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Travaux sur l’axe Ndélé – Ouadda : Nouvelle démission et menace de grève imminente chez les ouvriers

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Travaux sur l’axe Ndélé – Ouadda : Nouvelle démission et menace de grève imminente chez les ouvriers

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La promesse non tenue des salaires et le départ d’un mécanicien clé replongent le chantier routier de la Bamingui – Bangoran dans l’incertitude. Les travailleurs fixent un ultimatum aux autorités.

 

Le feuilleton du chantier routier entre Ndélé et Ouadda rebondit avec une nouvelle déconvenue pour l’Office National du Matériel. Après les fortes déclarations et les engagements pris devant la Banque mondiale lors de la précédente grève des ouvriers, la situation sur le terrain stagne. Le Premier ministre et le directeur général de l’office n’ont finalement pas fait le déplacement annoncé. Seul le responsable financier de l’entité s’est rendu sur les lieux pour calmer les esprits. Il avait alors versé un unique mois de salaire aux grévistes, s’engageant à régulariser le reste des arriérés durant les mois de mai et de juin.

 

Cette approche n’a pas suffi à stabiliser les équipes. Suite au départ des techniciens de laboratoire qui avaient abandonné leur poste pour protester contre l’absence de leurs frais de subsistance, l’administration a dû dépêcher en urgence une nouvelle équipe technique à Ndélé pour sauver le chantier. Mais le soulagement a été de courte durée. Ce mardi 2 juin 2026, c’est un mécanicien de l’équipe qui a choisi de démissionner et de plier bagage pour regagner Bangui, à bout de patience.

 

Chez les ouvriers restants, la colère gronde à nouveau. Les salaires promis n’arrivent toujours pas sur les comptes et une vive suspicion s’installe. Les employés ont le sentiment que l’administration utilise une stratégie bien précise : les faire trimer rapidement pour achever les kilomètres restants jusqu’à Ouadda, pour ensuite s’asseoir sur l’argent qui leur est dû une fois le but atteint. Les travailleurs accusent directement la direction de l’office de confisquer délibérément leurs enveloppes financières.

 

La réplique des équipes ne s’est pas fait attendre. Un ultimatum très clair est désormais posé. Si aucun versement global n’est effectué d’ici le 20 juin prochain, les ouvriers arrêteront définitivement les moteurs. Ils prévoient déjà de rapatrier l’ensemble des machines lourdes au centre-ville de Ndélé et de bloquer totalement l’avancement de la route, reproduisant exactement le scénario du premier débrayage.

 

Par Barthelemy Kossi

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Exportation de l’or vers Dubaï : Le Cameroun affiche sa perte globale en cinq ans, mais qu’en est-il pour la RCA? Vivons-nous dans un pays doté d’un patrimoine de la République ou d’un patrimoine privé géré par des bras cassés ?

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Exportation de l’or vers Dubaï : Le Cameroun affiche sa perte globale en cinq ans, mais qu’en est-il pour la RCA?  Vivons-nous dans un pays doté d’un patrimoine de la République ou d’un patrimoine privé géré par des bras cassés ?

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Face aux révélations camerounaises sur les tonnes d’or volatilisées à Dubaï, la Centrafrique refuse de faire ses comptes. Nos ressources nationales sont devenues le domaine réservé d’une élite sans compétences.

 

Les chiffres officiels publiés par la Société des mines du Cameroun donnent le vertige et montrent ce qui se passe quand un État décide de regarder la vérité en face. Entre 2021 et 2025, les douanes camerounaises n’ont enregistré que 148 kilos d’or exportés légalement. Mais de l’autre côté de la ligne, les registres d’importation de Dubaï indiquent que 44 tonnes d’or en provenance du Cameroun sont arrivées sur leur sol. La différence est gigantesque : près de 2 000 milliards de francs CFA ont disparu des caisses publiques en l’espace de cinq ans seulement. En poussant plus loin, les enquêteurs camerounais ont découvert qu’entre 2008 et 2018, plus de 73 tonnes d’or avaient déjà pris la même direction en toute illégalite, alors que les rapports officiels de l’époque n’affichaient même pas une seule tonne.

 

Ce pillage à grande échelle s’explique par des complicités internes bien logées le long des frontières terrestres et dans les aéroports. Pour stopper l’hémorragie, le ministre camerounais des Mines vient d’ordonner la fermeture immédiate de 200 sociétés illégales qui s’engraissaient dans les régions minières de l’Est et de l’Adamaoua, des structures gérées à 95% par des exploitants étrangers. De plus, des commerçants locaux utilisaient de vieilles autorisations périmées pour blanchir ce trafic. Le Cameroun applique désormais sa loi de 2023 qui interdit toute sortie d’or sans l’accord de la société publique, et la justice se prépare à poursuivre les coupables. Au moins, à Yaoundé, l’État fait l’effort d’informer le peuple et de chiffrer les dégâts.

 

Pendant ce temps, chez nous en République centrafricaine, c’est le trou noir. Si le Cameroun, avec une administration beaucoup plus solide, perd des milliers de milliards de francs CFA, la situation de la RCA est sans doute encore plus catastrophique. Pourtant, notre ministère des Mines est totalement incapable de faire ce travail de vérification et de comparaison. La vérité est que nos dirigeants se moquent de savoir ce que le pays perd. Ils ne publient aucun chiffre, ne font aucune enquête sur les destinations de notre or et de nos diamants, et refusent de s’expliquer devant les citoyens.

 

Cette attitude montre une mentalité bien précise : au lieu de gérer le patrimoine de la République pour le bien de la population, les chefs de nos institutions gèrent le pays comme un pot de miel privé. L’or et le diamant centrafricains sortent par des réseaux clandestins gérés par des proches du pouvoir et des partenaires étrangers intouchables. Les recettes de ces ventes vont directement dans les poches de quelques individus au lieu de construire des routes, des hôpitaux ou des écoles. C’est la gestion des bras cassés : on occupe des postes de ministres ou de directeurs uniquement pour s’enrichir, sans jamais bâtir une administration capable de défendre les intérêts de la nation.

 

La RCA a pourtant créé de nombreux bureaux de contrôle au fil des années, à l’instar du BECDOR et d’autres comités de surveillance. Mais tout le monde sait que ces structures sont aujourd’hui des coquilles vides. Elles n’existent que sur le papier et servent de couverture pour valider les activités des fraudeurs et des réseaux mafieux. Il n’y a aucun contrôle réel sur le terrain, aucune transparence sur les quantités extraites dans nos provinces et encore moins sur les volumes qui quittent nos aéroports.

 

Alors que le Cameroun utilise ses lois pour essayer de corriger le tir et de punir les voleurs, les autorités centrafricaines maintiennent un silence total pour protéger leurs propres privilèges. Le pillage de nos mines se fait au vu et au su de tous, le Trésor public reste désespérément vide, et l’économie nationale s’effondre. Le peuple centrafricain est privé de ses propres richesses à cause d’une élite incompétente qui considère les biens de l’État comme sa fortune personnelle, laissant notre or s’envoler vers les comptoirs de Dubaï sans laisser la moindre trace dans les caisses de la République.

 

Par Alain Nzilo

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Après son audition tendue au parquet avec le procureur, Sani Yalo avertit le clan Ngbakamandja : Toucher à ma personne, c’est briser la paix dans le pays

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Après son audition tendue au parquet avec le procureur, Sani Yalo avertit le clan Ngbakamandja : Toucher à ma personne, c’est briser la paix dans le pays

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La panique s’installe définitivement au sommet de l’État centrafricain. En réponse aux pressions du parquet et du ministre de la sécurité publique, Sani Yalo brandit la carte sécuritaire et menace directement le bloc des Ngbaka-mandja de déclencher des hostilités.

La contre-offensive médiatique est lancée. Quelques jours après son face-à-face violent avec la justice, Sani Yalo a choisi les antennes de la radio Ndeke Luka pour briser le silence et répondre aux pressions du ministre de l’Intérieur, Bienvenu Zokoué, et du procureur de la République.

Fidèle à ses méthodes de manipulation, l’homme fort du BARC commence par nier publiquement l’existence même de cette audition tumultueuse, qualifiant l’affaire de pur mensonge. Toutefois, derrière ce démenti grossier, son insistance lourde et répétée sur la nécessité absolue de la paix et de la réconciliation nationale constitue un chantage sécuritaire direct. Le message envoyé aux proches du pouvoir est clair : toucher à sa personne équivaut à briser définitivement la stabilité de la Centrafrique.

Cette mise en garde explosive vise directement le bloc des Ngbaka-mandja, la famille maternelle du dictateur, qui fait bloc en coulisses pour obtenir son arrestation immédiate.

Mais en privé, Sani Yalo ne cache plus sa colère noire et qualifie ouvertement ce cercle de parents d’ingrats. Le conseiller rappelle à qui veut l’entendre que c’est lui qui a structuré les réseaux financiers essentiels pour consolider le pouvoir actuel, en mobilisant des fortunes colossales auprès des milieux commerçants et de ses cousins tchadiens. Voir aujourd’hui cette faction minoritaire s’unir pour l’écarter des affaires constitue pour lui une trahison intolérable.

Pour comprendre la violence de cette sortie médiatique, il faut revenir aux événements survenus plus tôt dans le bureau du magistrat instructeur. Convoqué de force sous la pression de la présidence, Sani Yalo s’était présenté devant le procureur dans un état d’exaspération extrême. L’interrogatoire, censé faire la lumière sur les prétendues ramifications d’un complot né d’un simple enregistrement sonore sur Facebook, avait rapidement tourné au scandale d’État.

Furieux de voir son nom associé à une machination destinée à lui nuire, le grand argentier du parti avait hurlé sur le magistrat, contestant l’autorité de la convocation et menaçant physiquement le procureur, levant la main pour lui asséner une belle gifle avant que la sécurité n’intervienne de justesse.

Cette altercation au parquet démontre la paranoïa d’un pouvoir qui donne des signes de panique générale. À Bangui, une simple rumeur sur internet évoquant un projet de déstabilisation virtuelle par un internaute en voyage suffit à provoquer l’affolement des plus hautes sphères. Cette fébrilité engendre des règlements de comptes d’une violence inouïe au sein même des institutions, mettant à nu la fragilité d’un régime qui tremble désormais à la moindre secousse numérique.

Sani Yalo se retrouve aujourd’hui acculé, sa marge de manœuvre étant totalement réduite. Visé par un mandat d’arrêt international émis par la Guinée équatoriale pour une affaire de coup d’État et condamné par contumace à 59 ans de prison ferme, il sait pertinemment qu’il ne peut pas quitter le territoire centrafricain sans risquer une incarcération immédiate.

Cloitré à Bangui par peur d’être brutalement arrêté et extradé à Obiang qui l’attendait à bras ouverts dès lors qu’il s’envole et abandonné par ses courtisans habituels qui fuient par peur de la puissance du bloc familial Ngbaka-Mandja, l’homme fort du BARC choisit la politique de la terre brûlée. Prêt à tout pour sa survie politique et physique, il utilise ses fortes capacités de nuisance comme un bouclier, installant une confusion totale dans la capitale alors que le pouvoir central redoute désormais l’ouverture ouverte des hostilités.

A suivre….

 

Par Alain Nzilo

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Diplomatie religieuse : Pourquoi la Russie craint-il tant l’influence de l’Église catholique en Centrafrique ?

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Diplomatie religieuse : Pourquoi la Russie craint-il tant l’influence de l’Église catholique en Centrafrique ?

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 L’offensive médiatique lancée par les officines liées au renseignement russe ne laisse plus de place au doute : le Vatican est devenu une cible prioritaire dans la stratégie de conquête d’influence russe en Centrafrique.

 

Ce qui était autrefois une compétition pour le soft power s’est transformé, sous l’impulsion de structures comme « Africa Politology », en une campagne de diabolisation. Les documents internes montre que Moscou perçoit désormais l’autorité morale de l’Église catholique comme un obstacle majeur à son hégémonie, au point de présenter chaque missionnaire comme une menace pour la sécurité nationale.

 

Cette hostilité s’explique par l’incapacité de la Russie à contrôler un réseau religieux qui dispose d’une assise populaire profonde et indépendante du pouvoir politique. Contrairement aux structures de désinformation russes qui doivent acheter des relais nationaux, l’Église catholique bénéficie d’une légitimité historique et d’une infrastructure sociale que l’argent de Moscou ne peut égaler. En ciblant les groupes non-orthodoxes, les services de renseignement russes tentent de briser les solidarités communautaires pour isoler les populations et les rendre plus vulnérables aux récits autoritaires.

 

L’inquiétude de Moscou a atteint un sommet avec les récentes tournées papales, perçues à travers le prisme déformant du SVR comme des opérations de renseignement occidentales. En qualifiant la diplomatie du Saint-Siège de « levier de la CIA », la propagande militaire russe cherche à discréditer toute forme d’influence qui prône la paix et la médiation, des valeurs souvent incompatibles avec les intérêts des groupes paramilitaires présents sur le terrain. Cette paranoïa d’État exportée témoigne d’une peur profonde : celle de voir une autorité spirituelle mondiale dénoncer les abus et les manipulations d’un acteur étranger en quête de contrôle total.

 

En définitive, cette guerre déclarée à l’influence catholique montre la fragilité de la stratégie russe en Afrique. En ne concevant les relations internationales que sous l’angle du rapport de force et du complot, le Kremlin finit par s’attaquer à ce que les Centrafricains ont de plus précieux : leur liberté de croire et leur appartenance à une communauté universelle. Le risque est désormais de voir ces tensions artificiellement créées dégénérer en persécutions réelles, prouvant que pour Moscou, la domination politique justifie tous les sacrilèges.

 

Par Alain Nzilo

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De Casablanca à Brazzaville : Le tourisme financier du dictateur Touadéra et ses plans nationaux qui n’intéressent personne à la BAD au Congo

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De Casablanca à Brazzaville : Le tourisme financier du dictateur Touadéra et ses plans nationaux qui n’intéressent personne à la BAD au Congo

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les valises diplomatiques de l’empereur Faustin-Archange Touadéra ne contiennent plus que du vent et des rapports poussiéreux que les banquiers du continent empilent poliment dans les corbeilles des sommets internationaux.

 

Le nomadisme de luxe du chef de l’État centrafricain vient de s’offrir une nouvelle escale de choix sur les rives du fleuve Congo. Après avoir paradé au Maroc pour vendre un Plan national de développement concocté à grands frais par des cabinets de conseil parisiens, le dictateur de Bangui a débarqué aux Assemblées de la Banque africaine de développement à Brazzaville avec le même catalogue de promesses creuses sous le bras. Ce voyage illustre une fois de plus la stratégie de la fuite en avant d’un régime qui préfère le confort des salons feutrés étrangers à la dure réalité des chantiers abandonnés en Centrafrique.

 

L’indifférence des partenaires financiers face aux documents présentés par l’empereur a éclaté au grand jour lors des débats de la BAD. Alors que la propagande officielle de Bangui affirmait que le grand oral de Casablanca avait suscité un enthousiasme général, les banquiers d’Afrique centrale ont poliment rappelé le dictateur à la réalité de ses propres manquements. Les investisseurs sérieux refusent de jeter l’argent dans un gouffre sans fond, conscients que les plans sur la comète rédigés par l’entourage présidentiel ne servent qu’à meubler les discours de tribune et à justifier l’octroi de juteuses indemnités de mission pour la délégation centrafricaine.

 

Les statistiques concrètes fournies par le chef de l’État lui-même lors de sa prise de parole au Congo démontrent le fiasco de ce tourisme institutionnel. Le projet de corridor régional devant relier Brazzaville, Bangui et N’Djamena, qui constitue pourtant le plus gros morceau du portefeuille de la BAD dans le pays, affiche un taux de décaissement bloqué au niveau humiliant de 28%. Ce chiffre ridicule prouve que pendant que l’empereur accumule les miles aériens et les poignées de main protocolaires, les ministères à Bangui dorment sur les dossiers, incapables de fournir les garanties de transparence nécessaires pour libérer les 72% restants de l’enveloppe.

 

Le sommet de Brazzaville a définitivement enterré les ambitions de papier du Plan national de développement lorsque le dictateur, acculé par les questions sur l’électricité, a abandonné le costume de l’émergence pour endosser celui du quémandeur de sous-développement. En pleine séance, l’empereur s’est mis à supplier la direction de la BAD pour obtenir en urgence des petits kits solaires portatifs afin de permettre aux Centrafricains de recharger leurs téléphones portables et d’avoir une lueur de lumière le soir. Voir le chef d’un État richissime en ressources naturelles réduire dix ans de gouvernance absolue à une demande de panneaux de poche montre le décalage total entre les beaux livrets reliés présentés au Maroc et la misère énergétique gérée par sa dictature.

 

Cette dérive montre que les grands projets comme le programme d’énergie M300 ne sont que des paravents destinés à occuper l’espace médiatique pendant que les caisses de l’État se vident dans des dépenses de prestige. Les institutions financières d’Afrique centrale maintiennent une surveillance stricte sur les fonds et refusent de céder aux jérémiades du pouvoir centrafricain qui réclame des procédures accélérées pour contourner les audits de bonne gestion. Le retour de l’empereur à Bangui s’effectue les mains vides, confirmant que le crédit de la Centrafrique est totalement épuisé auprès des bailleurs de fonds qui ne croient plus aux fables de la dictature.

 

Par Alain Nzilo

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Haut-Mbomou : Les mercenaires russes et le gouvernement déploient massivement les criminels de la LRA pour saboter la résistance Azandé

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Haut-Mbomou : Les mercenaires russes et le gouvernement déploient massivement les criminels de la LRA pour saboter la résistance Azandé

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La préfecture du Haut-Mbomou s’enfonce dans une spirale de violence alors que des vagues de terroristes ougandais de la LRA, réarmés par Wagner, envahissent la région du sud-Est pour agresser les forces de la milice d’autodéfence Azandé.

 

En effet, l’espoir d’une stabilisation définitive s’effondre petit à petit en République centrafricaine, particulièrement dans la partie sud-est du pays. Les agissements conjoints du pouvoir de Bangui et de ses partenaires russes introduisent une dynamique de destruction qui prive la nation de toute perspective de paix. L’implication directe des éléments ougandais de l’Armée de Résistance du Seigneur, la tristement célèbre structure de Joseph Kony, confirme une volonté délibérée de plonger le Haut-Mbomou dans le chaos.

 

Ce mardi, la population locale a basculé dans l’effroi en observant d’imposantes colonnes de combattants de la LRA progresser au cœur des massifs forestiers. Ces criminels ont été localisés en grand nombre dans la zone qui s’étend entre Nzacko et Bakouma, dans la préfecture du Mbomou, progressant résolument pour faire la jonction vers le Haut-Mbomou. Selon les témoignages des habitants, ces hommes circulent en plusieurs colonnes et lourdement armés, affichant une logistique militaire neuve. Cette présence massive et soudaine découle en ligne droite des liaisons permanentes qu’entretiennent ces rebelles ougandais avec la milice russe, anciennement désignée sous le nom de Wagner et aujourd’hui identifiée comme Africa Corps.

 

Les mercenaires russes ont considérablement renforcé les effectifs de cette organisation terroriste, injectant un nombre impressionnant de combattants supplémentaires pour fortifier les lignes offensives. Le plan des stratèges de Bangui et de leurs alliés de Moscou repose sur un calcul cynique : dresser la LRA contre la milice des Azandé, et forcer les Azandé à se battre contre la LRA. En provoquant ce choc frontal au fin fond de la brousse centrafricaine, le pouvoir espère détruire l’objectif initial des résistants Azandé, qui s’opposaient jusqu’alors aux défaillances du gouvernement centralde Bangui

 

Cette manipulation offre un avantage immédiat aux mercenaires russes et aux soldats FACA. Pendant que les forces Azandé et les criminels ougandais s’exterminent mutuellement loin des regards, les mercenaires russes et les forces régulières s’octroient le temps de se reposer tranquillement dans leurs bases, totalement déchargés du poids des combats.

 

Ce déploiement fait suite à une opération de récupération menée initialement en juin dernier à Sam-Ouandja, où douze premiers éléments de la LRA avaient été extraits par les Russes. Ces individus, qui naviguaient auparavant entre le Soudan du Sud, la Haute-Kotto et la Vakaga, avaient reçu un conditionnement militaire express à Bangui et sur le site de Berengo avant d’être réinjectés sur le terrain en novembre. Désormais, le flux s’est intensifié de manière exponentielle, transformant le sud-est en un déversoir de la violence régionale.

 

L’autorité de l’État s’efface totalement derrière cette sous-traitance de la sécurité à des criminels de guerre. En utilisant l’expertise de la LRA en matière de violences forestières, les forces russes transforment des bandes éparses en une machine de guerre sophistiquée. Les populations civiles de Zémio, de Djema et de Mboki, déjà historiquement meurtries par les rapts et les exactions de Joseph Kony, se retrouvent prises en étau dans une guerre de procuration. Le silence des institutions nationales entérine cette dérive, laissant les communautés locales sans protection face à ces colonnes armées qui continuent de descendre des forêts pour assiéger les localités du Haut-Mbomou, la panique et le désespoir grandissant à chaque kilomètre parcouru par ces nouveaux alliés du pouvoir.

 

Par Éric Nzapa

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Opération spectaculaire des miliciens Azandé au plein centre-ville de Zemio : deux jeunes femmes kidnappées, une boutiques du quartier musulman pillée

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Opération spectaculaire des miliciens Azandé au plein centre-ville de Zemio   : deux jeunes femmes kidnappées, une boutiques du quartier musulman pillée

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dimanche dernier en pleine nuit, les miliciens azandés ont infiltré le centre-ville de Zemio  , contournant le dispositif sécuritaire pour enlever deux femmes et piller un commerce en toute discrétion.

 

Le cœur de la ville de Zemio   a été le lieu d’une infiltration nocturne d’envergure. Malgré le dispositif de sécurité mis en place par les mercenaires russes et les soldats des Forces armées centrafricaines, les miliciens azandés ont pénétré massivement dans la localité pour mener une action ciblée avant de se retirer sans encombre.

 

Au cours de cette incursion, le groupe armé a capturé deux jeunes femmes de confession chrétienne. Selon les données recueillies, les miliciens reprochent à ces deux personnes d’entretenir des relations régulières avec les militaires des forces armées nationales. Les assaillants les accusent de transmettre des informations stratégiques sur leurs positions et leurs mouvements aux soldats de l’armée régulière. C’est pour couper court à ces fuites présumées que l’opération a été menée, conduisant au transfert des deux femmes vers une destination totalement inconnue.

 

Parallèlement à ces enlèvements, les miliciens se sont dirigés vers le quartier musulman de la ville. Ils y ont ciblé la boutique d’un commissaire de confession musulmane, qu’ils ont entièrement pillée. Les motifs avancés par les assaillants concernent des propos jugés malveillants que le commerçant aurait tenus à leur encontre. La rédaction de CNC n’a pas pu vérifier la véracité de ces accusations mutuelles, mais le fait matériel du pillage est quant à lui avéré à 100%.

 

Cette action met en évidence les failles des mesures de protection de la ville. Les autorités et leurs alliés russes affirmaient que la sécurité était totale grâce à un rideau de fer, une communication qui s’apparente à de la propagande puisque le groupe armé a agi à sa guise au centre-ville. Les miliciens disposaient de la capacité d’attaquer directement les militaires centrafricains et de leur ôter la vie, mais ils ont choisi de se focaliser uniquement sur leurs objectifs initiaux avant de disparaître dans la nature.

 

Par Éric Nzapa

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Centrafrique : le sociologue Faustin Zaméto interpelle le Premier ministre Félix Moloua dans une lettre ouverte fracassante sur le désenclavement du pays

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Centrafrique : le sociologue Faustin Zaméto interpelle le Premier ministre Félix Moloua dans une lettre ouverte fracassante sur le désenclavement du pays  

 

 

Rédigé le 3 juin 2026

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans une lettre ouverte adressée à Monsieur Félix Moloua, Premier Ministre centrafricain, Chef du Gouvernement, que la rédaction a pu obtenir une copie, le sociologue de formation Faustin Zaméto brise le silence. Ce document percutant détaille l’état de dégradation des infrastructures routières du pays et exige des actions immédiates pour désenclaver les régions abandonnées.

Cette lettre ouverte porte la voix des populations oubliées de Bangassou, Paoua, Mbaïki, Kembé, Nakombo, Carnot, Ndélé, Birao, Bambari, Bossambélé, Bouar, Mongoumba, Mbata, Mokpôtô, Botambi, Borossē, Dédé-Mokouba, Dimbi et Yaloké.

Le sociologue Faustin Zaméto rappelle avec force dans son écrit que le développement d’une nation commence impérativement par sa capacité à relier ses populations, ses régions et ses richesses. Il ajoute qu’aucun pays ne peut devenir une puissance économique sans un système de transport moderne, fiable et performant.

La lettre ouverte dresse un constat sans concession sur la réalité du terrain. Dès les premières pluies, les routes nationales et préfectorales se transforment en pièges praticables. Des villes entières se retrouvent totalement coupées du reste du monde pendant plusieurs mois.

Cette absence de voies de communication praticables engendre des pertes humaines, car des malades perdent la vie faute d’évacuation sanitaire vers les centres hospitaliers, les aérodromes régionaux étant laissés à l’abandon. Sur le plan économique, les produits agricoles pourrissent directement dans les champs, notamment à Mbaïki, Bozoum et Paoua, en raison du manque de pistes pour les acheminer vers les marchés de consommation.

Par ailleurs, les cours d’eau, qui constituent pourtant des autoroutes naturelles potentielles, restent inexploités, sans ports, sans quais et sans bateaux, tandis que l’Aéroport International Bangui-Mpoko ne reflète pas la grandeur de la nation.

Pour sortir le pays de cette léthargie, le sociologue Faustin Zaméto préconise quatre réformes majeures qu’il qualifie de révolutions.

La première est la révolution aérienne, qui englobe la modernisation de l’aéroport de la capitale, la réhabilitation des pistes régionales avec des terminaux sécurisés aux normes internationales et la création d’une Académie Nationale de l’Aviation Civile.

La deuxième, la révolution routière, prévoit le bitumage progressif des accès aux préfectures et le déploiement d’un vaste programme de routes rurales pour soutenir le monde agricole.

La troisième repose sur une révolution fluviale et logistique visant à moderniser les ports de Bangui, Zongo et Mobaye, à sécuriser la navigation et à fonder une École Nationale des Transports et de la Logistique pour former la jeunesse.

Enfin, la quatrième est une révolution numérique et institutionnelle pour digitaliser l’ensemble du secteur à travers une billetterie électronique et un suivi logistique en temps réel.

Cette lettre ouverte demande en priorité absolue la réalisation de trois corridors vitaux d’ici 2030 : l’axe routier Bangui-Garoua Boulaï, l’axe Bangui-Bambari-Bria-Birao et la liaison fluviale Bangui-Zongo.

Le sociologue Faustin Zaméto exige également que chaque kilomètre de bitume construit soit rigoureusement sécurisé par les Forces Armées Centrafricaines (FACA) pour faire barrage aux prédateurs, et que 5% des revenus issus de l’exploitation de l’or et du diamant soient directement affectés au Fonds Routier afin de garantir l’entretien des voies.

Interrogé par la rédaction du CNC sur la portée de sa démarche, le sociologue Faustin Zaméto a apporté des précisions cruciales. Questionné par nos journalistes sur l’objectif à long terme de ses propositions, Faustin Zaméto a déclaré au CNC que le peuple ne demande pas des promesses, mais attend désormais des infrastructures visibles, modernes et durables.

Répondant aux interrogations de la rédaction du CNC concernant le financement de ces projets dans un contexte économique difficile, Faustin Zaméto a précisé que les budgets sont certes limités, mais que c’est précisément pour cela qu’il ne demande pas tout, tout de suite, mais cible des axes stratégiques.

Enfin, interpellé par le CNC sur le rôle des nouvelles générations, le sociologue Faustin Zaméto a conclu notre entretien en affirmant que les métiers des transports, de la logistique, de l’ingénierie et de l’aviation doivent être investis par la jeunesse pour bâtir la Centrafrique de demain.

 

Par Anselme Mbata

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Braquage de grande envergure dans l’Ouham : Didot Ali, lourdement armé, braque et confisque 37 puits d’or

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Braquage de grande envergure dans l’Ouham : Didot Ali, lourdement armé,  braque et confisque 37 puits d’or

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’ancien chef d’état-major du MPC accentue son banditisme dans les chantiers miniers. Il vient de piller trente-sept puits productifs appartenant aux artisans civils pour financer ses ambitions militaires.

 

Le seigneur de guerre Didot Ali franchit un nouveau cap dans la criminalité économique et la violence contre les civils dans la préfecture de l’Ouham. Après avoir multiplié les arrestations arbitraires et les actes de torture contre les populations, l’ancien chef d’État-major du MPC passe à l’expropriation directe et massive. Ses cibles prioritaires sont désormais les artisans mineurs et les ouvriers locaux qui tirent leur subsistance des chantiers de la région.

 

La méthode employée par le chef rebelle et ses complices est d’une grande perversité. Des informateurs et des travailleurs à sa solde parcourent les chantiers pour repérer les trous et les puits creusés par les habitants. Ces artisans locaux passent des mois à travailler dans des conditions extrêmement pénibles, creusant le sol à la force des bras pour atteindre les couches exploitables. Dès que la présence d’or est confirmée et que la production commence à sortir, les hommes armés de Didot Ali interviennent pour chasser les véritables propriétaires sous la menace des fusils.

 

Le bilan de ce braquage à grande échelle est précisément chiffré à trente-sept puits de diamant et d’or saisis de force par la faction armée. Parmi les victimes de cette razzia figure son propre conseiller politique, Mahamat Ahmat Ramadan, dont l’un des puits les plus rentables a été confisqué sans le moindre ménagement. Cette trahison interne montre que personne n’est à l’abri de la voracité du chef de bande, pas même ses collaborateurs directs.

 

Une fois les mineurs chassés de leurs terres et de leurs outils de travail, Didot Ali installe ses propres équipes sur les sites. Ses hommes récupèrent directement les graviers porteurs de métal précieux pour procéder au lavage et empocher l’intégralité des gains. Ce pillage à ciel ouvert prive des dizaines de familles de leur unique source de revenus après des mois d’efforts acharnés.

 

La destination finale de cette fortune ainsi volée ne fait aucun doute pour les observateurs de la région. Didot Ali utilise l’or de l’Ouham pour acheter de nouvelles armes, reconstituer ses stocks de munitions et financer logistiquement sa future guerre personnelle. Alors qu’il continue de prétendre abusivement à son titre de chef d’état-major, ce gangster utilise la terreur pour transformer les zones minières en une immense base de financement pour ses opérations criminelles.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Même après la fin du RGPH 4, les agents recenseurs, cinq mois plus tard, ne sont pas encore payés et menacent d’entrer en grève pour réclamer leur paiement

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Même après la fin du RGPH 4, les agents recenseurs, cinq mois plus tard, ne sont pas encore payés et menacent d’entrer en grève pour réclamer leur paiement

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La colère monte chez les agents recenseurs de la quatrième édition du recensement. Cinq mois après la fin du RGPH 4, l’absence de paiement provoque une grève imminente.

 

Le quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitat a pris fin depuis le mois de janvier, mais sur le terrain, la colère grandit chaque jour. Les agents recenseurs recrutés pour cette opération nationale de grande envergure se retrouvent aujourd’hui bloqués dans l’attente de la régularisation de leur situation financière.

 

Les activités sur le terrain sont pourtant bel et bien terminées depuis de longs mois. Les formulaires ont été remplis, les données démographiques ont été collectées, et ces professionnels ont rempli l’intégralité de leur part du contrat. Pourtant, leur solde et leurs primes de fin de mission restent bloqués dans les rouages de l’administration publique.

 

Une partie des sommes dues initialement a certes été versée au début de l’opération, mais le versement de la totalité de la rémunération n’a jamais eu lieu. C’est ce reliquat, cette part manquante et pourtant promise, qui fait cruellement défaut aujourd’hui. Les concernés ont essayé d’obtenir des réponses claires auprès des responsables du projet au cours des dernières semaines. Ils ont cherché à comprendre les raisons bureaucratiques de ce retard prolongé. Les réponses obtenues restent floues et vagues, aucun engagement concret ni calendrier précis n’a été communiqué par les autorités compétentes. Cette absence de communication transparente pousse désormais ces travailleurs à planifier un arrêt de travail global pour exiger le versement immédiat du reste de leur dû.

 

En effet, comme vous le savez, la situation devient récurrente dès qu’un projet national d’envergure bénéficie d’un appui financier international. Pour cette quatrième édition du recensement, les partenaires internationaux ont décaissé la totalité des fonds requis en temps voulu. L’institution financière de soutien a transféré l’enveloppe budgétaire globale directement aux structures étatiques de tutelle. La responsabilité de la gestion courante et de la redistribution de ces rémunérations incombe donc entièrement au gouvernement.

 

Dès que l’enveloppe entre dans les caisses de l’État, le mécanisme de virement se grippe inexplicablement. Les fonds destinés aux salaires subissent des déviations vers d’autres priorités non planifiées par les accords initiaux. Les autorités utilisent ces sommes pour financer des affaires internes, des transactions parallèles ou des dépenses de fonctionnement qui n’ont aucun rapport avec le projet de dénombrement. Le travail fourni par les agents recenseurs passe au second plan, au profit de manœuvres financières opaques au sein des ministères. Les budgets sont fractionnés, ce qui explique pourquoi seule une avance mineure a été versée, laissant le reste des sommes dues dans un flou total.

 

Ce problème de gestion des fonds internationaux touche plusieurs secteurs d’activité de manière régulière au pays. Les enseignants contractuels subissent le même traitement depuis de nombreuses années lors des programmes scolaires spéciaux. Eux aussi dépendent directement de programmes financés sur ressources extérieures. Les institutions internationales confirment régulièrement avoir versé les budgets nécessaires pour couvrir l’intégralité des salaires de ces enseignants.

 

Du côté des ministères, on évoque de simples difficultés techniques, des vérifications de listes ou des lenteurs administratives pour justifier le blocage des paies. Les autorités continuent de retenir la suite des paiements tout en demandant une patience sans fin aux syndicats. Les enseignants se voient obligés de recourir à des mouvements de protestation répétés pour obtenir la totalité de leurs émoluments légitimes. Le scénario se répète à chaque nouveau projet d’envergure nationale, les intermédiaires étatiques captent les ressources et laissent les exécutants du service public dans la précarité la plus totale avec des fiches de paie incomplètes.

 

Les agents recenseurs de la quatrième édition se coordonnent actuellement pour harmoniser leur mouvement de protestation. Les comités de crise se forment dans chaque secteur pour exiger des comptes aux directeurs nationaux du projet. Ces travailleurs refusent désormais les promesses verbales et réclament des preuves écrites de virement bancaire pour la totalité du reliquat.

 

Par Brahim Sallé

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Après l’affrontement avec le procureur, Bienvenu Zokoué entre en scène et pousse à l’arrestation immédiate de Sani Yalo

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Après l’affrontement avec le procureur, Bienvenu Zokoué entre en scène et pousse à l’arrestation immédiate de Sani Yalo

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’effondrement du régime s’accélère à Bangui. Le conflit prend une tournure politique majeure avec l’intervention de Bienvenu Zokoué, ministre de la Sécurité publique qui pousse le procureur à lancer un mandat d’arrêt pour incarcérer Sani Yalo.

Les secrets de l’audition explosive de Sani Yalo commencent à filtrer petit à petit, dévoilant au passage un affrontement impitoyable au sommet qui dépasse le cadre d’une simple procédure judiciaire. L’appareil d’État donne des signes de panique générale, où une simple rumeur sur internet, évoquant un projet de déstabilisation virtuelle par un internaute, suffit à provoquer l’affolement de la présidence. Cette fébrilité engendre des scènes d’une violence inouïe au sein même des institutions, mettant à nu la fragilité d’un pouvoir qui tremble à la moindre secousse numérique.

Convoqué par la justice sous la pression directe de la présidence, le président du conseil d’administration du BARC et conseiller occulte du régime, Sani Yalo, s’est présenté devant le procureur de la République dans un état d’exaspération extrême. L’audition, censée faire la lumière sur les prétendues ramifications d’un complot né sur Facebook, a tourné au scandale lorsque le dignitaire a perdu tout contrôle de lui-même.

Furieux de voir son nom associé à ce qu’il considère comme une machination pour lui nuire, le grand argentier du parti présidentiel a explosé de colère. Selon des sources judiciaires concordantes, Sani Yalo a hurlé comme un lion blessé sur le magistrat, contestant l’autorité de la convocation et menaçant physiquement le procureur, levant la main pour tenter de lui asséner une gifle avant que la sécurité n’intervienne de justesse.

C’est cet incident d’une gravité inédite qui pousse aujourd’hui le nouveau ministre de l’Intérieur, Bienvenu Zokoué, à entrer directement dans la danse. L’ancien directeur général de la police, dont l’épouse est parente de Faustin-Archange Touadéra, cherche par tous les moyens à consolider sa position au sein du premier cercle présidentiel. Connu pour son ambition démesurée et son positionnement particulier, Bienvenu Zokoué profite de ce clash pour faire bloc avec le procureur. Il fait désormais pression de tout son poids sur le parquet pour obtenir le mandat d’arrêt et l’incarcération immédiate de Sani Yalo, voulant prouver au chef de l’État qu’il est le plus fidèle des serviteurs, capable d’éliminer le conseiller le plus redouté du palais.

Cette alliance entre le ministre de l’Intérieur et le procureur, qui se trouve être un cousin direct du président Touadéra, montre la constitution d’un bloc ethnique puissant. Il s’agit de la faction des Ngbaka-Mandja, la famille maternelle du président. Ces proches, qui considèrent la gestion de l’État comme un patrimoine familial, font bloc pour écarter Sani Yalo de la présidence et annihiler son influence sur le chef de l’État.

Pour légitimer cette mise à l’écart, ce groupe rappelle le précédent de Thierry Kamach, chassé du gouvernement après la diffusion d’enregistrements compromettants. Les partisans de la ligne dure affirment que la même sanction doit s’appliquer à Sani Yalo, d’autant que ce dernier est visé par des accusations liées à un projet de coup d’État, une affaire autrement plus lourde.

Face à cette offensive, Sani Yalo exprime une colère noire en coulisses. Le conseiller mystique qualifie désormais les Ngbaka-Mandja d’ingrats, répétant à qui veut l’entendre que c’est lui qui leur a tout appris et qui a exécuté les basses œuvres pour installer et maintenir le régime. Sentant la situation lui échapper, il a tenté une démonstration de force en finançant des groupes de badauds payés pour proclamer leur soutien dans les rues, une tentative de pression populaire qui n’a fait qu’accentuer la fébrilité générale de la capitale.

L’abandon de l’homme fort du BARC est maintenant total. Effrayés par la puissance du bloc familial et l’acharnement de Bienvenu Zokoué, ses fidèles et ses courtisans habituels ont choisi de fuir ou de se terrer dans l’ombre.

Sani Yalo se retrouve seul devant l’appareil policier et judiciaire, tandis que la confusion est totale à Bangui, forçant Faustin-Archange Touadéra à envisager d’écourter son voyage à l’étranger pour rentrer d’urgence gérer l’implosion de son premier cercle.

Affaire à suivre…

 

Par Alain Nzilo

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L’or du sang : La Global Initiative dévoile les réseaux criminels et financiers qui alimentent le système Wagner en Afrique

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L’or du sang : La Global Initiative dévoile les réseaux criminels et financiers qui alimentent le système Wagner en Afrique  

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’économie extractive en Afrique constitue le moteur principal des activités du Groupe Wagner. À travers une analyse publiée par l’organisation internationale Global Initiative Against Transnational Organized Crime, le chercheur Marcena Hunter cartographie les circuits de financement opaques qui permettent à cette structure paramilitaire de maintenir son influence sur le continent. Initialement documentées dans certaines régions occidentales, ces pratiques de prédation économique se déploient à grande échelle, la République Centrafricaine (RCA) figurant au centre de ce dispositif de financement mondial.

 

Le modèle d’exploitation minière en Centrafrique

L’analyse des flux financiers démontre que la RCA sert de laboratoire et de pilier économique pour les opérations de l’organisation russe. L’accès direct aux ressources naturelles, notamment à travers l’exploitation de la mine d’or de Ndassima, génère des revenus massifs qui échappent aux circuits bancaires officiels. Ces gains permettent de financer l’effort de guerre et l’entretien des effectifs militaires sans dépendre exclusivement des budgets étatiques des pays d’accueil.

 

Les mécanismes identifiés par la Global Initiative reposent sur plusieurs axes :

 Le contrôle des sites d’extraction : Les forces paramilitaires sécurisent les zones minières stratégiques, excluant les exploitants artisanaux locaux et centralisant la production.

Le recours aux circuits d’exportation parallèles : Les matières premières, principalement l’or et les diamants, sont acheminées vers des hubs commerciaux internationaux via des réseaux de contrebande transfrontaliers.

La création de sociétés-écrans : Des entreprises logistiques et commerciales, basées en RCA et à l’étranger, blanchissent les capitaux et achètent les équipements nécessaires aux opérations de sécurité.

 

Un système de prédation globalisé à l’échelle du continent

Les données recueillies par les experts de la Global Initiative et appuyées par les rapports d’investigation de l’ONG The Sentry indiquent que les méthodes éprouvées à Bangui sont désormais transposées dans d’autres régions africaines, créant un corridor d’instabilité financière. Ce modèle de troc — où la sécurité des régimes en place est échangée contre des concessions minières — prive les populations locales des retombées économiques de leurs propres ressources.

 

Cette ponction des richesses nationales engendre des conséquences lourdes pour le développement régional. Au lieu d’apporter la stabilité promise, l’indépendance financière du groupe lui permet d’agir en dehors de tout cadre légal ou de contrôle démocratique. Pour les lecteurs et les observateurs centrafricains, la situation met en évidence la nécessité d’une surveillance accrue des flux de capitaux et d’une réforme des mécanismes de gestion des ressources minières pour contrer l’ancrage de ces structures criminelles transnationales.

 

Par Alain Nzilo

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10 ans après la crise, la RCA toujours au stade de l’urgence et d’aide : Le Grand Oral manqué du dictateur Touadéra face à la BAD au Congo

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10 ans après la crise, la RCA toujours au stade de l’urgence  et d’aide : Le Grand Oral manqué du dictateur Touadéra face à la BAD au Congo

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le passage de l’empereur Faustin-Archange Touadéra au sommet de Brazzaville a cruellement exposé le surplace de la Centrafrique, restée prisonnière de l’urgence humanitaire là où d’autres nations post-conflit ont choisi la voie du décollage économique.

 

Les débats de la Banque africaine de développement en République du Congo ont dévoilé clairement aux yeux du monde la faillite stratégique du régime de Bangui.

 

Venu pour tenter de séduire les bailleurs de fonds, le dictateur centrafricain a lui-même dressé le procès-verbal de son échec en rappelant que dix ans après la crise, son pays en est encore à débattre des questions de survie élémentaire. Ce constat de stagnation est d’autant plus accablant quand on observe la trajectoire du petit Rwanda, une nation elle aussi sortie d’une tragédie majeure, mais qui a su transformer son administration pour devenir un modèle de développement et de modernité sur le continent.

 

Pendant que Kigali aligne les performances technologiques et infrastructurelles, Bangui reste embourbé dans la mendicité internationale.

 

L’incapacité du pouvoir centrafricain à imiter la rigueur rwandaise se traduit directement dans les chiffres officiels de la BAD. L’empereur a dû avouer publiquement que le taux de décaissement des fonds alloués à la Centrafrique stagne à un niveau misérable de 28%. Les 72% restants de l’enveloppe budgétaire dorment dans les coffres des banquiers africains, bloqués par l’incompétence chronique des ministères de la dictature et l’incapacité des cadres nommés par le clan présidentiel à fournir des rapports de gestion transparents.

 

Le contraste est total avec le gouvernement rwandais qui capte et consomme la moindre miette des financements internationaux grâce à une discipline administrative de fer.

 

Le grand oral de Brazzaville a définitivement tourné au ridicule lorsque le chef de l’État a balayé les projets énergétiques d’envergure comme le programme M300 pour réclamer de simples kits solaires individuels. Entendre le dirigeant d’un pays immensement riche en ressources naturelles supplier la banque de lui financer des lampes de poche et des chargeurs de téléphones portables démontre la régression intellectuelle du régime. Dix ans après la crise, au lieu de bâtir des centrales électriques et des réseaux modernes capables d’attirer les capitaux à long terme, l’empereur en est réduit à gérer la Centrafrique comme un camp de réfugiés sous perfusion humanitaire.

 

Cette politique du court terme détruit la crédibilité du fameux Plan national de développement pompeusement présenté il y a peu au Maroc. Les investisseurs réunis au Congo ont compris que les livrets sur papier glacé de la dictature ne correspondent à aucune réalité de terrain. La bureaucratie de Bangui préfère la posture de la victimisation en se proclamant parent pauvre du financement, plutôt que de nettoyer les circuits financiers de la corruption endémique qui fait fuir les partenaires sérieux. La Banque africaine de développement refuse de céder au chantage de l’urgence et maintient le verrou sur les millions de dollars non consommés, laissant le dictateur repartir les mains vides vers une capitale plongée dans l’obscurité.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Dans les secrets du limogeage de Thierry Kamach du gouvernement Moloua 3

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Centrafrique : Dans les secrets du limogeage de Thierry Kamach du gouvernement Moloua 3

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le dernier remaniement ayant conduit au gouvernement Moloua 3 continue de livrer ses secrets les plus sombres. Derrière le départ de Thierry Kamach, leader du parti MOUNI et figure historique de la galaxie présidentielle, se cache une affaire d’espionnage clandestin, d’humiliation politique et de paranoïa au sommet de l’État. Désormais sous perfusion sécuritaire du groupe Wagner, Faustin-Archange Touadéra ne dort plus que d’un œil et liquide, un à un, ses anciens alliés.

 

À l’origine ?

Un audio clandestin qui a fait enrager « l’Empereur »

Pour comprendre la rupture brutale entre l’Empereur-président Touadéra et son désormais ex-ministre de l’Environnement, Thierry Kamach, il faut remonter à une causerie privée de ce dernier. Convaincu d’être entouré d’amis fidèles, le leader du parti MOUNI a osé formuler tout haut une critique qui circule sous cape à Bangui : l’ingratitude chronique de Faustin-Archange Touadéra. Kamach s’est indigné de voir à quel point le président oubliait rapidement ceux qui l’avaient soutenu massivement avec leurs propres moyens financiers pour assurer sa réélection.

 

Mais, dans l’entourage du ministre ce jour-là, les traîtres rôdaient. Selon nos sources, l’un des participants à cette causerie aurait sciemment poussé Kamach à bout, l’incitant à tenir des propos encore plus virulents contre l’Empereur-président Touadéra, tout en enregistrant secrètement la conversation. L’audio aurait ensuite été directement déposé sur le bureau du chef de l’État.

 

À l’écoute de cet enregistrement, la colère de Touadéra aurait été immédiate et viscérale. Sa vengeance ne se serait pas fait attendre.

 

Le piège de l’hôtel Ledger : l’humiliation ciblée des députés du MOUNI

L’occasion rêvée pour l’Empereur-président Touadéra de laver cet affront s’est présentée lors d’une grande réunion politique convoquée à l’hôtel Ledger de Bangui par le secrétariat exécutif du parti au pouvoir, le MCU. L’ordre du jour officiel, dicté par Simplice Mathieu Sarandji, consistait à mettre au pas les élus afin de leur imposer un vote par acclamation d’une « liste bloquée » concernant la présidence et le bureau de l’Assemblée nationale. Une manœuvre destinée à barrer la route au marabout de Carnot, Évariste Ngamana, qui lorgnait ouvertement le perchoir du Parlement.

 

À cette réunion, tous les députés du MCU et de la coalition des partis alliés étaient officiellement invités, y compris ceux du MOUNI. Mais, à la surprise générale, Faustin-Archange Touadéra a pris la parole pour cibler et expulser publiquement les seuls députés du parti de Thierry Kamach.

 

Pourquoi un tel tri sélectif et une telle violence verbale, allant jusqu’à les chasser de la salle comme un père de famille délogeant son chien installé sur le canapé du salon ?

Selon les informations recueillies par notre rédaction, la réponse ne fait guère de doute : c’est précisément parce que Touadéra venait d’écouter l’enregistrement clandestin qu’il a décidé de punir Kamach par procuration, en humiliant ses députés avant de le chasser définitivement du gouvernement et de son premier cercle.

 

Touadéra est certes ingrat. Mais cette ingratitude n’est pas conjoncturelle.

 

L’ingratitude érigée en mode de gouvernance

Pour de nombreux observateurs, ce sort réservé à Thierry Kamach ne fait que confirmer une réalité devenue récurrente : chez Touadéra, l’ingratitude n’est pas circonstancielle, elle semble constituer une véritable méthode de gouvernance. Il suffit de dresser la liste de ses anciens alliés, aujourd’hui marginalisés ou combattus par le pouvoir.

 

Le complot contre son « faiseur de roi », Martin Ziguelé

Il ne faut jamais oublier que ce sont Martin Ziguelé et les militants du MLPC qui ont contribué à porter Touadéra au pouvoir lors de son accession à la magistrature suprême. Aujourd’hui, en guise de remerciement, l’Empereur-président se serait retourné contre son ancien bienfaiteur en tentant de l’évincer de la tête de son propre parti, le MLPC.

 

Pour y parvenir, il a sorti les chéquiers de Ecobank et de BGFI afin de séduire les « âmes affamées et malades » en rupture de ban avec le parti, notamment Chantal Jean Édouard Koyambonou, Jackson Mazette, Étienne Malekoudou et Stanislas Zoumbeti.

 

Heureusement, conscients de la manœuvre, les militants et militantes du MLPC sont restés solidement soudés derrière leur leader légitime, faisant échec à cette tentative de déstabilisation.

 

Le cas d’Anicet-Georges Dologuélé et l’arme de la nationalité

Autre illustration de cette ingratitude d’État : le harcèlement juridico-politique dont est victime Anicet-Georges Dologuélé.

 

On se souvient pourtant que Touadéra avait personnellement demandé à son propre neveu, Jean-Pierre Waboué, alors président du Conseil constitutionnel, de valider la candidature de Dologuélé à l’élection présidentielle en confirmant sa qualité de Centrafricain d’origine.

 

Mais, en fin de parcours, changement de décor : l’Empereur-président affirme désormais que Dologuélé a perdu sa nationalité centrafricaine du fait de l’acquisition de la nationalité française.

 

Faustin-Archange Touadéra pousse le cynisme jusqu’à exiger de lui une lettre de réintégration dans la nationalité centrafricaine, même dépourvue de toute formule de politesse, pourvu qu’elle soit signée, afin qu’il puisse prétendument « recouvrer » ses droits.

 

Une hérésie juridique, selon ses soutiens, puisqu’aucun décret officiel de déchéance de nationalité n’a jamais été pris à son encontre. Pourquoi un tel acharnement sélectif alors que certains piliers du régime, à commencer par Simplice Mathieu Sarandji, évolueraient sans difficulté avec leur statut de « Centro-Français » ? La réponse serait purement politique.

 

Gourna Zacko, l’élève tricheur

Transfuge du parti de Maître Nicolas Tiangaye, la CRPS, l’ancien député Gourna Zacko a lui aussi été éjecté du gouvernement sans ménagement. N’ayant, selon ses détracteurs, rien apporté de significatif au pouvoir durant son passage, il s’est vu coller l’étiquette d’« agent espion » de l’opposition infiltré au sein du gouvernement.

 

Touadéra l’aurait alors purement et simplement renvoyé de l’équipe gouvernementale, à la manière d’un instituteur excluant définitivement un élève tricheur pris sur le fait.

 

Entre paranoïa et insomnies : un pouvoir aux abois

 

Aujourd’hui, cette politique de la terre brûlée semble commencer à produire ses effets pervers. À force de trahir, de manipuler les institutions et de renvoyer ses anciens alliés politiques « dans leurs familles pour emploi », Touadéra ferait face à une contestation interne de plus en plus perceptible dans les couloirs du pouvoir à Bangui.

 

Ses anciens partenaires, désormais marginalisés et déçus, s’organiseraient dans l’ombre.

 

Selon des sources bien informées au sein de la machine présidentielle, cette fronde silencieuse commencerait à peser lourdement sur le sommeil du chef de l’État. Rongé par l’anxiété et la peur d’un coup de poignard dans le dos, Touadéra multiplierait les précautions sécuritaires.

 

Reste à savoir combien de temps ce pouvoir, de plus en plus isolé et déconnecté de ses bases politiques réelles, pourra continuer à tenir en s’appuyant principalement sur la force sécuritaire et le soutien de ses alliés extérieurs.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Le fiasco du parapublic en RCA : À quoi servent nos entreprises publiques avec zéro franc versé depuis trois ans dans les caisses de l’État sous forme de dividendes ?

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Le fiasco du parapublic en RCA : À quoi servent nos entreprises publiques avec zéro franc versé depuis trois ans dans les caisses de l’État sous forme de dividendes ?

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le bilan officiel de la performance économique des structures étatiques pour la période 2022-2024 affiche un résultat nul. Le constat émane directement du comité multisectoriel gouvernemental : aucune société parapublique n’a injecté la moindre ressource financière dans le trésor public au cours des trente-six derniers mois. Cet échec financier global remet directement en cause l’utilité et la gestion de ces entités censées soutenir le développement national.

 

 Une gouvernance en dehors des règles

L’examen du secteur indique des manquements administratifs majeurs. Plusieurs conseils d’administration ont prolongé leurs activités de manière illégale, prenant des décisions budgétaires alors que leurs mandats légaux étaient arrivés à expiration. Cette situation a nécessité l’intervention du Premier ministre par une note circulaire pour stopper ces dérives.

 

De plus, le mode de désignation des directeurs généraux a longtemps privilégié les affinités politiques au détriment des compétences techniques, sans aucune limite de durée pour l’exercice de leurs fonctions.

 

 L’absence d’outils de contrôle internes

Les cadres du ministère de tutelle reconnaissent une incapacité technique à suivre l’évolution financière des structures en temps réel. Les services publics dépendent actuellement d’une application fournie par la Banque mondiale pour obtenir des données, confirmant le manque d’autonomie de l’administration dans la surveillance de ses propres structures. Les rapports financiers souffrent de retards de validation, empêchant toute visibilité claire sur la santé économique du secteur.

 

 Les réformes annoncées suffiront-elles ?

Pour corriger ces défaillances, le gouvernement prépare un nouveau projet de loi destiné à remplacer le texte de 2020. Ce texte prévoit d’introduire des appels à candidatures professionnels et d’imposer un mandat fixe de cinq ans pour les dirigeants, renouvelable uniquement après évaluation.

 

Toutefois, les autorités admettent elles-mêmes que l’adoption d’un texte juridique restera vaine sans des décisions politiques fermes et une application rigoureuse des sanctions par la Cour des comptes. En attendant ces changements, les contribuables constatent que le patrimoine public ne génère aucune richesse pour le pays.

 

Par Alain Nzilo

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Gouvernement Moloua 3 : Quand le ridicule remplace l’efficacité républicaine

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Gouvernement Moloua 3 : Quand le ridicule remplace l’efficacité républicaine

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Décidément, le ridicule ne tue plus au sommet de l’État centrafricain. Alors que les défis socio-économiques et sécuritaires exigent des réformes structurelles profondes, le Premier ministre Félix Moloua, fraîchement reconduit à son poste, a trouvé sa “deuxième mesure phare” : imposer la levée des couleurs hebdomadaire et s’assurer, telle une direction d’école primaire, que les ministres et fonctionnaires soient au bureau dès 7h ou 8h du matin.

 

​Ce lundi premier juin dans la matinée, l’un de nos journalistes, travaillant pour la rédaction du CNC, de passage au kiosque de GEPIC, a pu constater de ses propres yeux le spectacle à la fois grotesque et humiliant qui s’est joué dans la concession commune qui abrite le ministère de l’Environnement et celui de l’Économie forestière. Situé en plein centre-ville, au milieu de deux institutions bancaires stratégiques où circule une foule continue, le site s’est transformé en véritable théâtre de rue sous les yeux ébahis du public.

 

​Des ministres “rois” face à des fonctionnaires rabaissés

 

​Les images partagées par les services de communication du gouvernement, et manifestement publiées sans la moindre réflexion parlent d’elles-mêmes. On y découvre le summum de l’indécence : le Professeur Silla Semballa et Gervais Mbata, engoncés dans leurs costumes, trônent majestueusement sur des fauteuils dorés de style “Louis XIV”, ostensiblement achetés pour la circonstance chez les commerçants libanais de la place et installés sur un tapis rouge de fortune en plein air.

 

​Derrière eux, la réalité de l’administration centrafricaine saute aux yeux. Même les hauts cadres, à l’instar des deux directeurs de cabinet de ces ministères, sont contraints de rester plantés debout, soumis au même traitement que le reste du personnel. Quant aux techniciens et agents d’exécution, ils restent alignés sous le soleil, traités comme de simples écoliers de l’école Kina. Cette mise en scène, censée incarner la “discipline”, ne met en valeur que l’arrogance d’une élite qui s’offre un confort monarchique de pacotille là où le peuple subit la misère.

 

​Un boycott silencieux : plus de 50 % d’absentéisme constaté

 

​Si le pouvoir espérait démontrer une ferveur patriotique et une adhésion totale, c’est un échec cuisant. En analysant les rassemblements dans la cour, le constat de notre reporter est implacable : les rangs de la fonction publique sont particulièrement clairsemés. L’effectif visible témoigne d’une absence flagrante de plus de la moitié des agents des deux ministères.

 

​Ce désamour visuel prouve que les fonctionnaires boudent massivement ces mesures infantilisantes. “On nous demande de venir chanter à 7 heures du matin alors que nous n’avons pas de quoi payer les transports, que nos bureaux manquent d’électricité et que nos outils de travail sont inexistants”, confie un agent sous couvert d’anonymat. Sur les clichés, on observe les agents des Eaux et Forêts alignés en uniforme, exécutant la sentence républicaine la bouche entrouverte, feignant le patriotisme pour s’éviter les sanctions d’un régime aux abois.

 

​Le regard moqueur des passants et des clients des banques

 

​En raison de l’emplacement de cette concession, idéalement nichée entre deux banques de la place, la scène n’a échappé à personne. Autour de ce cirque administratif, les badauds, les clients venus effectuer leurs opérations financières et les passants ne se sont pas privés de commenter la scène.

 

​Pour de nombreux Centrafricains qui commençaient leur journée de débrouille, voir des pères de famille, des cadres émérites et des directeurs d’administration alignés en rang d’oignons suscite plus de pitié que de respect. « Ils n’ont donc rien à faire de leurs journées ? », s’interrogeait un client de la banque, amusé et dépité par le spectacle.

 

​Sous le gouvernement Moloua, la compétence ne se mesure plus aux résultats économiques ou environnementaux, mais à la capacité de se lever tôt pour regarder un drapeau monter, tout en admirant deux ministres confortablement installés sur leurs trônes d’emprunt. Une véritable humiliation pour la République centrafricaine, qui mérite des gestionnaires, et non des directeurs d’école autoritaire.

 

Par Gisèle MOLOMA

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L’AFFAIRE YAMBOLESSIO OU LE BUSINESS HUMANITAIRE DU HCR CONTRE L’INSTRUCTION DES ENFANTS REFUGIES A BANGUI

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L’AFFAIRE YAMBOLESSIO OU LE BUSINESS HUMANITAIRE DU HCR CONTRE L’INSTRUCTION DES ENFANTS REFUGIES A BANGUI

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Derrière l’affichage de cours de soutien gratuits proposés par l’organisation CSSI en collaboration avec le HCR, les parents des enfants réfugiés à Bangui dénoncent une pure hypocrisie, car ces institutions bloquent l’inscription officielle de leurs enfants à l’école depuis des mois.

 

La semaine dernière, le Centre de Support en Santé Internationale publie un communiqué officiel annonçant des cours de renforcement pour les examens nationaux de l’année deux mille vingt-six. Ce document présente un programme de révisions de deux heures par jour au lycée Boganda et à l’école Koudoukou, désignant un responsable unique pour centraliser les demandes : Jean Yambolessio.

 

Mais la publication de ce projet provoque l’indignation immédiate des familles. Un collectif de chefs de famille de réfugiés urbains publie une plainte écrite pour dénoncer une réalité inversée. Selon ces parents, la rentrée académique deux mille vingt-cinq deux mille vingt-six s’est déroulée sans que leurs enfants puissent accéder aux salles de classe. Les inscriptions initiales n’ont jamais été validées par le HCR et ses partenaires, tandis que les documents scolaires et les bulletins de notes indispensables demeurent séquestrés dans les bureaux de ce même agent du CSSI.

 

Le paradoxe de cette politique de soutien apparaît alors dans toute sa dimension : le CSSI et le HCR déploient des moyens pour encadrer des épreuves officielles, alors que les candidats potentiels sont maintenus de force à la maison depuis des mois par manque de validation de leur cursus de base. Les parents qualifient cette initiative d’insulte publique et de provocation institutionnelle. Ils décrivent un mécanisme où l’affichage d’un projet d’aide sert à masquer la confiscation des droits fondamentaux d’accès à l’école.

 

Les familles dirigent leurs accusations vers la direction locale du Haut Commissariat pour les Réfugiés et la hiérarchie du CSSI. Elles évoquent l’existence d’un commerce lucratif lié aux fonds d’assistance. L’argent destiné à l’intégration et à la prise en charge des frais scolaires est perçu par les structures, mais les bénéficiaires légitimes ne reçoivent aucune contrepartie réelle. Les dotations financières disparaissent dans les rouages administratifs, transformant la détresse des exilés en une rente économique pour les gestionnaires du programme.

 

La rupture avec le responsable désigné par l’organisation est définitive. Les plaintes décrivent un comportement abusif, des obstructions répétées et une gestion humaine jugée totalement défaillante de la part de Jean Yambolessio. La communauté exige des comptes à la hiérarchie supérieure, notamment à la responsable du service de l’éducation du HCR, demandant l’éviction immédiate et une expertise psychiatrique de l’agent permanent. Le ton de la missive traduit le désespoir de parents qui voient l’avenir de leur progéniture détruit par les personnes chargées de les protéger.

 

Le temps presse pour cette communauté en exil. Les promesses initiales du HCR fixaient un calendrier précis pour l’application de choix viables et définitifs. Le délai accordé par les instances internationales expire dans un semestre exact. Les pays voisins appliquent déjà la clôture de leurs programmes d’aide, laissant les réfugiés de Bangui dans l’attente d’une libération ou d’un transfert promis qui ne se concrétise pas

 

Par Alain Nzilo

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David Gbeti affirme qu’Emile Gros-Rémond Nacombo, le maire de Bangui,   détourne sans retenu Un milliard de francs CFA chaque année

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David Gbeti affirme qu’Emile Gros-Rémond Nacombo, le maire de Bangui,   détourne sans retenu Un milliard de francs CFA chaque année

 

 

 

Rédigé le  02 juin 2026.

Par : la rédaction de Corbeaunews News Centrafrique Centrafrique  

David Gbeti , secrétaire général de la mairie dénonce un pillage financier hautement criminel organisé depuis le sommet de l’institution municipale.

 

David Gbeti ne tourne plus sa langue plusieurs fois dans sa bouche quand il s’agit de parler du maire de Bangui. Depuis son bureau à l’hôtel de ville de la capitale, le secrétaire général a décidé de briser le silence sur ce qu’il qualifie de détournements massifs. Sa cible : Emile Gros-Rémond Nacombo, président de la délégation spéciale et premier citoyen de la ville. Les chiffres qu’il avance donnent le vertige.

 

Chaque année, selon David Gbeti , un milliard de francs CFA arrive dans les caisses municipales. Cet argent, versé par l’État pour l’assainissement de Bangui, devrait servir à nettoyer la capitale. Mais selon Gbeti, ces fonds disparaissent dans des circuits parallèles. Et ce n’est pas tout : chaque vendredi, des millions supplémentaires alimentent le budget de la commune.

 

La Direction des grands travaux, responsable du nettoyage urbain, manque pourtant de carburant. Le paradoxe frappe d’emblée : comment une institution qui reçoit autant d’argent peut-elle laisser ses services sans moyens ? Gbeti affirme que les lignes budgétaires prévues pour ces opérations sont vidées de leur substance.

 

L’argent prend des chemins détournés. Le secrétaire général raconte avoir rencontré des créanciers de la mairie. Ces derniers affirment avoir déjà payé leurs dettes, parfois à hauteur de six ou huit millions de francs. Pourtant, aucune trace de ces versements n’apparaît dans la comptabilité officielle de l’institution.

 

L’explication se trouve au cabinet du maire. Nacombo dispose de sa propre caisse, totalement déconnectée du circuit normal. Il utilise des quittanciers personnels que personne d’autre ne contrôle. Les recettes qui devraient transiter par les services comptables réguliers s’évaporent dans ce système opaque.

 

Gbeti insiste sur sa position : il veille à l’exécution du budget municipal. Lorsque les fonds arrivent pour des activités précises mais sont utilisés ailleurs, c’est sa responsabilité de le signaler. Depuis trois ans et demi qu’il occupe ce poste, il observe ce mécanisme fonctionner sans interruption.

 

Les preuves ne manquent pas, assure-t-il. Des agents envoyés sur le terrain pour collecter de l’argent ont ensuite été licenciés après des conflits avec le président de la délégation. Ces hommes détiennent des informations compromettantes. Les rapports des inspecteurs centraux confirment ses dires.

 

L’Assemblée nationale elle-même a pointé du doigt la gestion de Nacombo. Les institutions de contrôle de la République ont produit des documents accablants sur la gouvernance municipale. Tous ces éléments, selon Gbeti, convergent vers une seule conclusion : le responsable de la dérive financière siège au sommet de la hiérarchie.

 

Le secrétaire général évoque aussi l’état de Bangui après neuf années sous cette gestion. La ville n’est plus ce qu’elle était, affirme-t-il. Les conséquences de cette mauvaise administration sont désormais irréparables. Et pourtant, le conseil municipal, organe censé contrôler ces décisions, ne se réunit plus depuis des années.

 

Sans budget voté, sans contrôle démocratique, la mairie fonctionne dans l’obscurité totale. Même le ministère des Finances ignore certaines opérations financières menées par Nacombo. Les contrats se signent sans passer par les instances de délibération, sans l’aval du département de tutelle.

 

Gbeti rappelle que ce n’est pas lui qui a nommé le président de la délégation. Cette désignation relève du chef de l’État. Mais lorsqu’un responsable échoue dans sa mission, sa responsabilité personnelle demeure engagée. Les institutions de la République l’ont d’ailleurs confirmé dans leurs rapports.

 

Le secrétaire général avait déjà tenté d’alerter. Dès son arrivée, il a rédigé un premier rapport adressé au ministère de l’Administration du territoire. La réaction de Nacombo ne s’est pas fait attendre : une correspondance évoquant un “recul de collaboration”. Depuis, les deux hommes travaillent dans des sphères séparées.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Bangui : braquage des conducteurs de taxi-moto par des hommes armés dans le 8ème arrondissement

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Bangui : braquage des conducteurs de taxi-moto par des hommes armés dans le 8ème arrondissement

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les vols à main armée contre les conducteurs de taxis-motos deviennent quotidiens dans la capitale centrafricaine, particulièrement dans le huitième arrondissement où deux criminels présumés viennent d’être appréhendés.

 

La criminalité urbaine prend une ampleur quotidienne à Bangui. Les agressions et les vols à main armée ne se limitent plus à des secteurs isolés, ils touchent désormais l’ensemble de la capitale. Les conducteurs de taxis-motos, qui assurent le transport nocturne, sont les premières cibles de ces bandes organisées qui opèrent tard la nuit en toute impunité.

 

Le dernier fait en date s’est produit dans la nuit du dimanche 31 mai 2026. Aux alentours de 1 heure du matin, un conducteur de taxi-moto regagnait son domicile lorsqu’il a été intercepté par plusieurs individus munis d’armes à feu. L’agression s’est déroulée aux abords des quartiers Galabadja Sinistré et Galabadja 1. Les assaillants ont réussi leur opération en dépouillant complètement la victime de son outil de travail avant de prendre la fuite.

 

À la suite de ce vol réussi, des investigations minutieuses ont été menées tout au long de la nuit dans le secteur. Les recherches ont permis de localiser l’engin volé au petit matin. La moto était dissimulée à l’intérieur de la maison des jeunes de Galabadja Sinistré, un lieu pourtant destiné aux activités communautaires.

 

La police du 8ème arrondissement, immédiatement prévenue de la découverte, a dépêché une équipe sur les lieux. Sous la direction du commissaire adjoint, les forces de l’ordre ont mené une opération rapide qui a débouché sur l’arrestation de deux auteurs présumés du braquage. Ces deux individus, connus des services de police pour des faits similaires, ont été conduits au commissariat du 8ème arrondissement où ils sont actuellement placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête.

 

Cette situation de vol quotidien ne se cantonne pas aux braquages de véhicules dans ce secteur précis. La délinquance prend diverses formes à travers la ville. Récemment, au quartier Miskine, une jeune fille a pénétré dans une habitation privée dans le but de dépouiller une famille. Cette dernière a été surprise en plein délit et a été arrêtée par les personnes présentes avant l’arrivée des autorités.

 

Les premiers éléments de l’enquête ouverte par le commissariat du 8ème arrondissement s’orientent vers la recherche des complices des deux hommes arrêtés, car les réseaux de voleurs de motos disposent généralement de receleurs et de cachettes dans plusieurs points de la zone.

 

Par Brahim Sallé

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Révélations du journaliste camerounais Remy Ngono : La RCA est devenue sous le dictateur Touadera un sanctuaire officiel et une mine d’or pour les fugitifs de la crypto-mafia

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Révélations du journaliste camerounais Remy Ngono : La RCA est devenue sous le dictateur Touadera un sanctuaire officiel et une mine d’or pour les fugitifs de la crypto-mafia

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Selon le journaliste camerounais Remy Ngono, la République centrafricaine s’est transformée en une terre d’accueil officielle pour les criminels financiers en fuite.

 

Le journaliste camerounais Remy Ngono, dans son live direct sur Facebook,  affirme sans passer par quatre chemins  que le dictateur Faustin-Archange Touadera a personnellement ouvert les portes de l’État centrafricain à Émile Parfait Simb, le promoteur d’une vaste escroquerie de crypto-actifs au Cameroun.

 

Dans ses déclarations, le journaliste camerounais Remy Ngono soutient que cet individu, recherché pour avoir spolié de nombreuses victimes, a trouvé une protection totale au sommet du pouvoir centrafricain.

 

D’après les informations partagées par le journaliste camerounais Remy Ngono, que les centrafricains savent d’ailleurs parfaitement, le dictateur Faustin-Archange Touadera a élevé ce fugitif de la crypto-mafia au rang de conseiller particulier, lui offrant des positions d’influence auprès de la primature et de l’Assemblée nationale.

 

Le journaliste camerounais Remy Ngono explique en outre que cette protection d’État s’est accompagnée d’une distribution de privilèges économiques majeurs. Le journaliste camerounais Remy Ngono indique que le dictateur Faustin-Archange Touadera a octroyé au clan de ce manipulateur de monnaies virtuelles des passeports diplomatiques, des médailles d’honneur, ainsi que des permis d’exploitation exclusifs pour les gisements d’or et de diamants du pays.

 

Par Alain Nzilo

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Avec les russes, Touadéra signe un pacte diabolique contre les centrafricains

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Avec les russes, Touadéra signe un pacte diabolique contre les centrafricains  

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Rien ne justifie l’importation des criminels russes en République centrafricaine. Le dictateur Touadéra abuse de son autorité pour armer les mercenaires de Poutine contre les Centrafricains. L’empereur sacrifie la paix civile pour garantir son maintien au palais.

 

Le régime dictatorial de Faustin-Archange Touadera transforme la défense nationale en une entreprise de meurtre. Alors que le rôle d’un chef d’État est de protéger ses concitoyens, Faustin-Archange Touadéra détourne les ressources du pays pour entretenir les milices russes. Cet abus de confiance prive l’armée régulière de moyens pour engraisser des tueurs à gages sans foi ni loi. Le pacte conclu entre le palais de Bangui et ces forces occultes constitue une trahison directe du serment de 2016.

 

Sur le terrain, les populations subissent la loi du sang. Les hommes du dictateur et leurs alliés étrangers occupent les zones minières, pillant les richesses pour financer la terreur. Ce détournement de souveraineté ne laisse aucune place au développement. Rien n’est construit, mais tout est détruit par la violence de ce régime qui préfère la protection de mercenaires extérieurs à la confiance de son propre peuple.

 

Chaque exaction commise sous les ordres de l’empereur alourdit le dossier de sa culpabilité devant la justice. Les textes de loi cités dans l’émission condamnent le détournement de biens destinés à un usage précis. Ici, c’est la vie même des Centrafricains qui est gaspillée pour la survie d’un trône. Le dictateur utilise la force brute pour imposer un silence de mort. La sécurité n’est plus qu’un slogan vide, servant de couverture à un système où le mercenaire est roi tandis que le citoyen reste une cible permanente.

 

Par Éric Azoumi

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Centrafrique : Sani Yalo s’autoproclame blanchi par la justice et lance un avertissement voilé à Touadéra

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Sani Yalo s’autoproclame blanchi par la justice et lance un avertissement voilé à Touadéra

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Soupçonné de connivence avec Karim Meckassoua pour renverser le pouvoir de Bangui, l’homme d’affaires Sani Yalo a brisé le silence. C’est au micro de Martial Steve Mbétissinga sur les ondes de Radio Ndeke Luka qu’il a choisi de s’exprimer, s’affublant au passage d’un titre de « ministre d’État » qu’aucun décret officiel ne lui a jamais conféré. Si cet usurpateur de haut vol affirme avec assurance que son dossier a été classé sans suite par le parquet, cette sortie médiatique cache en réalité une mise en garde politique très calculée à l’endroit du chef de l’État, Faustin-Archange Touadéra.

 

​Un « classement sans suite » brandi comme un trophée

Dans cette intervention, Sani Yalo adopte la posture classique de la victime d’un complot politique. Qualifiant toute l’affaire de « mensonge » et d’« histoire inventée », il soutient que les investigations ont démontré son innocence, poussant le tribunal à classer le dossier.

​Cependant, cette déclaration triomphante se heurte à une réalité juridique élémentaire. En droit, un classement sans suite par le parquet n’a absolument pas l’autorité de la chose jugée. Il ne s’agit ni d’un acquittement, ni d’une amnistie définitive. Le procureur de la République conserve l’entière liberté de rouvrir le dossier à tout moment si la hiérarchie politique ou la pression des alliés russes de Wagner l’exige. Ce n’est pas à un suspect, fût-il influent, de décréter la clôture définitive de ses propres poursuites.

 

​L’ombre de la corruption et d’une imposture familiale

Selon des sources proches du dossier, ce dénouement apparent ne doit rien au hasard. En coulisses, il se murmure que Sani Yalo aurait massivement puisé dans ses comptes bancaires pour obtenir ce répit judiciaire. Dans une Centrafrique minée par l’instrumentalisation des institutions, le pouvoir de l’argent semble une nouvelle fois avoir dicté le tempo de l’action publique.

​Cette affaire met en lumière les fractures et la guerre des clans qui font rage au sein du régime de Bangui. L’audace de Sani Yalo, qui n’hésite pas à usurper des titres officiels de l’État pour se donner de la stature, une habitude bien ancrée au sein de sa propre famille, démontre le niveau d’impunité qui règne dans l’entourage du pouvoir. Alors que les services de sécurité maintiennent une surveillance étroite sur les personnalités soupçonnées de double jeu, ce gel soudain de la procédure pose question. Jusqu’où la justice peut-elle reculer face aux pressions financières et aux imposteurs ?

 

​Les yeux doux à Touadéra : La diplomatie du carnet de chèques

Le point culminant de la sortie de Sani Yalo réside dans son éloge appuyé au chef de l’État, qu’il qualifie de « monsieur éclairé ». En faisant les yeux doux à Touadéra, cet acteur de l’ombre veut subtilement lui rappeler une réalité financière incontournable : c’est lui qui a grandement financé sa récente campagne de réélection.

​Cette lune de miel affichée ressemble fort à un chantage affectif et financier. Yalo fait comprendre au sommet de l’État que sa loyauté a un coût et que le pouvoir lui est redevable, décret ou pas.

 

​Une mise en garde voilée : L’option de la fuite

Au-delà de l’aspect financier, le discours de Sani Yalo contient un avertissement à peine voilé destiné au premier cercle du pouvoir. En insistant sur la nécessité de préserver la « paix », l’homme d’affaires envoie un signal clair aux acteurs politiques qui connaissent ses réseaux, ses secrets et, surtout, sa capacité de nuisance.

Le message est à peine subliminal : si le pouvoir de Bangui pousse le bouchon trop loin et tente de l’incarcérer, Sani Yalo a les moyens de prendre la fuite pour se réfugier ailleurs. Et depuis l’extérieur, l’homme en sait beaucoup trop sur les secrets du régime pour ne pas devenir un danger mortel pour le pouvoir de Bangui.

 

​Une accalmie en trompe-l’œil

Malgré ses tentatives de rassurer l’opinion sur Radio Ndeke Luka, la stratégie de Sani Yalo ressemble à une fuite en avant. Dans un système où le procureur reste soumis aux impératifs du palais présidentiel et aux exigences des réseaux de sécurité, personne n’est définitivement à l’abri.

​Le dossier est peut-être temporairement clos dans les tiroirs du parquet, mais en brandissant l’arme du financement électoral et la menace d’un exil tapageur, l’usurpateur Sani Yalo vient de lancer une nouvelle partie d’échecs hautement inflammable à Bangui.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Six ans de garde à vue. Oui, six ans, voir plus. Ne vous rêvez pas. Et ça se passe en RCA. On vient de voir cela à la SRI et à l’OCRB. Touadera, es-tu comptant de cela ?

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Six ans de garde à vue. Oui, six ans, voir plus. Ne vous rêvez pas. Et ça se passe en RCA. On vient de voir cela à la SRI et à l’OCRB. Touadera, es-tu comptant de cela ?

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Code de procédure pénale fixe la durée maximale de garde à vue à 112 heures. Ghislain Gressenguet, magistrat chargé de mission au ministère de la Justice, a même détaillé ces règles lors d’une émission sur Guira FM. Alors, que s’est-il passé pour que certains passent toute leur vie en garde à vue ?

 

Comme vous le savez, lorsqu’une personne est interpellée dans un commissariat ou une brigade de gendarmerie, les officiers de police judiciaire mènent leur enquête préliminaire selon la loi. Mais cette même loi explique qu’au bout de 112 heures, cette personne doit comparaître devant le procureur de la République. Dans certains dossiers graves, une prorogation peut être demandée, mais elle nécessite l’accord du parquet qui surveille le respect des délais.

 

Quand les faits relèvent du délit en cours, c’est-à-dire le flagrant délit, selon le magistrat Grezéngué, le procureur peut décider un mandat de dépôt. La loi exige alors un jugement rapide, à la prochaine audience disponible. Cette mesure vise à empêcher qu’une détention ne se transforme pas en punition avant toute condamnation.

 

Pourtant, ce qu’on voit depuis 6 ans avec Touadera, c’est effectivement de la punition, rien que la punition. Prenant par exemple à  la Section de recherche et d’investigation de la Gendarmerie, certains prévenus croupissent depuis six ou sept ans. Ils n’ont jamais vu un magistrat. À l’OCRB, la situation reste identique. Des hommes et des femmes attendent sans dossier constitué, laissés dans l’oubli pendant que leur affaire se prépare lentement.

 

L’ancien ministre Dominique Désiré ERENON  a passé trois mois en garde à vue avant son transfert chez le juge d’instruction pour recevoir finalement un mandat de dépôt. Le député de Djema, monsieur Lambert Akovourou, arrêté sur simple dénonciation sans preuves réelles, reste enfermé à l’Office central pour la répression du banditisme depuis plus de six mois. Son immunité parlementaire n’a jamais été levée selon les procédures établies.

 

Cette dérive s’est accélérée depuis 2020, durant le second mandat du dictateur Touadéra. Avant cette période, les choses fonctionnaient différemment. Après 2020, le changement est visible. Les magistrats connaissent cette réalité et l’admettent en privé. Le ministre aussi. Mais la justice ne peut agir librement.

 

La pression ne s’exprime pas toujours par des ordres directs. Parfois, la simple présence d’un ministre lors de l’audition d’un suspect suffit. Quand Dominique Désiré ERENON a comparu devant le juge d’instruction, le ministre de la justice s’est déplacé personnellement. Ce genre de visite ne laisse aucun doute sur les intentions.

 

Les régime invoquent sans cesse le manque de moyens, d’effectifs, de machines. Une seule imprimante pour plusieurs dossiers, disent-ils. Ces explications cachent une autre vérité. Les retards ne viennent pas uniquement des contraintes matérielles.

 

Des gens restent enfermés pendant des années en garde à vue. Ce délai devrait durer quelques jours maximum. La procédure pénale appartient à l’ordre public et toute violation des délais peut annuler l’ensemble des poursuites. Mais cette règle reste lettre morte quand personne ne la fait appliquer.

 

Les dossiers s’accumulent. Chaque histoire mériterait un livre entier. Trop de cas pour tous les raconter. La justice existe sur le papier, avec ses codes et ses articles. Dans les cellules de la SRI et de l’OCRB, elle a disparu depuis longtemps. Les détenus attendent un procès qui ne vient jamais. Leurs familles viennent aux nouvelles. Les avocats réclament des informations. Le temps passe et rien ne bouge​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim….

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Centrafrique : Le quota de 35 % femmes prévu par la loi est mort

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Centrafrique : Le quota de 35 % femmes prévu par la loi est mort

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Madame-Beatrice-Epaye-deputee-de-Markounda.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Le quota de 35 % femmes prévu par la loi est mort
Madame Béatrice Épaye, députée de Markounda, membre du bureau des femmes parlementaires de Centrafrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le quota de 35 % femmes prévu par la loi est mort-né. Le Conseil constitutionnel a validé 88 circonscriptions au premier tour des législatives du 28 décembre 2025. À peine 8 femmes figurent parmi les élus proclamés. Le taux reste extrêmement faible.

 

Paul-Crescent Beninga, lors de son interview sur la radio Ndékè-luka,  l’a dénoncé clairement : « le taux est extrêmement faible », malgré la loi qui impose au moins 35 %. Les partis politiques, aussi bien ceux du pouvoir que ceux de l’opposition, ont déjà obtenu des dérogations en 2020-2021 auprès de la Cour constitutionnelle de l’époque. Ils avaient argué qu’il était impossible d’atteindre les quotas requis. Rien n’indique qu’une nouvelle saisine sérieuse ait eu lieu cette fois-ci pour 2025-2026.

 

Les partis n’ont pas respecté la parité. En 2020, Le pouvoir et l’opposition ont présenté des listes et des candidatures qui excluent massivement les femmes. Résultat : les femmes se trouvent exclues du pouvoir législatif. Cette fois, en 2025, c’est encore pire. La parité est violée en pleine élection. L’égalité recule dans un pays qui prétend avancer vers plus de démocratie et d’inclusion. La loi existe sur le papier. Elle n’est pas appliquée. Les femmes centrafricaines paient le prix de ce mépris répété pour les textes qu’elles ont contribué à faire adopter.

 

Par Brahim Sallé

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Diplômes à titre exceptionnel : Anicet Georges Dologuélé fustige l’institutionnalisation de la médiocrité

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Diplômes à titre exceptionnel : Anicet Georges Dologuélé fustige l’institutionnalisation de la médiocrité

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ce mercredi 6 mai 2026, Anicet Georges Dologuélé a profité de sa conférence de presse pour critiquer sévèrement la dévalorisation des titres académiques par le pouvoir actuel. Le président de l’URCA voit dans l’attribution de diplômes par arrêté une preuve supplémentaire de l’effondrement des normes républicaines sous la direction du clan au pouvoir.

 

Anicet Georges Dologuélé déplore que le mérite et les concours soient désormais remplacés par la signature discrétionnaire de ministres en quête de faveur. L’ancien Premier ministre rappelle que cette pratique de nomination aux titres de professeurs ou de diplômés sans passer par les instances académiques détruit la crédibilité du système éducatif national.

 

Pour Anicet Georges Dologuélé, le régime transforme l’excellence en un objet de clientélisme politique où les distinctions ne récompensent plus le savoir mais l’allégeance. Le leader de l’URCA souligne que cette dérive décrédibilise la nation aux yeux des institutions internationales.

 

En favorisant des parcours sans fondement scientifique, les autorités valident une culture du raccourci qui pénalise la jeunesse travailleuse du pays. Anicet Georges Dologuélé note avec amertume que lorsque l’on commence à nommer des agrégés par simple décision administrative, il n’est pas étonnant de voir apparaître des bacheliers produits par la même méthode.

 

Cette gestion des titres universitaires reflète une volonté de s’entourer de personnalités dont la compétence est aussi fragile que leur légitimité. Le président de l’URCA affirme que cette braderie des diplômes est le reflet d’un système qui ne respecte plus aucune règle. Anicet Georges Dologuélé insiste sur le fait qu’un pays ne peut se construire sur le mépris du savoir et de l’effort personnel.

 

La multiplication de ces actes administratifs prouve que le sommet de l’État privilégie l’apparence sur la réalité des capacités intellectuelles. L’opposant conclut que cette politique de la médiocrité constitue un danger majeur pour l’avenir des futures générations centrafricaines.

 

Par Anselme Mbata

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Recharger un téléphone, s’éclairer : L’immense défi de l’accès à l’énergie au cœur du discours du dictateur Touadéra devant la BAD au Congo

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Recharger un téléphone, s’éclairer : L’immense défi de l’accès à l’énergie au cœur du discours du dictateur Touadéra devant la BAD au Congo

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le décalage entre les ambitions de grandeur de l’empereur Faustin-Archange Touadéra et la misère quotidienne des Centrafricains a éclaté de manière spectaculaire lors du sommet financier de Brazzaville.

 

Les rideaux sont tombés sur les Assemblées de la Banque africaine de développement en République du Congo, laissant derrière eux le souvenir d’un grand oral présidentiel particulièrement humiliant pour le régime de Bangui. Venu initialement pour vanter les mérites de sa gouvernance et réclamer des milliards pour ses plans de développement, le dictateur centrafricain a dû poser genou à terre sur la question cruciale de l’électricité. Devant un parterre de banquiers et de chefs d’État médusés, l’empereur a mis de côté les grands projets industriels pour formuler une demande d’une pauvreté affligeante, l’achat en urgence de kits solaires individuels.

 

Cette sollicitation publique pour obtenir du matériel de poche afin de permettre aux populations de s’éclairer la nuit et d’alimenter les batteries des téléphones portables constitue l’aveu d’échec le plus retentissant de la décennie Touadéra. Après dix ans de pouvoir absolu, de promesses de reconstruction et de slogans sur l’émergence économique de la Centrafrique, le chef de l’État reconnaît implicitant que son administration est incapable de fournir le moindre kilowatt-heure stable à la capitale et aux provinces. Le quotidien des habitants de Bangui se résume désormais à une quête permanente d’énergie pour des besoins de survie technologique et domestique élémentaire.

 

Le naufrage est d’autant plus complet que les institutions régionales avaient élaboré des programmes d’envergure, à l’instar du projet M300 destiné à transformer le paysage énergétique national. Mais au micro des journalistes à Brazzaville, le dictateur a enterré ces chantiers structurels en expliquant qu’ils nécessitent des années pour leur implémentation et que l’urgence du peuple se situe au niveau de la débrouille immédiate. Cette incapacité à piloter des infrastructures à long terme découle directement de l’incompétence des ministères de la dictature, où le népotisme et la mauvaise gestion bloquent les dossiers techniques indispensables à la libération des financements.

 

Les statistiques de la BAD confirment cette paralysie générale de l’appareil d’État centrafricain sous le règne de l’empereur. Sur l’ensemble des crédits alloués pour les grands travaux régionaux, le gouvernement n’a réussi à consommer que le taux dérisoire de 28%, laissant les 72% restants bloqués dans les caisses du bailleur de fonds en raison de l’opacité administrative et du manque de transparence de Bangui. Les investisseurs constatent que le régime préfère quémander des gadgets solaires à distribuer lors des campagnes politiques plutôt que de se plier aux règles rigoureuses d’audit qui permettraient de bâtir de véritables centrales électriques.

 

La stratégie de communication du pouvoir, qui tentait de recycler le Plan national de développement présenté au Maroc pour masquer la faillite locale, s’écroule d’un coup. En mendiant des chargeurs de téléphones portables au Congo, le dictateur ramène la République centrafricaine au rang des nations sous perfusion humanitaire perpétuelle, incapable de traduire ses immenses richesses naturelles en services de base pour sa population. Les responsables de la Banque africaine de développement maintiennent leurs exigences de bonne gouvernance, refusant d’accélérer les décaissements pour un régime qui navigue à vue et transforme les sommets internationaux en foire aux lampes de poche, tandis que les foyers centrafricains restent plongés dans l’obscurité totale sous le regard impuissant de l’empereur.

 

 

Par Alain Nzilo

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Bras de fer au MPC : Mahamat Al-Khatim réorganise son état-major et rappelle le général Anour Moussa Adam pour contrer Didot Ali

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Bras de fer au MPC : Mahamat Al-Khatim réorganise son état-major et rappelle le général Anour Moussa Adam pour contrer Didot Ali

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Pour contrer la dissidence de Didot Ali et la pression des mercenaires russes, le président fondateur du MPC, Mahamat Al-Khatim, nomme une nouvelle équipe dirigeante et rappelle ses fidèles au commandement.

 

Le bras de fer politique et militaire s’intensifie pour le contrôle du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC). Bien décidé à ne pas céder le terrain à son ancien chef d’état-major dissident, Didot Ali, soutenu par les miliciens russes de Wagner, le président fondateur Mahamat Al-Khatim passe à l’offensive depuis N’Djamena. Par une série de décrets officiels signés ce vendredi 29 mai 2026, le leader historique a restructuré de fond en comble le haut commandement du mouvement pour court-circuiter la faction rebelle basée dans l’Ouham.

 

Cette réorganisation intervient après un mois de fortes turbulences. Pour rappel, Mahamat Al-Khatim avait acté le limogeage de Didot Ali le 5 mai dernier, nommant dès le lendemain le général Ahmat Chaltout pour lui succéder. Cependant, sous la puissance de feu et les menaces directes des mercenaires russes à Markounda, le nouveau chef d’état-major avait rapidement cédé sa place, permettant à Didot Ali de tenter d’accaparer l’appareil militaire du MPC. Loin d’avoir baissé les bras face à cette trahison, Al-Khatim joue aujourd’hui sa carte maîtresse en rappelant le général Anour Moussa Adam au poste stratégique de Chef d’État-Major Général. Cet ancien haut responsable du mouvement, qui avait fait défection par le passé, effectue un retour remarqué pour prêter main-forte à son leader d’origine.

 

Pour structurer cette nouvelle force loyaliste, la décision numéro 0036 installe une équipe de commandement élargie. Le général Anour Moussa Adam sera épaulé par le général Atahir Haroun en tant que premier adjoint, tandis que la conduite des troupes est confiée au général Mahamat Idjel, nommé chef d’état-major chargé des opérations, assisté du général Habib Adam Tom. Parallèlement, Mahamat Al-Khatim a renforcé l’aile politique du MPC par le décret numéro 0035, élevant le général Hussein Kourssi Ahamat Baddé au rang de coordonnateur politique, secondé par le général Djimet Hassan Mahamat.

 

Cette vague de nominations officielles démontre que le canal historique du MPC refuse de laisser le mouvement mourir entre les mains des dissidents et de leurs parrains étrangers. En s’entourant d’anciens cadres d’expérience et de figures influentes prêtes à faire bloc, Mahamat Al-Khatim réaffirme sa légitimité institutionnelle face aux armes de Didot Ali. La publication de ce nouvel organigramme militaire et politique fige ainsi les positions des deux camps, ouvrant une phase de confrontation ouverte pour la direction légitime du MPC.

 

Par Arsène Féimonazoui

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L’UNHCR interpellé à Bangui après l’arrêt des aides et le blocage du plan de protection 2026

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L’UNHCR interpellé à Bangui après l’arrêt des aides et le blocage du plan de protection 2026

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’engagement de l’UNHCR à clore définitivement le dossier des réfugiés de Bangui avant le terme de l’année 2026 vacille. À l’approche du mois de juin, l’absence de calendrier opérationnel et l’arrêt des aides scolaires et sociales plongent les familles dans l’incertitude, alors qu’une prise en charge définitive avait été promise.

 

Le recensement général de la population réfugiée à Bangui devait constituer le prélude à une intégration locale ou à un rapatriement définitif. C’est en tout cas l’annonce qui avait été formulée par la responsable canadienne de la protection lors de son intervention d’octobre 2025. Cette promesse prévoyait l’attribution d’une issue définitive pour chaque ménage avant la fin de l’année 2026. Pourtant, au moment d’aborder la moitié de l’échéance fixée, aucun plan de route n’a été communiqué aux bénéficiaires. Les conclusions du recensement demeurent confidentielles et aucune étape ultérieure n’est visible pour les communautés installées sur place.

 

Ce ralentissement des procédures administratives se double d’une interruption directe des prestations de soutien de base. L’assistance scolaire, suspendue depuis le mois d’octobre 2025, ainsi que les allocations spécifiques aux personnes vulnérables, coupées en septembre 2025, contraignent les familles à l’endettement pour assurer leur subsistance et le maintien de leur logement. Les cas d’arriérés de loyer s’accumulent sur plusieurs mois, exposant les résidents à des menaces d’expulsion immédiate.

 

Face à ce constat, les représentants des réfugiés réclament désormais la publication immédiate de la liste des bénéficiaires et l’établissement d’une feuille de route pour les six prochains mois, réclamant soit l’application des engagements pris, soit une liberté totale de mouvement pour quitter le dispositif d’asile.

 

Par Éric Azoumi

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L’appauvrissement de la population par l’empereur Touadera produit ses effets : le vol se généralise et s’étend désormais massivement aux femmes dans les quartiers de Bangui

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L’appauvrissement de la population par l’empereur Touadera  produit ses effets : le vol se généralise et s’étend désormais massivement aux femmes dans les quartiers de Bangui  

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le régime des bras cassés de Bangui impose une misère extrême qui pousse désormais la population féminine de Bangui vers le cambriolage à domicile, transformant radicalement la criminalité actuelle.

 

La capitale centrafricaine subit de plein fouet les retombées d’une gouvernance calquée sur les stratégies russes de contrôle et d’asphyxie économique. Cet appauvrissement de la population atteint des sommets, brisant les structures sociales traditionnelles. La famine et le dénuement total ne choisissent plus leurs victimes, et la nécessité de survivre dicte désormais les comportements dans les quartiers. Les familles regardent les proches du pouvoir afficher une opulence insolente, des mines réjouies et des corps bien nourris, pendant que le reste des citoyens sombre dans le dénuement le plus complet sous la direction de ce régime des bras cassés.

 

Cette fracture pousse une nouvelle catégorie de la population à franchir la ligne rouge. Le phénomène du cambriolage et du vol au domicile, autrefois commis par des bandes de jeunes garçons, s’étend aux femmes, aux jeunes filles et même aux vieillards. Tout le monde commet des délits pour trouver de quoi calmer la faim.

 

En effet, ce jeudi 28 mai 2026, les habitants de la capitale ont appréhendé une femme habitant le quartier Miskine en plein cambriolage au domicile d’une famille, illustrant cette bascule du délit vers le sexe féminin.

 

La surprise a fait place à la stupéfaction lors de la découverte des objets dérobés. Parmi les biens saisis sur cette femme, les témoins ont trouvé une arme à feu. Les femmes ne se contentent plus de dérober de la nourriture ou des objets de valeur marchande courante lors de ces vols au domicile, elles s’emparent également d’outils de violence. La détresse est si forte que la population comprend les raisons de ces actes, car l’alternative actuelle se résume à mourir de faim ou risquer sa vie pour obtenir de quoi subsister. La criminalité féminine n’est plus une exception dans les quartiers de la capitale, la quête de nourriture et de moyens de défense devient collective.

 

Les filles se lancent dans les habitations pour prendre tout ce qui a de la valeur, dévalisant les chambres sous l’effet d’une panique ventrale collective que le pouvoir des bras cassés de la septième république des voyous maintient par ses choix politiques de soumission économique.

 

Les forces de l’ordre constatent malheureusement la multiplication de ces profils féminins lors des arrestations quotidiennes, sans pour autant pouvoir freiner le mouvement de foule. Des groupes de femmes s’organisent pour cibler les habitations les mieux fournies, créant une nouvelle dynamique de survie urbaine où les barrières de l’âge et du genre s’effondrent complètement sous le poids de la disette globale. Les rapports indiquent que la suspecte a profité de l’absence des propriétaires pour s’introduire dans la maison, fouillant les moindres recoins avant d’être encerclée par les voisins alertés par des bruits suspects. L’arme trouvée dans son sac témoigne du niveau de dangerosité que prennent désormais ces opérations de survie désespérées provoquées par le régime des bras cassés.

 

Par Anselme Mbata

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EXCLUSIVITÉ CNC: Sani YALO, le conseiller mystique de Touadéra, a failli gifler le procureur de la république qui l’a convoqué

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EXCLUSIVITÉ CNC: Sani YALO, le conseiller mystique de Touadéra, a failli gifler le procureur de la république qui l’a convoqué

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La paranoïa du pouvoir de Bangui atteint un niveau spectaculaire avec l’audition explosive de Sani Yalo, qui a manqué de lever la main sur le magistrat instructeur, parent du dictateur de Bangui.

L’appareil étatique centrafricain donne des signes de panique généralisée. Une simple rumeur diffusée sur les réseaux sociaux, évoquant un projet de déstabilisation virtuelle par un internaute en voyage, suffit à provoquer l’affolement des plus hautes sphères de la présidence. Cette fébrilité pathologique engendre désormais des scènes d’une violence inouïe au sein même des institutions judiciaires, mettant à nu la fragilité d’un pouvoir qui tremble à la moindre secousse numérique.

Convoqué de force par la justice sous la pression directe du chef de l’État, le président du conseil d’administration du BARC et conseiller occulte du régime, Sani Yalo, s’est présenté devant le procureur de la République dans un état d’exaspération extrême. L’audition, censée faire la lumière sur les prétendues ramifications d’un complot né sur Facebook, a rapidement tourné au scandale d’État lorsque le dignitaire du régime a perdu tout contrôle de lui-même.

Furieux de voir son nom associé à ce qu’il considère comme une machination grotesque destinée à lui nuire, le grand argentier du parti présidentiel a explosé de colère en plein interrogatoire. Selon des sources judiciaires concordantes interrogées par la rédaction du CNC, Sani Yalo a hurlé sur le magistrat, contestant l’autorité de la convocation et menaçant physiquement le procureur de la République. Le conseiller mystique a littéralement levé la main, s’apprêtant à gifler le chef du parquet, avant que la sécurité n’intervienne de justesse pour éviter une agression physique directe en plein tribunal.

Cette altercation violente démontre l’état de décomposition des relations au sommet de l’État. Sani Yalo ne supporte pas d’être traité comme un justiciable ordinaire, lui qui se considère comme le pilier financier et spirituel de la présidence. Devant le procureur, il a exprimé tout son rejet de cette procédure, qualifiant l’enquête de complot politique interne destiné à briser ses ambitions politiques, notamment après l’échec de sa tentative de devenir Premier ministre ou vice-président de la République.

La panique qui s’est emparée du palais de la Renaissance pousse le pouvoir à traquer ses propres soutiens. Pour le régime, le moindre bruit de feuilles mortes sur le sol devient le signe d’une attaque imminente. Cette peur permanente pousse le parquet à valider les enquêtes les plus absurdes basées sur des publications internet, ce qui provoque aujourd’hui la révolte des barons de la dictature. Sani Yalo, fort de son passé de financier des campagnes électorales et de ses réseaux d’influence, refuse de servir de bouc émissaire dans une affaire de complot fantôme.

Face à cet incident d’une gravité inédite, la panique s’est instantanément propagée jusqu’à la présidence de la République. Informé en urgence de la crise et de la tentative d’agression sur le procureur, Faustin Archange Touadéra se trouve dans l’obligation de revoir ses plans. Le chef de l’État, actuellement en déplacement à l’étranger pour raison de santé et pour voir ses partenaires d’affaires, veut écourter son voyage pour rentrer de toute urgence à Bangui afin de gérer l’implosion de son premier cercle et la rébellion ouverte de son conseiller mystique contre l’institution judiciaire.

Affaire à suivre…

Par Alain Nzilo

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Désormais soupçonné d’avoir tué mystiquement un policier au commissariat central de Bangui, la saga du faux ressuscité se poursuit au commissariat central où la FICU est en panique

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Désormais soupçonné d’avoir tué mystiquement un policier au commissariat central de Bangui, la saga du faux ressuscité se poursuit au commissariat central où la FICU est en panique

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Actuellement gardé à vue au commissariat central de la capitale centrafricaine, le faux ressuscité Elkana désormais appelé Lazarre est directement soupçonné par les forces de l’ordre d’être à l’origine du décès foudroyant du sous-brigadier Aristide Woroyemba le vendredi 29 mai 2026.

 

L’enquête autour du délinquant en cavale de Mobaye prend une tournure totalement inédite dans les locaux de la police centrafricaine. Le suspect, connu pour sa consommation de tramadol et de chanvre indien, s’était fait passer pour un défunt revenu à la vie grâce à un stratagème mystique. Après la découverte de la supercherie et son arrestation, l’individu a avoué son mensonge lors de son transfert au commissariat central de Bangui. C’est dans ce contexte de détention qu’un drame vient frapper de plein fouet l’unité chargée de son interpellation, la force d’intervention du corps urbain (FICU), déplaçant les regards de l’escroquerie initiale vers une affaire de disparition suspecte.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/05/le-jeune-sorcier-drogueur-en-train-d-etre-interviewe-dans-une-eglise-apostolique-de-bangui-photo-reseaux-sociaux.webp”>Désormais soupçonné d’avoir tué mystiquement un policier au commissariat central de Bangui, la saga du faux ressuscité se poursuit au commissariat central où la FICU est en panique
Le jeune sorcier-drogueur en train d’être interviewé dans une église apostolique de Bangui. Photo réseaux sociaux

 

Le sous-brigadier de Police Aristide Woroyemba, élément de la force d’intervention du corps urbain, la FICU, participait tranquillement et en bonne santé le vendredi 29 mai dernier à un test de recrutement pour la sécurisation de l’ambassade des Etats-Unis. Le fonctionnaire de police était en parfaite condition physique et venait d’assurer son service habituel.

 

Avant de débuter les épreuves, il a enfilé sa tenue de sport, mis son téléphone portable ainsi que sa moto en charge, puis s’est rendu au CNJS pour passer les tests physiques réglementaires.

 

Le policier a pris part à la course de 800 mètres et est parvenu au terme de son effort. Quelques minutes seulement après avoir franchi la ligne d’arrivée, la situation a basculé. Le sous-brigadier a été pris de vertiges subits avant de s’effondrer au sol. Le décès a été constaté quelques secondes après ce malaise.

 

Les professionnels de santé dépêchés sur les lieux ont procédé à un premier examen pour éclaircir les causes de ce drame. Les constatations médicales initiales écartent la piste d’une pandémie et s’orientent vers un accident vasculaire cérébral, un AVC.

 

Cette conclusion purement clinique est loin de convaincre les collègues de la victime. Pour les éléments de la FICU, la cause de la disparition du sous-brigadier Aristide Woroyemba est tout autre. Ils pointent nommément du doigt le jeune Elkana, dit Lazare London, qui est toujours maintenu dans les cellules du commissariat central. Les policiers de l’unité établissent un lien direct entre le décès de leur compagnon d’armes et la présence de ce prisonnier, qu’ils soupçonnent d’avoir activé des forces occultes pour se venger de son arrestation.

 

Au sein du commissariat, l’incompréhension et la colère grandissent face à cette mort foudroyante, et les accusations de pratiques mystiques se multiplient contre le détenu, transformant une simple garde à vue en un dossier hautement inflammable, alors que le corps du policier repose désormais à la morgue et que ses collègues réclament justice de manière véhémente, redoutant les retombées de cette affaire occulte qui semble loin d’avoir livré ses derniers secrets et qui plonge les agents dans une psychose totale, chacun craignant d’être la prochaine cible de la vengeance mystique du faux revenant dont la présence au commissariat central continue d’alimenter les rumeurs les plus folles et les plus inquiétantes à travers toute la ville de Bangui

 

Étonnamment, le colonel Mardoché Ngatoua, malgré son grade élevé au sein de la police nationale, valide totalement cette hypothèse mystique et accuse lui aussi le jeune délinquant d’avoir éliminé son agent par des voies occultes, faisant fi de toute démarche raisonnable en l’absence de preuves concrètes.

 

Ce ralliement aux rumeurs de sorcellerie de la part d’un haut responsable de la police nationale installe une véritable psychose, mais elle éclaire également la personnalité de ce chef de corps urbain.

 

Il faut se rappeler que cet officier supérieur, réputé pour ses méthodes brutales, traîne un lourd passé d’agresseur et de violences graves sur les civils, notamment à l’époque où il officiait à la Compagnie Nationale de Sécurité, CNS. Désormais installé à la FICU, ce policier aux comportements de petit dictateur de son patron dictateur Touadera profite de la situation pour imposer un climat de terreur, préférant brandir la menace invisible d’un sortilège plutôt que de s’en tenir aux faits, ce qui laisse planer une tension extrême sur la suite des événements au commissariat central.

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : Adriana Nahomie Topien, agente électorale kidnappée à Bambouti, est dans un état critique après les bombardements russes

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Adriana Nahomie Topien, agente électorale kidnappée à Bambouti, est dans un état critique après les bombardements russes

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À la suite des violents raids aériens sur la base des miliciens Azandé, l’agente de l’Autorité nationale des élections Adriana Nahomie Topien, kidnappée le 28 décembre dernier à Bambouti par les miliciens Azandé, enceinte et privée de soins, subit de graves complications médicales en captivité.

 

Le sort des captifs de Bambouti, enlevés lors du scrutin du 28 décembre dernier, prend une tournure de plus en plus dramatique. Alors que le groupe de prisonniers,  comprenant la sous-préfète Koumba Ndiaye, le commandant de brigade de la gendarmerie, un jeune homme et l’agente électorale Adriana Nahomie Topien,  subissait déjà les rudes conditions de la brousse, les frappes de l’aviation et des hélicoptères des mercenaires russes de la milice Wagner ont plongé les deux femmes du groupe dans une détresse absolue.

 

L’attention se porte désormais sur la jeune femme originaire du quartier Benz-Vi à Bangui, Adriana Nahomie Topien. Selon les dernières révélations, cette dernière s’était retrouvée enceinte au cours de la captivité, à la suite d’une relation avec le chef milicien Azandé. Lors du récent pilonnage de leur campement par les forces russes, les ravisseurs et leurs prisonniers ont dû fuir en force à travers la brousse pour se cacher sous la végétation. Ce déplacement d’une extrême violence a provoqué une crise médicale majeure chez la jeune femme, qui a subi d’importantes pertes de sang.

 

Dans la débandade, l’entourage a immédiatement craint un avortement spontané. Si l’hémorragie a fini par diminuer ces derniers jours, l’état de la jeune agente électorale demeure instable et particulièrement préoccupant. En l’absence de toute structure médicale dans cette zone de conflit, seuls des remèdes traditionnels de fortune lui ont été administrés pour tenter de la stabiliser, une situation qui fait peser de lourds risques sur sa vie.

 

Ce nouveau drame s’ajoute à l’agonie de la sous-préfète Koumba Ndiaye. Épuisée par cette fuite permanente sous les bombes, cette dernière n’a plus la force de se nourrir depuis plus de trois semaines et demeure incapable de se déplacer sans l’aide de ses compagnons de cellule. Envoyées à Bambouti pour encadrer les opérations électorales, ces deux représentantes de l’État se disent totalement délaissées par Bangui. Tandis que les deux femmes luttent pour leur survie en captivité, les dignitaires du régime continuent d’ignorer leurs appels à l’aide, préférant enchaîner les danses et les concerts quotidiens au palais de la Renaissance.

 

Par Éric Nzapa

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De la traque des délinquants au racket d’État : Le régime de Bangui tombe complètement dans la mythomanie

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De la traque des délinquants au racket d’État : Le régime de Bangui tombe complètement dans la mythomanie

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 L’allocution du dictateur de Bangui lors de son couronnement au stade 20 000 places le 30 mars 2026 a retenti comme une déclaration de guerre contre ceux qu’il nomme les délinquants.

 

Pourtant, derrière la promesse de faire qui annonce les règnes de l’ordre, se cache une réalité bien plus chaotique : celle d’une administration judiciaire transformée en instrument de prédation. Ce que le régime présente comme une lutte pour la vertu n’est en vérité qu’un mécanisme de racket organisé, où la loi ne sert plus à protéger, mais à dépouiller les citoyens sous la menace permanente de la force.

 

La nouvelle constitution de 2023 que beaucoup appellent le statut du MCU, ce texte que le clan au pouvoir tente de faire passer pour une règle commune, a fini par donner les pleins pouvoirs à une minorité.

 

Dans les quartiers de la capitale et dans les provinces, les agents du régime utilisent les consignes de fermeté pour justifier des extorsions quotidiennes. La justice n’est plus cette instance neutre censée arbitrer les conflits, elle est devenue le bras armé d’un racket d’État où chaque procédure est l’occasion de prélever une taxe informelle sur la survie des Centrafricains.

 

L’annonce de la fin de l’impunité, clamée avec force au stade 20 000 places, sonne particulièrement faux. Le dictateur de Bangui promet de poursuivre les coupables, mais le regard de la justice s’arrête là où commencent les intérêts de ses proches. Les véritables acteurs de la corruption et les pillards des ressources nationales jouissent d’une protection totale, protégés par ce même appareil judiciaire qui s’acharne sur les petits commerçants et les voix divergentes. Ce traitement différencié prouve que le droit est désormais sous influence directe du palais.

 

Les forces de sécurité, encouragées par des ordres de mission sans limite, multiplient les abus en toute liberté. La peur du gendarme ou du juge ne vient plus d’une crainte légitime de la sanction, mais de la certitude de perdre ses biens ou sa liberté sans motif valable. Le quotidien de la population est marqué par cette insécurité juridique totale, où la règle du jeu change selon l’humeur des puissants. Le système ne cherche pas à rétablir la paix, il cherche à maintenir un climat de soumission par la pression économique et physique.

 

Cette dérive transforme l’État en une entité étrangère à ses propres citoyens. En faisant de la justice un outil de traque politique et de profit personnel, le dictateur de Bangui rompt le dernier contrat de confiance avec le pays. La “7ème République” s’ouvre ainsi sur un paradoxe : au nom de la loi, on installe l’arbitraire ; au nom de la sécurité, on organise le pillage. La justice centrafricaine n’est plus qu’une fiction juridique au service d’un régime qui a fait de la prédation sa seule véritable méthode de gouvernement.

 

Par Alain Nzilo

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Bras de fer chez les criminels rebelles du MPC : Cache-cache politique et business de l’or

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Bras de fer chez les criminels rebelles  du MPC : Cache-cache politique et business de l’or

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le MPC implose. Derrière les faux discours de paix de ces généraux autoproclamés se cache une simple guerre entre bandits de grand chemin pour contrôler les mines d’or centrafricaines.

 

On croyait avoir tout vu avec ce groupe armé, mais les chefs du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) viennent de franchir une nouvelle limite dans le ridicule. Dans un communiqué de presse pompeux, une longue liste de prétendus officiers tape du poing sur la table. Le motif de leur colère ? Leur chef principal, Mahamat Alkhatim, a nommé un nouveau responsable sans leur demander leur avis. Une décision qu’ils rejettent totalement.

 

Mais qui sont ces criminels en tenue militaire qui prétendent aujourd’hui vouloir respecter les lois et discuter sincèrement avec le gouvernement? Quand on regarde la liste des signataires, c’est une pluie de faux titres. On y trouve une quinzaine de « Généraux » : des conseillers, des adjoints, et même des « Directeurs généraux des mines » suivis de leurs « Chefs de contrôle des mines ». C’est clair : dans cette bande, si tu n’as pas des étoiles de général sur les épaules, tu n’as pas ton mot à dire.

 

Derrière leurs grands mots sur le processus de paix, il y a une réalité bien plus sombre. C’est une dispute de voleurs pour le partage des richesses. Ces chefs militaires font semblant de chercher le dialogue, mais sur le terrain, ils ne pensent qu’à l’argent et à l’or. En bloquant les sites d’or et de diamants, le clan des rebelles dissidents a coupé les revenus de leur chef suprême. C’est une guerre financière. Pour garder le contrôle de ces mines et continuer à s’enrichir illégalement, ces criminels s’allient avec les plus offrants, signent des pactes avec des mercenaires étrangers et écrivent des communiqués pour cacher leurs activités de voyous.

 

La vérité est claire: ce sont des bandits de grand chemin qui refusent absolument de déposer les armes. Au lieu de se taire, d’abandonner la violence et de retourner à la vie civile comme des citoyens honnêtes, ils s’accrochent à leurs faux grades et à leurs fusils pour entretenir l’insécurité. Pendant qu’ils se battent pour savoir qui contrôlera le prochain gisement d’or, la population civile, elle, subit cruellement leurs violences et leurs pillages.

 

Messieurs les généraux de pacotille et directeurs du pillage, il est temps de vous taire, de poser vos armes et de laisser enfin le peuple vivre en paix!

 

Par Arsène Féimonazoui

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Martin Ziguélé soutient la candidature de Macky Sall à la tête de l’ONU

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Martin Ziguélé soutient la candidature de Macky Sall à la tête de l’ONU

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’ancien Premier ministre centrafricain Martin Ziguélé apporte désormais son soutien officiel à la candidature du Sénégalais Macky Sall pour le poste de Secrétaire général des Nations Unies.

 

Ce positionnement de Martin Ziguélé intervient à un moment important où les pays d’Afrique centrale aspirent à une stabilité durable. En tant que président du MLPC et ancien directeur national de la BEAC, l’homme politique centrafricain exprime la voix des populations ayant connu de longues décennies d’instabilité et de souffrances humaines. Pour lui, la démarche de l’ancien président sénégalais constitue une opportunité majeure pour les nations fragiles de peser sur l’échiquier international.

 

La trajectoire de Macky Sall, qui a occupé les fonctions de Premier ministre, de président de l’Assemblée nationale puis de chef de l’État pendant douze ans, constitue le socle de cet argumentaire. Martin Ziguélé insiste sur cette expérience étatique de plus de quarante ans pour affirmer que le candidat possède la maîtrise complète des rouages diplomatiques et des mécanismes de prise de décision. Cette expertise est présentée comme un gage d’efficacité pour la gestion des crises actuelles, notamment les conflits au Soudan, au Moyen-Orient ainsi que la situation entre la Russie et l’Ukraine.

 

L’ancien Premier ministre centrafricain met en avant la posture de bâtisseur de ponts revendiquée par le candidat sénégalais. Dans un contexte international caractérisé par la multiplication des barrières et des replis identitaires, le choix du dialogue et de la concertation multilatérale est présenté comme la seule option viable. Les discussions antérieures de l’ancien président avec les dirigeants du G20 et divers partenaires bilatéraux démontrent sa capacité à unifier les positions et à porter des réformes profondes, notamment celle du Conseil de sécurité.

 

Les thématiques de la dette africaine, de la souveraineté économique, du changement climatique et de la lutte contre le terrorisme constituent les axes majeurs de ce programme. La note de soutien publiée par le chef du MLPC insiste sur le fait que ces problématiques mondiales ne relèvent plus de crises passagères, mais de structures globales nécessitant une coopération collective renforcée. L’implication des jeunes à travers l’emploi et l’entrepreneuriat fait également partie des priorités défendues.

 

Pour les observateurs de la région, cette alliance politique entre une figure majeure de la République centrafricaine et la diplomatie sénégalaise montre une volonté de repositionner l’Afrique dans les instances décisionnelles mondiales. Le texte transmis par Martin Ziguélé circule désormais activement dans les cercles diplomatiques de la sous-région, provoquant déjà de nombreuses réactions parmi les chancelleries africaines.

 

Sur le plan purement pratique, la course pour la succession d’António Guterres entre maintenant dans une phase décisive à New York. Les candidats officiels viennent de terminer leurs premières auditions devant l’Assemblée générale, un exercice public où Macky Sall a défendu son programme. Actuellement, les diplomates du Conseil de sécurité mènent des discussions à huis clos pour évaluer les forces en présence. Le calendrier prévoit que les membres du Conseil de sécurité se mettent d’accord sur un nom unique d’ici le mois de septembre ou d’octobre, avant un vote de validation finale par l’ensemble des pays membres en novembre, pour une prise de fonction officielle prévue le premier janvier prochain.

 

Par Alain Nzilo

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Des jeunes arnaqués qui pleurent: Elie Oueifio lève le voile sur le trafic de fiches militaires par les Wagner et des particuliers

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Des jeunes arnaqués qui pleurent: Elie Oueifio lève le voile sur le trafic de fiches militaires par les Wagner et des particuliers.

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’ancien ministre Elie Oueifio publie une charge sévère contre les réseaux clandestins qui exploitent la jeunesse centrafricaine désireuse de servir sous le drapeau de leur pays. Son texte dénonce un système d’extorsion bien organisé.

 

En effet, les aspirations de la jeunesse centrafricaine à intégrer le corps de la défense nationale se heurtent à des réseaux d’escroquerie très lucratifs. Dans ses récents écrits, l’analyste Elie Oueifio décrit la détresse de nombreux candidats à l’enrôlement militaire, dépouillés de leurs économies par des intermédiaires véreux. L’intellectuel met directement en cause les agissements d’éléments de la société de sécurité privée Wagner, agissant de concert avec des complicités locales bien placées au sein de l’appareil d’État.

 

Le mécanisme de cette entreprise frauduleuse repose sur le commerce illégal des fiches d’accès aux centres de formation. L’écrivain rapporte que ces documents administratifs, qui devraient être accessibles selon des critères républicains basés sur le mérite et l’aptitude physique, sont confisqués puis revendus à des prix exorbitants. Des sommes importantes sont réclamées aux familles démunies qui espèrent offrir un avenir stable à leurs enfants. Les jeunes gens se retrouvent pris au piège de ces réseaux marchands, versant de l’argent sans obtenir la moindre garantie d’incorporation finale.

 

La déconfiture morale touche l’ensemble du processus de recrutement, les places au sein des contingents s’achetant désormais au plus offrant. Elie Oueifio mentionne des scènes de désespoir dans les provinces et les quartiers de la capitale, où les postulants floués constatent la disparition de leurs économies sans aucune possibilité de recours légal. Les plaintes s’accumulent auprès des autorités de transition qui maintiennent un mutisme total sur ces pratiques. Les listes officielles d’admission se négocient en secret tandis que de nouvelles vagues de candidats naïfs continuent de se presser devant les bureaux de distribution contrôlés par ces structures étrangères…

 

Par Gisèle MOLOMA

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Arrestation au Tchad de Badour Ali , frère cadet de l’ancien chef d’état-major du MPC Didot Ali

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Arrestation au Tchad de Badour Ali , frère cadet de l’ancien chef d’état-major du MPC Didot Ali

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le mardi dernier, le frère cadet du chef de guerre Didot Ali, Badour Ali, a été appréhendé par les militaires des services de renseignement tchadiens à Sido. Cette interpellation fait suite à la plainte d’un civil, Alkhatim Abakar, évadé des prisons privées du MPC.

 

Les agissements criminels et les exactions commises par la faction dissidente du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) franchissent désormais la frontière. Badour Ali, le frère cadet de l’ancien chef d’état-major Didot Ali, a été arrêté par les militaires des services de renseignement tchadiens dans la ville frontalière de Sido. Ce dernier assure la gestion des affaires financières et immobilières du chef rebelle de l’autre côté de la frontière, s’occupant notamment des maisons et de la vente de l’or du chef rebelle au Tchad.

 

L’affaire découle directement du fonctionnement des centres de détention privés mis en place par Didot Ali dans la préfecture de l’Ouham, particulièrement à Markounda. Dans ces geôles clandestines, les prisonniers subissent de graves maltraitances, maintenus au sol avec des chaînes cadenassées aux chevilles. Il y a quelques jours, un jeune homme incarcéré dans ces conditions, nommé Alkhatim Abakar, est parvenu à s’évader de sa cellule. Après avoir fui la République centrafricaine pour se réfugier à Sido, en territoire tchadien, la victime s’est immédiatement rendue auprès des militaires des services de renseignement pour déposer une plainte officielle contre Badour Ali.

 

Dans sa déposition, Alkhatim Abakar explique que son calvaire est lié au vol de son téléphone portable, un iPhone 15 Pro Max. Alors qu’il était encore aux fers dans la prison privée de Markounda, Badour Ali est venu lui rendre visite en cellule. Sans apporter l’appareil avec lui, le frère cadet du chef rebelle a exigé sous la contrainte que le détenu lui donne immédiatement le code de déverrouillage. Alkhatim Abakar a opposé un refus catégorique, et Badour Ali est reparti les mains vides. Pour la victime, cette démarche insistante constitue la preuve absolue que c’est bien Badour Ali qui a subtilisé le téléphone et qui le détient.

 

Faisant régulièrement la navette à moto entre la République centrafricaine et le Tchad pour liquider les produits des chantiers miniers et administrer le business de son grand frère, Badour Ali a été intercepté par les agents du renseignement militaire mardi dernier lors de son entrée à Sido.

 

Cependant, l’affaire a rapidement mis en lumière les pratiques de corruption qui caractérisent ces zones frontalières, où certains militaires transforment la sécurité en un commerce lucratif. Dès l’annonce de l’arrestation, Didot Ali a mobilisé d’importants fonds depuis ses bases arrières en Centrafrique. Cet argent a été envoyé directement aux militaires des services de renseignement tchadiens qui détenaient son frère. Suite au versement de ce pot-de-vin, les agents corrompus ont clandestinement remis Badour Ali en liberté ce jeudi 28 mai, après seulement deux jours de cellule. Le frère cadet est aujourd’hui totalement libre de ses mouvements tandis qu’Alkhatim Abakar n’a jamais pu récupérer son téléphone portable, constatant l’impunité totale dont bénéficient ces bandes criminelles grâce à l’argent des mines.

 

Par Arsène Féimonazoui

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L’intégration des rebelles de 3R et de l’UPC dans l’armée centrafricaine : un pari dangereux, selon les centrafricains

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L’intégration des rebelles de 3R et de l’UPC dans l’armée centrafricaine : un pari dangereux

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le gouvernement centrafricain mise sur l’incorporation d’ex-combattants rebelles de 3R et de l’UPC dans l’armée nationale pour pacifier le pays.

 

L’accord signé le 19 avril 2025 à N’Djaména entre Bangui et les groupes armés 3R et UPC prévoit l’intégration de leurs combattants dans les Forces armées centrafricaines. Cette stratégie, déjà tentée sans succès par le passé, divise les observateurs entre espoir de stabilisation et crainte d’une nouvelle explosion de violences.

 

Le processus paraît simple sur le papier : cantonnement des fighters en trois mois, désarmement sous quinze jours, formation puis incorporation dans les FACA. La réalité s’avère autrement complexe. Les précédents échecs du pays en matière de désarmement et réintégration des ex-rebelles jettent une ombre sur cette nouvelle tentative. L’Accord de 2019 avait déjà promis une paix durable qui s’est rapidement effondrée.

 

Les 3R d’Oumar Abdelkader et l’UPC d’Ali Darassa accumulent les accusations d’exactions contre les civils. Leurs combattants, souvent mieux équipés que les soldats réguliers, pourraient alimenter les frustrations au sein d’une armée nationale déjà fragile et sous-financée. L’attribution de postes de commandement aux cadres rebelles, promise dans l’accord, risque d’attiser ces tensions.

 

L’aspect ethnique complique encore la donne. Les 3R, majoritairement peuls, et l’UPC, ancrée dans le Nord-Est, transportent avec eux des rivalités communautaires profondes. Leur intégration dans une armée déjà traversée par des divisions internes pourrait transformer les FACA en mosaïque de factions plutôt qu’en force unifiée.

 

Le calendrier serré de l’accord interroge également. Trois mois pour cantonner des milliers de combattants dispersés sur un territoire vaste et difficile d’accès semblent insuffisants. Le désarmement, étape la plus délicate, s’appuie sur la bonne volonté de groupes qui ont fait de leurs armes leur principal atout de négociation. Les rapports de l’ONU de 2024 confirment que ces mêmes groupes continuent de s’approvisionner en armements malgré les embargos.

 

La formation des ex-combattants pose d’autres défis. Qui supervisera ce processus ? Les partenaires internationaux, déjà échaudés par les échecs passés, montrent des signes de lassitude. Sans encadrement rigoureux, les nouveaux recrues pourraient conserver leurs allégeances d’origine, minant l’autorité hiérarchique militaire.

 

Le rôle du Tchad comme garant de l’accord suscite la méfiance. N’Djaména poursuit ses propres intérêts géopolitiques dans la région, notamment face à l’influence russe croissante en Centrafrique. Cette dimension externe pourrait compromettre l’appropriation nationale du processus de paix.

 

Les populations civiles, premières victimes des exactions de ces groupes, observent avec scepticisme cette réhabilitation des bourreaux d’hier. Leur adhésion au processus conditionne pourtant sa réussite à long terme. Sans réconciliation authentique et mesures de justice transitionnelle, l’intégration des rebelles pourrait apparaître comme une prime à la violence.

 

L’État centrafricain mise gros sur cette stratégie. L’alternative – maintien du statu quo avec des groupes armés incontrôlés – présente également des risques majeurs. Mais transformer des adversaires en alliés exige plus que des signatures sur un accord. Cela nécessite une vision politique claire, des moyens financiers substantiels et surtout une volonté partagée de construire une paix véritable.

 

L’histoire récente du pays enseigne la prudence. Trop d’accords ont déjà été signés dans l’euphorie avant de sombrer dans l’oubli. Cette nouvelle tentative d’intégration pourrait soit ouvrir la voie à une stabilisation durable, soit alimenter un nouveau cycle de violences si les conditions de sa mise en œuvre ne sont pas réunies. Le temps dira si Bangui a tiré les leçons de ses échecs passés ou si elle répète les mêmes erreurs en espérant un résultat différent….

 

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L’hôpital qui se fout de la charité : le clepto-mythomane, madame Maxime Balalou en grand moraliste des centrafricains

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L’hôpital qui se fout de la charité : le clepto-mythomane Maxime Balalou en grand moraliste des centrafricains

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Lors de sa conférence de presse du 16 février, le clepto-mythomane Maxime Balalou prêche le changement de mentalité initié par une secte coréenne . Comprendre : changez vous, pas nous.

 

En effet, le clepto-mythomane Maxime Balalou énumère le népotisme, le favoritisme, la corruption et les détournements de deniers publics comme les vrais freins de la Centrafrique. Curieusement, son discours vise le peuple, les familles, les citoyens lambda. Le cœur du régime, lui, passe miraculeusement entre les mailles du filet.

 

Pourtant, que n’a-t-on pas entendu sur le dictateur de Bangui, le clan mafieux du régime, ainsi que sur le clepto-mythomane Maxime Balalou lui-même ? Les centrafricains le savent d’ailleurs très bien cet que homme n’a pas besoin d’être présenté à la nation. Un ancien kitandaire, un voleur des poteaux électriques, l’homme des faux billets. D’ailleurs, il suffit de faire un petit tour devant la résidence familiale où il réside  pour comprendre l’ampleur de ce que nous sommes en train de dire.

 

Tout le monde le sait que C’est lui-même qui incarne le mal qu’il dénonce devant la presse ce lundi 16 février dernier. Comment prêcher l’exemplarité quand on est soi-même cité pour vol de biens publics ? Le clepto-mythomane Maxime Balalou devrait balayer devant sa porte avant de donner des leçons de morale à la nation.

 

Car en République centrafricaine, on dit : “La bouche qui mange ne parle pas.” Le clepto-mythomane Maxime Balalou parle beaucoup. Trop. Pendant que les marchés publics filent aux copains du clan mafieux et que l’argent public s’évapore dans la nature du régime, lui monte devant la scène pour accuser le peuple de pessimisme.

 

Il célèbre les formations lancées avec les Sud-Coréens pour les cadres de l’État. Belle vitrine. Mais pourquoi ces formations n’atteignent-elles jamais ceux qui placent parents, amis et complices aux postes les plus juteux ? La réponse est simple : former le clan, c’est risquer de se regarder dans le miroir.

 

Le clepto-mythomane Maxime Balalou prône l’unité, la fraternité, le patriotisme. Mais dans la foulée, il accuse “certains” de salir le pays et de semer la division. Ces “certains”, ce sont les journalistes libres, les opposants, les citoyens qui osent nommer les abus. Pour lui, le patriotisme se mesure au silence et aux applaudissements.

 

Il exhorte à choisir ce qui unit, à travailler pour le plus grand nombre, à viser l’excellence. Sauf que cette excellence reste l’apanage d’une clique pendant que la majorité croupit dans la misère. Le changement de mentalité qu’il réclame, il devrait commencer par l’appliquer à lui-même et aux siens.

 

L’hôpital qui se fout de la charité : le clepto-mythomane Maxime Balalou reproche au peuple exactement ce que son régime — et lui-même — pratique en routine. Avant d’exiger la transformation des pensées des gouvernés, que les gouvernants commencent par rendre des comptes. Le reste suivra.

 

Par Gisèle MOLOMA

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De l’Investiture à l’Imposture : Les promesses d’indépendance judiciaire de Touadéra déjà enterrées avec la confiscation du passeport de l’opposant Anicet-Georges Dologuelé

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De l’Investiture à l’Imposture : Les promesses d’indépendance judiciaire de Touadéra déjà enterrées avec la confiscation du passeport de l’opposant Anicet-Georges Dologuelé  

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La prestation du serment du 30 mars 2026 s’efface devant la réalité d’un pouvoir qui transforme les tribunaux en officines partisanes. Entre les discours d’équité et le blocage administratif imposé à Anicet Georges Dologuélé, Faustin-Archange Touadéra choisit la voie du parjure au détriment de l’État de droit.

 

L’encre de la signature apposée lors de la prestation de serment pour la septième République n’a pas eu le temps de sécher que les actes démentent déjà les paroles. En affirmant devant Dieu et la nation que la justice serait le pilier de son nouveau mandat, le dictateur Faustin-Archange Touadera a vendu une illusion que la réalité de l’aéroport de Bangui vient de briser. Le refus de délivrer un passeport à un citoyen dont la nationalité a été certifiée par le Conseil constitutionnel confirme la volonté du régime de Baba Kongoboro de nuire. Le droit est ici piétiné par des consignes verbales transmises entre ministres et procureurs, prouvant que les institutions ne répondent plus qu’à une seule voix, celle du palais de la Renaissance.

 

Le recours à des arguments juridiques fallacieux pour exiger une demande de réintégration est une insulte à l’intelligence des Centrafricains. Demander à un ancien Premier ministre de quémander sa propre identité, alors qu’aucune perte de nationalité n’a été constatée par décret, place le régime hors du champ républicain.

 

Le ministre de l’Intérieur et le procureur de la République agissent en exécutants d’une haine personnelle, transformant une simple procédure de voyage en une barrière politique infranchissable. On assiste à une privatisation de la loi où la détention d’un document d’identité dépend désormais de l’humeur du prince ou de la soumission de l’opposant.

 

Cette gestion clanique s’étend jusqu’aux compétitions législatives à Bokaranga, où les ressources de l’État sont détournées pour barrer la route à un seul homme. On utilise des hélicoptères et des moyens financiers colossaux pour combattre un candidat que l’on qualifie par ailleurs d’étranger ou d’apatride.

 

Cette incohérence est le signe d’un pouvoir qui ne s’embarrasse plus de logique ni de respect pour les textes qu’il a lui-même promulgués. En ignorant les décisions de la plus haute juridiction du pays, le régime envoie un message clair : la survie du clan l’emporte sur la stabilité des institutions.

 

Les magistrats, soumis à des menaces constantes, ne sont plus que les spectateurs d’une dérive où le bon vouloir présidentiel remplace le code civil.

 

L’appareil sécuritaire et judiciaire se ligue pour empêcher un représentant de la nation de remplir ses missions internationales à l’Union africaine, préférant l’isolement diplomatique à la reconnaissance d’un droit fondamental. Cette situation installe un climat où chaque citoyen peut, du jour au lendemain, être privé de ses droits les plus élémentaires si son existence politique gêne les intérêts de la famille régnante.

 

Le mépris affiché pour les correspondances officielles et les demandes d’audience montre que le dialogue est rompu au profit d’un rapport de force permanent. Les institutions de la République ne sont plus des remparts contre l’arbitraire, mais des outils de coercition utilisés pour obtenir par la force ce que les urnes n’ont pas permis d’arracher avec honneur.

 

Par Alain Nzilo

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