Maître Nicolas Tiangaye soutient la revendication patriotique des populations du Haut-Mbomou et exige le retrait immédiat des mercenaires russes de la milice Wagner
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Dans une déclaration sans langue de bois à l’émission « Actualité et nous » sur Radio Fréquence RJDH 100.5 FM, Maître Nicolas Tiangaye, ancien Premier ministre et président de la CRPS, a apporté un soutien total et sans équivoque à la juste revendication des populations du Haut-Mbomou face à l’occupation criminelle des mercenaires russes Wagner.
Face à la situation chaotique qui prévaut depuis plus d’un mois et demi dans le Haut-Mbomou – des milliers de civils contraints de fuir vers la RDC, des femmes, des enfants et des vieillards massacrés, torturés ou déplacés sur le site de l’église Saint-Jean-Baptiste de Zémiot –, Maître Tiangaye dénonce sans détour l’approche guerrière et irresponsable du régime Touadéra :
« La situation qui prévaut dans le Haut-Mbomou nous préoccupe tous parce que ce sont des Centrafricains qui souffrent là-bas, qui sont tués. Il y a des enfants, des femmes, des vieillards qui sont obligés de traverser de l’autre côté de la rive. Et la question qui se pose est de savoir si c’est par la violence qu’on peut régler ce problème-là. »
Le leader de la CRPS va plus loin en qualifiant la position des populations du Haut-Mbomou de **patriotique** et en exigeant clairement le retrait préalable des mercenaires étrangers comme condition sine qua non à toute négociation :
« Lorsque ce sont des Centrafricains qui font une revendication en disant nous ne voulons pas de mercenaires étrangers sur notre territoire, faut-il donner raison aux Centrafricains ou bien aux mercenaires ? Ce sont des mercenaires qui assassinent nos compatriotes là-bas… Il y a des innocents qu’on a arrêtés, qu’on a abattus, qui sont torturés par les mercenaires. »
Maître Nicolas Tiangaye accuse directement le pouvoir en place d’être à l’origine de ce chaos : ce sont les autorités actuelles qui ont recruté, formé et armé ces Wagner, et qui aujourd’hui se retrouvent piégées par leurs propres créatures :
« Aujourd’hui c’est le pouvoir qui est dans une posture, qui est dans l’impasse. Parce que c’est eux qui les ont recrutés, qui les ont fait former par les Wagner. Et aujourd’hui ils se retournent contre Wagner, ils se retournent aussi contre les FACA. »
Pour lui, la revendication des populations du Haut-Mbomou – retrait immédiat des mercenaires russes avant toute discussion – est non seulement légitime mais **patriotique** :
« Si les Alandais disent nous posons comme préalable le retrait des mercenaires étrangers, eh bien pourquoi on ne peut pas leur donner raison ? Il faut leur donner raison en disant : les mercenaires étrangers n’ont pas à se mêler des débats qu’il devait y avoir entre Centrafricains. C’est une position qui est patriotique. »
Maître Tiangaye fustige ainsi la trahison du régime qui préfère protéger des mercenaires étrangers assassins plutôt que ses propres citoyens, et appelle à ce que les discussions se fassent **uniquement entre Centrafricains**, sans la présence de ces forces d’occupation russes.
Ces propos constituent une charge d’une rare violence contre le pouvoir de Faustin-Archange Touadéra, accusé d’avoir vendu la souveraineté nationale à des mercenaires qui massacrent aujourd’hui le peuple centrafricain dans le Haut-Mbomou. Maître Nicolas Tiangaye se positionne clairement aux côtés des victimes et exige le départ sans délai des Wagner, seule condition pour ramener la paix dans cette préfecture martyre.
Par Alain Nzilo
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)