Mboki : deux égorgements publics en trois jours par les mercenaires russes de la milice Wagner
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/06/Deux-mercenaires-russes-de-Wagner-occupant-lEtat-major-des-rebelles-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Deux mercenaires russes de Wagner occupant l’Etat-major des rebelles
Trois jours après l’égorgement du président de la jeunesse à Kpabou, les mercenaires de Wagner ont de nouveau frappé à Mboki en égorgeant un autre habitant.
Souvenez-vous, le samedi 7 février 2026, des mercenaires russes lourdement armés sont arrivés à bord de motos dans le village de Kpabou, situé à 17 kilomètres de Mboki. Dès leur arrivée, ils ont bouclé les issues et interdit toute fuite. Les habitants ont été contraints de s’allonger au sol pendant que les coups pleuvaient sur tout le monde, sans distinction d’âge ni de statut. Le chef du village, les mères de famille, les jeunes : personne n’a été épargné.
C’est dans cette ambiance de terreur qu’ils ont capturé le président de la jeunesse locale, monsieur Moïnga. Sous les regards horrifiés de la population rassemblée de force, ils l’ont égorgé en plein jour. Le corps est resté exposé tandis que les cris se mêlaient à la panique généralisée.
Trois jours plus tard, le mardi 10 février, les mêmes miliciens russes sont revenus dans un quartier de Mboki situé près de l’aérodrome, dans le secteur de Nakatara Bozio. Ils ont saisi un homme et ont répété le même geste criminel devant les habitants terrorisés. Cette fois encore, l’égorgement s’est déroulé en public.
Les mercenaires ont ensuite lancé un avertissement glaçant : interdiction formelle d’enterrer le corps. Quiconque toucherait la dépouille risquerait la mort. Le cadavre doit rester exposé jusqu’à la décomposition, sous les yeux des familles, des femmes et des enfants du quartier.
Filmer ou même sortir son téléphone portable équivaut désormais à une condamnation immédiate. Pour ces hommes armés, la vie humaine n’a aucune valeur. Tuer relève du quotidien, une banalité comparable à un simple salut.
Les conséquences pour la population dépassent l’entendement. Imaginer un corps en décomposition qui dégage une odeur pestilentielle, tandis que la famille est contrainte de le regarder jour après jour, donne la mesure de l’horreur infligée aux habitants de Mboki.
Cette double exécution intervient dans un contexte où les mercenaires multiplient les exactions dans le Haut-Mbomou. Leur stratégie consiste à vider les villages pour soi-disant affamer les miliciens d’autodéfense Azandé réfugiés dans la forêt. À Kpabou, ils avaient déjà donné 48 heures aux villageois pour rejoindre Mboki, accusant la population de ravitailler les combattants.
Or Kpabou constitue le principal grenier agricole de Mboki, déjà coupée des autres localités comme Zémio et Obo par l’état catastrophique des routes. Chasser les cultivateurs revient donc à condamner toute la ville à la famine. À Obo également, les Wagner ont récemment traqué des paysans dans leurs champs pour les rouer de coups, espérant ainsi priver les miliciens de nourriture.
Les habitants du Haut-Mbomou vivent désormais dans la peur permanente. Deux hommes égorgés en trois jours dans la même zone, des corps abandonnés à la vue de tous, des familles empêchées de pleurer leurs morts dignement. Pendant ce temps, la communauté internationale observe ce qui se déroule en Centrafrique sans intervenir
Héritier Doneng, le chef des Requins, le criminel devenu ministre, monte au créneau pour défendre Touadéra suite à son coup d’État électoral
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Heritier-Doningue-coordonnateur-des-requins.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Heritier-Doningue-coordonnateur-des-requins.jpg” alt=”Héritier Doneng, le chef des Requins, le criminel devenu ministre, monte au créneau pour défendre Touadéra suite à son coup d’État électoral” width=”300″ height=”278″ />Heritier Doningue, coordonnateur des requins de Centrafrique.
Le chef de la milice Requin, nommé ministre de la Jeunesse en récompense de ses nombreux crimes, vient de publier un texte délirant. Sous le label fantaisiste de “Front Républicain”, il accuse les anciens premiers ministre Anicet-Georges Dologuelé et Henri-Mari Dondra de préparer des attentats et félicite Touadéra pour sa victoire fabriquée de toutes pièces.
Ce n’est pas la première fois que ce personnage sort de l’ombre pour servir les intérêts du pouvoir. Depuis 2020, cet homme a créé et dirigé la milice Requin, une organisation paramilitaire chargée de réprimer violemment toute contestation contre le régime de Faustin Archange Touadéra. Ses hommes se sont rendus coupables de multiples exactions dans le pays : passages à tabac, enlèvements, tortures et assassinats ciblés contre les opposants politiques et les militants de la société civile. Au lieu de répondre de ses actes devant la justice, il a reçu un maroquin ministériel en guise de remerciement.
Son dernier fait d’arme consiste en un communiqué publié le 15 janvier 2026, signé par un certain Héritier Doneng au nom du prétendu “Front Républicain”. Dès les premières lignes, le ton est donné : ce groupuscule salue la “réussite à plein succès” du scrutin du 28 décembre 2025, une élection que tout le monde sait truquée. Les résultats officiels attribuent 105% des voix à Touadéra, un chiffre qui défie toute logique mathématique et toute crédibilité démocratique. Pourtant, le texte n’hésite pas à parler de “majorité écrasante” et de “plébiscite” pour qualifier cette parodie électorale.
Mais le document ne s’arrête pas à ces flagorneries ridicules. Il s’en prend directement aux candidats adversaires au dictateur Faustin-Archange Touadera, les accusant des pires crimes. Anicet Georges Dologuélé, qui selon les procès-verbaux compilés par la rédaction du CNC a obtenu 49% des voix, est traité de terroriste. Crépin Mboli-Goumba, dirigeant du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution, reçoit les mêmes accusations infamantes malgré qu’il n’a pas participé à cette parodie électorale de l’histoire de notre pays. Le communiqué leur impute la responsabilité d’attaques armées, de viols, de vols, d’enlèvements et de tortures dans différentes régions du pays.
L’ancien premier ministre Henri-Mari Dondra n’échappe pas non plus aux attaques du chef Requin. Le texte affirme qu’il aurait voulu recruter des “terroristes” en République démocratique du Congo pour lancer une offensive sur Bangui et mettre la capitale “en sac”. Ces accusations arrivent quelques jours après que Dondra ait renoncé à son recours devant le Conseil constitutionnel, cette institution placée sous la coupe du cousin germain de Touadéra. Les résultats officiels lui accordent 3% des suffrages, alors que les données brutes des bureaux de vote lui donnaient plus de 34%.
Ce revirement de Dondra est d’ailleurs présenté par le “Front Républicain” comme une “prise de position sage”. Le communiqué le félicite pour avoir abandonné sa contestation, tout en le mettant en garde contre “toute duperie et imposture”. Cette formulation ambiguë ressemble davantage à une menace à peine voilée qu’à un compliment sincère. Elle laisse entendre que ceux qui persistent à contester les résultats s’exposent à des représailles.
Le texte se termine par un appel au peuple centrafricain à rester “mobilisé et vigilant” face aux “manœuvres dilatoires” qui pourraient replonger le pays dans le “chaos sécuritaire”. Cette rhétomique bien rodée vise à inverser les rôles : ceux qui dénoncent la fraude massive deviennent les fauteurs de troubles, tandis que les auteurs du hold-up électoral se parent des habits de gardiens de la stabilité.
L’ironie de la situation atteint son paroxysme quand on sait que l’auteur réel de ce communiqué n’est autre que le chef de la milice Requin lui-même. Cet homme dont les mains sont tachées du sang des centaines de Centrafricains se permet aujourd’hui de donner des leçons de civisme et de démocratie. Sa conversion subite en défenseur de la paix et de la justice ferait sourire si elle n’était pas aussi tragique pour les victimes de ses exactions passées.
Le régime de Touadéra a manifestement décidé d’employer tous les moyens pour faire taire la contestation. Après avoir bourré les urnes, fabriqué des procès-verbaux et déployé des mercenaires russes dans les bureaux de vote, il mobilise désormais ses milices pour intimider ceux qui osent encore réclamer la vérité des urnes. Le “Front Républicain” n’est qu’une coquille vide, un nom ronflant collé sur une bande de criminels au service d’un pouvoir illégitime.
Cette stratégie de communication montre également le mépris total du régime pour l’intelligence des Centrafricains. Personne n’est dupe de cette manipulation grossière. Tout le monde sait qui se cache derrière ce prétendu mouvement citoyen. Mais le pouvoir en place semble persuadé qu’il peut dire n’importe quoi et que les gens finiront par accepter sa version des faits à force de répétition et d’intimidation.
Les organisations internationales qui ont cautionné ce simulacre d’élection portent aussi leur part de responsabilité. En validant un processus électoral manifestement vicié, elles ont donné un blanc-seing à Touadéra pour continuer à opprimer son peuple. Elles ont permis qu’un criminel notoire devienne ministre et se serve de sa position pour menacer l’opposition légitime du pays.
IMC applique-t-elle le code du travail centrafricain ou le code du travail chinois ? À Gomonion , un délégué du personnel élu par les employés écarté et remplacé par un autre choisi par les Chinois. Dans quel pays sommes-nous ?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Des-camions-sur-le-site-minier-chinois-de-Gaga-dans-lOmbella-Mpoko.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Des-camions-sur-le-site-minier-chinois-de-Gaga-dans-lOmbella-Mpoko.jpg” alt=”IMC applique-t-elle le code du travail centrafricain ou le code du travail chinois ? À Gomonion , un délégué du personnel élu par les employés écarté et remplacé par un autre choisi par les Chinois. Dans quel pays sommes-nous ?” width=”300″ height=”272″ />Les camions sur le site minier de l’IMC de Gomignon , 20 kilomètres de Yaloké, dans l’Ombella-Mpoko. Photo CNC
À Gomonion, l’Industrie Minière de Centrafrique (IMC) a remplacé un délégué du personnel élu par les travailleurs par un autre désigné par la direction chinoise de l’IMC.
Rappelons qu’il y’a plusieurs mois, les employés avaient choisi leur représentant selon la procédure normale prévue par le code du travail centrafricain. Mais quelques mois après son élection, ce délégué a défendu les droits de ses collègues devant les responsables chinois. Cette prise de position a rapidement déplu à la direction de l’IMC qui a décidé de réagir.
Les chinois ont décidé de frapper. Ils ont tout d’abord changer le délégué choisi par les employés, puis le déplacer dans un poste reculé, loin de tout contact avec les ouvriers qu’il représentait. Les chinois ont commencé à intimider les employés, disant que celui qui continue de suivre les instructions de l’ancien délégué ne va pas être payé, et son salaire va être versé par le délégué qu’il soutient.
D’ailleurs, cette façon de procéder rappelle le fonctionnement des syndicats en Chine, où les instances représentatives dépendent directement du pouvoir et des directions d’entreprises. Ce modèle semble avoir été transporté tel quel à Gomonion. On se demande alors quelle législation s’applique réellement sur ce site minier.
En plus du changement du délégué, les licenciements se sont multipliés ces derniers mois sans qu’aucune procédure écrite ne soit respectée. Des ouvriers quittent le chantier du jour au lendemain, sans lettre de rupture ni notification officielle. Certains cumulent pourtant près de deux, trois ou quatre ans de service, tous payés à la journée, sans avoir jamais signé le moindre contrat.
De toute façon, les chinois ont bien compris au départ. La sécurité du site repose sur des hommes en armes, et c’est un commandant des forces armées centrafricaines qui occupe le poste de directeur de la sécurité de l’IMC. De facto, les soldats déployés sur les différentes bases minières chinoises appliquent les décisions prises par les responsables chinois. Dès qu’une tension apparaît, les militaires interviennent pour faire taire toute contestation.
L’inspection du travail n’a jamais visité le site pour vérifier si le code centrafricain est respecté. Le ministère du Travail ne semble pas, en tout cas selon notre constat, au courant de ce qui se passe au sein de l’entreprise IMC, y compris sur le site de Gomonion. Les Chinois fonctionnent comme si le pays n’avait ni loi ni autorité, persuadés que l’argent suffit à acheter tous les silences.
Cette situation devient encore plus pire quand on découvre la composition du personnel. Entre 75 et 80 % des employés sont des Camerounais travaillant sans papiers sur le territoire centrafricain. Ces ouvriers étrangers sont embauchés sans titre de séjour ni autorisation de travail valide.
Même du côté chinois, les choses sont étranges. Seuls deux ou trois responsables possèdent des documents en règle. Les autres Chinois présents sur le site opèrent sans papiers officiels. Ils viennent du côté du Cameroun et rentrent sur le territoire national sans papier. Il suffit que le commandant, directeur de sécurité de l’IMC les transportent dans son véhicule, et ils rentrent sans souci sur le territoire national. On se demande comment une telle situation peut perdurer sans que personne n’intervienne.
Les Chinois de l’IMC répètent que le président centrafricain est dans leur poche. Cette affirmation circule ouvertement parmi les employés et les habitants de la zone. Ils agissent comme si aucune loi ne pouvait les atteindre, comme si le territoire centrafricain leur appartenait.
À Gomonion, les ouvriers ne savent plus à quel cadre légal se référer. Le droit centrafricain existe sur le papier, mais c’est un autre système qui fonctionne dans les faits. L’IMC décide seule de qui peut parler au nom des employés et de qui doit partir.
Le site extracteur d’or emploie des milliers de personnes dans des conditions opaques. Aucun registre du personnel n’est tenu publiquement. Les salaires sont versés sans fiche de paie. Les horaires changent selon les besoins de production sans préavis ni justification.
Les autorités centrafricaines savent que ces entreprises rapportent de l’argent, même si peu de ces revenus profitent à la population. La corruption permet aux Chinois de fonctionner en dehors de tout contrôle. Les ministres reçoivent des avantages, les commandants militaires obtiennent des postes lucratifs, et le système se maintient.
Les employés de l’IMC se demandent dans quel pays ils travaillent vraiment. Les lois centrafricaines ne semblent pas s’appliquer à Gomonion. Le code du travail reste un document théorique qui n’a jamais franchi la porte de cette mine d’or.
Génocide en préparation à Obo, un deuxième ex-milicien azandé capturé 3 jours après la sortie de coma du premier, torturé par les forces du désordre
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Les-miliciens-AZANDE-ANI-KPI-GBE-de-Obo-en-formation-par-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Les-miliciens-AZANDE-ANI-KPI-GBE-de-Obo-en-formation-par-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner.jpg” alt=”Génocide en préparation à Obo, un deuxième ex-milicien azandé capturé 3 jours après la sortie de coma du premier, torturé par les forces du désordre ” width=”300″ height=”187″ />Les miliciens AZANDE ANI KPI GBE de Obo en formation par des mercenaires russes de la société Wagner sur le terrain de l’église catholique d’Obo. Les-miliciens-AZANDE-ANI-KPI-GBE-de-Obo-en-formation-par-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner Maxime Balalou : Porte-parole de la paix ou architecte de tromperies ?
À Obo, à peine le premier ex-milicien sorti du coma suite à sa torture sauvage, le deuxième vient d’être capturé par ces forces du désordre et de chaos dans la ville.
Souvenez-vous, le vendredi 6 février dernier, Obo avait vécu quatre heures de terreur. Dès quatre heures du matin, gendarmes, policiers, soldats et mercenaires russes avaient encerclé la ville pour ratisser chaque quartier. Cette opération massive s’était soldée par l’arrestation d’un jeune pharmacien du quartier Banguito, ancien milicien azandé formé puis intégré dans l’armée nationale avant d’être désarmé et reconverti dans le commerce. Conduit au poste de gendarmerie, il avait été roué de coups jusqu’au coma avant d’être transporté d’urgence par sa famille à l’hôpital où il venait tout juste de reprendre connaissance.
Et comme si cela ne leur suffisait pas, ce lundi 9 février, à peine 3 jours plus tard, le même scénario s’est reproduit dans la même ville. Les mercenaires russes accompagnés des forces du désordre ont procédé à une nouvelle arrestation ciblée. Leur victime porte elle aussi le profil d’ancien milicien azandé formé puis intégré dans l’armée nationale. Comme la première victime encore hospitalisée, cet homme avait déposé les armes lors du désarmement imposé par les mercenaires avant de reprendre une existence paisible dans la ville.
L’interpellation n’a pas concerné uniquement les ex-miliciens. Un jeune civil l’accompagnait au moment où les hommes en uniforme l’ont appréhendé. Les raisons exactes de son implication demeurent floues, et personne ne connaît vraiment les motifs qui ont justifié sa capture. Les témoins rapportent que les deux individus ont été embarqués rapidement, sans explication ni possibilité de résistance.
Sur le terrain, le dispositif mobilisé mêlait différentes composantes dans une confusion totale. Gendarmes, policiers et soldats agissaient ensemble sans que la hiérarchie ne soit clairement établie. Cette absence de rôles définis amplifie le sentiment d’arbitraire ressenti par la population locale, qui ne sait jamais quelle institution pilote réellement ces opérations musclées menées dans leur ville.
L’enchaînement de ces arrestations visant spécifiquement d’anciens miliciens azandés ayant servi dans l’armée provoque de vives inquiétudes à Obo. Beaucoup y voient une campagne délibérée pour éliminer toute figure susceptible de représenter une autorité morale ou technique au sein de cette communauté. La rapidité avec laquelle une deuxième victime a été capturée après la première renforce cette perception d’acharnement.
Les familles des personnes arrêtées vivent dans l’angoisse depuis l’enlèvement de leurs proches. Elles redoutent que le même scénario funeste ne se répète, avec son lot de brutalités et de souffrances infligées loin de tout regard extérieur. L’expérience du premier ex-milicien, toujours hospitalisé après les sévices endurés, sert de sinistre référence à ce qui pourrait advenir cette fois encore.
Dans les quartiers d’Obo, la peur s’installe durablement. Chacun se demande qui sera le prochain sur la liste, quel sera le prétexte invoqué, quelle sera l’issue de ces rafles successives. Cette situation génère un climat de méfiance généralisée où personne ne se sent vraiment à l’abri des prochaines descentes, surtout parmi ceux qui partagent le même profil que les victimes.
Les rancœurs accumulées risquent de laisser des traces profondes dans les esprits. Même si des paroles de réconciliation venaient à être prononcées un jour, les blessures infligées ne disparaîtront pas du cœur de ceux qui les ont subies. La mémoire collective conserve longtemps le souvenir des injustices vécues, et les victimes n’oublient jamais ce qu’elles ont enduré.
Certains observateurs estiment que cette stratégie de répression pourrait produire l’effet inverse de celui recherché. En attisant la colère et le ressentiment, les auteurs de ces actes préparent peut-être le terrain à des réactions futures qu’ils ne maîtriseront plus. L’histoire a souvent montré que la violence engendre la violence, dans un cycle dont il devient difficile de sortir une fois enclenché.
Le préfet Léonard Mbélé continue d’ailleurs de solliciter activement l’intervention des mercenaires russes dans une ville qui ne connaissait pourtant aucun incident armé. Contrairement à Mboki, Djema, Zemio ou Bambouti qui ont été le cadre d’affrontements, Obo restait calme avant ces opérations répétées menées par les forces du désordre. Aucun coup de feu n’y avait retenti depuis le début des troubles l’année dernière dans la région.
Pour l’heure, le sort de l’ex-milicien arrêté lundi dernier demeure incertain. Nul ne sait dans quelles conditions il est détenu, ni quel traitement lui est réservé entre les murs de la gendarmerie. Son compagnon d’infortune partage vraisemblablement le même destin, plongé lui aussi dans l’inconnu
Dans la localité de Birao, les bandits soudanais continuent de frapper et frappent encore
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/birao-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/birao-1.jpg” alt=”Dans la localité de Birao, les bandits soudanais continuent de frapper et frappent encore” width=”300″ height=”262″ />Avec des motos à la sortie de la ville de Birao, à l’extrême nord-Est de la RCA. Photo CNC
La préfecture de la Vakaga, notamment proche de Birao, capitale provinciale de ladite préfecture subit depuis plusieurs jours une recrudescence d’attaques menées par des malfaiteurs venus du Soudan, qui n’hésitent pas à faire usage de leurs armes.
Le samedi 7 février, un groupe de malfaiteurs identifiés par les habitants comme des bandits soudanais a franchi la frontière pour opérer dans cette zone du nord-est centrafricain. Une fois sur place, ces assaillants se sont scindés en deux groupes distincts, chacune empruntant un itinéraire différent pour mener leurs opérations. Le premier groupe s’est dirigé vers Takadia tandis que la seconde a pris la direction de Démbélé.
Sur l’axe menant à Takadia, les bandits du premier groupe ont procédé à des braquages et ont capturé des biens de la population locale, sans toutefois recourir à une violence physique prononcée. En revanche, l’autre groupe des bandits, le deuxième, qui a emprunté la route de Démbélé a agi avec une agressivité bien plus importante.
C’est précisément sur cet axe que deux jeunes commerçants circulant à moto ont croisé le chemin de ces malfrats armés. Sans sommation, les agresseurs ont immédiatement ouvert le feu sur les conducteurs, provoquant des blessures extrêmement graves.
L’un des deux commerçants a reçu une balle dans le pied, causant une lésion si sévère que les médecins envisagent déjà une amputation de sa jambe. Son compagnon a également été grièvement atteint lors de cette attaque violente, et les deux hommes sont tombés au sol avec leur véhicule à deux roues.
Profitant de la situation, les bandits se sont alors approchés des blessés pour s’emparer de la moto ainsi que de la totalité de l’argent que transportaient les commerçants. Après avoir dépouillé entièrement leurs victimes gisant au sol, les assaillants ont pris la fuite avec leur butin vers une destination inconnue.
Dès que la nouvelle de cette agression est parvenue à Birao, les miliciens de l’autodéfense, communément appelés les Russes noirs ou Wagner noirs par la population locale, ont enfourché leurs motos pour partir à la poursuite des agresseurs. Leur intention était de rattraper rapidement les malfaiteurs qui venaient de blesser les deux commerçants et de leur faire payer leurs actes.
Seulement voilà, les bandits avaient anticipé une éventuelle riposte et préparé un piège sur la route présumée de leurs poursuivants. Les miliciens sont tombés dans cette embuscade soigneusement organisée, et les malfrats ont de nouveau fait usage de leurs armes avec une efficacité redoutable.
Un membre de l’autodéfense a été grièvement touché lors de cet affrontement inattendu. Le milicien blessé a été transporté rapidement vers l’établissement hospitalier de Birao où il a rejoint les deux commerçants déjà admis pour leurs blessures, portant à trois le nombre de victimes hospitalisées.
Ces événements se sont déroulés à une vingtaine de kilomètres seulement de Birao, dans la périphérie immédiate de la ville. La proximité géographique de ces agressions avec le centre urbain inquiète particulièrement les résidents, qui constatent que leur territoire est désormais exposé aux incursions répétées de ces bandes armées venues du pays voisin
Nouveaux massacre d’éleveurs Peuls tchadiens par les mercenaires de la milice Wagner à Garo, près de Batangafo
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/boeufs-tues-au-campement-des-Peuls-du-village-Benamkor.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/boeufs-tues-au-campement-des-Peuls-du-village-Benamkor.jpg” alt=”Nouveaux massacre d’éleveurs Peuls tchadiens par les mercenaires de la milice Wagner à Garo, près de Batangafo” width=”225″ height=”300″ />Photo CNC
Lundi 9 février 2026, deux éleveurs transhumants tchadiens ont perdu la vie et plusieurs autres ont été blessés lors d’une attaque dans le village de Garo, situé dans la préfecture d’Ouham-Fafa.
Les victimes, dépouillées de leurs biens avant d’être tuées, appartenaient à une communauté pastorale peule tchadienne qui circule régulièrement dans cette zone. Les blessés ont été transférés vers l’hôpital de Batangafo pour y recevoir des soins d’urgence. Selon les témoignages recueillis sur place par la rédaction du CNC, ce type d’agression n’aurait rien d’exceptionnel dans la zone.
Les habitants pointent du doigt les miliciens du groupe Wagner, présents sur le territoire centrafricain depuis plusieurs années. Ces mercenaires russes sont régulièrement impliqués dans des exactions répétées contre les populations nomades qui traversent la région avec leurs troupeaux. D’après les sources locales, ces hommes armés s’en prennent régulièrement aux éleveurs sans que les autorités n’interviennent efficacement.
Les même sources affirment que ces miliciens tentent ensuite de faire porter la responsabilité de leurs actes aux jeunes villageois environnantes. Cette stratégie permettrait aux Wagner de brouiller les pistes.
Ce qui est d’autant plus incompréhensible, un accord de paix avait été signé le 19 avril 2025 entre le gouvernement centrafricain et plusieurs groupes armés, notamment l’UPC et le 3R, majoritairement composés de jeunes issus de l’ethnie peule. Ces arrangements devraient normalement garantir la sécurité des éleveurs Peuls dans les zones concernées. Donc il n’y a aucune raison de s’en prendre aux peuls, régulièrement accusés de soutenir les rebelles de l’UPC et de 3R.L’absence de menace avérée de la part de ces factions rend d’autant plus inexplicable la violence exercée contre les éleveurs.
Certains habitants de l’Ouham-Fafa qualifient ces agissements de crimes graves et dénoncent l’impunité dont bénéficieraient les auteurs. La situation actuelle de la République centrafricaine, soumis totalement aux Wagner, rend difficile toute enquête approfondie ou toute sanction des responsables. Les familles des victimes n’ont, pour l’instant, reçu aucun soutien ni aucune explication officielle concernant le drame du 9 février.
Touadera, on ne développe pas un pays avec des discours mensongers ou de la prière satanique : Regardez comment les dirigeants chinois développent leur pays
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-dictateur-faustin-archange-touadera.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-dictateur-faustin-archange-touadera.webp” alt=”Touadera, on ne développe pas un pays avec des discours mensongers ou de la prière satanique : Regardez comment les dirigeants chinois développent leur pays” width=”500″ height=”346″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-dictateur-faustin-archange-touadera.webp 500w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-dictateur-faustin-archange-touadera-218×150.webp 218w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-dictateur-faustin-archange-touadera-100×70.webp 100w” sizes=”auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px” />Le dictateur Faustin Archange Touadera
Pendant que la Chine sortait des centaines de millions de personnes de la pauvreté par la science et le travail, certains dirigeants croient encore qu’on bâtit une nation avec de beaux discours et la prière satanique.
Souvenez-vous, il y a 50 ans, 90 % des Chinois vivaient dans une pauvreté presque médiévale. Ce n’est pas une figure de style, c’est la Banque mondiale qui le dit.
La Chine de 1978 était un pays où la majorité de la population vivait avec moins de 2 dollars par jour. Aujourd’hui, ce chiffre est tombé à moins de 1 %. Et ce retournement n’a pas été obtenu par miracle, ni par nuits de prières collectives, ni par la multiplication des temples. Ils ont vaincu la misère avec méthode, discipline, et surtout connaissance scientifique de leurs propres défis.
Le premier secret : L’éducation d’abord, l’idéologie après
Quand Deng Xiaoping prend les commandes en 1978, il dit une phrase simple : « Peu importe que le chat soit blanc ou noir, l’essentiel est qu’il attrape les souris. » Cette phrase est une gifle à ceux qui sacralisaient l’idéologie au-dessus de l’efficacité. Les Chinois ont compris qu’un peuple ne sort pas de la pauvreté avec des discours, mais avec des compétences techniques.
En 1980, dans le petit village de Xiaogang, 18 paysans signent en secret un contrat pour gérer leurs terres comme des entrepreneurs privés. À l’époque, c’était presque un crime contre l’État. Mais en un an, leur production de grain dépasse celle des dix années précédentes réunies. Deng Xiaoping prend cette expérience clandestine et en fait une réforme nationale.
Deuxième secret : Les zones économiques spéciales et la science des tests
La Chine n’a pas transformé tout son pays d’un coup. Elle a d’abord testé ses idées dans des laboratoires territoriaux qu’on appelle Zones Économiques Spéciales (ZES).
Shenzhen, en 1980, ce n’était qu’un village de pêcheurs avec moins de 30 000 habitants. Aujourd’hui, c’est une ville de plus de 18 millions d’habitants, et le siège de Huawei, BYD et Tencent. La croissance de Shenzhen n’est pas un miracle. C’est un prototype, un test scientifique : « Si ça marche ici, on étend. Si ça échoue, on corrige. » C’est exactement ce que fait un ingénieur en laboratoire.
Troisième secret : L’industrialisation avant la consommation
L’Afrique veut souvent commencer par la consommation. Téléphones, motos, habits.
La Chine a fait l’inverse. Elle a exporté avant de consommer. Dans les années 1980, la possession d’un vélo ou d’une télévision était un luxe en Chine. Mais les usines fabriquaient déjà pour le monde entier. Vêtements, jouets, appareils simples. L’argent venait de l’extérieur, la valeur ajoutée restait à l’intérieur.
4. Quatrième secret : Les infrastructures comme colonne vertébrale
On ne combat pas la pauvreté avec de longues prières, mais avec des routes, des ports, des rails, et l’électricité accessible.
Entre 1990 et 2020, la Chine a construit plus de 140 000 km d’autoroutes (deux fois le réseau des États-Unis) et plus de 40 000 km de lignes de train à grande vitesse, soit 70 % du réseau mondial.
Quand un paysan peut amener son produit au marché en 30 minutes au lieu de 5 heures, ce n’est pas un miracle, c’est de l’ingénierie économique.
5. Cinquième secret : La discipline collective
Quand un gouvernement chinois dit qu’un chantier doit finir en 10 jours, il finit en 10 jours. Pas parce qu’ils sont plus intelligents, mais parce qu’ils ont une culture du devoir collectif que nous avons perdue chez nous.
L’exemple que je donne ici, c’est l’hôpital construit en 10 jours à Wuhan (2020) lors du COVID. Plus de 7 000 ouvriers mobilisés jour et nuit, sans pause, avec rotation parfaite. Résultat, un hôpital opérationnel pendant que dans nos pays, un simple bâtiment administratif ou amphithéâtre universitaire met quatre ans et parfois ne finit jamais.
Pendant ce temps, à Bangui, en République Centrafricaine… Touadéra fait tout à fait le contraire. Il fait des discours pour que le pays se développe, alors que le pays est en retard de plus de 50 ans. Il fait des discours alors que dans la réalité, rien. Il rassemble les gens, il fait des prières. C’est de la mythomanie.
Bref, la pauvreté n’est pas une malédiction Les Chinois ont vaincu la misère sans prière, mais pas sans morale. Leur morale, c’est le travail, la discipline, l’organisation collective, la science, l’audace d’essayer et le courage de corriger.
Le stock global de la dette publique centrafricaine atteint désormais 1 052,32 milliards de francs CFA, un niveau qui menace la survie même de l’État.
Selon une analyse du journaliste économique David Yaméogo publiée le 25 septembre 2025 dans Orania Finances, cette dette a explosé de 1000% entre 2016 et 2025, soit durant toute la période du mandat de Faustin Archange Touadéra. Le politologue Fari Tahéruka Shabazz commente cette multiplication par dix en soulignant que l’on comprend mieux pourquoi la famille dirigeante devient folle devant l’ampleur du gouffre financier.
La composition de cette dette aggrave encore la situation, avec 66,09% représentant de la dette intérieure libellée en francs CFA. Cette dette intérieure a été principalement contractée via la BVMAC, la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale, tandis que les 33,91% restants constituent la dette extérieure, dont une part croissante auprès du Fonds monétaire international.
Le FMI a d’ailleurs publié en mai 2025 une analyse de viabilité de la dette publique centrafricaine qui confirme un risque élevé de surendettement, tant extérieur que global pour la RCA, rappelle Fari Tahéruka Shabazz. Cette évaluation officielle sonne comme un avertissement sans appel sur la capacité du pays à honorer ses engagements financiers.
Le problème majeur réside dans la structure même de la dette intérieure qui représente 66% du total et expose le pays à un risque élevé de refinancement. Cette dette se caractérise par une concentration des maturités à court et moyen terme, avec des échéances qui s’échelonnent sur quelques semaines à moins d’un an, par exemple 8, 10 ou 52 semaines seulement.
Ces échéances ultra-courtes créent une pression énorme sur la trésorerie nationale, obligeant l’État à rembourser ou refinancer constamment des montants considérables. Au premier trimestre 2026, entre janvier et avril, une grande partie des 660 milliards de dette intérieure arrive à maturité, souligne le politologue. Le pays doit trouver ces sommes dans un contexte de tensions de trésorerie déjà extrêmes.
Les conséquences de ce surendettement et de ces maturités courtes se font sentir immédiatement sur le fonctionnement de l’État. Les autorités peinent à payer les fonctionnaires et à verser les soldes, tandis que la moindre fluctuation du prix du pétrole ou l’instabilité monétaire du franc CFA peuvent déclencher une crise majeure.
Le risque systémique devient palpable, alerte Fari Tahéruka Shabazz. Si la RCA ne parvient pas à honorer ces dettes à court terme, le défaut de paiement devient inévitable, ce qui aggraverait encore la crise et pousserait l’État vers la faillite totale. L’analyste insiste sur le fait que cette explosion de la dette, multipliée par dix en dix ans, résulte directement de la gestion catastrophique de Touadéra.
La structure même de cette dette, avec ses deux tiers concentrés sur des échéances très courtes, traduit une improvisation budgétaire permanente plutôt qu’une stratégie financière cohérente. Le pays se retrouve dans une spirale où il emprunte pour rembourser, creusant chaque jour davantage le trou dans lequel il s’enfonce. Les créanciers de la BVMAC et du FMI attendent leurs remboursements pendant que les fonctionnaires attendent leurs salaires.
Fari Tahéruka Shabazz conclut que la RCA se trouve littéralement au bord de la faillite totale, incapable de gérer une dette devenue explosive et mal structurée
Déluge de feu à Bambouti : les mercenaires de la milice russe Wagner sèment le chaos et la panique
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-mercenaires-russes-du-groupe-wagner-en-patrouille-dans-la-nana-mambere-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-mercenaires-russes-du-groupe-wagner-en-patrouille-dans-la-nana-mambere-photo-cnc.jpg” alt=”Déluge de feu à Bambouti : les mercenaires de la milice russe Wagner sèment le chaos et la panique” width=”300″ height=”265″ />Image d’illustration des mercenaires russes du groupe Wagner en patrouille dans la Nana-Mambéré. Photo CNC
À trois heures du matin, Bambouti a basculé dans le cauchemar. Les mercenaires de Wagner ont ouvert le feu massivement, créant une panique généralisée sans raison militaire valable.
Bambouti se trouve à cinq kilomètres seulement de la frontière avec le Soudan du Sud. Cette sous-préfecture marque le premier point d’une longue route qui traverse la préfecture du Haut-Mbomou. Pour rejoindre Obo , le chef-lieu depuis Bambouti, il faut parcourir une centaine de kilomètres. La route continue ensuite vers Mboki, puis Zémio, avant d’atteindre Djema, Rafaï et finalement Bangassou.
C’est dans cette zone frontalière que les événements du samedi 7 février ont plongé toute la population dans l’effroi. Ce matin-là, vers trois heures, les habitants ont été réveillés par des détonations assourdissantes. Les mercenaires de la milice russe Wagner, installés dans la ville avec l’appui des soldats centrafricains, ont déclenché une fusillade d’une violence grave.
Pendant plusieurs heures, les armes lourdes et légères ont craché leurs projectiles dans tous les sens. Les tirs ont duré jusqu’au petit matin, semant la terreur dans chaque foyer. La population, terrée dans les maisons, cherchait à comprendre ce qui justifiait une telle démonstration de force.
Personne n’osait sortir tandis que le vacarme continuait de résonner dans toute la ville. Chacun attendait que le calme revienne en se demandant quels assaillants avaient pu provoquer une riposte aussi démesurée. Les heures s’écoulaient lentement, rythmées par les détonations incessantes qui martelaient les tympans et les esprits.
Vers huit heures, puis neuf heures, le silence est retombé progressivement sur Bambouti. Les habitants restaient néanmoins barricadés chez eux, l’angoisse au ventre. Ce n’est que vers dix heures que les premiers curieux ont osé sortir pour constater les dégâts.
Ils ont alors découvert une réalité déconcertante en parcourant les rues dévastées. Aucune trace d’assaillants, aucun affrontement réel n’avait eu lieu. Les mercenaires de la milice russe Wagner et les soldats avaient simplement tiré dans le vide, déclenchant ce que l’on peut qualifier de folie destructrice.
Les armes utilisées n’avaient rien d’ordinaire pour une simple démonstration de force. Des roquettes, des DKM, des pangs ont été déployés contre une ville sans défense. Ces équipements militaires lourds ont causé des ravages considérables dans une localité qui ne comptait aucun combattant ennemi.
Parmi les destructions qui ont marqué les esprits, un bâtiment scolaire construit par la Minusca a été réduit en ruines. Les projectiles ont pulvérisé les murs, rendant l’école totalement inutilisable. Les enfants de Bambouti perdent ainsi leur lieu d’apprentissage, comme si l’éducation elle-même devenait une cible à abattre.
Il y’a lieu de rappeler que ce schéma destructeur ne se limite malheureusement pas à Bambouti. Il y’a quelques mois, À Zémio, autre localité de la région, les mêmes acteurs ont pillé les équipements des centres de santé. Ils ont démonté les panneaux solaires, emporté les batteries, privant ainsi la population de soins médicaux élémentaires.
Le matériel médical disparaît au profit d’intérêts obscurs qui échappent à toute logique humanitaire. Ces agissements dessinent une stratégie délibérée de régression. Les infrastructures essentielles – écoles, centres de santé – sont visées en priorité par les mercenaires de la milice russe Wagner.
Chaque action semble calculée pour replonger le pays dans un état antérieur. Les acquis les plus fragiles d’une société déjà fragilisée s’effacent sous les coups de boutoir répétés. Les mercenaires appliquent une méthode qui vise à démanteler des décennies de développement.
Les habitants de Bambouti et des villages environnants doivent désormais composer avec cette présence menaçante. Les tirs nocturnes, les destructions arbitraires et le pillage des équipements publics créent un climat d’insécurité permanente. La vie quotidienne devient un exercice d’équilibre entre la peur et la nécessité de survivre dans un environnement de plus en plus hostile.
Le clepto-mythomane Balalou transforme Touadéra en élu de Dieu lors d’un prêche évangélique grotesque à l’Église de Ngoubagara
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-clepto-mythomane-maxime-balalou-porte-parole-du-gouvernement-centrafricain.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-clepto-mythomane-maxime-balalou-porte-parole-du-gouvernement-centrafricain.webp” alt=”Le clepto-mythomane Balalou transforme Touadéra en élu de Dieu lors d’un prêche évangélique grotesque à l’Église de Ngoubagara” width=”500″ height=”309″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-clepto-mythomane-maxime-balalou-porte-parole-du-gouvernement-centrafricain.webp 500w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-clepto-mythomane-maxime-balalou-porte-parole-du-gouvernement-centrafricain-356×220.webp 356w” sizes=”auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px” />Le clepto-mythomane Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement centrafricain
Le mythomane Maxime Balalou a franchi ce lundi 26 janvier un nouveau cap dans le ridicule propagandiste. Le porte-parole transforme sa conférence de presse en prêche évangélique où Touadéra devient un messie guidé par la lumière divine.
« Le samedi 24 janvier dernier, à l’Église de Ngoubagara , ce culte a permis au peuple centrafricain de remercier son Dieu, de remercier le peuple centrafricain et aussi l’électorat comme le peuple centrafricain », déclare le clepto-mythomane Balalou avec le sérieux d’un prédicateur en chaire. Cette formule confuse transforme un culte d’action de grâce en célébration mystique du pouvoir.
Le mythomane Balalou ne fait plus de la communication politique, il célèbre un culte présidentiel. L’Église de Ngoubagara , située dans le quartier Fouh du 4ème arrondissement de Bangui, devient le temple de cette nouvelle religion politique où Touadéra n’est plus un simple président mais l’instrument de la providence divine.
Le clepto-mythomane Balalou évoque l’événement religieux qui a servi de prétexte à cette dérive mystique. « J’ai la faiblesse de penser à tous ceux qui ont participé dernièrement à l’événement de ce week-end, à savoir ce culte d’action de grâce que le président de la République a organisé dans son Église », affirme-t-il en faisant référence au culte célébré après la validation du hold-up électoral.
Ce culte du 24 janvier devient dans la bouche du mythomane Balalou la preuve de la dimension spirituelle de Touadéra. « Le président de la République a su montrer par l’Église la dimension de l’homme », déclare-t-il en élevant le président au rang de figure transcendante. Quelle dimension ? Celle d’un autocrate qui vient de perpétrer son troisième mandat via un référendum truqué ?
Le mythomane Balalou poursuit son prêche propagandiste. « Ce culte d’action de grâce a permis au président de la République de passer aussi, si vous voulez, un message fort », affirme-t-il en transformant un scrutin contesté en bénédiction céleste. Le hold-up électoral devient ainsi un miracle de Dieu célébré à Ngoubagara .
Le clepto-mythomane Balalou invoque ensuite l’humilité divine du président. « Je parlerai un peu de l’humilité qui se traduit lorsqu’on occupe cette haute fonction et qu’on mesure la gravité de la mission confiée par le peuple et surtout la volonté de Dieu », affirme-t-il en transformant Touadéra en élu de Dieu. La mission ne vient donc plus seulement du peuple mais de Dieu lui-même.
Le mythomane Balalou va encore plus loin dans son délire mystique. « Il a exprimé sa reconnaissance envers son peuple, pas sans l’appui ou sans la conduite de la lumière, en rendant grâce à Dieu pour ses bienfaits », déclare-t-il dans une formule où la lumière divine vient légitimer le régime autoritaire.
La conduite de la lumière ? Le clepto-mythomane Balalou sacralise le pouvoir politique en le présentant comme guidé par une force surnaturelle. Touadéra n’est plus un simple président, il devient l’instrument de la providence, celui que Dieu a choisi pour conduire le peuple centrafricain.
Le mythomane Balalou tente un syncrétisme religieux. « Il a souligné vraiment l’importance de l’éducation, des ressources de Dieu et de la nation, des serviteurs de Dieu, des chrétiens et des musulmans », déclare-t-il. Cette formule œcuménique vise à rassembler toutes les confessions derrière le régime après un hold-up électoral cautionné par les Mercenaires russes.
Le clepto-mythomane Balalou transforme ainsi le culte de Ngoubagara en moment fondateur d’une nouvelle religion politique. Les fidèles venus remercier Dieu pour la victoire de Touadéra ne sont plus des citoyens exerçant leur liberté de conscience, ils deviennent les témoins d’un miracle politique orchestré par la providence.
Cette récupération religieuse d’un processus politique frauduleux atteint des sommets de cynisme rarement égalés. Le mythomane Balalou ne se contente plus de mentir sur les résultats électoraux, il sacralise le mensonge en le présentant comme une vérité révélée par Dieu dans l’Église de Ngoubagara .
Le clepto-mythomane Balalou instrumentalise la foi des Centrafricains pour mieux les asservir. En transformant Touadéra en élu de Dieu guidé par la lumière céleste, il construit une barrière psychologique qui empêche toute contestation légitime. Comment oser remettre en question celui que Dieu a choisi ?
Le mythomane Balalou fait référence à cet événement religieux organisé dans l’église du président pour célébrer cette réélection miraculeuse. L’Église de Ngoubagara du quartier Fouh devient ainsi le lieu de sacralisation du pouvoir autoritaire. Ce culte d’action de grâce transforme un scrutin politique contesté en moment de communion spirituelle.
Cette confusion délibérée entre politique et religion n’a rien d’innocent. Le clepto-mythomane Balalou construit méthodiquement un culte de la personnalité autour de Touadéra en l’élevant au rang de figure messianique guidée par la volonté divine.
Le prêche évangélique du mythomane Balalou ne changera rien à la réalité d’un coup d’État constitutionnel. Peu importe qu’il transforme l’Église de Ngoubagara en temple de la propagande, cela ne légitimera pas un score de 77,90% obtenu par la fraude. Touadéra n’est pas un messie mais un autocrate qui a confisqué le pouvoir avec l’aide des mercenaires russes.
La RCA vit une polycrise multidimensionnelle qui englobe les sphères monétaire, budgétaire, économique, énergétique, sécuritaire, humanitaire, sanitaire et sociale dans un effondrement généralisé.
Deux jours avant le 31 janvier 2026, la Minusca a dû distribuer de l’eau potable dans la capitale, une situation sidérante et humiliante pour un pays souverain, rappelle le politologue Fari Tahéruka Shabazz. Bangui manque d’eau courante pendant que la crise énergétique plonge simultanément la ville dans l’obscurité complète. La centrale de Boali restera hors service jusqu’en 2027, paralysant les morgues qui ne peuvent plus conserver les corps, les hôpitaux incapables d’opérer ou d’assurer des accouchements dans des conditions normales.
L’économie s’arrête ou survit péniblement grâce à des groupes électrogènes alimentés par le carburant le plus cher d’Afrique. Sur le plan sécuritaire, les poches d’insécurité prolifèrent partout, au nord-est, sud-est, ouest et nord du territoire, souligne Fari Tahéruka Shabazz. La criminalité armée quotidienne se combine avec les tensions intercommunautaires autour des couloirs de transhumance et des sites miniers, générant une violence spontanée meurtrière qui échappe à tout contrôle.
L’État ne possède plus les moyens de lutter efficacement contre cette dégradation généralisée. Les FACA se retrouvent sous-équipés, sous-payés, sous-alimentés et mal chaussés, tandis que les tensions de trésorerie empêchent même le déploiement d’opérations basiques. Le retour imminent de combattants du Soudan, mercenaires aguerris et lourdement armés, va encore aggraver cette zone déjà chaotique, prévient l’analyste en citant la déclaration de Noureddine Adam prêt à passer à l’action.
Après décryptage des chiffres électoraux truqués et du taux de participation réel inférieur à 50%, Fari Tahéruka Shabazz aboutit à une conclusion accablante. Touadéra pèse seulement 20% du corps électoral dans le meilleur des cas, ou 40-42% au maximum si on retire moins de points frauduleux. Rapporté à la population totale du pays, ce chiffre tombe à moins de 10%, environ 8,5% selon les calculs du politologue.
Cela signifie que Touadéra est rejeté par plus de 90% des Centrafricains qui n’ont pas renouvelé leur confiance au pouvoir en place. La 7e République et la Constitution de 2023 ne bénéficient d’aucune validation populaire réelle, délégitime totalement le mandat proclamé. Le premier trimestre 2026 s’annonce particulièrement critique avec l’arrivée à maturité des dettes publiques qui vont asphyxier la trésorerie nationale déjà exsangue.
La saison sèche augmente la consommation électrique précisément au moment où il n’y en a plus du tout. Les routes praticables favorisent les déplacements de groupes armés pendant que l’exaspération sociale monte d’un cran chaque jour. Le prix du carburant grimpe avec les tensions géopolitiques internationales pendant que le retrait progressif des ONG et de Médecins Sans Frontières aggrave encore la situation sanitaire déjà catastrophique.
Fari Tahéruka Shabazz prévient qu’il faut surveiller de très près ce premier trimestre où tout va surchauffer. Le régime ne peut plus rien contrôler ni masquer dans cette polycrise totale qui engloutit simultanément tous les secteurs vitaux du pays
Le Cardinal Nzapalaïnga refuse de cautionner les mensonges du pouvoir centrafricain
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/11/cardinal-dieudonne-nzapalainga-conference-presse-fete-nationale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/11/cardinal-dieudonne-nzapalainga-conference-presse-fete-nationale.jpg” alt=”Le cardinal Nzapalaïnga refuse de cautionner les mensonges du pouvoir centrafricain” width=”300″ height=”169″ />cardinal-dieudonne-nzapalainga-conference-presse-fete-nationale – Centrafrique : Les quatre vérités de Nzapalainga sur la sécurité
Faustin-Archange Touadéra vient de décrocher frauduleusement 76,15% des suffrages lors de la dernière présidentielle du 28 décembre que l’opposition conteste vigoureusement les résultats massivement truqués. Mais le cardinal Dieudonné Nzapalainga ne cache pas son exaspération face aux promesses creuses du régime.
L’archevêque de Bangui exprime son ras-le-bol avec franchise sur les antennes de la radio Vatican. « On ne peut pas continuer en disant que tout va bien, alors que les gens ont d’autres préoccupations », déclare-t-il sans détour à Radio Vatican. Le prélat exige que les autorités arrêtent leur comédie pathétique habituelle et transforment enfin leurs beaux discours de campagne en actions tangibles pour la population.
Dieudonné Nzapalainga réclame une « autocritique du pouvoir », un vrai examen de conscience plutôt que l’autosatisfaction permanente affichée par les clepto-tyrano-mythomanes. Le cardinal veut que le gouvernement établisse un inventaire honnête de ses réalisations et surtout de ses échecs, nombreux. Mais également qu’il écoute vraiment ce que souhaite le peuple, au lieu de feindre de l’ignorer.
La Conférence épiscopale centrafricaine ne mâche pas ses mots non plus. Dans son message du 11 janvier, elle dénonce « l’abus de pouvoir et la corruption qui sont des ennemis qu’il faut encore éradiquer ». Ces fléaux rongent le pays et enrichissent une minorité du pouvoir pendant que la majorité des centrafricains survit dans la misère totale.
Le cardinal enfonce le clou : « On ne vient pas utiliser l’État pour se mettre plein les poches, pour s’enrichir personnellement ».
Les ressources naturelles du pays — or et diamant — profitent à de grandes compagnies étrangères et à quelques privilégiés locaux, mais les retombées pour les citoyens ordinaires restent dérisoires. Pendant ce temps, les infrastructures demeurent dans un état lamentable. « Les routes ne sont pas construites, les hôpitaux ne sont pas parfois au rendez-vous, les écoles également », énumère l’archevêque.
La sécurité reste précaire dans plusieurs régions. Récemment, des affrontements entre l’armée et la milice AAKG ont ensanglanté le Sud-Est, notamment à Zémio et Bambouti dans la préfecture du Haut-Mbomou. Ces violences ont éclaté juste avant l’annonce des résultats électoraux, comme si le pays ne pouvait même pas organiser un scrutin sans que le sang coule. Le calme revient petit à petit, mais la situation humanitaire demeure catastrophique.
Le cardinal raconte son déplacement récent dans cette zone troublée, accompagné d’un imam et d’un pasteur. « Nous nous sommes rendus à Zemio, pour rencontrer des gens, pour lancer des appels, écouter les gens, leur dire qu’on ne pourra pas construire le pays avec les armes ». Ils n’ont malheureusement pas pu rejoindre les jeunes combattants réfugiés loin dans la brousse, faute de temps.
Des milliers de Centrafricains terrorisés ont cherché protection dans l’enceinte de la mission catholique. L’Église s’organise comme elle peut pour accueillir ces déplacés. « Une mère ne rejette pas ses enfants », explique Nzapalainga. Instinctivement, quand le danger gronde, les gens viennent frapper à la porte de l’Église, seul refuge fiable dans la tempête.
Avec les responsables musulmans et protestants, le cardinal a visité les prêtres sur place. L’évêque local mobilise des fonds pour que Caritas intervienne, mais l’acheminement de l’aide reste compliqué. Les routes délabrées et l’insécurité rendent chaque convoi périlleux. « L’Église essaie de faire ce qu’elle peut, parce qu’elle ne peut pas répondre à tous les besoins », reconnaît-il avec lucidité.
Les Centrafricains aspirent à vivre normalement. Ils ont enduré trop de souffrances, des pénuries de médicaments, la fermeture des écoles. Ils veulent juste la paix et la possibilité de reconstruire leur existence. Cela signifie que les dirigeants doivent cesser de gouverner depuis leur tour d’ivoire et collaborer véritablement avec ceux qui viennent de voter pour eux. Le cardinal garde un mince espoir que cette fois, les choses changeront vraiment. Mais son ton laisse percer un doute tenace quant à la volonté réelle du régime de Touadéra de modifier sa façon de gouverner
Sikikédé : une femme accouche un nouveau né et l’abandonne sous la poubelle avant de disparaitre dans la nature
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/Le-nouveau-ne-abandonne-par-sa-maman-apres-sa-naissance-le-9-fevrier-2026-a-Sikikede.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/Le-nouveau-ne-abandonne-par-sa-maman-apres-sa-naissance-le-9-fevrier-2026-a-Sikikede.webp” alt=”Sikikédé : une femme accouche un nouveau né et l’abandonne sous la poubelle avant de disparaitre dans la nature” width=”400″ height=”533″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/Le-nouveau-ne-abandonne-par-sa-maman-apres-sa-naissance-le-9-fevrier-2026-a-Sikikede.webp 400w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/Le-nouveau-ne-abandonne-par-sa-maman-apres-sa-naissance-le-9-fevrier-2026-a-Sikikede-315×420.webp 315w” sizes=”auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px” />Le nouveau né abandonné àSikikédé après sa naissance. Photo CNC
Un nourrisson a été retrouvé dissimulé sous des déchets ce lundi 9 février dans la matinée dans le camp de déplacés de Sikikédé, également connu sous le nom de Ndah, situé dans la préfecture de la Vakaga.
Les faits se sont produits aux premières heures de la journée du lundi. Une femme enceinte a accouché puis abandonné son bébé en le cachant sous des arbustes et des ordures. L’enfant était destiné à rester invisible, enfoui dans ce coin reculé du camp où personne ne devait le découvrir.
Pourtant, des habitants sont tombés par hasard sur le nouveau-né, écoutant son cri fort. Ils ont immédiatement alerté les auxiliaires de la gendarmerie qui ont aussitôt arrivés sur le lieu. Le bébé a été amené d’urgence à l’hôpital. Pris en charge par le service sanitaire, il a reçu les premiers soins nécessaires pendant que la nouvelle se propageait dans le camp.
Les éléments de Forces armées centrafricaines stationnées à Sikikédé ont été informées de la situation. Les militaires se sont rendus à l’hôpital pour constater l’état du nourrisson. Touchés par ce qu’ils ont vu, ils ont décidé d’agir concrètement.
Les soldats ont acheté des vêtements et du matériel de puériculture pour l’enfant abandonné. Le chef du détachement militaire a pris une décision inhabituelle : il assume désormais la responsabilité du bébé. Il a déclaré publiquement qu’il s’occupera de l’enfant jusqu’à ce qu’un parent se manifeste, et même au-delà si personne ne vient le réclamer, explique à CNC une sage femme de l’hôpital.
L’équipe de rédaction du CNC, informée de la nouvelle, a du se déplacer dans un premier temps dans le camp avant de se rediriger vers l’hôpital de Sikikédé. Pour l’heure, les soignants continuent d’observer l’évolution de l’enfant tandis que les autorités tentent de comprendre les circonstances exactes de cet abandon. Le bébé reste hospitalisé sous surveillance médicale, entouré par ceux qui lui ont sauvé la vie.
Plusieurs mois après notre dernière visite dans cet établissement hospitalier, l’hôpital pédiatrique de Bangui n’a enregistré aucune amélioration. Pourtant, la situation devient de plus en plus pire : l’équipe du CNC a constaté une aggravation notable des conditions d’accueil des malades et de leur prise en charge.
Sur place, rien n’a évolué depuis notre dernière visite l’année dernière, bien au contraire. La dégradation du service s’accentue même progressivement, laissant les familles les plus vulnérables dans un dénuement total. Nos observations recueillies la semaine dernière démontrent l’absence de tout dispositif d’urgence pour venir en aide aux patients issus d’une famille très pauvre.
C’est dans ce contexte que nous avons rencontré dans cet hôpital une femme peule venue de Djabarona, localité située à quarante-cinq kilomètres de la capitale sur l’axe menant à Boali. Elle a débarqué en urgence au service pédiatrique avec son enfant malade sans disposer d’aucune ressource financière. L’enfant souffre d’une infection pulmonaire qui nécessite des soins immédiats et des analyses en laboratoire.
Les médecins ont prescrit un examen d’urine à réaliser immédiatement à l’Institut Pasteur. Mais la mère du patient ne possède même pas un francs pour payer un examen, encore moins à acheter de l’eau ou de la nourriture pour elle et son enfant. Son mari, également un Peul, est resté à Djabarona pour s’occuper d’autres enfants, la laissant seule gérer cette urgence médicale à la pédiatrie à Bangui sans aucun appui ni solution.
Imaginez-vous, avoir de quoi à mettre sur ses dents le matin, c’est aussi pénible pour cette famille. C’est dans ce contexte que l’un des journaliste de notre équipe sur place a constaté les fait, et lui a remis la semaine dernière un billet de cinq cents francs pour permettre au petit malade de prendre un petit déjeuner. Cette aide spontanée n’a pas apaisé la détresse de la mère, elle ne résout en rien le problème de fond qui pourri le système.
Les responsables du service pédiatrique interrogés par la rédaction du CNC sur des tels cas, ont confirmé qu’aucune ligne budgétaire n’existe pour prendre en charge ce type de situations.
Il n’y a ni stock de médicaments d’urgence, ni fonds dédiés aux cas de dénuement complet, ni procédure prévue pour aider les personnes totalement démunies qui franchissent les portes de l’hôpital. Les annonces radiophoniques officielles évoquent régulièrement des progrès dans le secteur sanitaire, tandis que la réalité constatée sur le terrain raconte une histoire radicalement différente.
Ce ne sont ni les soignants ni les familles qui peuvent inverser cette dynamique par leurs seuls efforts. La responsabilité incombe aux autorités publiques, qui doivent mettre en place des mécanismes adaptés pour gérer ces urgences humaines. Chaque citoyen peut tomber malade à tout moment, et des solutions minimales doivent exister pour éviter les drames évitables que nous constatons aujourd’hui.
À défaut de ressources, les patients se retrouvent réduits à recevoir des soins palliatifs de base en attendant une issue fatale. Impossible de manger correctement, impossible de se soigner décemment dans ces conditions. La femme peule a finalement décidé seule de ramener son enfant à Djabarona, faute de moyens pour poursuivre les soins nécessaires à sa survie.
Cette décision équivaut probablement à une condamnation pour le petit malade.
L’État peut bien signer un accord avec l’Institut Pasteur pour gérer des tels cas d’urgence, surtout pour les familles totalement démunis, mais rien. On pilote à vue le pays comme un gère un kiosque au quartier Boy-Rabe. Vraiment, Baba Kongoboro, tu n’a pas une stratégie pour aider les pauvres centrafricains.
CPS-RCA : Un témoin accable Edmond Beina dans l’affaire de Guen
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Lors-du-proces-dit-Ndele-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Lors-du-proces-dit-Ndele-1.jpg” alt=”CPS-RCA : Un témoin accable Edmond Beina dans l’affaire de Guen” width=”300″ height=”200″ />Le juge de la Section d’assises de la Cour pénale spéciale lors d’une audience dans le procès Ndélé I. CopyrightCPS
La Cour pénale spéciale examine les violences commises contre les musulmans de Guen lors d’une audience où un témoin protégé livre des accusations graves.
L’audience du 6 février 2026 s’est tenue au sein de la juridiction hybride centrafricaine, sous la direction du juge Aimé Pascal Delimo. Deux autres magistrats, Emile Ndjapou et Herizo Rado Andriamanantena, complétaient la formation de jugement, tandis que la greffière Marie Madeleine Touakouzou assurait l’enregistrement des débats.
Le témoin GU-5, dont l’identité demeure cachée, s’est exprimé depuis 10 heures du matin avec un dispositif qui modifiait sa voix. Originaire de Guen et membre de la communauté musulmane locale, cet homme a juré de dire la vérité selon les règles établies par l’article 123 alinéa A. Il a connu les accusés sans entretenir de relations particulières avec eux.
Son récit a porté sur les agressions visant les habitants musulmans de la localité. Edmond Beina apparaît comme la figure centrale des miliciens Antibalakas, responsable selon le déposant de nombreux crimes. La mosquée a été détruite, les biens pillés, et des personnes réfugiées chez le chef Ali Garba ont été tuées.
Le témoin affirme avoir ramassé vingt-deux corps, dont certains portaient des blessures infligées par des machettes. Il évoque ensuite l’enterrement de quarante-deux victimes dans une fosse collective. Beina aurait poussé les jeunes à commettre ces actes après avoir organisé des rassemblements où il distribuait des remèdes traditionnels censés protéger ses partisans.
Jean Bahara est désigné comme l’adjoint principal de Beina. Le témoin l’accuse notamment d’avoir exécuté le conseiller Bandjoukou sur instruction de son chef. Deux autres noms émergent : Parfait et Lebrun, tous deux actifs au sein du groupe armé.
Les événements s’inscrivent dans un contexte où les ex-Sélékas avaient commis des exactions à Gadzi avant de quitter Guen. Des rumeurs annonçant l’arrivée des Antibalakas ont précipité leur départ. Au moment où ces derniers ont pénétré dans la ville, aucun ex-Séléka ne s’y trouvait plus.
Parmi les accusés, seul Dieudonné Gomitoua n’appartenait pas à la milice. Autorité locale, il a dû accepter que Beina établisse une base chez lui par peur des représailles. Philémon Khaena, surnommé CB, dirigeait la jeunesse locale, mais le déposant n’a jamais assisté à des crimes commis par lui, bien que des bruits l’associent aux Antibalakas.
L’absence d’autorités officielles pendant cette période a permis aux miliciens de tenir des discours dépréciatifs envers les forces de défense et de sécurité. Ils reprochaient à ces dernières d’avoir abandonné la population devant les groupes armés. Certaines jeunes filles peuhles ont été enlevées de force, tandis que Jean Bahara vivait avec une jeune Malienne retenue contre son gré.
Le Substitut du procureur Alexandre Tindano a interrogé le témoin sur la date exacte du départ de Beina de Guen. Le déposant ne s’en souvient plus. Il a néanmoins confirmé avoir participé au ramassage des dépouilles mutilées et a rapporté qu’une personne encore vivante a été enterrée dans la fosse commune sur ordre des Antibalakas dirigés par Beina.
L’avocat de Beina, Me Tabangue, a questionné le témoin sur les pratiques de « vaccination ». Le déposant a expliqué que le massacre chez Ali Garba résultait de la découverte par Beina d’une photographie reliant un jeune aux ex-Séléka. Beina en a conclu que le chef cachait des membres de ce groupe et a ordonné l’attaque.
Me Euloge Fortuné Mockpat, défenseur de Philémon Kahena alias CB, a obtenu la confirmation que son client n’avait jamais été vu en train de tuer ou de piller. Seules des rumeurs le liaient aux Antibalakas. Concernant François Boybanda alias Balhere, l’avocat Me Yvon Fred Mapkevo a appris que le témoin ne connaissait pas cet accusé, bien qu’il ait entendu parler de lui sans jamais le voir agir.
Me Hotto, qui représente Mathurin Kombo, a interrogé le déposant sur son client. Le témoin a déclaré ne pas connaître personnellement Kombo, citant uniquement Jean Bahara comme Antibalaka identifié avec certitude. Il a toutefois entendu dire que Kombo aurait participé aux pillages à Guen.
L’avocat de Dieudonné Gomitoua, Me Albert Panda, a obtenu la reconnaissance du rôle joué par son client dans la libération de civils retenus chez le chef Ali Garba. Le témoin a aussi reconnu les efforts de Gomitoua pour ramener la paix à Gadzi. Les débats se sont achevés à 16h04 et reprendront le lundi 9 décembre à 10 heures.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/comparateur-de-casinos-virtuels-bien-debuter-le-jeu-en-ligne.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/comparateur-de-casinos-virtuels-bien-debuter-le-jeu-en-ligne.jpg” alt=”Les jeux de hasard dont tout le monde parle à l’approche de 2026″ width=”300″ height=”234″ />Image du Comparateur de casinos en ligne. Photo CNC
À l’aube de 2026, le paysage des jeux de hasard en ligne est bouleversé par de nouvelles tendances technologiques. Les crash games dominent les discussions, un format simple mais intense qui a attiré des millions de joueurs en quelques années. Des titres emblématiques comme le jeu crash Aviator illustrent parfaitement cet engouement. Du côté des casinos en ligne, nous assistons aussi à l’émergence des expériences immersives et des usages poussés de l’IA. En parallèle, l’usage des cryptomonnaies et la gamification continuent de remodeler l’offre.
Le boom des crash games en ligne
L’un des phénomènes les plus marquants de ces dernières années est l’essor fulgurant des jeux de crash. Le principe est simple : une course (souvent symbolisée par un avion ou une fusée) prend de l’altitude et multiplie les gains au fur et à mesure, jusqu’à ce qu’elle s’écrase au hasard. Le joueur doit cliquer sur cash out avant le crash pour conserver un gain.
Ce format crée une tension forte à chaque tour. La réussite d’Aviator (Spribe) en est l’illustration. Lancé en 2019, ce titre a servi de catalyseur à toute la catégorie. Lors de la pandémie Covid-19, les crash games ont décollé pour la première fois des crypto-casinos pour inonder les grandes plateformes de jeu en ligne.
Ainsi, en 2025 Aviator à lui seul rassemblait plus de 42 millions de joueurs actifs par mois, avec jusqu’à 350 000 paris placés par minute sur quelque 5 000 casinos en ligne l’offrant. Le succès d’Aviator tient à son gameplay rapide. C’est pourquoi les sessions de crash games sont très longues en moyenne, signe d’une grande rétention des joueurs.
L’immersion technologique par la VR, l’IA et les casinos en ligne
Parallèlement à ce succès, la technologie immersive entre dans les casinos en ligne. Déjà en 2025, certains opérateurs ont lancé des salles de jeu en réalité virtuelle (VR) offrant des expériences de casino ultra-réalistes. On peut s’y promener en avatar, glisser une carte au blackjack virtuel ou observer une table de roulette en 3D. Même si le coût du matériel VR reste élevé, ces projets attirent l’attention.
En outre, l’intelligence artificielle (IA) est devenue incontournable. D’ici 2025, environ 30 % des nouveaux jeux de casino intègrent des algorithmes d’IA pour personnaliser l’expérience. L’IA analyse les données de jeu en temps réel pour adapter la difficulté ou suggérer des jeux selon le profil du joueur. Cette utilisation de l’IA améliore la rétention et les performances. Les chatbots d’IA traitent aussi aujourd’hui plus de 60 % des demandes clients en ligne. Ces innovations techniques créent de nouveaux formats.
Par exemple, des tables de poker ou de craps animées par des croupiers virtuels pilotés par IA, ou des machines à sous dynamiques qui s’ajustent en direct. Aux États-Unis, les casinos commerciaux cumulent 64,3 milliards de dollars en 2025, grâce en partie à l’expansion des plateformes en ligne. Dans l’iGaming américain, les recettes ont atteint 8,8 milliards de dollars en 2025 (+29,4% sur un an).
Vers de nouveaux formats et des crypto casinos
La gamification des sites de casino (intégrant quêtes, niveaux et récompenses comme dans un jeu vidéo) gagne du terrain pour fidéliser les joueurs. Déjà en 2023, plus de 60 % des casinos en ligne acceptent les paiements en crypto et beaucoup utilisent la blockchain pour garantir des tirages équitable. Bien qu’elles ne soient pas une nouveauté en 2026, ces technologies renforcent la transparence et attirent un public technophile.
Nous observons aussi l’émergence de formats inspirés des jeux TV. Par exemple des shows live interactifs où le public joue tous ensemble (Monopoly Live, Crazy Time, etc.). Il est clair que la frontière entre jeu vidéo et jeu de casino s’estompe. des tournois en ligne, du streaming de parties de casino en direct sur Twitch/YouTube et des compétitions skill + chance deviennent monnaie courante.
Ces tendances participent d’une dynamique globale. Le marché mondial du jeu en ligne reste en forte expansion. Les analystes s’accordent sur une croissance de plus de 10 % par an dans les prochaines années. Aux États-Unis, la levée de certaines interdictions a permis à de nouveaux États d’ouvrir l’iGaming. En France, la libéralisation progressive attire des investissements. L’iGaming mondial vaut déjà plus de 60 milliards de dollars et pourrait plus que doubler d’ici 2030.
“La RCA fonctionne-t-elle comme une entreprise mafieuse depuis six ans ?”. L’interview de la rédaction, L’économiste Bernard Orono qui brise le silence
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/touadera-priere.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/touadera-priere.jpg” alt=”“La RCA fonctionne-t-elle comme une entreprise mafieuse depuis six ans ?”. L’interview de la rédaction, L’économiste Bernard Orono qui brise le silence” width=”272″ height=”300″ />Faustin Archange Touadera, diacre de son Église Baptiste Ngoubagara lors de sa prière à Dieu
Bientôt six ans sans comptabilité publique. La République centrafricaine navigue à l’aveugle depuis 2020. Bernard Orono, économiste centrafricain, accepte de parler sans filtre. Il dénonce un système qu’il qualifie d’organisation criminelle. Ses mots sont durs, ses constats inquiétants. Mais il assume tout. Entretien choc avec un homme qui refuse de se taire face au pillage organisé de son pays.
CNC : Bonjour Monsieur Orono.
Bernard Orono : Bonjour, merci de me recevoir.
CNC : Vous nous accordez cet entretien alors que la République centrafricaine continue de traverser une crise sans précédent. Depuis 2020, le pays n’a plus de comptabilité publique. Comment réagissez-vous à cette information ?
B.O. : Écoutez, quand j’ai appris ça, j’ai d’abord cru à une blague. Mais non, c’est la réalité. Un pays entier qui fonctionne sans tenir ses comptes depuis bientôt six ans ! Vous vous rendez compte ? C’est comme si vous teniez une boutique sans jamais noter ce qui rentre et ce qui sort. Sauf que là, on parle d’un État, pas d’un petit kiosque de quartier Malimaka.
CNC : Mais concrètement, qu’est-ce que ça signifie pour le citoyen ordinaire ?
B.O. : Ça signifie que personne ne sait où va l’argent. Absolument personne. Les taxes que vous payez sur le carburant, sur la bière, sur tout ce que vous achetez… elles disparaissent dans un trou noir. Qui les collecte vraiment ? Combien arrive au Trésor ? Combien est détourné en route ? Mystère total. Et ce n’est pas un hasard, croyez-moi.
CNC : Vous pensez que c’est délibéré ?
B.O. : Bien sûr que c’est délibéré ! Depuis le départ de l’agent comptable béninois en 2015, la situation s’est dégradée progressivement. En 2020, effondrement complet. Et qu’est-ce qu’on fait ? Rien. Personne n’est sanctionné, personne n’est inquiété. Au contraire, ceux qui devraient être en prison roulent en grosses cylindrées. Vous appelez ça comment, vous ? Moi j’appelle ça une organisation criminelle qui a pris les commandes de l’État.
CNC : Le terme “régime mafieux” que vous employez souvent, il ne vous semble pas excessif ?
B.O. : Excessif ? Vous savez comment fonctionnent les mafias ? Elles éliminent d’abord les systèmes de contrôle pour opérer tranquillement. C’est exactement ce qui se passe ici. On vide les organes de contrôle de leurs moyens, on paralyse l’Inspection d’État, on fait semblant d’auditer pendant que les vrais chiffres restent cachés. Et pendant ce temps-là, une petite clique s’enrichit scandaleusement.
CNC : Justement, parlons des organes de contrôle. Pourquoi sont-ils aussi impuissants ?
B.O. : Parce qu’on les a volontairement asphyxiés ! Comment voulez-vous qu’un inspecteur fasse son travail quand il n’a même pas de véhicule ? Quand il doit supplier celui qu’il est censé contrôler de le ramener chez lui après la mission ? C’est du théâtre, une parodie pour faire croire qu’il y a encore un État.
CNC : Et la création de nouvelles institutions comme la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance ?
B.O. : Ah, celle-là ! On crée de nouvelles structures alors que les anciennes ne fonctionnent déjà pas. C’est juste pour caser les amis du régime, leur donner des titres ronflants et des salaires. La bonne gouvernance ? Arrêtez, vous allez me faire pleurer. C’est comme mettre un pansement sur une jambe déjà pourrie.
CNC : Selon vos analyses, quelles sont les véritables conséquences de cette absence de comptabilité ?
B.O. : Elles sont catastrophiques à tous les niveaux. D’abord, vous ne pouvez plus planifier quoi que ce soit sérieusement. Comment construire des écoles, des hôpitaux, payer correctement les fonctionnaires si vous ne savez même pas combien vous avez en caisse ?
Ensuite, les détournements deviennent incontrôlables. Sans registres, sans traces, l’argent public devient une auberge espagnole. Les marchés publics surfacturés, les commissions occultes, les sociétés-écrans… tout ça prospère dans l’ombre.
Et puis il y a la crédibilité internationale. Aucun partenaire sérieux ne veut prêter de l’argent à un pays qui ne peut même pas justifier l’utilisation des fonds précédents.
CNC : Vous parlez souvent de “voleurs en col blanc”. Qui sont-ils ?
B.O. : Ce sont ces gens que vous croisez dans les beaux quartiers de Bangui, au volant de 4×4 flambant neufs, alors que leur salaire officiel ne pourrait même pas payer l’essence d’un mois. Certains sont ministres, d’autres directeurs généraux, d’autres encore occupent des postes stratégiques dans l’administration. Ils se connaissent tous, ils se protègent mutuellement. C’est un réseau.
CNC : Mais pourquoi ne sont-ils jamais inquiétés par la justice ?
B.O. : Parce qu’ils SONT le système ! Quand le sommet de la pyramide lui-même baigne dans la corruption, qui va sanctionner qui ? C’est comme demander à un gang des criminels de s’auto-dénoncer. Ça n’arrivera jamais.
CNC : Les citoyens voient pourtant cet écart énorme entre le train de vie des dirigeants et leur misère quotidienne…
B.O. : Bien sûr qu’ils le voient ! C’est insultant, provocant même. D’un côté, vous avez des ministres qui partent avec tout le parc automobile de leur ministère quand ils quittent leurs fonctions. De l’autre, vous avez d’anciens serviteurs de l’État, des gens qui ont donné des années à leur pays, qui vivent dans le dénuement total. C’est obscène.
La Centrafrique n’est pas pauvre par nature. Elle est riche en ressources, en potentiel. Mais elle est systématiquement pillée par une élite sans scrupules.
CNC : Certains jeunes sont utilisés pour manifester contre des ministres ou pour faire pression sur des institutions. Qu’en pensez-vous ?
B.O. : C’est une manipulation honteuse. On instrumentalise la jeunesse pour régler des comptes politiques internes. Ces jeunes-là servent de chair à canon pour des luttes de pouvoir qui ne les concernent pas. Et après, on leur donnera quoi ? Des miettes, peut-être un petit poste sans avenir.
Moi, je leur dis : ouvrez les yeux. Vous êtes en train de défendre un système qui vous vole votre avenir. Ces gens-là se moquent de vous.
CNC : La récente modification constitutionnelle qui permet au président de briguer indéfiniment le pouvoir, comment l’analysez-vous dans ce contexte ?
B.O. : C’est le clou du cercueil. Quand vous combinez l’absence de comptabilité publique, la neutralisation des contre-pouvoirs, et maintenant la possibilité de rester au pouvoir à vie, qu’est-ce que vous obtenez ? Une dictature kleptocratique, ni plus ni moins.
Cette Constitution n’a pas été consensuelle, tout le monde le sait. Elle a été imposée pour permettre à un homme et son clan de continuer à piller tranquillement. C’est tragique pour le peuple centrafricain.
CNC : Où va réellement l’argent de l’État selon vous ?
B.O. : Dans des comptes à l’étranger, dans des investissements immobiliers hors du pays, dans des trains de vie luxueux. Regardez simplement le patrimoine de certains dirigeants avant et après leur passage au pouvoir. L’enrichissement est fulgurant. Et tout ça se fait sur le dos d’un peuple qui compte parmi les plus pauvres au monde.
CNC : Existe-t-il une solution pour sortir de cette impasse ?
B.O. : La solution technique existe, elle est même simple : rétablir immédiatement une comptabilité publique sérieuse avec des professionnels compétents, mener un audit exhaustif depuis 2020, sanctionner les coupables, redonner des moyens aux organes de contrôle.
Mais la vraie question, c’est la volonté politique. Comment espérer qu’un système se réforme quand il profite de son propre dysfonctionnement ? Les responsables ne vont pas se sanctionner eux-mêmes. C’est pour ça que je dis que sans pression populaire forte, sans réveil citoyen, rien ne changera.
CNC : Votre message aux Centrafricains ?
B.O. : Je leur dis : vous n’êtes pas condamnés à subir ça éternellement. La situation actuelle n’est pas une fatalité, c’est le résultat de choix politiques. Des choix faits par des gens qui vous méprisent et qui s’enrichissent sur votre misère.
Il faut exiger la transparence, exiger des comptes, exiger des sanctions. Et surtout, arrêtez de vous laisser diviser. Pendant que vous vous battez entre vous pour des miettes, eux, ils se partagent le gâteau en riant de vous.
CNC : Merci Monsieur Orono d’avoir accepté de nous parler si librement.
B.O. : Merci à vous. Et j’assume totalement mes propos. Que ceux qui se sentent visés viennent me répondre avec des chiffres et des documents, pas avec des menaces ou des intimidations.
Bangui : opération de tromperie au marché Ngawi, le ministre Arnaud Djoubaye Abazène s’empare du terrain des couturiers du PK5 à une valeur de 110 millions de francs CFA
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/arnaud-djoubaye-abazene-ministre-d-etat-charge-de-la-justice-en-centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d’État chargé de la justice en Centrafrique
Le ministre centrafricain de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazene Screenshot
Le mois dernier, au marché Ngawi, dans le troisième arrondissement de Bangui, les couturiers ont été victimes d’une opération qui a bouleversé leur quotidien. Un matin, des hommes se sont présentés en se réclamant du service des impôts. Sans prévenir, ils ont apposé des cadenas sur les portes des ateliers de couture. L’activité s’est arrêtée net, et les artisans n’ont pas eu d’autre choix que d’obéir.
Pensant à une véritable opération fiscale, plusieurs couturiers se sont rendus à la direction générale des impôts pour trouver une solution. Là, on leur a demandé de régler des montants élevés, correspondant à plusieurs mois d’arriérés. Pourtant, certains avaient déjà payé leurs taxes. Beaucoup, pris au piège, ont accepté de payer dans l’espoir de rouvrir leurs ateliers et de retrouver leur clientèle.
Mais la suite a révélé une autre réalité. Quelques jours plus tard, les habitants du quartier ont vu s’élever une clôture autour de l’espace fermé. Les commerçants ont compris que ce n’était pas une intervention fiscale, mais une manœuvre pour vider le terrain. Celui-ci venait d’être acheté par le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, pour 110 millions de francs CFA.
Les couturiers ont été doublement lésés : contraints de verser de l’argent qu’ils ne devaient pas et expulsés de leurs lieux de travail. Certains ont dû casser leurs propres portes pour récupérer machines et tissus. Tout s’est fait sous la surveillance de militaires chargés de sécuriser le site et d’empêcher toute contestation.
Cette affaire met en évidence un système d’appropriation au profit des responsables de l’État. Arnaud Djoubaye Abazène, ministre de la Justice depuis janvier 2024, multiplie les acquisitions immobilières à Bangui. Terrains, immeubles et fêtes coûteuses témoignent d’une fortune difficile à concilier avec son salaire officiel de 1,5 million de francs CFA par mois.
Le quartier Ngawi, l’un des poumons économiques du PK5, se retrouve amputé d’un espace vital pour des dizaines de familles qui vivaient de leur travail quotidien. Les commerçants dénoncent une tromperie organisée, où l’administration sert de façade pour dépouiller les petits artisans et transférer leurs biens à des hauts responsables.
Le parcours du ministre renforce ce constat. Déjà, lorsqu’il était vice-procureur, il avait bâti sa réputation sur des pressions exercées contre des commerçants peuls à Bouar, dans la Nana-Mambéré. Aujourd’hui, il poursuit les mêmes pratiques, renforcé par son rang de ministre d’État. Le cas du marché Ngawi montre la continuité d’une méthode : utiliser l’autorité de l’État pour s’approprier ce qui appartient aux plus faibles.
Une semaine après son retour, le clepto-mythomane Balalou attaque : le BRDC accusé d’incohérence, l’IA diabolisée, et l’unité nationale imposée par la menace
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/maxime-balalou-porte-parole-du-gouvernement-centrafricain.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/maxime-balalou-porte-parole-du-gouvernement-centrafricain.webp” alt=”Une semaine après son retour, le clepto-mythomane Balalou attaque : le BRDC accusé d’incohérence, l’IA diabolisée, et l’unité nationale imposée par la menace” width=”500″ height=”368″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/maxime-balalou-porte-parole-du-gouvernement-centrafricain.webp 500w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/maxime-balalou-porte-parole-du-gouvernement-centrafricain-80×60.webp 80w” sizes=”auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px” />Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement centrafricain
Le mythomane Maxime Balalou a organisé ce mercredi sa deuxième conférence de presse depuis son retour. Une semaine après avoir repris du service, le clepto-mythomane passe à l’offensive en glorifiant les 77,90% du coup d’État électoral de Touadéra et en attaquant violemment l’opposition.
« Son Excellence, Monsieur le Président Faustin-Archange Touadéra, a été brillamment élu nouveau président de la République Centrafricaine après la proclamation des résultats définitifs des élections présidentielles du 28 décembre 2025 par le Conseil constitutionnel, proclamation qui a permis à la population de connaître le nouveau élu et aussi le taux puisque le Président était élu à un taux de 77,90% face à son principal challenger », a déclaré le clepto-mythomane Balalou avec une satisfaction débordante. Brillamment élu avec 77,90% ? Ces chiffres dignes des pires dictatures africaines deviennent une victoire démocratique dans la bouche du porte-parole.
Le mythomane Balalou poursuit sa célébration grotesque. « Le gouvernement se félicite de cette confiance renouvelée par le peuple centrafricain à l’endroit d’un homme d’exception dont l’empreinte indélébile marquera jamais l’histoire politique de la République Centrafricaine. » Homme d’exception qui vient de perpétrer son troisième mandat via un référendum controversé et un hold-up électoral ? L’empreinte indélébile sera effectivement celle d’un autocrate qui a confisqué le pouvoir avec l’aide des mercenaires russes.
Le clepto-mythomane Balalou invoque ensuite la légitimité démocratique. « Ce que je voudrais partager avec vous pour la population, c’est la consécration de la légitimité démocratique et aussi de la souveraineté du peuple. » Quelle légitimité quand les grands partis d’opposition n’obtiennent aucun siège ? Quelle souveraineté quand ce sont les mercenaires russes et les troupes rwandaises qui contrôlent le territoire et sécurisent le scrutin ?
Le mythomane Balalou remercie chaleureusement les gardiens du régime. « En dehors des électeurs, c’est-à-dire du peuple, aussi la reconnaissance envers les institutions qui ont conduit ce processus, aussi ceux qui ont su la sécurité de ce processus, à savoir nos fonds de fonds de sécurité, nos partenaires dans la MINUSCA, nos allées traditionnelles, les Russes et les Rwandais, tous nos partenaires, l’Union Européenne, le PNUD. » Le clepto-mythomane met donc sur le même plan la MINUSCA et les mercenaires russes comme garants de la démocratie centrafricaine.
Puis vient le discours sur l’unité nationale qui cache mal une menace à peine voilée. « Ce qui est marquant, il faut le reconnaître, de ce discours, c’est l’appel à l’Unité nationale et au rassemblement. Il a dit qu’il n’y a pas de gaillant ni de perdant. Il a dit que le seul gaillant c’est le peuple centrafricain », déclare le mythomane Balalou. Pas de gagnant ni de perdant ? Cette formule creuse insulte l’intelligence des Centrafricains qui ont vu leurs partis exclus du Parlement malgré des millions de votes.
Le clepto-mythomane Balalou développe ensuite sa vision de la fraternité obligatoire. « C’est une volonté affirmée de gouverner sans distinction, sans exclusion dans un esprit, n’est-ce pas, de fraternité. Il a réaffirmé encore, il t’en a mis à ses frères, même de l’opposition. Il a même dit qu’il est prêt à travailler avec tout le monde. Ceux qui n’ont pas voté pour lui, qu’ils sachent qu’il est leur président. » Travailler avec l’opposition à condition qu’elle accepte sa marginalisation totale et qu’elle valide le hold-up électoral.
Le mythomane Balalou exige ensuite un dépassement de soi. « Il a demandé, il nous a demandé à nous tous un dépassement de soi. Il va au-delà des clivages politiques. Sa nouvelle politique n’est pas la facture, non, c’est l’unité comme il l’a toujours caractérisée. » Ce dépassement consiste apparemment à renoncer à toute critique du régime et à toute contestation des résultats électoraux.
Puis le clepto-mythomane Balalou dévoile la nouvelle arme du régime pour museler l’opposition. « Il a mis en garde contre les discours de haine, la désinformation, les discours belliqueux et aussi il s’est présenté sur l’usage malveillant, n’est-ce pas, de l’IA, ce qu’on appelle l’Intelligence Artificielle, à travers les braconnées, l’information sur les réseaux sociaux. » Cette sortie intervient au moment précis où les témoignages de bourrages d’urnes se multiplient sur les réseaux sociaux et où des vidéos de fraudes circulent massivement.
La stratégie du mythomane Balalou apparaît limpide. En agitant le spectre de l’Intelligence Artificielle malveillante et des deepfakes, le clepto-mythomane prépare le terrain pour discréditer toute preuve visuelle des irrégularités. Chaque vidéo montrant des soldats bourrant des urnes pourra désormais être qualifiée de deepfake fabriqué par l’opposition.
Le mythomane Balalou termine sur une note d’apaisement imposé qui sonne comme une menace. « La place n’est plus au querelle, la place n’est plus à la haine, la place n’est plus aux insultes, ni à la division, la place est à l’amour, la place est à l’union, ensemble, derrière le président de la République. » Décryptage : toute critique du régime devient querelle, toute contestation devient haine, toute diffusion de preuves de fraude devient division.
Après avoir glorifié le hold-up électoral et menacé les dissidents, le clepto-mythomane Balalou passe à l’attaque frontale contre le BRDC. « C’est un droit de réponse à la confusion politique au sein de nos amis qui constituent le BRDC. Il ressort de ses propos un peu catholiques, il faut le dire, et un peu tendancieux », lance-t-il avec l’arrogance de celui qui vient de remporter un scrutin truqué.
Le mythomane Balalou enfonce le clou. « Le gouvernement, je le répète encore, ne peut pas continuer à faire les frais d’un marché de dupes au sein du BRDC. Comment comprendre un seul instant que ce groupement ayant refusé de participer au processus électoral vient en même temps s’ériger en d’un adolescent dans un processus inclusif, démocratique et transparent reconnu par la communauté internationale, comment ? » Cette question rhétorique cache mal la gêne du pouvoir face aux critiques qui s’accumulent.
Le clepto-mythomane Balalou exige que l’opposition reste cohérente dans son boycott. « Nos amis du BRDC ont décidé volontairement de boycotter le processus électoral, c’est vrai, mais ceux-ci doivent garder leur ligne, c’est à dire leur cohérence politique. » Lui qui transforme chaque défaite militaire en victoire ose parler de cohérence politique.
Puis vient l’accusation centrale du mythomane Balalou contre Martin Ziguélé et le MLPC. « Lorsqu’on écoute leur porte-parole, la personne de M. Martin Ziguélé, on a le droit de se demander finalement ce mot du peuple centrafricain, et c’est obligé de vous présenter mathématiquement dans le devant de l’opinion publique, la supercherie politique, tendant à contourner maïsieusement les engagements politiques de boycott du processus électoral à travers une stratégie trompeuille. » Le clepto-mythomane Balalou énumère alors ses preuves de cette prétendue duplicité. « Le MLPC de Martin Ziguélé a bel et bien participé au processus électoral. Deux membres du MLPC déguisés en indépendant ont été élus au premier tour. Vous avez M. D. Bernard dans la première circonscription de Ngaoundaye, vous avez M. Senor O. Bruno dans la troisième circonscription de Bokalanga. » Il poursuit : « Trois membres du MLPC déguisés en indépendant du président Ziguélé sont retenus pour le second tour encore. » Cette accusation de candidatures déguisées permet au mythomane Balalou d’éviter le vrai débat sur la légitimité du scrutin. Au lieu de répondre aux questions sur les irrégularités, le trucage des résultats, l’exclusion de larges pans de l’électorat, le clepto-mythomane préfère attaquer l’opposition sur des candidatures individuelles.
Le mythomane Balalou conclut son réquisitoire avec une formule assassine. « Le problème pour moi au sein du BRDC ne concerne ni le gouvernement, ni le président de la République, ni la communauté internationale. Ces incohérences politiques sont liées à une duplicité pour contourner les autres. » Le clepto-mythomane renvoie donc l’opposition à ses contradictions pendant que le régime continue de verrouiller le système politique.
Pour parfaire sa défense du hold-up électoral, le mythomane Balalou cite un haut fonctionnaire de l’ONU. « Il n’y a pas d’élections cinq étoiles dans le monde. Ce qui s’est passé en Centrafrique peut être évalué à 4,5 étoiles. Il faut donc saluer le génie centrafricain. » Cette caution internationale permet au clepto-mythomane de balayer toutes les critiques du coup d’État électoral.
Le mythomane Balalou termine son show propagandiste par un appel patriotique. « Le nouveau président de la République a donné le temps, à travers un discours, assembleur, de paix, de fraternité et d’engagement à construire la nouvelle République Centrafricaine avec tout le monde. Personne ne se l’a mis de côté. Chacun aura sa place en fonction de ses qualités et ses compétences au service du peuple centrafricain. » Quelle place pour ceux dont les partis n’ont obtenu aucun siège ?
Cette conférence du clepto-mythomane Balalou résume parfaitement la stratégie du régime. D’un côté, glorifier un score de 77,90% obtenu dans un hold-up électoral cautionné par les mercenaires russes. De l’autre, criminaliser toute dissidence en la qualifiant de discours de haine ou de désinformation générée par IA. Le mythomane Balalou accuse le BRDC d’incohérence pendant que son propre parti rafle tout avec un scrutin truqué. Il parle d’unité nationale tout en excluant la moitié du spectre politique. Il prêche l’amour tout en menaçant implicitement ceux qui osent contester
Centrafrique : les miliciens AAKG posent six conditions avant tout dialogue avec Bangui
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/les-miliciens-azande-en-formation-a-obo-en-avril-2024.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/les-miliciens-azande-en-formation-a-obo-en-avril-2024.jpg” alt=”Centrafrique : les miliciens AAKG posent six conditions avant tout dialogue avec Bangui” width=”300″ height=”174″ />Les miliciens Azandé pendant leur formation par les mercenaires russes de la société Wagner
La milice d’autodéfense AAKG établit désormais ses exigences depuis Paris pour accepter de négocier avec le pouvoir en place à Bangui.
Dans un document signé le 4 février 2026 par « Le Centrafricain Mackpayen », responsable déclaré des Azande Ani Kpi Gbe, expose comment cette milice née en 2023 dans le Haut-Mbomou entend désormais peser sur l’avenir politique du pays. Ce texte de trois pages, adressé aux plus hautes instances nationales et internationales, détaille l’histoire récente d’un mouvement qui prétend combler les vides laissés par l’État dans le sud-est de la République centrafricaine.
Tout commence par un constat amer. Selon les AAKG, l’insécurité permanente qui frappe leur région résulte d’une triple faillite : celle de la justice sociale, celle des institutions et celle de la présence même de l’État. Dans ce contexte, explique le document, des habitants excédés auraient créé ces groupes d’autodéfense pour riposter aux exactions de braconniers, des combattants de la LRA de Joseph Kony et des éléments de l’Unité pour la Paix en Centrafrique dirigée par Ali Ndarassa Mahamat.
Le gouvernement centrafricain avait d’abord tendu la main. En mars 2024, Bangui décide d’incorporer deux cents combattants Azande dans les Forces Armées Centrafricaines après une formation sommaire à Obo, alors qu’environ cinq mille autres continuaient leurs activités d’autodéfense. Ces jeunes deviennent officiellement soldats le 1er mai 2024 et servent loyalement dans plusieurs localités : Paoua, Sam-Ouandja, Yalinga, Batangafo, Nana-Bakassa, Bozoum, Bouar, Bossangoua, Sido-RCA et Rafaï, ainsi que partout dans le Haut-Mbomou. Mais une ombre plane sur cet arrangement : aucune rémunération digne et régulière ne leur parvient, contrairement aux engagements pris par l’État.
La rupture intervient brutalement. Les mercenaires russes du groupe Wagner, que la milice AAKG accuse d’avoir pris le commandement effectif de l’armée nationale, commencent à malmener les éléments AAKG à Paoua, réclamant leur nourriture. S’ensuivent des arrestations arbitraires visant non seulement les leaders du mouvement mais aussi des civils d’ethnie Azande, des mauvais traitements infligés aux membres des AAKG, et une stigmatisation ethnique malveillante de l’ensemble de la communauté Azande attribuée à certains éléments et responsables des FACA. Ces actes brisent profondément la confiance entre les parties.
L’épisode décisif survient le 30 avril 2025, lorsque les mercenaires russes Wagner tentent de désarmer de force les AAKG à Zemio, déclenchant un affrontement ouvert dont la responsabilité, selon le document, incombe au gouvernement centrafricain. Quatre mille huit cents combattants restent depuis dans l’attente, tandis que la coordination des AAKG travaille dans le sens de la paix, de la stabilité et de la cohésion sociale, affirme le texte. Pourtant, les promesses gouvernementales concernant la prise en charge des combattants n’ont toujours pas été honorées.
C’est dans ce climat tendu que la coordination des AAKG formule ses six préalables indispensables à toute participation au dialogue. Premier point : le retrait immédiat des mercenaires russes Wagner de la région du Sud-Est, en particulier du Mbomou et du Haut-Mbomou. Deuxième exigence : l’échange des prisonniers, incluant les personnes détenues injustement dans les prisons de Bangui et les otages détenus par les AAKG. Troisième condition : la clarification officielle du gouvernement sur la disparition des soldats de 2e classe Bakoyogo Célestin Lemane et Gouengue Elie à la SRI à Bangui, avec deux options : s’ils sont vivants, qu’ils soient présentés officiellement ; s’ils sont décédés, que leurs dépouilles soient restituées à leurs familles.
Les trois dernières conditions portent sur des aspects financiers et juridiques. La coordination réclame la rémunération des combattants AAKG incorporés ainsi que la clarification de leur statut au sein de l’armée nationale. Elle demande également la prise en charge des combattants AAKG non encore incorporés dans les forces armées centrafricaines. Enfin, sixième et dernière exigence : la cessation immédiate des hostilités, des chasses à l’homme, des arrestations arbitraires et de toute forme de persécution visant la communauté Azande en Centrafrique.
Dans sa position finale, la coordination des AAKG se déclare ouverte à la négociation et au dialogue, dans l’intérêt supérieur de la paix, de la sécurité et de la cohésion nationale, à condition que les préalables indiqués soient effectivement respectés ou formellement pris en compte par le gouvernement centrafricain. Le document, signé à Paris et amplifié vers la présidence de la République, la primature, l’Assemblée nationale, le représentant des Nations Unies, le chef de base de la Minusca à Obo, le gouverneur de la région Sud-Est et les représentations diplomatiques en RCA, porte le numéro de téléphone du signataire : +33630062090.
Pour le politicien Mathurin Bengué Bossin, l’ingratitude de Touadéra confirmée par les cas de l’ancien Président François Bozizé et Karim Meckassoua
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/monsieur-Mouamar-Bengue-Bossin-de-son-vrai-nom-Mathurin-Bengue-Bossin.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/monsieur-Mouamar-Bengue-Bossin-de-son-vrai-nom-Mathurin-Bengue-Bossin.jpg” alt=”Pour le politicien Mathurin Bengué Bossin, l’ingratitude de Touadéra confirmée par les cas de l’ancien Président François Bozizé et Karim Meckassoua” width=”300″ height=”298″ />monsieur Mouammar Bengué-Bossin , de son vrai nom Mathurin Bengué Bossin
Mathurin Bengué Bossin décrit l’exil et les condamnations de François Bozizé par la cour criminelle de Bangui et d’Abdou Karim Meckassoua comme l’expression la plus nette de l’ingratitude du dictateur Faustin-Archange Touadera. Selon lui, ces deux hommes, qui ont contribué à l’émergence de Baba Kongoboro, ont été écartés une fois que le mathématicien de Boy-Rabe consolide son pouvoir.
Une trajectoire qui interroge.
Dans sa déclaration, Mathurin Bengué Bossin revient d’abord sur le parcours politique de Faustin-Archange Touadéra. Il rappelle que l’actuel président n’était ni militant, ni chef de parti, ni figure politique reconnue avant son entrée dans les cercles du pouvoir. Son ascension s’est faite par cooptation, dans un contexte institutionnel précis.
C’est dans ce cadre qu’intervient François Bozizé. Selon Bengué Bossin, l’ancien président a joué un rôle central en nommant Touadéra Premier ministre et en le maintenant à ce poste pendant cinq années, malgré l’absence de base politique propre. Cette protection aurait permis à Touadéra d’acquérir une visibilité nationale décisive.
Mais le retournement est spectaculaire.
Une fois le pouvoir consolidé, François Bozizé se retrouve contraint à l’exil, puis condamné à la réclusion à perpétuité par la cour criminelle de la capitale. Pour Bengué Bossin, cette évolution ne relève pas d’un simple conflit politique. Elle incarne une rupture morale profonde entre un mentor et son ancien protégé.
Pourtant, le même schéma se répète.
Abdou Karim Meckassoua est cité comme un autre exemple emblématique. Mathurin Bengué Bossin rappelle que Meckassoua a été à l’origine de la nomination de Touadéra comme recteur de l’Université de Bangui, étape déterminante dans sa reconnaissance institutionnelle. C’est à partir de là que Touadéra sera repéré et promu au plus haut niveau de l’État.
Pourtant, aujourd’hui, Meckassoua vit en exil et fait lui aussi l’objet d’une condamnation à perpétuité. Bengué Bossin y voit une logique constante : l’élimination politique de ceux qui ont contribué à l’ascension du chef de l’État, dès lors qu’ils deviennent des figures autonomes.
En plus, avec un mode de gouvernance assumé.
Selon l’auteur de la déclaration, cette ingratitude n’est pas une exception. Elle s’inscrit dans une pratique du pouvoir fondée sur la neutralisation des anciens alliés devenus encombrants. Le passé n’est plus un capital politique, mais un risque à effacer.
Dans ce contexte, Bengué Bossin parle d’un climat de méfiance généralisée au sommet de l’État. Il estime que cette manière de gouverner alimente l’exil politique, affaiblit les institutions et installe une peur durable dans la classe dirigeante.
Une lecture politique lourde de conséquences.
Pour Mathurin Bengué Bossin, les cas Bozizé et Meckassoua ne sont pas rares. Ils montre une conception du pouvoir où la loyauté passée ne protège plus, et où l’histoire personnelle est effacée au profit d’un contrôle absolu. Une pratique qui, selon lui, éclaire la nature du régime en place à la veille du scrutin.
À cause de la jalousie, un Soldat FACA a failli tuer un jeune à Ouanda-Djallé
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/trois-soldats-faca-detaches-a-sam-ouandja-dans-la-haute-kotto.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/trois-soldats-faca-detaches-a-sam-ouandja-dans-la-haute-kotto.webp” alt=”À cause de la jalousie, un soldat FACA a failli tuer un jeune à Ouanda-Djallé” width=”475″ height=”500″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/trois-soldats-faca-detaches-a-sam-ouandja-dans-la-haute-kotto.webp 475w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/trois-soldats-faca-detaches-a-sam-ouandja-dans-la-haute-kotto-399×420.webp 399w” sizes=”auto, (max-width: 475px) 100vw, 475px” />Trois soldats FACA détachés à Sam-Ouandja, dans la Haute-Kotto
La rage amoureuse a poussé un soldat déployé à Ouanda-Djallé à agresser sauvagement un jeune homme, le laissant gravement blessé après une expédition punitive menée avec trois complices armés.
Les faits remontent à mardi dernier dans cette localité située à près de 400 kilomètres de Bria. Un militaire des forces armées centrafricaines a appris qu’un jeune homme aurait tenté de séduire sa petite amie. Traumatisé par la jalousie, il a décidé de régler ce différend à sa manière.
Pour mener à bien son opération de représailles, le soldat a mobilisé trois de ses collègues. Tous lourdement armés, ils ont enfourché une moto en direction du chantier minier Hassan, situé à 35 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe menant vers Ouadda-Maïkaga.
Dès leur arrivée sur le site minier, les quatre militaires ont déclenché un feu nourri. Les détonations assourdissantes ont semé la terreur parmi les ouvriers présents. Pris de panique, tous les travailleurs se sont dispersés dans la brousse environnante pour échapper au danger.
Profitant du chaos qu’ils venaient de créer, les soldats ont rapidement repéré leur cible. Le jeune homme n’a eu aucune chance d’échapper à ses agresseurs en uniforme. Encerclé, il a été livré à la fureur des quatre militaires qui se sont acharnés sur lui sans aucune pitié.
Les coups ont plu de toutes parts sur le corps du jeune civil. Poings, crosses de fusils, pieds, tout a servi à meurtrir la victime désarmée. Après cette bastonnade en règle, le jeune homme gisait au sol, à moitié conscient et couvert de blessures.
Les militaires n’en avaient pourtant pas terminé avec lui. Ils ont sorti une corde et ont ligoté leur victime comme un animal. Le jeune homme ficelé a ensuite été hissé sur la moto, coincé entre les quatre soldats pour le trajet de retour vers Ouanda-Djallé.
Une fois arrivés en ville, les militaires ont traîné leur prisonnier jusqu’à la gendarmerie locale. Sans aucun mandat ni procédure légale, ils ont exigé que le jeune homme soit jeté en cellule. Les gendarmes ont obtempéré devant ces hommes armés, enfermant ainsi la victime devenue prisonnière.
C’est la mobilisation de sa famille qui a permis de le sortir de ce cauchemar. Alertés de la situation, ses proches ont multiplié les démarches auprès des autorités locales. Après plusieurs jours de détention arbitraire, conjugués à la pression des habitants, le jeune homme a finalement été relâché.
Son calvaire ne s’est pas arrêté aux portes de la prison. Aujourd’hui, il se trouve à l’hôpital où il reçoit des soins pour les nombreuses blessures infligées par les quatre militaires
Les nouveaux membres du Bureau exécutif national du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA) ont officiellement pris leurs fonctions le samedi 7 février 2026, lors d’une cérémonie solennelle organisée dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale à Bangui.
L’événement a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre des Transports, Herbert Gontran Djono Ahaba, qui a présidé la cérémonie, et le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou. De nombreuses personnalités ainsi que des représentants des communautés musulmanes venus de toutes les régions du pays ont également pris part à cette installation.
Le nouveau bureau du CSISCA, désormais présidé par l’Imam Abdoulaye Ouasselegue, a été élu lors de la 5ème Assemblée générale ordinaire et élective tenue le 30 décembre 2025 à la mosquée de Yapélé à Bangui, marquant ainsi la fin du mandat du bureau provisoire.
Les priorités du nouveau président
Face aux journalistes, l’Imam Abdoulaye Ouasselegue, imam du 6ème arrondissement de Bangui, a défini les grandes lignes de son mandat. “Les tâches sont immenses mais comme vous le savez, il faut toujours prioriser les choses”, a-t-il déclaré.
Le nouveau président du CSISCA a identifié trois axes prioritaires pour son mandat. En premier lieu, l’unité de la communauté musulmane à travers le dialogue, l’écoute et la disponibilité. “Nous allons nous appeler d’abord à asseoir l’unité et pour cela nous allons utiliser le dialogue, l’écoute, la disponibilité à s’asseoir avec les autres pour resserrer les rangs”, a-t-il affirmé.
Le deuxième défi concerne la visibilité institutionnelle de l’islam en Centrafrique. “Depuis plus d’un siècle, l’islam ici n’a pas de visibilité. C’est pour cela que nous nous engageons à œuvrer, rechercher par tous les moyens et grâce à la bénédiction divine de faire en sorte qu’il y ait une visibilité, que l’islam soit reconnu en tant qu’institution religieuse visible”, a souligné l’Imam Ouasselegue, ajoutant que “l’islam est venu pour tout le monde, que vous soyez musulmans ou pas, l’islam vous sert”.
Le troisième axe prioritaire porte sur la jeunesse et les femmes. Concernant les jeunes, le président du CSISCA entend mettre l’accent sur l’éducation, la formation et l’espoir d’avenir. Pour les femmes musulmanes, il compte mettre en place un mécanisme de soutien pour leur permettre d’accéder aux moyens élémentaires de subsistance et bénéficier d’un accompagnement au même titre que toutes les autres filles de la République.
“Chez nous les musulmans, souvent on pense que la femme, sa place, c’est à la maison. C’est faux. L’islam reconnaît la valeur de la femme”, a-t-il précisé, citant l’exemple d’Aicha, l’épouse du Prophète, auprès de laquelle Dieu recommandait aux hommes d’aller chercher la connaissance.
Pour atteindre ces objectifs, l’Imam Ouasselegue mise sur la concertation. “Nous tous ensemble, je prends l’idée de l’autre, ça renforce mes idées à moi pour me permettre d’être excellent. Et c’est ce que l’islam nous conseille”, a-t-il expliqué.
Interrogé sur l’héritage de l’Imam Kobine Layama, figure emblématique de la paix en Centrafrique décédé tragiquement, le nouveau président a rendu hommage à ce pionnier du CSISCA. “Ce que lui a fait, tout le monde a apprécié. Et je pense que le moment est venu à jamais. Comme je l’ai dit, dans la concertation, nous allons voir dans quel moyen, dans quelle possibilité, faut-il immortaliser l’œuvre que lui, il avait abattue”, a-t-il promis.
L’appel à l’unité du ministre des Transports
Présidant la cérémonie au nom du gouvernement, le ministre des Transports, Herbert Gontran Djono Ahaba, s’est félicité du bon déroulement de l’installation. “Ça fait un bon moment que le bureau provisoire a eu à travailler et le mandat du bureau provisoire a pris fin. Sur l’initiative des différents organes de base, un comité a été mis en place pour préparer la mise en place du nouveau bureau”, a-t-il rappelé.
Dans son intervention, le ministre a prodigué des conseils aux membres du bureau exécutif national et a lancé un appel à toute la communauté islamique pour accompagner le nouveau bureau dans sa mission. Il a insisté sur l’importance de l’unité et du travail collaboratif pour la réussite du mandat.
Un engagement pour la paix et la cohésion nationale
Dans son discours d’investiture, l’Imam Abdoulaye Ouasselegue a replacé le rôle du CSISCA dans le contexte national. “La République centrafricaine a traversé de nombreuses épreuves marquées par les incompréhensions, les guerres, la division, l’injustice”, a-t-il rappelé, soulignant que “l’islam, religion de paix, a un rôle important à jouer dans la construction morale, spirituelle et sociale de notre société”.
Le nouveau président a affirmé que le CSISCA s’engage à être un acteur majeur de la paix, de la réconciliation nationale et du vivre-ensemble, en collaboration avec toutes les autres organisations religieuses et institutions du pays. Il a lancé un appel solennel à l’unité, à la fraternité et à la solidarité, invitant chacun à mettre de côté les divergences pour travailler ensemble dans l’intérêt supérieur de l’islam en Centrafrique et de la nation.
Le CSISCA, qui rassemble toutes les composantes de la communauté musulmane du pays à travers les mosquées, écoles, associations et groupements, entame ainsi un nouveau chapitre de son histoire avec la volonté affichée de contribuer activement à la construction d’une Centrafrique pacifiée et unie.
LaVakaga replonge dans le chaos sécuritaire avec des bandits armés venus du Soudan
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/les-deplaces-interne-de-la-vakaga.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/les-deplaces-interne-de-la-vakaga.jpg” alt=”LaVakaga replonge dans le chaos sécuritaire avec des bandits armés venus du Soudan” width=”300″ height=”226″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/les-deplaces-interne-de-la-vakaga.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/les-deplaces-interne-de-la-vakaga-80×60.jpg 80w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />Les déplacés internes fuyant leurs villages pour se regrouper devant la base de la Minusca à Amdafock, 60 kilomètres de Birao, dans la Vakaga. Photo CNC
L’extrême nord-est de la Centrafrique connaît une nouvelle vague d’attaques venues du Soudan, réactivant un cycle de violence désormais tristement familier à chaque saison sèche.
La préfecture de la Vakaga, collée à la frontière soudanaise, subit depuis la semaine dernière les assauts de bandes armées qui franchissent aisément une ligne de démarcation inexistante dans les faits. Ces incursions répétées transforment le quotidien des habitants en véritable cauchemar. La porosité de cette zone frontalière favorise les mouvements de groupes des bandits criminels qui agissent en toute impunité.
Le village de Takadi , situé entre Birao et Amdafock, a essuyé une attaque d’envergure la semaine passée. Rappelons que la ville d’Amdafock se trouve justement à peine à cinq cents mètres ou un kilomètre de la frontière soudanaise, si proche qu’on peut apercevoir le territoire voisin depuis certains points de la localité. Takadi , elle, se situe entre Amdafock et Birao, perdue dans cette bande de terre troublée.
Les assaillants soudanais ont frappé durement cette localité , déclenchant une riposte des groupes d’autodéfense venus de Birao. Les forces régulières centrafricaines ne se déploient plus sur le terrain depuis un moment déjà, laissant le champ libre aux milices villageoises et aux mercenaires russes présents dans la région. Mais durant ce week-end critique, ni les contractuels russes ni les soldats des FACA n’ont bougé de leurs positions.
Livrés à eux-mêmes, les combattants d’autodéfense ont pris la route pour intercepter les agresseurs. L’affrontement s’est produit à Terfel, localité distante de vingt-cinq kilomètres de Birao. Les combats ont duré plusieurs heures et se sont avérés particulièrement violents. Rien que le samedi, trois miliciens autodéfense de Birao ont été blessés durant les échanges de tirs.
Ces hommes touchés ont été évacués vers l’hôpital de Birao pour y recevoir des soins. La structure médicale de la ville devient ainsi le baromètre de l’intensité des affrontements qui se multiplient dans cette portion oubliée du territoire.
Cette résurgence de l’insécurité provient directement du territoire soudanais voisin, d’où partent régulièrement ces expéditions punitives. Les populations de la Vakaga se retrouvent prises au piège d’un engrenage qu’elles ne maîtrisent pas, tributaires de décisions prises ailleurs et de la capacité – ou incapacité – des autorités à sécuriser cette région délaissée. L’histoire se répète d’une année sur l’autre, avec son cortège de victimes et de déplacements forcés.
La COSCIPAC dénonce des violences de masse dans le Haut-Mbomou devant l’ONU
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/les-pauvres-jeunes-centrafricains-arretes-par-les-mercenaires-russes-du-groupe-wagner-appuyes-par-des-gendarmes-policier-et-faca.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/les-pauvres-jeunes-centrafricains-arretes-par-les-mercenaires-russes-du-groupe-wagner-appuyes-par-des-gendarmes-policier-et-faca.webp” alt=”Centrafrique : La COSCIPAC dénonce des violences de masse dans le Haut-Mbomou devant l’ONU” width=”500″ height=”225″ />Les pauvres jeunes centrafricains arrêtés par les Mercenaires russes du groupe Wagner, appuyés par des gendarmes, policier et FACA
La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique alerte l’ONU sur des crimes présumés commis contre les populations civiles dans l’est du pays.
La COSCIPAC a adressé un rapport détaillé au Secrétaire général des Nations Unies concernant la situation dans la préfecture du Haut-Mbomou. La plateforme indépendante de défense des droits humains décrit un contexte de violence généralisée qui frapperait depuis plusieurs mois les communautés locales, particulièrement celles d’ethnie zandé. Les faits rapportés par la COSCIPAC remontent à une période récente et concernent des opérations menées dans cette région frontalière, longtemps délaissée par les autorités centrales.
Depuis des années, cette partie du territoire national souffre d’un abandon administratif qui prive les habitants des services les plus élémentaires. Routes impraticables, absence d’électricité, structures sanitaires quasi inexistantes : les populations vivent dans un isolement que la COSCIPAC compare à des époques révolues. Un seul médecin peut se retrouver responsable de milliers de personnes, tandis que les écoles fonctionnent sans enseignants qualifiés ni matériel pédagogique. Cette marginalisation chronique a nourri depuis longtemps un profond sentiment d’injustice chez les habitants de ces zones reculées.
Le mécontentement s’est d’abord exprimé en 2008 dans les préfectures de la Vakaga et du Bamingui-Bangoran, selon les informations recueillies par la COSCIPAC, alors dirigées par le gouvernement de Faustin Archange Touadéra, qui occupait le poste de Premier ministre à l’époque. Ces revendications, d’abord sociales et économiques, se sont progressivement étendues à d’autres régions. Le Mbomou et le Haut-Mbomou sont devenus à leur tour des foyers de contestation, leurs populations réclamant des politiques de développement et de désenclavement qui ne sont jamais venues.
Devenu président, Touadéra s’est heurté à plusieurs reprises au refus électoral de ces régions. Lors des scrutins de 2016, 2020 et 2025, les électeurs du Haut-Mbomou et du Mbomou ont massivement rejeté sa candidature. Cette opposition politique répétée aurait, selon la COSCIPAC, déclenché une réponse violente du pouvoir central. Plutôt que d’engager un dialogue ou de répondre aux demandes de développement, les autorités auraient opté pour une approche sécuritaire destinée à punir ces territoires récalcitrants.
La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique affirme avoir recueilli de nombreux témoignages faisant état de meurtres de civils non armés, commis sans distinction d’âge ni de sexe. Des enfants, des femmes enceintes, des personnes âgées auraient été tués lors d’opérations menées par des milices progouvernementales et des mercenaires étrangers. Ces homicides auraient été perpétrés sommairement, sans aucune procédure judiciaire, parfois au domicile même des victimes ou lors de déplacements forcés. Le nombre exact de morts reste difficile à établir, mais les récits convergent sur l’ampleur des violences.
Au-delà des tueries, la COSCIPAC documente des pratiques qu’elle qualifie d’extermination. Des villages entiers auraient été la cible d’attaques meurtrières entraînant des pertes massives parmi les habitants. Plus encore, la destruction des récoltes, des greniers et du bétail aurait été organisée de manière à affamer délibérément les populations. Cette privation de moyens de subsistance, combinée aux entraves à l’accès humanitaire, aurait plongé des communautés entières dans une famine artificielle, visant à briser leur résistance.
Des civils auraient également été capturés lors d’opérations militaires et contraints à des travaux forcés, rapporte la COSCIPAC. Femmes et enfants compris, certains auraient été réduits en servitude au profit de groupes armés liés au gouvernement ou de mercenaires identifiés comme appartenant au groupe Wagner. Ces pratiques s’accompagnent de formes d’exploitation économique et sexuelle exercées sous la menace des armes, dans un climat de terreur qui empêche toute forme de résistance ou de fuite.
Les déplacements forcés de population constituent un autre volet des accusations formulées par la COSCIPAC. Des milliers de civils auraient été chassés de leurs villages par la violence, contraints de fuir sans aucune garantie de sécurité ni perspective de retour. Ces mouvements de population, qui touchent particulièrement les enfants et les personnes âgées, sembleraient viser à modifier la composition démographique de certaines zones. En détruisant les structures sociales traditionnelles, ces déplacements permettraient d’asseoir un contrôle politique et militaire durable sur les territoires contestataires.
De nombreux civils zandé ont été victimes d’arrestations arbitraires et de détentions prolongées hors de tout cadre légal, selon les informations documentées par la COSCIPAC. Arrêtées sur la base de soupçons collectifs ou de leur simple appartenance ethnique, ces personnes se retrouvent détenues dans des conditions inhumaines, sans accès à un avocat ni à leurs familles. Aucune autorité judiciaire indépendante n’intervient, et les proches qui cherchent des informations s’exposent eux-mêmes à des menaces et des représailles.
Les violences sexuelles occupent une place centrale dans le rapport de la COSCIPAC. Des femmes, des jeunes filles, mais aussi des hommes et des mineurs auraient subi des viols collectifs ou individuels perpétrés par des éléments armés agissant pour le compte du gouvernement ou avec sa tolérance. Ces agressions auraient été commises lors d’opérations militaires, de perquisitions, de détentions arbitraires ou pendant les déplacements forcés. Le viol serait utilisé comme arme de guerre, destiné à détruire les liens familiaux et communautaires, à instiller une peur durable et à imposer une domination sociale par la terreur.
Certaines femmes auraient été capturées et maintenues en captivité pour subir des actes sexuels répétés, indique la COSCIPAC. Privées de toute liberté, placées sous le contrôle total de leurs geôliers, elles auraient été réduites à l’esclavage sexuel. D’autres se seraient retrouvées contraintes de se livrer à la prostitution en échange de nourriture ou de protection, dans un contexte où la survie même dépend de cette soumission. Des grossesses forcées résulteraient de ces viols répétés, infligeant aux victimes une souffrance physique et psychologique prolongée.
La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique mentionne également des cas présumés de stérilisation forcée, conséquences de violences sexuelles particulièrement brutales ou de traitements inhumains infligés à des femmes détenues. Ces actes, lorsqu’ils sont intentionnels, portent atteinte de manière irréversible à l’intégrité physique et à la capacité reproductive des victimes. D’autres formes de violence ont été signalées par la COSCIPAC, incluant des mutilations sexuelles et des humiliations commises en public, parfois devant des enfants, créant des traumatismes psychologiques profonds dans l’ensemble de la communauté.
Les populations zandé seraient ciblées en raison de leur identité ethnique et de leur opposition politique présumée au président Touadéra, constate la COSCIPAC. Leur refus électoral répété aurait été interprété par le pouvoir comme un acte d’hostilité collective justifiant des représailles. Les opérations sécuritaires menées dans le Haut-Mbomou viseraient prioritairement ces communautés, perçues comme dissidentes. Arrestations arbitraires, violences physiques, destructions de biens et restrictions de circulation auraient été utilisées comme instruments de coercition politique.
Cette persécution revêt également une dimension culturelle, souligne la COSCIPAC. Les modes de vie, les structures sociales traditionnelles et les pratiques culturelles zandé auraient été gravement affectés par la répression. La destruction de villages, la dispersion forcée des communautés et les atteintes aux autorités coutumières contribueraient à l’effritement du tissu identitaire de ce groupe. Des actes visant à humilier ou à nier l’identité culturelle, comme la profanation de lieux symboliques ou le mépris des coutumes locales, participeraient d’une stratégie d’effacement progressif.
Les disparitions forcées constituent un autre aspect particulièrement inquiétant de la situation décrite par la COSCIPAC. Des hommes, des jeunes et parfois des personnes âgées de la communauté zandé auraient été interpellés lors d’opérations militaires ou à leur domicile, puis emmenés vers des lieux inconnus sans mandat judiciaire. Aucune information n’aurait été donnée à leurs familles, et aucune autorité ne reconnaîtrait officiellement leur détention. Les proches se heurtent au silence total des administrations et s’exposent à des menaces dès qu’ils tentent d’obtenir des renseignements.
Cette pratique plonge les familles dans une souffrance permanente, constituant en elle-même une forme de traitement inhumain, affirme la COSCIPAC. Le refus de reconnaître la privation de liberté et de fournir des informations sur le sort des disparus nierait le droit à un recours effectif. Ces personnes se retrouveraient placées dans une vulnérabilité absolue, exclues de l’ordre juridique, dans l’incapacité de faire valoir leurs droits les plus élémentaires.
Au-delà des crimes spécifiquement identifiés, la COSCIPAC recense d’autres actes causant d’immenses souffrances aux populations civiles. La destruction des habitations, des écoles, des centres de santé et des infrastructures communautaires aurait plongé des milliers de personnes dans la détresse. Privées d’abri, de soins, d’éducation et de moyens de subsistance, elles vivraient dans un environnement d’insécurité permanente marqué par la faim, la maladie et la peur.
Les restrictions imposées à la liberté de circulation et les entraves à l’accès humanitaire aggraveraient encore cette situation, observe la COSCIPAC. Les violences répétées, les déplacements forcés, les disparitions de proches et l’exposition constante à la terreur armée auraient engendré des traumatismes psychologiques profonds. Sur le plan physique, de nombreux civils souffriraient de blessures non soignées, de handicaps permanents et d’une dégradation générale de leur état de santé.
La COSCIPAC estime que ces faits, pris dans leur ensemble, atteignent le seuil de gravité requis pour être qualifiés de crimes contre l’humanité au sens du Statut de Rome de la Cour pénale internationale. La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique considère que ces violations résultent d’une politique délibérée de répression et qu’elles engagent la responsabilité directe et indirecte du gouvernement centrafricain. Le président Touadéra, en tant que chef suprême des armées, serait au sommet de la chaîne de commandement et donc responsable de ces exactions.
La COSCIPAC souligne l’incapacité des autorités nationales, voire leur manque de volonté délibéré, à assurer la protection des populations placées sous leur juridiction. Les éléments recueillis par la COSCIPAC tendraient à établir l’implication directe ou indirecte des structures étatiques dans la commission, la facilitation ou la tolérance de ces crimes. Dans ces conditions, le principe de souveraineté nationale ne pourrait servir à justifier l’inaction de la communauté internationale.
La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique appelle le Conseil de sécurité des Nations Unies à adopter en urgence une résolution contraignante autorisant des mesures exceptionnelles de protection internationale des populations civiles. Cette résolution pourrait inclure le renforcement du mandat de protection des civils, l’établissement de mécanismes internationaux indépendants d’enquête, la garantie de l’accès humanitaire et toute autre mesure nécessaire pour mettre fin aux exactions.
La COSCIPAC considère que toutes les conditions juridiques, morales et humanitaires sont réunies pour une intervention. Elle invoque le principe de la responsabilité de protéger, selon lequel la communauté internationale a le devoir d’agir lorsqu’un État se révèle défaillant ou complice de crimes de masse. Cette intervention ne constituerait pas une atteinte à la souveraineté mais une mesure de sauvegarde ultime de la vie humaine.
Le rapport de la COSCIPAC, daté du 6 février 2026, souligne l’urgence de la situation et insiste sur le fait que chaque jour d’inaction accroît le risque de pertes humaines irréparables. La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique demande au Conseil de sécurité d’assumer sa responsabilité première en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationales.
La COSCIPAC estime que la protection des populations du Haut-Mbomou et de la République Centrafricaine dans son ensemble ne peut plus attendre. Les témoignages recueillis par la COSCIPAC dessinent le tableau d’une région livrée à la violence, où les civils paient le prix le plus lourd de l’impunité et de l’indifférence. Les accusations portées par la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique contre les autorités centrafricaines et leurs alliés présumés restent à vérifier par des enquêtes indépendantes, mais l’ampleur des allégations justifie, selon la COSCIPAC, une réaction urgente de la part des instances internationales.
Appel à l’unité ou menace déguisée ? Balalou criminalise la dissidence sous prétexte de “discours de haine”
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-clepto-mythomane-maxime-balalou-lors-de-sa-conference-de-presse-hebdomadaire-du-lundi-26-janvier-2026.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-clepto-mythomane-maxime-balalou-lors-de-sa-conference-de-presse-hebdomadaire-du-lundi-26-janvier-2026.webp” alt=”Appel à l’unité ou menace déguisée ? Balalou criminalise la dissidence sous prétexte de “discours de haine”” width=”500″ height=”281″ />Le clepto-mythomane Maxime Balalou, lors de sa conférence de presse hebdomadaire du lundi 26 janvier 2026
Maxime Balalou a dévoilé ce mercredi la nouvelle arme du régime pour museler l’opposition. Sous couvert d’appel à l’unité nationale, le clepto-mythomane criminalise par avance toute contestation du hold-up électoral en la qualifiant de “discours de haine”.
« Il a mis en garde contre les discours de haine, la désinformation, les discours belliqueux et aussi il s’est présenté sur l’usage malveillant, n’est-ce pas, de l’IA, ce qu’on appelle l’Intelligence Artificielle, à travers les braconnées, l’information sur les réseaux sociaux », a déclaré le mythomane avec un sérieux qui cache mal la menace. Cette sortie intervient juste après avoir glorifié un score de 77,90% obtenu dans des conditions plus que douteuses et célébré la victoire écrasante de Cœurs Unis qui rafle cinquante sièges pendant que l’opposition n’obtient rien.
Le porte-parole encadre cette mise en garde dans un discours apparemment consensuel. « Ce qui est marquant, il faut le reconnaître, de ce discours, c’est l’appel à l’Unité nationale et au rassemblement. Ce pays a besoin de la paix, d’unité, de la fraternité, que nous devions tous construire cette unité ensemble. » Mais cette fraternité affichée cache une injonction claire : ralliez-vous au pouvoir ou vous serez qualifiés de semeurs de haine.
Balalou développe ensuite sa vision de cette unité obligatoire. « C’est une volonté affirmée de gouverner sans distinction, sans exclusion dans un esprit, n’est-ce pas, de fraternité. » Sans exclusion ? Les chiffres du premier tour démentent cette affirmation. Zéro siège pour l’URCA de Dologuélé, zéro pour le parti de Dondra, zéro pour toutes les grandes formations d’opposition. Cette fraternité sélective ne concerne visiblement que ceux qui acceptent de se soumettre au régime.
Le clepto-mythomane poursuit sa rhétorique de réconciliation forcée. « Il a réaffirmé encore, il t’en a mis à ses frères, même de l’opposition. Il a même dit qu’il est prêt à travailler avec tout le monde. Ceux qui n’ont pas voté pour lui, qu’ils sachent qu’il est leur président. » Travailler avec l’opposition à condition qu’elle accepte sa marginalisation totale et qu’elle valide le hold-up électoral qui vient de la priver de toute représentation parlementaire.
Balalou invoque ensuite l’absence de gagnants et de perdants. « Il n’y a pas de gaillant ni de perdant. Il a dit que le seul gaillant c’est le peuple centrafricain. » Cette formule creuse insulte l’intelligence de ceux qui ont vu leurs partis exclus du Parlement malgré des millions de votes. Le gagnant, c’est Touadéra avec ses 77,90% truqués. Les perdants, ce sont tous ceux qui refusent de se prosterner devant cette victoire fabriquée.
Le mythomane insiste sur sa nouvelle politique d’unité. « Sa nouvelle politique n’est pas la facture, non, c’est l’unité comme il l’a toujours caractérisée. Ensemble, travaillons ensemble pour remplir cette mission sacerdota, le serveur du peuple. » Travailler ensemble signifie donc accepter un coup d’État électoral, valider un score grotesque, et applaudir l’exclusion de l’opposition du jeu démocratique. Voilà la conception de l’unité selon Balalou.
Le porte-parole exige ensuite un dépassement de soi. « Il a demandé, il nous a demandé à nous tous un dépassement de soi. Il va au-delà des clivages politiques. » Ce dépassement consiste apparemment à renoncer à toute critique du régime et à toute contestation des résultats électoraux. Aller au-delà des clivages politiques revient à nier l’existence même de l’opposition et à transformer le pays en parti unique déguisé.
Balalou termine sur une note d’apaisement imposé qui sonne comme une menace à peine voilée. « La place n’est plus au querelle, la place n’est plus à la haine, la place n’est plus aux insultes, ni à la division, la place est à l’amour, la place est à l’union, ensemble, derrière le président de la République. » Décryptage : toute critique du régime devient querelle, toute contestation devient haine, toute diffusion de preuves de fraude devient division. Et ceux qui persisteront dans ces comportements s’exposent à la répression.
Le clepto-mythomane développe ensuite le message présidentiel d’inclusion. « Le président de la République a donné le temps, à travers un discours, assembleur, de paix, de fraternité et d’engagement à construire la nouvelle République Centrafricaine avec tout le monde. Personne ne se l’a mis de côté. » Personne n’est mis de côté, sauf les grands partis d’opposition qui n’ont obtenu aucun siège. Personne n’est exclu, sauf les millions de Centrafricains dont les votes n’ont servi à rien face au rouleau compresseur de Cœurs Unis.
Balalou lance ensuite un appel patriotique qui ressemble davantage à une sommation. « Cet appel patriotique doit nous pousser tous, ensemble, à dépendre de cet appel du président de la République, de bâtir une nation fraternelle, une nation unie, où nous allons mettre de côté nos égaux. Nous devons travailler tous ensemble pour un seul pays. » Mettre de côté nos égaux ou nos égos ? Cette confusion révèle peut-être le fond de la pensée du mythomane. Le régime veut que les Centrafricains mettent effectivement de côté leur dignité, leurs droits, leur liberté de contester.
Le porte-parole répète son mantra de pacification forcée. « Et si nous avons compris le fond de ce message du président de la République aujourd’hui, la place n’est plus au querelle, la place n’est plus à la haine, la place est à l’amour, la place est à l’union, ensemble, derrière le président de la République. » Comprendre le fond du message signifie accepter de se taire, de valider le hold-up électoral, et de renoncer à toute forme de dissidence.
Balalou invoque ensuite le respect des institutions pour mieux piéger l’opposition. « Nous ne pouvons pas à la fois accepter les institutions et à la fois les dévoyer non. Nous devrions respecter nos institutions, les rendre plus fortes. Cet appel au respect des décisions aussi, il a voulu dire que nous n’avons plus de temps à perdre. » Respecter les institutions signifie donc accepter le verdict du Conseil constitutionnel qui a validé les 77,90% de Touadéra. Contester ce verdict devient un acte de subversion institutionnelle passible de sanctions.
Le mythomane énumère ensuite les priorités gouvernementales. « C’est pour ça que dans son engagement, il a parlé de la stabilité des institutions, de la paix durable, de la cohésion nationale, du développement socio-économique. » La stabilité, la paix, la cohésion : autant de mots-codes pour désigner la soumission au régime. Toute remise en cause du hold-up électoral menace cette stabilité et justifie donc une réponse ferme du pouvoir.
Balalou termine sur la continuité de l’État. « La continuité de l’État et son engagement pour stabiliser non seulement les institutions, mais créer les conditions pour que ce pays reste en paix. » Créer les conditions de la paix passe donc par la criminalisation de toute dissidence sous prétexte de discours de haine. Cette paix n’est que le silence forcé d’une population muselée.
La stratégie du régime apparaît désormais limpide. En qualifiant toute contestation de discours de haine, toute critique de désinformation, toute diffusion de preuves de fraude d’usage malveillant de l’IA, le pouvoir se donne les moyens juridiques et rhétoriques de réprimer l’opposition. Les Centrafricains qui dénoncent les bourrages d’urnes deviennent des semeurs de haine. Ceux qui diffusent des vidéos de fraudes deviennent des manipulateurs utilisant l’Intelligence Artificielle. Ceux qui refusent de reconnaître les 77,90% de Touadéra deviennent des ennemis de la paix nationale.
Cette criminalisation préventive de la dissidence s’inscrit dans une logique autoritaire bien rodée. Le régime ne réprime plus des actes mais des paroles. Il ne sanctionne plus des violences mais des critiques. Il ne combat plus des ennemis armés mais des voix dissidentes sur les réseaux sociaux. Et tout cela au nom de l’unité nationale, de la fraternité, et de la lutte contre les discours de haine.
Les Mercenaires russes peuvent continuer à quadriller le territoire. Les FACA peuvent continuer à fuir devant l’ennemi comme à Bambouti. Cœurs Unis peut continuer à rafler tous les sièges pendant que l’opposition n’obtient rien. Touadéra peut continuer à accumuler les mandats via des référendums controversés. Tout cela devient acceptable du moment qu’on l’enrobe dans un discours d’amour et d’union nationale.
Balalou maîtrise parfaitement cette inversion rhétorique. Les vrais semeurs de haine sont ceux qui organisent des hold-up électoraux et privent des millions de Centrafricains de représentation. Les vrais propagateurs de désinformation sont ceux qui qualifient de démocratique un scrutin où un seul parti rafle tout. Les vrais utilisateurs malveillants de tous les outils disponibles sont ceux qui truquent les urnes, ferment les bureaux de vote dans les zones d’opposition, et font valider des scores grotesques par un Conseil constitutionnel aux ordres.
Mais dans la Centrafrique de Touadéra et de son porte-parole mythomane, la vérité n’a plus cours. Seule compte la version officielle, celle qui transforme chaque fraude en victoire démocratique, chaque répression en mesure de paix, chaque exclusion en fraternité inclusive. Et ceux qui osent contester cette version s’exposent désormais à être qualifiés de propagateurs de discours de haine
Touadera, regarde ton homologue sud-soudanais qui fait un très boulot : quand le Président Salva Kiir nomme un mort pour diriger les élections au Soudan du Sud
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/le-president-du-soudan-du-sud-salva-kiir-a-guba-dans-la-region-de-benishangul-gumuz-en-ethiopie-le-9-septembre-2025-texte-possible-x-www-lemonde-tr-u-q-s-abonner-le-monde.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/le-president-du-soudan-du-sud-salva-kiir-a-guba-dans-la-region-de-benishangul-gumuz-en-ethiopie-le-9-septembre-2025-texte-possible-x-www-lemonde-tr-u-q-s-abonner-le-monde.webp” alt=”Touadera, regarde ton homologue sud-soudanais qui fait un très boulot : quand le Président Salva Kiir nomme un mort pour diriger les élections au Soudan du Sud” width=”500″ height=”331″ />Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, à Guba, dans la région de Benishangul-Gumuz, en Ethiopie, le 9 septembre 2025.
Le président Salva Kiir vient de nommer à la tête de la commission électorale un homme décédé depuis cinq ans, dévoilant le chaos administratif d’un État incapable de s’organiser.
Steward Sorobo Budia semblait le candidat idéal. Signataire de l’accord de paix de 2018 qui a stoppé la guerre civile, membre d’un petit parti d’opposition, il connaissait par cœur les défis d’organiser un scrutin dans un pays qui n’en a jamais vécu depuis son indépendance en 2011. Le 30 janvier dernier, le décret officiel annonçant sa nomination au comité de pilotage du « dialogue sur les questions électorales » ne devait choquer personne. Sauf que M. Budia repose en paix depuis cinq ans déjà.
La bourde s’est propagée comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux sud-soudanais. Les médias locaux ont immédiatement diffusé l’information, transformant cette erreur administrative en humiliation nationale. Pour un pays qui prétend organiser ses premières élections présidentielles, le message envoyé à l’opinion publique est désastreux.
La famille du défunt n’a pas tardé à réagir. Elle a exigé des autorités des « réparations » pour ce qu’elle qualifie de « grave violation culturelle et spirituelle ». James Boboya, le fils de Steward Sorobo Budia, a exprimé sa colère au micro d’Eye Radio : « Cet homme vivait près du domicile du président, et le gouvernement a même participé aux frais de ses funérailles. Comment pouvait-il ignorer son décès ? » Cette histoire rocambolesque ressemble à une blague de mauvais goût, mais elle en dit long sur l’état du Soudan du Sud. Depuis 2011, ce pays peine à construire les bases d’un État fonctionnel. Les institutions restent fragiles, quand elles existent. Les registres administratifs sont tenus de manière approximative, voire pas du tout.
L’incident rappelle d’autres situations absurdes observées ailleurs en Afrique. En République centrafricaine, par exemple, l’administration a parfois continué à verser des salaires à des fonctionnaires décédés pendant des mois, faute de mise à jour des fichiers. Ces dysfonctionnements ne sont pas de simples anecdotes : ils témoignent de l’effondrement des capacités étatiques dans des régions ravagées par les conflits.
Au Soudan du Sud, l’accord de paix de 2018 devait permettre de tourner la page de la guerre civile qui a fait des centaines de milliers de morts entre 2013 et 2018. Mais les engagements pris sont restés lettre morte. Les élections, promises pour fin 2024, ont été repoussées de deux ans. Rien ne garantit qu’elles auront lieu un jour.
Le président Salva Kiir et son ancien rival, le vice-président Riek Machar, se partagent le pouvoir dans un gouvernement d’union fragile. Les tensions persistent. Les groupes armés continuent de s’affronter dans certaines régions. L’économie, dépendante du pétrole, reste au bord du gouffre.
Dans ce contexte, la nomination d’un mort à un poste clé du processus électoral apparaît comme un symbole supplémentaire de l’incurie gouvernementale. Elle montre que les autorités ne maîtrisent même pas les informations de base sur les acteurs politiques du pays. Comment peuvent-elles prétendre organiser un scrutin crédible dans ces conditions ?
Les citoyens sud-soudanais, eux, ont depuis longtemps perdu confiance. Beaucoup doutent que des élections puissent un jour se tenir. D’autres estiment que même si elles avaient lieu, elles ne changeraient rien à la réalité du pouvoir, verrouillé par les mêmes hommes depuis plus d’une décennie.
Cette affaire a au moins eu le mérite de faire parler. Sur les réseaux sociaux, les commentaires oscillent entre l’ironie amère et la colère. Certains internautes ont plaisanté sur le fait que les morts feraient peut-être un meilleur travail que les vivants au gouvernement. D’autres ont simplement exprimé leur découragement face à un État aussi défaillant.
Le Soudan du Sud accumule les records peu enviables. C’est l’un des pays les plus pauvres du monde malgré ses réserves pétrolières. L’espérance de vie y dépasse à peine les cinquante ans. Les infrastructures sont quasi inexistantes. Les écoles et les hôpitaux fonctionnent au ralenti, quand ils ne sont pas fermés.
La communauté internationale observe la situation avec inquiétude. Les Nations unies maintiennent une mission de maintien de la paix sur place, mais son efficacité reste limitée. Les bailleurs de fonds continuent d’exiger des réformes qui ne viennent jamais. Les sanctions ciblant certains dirigeants n’ont pas changé la donne.
Pour l’heure, le gouvernement sud-soudanais n’a pas officiellement réagi à la polémique concernant la nomination de Steward Sorobo Budia. Aucune excuse publique n’a été présentée. Le décret n’a pas été retiré au moment où cette information a été relayée. La machine administrative, si l’on peut l’appeler ainsi, continue de tourner à vide
En fuite depuis Ouanda-Djallé pour rejoindre Bangui, trois soldats FACA déserteurs capturés par Wagner ont frôlé la mort à Ouadda-Maïkaga
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Des-soldats-FACA-et-leurs-suppletifs-russes-noirs-de-retour-du-chantier-minier-de-Keye-a-10-kilometres-de-Ouanda-Djalle.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Des-soldats-FACA-et-leurs-suppletifs-russes-noirs-de-retour-du-chantier-minier-de-Keye-a-10-kilometres-de-Ouanda-Djalle.jpg” alt=”En fuite depuis Ouanda-Djallé pour rejoindre Bangui, trois soldats FACA déserteurs capturés par Wagner ont frôlé la mort à Ouadda-Maïkaga” width=”300″ height=”135″ />Des soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour du chantier minier de Keye, à 10 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe de Ouadda-Maïkaga
Trois soldats de forces armées centrafricaines ont failli perdre la vie après avoir été interceptés et torturés par les Mercenaires russes lors de leur tentative de désertion la semaine dernière.
Tout a commencé à Ouanda-Djallé où trois soldats des forces armées centrafricaines ont décidé d’abandonner leur poste sans autorisation de leur chef du détachement. Galérant de leur affectation dans cette localité éloignée, ils ont planifié leur fuite vers la capitale en toute discrétion. Un véhicule les attendait pour les conduire vers Bangui où ils comptaient se fondre dans l’anonymat.
Leur départ s’est déroulé sans encombre dans un premier temps. Les trois déserteurs ont quitté Ouanda-Djallé en pensant avoir pris suffisamment d’avance sur d’éventuelles recherches. Confiants dans leur plan, ils imaginaient déjà leur nouvelle vie loin de la discipline militaire et des conditions difficiles du terrain.
Mais leur parcours a pris une tournure cauchemardesque à Ouadda-Maïkaga. C’est à ce point de contrôle que le destin les a rattrapés de la pire des manières. Des mercenaires du groupe Wagner se sont positionnés justement dans le secteur ce jour-là.
Les Russes ont arrêté le véhicule pour un contrôle de routine. Interrogés sur leur destination, les trois soldats ont répondu qu’ils se rendaient à Bangui. Cette déclaration a immédiatement éveillé la méfiance des mercenaires qui ont exigé de voir leurs ordres de mission et leurs armes.
L’absence de documents officiels a rapidement trahi la véritable nature de leur voyage. Les hommes de Wagner ont alors compris qu’ils avaient affaire à des déserteurs en fuite. La réaction des mercenaires ne s’est pas fait attendre et elle a été d’une violence extrême.
Les trois militaires ont été sortis du véhicule sans ménagement. Privés de leurs armes qu’ils avaient laissées à leur poste d’affectation, ils se sont retrouvés complètement vulnérables. Les mercenaires russes ont alors commencé à les frapper avec une fureur déconcertante.
La correction administrée a été d’une rare intensité. Ces mêmes soldats qui quelques jours plus tôt n’hésitaient pas à malmener des civils désarmés sur les chantiers miniers de la zone, se sont retrouvés dans la position des enfants de 2 ans, même moins, puisque les enfants de 2 ans peuvent se défendre. Les coups pleuvaient de partout, transformant rapidement les trois hommes en femmes battues par leur mari.
L’un des trois soldats FACA déserteurs n’a pas supporté la violence des coups reçus. Son corps a lâché sous la douleur et il s’est effondré, victime d’un malaise de l’hernie. Voyant son état critique qui risquait de basculer vers le pire, les mercenaires ont finalement stoppé leur acharnement sur lui.
Les Russes ont alors pris la décision de le laisser partir vers Bangui pour qu’il reçoive des soins d’urgence. Mais pour les deux autres, le châtiment n’était pas terminé. Wagner leur a infligé une punition supplémentaire qui allait marquer durablement leur mémoire.
Les mercenaires leur ont ordonné de retourner à Ouanda-Djallé, mais à pied cette fois. Cette sentence équivalait à un véritable calvaire compte tenu de la distance à parcourir. Les deux soldats meurtris ont dû accepter sans dire un seul mot, encore sonnés par les coups reçus à leurs fesses.
Leur marche forcée a débuté dans un état physique déplorable. Le corps couvert d’ecchymoses et les membres douloureux, ils ont entamé les 170 kilomètres qui les séparaient de leur point de départ. Chaque pas était une souffrance, chaque kilomètre une épreuve supplémentaire à endurer.
La route sous le soleil a aggravé leur supplice. Sans eau ni nourriture, les deux hommes ont avancé péniblement sur l’axe reliant Ouadda-Maïkaga à Ouanda-Djallé. Leurs pieds ont rapidement développé des ampoules qui éclataient à chaque foulée, mais ils n’avaient d’autre choix que de continuer.
Après plusieurs jours de marche éprouvante, ils ont fini par atteindre le chantier Hassan. Ce site minier situé à 35 kilomètres de Ouanda-Djallé. L’endroit représentait pour eux un espoir de repos. Paradoxalement, c’était le même endroit où l’un de leurs collègues militaires avait récemment torturé un jeune travailleur.
Malgré les exactions commises par d’autres soldats sur ce chantier, les deux déserteurs ont sollicité l’aide des ouvriers présents. Épuisés et à bout de forces, ils ont demandé qu’on leur prête une moto pour couvrir les derniers kilomètres. Un jeune homme du chantier a accepté de les aider par compassion.
Ce geste de solidarité leur a permis de terminer leur périple dans des conditions moins pénibles. Ils sont finalement arrivés à Ouanda-Djallé dans la soirée du samedi 7 février
Fin de l’histoire de ces trois femmes des Wagner à Ouanda-Djallé.
Festival des abeilles contre les Chinois à Ndélé : plusieurs blessés graves
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/les-5-chinois-kidnappes-dans-la-Nana-Mambere.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/les-5-chinois-kidnappes-dans-la-Nana-Mambere.jpg” alt=”Festival des abeilles contre les Chinois à Ndélé : plusieurs blessés graves” width=”225″ height=”300″ />Image d’illustration des 5 chinois kidnappés dans-la Nana-Mambéré
Ce vendredi 6 février 2026, une équipe de travailleurs chinois a été violemment attaquée par des abeilles et des guêpes à Ndélé, chef-lieu et capitale provinciale de Bamingui-Bangoran, à l’extrême nord-est de la RCA.
Le métis chinois Issaka Loïc, candidat aux législatives dans la première circonscription de Ndélé, avait promis à la population l’exploitation des usines minières de la zone ainsi que la réhabilitation et la construction des routes reliant Bangui à cette ville située à environ 600 kilomètres de distance. Il s’était engagé sur le bitumage et l’aménagement des voies de la préfecture.
Avant même la délibération du premier tour du scrutin législatif qui s’est déroulé le 25 décembre dernier, Issaka Loïc a commencé à débarquer avec de grosses machines, des camions et du matériel destiné à l’exploitation minière. L’homme avait annoncé vouloir construire la route, mais en réalité, ses équipes se préparaient maintenant à entamer l’exploitation des gisements aurifères de la région.
C’est ainsi que les camions ont commencé à tracer la route. Cette voie n’a pas été entretenue depuis des années et la végétation a repris ses droits avec des arbres qui couvrent entièrement le passage. Le chemin est devenu très difficile d’accès.
Les camions ont donc entrepris de dégager la route en coupant la végétation et en aplanissant le terrain. Ces travaux concernent notamment l’axe reliant Ndélé à Tiri, Miaméré, Miamani, Ndjoko et jusqu’à Diki Gaskaye, où le matériel avait été livré récemment.
À un moment donné, alors que les engins progressaient dans cette zone densément boisée, des guêpes et des abeilles ont attaqué les camions et les conducteurs chinois qui se trouvaient au volant. L’attaque a été particulièrement violente et inattendue.
Les insectes ont piqué les travailleurs chinois à de multiples reprises. Deux d’entre eux ont été gravement touchés par les piqûres et ont dû être transportés d’urgence à l’hôpital de Ndélé. Leur traitement sanitaire est actuellement en cours et ils demeurent hospitalisés dans cet établissement.
Selon les habitants de la zone contactés par la rédaction du CNC, cette attaque serait une sorte de salutation. Les abeilles auraient simplement voulu souhaiter la bienvenue aux nouveaux venus, une façon de leur dire bonjour. Mais l’accueil s’est avéré beaucoup plus violent que prévu.
Les détails complets de cet incident seront publiés dans nos prochains articles sur CNC
BEAC : Le personnel dénonce des crimes sexuels et détournements de fonds. Saisine internationale imminente
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Yvon-Sana-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Yvon-Sana-Bangui.jpg” alt=”BEAC : Le personnel dénonce des crimes sexuels et détournements de fonds. Saisine internationale imminente” width=”300″ height=”262″ />Yvon Sana Bangui
Dans un document de dénonciation exceptionnel, le personnel de la Banque des États de l’Afrique Centrale brise le silence et expose des faits graves.
Un réquisitoire de plusieurs dizaines de pages circule depuis le 1er février 2026 dans les milieux bancaires et médiatiques d’Afrique centrale. Les agents de la BEAC y accusent nommément leur Gouverneur, Sana Bangui, de tentative de viol, harcèlement sexuel et torture administrative. Cette alerte formelle adressée aux organes de gouvernance, à la presse régionale et aux organisations internationales marque une rupture totale avec l’omerta qui régnait jusqu’alors au sein de l’institution monétaire.
Le texte s’appuie sur le dernier rapport du Comité d’Audit qui impose explicitement la mise en place de mécanismes de lancement d’alerte. Les employés invoquent également la Convention de Merida des Nations Unies contre la corruption pour justifier leur démarche. Ils rappellent que l’Article 33 de ce texte protège explicitement les personnes qui communiquent des informations sur des actes de corruption ou d’abus de pouvoir.
La responsabilité du Ministre équato-guinéen Ebe Molina Ivan est particulièrement mise en cause. Président du Conseil d’Administration de la BEAC, il aurait transformé son mandat en une opération de protection mutuelle et d’impunité généralisée. Le personnel l’accuse d’avoir soutenu activement son prédécesseur Abbas Mahamat Tolli durant ce qui est décrit comme une gestion catastrophique de l’institution.
Cette alliance aurait permis la nomination controversée de Sana Bangui au poste de Gouverneur. Un pacte implicite se serait ainsi formé entre ces trois hommes, créant une chaîne de commandement dédiée à l’opacité et aux dérives managériales. Le Comité d’Audit, théoriquement chargé de contrôler le gouvernement de la Banque, se serait mué en simple instrument de validation automatique des décisions de la direction.
Les conflits d’intérêts du Gouverneur Sana Bangui sont exposés avec précision. Il revendiquerait publiquement des liens familiaux avec la Présidence centrafricaine, son oncle occupant ce poste. Il affirmerait également avoir contribué de manière déterminante à l’élection du Président gabonais actuel. Ces déclarations créeraient une confusion dangereuse entre l’institution monétaire régionale et des agendas électoraux nationaux.
Plus grave encore, Sana Bangui annoncerait régulièrement qu’il deviendra le prochain Président de la République centrafricaine, soit durant son mandat de Gouverneur, soit à son terme. Cette posture heurte frontalement le principe d’indépendance qui doit caractériser une banque centrale. Elle témoigne d’une vision personnelle du pouvoir totalement incompatible avec les fonctions exercées.
L’affaire Nguelle Obame illustre la mécanique dénoncée par le personnel. Michel Dzombala, membre du gouvernement de la BEAC, aurait agi sous la protection de Sana Bangui qui invoquait ses relations avec la Présidence gabonaise. Ensemble, ils auraient ignoré les recours de hauts responsables gabonais et violé les textes réglementaires de l’institution. Cette affaire démontrerait comment les parrainages politiques réels ou supposés servent à contourner les règles.
L’Article 47.7 des Statuts de la BEAC établit que le gouvernement de la Banque recrute, nomme et révoque collectivement l’ensemble du personnel. Cette disposition crée une responsabilité solidaire entre tous les membres de l’équipe dirigeante. Le silence des autres gouverneurs face aux dérives dénoncées ne peut donc être considéré comme une simple neutralité, mais constitue selon le personnel une complicité active.
Les accusations les plus lourdes concernent deux femmes agents d’origine équato-guinéenne. Mademoiselle Ayi Bacale Esperanza Ramona, informaticienne, aurait subi une tentative de viol de la part de Sana Bangui lorsqu’il dirigeait les systèmes d’information. Devant son refus, elle aurait été mutée de force vers Ebibeyin, zone isolée et dépourvue de plateau médical adapté.
Cette décision aurait été prise en connaissance parfaite de ses pathologies graves nécessitant un suivi médical constant. Son état de santé s’est dégradé au point de nécessiter une évacuation sanitaire d’urgence vers l’Afrique du Sud. Le personnel qualifie cet acte de mise en danger délibérée de la vie d’autrui, infraction pénale grave dans toutes les législations applicables.
Mademoiselle Susana Jones Lajay, également informaticienne, aurait connu un sort similaire. Elle aurait repoussé des avances sexuelles insistantes et des tentatives d’attouchements de Sana Bangui, alors son supérieur hiérarchique direct. Dès sa nomination comme Gouverneur, il aurait ordonné sa mutation punitive vers Malabo dans le but explicite de briser sa carrière et de la punir de son refus légitime.
Ces agissements violent directement plusieurs articles du Code de Déontologie de la BEAC. L’Article 16 impose neutralité et probité, l’Article 21 exige le respect de la dignité des personnes, l’Article 27 interdit le harcèlement moral et l’Article 28 prohibe le harcèlement sexuel. Le gouvernement de la Banque est d’autant plus tenu de respecter ces règles qu’elles s’appliquent prioritairement aux dirigeants.
Les procédures statutaires ont également été bafouées. L’Article 35 du Statut des agents impose que toute mutation d’un État à un autre soit notifiée trois mois à l’avance et fasse l’objet d’un avis du Directeur National concerné. Pour les deux femmes visées, la mutation a été notifiée le 30 août 2024 pour une prise de fonction le 1er octobre suivant, soit un délai d’un mois seulement.
Les infractions pénales caractérisant ces faits sont multiples. La tentative de viol est punie de dix ans d’emprisonnement dans plusieurs législations dont les législations française et américaine. Le harcèlement sexuel aggravé par abus d’autorité, la discrimination liée à l’état de santé et les violences volontaires constituent autant de qualifications applicables.
Au Cameroun, siège de la BEAC et lieu matériel de commission des infractions, l’Article 296 du Code Pénal sanctionne le viol et sa tentative. L’Article 302-1 punit le harcèlement sexuel commis par abus d’autorité. L’Article 228 réprime la mise en danger de la vie d’autrui. La loi N°92/007 portant Code du travail complète ce dispositif avec des dispositions spécifiques.
En Guinée Équatoriale, nationalité des victimes et lieu de punition administrative, la Ley 2/1990 protège contre les violences physiques et morales en milieu professionnel. Le Code Pénal équato-guinéen réprime les atteintes à l’intégrité sexuelle et l’abus d’autorité. En République centrafricaine, nationalité de l’auteur présumé, les Articles 116 et suivants sanctionnent les violences sexuelles et l’abus d’autorité.
Le principe de compétence personnelle active permet aux juridictions centrafricaines de poursuivre leurs ressortissants pour des crimes commis à l’étranger. En France, partenaire institutionnel de la BEAC, les Articles 222-33-2, 222-29 et 222-27-1 du Code pénal répriment la tentative de viol, le harcèlement sexuel et moral. Le Code du travail français complète ce dispositif aux Articles L1153-1 à L1153-6.
La responsabilité du Ministre Ebe Molina et de son compatriote Engonga Obiang, représentant la Guinée Équatoriale au gouvernement de la BEAC, est particulièrement engagée. Leur passivité alors qu’ils connaissaient ces faits constituerait une complicité par non-assistance à personne en danger. Le Code Pénal équato-guinéen sanctionne expressément l’omission du devoir de secours et l’omission du devoir d’empêcher des délits.
Les autres membres du gouvernement, Dzombala, Nsom, Djibrine et Lendjondjo, sont également visés. Leur participation aux représailles contre les deux femmes les rendrait complices au titre de l’Article 47.7 des Statuts qui établit leur responsabilité collective. Ils encourraient les mêmes peines que l’auteur principal des infractions.
L’instabilité juridique dans la zone CEMAC justifie selon le personnel la priorité donnée aux recours internationaux. L’indépendance des magistrats y serait entravée par diverses pressions, rendant illusoire toute justice impartiale. Les juridictions occidentales offrent des garanties d’impartialité et permettent de frapper les auteurs là où ils possèdent des intérêts patrimoniaux.
Le Procureur de la République de Paris sera saisi formellement au titre de l’Article 40 du Code de procédure pénale française. Cette disposition oblige tout fonctionnaire ayant connaissance d’un crime ou délit à en informer le procureur. Les faits dénoncés incluent tentative de viol, harcèlement sexuel aggravé, mise en danger délibérée de la vie d’autrui et complicités multiples.
Le Défenseur des Droits, autorité constitutionnelle indépendante française, sera également saisi pour violations des droits fondamentaux. L’Association Européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail accompagnera juridiquement les victimes. Aux États-Unis, plusieurs instances seront mobilisées compte tenu des actifs et déplacements réguliers des personnes mises en cause.
L’immunité diplomatique ne couvrira pas ces crimes de nature personnelle selon la jurisprudence internationale constante. Les principes généraux du droit international public établissent que les privilèges et immunités consentis aux dirigeants d’organisations internationales ne s’appliquent qu’aux actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions. Les agressions sexuelles et le harcèlement relèvent de la sphère privée.
Le document adressé aux organes de gouvernance rappelle que les émoluments non prévus, récents et qualifiés d’indécents, perçus par certains membres du Conseil d’Administration pourraient être analysés comme des tentatives de corruption. L’absence de réaction à cette alerte exposerait personnellement les administrateurs et les membres du Comité Ministériel à des poursuites devant les juridictions répressives internationales.
La compétence extraterritoriale des juridictions françaises et américaines repose sur plusieurs fondements. La présence d’actifs sur leur territoire, les déplacements réguliers des personnes mises en cause et l’existence de victimes ressortissantes d’États avec lesquels ces pays entretiennent des relations judiciaires permettent d’établir cette compétence. Les procédures seront engagées dans les prochaines semaines.
Les saisines annoncées ne constituent pas une posture de négociation mais une démarche procédurale concrète. Les dossiers sont en cours de constitution avec l’appui d’avocats spécialisés en droit pénal international. Des associations de défense des droits humains accompagnent la démarche. Des témoignages ont été recueillis et des preuves documentaires rassemblées.
Le personnel indique que cette alerte constitue un dernier rempart institutionnel destiné à restaurer l’État de droit au sein de la BEAC. La protection de l’intégrité de la monnaie commune exige que les dirigeants soient exemplaires et respectent les règles qu’ils sont censés faire appliquer. La crédibilité de l’institution dépend de sa capacité à sanctionner les manquements graves.
Les deux victimes ont porté plainte auprès des autorités compétentes dans leurs pays respectifs. Elles ont également saisi les instances internes de la BEAC sans obtenir de réponse satisfaisante. Leur courage à briser le silence malgré les pressions subies est salué par l’ensemble du personnel. Elles incarnent la résistance à un système qui protège les puissants au détriment des plus vulnérables.
La circulation de ce document dans les médias régionaux et internationaux vise à alerter l’opinion publique. Les citoyens des six pays membres de la CEMAC ont le droit de savoir comment leur institution monétaire commune est gérée. La transparence s’impose d’autant plus que la BEAC joue un rôle central dans la stabilité économique de la zone.
ANE : cent millions de francs CFA, la bataille du gâteau électoral divise les commissaires électoraux
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/La-vice-presidente-de-lautorite-nationale-des-elections-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>La vice – présidente de l’autorité nationale des élections en Centrafrique
Un partage financier controversé au sein de l’Autorité Nationale des Élections provoque la colère du personnel administratif exclu de la répartition des reliquats budgétaires.
Selon des sources internes à l’ANE jointes au téléphones par la rédaction du CNC, une somme approchant la centaine de millions de francs CFA aurait été distribuée entre les onze commissaires électoraux de l’institution. Ces fonds correspondent aux reliquats du budget initialement destiné à l’organisation des élections groupées de 2025.
Cette répartition a engendré un ressentiment profond parmi le personnel administratif qui déplore son exclusion totale de ce partage financier. Les informations circulant au sein de l’institution indiquent d’ailleurs que le président de l’ANE aurait reçu la portion la plus conséquente de cette distribution.
Ce montant lui aurait notamment permis de financer un déplacement à Paris, voyage que certains agents qualifient désormais de « week-end doré ». Cette révélation amplifie le mécontentement déjà palpable dans les couloirs de l’établissement, où l’ambiance de travail s’est considérablement dégradée.
Nombreux sont ainsi les employés qui dénoncent des agissements qu’ils considèrent inappropriés et contraires à l’éthique attendue d’une institution chargée de superviser la régularité du processus électoral. Leur inquiétude porte également sur l’image de l’ANE, déjà fragilisée alors que le second tour des élections approche à grands pas.
Dans ce contexte tendu, certains observateurs pointent ce qu’ils perçoivent comme une dérive dans la gestion des deniers publics par les responsables électoraux. Selon ces voix critiques, l’équipe actuelle des commissaires privilégierait ses intérêts particuliers plutôt que la mission fondamentale qui lui incombe : garantir la tenue d’élections justes et transparentes.
Cette perception alimente les questionnements sur les véritables priorités de ceux qui dirigent actuellement l’institution. La direction de l’ANE n’a pour l’instant émis aucun communiqué permettant de clarifier la situation ou de répondre aux accusations qui circulent.
L’affaire continue de nourrir les conversations dans l’opinion publique centrafricaine. La confiance des citoyens envers cette institution, pourtant garante de l’intégrité démocratique, risque de s’éroder davantage si aucune explication n’est apportée dans les jours à venir
Orogbo Marcelin, général des anti-balaka faction Touadera, qui a été arrêté par la CPS, libéré par Touadera, puis arrêté à nouveau par la CPS avant d’être écroué à Ngaragba
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/degats-dans-la-ville-de-Boyo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/degats-dans-la-ville-de-Boyo.jpg” alt=”Orogbo Marcelin, général des anti-balaka faction Touadera, qui a été arrêté par la CPS, libéré par Touadera, puis arrêté à nouveau par la CPS avant d’être écroué à Ngaragba” width=”300″ height=”100″ />degats dans la ville de Gboyo – commis par les miliciens Anti-Balaka
La liberté accordée à monsieur Orogbo Marcelin , général de la milice Anti-Balaka faction Touadera de Bambari n’aura duré que quelques mois avant que la justice ne reprenne son cours habituel.
Orogbo Marcelin dirigeait les anti-balaka faction Touadera dans la région de Bambari quand des actes violents ont frappé le village de Gboyo. Les éléments sous ses ordres se sont rendus coupables d’exactions contre les habitants de cette localité. La CPS a fini par l’appréhender et l’a envoyé à la maison carcérale du Camp de Roux dans la capitale.
Durant six mois d’écrou à la prison du camp de Roux, le général Orogbo Marcelin est resté derrière les barreaux, loin de ses bases opérationnelles dans la Ouaka. Mais à l’approche des élections présidentielle, législatives et locales du 28 décembre 2025, le président Touadera a décidé de le relâcher. Cette libération visait à lui permettre de participer aux activités de campagne électorale en cours dans sa circonscription.
Une fois libéré, Orogbo Marcelin a pris la route de Bambari où il devait mener campagne pour le scrutin à venir. Il a rempli cette mission auprès de ses partisans, mais au lieu de s’en tenir là, il a profité de sa présence. Le chantier Ngouli Badja, installé au kilomètre 60 sur l’axe Agoudou, a subi un braquage dont il serait l’instigateur.
Les riverains dépouillés ont aussitôt porté plainte auprès de la gendarmerie locale qui a ouvert une enquête. Les forces de l’ordre ont tenté de le cueillir, mais l’ancien chef de milice a pris la fuite. Il a rejoint Bangui où il pensait sans doute échapper aux poursuites judiciaires lancées contre lui.
L’affaire est remontée jusqu’aux oreilles des autorités judiciaires de la CPS de la capitale qui ont été informées de son retour. Vendredi 6 février dans la matinée, la CPS l’a de nouveau interpellé dans les rues de Bangui. Il a été conduit à la prison de Ngaragba où il attend la suite de la procédure. Les habitants de la zone du chantier espèrent désormais que justice sera rendue pour les préjudices subis
Bangui : lynché presqu’à mort, un présumé voleur décède quelques minutes après son transfert au poste de police
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/07/le-voleur-sur-seul-sur-une-moto-poursuivi-par-une-foule.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/07/le-voleur-sur-seul-sur-une-moto-poursuivi-par-une-foule.jpg” alt=”Bangui : lynché presqu’à mort, un présumé voleur décède quelques minutes après son transfert au poste de police” width=”300″ height=”225″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/07/le-voleur-sur-seul-sur-une-moto-poursuivi-par-une-foule.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/07/le-voleur-sur-seul-sur-une-moto-poursuivi-par-une-foule-80×60.jpg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/07/le-voleur-sur-seul-sur-une-moto-poursuivi-par-une-foule-265×198.jpg 265w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />Photo CNC
Un homme soupçonné de vol a perdu la vie ce vendredi au poste de police du rond-point Miskine, dans le cinquième arrondissement de Bangui. Les faits remontent à quelques heures plus tôt, lorsque les habitants du quartier Miskine Banga l’ont attrapé puis passé à tabac avant de le remettre aux forces de l’ordre.
Arrivé au commissariat dans un état très critique, le présumé voleur tabassé n’a pas survécu aux blessures infligées lors de son arrestation musclée par la population. Son corps repose dans les locaux de la police avant d’être transféré vers la morgue. Une équipe de la compagnie nationale de sécurité s’est déplacée sur place pour organiser cette évacuation de la dépouille.
Cette justice populaire intervient dans un contexte où les vols et les braquages se multiplient dans tous les quartiers de la capitale, y compris ce secteur de Miskine.
Il est à noter que les habitants du cinquième arrondissement expriment depuis plusieurs mois leur exaspération devant la recrudescence de ces actes criminels. La fréquence de ces délits pousse certains banguissois à prendre eux-mêmes en main la sécurité de leurs biens et de leurs familles.
Les scènes de justice populaire ne datent pas d’hier dans les quartiers de Bangui, mais leur répétition inquiète les observateurs. Chaque fois qu’un voleur présumé tombe entre les mains d’une foule en colère, le risque d’une issue fatale grandit. Les autorités peinent à restaurer la confiance des citoyens dans les institutions chargées de garantir leur sécurité.
Tissi : l’attaque qui embrase la frontière tchado-soudanaise avec la main mise des Wagner
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/12/des-militaires-tchadiens.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/12/des-militaires-tchadiens.jpg” alt=”Tissi : l’attaque qui embrase la frontière tchado-soudanaise avec la main mise des Wagner” width=”300″ height=”169″ />des militaires tchadiens – en patrouille
Vendredi 6 février 2026, un groupe inconnu des hommes lourdement armés a frappé militairement le poste de Tissi, une ville frontalière tchadienne , avant de battre en retraite vers le Soudan avec trois militaires tchadiens capturés.
L’opération, stratégiquement mise en place par les miliciens de Poutine, vise à installer une atmosphère de chaos le long de trois frontières entre le Soudan, le Tchad et la RCA. Mais derrière cette incursion se cachent des individus appuyés par les miliciens de Touadera, acteurs discrets mais efficaces dans la manipulation des équilibres régionaux. Ce raid intervient au moment où le Soudan parvient à repousser les milices FSR, désormais acculées et cherchant de nouvelles aires d’action.
L’ironie de la situation saute aux yeux. Ces mêmes FSR, aujourd’hui en déroute totale, tentent de se présenter à tout le monde en affirmant qu’il sont des rebelles tchadiens. Pourtant, tout le monde sait que N’Djamena leur a procuré des armes, minutions, moyens logistiques et assistance pour combattre les forces régulières soudanaises. Maintenant que leur stratégie a capoté, ils pointent leurs canons vers le Tchad.
Depuis vendredi dernier, les affrontements à Tissi se poursuivent avec du matériel militaire tchadien. Le résultat d’une politique hasardeuse : alimenter un monstre qui finit par vous dévorer. Les armes livrées aux FSR pour déstabiliser Khartoum servent maintenant à inquiéter ceux qui les ont fournies. Une boucle aussi prévisible qu’amère pour les autorités de N’Djamena.
Dans ce maelström, les Mercenaires russes ajoutent une dimension supplémentaire au chaos. Wagner commence à installer la pression entre les trois angles du triangle : Soudan, Tchad, République centrafricaine. Leur méthode repose sur l’agitation, dresser les factions les unes contre les autres, mélanger groupes armés non identifiés, individus louches, FSR et autres combattants dans une soupe inintelligible.
L’objectif de Wagner apparaît clairement : impliquer tous les pays voisins dans un désordre généralisé. Jusqu’à maintenant, le Tchad restait relativement préservé de cette tourmente. Mais après une tentative vers la ville de Paoua, dans l’Ouham-Pendé au nord-ouest de la RCA, les mercenaires ont pivoté leurs efforts vers la Vakaga pour perturber N’Djamena.
Cette bascule géographique montre la flexibilité tactique de Wagner. Quand une porte se ferme à Paoua, ils en ouvrent une autre du côté de la Vakaga. Les mercenaires russes tissent ainsi une toile d’instabilité qui s’étend progressivement, englobant des territoires jusque-là épargnés par les violences. Chaque mouvement calculé vise à élargir la zone de turbulence et à affaiblir les États de la région
un policier torturé et exécuté par les Wagner, François Nelson Ndjadder accuse Touadéra
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/francois-nelson-ndjadder.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/francois-nelson-ndjadder.webp” alt=”François Nelson Ndjadder” width=”500″ height=”365″ />François Nelson Ndjadder
François Nelson Ndjadder, chef du Front Républicain pour la Démocratie, a adressé une lettre publique au président Faustin-Archange Touadéra. Le ton employé ne laisse aucune place au doute : l’opposant accuse directement le chef d’État d’être responsable de la mort de Romaric Mokoboulou, un gardien de la paix en exercice. Selon cette missive datée du 5 février 2026, le policier a été arrêté puis livré au groupe Wagner avant d’être torturé et exécuté.
L’affaire prend une tournure encore plus grave quand on apprend que le Directeur Général de la Police a annoncé le décès à la famille le 30 janvier dernier. Ce qui choque particulièrement l’opposition, c’est que les proches n’ont jamais pu récupérer le corps. À cela s’ajoute une proposition jugée insultante : une somme d’un million de francs CFA a été offerte à la famille, geste que Ndjadder interprète comme une tentative d’étouffer l’affaire par l’argent.
Le Front Républicain pour la Démocratie ne s’arrête pas à ce seul cas. La lettre mentionne également deux autres noms : Adouma Apollinaire et Gazi Emmaüs. Leur sort demeure inconnu, et François Nelson Ndjadderle chef de l’opposition exige des explications claires sur leur situation actuelle. Pour lui, ces disparitions s’inscrivent dans un schéma plus large où les mercenaires étrangers agissent en toute liberté sur le territoire centrafricain.
François Nelson Ndjadder va plus loin en affirmant que l’État centrafricain ne remplit plus sa mission fondamentale de protection des citoyens. Dans sa vision, le pouvoir actuel s’est transformé en instrument de répression plutôt qu’en garant des libertés. Il formule plusieurs demandes précises : la restitution immédiate du corps de Mokoboulou, la fin de ce qu’il appelle l’impunité des forces Wagner, et surtout l’ouverture d’une enquête menée par des instances internationales indépendantes.
La démarche de l’opposant ne se limite pas aux frontières centrafricaines. Il interpelle nommément les Nations Unies, le Conseil de sécurité, l’Union africaine, la CEMAC et la France. Son message est clair : le silence de ces organisations équivaut selon lui à une forme de complicité. Il tente ainsi d’attirer l’attention de la scène internationale sur une situation qu’il juge intolérable.
Le président du FRD emploie un vocabulaire particulièrement dur dans sa lettre. Il qualifie Touadéra de « président autoproclamé » et promet que le peuple centrafricain ne restera pas indéfiniment sous ce qu’il décrit comme un régime de peur et de violence. Cette prise de parole publique s’inscrit dans un contexte où les relations entre Bangui et Moscou suscitent depuis plusieurs années des inquiétudes de la part de différents observateurs internationaux.
Les autorités centrafricaines n’ont pour l’instant pas réagi officiellement à ces accusations. La famille de Romaric Mokoboulou attend toujours des réponses sur les circonstances exactes de sa mort et sur la possibilité de récupérer son corps pour l’inhumer selon les traditions. Deux autres familles espèrent également obtenir des nouvelles de leurs proches disparus
CENTRAFRIQUE : FOCUS SUR LES VIOLENCES GRATUITES, LES ARRESTATIONS ARBITRAIRES ET LES EXÉCUTIONS EXTRA-JUDICIAIRES DANS UN PSEUDO ÉTAT DE DROIT.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/le-policier-centrafricain-arrete-tabasse-et-tue-par-les-criminels-russes-du-groupe-wagner-a-bangui.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/le-policier-centrafricain-arrete-tabasse-et-tue-par-les-criminels-russes-du-groupe-wagner-a-bangui.webp” alt=”CENTRAFRIQUE : FOCUS SUR LES VIOLENCES GRATUITES, LES ARRESTATIONS ARBITRAIRES ET LES EXÉCUTIONS EXTRA-JUDICIAIRES DANS UN PSEUDO ÉTAT DE DROIT.” width=”281″ height=”298″ />Le policier centrafricain arrêté, tabassé et tué par les criminels russes du groupe Wagner à Bangui
Depuis le retour de l’ordre constitutionnel en République centrafricaine en 2016 , le pouvoir de Bangui clamaient sur les médias nationaux et internationaux à qui veut l’entendre que notre chère patrie était un “État de droit”.
Juridiquement, un État de droit suppose la suprématie et l’ancrage du principe de la légalité c’est-à-dire que les autorités établies se conformeront aux règles de droit en vigueur, que la justice sera accessible, équitable pour tous et que les libertés publiques ainsi que les droits fondamentaux des centrafricains seront garantis par les institutions républicaines.
Force est de constater avec effroi que le pouvoir de Bangui a sous-traité l’ensemble de ses pouvoirs conférés par la constitution au groupe paramilitaire de Wagner et n’en demeure par voie de conséquence qu’une coquille vide alors qu’on ne cesse de nous rappeler que les institutions républicaines fonctionnent normalement.
Ainsi, outre la sécurité exclusive du Président de la République et l’exploitation outrancière des ressources minières, le groupe paramilitaire de Wagner qualifié de “terroriste” par les Nations Unies dicte sa loi et oriente les grandes décisions qui engagent la vie de la nation.
Cette nébuleuse est à la fois magistrat, force de défense et de sécurité, officier de police judiciaire, garde forestier, douanier, percepteur d’impôts etc…
L’usage abusif et excessif de ces différents attributs est la résultante de multiples exactions parmi lesquelles des meurtres, des viols collectifs, des arrestations et détentions arbitraires, des longues détentions provisoires illégales sans procès, des tortures et séditions, des disparitions, des exécutions sommaires et extra-judiciaires etc…commis sur un peuple paisible et tolérant qui n’aspire qu’au minimum de services sociaux de base.
Il apparaît important de souligner que toute personne ne doit subir que la correction de la loi et que nul ne peut être exécuté comme le cas de ce policier sans une condamnation par une juridiction compétente.
Ces différentes exactions qui sont confirmées par des rapports des organisations non gouvernementales, des Nations Unies ainsi que des organismes de défense des droits humains fragilisent et détruisent l’ensemble de l’édifice de l’État de droit.
Effrayé par le cadavre mutilé du policier jeté à la morgue comme un chien, le citoyen lambda s’interroge :
1- Quels étaient les termes de référence du contrat qui liait le pouvoir de Bangui avec les groupes paramilitaires de Wagners ?
2- Le mutisme, le silence inquiétant voire l’omerta du pouvoir de Bangui face aux exactions, aux atrocités commises sur le peuple équivaut-il à un consentement tacite ?
3- Les populations de la zone de l’AES qui coopère aussi avec les Wagners subissent-elles les mêmes sorts que les centrafricains ?
4- Dans la négative et en dehors de calculs appetitaires liés à la sauvegarde de son pouvoir, qu’est-ce qui peut légitimement justifier cette hégémonie prédatrice ?
5- A travers l’assassinat crapuleux de ce policier, la septième République envisagée promet-elle un septennat de souffrance au peuple centrafricain ?
6- Enfin et au regard des constats, le président de la République française Emmanuel Macron avait-il tort d’affirmer que le président centrafricain était un otage des Wagners ?
En tout état de cause, face aux exactions qui se multiplient et qui se banalisent devant le regard impuissant de la ligue centrafricaine des droits de l’homme qui caresse le pouvoir de Bangui dans le sens du poil, il est inutile d’évoquer la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire.
La capitulation sans réserve des parlementaires centrafricains devant leurs responsabilités régaliennes qui en deux décennies de gouvernance n’ont initié aucune motion de censure ni la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire, nous sollicitons de la communauté internationale et des partenaires au développement la mise en place d’une commission d’enquête internationale indépendante pour clarifier les différentes atteintes aux droits fondamentaux et de tirer les conséquences juridiques, politiques et diplomatiques.
Au regard des enlèvements, détentions, tortures et homicides dans un climat où personne n’est en sécurité, nous appelons la population centrafricaine à rester vigilante, solidaire et mobilisée pour organiser la résistance pacifique contre ce pouvoir sanguinaire conformément aux exigences des dispositions des articles 28 et 29 de la constitution du 30 mars 2016 qui nous autorise de faire obstacle à l’autorité illégitime.
En attendant cette septième République pour la consécration de l’illusion, de la chimère et de la satisfaction des calculs appetitaires, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signale que forcer un mandat supplémentaire illégal n’est pas la solution idoine aux maux centrafricains car il n’est qu’une aggravation des causes du problème c’est-à-dire qu’il ne fait que prolonger un pouvoir mais ne résout pas la crise qui à la longue risque de vous rattraper.
Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…
Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que vos errements, vos mépris envers le peuple sont légitimes et légaux.
Ce pays qui symbolise le sacrifice de vie et l’héritage du feu Président fondateur Barthélémy Boganda à connu de pires tyrans que vous mais qui ont fini leur mégalomanie dans la poubelle de l’histoire.
Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial où on negocie des mandats supplémentaires indéfiniment mais au contraire il s’agit d’une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir.
Attention Monsieur le tyran, nous avons le flair et l’aptitude de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.
Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…
Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent.
Avant de finir et outre les affaires des frères Dondra, de la famille Sayo, du Docteur Erenon et autres, nous demandons justice avec force pour tous et plus particulièrement pour ce policier lâchement assassiné et mutilé par les mercenaires du groupe Wagners et qui symbolise à ce jour la goutte d’eau qui a débordé le vase.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.
Encerclée par les forces du désordre, la ville de Obo a été secoué durant 4 heures. Fouille porte par porte, arrestation et tabassage des habitants
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/La-ville-de-Obo-dans-la-prefecture-du-Haut-Mbomou.jpg” data-wpel-link=”internal”>La ville de Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou. CopyrightMinusca
La ville de Obo, capitale provinciale du Haut-Mbomou, au sud-Est de la RCA, s’est réveillée dans la terreur ce vendredi 6 février 2026. Dès quatre heures du matin, gendarmes, policiers, militaires et mercenaires du groupe Wagner ont encerclé la ville. Pendant plus de trois heures, ces unités de la mort ont ratissé chaque recoin, fouillant les habitations méthodiquement. Le secteur de la mission AIM a été bouclé en premier, puis les équipes se sont déployées dans le quartier arabe, puis dans tous les quartiers.
Malgré cette mobilisation spectaculaire, les patrouilles n’ont découvert ni armes, ni munitions, ni matériel militaire. Les perquisitions se sont poursuivies de maison en maison sans résultat. Pourtant, dans le quartier Banguito, les forces ont arrêté un jeune homme qui tient une kiosque de pharmacie du quartier. Ce commerçant vendait des médicaments et autres produits de santé pour gagner sa vie.
Dans le marché central d’Obo. Photo CNC
Le détail de cette arrestation se retrouve dans le passé de ce jeune. Il avait effectivement reçu une formation militaire dispensée par les Russes de la milice Wagner et intégré les rangs de l’armée nationale avec deux cents autres recrues issues de la milice d’autodéfense Azandé. Ces combattants ont été désarmés sur ordre des mercenaires russes et renvoyés à la vie civile. Depuis, le jeune arrêté s’était reconverti dans le commerce pharmaceutique, loin de toute activité armée.
Conduit au poste de la gendarmerie, le jeune commerçant connu sous le sobriquet de KD a été roué de coups pendant des heures. Les sévices infligés l’ont laissé dans un état critique, au bord de la mort. Transporté d’urgence à l’hôpital, son pronostic vital reste engagé. Rien ne justifie une telle violence puisque la fouille n’a rien donné et que l’homme menait une existence paisible.
Le jeune victime des forces de désordre à Obo dans la journée du 6 février 2026
Cette opération interroge d’autant plus que la ville de Obo n’a connu aucun incident armé. Contrairement à Mboki, Djema, Zemio ou Bambouti qui ont été le cadre d’affrontements, la ville restait calme. Aucun coup de feu n’y a retenti depuis le début des troubles l’année dernière dans la région. Pourtant, le préfet Léonard Mbélé, colonel de l’armée, multiplie les appels aux forces russes pour qu’elles interviennent.
Ce responsable préfectoral semble attirer délibérément les problèmes vers Obo alors que la menace se situe ailleurs. Il donne des instructions pressantes aux mercenaires et aux soldats, déclenchant une série d’abus contre les habitants. La population locale ne comprend pas cette acharnement ni cette présence militaire disproportionnée dans une zone épargnée par les combats.
Même les propos tenus par certains responsables des forces de désordre aggravent la situation. Le commandant de compagnie de la gendarmerie a publié sur WhatsApp des messages haineux visant l’ethnie Zandé. Il a déclaré vouloir “en finir avec la race des Zandés”, des paroles ouvertement génocidaires. À leur poste de contrôle, des gendarmes ont menacé un cultivateur en affirmant qu’ils allaient exterminer tous les Zandés et incendier la ville.
Ces déclarations outrageuses circulent librement sans que personne n’intervienne. La Minusca, présente sur place, observe ces dérives sans réagir. La mission onusienne se contente de produire des faux rapports sur la République centrafricaine. Elle valide tacitement les exactions commises contre les civils au lieu de protéger les populations comme son mandat l’exige.
La distinction entre forces de l’ordre et forces du désordre devient floue en Centrafrique. Certes, quelques éléments intègres subsistent parmi les policiers, gendarmes et militaires. Mais leur nombre insignifiant les rend invisibles au milieu de la masse de ceux qui sèment le chaos. L’image collective des forces de sécurité s’en trouve totalement dégradée aux yeux des citoyens.
L’homme torturé à Obo est un exemple parfait de cette dérive généralisée. Ancien milicien d’autodéfense désarmé et réinséré, il avait tourné la page militaire pour devenir un simple pharmacien de quartier. Sa capture et les tortures subies montrent combien la violence d’État peut s’abattre sur n’importe qui. Le préfet Léonard Mélé porte la responsabilité directe de cette escalade en sollicitant sans cesse l’intervention des mercenaires russes dans une ville qui ne demandait rien.
« Nous sommes dans une phase de gangsterisme décomplexée » : Ziguélé dénonce les dérives électorales
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/ziguele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/ziguele.jpg” alt=”“Vous changez juste le nom des pays, c’est le même texte” : Martin Ziguelé égratigne le rapport de l’Union africaine sur les élections groupées du 28 décembre 2025 en RCA” width=”300″ height=”225″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/ziguele.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/ziguele-80×60.jpg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/ziguele-265×198.jpg 265w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />Le porte-parole du BRDC, le député de Bocaranga 3 Martin Ziguelé lors de la conférence de presse de l’opposition démocratique à Bangui le 25 septembre 2025. Photo CNC
Invité sur la chaine allemande DW en version française, Martin Ziguélé a décrit un système politique où les mécanismes électoraux sont utilisés pour verrouiller le pouvoir. L’ancien Premier ministre explique que les règles censées garantir un vote libre sont modifiées en amont, ouvrant la voie à des pratiques qui détournent l’expression des électeurs.
Martin Ziguelé affirme que les problèmes commencent dès la rédaction des textes qui encadrent les scrutins. Les commissions les plus sensibles sont confiées à des proches du régime, les listes électorales sont ajustées selon les intérêts du pouvoir et des obstacles administratifs empêchent une partie de la population de voter. Pour lui, ces décisions orientent déjà le résultat, bien avant l’ouverture des bureaux de vote.
Il décrit un fonctionnement où des groupes installés au cœur de l’appareil d’État contrôlent l’accès aux institutions électorales. Cette organisation réduit l’espace pour une véritable compétition politique et place les candidats d’opposition face à un processus qu’il juge déséquilibré. Selon lui, ce modèle rappelle des pratiques observées en Amérique latine dans les années 60, lorsque certains dirigeants utilisaient l’État pour éliminer toute concurrence.
Ziguélé souligne que l’absence de réaction des institutions africaines comme l’Union africaine renforce cette dérive. Les dirigeants présentent les scrutins comme ouverts, alors que les résultats sont déjà orientés. Cette situation affaiblit la confiance des citoyens, qui constatent que leur vote ne change plus l’issue politique.
Il prévient que ces méthodes alimentent les tensions, car la population voit disparaître les garanties qui protègent normalement son choix. En parlant de « gangsterisme décomplexé », Ziguélé résume l’idée d’un système où la légalité n’est plus la référence centrale et où les réseaux au pouvoir imposent leurs décisions sans contrepoids.
La population centrafricaine s’agrandit avec la naissance de trois nouveau-nés triplés à Gordile
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/la-maman-avec-ses-triples-a-gordile.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/la-maman-avec-ses-triples-a-gordile.webp” alt=”La population centrafricaine s’agrandit avec la naissance de trois nouveau-nés triplés à Gordile ” width=”430″ height=”500″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/la-maman-avec-ses-triples-a-gordile.webp 430w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/la-maman-avec-ses-triples-a-gordile-361×420.webp 361w” sizes=”auto, (max-width: 430px) 100vw, 430px” />La maman avec ses triplés à Gordile
À Gordile, une localité de la sous-préfecture de Ouandja, dans la province de la Vakaga, une mère vient de donner vie à trois bébés en même temps, un événement qui réjouit toute la communauté locale.
Cette naissance exceptionnelle s’inscrit parmi ces moments rares qui signe la mémoire collective. Les triplés, trois petites vies arrivées ensemble, portent en eux l’espoir et la joie pour leur famille et leur entourage. La mère, dont le courage a été salué par tous, se repose désormais entourée de l’affection des siens.
Dans cette région nord-Est de la République centrafricaine, chaque naissance multiple est perçue comme une bénédiction particulière. Les habitants de Gordile n’ont pas manqué d’exprimer leur bonheur et leur solidarité envers cette famille qui vient de s’agrandir d’un coup. Les voisins et proches se relaient pour apporter leur soutien à la jeune maman.
Les trois nouveau-nés se portent bien selon les premiers échos reçus par la rédaction du CNC. Leur arrivée dans ce monde a déjà commencé à tisser de nouveaux liens entre les familles du quartier. Les discussions vont bon train sur les prénoms à choisir et sur l’avenir de ces enfants.
Cette nouvelle a rapidement circulé au-delà de Gordile, atteignant d’autres villages de la sous-préfecture. Nombreux sont ceux qui voient dans cette naissance un présage favorable pour toute la région. Les félicitations affluent de partout, confirmant l’importance accordée à ces naissances multiples dans la culture musulmane.
La famille reçoit actuellement l’aide de la communauté pour faire face aux besoins qu’implique l’arrivée de trois bébés simultanément. Des dons de vêtements, de lait et d’autres produits essentiels commencent à arriver. L’entraide communautaire montre toute sa force dans ces moments de joie partagée.
Les autorités locales ont également pris acte de cet heureux événement qui enrichit le registre démographique de la zone. Cet accroissement naturel de la population locale témoigne de la vitalité de ces communautés rurales qui continuent de grandir malgré les défis quotidiens.
La Centrafrique continue de vivre au rythme des violences quotidiennes, entre exactions des miliciens du groupe russe Wagner et criminalité urbaine galopante.
Dans la nuit de vendredi à samedi, aux alentours d’une heure du matin, une attaque meurtrière a eu lieu juste derrière la mairie de Bimbo, dans la périphérie sud-ouest de Bangui. Un groupe d’assaillants armés de couteaux et de machettes a pris d’assaut une papeterie locale. Le gardien qui veillait sur les lieux n’a pas eu le temps de se défendre.
Les agresseurs l’ont tué sur-le-champ en lui tranchant la gorge avec leurs couteaux. Une fois leur victime abattue, ils ont fouillé l’entreprise de fond en comble. Plusieurs articles et équipements ont disparu pendant que le corps du malheureux gisait au sol.
Les forces de l’ordre, arrivées après les faits, ont procédé aux premières constatations. La dépouille du gardien a été emmenée vers la morgue pour les formalités d’usage. Les auteurs de ce meurtre restent pour l’instant inconnus des services de sécurité.
Les habitants de Bimbo vivent désormais dans une angoisse permanente. Chaque nuit apporte son lot d’incertitudes et de dangers. Les vols avec violence se multiplient dans la zone sans que les patrouilles ne parviennent à endiguer le phénomène.
Cette attaque rappelle la fragilité de la situation sécuritaire dans les quartiers de la capitale Bangui. Les commerçants et les veilleurs de nuit paient un lourd tribut à cette insécurité rampante. Beaucoup d’entre eux se demandent combien de temps ils pourront encore exercer leur métier dans ces conditions.