Après avoir raté sa mort en images, Wagner fabrique désormais la vidéo de l’ancien ministre Armel Sayo par intelligence artificielle pour lui faire dire ce qu’il n’a jamais dit
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Wagner et ses marionnette centrafricaines ont décidé de faire parler un homme qu’ils détiennent dans l’ombre, sans lui demander d’ouvrir la bouche, en prenant sa photo, clonant sa voix par intelligence artificielle pour en faire une vidéo propagandiste à la gloire du dictateur Touadéra et des criminels russes.
Ce n’est pas la première fois que le groupe Wagner tente de manipuler l’opinion publique centrafricaine autour d’Armel Sayo. Pour comprendre les faits, il faut remonter au début.
Pour comprendre ce qui a conduit à cette vidéo, il faut remonter au 17 janvier 2025, jour où Armel Sayo a été arrêté à l’aéroport international de Douala, au Cameroun. Retenu plusieurs semaines à Yaoundé dans des conditions opaques, il a ensuite été livré à Bangui dans une opération habillée du nom d’extradition, sans que jamais aucun mandat international public n’ait été produit. En acceptant de remettre cet homme sans base légale solide, le Cameroun s’est rendu complice d’une machination dont les ficelles remontent directement aux cercles du pouvoir centrafricain et de ses parrains russes.
À son arrivée à Bangui en mai 2025, Sayo a d’abord été enfermé à l’OCRB, l’Office Central pour la Répression du Banditisme, avant d’être transféré à la prison du Camp de Roux. Tout semblait suivre, en apparence, un cours judiciaire ordinaire. Mais ce calme de façade n’allait pas durer longtemps, car une opération bien plus trouble se préparait dans l’ombre.
Le 4 juillet 2025, Cédric Gbaka, conseiller en sécurité du Président Touadéra, s’est rendu à la prison du Camp de Roux accompagné de policiers en tenue noire. Dans la cellule de Sayo, il a annoncé avec emphase avoir découvert un téléphone portable et un document décrivant un supposé plan de coup d’État. Cette mise en scène de la fouille n’était qu’un prétexte fabriqué pour justifier ce qui allait suivre trois jours plus tard, et que rien dans le droit centrafricain ni dans le droit international ne pouvait autoriser.
Ainsi, l’ancien ministre centrafricain a été extrait de la prison du Camp de Roux le 7 juillet 2025 par le directeur de l’OCRB, avant de disparaître dans la nuit du 7 au 8 juillet, avalé par les geôles secrètes des mercenaires russes. Personne ne savait où il se trouvait, personne ne connaissait son sort, et c’est exactement ce que ses criminels russes voulaient.
Pendant plus de vingt jours, Armel Sayo a disparu dans le néant absolu. Le gouvernement centrafricain n’a rien communiqué officiellement sur la situation. Des images ont même circulé sur internet montrant ce qui ressemblait à un corps sans vie baignant dans le sang, alimentant des rumeurs d’assassinat extrajudiciaire que Bangui n’a jamais réellement réfutées avec des preuves tangibles.
Justement, c’était Wagner qui était à l’origine du montage de cette image pour montrer à l’opinion publique que l’ancien ministre Armel Sayo serait déjà mort. Mais leur première tentative de manipulation de l’image par intelligence artificielle n’a pas réussie. Cette manœuvre grossière n’avait convaincu personne, et le vacarme international qui avait suivi sa disparition, jusqu’à pousser le président Paul Biya à interpeller directement son homologue centrafricain, avait fini par contraindre Wagner à le présenter brièvement devant un juge. Puis il était retourné dans l’ombre, sans que quiconque sache où.
Six mois plus tard, en février 2026, une vidéo apparaît. On y voit ce qui ressemble à Armel Sayo, on y entend ce qui ressemble à sa voix, et on l’entend demander pardon, accuser la France, mettre en cause l’opposition centrafricaine, se déclarer prêt à déposer les armes. Mais cette voix n’est pas la sienne. Ce visage n’est qu’un masque numérique. Wagner a rédigé le texte, cloné la voix, monté l’image, et laissé l’intelligence artificielle faire le reste.
Chaque phrase de cette vidéo répond point par point aux besoins politiques du régime de Bangui. La France accusée, l’opposition désignée comme complice, le président encensé, les groupes armés condamnés par celui-là même qu’on détient illégalement depuis des mois. C’est un script écrit dans les bureaux de Wagner, mis dans la bouche d’un homme réduit à un fichier audio et une enveloppe numérique.
Les détails trahissent le montage à chaque seconde. La synchronisation des lèvres, la rigidité du regard, la mécanique des expressions, la cadence trop propre d’une voix clonée qui ne respire pas comme un homme qui parle librement. Un enfant habitué aux outils numériques d’aujourd’hui pourrait pointer ces anomalies les yeux fermés, tant elles sautent aux yeux de quiconque regarde avec un minimum d’attention. En plus, Wagner utilise le décor de l’infirmerie du de la prison du camp de Roux pour faire le montage.
Ce qui dépasse l’entendement, c’est l’aplomb avec lequel cette vidéo a été diffusée, comme si ses auteurs croyaient réellement pouvoir abuser des centrafricains avec un tel bricolage. Ils ont pris l’identité d’un homme vivant, sa voix, son visage, pour fabriquer des aveux qu’il n’a jamais prononcés, des accusations qu’il n’a jamais formulées, une capitulation qu’il n’a jamais choisie. C’est un degré de fourberie que même les régimes les plus retors de la planète n’affichent pas aussi ouvertement.
Armel Sayo reste à ce jour détenu dans un endroit que personne ne peut identifier, sous l’autorité de mercenaires qui ne répondent devant aucune institution centrafricaine. En plus, il est actuellement dans un état critique. C’est donc pour cette raison que Wagner veut faire croire que l’homme se porte bien, or non.
Par Gisèle MOLOMA
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Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
