Le russe Dmitri Podolsky l’Avoue sur RT : Wagner Tient les Rênes de la RCA, Aucun Changement Prévu. Touadéra n’est qu’une poupée
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Petit à petit, Wagner a pris le contrôle total de la République Centrafricaine. Ce n’est plus une analyse : c’est Dmitri Podolsky lui-même, chef Wagner et soi-disant “conseiller” à la présidence, qui l’a confessé en direct sur RT, la télévision de propagande russe.
La Question et la Réponse qui Disent Tout
La journaliste de la télévision russe RT pose la question suivante à Podolsky :
“Que pensez-vous de l’impact du nouveau mandat de Touadéra sur l’avenir du pays et la stabilisation de la RCA sur le long terme ?”
Réponse de Dmitri Podolsky :
“En République Centrafricaine, la situation est pratiquement stabilisée. Reste à mettre l’accent sur le volet économique et social. Le président est au pouvoir depuis dix ans. Je pense donc qu’en principe, ce nouveau mandat sera profitable au pays. Il n’y aura pas de changements au sein de son équipe. La majeure partie restera en fonction. Cela devrait en principe contribuer au bien du pays”.
Lisez bien : “Il n’y aura pas de changements au sein de son équipe.”
Ce n’est pas Touadéra qui parle. Ce n’est pas le Premier ministre. Ce n’est pas un ministre centrafricain. C’est Dmitri Podolsky, un mercenaire russe issu de Wagner, qui décide et annonce publiquement la composition du gouvernement centrafricain. Qui nomme et maintient en poste les ministres en RCA ? Wagner. La réponse est dans la bouche de Podolsky lui-même.
La Préparation des Élections : Un Mensonge Construit sur la Terreur et la Manipulation Constitutionnelle
Podolsky déclare sur RT :
“Nous avons commencé à nous préparer aux élections de 2025 dès 2024. Nous avons mené avec succès de nombreuses opérations pour contraindre les combattants à faire la paix”.
C’est un mensonge partiel qui cache une vérité bien plus ancienne et bien plus grave.
La préparation de Wagner pour maintenir Touadéra au pouvoir ne date pas de 2024. Elle remonte à 2021-2022, quand Wagner a voulu modifier la Constitution centrafricaine pour lever les obstacles à un nouveau mandat de Touadéra. Ils se sont présentés devant la professeure Danielle Darlan, présidente de la Cour Constitutionnelle, pour obtenir sa validation. Elle a dit non.
Wagner l’a immédiatement limogée. Elle a été remplacée par Jean-Pierre Waboué, un oncle maternelle de Touadéra. La Constitution a ensuite été modifiée selon les désirs de Moscou. Voilà comment Wagner “prépare les élections” : en écartant les juges indépendants et en installant des hommes liges aux postes clés.
Quant aux “opérations pour contraindre les combattants à faire la paix
” : Podolsky s’attribue ici un mérite qui ne lui revient pas. L’accord de paix avec les groupes armés centrafricains a été obtenu grâce au président tchadien Mahamat Idriss Déby, qui, avec le soutien du Qatar, a exercé une pression directe sur les chefs de groupes armés pour qu’ils acceptent la paix avec Touadéra. Wagner n’y est pour rien. Ce mensonge est caractérisé.
Ce que Wagner a réellement fait avant les élections, c’est terroriser la population : emprisonner les opposants, emprisonner les récalcitrants, faire trembler les civils pour qu’aucune contestation ne soit possible le jour du scrutin. Podolsky lui-même l’admet entre les lignes quand il dit que “les élections se sont déroulées sans incident majeur”. Sans incident, oui — parce que la peur avait déjà fait son travail.
Les Élections du 28 Décembre 2025 : Une Formalité Sécurisée par la Violence
Podolsky se félicite :
“L’élection présidentielle du 28 décembre, ainsi que les élections locales et parlementaires, se sont tenues pour la première fois depuis 40 ans. Le processus électoral s’est déroulé sans incident majeur, à l’exception d’une tentative de déstabiliser la situation dans le nord-est du pays. Nous avons réagi à temps, et à la mi-décembre, nous avons déjoué les actions d’un groupe important de combattants. Et il en a été de même le 29 décembre à l’est. Nous avons accompli la tâche en deux jours.”
Traduction réelle : Wagner a mené des opérations militaires dans le nord-est et l’est du pays pour éliminer toute opposition armée — et non armée — avant et pendant le scrutin. “Accompli la tâche en deux jours” est le langage d’un militaire mercenaire décrivant une opération de répression, pas d’un conseiller humanitaire décrivant un accompagnement électoral.
Les élections “sans incident majeur” de Podolsky, c’est une élection organisée sous occupation russe, avec des juges constitutionnels choisis par Wagner, des opposants emprisonnés ou contraints au silence, et des opérations militaires actives pendant la période de vote.
“Pas de Changements” : La Preuve que Wagner Gouverne la RCA
Le passage le plus révélateur de toute l’interview reste celui sur l’absence de remaniement gouvernemental. Quand Podolsky dit qu’il n’y aura “pas de changements au sein de l’équipe” de Touadéra, il ne fait pas une prédiction. Il fait une annonce.
Le Premier ministre Félix Moloua restera. Les ministres pro-russes resteront. Les conseillers Wagner à la présidence resteront. Pourquoi ? Parce que ce sont eux qui servent les intérêts de Moscou. Un remaniement signifierait un risque : celui de voir arriver des personnalités centrafricaines indépendantes qui pourraient questionner la présence russe.
Touadéra est au pouvoir depuis dix ans. Wagner est en RCA depuis 2018. En dix ans, le pays n’a pas avancé économiquement, socialement, institutionnellement. Mais Wagner, lui, a consolidé son contrôle sur les mines d’or et de diamants, installé ses hommes à tous les niveaux de l’État, et éliminé toute voix discordante.
Podolsky appelle cela de la “stabilité”. Les Centrafricains, eux, appellent cela une occupation déguisée.
Dmitri Podolsky n’a pas accordé une interview à RT. Il a fait un rapport de situation à Moscou, en direct et en public, sur l’état du contrôle russe en RCA. Les élections sont sécurisées. L’équipe gouvernementale est maintenue. Les opposants sont neutralisés. Les juges indépendants sont remplacés. Wagner reste.
Un mercenaire russe qui annonce la composition du gouvernement d’un État souverain africain sur une chaîne de propagande étrangère : voilà où en est la République Centrafricaine en 2025.
Par Alain Nzilo
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC




![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)