Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/docteur-Natalia-Kanem-directrice-executive-de-la-UNFPA-CAR-450×409.jpg” alt=”docteur Natalia Kanem directrice exécutive de la UNFPA CAR” width=”450″ height=”409″ />Docteur Natalia Kanem, directrice exécutive de l’UNFPA-CAR
Célébrer les héros de la vie réelle qui se battent contre la COVID-19, les crises et les désastres
Déclaration de la directrice exécutive de l’UNFPA, le Dr Natalia Kanem, à l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire
Sauver des vies n’a jamais été aussi difficile.
L’année dernière, les attaques contre les travailleurs humanitaires ont dépassé tous les précédents records, avec centaines de travailleurs humanitaires agressés, blessés, kidnappés ou tués.
Cette année, les menaces pesant sur le personnel de santé s’intensifient dans le contexte de la pandémie COVID-19. Non seulement les travailleurs de la santé sont exposés au coronavirus mortel, mais ils subissent également une vague de violence croissante, les attaques étant motivées par la peur et la désinformation.
Malgré cette montée de la violence et de la maladie, ces véritables héros humanitaires ne sont pas découragés. Partout dans le monde, des milliers de personnes relèvent le défi du travail humanitaire dans leurs communautés.
À l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, l’UNFPA commémore les personnes blessées ou tuées dans l’exercice de leurs fonctions et rend hommage à ceux qui continuent à apporter un soutien et une protection vitale aux personnes qui en ont le plus besoin.
Nous rendons hommage aux médecins, infirmières et sages-femmes qui risquent leur propre vie pour aider les femmes enceintes pendant l’accouchement. Nous rendons hommage aux conseillers et aux travailleurs sociaux qui apportent un soutien aux survivants de la violence basée sur le genre, qui s’est aggravée sous l’effet de COVID-19. Nous rendons hommage aux femmes et aux jeunes leaders qui défendent fermement les droits de l’homme et la dignité des intervenants humanitaires de première ligne. Et nous reconnaissons la dette extraordinaire qui est due à tous les travailleurs de la santé qui continuent à servir au milieu d’une pandémie qui a fait plus de 750 000 victimes.
A l’UNFPA, nous reconnaissons également les risques accrus auxquels sont confrontés les femmes humanitaires et les professionnels de la santé. Les femmes représentent environ 70 % du personnel des services sociaux et de santé, où elles sont plus susceptibles d’être confrontées à des conditions de travail dangereuses et à un accès inégal aux équipements de sécurité et au soutien. Nous savons que la défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs et de l’égalité des sexes présente également de sérieux risques, et que les menaces, les agressions et les meurtres se multiplient pour les militantes des droits humains.
Nous sommes inspirés par le personnel et les partenaires de l’UNFPA qui surmontent des obstacles sans précédent pour fournir une assistance aux personnes touchées par les crises humanitaires dans plus de 60 pays, y compris celles qui se sont retrouvées dans un besoin extrême résultant de la COVID-19. Alors que nous travaillons avec les gouvernements et nos partenaires pour atteindre zéro besoin non satisfait en matière de planification familiale, zéro décès maternel évitable et zéro violence basée sur le genre et pratiques néfastes telles que le mariage d’enfants et les mutilations génitales féminines, nous demandons également zéro attaque contre les travailleurs humanitaires, les civils et les infrastructures civiles, y compris les écoles, les hôpitaux et les cliniques de santé.
Nous vivons dans un monde où les héros ne portent pas de capes, mais où beaucoup portent des masques et des boucliers (faciaux). Ils protègent la vie de ceux qui donnent la vie. Ils entendent les appels au secours et soutiennent les femmes et les jeunes filles dans le besoin. Ils sont surhumains dans leur persévérance et leur compassion, et dans leur espoir qu’ensemble, nous pouvons parvenir à un monde meilleur pour tous.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/Les-grevistes-assis-au-sol-devant-le-portail-du-ministere-de-la-jeunesse-et-des-sports-ainsi-que-du-stade-2000-places-a-bangui-le-19-aout-2020-par-cyrille-yapende-450×337.jpg” alt=”Les manifestants assis au sol devantt le portail du ministère de la jeunesse et des sports ainsi que du stade 20 000 places. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé” width=”450″ height=”337″ />Les manifestants devant le portail du ministère de la jeunesse et des sports ainsi que du stade 20 000 places. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé
Bangui, République centrafricaine, mercredi 19 août 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Des employés de l’office national des sports (ONASPORTS) ont bloqué mercredi les accès au ministère de la Jeunesse et des Sports pour revendiquer le paiement de quatre mois de leur arriéré de salaires ainsi que la démission de leur Directeur général, Monsieur John Herbert Bida Souroungba.
Les manifestants ont déployé notamment des banderoles revendiquant entre autres « la dissolution du comité de déguerpissement pour être transformer en comité de gestion dirigé par le ministère », l’annulation de l’arrêté du déguerpissement des clients de l’ONASPORT, la délocalisation du ministère de la jeunesse et des sports ainsi que la démission immédiate de leur Directeur général Monsieur John Herbert Bida Souroungba et son Staff ainsi que le paiement sans condition de quatre mois de leur arriéré de salaire.
Même si le chargé de mission aux sports et à la jeunesse Daniel Nzéwé a essayé de nouer le dialogue pendant une dizaine des minutes avec les manifestants, les deux parties sont restées camper sur leur position.
Pour l’heure, les accès au ministère de la Jeunesse et des Sports ainsi que le stade 20 000 place sont toujours bloqués par une vingtaine des manifestants.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/Croisement-baboua-bera-450×337.jpg” alt=”Croisement baboua bera” width=”450″ height=”337″ />Croisement baboua bera dans la Nana-Mambéré. Phot CNC / Gervais Lenga
Bouar , République centrafricaine, mercredi 19 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après avoir perdu au début de la semaine le contrôle de la ville de koui, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé au profit des Casques bleus de la Minusca et des militaires centrafricains, le mouvement rebelle 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) délocalise désormais son État major dans la ville minière de Aba, située dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la RCA. Sur place, des exactions des rebelles contre les civils se multiplient, et les populations locales, apeurées, appellent à l’aide.
Si aujourd’hui le mouvement 3R, face aux puissances de frappe des troupes de la Minusca et de l’armée nationale se retirent précipitamment de plusieurs localités de l’Ouham-Péndé et de la Nana-Mambéré, ses éléments, quant à eux, se sont éparpillés pour la plupart dans la brousse ou dans des localités environnantes.
Affaibli, le 3R tente de se reconstituer sous la houlette de son coordonnateur militaire, l’autoproclamé général Abass Sidiki. Son État major, basé il y’a quelques jours à koui, préfecture de l’Ouham-Péndé, est désormais délocalisé dans la sous-préfecture de Aba, dans le Nord-ouest, selon une source sécuritaire locale. Cependant, le nombre des exactions commises dans la région contre les civils se multiplie par dizaine, et les circulations dans le secteur sont strictement contrôlées par des rebelles qui n’hésitent plus à infliger de lourdes sanctions corporelles et financières contre les motocyclistes ainsi que les automobilistes et les piétons. Au même moment, sur des chantiers miniers locaux, le 3R s’emploie à rehausser le niveau de sécurité tout en imposant une nouvelle taxe aux artisans miniers, pour la plupart des étrangers venus des pays d’Afrique de l’Ouest ou du centre.
Avec cette allure, d’aucuns se demandent si le recensement électoral va avoir lieu dans cette partie de la RCA.
Notons que depuis plusieurs années, la situation sécuritaire en République centrafricaine est désastreuse dans plus de 80%du territoire national. Des exactions perpétrées par des bandes armées contre les populations civiles se multiplient. Ces derniers jours, les villes de Ndélé, Ouadda Maïkaga, Obo, Mboki, Besson, Bocaranga, koui et bien d’autres sont le théâtre des violences des groupes armés. Si au Sud-est le groupe UPC porte la lourde responsablité dans ces violences contre les populations civiles, au nord et nord-est, le FPRC, PRNC, MLCJ et RPRC dsont cités par les nations unies comme de principaux acteurs des crimes dans la région.
Cependant, dans le nord-ouest, principalement dans les préfectures de la Nana-Mambéré, de l’Ouham-Péndé et de Mambéré-Kadéi, c’est le mouvement 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation) qui porte cette lourde responsabilité de crimes contre l’humanité et crimes de guerre.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/Ali-Darassa-et-ses-hommes-à-Bambari-le-16-mars-2019-450×299.jpg” alt=”Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019″ width=”450″ height=”299″ />Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019
Bangui, République centrafricaine, mercredi 19 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le porte-parole du gouvernement Maxime Kazagui a annoncé mardi dans un communiqué la libération des otages détenus à Mboki par les éléments rebelles de l’UPC. Or, 48 heures plutôt, dans un autre communiqué de l’UPC, son chef d’État major, l’autoproclamé général des armées Ali Darassa avait nié en bloc les allégations selon lesquelles son groupe avait pris en otage des agents recenseurs et de vaccination dans la localité de Mboki.
Dans un communiqué publié mardi par le gouvernement centrafricain, les 7 otages détenus à Mboki, dans le Haut-Mbomou, au sud-est de la RCA par les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) ont été libérés samedi dernier en début d’après-midi et se portent bien.
Selon le ministre, parmi les otages libérés, se trouvaient l’honorable député d’Obo 2 Albert Guinimonguimi et le docteur Blaise BEKOY ainsi que quelques agents d’enrôlement des électeurs et de vaccinnation. Or, 48 heures plutôt, le 16 août, l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) avait publié un communiqué condamnant les « allégations mensongères et infondées » qui ont circulé ces dernières semaines au sujet d’une possible entrave à l’enrôlement des électeurs et à la libre circulation des agents de la zone sous son contrôle. Ceci dit, Ali Darassa n’a pas reconnu la responsabilité de son mouvement dans la prise d’otage des agents recenseurs et de vaccination dans les localités de Mboki.
Notons que la ville de Mboki, située à 1214 kilomètres de Bangui, est depuis plusieurs mois sous contrôle total de l’UPC, dirigé par le sulfureux Ali Darassa signataire de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA).
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/Le-president-malien-Ibrahim-Boubacar-Keita-450×253.jpg” alt=”Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta” width=”450″ height=”253″ />Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta
Bangui, République centrafricaine, 19 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Quelques heures après avoir été arrêté par des militaires en révolte, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé sa démission et la dissolution du Parlement et du gouvernement.
Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi sa démission et la dissolution du Parlement et du gouvernement. | EPA-EFE/LUDOVIC MARIN / POOL MAXPPP OUT
« Je voudrais à ce moment précis, tout en remerciant le peuple malien de son accompagnement au long de ces longues années et la chaleur de son affection, vous dire ma décision de quitter mes fonctions, toutes mes fonctions, à partir de ce moment », a dit le président Keïta dans une allocution diffusée par la télévision nationale ORTM. « Et avec toutes les conséquences de droit: la dissolution de l’assemblée nationale et celle du gouvernement », a-t-il ajouté.
Le président Keïta, arrêté en compagnie de son Premier ministre Boubou Cissé en fin d’après-midi et emmené dans le camp militaire d’où était partie une mutinerie en début de journée, est apparu vers minuit sur la télévision publique ORTM, portant un masque sur la bouche.
S’adressant d’une voix grave aux citoyens maliens et aux militaires de tout rang, il a déclaré avoir oeuvré depuis son élection en 2013 à redresser le pays et à « donner corps et vie » à l’armée malienne, confrontée depuis des années aux violences jihadistes.
Puis il a évoqué les « manifestations diverses » qui depuis plusieurs mois ont réclamé son départ, faisant des victimes, estimant que « le pire en a résulté ».
« Ai-je réellement le choix? »
« Si aujourd’hui il a plu à certains éléments de nos forces armées de conclure que cela devait se terminer par leur intervention, ai-je réellement le choix ? M’y soumettre, car je ne souhaite qu’aucun sang ne soit versé pour mon maintien aux affaires », a-t-il dit.
« C’est pourquoi je voudrais en ce moment précis, tout en remerciant le peuple malien de son accompagnement au long de ces longues années et la chaleur de son affection, vous dire ma décision de quitter mes fonctions, toutes mes fonctions, à partir de ce moment ».
« Et avec toutes les conséquences de droit: la dissolution de l’assemblée nationale et celle du gouvernement », a-t-il ajouté.
L’Union africaine exige la libération du président malien arrêté par des mutins
Bangui ( République centrafricaine ) – La Commission de l’Union africaine a dénoncé mardi l’arrestation du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, appelant à sa “libération immédiate”, dans une déclaration publiée sur son site web.
Le président de la commission, le Tchadien Moussa Faki Mahamat, “condamne fermement toute tentative de changement anti constitutionnel et appelle les mutins à cesser tout recours à la violence et au respect des institutions républicaines”, lit-on dans la déclaration./////////////.
Le président Keïta, 75 ans, et le Premier ministre Boubou Cissé ont été arrêtés en fin d’après-midi à Bamako par des militaires après une mutinerie qui a commencé dans le camp Soundiata Keïta à Kati, dans la banlieue de Bamako./////////////.
La déclaration de l’UA fait écho à des appels similaires venant des pays occidentaux et de l’organisme sous-régional, la CEDEAO, qui tentait ces dernières semaines de trouver une solution pacifique à la crise qui secoue le Mali depuis des mois./////////////.
Entre temps, à Bamako, des scènes de liesse sont diffusées sur les réseaux sociaux./////////////.
Des foules se sont rassemblées sur la place de l’Indépendance, épicentre de la contestation depuis juin.
Avec AFP/VOA Centrafrique.com/?attachment_id=40018″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>
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L’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a passé la nuit à la police
Bangui ( République centrafricaine ) – L’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, soupçonné de mauvaise gestion et de détournements, était toujours entendu mardi par la police à Nouakchott, qui l’avait convoqué lundi, a-t-on appris auprès de l’un de ses avocats.
L’ancien chef de l’Etat, au pouvoir de 2008 à 2019, s’était rendu lundi en fin d’après-midi au siège de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), sur convocation de la police./////////////.
Il “a dormi à la DGSN, où il se trouve toujours, sans la présence de son avocat”, a déclaré à l’AFP l’un des membres de son collectif de défense, Taghioullah Aïda, selon qui l’interrogatoire de l’ancien président “continue”./////////////.
Selon le quotidien Le Calame, M. Aziz a été placé “en détention préventive” dans une villa à l’école de police./////////////.
M. Aziz doit répondre à de “fortes présomptions de mauvaise gouvernance et de détournements de biens publics”, avait indiqué lundi à l’AFP une source sécuritaire./////////////.
L’ex-président Aziz avait ignoré début juillet une convocation de la commission parlementaire. Les députés ont ensuite voté fin juillet une loi instituant une Haute cour de justice, compétente pour juger le chef de l’Etat et les ministres en cas de “haute trahison”.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/Des-militaires-maliens-en-patrouille-mixte-avec-des-membres-des-Gatia-et-MSA-autour-de-Menaka-le-19-avril-2017-450×253.jpg” alt=”Des militaires maliens en patrouille mixte avec des membres des Gatia et MSA autour de Menaka – le 19 avril 2017″ width=”450″ height=”253″ />Des militaires maliens en patrouille mixte avec des membres des Gatia et MSA autour de Menaka – le 19 avril 2017
Bangui, République centrafricaine, mardi 18 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Des tirs ont été entendus ce matin dans la ville garnison de Kati à 15 kilomètres de Bamako. Des témoins rapportent l’arrestation de ministres et de hauts gradés de l’armée.
15h14 : “Je ne peux rien dire pour l’instant. Il faut attendre de voir la suite des événements”, nous a confié Moussa Mara, ancien Premier ministre malien. De son côté, l’Office de radiodiffusion télévision du Mali continue d’émettre.
14h37 : La situation reste toujours confuse à Bamako mais la circulation se poursuit normalement dans une partie de la capitale malienne, selon des témoins.
13h56 : Moussa Timbine, président de l’Assemblée nationale aurait aussi été arrêté dans sa résidence officielle, selon ses proches.
13h49 : Joint par la DW, l’ancien ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdolaye Diop, dit ne pas avoir des informations précises pour commenter les événements en cours à Bamako.
13h14 : Une colonne serait en route vers l’ORTM, la radio-télévision nationale, dont le personnel a été évacué. Le chef d’état-major de la garde nationale aurait aussi été arrêté.
13h06 : Les représentations diplomatiques recommandent à leurs ressortissants de rester à la maison. Des véhicules de la police militaire (PM) devant le département de La Défense. L’ORTM a également été évacuée pour raison de sécurité.
12h30 : Plusieurs sources dont des diplomates affirment que des tirs nourris sont entendus depuis ce matin dans la ville garnison de Kati à 15 kilomètres de Bamako. Notre correspondant à Bamako rapporte l’arrestation de hauts gradés de l’armée par le groupement d’intervention de la garde nationale.
Le nouveau ministre de l’Economie et des Finances Abdoualye Daffe aurait aussi été enlevé ce matin dans son bureau.
11h45 : L’état-major des armées serait également sous le contrôle des militaires de la garde nationale conduits par le colonel Sadio Camara, l’ancien directeur du Prytanée, l’école militaire de Kati. Des pillages sont d’ailleurs signalés à Kati et des évacuations ont eu lieu dans la cité administrative de Bamako.
Vendredi, des experts de l’Onu ont accusé des hauts responsables maliens de l’armée et des services de renseignements de “compromettre” l’application de l’accord de paix d’Alger, en dépit d’appels pressants de la communauté internationale pour résoudre la crise.
Ce rapport, remis au Conseil de sécurité de l’Onu le 7 août, n’est pas encore rendu public. L’AFP en a pris connaissance vendredi, alors que le Mali fait depuis plusieurs mois face à une nouvelle contestation politique majeure.
Une coalition d’opposants, de religieux et de personnalités de la société civile demande depuis juin la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) en l’accusant, ainsi que son entourage, de corruption et de népotisme. Au moins quatorze Maliens ont été tués en juillet dans des troubles selon l’Onu.
Ce rapport détaille la “méfiance” et la “confusion” créées par l’obstruction par de hauts responsables maliens de l’application de l’accord de paix signé en 2015 entre Bamako et les groupes armés, feuille de route censée résoudre la profonde crise sécuritaire débutée en 2012 avec le soulèvement de groupes armés indépendantistes touaregs, puis djihadistes dans le nord du pays.
Les responsables maliens, qui ont “menacé et retardé” l’application de l’accord, devraient selon les experts être “tenus responsables” par le Comité de sanctions de l’Onu qui doit se réunir prochainement.
Parmi les personnalités visées, l’ancien chef d’état-major de l’armée de terre (2019-2020), le général Keba Sangaré, qui est notamment accusé de “prises de décision douteuses” lors du redéploiement programmé d’éléments de l’armée malienne dans le nord du pays fin 2019.
Ce redéploiement progressif de l’armée nationale dans les principales villes du nord du pays doit se faire sous la forme de bataillons mixtes d’une armée dite reconstituée composés à ratio égal des forces armées maliennes, des combattants de l’ex-rébellion et des groupes armés pro-gouvernementaux.
Certains de ces bataillons mixtes ont fini leur entrainement officiel le 2 septembre 2019, dit le rapport onusien, mais ont reçu leur lieu d’affection par l’état-major “seulement en décembre”, retard “largement” imputable à une décision du général Kena Sangaré selon les experts.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/les-casques-bleus-de-la-Minusca-lors-de-loperation-ala-londo-juillet-2020-450×300.jpg” alt=”les casques bleus de la minusca lors de l’opération ala londo juillet 2020″ width=”450″ height=”300″ />les casques bleus de la minusca lors du début de l’opération ala londo en juillet 2020.
Bouar, République centrafricaine, mardi 18 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les unités de la force de la Minusca et les éléments des forces armées centrafricaines ont repris entièrement ce lundi 17 août la localité de koui, située dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, après d’intense combat avec les rebelles du mouvement 3R, a-t-on appris des sources locales.
« Koui, le dernier important bastion de 3R dans la préfecture de l’Ouham-Péndé est sous contrôle des casques bleus et des forces armées centrafricaines, et ce, depuis hier lundi », a déclaré à CNC cette source militaire sous couvert de l’anonimat.
« Les combats ont été moins intenses quand nos éléments sont entrés en ville. La plupart des rebelles ont pris la fuite évitant les affrontements, mais l’opération « Ala londo » se poursuit ce mardi 18 août », a-t-elle poursuivi.
Notons que quelques heures plutôt, ce dimanche vers 14 heures, dans les localités de koui, le chef d’État major et coordonnateur de 3R, l’autoproclamé général Abass Sidiki avait lancé un ultimatum aux agents recenseurs et tablettes en activité d’enrôlement des électeurs dans la ville de quitter immédiatement dans un délai de 30 minutes. Ce qui avait provoqué l’interruption des opérations du recensement dans la région.
Soutenues par une couverture aérienne des unités spéciales de la Minusca, les éléments de cette force conjointe Minusca / Faca ont repris successivement aux mains de 3R les villes de Gedz, Niem, Besson et maintenant Koui, principal bastion de 3R dans la préfecture de l’Ouham-Péndé où Abass Sidiki avait installé son État major depuis 2015.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/douane-de-beloko-en-Centrafrique-450×337.jpg” alt=”Le service de Douane de Béloko. Photo CNC / Gervais Lenga” width=”450″ height=”337″ />Le service de Douane de Béloko. Photo CNC / Gervais Lenga
Béloko , République centrafricaine, mardi 18 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Service des Douanes de Béloko situé à 650 km de Bangui à la frontière principale du corridor Douala-Bangui où transitent 80% des importations de La rca vient de procéder ce lundi 17 août 2020 à une spectaculaire et importante saisie des produits prohibés (alcools frelatés), a-t-on appris des sources locales.
En effet, la brigade des douanes de Béloko est confrontée de jour comme de nuit à de multiples activités de contrebande et particulièrement de l’alcool
frelaté dissimulé dans tous les moyens possibles pour être approvisionné sur les marchés publics du pays. Les éléments des forces armées centrafricaines ( FACA) qui assurent notre sécurité
et protection entre la frontière Béloko et Bouar se sont vus confier cette importante cargaison par les moyens roulants militaires. Grâce aux
flairs douaniers, les agents de la brigade des douanes de Béloko ont gentiment interpellé et conduit les véhicules militaires pour un contrôle de routine
et le résultat est la découverte de cette importante saisie. Immédiatement la Direction générale des Douanes à Bangui a été saisie pour conduite à tenir
de destructions. Aussi, l’Organisation mondiale des Douanes a reçu également l’alerte de saisie.
Ces produits prohibés à la consommation en RCA et interdits par Arrêté ministériel continuent d’être bravés par des personnes mal intentionnées qui contribuent
à l’incivisme, aux accidents et aux morts des populations centrafricaines.
La douane centrafricaine invite ardemment les forces de défense et de sécurité à plus collaboration à la frontière afin de freiner définitivement ce fléau
indésirable pour l’humanité.
Rappelons que le gros camion militaire ainsi que les éléments impliqués dans ce gigantesque trafic faisaient partie du détachement militaire des FACA basé à Zoukombo avant d’être transférés à Béloko.
Bangui, République centrafricaine, mardi 18 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les dysfonctionnements relevés lors des opérations d’enrôlement des électeurs dans la sous-préfecture de Boda seraient à l’origine de faible mobilisation des potentiels électeurs dans les communes de Lobaye Ngotto et Boda, selon l’honorable député Maxime Bondjio.
Les opérations d’enrôlement des électeurs dans la commune de Boda et de la Lobaye Ngotto ont débuté le mois dernier. Ces activités du recensement ont duré 21 jours avec une faible mobilisation de la population locale. Selon l’honorable député de Boda Maxime Bondjo, ce faible engouement est du en partie à la démotivation des chefs de groupes et des quartiers, principaux acteurs de sensibilisation de la population, mais également des agents recenseurs qui ont vu une partie de leur indemnité « détournée » par le bureau local des autorités nationales des élections.
D’après le collectif des chefs des villages et quartiers de la Lobaye Ngotto, leurs primes journaliers ont été sensiblement revues en baisse. Pour les 21 jours d’activités, ils n’ont perçu que 15 000 francs CFA au lieu de 31 000 francs CFA prévus initialement.
Même son de cloche du côté des agents recenseurs qui n’ont reçu que 150 000 francs CFA au lieu de 210 000 francs CFA pour toute la durée du recensement.
Pour les collectifs des agents recenseurs et des chefs des quartiers, il ne fait aucun doute, le principal coupable du détournement de leurs primes et indemnités serait monsieur max parfait TOROZO, Président du bureau local de l’autorité nationale des élections.
C’est dans cette disposition d’esprit que les deux collectifs ont déposé plainte auprès de la justice pour faux et usage des faux, conséquence de la fabrication du faux document de l’ANE, mais aussi pour détournement et escroquerie.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/sarandji-et-touaddera-450×250.jpg” alt=”De gauche à droite, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.” width=”450″ height=”250″ />De gauche à droite, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.
Bangui, République centrafricaine, 17 août 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le secrétaire exécutif du mouvement cœurs unis, l’ancien Premier ministre, et ministre d’État Conseiller spécial du chef de l’État, le Professeur Simplice Mathieu SARANDJI a été évacué en urgence en Afrique du Nord pour raison de santé, a-t-on appris de source concordante proche de la présidence de la République.
Selon la même source, l’ancien Premier ministre serait évacué dans une clinique à Tunis, capitale de la Tunisie depuis la semaine dernière. Il souffrait d’insuffisance rénale aiguë, selon ses proches joints au téléphone par CNC. Dépuis lors, aucune réaction du côté du gouvernement sur l’évolution de son état de santé.
Notons que cette maladie rénale survient lors du dysfonctionnement des reins pendant au moins trois mois caractérisé par un débit de filtration glomérulaire (DFG), selon la professeure Marie-NoéllePeraldi, néphrologue à l’hôpital Saint-Louis de Paris.
Rappelons que monsieur Simplice Mathieu SARANDJI, âgé de 65 ans, professeur de géographie à l’Université de Bangui, fût Directeur national de campagne du candidat Faustin Archange TOUADERA à la présidentielle de 2015 – 2016 avant d’être nommé le 2 avril 2016 Premier ministre grâce à la victoire de son candidat au deuxième tour.
Limogé de son poste du Premier ministre le 23 février 2019 par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA suite aux exigences des groupes armés lors des pourparlers de Khartoum, Monsieur Simplice Mathieu SARANDJI avait été placé à la tête du parti au pouvoir MCU avant d’être nommé ministre d’État conseiller spécial du Président Faustin Archange TOUADERA
largement contesté à la tête du MCU, Simplice Mathieu SARANDJI se voit désormais obliger de faire face à une frange des mécontents au sein de son parti par le ministre fidèle Ngouandjika , conseiller et grand frère du chef de l’État, Faustin Archange TOUADERA.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/des-combattants-rebelles-de-lUPC-à-gbokologbo-450×297.jpg” alt=”des combattants rebelles de l’UPC à gbokologbo” width=”450″ height=”297″ />Les combattants rebelles de l’UPC à Gbokolobo
Bangassou, République centrafricaine, lundi 17 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les faits se sont produits ce dimanche 16 août dans la localité de Mboki, située dans la préfecture de Haut-Mbomou, au sud-Est de la RCA.
Selon les autorités locales, parmi les 9 otages, se trouvait docteur Blaise BEKOY qui était à la tête d’une équipe de compagne de vaccination dans la région.
En effet, sur l’ordre du chef d’État major et coordonnateur de l’UPC et de son tristement célèbre général Baba, 2 agents recenseurs, accompagnés par l’honorable député d’Obo 2 Albert Guinimonguimi, ont été kidnappés. Quelques heures plus tard, dans la même journée de ce dimanche 16 août, ces mêmes éléments rebelles de l’UPC ont réitéré leur mauvaise pratique en prenant en otage 7 agents de vaccination qui étaient en compagne dans la région.
Pour l’heure, on ignore le sort de ces 9 personnes prises en otage par Ali Darassa.
À Bangui, le gouvernement n’a pas encore réagit, mais l’honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguélé n’a pas caché sa colère. Sur les réseaux sociaux, ce dimanche, il a demandé aux garants et facilitateurs de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine ( APPR-RCA) signé le 06 février 2019 entre les groupes armés et le gouvernement centrafricain « à intervenir militairement pour libérer ces 9 otages, détruire les forces rebelles et arrêter Ali Darassa et ses sbires ».
Quant à l’honorable député d’Obo 2 Albert Guinimonguimi, selon Martin Ziguélé, il serait actuellement plus ou moins en sécurité dans une cachette.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/checpoint-des-policiers-au-terminus-bus-et-des-taxi-moto-au-centre-ville-de-bangui-le-11-juin-2020-par-anselme-mbata-450×269.jpg” alt=”Bangui, capitale de la République centrafriciane. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”269″ />Bangui, capitale de la République centrafriciane. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui, République centrafricaine, lundi 17 août 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’aide du public est sollicitée afin d’identifier au moins une personne d’intérêt à la suite d’un vol qualifié d’un véhicule survenu ce dimanche 16 août sur le parking de l’église Chapelle des vainqueurs à Bangui.
Selon le service de police de l’agglomération de Bangui, capitale de la République centrafricaine, le véhicule volé est un pick-up Mitshibishi double cabines blanc immatriculé DKZ 20 BG, propriété de monsieur Sabome Guy Laurent, personnel à la société de téléphonie mobile Orange-Centrafrique.
Dans la matinée du dimanche 16 août, alors que le véhicule se trouvait sur le parking de l’église chapelle des vainqueurs sur l’avenue des martyrs à Bangui pendant que le propriétaire Monsieur Sabome Guy Laurent était en culte à l’intérieur, un suspect s’empare de son véhicule pour une destination inconnue.
Le service de police demande à toute personne détenant del’information quant à ce vol qualifié ou qui pourrait aider à identifier ou localiser le suspect d’intérêt de communiquer avec le service de police ou de la gendarmerie de sa localité.
Pour l’heure, on ignore si le suspect est seul ou il est appuyé par un ou plusieurs complices lors de ce vol survenue dans un lieu très fréquenté.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/abas-sidiki-désarmé-et-en-résidence-surveillée-à-Bouar-le-17-novembre-2019-par-cnc-1-450×356.jpg” alt=”Le chef d’État major et coordonnateur de 3R l’autoproclamé général Abass Sidiki.” width=”450″ height=”356″ />Le chef d’État major et coordonnateur de 3R l’autoproclamé général Abass Sidiki.
Bouar, République centrafricaine, dimanche 16 août 2020). Les agents recenseurs et tablettes en activité d’enrôlement dans la sous-préfecture de koui ont été sommés par le chef rebelle Abass Sidiki de quitter immédiatement la ville dans un délai de 30 minutes. Sur place, c’est la panique totale, et certains ont dû quitter précipitamment la ville.
De source officielle locale, c’était aux environs de 14 heures ce dimanche 16 août que le chef d’État major et coordonnateur du mouvement rebelle 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation), l’autoproclamé général Abass Sidiki a ordonné la cessation imédiate de toutes les activités d’enrôlement des électeurs dans la sous-préfecture de Koui, anciennement DeGaulle, ainsi que le départ immédiat dans un délai de 30 minutes de tous les agents recenseurs et tablettes de la ville.
C’est ainsi qu’aux environs de 15 heures, un véhicule affrêté par l’Autorité nationale des élections et le Maire de Koui ont délocalisé en catastrophe tous les agents recenseurs et tablettes vers Bocaranga, dans la préfecture de l’ouham-Péndé en attendant leur retour à Bangui.
Rappelons que les activité d’enrôlement des électeurs ont débuté le mercredi dernier dans la sous-préfecture de Koui, considérée comme le fief du mouvement 3R du sulfureux Abass Sidiki.
Plus des détails dans nos prochains articles sur CNC.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/officiels-à-la-tribune-défilé-13-août-2020-sur-lavenue-des-martyrs-par-cnc-450×253.jpg” alt=”Des officiels à la tribune du défilé du 13 août 2020 sur l’avenue des martyrs à Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”253″ />Des officiels à la tribune du défilé du 13 août 2020 sur l’avenue des martyrs à Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui, République centrafricaine, dimanche 16 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Même si chacun à sa vision parfaite de ce jour, la célébration du 13 août marquant le soixantième anniversaire de l’indépendance de la République centrafricaine (RCA) a été riche en émotion, joie, convivialité et un peu de stress du aux tensions nerveuses entre les deux ex-chefs d’État François Bozizé et Catherine Samba-Panza. S’agit-il d’un jeu politique minutieusement préparé par la présidence de la République ?
En ce moment de tension politique persistante entre l’ex-Président de la République François Bozizé et le chef d’État Faustin Archange TOUADERA, la présence de madame Catherine Samba-Panza, l’ex-chef d’État de transition aux côtés de ces derniers lors de la célébration du 13 août marquant le soixantième anniversaire de l’indépendance de la République centrafricaine a failli tourner à l’escalade.
En effet, madame Catherine Samba-Panza et son prédécesseur François Bozizé, invités spéciaux du Président de la République Faustin Archange TOUADERA, sont assis côte-à-côte à la tribune lors du défilé du 13 août sur l’avenue des martyrs. Or, François Bozizé, qui faisait l’objet de poursuite judiciaire pour crime économiques et crimes contre l’humanité durant la transition dirigée par Catherine Samba-Panza entre 2014 – 2016, se sentait en colère quand il l’a observé à la tribune.
À son l’arrivée sur les lieux de la cérémonie, l’homme du 15 mars a pris le soin de ne pas croiser le regard de madame Catherine Samba Panza, encore moins de la saluer, selon Monsieur Pkeresse Zouimona, un observateur centrafricain qui a précisé que « le Président Bozizé a gardé un visage de marbre durant toute la cérémonie alors que son successeur, Madame Catherine Samba-Panza, la dame de fer qui avait solennellement pris l’engagement de l’arrêter si celui-ci rentrait au pays, était mal à l’aise et impuissante».
Pour rappel, l’ancien Président de la République François Bozizé est rentré discrètement au pays au mois de décembre 2019 après 6 ans d’exil en Ouganda. Ce qui a soulevé des tensions politiques entre eux et son successeur Faustin Archange TOUADERA qui l’avait accusé d’avoir fomenté un coup d’État.
Le samedi 25 juillet 2020, il a été investi par son parti le KNK
candidat à la prochaine présidentielle en dépit de sanction du conseil de sécurité et des poursuites judiciaires de son pays de crime contre l’humanité et appel au génocide.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/centre-ville-de-Bangui-avec-immeuble-Écobank-et-orange-au-complet-450×196.jpg” alt=”Ville de Bangui, le 01 août 2020. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”196″ />Ville de Bangui, le 01 août 2020. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui, République centrafricaine, dimanche 16 août 2020 ( Corbeaunews-centrafrique). Avec un nombre écrasant des électeurs fictifs, l’autorité nationale des élections (ANE) vient de rendre public les résultats prrovisoirs du resencement électoral à Bangui. Ce qui donne un total de 257.876 inscrits contre 292.696 en 2015.
Lisez les détails ci-dessous…
Les résultats de recensements électoraux de Bangui se présentent provisoirement ainsi qu’il suit :
1er Arrondissement :
Inscrits en 2015 : 9.255.
Inscrits en 2020: 11.830
Différence de variation + 2.575.
2ème Arrondissement :
Inscrits en 2015: 33.327
Inscrits en 2020: 25.988
Différence de variation – 7.339.
3ème Arrondissement :
Inscrits en 2015 : 32.480
Inscrits en 2020: 30.746
Variation – 1.734.
4ème Arrondissement :
Inscrits en 2015 : 49.962
Inscrits en 2020: 49.157
Variation – 805.
5ème Arrondissement :
Inscrits en 2015: 52.379
Inscrits en 2020: 46.656.
Variation -5 .723.
6ème Arrondissement :
Inscrits en 2015: 38.504
Inscrits en 2020: 32.891
Variation – 5.613
7ème Arrondissement
Inscrits en 2015: 25.173.
Inscrits en 2020: 23.902
Variation – 1.271.
8ème Arrondissement :
Inscrits en 2015 : 51.616
Inscrits en 2020: 36.706
Variation – 14.910.
TOTAUX POUR BANGUI
Inscrits en 2015: 292.696
Inscrits en 2020: 257.876
Différence de variation – 34.820.
Sources : Résultats provisoires dans les ordinateurs de l’ANE.
Bangui ( République centrafricaine ) – Gérard Piqué estime que de grands changements sont nécessaires à Barcelone après la “humiliante” défaite 8-2 contre le Bayern Munich en quart de finale de la Ligue des champions. Le défenseur de 33 ans, qui a remporté 20 titres majeurs en 12 ans avec le club, a ajouté qu’il serait “le premier à partir” si le club le souhaitait.
La défaite de vendredi a été la plus lourde que le Barca ait subie en Europe et met fin à une saison qui a également vu le club perdre le titre de champion d’Espagne face au Real Madrid./////////////.
“Nous avons touché le fond”, a déclaré Piqué./////////////.
“Ce n’est pas la première, ni la deuxième, ni la troisième fois. Nous ne sommes pas sur le bon chemin”./////////////.
Il a poursuivi : “Les entraîneurs et les joueurs se succèdent, mais cela fait plusieurs années que nous n’avons pas été capables d’être compétitifs au niveau européen”./////////////.
“Nous devons tous réfléchir en interne et décider ce qui est le mieux pour le club, pour le Barca. Ce soir, c’était inacceptable pour le Barça./////////////.
“C’est très dur à supporter mais j’espère que cela nous sera utile pour quelque chose, que nous y réfléchissions tous”./////////////.
“Le club a besoin de changements. Et je ne parle pas au niveau de l’entraîneur ou des joueurs, mais structurellement le club a besoin de changements de toutes sortes”./////////////.
“Nous devons apporter du sang neuf pour changer cette dynamique, et si nécessaire, je serais le premier à partir.”/////////////.
Le Barca doit organiser une élection présidentielle à l’été 2021, pour chercher un successeur au président sortant Josep Maria Bartomeu./////////////.
L’entraîneur principal du Barça, Quique Setien, était déjà sous pression à l’approche des quarts de finale, après sept mois décevants à la tête du club, après avoir succédé à Ernesto Valverde en janvier./////////////.
Interrogé sur l’avenir du club et sur les commentaires de Piqué, il a répondu : “Je ne vais pas parler de ce qui est nécessaire au club. Je ne suis ici que depuis quelques mois”./////////////.
“Si Gérard dit qu’il est temps de faire de grands changements, ses paroles auront de l’importance. Il est temps pour nous de faire le point et de prendre les décisions qui s’imposent pour l’avenir”./////////////.
Lorsqu’on lui a demandé de parler de son propre avenir au camp de Nou, il a répondu : “Je pense qu’il est trop tôt pour parler de mon séjour au club ou non. La réalité est que cela ne dépend pas de moi”./////////////.
“Cela vaut la peine que nous réfléchissions tous à ce qui est important et que nous examinions un large éventail de choses qui correspondent à une défaite de cette importance et qui est si douloureuse”.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/centre-denrôlement-des-électeurs-quartier-galabadja-terrain-sans-cas-le-12-juillet-2020-450×337.jpg” alt=”centre d’enrôlement des électeurs quartier galabadja terrain sans cas le 12 juillet 2020″ width=”450″ height=”337″ />Centre d’enrôlement au quartier Galabadja 3 dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui, République centrafricaine, samedi 15 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Tout le monde est branché par les élections groupées de décembre prochain. L’autorité nationale des élections (ANE) donne l’impression de tout mettre en éveil pour la réussite de cette étape délicate. La difficulté constatée toutefois, est le fait que les natifs s’y plaisent bien moins. Trop découragés, dit-on, les votants ne prêtent pas attention à la chose. Pendant que tous ceux qui entrent en République centrafricaine prennent un goût positivement. A quel dessin ? Pourquoi une telle stratégie peut-elle nuire un jour aux volontés originelles que le pays englobe ?
La rca après son 60 ème âge d’Etat, il est prévu un vote à la fin de l’année. Un renouvellement de la classe politique si l’expression tient le coup. Un nouveau chef de l’Etat ; de nouveaux élus du peuple. Ces élections en effet, comme à l’examen du baccalauréat, a ses propres caprices voilés. Seulement, le 27 décembre à venir aura moins de femmes et hommes et fils du pays de surcroît, pour choisir leur gouverneur et intercesseurs. Par contre, les envoyés du monde entier en séjour dans le coin pourront passer pour des Centrafricains nés.
Pourquoi cette vision de la situation intervienne dans un havre de paix durement touché par la coalition Séléka ? Sa volonté de se plaindre pour le non tenu en compte de sa zone administrative, partie intégrante de la République. Ces concitoyens ont pris les armes. Au seul malheur d’introduire dans leur rang le Tchadien, le Soudanais, le Nigérien et qui encore de l’univers à ciel ouvert qui se sont mêlés à la bagarre. Le pire aujourd’hui, c’est le fait que ces métèques sont fièrement décidés à s’accrocher à l’Eldorado qu’ils ont toujours et vivement souhaité. C’est pourquoi, à la gouvernance Faustin Archange TOUADERA? qui semble tout à fait ambigüe, ces apatrides décident par les armes de devenir absolument 100% Centrafricains.
On le remarque avec les chefs de guerre et leurs chiens, les parents, amis et connaissances de la Minusca, les aventuriers de tous ordres, qui ont profité du malheur pour s’introduire dans le pays à exploiter sur le coup, se terrent partout sur la superficie nationale. Cette grande aubaine leur ouvre l toutes les vannes de s’officialiser sur la terre de la République centrafricaine. Les élections qui s’annoncent est la ligne tracée pour les amener à avoir leurs propres hommes pour une existence éternelle. L’on aura remarqué ce fait en RDC, au Rwanda où des natifs-étrangers chassés de chez eux sont revenus au bercail par le bout de canon pour être congolais, rwandais pour toujours. Ne peut-on pas lire ce tableau pour la RCA dans quelques années. Ceux qui mènent le pays ont les yeux fermés sur cet aspect mortel et regrettable qui pointe à l’horizon. Ne peuvent-ils pas oublier l’oligarchie dont ils se sont rendus coupables que de penser à l’avenir du peuple.
Cela est bien possible lorsque la conscience habitera les ressortissants vrais de notre abri protecteur. Un pays entre les mains des expatriés est une mort certaine des enfants du berceau des Bantou.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/G5-Centrafrique-parténaires-drapeaux-450×182.png” alt=”G5-rca groupe des parténaires de la Centrafrique drapeaux” width=”450″ height=”182″ />
CommuniquÉ de presse conjoint
Bangui, le 14 août 2020
Les membres du G5 appelle les signataires de l’APPR-RCA à affirmer publiquement leur soutien à la tenue d’élections, et à faciliter toutes les opérations électorales sans condition ni réserve
Les membres du G5 – un groupe d’États et d’institutions internationales partenaires de la République centrafricaine (RCA) – notent avec une vive inquiétude les informations selon lesquelles des membres de certains groupes armés, signataires de l’Accord Politique pour la Paix et Réconciliation (APPR-RCA), ont entravé le processus d’inscription des électeurs ou menacé et agressé physiquement les agents recenseurs de l’Autorité Nationale des Elections (ANE). Ce processus électoral prévu par la Constitution est impératif à la vie démocratique de la Nation ; tout rejet est inacceptable et constitue une violation des engagements des Groupes armés contenus dans l’APPR.
Le G5 appelle les signataires de l’APPR-RCA à affirmer publiquement leur soutien à la tenue d’élections, et à faciliter toutes les opérations électorales sans condition ni réserve.
Le G5 se félicite, à cet égard, de la récente décision du Conseil de sécurité de l’ONU de sanctionner M. Siddiki Abbas pour de graves violations des droits de l’homme. C’est un signal fort de la communauté internationale adressé à tous ceux qui font obstacle à la paix dans le pays. Il appelle enfin à la mise en œuvre de l’article 35 de l’APPR afin de sanctionner tous ceux qui persistent à le violer.
Le G5 note également avec inquiétude les allégations faisant état de fraudes liées au processus d’inscription des électeurs et souligne que des élections libres, justes et crédibles ne peuvent avoir lieu que si tous les citoyens ont confiance dans l’intégrité et la transparence du processus. Les actes portant atteinte à la régularité et la transparence des opérations électorales peuvent affecter la confiance des citoyens et de la communauté internationale dans le résultat des élections. Le cas échéant, ces actes, dès lors qu’ils sont constatés, devront faire l’objet d’une enquête et être traités rapidement par les autorités judiciaires compétentes.
Le G5, appelle, en outre, à la tenue de réunions régulières du cadre de concertation prévu par la loi l’électorale, afin de poursuivre un dialogue régulier à même de nourrir la confiance nécessaire entre tous : citoyens, société civile, partis politiques, gouvernement et ANE.
En rappelant l’avis de la Cour constitutionnelle de 05 Juin 2020, les membres du G5 réitèrent leur soutien à l’organisation d’élections inclusives, libres, transparentes, pacifiques et crédibles dans le strict respect du calendrier électoral et des dispositions constitutionnelles qui s’imposent à tous les acteurs, sans exception.
Mme Lucy TAMLYN
Ambassadeur des États-Unis auprès de la République centrafricaine
Louis BERTHELOT
Chargé d’Affaires ad intérim, Haut Représentant de la France auprès de la République centrafricaine
Victor TOKMAKOV
Chargé d’Affaires ad intérim, Haut Représentant de la Russie auprès de la République centrafricaine
Mme Samuela ISOPI
Ambassadrice, cheffe de la délégation de l’Union européenne auprès de la République centrafricaine
Matias BERTINO MATONDO
Ambassadeur, Représentant spécial du Président de la Commission de l’Union africaine et Chef du Bureau de l’Union africaine pour l’Afrique centrale en République centrafricaineM. Adolphe NAHAYO
Ambassadeur Représentant du Secrétaire de général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) en République centrafricaineM. Mankeur NDIAYE
Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et Chef de la Minusca
Han FRAETERS
Représentant résident de la Banque Mondiale en République centrafricaine
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-1-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui, République centrafricaine, samedi 15 août 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). A l’occasion des cérémonies festives commémorant le soixantième anniversaire de l’indépendance synonyme de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale, une impressionnante parade militaire a eu lieu sur l’avenue des martyrs de la capitale centrafricaine. Des anciens chefs d’état étaient conviés, symbole d’un début de réconciliation nationale que nous saluons et que nous appelons de nos vœux à perdurer.
À la lecture des autorités établies, cette exhibition des troupes et de matériels de guerre démontre de la montée en puissance graduelle des forces armées mais le paradoxe criant avec les réalités du terrain nous laisse perplexe. À titre de rappel, depuis avant 2016, le territoire national est occupé de façon ostentatoire à hauteur de 80% par des groupes armés non conventionnels qui ne cessent de se multiplier pour partager l’économie de guerre et qui depuis lors, sont devenus des partenaires du pouvoir légitime puisque contre la volonté populaire, ils ont conclu un accord politique de paix sensé mettre fin à la souffrance des centrafricains et par voie de conséquence ramener la paix…denrée rare des centrafricains.
À ce stade, il apparaît important de souligner que cette analyse n’a nullement vocation à faire ombrage aux efforts consentis par le pouvoir à réformer l’armée mais l’accord de Khartoum avec ses conséquences politiques et juridiques a rendu ces efforts invisibles. Animé par le fanatisme et le griotisme débordant, le speaker de la parade militaire s’est prêté au jeu de propagande électorale à la frontière de la provocation, certainement à l’endroit du général déserteur l’accusant tacitement de dénaturer l’armée nationale, comportement incivique qui pourrait nuire à la réconciliation tant recherchée.
Inquiet et apeuré par la fragilité du tissu socio-politique, le citoyen lambda s’interroge :
Quel est le lien que le citoyen lambda peut établir entre cette démonstration de force militaire et l’occupation du territoire national par les groupes armés non conventionnels à hauteur de 80% ? Cette occupation anarchique du territoire national par les groupes armés non conventionnels est-elle encore justifiée ? Cette exhibition des arsenaux de guerre ne s’inscrit-il pas à la frontière de la honte ou de moquerie devant les représentations diplomatiques invitées à l’occasion ? Quelle est le message que cette démonstration de puissance militaire envoie aux groupes armés ? Cela peut-elle être interprété comme la fin de la recréation ? Dorénavant, nos forces armées vont-elles entreprendre des actions de reconquête du territoire ? Si tel n’est pas le cas, cette exhibition de muscles n’a de sens que dans la propagande électorale pour flatter nos valeureux soldats. Pourquoi réquisitionner tous ces bataillons dans la capitale alors que les centrafricains se font engorger tous les jours dans les arrières pays à l’instar de l’agent recenseur assassiné à Ippy ? Cette parade militaire était-elle nécessaire devant la violation de notre intégrité territoriale ? Pourquoi ne pas observer un moratoire au défilé et affecter l’économie réalisée à d’autres secteurs vitaux comme la gratuité de masques à la population en période de pandémie ? Avec ces éloges démesurés de la démonstration de la puissance militaire, pourquoi la sécurité du président de la république est-elle toujours assurée par des forces étrangères plus particulièrement le contingent rwandais de la Minusca appuyé par les russes de Wagner ? Enfin, quelle est la place de l’embargo dans ce processus de pacification du pays ?
Au delà de ces multiples questionnements, cette nouvelle armée gagnerait en confiance si le pouvoir arrête les recrutements parallèles des forces spéciales à l’insu de l’état-major des armées sans oublier l’entretien de la milice politique disséminée dans la capitale qui terrorise l’ensemble de la classe politique centrafricaine au vu et au su des diplomates accrédités en Centrafrique.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/le-suspect-faca-tuant-deux-civils-à-bouar-le-13-août-2020-450×450.jpg” alt=”Le Soldat FACA suspecté d’avoir assassiné deux civils à Bouar le 14 août 2020. Photo d’archive.” width=”450″ height=”450″ />Le soldat FACA suspecté d’avoir assassiné deux civils à Bouar le 14 août 2020. Photo d’archive.
Bouar, République centrafricaine, vendredi 14 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les faits se sont produits dans la nuit du jeudi à vendredi 14 août au plein centre-ville de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la rca.
Les deux victimes, un chauffeur de SATOM dénommé Jean-Jacques et sa copine, connue sous le prénom de Nelly, ont été froidement abattues vers 1 heure du matin à proximité du bureau local de l’Agence centrafricaine pour la formation professionnelle et l’emploi (ACFPE) dans des circonstances troubles.
Selon les premiers éléments d’information recueillis par notre équipe sur le terrain, au moment de l’incident, les deux victimes étaient accompagnées par un soldat FACA, détaché au service de sécurité de la société française des travaux publics SATOM.
Pour l’heure, on ignore les raisons exactes de ce double assassinat, mais une source sécuritaire locale parle d’une scène de jalousie alors qu’une autre estime pour sa part que le partage des butins entre le chauffeur et le FACA serait à l’origine de cet acte criminel.
Notons que monsieur Jean-Jacques est natif du quartier 92 logements à Bangui. Il fut chauffeur de taxi avant de trouver un emploi à SATOM-BOUAR il y’a quelques années. Détaché au service de sécurité de sa société, il travaillait régulièrement avec des forces de défense et de sécurité intérieure. Sa copine, qui venait tout juste de rentrer du Cameroun, travaillait dans un bar restaurant à Bouar quand elle a rencontré Jean-Jacques il y’ a quelques jours.
Pour leur, les corps des deux victimes sont à la morgue de l’hôpital régional de Bouar.
Une enquête a été ouverte au parquet de Bouar à l’encontre du soldat FACA suspecté d’avoir commis ce double assassinat et actuellement en garde à vue à la brigade de la gendarmerie.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/colonel-francis-bozizé-copyrightdr-450×357.jpg” alt=”colonel francis bozizé copyrightdr” width=”450″ height=”357″ />Le colonel francis bozizé copyrightdr
Bangui, République centrafricaine, vendredi 14 août 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le fils de l’ancien Président de la République, le colonel Francis Bozizé a échappé de justesse aux tirs des éléments de la garde présidentielle dans la nuit du mercredi à jeudi 13 août 2020, a-t-on appris de source concordante proche de l’État major des armées.
D’après la même source, les faits se sont produits vers 22 heures sur l’avenue des martyrs à hauteur du siège de la CEMAC quand le colonel Francis Bozizé, au volant de son véhicule 4×4 en provenance du croisement Marabéna a été sommé par des coups des feux des éléments de la garde présidentielle de s’arrêter alors qu’il venait de percuter imprudemment un panneau de chantier routier à quelques mètres de la tribune. Miraculeusement, il n’a pas été touché, mais décide de s’arrêter quelques mètres plus loin pour comprendre ce qui venait de passer. Une discussion s’éclate entre lui et ces éléments de la garde présidentielle qui lui reprochaient d’avoir percuté dans l’obscurité ce fameux panneau de déviation sans s’arrêter. Finalement, après une heure de discussion et des appels téléphoniques au niveau de la présidence, le colonel Francis arrive à quitter le lieu vers 23 heures.
Alors que le fils de l’ancien Président François Bozizé venait à peine de quitter l’avenue des martyrs, trois heures plus tard, un autre véhicule, un Rav4, en provenance toujours du croisement Marabéna et conduit par un jeune homme d’une trentaine d’années, percute à nouveau ce fameux panneau de travaux routiers de fabrication artisanale installé dans l’obscurité sur la pleine chaussée.
Comme si cela ressemblait à un guet-apens, ces mêmes éléments de la garde présidentielle ont fait à nouveau des tirs sur le Rav4, blessant grièvement le conducteur qui a été transféré aux urgences de l’hôpital communautaire. Son véhicule, touché par des projectiles, a été conduit à la compagnie nationale de sécurité (CNS).
Il est à noter que ces deux incidents sécuritaires survenus à quelques heures du défilé du 13 août ont failli soulever une nouvelle tension politique dans le pays à quelques mois des élections générales.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/image-consortium-distribution-masque-contre-coronavirus-450×136.jpg” alt=”distribution masque lutte contre coronavirus à berbérati par la croix rouge française” width=”450″ height=”136″ />
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
I Yéké Oko : avec l’appui de l’Agence Française de Développement et de
Humanité & Inclusion – Fédération Handicap International, 390 dispositifs de
lavage des mains et 2350 masques distribués dans la Mambéré-Kadeï par la
Croix-Rouge française, l’Iram et Norwegian Refugee Council en réponse à
l’épidémie de COVID-19
Suite a l expansion de la pandémie de COVID-19 en Afrique Centrale, les membres du consortium I Yéké Oko ont réorienté leur intervention pour accompagner la riposte contre la propagation de ce virus :
au niveau institutionnel, a travers un appui a l’élaboration et la mise en œuvre des plans de réponse de 4 communes de la Mambéré-Kadeï ;
au plus près des communautés, via la communication des risques et l’engagement communautaire sur le respect des gestes barrières et le développement d’activités de soutien psychosocial.
L’Agence française de développement (AFD), qui finance ce projet, a fait don de 390 dispositifs de lavage des mains et 2350 masques de protection pour, d’une part, accompagner ces actions de riposte et d’autre part, permettre la mise en œuvre des autres activités du projet dans le respect des mesures de prévention de l’épidémie. Ce matériel a été fabriqué par de jeunes apprentis centrafricains formés par l’Agence centrafricaine pour la formation professionnelle et l’emploi (ACFPE) aux métiers de la couture, de la menuiserie, de la soudure et de la sérigraphie, dans le cadre d’un programme de formation professionnelle financé par l’AFD. Les dispositifs de lavage de main et les masques artisanaux ont été transportés de Bangui a Berberati grâce a l’appui de l’organisation Humanité et Inclusion – Fédération Handicap International.
Les dispositifs et masques sont distribués par les membres du consortium – Croix-Rouge française, Iram et Norwegian Refugee Council – aux communes et services techniques déconcentrés partenaires, aux formations sanitaires et aux associations locales : Croix-Rouge centrafricaine, mécanismes communautaires de résolution des conflits, etc. Ils ont aussi été mis à disposition dans les sites clés tels que les chefferies des localités d’intervention.
I Yéké Oko : un projet pour la cohésion civique, sociale et économique dans la Mambéré-Kadeï, en rca et la Kadey, au Cameroun
Le projet I Yéké Oko – « On est ensemble » en langue sango – vise à contribuer au développement équilibré et durable des territoires touchés par les déplacements de populations causés par la crise centrafricaine, dans la Mambéré-Kadeï en République centrafricaine et dans la Kadey au Cameroun. Ce projet transfrontalier de 4 ans est financé à hauteur de 12 millions d’euros par la France, à travers l’Agence française de développement. Il est mis en œuvre par Action Contre la Faim, CARE, la Croix-Rouge française avec la Croix-Rouge camerounaise et la Croix-Rouge centrafricaine, l’Iram et Norwegian Refugee Council. Il aspire à avoir un impact structurant sur les territoires et les populations locales.
Il renforcera la gouvernance locale : fourniture d’équipements, formations, appui aux services d’état civil, création d’instances de concertation.
Il consolidera le lien social : gestion concertée des espaces, notamment entre éleveurs et agriculteurs, assistance légale et psychosociale aux victimes de la crise.
Il relancera l’économie rurale : formation professionnelle dans des activités innovantes, diffusion de pratiques agricoles améliorées, réhabilitation d’infrastructures.
Photo n°1 et 2 : Les dispositifs de lavage des mains sont chargés à Bangui par le personnel de la Croix-Rouge française dans les camions mis à disposition par Humanité et Inclusion – Bangui, RCA, le 2 juillet 2020 puis le 23 juillet 2020.
Photo n°3 : Fadimatou Bouba, Présidente de l’association des femmes réfugiées centrafricaines de Nguindi, au Cameroun, effectue une démonstration sur les gestes barrières – Nguindi, Cameroun, le 13 avril 2020
Photo n°4 : Distribution d’un dispositif de lavage des mains au centre de santé de Balego – Balego, RCA, le 16 juillet 2020.
Photo n°1 et 2 : Les dispositifs de lavage des mains sont chargés à Bangui par le personnel de la Croix-Rouge française dans les camions mis à disposition par Humanité et Inclusion – Bangui, RCA, le 2 juillet 2020 puis le 23 juillet 2020. Photo n°3 : Fadimatou Bouba, Présidente de l’association des femmes réfugiées centrafricaines de Nguindi, au Cameroun, effectue une démonstration sur les gestes barrières – Nguindi, Cameroun, le 13 avril 2020 Photo n°4 : Distribution d’un dispositif de lavage des mains au centre de santé de Balego – Balego, RCA, le 16 juillet 2020.
Trois enfants tués et huit blessés dans l’explosion d’une grenade
Bangui ( République centrafricaine ) – Trois enfants ont été tués et huit blessés jeudi au Burundi par l’explosion d’une grenade dans la périphérie nord de Bujumbura, a-t-on appris auprès de la police et de témoins.
“Entre 08h00 et 09h00 (06h00 et 07h00 GMT), une grenade a explosé entre une boutique et un salon de coiffure (…) pendant que des enfants se trouvaient sur place en train de regarder la télévision”, a annoncé à la presse le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre Nkurikiye./////////////.
L’explosion, qui s’est produite à Gahahe, dans la périphérie nord de Bujumbura, la plus grande ville du Burundi, a provoqué une vive émotion dans le pays./////////////.
Le bilan est de “trois enfants de 6-12 ans tués et de huit autres blessés”, a précisé M. Nkurikiye. Il a ajouté que trois suspects avaient été appréhendés, mais qu’aucun mobile n’était encore connu./////////////.
Au moins trois des enfants blessés sont dans “un état grave”, a rapporté un témoin, pour lequel il “est difficile de dire ce qui s’est passé exactement car certains disent ici que ces enfants jouaient avec une grenade sans savoir ce que c’était”./////////////.
Les attaques à la grenade sont fréquentes au Burundi, où l’on dénombre chaque année des dizaines de victimes dans ce genre d’incidents, souvent liés notamment à des conflits fonciers.
Quatre Ivoiriens morts lors des manifestations contre le 3e mandat de Ouattara
Bangui ( République centrafricaine ) – En Côte d’Ivoire, au moins quatre personnes sont mortes mercredi et jeudi dans des violences liées à la candidature controversée à un troisième mandat du président Alassane Ouattara.
L’opposition et des membres de la société civile avaient appelé à manifester jeudi alors que les autorités avaient interdit tout rassemblement pour non-respect “des procédures appropriées”./////////////.
A Bonoua (Sud-Est), fief de l’ex-première dame Simone Gbagbo, un jeune de 18 ans a été tué lors de heurts avec les forces de l’ordre, a annoncé à l’AFP Jean-Paul Améthier, le maire de la ville./////////////.
“Le commissariat de Bonoua a été saccagé par les manifestants en colère”, a témoigné Hervé Niamkey, un habitant. La situation était tendue jeudi soir dans cette ville traversée par la voie internationale qui relie Abidjan au Ghana./////////////.
Des violences ont fait trois morts mercredi lors de violences à Daoukro, fief de l’ancien président Henri Konan Bédié également candidat à la présidentielle, entre ses partisans et des jeunes favorables au président Ouattara./////////////.
“Le calme revient timidement, mais nous déplorons trois morts” a indiqué une source sécuritaire, sous couvert de l’anonymat. Des témoins ont aussi fait état de trois morts./////////////.
“Nous avons entamé des pourparlers avec la population pour ramener le calme” a annoncé le maire de la ville, Aubin Djè Koffi./////////////.
– “ADO, dégage !” -/////////////.
D’autres heurts ont eu lieu jeudi entre manifestants et force de l’ordre, notamment dans la capitale économique Abidjan. Ces manifestation ont rassemblé plusieurs centaines de personnes./////////////.
“Nous manifestons pour le départ du président Ouattara, parce que sa candidature viole la Constitution. Nous ne voulons pas accepter un troisième mandat”, a expliqué Hervé Séka, dans le quartier d’Anono./////////////.
Alassane Ouattara va briguer un 3e mandat à la tête de la Côte d’Ivoire /////////////.
Dans le quartier populaire de Yopougon, des affrontements entre policiers et manifestants ont paralysé la circulation./////////////.
A Port-Bouet, quartier donnant sur la mer et abritant le port et l’aéroport d’Abidjan, des dizaines de manifestants ont bloqué la voie principale, certains brandissant des pancartes “ADO dégage!” en référence aux initiales du président Alassane Dramane Ouattara./////////////.
Dans le quartier chic de Cocody, où résident beaucoup de hauts fonctionnaires et où se trouvent la plupart des ambassades, les forces anti-émeute avaient été déployées en grand nombre. Les policiers y ont interpellé un groupe de femmes chantant l’Abidjanaise (l’hymne national)./////////////.
La situation restait volatile dans le reste du pays. Des incidents ont notamment eu lieu à San Pedro, deuxième port du pays (sud-Ouest). /////////////.
Dans la région d’Adzopé (proche d’Abidjan), des femmes vêtues de blanc en signe traditionnel de colère ont envahi la voie principale./////////////.
– “On a tous peur” -/////////////.
Des arbres ont été abattus pour paralyser l’axe routier Abengourou-Agnibilekro, dans l’Est./////////////.
Jeudi à Ferkessédougou (nord), fief de Guillaume Soro, ancien allié de Ouattara passé dans l’opposition et aujourd’hui en exil en France, le marché hebdomadaire s’est vidé après des rumeurs sur une marche de protestation./////////////.
“Aujourd’hui on a tous peur” , a témoigné Mourlaye Koné, employé d’une société sucrière./////////////.
“Ce n’est pas fini. Tant que Guillaume Soro n’est pas rentré au pays nous allons continuer”, a promis un partisan de l’ancien chef de la rébellion, visé par plusieurs procédures judiciaires mais qui ambitionne toujours d’être candidat à la présidentielle./////////////.
Le président Alassane Ouattara, 78 ans, avait été élu en 2010 face au chef d’Etat sortant, Laurent Gbagbo. Ce dernier avait refusé de reconnaître sa défaite, plongeant le pays dans la crise jusqu’à son arrestation par les forces de son rival, appuyées par les forces française et de l’ONU./////////////.
Alassane Ouattara avait été réélu en 2015, puis avait annoncé en mars passer le relais à son Premier ministre Amadou Gon Coulibaly pour le scrutin d’octobre. Mais celui-ci est décédé le 8 juillet d’un infarctus. Après ce décès, Alassane Ouattara a annoncé le 6 aout qu’il briguerait finalement un troisième mandat./////////////.
La Constitution limite à deux les mandats présidentiels, mais opposition et pouvoir sont en désaccord sur l’interprétation de la réforme adoptée en 2016: les partisans de Ouattara affirment qu’elle a remis le compteur des mandats à zéro, ses adversaires jugent anticonstitutionnelle une troisième candidature./////////////.
L’ex-président Henri Konan Bédié a dénoncé comme “illégale” la candidature de M. Ouattara, son ancien allié. Agé de 86 ans, il est lui-même le candidat désigné du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), la principale formation d’opposition)./////////////.
La situation se tend de plus en plus à l’approche du scrutin du 31 octobre, dix ans après la crise née de la présidentielle de 2010, qui avait fait 3.000 morts et vu Alassane Ouattara accéder au pouvoir.
Des morts dans une embuscade contre des jeunes près de Beni
Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins quatre personnes, dont une adolescente, ont été tuées dans une embuscade tendue à un groupe de jeunes dans la région de Beni, l’un des principaux foyers de violence de l’Est de la République démocratique du Congo, après quelques jours d’accalmie.
“Nous venons d’enregistrer quatre morts” , trois garçons et une fille de 16 ans, dans une embuscade contre “un groupe de jeunes qui allaient effectuer des travaux (d’intérêt) communautaires”, a déclaré à l’AFP Richard Kivanzanga, administrateur assistant du territoire de Beni, province du Nord-Kivu (Est)./////////////.
M. Kivanzanga a accusé les Forces démocratiques alliées (ADF) d’être responsable de la tuerie qui a eu lieu dans le village Makele, situé à 10 km d’Oïcha, dans le territoire de Beni. /////////////.
Historiquement des rebelles musulmans ougandais, les ADF se sont installés dans les années 1990 dans cette région, une des plus dangereuses de l’est du pays./////////////.
Des civils y sont régulièrement kidnappés dans leurs champs ou tués dans leurs maisons, dans des épisodes de violences qui se suivent et se ressemblent depuis octobre 2014 dans cette région, faisant plus de 1.000 morts. /////////////.
Depuis le début du mois d’août, aucune attaque n’avait été rapportée dans cette région où l’armée poursuit ses opérations “d’envergure” lancées contre les ADF depuis octobre 2019. /////////////.
L’Est de la RDC est violemment disputé par des dizaines de groupes armés, congolais et étrangers depuis près de 30 ans.
Manifestations contre le 3ème mandat d’Alassane Ouattara
Bangui ( République centrafricaine ) – A l’appel de l’opposition et de la société civile, des groupes de manifestants ont érigé des barricades et brûlé des pneus dans différents quartiers de la mégapole abidjanaise de cinq millions de personnes.
Les autorités ont annoncé mercredi soir l’interdiction de ces manifestations, dans un communiqué du ministre ivoirien de l’Administration du territoire, Sidiki Diakité, lu à la télévision publique./////////////.
Malgré cette interdiction, plusieurs manifestants sont descendus dans les rues jeudi pour protester contre la candidature à un troisième mandat du président Alassane Ouattara./////////////.
Le président Alassane Ouattara, 78 ans, élu en 2010 puis réélu en 2015, a annoncé qu’il allait se présenter à la présidentielle du 31 octobre pour un troisième mandat, ce dont l’opposition lui conteste le droit./////////////.
L’ex-président Henri Konan Bédié a déclaré récemment qu’une candidature de M. Ouattara “serait illégale”./////////////.
Agé de 86 ans, il est lui-même le candidat désigné du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, principale formation d’opposition)./////////////.
Des incidents ont aussi éclaté mardi à Daoukro (centre de la Côte d’Ivoire), fief de Mr Bédié, entre ses partisans et des jeunes du parti au pouvoir, faisant plusieurs blessés./////////////.
Un important dispositif policier a été déployé dans plusieurs quartiers de la capitale économique ivoirienne dont Yopougon considéré comme un bastion de l’opposition./////////////.
Dans ce quartier, des affrontements entre policiers et manifestants ont paralysé la circulation à plusieurs endroits./////////////.
Les manifestants se sont livrés au jeu du chat et de la souris avec les forces de l’ordre lors de ces regroupements sporadiques où les jeunes ont dressé des barricades et brûlé des pneus./////////////.
Des images qui auraient été prises à Bonoua (50 km à l’est d’Abidjan) et qui circulent sur les réseaux sociaux témoigne d’un face à face tendu entre manifestants et la police./////////////.
Les jeunes de cette localité ont bloqué la route internationale menant au Ghana avec des barricades.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/défilé-militaire-du-premier-mai-2019-avenue-des-martyrs-450×337.jpg” alt=”Défilé militaire du 01 mai 2019 sur l’avenue des martyrs à Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”337″ />Défilé militaire du 01 mai 2019 sur l’avenue des martyrs à Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui, République centrafricaine, jeudi 13 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ).
Le 13 et les dates d’avant et après cette date précitée, poussent les ressortissants de nombreux pays africains comme le Sénégal, le Mali, le Tchad et autres, à manifester la joie que d’aucuns prennent avec subtilité. Car une certaine Histoire laisse comprendre que ces nations peuvent voler de leurs ailes. A prendre comme chose véridique ou bluff de certains politiques de l’Europe ? Aujourd’hui, toute la République sautera de joie pour le 60ème anniversaire de l’indépendance en Centrafrique. Les femmes et les hommes comme les jeunes sont concernés. En réalité, ce n’est que normal que le peuple danse pour son train de vie qu’ils croient revenir à l’ordre. Mais en rca, est-ce que ce sentiment peut s’exprimer comme cela se passe pour d’autres sociétés ?
Il sera difficile d’être catégorique tant il faut formuler que le danger guette à tout instant cette fondation de base. Une Nation que le fondateur s’est acharné à construire peu à peu. Son sang à volé partout parce qu’il incarnait le diable en ces moments-là. Et s’il venait à disparaître, tous les idéaux qui étaient le sien seront engloutis. Jusque-là donc, ce qui a été dit évolue. Cependant, avec l’avènement du professeur d’université F.A.TOUADERA comme chef suprême en tout, le pays allait connaître un regain de quiétude. Mais en réalité, que constatons-nous en cette gouvernance ?
Le désespoir sans limite baigne les 623.000 km2. Les nuages qui abiment le ciel ne laissent aucun éclairci pour regarder à gauche et à droite. Les dons qui doivent bénir les charges de l’Etat, sont complètement assombries par les maux désagréablement morts qui n’appellent nullement à faire une certaine gaieté. Tout le mal démasqué par les précédents dirigeants est multipliés par 5. Il n’y a plus rien de bon. Parce que le pouvoir de ces jours-ci, ne fait que mettre les lanternes rouges au bout des chemins devant brouiller la vue. Et puisque le tableau n’est que rouge, l’horizon est caché aux yeux de ceux qui ont le regard perçant. Les décisions sont prises par un seul homme qui n’est autre que le chef de l’Etat lui-même, président à tout faire dans le sens zéro. Comme le pays va vers le choix de nouveaux hommes bientôt, que deviendra la République centrafricaine ? Vu que les données emmagasinées dès lors, demandent à celui qui fabrique les choses, de revoir ses copies. Sinon, le drame plus que la géhenne ne pourra aucunement sauver les femmes et les hommes de ce pays qui manque de conducteurs capables.
Rien ne va avec les colonisations françaises qui blessent la peau noire. Dieu merci, notre allure est implacable. Cela veut autant dire que l’homme qui mettra la belle lumière dans le pays se profilera. Et les fils et filles de Centrafrique gardent courage puisque tant que la nuit dure, le soleil finira par briller. Un des ces quatre matins.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/la-jeune-gendarme-assassinée-par-son-conjoint-au-quartier-kolongo-le-12-août-2020-450×450.jpg” alt=”la jeune gendarme assassinée par son conjoint au quartier kolongo le 12 août 2020″ width=”450″ height=”450″ />La jeune gendarme victime d’agression de son conjoint ce mercredi 12 août à Bangui. Photo d’archive.
Bangui, République centrafricaine, jeudi 13 août 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Un homme d’une trentaine d’années a été mis aux arrêts à la brigade criminelle pour le meurtre de sa conjointe, une élève gendarme de 23 ans en formation à l’école nationale de la gendarmerie à Kolongo, a-t-on appris de source judiciaire.
Selon la même source, la scène criminelle a eu lieu ce mercredi 12 août 2020 dans le sixième arrondissement de Bangui. Le conjoint, un soudeur d’une trentaine d’années, de passage, aurait surpris dans une gargote sa conjointe, une élève gendarme de 23 ans avec un autre homme, aussi un élève gendarme qui serait son amant. Dépassé par la crise de jalousie, l’homme, muni d’une bouteille de bière dans la foulée, aurait fracassé le crâne de sa conjointe qui tentait de se protéger dans une maison voisine.
Transportée d’urgence à l’hôpital dans un état inquiétant, la jeune Wiyémé succombe finalement de ses blessures lors de son transfèrement au communautaire.
Pendant ce temps, le conjoint violent, interpellé sur le lieu de la scène par les policiers du sixième arrondissement, a été transféré et placé en garde à vue à la brigade criminelle.
Selon une source proche du dossier, une enquête a été ouverte pour meurtre au premier degré, et le suspect pourrait être déféré devant le parquet dans les prochains jours.
Interrogée par la rédaction du CNC, une source proche de la famille de la victime confirme que le suspect serait un homme très violent qui se calme difficilement lors de sa crise de jalousie. Le mois dernier, il s’est présenté à la direction de l’école de la gendarmerie pour se plaindre du comportement versatile de sa conjointe qui lui a fait trois beaux petits enfants. Malheureusement, l’école n’a pas vocation de traiter des problèmes familiaux, et aucune solution avait été trouvée.
À en croire la famille du suspect, le couple aurait été séparé à cause de la jalousie avant de se réconcilier discrètement un mois plus tard.
Rappelons que la cérémonie de fin de formation des élèves gendarmes et policiers a été reportée au 23 août prochain, et la victime serait dans la quatrième compagnie de l’école de la gendarmerie.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/bangui-fait-son-cinéma-450×202.jpg” alt=”La photo de famille des membres l’ACPAD avec les représentants des ministères de la Communication et des Arts et Culture à l’hôtel Oubangui copyright CNC/ Jefferson Cyrille YAPENDE du 12-08-2020.” width=”450″ height=”202″ />
La photo de famille des membres l’ACPAD avec les représentants des ministères de la Communication et des Arts et Culture à l’hôtel Oubangui copyright CNC/ Jefferson Cyrille YAPENDE du 12-08-2020.
Bangui, République centrafricaine, jeudi 13 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ).
À l’initiative de l’Association centrafricaine pour la promotion audiovisuelle et de Développement (ACPAD), la première édition du Festival international de films africains et afrodescendants baptisé « Bangui fait son cinéma » sera organisée dans le pays du 04 au 14 novembre 2020.
L’annonce de cette première édition a été faite lors d’un point de presse organisée à l’hôtel Oubangui à Bangui ce mercredi 12 août par l’association centrafricaine pour la promotion audiovisuelle et de Développement (ACPAD), présidée par madame Pauline Sylviane GBOULOU MPAONDO, cinéaste -productrice et Réalisatrice, Chef d’équipe du projet BFSC.
L’intérêt de ce projet, selon les organisateurs, c’est avant tout la promotion de la culture cinématographique centrafricaine, mais aussi de permettre aux cinéastes centrafricains de renforcer leur capacité à travers les différents atelier de formation qui seront mis en place lors de ce festival.
Écouter madame Pauline Sylviane GBOULOU MPAONDO :
Pour monsieur Touckia Georges Davy, chargé de mission en matière des arts et de la cultures au ministère de la culture, « Bangui fait son cinéma » est non seulement un projet qui est dans le souci de créer un marché de l’art centrafricain, mais également de vendre la destination touristique nationale, vecteur des devise sur le plan économique d’un pays.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/ambassadeur-de-chine-avec-la-ministre-de-la-défense-au-côté-dun-échantillon-de-dons-chinois-le-12-août-2020–450×377.jpg” alt=”l’ambassadeur de Chine populaire en RCA, le diplomate Chen Dong et la ministre de la défense Marie-Noëlle Koyara le 12 août 2020 au ministère de la défense nationale à Bangui lors de la remise des dons chinnois des kits sanitaires” width=”450″ height=”377″ />L’ambassadeur de Chine populaire en RCA, le diplomate Chen Dong et la ministre de la défense nationale Marie-Noëlle Koyara, lors de la remise des dons chinois des kits sanitaires aux forces armées centrafricaines le 12 août 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.
Bangui, République centrafricaine, samedi 08 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans le cadre du soutien au gouvernement centrafricain dans la lutte contre la pandémie à coronavirus, l’ambassade de la République populaire de Chine en Centrafrique a fait un don des matériels sanitaires au ministère de la Défense nationale.
La remise de ce don des matériels sanitaires a eu lieu ce mercredi 12 août au ministère de la Défense nationale en présence de la chef dudit département, madame Marie-Noëlle KOYARA et l’ambassadeur de Chine populaire en RCA, le diplomate Chen Dong.
Ce don de matériels sanitaires octroyés aux forces armées centrafricaines par la province de Fujian, en République populaire de Chine, est composé entre autres de 10 000 masques de nez et de 100 pistolets frontaux.
Selon le diplomate chinois, c’est dans le cadre du renforcement de la coopération agissante entre la Chine populaire et la République centrafricaine dans le domaine de sécurité que la province de Fujian vole au secours de l’armée nationale avec ces matériels sanitaires pour aider la RCA en général, et les FACA en particulier dans la lutte contre la propagation du Covid-19.
Il est à noter que la province de Fujian, qui a été visitée en 2018 par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, mène depuis plusieurs années une très bonne et étroite coopération dans le domaine de formation des agents de la garde présidentielle centrafricains.
Écouter le diplomate chinois :
Prenant la parole, la ministre de la Défense madame Marie-Noëlle KOYARA a vivement salué le geste salutaire du peuple chinois envers leurs frères centrafricains à la veille du soixantième anniversaire de l’indépendance de leur pays la République centrafricaine.
D’après la ministre, ce beau cadeau servira à sauver beaucoup de vies. « C’est ça le sens de l’amitié », a-t-elle déclaré.
Écouter la ministre de la Défense Marie-Noëlle KOYARA :
Rappelons que la semaine dernière, la province de Fujian en Chine avait remis des dons de 12 000 masques de nez et 140 pistolet frontaux aux trois départements centrafricains à savoir le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, le ministère de l’Économie et de la Coopération internationale et le ministère des Affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger.
Mystère autour de la mort suspecte d’un officier supérieur togolais
Bangui ( République centrafricaine ) – L’enquête ouverte en mai après la mort suspecte d’un officier supérieur de l’armée togolaise au lendemain de l’investiture du président Faure Gnassingbé, piétine toujours, suscitant la suspicion de la société civile.
Le lieutenant-colonel Bitala Madjoulba, commandant du 1er Bataillon d’intervention Rapide (BIR), avait été retrouvé mort dans son bureau le 4 mai 2020 au matin et l’autopsie du corps avait révélé une blessure par balle./////////////.
Ce militaire à la prestigieuse carrière faisait partie du cercle restreint réunissant les hauts gradés les plus proches de Faure Gnassingbé. Le président togolais est arrivé au pouvoir en 2005 après la mort de son père, le général Gnassingbé Eyadéma, qui a dirigé le pays d’une main de fer pendant 38 ans./////////////.
Le profil de la victime et les circonstances de sa disparition ont jeté le trouble parmi les Togolais, d’autant qu’aucune piste concrète, personnelle ou professionnelle, n’a pris consistance pour l’instant. “Cet assassinat nous interpelle tous, quelle que soit notre orientation politique”, constate le pasteur Komi Edoh, président du Mouvement Martin Luther King (MMLK)./////////////.
Peu après la mort du lieutenant-colonel Bitala Madjoulba, les médias locaux avaient évoqué la piste d’un “règlement de comptes au sein de l’armée” et les habitants de son village natal Siou – à plus de 500 km au nord de Lomé – ont manifesté à plusieurs reprises pour exiger que “toute la lumière” soit faite sur sa disparition./////////////.
Mais plus de trois mois après les faits, rien ne filtre sur le travail de la commission d’enquête conduite par le ministre de la Sécurité, le général Damehame Yark. /////////////.
“Retenez simplement que la commission fait son travail”, a indiqué à l’AFP une source proche du dossier, qui ajoute que “le corps de la victime est toujours conservé à la morgue, pour les besoins de l’enquête”./////////////.
Responsabilité de l’Etat/////////////.
Le Togo a également sollicité “l’expertise” de la justice française a précisé le général Yark le 13 juillet à l’AFP. /////////////.
“La responsabilité de l’Etat togolais est engagée” dans cette affaire, affirme Nathaniel Olumpio, le président du Parti des Togolais (opposition), qui pointe les “défaillances” des autorités : “lorsqu’on assassine un officier supérieur dans son bureau, à l’intérieur d’un camp militaire, cela veut dire que l’État s’est montré incapable de garantir la sécurité des officiers sur leur lieu de travail”. /////////////.
Ce dossier “est une patate chaude entre les mains de la Justice”, renchérit David Dosseh, porte-parole du Front Citoyen Togo Debout (FCTD), qui rassemble de nombreuses organisations de la société civile togolaise./////////////.
“Il y a eu suffisamment de précédents qui démontrent qu’au Togo, des enquêtes sont ouvertes sans qu’on sache ce qu’elles deviennent par la suite”, s’inquiète David Dosseh, qui estime que “plusieurs personnalités proches du régime pourraient être mises en cause” si l’enquête aboutit, bien qu’aucun élément ne vienne pour l’heure étayer cette hypothèse./////////////.
Lors d’une conférence de presse, le 7 mai, trois organisations de défense des droits de l’Homme – la Ligue togolaise des droits de l’homme (LTDH), l’Association des victimes de l’impunité au Togo (Asvito) et la Ligue des consommateurs du Togo (LCT) – avaient appelé la famille du lieutenant-colonel Bitala Madjoulba à porter plainte contre l’État togolais, censé garantir la sécurité et l’intégrité des personnes sur son territoire./////////////.
“Silence radio”/////////////.
Un collectif d’avocats a saisi le 10 juillet le Conseil des Droits de l’Homme (CDH) des Nations Unies à Genève, a annoncé samedi à l’AFP Me Mawaba Songue Balouki, avocate au barreau de Marseille, en France. /////////////.
De nationalité togolaise, celle-ci dit avoir été mandatée par un membre de la famille du gradé pour constituer ce collectif de trois avocats, afin de mettre “la pression internationale” sur l’Etat togolais, pour que “justice soit rendue”./////////////.
“Nous demandons au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies d’inviter l’Etat togolais à s’expliquer sur ce dossier, car jusqu’à présent c’est le silence radio”, a détaillé Me Balouki./////////////.
Plusieurs enquêtes ouvertes par le ministère de la sécurité ces dernières années au Togo et impliquant les forces de l’ordre, n’ont jamais abouti.
L’État islamique s’empare d’un port stratégique au Mozambique, lourdes pertes au sein de l’armée
Bangui ( République centrafricaine ) – Mardi le port stratégique de Mocímboa da Praia, dans la province de Cabo Delgado au Mozambique, est tombé entre les mains des insurgés suite à près de 5 jours d’affrontements, a-t-on appris de plusieurs sources locales.
Selon les sources, les insurgés sont venus à bout de militaires mozambicains car ces derniers ont manqué de munitions./////////////.
Une source militaire a dit à la VOA sous couvert d’anonymat que des mercenaires sud-africains travaillant pour le compte du gouvernement mozambicain n’ont pas pu arriver à temps à Cabo Delgado car leurs hélicoptères ont dû s’arrêter en chemin pour se ravitailler, perdant ainsi 15 minutes cruciales. Par ailleurs, un convoi de véhicules militaires venu en renfort a été pris en embuscade par un groupe d’insurgés./////////////.
Selon les estimations, les forces régulières ont perdu 55 hommes et on compte 90 blessés parmi les survivants. Les corps sont arrivés à Pemba dans des camions./////////////.
Les combats ont causé un déplacement des populations civiles, selon des témoins./////////////.
Le port de Mocímboa da Praia est la plaque tournante de l’activité économique dans la région, où sont situés d’importants projets d’exploitation de gaz naturel./////////////.
Selon le président mozambicain Filipe Nyusi, les insurgés sont soutenus par des forces externes./////////////.
Auteur: André Baptista. Traduit et adapté du portugais. Lire l’original>>
Avec AFP/VOA Centrafrique.com/?attachment_id=39852″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> {CAPTION}
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/PDCA-logo-centrafrique-serge-wafio-450×257.png” alt=”logo officiel du parti PDCA” width=”450″ height=”257″ />Logo officiel du parti PDCA
Pionnière,
Pionnier,
Par le présent message, je voudrais rassurer les Pionnières et Pionniers, surtout ceux de province, qui continuent de s’inquiéter pour mon absence prolongée ; la date de mon retour sera communiquée dans quelques semaines. Chaque Pionnière ou chaque Pionnier de Bangui et Bimbo se souviendra qu’en 2017 et 2018, je vous avais souvent exprimé mes inquiétudes, doutes, interrogations et pressentiments négatifs à cause des violations répétée de la constitution et des dérives dictatoriales constatées et décriées, et surtout mon inquiétude sur la probable non-tenue des élections aux dates constitutionnelles retenues, si le Président TOUADERA réussissait, contre l’opinion populaire, son dialogue avec les groupes armés. Il souviendra aussi à chacune et à chacun, que je n’avais pas cessé de m’interroger sur ce que le Président TOUADERA escomptait avec ce dialogue récusé par tous, qu’en juin et août 2019, après la tenue dudit dialogue, j’avais alerté les Présidents des Partis Politiques sur la nécessité de réfléchir à des alternatives au cas où les Autorités Politiques de Bangui n’ organiseraient pas ces élections aux dates constitutionnelles retenues, et qu’en octobre 2019, j’avais proposé une concertation citoyenne, parce que les faits, actes et comportements de nos Autorités de Bangui m’ont convaincu que ces élections n’auront pas lieu.
Chacune ou chacun est témoin aujourd’hui que la vie politique nationale est réduite, depuis décembre 2019, à une féroce guéguerre ou querelle de personnes (fà mbi, mbi fà mo) entre le Président TOUADERA et son mentor, l’ancien Président BOZIZE, aux vilénies entre le MCU et le KNK, aux dénonciations quotidiennes de grossières manœuvres dilatoires pour des hold-up électoraux de la part du camp présidentiel et à la territorialité de l’insécurité, à quel dessein ? Avec la bénédiction du pouvoir TOUADERA, (1) Ali NDARASSA sème la terreur dans nos Préfectures de la OUAKA, de la Basse Kotto, du Mbomou et du Haut Mbomou, (2) le RPRC de Djono Ahaba GONTRAN, le PRNC de NOUR GREGAZA et le MLCJ de TOUMON DEYA mettent à feu et à sang, la Vakaga, le Bamingui Bangoran et la Haute Kotto, et (3) SIDIKI tue allègrement dans l’ouham Pendé et la Nana Mambéré, sur fond de grand risque d’avoir plus de votants étrangers que d’électeurs centrafricains inscrits. Il ne peut avoir d’ élections sereines, crédibles et acceptables dans une insécurité aussi politiquement et territorialement organisée, à moins de vouloir envisager une grave crise pré ou post-électorale.
Au risque de me tromper, ce que je ne crois pas, je suis convaincu et reste persuadé, en ce mois d’août 2020 que dans le contexte socio-politique très délétère actuel, lequel frise même l’ implosion, les élections ne pourront pas se tenir, à moins que le Président TOUADERA ne veuille nous amener à une boucherie. La seule alternative possible qui demeure est la résilience. Nous transcender, nous mettre sous l’arbre à palabre et élaborer consensuellement un schéma réaliste et pragmatique pour aller à ces élections dans une sécurité assez avancée pour des résultats acceptables. Je vous demande, par conséquent, de continuer le travail de repérage des candidats potentiels et crédibles et de poursuivre la sensibilisation de proximité. Je remercie chaque Pionnière et chaque Pionnier qui pourrait relayer le présent message à l’attention des Pionnières et des Pionniers de province.
Pour le soixantième (60è) anniversaire de notre indépendance octroyée le 13 août 1960, je souhaite à chaque Pionnière et à chaque Pionnier une bonne et joyeuse commémoration, dans la mesure du possible.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/5-combattants-de-la-seleka-avec-leurs-armes-450×326.jpg” alt=”5 combattants de la seleka avec leurs armes” width=”450″ height=”326″ />Les combattants rebelles de l’UPC.
Bambari, République centrafricaine, mercredi 12 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ).
Il s’appelle Steve Régis Leppa, superviseur d’un centre d’enrôlement des électeurs dans la localité d’Ippy, située à 496 kilomètres de Bangui. Il serait assassiné dans des circonstances troubles.
Selon des sources officielles locales, son décès est survenu ce mardi 11 août 2020 dans la région d’Ippy, située dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine.
On ignore les circonstances exactes de sa mort, mais tout porte à croire qu’il a été violemment agressé quelques minutes plutôt avant d’être transporté dans un état grave à l’hôpital de la Minusca situé à la périphérie de la ville d’Ippy. Grièvement blessé au visage, son décès a été malheureusement constaté quelques minutes plus tard par les médecins.
Transporté à Bambari, la dépouille de la victime est en cours d’acheminement à Bangui par la voie routière.
Pendant ce temps, au croisement Ndjoubissi, sur l’axe Ndassima, une équipe des agents recenseurs et agents tablettes de l’ÂNE ont été interceptés par ces mêmes rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC). Ils ont été dépouillés totalement par les malfrats qui ont confisqué également toutes les tablettes en leur possession.
Rappelons que le chef d’État major et coordonnateur de l’UPC, l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa est aussi conseillé en matière de sécurité du Premier ministre Firmin NGRÉBADA. Il est l’un des signataires de l’accord politique pour la paix et la réconciliation nationale en République centrafricaine (APPR-RCA) du 06 février 2019.
Le mois dernier, il a été invité discrètement à Bangui par les autorités nationales afin de négocier avec lui son grand retour dans la ville de Bambari. Ce qui a profondément choqué l’opinion nationale qui a appelé à une ville morte dans le pays la semaine dernière.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/inondation-ville-de-bangui-par-cnc-le-22-juillet-2019-450×252.jpg” alt=”Inondation dans un quartier du sixième arrondissement de Bangui en juillet 2019. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”252″ />Inondation dans un quartier du sixième arrondissement de Bangui en juillet 2019. Photo CNC / Anselme Mbata
Un éditorial de Angèle Kanzoro.
Bangui, République centrafricaine, mercredi 12 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ).
Les écoles primaire et secondaire amènent le scolaire centrafricain à se familiariser avec les saisons de chez lui. Il en acquiert une certaine maturité devant l’aider dans sa vie courante. Etant un pays tropical, le citoyen sait, pour toute cause, que la terre natale a deux saisons principales : la saison pluvieuse, la saison sèche. Que doit faire TOUADERA si jamais il est appelé à être le chef suprême de cette entité naturelle ?
Pleinement, le Centrafrique dans sa globalité, les voisins limitrophes et l’univers savent pertinemment qu’un professeur d’université dirige un Etat. Comme le soulignaient les journalistes de RFI en son temps, un mathématicien vient jongler avec les formules mathématiques pour mener à bien son pays. En géographie également, il a le rang de jouer avec cette discipline devant surpasser les saisons boueuses imposées par les eaux du ciel. Est-ce que l’on constate avec vérité si les eaux que déverse la pluie abondante sont correctement combattues et finalement maîtrisées ?
Faisons seulement un pas de touriste dans les quartiers Damala, Combattant, Tournant, disons le huitième arrondissement de Bangui en général, la pilule est plus qu’amère à consommer. Il est un grand intérêt pour les habitants de porter, chacune et chacun, une paire de bottes. Cela veut autant dire à ces concitoyens de pays en voie de sous-développement, de faire voir ces matières de hauts luxes. Combien de femmes, d’enfants et d’hommes brandiraient cette chaussure coûteuse tant extrêmement chère ? Rarissime en sera le nombre des porteurs qui se baladeront pour chercher avant tout ce qu’il faut mettre sous la dent. Et pourtant, la République centrafricaine est un Etat avec des membres de gouvernement professorale ment sollicités.
Le ministre du Territoire, la Mairie n’existent pas dans ce camp de bataille éternelle ?
Vu que la SECURITE qui faisait l’objet de priorité des priorités du président de la République, chef de l’Etat, que lui signifie l’assainissement de la ville de Bangui, capitale d’une cité accueillant les sommités du monde. Il ne semble ne rien dire vu qu’absolument rien ne le gène dans son grand trou. Même pas des tonnes d’eaux devant tout balayer une matinée. Le voilà président de sa République, chef de l’Etat où les organisations non gouvernementales font et servent toujours les mille tâches que leur recommande ce cher professeur en matières minuscules de l’Etat confisqué. N’est-ce pas une stratégie officieuse de les officialiser ?
La grande sagesse recommande que l’espoir permette tout. Les prochaines échéances électorales peuvent balancer un terrestre hors du commun, si le coup d’Etat électoral est écarté, de peur que ce pays saccagé des années durant, demeure réellement un de ces quatre saisons, un repos du guerrier.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/le-ministre-de-la-santé-et-le-ministre-des-finances-lors-de-la-réunion-de-la-gestion-des-fonds-de-covid-19-par-cnc-cyrille-yapendé-450×337.jpg” alt=”Les ministres des Finances et du Budget, Henri Marie DONDRA, Président dudit comité et celui de la Santé Publique, Dr Pierre SOMSE copyright CNC/ Jefferson Cyrille YAPENDE du 11/08/20.” width=”450″ height=”337″ />Les ministres des Finances et du Budget, Henri Marie DONDRA, Président dudit comité et celui de la Santé Publique, Dr Pierre SOMSE copyright CNC/ Jefferson Cyrille YAPENDE du 11/08/20.
Bangui, République centrafricaine, mercredi 12 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Pour une meilleure gestion des ressources mobilisées par le gouvernement en faveur de la lutte contre la pandémie du coronavirus en RCA, un comité chargé du suivi de la gestion des ressources mobilisées a été mis en place par le gouvernement. Sa première réunion a eu lieu ce mardi 11 août à la primature en présence du ministre des Finances Henri-Marie DONDRA, de son collègue de la santé docteur Pierre Somsé, des donateurs ainsi que de la société civile.
Selon le ministre des Finances Henri-Marie DONDRA, ce comité de gestion des ressources mobilisées créé par un arrêté du Premier ministre le 22 juillet 2020 a pour mission de suivre l’utilisation de toutes les ressources consacrées à la lutte contre la propagation de Covid-19 afin de garantir leur gestion saine, efficace, efficience, transparente et responsable.
Écouter le ministre Henri-Marie DONDRA :
Prenant la parole, le ministre de la Santé docteur Pierre Somsé a salué vivement l’initiative de la mise en place de ce comité de gestion des ressources qui permettra de centraliser les informations portant sur les ressources allouées et les dépenses ainsi que le résultat obtenu étant donné que leurs origines et leur mécanisme des dépenses sont aussi complexes et diverses.
Écouter le ministre de la Santé docteur Pierre Somsé :
Il est à noter que lors de cette réunion, cinq points ont été inscrits à l’ordre du jour à savoir les orientations, les ressources déjà mobilisées, les dépenses effectuées, les dépenses en cours de mobilisation et les divers.
Interrogé à la sortie de cette réunion, le ministre des Finances Henri-Marie DONDRA a précisé que ce comité de gestion des ressources qui va se réunir chaque mois a été mis en place à l’initiative du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA afin de permettre aux centrafricains et aux donateurs de savoir comment les ressources mobilisées dans le cadre de la lutte contre la pandémie du coronavirus sont gérées.
Écouter le ministre des finances Henri-Marie Dondra :
Rappelons que depuis plusieurs mois, la coalition de l’opposition ainsi que les diverses personnalités questionnent l’utilisation et la gestion des fonds alloués dans le cadre de lutte contre le Covid-19 en République centrafricaine.
Bangui ( République centrafricaine ) – Le président Poutine a déclaré que le vaccin, développé par l’Institut Gamaleya de Moscou, offrait une “immunité durable” contre le coronavirus
Le président russe Vladimir Poutine a déclaré qu’un vaccin développé localement contre la Covid-19 avait reçu l’approbation réglementaire après moins de deux mois d’essais cliniques sur les humains./////////////.
M. Poutine a déclaré que le vaccin avait passé tous les contrôles requis, ajoutant que sa fille a déjà été vaccinée./////////////.
Les autorités ont déclaré qu’ils prévoyaient de commencer une vaccination de masse en octobre./////////////.
Des scientifiques ont exprimé récemment leurs préoccupations face à la rapidité de la mise au point du vaccin et ses essais en Russie, rappelant le respect des lignes directrices./////////////.
En outre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a exhorté la Russie la semaine dernière à suivre les directives internationales de production d’un vaccin contre la Covid-19./////////////.
Le vaccin russe ne fait pas partie de la liste des six vaccins de l’OMS qui ont atteint la phase trois des essais cliniques, qui impliquent des tests plus répandus chez l’homme./////////////.
Qu’a dit le président Poutine à propos du vaccin ?/////////////.
Évoquant une première mondiale, le président Poutine a déclaré que le vaccin, développé par l’Institut Gamaleya de Moscou, offrait une “immunité durable” contre le coronavirus./////////////.
Le ministre de la Santé, Mikhail Murashko, a déclaré que le vaccin s’était “révélé hautement efficace et sûr”, reflétant un grand pas vers la “victoire de l’humanité” sur la Covid-19./////////////.
En juillet, des scientifiques russes ont annoncé que les premiers essais d’un vaccin conçu par l’Institut Gamaleya étaient au point. /////////////.
La semaine dernière, le gouvernement russe a annoncé qu’il se préparait à commencer des vaccinations de masse après avoir déclaré qu’il avait mené avec succès des essais du vaccin./////////////.
Plus de 100 vaccins dans le monde sont en cours de développement, certains d’entre eux étant testés sur des personnes dans le cadre d’essais cliniques./////////////.
Malgré des progrès rapides, la plupart des experts pensent qu’un vaccin efficace ne sera pas disponible bien avant la mi-2021./////////////.
“Parfois, des chercheurs affirment avoir trouvé quelque chose, ce qui est bien sûr, en tant que tel, une excellente nouvelle”, a déclaré le porte-parole de l’OMS, Christian Lindmeier, aux journalistes le 4 août./////////////.
“Mais entre trouver ou avoir la moindre idée d’avoir un vaccin qui fonctionne et avoir franchi toutes les étapes, il y a une grande différence.”
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/le-chef-rebelle-tchadien-baba-laddé-IMG_4fvr2020201536-450×424.jpg” alt=”le chef rebelle tchadien baba-laddé IMG_4fvr2020201536″ width=”450″ height=”424″ />Le chef rebelle tchadien Baba-laddé.
Bangui, République centrafricaine, mardi 11 août 2020. Aujourd’hui gracié, Baba Laddé a eu 50 ans le 21 juillet dernier. Quelques éléments biographiques pour mieux connaître son parcours.
Mahamat Abdoul Kadre Oumar est né le 21 juillet 1970 à Gounou Gaya (Mayo Kebbi Est).
Ce que peu savent, c’est que son père, né en 1945 à Bongor, est de mère Peule, du clan Garadji, plus connu sous le nom de Yillaga, mais est de père Baguirmien, du clan Koubar (Koubahr).
La mère de Baba Laddé est elle aussi une Peule Yillaga (de père et de mère) et est née à Bongor en 1950.Les Yillaaga sont des Yirlaabe, donc des Diallo.
Si le père de Baba Laddé est Baguirmien par son père, il s’est toujours considéré Peul car élevé dans la famille de sa mère. Baba Laddé sera lui aussi élevé dans la famille de sa mère.
Le père de Mahamat Abdoul Kadre Oumar était commerçant, fut marié plusieurs fois et eu 5 filles et 5 garçons.
Sous Tombalbaye, il fut président des commerçants de Gounou Gaya et eu des responsabilités au niveau national de la fédération des commerçants.
À l’arrivée d’Habré, considéré comme opposant, ses commerces furent pillé et il fit vivre sa famille par l’agriculture et la chasse.
Il soutint la prise de pouvoir d’Idriss Deby en 1990. En 1992 il intègre l’Union Nationale de Abdoulaye Lamana. En 1996 il rejoint le MPS, son bureau de Gounou Gaya et devient conseiller municipal. Le père de Baba Laddé meurt en 2009 à Maiduguri (Nigeria) dans une maison de son fils alors que celui-ci est en prison.
Baba Laddé, marié à 3 femmes et père d’une fille née le 15 août 2005, fut principalement élevé dans sa famille maternelle. Grande famille d’éleveurs qui transhume entre Tchad, Cameroun et Centrafrique.
Durant son enfance il ne vit que très peu ses parents et fût très proche de sa grand mère maternelle qui voulut l’adopter.
Quand son père vint le chercher au campement pour le ramener à Gounou Gaya et l’inscrire à l’école, sa grand mère dit “quand tu reviendras tu seras Baba Laddé”. Après ça, ses oncles, neveux et cousins l’appelèrent “Baba Laddé”, le père de la brousse.
Élevé dans un campement nomade, comme son père, il se considère Peul.
Quand il affirme qu’il est “100% Peul, 100%Tchadien” ce n’est pas au sens ethnique : son combat est à 100% pour défendre les droits des Peuls et en même temps à 100% pour défendre les droits de tous les Tchadiens.
On peut aimer son ethnie, sa tribu, son clan, et en même temps aimer son pays, aimer son ethnie ne signifie pas détester les autres groupes. Être fier de son identité est important pour créer un état multiculturel.
Il est normal que les Toubou-Goranes aiment et soutiennent leurs frères du Niger et de Libye et en même temps ils sont de vrais Tchadiens. Pareil pour les Massalits, Moundangs, Mboums, Roungas.. Un Toubou Libyen est un vrai Libyen comme un Peul mauritanien est un vrai Mauritanien.
Mahamat Abdoul Kadre Oumar fit son primaire et son collège à Gounou Gaya et en sortit en 1990.
Il intègre alors le Lycée technique de Ndjamena. Il le quitte en terminale pour devenir gendarme en 1995, reçu 6 ème sur 1000 candidats.
Après sa formation il devrait secrétaire du commandant de l’école d’instruction. Puis il suit une formation au Journal Officiel et devient archiviste de la gendarmerie. Maréchal des Logis Chef, il devient capitaine en 1998.
En 1998, un conflit éclate dans le sud et au Chari Baguirmi entre éleveurs Peuls et autorités locales. Le président Déby envoie 3 députés et le Sultan de Ndjamena pour enquêter sur ce qui se passe. Ils lui rapportent que les autorités locales et les forces de sécurité font toutes sortes d’abus, notamment du racket et des exécutions sommaires. Mais Déby voit leur compte rendu comme une attaque contre ses parents Zaghawa et les écarte.
L’association des éleveurs rencontre le ministre de l’intérieur et le premier ministre mais la situation continue de se dégrader.
Mahamat Abdoul Kadre Oumar est préoccupé par cette situation. Il décide de créer avec un groupe de jeunes Peuls le Front Populaire pour le Redressement, une assemblée générale est organisée dans un quartier nord de Ndjamena et est nommé président du mouvement. Pour les initiales, ils se sont inspirés du FPR rwandais.
Mais trahi par un des participants, le 15 octobre 1998, il est arrêté avec 3 autres camarades.
Libéré le 19 septembre 1999 après leur avoir fait jurer de ne plus entrer en rébellion, le pouvoir prévoit d’envoyer Baba Laddé dans le nord pour le faire disparaitre.
Alors, Baba Laddé décide de passer à Kousseri au Cameroun puis après 2 semaines en brousse arrive à Maiduguri où sa mère est installée depuis son divorce et son remariage.
Baba Laddé va passer plusieurs années au Nigeria, sous de fausses identités. Pendant ce temps, depuis 1998, le FPR va se développer au Tchad et en RCA, plus comme un mouvement d’autodéfense contre les bandits et les exactions des forces de l’ordre que véritablement un mouvement rebelle.
Pendant ses années d’exil au Nigeria, l’association peule nigeriane organise une rencontre entre Baba Laddé et l’ancien président le Général Buhari (qui redeviendra président en 2015) qui lui exprime son soutien, puis invité par des militants des communautés peules du Niger, du Burkina Faso, du Mali et du Sénégal, il entreprend un voyage dans ces 4 pays où, lors de conférences, il sensibilise sur la cause au Tchad et prévient que des crises touchant les Peuls peuvent éclater dans les pays d’Afrique Occidentale.
Il est au Nigeria en 2006 quand les rebelles tchadiens installé au Soudan l’invitent à les rejoindre. Les rebelles du FUC viennent d’échouer à Ndjamena, Mahamat Nouri a rejoint le Soudan et Timan Erdimi monte en puissance face à Yahya Djillo.
Arrivé au Soudan, l’UFPD (qui deviendra UFDD quelques mois après) lui propose d’y adhérer, mais la Concorde Nationale Tchadienne d’Hassan Saleh al-Djinedi (qui aujourd’hui combat au Yémen) lui ayant proposé d’abord, le FPR intègre la CNT. Dans cet accord Baba Laddé exige qu’à la victoire, il y ai installation de la démocratie, non pillage des ressources, le respect de toutes le communautés ethniques du pays, et l’accès pour ses hommes aux armements et moyens roulants que le Soudan met à disposition. Baba Laddé est nommé Commissaire aux Affaires Extérieures de la CNT.
Ses hommes commencent à arriver du Tchad et de RCA au Darfour. Mais al Djinedi ne leur fournit que peu d’équipements et n’aide pas vraiment à les faire venir du Tchad et RCA.
Déçu, il rejoint l’UFPD signant avec Mahamat Nouri le même accord qu’il avait fait avec la CNT. Baba Laddé refuse un poste dans l’organigramme du mouvement, sa priorité étant ses hommes.
Mais à un moment 300 combattants FPR arrivé de RCA et remontant du Darfour Sud au Darfour Nord pour rejoindre la base de l’UFDD sont intercepté par la sécurité soudanaise. Alors que Nouri lui dit qu’il essaye de les faire libérer, il ne fait rien pendant 3 jours et Baba Laddé entrant en contact avec les Soudanais comprend que les autorités ont cruent que c’était des Peuls Soudanais et non des Tchadiens. Le manque de considération lui font alors quitté l’UFPD.
Il rejoint alors Abdelwahid Aboud Mackaye qui vient de prendre la tête du FUC après le départ de Mahamat Nour Abdelkerim.
Baba Laddé est alors nommé Commissaire à la Défense du FUC.
En collaboration avec l’UFPD, le FUC attaque le 22 octobre 2006 Goz Beida, puis prennent Am Timan et Haraze-Mangueigne. Mais le Soudan rappelle en urgence Aboud Mackaye à Khartoum, lui disent qu’ils ne veulent plus que le FUC existe et dans les heures qui suivent il est annoncé que l’UFDD est créé par la fusion de l’UFPD, du CDR d’Acheikh Ibn Oumar et du FUC. L’UFDD revendique l’attaque en cours. Les combattants du FUC et de l’UFPD sur le terrain sont surpris d’apprendre ça.
Baba Laddé refuse à ce moment de rejoindre cette coalition. Pendant 3 mois lui et ses hommes sont sans soutien. Il décide alors de rejoindre Abdelwahid Aboud Mackaye dans l’UFDD, on lui propose pas un poste, mais il refuse.
Peu de temps après, le journaliste français Laurent Correau vient faire un reportage sur l’UFDD. Les services Soudanais lui disent qu’il y a parmi eux un gendarme Peul de 36 ans. Laurent Correau demande à rencontrer celui qui n’est pas encore connu comme Baba Laddé. Mahamat Nouri le prend très mal.
À ce moment, les Soudanais convoquent à Khartoum Mahamat Nouri, Timan Erdimi, el-Djinedi et Baba Laddé. Mais les 3 leaders font tout pour que le jeune gendarme ne rencontre pas les hauts gradés Soudanais.
Les 3 rencontrent le chef de la sécurité et retournent vite sur le terrain, alors que Baba Laddé reste à Khartoum. Ils lancent l’attaque sur Adré, avec les hommes du FPR intégré dans les troupes UFDD, sans que Baba Laddé soit au courant.
Mais grâce à la communauté peule de Khartoum, Baba Laddé a accès à Omar el Bechir. Les Soudanais comprennent l’intérêt pour eux de soutenir des rebelles Peuls dans leur lutte contre Déby. Ils décident d’armer le FPR en tant que mouvement autonome.
Mais les 3 leaders disent aux Soudanais que Baba Laddé est sudiste et si eux et le FPR entrent armés dans Ndjamena, il y aura un “nouveau 79”.
Les Soudanais renoncent alors et disent à Baba Laddé de choisir d’intégrer un des mouvements de Nouri, Erdimi ou el-Djinedi. Il choisit d’intégrer la CNT, encore, principalement parce qu’elle est basée à Moudeina, près de la RCA.
Peu de temps après, Nouri propose de façon très pressante à la CNT de s’allier pour de futures attaques. Les combattants se sentent menacés. Baba Laddé fait partie de l’équipe de la CNT qui signe l’accord avec l’UFDD, mais aucun d’eux ne sait exactement ce qu’il a signé..
Baba Laddé en a ras-le-bol. Il appelle des amis de l’ambassade de France à Khartoum et les services Soudanais qui le ramènent à Khartoum puis le transfert au Nigeria. Ces hommes repartent vers le sud du Tchad et la RCA. En 2008, 3 de ses principaux lieutenants dont son chef d’état major Ali Darassa (contrairement à ce que certains disent, le chef de l’UPC n’est pas Nigérien, mais Tchadien, du Chari Baguirmi) viennent le voir au Nigeria.
pour planifier son retour sur le terrain. Il traverse le Cameroun, le nord de la RCA et rejoint la Grande Sido en septembre 2008.
Le FPR lance des attaques contre des bases de l’armée et de la gendarmerie, souvent avec succès.
l’Assemblée générale du mouvement nomme Mahamat Abdoul Kadre Oumar Général de Brigade.
Quelques temps plus tard, la rébellion centrafricaine APRD de Jean-Jacques Démafouth invite le FPR à s’installer dans le nord de la RCA pour chasser les zaraguinas qui infestent la zone. Les zaraguinas sont majoritairement Peuls et la situation dans la zone est dramatique.
Le FPR s’installe en 2009 dans la brousse de Kaga Bandoro et écrase le phénomène zaraguina. Bon nombre de zaraguinas intègrent le FPR en jurant de renoncer au banditisme. Les déplacés centrafricains et les réfugiés tchadiens peuvent se réinstaller en paix dans la zone.
Bangui est egalement satisfait et Ndjamena regarde la zone mais n’a pas encore compris que c’est le FPR qui s’est installé en RCA.
Mais inquiet de cette lumière, l’APRD demande au FPR de cacher son identité et d’intégrer le Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice. Mahamat Abdoul Kadre Oumar refuse d’intégrer le FPR dans un mouvement centrafricain mais accepte de cacher son identité. Il prend alors comme nom de guerre le surnom que lui donnait sa grand mère : Baba Laddé
Refusant de combattre Bozizé, des combats éclatent avec l’APRD, dont le FPR sort vainqueur. Heureux, Bozizé l’invite à Bangui.
Quelques mois après, le pouvoir centrafricain l’invite à revenir à Bangui pour entamer des négociations avec Ndjamena.
Mais au cours d’une réunion au ministère de la défense il est arrêté.
Échangé avec Charles Massi, il est envoyé à Ndjamena. Menacé d’être envoyé à Koro Toro par Ahmat Mahamat Bachir si il n’appelle pas ses hommes à négocier, il refuse. Pendant ce temps le mouvement est dirigé par son petit frère Ramadan, rentré de ses études à Kano (Nigeria), et Ali Darassa.
Au bout de 11 mois il réussit à s’échapper, passe à Kousseri et rejoint Garoua.
Il s’inscrit comme réfugié politique au camps du HCR. Sa présence connue, Ndjamena et Yaoundé négocient, Ndjamena propose à Baba Laddé plusieurs milliards de Francs CFA pour qu’il revienne, mais il refuse.
Il quitte le camps du HCR et passe au Nigeria. Trop connu dans ce pays, il part à Dakar. La communauté peule de Dakar le met en relation avec Abdoulaye Wade.
Le président sénégalais appelle directement Déby et lui propose des négociations dans la capitale sénégalaise, mais Déby refuse. L’ancien président tchadien Goukouni Weddeye rencontre Déby pour essayer de démarrer de nouvelles négociations, mais Déby lui répond qu’il “veut la tête de Baba Laddé”. Abdoulaye Wade demande alors à Baba Laddé de retourner au Nigeria.
Le Nigeria et le Cameroun sont alors mobiliser pour l’empêcher de retourner en RCA. Il se déguise et évite les grands axes. Arrivé à Yaoundé, il va à l’ambassade centrafricaine demander un visa. On lui répond qu’il y a une rébellion peule et qu’on ne peut pas lui donner. Il explique qu’il n’est qu’un commerçant et on lui accorde. Il passe enfin en RCA et arrive dans son fief de Kaga Bandoro.
Baba Laddé appelle Radio Ndeke Luka et ses contacts à l’ambassade de France à Bangui pour leur dire qu’il est revenu et est près à des négociations, on est en janvier 2011.
Le médiateur centrafricain Mgr Paulin Pomodimo, l’ONU et la FOMAC font un énorme travail. Mais quand Ndjamena comprend que les combattants du FPR sont 11 000 et qu’il faudra les intégrer dans l’armée, le pouvoir renonce.
La tension monte entre le FPR et les pouvoirs tchadiens et centrafricains pendant 1 an jusqu’en janvier 2012. Les armées des 2 pays passent à l’attaque, le FPR se replie et installe sont état-major à Ippy. Baba Laddé et une équipe vont au Soudan du Sud à Boro Madina pour voir s’il y est possible d’y installer le mouvement. Se présentant à la SPLA, ceux ci les font attendre plusieurs mois qu’un général arrive pour négocier.
Finalement, le Soudan du Sud refuse leur présence et ils repartent pour Ippy.
C’est là qu’arrive la nouvelle que le Tchad et la RCA sont prêt à négocier à travers l’ONU et la CEMAC.
Baba Laddé est accueilli par les diverses autorités à Bambari. Puis il est accueilli à l’aéroport de Bangui par le premier ministre et plusieurs ministres. Il est enfin accueilli à Ndjamena et est nommé conseiller du premier ministre. Un mois après, le 6 octobre 2012, Baba Laddé et les officiers sont à Sido pour accueillir les combattants FPR ainsi que les civils qui rentrent avec eux.
Ils bougeront ensuite à Sarh, mais seulement 200 combattants sont retenus pour intégrer les forces de sécurité. Après une longue attente, alors que la Seleka a commencé, Ali Darassa demande l’autorisation de retourner en RCA avec la majorité des hommes. Baba Laddé accepte. Dès debut 2012, les discussions pour la création de la Seleka étaient entamer avec les mouvements centrafricains et certains mouvements tchadiens. Mais le FPR n’en fit finalement pas partie.
En septembre 2013, malade, il part se soigner au Nigeria. Le premier ministre et le médiateur tchadien affirment alors qu’il est parti en rébellion, repris par la presse. L’ambassadeur tchadien au Nigeria le défend et l’envoie au Niger se faire soigner. Baba Laddé rencontre le président Issoufou qui propose à Deby d’être médiateur, mais celui-ci refuse que son homologue joue ce rôle.
Baba Laddé garde un œil sur la RCA et est en contact avec les différents groupes Seleka et avec la famille Bozizé, il rencontre Jean Francis à Nairobi en novembre 2013. Il préssent que les milices anti balaka en formation peuvent entraîner le pays en enfer si elles entrent en action. Plusieurs membres de sa famille dont des enfants seront assassiné par les anti-balakas.
Les négociations pour son retour au Tchad sont menées par les officiers de l’ANS et Goukouni Zen et Abakar Sabone l’accompagne pour son retour.
En juillet 2014 il est nommé préfet de Grande Sido. Déby le charge de mettre fin à l’insécurité dans ce département.
Mais arrivé sur place, il comprend que l’insécurité n’est causé ni par les anti-balakas, ni les Seleka, ni les zaraguinas, mais par les forces de sécurité… Il y met fin mais s’entraîne des inimitiés.
On ne sait pas pourquoi mais le 24 novembre 2014 il est relevé de ses fonctions. La population de Maro se soulève pour refuser le départ de son préfet.
Début décembre, il est arrêté mais pendant qu’il fait sa valise et que son aide de camp est déjà ligoté dans une voiture, il s’enfuit.
Avec un camarade, ils passent la frontière et après plusieurs jours de marche se présentent aux soldats de la Minusca à Kabo. Les casques bleus, voyant ces 2 hommes en guenilles, ne les croient pas. Baba Laddé appelle donc ses contacts à l’ambassade de France à Bangui qui confirment son identité aux soldats de l’ONU.
Un général Pakistanais de la Minusca vient le chercher et le ramène à Bangui où il est remis à la justice centrafricaine. Ce n’est que là que des poursuites judiciaires sont lancées. Le 2 janvier 2015 il est rapatrié à Ndjamena, mains et pieds attachés au siège de l’avion. Après 48 heures aux renseignements généraux il est présenté à la justice le 5, envoyé à la prison d’Amsinéné, puis transféré à la prison de Koro Toro le 9 janvier.
Au bout de 3 mois son état de santé se dégrade, la croix rouge insiste pour l’envoyer à l’hôpital à Ndjamena, mais il n’est qu’envoyer à Amsinéné et le petit dispensaire de la prison, puis 2 mois après il est renvoyé à Koro Toro, pendant 3 ans.
Il est envoyé en 2017 à Moussoro, puis à Amsinéné en 2018. Jugé le 24 décembre 2018, il écope d’une peine de 8 ans mais a eu une remise de peine de 3 ans mettant fin à sa peine le 5 janvier 2020. Il était également sur un décret de grâce en 2019 mais n’a pas été libéré, puis un autre décret de grâce en 2020 pour la Covid-19, pas libéré, et donc à nouveau un décret de grâce en août 2020.. Il n’a jamais été admis ailleurs que dans les dispensaires de prisons depuis 2014 pour se faire soigner.
Aujourd’hui le FPR est un parti légal. Les nombreux combattants qui ont intégré l’UPC et les 3R sont pour les affaires tchadiennes membres du FPR-Extérieur. La direction du FPR-Extérieur, basé en RCA, n’est en conflit avec personne, entretien des relations fraternelles avec le FPR “légal”, l’UPC et les 3R mais ne se mêle pas de leurs décisions politiques ou militaires.