Nouvelle escroquerie, nouvelle victime. Au KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui, le commandant Yarkokpa a encore frappé. Cette fois-ci, il a frappé dur sur un commerçant.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Les trafiques de drogues de synthèse, les braquages, les menaces sur ses proches ne lui ont pas suffi. Le commandant Yarkokpa vient de s’attaquer cette fois à Ibrahim, paisible vendeur de carburant au KM5.
Il y a des hommes qui portent le grade comme d’autres portent une licence pour faire ce qu’ils veulent. Dans les rues de Bangui, ce genre d’homme existe, il a un nom, et il continue d’opérer sans que personne ne lève le petit doigt.
C’est dans ce climat que le commandant Yarkokpa, ancien chef milicien Anti-Balaka s’est présenté chez Ibrahim, vendeur de carburant au PK5, dans le troisième arrondissement. Il a emporté du carburant d’une valeur de 1 250 000 francs CFA, en invoquant le nom du ministre de l’énergie, monsieur Bertrand Arthur Piri et en disant qu’il avait une mission à conduire.
Quelques jours plus tard après le premier coup, il est revenu. Cette fois pour 2 millions de francs CFA supplémentaires. Sans payer non plus. La dette totale du commandant envers Ibrahim a ainsi grimpé à 3 250 000 francs CFA, et aucun billet n’est sorti de sa poche.
Ibrahim commence à s’inquiéter. Il a commencé à appeler pour réclamer son argent. À chaque tentative, le commandant Yarkokpa avait une nouvelle excuse : tantôt il disait être en formation en Chine, tantôt il se déclarait indisponible. Mais quand les appels sont devenus trop pressants, le ton a basculé.
Le commandant Yarkokpa a alors menacé Ibrahim de mort. Il lui a dit clairement qu’il ne lui rembourserait pas un seul franc, et que s’il voulait aller se plaindre quelque part, il n’avait qu’à y aller.
Ne sachant plus vers qui se tourner, Ibrahim a décidé de porter l’affaire devant Fidèle Gouandjika, ministre conseiller du dictateur de Bangui, parent du commandant Yarkokpa. Celui-ci a bien essayé de joindre le commandant, mais Yarkokpa a refusé de se présenter. La réponse qui est revenue à Ibrahim a été encore plus glaçante.
Du côté de l’État-major, c’est de la mafia pure. Le chef d’état-major, le général Mamadou Zéphirin aurait fait savoir qu’il n’est pas acceptable de convoquer un officier militaire pour le mettre face à un civil. En d’autres termes, Ibrahim n’avait aucun droit de réclamer quoi que ce soit à un homme en uniforme, peu importe ce que cet homme lui avait pris.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Ibrahim avait envoyé son jeune frère s’approvisionner en carburant à Garoua-Boulaï, avec tous les papiers de vente en règle. Sur la route du retour, le petit frère du commandant Yarkokpa et un garde du président Touadéra ont intercepté la marchandise.
Ils ont déclaré que le transport était interdit, saisi tout le carburant et l’ont vendu à leur propre compte. Les documents officiels du jeune homme n’ont servi à rien. La marchandise était partie, et personne n’a été inquiété.
Quand Ibrahim est retourné voir Fidèle Gouandjika pour cette nouvelle spoliation, la réponse a été courte : aller déposer une plainte au SRI pour chercher une solution. Ibrahim s’est retrouvé seul, sans son argent, sans sa marchandise, avec des menaces de mort dans les oreilles et des portes fermées devant lui.
Voilà la septième république des voyous, des bras cassés.
Par Gisèle MOLOMA
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)