up et de motocyclettes, selon une source sécuritaire. “Les échanges de tirs ont été vraiment intenses et ont duré près de trois heures. C’est le soutien aérien qui a permis de repousser l’attaque.” Pendant que le détachement [militaire] essuyait des tirs nourris, un autre groupe d’individus armés s’en est pris aux populations civiles, majoritairement des femmes, dont des personnes déplacées qui avaient trouvé refuge à Arbinda.Une source sécuritaireà l’AFP Le président burkinabé, Roch Kaboré, a décrété 48 heures de deuil national en hommage aux victimes, jusqu’à jeudi. Le soir de l’attaque d’Arbinda, il avait annoncé sur Twitter le macabre bilan de cette “attaque barbare”, alors qu’il lui a souvent été reproché son manque de poigne face aux groupes jihadistes qui multiplient les actions violentes. La commune rurale d’Arbinda et sa région ont été régulièrement frappées cette année par des attaques jihadistes, visant aussi bien les civils que les forces de l’ordre. Début avril, 62 personnes avaient été tuées en trois jours lors d’attaques jihadistes suivies d’affrontements intercommunautaires dans la commune. Depuis 2015, les attaques jihadistes au Burkina ont fait près de 750 morts, selon un décompte de l’AFP, et environ 560 000 déplacés et réfugiés, d’après l’ONU. Le nord et l’est du pays sont particulièrement touchés. Ouagadougou, la capitale, a été frappée à trois reprises. Ces attaques sont rarement revendiquées mais attribuées à des groupes armés jihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d’autres au groupe Etat islamique. La communauté internationale peine à s’organiser Les forces de l’ordre burkinabées, qui paient un lourd tribut, sont sous-équipées et mal entraînées. Elles ont cependant revendiqué une série de succès depuis deux mois, affirmant avoir tué une centaine de jihadistes au cours de plusieurs opérations. Cinq Etats sahéliens (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) qui tentent depuis 2015 de mettre sur pied une force militaire conjointe de 5 000 soldats, ont appelé mi-décembre la communauté internationale à les soutenir davantage. La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a adopté le 21 décembre un plan d’action d’un milliard de dollars sur cinq ans pour lutter contre le terrorisme, aux contours cependant flous. Malgré la présence de forces françaises (4 500 soldats de l’opération Barkhane), de l’ONU (Minusma au Mali, 13 000 hommes), ainsi que de forces américaines, les pays sahéliens subissent des attaques jihadistes de plus en plus fréquentes et meurtrières, depuis les premières violences dans le nord du Mali en 2012. La France a convié les cinq Etats sahéliens à un sommet en janvier pour “redéfinir plus clairement les objectifs militaires, politiques et de développement” de la lutte commune contre les groupes jihadistes, selon le président Emmanuel Macron. Ce dernier juge ambiguë l’attitude des présidents burkinabé et malien au sujet de la présence des soldats français, critiquée par une partie de l’opinion publique de ces deux pays.
Avec AFP

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Visite surprise d’Erdogan en Tunisie sur un cessez-le-feu en Libye

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Visite surprise d’Erdogan en Tunisie sur un cessez-le-feu en Libye

Tunis (Tunisie) – 26 déc. 2019 07:54

Lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue tunisien Kais Saied, le président turc a également réaffirmé être prêt à envoyer des troupes en Libye, un pays voisin de la Tunisie, si Ankara était sollicité par le gouvernement de Fayez al Sarraj, basé à Tripoli.
Cette visite de Tayyip Erdogan à Tunis intervient un mois après la signature par la Turquie et la Libye de deux accords distincts, l’un sur les frontières maritimes en Méditerranée orientale et l’autre sur la sécurité et la coopération militaire.
La Turquie soutient le gouvernement d’union nationale (GNA) dans le conflit qui l’oppose au forces du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’est du pays, qui bénéficie de son côté du soutien de la Russie, de l’Egypte et des Emirats arabes unis.
“Nous avons discuté des mesures que nous pourrions prendre et des opportunités de coopération dans le but d’établir un cessez-le-feu en Libye dès que possible et de revenir à un processus politique”, a déclaré Tayyip Erdogan.
La Turquie, tout comme les Etats-unis, se dit préoccupée par le nombre croissant de Mercenaires russes au service des forces de Khalifa Haftar.

Avec AFP

Reprise des violences jeudi matin entre les groupes d’autodéfense et les commerçants au KM5.

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Centrafrique.com/incendie-et-violence-au-quartier-km5-le-26-decembre-2019-par-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Incendie au KM5 le 26 décembre 2019 par cnc
Violence et incendie au quarteir KM5 le 26 décembre 2019. Crédit photo : CNC.

 

Reprise des violences mercredi matin entre les groupes d’autodéfense et les commerçants au KM5.

 

Bangui (République centrafricaine) – Pas de répit au quartier KM5 depuis 24 heures. Toute la nuit et encore ce matin, les tirs d’armes se font entendre, et l’on signale déjà les incendies des commerces dans le secteur. Difficiles pour le moment d’établir avec certitude un premier bilan de cette violence, mais une source hospitalière, contactée par CNC,  parlent des dizaines des blessés évacués aux urgences des hôpitaux.

 

À l’heure actuelle, la tension reste encore vive et palpable dans le secteur de Pk5, dans le troisième arrondissement de Bangui, entre les deux parties engagées dans ces heurts armés déclenchés depuis hier en fin d’après-midi après l’échec des pourparlers entrepris par les autorités municipales et le comité de sage de la localité.

Les belligérants sont visibles et chacun dans son périmètre de contrôle. Le marché Mamadou Mbaïki est l’endroit où les combats sont de plus en plus concentrés.  Selon le constat de CNC de passage sur le théâtre des violences, quelques boutiques ont été incendiées par les autodéfenses après plus de deux heures d’échanges de feu sans interruption.

Les forces de l’ordre et de la Minusca se sont positionnées à quelques encablures des scènes de combat, mais sans s’interposer. Elles sont visibles au niveau de la paroisse Notre-Dame de Fatima et d’autres stationnées aux points d’entrée de Km5 dans l’optique de contenir tout débordement de violences vers les quartiers voisins du Pk5.

Plusieurs blessés sont conduits d’urgence présentement à l’Hôpital Communautaire de Bangui. Leur nombre exact n’est pas encore clairement établi, mais les centres de santé reçoivent d’autres personnes touchées par balles.

Les habitants des quartiers environnants de Km5 sont obligés, par crainte d’être fauchés par une balle, de quitter pour se réfugier dans d’autres localités éloignées de la zone des affrontements. Les boutiques sont hermétiquement fermées, et la circulation devient très timide, car les affrontements continuent à l’heure où nous mettons sous presse l’évolution de la situation.

Aux dernières nouvelles, les violences continuent et se concentrent désormais au niveau de Bea-Rex, le marché Kokoro et Mamadou Mbaïki, selon quelques habitants joints au téléphone par CNC.

Cependant, sous les tirs à balles réelles des belligérants, les sapeurs-pompiers ont fait leur entrée au Km5 pour éteindre les incendies afin d’éviter que le marché s’embrase.

 

Affaire à suivre…

 

Par l’équipe Info patrouille du CNC.

Copyright2019CNC.

 

L’équipe de votre journal en ligne Corbeaunews-Centrafrique vous souhaite de joyeuses fêtes!

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Centrafrique.com/baniere-du-corbeaunews-centrafrique/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>banière du CNC

 

La rédaction du CNC (Corbeaunews-Centrafrique) profite de cette période de réjouissance pour vous dire merci et vous souhaiter un joyeux Noël.

 

Que vous soyez à  Bangui, dans les villes de province, en Europe, Asie, Amérique, ou encore en Afrique, nous vous remercions de votre confiance et vous offrir nos meilleurs vœux de bonheur, de santé et de prospérité pour la nouvelle année 2020.

Ces vœux sont aussi l’occasion de vous remercier pour votre fidélité depuis 2014, année de lancement de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).

Merci à vous, chers lecteurs, fans de notre page Facebook, qui passent de 100 000 en 2018 à 220 000 en 2019, et  de nos comptes Twitter, pour vos retours, commentaires, encouragements et « like » qui nous sont précieux.

Merci également à nos 17 collaborateurs journalistes de Bangui  et des villes de province. Sans vous, ce site d’informations ne pourrait pas exister.

Par ailleurs, durant les sept prochains jours, nous allons vous proposer quelques actualités, n’hésitez pas à naviguer sur notre site ou encore à explorer nos archives d’articles.

Nous souhaitons également vous informer que le site est entièrement financé par son Directeur de publication, Monsieur Alain Nzilo, docteur en communication, enseignant universitaire à Trois-Rivières, au Canada. À ce titre, nous sommes indépendants de toute pression extérieure.

 

Bonne Fête !

Anselme Mbata

Journaliste, rédacteur en chef du CNC.

 

Centrafrique : « La divulgation des informations forestières avec le projet APV-RCA contribue efficacement à faire assoir la transparence », dixit Sylvère Sombo

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Centrafrique.com/le-secretaire-technique-permanent-du-projet-apv-flegt-sylvere-sombo/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Secrétaire Technique Permanent du projet APV-FLEGT, Sylvère Sombo
Le Secrétaire Technique Permanent du projet APV-FLEGT, Sylvère Sombo. Crédit photo : Jefferson Cyrille Yapendé / CNC

 

Centrafrique : « La divulgation des informations forestières avec le projet APV-RCA contribue efficacement à faire assoir la transparence », dixit Sylvère Sombo

 

Bangui (République centrafricaine) – Dans une interview exclusive accordée au journal en ligne Corbeau News Centrafrique (CNC), le lundi 23 décembre,  le Secrétaire Permanent Technique du projet APV- FLEGT, Sylvère Sombo (SS) a fait le point sur la phase III du projet APV-RCA, qui est un Accord de Partenariat Volontaire entre la RCA et l’Union Européenne sur l’application des règlementations forestières, la gouvernance et les échanges commerciaux du bois et produits dérivés dit encore APV-FLEGT-RCA- UE.

 

Corbeaunews-Centrafrique (CNC) : Bonjour monsieur Sylvère Sombo, vous venez  d’entamer la phase III du projet d’appui à la relance du processus de l’APV en RCA grâce au financement de l’Union européenne. Alors quelle est la particularité de ce projet par rapport aux autres phases précédentes ?

 

Sylvère Sombo  (SS) : Merci bien pour l’opportunité, Pour rappel le financement  du projet d’appui à la relance du processus de l’APV en RCA phase III,  provient du Programme FAO-UE-FLEGT,  et j’en profite de l’occasion pour remercier, le Fonds des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO), l’Union Européenne,  la Coopération Britannique, et la Coopération Suédoise pour avoir accepté de financer ce projet par l’entremise du Programme.

Notons que ce projet dont la première phase a débuté en mai 2016 pour clore en juillet 2018, et la deuxième a commencé le 2 janvier 2018 et s’est achevée  le 31 mars 2019, a permis d’obtenir deux produits qui sont le site web de l’APV de la RCA, http// apvrca.org/, permettant de mettre en ligne toutes les informations relatives à l’exploitation forestière, prescrites dans l’annexe XI de l’Accord et la mise en place d’ un Système de Gestion de Base de Données Collaboratif  ( SGBDC) au sien du Ministère des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche permettant de centraliser toutes les informations de mouvements de bois ( données statistiques sur l’exploitation forestière)

La particularité de cette nouvelle génération du projet est la consolidation des acquis des phases précédentes, notamment la création du lien entre le site Web et le SGDBC permettant de mettre en ligne de manière synchronisée les statistiques forestières, les différentes taxes forestières et leurs répartitions aux bénéficiaires.  En outre l’ouverture d’une fenêtre dans le Système donnant lieu de capturer les données issues des postes de frontière et celles du port de Douala ;  et enfin la création d’une autre fenêtre  d’intégration  des données cartographiques dans le SGBDC sont préconisées.

 

CNC : A travers ce projet, vous voudriez améliorer la gouvernance forestière en RCA par la préparation de la mise en œuvre du système de vérification de la légalité. Quels sont les mécanismes qui seront mis en place pour faire face à ces défis ?  

 

SS : Le Système de Vérification de la Légalité est un mécanisme  permettant la délivrance de l’autorisation FLEGT, une sorte de quitus pour les sociétés de ventre leurs bois sur le Marché de l’Union Européenne.

Vous savez le cœur même de la bonne gouvernance c’est la transparence !  A cet effet, en intensifiant la divulgation des informations forestières avec ce projet, nous contribuons efficacement à faire assoir cette transparence.

La  gestion informatique des données forestières  à travers le Système de Gestion de Base de Données Collaboratif  va favoriser le Ministère en charge des forêts d’entrée de plein pied dans la sphère numérique. Par exemple un mécanisme sera mise en place pour communiquer en ligne sur les taxes forestières issues de l’exploitation  et généréesà travers le SGBDC. Tous centrafricains  et autres partenaires intéressés pourront obtenir gracieusement ces données.

 

CNC : La République Centrafricaine regorge un massif forestier tropical et ses écosystèmes forestiers renferment une diversité biologique remarquable mais pourquoi repartir sa sphère géographique en deux blocs ?

 

SS : Cette préoccupation sur le distinguo de  massif forestier en deux blocs relève de notre politique forestière. En effet techniquement,  la RCA n’a pas que deux blocs forestiers. Car, suivant la définition de la FAO, la forêt est définie comme des terres occupant une superficie de plus de 0,5 hectare (5 000m2) avec des arbres atteignant une hauteur supérieure à 5 mètres et un couvert forestier de plus de 10%,… A la lumière de cette définition  la quasi-totalité de la RCA est forestière, donc loin de  parler strictement de deux blocs.

Mais comme je l’ai souligné, notre politique a souhaité  cartographier deux massifs  dont celui du sud-ouest est voué à la production  et celui du sud-est dédié à la  conservation.

Mais des réflexions sont en cours pour revoir cette cartographie.

 

CNC : Quelles sont les structures de la mise en œuvre de ce projet et les résultats attendus ?

 

SS: Les activités de ce projet seront mises exécutées par plusieurs structures du Ministère des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche, à savoir le Centre  de Données Forestières (CDF), la Direction Générale des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche (DGEFCP), l’Agence de Gestion Durable de Ressources Forestières (AGDRF), et la Cellule FLEGT, le tout sous la coordination du Secrétariat Technique Permanent (STP).

Les résultats attendus dans ce projet sont entre autres,    Les acquis des précédentes phases du projet sont pérennisés ; la base de données SGBDC de traçabilité du bois est consolidée ; les capacités des agents de l’administration forestière dans l’utilisation du
SGBDC sont renforcées  et  la visibilité  du projet est assurée.

 

CNC : Pour finir monsieur le Secrétaire Technique Permanent, vous avez une tâche ardue à accomplir pendant une durée de 12 mois avec plusieurs activités réalisées mais est-ce-que vous allez arriver dans cette fourchette de temps ?

 

SS : La gestion forestière semble être le métier confié à l’homme depuis l’époque du jardin d’Eden avant la chute de l’homme !  C’est un processus, la mise en œuvre de ce projet.

SS : Les actions de ce projet ne prendront pas fin qu’avec l’achèvement du financement qui interviendra dans douze moi. La pérennisation sera assurée par nos activités régaliennes.

 

CNC : Nous vous remercions !

 

SS : Merci d’avoir bien voulu communiqué  sur la gouvernance forestière.

 

Propos recueillis par Jefferson Cyrille Yapende

 

Bangui, un Noël sur le « champ de bataille » au KM5.

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Centrafrique.com/une-foule-dune-dizaine-des-personnes-fuyant-des-tirs-au-quartier-km5-cherchent-a-traverser-un-pontpour-se-mettre-a-labri/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>une foule d'une dizaine des personnes fuyant des tirs au quartier km5 cherchent à traverser un pontpour se mettre à l'abri
Déplacement des populations du quartier KM5. Crédit photo : Corbeaunews.

 

Bangui, un Noël sur le « champ de bataille » au KM5.

 

Bangui (République centrafricaine) – Depuis mardi 24 décembre, aux environs de 20 heures, les tirs d’armes ont repris au quartier KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui, obligeant les commerçants à déménager vers le pont Jackson pour vendre les jouets.

 

Pour l’heure, difficile de dire quels groupes de milice d’autodéfense sont engagés dans ces violences, mais une source proche de ces bandes armées parle de « You » et ses hommes qui se battent à cause du partage des taxes, tandis qu’une autre parle des commerçants qui affrontent les autodéfenses.

Entre temps, dans la mâtinée du 25 décembre, les commerçants, à cause de la violence des milices,  ont du délocaliser   leurs stands vers le pont Jackson, sur l’avenue Barthélemy Boganda, non loin du bureau intégré des Nations unies en République centrafricaine, afin de vendre les jouets.

Les combats ont repris ce mercredi vers 17 heures, mais les autorités locales du troisième arrondissement ont engagé des pourparlers avec les belligérants depuis quelques heures pour tenter de ramener le calme.

Aucun bilan n’est disponible, mais une source locale parle déjà de deux morts, un commerçant et une autodéfense.

 

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Attaque au Burkina: 35 civils tués, dont de nombreuses femmes

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Attaque au Burkina: 35 civils tués, dont de nombreuses femmes

Ouagadougou (Burkina-Faso) – 25 déc. 2019 00:48

C’est le président burkinabè Roch Kaboré en personne, à qui a souvent été reproché son manque de poigne face aux groupes jihadistes, qui a annoncé sur Twitter le macabre bilan de cette “attaque barbare”. Quatre soldats et trois gendarmes ont également péri, et “80 terroristes ont été neutralisés” (tués), selon le président et l’état-major des armées burkinabè, qui avait annoncé l’attaque plus tôt dans un communiqué. Mardi matin, “un nombre important de terroristes ont attaqué simultanément le détachement militaire et les populations civiles d’Arbinda”, dans la province du Soum, selon l’état-major des armées. L’attaque, d’une “rare intensité”, a duré “plusieurs heures”. “Dans leur fuite, les terroristes ont lâchement assassiné 35 civils, dont 31 femmes, et blessé six personnes”, a précisé dans un communiqué mardi soir le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement Remis Dandjinou. Une “vingtaine” de soldats ont aussi été blessés, selon le ministre. Il s’agit d’une des attaques les plus meurtrières qu’ait connus ce pays pauvre d’Afrique de l’ouest, en proie depuis 2015 à des attaques jihadistes récurrentes, comme ses voisins le Mali et le Niger. Début novembre, 38 employés d’une société minière avait été massacrés lors de l’attaque de leur convoi dans l’Est du pays. – Armée sous-équipée – Le président Kaboré a salué “l’engagement et la bravoure” des Forces de défense et de sécurité, qui ont “repoussé l’attaque contre le détachement d’Arbinda”. “Une centaine de motos, de l’armement et des munitions en grande quantité ont également été récupérés”, selon l’état-major. “En ce jour de Noël, ayons une pensée pieuse pour les familles éplorées par les attaques terroristes contre notre pays et soyons en communion avec nos vaillants soldats qui se battent avec héroïsme pour assurer la sécurité du territoire national”, a écrit le chef de l’Etat dans la nuit. Depuis 2015, les attaques jihadistes au Burkina ont fait plus de 700 morts, selon un décompte de l’AFP, et environ 560.000 déplacés et réfugiés, d’après les Nations unies. Le Nord et l’Est du pays sont particulièrement touchés. Ouagadougou, la capitale, a été frappée à trois reprises. Ces attaques sont rarement revendiquées mais attribuées à des groupes armés jihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d’autres au groupe État islamique. Les jihadistes mènent des assauts de plus en plus massifs et organisés, avait expliqué récemment à l’AFP Serge Michailof, expert à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). Les forces de l’ordre burkinabè, qui paient un lourd tribut, semblent incapables d’enrayer les violences jihadistes. Elles restent sous-équipées et sous-entraînées, en dépit des discours volontaristes du gouvernement. Depuis deux mois, les forces de défense et de sécurité burkinabè ont revendiqué une série de succès, affirmant avoir tué une centaine de jihadistes au cours de plusieurs opérations. Des bilans toutefois impossibles à confirmer de source indépendante. Face au péril jihadiste, cinq Etats sahéliens (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) qui tentent depuis 2015 de mettre sur pied une force militaire conjointe de 5.000 soldats, ont appelé mi-décembre la communauté internationale à les soutenir davantage. Malgré la présence de forces françaises (4.500 soldats de l’opération Barkhane), de l’ONU (Minusma au Mali), ainsi que de forces américaines, le Sahel subit des attaques jihadistes de plus en plus fréquentes et meurtrières, depuis les premières violences dans le nord du Mali en 2012. La France a convié en janvier les cinq Etats sahéliens à un sommet pour “redéfinir plus clairement les objectifs militaires, politiques et de développement” de la lutte commune contre les groupes jihadistes, selon le président Emmanuel Macron, qui estime ambiguë l’attitude des présidents burkinabé et malien sur le soutien français.
Avec AFP/VOA

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Côte d’Ivoire: Guillaume Soro dénonce une «dérive autoritaire» du pouvoir

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Côte d’Ivoire: Guillaume Soro dénonce une «dérive autoritaire» du pouvoir

Abidjan (Côte d’Ivoire) – 25 déc. 2019 02:54

Guillaume Soro persiste et signe : on lui interdit de rentrer en Côte d’Ivoire. Dans un message publié sur Facebook ce mardi soir, l’ancien Premier ministre ivoirien, candidat à la présidentielle de 2020, parle de « décision arbitraire » de la part du pouvoir en place. Il affirme également que « cette dérive autoritaire est digne des pires régimes dictatoriaux ».
Du côté de la présidence, on rappelle que rien n’empêchait l’ancien président de l’Assemblée nationale de rentrer en Côte d’Ivoire, mais que son arrestation serait automatique dès son retour sur le sol ivoirien.
« Tentative d’atteinte à l’autorité de l’État »
Guillaume Soro est donc désormais sous le coup d’un mandat d’arrêt international pour « tentative d’atteinte à l’autorité de l’État et à l’intégrité du territoire national » et « détournement de deniers publics », selon le procureur Richard Adou. Mais Souleymane Diallo, son avocat, affirmait ne pas avoir vu ce mandat d’arrêt.
Quinze autres de ses proches ont été arrêtés ce lundi 23 décembre au soir au siège du mouvement Générations et peuples solidaires (GPS), dont trois présidents de partis et six élus. Ils ont été transférés au centre pénitentiaire d’Abidjan pour trouble à l’ordre public et rébellion, a indiqué la communication du parti.
Guillaume Soro ne craint pas de se faire arrêter.
L’un de ses conseillers, Habib Sanogo, s’exprime sur la situation de Guillaume Soro

Avec RFI