Fari Tahéruka Shabazz dénonce : les calculs louches qui sabotent la réélection de Touadéra
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le Conseil constitutionnel a validé la victoire de Faustin Archange Touadéra dès le premier tour, mais les chiffres annoncés cachent des anomalies qui minent toute crédibilité.
Jean-Pierre Waboué, proche parent du chef de l’État, a proclamé officiellement 77,90 % des voix pour le sortant et un taux de participation de 64,42 %. Ces pourcentages semblent impressionnants sur le papier, mais selon le politologue Fari Tahéruka Shabazz, une simple vérification arithmétique fait tout basculer.
Quand on divise les 1 370 688 votants déclarés par les 2 392 946 inscrits, le résultat tombe à 57,28 % de participation réelle, affirme l’analyste politique. L’écart de sept points représente environ 90 000 voix rajoutées dans l’équation, un surplus inexplicable qui alerte immédiatement.
En partant cette fois du taux officiel de 64,42 %, on devrait compter 1 541 535,81 votants au total, souligne Fari Tahéruka Shabazz. Or l’institution n’en annonce que 1 370 688, ce qui crée un trou de 170 847 personnes. Ce manque correspond presque exactement au score attribué à Georges De Léguilé, une coïncidence qui interpelle.
Le politologue relève aussi l’absurdité mathématique de mentionner 0,81 d’électeur, une fraction impossible à justifier dans le monde réel où chaque citoyen compte pour un entier. Entre les chiffres provisoires de l’Agence nationale électorale et les données définitives du Conseil, Touadéra gagne subitement 111 000 suffrages supplémentaires.
Il passe ainsi de 48,6 % à près de 78 %, pendant que les six autres candidats réunis ne grappillent que 4 923 voix, détaille Fari Tahéruka Shabazz. Cette disproportion gigantesque suggère un ajustement massif en faveur du pouvoir en place, réalisé sans aucune explication plausible.
L’analyste insiste sur une réalité incontournable : 1 370 688 ne peut jamais égaler 1 541 535,81, même avec toute la bonne volonté du monde. Cette incohérence trahit un montage bâclé, exécuté par des responsables incapables de maîtriser une division digne du cours élémentaire, estime le politologue.
Le taux de 64,42 % apparaît alors comme un chiffre fabriqué de toutes pièces, déconnecté de la réalité du terrain. Si on accepte le vrai taux de participation, inférieur à 50 %, cela signifie que la majorité des Centrafricains n’a même pas pris part au scrutin, rappelle Fari Tahéruka Shabazz.
Une telle abstention retire toute légitimité au résultat proclamé, puisque le plébiscite annoncé repose sur une minorité d’électeurs. La victoire affichée perd ainsi son fondement démocratique et ne tient que grâce à des manipulations numériques, selon l’analyse du spécialiste.
Fari Tahéruka Shabazz rappelle également un lapsus révélateur de Touadéra, qui a félicité « ses autres candidats » comme s’il s’agissait de collaborateurs. Cette formulation laisse entendre que l’opposition n’était qu’une façade, des figurants destinés à donner une apparence de compétition.
Sans adversaires véritables, le processus électoral se réduit à une simple formalité administrative, constate le politologue. Les erreurs de calcul accumulées ne relèvent pas du hasard mais d’un bricolage grossier, incapable de masquer les contradictions.
Chaque écart, chaque fraction inventée, chaque décalage entre les sources officielles alimente le doute sur l’honnêteté du scrutin, martèle Fari Tahéruka Shabazz. Les Centrafricains se retrouvent devant des résultats que rien ne peut justifier mathématiquement.
L’analyse du politologue montre que les chiffres, loin de conforter la victoire annoncée, l’enterrent sous le poids de leurs propres incohérences. Le mandat qui en découle repose sur un socle fragilisé par les manipulations, un édifice que les calculs élémentaires suffisent à ébranler
Par Anselme Mbata
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)