« Ce qui vient de Dieu ne peut être détruit par les hommes », et l’incendie de l’église apostolique de PK4 en est un parfait exemple
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Le 25 février 2026 à Bangui, l’église apostolique de PK4 a été touchée par un incendie vers 20h30, dans un contexte d’absence d’électricité. Le bâtiment et plusieurs biens matériels ont été détruits, mais les Bibles sont restées intactes. Citant l’Écriture — « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point », l’Apôtre Michel Gbégbé a appelé les fidèles à la prière et à la mobilisation pour la reconstruction.
C’est dans tout le quartier entièrement privé de courant électrique que le feu a pris naissance, aux premières heures de la soirée. Personne ne s’y attendait. En l’espace de quelques minutes, les flammes ont englouti le box de l’église, réduisant en cendres câbles, équipements et matériels de toute sorte. Notre équipe qui s’est déplacée sur le lieu, a vu des monceaux de ferraille brûlé par le flamme , du métal torsadé par la chaleur, et des débris calcinés posés sur la terre.
Ce tableau de ruine aurait pu suffire à abattre une communauté entière. Pourtant, c’est précisément là que quelque chose d’inattendu est apparu. Au milieu de tout ce qui avait brûlé, les Bibles, elles, étaient demeurées intactes. Aucune page roussie, aucune couverture carbonisée. Un constat que les membres de l’église, en présence de notre équipe, ont découvert avec stupeur au petit matin.
Le patriarche Michel Gbégbé n’a pas tardé à prendre la parole. Dans une déclaration rendue publique dès le 25 février, il a nommé ce fait sans détour : « Le feu s’est incliné devant la Parole de Dieu. » Pour lui, ce n’est pas un détail parmi d’autres — c’est le cœur même de ce que cette nuit a voulu dire. « Ceci n’est pas un simple fait, c’est un signe prophétique », a-t-il affirmé, avant d’ajouter que Dieu, par ce geste, rappelle à son peuple que sa Parole est indestructible.
Partant de cette conviction, le patriarche Gbégbé a aussitôt retourné l’événement en appel. « Ce n’est pas le temps de pleurer, c’est le temps de se mettre dans la prière devant l’Éternel », a-t-il lancé à ses fidèles, refusant que la douleur de la perte prenne le dessus sur l’élan de la foi. Il a été ferme sur un point : ce que le feu a détruit sera rebâti, et « la gloire de cette maison sera plus grande que la première. » L’appel de Michel Gbégbé ne s’arrête pas aux mots. Il demande à chaque membre de la communauté de répondre par « la foi, la prière et l’action » — trois engagements qu’il place délibérément sur le même rang. Autrement dit, la reconstruction ne passera pas par la seule ferveur des cœurs, mais aussi par des bras levés et des mains ouvertes. La communauté de PK4, elle, commence déjà à mesurer l’ampleur de ce qu’il reste à relever.
Par Gisèle MOLOMA
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![Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l’offensive des rebelles centrafricains Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l'offensive des rebelles centrafricains Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Analysant la mise au point de la MINUSCA, Fari Tahéruka Shabazz démontre comment l'organisation onusienne confirme implicitement la déroute des mercenaires russes de Wagner à Am-Dafock. Les derniers développements militaires dans la préfecture de la Vakaga, plus précisément dans la localité frontalière d'Am-Dafock, viennent démentir de manière catégorique la communication officielle de Bangui, une réalité que Fari Tahéruka Shabazz met en évidence en s'appuyant sur les données du terrain. Alors que les canaux gouvernementaux tentaient d'attribuer l'assaut à des éléments terroristes étrangers ou à des contingents venus du Soudan et du Tchad, le rapport de la mission onusienne rétablit les faits : ce sont exclusivement des groupes armés nationaux, notamment des combattants affiliés au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique et au Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain, qui ont mené cette opération d'envergure. Cette précision factuelle de l'organisation internationale détruit la rhétorique du pouvoir qui cherche continuellement à externaliser les causes de l'instabilité intérieure. La réalité du terrain montre une offensive purement centrafricaine qui a mis en déroute les forces de l'armée nationale et leurs alliés russes. Les mercenaires du groupe Wagner, présentés depuis des mois comme le bouclier infaillible du régime, ont abandonné leurs positions ou ont été incapables de contenir la poussée des insurgés, fuyant la zone des combats et laissant la population civile sans défense. Le bilan humain communiqué par les Nations Unies apporte un autre démenti aux rumeurs propagées ces dernières heures. Contrairement aux allégations faisant état de la mort d'un casque bleu zambien, la direction de la mission précise que trois soldats de la paix ont été blessés, dont un grièvement, lors d'une patrouille de protection. De plus, la MINUSCA rectifie la nature de l'incident en précisant qu'il s'agissait de tirs dirigés vers sa base opérationnelle temporaire, et non d'une prise d'assaut de ses installations par les forces de l'opposition armée. L'aspect le plus instructif de cette mise au point réside dans l'injonction faite au gouvernement centrafricain. En exigeant explicitement de Bangui qu'il déploie tous les moyens nécessaires pour garantir la protection et l'assistance humanitaire aux populations civiles d'Am-Dafock, la communauté internationale souligne le vide sécuritaire actuel. Cette demande formelle indique clairement que l'État ne contrôle plus cette localité stratégique et que la prétendue reprise de contrôle par les forces régulières et leurs partenaires bilatéraux est une contrevérité. Enfin, l'absence totale de mention des forces de Wagner dans la déclaration officielle de la mission onusienne constitue un choix politique lourd de sens. En choisissant d'ignorer la présence ou la fuite de ces combattants privés, l'organisation refuse de leur accorder la moindre légitimité juridique ou opérationnelle. Pour l'institution internationale, la sécurité régalienne incombe uniquement à l'État centrafricain, et la déroute des forces russes n'est pas un sujet de négociation ni de pitié officielle. Bangui se retrouve ainsi renvoyé à ses propres responsabilités constitutionnelles, démuni de son argumentaire habituel et privé de l'efficacité supposée de ses protecteurs privés, alors même que la situation des populations exige des mesures d'urgence immédiates. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/07/les-rebelles-qui-patrouillent-la-ville-d-amdafok-a-60km-de-birao-218x150.webp)