Mboki : les mercenaires russes de la milice Wagner pillent totalement le centre de santé de Kadjema et emportent les matériels

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Le mercredi 24 février dernier, les habitants de Kadjema, petit village situé à trente-cinq kilomètres de Mboki, ont vécu une scène qui leur a donné l’impression que le monde marchait à l’envers.
En effet, dans le Haut-Mbomou, à l’est de la Centrafrique, les populations rurales vivent depuis des années sous la pression constante de la milice russe Wagner, dont les mercenaires circulent librement sur les axes reliant les grandes villes aux villages les plus reculés.
C’est dans ce contexte lourd que les faits du 24 février 2026 ont eu lieu. Aux environs de cinq heures du matin, des mercenaires russes de la milice Wagner ont quitté la ville de Mboki à bord de véhicules blindés, prenant ostensiblement la direction d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou. Mais leur véritable destination était ailleurs, et ce que personne ne savait encore allait laisser un village entier sans soins.
À trente-cinq kilomètres de Mboki, les véhicules se sont arrêtés à Kadjema. Les hommes se sont dirigés droit vers le centre de santé du village, ce petit dispensaire qui représentait pour toute la population de ce village le seul endroit où se faire soigner. Ce qui a suivi a duré toute la journée, sous les yeux des habitants, impuissants.
Les mercenaires ont commencé à charger méthodiquement tout ce qu’ils trouvaient à l’intérieur. Des lits en fer, ceux où les malades étaient couchés. Des chaises en fer, du mobilier solide et robuste que l’on retrouve dans tous les hôpitaux de la région depuis des décennies. Rien n’était trop petit, rien n’était trop lourd pour être épargné.
Au fil des heures, les matelas usés, les équipements de soin et les moindres objets utiles ont été hissés sur les véhicules blindés. Les habitants regardaient, sans pouvoir intervenir, leur dispensaire se vider pièce après pièce. Et quand le soleil a commencé à descendre, les mercenaires sont remontés dans leurs blindés et ont repris la route de Mboki, le chargement bien arrimé.
Ce butin soulève une question que tout le monde dans le village se pose à voix basse : à quoi ces hommes vont-ils servir des lits de malades et des chaises d’hôpital ? Pour dormir, pour soigner leurs propres blessés, pour installer leurs femmes en couches, personne ne le sait. Ce qui est certain, c’est que derrière eux, ils ont laissé quatre murs vides.
Ce matériel n’était pas tombé du ciel. Des organisations humanitaires internationales l’avaient acheminé jusqu’à Kadjema au prix d’efforts considérables, pour que ce village isolé puisse offrir des soins de base à ses habitants. En quelques heures, ce travail de longue haleine a été réduit à néant, et personne dans la communauté internationale ne semble pressé d’en parler.
Car c’est là que la situation devient encore plus difficile à comprendre. Ces mêmes organisations savent ce qui se passe. Elles ont les moyens de savoir, les relais sur le terrain, les informateurs dans les villages. Pourtant, aucune voix officielle ne s’élève, aucune déclaration ne vient nommer ce qui s’est passé à Kadjema ce mercredi matin. La peur, ou peut-être le calcul, retient les langues.
Et pendant ce temps, à Kadjema, si un enfant tombe malade cette nuit, si une femme entre en travail, si un homme est blessé sur son champ, il n’y a plus rien dans ce dispensaire pour les accueillir
Touadera et ses alliés russes sont des voyous criminels. Franchement!
Par Éric Nzapa
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
