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L’opposition guinéenne maintient la pression sur Alpha Condé

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L’opposition guinéenne maintient la pression sur Alpha Condé

Conakry (Guinée) – 24 mars 2020 01:21

L’opposition appelle à la poursuite de la contestation après les législatives et le référendum constitutionnel du 22 mars. Pour le parti au pouvoir, la messe est dite et il faut regarder l’avenir.
Alors que l’on attend toujours les résultats du double scrutin du dimanche 22 mars, l’opposition, qui avait appelé au boycott de ces élections, se félicite du suivi de son mot d’ordre.  
Pour l’ancien Premier ministre, Sidia Touré, un des chefs de file de l’opposition, “dans beaucoup d’endroits, les jeunes n’ont pas permis que ces élections se tiennent. La Cédéao, l’Union africaine et les autres organisations internationales ont refusé de superviser ces élections. Cela veut dire que ces élections ne sont reconnues ni par nous ni par la communauté internationale.”
Regroupée au sein du FNDC, le Front national pour la défense de la Constitution, l’opposition entend maintenir la pression sur le pouvoir du président Alpha Condé. “Nous allons continuer à refuser ces résultats. L’opposition en Guinée est majoritaire, il ne faut pas se tromper là-dessus”, dit l’opposant Sidia Touré.
L’opposition guinéenne entend maintenir la pression sur le pouvoir
La nouvelle Constitution bientôt promulguée
Du côté de la majorité présidentielle, le ton est différent, puisqu’on savoure la tenue de ces élections. Amadou Damaro Camara président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle estime que, “l’opposition avait prévu l’apocalypse, ils ont mené des actions mais le peuple ne les a pas suivis. Ils ont incendié des bureaux de vote, beaucoup ont été arrêtés. Pour nous, l’essentiel est que le peuple s’est acquitté de son devoir civique.”
Pour Amadou Damaro Camara, l’Assemblée nationale va entrer en fonction dans les jours qui viennent : “Les élections sont derrière nous, l’Assemblée va prendre fonction la semaine prochaine, la nouvelle Constitution sera promulguée et ils n’auront plus que leurs yeux pour pleurer. L’Etat sévira contre tout fauteur de troubles.”
Concernant le bilan humain de la journée de dimanche, la majorité présidentielle parle de quatre morts, alors que l’opposition évoque elle le chiffre de 14 tués. 
Les forces de l’ordre ont eu beaucoup à faire ce dimanche 22 mars
Alpha Condé, 82 ans, a été élu en 2010 et réélu en 2015. L’actuelle Constitution limite à deux le nombre de mandats, la nouvelle que propose M. Condé également. Mais, ses opposants l’accusent de vouloir briguer un nouveau mandat en remettant son compteur à zéro afin de se succéder fin 2020.
Les remises en cause internationales quant à la crédibilité du vote se sont succédées, étayées par la présence sur les listes électorales de deux millions et demi d’inscriptions douteuses.

Avec DW français

Le Président chinois Xi appelle à la construction d’une communauté de la santé commune pour l’humanité.

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Centrafrique.com/le-president-chinois-xi-xan-ping-et-emmanuel-macron-a-paris-le-24-mars-2019-a-beaulieu-sur-mer-en-france/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Emmanuel Macron, à droite, et le Président chinois Xi Jinping, à gauche, le 24 mars 2019 en France.
Le Président Emmanuel Macron, à droite, et le Président chinois Xi Jinping, à gauche, le 24 mars 2019 en France.

BEIJING (République de Chine) — Le président chinois Xi Jinping a déclaré que la Chine était prête à travailler avec la France pour renforcer la coopération internationale en matière de prévention et de contrôle des épidémies et construire une communauté de santé commune pour l’humanité.

    1. Xi a fait ces remarques dans un message récemment adressé au président français Emmanuel Macron, dans lequel il a présenté ses sincères sympathies au nom du gouvernement et du peuple chinois, au gouvernement français et au peuple français pour l’épidémie de COVID-19 dans le pays.

La Chine et la France ont une belle tradition d’entraide et de partage du bonheur et du malheur dans les relations bilatérales, a indiqué M. Xi, qui a remercié la société et le gouvernement français pour leur soutien et leur solidarité dans la lutte acharnée de la Chine contre la maladie à nouveau coronavirus.

Soulignant que la sécurité sanitaire publique était un défi commun auquel l’humanité était confrontée, il a affirmé que le gouvernement et le peuple chinois soutenaient fermement les efforts de la France contre le COVID-19, et se tenaient prêts à renforcer la coopération avec la France pour remporter conjointement la bataille par le biais d’un soutien réciproque et d’une aide mutuelle.

En tant que membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU, la Chine et la France partagent l’importante responsabilité de sauvegarder la vie et la santé de l’ensemble de l’humanité, a souligné M. Xi.

La Chine, a-t-il ajouté, est prête à faire des efforts concertés avec la France pour renforcer la coopération internationale en matière de prévention et de contrôle des épidémies, soutenir les Nations Unies et l’Organisation mondiale de la Santé qui jouent un rôle fondamental dans l’amélioration de la gouvernance de la santé publique mondiale, et construire une communauté de santé commune pour l’humanité.

  1. Xi a affirmé attacher une grande importance au développement des relations sino-françaises, et se tenir prêt à travailler avec M. Macron pour coordonner correctement tous les aspects du travail liés à la lutte contre les épidémies et aux relations bilatérales, afin de s’assurer que le partenariat stratégique global Chine-France permette d’éliminer le COVID-19 et de continuer d’aller de l’avant

 

Avec Xinhua

 

RCA : l’ex-chef de l’État, le général François Bozizé met en garde l’ANE sur la mise en place des démembrements dans les villes de provinces

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Bouar-le-14-mars-2020-par-cyrille-yapende/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/lancien-chef-de-lÉtat-françois-bozizé-lors-de-son-meeting-dans-le-stade-zari-herman-à-bouar-le-14-mars-2020-par-cyrille-yapendé-450×337.jpg” alt=”l’ancien chef de l’État françois bozizé lors de son meeting dans le stade zari herman à bouar le 14 mars 2020 par cyrille yapendé” width=”450″ height=”337″ />
l’ancien chef de l’État françois bozizé, lors de son meeting dans le stade zari herman, à bouar le 14 mars 2020. Photo CNC / cyrille Jefferson yapendé.

 

Bangui (République centrafricaine) – La mise en place des démembrements de l’ANE dans certaines villes de provinces et à Bangui continue de susciter de nombreuses contestations . L’ancien président de la République, le général François Bozizé n’est pas resté en marge de ceux qui ont dénoncé ces opérations. Le leader du KNK  a condamné  la manière à laquelle l’Autorité Nationale des Elections(ANE) avait procédé à cette opération en excluant  tous les partis politiques d’opposition. Une indignation exprimée lors de son premier meeting hors de la capitale, tenu à Bouar, Chef-lieu de la Nana-Mambéré le 14 mars 2020.

 

Il ne passe pas un jour sans que l’Autorité Nationale des Elections (ANE), organe en charge de la gestion des élections en République centrafricaine, enregistre des vagues de contestation des partis politiques et certaines organisations de la société civile comme l’Observatoire Nationale des Elections(ONE).

C’est dans cette même disposition d’esprit que le Président fondateur du KNK, un parti d’opposition  fustige l’ANE autour de ses opérations du démembrement dans les villes de provinces ainsi qu’à Bangui.

« L’opération de la mise en place des démembrements de l’ANE est mal organisée du faite que tous les gens qui composent  les bureaux sont issus d’une famille politique. Les autres partis politiques surtout ceux de l’opposition sont systématiquement écartés par l’ANE,  et là on doit en parler pour que les centrafricains savent d’avantage le complot qui se prépare dans ce processus », a taclé François Bozizé, qui a rappelé au millier de personnes venues assistées au meeting que l’opposition démocratique a demandé la refonte  de cette opération en impliquant tous les partis politiques pour éviter la frustration des uns et autres.

Dans le même ordre d’idée, la base du parti Kwa Na Kwa soutient les propos avancés par leur leader  concernant le  format utilisé par l’ANE pour la mise en place de ses démembrements. Le bureau politique  dudit parti, lors d’une conférence de presse ce jeudi 19 mars, présidée par Bertin Béa, Secrétaire général du KNK, a une fois de plus fustigé l’ANE d’être de connivence avec le pouvoir  actuel.

«  L’ANE travaille de connivence avec le pouvoir en place. Que comporte l’opération de la mise  de ses  démembrements, parce que constitué pour l’essentiel sinon la totalité des membres du Mouvement Cœurs-Unis (MCU), déguisés pour la circonstance en société civile. Il n’y pas des représentants des partis politiques d’opposition dans cette opération», a craché sur ton dubitatif, Bertin Béa, Secrétaire général du KNK.

Cette indignation qui inonde  actuellement le pays, est aussi visible dans d’autres formations politiques comme l’URCA, le MLPC, le RPR et d’autres partis politiques d’opposition qui ne se reconnaissent pas parmi  les personnes qui ont représentées leurs partis politiques dans les opérations de la mise en place des démembrements en provinces.

Pour l’Observatoire Nationale des Elections, la contestation des partis politiques est légitime. Parce que, selon son Secrétaire général, au début de chaque opération électorale, l’ANE à l’obligation d’informer toutes les parties prenantes qui sont représentées.

« Les parties prenantes sont d’ailleurs au sein du cadre de concertation et cela permet à ces dernières d’être informées sur le déroulement des opérations électorales afin de prendre des dispositions nécessaires pour faciliter la réussite de ses opérations à Bangui comme dans les zones de l’arrière-pays en mobilisant leurs partisans et les acteurs qui devraient prendre part dans la mise en place des démembrements », a reproché Origine Bekondji avant de demander à l’ANE de trouver un consensus avec les partis politiques d’opposition pour éviter une crise électorale dans le pays.

Malgré ses multiples dénonciations, l’ANE continue de poursuive ces opérations en écartant  l’idée d’une probable annulation de ses démarches sur le terrain.  Et à l’allure où vont les choses, le Secrétaire général de l’ONE, a rappelé, « quand une élection commence par la contestation, elle finira par une contestation, qui est une source d’une crise électorale ».

 

Jefferson Cyrille YAPENDE      

 

 

 

 

 

                 

 

Centrafrique : décès accidentel d’un artisan de puits d’eau à Bangui.

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Centrafrique.com/penurie-deau-a-ouango-2-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Pénurie d'eau au quartier Ouango Bangui, le 11 aout 2019. Photo CNC / Mickael Kossi.
Pénurie d’eau au quartier Ouango Bangui, dans le septième arrondissement le 11 février 2019. Photo CNC / Mickael Kossi.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Le corps de la victime, inanimé,  a été retrouvé aux fonds d’un puits à eau, ce dimanche 22 mars, aux environs de 9 heures du matin,  dans une concession privée, située dans le sixième arrondissement de Bangui. Une enquête a été ouverte, mais les premiers éléments d’information parlent d’un mort accidentel. Vrai ou faux ?

 

En ce temps de saison sèche, le nombre de décès liés  au fonçage des puits d’eau est malheureusement en hausse en République centrafricaine en raison de manque de formation des artisans aux techniques d’entretien manuel de puits à eau qui devient de plus en plus sèche.

À Bangui, comme dans les villes de province, entretenir son puits d’eau pendant la saison sèche est devenu presque inévitable. Certains particuliers ont dû faire recours, pour la plupart, aux artisans indépendants pour nettoyer le fond de leur puits. Mais ceci n’est pas sans danger, en raison parfois de manque d’oxygène à l’intérieur du trou.

Justement, ce dimanche 22 mars 2020, dans une concession privée située dans le sixième arrondissement de Bangui, et appartenant au secrétaire général de la commission national pour les réfugiés (CNR), un homme d’une quarantaine d’années, embauché pour faire l’entretien d’un puits d’eau de plusieurs mètres de profondeur, a été retrouvé inanimé. Son corps, coincé au fond du trou, a été repêché par les pompiers, appelés au secours sur le lieu de l’incident par les témoins de la scène.

Aussitôt une enquête a été ouverte, mais l’hypothèse d’un problème d’oxygène, causé par la probable présence de gaz du type hydrogène sulfuré est privilégiée pour l’heure par les enquêteurs.

Le gaz sulfurique, dans plus part des pareils cas peut engendrer un arrêt respiratoire, causant ainsi l’arrêt cardiaque de la victime.

Cette hypothèse de mort accidentelle, privilégiée par les enquêteurs, a également été confirmée par plusieurs témoins de la scène interrogés par CNC.

Affaire à suivre…

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

L’Union européenne mobilise 128,5 millions d’euros pour la lutte contre le Coronavirus dans les pays non-européens les plus vulnérables

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Centrafrique.com/rca-onu-declaration-au-nom-de-lunion-europeenne-par-s-e-ambassadeur-olof-skoog-sur-la-situation-en-centrafrique/drapeau-union-europeenne-tres-bon/” rel=”attachment wp-att-36424 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
CopyrightUE

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

L’UNION EUROPÉENNE MOBILISE UN MONTANT DE 128,5 MILLIONS D’EUROS POUR

LA RIPOSTE CONTRE LE CORONAVIRUS

L’Union européenne mobilise 128,5 millions d’euros pour la lutte contre le Coronavirus dans les pays non-européens les plus vulnérables. L’appui à l’Afrique constitue une des principales priorités de ce financement. La mise en œuvre sur le terrain est confiée à l’Organisation Mondiale de la Santé en coordination avec les gouvernements partenaires.

62 millions d’euros proviennent de ECHO, le service humanitaire de l’Union européenne, et serviront à accélérer la réponse d’urgence immédiate. La Commission européenne renforce ce financement à hauteur de 51,5 millions d’euros pour intensifier la préparation des pays contre le Coronavirus et d’autres épidémies en améliorant les capacités de réponses aux urgences sanitaires. Il s’agit d’assurer la mise en place de mesures pour assister les pays à détecter, diagnostiquer et prévenir rapidement la propagation du virus, ainsi qu’à garantir la consolidation de capacités nationales durables pour prévenir les épidémies.

Un autre financement européen de 15 millions d’euros sera alloué pour une augmentation rapide des capacités des laboratoires en Afrique en termes de diagnostic et de surveillance épidémiologique.

Par ailleurs, à travers le Fonds Bêkou, dans les 15 districts sanitaires appuyés en République Centrafricaine, l’Union européenne et ses partenaires assurent déjà le renforcement des mesures de prévention et contrôle des infections, dans les formations sanitaires dans le but d’assurer la prestation de soins dans les meilleures conditions possibles. En même temps, les projets UE sont engagés dans la sensibilisation communautaire et l’amélioration des capacités de surveillance et détection du Coronavirus et d’autres épidémies.

Contexte

L’Union européenne a fait de l’appui au secteur de la santé une de ses priorités en République Centrafricaine. L’Union européenne ne ménage pas ses efforts humains, techniques et financiers pour appuyer le Ministère de la Santé dans sa mission visant notamment l’offre de services de santé de base de qualité pour la population centrafricaine et le renforcement continu du Ministère dans ses fonctions. Cette approche correspond aux priorités indiquées dans le Plan de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA), notamment en ce qui concerne la fourniture des services de base à la population sur l’ensemble du territoire, en particulier dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’eau.

Le Fonds Bêkou est actuellement l’instrument principal de l’Union européenne en soutien au relèvement du pays.. 245 millions d’euros ont déjà été mobilisés depuis sa création en 2014, dont à ce jour 103 millions au profit du secteur de la santé, soit presque 42% des ressources totales.

Le Fonds Bêkou réunit l’UE, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Italie et la Suisse. Par ailleurs, à travers ses programmes d’appui budgétaire, l’UE intervient également pour augmenter les ressources domestiques mis à disposition du secteur de la santé et mettre en pratique la vision du gouvernement de la gratuité ciblée.

 

RCA : Covid-19, des rumeurs de contamination du couple présidentiel affole la capitale Bangui.

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Centrafrique.com/le-couple-presidentiel-et-les-generaux-en-danse-lors-du-repas-des-generaux-a-bangui-le-premier-fevrier-2020-photo-presidence-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le couple présidentiel et les généraux en danse lors du repas des généraux à bangui le premier février 2020 photo présidence
Le couple présidentiel et les généraux en danse lors du fameux repas des généraux à bangui le premier février 2020. Photo : Présidence de la République centrafricaine.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Quelques heures après l’annonce de la contamination au coronavirus 2019 de la célèbre chanteuse franco-centrafricaine Léonie Kangala, la panique s’empare des rues de Bangui, capitale de la République centrafricaine, pour la simple raison que le sujet infecté avait organisée, le 8 mars dernier, journée internationale de la femme, un géant concert au centre-ville de Bangui, en présence des nombreuses femmes, mais également du couple présidentiel qui aurait même esquissé des pas de dense avec la célèbre chanteuse. Suffit-il qu’il soit contaminé du Covid-19  ?

 

Selon l’avis des experts médicaux, la réponse est probablement oui si le couple présidentiel était en contact direct et non protégé avec le sujet infecté, ou encore échangeait des mots avec lui à moins d’un mètre. Mais le plus important, c’est d’abord le dépistage de toutes personnes ayant eu contact avec la chanteuse au cours de son séjour en Centrafrique, y compris le couple présidentiel et touts les femmes qui ont eu contact avec elle lors de son concert à Bangui.

Justement, sur ce point, le rassemblement d’un grand nombre des personnes dans un lieu comme un stade ou une salle de concert, il y’a probablement un risque de majoration de l’Épidémie, selon les professionnels de la santé de la population.

Pour de nombreux invités ayant participé au concert organisé par la présidence de la République à l’honneur des femmes centrafricaines ce dimanche 8 mars 2020, c’est l’épouse du chef de l’État qui aurait eu de longs contacts avec la chanteuse Léonie Kangala, dépistée positive jeudi 19 mars. À travers elle, son époux, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA pourrait aussi être contaminé.

Mais le plus étonnant dans cette affaire, c’est que le couple présidentiel continue de vaquer à leurs occupations comme si de rien n’était. Sont-ils déjà dépistés ? Sur ce point, la présidence fait la sourde oreille. Aucune communication n’a été publiée jusqu’à ce jour, ce qui affole les Banguissois depuis 24 heures.

Mais la Chanteuse Léonie Kangala, dans un enregistrement vocal  qui circule sur les réseaux sociaux et dans lequel la vois féminine lui est attribuée, conteste catégoriquement qu’elle est atteinte de Covid-19. Selon elle, si elle est atteinte de cette épidémie, de nombreuses personnalités politiques du pays le sont aussi, car lors de son concert à Bangui, elle a eu à embrasser non seulement l’épouse du chef de l’État, mais aussi le ministre de la Santé, ainsi que d’autres  membres du gouvernement.

Rappelons qu’au Canada, le Premier ministre Justin Trudeau a été  confiné en isolement durant 14 jours à cause de sa femme, Sophie Grégorie Trudeau, testée positive au nouveau cas de coronavirus. Mais en Centrafrique, c’est tout le contraire.

Pour de nombreux Centrafricains, il faut nécessairement que le couple présidentiel évite la fausse honte. On ne doit pas avoir honte si on est malade. Touadera et son épouse doivent être confinés.

En isolement, durant un mois pour des raisons simples, éviter la propagation de l’épidémie sur toute étendue du territoire national.

Affaire à suivre…

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

CENTRAFRIQUE : LE CORONAVIRUS, UN PRÉTEXTE PARFAIT POUR JUSTIFIER LE REPORT DES ÉLECTIONS GROUPÉES. QUELLES EN SONT LES CONSÉQUENCES JURIDIQUES ?

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Centrafrique.com/centrafrique-la-liberte-dexpression-dans-les-casernes-militaires-les-officiers-superieurs-de-larmee-jouissent-ils-des-memes-droits-reconnus-aux-citoyens/f760bf69-4db9-4f3a-a8b5-13248820d5b9/” rel=”attachment wp-att-36597 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Excellente photo de Bernard selembi doudou 750x740
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui (République centrafricaine) – Le monde entier traverse actuellement une crise sanitaire sans précédent générée par une pandémie mortelle à vitesse exponentielle qui bouleverse sensiblement la démographie mondiale.

Cette pandémie non encore maîtrisée née d’un virus sous forme microscopique de couronne connu sous le nom scientifique de Covid-19. Cette urgence sanitaire de portée internationale va très certainement impacter le processus électoral déjà fragilisé d’abord par les hypothétiques paramètres sécuritaires, financiers et ensuite les difficultés à organiser les élections groupées dans le délai constitutionnel. L’Agence Nationale des Élections (ANE), organe constitutionnel de gestion des opérations électorales avait déjà enregistré de sérieux retards dans son chronogramme virtuel en dépit de l’immensité du défi à relever.

Après l’entrée en vigueur de la loi électorale, l’Agence Nationale des Élections doit procéder à la délimitation des circonscriptions électorales en tenant compte de l’équilibre démographique, territorial ainsi que du remodelage des circonscriptions qui précède le rattachement des électeurs au bureau de vote.

Ensuite le président de la république doit convoquer le corps électoral par décret, sans oublier l’établissement et la distribution des cartes d’électeurs. Ensuite s’ouvre la deuxième phase de la mission de l’ANE qui se focalise sur l’encadrement de la campagne électorale, les opérations de vote elles même, le dépouillement, la validation des bulletins de vote et l’attribution des suffrages, la rédaction des procès verbaux, la proclamation des résultats sans oublier les recours et contentieux électoraux.

De tout ce processus, il est important de rappeler que la formule contractée d’un chronogramme électoral est de huit (8) mois soit deux cents quarante (240) jours calendaire.

Au delà de ce qui précède, le citoyen lambda très inquiet et incertain du processus électoral s’interroge :

Les conditions de sécurité sont-elles réunies pour une compétition électorale équitable, apaisée et surtout dans le respect du délai constitutionnel ?  La communauté internationale, notre partenaire traditionnelle qui est préoccupée par la gestion du coronavirus aura t-elle le temps nécessaire pour nous accompagner dans ce périlleux exercice électoral ? Le pouvoir centrafricain dispose t-il de ressources propres pour auto-financer les élections ? Ce vilain virus n’est-il pas un prétexte pour masquer l’amateurisme et l’incapacité du pouvoir à organiser une élection dans le délai constitutionnel ? Aller aux élections dans les conditions précitées n’est-il pas un chèque en blanc pour la fraude ? Au regard des difficultés du calendrier électoral, le pouvoir tentera t-il un passage en force ou un hold-up électoral avec l’appui de l’ANE et de la Cour constitutionnel ? Que se passera t-il en l’absence d’élections dans le délai constitutionnel ? S’agira t-il d’un report des élections ou carrément d’une énième transition politique consensuelle ?

De l’avis des experts en épidémiologie, il faudra approximativement deux (2) à trois (3) mois pour endiguer totalement cette pandémie. Cet avis est du moins justifié car la fermeture des écoles, l’interdiction de se rassembler à un certain seuil, la fermeture des frontières et éventuellement le confinement total ou partiel sont des facteurs de ralentissement du processus électoral.

A titre de rappel, il est important de souligner que le mandat du président de la république expire le 30 mars 2021, celui de l’assemblée nationale le 6 mai 2021 et enfin celui de l’ANE qui prend fin en fin décembre 2020 et qui nécessite la remise sur selle d’une nouvelle loi. Logiquement et selon les dispositions constitutionnelles, à l’expiration du délai constitutionnel du mandat du président de la république, le président de l’assemblée nationale dispose de trente six (36) jours pour organiser une élection en assurant l’intérim de la présidence de la république.

D’ailleurs en temps normal, l’article 36 de la constitution dispose que l’élection du nouveau président a lieu quarante cinq (45) jours au moins et quatre vingt dix (90) jours au plus avant le terme du mandat du président en exercice. Ce qui restreint drastiquement et sensiblement le temps qui nous reste pour atteindre le mois de décembre 2020…date fixée par l’ANE pour le premier tour des élections.

Pour finir, il apparaît de toute évidence que le coronavirus que les centrafricains ont tendance à minimiser les dégâts n’est qu’une aubaine pour le pouvoir limitrophe de Bangui de justifier le glissement du calendrier électoral qui pourrait éventuellement aboutir à une transition consensuelle tant redoutée par les autorités établies.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

 

Paris le 20 mars 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Centrafrique, un lugubre anniversaire pour le président Touadera

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Centrafrique, un lugubre anniversaire pour le président Touadera

Bangui (République centrafricaine) – 20 mars 2020 20:15 

Le 30 mars 2020, le président Touadera et ses proches fêteront bien isolés le quatrième anniversaire de leur accession à la présidence.

Sous la protection de 12 000 Casques bleus et d’une garde prétorienne de mercenaires, grâce également à la générosité de l’Union européenne, de la Bad et des institutions de Bretton Woods, tout irait pour le mieux pour l’ancien « candidat du peuple et de la rupture » choyé par la communauté internationale. En revanche, tout va toujours très mal pour le peuple centrafricain.

Une voyoucratie aux commandes

Il y a peu d’exemple dans le monde d’une telle imposture. Au degré zéro de la gouvernance actuelle, s’ajoutent une cécité et une surdité, qui confinent à la complicité, de la part de l’ONU, de l’Union africaine, du FMI et du G5 (Etats-Unis d’Amérique, Russie, France, Banque mondiale et Union européenne).

Le siphonnage de l’aide internationale, les détournements de fonds publics à tous les échelons, la vente à l’encan du patrimoine immobilier de l’État, l’aliénation illégale, avec pots-de-vin conséquents et désastres écologiques majeurs, des gisements aurifères et de diamant et les trafics multicartes de l’import-export ont permis, en toute impunité, des enrichissements personnels, comme jamais la République centrafricaine n’avaient connus en si peu de temps. On peut se demander si « les soins palliatifs » ne sont pas administrés à un État en phase terminale.

Un leurre pour la communauté internationale

La très grande majorité des Centrafricains sont en situation de quasi survie, tandis que quelques milliers d’autres, généralement à Bangui, n’ont jamais connu une aussi belle félicité.

Sans être exhaustif, on peut évoquer les événements tragiques qui affectent la population depuis plusieurs années, et dont Faustin-Archange Touadera ne peut s’exonérer en sa qualité d’ancien premier ministre de François Bozizé (2008-2013), les rébellions qui s’arrogent des parts importantes de la souveraineté nationale et les montages « entre-soi », dont certains ressemblent à des pactes mafieux.

On peut notamment citer les indispensables réceptacles qui attirent les financements extérieurs, mais largement inopérants, comme par exemples l’Accord de Paix et de Réconciliation du 6 février 2019, le DDRR, la Cour Pénale Spéciale, le Plan national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique, enfin, les soutiens financiers à un improbable processus électoral vicié dès son début. En 2020, la manne financière n’a jamais été aussi importante, depuis l’indépendance.

On peut se demander si, finalement, la Minusca n’assure pas plus une sécurisation du pouvoir installé au Palais de la Renaissance que celle des populations de l’arrière-pays. Cette présence onusienne permet à Bangui d’avoir une économie hors-sol, proche d’un business de guerre, qui conduit le FMI a envisagé une croissance d’un peu plus de 4% en 2019. Les 45% de la population centrafricaine et les 7% de réfugiés à l’étranger, qui sont en insécurité alimentaire sévère, apprécieront ces bons chiffres.

Temps mauvais pour le Président

Sans faire du Touadera bashing, il faut néanmoins reconnaître que les scandales affectant la présidence, le gouvernement, l’Assemblée nationale et les institutions républicaines n’ont jamais été aussi nombreux. Les frasques de plusieurs ministres et de ministres-conseiller, les affaires juteuses, mises sur la place publique, des proches du président et de son premier ministre, la pactisation avec les chefs de guerre des rébellions qui ont mis à feu et à sang le pays, l’appel aux mercenaires russes du groupe Wagner et l’alignement sur les positions de la Russie notamment lors des pourparlers de Khartoum, les campagnes haineuses des milices du clan présidentiel contre la France, la Minusca et les principaux opposants, les manoeuvres à l’Assemblée nationale pour la mettre au pas, « quoi qu’il en coûte » et le double jeu incessant du président ont ruiné tout le crédit de l’ancien Recteur de l’université qui, en 2016, avait suscité beaucoup d’espoirs.

Les dernières extravagances du pouvoir

On ne citera que celles qui viennent de se produire depuis un mois.
Ainsi la ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon, soutient publiquement ,et sans retenue, le mouvement des jeunes patriotes qui est ouvertement hostile à la Minusca. Outre ses affichages publics et ses soutiens au travers des médias, elle a été jusqu’à participer, avec le ministre de l’intérieur, Henri Wanzet Linguissara, à leur  meeting du 17 février  2020. L’expulsion de quatre importants  responsables de la Minusca y était réclamée, avec la véhémence des « cherche-à-manger ». Quelques jours plus tard, la ministre des Affaires étrangères s’exécutait, par note verbale, avec un ultimatum de sept jours, sous peine de perte de l’immunité diplomatique.

Faute de preuves documentées et devant les réactions indignées de l’ONU, Sylvie Baïpo-Temon était contrainte de retirer sa décision et de cesser son activisme.

Evidemment, la duplicité du président Touadera venait, une fois de plus, d’être pris en défaut.

Les doubles jeux de Touadera

1- Les combats entre le Fprc, plutôt composé de Rounga, et le Mljc, plutôt composé de Goula et Kara ont fait d’innomnbrables victimes. Des pourparlers de paix étaient attendus pour arrêter cette violence entre groupes rebelles qui gèrent le nord-est du pays. Ce fut fait et un accord a été signé le 19 mars 2020.

Ce ne fut ni la Minusca, ni le gouvernement, ni les religieux mais le chef rebelle Ali Darass, de l’Upc, qui assura la médiation. C’est ce même chef sanguinaire qui est responsable de nombreux massacres de chrétiens et animistes, notamment ceux d’Alindao. Evidemment, cette invraisemblable médiation ne pouvait se faire sans l’agrément du  président Touadera.

2- le général de division Ludovic Ngaïféi Lemademon avait été remplacé, en 2018, dans les fonctions de chef d’État État-major des Armées. Ce limogeage ne prêtait pas à exégèses. Ce général prolixe dans les medias pour afficher son opposition et dénoncer la collusion avec les groupes armés rebelles faisait fi du devoir de réserve. Dans une dernière provocation, il réclamait sa mise à la retraite par anticipation. Ce qui fut fait par un décret du 14 mars 2020. On s’étonnera que le général soit placé en seconde section (retraite) « sur sa demande » et qu’il soit mis à disposition de la Fonction publique, alors qu’il aurait dû dépendre du ministère de la Défense.

Par ses propos de nature politiques, voire séditieux, le général aurait dû être sanctionné. Comme d’habitude, le président Toudaera rechigne à prendre ses responsabilités et préfère louvoyer.

3-  s’ il se confirme que la divulgation de l’enregistrement des propos prêtés au premier Vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Symphorien Mapenzi, lui appartiennent effectivement, le « Mapenzigate » pourra illustrer le pourrissement du régime. En l’espèce, le député, très proche du président Touadera, aurait tout bonnement falsifié les votes de la loi de finances de 2020 et auparavant celui de la Déclaration politique générale du premier ministre Firmin Ngrebada, architecte de l’Accord de Khartoum. A Bangui, on rappelle également son rôle dans la destitution financière de Abdoulkarim Meckassoua, l’ancien  président de l’Assemblée nationale. Evidemment, Jean-Symphorien Mapenzi a été réélu, le 6 mars 2020, à son poste de premier Vice-président de l’Assemblée nationale.

Comme partout, les conséquences de la pandémie du Coronavirus risquent fort d’être difficilement imaginables. En tous cas, les frontières terrestres et aériennes seront fermées. Le 18  mars 2020 , le patronat centrafricain ( Gica) a lancé un signal de détresse  au chef de l’État. Quant à la Minusca, outre sa logistique et son ravitaillement qui seront très affectés, il y a désormais l’annulation du turn over des contingents et leur confinement en Centrafrique. Sera-t-il accepté par leurs États, leur famille et les militaires expatriés ?  L’élection présidentielle de fin 2020- début 2021 paraît bien lointaine….

Avec Le monde Afrique

RCA : Bria, signature d’un accord de cessation des hostilités intergroupes armé.

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Centrafrique.com/rca-les-pourparlers-entre-les-groupes-armes-se-poursuivent-a-bria-sous-la-supervision-de-darassa/table-de-negociations-entre-les-groupes-armes-issus-de-lex-coalition-seleka-a-bria-le-18-mars-2020-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36787 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les représentants des groupes armés issus de l'ex-coalition Seleka, autour de table des négociations menées par le chef rebelle Ali Darassa, à Bria, le 18 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.
Les représentants des groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka, autour de table des négociations menées par le chef rebelle Ali Darassa, à Bria, le 18 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.

 

Bria (République centrafricaine ) – Le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), a engagé depuis mercredi jusqu’à jeudi 19 mars, de discussion avec des groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka qui se sont affrontée depuis juillet 2019 dans la préfecture de la Vakaga ainsi que dans d’autres villes de Bamingui-Bangoran et de la Haute-Kotto. Un accord a été trouvé, et les différentes parties en conflit se sont engagées à le respecter scrupuleusement.

 

C’était en présence du chef de bureau local de la Minusca, du préfet de la Haute-Kotto, du Maire de Bria, des Imams,  des représentants des ONG internationales installées à Bria ainsi que des représentants des groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka que la cérémonie de la signature de cet accord a eu lieu ce jeudi 19 mars 2020 à Bria, capitale provinciale de la Haute-Kotto.

Le principal but de ce nouvel  accord, selon un notable local interrogé par CNC, serait de pousser les différentes factions de l’ex-Seleka, signataires dudit accord à mettre fin à leur affrontement sanglant dans les préfectures de la Vakaga, de la Haute-Kotto et de Bamingui-Bangoran, occasionnant ainsi des centaines des morts et de blessés, ainsi que des déplacements massifs de la population.

Un comité de suivi de cet accord a également été mis en place, composé des représentants des ONG, des groupes armés, des notable locaux et des autorités locales.

Pour le chef rebelle Ali Darassa, le plus important obstacle est déjà franchi. C’est désormais aux belligérants, c’est-à-dire les signataires de cet accord de faire preuve de leur bonne foi afin de respecter leur engagement pris dans cet accord, arraché de justesse après plusieurs mois de négociations sans succès, engagés par le gouvernement, la Minusca, et les notables de Birao, de Ndélé et de Bria.

Désormais, tous les regards se portent vers un général du FPRC, Mahamat Sallet, auteur de discours non conciliant lors de ces pourparlers de Bria. En cas de problème, selon certains négociateurs, il serait tenu responsable.

 

Moïse Banafio

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La République centrafricaine enregistre deux nouveaux cas de Covid-19 .

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Centrafrique.com/olympus-digital-camera-22/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Croisement des Martyrs, Bangui, République centrafricaine. Photo CNC / Michael Kossi.
Croisement des Martyrs, Bangui, République centrafricaine. Photo CNC / Michael Kossi.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Bangui (République centrafricaine ) – Selon l’Institut Pasteur de Bangui, les deux nouveaux cas sont des Françaises d’origine centrafricaine âgées respectivement de 66 et 67 ans. Elles sont actuellement prises en charge à Bangui. Ce qui porte en tout trois cas confirmés officiellement par les autorités sanitaires de la République centrafricaine.

 

C’est sur son compte Tweeter que l’Institut Pasteur de Bangui a annoncé au public la confirmation de deux nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit de deux femmes de nationalité française d’origine centrafricaine, âgées de 66 ans et 67 ans,testées positives ce jeudi 19 mars au laboratoire de Bangui, capitale de la République centrafricaine.

Dans son Tweet, l’Institut pasteur a également indiqué que « Les sujets sont pris en charge avec toutes les dispositions pour la recherche et le suivi des contacts ».

Officiellement, avec ces deux nouveaux cas, la République centrafricaine compte désormais trois cas de coronavirus 2019 sur son territoire.

Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les trois personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire. Il s’agit des sujets en provenance d’un pays européen, africain, américain  ou asiatique ?

Au Tchad, le gouvernement a également annoncé ce jeudi qu’un premier cas de Covid-19 a été découvert sur son territoire. Le sujet est un Marocain en provenance de Douala au Cameroun.

Justement, au Cameroun, quatre nouveaux cas ont été confirmés ce jeudi, ce qui porte en tout une dizaine.

Cependant, la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique )  et l’OMS (Organisation mondiale de la santé)  ont indiqué dans un communiqué d’avoir appuyé le gouvernement centrafricain dans sa lutte contre la propagation du Covid-19 en Centrafrique.

 

Affaire à suivre…

 

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Covid-19 : l’OMS appelle l’Afrique à se préparer au pire et à éviter les rassemblements de masse

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Centrafrique.com/olympus-digital-camera-21/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les piétons dans une rue du Centre-ville de Bangui, capitale de la République centrafricaine, le 15 février 2020. Photo CNC / Mickael Kossi.
Les piétons dans une rue du Centre-ville de Bangui, capitale de la République centrafricaine, le 15 février 2020. Photo CNC / Mickael Kossi.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

« Le meilleur conseil à donner à l’Afrique est de se préparer au pire et de se préparer dès aujourd’hui », a lancé mercredi soir le Directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse virtuelle à Genève.

 

A une question d’un journaliste rwandais, le chef de l’OMS a indiqué que même si l’incidence de la maladie est faible, le continent africain devrait se « préparer au pire ».

« Dans d’autres pays, nous avons vu comment le virus s’accélère après un certain point de basculement », a-t-il insisté, tout en ajoutant qu’il vaut mieux que « ces cas recensés soient vraiment les chiffres exacts pour que l’on puisse étouffer le nouveau coronavirus dans l’œuf ».

« Pour l’instant, l’incidence de Covid-19 en Afrique est faible », a fait valoir de son côté, le Dr Michael Ryan, Directeur exécutif chargé de la gestion des situations d’urgence sanitaire à l’OMS.

Selon Dr Ryan, l’incidence est peut-être « plus élevée » en raison notamment de l’absence de détection. Mais, l’Afrique a encore une occasion majeure d’éviter certains des pires effets de l’épidémie et de préparer son système de santé publique et son système de santé à cette éventualité.

Dans cette optique, l’OMS s’attend à ce que les pays africains examinent toutes les options possibles, en se basant sur l’expérience de l’Asie et de l’Europe pour déterminer les options qui leur conviennent le mieux.

En attendant, l’agence onusienne basée à Genève réitère les mêmes conseils donnés aux autres pays, à savoir l’importance de faire des tests, de rechercher les contacts, d’isoler et de traiter les personnes atteintes.

Pour l’OMS, il est certain qu’en ce moment, tous les pays qui ont une maladie à l’intérieur de leurs frontières doivent examiner les mesures appropriées pour limiter les contacts entre les individus, en particulier « les grands rassemblements de masse qui ont le potentiel d’amplifier la maladie ».

L’Afrique devrait se réveiller. Mon continent devrait se réveiller – Dr Tedros

Afin d’éviter l’amplification de la maladie, l’OMS estime actuellement que tous les pays où il existe une transmission communautaire ou des grappes de cas à l’intérieur du pays, devraient envisager sérieusement de retarder ou de réduire les rassemblements de masse.

L’agence onusienne avertit que de telles manifestations, qui rassemblent les gens de manière intense, ont le potentiel d’amplifier et de propager la maladie, en particulier « les grands rassemblements de type religieux qui mettent en contact très étroit des personnes venant de très loin ».

La recommandation de l’OMS est en fait d’éviter ces regroupements de masse et de tout faire pour couper le virus de l’œuf, en espérant que le pire puisse se produire .

« Car nous avons vu comment le Covid-19 s’accélère vraiment et se propage dans d’autres continents ou pays », a insisté Dr Tedros, estimant que « l’Afrique devrait se réveiller ».

« Mon continent devrait se réveiller », a dit le Directeur général de l’OMS, qui est d’origine éthiopienne.

 

Avec ONU info

 

RCA : l’ex-chef d’État major, le général Ludovic Ngaïfei répond clairement à ses détracteurs.

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Centrafrique.com/rca-lancien-chef-detat-major-le-redoutable-general-ludovic-ngaifei-dresse-un-bilan-sombre-de-la-politique-securitaire-de-touadera/bd6e035f-7d8b-4bbc-87de-8db5d14f3e00/” rel=”attachment wp-att-36588 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’ex-chef d’État major des FACA, le général Ludovic Ngaïféi.
Le général de division Ludovic Ngaïféi, ancien chef d’État major des forces armées centrafricaines (FACA) à Bangui.

 

Bangui (République centrafricaine) – C’est dans un document de plusieurs pages, intitulé : « Centrafricaines, Centrafricains, ensemble reprenons  nos droits à la vie », que le général Ludovic Ngaïfei, ex-chef d’État major des forces armées centrafricaines (FACA) entend répondre à ses détracteurs, principalement ceux qui ont malheureusement très mal interprété sa dernière sortie médiatique, laquelle il a tout simplement voulu attirer l’attention du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA sur sa mauvaise politique sécuritaire qui vise à cajoler les groupes armés, auteurs présumés des nombreux crimes contre les populations civiles depuis 2012.

Selon lui, « la liberté est l’une des conditions qui entraînent la démocratie ».

aller aux élections dans un contexte sécuritaire actuel très tendu revient à « chanter les vertus de la démocratie à un peuple qui n’est pas libre ».

Pour le général Ludovic Ngaïfei, « parler de ce qui est important pour mon pays, notre pays. Cela ne constitue en rien une faute morale et moins encore, un complot de coup d’État ».

Pour ceux qui ne connaissent pas le général Ludovic Ngaïfei, ce n’est pas pour la première fois qu’il attire ainsi l’attention du Président Faustin Archange TOUADERA. Étant chef d’État major à l’époque, l’homme n’avait cessé d’attirer la vigilance et l’attention du chef de l’État sur les comportements inacceptables des Mercenaires russes au sein des forces armées centrafricaines (FACA). Ce qui a d’ailleurs poussé le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA à le limoger, en juillet 2018,  de son poste de chef d’État major des armées.

Ce même comportement, à l’époque du régime de François Bozizé, le général Ludovic Ngaïfei avait eu de sérieux discords avec le général Bozizé, Chef d’État d’alors. Il fut limogé pour avoir insisté sur la nécessité d’équiper les FACA qui étaient au front face aux groupes armés.

Pour rappel, selon l’an Constitution de la République centrafricaine, c’est le chef de l’État qui est le chef suprême de l’armée. C’est à lui seul qui décide comment les FACA fonctionnent.

Ci-dessous, le texte intégral écrit par l’ex-chef d’État major des forces armées centrafricaines, le général Ludovic Ngaïfei.

[pdf-embedder url=”https://corbeaunews-centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/la-réponse-du-général-ludovic-ngaïfei-à-ses-détracteurs.pdf” title=”la réponse du général ludovic ngaïfei à ses détracteurs”]

 

RCA : la MINUSCA et l’OMS appuient le gouvernement face à la menace du Covid-19.

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Minusca-dans-le-quartier-de-pk5-de-bangui-la-capitale-de-la-republique-centrafricaine/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/des-casques-bleus-de-la-Minusca-dans-le-quartier-de-PK5-de-Bangui-la-capitale-de-la-République-centrafricaine-450×299.jpg” alt=”des casques-bleus de la Minusca dans le quartier de PK5 de Bangui la capitale de la République centrafricaine” width=”450″ height=”299″ />
des casques-bleus de la Minusca dans le quartier de PK5 de Bangui, capitale de la République centrafricaine. Photo Minusca.

 

Bangui (République centrafricaine ) – La Mission intégrée multidimensionnelle des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) est mobilisée sur deux fronts sécuritaire et sanitaire.

 

Samedi dernier, la MINUSCA a été prise pour cible dans deux attaques distinctes. La première attaque a eu lieu à Grimari dans le centre du pays. Un Casque bleu burundais a été tué alors qu’il protégeait des civils lors de l’assaut de la ville par des éléments anti-balaka.

Dans le nord du pays, un Casque bleu pakistanais a été blessé lors d’une autre attaque contre une patrouille de l’opération onusienne sur l’axe reliant les localités de Ndélé et Birao. Cette seconde attaque a été attribuée aux groupes armés Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique (RPRC) et Parti du Rassemblement de la nation centrafricaine (PRNC).

Le même jour, le bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en RCA a annoncé le premier cas confirmé de coronavirus dans le pays. La personne diagnostiquée avec le Covid-19 est actuellement soignée à l’Hôpital de l’Amitié dans la capitale Bangui.

En RCA, l’un des pays les plus pauvres au monde, l’ONU et les autorités centrafricaines travaillent main dans la main face au coronavirus. Avec l’appui de l’OMS, un centre d’isolement des malades du coronavirus a été établi dans cet hôpital.

« Nous continuons à appuyer le ministère de la Santé publique dans les mesures à prendre », a déclaré le Représentant de l’OMS en RCA, Severin Von-Xylander. « Le plus important, c’est de s’assurer qu’on détecte tous les cas sur le territoire centrafricain, de tracer leurs contacts, d’identifier les personnes malades et de les mettre en isolement », a souligné M. Von-Xylander lors d’une conférence de presse conjointe de la MINUSCA, de l’OMS et du Ministère centrafricain de la santé et de la population.

Dans le cadre des mesures prises pour prévenir la propagation du Covid-19, la MINUSCA a annoncé avoir suspendu le processus de rotation des contingents. Une mesure prise pour limiter le risque d’arrivée du virus depuis l’étranger. « Ceux qui sont déjà en RCA exécuteront les tâches habituelles », a déclaré le Commandant de la Force de la MINUSCA, le général Daniel Sidiki Traoré.

« La MINUSCA a un mandat de protection », a pour sa part rappelé Denise Brown, la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l’ONU en RCA, dans ce contexte de double menace sécuritaire et sanitaire. « Et par conséquent, elle a maintenu son personnel dans le pays pour exécuter ce mandat malgré le Covid-19 ».

Mme Brown a souligné que le MINUSCA « continuera à appuyer le gouvernement centrafricain et le ministère centrafricain de la Santé dans cette lutte » contre cette nouvelle menace d’ordre sanitaire. Elle a également indiqué que tout le personnel des Nations Unies a reçu l’ordre de respecter scrupuleusement les consignes contenues dans les directives de l’OMS et du ministère de la Santé publique.

Contrôles à l’aéroport de Bangui

A l’aéroport Mpoko de Bangui, la MINUSCA a fourni un appui matériel et technique pour diagnostiquer les voyageurs à leur arrivée sur le sol centrafricain. « Nous avons mis en application les consignes du ministère de la Santé publique en mettant en place le personnel médical à l’aéroport Bangui-Mpoko pour contrôler les troupes et rendre compte au ministre de la Santé publique », a dit Mme Brown.

« Des médecins de la Police des Nations Unies et de la Force de l’opération de paix contribuent au contrôle à l’aéroport de Bangui », a pour sa part déclaré le général Pascal Champion, chef de la composante police de la MINUSCA.

  1. Champion a rappelé que les policiers de la mission onusienne sont en contact régulier avec la population et sont intégrés dans les commissariats de police et brigades de gendarmerie. « Des mesures additionnelles seront prises pour contribuer à la lutte contre le Covid-19 », a-t-il déclaré.

Combattre la stigmatisation et les fausses informations

Lors de cette conférence de presse sur la réponse de l’ONU et du gouvernement au coronavirus en RCA, Mme Brown et M. Sompsé ont dénoncé la campagne de stigmatisation menée contre le personnel des Nations Unies et des ONG et accusant les étrangers de véhiculer le coronavirus dans le pays.

« Ce virus n’a pas de nationalité », a dit la Représentante spéciale adjointe. « Tous les peuples sont touchés car le virus ne fait pas de différence, ni de couleur, ni de peau, ni d’appartenance religieuse », a pour sa part précisé M. Von-Xylander de l’OMS. Le ministre de la Santé a rappelé que personne n’était épargné par le coronavirus et qu’il n’y avait aucune raison de stigmatiser quiconque. « Nous avons reçu trois prélèvements de sujets venus récemment de France, mais tous sont négatifs », a déclaré M. Somsé.

La communication est un aspect crucial de la bataille contre le coronavirus et la stigmatisation en RCA. Un point sur lequel a insisté le Représentant de l’OMS, M. Von-Xylander, à l’intention de la presse. « C’est très important que les journalistes remplissent leur part de travail de manière correcte. C’est votre responsabilité déontologique d’éviter de diffuser de fausses informations », leur a-t-il dit.

Le ministre centrafricain de la Santé, Pierre Somsé, s’est fait l’écho de l’appel du responsable de l’OMS, soulignant que les médias ont un grand rôle à jouer dans la sensibilisation du public. « Evitez les rumeurs et la panique », leur a-t-il dit. « La personne infectée au coronavirus se porte bien. Toutes les personnes qui étaient en contact avec elle sont testées négatives », a-t-il précisé.

Le ministre a cité le cas d’une rumeur circulé dans le sud-ouest du pays dans la ville de Mbaïki (à 107 kilomètres de Bangui) faisant état du décès de la personne détectée positive au coronavirus en RCA. « C’est faux. On a rendu visite à ce monsieur et il va bien », a t-il déclaré.

« On doit faire face à cette situation ensemble »

Pour Mme Brown, le coronavirus ne doit pas faire oublier la crise humanitaire qui touche la RCA. « Chaque mois, ce sont plus d’un million de personnes qui sont soutenues à travers les actions des organisations humanitaires », a-t-elle rappelé, soulignant la nécessité de prendre des dispositions « afin d’éviter que les gens se sentent abandonnés ».

Le ministre centrafricain de la Santé a salué la transparence de sa coopération avec la MINUSCA et avec toutes les représentations diplomatiques en RCA dans la mise en œuvre des mesures préventives prise contre le Covid-19.

« La coopération avec la MINUSCA est exemplaire et décisive et a une portée mondiale. Elle nous a informé sur les alertes, apporte un appui matériel et technique et fait partie de notre équipe de travail technique », a dit M. Somsé.

« Cela concerne tout le monde », a résumé la Représentante spéciale adjointe. « On doit faire face à cette situation ensemble ».

 

Avec ONU Info

RCA : les pourparlers entre les groupes armés se poursuivent à Bria sous la supervision de Darassa.

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Centrafrique.com/table-de-negociations-entre-les-groupes-armes-issus-de-lex-coalition-seleka-a-bria-le-18-mars-2020-par-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les représentants des groupes armés issus de l'ex-coalition Seleka, autour de table des négociations menées par le chef rebelle Ali Darassa, à Bria, le 18 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.
Les représentants des groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka, autour de table des négociations menées par le chef rebelle Ali Darassa, à Bria, le 18 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.

 

 

Bria (République centrafricaine ) – depuis mercredi, à Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto, les pourparlers entre les différents groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka se poursuivent dans la ville sous la supervision du chef rebelle et patron de l’UPC Ali Darassa. Aucun consensus n’a été trouvé, mais les débats vont reprendre ce jeudi, en présence des représentants du FPRC, du MLCJ, du RPRC, du MPC et de l’UPC.

 

Depuis le début de conflit interethnique opposant le FPRC, à majorité Rounga et Sara,  et le MLCJ à majorité Kara, dans la préfecture de la Vakaga au mois du juillet dernier, puis sa propagation dans d’autres villes de la Haute-Kotto et de Bamingui-Bangoran, de séries des négociations menées par des notables locaux, appuyés par le bureau de la Minusca n’ont pas pu aboutir à une solution de consensus entre les différentes parties en conflit. Des affrontements se poursuivent à Ndélé, comme dans d’autres localités de la Haute-Kotto.

C’est dans ce contexte tendu que le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) est arrivée à Bria, capitale provinciale de la Haute-Kotto en vue de mener une nouvelle discussion avec tous les représentants des différents groupes armés en conflit .

Logé dans sa résidence de Bria au quartier Gobolo, le chef rebelle Ali Darassa a pu réunir depuis mercredi tous les représentants des groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka autour d’une seule table de négociations en vue de trouver un consensus au conflit interethnique qui continue de fragiliser les régions du nord et nord-est de la République centrafricaine.

D’après un représentant du MLCJ ayant participé à la négociation de Bria, aucun consensus n’a été trouvé ce mercredi 18 mars. Un blocus a été observé du côté du FPRC où un général, au nom de Mahamat Sallet, se disait opposé à tout consensus avec le MLCJ et le RPRC. Mais Ali Darassa n’a pas lâché le morceau. Il continue sa négociation ce jeudi avec les mêmes équipes des groupes armés.

Contacté par CNC, le général Damboucha du FPRC se dit confiant quant à l’issue de cette négociation ce jeudi 19 mars.

 

Moïse Banafio

Copyright2020CNC.

Coronavirus, la panique s’empare des pays africains, et le seul cas centrafricain en phase de guérison.

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Institut Pasteur de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Après les pays de l’Asie, de l’Europe et de l’Amérique, c’est le tour des pays africains de faire face à l’épidémie de coronavirus 2020. Plusieurs pays africains ont déjà confirmé au moins un cas sur leur territoire. L’OMS appelle l’Afrique à se réveiller et se préparer au pire, tandis que certains pays d’Afrique centrale ferment leur frontière par mesure de précaution. En République centrafricaine, le gouvernement se veut rassurant, en annonçant que le seul cas confirmé dans le pays serait en phase de guérison.

 

Si l’Italie a enregistré au moins 450 décès par jour  liés à l’épidémie de coronavirus, en Afrique, le nombre du décès lié à cette épidémie est très limité pour l’heure. Ce qui n’a pas empêché l’OMS (Organisation mondiale de la santé) d’appeler l’Afrique à la vigilance et se préparer au pire.

Plusieurs pays africains ont déjà pris des mesures de prévention. Le cas de Cameroun, mais aussi du Tchad qui ferment leurs frontières avec la République centrafricaine, pays le moins touché pour l’heure avec un seul cas confirmé officiellement.

Selon le ministre centrafricain de la Santé de la population, le seul patient atteint  de coronavirus 2020 serait en phase de la guérison, contrairement à ce que certains véhiculent dans les médias.

Cependant, dans les localités de Mbaïki, selon un tweet de la Minusca en date du mercredi 18 mars, de folles rumeurs circulent faisant état  du décès de la personne détectée positive au coronavirus. Ce qui est faux, annonce la Minusca qui indique qu’une visite lui avait été rendue, et il se porte à merveille.  Toutes les personnes étaient en contact avec lui ont été testé négatif, selon le Directeur de l’Institut Pasteur de Bangui.

Pendant ce temps, les populations de la Nana-Mambéré particulièrement de Bouar et de Baoro s’inquiètent sérieusement de la fermeture de frontières camerounaises avec la République centrafricaine. À Bouar, cette fermeture de frontière va probablement provoquer une forte inflation des prix des produits importés du Cameroun.

À Bangui, le gouvernement n’a pas encore annoncé des mesures suite à la fermeture des frontières camerounaises avec la Centrafrique depuis mercredi  6 heures du matin.

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC.

Diplomatie : Les relations entre la République centrafricaine et l’ONU dans une mauvaise passe.

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La Ministre Sylvie Baïpo Témon lors de la réception du mémorandum des jeunes manifestants, le 17 février 2020 à Bangui. CopyrightRNL

 

Bangui (République centrafricaine ) – Les relations entre la Minusca, Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique , et le gouvernement centrafricain, mais aussi le chef de l’État, Faustin Archange TOUADERA, traverse un moment difficile, voir tendu depuis plusieurs semaines. En cause, la décision du gouvernement, en date du 17 février, de sanctionner quatre hauts fonctionnaires de la Minusca, accusés de connivence avec les groupes armés  . Ce que le conseil de sécurité conteste et parle de diffamation, mais le pouvoir de Bangui persiste et signe. La tension est à son comble.

 

Même si le ministre centrafricain de la Santé de la population, Docteur Somsé,salue l’excellente collaboration entre le gouvernement, la Minusca et l’OMS (Organisation mondiale pour la santé)dans la lutte contre le coronavirus 2020 en République centrafricaine, la réalité sur le terrain est toute autre chose. Les relations entre les autorités centrafricaines et la Minusca sont de plus en plus tendues à cause d’une décision du gouvernement, en date du 17 février 2020, qui demande expressément au représentant permanent du Secrétaire Général des nations unies en République centrafricaine la mutation forcée et obligatoire de ses quatre haut-fonctionnaires,  accusés d’avoir « fourni  des équipements létaux et non létaux aux groupes armés».

C’est dans ce contexte des relations tendues entre le gouvernement et la Minusca qu’une marche avait été organisée, le 17 février dernier à Bangui, à la place des nations unies, par le mouvement des jeunes patriotes centrafricains pour la paix (MPCP), et le Réseau national de Sauvegarde des Acquis de la Paix (RNSAP) pour exiger le départ du sol centrafricain des quatre fonctionnaires de la Minusca qu’ils accusent d’être des mercenaires. Mais il y’a quelques jours, dans un communiqué, l’Union européenne, l’union africaine, la Minusca, et la CEEAC ont dénoncé la campagne de désinformation et de propagande hostile contre le personnel de la Minusca à Bangui.

Le 28 février, le conseil de sécurité s’est prononcé sur la campagne contre le personnel de la MINUSCA en Centrafrique et se dit gravement préoccupé par la poursuite des campagnes médiatiques anti-MINUSCA en « diffusant des informations fausses et inacceptables sur la Mission et son personnel ainsi que des incitations à la haine ».

Comme si cela ne suffisait pas, le mouvement des jeunes patriotes centrafricains pour la paix (MPCP), et le Réseau national de Sauvegarde des acquis de la Paix (RNSAP) , créés par Arouna Douamba, menacent à nouveau de paralyser la capitale Bangui à partir du vendredi prochain jusqu’au départ du sol centrafricain des quatre fonctionnaires de la Minusca : « le Mouvement des patriotes Centrafricains pour la Paix (MPCP) et le Réseau national de Sauvegarde des Acquis de la Paix (RNSAP),  lancent un appel à toute la population Centrafricaine pour une opération ville morte jusqu’au départ définitif des 4 mercenaires du territoire Centrafricain ».

C’est clair, le bras de fer est lancé, et la Minusca n’a pas l’intention de céder à la pression du gouvernement à travers son bras délinquant « le mouvement des patriotes… ».

Pour de nombreux observateurs, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA ne contrôle plus rien dans le pays. On ne peut pas imaginer comment des hommes politiques respectés, des diplomates onusiens et les religieux sont discrédités et insultés à la longueur de la journée dans les médias d’État sans que le pouvoir lève son petit doigt pour remettre les choses dans l’ordre. Du jamais vu, selon certains diplomates africains.

Pour les Centrafricains, ceux qui entourent actuellement le chef de l’État ne l’ont pas aidé à gérer efficacement le pays. Ils ont voulu certainement sa chute, mais ça viendra.

 

Gisèle MOLOMA

Copyright2020CNC.

[pdf-embedder url=”https://corbeaunews-centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/communiqué-de-presse-du-mouvement-des-patriotes-centrafricains.pdf” title=”communiqué de presse du mouvement des patriotes centrafricains”]

RCA : Ndélé, tentative d’enlèvement du médecin de la ville.

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Les combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 11 aout 2017. Photo CNC. CopyrightCNC.

 

Ndélé (République centrafricaine ) – alors qu’une équipe des facilitateurs de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) et du gouvernement est attendue ce jeudi 19 mars à Ndélé, le règlement de compte interethnique se poursuit malheureusement dans la ville. Les déplacés continuent d’arriver en masse dans le camp, et le médecin de la ville, quant à lui, échappe à une tentative de son enlèvement.

 

La tension intercommunautaire est encore vive à Ndélé, alors que la ville est relativement calme depuis plus de trois jours. Aucune détonation d’arme n’est entendue, mais

la ville est toujours contrôlée par les rebelles du FPRC à majorité Rounga et Sara. Tandis que  les combattants rebelles du RPRC, à majorité Goula, et ses alliés du MLCJ et du PRNC contrôlent quant à eux les localités environnantes de Ndélé.

Pourtant, depuis quatre jours, on nous signale plusieurs cas de règlement de compte interethnique entre les Goula et Rounga.

C’est dans ce contexte qu’une délégation des facilitateurs de l’APPR-RCA et du gouvernement est attendue à Ndélé ce jeudi 19 mars pour tenter de réactiver les pourparlers entre les belligérants. Mais la seule inquiétude des facilitateurs, c’est le manque cruel d’un chef respecté et influent qui pourrait représenter les Goula aux prochaines négociations avec la communauté internationale.

Cependant, le médecin de l’hôpital de Ndélé, selon ses proches, aurait échappé à une tentative de son enlèvement par des combattants rebelles Goula du RPRC, ce dimanche 15 mars. L’objectif, selon une source sécuritaire locale, serait de le kidnapper, puis le forcer à soigner les nombreux combattants Goula  blessés qui sont présentement sans soin dans la brousse. Ce que les Goula ont catégoriquement nié

 

Moïse Banafio

Envoyé spécial du CNC à Ndélé

Copyright2020CNC.

Les coulisses de la crise de Birao

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Centrafrique.com/centrafrique-des-mesures-annoncees-pour-renforcer-la-protection-des-civils-a-birao-par-la-minusca/patrouille-mixte-fsi-minusca-a-birao-en-decembre-2019-par-la-minusca-2/” rel=”attachment wp-att-35817 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>patrouille mixte fsi minusca à Birao en décembre 2019 par la minusca
patrouille mixte fsi minusca à Birao en décembre 2019. CopyrightMinusca.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Si la présence de COVID-19 en République centrafricaine semble défrayer la chronique et parait occuper tout l’espace médiatique national, il n’en demeure pas moins vrai que certains dossiers brûlants puissent retenir l’attention. Il y a, entre autres dossier, le buzz sur la main invisible du patron de la Banque centrale en Centrafrique, Ali Chaïbou dans le regain de tensions qui rongent la paisible population de Vakaga en général, et celle de Birao en particulier, depuis ces derniers temps.

 

En effet, depuis début septembre 2019, la ville de Birao située à quelque 1067 km de Bangui à l’extrême nord-est du pays, naguère havre de paix au temps forts de la crie centrafricaine, a été plongée dans une crise sans précédent. Visiblement, il s’agit d’affrontements fratricides entre les communautés locales, notamment d’un côté, des ethnies Goula, Rounga et Haoussa se réclamant du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), et de l’autre côté, les Kara qui se présentent comme étant du rang du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ). Ces deux mouvements ex-rebelles, faut-il le rappeler, sont dirigés respectivement par Nourredine Adam et Gilbert Toumou-Déa.

Dans cette guerre fratricide qui se poursuit malheureusement vers la localité de Ndélé, ce sont des dizaines de milliers de Centrafricains de ces localités qui sont frappés de plein fouet, alors que l’on dénombre, à en croire les chiffres officiels, des centaines de braves hommes et femmes massacrés. A ce jour, Birao pleure encore ses morts, malgré l’accalmie qui revient peu à peu dans la localité. Les déplacés vivent encore le cauchemar sur les sites de fortune.

C’est dans ce contexte que le buzz sur la personne du Directeur national actuel de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) pollue l’environnement socio-politique et sécuritaire du pays. A en croire les informations, Ali Chaïbou serait l’un des têtes pensantes de la crise de Birao sans prouver en quoi exactement il a pu contribuer à la dégradation de la situation sécuritaire dans sa propre localité d’origine.

Le danger d’une telle visée est que le DN de la BEAC occupe une place stratégiquement sensible en termes d’image de la République centrafricaine, surtout à une période charnière où le pays rentre dans une phase de reconstruction post-conflit et qu’il a grand besoin de l’aide de la communauté internationale. Pourtant, toute l’attention devrait se focaliser sur les vrais enjeux sous-régionaux de l’heure qui se recentrent sur la présidence de la COBAC qui devrait revenir cette année, selon le principe de la rotation, à la République centrafricaine. Histoire pour les autorités et le peuple centrafricain de porter leur choix élitiste sur un digne fils du pays pour représenter la RCA à ce poste. Ce qui porte à croire qu’à l’approche de cette échéance, les vieux démons entendent mettre toute la batterie en marche, en vue tout simplement de créer la diversion autour de l’essentiel et faire échouer le pays.

Quant au feuilleton Ali Chaïbou, et de mémoire, ce n’est pas une première que des poux soient cherchés sur le crâne nu de ce dernier. L’on se souviendra que lorsqu’il était question de prendre le successeur de Simplice Mathieu Sarandji à la Primature, le nom de ce fils du pays a déjà fait le buzz dans les média. Pourtant, ses actions sociales très saluées à Birao auprès de la population, ponctuées par le fort soutien à la réussite des festivités du 1er Décembre, etc. n’avaient comme seule justification : qu’il est ressortissant de Birao.

D’ailleurs, le DN de la BEAC est lui-même le Président de l’Association des ressortissants de la Vakaga, donc normal de poser des actes positifs, soit au nom de l’Association, soit en son nom comme fils de Vakaga. D’ailleurs bientôt, la Loi sur la décentralisation sera votée par l’Assemblée nationale – Loi qui donne plein pouvoir au développement local qui passera inéluctablement par la mobilisation des filles et fils de chaque région du pays.

L’on se pose donc la question, en quoi un tel postulat devrait faire assimiler le DN de la BEAC aux groupes armés. Peut-être qu’il s’agit de tout simplement de lancer une pierre sur une mangue mure, notamment sur un fils du pays qui entend apporte du positif pour l’épanouissement de ses concitoyens. Dans le cas contraire, seul l’avenir en dira plus.

 

Copyright2020CNC.

Centrafrique : quand tu ne sais pas où tu vas, regarde d’où tu viens !

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Les enfants jouent au football sur un terrain à Bria, dans la préfecture de Haute-Kotto, au centre-nord de la République centrafricaine. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Bangui (République centrafricaine ) – Comme tous les jeunes du monde, la jeunesse de Centrafrique regarde vers l’avenir, s’intéresse aux nouvelles technologies, pratique des sports venus d’ailleurs, écoute et danse sur des musiques actuelles, invente la mode de demain et partage tout sur les réseaux sociaux.

Toutefois, il suffit d’un simple rythme traditionnel pour raviver les gestes des danses d’autrefois qui sommeillent dans les gènes des jeunes Centrafricains.

 

Les racines du passé sont profondément ancrées mais peuvent surgir à tout moment pour apporter du sens à l’expression artistique.

La pratique sportive n’est pas en reste et bien que le ballon fait l’unanimité dans les quartiers de Bangui pour un match de football ou de basket-ball, certaines pratiques ancestrales interpellent, intéressent et attirent de nouveaux adeptes.

A l’âge où l’on se sent fort il est normal de vouloir se mesurer aux autres et la lutte traditionnelle, qui depuis quelques années retrouve un second souffle en Centrafrique, est l’activité idéale pour s’affronter dans le respect de l’adversaire. En effet, ce sport quelque part entre le sumo japonais et la lutte gréco-romaine se pratique dans tous les arrondissements de Bangui et les jeunes peuvent y apprendre les gestes du combat au corps à corps éprouvés par leurs aînés eux-mêmes initiés par les anciens. Cette transmission intergénérationnelle est garante de la tradition et permet au novice de s’inscrire dans une démarche de retour aux sources et à l’âme de ce sport. Car comme le dit l’adage, sans la technique la force n’est rien !

Pour exercer son adresse il y a aussi le Ngbaba qui se joue avec des crosses en bois de préférence de goyavier et un palet ou rondelle. Bien qu’il y a un retour timide de ce jeu traditionnel et unique au pays de Boganda, dès qu’une partie se joue, nombreux sont les participants et le public pour commenter les prouesses des deux équipes qui se font face.

Ce sport, qui a bien failli disparaître du paysage centrafricain, semble être inspiré du hockey mais ses origines pourraient être beaucoup plus anciennes voire antiques. En effet, les jeux de crosses sont pratiqués depuis l’Antiquité en Afrique et le Ngbaba serait un héritage des rites d’initiation de certaines tribus de la région. Autrefois, les équipes se déplaçaient de quartier en quartier pour s’affronter et le jeu était un facteur de cohésion sociale. Aujourd’hui, le Ngbaba est d’abord un sport de rue accessible au plus grand nombre qui rappelle aux gens de bons souvenirs de leur enfance et pour les plus jeunes apporte les valeurs de partage et de joie de la vie en communauté.

 

La jeunesse de Centrafrique, à l’image de son pays, se reconstruit depuis la dernière crise dans une volonté de paix et veut pouvoir comme tous les jeunes du monde profiter de la vie et du vivre ensemble. Tournée vers l’avenir, la jeunesse du pays avance tout en gardant en elle l’instinct du passé issu des traditions qui ont forgé l’âme du centre de l’Afrique.

 

Adama Bria

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URGENT : terrible accident de circulation du cortège du Premier ministre Firmin Ngrebada.

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Centrafrique.com/rondpoint-du-quatrieme-arrondissement-avec-la-statue-du-soldat-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Rondpoint du quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.
Rondpoint du quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.

 

Bangui (République centrafricaine ) – L’incident a eu lieu il y’a quelques minutes au croisement du quatrième arrondissement de Bangui. Selon nos informations, le véhicule du cortège impliqué dans cet accident appartient au contingent rwandais de la Minusca affecté au service de protection du Premier ministre.

 

Les faits sont très graves, selon les témoins de la scène interrogés par CNC qui parlent de triples tonneaux du véhicule au moment de l’accident.

Selon eux, vers 15h30, le cortège du Premier ministre Firmin NGRÉBADA, en provenance du PK12 à destination du centre-ville, est arrivé au croisement du quatrième arrondissement. Les voies se sont très vite dégagées et la quasi-totalité des véhicules du cortège arrive à franchir le croisement malgré une circulation assez dense dans le secteur. Mais le dernier véhicule, un pick-up du contingent rwandais de la Minusca, pour des raisons encore inconnues, percute violemment le trottoir en pleine vitesse.

Vu l’impact violent du choc, le véhicule a été propulsé avec de triples tonneaux spectaculaires à plus de 100 mètres du lieu de l’impact.

Pour l’heure, on ignore s’il y a des morts et des blessés parmi les membres de l’équipage.

Quant aux autres véhicules du cortège du Premier ministre, ils continuent leur route comme rien n’était.

Par ailleurs, le véhicule accidenté, qui a percuté le bar la verdure après son triple tonneau, est toujours coincé entre les quatre murs, et les forces de l’ordre, dépêchés sur le lieu de l’accident, viennent d’arriver sur place.

Aux dernières nouvelles, le véhicule des rwandais aurait percuté aussi un pick-up privé dans cet accident.

 

Anselme Mbata

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RCA : Pourquoi la candidature de Martin ZIGUELE à la prochaine présidentielle commence déjà à déranger certains.

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Centrafrique.com/rca-la-candidature-de-martin-ziguele-a-la-prochaine-presidentielle-reveille-les-vieux-demons/martin-ziguele-750×500/” rel=”attachment wp-att-36620 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L'honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, investi candidat à la prochaine présidentielle de 2020. Photo de courtoisie.
L’honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, investi candidat à la prochaine présidentielle de 2020. Photo de courtoisie.

 

Bangui (République centrafricaine) – Depuis le retour clandestin au pays de François Bozizé en décembre 2019, un certain nombre de ses anciens griots et thuriféraires comme Zama Javan Papa et autre Mathurin Dimbélé Nakoé désormais en rupture de ban avec le KNK et son fondateur, mais toujours dans le but de continuer à remplir leur estomac, ont changé de camp et se sont reconvertis pour faire le même boulot cette fois-ci au profit du président Touadéra et son MCU à travers un soi-disant Mouvement Centrafrique Debout. C’est ainsi qu’aussi surprenant que cela puisse être, ils ont pu accéder sans la moindre difficulté aux antennes de la station nationale de Radio Centrafrique pour crier haro sur leur ancien patron Yangouvonda tout juste revenu d’exil, dénonçant et condamnant de façon véhémente ses intentions belliqueuses de revanche et volonté d’orchestrer un coup de force pour reconquérir son fauteuil perdu par la faute de la coalition Séléka.

 

Ce jour 16 mars 2020, les mêmes énergumènes ont réussi à faire une nouvelle incursion aux mêmes antennes de Radio Centrafrique pour s’en prendre gratuitement en Français et Sango à Martin Ziguélé, président du parti politique MLPC et député de Bocaranga 3, proférant sur lui des tonnes d’insultes et le traitant de tous les noms d’oiseau. Ce que ces nouveaux griots du pouvoir de Touadera reprochent à Martin Ziguélé c’est de n’avoir pas pris part aux cérémonies de l’an 1 de l’Accord Politique de Paix pour la Réconciliation en RCA qui ont eu lieu au Palais de la Renaissance le 6 février 2020 en la présence entre autres des seigneurs de guerre Ali Darassa de l’UPC, Sidiki Abass des 3R, Alkhatim du MPC, ceux-là mêmes qui sèment la mort et la désolation dans une grande partie de notre territoire national et que Martin Ziguélé n’a eu de cesse de traiter de mercenaires étrangers et de condamner leurs nombreux crimes de sang et pillage de nos ressources naturelles.

Toujours à en croire ces procureurs d’un genre nouveau qui ont décidé d’instruire sur Radio Centrafrique le procès en sorcellerie de Martin Ziguélé, car à partir du moment où ce dernier et son parti sont dans une alliance politique avec le président Touadera, il ne devrait plus s’autoriser la moindre critique sur ce qui ne va pas dans le pays et fermer plutôt sa gueule. C’est quand même une assez curieuse conception de la liberté d’expression dans un pays qui se dit démocratique. Ce sont ces mêmes griots qui ont conduit Bozize Yangouvonda dans le mur situation qui l’a obligé à s’enfuir devant les hordes Seleka, tout général d’armée qu’il se prenait. Qui est Mathurin Dimbélé sinon celui-là même qui sous le règne de Bozizé, était DG de la SOCASP et s’est illustré par de colossaux détournements de deniers publics et mis par terre cette boîte qui devrait veiller au stockage et à l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Il devrait dormir encore en prison jusqu’ici. Or dans ce pays où l’impunité est la règle, non seulement Dimbélé n’est pas en prison mais s’est fait élire député et vient d’être encore élu pour la seconde fois 2ème vice-président du bureau de l’Assemblée. Il en va ainsi de notre pays. Prime aux voleurs et truands donc !

Que dire de Zama Javan Papa ? Un ancien vendeur de pain qui a réussi à se faire embaucher à la CBCA avant de se faire virer pour malversation et finir griot de Bozizé Yangouvonda  et du KNK pour se retourner à présent contre le même fondateur du KNK. Ce sont ce genre de personnages que la classe politique centrafricaine s’honorerait à extirper de ses rangs. Les  transhumants et autres « retourneurs » de veste devraient tous être montrés du doigt. Peut-on sérieusement reprocher à Martin Ziguélé d’exiger et de faire sans cesse appel aux garants et facilitateurs de l’Accord de Paix de prendre leurs responsabilités et veiller au strict respect des termes de cet Accord, surtout du côté des seigneurs de guerre qui l’ont signé, qui continuent d’en violer les dispositions en faisant couler indéfiniment le sang des fils du pays. Doit-on déverser sur lui des torrents d’insultes parce que le récent congrès ordinaire de son parti vient non seulement de le reconduire à sa tête à l’unanimité mais cerise sur le gâteau, l’a choisi comme candidat aux prochaines élections présidentielles.

Le président Touadera doit faire très attention afin que tous les « chercher à manger » et autres griots qui gravitent autour de lui et au MCU ne lui font ce qu’ils ont fait à Yangouvonda. L’extrême facilité avec laquelle ceux-ci parviennent aux antennes de Radio Centrafrique qui n’est pourtant pas leur propriété, est inadmissible et doit cesser. Le seul crime de Martin Ziguélé est d’appeler sans cesse à la réduction des capacités militaires des groupes armés ayant à leur tête les seigneurs de guerre étrangers comme Ali Darassa, Sidiki Abass, et autre Alkhatim. En s’en prenant à Martin Ziguélé avec une telle virulence, le Mouvement Centrafrique Debout de Mathurin Dimbélé et Zama Javan Papa se fait objectivement l’avocat de ses assassins de nos compatriotes de l’arrière-pays. Que les Centrafricains le sachent ainsi… !

 

Alin Nzilo

Directeur de Publications

Du CNC

 

RCA : deux morts et un blessé dans une embuscade contre une patrouille de la Minusca à Ndélé.

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Un blindé des forces de la Minusca, en patrouille dans la ville de Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.

 

 

Ndélé (République centrafricaine ) – Les faits se sont produits ce dimanche 15 mars, à trois kilomètres à la sortie nord-ouest de la ville, sur l’axe de Birao. Les assaillants ont pris la fuite après plusieurs minutes d’échange des tirs avec les forces pakistanaises de la Minusca. Le bilan fait état d’au moins  deux morts et un blessé lors des échanges des tirs, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Selon nos informations, les assaillants, qui ont tendu cette embuscade  contre une patrouille de la Minusca, conduite par une équipe du contingent pakistanais, à trois kilomètres de la ville de Ndélé, à la sortie nord-ouest sur l’axe Birao, ce dimanche 15 mars aux environs de 17 heures, sont bel et bien des éléments rebelles Goula du RPRC qui se sont positionnés aux alentours de la ville de Ndélé après leurs affrontements avec les rebelles du FPRC la semaine dernière.

Interrogée par CNC, une source militaire pakistanaise, basée  à Ndélé, explique qu’au moment de passage de leur patrouille à trois kilomètres de la ville.

Sur l’axe Birao, un homme en civil, sans armes,  est sorti de la brousse en leur faisant signe du stop.

Croyant à un appel de détresse, la patrouille s’est arrêtée à quelques mètres de l’homme. À leur grande surprise, des dizaines d’hommes lourdement armés sont sortis de la brousse et ont commencé à tirer sur eux. Après plusieurs minutes d’échanges des tirs, les assaillants se sont repliés, laissant derrière eux deux corps sans vie de leurs compagnons d’armes.

Du côté de la Minusca, on déplore un blessé qui est déjà transféré ce lundi à Bangui pour des soins appropriés.

Rappelons que le même jour de l’attaque, c’est-à-dire ce dimanche 15 mars,un soldat du contingent burundais de la Minusca a été tué par des miliciens Anti-Balaka dans la localité de Grimari, dans la préfecture de l’Ouaka, au centre de la République centrafricaine.

 

Moïse Banafio

Envoyé spécial du CNC à Ndélé

Copyright2020CNC.

Le Covid-19 se propage aussi en Afrique

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Le Covid-19 se propage aussi en Afrique

Abidjan (Côte d’Ivoire) – 16 mars 2020 21:29

Au Libéria, le patient testé positif est le chef de l’Agence de protection de l’environnement. Celui-ci est récemment rentré à Monrovia en provenance de Suisse. Pour éviter toute propagation du virus, le président George Weah a déclaré que désormais tous les voyages en provenance de pays ayant enregistré plus de 200 cas de coronavirus seraient interdits de voyager vers le Liberia.
En Côte d’Ivoire où trois nouveaux cas ont été déclarés portant à quatre le nombre de personnes testées positives au coronavirus, le Festival des musiques urbaines (Femua) prévu à la mi-avril, à Abidjan par le célèbre groupe ivoirien Magic System, a été reporté sine die.
De nouvelles mesures drastiques ont été prises par le Maroc. Pour contenir la propagation du nouveau coronavirus, Rabat a décidé que tous les cafés, les restaurants mais aussi des mosquées seront fermées jusqu’à nouvel ordre.
Des experts africains se mobilisent
Pour faire face au virus coronavirus, les pays d’Afrique peuvent s’appuyer sur l’expérience acquise au cours des précédentes épidémies d’Ebola en République démocratique du Congo et en Afrique de l’Ouest.
Ainsi, les représentants de laboratoires de quinze pays du continent travaillent étroitement avec l’Institut pasteur de Dakar pour améliorer le test rapide sur le Covid 19.
Covid-19 : l’Afrique peut-elle faire face à une propagation du virus ?
Actuellement, la durée d’un test au coronavirus en Guinée par exemple est de 10 h, nous a confié le Dr. Sakoba Keita, reponsable de la riposte. Ce qui fait dire à de plus en plus d’observateurs qu’il y aurait plus de cas de coronavirus en Afrique que le nombre officiel déclaré. 

Avec DW français

RCA : un casque-bleu burundais de la Minusca abattu par les Anti-Balaka à Grimari.

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Un soldat de la Minusca sur un blindé de la Minusca lors de l’opération “Mo Kiri” le premier février 2020.

 

 

Bangui (République centrafricaine ) – Un casque bleu du contingent burundais de la MINUSCA a été tué dimanche après-midi à Grimari, préfecture de la Ouaka (centre de la République centrafricaine), alors que lui et ses collègues tentaient de stopper une attaque lancée sur la ville par les éléments armés de la milice Anti-Balaka sous le commandement direct du dénommé Dimitri Ayoloma.

 

L’incident a eu lieu après l’entrée dans cette ville située à l’ouest de Bambari, d’éléments armés Anti-Balaka, qui ont immédiatement ouvert le feu sur les domiciles du sous-préfet et du maire, semant la panique au sein de la population. Conformément au mandat de protection des civils de la MINUSCA, les casques bleus du poste militaire avancé de la Mission sont immédiatement intervenus pour mettre fin à l’attaque. L’un d’entre eux a été mortellement touché par les Anti-Balaka, qui ont délibérément ouvert le feu sur les soldats de la paix.

Le Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et Chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye,condamne avec fermeté cet acte odieux ayant coûté la vie à l’un des soldats de la paix. « Cette attaque contre la ville de Grimari et les casques bleus est inadmissible et constitue un crime grave relevant de la compétence des juridictions nationales et internationales. Le leader de ces éléments armés, Dimitri Ayoloma, ainsi que tous les auteurs et complices de l’attaque devront répondre de leurs actes devant la justice », a précisé Mankeur Ndiaye, rappelant que toute atteinte à la vie d’un soldat de la paix peut être considérée comme un crime de guerre et passible de poursuites par la justice nationale ou internationale.

Le Représentant spécial et tout le personnel de la MINUSCA présentent leurs condoléances attristées à la famille du casque bleu ainsi qu’au peuple et au Gouvernement du Burundi.

La Force de la MINUSCA a renforcé les patrouilles à Grimari pour sécuriser les populations et prévenir d’autres incidents.

 

Avec la Minusca

Centrafrique : quand les mercenaires russes pratiquent une désinformation abjecte plutôt que d’assumer leurs actes !

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Les Mercenaires russes dans un véhicule de la gendarmerie centrafricaine dans une rue de la capitale de Bangui. Photo AFP.

 

Bangui (République centrafricaine ) – A travers l’accident de la route survenu dimanche dernier dans le 4ème arrondissement de Bangui à hauteur du quartier Gobongo, les Centrafricains peuvent constater tout le cynisme et la fourberie dont certains Russes sont capables!

 

Il est près de 20h00 dimanche dernier lorsqu’un véhicule de la mission russe à bord duquel se trouvaient deux mercenaires de la Wagner percute violemment un taxi moto qui circulait tranquillement.

Malheureusement, les accidents surviennent parfois et dans ce cas-là, il faut tout faire pour porter assistance aux victimes. Seulement voilà, au lieu de cela, les Russes ont tenté de s’échapper plutôt que d’aider la victime ce qui est tout simplement de la non-assistance de personne en danger et du délit de fuite.

Cela était sans compter sur le courage dont font preuve les Centrafricains qui se sont mis à poursuivre ces impétrants. Plusieurs motos taxis ont réussi à rattraper le véhicule et à le bloquer une première fois avant que ce dernier ne s’échappe de nouveau ! Une deuxième course poursuite permet aux valeureux conducteurs de nombreuses motos-taxis de stopper le véhicule dangereux avant d’exiger de la part des Russes des explications. Au lieu de ça, le conducteur russe menace la population de son arme et tire même à plusieurs reprises pour disperser la foule ! Il faut l’intervention des FSI pour sauver les deux protagonistes d’un lynchage par la population excédée par ce comportement inhumain.

Face à cette situation et au lieu de reconnaître leurs méfaits, les Russes mettent tout en œuvre pour tenter de faire croire aux Centrafricains qu’ils ne sont en rien mêlés à cet accident. Après avoir voulu s’échapper, voilà qu’ils mentent une fois encore. Et pour preuve !

La première étape de leur tentative de manipulation consiste à rapidement produire de faux articles visant à travestir la réalité et à les faire diffuser dans les journaux centrafricains qui sont à leur botte. Ils ont publié dès mardi un article fort mal rédigé (probablement traduit par Google) qui vise à faire porter le chapeau à la France. Or, l’ambassade de France a fait savoir qu’aucun ressortissant français, civil ou militaire, n’était concerné par cet accident. En plus de l’odieuse manipulation mise en œuvre, cela montre à quel point une certaine presse travaille en faisant fi de toute déontologie et en ne prenant pas soin de vérifier ses informations.

Pour poursuivre dans l’ignominie, les Russes sont allés ensuite intimider et même menacer la population si cette dernière témoignait de ce qu’elle avait vu.

Ne reculant devant rien, la radio Lengo Songo, montée et financée par les Russes de la société minière Lobaye Invest, a même conduit une réunion en urgence pour établir les messages à diffuser sur leurs ondes dans le seul but de masquer la vérité à ses auditeurs centrafricains.

Voilà le vrai visage des Russes censés aider le Centrafrique à se redresser. Dénués de tout scrupule. Mercenaires ayant perdu le sens de l’honneur militaire et guidés seulement par leurs propres intérêts. Et dire que ce sont les mêmes qui murmurent à l’oreille de notre élite…

 

Copyright2020CNC.

RCA : ET SI LES SANCTIONS CONTRE LES DÉPUTÉS DU RDC ÉTAIENT ILLÉGALES ?

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Centrafrique.com/centrafrique-le-rassemblement-democratique-centrafricain-appelle-les-partis-politiques-a-une-concertation/desire_zanga_kolinga_corbeaunews-5/” rel=”attachment wp-att-34198 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>désiré kolingba
Le Président du parti RDC Désiré Zanga Kolingba

 

Bangui (République centrafricaine ) – Il y a une constante en politique en République Centrafricaine. À la veille des élections présidentielles, des tsunamis surgissent régulièrement dans les partis politiques. Ces éruptions volcaniques sont tellement puissantes qu’elles engloutissent assez-souvent sans coup férir des dirigeants et militants politiques.

Le parti Rassemblement Démocratique Centrafricain n’échappe pas à cette constante. À plusieurs reprises, ce parti a connu ce genre de tremblement de terre. On peut dire sans se tromper que cette formation politique est dans l’œil du cyclone.

 

Il y a quelques semaines, le RDC est revenu sur le devant de la scène en prononçant des sanctions à l’encontre de certains de ses membres en l’occurrence les députés du parti à l’Assemblée Nationale.

Si cette question a fait couler beaucoup d’encre, il y a lieu d’y revenir avec une analyse à froid tant les tensions se sont un peu apaisées.

 

Les éléments de la décision de sanction contestée.

 

Tout a commencé après les élections présidentielles de 2016. Alors que le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) avait vainement envisagé de rallier le candidat Faustin Archange TOUADERA arrivé en tête à l’issue du premier tour de cette élection, il a pu signer un accord de gouvernement avec l’URCA qui était en seconde position. Étant précisé que le RDC était parvenu à se hisser à la troisième position lors de cette compétition électorale nationale.

Le nouveau Président de la République élu avait lancé un appel à l’unité pour sauver la République eu égard à la crise militaro-politique dans laquelle le pays était englué. C’est ainsi qu’au nom de cette Union Sacrée, le RDC a rejoint la majorité présidentielle. En contre-partie, cette formation a eu droit à un poste ministériel et la nomination de quelques-uns de ses cadres au sein de l’Administration nationale et à l’Assemblée Nationale.

 

Ce soutien sans faille du début a commencé à se déliter petit à petit sous les critiques d’une frange de la base et de l’organisation de la jeunesse du parti. L’estocade a été portée par la Fédération France-Europe du RDC pour qui cette appartenance à la majorité présidentielle n’apportait rien au parti d’autant plus que la mauvaise gouvernance actuelle du pays ne permet pas de résoudre la crise centrafricaine de manière durable.

 

La question du départ du RDC de la majorité présidentielle fut alors portée au bureau politique du parti. Faute de consensus ou de majorité, elle fut renvoyée pour être tranchée par le Congrès du parti.

Le sujet fut remis à l’ordre du jour de la réunion du Bureau Politique du samedi 26 octobre 2019. Dans le communiqué de presse publié à l’issue de ladite réunion sous la plume du Secrétaire Général du parti, on pouvait y lire : « le Bureau Politique du Rassemblement Démocratique Centrafricain s’est réuni le samedi 26 octobre 2019, après avoir débattu pendant plusieurs semaines son positionnement d’une part, et afin d’éviter toute amalgame et tergiversation au regard du contexte politique et sécuritaire du pays d’autre part, a décidé du retrait immédiat du parti de toutes les alliances et regroupement politiques ». Et de poursuivre, « cette décision entraine le retrait du groupe parlementaire du Rassemblement Démocratique Centrafricain de l’intergroupe la Majorité à l’Assemblée Nationale » mais aussi de la démission du gouvernement de la seule Ministre du RDC.

Il semblerait que ce retrait n’aurait pas fait l’objet de débat pendant cette réunion. Que la décision aurait été prise unilatéralement par le Président du Rassemblement Démocratique Centrafricain. Le bureau politique n’a pas eu à délibérer. La question que l’on peut se poser est de savoir si les textes juridiques permettent-ils au Président du parti de prendre seul cette décision ?

 

Les députés dudit parti à l’Assemblée Nationale, dans une déclaration du 28 octobre 2019, se sont prononcés contre ce retrait après s’être concertés lors d’une réunion. Dans un communiqué officiel, les députés du parti, tout réaffirmant leur appartenance au RDC, leur parti politique, ont rejeté en bloc cette décision du président du parti de retrait de la majorité présidentielle en qualifiant cette décision, de décision unilatérale et personnelle.

 

Cette position provoqua la colère du Président du parti qui, par décision n°011/RDC/P.19 du 06 novembre 2019 radia le 1er Vice-président du parti ainsi que le Président du groupe parlementaire du RDC à l’Assemblée Nationale et par décision n°010/RDC/P.19 du 06 novembre 2019, exclua temporairement quatre (4) députés du parti.

 

La question est de savoir si ces décisions étaient juridiquement fondées au regard aux textes qui régissent le fonctionnement du RDC ?

 

De l’illégalité de la sanction de radiation et d’exclusion temporaire des députés membres du RDC

Les statuts du RDC qui font office de loi fondamentale du parti adoptés par l’Assemblée Générale constitutive des 6 et 7 février 1987 ainsi que le Règlement Intérieur ont fixé règles de fonctionnement du parti. Ainsi, toutes les décisions de sanctions doivent être prises selon ces textes.

Aux termes des dispositions de l’article 11 des statuts du parti, la qualité de membre se perd par la radiation prononcée par le Comité Directeur qui est le deuxième organe de délibération.

Le Comité Directeur, selon l’article 19 des statuts du parti, délibère sur les questions concernant l’organisation et le fonctionnement du RDC.

La décision n°011/RDC/P.19 du 06 novembre 2019 de radiation du 1er Vice-président du parti et du Président du groupe parlementaire du RDC à l’Assemblée Nationale indique comme motifs : haute trahison, désobéissance, indiscipline caractérisée et intelligence avec un parti concurrent.

La décision de radiation pré-citée est fondée sur les dispositions des articles 10, 11 alinéa 6 des Statuts et les articles 32-1 et suivants ainsi que l’article 32-7 du Règlement Intérieur.

L’article 32-1 définit la nature des fautes et fixe les degrés de sanctions encourues par les contrevenants. Il existe ainsi deux (2) degrés sanctions. L’avertissement, le blâme et la déchéance de fonction constituent le premier degré de sanctions. L’exclusion temporaire et la radiation du parti forment le second degré.

 

Cet article définit les sanctions. C’est ainsi qu’on entend par « intelligence avec un parti concurrent notamment le fait de lui livrer des informations confidentielles, s’entendre avec lui pour nuire aux intérêts du RDC ou de le déstabiliser ». En cas de désobéissance et indiscipline caractérisées (récidive à la désobéissance ou indiscipline), refus ouvert de se conformer aux consignes et directives du parti, la sanction encourue est l’exclusion temporaire. La récidive à l’indiscipline caractérisée, intelligence avec un parti concurrent, trahison, corruption, détournement des biens du Parti, destruction des biens du parti sont punis de la radiation.

 

Le Règlement Intérieur du parti RDC fixe également la procédure à suivre en cas de sanction.

C’est ainsi que, pour les cas qui nous intéressent ici, selon l’article 32.4, « la déchéance de fonction et l’exclusion temporaire des membres des Comités fédéraux et des membres du Bureau politique, à l’exclusion du Président et des Vice-Présidents sont prononcées par le Bureau Politique, convoqué en formation disciplinaire ».

 

Ces décisions de déchéance et d’exclusion temporaire prises du Bureau Politique sont susceptibles d’appel devant le Comité Directeur dans un délai de quinze (15) jours. Étant précisé que l’appel n’est pas suspensif.

 

Par ailleurs, jusqu’à la décision du Comité Directeur qui peut se prononcer selon la procédure d’urgence, en consultation à domicile des membres, ou en session extraordinaire, le Bureau Politique peut prendre toutes les mesures conservatoires conformes aux intérêts du Parti, nous dit l’article 32.4 alinéa 3.

 

Le Règlement Intérieur nous précise dans son article 32.4 alinéa 4 que c’est le Congrès, l’organe suprême du parti qui est compétent de prononcer la déchéance de fonction et l’exclusion des membres du Comité Directeur.

 

Mais toutefois, le Président du Parti a le pouvoir d’exclure temporairement les membres du Comité Directeur à titre conservatoire en attendant la tenue du Congrès, ce après consultation à domicile des membres du Comité Directeur selon la procédure d’urgence prévue par le Règlement Intérieur.

 

Cependant l’article 32.4 in fine prévoit que le mis en cause doit être invité à présenter oralement ou par écrit ses moyens de défense et se faire assister de deux (2) membres de son choix.

 

S’agissant de manquements aux textes du Parti par un membre du Bureau Politique, l’article 32.6 du Règlement Intérieur prévoit que ce dernier est immédiatement suspendu par le Président qui le traduit devant le Bureau Politique érigé en organe disciplinaire. Le présumé fautif doit d’abord recevoir la communication de son dossier. Ensuite, il est invité par le Secrétaire Général du parti à présenter par écrit ses moyens de défense dans un délai de quarante-huit (48) heures. Enfin, il se fait assister par deux (2) membres ou cadres du parti.   Ce dernier est informé au moins vingt-quatre (24) heures avant la tenue de son « procès » devant le Bureau Politique qui siège en formation disciplinaire.

 

Après la présentation de ses moyens, ses défenseurs et lui se retirent. Le Bureau Politique délibère à huis-clos et la sanction retenue lui est communiquée.

 

Aux termes de l’article 32.7 du Règlement Intérieur du parti RDC, « dans les cas flagrants de trahison ou intelligence avec un parti concurrent, de récidive à l’indiscipline caractérisée, le Bureau Politique peut décider sans délai de la radiation d’un membre du Rassemblement Démocratique Centrafricain, en application des dispositions de l’article 11 alinéa 3 des Statuts ».

Le cadre de juridique des sanctions prononcées par décision n°011/RDC/P.19 du 06 novembre 2019 contre le 1er Vice-président du parti et le Président du groupe parlementaire du RDC à l’Assemblée Nationale ainsi que celles prises par décision n°010/RDC/P.19 du 06 novembre 2019 contre les quatre (4) députés étant précisé, analysons à présent les faits en rapport à ces fondements juridiques.

 

Le 1er Vice-président du parti et le Président du groupe parlementaire du RDC à l’Assemblée Nationale sont radié pour : « haute trahison, désobéissance, indiscipline caractérisée et intelligence avec un parti politique concurrent ».

 

La première chose qui saute aux yeux, c’est que l’infraction de haute trahison ne figure pas dans la nomenclature des infractions indiquées par le Règlement Intérieur du parti RDC.

Question : comment peut-on radier des membres d’un parti politique sur la base d’une infraction imaginaire ?

La réponse à cette question est absolument négative. Pour les juristes, le principe de légalité des délits et des peines (nulla poena sine lege) indique qu’un individu ne doit être pénalement condamné qu’en vertu d’un texte précis et non équivoque.

 

Les Statuts et le Règlement Intérieur du RDC n’ayant pas prévu cette « infraction », il est évident que cette sanction de radiation fondée sur ce motif est irrégulière.

 

Le motif relatif à « l’intelligence avec un parti politique concurrent » prête à sourire.  Le parti RDC a, pendant plusieurs années, fait partie de la majorité présidentielle dans le cadre du pacte de « l’union sacrée ». À ce titre, il a entretenu des relations étroites avec de nombreux partis politiques de la majorité présidentielle dont le Mouvement Cœurs Unis, le parti présidentiel nouvellement créé. Ce n’est que le 28 octobre 2019 que le Président du RDC a décidé du retrait immédiat du parti de toutes alliances et regroupements politiques ». Le même document indique que le parti n’exclut pas de négocier et conclure d’autres alliances politiques.

 

Ce communiqué a précédé une décision de la Présidence du parti en date du 29 octobre 2019 ayant pour objet la suspension du RDC des « accords et appartenances à diverses plates-formes politiques » et le « retrait du groupe parlementaire du RDC de l’intergroupe parlementaire de la majorité à l’Assemblée Nationale ».

Cette décision même si est contestée et contestable prive-t-elle les membres du Bureau Politique et les députés du RDC de leur liberté de rencontrer à titre individuel les membres d’autres partis politiques amis d’hier ? Cette sanction a-t-elle prise sur la base des preuves suffisamment étayées ? Il y a des doutes qui devraient être levées à ce titre afin de donner la crédibilité à cette décision.

Peut-on qualifier de l’intelligence ou de haute trahison la seule contestation d’une décision interne prise par le président du parti ? Et en quoi le fait de contester une décision emporte la sanction de haute trahison ?

C’est cette décision qui a mis le feu aux poudres. Il ne m’appartient pas de juger de l’opportunité de ces décisions.

Ce qui retient l’attention ici, c’est la procédure de la prise de ces décisions de sanctions.

Si l’on se réfère aux textes fondamentaux du parti RDC, la procédure de sanctions prévue, ces différentes décisions prises tout de go dans les deux cas, celle relative à la radiation du 1er Vice-président et du Président du groupe parlementaire à l’Assemblée Nationale et celle excluant temporaire des députés n’ont pas été prises selon les règles de l’art.

Prenons par exemple l’exclusion temporaire des députés que dit le Règlement Intérieur ?

Les députés, aux termes de l’article 20 des statuts du RDC, sont membres de droit du Comité Directeur.

Que l’article 32.4 du Règlement Intérieur prévoit que la déchéance de fonction et l’exclusion temporaire des membres du Comité Directeur sont prononcées par le Congrès. Mais toutefois, il est reconnu au reconnu au Président du Parti le pouvoir d’exclusion temporaire des membres du Comité Directeur à titre conservatoire « en attendant la tenue du Congrès après consultation à domicile des membres du Comité Directeur, selon la procédure d’urgence ».

Est-ce que les mis en cause ont-ils été entendus ? Ont-ils eu l’opportunité d’être entendus en présence des cadres du parti pouvant assurer leur défense ? A-t-on consulté les autres membres du Comité Directeur comme prévu par les textes du parti RDC ?

S’agissant de la sanction prononcée contre le 1er Vice-président du parti et le Président du groupe parlementaire du RDC à l’Assemblée Nationale, elle est en partie fondée sur les dispositions de l’article 32.7 du Règlement Intérieur du parti RDC. Ce texte vise le cas de flagrance de trahison ou d’intelligence caractérisée avec un parti concurrent, de récidive à l’indiscipline. Dans ce contexte le Bureau Politique peut décider sans délai de la radiation d’un membre du Rassemblement Démocratique Centrafricain, en application des dispositions de l’article 11 alinéa 3 des Statuts.

Il convient de relever d’abord que le texte ne dit pas que le Bureau Politique doit décider. Le Bureau Politique a simplement la faculté de radier le membre du parti.

Ensuite l’article 11 alinéa 3 des Statuts en substance que la radiation est prononcée est prononcée par le Comité Directeur dans l’attente de la tenue du Congrès du parti qui est l’instance suprême du parti.

À ce titre, le Président n’a que le pouvoir de sanction à titre conservatoire. Or, ce n’est pas ce qui ressort des décisions prises.

Enfin, l’auteur de la décision n’apporte pas les preuves de la flagrance de trahison ou de l’intelligence avec le parti concurrent.

De ce qui précède, ces allégations sont infondées. Et par conséquence, les décisions prises sont manifestement illégales. Elles pourront est être annulées par le juge si les concernés arrivaient à les lui déférer dans le cadre du contentieux.

 

La paix des braves pour l’intérêt général du parti.

 

Le RDC a encore vécu une grave crise. Pour la première fois de son histoire, il est privé de parole au sein de l’Assemblée Nationale puisque les députés exclus sont interdits de parler au nom du RDC. Cette exclusion prive également le parti de la manne financière des députés quand on sait que pour les élections à venir le RDC a besoin de l’argent pour battre compagne, il y a lieu de s’inquiéter.

Aussi, les députés exclus ont aussi une base électorale et des partisans qu’ils pourraient mobiliser pour leurs propres comptes lors des élections au détriment du RDC.

Il y a toujours eu des crises dans les partis politiques. Les exemples de grands partis politiques occidentaux sont là pour nous édifier. Nous avons Edouard BALLADUR, Nicolas SARKOZY d’un côté et Jacques CHIRAC et Philippe SEGUIN s’étripés lors des élections présidentielles mais ils ont fini par se réconcilier dans l’intérêt de leur parti, le RPR. Nous avons également les ténors du parti socialiste français au congrès de Rennes se battre comme des chiffonniers puis, ils ont pu se réconcilier.

Il est vivement souhaitable au nom du renouveau du parti RDC ainsi que les enjeux de Paix, de Réconciliation, du Vivre Ensemble dont le pays a besoin pour son émergence que les acteurs de cette crise politique interne du parti se dépassement et fassent la paix de brave.

Il y a donc de lieu de régler de manière définitive ce différend. Deux lieux sont indiqués à cet effet : un Comité de sages créé spécialement par le parti ou en dehors du parti et le Congrès du RDC. Le plus tôt serait le mieux eu égard aux échéances électorales 2020-2021.

 

Gaston KONGBRÉ

Copyright2020CNC.

 

 

 

 

RCA : afflux massif de populations fuyant les violences vers le Soudan

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Centrafrique.com/rca-birao-le-mlcj-menace-de-penetrer-militairement-dans-les-camps-des-deplaces/des-combattants-dans-un-pickup/” rel=”attachment wp-att-35726 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des combattants rebelles de l'ex-coalition Seleka. CopyrightDR.
Des combattants rebelles de l’ex-coalition Seleka. CopyrightDR.

 

Bangui (Centrafrique) – Dans le contexte de la persistance de l’insécurité dans la corne nord-est de la République centrafricaine (RCA), plusieurs milliers de habitants se sont rendus vers la frontière avec le Soudan pour s’établir dans ce pays voisin, a-t-on appris samedi de sources locales concordantes.

 

La migration massive est notamment visible dans la ville centrafricaine de Birao (nord-est), à dos d’âne, à bord de motos à trois roues ou d’automobiles, en direction de la ville d’Amdafock, frontalière avec le Soudan. La plupart de ces migrants ont perdu leur logement dans des incendies causés par de récentes violences inter-ethniques et ne mangent plus à leur faim.

Depuis septembre 2019, des affrontements ont opposé deux fractions rivales du groupe armé le Front patriotique pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), l’une appartenant à l’ethnie Rounga, et l’autre au peuple Goula. Ces conflits très dévastateurs ont embrasé trois préfectures du nord-est de la RCA, la Vakaga, le Bamingui-Bangoran, et la Haute-Kotto, dont les chefs-lieux respectifs sont Birao, Ndélé et Bria.

A Ndélé, une vingtaine de personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées mercredi dernier dans les dernières violences entre Goulas et Roungas du FPRC, de nombreuses maisons ont été également incendiées. La paix est pour l’instant revenue à Ndélé après l’intervention des casques bleus.

Avec Xhinua

DERNIÈRES HEURES : un premier cas de coronavirus déclaré en République centrafricaine.

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Centrafrique.com/hopital-communautaire-bangui-centrafrique-corbeaunews-uscul/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.
Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Un premier cas d’infection par le coronavirus 2020 a été détecté à Bangui sur un sujet italien âgé de 74 ans et actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays, a annoncé le ministère de la Santé à la télévision nationale ce samedi soir.

 

« Le sujet déclaré est un ressortissant italien de 74 ans, arrivé d’Italie à Bangui il y a quelques jours. Le cas est pris en charge par les autorités sanitaires dans le dispositif établi à cet effet », annonce le gouvernement sur sa page Facebook samedi soir.

Pour l’heure, le gouvernement n’a pas communiqué sur les circonstances dans lesquelles le patient avait été identifié, encore moins le nombre des personnes ayant eu contact avec lui.

Rappelons que dans un communiqué publié le vendredi 13 mars, le ministère de la Santé de la population a annoncé  une série des mesures préventives visant  à renforcer,  prévenir ET contrôler l’épidémie  du CORONAVIRUS 2020 celles-ci inclus :

  • Restriction des visites dans les hôpitaux;
  • Renforcement des dispositifs au niveau des aéroports ;
  • Renforcement des dispositifs au niveau des aéroports ;
  • Suspension des salutations à la main;
  • Interdiction des accolades et de baisser publiques;
  • Fermeture des boîtes de nuit pour 1 mois…

Pour plus des détails, lisez ce communiqué du gouvernement :

COMMUNIQUÉ DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE LA POPULATION RELATIF A L’ADOPTION DES MESURES RESTRICTIVES VISANT LE RENFORCEMENT DE LA PREVENTION ET DU CONTROLE DE L’EPIDEMIE DU CORONAVIRUS EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Copyright2020CNC.

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COMMUNIQUE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE LA POPULATION RELATIF A L’ADOPTION DES MESURES RESTRICTIVES VISANT LE RENFORCEMENT DE LA PREVENTION ET DU CONTROLE DE L’EPIDEMIE DU CORONAVIRUS EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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Centrafrique.com/olympus-digital-camera-20/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Circulation à Bangui, capitale de la République centrafricaine, le 10 février 2020. Photo CNC / Michael Kossi.
Circulation à Bangui, capitale de la République centrafricaine, le 10 février 2020. Photo CNC / Michael Kossi.

 

COMMUNIQUÉ DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DE LA POPULATION
RELATIF A L’ADOPTION DES MESURES RESTRICTIVES VISANT LE
RENFORCEMENT DE LA PRÉVENTION ET DU CONTRÔLE DE L’EPIDÉMIE DU
CORONAVIRUS EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Le Ministère de la Santé et de la Population tient à informer l’opinion nationale que l’humanité tout entière est mobilisée pour prévenir et contrôler l’épidémie du Coronavirus qui constitue une menace pour les pays africains.

Conscient que la République Centrafricaine, notre pays, est exposée à un risque très élevé d’importation de la maladie et de propagation de celle-ci à l’échelon national, le Gouvernement s’est empressé de mettre en place un mécanisme national de redevabilité et de leadership au plus haut niveau de l’Etat, afin de mieux coordonner les actions à mettre en œuvre pour contrer cette épidémie.

Dans ce contexte, le Ministère de la Santé et de la Population, conformément au Règlement Sanitaire International et après approbation du Conseil des Ministres, adopte les mesures ci- après, visant à renforcer la prévention et le contrôle de l’épidémie à Coronavirus en République Centrafricaine.

  1. Renforcement de mesure d’hygiène hospitalier et des protections des agents de santé et de professionnels de santé ;
  2. Restriction des visites dans les hôpitaux ;
  3. Renforcement des dispositifs au niveau des aéroports ;
  4. Renforcement de l’hygiène publique :
  5. Renforcement des dispositifs d’hygiène dans les édifices publics.
  6. Suspension des salutations a la main.
  7. Interdiction des accolades et de baisser publiques.
  8. Installation de dispositifs de lavage de main dans les lieux publics, (bureaux, entreprises, lieu de cultes)
  9. Fermeture des boites de nuits pour 1 mois.
  10. Application obligatoire de la quarantaine pour toute personne entrant sur le territoire en provenance de zones a transmission locale de l’épidémie de COVID-19 ou ayant séjoumée dans de telles zones ;
  11. Interdiction de tous les voyages des membres du gouvernement vers des pays a transmission locale de l’épidémie COVID-19 ;
  12. Interdiction de tous les voyages officiels ou missions des cadres ou autres membres des administrations publiques et parapubliques vers des pays a transmission locale de l’épidémie COVID-19 ;
  13. Obligation pour les missions diplomatiques et consulaires, organisations intergouvemementales et ONG de se conformer aux directives nationales et de collaborer avec les autorités nationales pour leur mise en œuvre ;
  14. Obligation pour les compagnies aériennes et autres compagnie de transport de

personnes en provenance de pays à transmission locale de l’épidémie COVID-19 ou ayant séjourné dans ces pays, de collaborer avec les autorités sanitaires nationales pour la mise en œuvre des mesures de quarantaine et autres mesures nécessaires à la gestion des risques d’importation de cas ;                                                                                                        -*s&

  1. Interdiction de rassemblements et de mouvements de masse.

Il est par ailleurs recommandé aux centrafricains de l’étranger d’ajourner leur déplacement en République Centrafricaine jusqu’à nouvel ordre.

Les mesures préconisées ci-dessus pourront être renforcées en fonction de l’évolution des tendances de l’épidémie.

Enfin, la population est priée de ne pas céder à la panique et de se référer aux services de santé les plus proches ou à contacter le Ministère au numéro 1212, en cas de besoin.

 

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CENTRAFRIQUE : LA COMPRÉHENSION LÉGALE DES DÉCRETS PORTANT ADMISSION D’UN OFFICIER GÉNÉRAL FRONDEUR DE L’ARMÉE À LA RETRAITE ANTICIPÉE. 

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Centrafrique.com/les-soldats-de-larmee-centrafricaine-le-8-janvier-2013-pour-reuters-img_4088-4/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les soldats de l’armée Centrafricaine le 8 janvier 2013 pour Reuters IMG_4088
Les soldats FACA le 8 janvier 2013. Photo Reuters.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Un officier général de l’armée centrafricaine et ancien chef d’état major s’était illustré à travers une sortie médiatique très polémique en critiquant la gouvernance trouble des autorités établies. L’attitude dissidente du général frondeur s’est inspirée de la célèbre maxime du capitaine Jerry Rawlings, ancien président de la république du Ghana qui déclare : « lorsque le peuple est écrasé par ses dirigeants avec la complicité des juges, il revient à l’armée de rendre au peuple sa liberté ».

 

Devant le mutisme incompréhensible et assourdissant du gouvernement, l’intéressé a formulé une demande formelle au ministre de la defense nationale pour son admission à la retraite anticipée conformément à la réglementation de la fonction publique militaire en vigueur.

Le président de la république, chef suprême des armées a enfin pris dans le cadre de ses prérogatives constitutionnelles une série de décrets qui alimente les polémiques et aboutit à des interprétations créant le flou dans la compréhension du citoyen lambda.

Ainsi, le premier décret n*20.068 portant admission en deuxième section d’un officier général sur demande expresse de l’intéressé, le second décret n*20.069 plaçant un officier général de l’armée en position hors cadre et le met à la disposition du ministère de la fonction publique qui assurera l’entière prise en charge.

De cette série de décrets, il faut comprendre que dans la fonction publique militaire, le corps des officiers généraux est reparti en deux (2) sections. D’abord les officiers généraux titulaires c’est à dire ceux qui sont encore en activité font partie d’office de la première section tandis que ceux qui sont inactifs c’est à dire de « réserve » ou placé hors cadre appartiennent à la deuxième section. C’est le cas de notre général frondeur qui, dorénavant jouit de la totale liberté de parole et même de s’investir librement dans le domaine politique.

Ce statut de deuxième section est généralement réservé aux officiers généraux atteints par la limite d’âge ou qui partent par anticipation soit sur leur demande expresse assortie de préavis, soit pour des raisons de santé dûment constatées par des experts soit enfin pour des sanctions disciplinaires. La position « hors cadre » est une mise en attente d’une affectation dans une Administration, une entreprise publique ou un organisme international et le tout encadré par des conditions, des droits et devoirs limités dans le temps.

Cette situation est justifiée au regard de la règlementation vu que l’intéressé n’a pas encore atteint l’âge de départ à la retraite civile prévue 62 ans pour les cadres de la catégorie A de la fonction publique centrafricaine. S’agissant des traitements, son nouveau salaire sera ainsi recalculé au prorata des 80% de son salaire de l’armée. Au delà de ces clarifications, le citoyen lambda traumatisé par la psychose née de la déclaration fracassante du général frondeur s’interroge :

Que se passera t-il après l’admission du général frondeur à la retraite anticipée ? S’agit-il d’un bras de fer ouvert entre le général dissident et le pouvoir de Bangui ? Le peuple est-il prêt de confier encore sa destinée à un quatrième officier général de l’armée ? Cette admission à la retraite anticipée du général frondeur a t-elle respecté les conditions de forme et de fonds édictées par la réglementation en vigueur ? Pourquoi le président de la république a t-il peur de prendre des sanctions disciplinaires pourtant prévues par les textes contre le général frondeur pour violation du droit de réserve ? S’agit-il d’une crise d’autorité au sommet de l’Etat ? Il faut rappeler que dans sa lettre adressée au ministre de La Défense, l’intéressé reconnaît avoir violé les règles non écrites du devoir de réserve et s’attendait sans détour à une sanction disciplinaire.

Pourquoi dans la série de décrets portant admission du général à la retraite, la sécurité du palais présidentiel a t-elle été renforcée par la désignation d’un nouveau directeur ? Au delà de toutes ces polémiques, nous saluons avec respect la détermination d’un véritable chef militaire qui est allé au bout de ses convictions mais ce qu’a vécu le peuple depuis 2013 marqué par la démission des missions régaliennes des officiers généraux a jeté un discrédit insipide sur la bravoure de notre général qui s’est réveillé tardivement…

peut être animé par un agenda caché. Pour finir, il est important de rappeler que le seul inconnu de ce débat demeure le manque de sanctions disciplinaires pour servir de jurisprudence de référence car le général De Villiers, chef d’état major des forces armées françaises avait osé critiquer la réduction du budget alloué à l’armée et en conséquence a reçu la foudre de l’Élysée après un recadrage médiatique du nouveau locataire.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 13 mars 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Centrafrique: Elections-la Coalition de l’Oposition Démocratigue – 2020 crie

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Centrafrique.com/centrafrique-la-coalition-de-lopposition-democratique-2020-enterre-e-zingo-biani/img_1005/” rel=”attachment wp-att-36329 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les leaders de l’opposition démocratique d’unis, lors de la signature de la convention de la création de plate-forme COD2020 à Bangui le 11 février 2020.

Coalition de l’Opposition Démocratique – 2020
Conférence des Présidents
Secrétariat Exécutif Permanent
N°001 COD-2020/CPISEP.20

Bangui, le 11 mars 2020

A
Madame la Présidente de l’Autorité
Nationale des Elections (ANE)

BANGUI

Objet : Mise en place des démembrements de l’ANE

Madame la Présidente

La COD 2020 vient de prendre connaissance du plan de déploiement pour la mise en place des démembrements de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), dont les activités ont débuté depuis le 02 Mars 2020 et prendront fin le 08 Avril 2020.

Les Partis Politiques membres de la COD-2020 n’avaient pas été préalablement informés, afin de prendre les dispositions idoines pour faire participer leurs représentants aux opérations de mise en place des démembrements de l’ANE.

Au stade actuel, les représentants des démembrements de l’ANE ne sont exclusivement constitués que des membres du Parti au pouvoir le « Mouvement des Cœurs-Unis » (MCU), avec la complicité des Préfets, Sous-préfets et Maires nouvellement nommés.

La COD-2020 note que l’ANE et le pouvoir se placent dans une logique d’exclusion des Partis Politiques de l’Opposition.

Manifestement, leur objectif visé est d’organiser de manière systmatique des fraudes massives aux prochaines élections Présidentielle et Législatives. Une telle situation est de nature à engendrer une nouvelle crise socio-politique.

En conséquence, la COD-2020 exige :
1°) L’annulation des démembrements de l’ANE déjà mis en place ;
2°) La suspension de la mise ne place des démembrements non encore installés ;
3°) La participation de tous les partis politiques sans exclusive à la mise en place
desdits démembrements.
Veuillez agréer, Madame la Présidente, l’expression de notre parfaite considération.

Le Président de la Conférence des Présidents
Anicet Georges DOLEGUELE

Copie:
Président de la République;
Président de l’Assemblée Nationale;
Premier Ministre, Chef du Gouvernement;
Cour Constitutionnelle
Cadre de Concertation
Minusca;
Union Européenne;
Union Africaine;
CEEAC
PNUD
Ambassade de France;
Ambassade des USA.
CECA
GTSC

 

 

Centrafrique : Le général Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON radié de l’armée

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Centrafrique.com/rca-lancien-chef-detat-major-le-redoutable-general-ludovic-ngaifei-dresse-un-bilan-sombre-de-la-politique-securitaire-de-touadera/bd6e035f-7d8b-4bbc-87de-8db5d14f3e00/” rel=”attachment wp-att-36588 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’ex-chef d’État major des FACA, le général Ludovic Ngaïféi.
Le général de division Ludovic Ngaïféi, ancien chef d’État major des forces armées centrafricaines (FACA) à Bangui.

 

 

Bangui, le 14 mars 2020. Dans deux décrets signés le jeudi 12 mars à midi par le président Faustin Archange Touadera, le général de division Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON est placé en 2e section, puis placé en position hors cadre et remis à la Fonction publique de la République centrafricaine pour emploi. Un véritable règlement de compte selon un haut cadre de l’armée admis à la retraite, suite à ses quatre vérités sur la façon dont gère le pouvoir le chef de l’État Faustin Archange Touadera et sa bande. Décryptage CNC.

 

Tout remonte en janvier 2018 après une dispute entre le général Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON à l’époque, chef d’état-major des armées et le président Faustin Archange Touadera ayant finalement abouti à son limogeage en juillet 2018.

D’après nos informations, Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON n’avait pas apprécié la façon dont gère le pouvoir Faustin Archange Touadera et ses équipes. Ce qui l’a poussé à prendre sa plume pour donner sa position et la reprendre à nouveau, deux ans après son limogeage à la tête de l’armée, pour montrer qui est Touadera.

Mises papier et remis à la presse afin de mettre à la disposition du public, ces quatre vérités sont résumées en ces termes : « Quand la souffrance du peuple m’interpelle à plus d’un titre ». Une goutte d’eau qui fait déborder le vase à la résidence du mathématicien de boy-rave.

Faustin Archange Touadera : un président mal élu

Pour dire que le président Touadera est un président mal élu pour ne pas dire, investi par la communauté internationale dans une situation de ni paix, ni guerre, le désormais fonctionnaire de la Fonction publique Ludovic NGAÏFÉI demande aux Centrafricains « à lire le regret de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo pour avoir organisé les élections sous pression de la communauté internationale sans le désarmement promis des rebelles et, pour les avoir intégrés dans le Gouvernement ». Cela résume que le président Touadera est un président issu d’une très mauvaise élection comme avait demandé le président Déby du Tchad : « mieux vaut avoir une mauvaise élection qu’une transition chancelante »

Faustin Archange Touadera : un homme qui a plu défaut.

Ludovic NGAÏFÉI rappelle aux Centrafricains la petite histoire de son exercice démocratique : « il y a quatre (4) ans, nous étions appelés à l’exercice démocratique, en choisissant un fils du pays pour défendre nos intérêts, l’intérêt de la République centrafricaine. Ce dernier est un homme comme tous les autres dotés de qualités et de défauts, de forces et faiblesses… » et demande aux centrafricains de se joindre avec lui pour : «… mais il est temps que nous puissions sans passion lui demander, où allons-nous avec ce tableau peu reluisant avec ses cohortes de scandales financiers, de corruption au niveau de notre auguste Assemblée nationale pour ne citer que ces cas ou plus d’un se demande : faisons-nous vraiment du sérieux pour notre pays ? Qui doit prendre une décision pour arrêter tout cela. »

Ludovic NGAÏFÉI prédit une année difficile pour Touadera

Pour l’homme qui donne l’insomnie pour toute l’année 2020 au président Touadera, Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON, l’auteur de « Quand la souffrance du peuple m’interpelle à plus d’un titre », la situation actuelle que traverse son pays est due à l’inaction de son ancien chef suprême, le président Touadera. « Que devons- nous faire face à la situation actuelle de ni paix ni guerre qui perdure dans notre pays » ? s’est interrogé le désormais cadre de la Fonction publique avant de dire « …. en ce début d’année 2020 pleine d’espoir et d’incertitudes, vous souhaiter à vous, ainsi qu’à vos familles et, à travers vous, à l’ensemble de la population Centrafricaine, mes vœux de courage, de persévérance, d’endurance et de foi en l’avenir ». Pourquoi une année d’incertitude et pourquoi souhaiter des vœux d’endurance ? s’est interrogé un enseignant-chercheur à l’Université de Bangui.

Que Faustin Archange Touadera autocensure sa propre candidature

Pour Ludovic NGAÏFÉI, si le président Touadera n’a pas encore désappris ses cours de matrices algébriques, il ne lui reste pas assez de temps à poser lui-même son équation et trouver la réponse à l’état actuel de sa politique. Une sorte de lui rappeler ce que son ami et cadre de son parti, Mapenzi disait.

Ludovic NGAÏFÉI : « De mon humble avis ce serait indécent d’aller battre campagne et faire des promesses non tenues déjà faites il y bientôt cinq ans devant une population qui n’a que ses yeux pour pleurer et le ventre vide depuis longtemps : pitié, un peu de sens de l’humanisme ».

Une prise de position qui lui a attisé les foudres des partisans du chef de l’État qui le qualifie d’un général incompétent, voir inapte intellectuellement.

Ludovic NGAÏFÉI, radié de l’armée

Dans ses deux décrets, le président fondateur du Mouvement Cœur-Unis que dirige son ancien directeur de compagne et ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, Faustin Archange Touadera applique les vœux de ses griots. Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON est en vrai purement et simplement radié de l’armée nationale et remis à la Fonction publique pour l’emploi.

Pour un général à la retraite contacté par CNC, le fait de remettre son ancien compagnon d’armes à la Fonction publique signifie qu’il est radié de l’armée tout simplement.

Pourquoi ?

D’après ce général de division, notre interlocuteur, les officiers généraux sont répartis en deux sections. La première section comprend les officiers généraux en activité, en position de détachement, en non-activité et hors cadre. Tandis que la deuxième section se définit par opposition à la première. Elle comprend les officiers généraux qui, n’appartenant pas à la première section, mais sont maintenus à la disposition du ministre de la défense que celui-ci peut les employer en fonction des nécessités de l’encadrement et dans ce cas, l’officier général est replacé en première section pour une durée déterminée. Et les officiers généraux placés à la 2e section demeurent théoriquement à la disposition du ministre de la Défense et sont susceptibles d’être radiés des cadres. Voilà pourquoi, Touadera lui a placé là, lui soustrait du contrôle de ministère de la Défense et le radier.

 

Affaire à suivre

 

Moïse Banafio depuis Ndélé.

CopyrightCNC2020

 

 

 

RCA : vers la reconquête du pouvoir, Bozize accueilli en héros à Bouar

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Bouar-de-francois-bozize-le-13-mars-2020-par-cnc-cyrille-yapende/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/arrivée-à-bouar-de-françois-bozizé-le-13-mars-2020-par-cnc-cyrille-yapendé-450×253.jpg” alt=”Arrivée à Bouar, dans la préfecture de Nana-Mambéré, le 13 mars 2020 de l’ancien Président de la République François Bozizé. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.” width=”450″ height=”253″ />
Arrivée à Bouar, dans la préfecture de Nana-Mambéré, le 13 mars 2020 de l’ancien Président de la République François Bozizé. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.

 

Bouar (République Centrafricaine) -4 mois après son retour d’exil, l’ancien Président de la République, François Bozize, a été accueilli triomphalement ce matin du vendredi 13 mars 2020 à Bouar, capitale de la Nana-Mambéré au Sud-Ouest du pays, ville où il tiendra demain son premier meeting hors de la capitale Centrafricaine.

 

En clair, le leader du parti KNK apparait aujourd’hui comme un candidat qui s’élance vers la reconquête du pouvoir, en ligne de mire la présidentielle de 2020. Telle une démonstration de force, l’homme providentiel du parti travailliste veut par-là montrer sa cote de popularité demeure intacte à travers le pays, il a été accueilli ce jour par une foule innombrable à Bouar et dans toutes les villes dans lesquelles son cortège est passé.

C’est sa première sortie hors de la capitale depuis son retour d’exil à Kampala, il tiendra son premier meeting samedi 14 mars au stade Zari Hermann de Bouar. Le véritable enjeu pour le parti en filigrane de cette sortie est de redynamiser les différentes structures de base dudit parti dans la Nana-Mambéré.

Pour un cadre du parti interrogé par CNC, le véritable défi est celui de réussir les étapes importantes du processus électoral. D’ajouter, ce cadre a indiqué que le message qui sera livré demain par le Président Fondateur du KNK sera celui de la paix et du vivre ensemble.

Ce qui est sûr, le KNK est dans l’ordre de bataille pour la reconquête de la magistrature suprême face à un ancien allié au pouvoir qui a brillé par la roublardise dont l’impopularité amenuise sérieusement sa chance d’être réélu.

Affaire à suivre.

Copyright2020CNC.

RCA : Ndélé, une ville fantôme contrôlée par des groupes armés.

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Minusca-a-ndele-le-13-mars-2020-par-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/camp-des-déplacés-proche-de-la-base-de-la-Minusca-à-Ndélé-le-13-mars-2020-par-cnc-450×337.jpg” alt=”Le camp des personnes déplacées proche de la base de la Minusca à Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.” width=”450″ height=”337″ />
Le camp des personnes déplacées proche de la base de la Minusca à Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.

 

Ndélé (République centrafricaine ) – avec ses 14 000 habitants, la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran est devenue depuis quelques jours une ville fantôme après les derniers affrontements entre deux groupes armés rivaux issus de l’ex-coalition Seleka. Des centaines des habitations ont été incendiées, des ONG internationales quittent la ville, et les populations civiles ont également  quitté leur domicile pour les camps des déplacés. Pendant ce temps, des rumeurs circulent faisant échos de la mort du préfet de Bamingui-Bangoran, tandis que le sous-préfet de Ndélé, disparu il y’a quelques jours, est revenu dans la ville sain et-sauve.

 

Depuis le déclenchement des hostilités la semaine dernière entre les groupes armés à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, la ville est vidée d’une partie de ses populations qui se sont retranchées dans les camps des déplacés repartis dans la ville.

Mais avec les derniers combats qui ont eu lieu mercredi, la sous-préfecture de Ndélé ressemble parfaitement à une ville fantôme. La totalité des habitants est désormais regroupée dans un seul camp des déplacés situé devant la base militaire de la Minusca ( Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique ).  Aucun civil n’est visible dans la ville. Même certains combattants rebelles du RPRC  , ou encore du FPRC ont du jeter leur arme pour se retrancher dans ce camp des déplacés proche de la Minusca, désormais unique à Ndélé après le dernier massacre.

Ce qui est exceptionnel dans cette histoire, c’est que tous les commerçants tchadiens et soudanais du marché central ont dû déménager avec tout leur commerce dans le camp. Certains ont même transformé une partie du camp à une sorte du parking pour leurs camions CBH et autres. Les sites des déplacés de Ndah et de l’OIM (Organisation internationale de migration ) sont définitivement fermés en raison du dernier massacre des civils perpétré par les rebelles du RPRC et leur allié du MLCJ.

Alors qu’une mission des enquêteurs des Nations unies est arrivée à Ndélé jeudi vers 11 heures pour des éventuelles investigations sur le dernier événement ayant occasionné la mort de plusieurs dizaines des civils, on vient d’apprendre, d’une source proche du RPRC que le préfet de Bamingui-Bangoran, blessé dans les derniers événements de Ndélé, est finalement décédée de ses blessures. Une information difficilement vérifiable en raison de la complexité actuelle de la situation sur le terrain.

Entre temps, le sous-préfet de Ndélé, disparu la semaine dernière, est retrouvé sain et sauf. Selon ses proches, il serait actuellement en sécurité dans la ville.

Au même moment, le RPRC et ses alliés Janjawid du MLCJ ont tenu, ce jeudi 12 mars,  une réunion au village Mianmani, situé à une dizaine de kilomètres de Ndélé. Tandis qu’au centre  Ndélé, un renfort des rebelles du MPC est arrivé pour prêter main-forte à leurs alliés du FPRC en difficulté après le dernier massacre.

Du côté de la Minusca, aucun dispositif militaire n’a été pris dans la ville comme à Birao la dernière fois. Comme si tout a été fait pour protéger le MLCJ et ses alliés, et exposer le FPRC afin de l’affaiblir comme souhaite le gouvernement.

Affaire à suivre…

 

Moïse Banafio

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Centrafrique : Bangui, Accident dramatique de la circulation à Gobongo. 

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Centrafrique.com/99170b94-4092-4526-a8cd-0bc9b23ad212/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Image d’illustration d’un accident de circulation au PK11 sur la route de Damara le 12 mars 2018. Photo CNC / Anselme Mbata.
Image d’illustration d’un accident de circulation au PK11 sur la route de Damara le 12 mars 2018. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Dimanche 8 mars, aux alentours de 20h00, alors que les festivités de la journée internationale de la femme touchaient à leur fin, un dramatique accident de la circulation s’est produit à hauteur du quartier Gobongo dans le 4ème arrondissement sur l’avenue de l’indépendance à Bangui.

Un véhicule a percuté de plein fouet un taxi-moto qui se déplaçait tranquillement le long de l’avenue. Rapidement aidée par la population qui s’est rassemblée immédiatement autour de l’accident, la victime a été transférée à l’hôpital afin d’y recevoir les soins appropriés sans que l’on puisse savoir à l’heure où nous écrivons ces lignes si ses jours sont en danger. Pendant ce temps-là, le véhicule a pris la fuite pour tenter d’échapper à son méfait. La solidarité des taxis-motos a permis à nombre d’entre eux de le rattraper et de le bloquer en faisant un barrage.

La foule nombreuse a cherché à savoir pourquoi le véhicule conduit par deux personnes de la mission russe roulait si vite alors que de nombreux piétons circulaient à cet endroit et pourquoi ils avaient voulu s’échapper. La tension est alors montée d’un cran. Perdant rapidement leur sang-froid, une des deux personnes, un Russe, a alors sorti son arme en se montrant menaçant envers la population et a fait feu en tirant en l’air apparemment pour essayer de disperser les gens qui voulaient simplement obtenir des explications !

C’est alors que les forces de sécurité intérieures sont intervenues pour extraire non sans mal les deux Russes de la situation désastreuse qu’ils avaient pourtant provoquée. Cela n’a pas calmé la foule pour autant, cette dernière ayant violemment manifesté son mécontentement à l’encontre des FSI.

Au bilan, un conducteur de taxi-moto, un membre des forces de sécurité intérieure ainsi qu’un Russe ont été blessés.

Interrogés sur cet accident, de nombreux témoins rapportent que les Russes conduisaient trop vite au vu du nombre de motos-taxis et de piétons présents le long de l’avenue. Les jeunes semblaient surtout excédés par le fait que les Russes cherchaient avant tout à s’échapper plutôt que de porter secours au blessé ! D’autres évoquaient le manque d’éclairage public. Gageons que la police saura faire toute la lumière sur cet accident dramatique.

 

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RCA : ÖNDO PLUS, un joyau national officiellement lancé à RAFAI par le gouvernement

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Centrafrique.com/6955094c-6f9e-4813-bf02-4a1106f9916d/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>
Lancement du projet Londo dans la sous-préfecture de Rafaï par le Gouvernement
Le gouvernement et la Banque mondiale, principal bailleur du projet LÖNDO PLUS,  posent ici l’acte très symbolique au profit de l’école primaire publique d’Agoumar..

 

 

 

Rafaï (République centrafricaine ) – Des actions de reconstruction reviennent progressivement au profit de tout le pays. Le dimanche 08 mars 2020, c’est à RAFAI dans le MBOMOU que le gouvernement a officiellement lancé la phase additionnelle du projet LÖNDO (LÖNDO PLUS) financé à hauteur de 100 millions de dollars USD par la Banque mondiale.

 

C’est le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération Félix MOLOUA, maître d’ouvrage du projet, qui en a donné le coup d’envoi, en présence de trois autres ministres, du Représentant résidant de la Banque mondiale en RCA et d’une population locale fortement mobilisée.

Coup de pelle pour les travaux HIMO, pose de la première pierre pour la construction de 03 salles de classe et des latrines à l’école primaire publique de la commune d’Agoumar, et aussi des adresses allant dans le sens de la paix, la reconstruction et le développement durable à la base, ont été les temps forts ayant marqué le lancement de LÖNDO PLUS au profit de 80 sous-préfectures en Centrafrique.

RAFAI est hautement honorée par cette activité gouvernementale. Son choix pour le lancement officiel de cette phase additionnelle de LÖNDO n’est motivé d’aucun critère spécial. Elle fait tout simplement partie des 14 premières sous-préfectures désignées pour bénéficier des dividendes de LÖNDO PLUS à savoir : les travaux à Haute Intensité de Main-d’œuvre dans l’entretien routier manuel et la construction et/ou réhabilitation des infrastructures communautaires prioritaires.

Cette sous-préfecture, à l’instar d’autres, a connu une période très difficile en 2018. Sur 63 villages qu’elle compte avec environ 30.000 habitants, 07 ont été décimés par de tristes faits répétés de destruction de la LRA, des Séléka et de certains nomades Peuhls. Aujourd’hui, la sous-préfecture traîne encore les séquelles : plus de 6000 déplacés internes, une population à forte majorité jeune mais en manque d’emploi, des dizaines de milliers d’élèves dans un environnement scolaire exsangue, qualitativement et quantitativement pauvre : insuffisance de bâtiments scolaires, manque criard d’enseignants qualifiés etc …..

Le projet LÖNDO PLUS va y créer 1500 emplois temporaires dans l’entretien routier manuel et déjà il vient d’en pourvoir les 375 premiers, ce qui d’après le maire de la ville de Rafai, ‘’ est très salutaire pour la réduction de la pauvreté et participe à la paix et à la reconstruction de cette sous-préfecture’’.

Aussi, une très bonne nouvelle pour la localité, LÖNDO PLUS va entamer à court terme la construction de 03 salles de classe plus des latrines à l’école primaire publique d’Agoumar (une commune de Rafai) , avant deux autres bâtiments scolaires : 03 salles de classe à l’école primaire publique de la commune de SELIM et le collègue d’enseignement secondaire de Rafai Centre. Tout ceci étant des besoins prioritaires exprimés à l’unanimité par les leaders locaux dans le cadre de la mise en œuvre de LÖNDO PLUS dans cette sous-préfecture. L’école primaire d’Agoumar avec ses 287 élèves cette année scolaire, a dans son enceinte,  certaines salles de classes en paille, vétustes dans lesquelles un nombre pléthorique d’enfants suivent les cours dans des conditions difficiles.

Pour le Représentant résident de la Banque mondiale en RCA, Han FRAETERS, dans son adresse à la population, le choix de ces leaders locaux est très bénéfique par son impact sur le système éducatif. Han FRAETERS est celui-là qui ne cesse de qualifier le projet LÖNDO de ‘’ lumière dans un tunnel noir’’ au regard de l’aide très positive qu’il apporte dans la vie des ménages en Centrafrique, surtout aux femmes qui représentent 40% des personnes vulnérables-cibles, bénéficiaires directs du projet. Les récents résultats d’une étude d’impact de ce projet faite par la Banque mondiale, ont donné des preuves inattaquables que ‘’LÖNDO améliore durablement la productivité des bénéficiaires avec une hausse d’environ 10% des revenus mensuels’’. La même étude a montré que ‘’ l’impact sur la productivité et le volume d’actifs des femmes membres des ménages les plus démunis est nettement plus faible’’. C’est pourquoi Han FRAETERS a annoncé à Rafai un nouveau cycle de financement de la Banque mondiale pour les cinq années à venir, avec comme groupe cible et objectif : la femme centrafricaine vulnérable et son autonomisation. Ceci, pour aider le gouvernement dans son programme de promotion de la femme.

Pour le ministre Félix MOLOUA qui a lancé cette phase additionnelle, ‘’ le projet LÖNDO a fait son chemin avec beaucoup de succès, ce qui a permis de passer à LÖNDO PLUS qui va aujourd’hui au-delà des THIMO’’. Il a saisi cette occasion pour remercier une fois de plus la Banque mondiale, la Minusca ainsi que l’équipe de mise en œuvre du projet, pour tous les efforts en continu qui concourent au bien-être de la population centrafricaine : vivre-ensemble, cohésion sociale, reconstruction socio-économique, ciment d’une paix durable.

LONDO PLUS se poursuivra jusqu’en 2024 avec des travaux d’entretien routier manuel et la construction et/ou réhabilitation des infrastructures communautaires prioritaires dans toutes les sous-préfectures du pays, de même que dans les 08 arrondissements de Bangui, la capitale. Il vise 120.000 bénéficiaires directs à recruter pour les travaux d’entretien routier manuel avec un ratio de 1500 bénéficiaires par sous-préfecture, payé chacun à 60.000 Fcfa en plus d’un vélo neuf pour 40 jours ouvrés. Si la paix est là, tout est possible.

Source : Cellule de Suivi-Evaluation –Communication Projet LÖNDO

RCA : La manipulation, une longue tradition russe !

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Centrafrique.com/les-militaires-russes-dans-un-pick-up-de-la-gendarmerie-nationale-img_7mai2018005155-14/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les militaires russes dans un pick-up de la Gendarmerie Nationale IMG_7mai2018005155
Les Mercenaires russes dans un véhicule de la gendarmerie centrafricaine dans une rue de la capitale de Bangui. Photo AFP.
 

 

Bangui (République centrafricaine ) – Après l’annexion de la Crimée, la guerre en Syrie et la volonté d’expansion en Afrique, la Russie donne l’impression d’avoir passé un cap en matière de manipulation de l’information. L’art de la désinformation ne date pas d’hier, il existe une véritable tradition de la propagande en Russie liée à une conception traditionnelle d’un état dit « policier » contrôlé au plus haut niveau par les services secrets. Jugez plutôt !

 

Sans remonter à Pierre le Grand, au début du XVIIIe siècle, la Russie a une longue tradition des services secrets. C’est d’ailleurs Sergueï Zoubatov, chef de la section spéciale de l’Okhrana entre 1902 et 1904, qui lance la création de toutes pièces de syndicats infiltrés par sa police secrète lui permettant d’inciter les ouvriers, alors préoccupés par les revendications sociales, à mettre en œuvre les premiers mouvements révolutionnaires.

Plus tard, la révolution permet aux Bolcheviks d’édifier un système totalitaire avec la mise en place d’une police politique hors d’atteinte du pouvoir judiciaire. En l’absence d’indépendance de la justice ou de liberté de la presse, les services secrets, qui ne font pas non plus l’objet de contrôle parlementaire, ont toute latitude pour manipuler les forces sociales et organiser les manipulations nécessaires pour assurer la réussite des objectifs du Kremlin.

La période soviétique fournit des précédents d’une ressemblance troublante avec des événements récents comme l’invasion de la Crimée par les forces spéciales sous les traits de mercenaires ukrainiens, reproduisant à l’identique la technique utilisée en 1924 à Stotpce, ville alors polonaise que des agents russes infiltrés avaient attaquée, déguisés en paysans biélorusses. Plus récemment encore, sous couvert d’une assistance militaire en Syrie, les soi-disant mercenaires privés russes mettent la main sur une partie de l’extraction pétrolière syrienne.

 

À l’heure de la télévision et de l’internet, la manipulation se révèle encore plus spectaculaire, en particulier dans le domaine politique. Le trucage des élections par manipulation deviendra la spécialité de la propagande russe.

Ainsi, la Russie instaure une surveillance accrue sur les médias traditionnels comme sur les acteurs d’Internet par la création de journaux, de radios, de sites Internet, tous acquis à la cause. Les contenus jugés hostiles au pouvoir sont bloqués. Saint-Pétersbourg devient la nouvelle capitale de la propagande russe avec ses désormais célèbres « usines à trolls », et ses plus de six-cents (600) spécialistes chargés de mettre en œuvre la manipulation des masses sur Internet. Ce sont ces usines à trolls qui sont accusées d’avoir cherché à fausser le résultat des élections présidentielles américaines de 2016.

Ces exemples concrets montrent le processus et la logistique des organes de la propagande russe pour manipuler les médias et les opinions publiques étrangères dans un sens qui lui est favorable. Il confirme que toute information mettant en avant la Russie doit être prise avec beaucoup de précaution et que tout article maladroitement traduit dans nos journaux a toutes les chances de provenir d’une fabrique russe de fausses informations. La précarité est le terrain favori des manipulateurs de la Volga. Ils n’hésitent pas à payer de pseudos journalistes pour diffuser des articles incitant à la haine de leurs concurrents ou à financer les médias qui diffusent sans déontologie leur propagande.

 

La stratégie de manipulation de la fédération de Russie en République centrafricaine a été évoquée dernièrement par le sous-secrétaire d’État américain aux affaires africaines lors de sa visite à Bangui comme étant une menace pour la stabilité du pays ou encore par son homologue du conseil de sécurité des Nations Unis à l’issue du vote concernant l’assouplissement de l’embargo sur les armes. La Russie joue un jeu dangereux au pays de la rumeur car en entretenant un climat de suspicions, de complots occidentaux et autres manigances incitant à la violence pour camoufler leurs véritables intentions expansionnistes, le risque est grand en cette période pré-électorale d’enflammer le Centrafrique et de faire fuir les véritables partenaires qui soutiennent la démocratie et le retour définitif de la paix.

 

Comment lutter alors contre la manipulation experte de la Russie ? Il faut que les acteurs consciencieux de nos médias se mobilisent contre ces procédés de manipulation des masses et former la population à détecter ce genre de supercheries propagandistes !

Le schéma est bien rôdé : il s’agit d’appliquer un discours simpliste compréhensible du plus grand nombre désignant des « groupes rebelles » soutenus par des nations étrangères principalement occidentales en lutte pour déstabiliser le pays contre le gouvernement central. On fait briller tout ce qui est russe, on ternit tout ce qui ne l’est pas et s’il le faut on élimine les lanceurs d’alerte et les journalistes gênants même si ces derniers sont russes.

L’infiltration des mercenaires de Wagner sous les traits d’instructeurs FACA rappelle bizarrement l’invasion de la Crimée et la stratégie en Syrie pour soutirer les richesses en toute discrétion pendant que l’on montre du doigt les méchants occidentaux. Écoutez bien la rumeur de la voix de Moscou, lisez avec attention les messages de Saint-Pétersbourg et demandez-vous pourquoi la République centrafricaine fait l’objet de toutes les attentions de cette longue tradition de manipulation russe.

Il est temps d’ouvrir les yeux car nous sommes déjà au pied du mur !

 

Copyright2020CNC.

 

 

 

Centrafrique : APPEL DU SECRETAIRE NATIONAL AUX RELATIONS                                INTERNATIONALES DU CNCA-PDD

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Centrafrique.com/achgar-nouradine-ramat-secretaire-aux-relations-exterieures-du-parti-cnca-pdda-bon-pour-tout/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Achgar Nouradine RAMAT sécrétaire aux relations extérieures du parti CNCA PDDA bon pour tout
Achgar Nouradine RAMAT sécrétaire aux relations extérieures du parti CNCA PPDD.

 

CONGRES NATIONAL CENTRAFRICAIN POUR LA PAIX,

                             LA DEMOCRATIE ET LE DEVELOPPEMENT

                                                     (CNCA-PDD)

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                   APPEL DU SECRETAIRE NATIONAL AUX RELATIONS

                               INTERNATIONALES DU CNCA-PDD

A l’approche des élections couplées de fin d’année dans notre pays, des rumeurs de nature à manipuler négativement la population fusent de partout.

Le peuple est traumatisé par les propos des uns et des autres. Tous les jours, l’actualité de la RCA nous amène à réfléchir que l’urgence serait que les Centrafricains doivent développer la culture de Paix et d’apprendre à mieux vivre et agir positivement ensemble. Mais qu’est-ce que le  vivre ensemble ?

Vivre ensemble, c’est être à l’écoute des autres et faire preuve d’estime, de respect et de reconnaissance envers autrui. C’est vivre avec les autres dans un esprit de paix et d’harmonie continuelle. C’est accepter les autres malgré leurs différences. C’est enfin être uni dans la diversité en vue de bâtir ensemble une Centrafrique viable et prospère reposant sur la Paix, la Solidarité et la Vérité.

Et pour que le vivre ensemble ne soit pas un vain mot et que les

Centrafricains du nord au sud et de l’est à l’ouest puissent vivre effectivement en paix ; le CNCA-PDD invite tout un chacun à agir en faveur de la réconciliation véritable.

Tous nous savons que la solution à la guerre est la Paix et celle de la haine c’est l’amour. Il est donc temps que nous mettions un point d’honneur sur la nécessité de renforcer la cohésion nationale en fédérant toutes les forces autour de l’idéal qui est la reconstruction et le développement de notre pays.

Aussi, nous invitons les acteurs politiques à promouvoir les valeurs de la pondération, du respect de l’autre en aiguillant leurs sens de responsabilité.

Concernant ces élections qui s’annoncent, le CNCA-PDD ose croire au Chef de l’Etat et à son gouvernement de leur volonté manifeste à ne jamais déroger à ce rituel qui fait partie du jeu démocratique.

Mais pas d’auto invitation des autorités non centrafricains dans le débat national en rapport à ces scrutins. Et le CNCA-PDD s’insurge contre la tendance de certains fils et filles du pays à se référer à l’étranger pour régler les différends à caractère national déniant du coup aux Centrafricains la capacité, la sagesse et la maturité de solutionner par eux-mêmes leurs problèmes. La Centrafrique est prête par contre à recevoir des partenaires extérieurs ; des avis, conseils et suggestions mais pas de l’ingérence.

Le CNCA-PDD insiste sur l’importance d’assurer la cohésion nationale afin des résister aux agressions extérieures et profite par la même occasion pour appeler les compatriotes qui, pour préserver leurs vies, ont dû fuir le pays ; d’adhérer massivement dans ce Parti qui est l’image véritable de la Centrafrique. Car dans le CNCA-PDD, chrétiens et musulmans sont avant des Centrafricains.

Fait à Bangui, le 11 mars 2020

 

Secrétaire National aux Relations

                                                                 Internationales du CNCA-PDD

                                                                       Achgar Nouradine RAMAT

 

Site : www.cnca-pdd.org/E-mail :cncapdd@gmail.com ; cnca_pdd@yahoo.com

 

Centrafrique : La PIJCA oriente ces champs d’action vers le centre est du pays en 2020

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Centrafrique.com/les-3-membres-de-la-pijca/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les 3 membres de la PIJCA
Les 3 membres de la PIJCA à Bangui.

 

Bangui (République centrafricaine) – La Plateforme interconfessionnelle de la Jeunesse centrafricaine (PIJCA), lors de leur échange avec les professionnels des médias ce samedi dernier, a présenté le bilan de l’année 2019 et les perspectives d’avenir de 2020, dont le remontage de leurs champs d’action, vers le centre est de la République centrafricaine, une zone de plusieurs théâtres de combat des groupes armés depuis le déclenchement de la crise en 2012.

 

Dans le cadre de leur mission de consolidation de la paix dans les zones touchées par la crise militaropolitique qu’a connue la RCA,  la PIJCA  compte étendre ces champs d’action dans les  autres régions du pays, dans l’espoir de renforcer le lien de vivre ensemble entre les communautés dans l’arrière-pays.

L’objectif de ce projet, c’est de créer un cadre de partage d’information avec d’autres organisations de la société civile sur les différentes actions qui seront réalisées par la PIJCA pour l’insertion socio-économique des jeunes, des femmes et des ex combattants.

Belfort Gbangope, Président de la PIJCA, se réjouit de leur bilan de l’année 2019 avant de donner les grandes lignes de leurs actions de cette année, « le plan d’action de discussions de l’année 2020 est orienté vers le centre est de la République centrafricaine, je vais parler de Bambari, Bria, Alindao, Kouango, Yppi et Grimari… Vous conviendriez avec moi que c’est des zones ou il y a beaucoup de difficultés avec la présence des groupes armés et le moment est déjà venu pour que la PIJCA puisse aller sur le terrain pour travailler et parler avec ces jeunes, aux femmes et la population pour qu’ensemble la main dans la main,  nous puissions ramener la paix, la cohésion sociale et le vivre ensemble dans cette localité », a-t-il annoncé.

Avec l’élargissement de leur vision touchant l’autonomisation économique des femmes et l’insertion sociale des ex-combattants, qui ont permis à plusieurs jeunes formés par la PIJCA de développer les outils sur la gestion pratique des AGR, les droits de la femme et la sécurité communautaire.

Une occasion pour le Président de la PIJCA de présenter leurs principales cibles, « la PIJCA travaille beaucoup avec les jeunes désœuvrés, les jeunes femmes et aussi les ex-combattants qui ont décidé volontairement de déposer les armes. La PIJCA vient à leur rescousse pour pouvoir  échanger avec eux  afin de leur redonner le sens de la vie, leur donner aussi le sens de la responsabilité dans plusieurs thématiques de formation et dans différents appuis », a rappelé Belfort Gbangope.

La Plateforme interconfessionnelle de la Jeunesse centrafricaine exerce depuis sa création dans la coexistence pacifique et la cohésion sociale communautaire. Et les membres actifs et affiliés de cette plateforme proviennent de toutes les obédiences religieuses, culturelles et identitaires. Elle intervient avec une nouvelle dynamique de transformation sociale dans les différentes zones d’intervention.

 

Jefferson Cyrille YAPENDE       

Copyright2020CNC 

Centrafrique : Bornou Brigitte Hortense annonce sa candidature à la prochaine présidentielle

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Centrafrique.com/bornou-brigitte-hortense-presidente-du-parti-pour-le-progres-du-peuple-ppp/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bornou Brigitte Hortense Présidente du Parti pour le Progrès du Peuple - PPP
Bornou Brigitte Hortense, Présidente du Parti pour le Progrès du Peuple (PPP), le 8 mars 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.

 

Bangui (République centrafricaine) – À 10 mois des élections couplées de 2020-2021, les potentiels candidats commencent à manifester leur désir de postuler. C’est le tour de  la Présidente du Parti pour le progrès du Peuple (PPP), Bornou Brigitte Hortense, qui a attendu le jour de la célébration de la journée internationale des droits de femmes, le 8 mars, pour annoncer sa candidature pour la présidentielle.

 

« C’est avec un cœur serré que j’ai saisie cette opportunité offerte aux femmes pour braver le silence et annoncer la déclaration officielle de ma candidature pour la prochaine élection présidentielle de décembre 2020, en qualité de présidente du Parti le Progrès du Peuple pour la lutte contre la mauvaise gouvernance ».

C’est sur ces termes que la Présidente du PPP a amorcé sa déclaration avant de donner les grands axes de sa vision politique sur la Centrafrique.

Pour la garantie de l’emploi pour tous, la Présidente du PPP compte faciliter la libre circulation des personnes et des biens, ainsi que le respect des droits humains sur toute l’étendue du territoire national.

« Je vais réglementer la transhumance et rassurer le développement du secteur agricole et pastoral. Promouvoir et soutenir le secteur informel notamment, les activités des motos-taxis,   pousse-pousse, boumba-nguere et colis et wali gara. Réglementer le secteur de l’éducation et de la santé, lutter contre la corruption et le favoritisme, combattre le régionalisme, tribalisme, racisme et les violences intercommunautaires de tout genre. Accompagner la promotion de la jeunesse, des femmes et des personnes de troisième âge», a annoncé Bornou Brigitte Hortense.

Elle profite de cette même occasion, pour solliciter ses compatriotes de joindre leur force à la sienne, afin qu’à partir d’aujourd’hui  , nous nous battions pour bénéficier des atouts de notre très cher beau pays la RCA.

Pour terminer son discours de circonstance, madame la présidente  a rappelé l’histoire des femmes engagées, qui ont marqué le passé de la RCA comme mesdames  Donizi, Ruth Rolland, Domicien, Gbagalama avant d’annoncer, « Je vous rassure de ma candidature », a-t-elle dit sur un ton serein.

Cette annonce de candidature à la présidentielle de la Présidente du PPP intervient après celles de Aristide Briand Reboas du Parti Chrétien démocratie (PCD) et de Martin Ziguele, du Mouvement de Libération du peuple Centrafricain (MLPC), qui ont été investis pour représenter les couleurs de leur formation politique respective.

Bornou Brigitte Hortense est la première femme, qui a annoncé officiellement sa candidature pour la présidentielle du mois de décembre 2020.

Jefferson Cyrille YAPENDE