En moins d’un an, la ville de Zémio est devenue la ville fantôme du Haut-Mbomou
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Zémio n’est plus qu’une coquille vide. Les combats qui durent depuis neuf mois ont poussé des dizaines de milliers d’habitants à fuir vers la RDC ou d’autres régions du pays. L’église catholique dénombre 32 000 déplacés dans cette ville autrefois animée du Haut-Mbomou.
Cette fuite massive trouve son origine dans les violences qui opposent les miliciens Azandé aux mercenaires de la milice russe Wagner, soutenus par l’armée centrafricaine, les gendarmes, les policiers et la MINUSCA. Les habitants ont pris la décision de partir, parfois en quelques heures seulement.
Certains se sont déplacés vers l’intérieur du territoire centrafricain, cherchant refuge dans des zones qu’ils jugent moins dangereuses comme au sein de l’église catholique. D’autres ont préféré franchir la frontière pour rejoindre Zapay, en République démocratique du Congo, où ils espèrent obtenir le statut de réfugiés. Les familles ont abandonné leurs maisons, leurs biens, leurs commerces. Les marchés se sont vidés progressivement. Les boutiques ont fermé leurs portes une à une.
Plus de la moitié de la population a disparu des rues de la ville. Cette année, moins de 100 élèves ont franchi les portes des écoles de Zémio. Les salles de classe sont restées vides, les tableaux noirs intacts.
Derrière cet exode se cache une réalité qui explique la terreur des habitants. Les mercenaires de la milice russe Wagner et les soldats des forces armées centrafricaines ont instauré une méthode d’identification qui terrorise la population locale.
Leur critère d’arrestation repose sur la présence de cicatrices de lames de rasoir sur le corps des jeunes hommes. Pour ces forces, ces marques constituent la preuve irréfutable d’une appartenance aux miliciens Azandé, d’un engagement dans les combats armés. Peu importe que ces scarifications soient portées par la quasi-totalité des Centrafricains depuis leur plus jeune âge, qu’elles fassent partie des pratiques culturelles ancestrales, qu’elles n’aient aucun lien avec une quelconque activité militaire. Un jeune peut se promener sans arme, sans équipement suspect, sans rien qui l’associe de près ou de loin à un groupe armé. Si son corps porte ces traces, il devient automatiquement une cible.
Les forces le considèrent comme un combattant et procèdent à son arrestation sur-le-champ. Cette logique d’arrestation a provoqué une vague de déportations des jeunes du Haut-Mbomou vers la capitale. Les personnes appréhendées à Zémio sont envoyées à Bangui, parfois sans procès, sans interrogatoire digne de ce nom.
Les forces ne se contentent pas d’arrêter ceux qu’elles croisent dans les rues. Elles se rendent également sur les sites où se regroupent les déplacés, ces espaces censés offrir une protection minimale aux populations vulnérables.

Récemment, dix personnes ont été arrêtées directement sur un camp de déplacés de l’église catholique de Zemio. Parmi elles se trouvait un jeune boucher. Une fois arrivé à Bangui, ce garçon a été tué par des mercenaires russes du groupe Wagner. Son corps a ensuite été déposé à la morgue, sans explication, sans que sa famille soit immédiatement informée. Cette mort s’inscrit dans une série d’exécutions attribuées aux mercenaires Wagner présents dans le pays. Le groupe a tué de nombreuses personnes depuis son arrivée sur le territoire centrafricain.
Face à ces violences, aucune instance internationale ne semble en mesure d’agir. La Cour pénale internationale, informée, est sur le dossier, mais la justice est lente dans ses procédures. Cette absence d’investigation laisse le champ libre aux forces présentes à Zémio et dans les environs. Wagner poursuit ses opérations sans contrainte apparente.
Touadera continue également ses activités criminelles. Personne n’ose s’interposer ou remettre en question les méthodes employées par ses criminels russes. Le silence des institutions internationales encourage la poursuite des arrestations arbitraires, des déportations, des exécutions sommaires. Les habitants de Zémio le savent. Ils comprennent qu’aucune protection ne leur sera offerte tant que cette situation perdurera. C’est précisément cette absence de recours qui alimente leur décision de partir, de tout abandonner pour sauver leur vie et celle de leurs proches.
Parfois, après quelques semaines de calme relatif, certaines familles tentent de rentrer à Zémio. Elles espèrent retrouver leurs maisons, reprendre leurs activités, redonner une normalité à leur existence. Mais ces tentatives de retour se heurtent rapidement à la réalité du terrain. Les forces présentes dans la ville leur rendent la vie impossible dès leur arrivée. Les contrôles se multiplient, les interrogatoires recommencent, la menace d’arrestation plane constamment. Récemment, ces mêmes forces ont pris une décision qui complique encore davantage la situation : elles ont bloqué la frontière avec la RDC.
Par Éric Nzapa
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
