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Nana-Mambéré : combat féroce entre les mercenaires russes et la CPC à une dizaine de kilomètres de Bouar, plusieurs morts

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Nana-Mambéré : combat féroce entre les mercenaires russes et la CPC à une dizaine de kilomètres de Bouar, plusieurs morts

Nana-Mambéré : combat féroce entre les mercenaires russes et la CPC à une dizaine de kilomètres de Bouar, plusieurs morts
Deux mercenaires russes de Wagner occupant l’Etat-major des rebelles

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ce vendredi 24 juillet 2026, de violents combats ont opposé mercenaires russes et rebelles de la CPC à une dizaine de kilomètres de Bouar, dans la Nana-Mambéré, faisant plusieurs morts.

 

 

Une offensive matinale guidée par des otages

Tôt dans la matinée, une unité des mercenaires russes du groupe Wagner venue de Bouar a lancé une offensive ciblée à environ dix kilomètres de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré. Pour localiser leur cible, les combattants se sont appuyés sur deux jeunes hommes capturés un mois plus tôt dans le village d’Aba-Bogani. Ces deux captifs ont été forcés de servir de guides à travers la zone. Ils devaient conduire les mercenaires du groupe Wagner jusqu’à la base militaire des rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement, commandés sur place par le général Ndalé.

À lire aussi : Damara : un voleur du bœuf de Touadéra arrêté par les mercenaires russes grâce au GPS posé sur l’animal

 

L’assaut initial s’est déroulé aux premières heures du jour. Les mercenaires russes sont arrivés sur les lieux à bord de véhicules militaires lourds de type Vélera. Après s’être positionnés autour de la base rebelle, ils ont ouvert le feu à l’arme lourde et automatique. Face à cette puissance de feu, les combattants de la CPC ont appliqué un repli tactique immédiat, quittant précipitamment leurs base pour éviter un affrontement direct désavantageux.

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Le campement de la CPC retrouvé vide

Les rebelles se sont dispersés puis regroupés plus loin, dans le secteur situé entre Aba-Bogani et Dobo. En pénétrant dans le campement, les mercenaires russes n’ont trouvé qu’un site totalement déserté. Persuadées que l’opération était achevée, les troupes de soutien ont estimé que les insurgés s’étaient dispersés sans organisation dans la brousse environnante. Elles ont alors entamé leur rassemblement pour organiser le trajet de retour vers leur base principale à Bouar.

 

Cette lecture de la situation allait toutefois s’avérer trompeuse. Loin d’être en déroute, les combattants du général Ndalé s’étaient au contraire réorganisés méthodiquement pour préparer une riposte sur l’axe de repli des mercenaires.

 

Une embuscade meurtrière sur le chemin du retour

C’est sur le chemin du retour, entre 17 heures et 18 heures, que la situation a basculé. Le convoi militaire des Wagner sillonnait la piste reliant Aba-Bogani au village de Dobo, à une dizaine de kilomètres de Bouar. Les rebelles de la CPC attendaient les véhicules russes en embuscade le long de cet axe. L’unité s’est retrouvée piégée dans un guet-apens d’une extrême violence. Les combattants du général Ndali ont ouvert le feu simultanément depuis plusieurs positions dissimulées.

 

Pris au piège sur la piste, les mercenaires russes ont quitté leurs véhicules en désordre pour se jeter au sol et chercher une couverture. Durant l’affrontement, l’un des blindés du convoi a été directement touché par les tirs avant d’être totalement calciné par les flammes. Les échanges de tir à courte distance ont provoqué de lourds dégâts matériels et un bilan humain sanglant.

 

Un bilan encore incertain

Selon nos informations, les vérifications directes sur le terrain ne permettent pas à ce stade d’établir le décompte exact des décès. Les survivants sont rentrés tard dans la soirée à Bouar après avoir subi cette déroute. Dans ce secteur de la Nana-Mambéré, selon plusieurs sources, une telle intensité de combat n’avait pas été observée depuis au moins deux ans.

 

Par ailleurs, cet événement confirme la capacité de la CPC à mener des opérations coordonnées contre les mercenaires russes déployés dans la Nana-Mambéré.

 

Les mercenaires russes ont subi une embuscade meurtrière orchestrée par la CPC, révélant les tensions persistantes dans la région de la Nana-Mambéré.

Il y’a lieu de noter que la zone entre Aba-Bogani et Dobo, déjà frappée par des affrontements récurrents, reste sous haute tension à l’issue de cette journée du 24 juillet.

Par Martial Passi

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Bangui : deux civils tués par un soldat FACA ivre, la population dans la rue à Sakaï

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Bangui : deux civils tués par un soldat FACA ivre, la population dans la rue à Sakaï

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 La tension est à son comble ce dimanche 26 juillet 2026 dans le secteur du projet Sakai, situé derrière l’aéroport. Un drame effroyable a plongé la communauté locale dans le deuil et la colère, lorsqu’un militaire en poste dans la zone, dans un état d’ébriété avancée, a fait usage de son arme de service contre des civils.

 

Le bilan est lourd et tragique : deux morts sont à déplorer parmi la population civile.

Selon plusieurs témoins sur place, le soldat, visiblement incapable de contrôler ses actes en raison de son état d’intoxication alcoolique majeure, aurait ouvert le feu sans raison apparente sur des habitants. Ce comportement irresponsable et meurtrier suscite une indignation légitime et une vive émotion au sein de la population.

 

À lire aussi : Sortir de l’enfantillage politique : Elie Oueifio appelle les Centrafricains à la repentance pour sauver une nation en dérive

Manifestation et colère populaire en cours

À la suite de ce drame, un mouvement de protestation spontané s’est rapidement formé. En ce moment même, des centaines de riverains manifestent dans le secteur du projet Sakai pour crier leur ras-le-bol et exiger justice. Barricades improvisées, chants de colère et rassemblements d’habitants hors d’eux illustrent un climat d’extrême tension qui menace de dégénérer.

 

À lire aussi : Le président prend la République centrafricaine comme sa ferme : Raymond Adouma dénonce sur la radio Ndékè-luka l’opacité des accords secrets du pouvoir

« C’est un dérapage inacceptable. On ne peut pas confier des armes de guerre à des hommes ivres au milieu de la population. Deux innocents ont perdu la vie aujourd’hui, cela doit s’arrêter ! », martèle un habitant présent sur le lieu de la manifestation.

 

L’urgence d’une réaction

La population exige désormais :

 

L’arrestation immédiate et le jugement du militaire auteur des tir.

 

Des garanties de sécurité strictes concernant l’encadrement des forces armées déployées dans le secteur.

 

Une prise de responsabilité claire des autorités militaires et civiles.

La situation sur place reste très volatile et évolue minute par minute. Les autorités locales et le commandement militaire sont attendus de toute urgence pour ramener le calme et répondre à la détresse d’une population à bout de souffle.

 

La manifestation à Sakaï met en lumière les préoccupations croissantes concernant la sécurité des civils face à la violence militaire des FACA.

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : l’ancien président de la Transition Ferdinand Alexandre N’Guendet apporte son soutien à la candidature de Macky Sall pour le poste de secrétaire général de l’ONU

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Centrafrique : l’ancien président de la Transition Ferdinand Alexandre N’Guendet apporte son soutien à la candidature de Macky Sall pour le poste de secrétaire général de l’ONU

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 L’ancien président de la Transition en République centrafricaine, Ferdinand Alexandre N’Guendet, a annoncé son soutien à la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations Unies. Dans une déclaration rendue publique, il met en avant l’expérience politique et diplomatique de l’ancien chef de l’État sénégalais, dont le processus de désignation doit débuter le 30 juillet 2026.

 

Ferdinand Alexandre N’Guendet rappelle avoir rencontré Macky Sall en marge du XVe Sommet de la Francophonie organisé à Dakar les 29 et 30 novembre 2014. À cette occasion, il indique avoir été reçu en audience par le président sénégalais, en compagnie de son homologue, le doyen Moustapha Niasse.

 

À lire aussi : Damara : un voleur du bœuf de Touadéra arrêté par les mercenaires russes grâce au GPS posé sur l’animal

Selon l’ancien président de la Transition centrafricaine, cette rencontre lui avait permis de souligner que sa sécurité était assurée par le contingent sénégalais déployé en République centrafricaine dans le cadre des opérations de maintien de la paix des Nations Unies. Il affirme que cette expérience lui a permis d’apprécier l’engagement du Sénégal en faveur de la paix et de la stabilité internationales.

 

À lire aussi : Centrafrique : près de 100 enfants participent au deuxième « Goûter atelier lecture » organisé par l’Action solidaire à Bangui

Dans sa déclaration, Ferdinand Alexandre N’Guendet rappelle que le processus de désignation du prochain secrétaire général de l’ONU doit s’ouvrir à huis clos le 30 juillet 2026. Il estime que Macky Sall réunit plusieurs atouts pour exercer cette fonction.

 

Il souligne notamment les douze années passées par l’ancien président sénégalais à la tête du Sénégal. Selon lui, cette expérience témoigne d’une capacité à diriger un État stable, à promouvoir le dialogue politique et à organiser des alternances démocratiques.

 

L’ancien chef de l’État de transition met également en avant le parcours diplomatique de Macky Sall. Il rappelle que ce dernier a présidé l’Union africaine en 2022 et représenté les intérêts du continent africain sur la scène internationale, notamment auprès du G20. Il le présente comme une personnalité reconnue aussi bien par les grandes puissances que par les pays du Sud.

 

Ferdinand Alexandre N’Guendet évoque aussi l’engagement du Sénégal dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies. Il estime que la contribution régulière de soldats sénégalais aux missions onusiennes illustre l’attachement du pays aux principes défendus par l’organisation.

 

Il cite également les priorités défendues par Macky Sall sur les questions liées au climat, à la sécurité alimentaire, au financement du développement et à la lutte contre le terrorisme. Selon lui, ces enjeux figurent parmi les principaux défis auxquels la communauté internationale est confrontée.

 

Enfin, l’ancien président de la Transition centrafricaine considère que Macky Sall dispose d’une capacité à rassembler différents partenaires internationaux. Il souligne ses relations avec les espaces francophone, anglophone et le monde arabe, estimant que ce profil pourrait favoriser la recherche de consensus au sein des Nations Unies.

 

À travers cette déclaration, Ferdinand Alexandre N’Guendet affirme apporter son soutien à la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations Unies et invite la communauté internationale à lui accorder sa confiance.

Ferdinand N’Guendet met en avant la candidature de Macky Sall pour le poste de secrétaire général de l’ONU, soulignant son expérience politique et diplomatique.

 

Par Alain Nzilo

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FRACARITA Centrafrique : le congolais Faustin Wabulassa au cœur d’une tempête financière et morale

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FRACARITA Centrafrique : le congolais Faustin Wabulassa au cœur d’une tempête financière et morale

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Par ses détournements de fonds et son comportement scandaleux, Faustin Wabulassa sacrifie la prise en charge des populations vulnérables accompagnées par l’ONG FRACARITA à Bangui.

 

Un pouvoir absolu au service du clan et du népotisme

Débarqué en avril 2022 sous couvert d’une mission religieuse, Faustin Wabulassa a rapidement verrouillé toute la gestion du Centre d’Écoute Psychosociale et Soins de Santé Mentale de Bimbo. En s’accaparant simultanément les postes de directeur, comptable, gestionnaire, responsable des ressources humaines et caissier, il a supprimé tout contrôle interne pour régner en maître absolu.

À lire aussi : Braquage d’État : comment Touadéra et les Wagner organisent le hold-up de l’or et du carburant en Centrafrique

 

Cette concentration des pouvoirs s’accompagne de renvois abusifs et de recrutements partisans. Le centre humanitaire est devenu une entreprise familiale privée : sa compagne, Juliette, dicte sa loi, impose les membres de sa famille aux postes clés comme son propre père recruited comme technicien de surface et influence directement le licenciement ou la conservation du personnel.

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Dilapidation des budgets et pillage des équipements de l’ONG

La gestion financière du centre relève du pillage méthodique des ressources destinées aux malades et aux démunis :

Le véhicule tout-terrain des Frères de la Charité – programme Fracarita Soins de santé mentale – arrive dans le village, empruntant la piste
Le véhicule tout-terrain des Frères de la Charité – programme Fracarita Soins de santé mentale – arrive dans le village, empruntant la piste

 

Détournement des véhicules de fonction : Le véhicule Land Cruiser de l’ONG (immatriculé BG-TT/66-AAW) sert de corbillard personnel pour la belle-famille du directeur lors de déplacements privés à Sékia. Pour masquer ses trajets, Faustin Wabulassa a acheté un second véhicule blanc (immatriculé BG-TT 82 ABE) en obtenant des remises douanières au nom de FRACARITA, avant de se l’approprier à des fins personnelles.

 

Constructions immobilières privées : Les fonds de l’organisation sont injectés dans des chantiers personnels. Faustin Wabulassa fait construire une maison pour Juliette et bâtit une autre résidence privée sur une parcelle achetée vers l’Aéroport pour une seconde concubine nommée Suraya.

 

Sabotage des financements humanitaires : Les partenaires et bailleurs ayant facilité l’obtention de projets pour le centre ont été dépouillés. Les 7 % prévus pour le fonctionnement direct du centre de santé mentale ont été détournés, privant les patients des soins fondamentaux.

 

Mœurs scandaleuses, abus et profanation de la mission religieuse

Loin de toute éthique ecclésiastique, la conduite du directeur entache la communauté des Frères de la Charité :

 

Scandales publics et humiliations : La vie nocturne et les sorties en boîtes de nuit du directeur s’accompagnent de scènes violentes sur la voie publique. Lors d’une veillée mortuaire, Faustin Wabulassa a été giflé publiquement par sa compagne sous les yeux de la communauté religieuse.

 

Profanation du couvent : Des enquêtes confirment que ses concubines possèdent les clés du portail du couvent et y passent la nuit en toute impunité.

 

Pédophilie et corruption des familles : Plus grave encore, dans la commune de Bimbo, Faustin Wabulassa se livre à des viols sur des jeunes filles mineures. Pour étouffer ces crimes et imposer le silence, il utilise l’argent détourné afin de payer et corrompre directement les parents.

 

Une institution au bord du chaos : l’urgence des sanctions

Pendant que Faustin Wabulassa abandonne ses responsabilités pour festoyer et signer hâtivement quelques papiers, la structure s’effondre. La prise en charge psychiatrique est complètement délaissée.

 

La gestion de FRACARITA par Faustin Wabulassa est entachée de détournements de fonds et d’abus graves, mettant en péril l’aide aux populations vulnérables.

Face à la gravité extrême de ces actes, des nombreuses voix s’élèvent pour demander que : 

La justice et les autorités centrafricaines doivent engager des poursuites pénales immédiates contre Faustin Wabulassa pour détournement de fonds et atteintes graves sur des mineures.

 

Le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, Monseigneur Josaphat Samedi et les responsables de la Congrégation des Frères de la Charité doivent sortir de leur inertie pour démettre ce directeur de ses fonctions et nettoyer la mission avant sa faillite totale.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Birao : Un soldat FACA s’est tué après une altercation sur fond d’alcool

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Birao : Un soldat FACA s’est tué après une altercation sur fond d’alcool

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Un drame s’est produit ce dimanche 26 juillet 2026 aux environ d’après-midi au cœur du chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-est de la République centrafricaine. Un élément des Forces armées centrafricaines (FACA) a perdu la vie après avoir retourné son arme de service contre lui-même.

 

Selon les premiers éléments d’information recoupés par la rédaction du CNC auprès de sources militaires et locales, le drame est survenu dans un point de vente d’alcool traditionnel. Plusieurs soldats s’y étaient rassemblés au cours de l’après-midi au quartier Bangui Mouraille. Sous l’effet d’une forte imprégnation alcoolique, une vive discussion a éclaté entre les militaires présents. Pour des raisons encore non éclaircies, l’un des soldats a brusquement fait usage de son arme personnelle pour mettre fin à ses jours.

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Panique au sein de la population

La détonation a immédiatement provoqué un mouvement de panique parmi les riverains du quartier. Craignant une attaque ou une détérioration soudaine de la situation sécuritaire, de nombreux habitants se sont terrés chez eux avant d’apprendre l’origine du tir.

À lire aussi : Dans son délire propagandiste et mensonger de mythomane, Fidel Gouandjika prétend que l’aide de la Banque mondiale et de la France est un prélèvement sur de prétendus fonds confisqués depuis 1960 pour justifier la faillite de la dictature et masquer le pillage massif de la République Centrafricaine par la Russie.

 

Bien que la panique soit retombée, l’inquiétude reste vive au sein de la population de Birao, choquée par cet événement tragique et l’usage létal d’une arme de service au milieu des civils.

 

Des conditions de vie sous tension ?

Si le motif exact de la dispute reste pour l’heure inconnu, plusieurs témoignages évoquent le climat de tension et le traumatisme psychologique auxquels sont confrontés les hommes sur le terrain. L’absence de primes globales d’alimentation (PGA) et les conditions de déploiement difficiles dans cette zone isolée du pays sont régulièrement pointées du doigt comme des facteurs de stress important pour les troupes.

 

Par Ibrahim Moussa

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Le suicide d’un soldat FACA à Birao soulève des questions sur le stress et la tension au sein des troupes, exacerbés par l’alcool et les conditions difficiles.

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Centrafrique : deux morts près de Djema, dont un habitant tué dans une embuscade de la LRA

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Centrafrique : deux morts près de Djema, dont un habitant tué dans une embuscade de la LRA

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Un chasseur s’est noyé dans la rivière Ouara la semaine dernière. Un groupe parti chercher son corps est tombé dans une embuscade de la LRA. Deux hommes sont morts.

 

Une partie de chasse vire au drame

La semaine dernière, un double drame a frappé les environs de Djema. Cette ville se situe dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est du pays. Un habitant s’est noyé pendant une partie de chasse.

À lire aussi : Centrafrique : Fari Tahéruka Shabazz promet une vengeance implacable contre Doctrouvé Koï suite à l’insulte contre sa défunte mère

 

Quelques jours plus tard, un second habitant a perdu la vie. Des rebelles de la Lord’s Resistance Army (LRA) l’ont tué lors d’une attaque. Ces deux drames se sont déroulés à soixante kilomètres de Djema, près de la rivière Ouara.

À lire aussi : Sortir de l’enfantillage politique : Elie Oueifio appelle les Centrafricains à la repentance pour sauver une nation en dérive

 

Les faits ont débuté entre lundi et mardi derniers. Deux chasseurs originaires de Djema sont partis en brousse. Ils voulaient chasser près de la rivière Ouara, à une soixantaine de kilomètres de la ville.

 

Arrivé au bord de l’eau, l’un des deux hommes est tombé dans la rivière. Il s’est noyé sous les yeux de son compagnon. Ce dernier n’a pas réussi à le sauver.

 

Son compagnon a ensuite cherché le corps, sans succès. Il est reparti à pied vers Djema. Là, il a averti la famille de la victime et les habitants de la localité.

 

Un groupe tombe dans une embuscade de la LRA

Mercredi, plusieurs proches et habitants ont quitté Djema à pied. Leur objectif était de récupérer le corps du chasseur noyé. Ils ont marché en direction de la rivière Ouara.

 

Au cours de leur progression, ils ont croisé un groupe armé. Selon nos informations, ces combattants appartiennent à la LRA. Les villageois ont aussitôt pris la fuite.

 

Les assaillants ont ouvert le feu sur le groupe en fuite. Il a reçu une balle dans le dos. Il est mort sur place, faute de soins disponibles dans cette zone isolée.

 

Les autres membres du groupe ont réussi à s’échapper. Ils ont regagné Djema après plusieurs heures de marche. Aucun autre blessé n’a été signalé dans cette attaque.

 

Djema, une localité isolée sous la menace de la LRA

Djema se trouve dans une zone reculée du Haut-Mbomou. Les routes y sont rares et souvent impraticables. Plusieurs jours sont nécessaires aux secours pour atteindre certains villages.

 

La LRA de Joseph Kony sévit dans cette région depuis plusieurs années. Ce groupe armé ougandais mène régulièrement des embuscades et des enlèvements. Il vit notamment de pillages et de vols de bétail, selon plusieurs organisations humanitaires.

 

Cette insécurité complique fortement les déplacements des populations locales. Les habitants doivent souvent choisir entre rester chez eux ou s’aventurer en brousse. Cette dernière option expose les civils à un risque constant d’attaque.

 

Les deux corps retrouvés et enterrés sur place

Samedi, une nouvelle expédition s’est rendue sur les lieux du drame. Les habitants ont d’abord retrouvé le corps de la victime tuée par balle. Ce corps était déjà en état de décomposition.

 

Ils ont ensuite localisé le corps du chasseur noyé dans la rivière Ouara. Transporter les deux dépouilles jusqu’à Djema s’est révélé impossible. Les difficultés d’accès et la distance ont motivé cette décision.

 

En conséquence, les deux victimes ont été inhumées sur place. Leurs familles n’ont pas pu organiser de cérémonie funéraire classique à Djema. Cette situation ajoute à la douleur des proches, déjà éprouvés par ce double deuil.

 

La communauté Azandé dénonce l’insécurité

Ce double décès a provoqué une vive émotion à Djema. Les localités voisines ont également réagi avec inquiétude. Dans un communiqué, la communauté Azandé a présenté ses condoléances aux familles des victimes.

 

Par ailleurs, cette communauté dénonce la dégradation de la situation sécuritaire dans le Haut-Mbomou. Elle attribue cette insécurité à la présence de plusieurs groupes armés dans la région. Ces groupes agissent en toute impunité selon le communiqué.

Les récentes attaques menées par la LRA aggravent l’insécurité dans la région du Haut-Mbomou, affectant gravement la communauté Azandé et ses habitants.

 

Plusieurs groupes armés actifs dans le Haut-Mbomou

Le communiqué cite plusieurs acteurs responsables de l’insécurité régionale. Voici les principaux groupes armés mentionnés :

 

– La LRA de Joseph Kony

– Le groupe Wagner

– Les ex-Séléka

– L’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC)

 

Selon la communauté Azandé, les populations civiles restent insuffisamment protégées. Les attaques se répètent dans cette partie du sud-est centrafricain. À ce stade, aucune réaction officielle des autorités n’a été communiquée.

 

Toutefois, les habitants de Djema réclament un renforcement de la présence sécuritaire. Ils demandent également une meilleure protection des axes menant vers les zones de chasse. Ce double drame rappelle la vulnérabilité persistante des civils face aux groupes armés.

 

Par Éric Nzapa

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Centrafrique : Quelle part de souveraineté reste effectivement maîtriser par les institutions républicaines ?

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Centrafrique : Quelle part de souveraineté reste effectivement maîtriser par les institutions républicaines ?

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 L’État est par définition une personne morale de droit public qui dispose de la souveraineté sur un territoire habité par une population.

 

Cela suppose la présence cumulative des trois éléments constitutifs qui se résument en un territoire, une population et un pouvoir politique organisé.

 

À lire aussi : Attaque de la LRA dans le village de Tandja, près de Nzacko : plusieurs habitants enlevés lors d’une incursion nocturne

Au delà de ce décor, la République centrafricaine présente une apparence d’un État souverain parce qu’elle a un Président quoique mal élu, un gouvernement, une assemblée nationale et surtout une constitution qui organise les pouvoirs publics, fixe les pouvoirs des dirigeants et garantit les droits fondamentaux des citoyens.

 

À lire aussi : Amdafock : Le clochard politique Bertin BÉA est de retour

Il apparaît important à ce stade de souligner que ces prestigieuses notions d’Etat et de souveraineté ne se limitent pas qu’à l’existence des institutions républicaines mais elles relèvent aussi de la capacité exclusive de l’État dit souverain de prendre librement des décisions et orientations stratégiques, de protéger l’intégrité et l’inviolabilité du territoire ainsi que de disposer librement de ses ressources naturelles.

 

Ce formalisme juridique est loin de la réalité socio-politique de notre nation et est gérée sur tous les plans par procuration par les mercenaires du groupe paramilitaire de Wagner.

 

Il s’agit ainsi d’une souveraineté sous influence ou asymétrique car les Wagners jouent un rôle hyper important dans la haute sphère décisionnelle de notre pays.

 

L’opinion nationale a compris qu’un partenariat dans le cadre d’une coopération sécuritaire avec des mercenaires soit-il reste légitime en droit international mais lorsque ce partenariat devient indispensable à la survie politique du régime, il y’a problème car notre pays ne conserve que les attributs de l’État mais la gestion du pays l’échappe au profit de la nébuleuse Wagner.

 

Ainsi, il ne peut y avoir d’Etat sans souveraineté…par voie de conséquence notre nation s’érige en un État failli, un État sous occupation.

 

Fort de ce qui précède, le véritable défi de la septième République est celui de la capacité du pouvoir de Bangui à reprendre le contrôle de la destinée de son peuple…ce qui s’apparente à de la mer à boire.

 

Dans le désespoir, le citoyen lambda toujours inquiet s’interroge :

 

1- Comment construire une souveraineté durable si le pouvoir ne maîtrise pas ses moyens de défense et de décision ?

 

2- En d’autres termes, la septième République appartient-elle encore à une nation souveraine dès lors que ses décisions stratégiques se prennent au mépris des aspirations du peuple ?

 

3- Faisant l’économie du paradoxe, un État peut-il être juridiquement souverain et laisser les mercenaires du groupe paramilitaire de Wagner décider des choix et orientations stratégiques importants ?

 

4- Au delà de l’ambiguïté, les mercenaires du groupe paramilitaire de Wagner sont-ils des partenaires militaires encadrés par un accord ou plutôt des acteurs politiques au sommet de l’État ?

 

5- Entre le pouvoir de Bangui et les alliés, qui détient véritablement les leviers stratégiques du pouvoir ?

 

En tout état de cause, le Président de la République lui-même est convaincu de la fin imminente de son règne car les signes avant-coureurs de déclin s’accumulent au point de devenir préoccupants.

 

Le pays agonise lentement et résolument nonobstant les soins palliatifs d’urgence administrés.

 

La solution idoine à cette crise ne réside que dans une éventuelle transition politique consensuelle sans l’actuel Président de la République.

 

Ce nouveau contrat social a besoin d’écrire une nouvelle page de l’histoire avec de nouveaux acteurs politiques et avec un nouveau projet de société qui répondra aux aspirations du peuple souverain.

 

C’est bien évidemment ce qu’a proposé le Rassemblement Unitaire dans le cadre des consultations citoyennes sans exclusive pour une renaissance centrafricaine que je vous invite au passage à y adhérer massivement.

 

En outre, nous adressons un message de réconfort républicain et patriotique au sieur Dominique Désiré ERENON et tous ceux ou celles qui sont injustement emprisonnés, séquestrés au prix de leurs opinions ou visions politiques innovantes.

 

Nous vous rappelons que dans les grandes nations civilisées et de démocratie à travers le monde on gère un peuple en lui rendant des comptes, en l’informant sur ce qu’on fait et en lui expliquant la méthode utilisée pour le gérer.

 

La souveraineté Centrafrique semble compromise, alors que le groupe Wagner influence les décisions stratégiques au sommet du pouvoir politique.

S’inscrivant dans la suite logique de ce qui précède et au nom de ce droit à l’information, donnez des explications fiables, détaillées et crédibles au peuple non seulement sur la légalité, la licéité et la légitimité de la décision du ministre de l’éducation nationale de détruire les smartphones considérés comme une denrée rare des candidats qui ont triché ou fraudé aux épreuves du baccalauréat 2026 mais aussi de s’expliquer sur les éléments du groupe paramilitaire des Wagners qui arborent les tenues officielles de la police nationale avec tous les attributs de souveraineté et qui procèdent illégalement aux missions de police judiciaire en fouillant les boutiques des particuliers soit disant à la recherche de “cache d’armes”.

 

Au delà du mutisme non expliqué de la grande muette qui est une institution republicaine vouée à la défense des intérêts du peuple, la population tétanisée et anesthésiée se réveillera de son profond sommeil onirique pour organiser la résistance et proclamer leur besoin et désir de liberté.

 

Cependant les paisibles habitants de Limassa et par extension sur l’échelle de la République vous alertent que le chronomètre de fin de cycle est déclenché et que la fin de règne, de l’effondrement d’un régime construit sur de mensonges, des manipulations est imminente.

 

Monsieur le président, n’attendez pas que les bruits de botte, la cyrene des morts, la huée populaire et la clameur de la rue vous poursuivent pour se rendre à l’évidence que le moment d’escalader les clôtures des chancelleries et ambassades est enfin arrivé.

 

En outre, il apparaît judicieux et dès maintenant de démissionner avec honneur au risque d’être contraint par des éléments qui vous respectaient.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande même avec insistance ou acharnement, ne dites surtout pas que c’est moi depuis le royaume de Limassa.

 

Limassa le 25 Juillet 2026.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

 

Juriste, Environnementaliste.

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Dans son délire propagandiste et mensonger de mythomane, Fidel Gouandjika prétend que l’aide de la Banque mondiale et de la France est un prélèvement sur de prétendus fonds confisqués depuis 1960 pour justifier la faillite de la dictature et masquer le pillage massif de la République Centrafricaine par la Russie.

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Dans son délire propagandiste et mensonger de mythomane, Fidel Gouandjika prétend que l’aide de la Banque mondiale et de la France est un prélèvement sur de prétendus fonds confisqués depuis 1960 pour justifier la faillite de la dictature et masquer le pillage massif de la République Centrafricaine par la Russie.

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Le conseiller du mytho-dictateur tente de manipuler la frange la plus naïve de la population avec des théories du complot grotesques, cherchant à dissimuler le vol à grande échelle des richesses nationales commis par ses propres parrains de Moscou.

 

Les élucubrations de Fidel Gouandjika sur les prétendus comptes secrets centrafricains en Europe n’ont absolument aucun sens et ne peuvent tromper aucun esprit éveillé. Cette rhétorique simpliste est calquée sur la mauvaise foi de ceux qui tentent de légitimer la délinquance quotidienne au nom d’un ressentiment historique.

 

Si la colonisation fut une période sombre, les infrastructures héritées comme les écoles ou les réseaux de transport restent aujourd’hui le bien des Africains. En revanche, le bilan de la présence russe en République Centrafricaine se résume à un assassinat généralisé de l’économie et à un siphonnage des ressources sans contrepartie pour le pays.

 

Pendant que le pouvoir crie au complot occidental, la réalité du pillage organisée par Wagner est immense et chiffrée entre 200 et 250 milliards de francs CFA par année, volés gratuitement au détriment du peuple centrafricain.

 

Les forces russes tuent, pillent les ressources naturelles et confisquent l’avenir des enfants du pays sans avoir construit la moindre infrastructure viable. L’obstination de ce porte-parole à inventer des fables sur l’argent de la Banque mondiale, qui maintient pourtant à flot les salaires des fonctionnaires, prouve la folie d’un régime aux abois qui préfère mentir allègrement plutôt que d’assumer sa complicité dans la destruction de sa propre patrie.

 

Par Alain Nzilo

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La fin du mythe Wagner : Comment l’organisation ACLED a cartographié la perte de contrôle des mercenaires dans le monde

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La fin du mythe Wagner : Comment l’organisation ACLED a cartographié la perte de contrôle des mercenaires dans le monde

 

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’expansion internationale du Groupe Wagner subit un coup d’arrêt important, modifiant les équilibres sécuritaires là où les forces russes s’étaient établies. À travers des données collectées à l’échelle globale, l’organisation de recherche spécialisée ACLED (Armed Conflict Location & Event Data Project) documente la diminution de l’influence et de l’efficacité opérationnelle de cette structure paramilitaire, notamment au sein de la région sahélienne.

 

Les données d’ACLED confirment le recul stratégique

Les analyses cartographiques d’ACLED mettent en évidence les limites opérationnelles des forces de Wagner. Alors que l’organisation revendiquait une capacité à stabiliser les territoires d’Afrique de l’Ouest, les faits démontrent une réalité inverse. L’incapacité à sécuriser les zones clés du nord et du centre du Mali indique des lacunes structurelles majeures. Les mouvements de rébellion locale ainsi que les groupes insurgés mobiles tirent profit du manque de coordination et de la connaissance insuffisante du relief par les forces russes.

 

Ce déclin global s’explique par plusieurs facteurs documentés par les experts :

Un déficit de soutien logistique :Les troupes au sol agissent de manière isolée sans la couverture aérienne indispensable pour couvrir de grandes étendues désertiques.

Une rupture de confiance locale :Les méthodes employées nuisent aux populations civiles, ce qui détruit la collaboration nécessaire à l’obtention de renseignements fiables sur le terrain.

Le renforcement involontaire des insurgés :Les erreurs commises par les mercenaires permettent aux groupes extrémistes d’accroître leur influence et de faciliter leurs campagnes de recrutement.

 

Un impact direct sur les partenariats étatiques

Cette baisse d’efficacité a des conséquences immédiates sur la cohésion interne des structures militaires locales. Le rapport de l’ONG The Sentry confirme que la présence de ces forces génère des crispations et des doutes croissants au sein des commandements militaires à Bamako, brisant l’illusion d’une solution de sécurité miracle. L’incapacité à remporter des victoires décisives, couplée à des exigences de compensation financière élevées, pousse les États partenaires à réévaluer la rentabilité de ce modèle.

 

Les conclusions partagées par ACLED rejoignent les observations de plusieurs observateurs internationaux : le déploiement des paramilitaires russes ne constitue plus un gage de contrôle, mais un facteur d’instabilité accrue et de fragmentation territoriale. Le retrait progressif ou la réorganisation des contrats sous la structure d’Africa Corps marque la reconnaissance officielle de ce manque de résultats durables.

 

Par Alain Nzilo

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Sortir de l’enfantillage politique : Elie Oueifio appelle les Centrafricains à la repentance pour sauver une nation en dérive

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Sortir de l’enfantillage politique  : Elie Oueifio appelle les Centrafricains à la repentance pour sauver une nation en dérive

 

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

S’appuyant sur son long parcours au cœur des institutions nationales comme ministre et préfet, Elie Oueifio livre une réflexion profonde sur les comportements des citoyens. Son analyse invite à une prise de conscience collective pour redresser le pays.

 

L’évolution de la situation sociopolitique en République Centrafricaine nécessite une révision complète des mentalités et des postures citoyennes. Dans ses écrits, l’ancien membre du gouvernement Elie Oueifio dresse un parallèle entre l’attitude de la classe politique et un état d’immaturité qui freine le développement de la patrie. Pour étayer sa pensée, l’auteur s’inspire d’une recommandation spirituelle de l’Apôtre Paul, invitant à abandonner les attributs de l’enfance pour embrasser les responsabilités de l’âge adulte.

 

Selon les observations de l’ex-haut fonctionnaire, la gestion des affaires publiques et les débats sociétaux restent prisonniers de calculs égoïstes, de querelles partisanes et d’intérêts immédiats. L’écrivain explique que cette absence de vision à long terme fragilise les fondements de la nation, laissant le champ libre à l’effondrement des structures étatiques et au pillage des ressources par des réseaux opportunistes. Pour lui, le salut de la patrie passe impérativement par une démarche de contrition générale, où chaque acteur reconnaît sa part de responsabilité dans la situation actuelle.

 

Ce retour vers une éthique républicaine exige l’abandon des pratiques de délation, de haine et de recherche de gains faciles qui détruisent la cohésion sociale. Elie Oueifio souligne que les solutions militaires et les interventions extérieures ont montré leurs limites objectives dans la recherche d’une stabilité durable. Les appels à un sursaut patriotique authentique peinent pourtant à se faire entendre dans les cercles de pouvoir de la capitale, alors que les initiatives de réconciliation de façade continuent de se succéder sans jamais toucher la racine des maux qui accablent la population…

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : Selon Me MBOE Dédé-Vianney, quand le débat politique tourne à la débandade pour le pouvoir en place

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Centrafrique : Selon Me MBOE Dédé-Vianney, quand le débat politique tourne à la débandade pour le pouvoir en place

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Le paysage politique centrafricain affiche de nouvelles dynamiques après les récents échanges vif sur les antennes de la radio Ndékè-luka du débat Patara du 27 juin 2026. Suite à cet échange, Me MBOE Dédé-Vianney propose une lecture politique de l’exercice du pouvoir par la majorité actuelle, en s’appuyant sur des faits précis qui marquent les esprits.

 

Une absence remarquée sur la scène publique

Les événements du 27 juin 2026, lors de l’émission politique Patara de la radio Ndékè-luka, ont mis en évidence un évitement de la part des autorités. Alors que l’opposition, représentée par le porte-parole du BRDC Martin Ziguelé, était prête pour une discussion contradictoire, les principaux représentants de la majorité présidentielle désignés ont choisi de ne pas se présenter.

 

Cette situation a obligé le Conseiller spécial du Président de la République à intervenir seul et sans préparation pour tenter de défendre la position officielle. Malgré l’énergie employée par ce dernier pour assumer l’échange, le déséquilibre technique et de compétences a tourné à l’avantage de l’opposition.

 

Les contradictions internes de la majorité

Cette rencontre a mis en avant des déclarations contradictoires au sein même du camp présidentiel. D’une part, le Conseiller spécial a attribué à plusieurs reprises à son interlocuteur le titre de président d’un parti d’opposition, ignorant ainsi les divisions internes de cette formation que le pouvoir essayait pourtant d’exploiter.

 

D’autre part, poussé dans ses retranchements par les arguments économiques de son contradicteur, le représentant du pouvoir a affirmé publiquement qu’il n’avait jamais été adhérent du parti majoritaire, le MCU. Pour les observateurs et l’auteur de l’analyse, ce reniement public témoigne d’un essoufflement politique sérieux de l’organisation au pouvoir.

 

Vers un retour aux exigences de la démocratie

Pour Me MBOE Dédé-Vianney, la gestion des affaires de l’État exige une rigueur et une transparence que la majorité actuelle peine à démontrer. L’absence des cadres annoncés à ce rendez-vous citoyen montre les limites d’une gouvernance qui évite la contradiction constructive. L’esprit critique et l’analyse objective des faits restent les seuls outils pour permettre à la population, et notamment à la jeunesse, de comprendre les véritables enjeux du pays et de préparer l’avenir.

 

Par Éric Azoumi

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Martin Ziguélé : “Un pays sans routes, un président sans vision, pas d’avenir pour la Centrafrique”

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Martin Ziguélé : “Un pays sans routes, un président sans vision, pas d’avenir pour la Centrafrique”

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lors d’une émission sur la chaîne gabonaise SIBIKAN MEDIA, Martin Ziguélé, ancien Premier ministre et porte-parole du BRDC, a dressé le portrait d’une Centrafrique paralysée par l’absence totale d’infrastructures routières et de vision politique sous la présidence de Touadéra.

Martin Ziguélé raconte une anecdote qui résume la situation : “Le premier ministre Kamoun, qui est avec nous dans le BRDC, est allé saluer sa famille à Bambari au centre du pays. De Sibut à Bambari, ça fait 200 kilomètres, ils ont fait 16 heures de temps. Une route qui à l’époque se pratiquait en 3 heures, 2 heures et demie».

Ce témoignage concret montre la dégradation catastrophique des infrastructures. Un trajet de 200 kilomètres qui prenait 3 heures nécessite maintenant 16 heures. Cette multiplication par cinq du temps de transport paralyse toute activité économique.

L’ancien Premier ministre Martin Ziguélé porte une accusation sans appel : “Depuis que le président Touadéra est arrivé au pouvoir, il n’a pas reconstruit 10 kilomètres de route sur le budget national». Dix ans de présidence sans reconstruire 10 kilomètres de route – ce chiffre résume l’abandon total des infrastructures.

Martin Ziguélé anticipe le comportement présidentiel pendant la campagne : “Tous ces déplacements à l’intérieur du pays, y compris pour cette campagne, il le fera uniquement avec des hélicoptères et des avions. Il ne peut pas le faire par route. Même pour les cérémonies, lundi par exemple, ils iront à Bouar pour lancer la rentrée scolaire, tout le monde ira par avion».

L’ancien Premier ministre Martin Ziguélé compare avec sa propre pratique : “Moi, quand je circule en Centrafrique, je vais par route, je m’arrête dans les villages, je dors à la belle étoile, je vis ce que vit la population. Pourquoi ils ne vont pas par route ? Parce qu’il n’y a pas de route. Vous avez un pays où il n’y a pas de route, il n’y a pas d’électricité».

Cette comparaison entre un président qui fuit son territoire en hélicoptère et un opposant qui circule par route dans les villages témoigne de deux conceptions opposées de la politique.

Martin Ziguélé compare la Centrafrique à d’autres pays africains : “Vous arrivez en Centrafrique, c’est l’inverse, c’est-à-dire la pauvreté augmente, il n’y a pas de route». Pendant que d’autres pays construisent, la Centrafrique détruit.

L’ancien Premier ministre dénonce les priorités du gouvernement : “Qu’est-ce que le gouvernement fait ? De la crypto-monnaie. Le sango coin, le meme coin et tout cela. Cette fébrilité cache l’impuissance et l’absence de vision pour le pays».

Au lieu d’investir dans les routes et les infrastructures de base, le régime lance des projets fantaisistes comme le sango coin qui n’apportent rien à la population.

Martin Ziguélé s’inquiète pour l’avenir : “Lorsque je vois la manière dont le pouvoir se comporte, beaucoup plus porté vers la jouissance que vers l’autocritique et la lucidité économique, je me dis que demain sera pire qu’hier parce que la population s’accroît. Et avec les différentes crises que nous avons connues, la population urbaine de Bangui a presque doublé avec les mêmes infrastructures qu’il y a 20 ans, sauf que ces infrastructures sont en état de dégradation avancé».

Cette prévision sombre découle d’une analyse rationnelle : population croissante + infrastructures dégradées = catastrophe annoncée.

L’ancien Premier ministre Martin Ziguélé répète : “Ce pays, je vous le dis, c’est Dieu qui protège sa population, ce n’est pas le système de santé. La plus grande catastrophe que nous aurons dans ce pays, c’est la qualité du capital humain que nous avons déjà et qui va en s’aggravant».

Sans routes, sans écoles fonctionnelles, sans hôpitaux équipés, la Centrafrique produit une génération sacrifiée qui n’aura pas les moyens de développer le pays.

Martin Ziguélé tire une conclusion définitive : “Ce pays est à l’arrêt. Ce pays est non seulement à l’arrêt, mais ce pays recule».

L’ancien Premier ministre pose une question finale : “Est-ce que nous sommes un pays conscient du fait que nous perdons notre contenu chaque jour à cause d’un leadership évanescent, qui n’est pas crédible, qui n’est pas consistant et qui n’a aucune vision ?”

Dans des interviews précédentes, Ziguélé a réitéré ces critiques. En 2025, il affirmait : “C’est par l’agriculture et par l’agriculture seule que la Centrafrique s’en sortira». Mais comment développer l’agriculture sans routes pour acheminer les produits ?

Il dénonçait également la crise économique : “70% de la population vit en pauvreté extrême. Deux Centrafricains sur cinq ont besoin d’assistance pour vivre, se couvrir, aller à l’école ou se soigner. Dans 80% des foyers, les familles se contentent d’un unique repas quotidien».

Cette pauvreté massive découle directement de l’absence d’infrastructures qui permettraient l’activité économique.

Martin Ziguélé qualifiait le bilan de 2024 d’“accablant” et estimait que “les perspectives pour 2025 ne sont guère optimistes”. Il constatait : “Le pouvoir d’achat est au plus bas, et l’inflation est devenue incontrôlable en raison de décisions de politique publique incompréhensibles et opaques».

L’analyse de Martin Ziguélé démontre qu’un pays sans routes est un pays sans avenir. Les infrastructures routières constituent la condition première du développement économique. Sans elles, impossible de commercer, d’accéder aux marchés, de transporter les productions agricoles, de se rendre à l’école ou à l’hôpital.

Dix ans sans reconstruire 10 kilomètres de route témoignent d’un abandon délibéré des fonctions régaliennes de l’État. Le président préfère dépenser des milliards pour Wagner plutôt que d’investir dans les routes qui permettraient à la population de vivre dignement.

Cette absence de routes condamne la Centrafrique à rester un archipel de zones isolées incapables de communiquer entre elles. Le pays se fragmente pendant que le président le survole en hélicoptère sans voir la misère qu’il a créée.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le président prend la République centrafricaine comme sa ferme : Raymond Adouma dénonce sur la radio Ndékè-luka l’opacité des accords secrets du pouvoir

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Le président prend la République centrafricaine comme sa ferme  : Raymond Adouma dénonce sur la radio Ndékè-luka l’opacité des accords secrets du pouvoir

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Lors d’une intervention particulièrement virulente sur la radio Ndékè-luka , le représentant du BRDC a condamné l’absence totale de transparence et la gestion patrimoniale des affaires publiques par l’exécutif.

 

La gouvernance de la septième république suscite de profonds clivages au sein de la classe politique, l’opposition dénonçant une confiscation des prérogatives de l’État par un cercle restreint d’initiés. Raymond Adouma a fustigé une méthode de direction qui exclut les institutions républicaines, notamment l’Assemblée nationale, des grandes décisions stratégiques du pays. Ce fonctionnement opaque s’illustre par la signature de conventions confidentielles concernant l’accueil de vagues de migrants en provenance des États-Unis. Ces ressortissants étrangers sont désormais installés sur l’avenue Conjugo, au cœur de la capitale, sans qu’aucune communication officielle n’ait été partagée avec les citoyens centrafricains.

 

Cette centralisation du pouvoir s’accompagne d’un contrôle strict de la parole publique, le chef de l’État ayant interdit à ses ministres l’usage de canaux d’information indépendants. Ce verrouillage institutionnel prive les médias et la population d’un accès légitime aux dossiers d’intérêt national, instaurant une culture du secret. La dérive administrative est devenue manifeste dès le premier conseil des ministres, où l’indiscipline s’est affichée publiquement avec l’absence non justifiée de quatre membres du gouvernement fraîchement nommés.

 

Les retombées de ce système de gestion patrimoniale touchent de plein fouet l’économie et la souveraineté du territoire. L’attribution discrétionnaire de plus de cent permis miniers à des entités étrangères, incluant l’exploitation aurifère de la zone d’Andesma, s’effectue au détriment des caisses de l’État, les redevances minières ne comptant que pour quatre pour cent des revenus publics globaux. Pendant que les richesses du sous-sol sont captées à l’extérieur, les provinces orientales subissent un désastre écologique de grande ampleur, caractérisé par la destruction des cours d’eau et l’anéantissement des ressources halieutiques.

 

Au plan social, les choix politiques actuels maintiennent la population dans un état d’abandon complet. Trois Centrafricains sur quatre survivent sous le seuil de pauvreté avec moins de mille francs par jour, subissant les effets d’une cherté de la vie qui limite l’accès à l’alimentation à un seul repas quotidien. Les services de base se sont totalement effondrés, à l’image des hôpitaux publics qui manquent cruellement de médicaments essentiels et de matériels de soin, provoquant une hausse continue de la mortalité, tandis que le réseau routier national est réduit à des pistes de poussière impraticables.

 

Par Alain Nzilo

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Justice, Économie, Sécurité : Les grands chantiers du Rassemblement Unitaire pour la renaissance centrafricaine

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Justice, Économie, Sécurité : Les grands chantiers du Rassemblement Unitaire pour la renaissance centrafricaine

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

La RCA se trouve aujourd’hui dans une impasse totale. Les structures étatiques, démocratiques et sociales ne fonctionnent plus, entraînant une faillite générale qui affecte le quotidien de la population. Devant cette inertie et le refus du dialogue opposé par le pouvoir en place, le Rassemblement Unitaire refuse la fatalité. Cette organisation lance officiellement les Consultations Citoyennes Centrafricaines, un projet d’envergure conçu comme le premier instrument de la reconstruction nationale et un moteur pour la dynamique continentale africaine.

 

L’objectif de cette démarche est redoutablement simple mais ambitieux : redonner la parole aux Centrafricains afin qu’ils dessinent eux-mêmes, de manière collective, le futur de leur pays. Pour le Rassemblement Unitaire, l’histoire nationale démontre que le génie populaire possède les ressources nécessaires pour bâtir des solutions viables et durables. Cette grande concertation s’articule autour de trois piliers fondamentaux : la justice, l’économie et la sécurité.

 

 

Le rétablissement de la Justice et de l’État de droit

Le premier chantier de cette refondation porte sur la Justice et l’État de droit. Le Rassemblement Unitaire constate que l’exclusion, la marginalisation et la suppression des libertés d’action citoyenne ont détruit le contrat social. Les futures consultations permettront aux citoyens de définir les bases d’une justice équitable et accessible à tous. En restaurant la confiance dans les institutions judiciaires, l’organisation souhaite rebâtir un cadre où la dignité humaine, l’inclusivité et la responsabilité individuelle comme collective redeviennent les règles directrices de la vie publique.

 

La redynamisation de l’Économie et de la société

Le deuxième axe fort concerne l’économie et le développement social. La gestion actuelle a conduit à un effondrement des structures productives et à une paupérisation de la population. Les débats citoyens initiés par le Rassemblement Unitaire viseront à faire émerger des propositions concrètes issues de la réalité du terrain. Il s’agit de stimuler l’innovation citoyenne, de valoriser les ressources locales et de mettre en place une solidarité nationale active. L’économie doit cesser de servir des intérêts restreints pour se mettre enfin au service de l’intérêt général centrafricain.

 

La refonte de la Sécurité et de la défense

Enfin, le troisième pilier indispensable est celui de la sécurité et de la défense. Un État ne peut se développer sans un environnement stable et protecteur pour ses habitants. Les Consultations Citoyennes offriront un espace pour repenser l’organisation des forces de défense, afin qu’elles soient républicaines, protectrices et respectueuses des droits de chacun. Cette stabilité interne est également présentée par le Rassemblement Unitaire comme une condition majeure pour réussir l’intégration africaine et normaliser les relations internationales du pays.

 

Une méthode ouverte et inclusive

Pour mener à bien ces réformes, le Rassemblement Unitaire propose une méthode inclusive et moderne. Les échanges se feront à travers des modalités de participation variées, combinant des rencontres en présentiel, des plateformes en distanciel ainsi que le dépôt de contributions écrites. Supervisée par un comité de coordination ouvert, cette initiative garantit le respect de la liberté d’opinion de chaque participant. À travers cet appel au peuple, le Rassemblement Unitaire prend des engagements clairs pour livrer un projet de société solide, écrit par et pour les Centrafricains.

 

Par Éric Azoumi

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Flash Info Bangui : Un incendie en cours au marché Kokoro, plusieurs boutiques détruites

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Flash Info Bangui : Un incendie en cours au marché Kokoro, plusieurs boutiques détruites

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Un incendie d’origine inconnue s’est déclaré ce jeudi vers 20 heures, heure locale, au marché Kokoro, dans le secteur Km5 à Bangui. Les flammes continuent de ravager plusieurs boutiques, dont certaines sont déjà parties en fumée.

 

Des témoins sur place indiquent à la rédaction du CNC que les secours tentent de maîtriser le feu. L’origine de l’incendie reste inconnue pour le moment. Des informations complémentaires seront communiquées au fur et à mesure de l’évolution de la situation.

À lire aussi : Déchéance du député Souleman Bi Hassan : Élysée Nguemale relance le Conseil constitutionnel

À suivre…

 

À lire aussi : Attaque de la LRA dans le village de Tandja, près de Nzacko : plusieurs habitants enlevés lors d’une incursion nocturne

Par Anselme Mbata

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L’incendie au marché Kokoro à Bangui a causé la destruction de plusieurs boutiques, laissant les secours lutter contre les flammes.

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Braquage d’État : comment Touadéra et les Wagner organisent le hold-up de l’or et du carburant en Centrafrique

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Braquage d’État : comment Touadéra et les Wagner organisent le hold-up de l’or et du carburant en Centrafrique

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Le président Faustin-Archange Touadéra et son gouvernement dirigent un véritable braquage d’État en volant directement les opérateurs économiques, plongeant la population et les opérateurs dans une colère et une incompréhension totale.

 

Ce système de vol recycle de vieilles méthodes criminelles du régime. En effet, tout a commencé petit à petit, à l’époque où les mercenaires russes du groupe  Wagner ont débarqué en volant du kérosène directement sur la piste de l’aéroport de Bangui M’Poko pour ravitailler leurs hélicoptères.

 

Le prestigieux rapport d’enquête de l’organisation internationale Global Initiative montre comment ces vols de carburant à l’aéroport se sont transformés au fil des ans en une immense entreprise de crime organisé de contrôle des hydrocarbures.

 

Comme si cela ne suffisait pas, le régime pousse le cap plus loin. Le gouvernement a confisqué de force les stations-service de la société Tamoil, l’ancien réseau Total, pour laisser le champ libre à ses partenaires privilégiés, installant ainsi une pénurie étouffante pour la population.

 

En coulisses, la Banque mondiale et des enquêtes financières dénoncent le monopole d’importation de dix ans accordé à la société opaque camerounaise Neptune Oil, qui sert en réalité de pompe à cash pour le clan présidentiel et les opérations de Wagner.

 

Récemment, le coup a été monté d’un cran avec la saisie injuste de centaines des milliers de litres de carburant. Le premier ministre Félix Moloua et ses ministres ont prétendu qu’il s’agissait de marchandise de contrefaçon alors que ces produits étaient dans les cuves du dépôt officiel de l’État.

 

Ce carburant volé a ensuite été distribué publiquement à l’armée par Touadéra lui-même. Ce geste montre bien que le pouvoir ne recule devant rien pour s’approprier les biens d’autrui.

 

Après le carburant, la présidence passe maintenant à la vitesse supérieure en confisquant les lingots d’or des entreprises privées. Ils font braquer publiquement les bureaux de diamant et or sous de faux prétextes.

 

Pour justifier ce pillage de l’or et de diamants, le gouvernement ose déclarer publiquement que l’État a simplement besoin d’argent pour ses caisses. C’est du vol pur et simple commis par ceux qui devraient protéger la loi et les investisseurs.

 

Pendant que le monde essaie de sauver ce pays, Touadéra et ses ministres maintiennent volontairement le désordre. Ils utilisent l’argent du vol pour construire des villas privées et garder le pouvoir le plus longtemps possible.

 

Par Éric Azoumi

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Centrafrique : Comment les mercenaires russes du groupe Wagner inondent le pays avec leur business de tramadol

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Centrafrique : Comment les mercenaires russes du groupe Wagner inondent le pays avec leur business de tramadol

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 La RCA subit de plein fouet l’influence grandissante des mercenaires russes du groupe  Wagner. Alors que beaucoup pensaient naïvement que la circulation de ces tramadol relevait d’actes commis par des éléments incontrôlés de l’armée nationale, la réalité est bien plus sombre : il s’agit d’un business global, structuré et entièrement piloté par Wagner, une vérité qui éclate enfin au grand jour après le reportage publié par un journal américain et repris par courrier international. 

 

En effet, les mercenaires russes ont trouvé une source de revenus particulièrement lucrative en organisant l’importation massive et la redistribution de tramadol, ce puissant antalgique détourné qui ravage la jeunesse centrafricaine.

 

Ce médicament, acheminé par les eaux depuis le Congo voisin, est revendu à prix fort sur l’ensemble du territoire et jusque dans les pays limitrophes. Ce commerce génère des profits considérables qui s’ajoutent aux millions tirés de l’exploitation clandestine des gisements aurifères dans le pays. 

 

Mais pour inonder le marché, Wagner ne travaille pas seul. Le groupe a transformé les forces armées centrafricaines (FACA) en véritables commis de son entreprise criminelle. Des cargaisons entières débarquent des hélicoptères, des avions de Wagner ou de camions venus de la capitale, remplies de tramadol et d’alcools frelatés fabriqués dans leurs propres installations.

 

Loin d’être une armée nationale digne de ce nom, les FACA se sont reconverties en grossistes en uniforme et en distributeurs officiels de la mafia russe. Ce trafic se déroule au vu et au su de tous, en plein jour, sur les marchés et dans les rues de localités comme Sam-Ouandja. L’accès à cette substance permet aussi au groupe d’asseoir son emprise sur les forces armées nationales et les milices privées de la capitale. En distribuant ces comprimés aux combattants, les mercenaires russes s’assurent une obéissance totale et une agressivité accrue lors des opérations de répression. Pour les soldats abandonnés par l’État-major et privés de tout soutien, dealer la mixture de Wagner est devenu le seul moyen de survivre, au point d’exporter ce commerce toxique au-delà des frontières, comme lors de l’arrestation humiliante de deux caporaux FACA en flagrant délit au Tchad.

 

Cette mainmise s’étend désormais aux plus hauts cercles du pouvoir politique et militaire à Bangui, où le trafic est directement parrainé au sommet de l’État. Les saisies ne servent qu’à alimenter les stocks de hauts gradés intouchables, à l’image du commandant mafieux de la garde présidentielle, Simplice Yarkokpa. Chez ce dernier, les autorités ferment les yeux sur un véritable QG de la drogue débordant de palettes et de bidons de tramadol dissimulés. Pire encore, ce système tordu utilise sa force pour radier et briser les policiers ou agents honnêtes qui tenteraient de s’interposer, assurant une impunité totale au cartel. Pendant que les militaires grossistes prospèrent sous la protection russe, les simples civils subissent une répression féroce et des amendes pleuvent pour les mêmes infractions.

 

C’est dans ce climat de corruption totale que Pavel Prigojine maintient fermement son autorité à Bangui, malgré les réorganisations décidées à Moscou. Cette assise territoriale et ce contrôle absolu des réseaux de contrebande par l’entremise de l’armée centrafricaine permettent aujourd’hui d’envisager une expansion de leurs activités commerciales et logistiques vers les zones de combat au Soudan.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : Quand Touadéra sous-traite au Ciel la gestion de son empire

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Centrafrique : Quand Touadéra sous-traite au Ciel la gestion de son empire

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Après dix années passées à la tête de l’État, sans réussir à garantir un accès durable à l’eau potable, à l’électricité, à des infrastructures sanitaires fonctionnelles, à des routes praticables ni à rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire, Faustin-Archange Touadéra s’en remet désormais au Ciel. Lors d’un culte organisé dans une église évangélique, puis retransmis par la Télévision centrafricaine (TCF), le chef de l’État s’est appliqué à lire, mot après mot, une longue prière dans laquelle il demande à Dieu d’intervenir directement pour résoudre les crises sécuritaires, économiques et morales auxquelles le pays reste confronté.

 

L’exercice, présenté comme un moment de recueillement, a rapidement pris les allures d’un discours officiel. Le visage fermé, la voix hésitante et les yeux constamment fixés sur son texte, Faustin-Archange Touadéra est resté accroché à son pupitre, récitant sa prière sans véritable interaction avec les fidèles, comme un texte soigneusement préparé à l’avance.

 

À lire aussi : Bangui : après son enlèvement par des mercenaires russes au KM5, Aba Oumar retrouvé détenu à la SRI et accusé de « collaboration avec les rebelles »

La mise en scène a été renforcée par la présence de deux drapeaux centrafricains de part et d’autre de l’estrade. L’introduction de symboles de l’État au cœur d’un lieu de culte traduit une volonté d’associer le pouvoir politique à un cadre religieux, brouillant davantage la frontière entre les institutions de la République et la foi.

 

Au-delà de la forme, le contenu de cette prière retient l’attention. Devant les fidèles, Faustin-Archange Touadéra demande à Dieu d’assumer des missions qui relèvent directement des responsabilités de l’État.

 

Sur le plan sécuritaire, il prie pour que disparaissent « l’esprit de rébellion, l’esprit de guerre et de destruction », tout en demandant à Dieu de protéger les frontières, d’assurer la sécurité du territoire et de garantir la libre circulation des personnes.

À lire aussi : Manger au restaurant tout en gardant une alimentation équilibrée : nos meilleures astuces

 

 

Sur le plan économique et social, il sollicite une intervention divine afin de rendre l’économie centrafricaine « forte, stable et prévisible », de bénir les activités des agriculteurs et des commerçants et de permettre à chaque citoyen de manger à sa faim et de vivre dans la dignité.

 

Concernant la gouvernance, le président demande également à Dieu d’éliminer de l’administration la corruption, les détournements de fonds publics, le gaspillage, l’injustice et la paresse.

 

Ces demandes soulèvent une interrogation simple : pourquoi confier à Dieu des missions qui relèvent normalement de l’action gouvernementale et des institutions publiques ?

 

Pour plusieurs analystes politiques, un élément n’a pas échappé à l’attention. Dans cette longue liste de requêtes adressées au Créateur, le président n’évoque ni le Fonds monétaire international (FMI) ni la Banque mondiale, dont les rapports successifs mettent en évidence les difficultés des finances publiques et critiquent régulièrement la gestion économique du pays.

 

La prière ne remplace ni les réformes économiques, ni la discipline budgétaire, ni les exigences de transparence imposées par les partenaires financiers. Aucun miracle ne peut se substituer aux responsabilités qui incombent au gouvernement dans la gestion des affaires publiques.

 

Cette intervention télévisée s’inscrit dans une série de déplacements effectués ces dernières semaines dans plusieurs églises évangéliques de Bangui. Accompagné d’une de ses épouses, Faustin-Archange Touadéra multiplie les séances de prière. Les images diffusées montrent également le président du Conseil constitutionnel, Jean-Pierre Waboué, agenouillé devant un pasteur, ainsi que le président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, priant les mains levées.

 

À ce stade, deux importantes communautés religieuses ne figurent toujours pas dans cette tournée : l’Église catholique et la communauté musulmane.

 

Dans plusieurs quartiers de Bangui, une question revient avec insistance : le président se rendra-t-il également à la grande mosquée de Bangui pour y organiser une nouvelle prière publique ?

 

La prière publique de Touadéra soulève des questions sur l’absence de solutions concrètes face à la crise sécuritaire et économique en Centrafrique.

Pour de nombreux habitants de la capitale, cette multiplication des cérémonies religieuses reflète les inquiétudes d’un pouvoir sous pression. Alors que les rumeurs d’une progression des groupes armés alimentent les discussions dans certains quartiers, le chef de l’État semble concentrer une partie de son discours sur « l’esprit de rébellion », au point de donner l’image d’un dirigeant préoccupé avant tout par les menaces qui pèsent sur son pouvoir.

 

En demandant publiquement à Dieu de prendre en charge la sécurité du pays, le redressement de l’économie et la lutte contre la corruption, Faustin-Archange Touadéra donne le sentiment de déplacer vers le domaine spirituel des responsabilités qui relèvent de l’exercice du pouvoir. Lorsque les réponses aux difficultés du pays prennent la forme d’une prière lue devant les caméras plutôt que d’annonces de mesures concrètes, la capacité du pouvoir à apporter des solutions devient un sujet de débat.

 

Pour de nombreux observateurs, cette intervention ressemble davantage à un aveu d’impuissance qu’à une démonstration de leadership. Face aux difficultés persistantes que traversent les Centrafricains et aux critiques répétées des partenaires internationaux, les prières ne peuvent tenir lieu de bilan ni remplacer les résultats attendus de l’action publique.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : la milice d’autodéfense Azandé accuse les mercenaires russes du groupe Wagner et le député Lambert Akovourou d’avoir armé illégalement les éleveurs Peuls dans le Haut-Mbomou

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Centrafrique : la milice d’autodéfense Azandé accuse les mercenaires russes du groupe Wagner et le député Lambert Akovourou d’avoir armé illégalement les éleveurs Peuls dans le Haut-Mbomou

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

La milice d’autodéfense Azandé affirme que des mercenaires russes du groupe Wagner ont remis des armes à des éleveurs peuls installés dans les environs de Zémio, dans la préfecture du Haut-Mbomou. Elle met également en cause le député de Djema, Lambert Akovourou, qu’elle accuse d’avoir fourni des armes à des éleveurs peuls.

 

Selon les responsables de la milice, leur mouvement a été informé de la présence d’armes dans un campement d’éleveurs situé à proximité de Zémio. Ils disent avoir lancé une opération pour investir le site et saisir l’ensemble des armes qui s’y trouvaient.

 

Après cette opération, les responsables de la milice ont informé la rédaction de CNC des résultats de leur intervention. Ils affirment avoir récupéré plusieurs armes au cours de cette opération. Ils ajoutent avoir maintenu la pression sur les éleveurs présents dans le campement. D’après leurs déclarations, ces derniers ont confirmé que les armes leur avaient été remises par les mercenaires russes du groupe Wagner.

À lire aussi : Bienvenu Zokoué : le roi du népotisme se transforme en donneur de leçons

 

 

Pour les responsables de la milice, ces révélations renforcent leurs accusations selon lesquelles les mercenaires russes du groupe Wagner apportent un soutien armé à certains groupes d’éleveurs peuls dans le Haut-Mbomou, une situation qu’ils estiment de nature à aggraver l’insécurité dans cette préfecture du sud-Est du pays.

À lire aussi : Bangui : La mise en scène politico-religieuse du régime Touadéra à l’Église apostolique de Lakouanga

 

 

Les dirigeants de la milice affirment également que les mercenaires russes du groupe Wagner entretiennent volontairement un climat d’insécurité afin de justifier la poursuite de leur présence et de leurs activités en République centrafricaine.

 

Les accusations visent aussi le député Lambert Akovourou. Selon la milice, l’élu de Djema aurait lui aussi remis des armes à des peuls. Au moment de la rédaction de cet article, les tentatives de le joindre par téléphone pour recueillir sa réaction n’ont pas abouti.

 

Interrogés de nouveau, les responsables de la milice d’autodéfense Azandé ont maintenu l’ensemble de leurs accusations à l’encontre des mercenaires russes du groupe Wagner et du député Lambert Akovourou.

 

Arrêté en mai 2025 avant d’être détenu pendant environ six mois au sein de l’office central pour la répression du banditisme (OCRB    ) à Bangui, Lambert Akovourou avait ensuite retrouvé son siège à l’Assemblée nationale grâce aux dernières législatives. La milice affirme aujourd’hui qu’il aurait abandonné les positions qu’elle lui prêtait auparavant pour se rapprocher des mercenaires russes du groupe Wagner.

 

Les mercenaires russes du groupe Wagner sont accusés d’avoir armé des éleveurs dans le Haut-Mbomou, en lien avec le député Lambert Akovourou.

Par Éric Nzapa

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Amdafock : Le clochard politique Bertin BÉA est de retour

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Amdafock : Le clochard politique Bertin BÉA est de retourRédigé le 24 juillet 2026.Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  En panne de visibilité et réduit au rang de spectateur politique, l’ancien député de Boali, Bertin Béa, tente un va-tout médiatique pour sauver sa peau. Lors d’une conférence de presse pathétique organisée au complexe sportif Barthélemy Boganda à Bangui, l’ex-secrétaire général du parti KNK s’est fendu d’une déclaration sur les récents événements d’Amdafock. Mais derrière les trémolos dans la voix et une condamnation de façade, cette sortie n’est que le miroir déformant d’un opportuniste politique qui cherche désespérément à se vendre au régime de Bangui pour assurer sa propre survie financière.

Le traumatisme d’Amdafock : un prétexte à l’agitation médiatique

Revenant en détail sur les faits survenus dans la sous-préfecture d’Amdafock, l’ex-parlementaire a dressé un bilan dramatique de l’incursion armée, évoquant des pertes en vies humaines, des pillages et des destructions d’infrastructures. Pour cet ancien secrétaire général du parti KNK, fraîchement revenu d’un exil infructueux en France, cette tragédie s’avère être une tribune inespérée pour tenter de revenir dans le jeu politique centrafricain.

Le miroir aux alouettes d’un transfuge en quête de pitance

Derrière la gravité de la tribune, la démarche de Bertin Béa relève de la pure mendicité politique. Ce clochard politique, marginalisé à son retour de France et ignoré par le pouvoir en place, multiplie les interventions désespérées à gauche et à droite pour tenter d’exister. Prêt à toutes les contorsions et à toutes les déclarations pathétiques pour caresser le régime dans le sens du poil, ce transfuge ne cherche ni la justice ni la paix, mais simplement une place à la table pour subvenir à ses propres besoins.Une riposte mythologique : la fable des FACA face à la réalité de WagnerDans son allocution, Bertin Béa s’est empressé de louer la “puissante riposte” des Forces armées centrafricaines (FACA) aux côtés de leurs alliés étrangers, reprenant la rhétorique officielle pour plaire au sommet de l’État.

Le mensonge des FACA et le business du chaos

Cette version des faits est une pure fiction destinée à masquer une réalité bien mais sombre. Sur le terrain d’Amdafock, les soldats réguliers des FACA étaient totalement inexistants. La contre-offensive a été exclusivement menée par les mercenaires russes de Wagner, appuyés par leurs supplétifs locaux des milices d’autodéfense communément appelées “Wagner Noirs” ou “Russes Noirs” et des ex-rebelles recyclés issus de l’UPC, du MPC et des 3R. Loin d’être une attaque terroriste spontanée, cette opération cache en réalité un double jeu des mercenaires russes eux-mêmes, qui entretiennent sciemment l’instabilité et le chaos pour pérenniser leur business hautement lucratif en RCA.L’appel stérile à l’exécutif : « C’est la tête et non les bras qui gouvernent »Pour clore sa mise en scène, l’ancien député de Boali, Bertin Béa, a directement interpellé le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, en convoquant des maximes historiques pour exiger la protection du territoire. Un coup d’épée dans l’eau pour un homme politique dont la voix ne porte plus auprès des décideurs de Bangui.

L’opportunisme érigé en doctrine

En brandissant le précepte selon lequel « c’est la tête et non les bras qui gouvernent », Bertin Béa cherche avant tout à se faire remarquer par le sommet de l’État. Mais le régime actuel, conscient du profil de ce chercheur de nourriture capable de vendre son âme pour un décret, feint de ne pas l’entendre. Cette conférence de presse n’est pas le cri du cœur d’un patriote indigné, mais le chant du cygne d’un politicien aux abois, tentant désespérément de monnayer son ralliement dans un pays mis à genoux par la mauvaise gestion et le pillage systématique de ses ressources.Par Éric Azoumi 

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Centrafrique : Fari Tahéruka Shabazz promet une vengeance implacable contre Doctrouvé Koï suite à l’insulte contre sa défunte mère

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Centrafrique : Fari Tahéruka Shabazz promet une vengeance implacable contre Doctrouvé Koï suite à l’insulte contre sa défunte mère

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Le politologue centrafricain Fari Tahéruka Shabazz promet une riposte implacable contre l’insulteur public Doctrouvé Koï, ne pouvant tolérer l’affront personnel lié aux invectives ordurières lancées publiquement contre sa propre maman.

 

Cet outrage intolérable commis par le griot zélé du régime brise définitivement les limites du respect et de la décence humaine. En s’attaquant à une femme disparue, Euloge Doctrouvé Koï, auteur de ces propos abjects, a transformé un simple désaccord politique en un conflit d’honneur d’une extrême gravité.

 

La réaction du politologue Shabazz ne s’est pas fait attendre. Blessé mais déterminé, il a scellé le serment solennel de faire payer cet affront, affirmant qu’aucune trêve ne sera possible tant que justice ne sera pas rendue.

 

Cette promesse de châtiment découle directement de la douleur immense provoquée par l’évocation d’une maman ayant tant souffert. L’impossibilité de lui offrir de dignes funérailles à cause du contexte politique nationale ajoute une immense amertume à cette blessure intime profondément rouverte.

 

Les dérives verbales récurrentes de ce griot du régime, habitué à cibler l’intimité des femmes avec une vulgarité inouïe, atteignent ici un point de non-retour. En ouvrant ainsi la voie à un cycle de règlements de comptes, le provocateur s’expose à des conséquences d’une rare violence.

 

Par Éric Azoumi

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Déchéance du député Souleman Bi Hassan : Élysée Nguemale relance le Conseil constitutionnel

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Déchéance du député Souleman Bi Hassan : Élysée Nguemale relance le Conseil constitutionnel

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Le juriste Élysée Nguemale, mandataire de Harouna Moelle, interpelle le Conseil constitutionnel sur la déchéance de Souleman Bi Hassan, élu à Bouar, après deux mois de silence sur sa requête.

 

Une requête en déchéance introduite depuis le 18 mai

Le juriste Élysée Nguemale a adressé une lettre de rappel au président du Conseil constitutionnel le 20 juillet 2026. Il agit comme mandataire de Harouna Moelle, candidate aux législatives du 28 décembre 2025 dans la 4e circonscription de Bouar. Sa requête, enregistrée sous le numéro 1117, réclame la déchéance de l’élu Souleman Bi Hassan.

À lire aussi : Kété-Sido : dix jeunes filles victimes d’agression sexuelle par des hommes armés non identifiés

 

Selon les informations recueillies par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, cette démarche s’appuie sur les jurisprudences de la juridiction constitutionnelle centrafricaine. Elle invoque également les dispositions du code électoral en vigueur.

À lire aussi : Le règlement de comptes de la Primature : l’heure de la revanche pour Félix Moloua contre son ancien ministre de l’économie Richard Filakota

 

Les délais légaux que le mandataire invoque

L’article 146 de la Constitution impose au Conseil constitutionnel un délai de quinze jours pour statuer sur toute saisine. Ce délai est largement dépassé, souligne Élysée Nguemale dans son courrier. Toutefois, le code électoral prévoit un délai plus long en cas de contentieux post-électoral de masse. Son article 150 accorde un mois au Conseil constitutionnel pour rendre une décision motivée et la notifier aux parties.

 

Le mandataire résume ainsi la chronologie du dossier :

 

18 mai 2026 : requête enregistrée au greffe sous le n°1117Article 146 de la Constitution : délai légal de quinze joursArticle 150 du code électoral : délai d’un mois en cas de contentieux de masse20 juillet 2026 : envoi de la lettre de rappel, deux mois révolus sans décisionDeux mois sans décision motivée

 

Au moment de l’envoi de ce rappel, la requête totalise deux mois révolus sans décision motivée, selon le mandataire. Élysée Nguemale rappelle que les règles de procédure relèvent de l’ordre public. Elles s’imposent, précise-t-il, aux juges, aux autorités publiques et à tous les citoyens. Par ailleurs, il estime que les juges constitutionnels ont l’obligation de rendre une décision motivée dans le délai prévu par la loi fondamentale.

 

La population de Bouar dans l’attente

Le mandataire affirme que la population de la 4e circonscription de Bouar attend impatiemment cette décision. Elle souhaite savoir qui la représente réellement à l’Assemblée nationale. De son côté, Élysée Nguemale évoque une situation qui demeure confuse pour les habitants concernés depuis plusieurs mois. À ce stade, aucune réponse officielle du Conseil constitutionnel n’a été communiquée sur ce dossier.

 

La déchéance du député Souleman Bi Hassan soulève des questions sur le rôle du Conseil constitutionnel en Centrafrique et sur l’impact de cette décision sur la représentation politique à Bouar.

Par Anselme Mbata

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Attaque de la LRA dans le village de Tandja, près de Nzacko : plusieurs habitants enlevés lors d’une incursion nocturne

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Attaque de la LRA dans le village de Tandja, près de Nzacko : plusieurs habitants enlevés lors d’une incursion nocturne

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 

Des combattants de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) ont attaqué, dans la nuit de lundi à mardi, le village de Tandja, situé à environ huit kilomètres de Nzacko, dans la préfecture du Mbomou. Selon des informations recueillies par la rédaction du CNC auprès de sources locales, plusieurs habitants ont été enlevés au cours de cette attaque.

 

Les hommes armés sont entrés dans le village à la faveur de la nuit, prenant les habitants par surprise. Des habitations ont été pillées et plusieurs femmes ont subi des violences sexuelles, d’après les témoignages recueillis sur place. Les assaillants ont ensuite quitté le village en direction de la brousse avec plusieurs personnes dont le nombre exact n’était pas encore connu.

À lire aussi : Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel

 

Cette nouvelle attaque intervient après plusieurs années de faible activité de la LRA dans le Haut-Mbomou et le Mbomou. Rappelons que jusqu’en 2017, les forces spéciales américaines, déployées en République centrafricaine dans le cadre de la traque du chef rebelle ougandais Joseph Kony, avaient fortement limité les déplacements du groupe dans cette région. Après leur retrait, l’arrivée des rebelles de l’UPC dans le Haut-Mbomou suivi de la création du mouvement d’autodéfense Azandé en 2023, accentué par les affrontements opposant les combattants de l’UPC aux groupes d’autodéfense azandé, , ont à leur tour réduit la présence de la LRA dans cette partie du pays. Sous cette pression, les combattants du mouvement se sont progressivement repliés vers la région de Sam-Ouandja, dans la préfecture de la Vakaga, à proximité des frontières avec le Soudan du Sud.

À lire aussi : Le règlement de comptes de la Primature : l’heure de la revanche pour Félix Moloua contre son ancien ministre de l’économie Richard Filakota

 

 

Depuis 2024, plusieurs sources locales et sécuritaires signalent un retour progressif d’éléments de la LRA dans les préfectures du Haut-Mbomou et du Mbomou. Selon ces mêmes sources, la détérioration des relations entre les groupes d’autodéfense azandé et les mercenaires russes présents dans la région aurait favorisé cette réapparition. Elles affirment également que des éléments de la LRA sont utilisés pour contenir les offensives menées par les groupes d’autodéfense azandé.

 

Dans les zones où elle est active, la LRA est régulièrement accusée d’enlever des civils pour assurer sa logistique. Des adultes sont contraints de transporter des vivres, des munitions et d’autres équipements lors des déplacements du groupe, tandis que des enfants sont recrutés de force pour renforcer ses effectifs, selon des rapports des Nations unies et d’organisations humanitaires.

 

Les autorités centrafricaines n’avaient pas encore réagi officiellement à cette attaque au moment de la publication de cet article. À Tandja, plusieurs familles restent sans nouvelles de leurs proches emmenés par les assaillants, tandis que les habitants des villages voisins vivent dans la crainte de nouvelles incursions.

 

Par Simon Goussoumalé

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Les enlèvements par la LRA à Tandja soulèvent des inquiétudes sur la sécurité à Nzacko et dans les villages environnants, mettant en évidence la situation préoccupante dans la région.

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Centrafrique : près de 100 enfants participent au deuxième « Goûter atelier lecture » organisé par l’Action solidaire à Bangui

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Centrafrique : près de 100 enfants participent au deuxième « Goûter atelier lecture » organisé par l’Action solidaire à Bangui

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Près d’une centaine d’enfants ont participé, mardi à Bangui, à la deuxième édition du « Goûter atelier lecture », organisée par Action Solidaire pour encourager la lecture pendant les vacances scolaires.

 

Une initiative pour développer le goût de la lecture

L’association Action Solidaire a organisé cette activité dans les locaux de l’église Coopération évangélique de Bruxelles « Ga Mo Ba », située dans le 2ᵉ arrondissement de Bangui. La rencontre a réuni près d’une centaine d’enfants venus participer à des ateliers de lecture et d’échange.

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Cette deuxième édition s’inscrit dans la volonté de maintenir les élèves au contact des livres durant les grandes vacances. Les organisateurs souhaitent aussi renforcer les habitudes de lecture dès le plus jeune âge.

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L’atelier a été animé par Kamélia Kossy, 14 ans, élève en classe de troisième, et Sarah Aziz, 18 ans, étudiante en première année de BTS. Toutes deux ont représenté l’association en l’absence de sa présidente.

Photo de famille du deuxième « Goûter atelier lecture » à Bangui
Photo de famille du deuxième « Goûter atelier lecture » à Bangui

 

Des ateliers centrés sur la pratique de la lecture

Kamélia Kossy explique que cette initiative répond à un constat fait pendant les vacances scolaires.

 

« Nous avons remarqué que les enfants ne lisent pas beaucoup pendant les grandes vacances. Nous sommes venues leur proposer des activités pour leur donner le goût et l’envie de lire au quotidien », indique-t-elle.

À droite Sarah-Isis Lardenois, au milieu un participant et à gauche Camélia Kossi, lors du deuxième « Goûter atelier lecture » à Bangui
À droite Sarah-Isis Lardenois, au milieu un participant et à gauche Camélia Kossi, lors du deuxième « Goûter atelier lecture » à Bangui

 

Selon elle, les participants disposent déjà de bonnes bases. En revanche, ils peuvent encore progresser grâce à une pratique plus régulière.

 

La jeune animatrice espère que les enfants conserveront cette habitude après la fin des ateliers. Elle estime que la lecture constitue un appui important pour la réussite scolaire.

 

Apprendre les règles essentielles de la lecture

Sarah Aziz a également salué l’implication des enfants présents. À ses yeux, leur niveau reste encourageant malgré des marges de progression.

 

Elle a profité de la séance pour rappeler plusieurs règles de lecture. D’abord, un point marque un arrêt. Ensuite, une virgule demande une courte pause. Un point d’exclamation nécessite une intonation adaptée afin de mieux transmettre le sens du texte.

 

Selon elle, ces techniques permettent aux enfants de mieux comprendre les textes et d’améliorer leur expression orale.

 

Sarah Aziz insiste aussi sur la place de la lecture dans le parcours éducatif. Elle considère que cette pratique accompagne les apprentissages et aide les jeunes dans leur vie quotidienne.

 

L’événement à Bangui s’inscrit dans une série d’activités éducatives visant à encourager la lecture pour enfants pendant les vacances scolaires.

L’association souhaite élargir l’initiative

Les organisateurs reconnaissent que le nombre de participants reste limité par les moyens disponibles. Plusieurs enfants intéressés n’ont pas pu prendre part à cette deuxième édition.

 

De son côté, Sarah Aziz espère que l’association pourra bénéficier de nouveaux partenaires afin d’accueillir davantage d’enfants lors des prochaines éditions.

 

Elle affirme également vouloir revenir chaque année à Bangui pour poursuivre ces activités. Selon elle, ces rencontres permettent de transmettre aux enfants le plaisir de lire tout en renforçant leurs compétences pendant la période des vacances scolaires.

 

Par Brahim Banafio

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Dans son délire propagandiste et mensonger de mythomane, Fidel Gouandjika se réjouit de la prétendue élimination de la LRA par les forces russes pour falsifier l’histoire et masquer la complicité de la dictature avec les criminels de Joseph Kony.

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Dans son délire propagandiste et mensonger de mythomane, Fidel Gouandjika se réjouit de la prétendue élimination de la LRA par les forces russes pour falsifier l’histoire et masquer la complicité de la dictature avec les criminels de Joseph Kony.

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Le conseiller du mytho-dictateur sombre dans une folie politique sans précédent en attribuant aux mercenaires de Wagner une victoire imaginaire sur la LRA, un mensonge grossier conçu pour justifier l’occupation russe en République Centrafricaine.

 

Les déclarations de Fidel Gouandjika sur l’éradication de la LRA par les mercenaires russes relèvent de la pure fabulation. Dans la réalité, aucun Centrafricain n’a jamais vu ni entendu parler du moindre combat entre les hommes de Wagner et les forces de Joseph Kony. Les troupes russes ne sont arrivées dans le Haut-Mbomou qu’en 2024, non pas pour traquer ces criminels, mais dans l’unique but de former les milices Azandé Ani Kpi Gbé afin de combattre la rébellion de l’UPC. La LRA reste parfaitement intacte, continue d’endeuiller le pays par des rapts de masse en province et s’implante partout où l’État brille par son inefficacité.

 

Le cynisme du porte-parole de l’empereur-dictateur va encore plus loin : au lieu de combattre la LRA, le pouvoir utilise en secret via le groupe Wagner ces mêmes bandits criminels ougandais comme supplétifs de sécurité des mercenaires russes dans certaines villes du pays pour combattre certains groupes armés centrafricains et terroriser les populations civiles.

 

Attaquer les missions américaines ou européennes qui ont financé la traque historique de Joseph Kony est une manœuvre pour détourner l’attention du pacte de sang secret liant Wagner à des criminels de guerre.

 

Après avoir pillé les ressources minières et organisé des massacres dans l’Ouham et ailleurs, le régime invente des victoires virtuelles pour cacher que la sécurité des Centrafricains a été vendue aux réseaux mafieux de Moscou.

 

Par Alain Nzilo

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Pampali à Touadéra : débarrassez-vous de votre entourage qui freine le pays, ou votre mandat sera perdu d’avance

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Pampali à Touadéra : débarrassez-vous de votre entourage qui freine le pays, ou votre mandat sera perdu d’avance

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 C’est un conseil que peu osent formuler publiquement. Laurent Gomina Pampali, ancien ministre, ex-député et ancien professeur de philosophie à l’université de Bangui, l’a dit sans passer par le dos de la cuillère dans un entretien accordé à la radio Guira FM : le président Faustin-Archange Touadéra doit se séparer, et vite, de ceux qui l’entourent pour se servir plutôt que pour servir. « Il doit se débarrasser de ceux qui veulent lui faire du surplace, honnêtement », tranche l’ancien ministre.

 

Pas de formule diplomatique qui tente d’embellir les choses. Pas de précaution oratoire. Une prescription directe, de quelqu’un qui connaît les rouages du pouvoir centrafricain de l’intérieur.

 

Ce que Pampali décrit, c’est un mécanisme que l’histoire politique africaine a produit dans presque tous ses États : l’entourage immédiat du chef devient progressivement son principal obstacle. Des hommes et des femmes qui ont obtenu leur place non pas par compétence, mais par allégeance. Qui maintiennent cette place non pas en servant le pays, mais en contrôlant l’accès au président. Qui filtrent les informations, écartent les voix discordantes, et construisent autour du chef une réalité fabriquée où tout va bien pendant que le pays s’enfonce.

 

Pampali l’a observé sur près de quarante ans de carrière politique. Un dirigeant peut arriver avec les meilleures intentions du monde. Si son entourage est mauvais, ces intentions ne franchiront jamais la porte du palais. Les courtisans, dit-il, « veulent se tailler une place à la table du pouvoir » et pour y parvenir, ils n’hésitent pas à discréditer ceux qui pourraient concurrencer leur influence. Le résultat : le président se retrouve isolé dans sa propre présidence, gouvernant une fiction pendant que la réalité du pays lui échappe.

 

L’avertissement de Pampali prend une acuité particulière au moment où Touadéra entame illégalement un nouveau septennat avec des promesses ambitieuses. Lutte contre la corruption, fin de l’impunité, mérite comme critère de promotion, ouverture vers l’opposition,  autant d’engagements qui exigent, pour se concrétiser, que les hommes chargés de les mettre en œuvre y croient réellement. Or si ces hommes sont précisément ceux qui ont prospéré sous le système que le président dit vouloir réformer, la réforme ne viendra pas. Elle sera sabotée de l’intérieur, lentement, méthodiquement, sans que personne n’en porte jamais la responsabilité.

 

L’ancien professeur de philosophie cite Aristote, qui définissait l’État comme l’assemblage des égaux. Mais il ajoute une vérité plus prosaïque, tirée de l’expérience : malheur à l’homme seul. Touadéra ne peut pas gouverner sans entourage. La question n’est donc pas de choisir entre la solitude et les courtisans. Elle est de choisir les bons collaborateurs — ceux dont la loyauté va au pays avant d’aller à leur propre carrière. Et pour Pampali, tant que ce tri n’aura pas été fait, toutes les promesses du 30 mars resteront suspendues dans l’air du discours, sans jamais toucher le sol de la réalité centrafricaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Jean Symphorien Mapenzi et le fantasme de la “volonté du peuple” : l’absolutisme du MCU pousse le nouveau bureau de l’assemblée nationale à l’obéissance aveugle

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Jean Symphorien Mapenzi et le fantasme de la “volonté du peuple” : l’absolutisme du MCU pousse le nouveau bureau de l’assemblée nationale  à l’obéissance aveugle

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le nouveau vice-président de l’Assemblée nationale tente d’imposer un récit trompeur. Sous couvert d’un choix populaire, Jean Symphorien Mapenzi valide l’hégémonie d’un parti unique qui confisque désormais tout débat contradictoire.

 

En effet, l’assurance affichée par Jean Symphorien Mapenzi lors de son interview sur la radio Ndékè-luka témoigne d’une volonté de normaliser une situation politique pourtant étouffante. En qualifiant l’omniprésence du MCU de simple « vivacité de notre démocratie », il occulte sciemment le verrouillage institutionnel qui empêche l’expression de toute opposition réelle. Pour lui, l’unanimité observée lors de l’élection du bureau de l’Assemblée n’est pas le résultat d’une pression politique, mais une preuve de cohésion. Pourtant, cette absence de concurrence traduit surtout l’extinction des voix divergentes au sein de l’hémicycle.

 

L’élu de la nation va plus loin en comparant l’institution à un orchestre où le président de l’Assemblée donnerait le tempo. Cette vision réduit le rôle des députés à celui de simples exécutants, dénués de tout pouvoir critique. Cette conception du travail législatif transforme la représentation nationale en un instrument docile aux mains de l’exécutif. Mapenzi prétend que le peuple a donné au chef de l’État les outils nécessaires pour sa politique, oubliant que le rôle premier d’un parlementaire réside dans le contrôle et l’équilibre des pouvoirs, et non dans l’obéissance aveugle à un parti dominant.

 

Derrière les mots lénifiants sur la « paix » et le « développement », se cache une stratégie de domination globale. Jean Symphorien Mapenzi refuse de voir les failles d’un système qui se replie sur lui-même. En affirmant que la configuration monocolore de l’Assemblée est le reflet de la souveraineté, il tente de légitimer un régime où la pluralité est sacrifiée sur l’autel de l’allégeance partisane. Ce discours belliqueux, déguisé en sagesse institutionnelle, annonce une législature où les intérêts du clan passeront avant les nécessités de la nation centrafricaine.

 

Par Éric Azoumi

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Damara : un voleur du bœuf de Touadéra arrêté par les mercenaires russes grâce au GPS posé sur l’animal

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Damara : un voleur du bœuf de Touadéra arrêté par les mercenaires russes grâce au GPS posé sur l’animal 

Damara : un voleur du bœuf de Touadéra arrêté par les mercenaires russes grâce au GPS posé sur l’animal
Troupeau des bœufs au marché à bétail de Bouboui
  Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC    Le vol d’un bœuf appartenant au dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadéra continue de faire de grand bruit à Damara, une ville située à environ 75 kilomètres de Bangui, capitale de la RCA.À lire aussi : À Paoua, les ONG accusées d’avoir transformé la population à un groupe des “fainéants” Selon plusieurs témoignages recueillis sur place par la rédaction du CNC, un jeune ancien milicien Anti-Balaka faction Touadera, connu pour des braquages du bétail, a cette fois-ci volé un bœuf appartenant au troupeau du chef de l’État centrafricain. Il ignorait que l’animal faisait partie d’un troupeau d’environ 5 000 bœufs appartenant à Touadéra, gardé à Damara par ses parents paternels, des éleveurs mbororo venus spécialement du Niger. Après avoir volé et récupéré le bœuf, le suspect l’a abattu avant de partager la viande avec ses proches. Ce qu’il ne savait pas, c’est que l’animal portait autour du cou une bague GPS utilisé pour suivre les déplacements du troupeau. À lire aussi : Le règlement de comptes de la Primature : l’heure de la revanche pour Félix Moloua contre son ancien ministre de l’économie Richard FilakotaPensant qu’il s’agissait d’une  simple jolie bague, le braqueur l’a conservé précieusement dans son salon. C’est cette erreur qui lui a coûté sa liberté en ce moment. Grâce au signal GPS, les mercenaires russes chargés de surveiller et de localiser les troupeaux présidentiels ont finalement localisé la bague, par extension  le domicile du suspect. Ils sont intervenus, puis  l’arrêter avant de le remettre à la gendarmerie. Une plainte a ensuite été déposée pour le vol du bœuf par le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera. Placé en garde à vue, le suspect aurait expliqué avoir agi parce qu’il n’avait plus de quoi nourrir sa famille. Selon plusieurs personnes ayant connaissance de son audition, il aurait déclaré : « Nous mourons de faim pendant que Touadéra grossit comme un cochon. Ça ne peut plus durer. Nous maigrissons à mesure que lui grossi. » Depuis son arrestation, le suspect est maintenu en détention. Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, le dictateur Faustin-Archange Touadera réclame le remboursement de la valeur du bœuf. L’intéressé affirme qu’il ne possède pas les moyens financiers pour payer et soutient qu’il n’a même pas de quoi subvenir à ses besoins quotidiens.Affaire à suivre… Par Anselme Mbata

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Camion incendié près de Zémio : les miliciens azandés affirment que les otages sont vivants et posent leurs conditions pour leur libération

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Camion incendié près de Zémio : les miliciens azandés affirment que les otages sont vivants et posent leurs conditions pour leur libération 

  Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC    Près de sept mois après l’enlèvement d’une dizaine de personnes sur l’axe Bangassou-Zémio, la rédaction de CNC a obtenu une réponse des miliciens azandés. Ces derniers affirment que les otages sont toujours en vie et détenus sous leur contrôle, tout en déclarant avoir fixé des conditions pour leur libération. Le 16 décembre 2025, deux camions transportant des marchandises en provenance de Bangui avaient été attaqués à quelques kilomètres de l’entrée de Zémio, dans la préfecture du Haut-Mbomou. Les assaillants avaient incendié l’un des véhicules avant d’enlever les membres de l’équipage ainsi que plusieurs passagers. Depuis cette attaque, les familles étaient restées sans la moindre nouvelle de leurs proches. Dans plusieurs articles publiés ces derniers mois, la rédaction de CNC s’était interrogée sur le sort des personnes enlevées. Les familles ne disposaient d’aucune information, tandis qu’aucun groupe n’avait officiellement revendiqué leur détention ni communiqué sur leur état de santé. La rédaction de CNC a finalement pu entrer en contact avec des responsables des miliciens azandés. Selon leurs déclarations, les personnes kidnappées sont toujours vivantes. Ils assurent qu’elles sont maintenues sous leur garde depuis leur enlèvement. Les miliciens affirment également avoir transmis des conditions en vue de leur libération. Selon eux, ces exigences ont été communiquées aux familles des otages. Ils n’ont en revanche donné aucun détail sur la nature de ces conditions. Malgré cette déclaration, aucun élément matériel n’a été fourni pour confirmer les affirmations des ravisseurs. Aucune photographie récente, aucun enregistrement audio, aucune vidéo et aucun autre signe de vie n’ont été transmis à la rédaction de CNC. Les familles demeurent donc dans l’attente d’une preuve permettant de confirmer que leurs proches sont effectivement en vie. L’enlèvement est intervenu après l’attaque particulièrement violente contre les deux camions. Le véhicule avait été incendié et réduit en cendres, tandis que les passagers et les membres de l’équipage avaient été emmenés de force par les assaillants. Depuis ce jour, aucune des personnes kidnappées n’a retrouvé la liberté. Cette affaire continue d’alimenter les inquiétudes sur la sécurité de l’axe Bangassou-Zémio, emprunté par les transporteurs pour ravitailler le sud-est de la République centrafricaine. Plusieurs commerçants limitent désormais leurs déplacements sur cette route, craignant de subir des attaques similaires. Contactée par la rédaction de CNC, la direction des miliciens azandés affirme que les otages sont toujours en vie et que leur libération reste liée au respect des conditions qu’elle dit avoir fixées aux familles, sans présenter, à ce stade, la moindre preuve de vie. Par Éric Nzapa

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Justice à deux vitesses en Centrafrique : la CPS ouvre une enquête sur Am-Dafock mais reste silencieuse sur les crimes commis par les mercenaires russes du groupe Wagner

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Justice à deux vitesses en Centrafrique : la CPS ouvre une enquête sur Am-Dafock mais reste silencieuse sur les crimes commis par les mercenaires russes du groupe Wagner 

   Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC   Le Parquet spécial près la Cour pénale spéciale (CPS) a annoncé, mardi 21 juillet, l’ouverture d’une évaluation préliminaire sur les événements survenus le 30 juin à Am-Dafock, dans la préfecture de la Vakaga. Cette procédure intervient alors que de nombreuses voix dénoncent l’absence d’initiatives similaires concernant les crimes attribués aux mercenaires russes de Wagner dans plusieurs régions de la République centrafricaine. Dans son communiqué, le Parquet indique vouloir recueillir des informations sur les faits signalés à Am-Dafock, identifier les éventuelles victimes et déterminer si les conditions sont réunies pour engager une enquête judiciaire. Cette réaction rapide contraste avec l’absence de procédures annoncées sur d’autres dossiers largement documentés depuis plusieurs années. Dans la Nana-Mambéré, dans l’Ouham-Pendé, dans la Haute-Kotto, dans la Ouaka, dans la Mambéré-Kadéï ou encore dans la Vakaga, de nombreux témoignages, images et vidéos circulent depuis des mois sur des exécutions sommaires, des disparitions forcées, des actes de torture, des pillages et des destructions de villages commis publiquement par les mercenaires russes du groupe  Wagner. Plusieurs organisations nationales et internationales ont également publié des rapports faisant état de graves violations des droits humains dans ces régions. Malgré l’accumulation de ces éléments, la Cour pénale spéciale n’a annoncé aucune évaluation préliminaire ni aucune enquête publique visant les auteurs de ces crimes. Cette différence de traitement alimente les critiques sur l’impartialité de cette juridiction créée pour lutter contre l’impunité en République centrafricaine. À lire aussi : Power Sécurité hors-la-loi ? Enquête sur des pratiques contraires aux normes de l’OITLes interrogations sont d’autant plus nombreuses que certaines des exactions commises par les mercenaires russes ont été largement documentées. Dans la préfecture de la Nana-Mambéré, il y’a une semaine, des vidéos diffusées montrent notamment des civils tués puis décapités par les mercenaires russes et leurs supplétifs. Parmi les victimes figurent des chefs de village et des habitants non armés. D’autres témoignages font état de pillages de biens civils, d’arrestations arbitraires et d’exécutions menées lors d’opérations militaires. À ce jour, aucune communication officielle de la CPS n’annonce l’ouverture d’une procédure concernant ces faits. Cette situation renforce le sentiment d’une justice appliquée de manière sélective. Plusieurs observateurs estiment que la Cour concentre une part importante de ses enquêtes sur des dossiers concernant d’anciens responsables politiques et militaires, notamment dans les affaires liées au régime de l’ancien président François Bozizé, alors que les crimes les plus récents attribués aux forces alliées au pouvoir restent absents de ses communications publiques. L’affaire de Bossembélé est un exemple parfait de cette orientation. La CPS poursuit activement les procédures engagées contre plusieurs anciens responsables militaires et politiques dans ce dossier. Dans le même temps, aucune procédure comparable n’a été rendue publique concernant les exactions attribuées aux mercenaires russes présents aux côtés des Forces armées centrafricaines sur plusieurs théâtres d’opérations. Cette différence de traitement fragilise la crédibilité de la Cour pénale spéciale auprès d’une partie de l’opinion publique. Créée avec le soutien financier de partenaires internationaux pour juger les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis en République centrafricaine, cette juridiction est attendue sur sa capacité à appliquer la loi à tous les auteurs présumés, sans distinction de statut, d’appartenance politique ou d’alliance militaire. L’absence d’enquêtes publiques sur les crimes commis par les mercenaires russes continue d’alimenter les interrogations sur l’indépendance de la Cour. Pour de nombreux Centrafricains, la lutte contre l’impunité ne peut produire de résultats que si toutes les victimes bénéficient de la même attention judiciaire et si tous les auteurs répondent de leurs actes devant la justice, quels que soient leur identité ou leurs soutiens. Par Gisèle MOLOMAÀ lire aussi : Centrafrique : le HCR relance le rapatriement des réfugiés malgré les inquiétudes sur les conditions de retour

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Levée des couleurs : le patriotisme ne se décrète pas, il se construit

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Levée des couleurs : le patriotisme ne se décrète pas, il se construit

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Chaque lundi, les agents de l’État sont désormais appelés à participer à la cérémonie de levée des couleurs. Le gouvernement présente cette mesure comme un acte de civisme et de patriotisme. Dans sa communication du 20 juillet 2026, il regrette même le manque d’engagement de certains fonctionnaires et les invite à respecter cette instruction présidentielle.

 

Personne ne conteste la valeur du drapeau national. Aucun État ne peut se construire sans symboles. Le drapeau, l’hymne national et les emblèmes de la République participent à l’identité d’un pays. Le problème ne réside donc pas dans la cérémonie elle-même, mais dans le décalage entre les priorités affichées par les autorités et les préoccupations quotidiennes des Centrafricains.

 

Aujourd’hui, la République centrafricaine fait face à des difficultés qui touchent directement la population. Dans plusieurs régions, l’insécurité demeure une réalité. Des localités restent difficilement accessibles. Les infrastructures routières sont insuffisantes. Les établissements de santé manquent souvent d’équipements, de médicaments et de personnel. Le coût de la vie continue de peser sur les ménages, tandis que le chômage frappe une grande partie de la jeunesse.

 

À ces difficultés s’ajoutent des attentes exprimées par une partie de la population sur le fonctionnement des institutions. Beaucoup souhaitent davantage de respect des principes constitutionnels, un climat politique plus apaisé et la fin des violences qui continuent de marquer le pays. Pour nombre de Centrafricains, ce sont ces sujets qui devraient mobiliser en priorité les responsables publics.

 

Dans ce contexte, beaucoup de citoyens peinent à comprendre pourquoi une cérémonie protocolaire semble occuper une place aussi importante dans le discours officiel. Pour eux, les attentes sont ailleurs. Elles portent sur la sécurité, l’emploi, l’amélioration des services publics, l’accès aux soins, à l’éducation et à une meilleure gouvernance.

 

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Le gouvernement affirme que la levée des couleurs constitue un devoir républicain. Cette position peut se défendre. Mais le patriotisme ne se résume pas à la présence devant un drapeau. Il s’exprime aussi par la qualité des services rendus à la population, par la protection des citoyens, par une justice crédible et par une administration efficace.

 

Cette exigence de respect des symboles nationaux soulève également une question de cohérence. Depuis plusieurs années, le président de la République apparaît régulièrement lors de cérémonies officielles sur un tapis dont les bordures reprennent les couleurs nationales. Ce tapis est emprunté par le chef de l’État, des membres du gouvernement ainsi que d’autres personnalités, notamment lors d’événements officiels et religieux. Pour de nombreux observateurs, cette image contraste avec les appels insistants adressés aux citoyens pour qu’ils manifestent un respect particulier envers les symboles de la République. Sans affirmer que ce tapis constitue le drapeau national lui-même, cette représentation alimente un débat : l’exemplarité des dirigeants est indispensable lorsqu’ils demandent à la population d’observer un devoir de patriotisme. Les symboles acquièrent leur force lorsque ceux qui les invoquent veillent eux-mêmes à éviter toute situation pouvant être interprétée comme une banalisation des couleurs nationales.

 

Il est difficile de demander aux citoyens de manifester un enthousiasme particulier pour des cérémonies symboliques lorsque leurs préoccupations essentielles restent sans réponse. Le sentiment d’appartenance à une nation se renforce lorsque chacun constate que l’État remplit ses missions fondamentales, protège les populations et améliore concrètement leurs conditions de vie.

 

Le civisme ne se construit pas uniquement par une instruction administrative. Il repose avant tout sur la confiance entre les gouvernants et les gouvernés. Cette confiance se nourrit de résultats concrets, du respect des institutions, de la transparence dans la gestion des affaires publiques et de l’exemplarité des responsables.

 

La communication officielle évoque le désintérêt de certains agents de l’État pour la levée des couleurs. Ce désintérêt mérite peut-être d’être analysé autrement que comme un simple manque de patriotisme. Il peut aussi traduire une forme de lassitude face à des priorités qui semblent éloignées des difficultés quotidiennes vécues par les fonctionnaires et l’ensemble de la population.

 

Le respect des symboles de la République reste indispensable. Mais ces symboles prennent toute leur signification lorsqu’ils incarnent un État capable d’assurer la sécurité, de garantir les libertés, de développer les infrastructures, de créer des perspectives pour la jeunesse et d’améliorer les conditions de vie des citoyens.

 

Le patriotisme ne se mesure pas uniquement au nombre de personnes rassemblées devant un mât chaque lundi matin. Il se construit d’abord par l’exemplarité des dirigeants, le respect de l’État de droit, l’action publique au service des citoyens et la capacité des institutions à répondre aux attentes de la population. Lorsque ces conditions sont réunies, le drapeau cesse d’être un simple symbole protocolaire : il devient le reflet d’une nation dans laquelle les citoyens peuvent véritablement se reconnaître.

 

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Par Alain Nzilo

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Kété-Sido : dix jeunes filles victimes d’agression sexuelle par des hommes armés non identifiés

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Kété-Sido : dix jeunes filles victimes d’agression sexuelle par des hommes armés non identifiés

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Dix jeunes filles ont été victimes de viols et d’agressions sexuelles à Kété-Sido, dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, selon des informations recueillies par la rédaction de CNC auprès de sources locales et recoupées avec plusieurs acteurs humanitaires présents dans la zone. Les auteurs de ces violences n’ont pas été formellement identifiés.

 

En effet, les faits se sont produits il y a quelques jours. Les victimes, dont l’identité est protégée par la rédaction du CNC pour des raisons de sécurité et de confidentialité, sont prises en charge par des organisations humanitaires et les structures sanitaires locales.

 

Selon les informations obtenues par CNC, certaines ont été évacuées vers l’hôpital de Batangafo pour recevoir des soins spécialisés, tandis que d’autres pourraient être transférées à Bangui en fonction de leur état de santé.

 

Des proches des victimes, contactés par la rédaction, expliquent que les agresseurs étaient des hommes armés. Aucun témoin n’a été en mesure de confirmer leur identité. Plusieurs habitants évoquent la présence d’anciens combattants ayant appartenu à l’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique) et au MPC (Mouvement patriotique pour la Centrafrique), deux mouvements autrefois actifs dans cette partie du pays. À ce stade, ces éléments reposent sur des témoignages recueillis sur place et n’ont pas été confirmés par une enquête officielle.

 

Des sources locales précisent que les groupes armés ne disposent plus de bases permanentes à Kété-Sido comme auparavant. Cette évolution rend l’identification des auteurs plus difficile. Certains habitants estiment que les violences pourraient avoir été commises par d’anciens éléments de groupes armés qui continuent d’évoluer dans la région sans appartenir à une structure clairement identifiable.

 

Les violences sexuelles restent fréquentes dans plusieurs régions de la République centrafricaine touchées par l’insécurité. Les organisations humanitaires publient régulièrement des rapports faisant état de viols et d’autres formes de violences commis contre des femmes et des jeunes filles.

 

Ces rapports mentionnent des accusations visant différents porteurs d’armes selon les localités concernées. Des ex-groupes armés, des mercenaires russes et, dans certaines affaires documentées, des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) ont été mis en cause par des victimes ou des témoins. Chaque dossier relève toutefois d’enquêtes distinctes et les responsabilités doivent être établies sur la base d’éléments de preuve.

 

Dans le Haut-Mbomou et dans certaines localités de la Vakaga, des organisations de défense des droits humains ont également recueilli des témoignages faisant état d’accusations de violences sexuelles impliquant des hommes en armes. Ces différentes affaires montrent que ce type de crime continue d’être signalé dans plusieurs préfectures du pays.

 

Dans le cas de Kété-Sido, aucune communication officielle n’a encore permis d’identifier les auteurs ni d’annoncer l’ouverture d’une enquête. Les victimes poursuivent leur prise en charge médicale et psychologique pendant que les informations continuent d’être recueillies afin d’établir les circonstances exactes des faits et d’identifier les responsables.

 

Les violences sexuelles, y compris des viols, continuent d’affecter les jeunes filles à Kété-Sido, où des groupes armés sont suspectés d’être impliqués.

Par Cypriyen Samba

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Centrafrique : à Batangafo, MSF utilise l’intelligence artificielle pour détecter plus rapidement la tuberculose

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Centrafrique : à Batangafo, MSF utilise l’intelligence artificielle pour détecter plus rapidement la tuberculose

 À lire aussi : Alexandre Stojanov de la banque mondiale tire la sonnette d’alarme sur la situation économique de la Centrafrique  Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC    À Batangafo, dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, au nord de la Centrafrique, Médecins Sans Frontières (MSF) utilise depuis 2024 un dispositif basé sur l’intelligence artificielle pour renforcer le dépistage de la tuberculose pulmonaire dans une zone éloignée de Bangui. La tuberculose reste une maladie majeure de santé publique en Centrafrique. Selon les données du ministère de la Santé et de la Population, le taux d’incidence estimé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) atteint environ 540 cas pour 100 000 habitants, soit près de 29 000 cas attendus chaque année.
Un poste de radiologie numérique avec un lecteur de plaques AGFA et un ordinateur affichant une radiographie thoracique en fausses couleurs, sur
Un poste de radiologie numérique avec un lecteur de plaques AGFA et un ordinateur affichant une radiographie thoracique en fausses couleurs, sur
 À Batangafo, dans la préfecture de l’Ouham, les populations restent exposées à cette maladie malgré les difficultés d’accès aux structures spécialisées. En 2025, les équipes médicales ont dépisté 203 cas de tuberculose dans cette zone située loin des infrastructures sanitaires de la capitale. La tuberculose pulmonaire est une maladie infectieuse provoquée par une bactérie qui atteint principalement les poumons. Elle se transmet par voie aérienne lorsqu’une personne infectée tousse, éternue ou parle. Son diagnostic repose généralement sur l’analyse des crachats des patients, une procédure qui peut rester difficile dans les zones rurales où les moyens techniques sont limités. Pour améliorer la détection des cas et accompagner les équipes médicales locales, MSF, en collaboration avec le ministère de la Santé et de la Population, a installé en 2024 à l’hôpital de district de Batangafo un appareil appelé CAD4TB.
Le câble de connexion sur le lit d’un hôpital. Photo MSF
Le câble de connexion sur le lit d’un hôpital. Photo MSF
 Ce dispositif numérique utilise l’intelligence artificielle pour analyser les radiographies pulmonaires et identifier des signes compatibles avec la tuberculose chez les personnes âgées de plus de 15 ans. L’outil n’est pas utilisé pour tous les patients. Il intervient uniquement lorsque le médecin constate des signes cliniques pouvant orienter vers une suspicion de tuberculose, notamment un amaigrissement important, des sueurs nocturnes ou une fièvre persistante. « Nous réalisons alors une radiographie qui est ensuite traitée par cet outil digital », explique Clément Daka, infirmier et technicien en radiologie formé à l’utilisation du CAD4TB. Selon lui, l’intelligence artificielle compare l’image obtenue avec un grand nombre de radiographies déjà analysées afin d’identifier des anomalies caractéristiques de la maladie. L’outil analyse notamment la présence éventuelle de cavernes pulmonaires, d’opacités ou encore d’épanchements pouvant être associés à une infection tuberculeuse. Le résultat apparaît sous forme d’une image médicale permettant aux professionnels de visualiser les zones suspectes. Sur les images produites, les zones considérées comme touchées apparaissent en rouge, tandis que les parties sans anomalie détectée sont indiquées en bleu. Lorsque le CAD4TB établit une probabilité comprise entre 40 et 70 %, le niveau de suspicion est considéré comme élevé. Cette analyse vient alors appuyer l’évaluation du médecin qui prend la décision finale concernant le diagnostic. À lire aussi : Centrafrique : comment Faustin-Archange Touadera instrumente la division des musulmans de la RCA pour capter les 34 milliards d’ABU DHABI « Cette analyse, bien que très efficace, reste une aide au diagnostic et ne le remplace pas : le médecin a le dernier mot en toute situation », précise le docteur Mouemba Dave King, responsable des activités médicales à l’hôpital de district de Batangafo. Pour le responsable médical, cette technologie représente un appui important dans la prise en charge des patients. « Cette innovation nous rend un grand service car elle permet en moins de 30 minutes de recouper le diagnostic du médecin et d’agir rapidement en isolant le malade pour éviter qu’il ne contamine son entourage », explique-t-il. Une fois la présence de la tuberculose confirmée, les patients reçoivent un traitement associant quatre antibiotiques. La prise en charge s’étend sur une durée de six mois. « Après deux mois de traitement, nous réalisons déjà un examen des crachats pour vérifier si des bacilles sont encore présents dans l’échantillon. Si la maladie persiste, nous effectuons une analyse plus complète », précise le docteur Mouemba Dave King. À Batangafo, l’appareil CAD4TB a contribué en 2025 à détecter 90 cas parmi les 203 cas de tuberculose dépistés au total dans la zone. L’utilisation de cette technologie montre que des outils médicaux basés sur l’intelligence artificielle peuvent également être déployés dans des régions rurales éloignées des grands centres urbains. Avec l’appui de MSF et en collaboration avec les autorités sanitaires centrafricaines, l’objectif reste d’améliorer le diagnostic précoce, de commencer rapidement les traitements adaptés et de limiter la transmission de la tuberculose au sein des communautés. Par Éric Azoumi 

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Free spins casino en France : comparer la valeur réelle en 2026

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Deux offres côte à côte : 200 free spins d’un côté, un bonus de dépôt à 100 % jusqu’à 500 € de l’autre. Laquelle vaut le plus ? La réponse dépend de paramètres que les bandeaux promotionnels n’affichent pas. En France, les joueurs qui comparent les offres de casino en ligne se concentrent souvent sur le chiffre le plus visible : le montant du bonus ou le nombre de tours. C’est un point de départ, mais la valeur réelle se calcule autrement. Casino Jeton Rouge propose un package de bienvenue combinant bonus de dépôt et 200 free spins, avec des conditions affichées clairement dans l’espace promotions. Voici comment lire ces offres et les comparer avec méthode.

 

Free spins

La valeur d’un free spin : un calcul rapide

Un free spin n’a pas de valeur fixe. Tout dépend de la mise par tour fixée par le casino pour ces spins gratuits. Sur la plupart des plateformes, cette valeur tourne entre 0,10 € et 0,20 € par spin. Sur certaines offres premium, elle peut atteindre 1 € par tour.

La formule pour calculer la valeur brute des free spins

Le calcul de base est direct : Nombre de free spins × valeur par spin = valeur brute totale.

200 free spins à 0,10 € par tour : valeur brute de 20 €. Ces 20 € sont soumis aux conditions de mise avant tout retrait. Sur un multiplicateur à x35, le volume de jeu requis est de 700 €. Joué sur des slots à 96 % de RTP, la perte statistique attendue tourne autour de 28 €. Le joueur joue sans engager son propre capital, ce qui change l’équation en sa faveur.

Les free spins ont aussi une durée de validité courte, généralement 7 jours. À vérifier avant d’accepter une offre, pour profiter des tours dans le délai prévu.

La valeur d’un bonus de dépôt : ce que le multiplicateur ne dit pas

Un bonus de dépôt à 100 % jusqu’à 500 € peut sembler plus généreux que 200 free spins à 0,10 €. Le montant du bonus dépend du dépôt effectué, et les conditions de mise s’appliquent sur un montant souvent plus élevé.

Le tableau comparatif des deux types d’offres

CritèreFree spinsBonus de dépôt
Valeur brute typique0,10 € à 1 € par spin50 % à 200 % du dépôt
Capital propre requisNonOui
Conditions de miseSur les gains des spinsSur le bonus, parfois + dépôt
Durée de validité7 jours en général30 jours en général
Jeux éligiblesSlots désignés uniquementSlots + parfois tables
Plafond de gainsSouvent limitéSelon les conditions

Le bonus de dépôt implique de mettre du capital en jeu. En échange, le montant potentiel est plus élevé et les jeux éligibles sont parfois plus variés. Les free spins permettent de jouer sans fonds supplémentaires, sur un jeu précis, avec un plafond de gains souvent fixé à 50 € ou 100 €.

Comment comparer les deux offres sur une base commune

Pour comparer un bonus de dépôt et un package de free spins, voici les étapes à suivre :

  • calculer la valeur brute des free spins (nombre × valeur par spin) ;
  • identifier le montant soumis aux conditions de mise pour chaque offre ;
  • appliquer le multiplicateur de mise pour obtenir le volume de jeu requis ;
  • estimer la perte statistique attendue selon le RTP des jeux éligibles ;
  • vérifier le plafond de gains applicable à chaque offre ;
  • comparer le ratio valeur nette / capital engagé pour chaque option.

Jeton Rouge distribue ses 200 free spins sur les machines à sous les plus jouées de la plateforme, avec des conditions de mise à x35 et une période de validité de 30 jours pour le bonus de dépôt associé. Ces paramètres sont affichés avant toute activation, ce qui permet de faire le calcul complet en amont.

Ce que la valeur réelle ne capture pas

Un calcul statistique donne une estimation, pas une certitude. La valeur réelle d’une offre dépend aussi du profil du joueur : un habitué des slots qui joue régulièrement tirera plus de valeur d’un gros package de free spins qu’un joueur occasionnel orienté tables.

La volatilité du slot désigné pour les free spins change aussi l’équation. Un jeu à haute volatilité peut produire un gain important sur quelques tours, ou distribuer des gains réguliers plus modestes. Le RTP moyen ne capture pas ça.

Les offres combinées, bonus de dépôt plus free spins, sont les plus fréquentes sur le marché français. Elles permettent de jouer les deux mécaniques en une seule activation. L’essentiel : lire les conditions séparément pour chaque composante, car le multiplicateur de mise peut différer entre le bonus en argent et les gains issus des spins.

FAQ

Un free spin vaut-il toujours 0,10 € ?

La valeur par spin varie selon les casinos et les offres. Elle est précisée dans les conditions de chaque promotion, généralement entre 0,10 € et 1 € par tour.

Les gains des free spins sont-ils soumis à des conditions de mise ?

Oui, dans la grande majorité des cas. Les gains issus des free spins sont crédités comme bonus et doivent être joués un certain nombre de fois avant tout retrait.

Un bonus de dépôt est-il toujours plus avantageux que des free spins ?

Cela dépend du contexte. Le montant déposé, le multiplicateur de mise et le plafond de gains entrent en compte. Pour un petit dépôt, un package de free spins peut offrir un meilleur ratio valeur brute / capital engagé.

Comment savoir si une offre de free spins est intéressante ?

Multiplier la valeur par spin par le nombre de tours donne la valeur brute. Diviser ensuite par le multiplicateur de mise donne une estimation du volume à jouer pour retirer les gains.

Y a-t-il un plafond sur les gains issus des free spins ?

Souvent oui. La plupart des casinos fixent un plafond de retrait sur les gains issus des free spins, généralement entre 50 € et 100 €. Ce plafond figure dans les conditions générales de chaque offre.

« Tu prêches la vie pour donner la mort » : L’incroyable charge du pasteur Nicolas Talingano qui accuse Faustin-Archange Touadéra de trahir l’Évangile

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Les 4 leaders de l’opposition centrafricaine. CopyrightCNC

« Tu prêches la vie pour donner la mort » : L’incroyable charge du pasteur Nicolas Talingano qui accuse Faustin-Archange Touadéra de trahir l’Évangile

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Le décalage entre la foi affichée par le régime dictatorial de Faustin-Archange Touadera et la réalité du pays est au cœur de la dernière déclaration du pasteur Nicolas Talingano, qui accuse le dictateur Faustin-Archange Touadéra de trahir l’Évangile pour imposer son troisième mandat issu de la Constitution de 2023.

 

L’hypocrisie spirituelle

Pour le pasteur Nicolas Talingano, le pouvoir en place utilise la religion comme une simple stratégie de communication politique. En confrontant directement les discours pieux du dictateur à la détresse quotidienne des Centrafricains, le leader religieux met à nu ce qu’il qualifie d’imposture théologique. L’homme d’Église s’insurge contre l’utilisation du nom du Christ pour masquer les dérives autoritaires d’un régime obsédé par sa propre survie.

 

« Ne me dis pas que Jésus est le chemin, la vérité, la vie, et que toi, tu prêches pour être tout le contraire de ce que tu prêches ! », s’indigne le pasteur. Selon lui, la dévotion affichée par l’exécutif est en totale contradiction avec la gestion concrète du pays. En choisissant la voie du passage en force constitutionnel pour s’éterniser au pouvoir, le régime a, selon le pasteur, rompu son alliance morale avec la vérité chrétienne.

 

Une gouvernance de l’angoisse et de l’égarement

La charge de Nicolas Talingano se focalise sur les conséquences destructrices de cette trahison spirituelle. Il accuse directement Faustin-Archange Touadéra d’incarner un chemin de perdition pour la nation, où les promesses de paix et de prospérité se traduisent sur le terrain par de la répression, de l’instabilité et des violences sourdes. C’est ce déni du sacré au profit de l’ambition personnelle qui pousse le leader religieux à prononcer des mots d’une extrême gravité : « Toi qui prêches la vie pour pouvoir donner la mort aux autres. Toi qui es le chemin complètement de l’égarement, de la misère, de l’angoisse, du tourment. »

 

Pour le pasteur, les comportements, les mentalités et l’intégrité de l’appareil d’État témoignent d’un éloignement total des valeurs de l’Évangile. Ce troisième mandat forcé, loin d’être une bénédiction nationale, est décrit comme une entreprise d’escroquerie morale où le sommet de l’État sacrifie le bien-être de sa population.

 

L’obligation de conformer les actes à la foi

L’analyse du pasteur Talingano appelle à un discernement total de la part du peuple face à la manipulation des symboles religieux par les dirigeants. En rappelant que la légitimité spirituelle ne s’achète pas à coups de réformes textuelles ou de prières de façade, il exige une rupture radicale avec les pratiques de la démagogie.

 

L’article met en exergue l’impasse dans laquelle se trouve le dictateur : continuer à utiliser la foi pour justifier un pouvoir contesté ne fait qu’accentuer la condamnation morale de son régime. Le pasteur Nicolas Talingano conclut en rappelant que face à la justice transcendante, les dirigeants seront jugés sur les fruits de leur gouvernance, et non sur les discours religieux destinés à masquer la misère qu’ils sèment.

 

Par Alain Nzilo

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Vous voulez savoir Comment Touadéra a vendu la Centrafrique à Wagner ? Et bien! Maître Larochelle explique dans sa plainte devant la CPI. Lisez cet article

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Vous voulez savoir Comment Touadéra a vendu la Centrafrique à Wagner ? Et bien! Maître Larochelle explique dans sa plainte devant la CPI

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La plainte déposée le 8 octobre 2025 à la Cour Pénale Internationale montre clairement en détail comment le président Faustin-Archange Touadéra a vendu la République Centrafricaine au groupe paramilitaire russe Wagner. En échange d’un soutien militaire permettant à Touadéra de se maintenir au pouvoir à tout prix, Wagner a obtenu la mainmise totale sur l’exploitation des gisements miniers du pays et l’impunité absolue pour tous les crimes commis par ses mercenaires sur le territoire centrafricain.

 

Cette alliance criminelle a débuté en 2017, suite au désengagement politique et militaire de la France en République Centrafricaine en 2016. Le groupe Wagner, alors dirigé par l’oligarque Yevgeny Prigojine et Dmitry Valerievich Utkin, le chef opérationnel, a été déployé en RCA dans un contexte de crise politico-militaire et de conflits armés. Prigojine, un proche allié à l’époque du Président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine, et Utkin se sont rendus en RCA dès 2017 afin d’initier des négociations avec la Présidence centrafricaine relatives à la livraison d’armes et de matériels militaires et la mise à disposition de personnel.

 

L’Assemblée Nationale centrafricaine n’avait pas été tenue informée des négociations qui avaient lieu entre la Présidence et le groupe Wagner. Touadéra et son directeur de cabinet de l’époque, Firmin Ngrébada, s’étaient rendus en Russie, à Sotchi, en octobre 2017 à l’invitation du groupe Wagner afin de négocier la livraison d’armes par la Russie. Les rencontres incluaient le ministre des Affaires Étrangères russe, Sergueï Lavrov. Ces négociations secrètes ont jeté les bases d’une alliance qui allait transformer la Centrafrique en zone d’exploitation pour les intérêts russes.

 

L’engagement du groupe Wagner en RCA s’est matérialisé par l’implication de hauts dirigeants du groupe au niveau de la Présidence centrafricaine. Dès 2017, trois personnages clés ont entretenu des relations étroites avec Touadéra et ses proches collaborateurs : Valery Zakharov, Dimitri Sytyi et Vitali Perfilev, collectivement désignés comme “les Dirigeants de Wagner” dans la plainte déposée à la CPI.

Vers la création d’un monument pour honorer la mémoire des victimes des Wagner
Lors de l’inauguration à Bangui de la statue à la mémoire des créateurs du groupe Wagner , les généraux centrafricains saluent militairement ce monument pathétique et criminel

 

Valery Zakharov, un ancien agent de renseignement russe, a été détaché en RCA en tant que chef instructeur du groupe Wagner dans le cadre d’une mission officielle. Dès son arrivée en RCA, Zakharov a occupé un poste de conseiller spécial de Touadéra en sécurité et a mis en place la mainmise de Wagner sur les institutions centrafricaines, telles que l’Assemblée Nationale et l’État-Major des FACA jusqu’à son départ de RCA au milieu de l’année 2021.

 

Le 13 décembre 2021, le Conseil de l’Union Européenne a placé sous sanctions le groupe Wagner et Zakharov, décrivant ce dernier “comme un personnage clé de la structure de commandement du groupe Wagner” et déclarant que “compte tenu de sa position influente en RCA et de son rôle dirigeant au sein du groupe Wagner, il est responsable de graves atteintes aux droits de l’homme commises par le groupe Wagner en RCA, dont des exécutions et assassinats extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires”. Le 26 janvier 2023, Zakharov a également été placé sous sanction par le Département du Trésor américain sur base de son influence sur l’orientation stratégique du groupe Wagner en RCA et de son rôle de conseiller à la sécurité nationale auprès de Touadéra sur les questions de sécurité.

 

Dimitri Sytyi est arrivé en RCA vers la fin septembre 2017. Sytyi sera d’abord l’assistant et traducteur de Zakharov, ce qui lui permit de faire partie de toutes les rencontres stratégiques entre le groupe Wagner et la Présidence centrafricaine. Sytyi a également accompagné Touadéra lors de certains déplacements en Russie, notamment au Forum économique international de Saint-Pétersbourg en mai 2018.

 

Sytyi a rapidement occupé un rôle central dans l’organisation des opérations du groupe Wagner et des relations stratégiques du groupe avec le pouvoir centrafricain, faisant de lui l’homme incontournable du pays, à tel point que “Sytyi connait tout le monde et tout le monde connait Sytyi”, selon des témoins entendus par les enquêteurs. Sytyi est devenu le leader du consortium de Wagner en RCA et gère tant le niveau militaire que les intérêts financiers de Wagner dans le pays.

Haut-Mbomou : La population surnomme les mercenaires russes “les rebelles de la ville
Les mercenaires russes, ici, à la maison russe, célébrant le premier anniversaire de la mort de leur chef Prigojine mort il y’a un an dans un acccident d’avion près de Moscou , à Bangui. les_mercenaires_russes_a_bangui Les enfants de Bangui sacrifiés pour glorifier Wagner

 

Suite au décès de Prigojine en août 2023, Touadéra avait demandé à la Russie de pouvoir continuer à travailler avec les représentants connus des autorités centrafricaines et avait spécifiquement exigé des assurances que Sytyi reste son partenaire en RCA, ce qui démontre le degré de collaboration entre Sytyi et Touadéra. À l’heure actuelle, Sytyi est non seulement considéré comme le nouveau patron officieux du groupe Wagner en RCA, mais également en Afrique dans sa globalité, où la stratégie du groupe Wagner s’avère être similaire à celle exercée en RCA, à savoir s’accaparer le contrôle de l’extraction de ressources naturelles contre la fourniture d’une assistance militaire et de sécurité privée par les mercenaires du groupe Wagner.

 

Sytyi a également été impliqué dans la structuration économique servant le groupe Wagner en RCA et gère depuis lors les compagnies d’extractions minières qui appartiennent au groupe Wagner, telles que Lobaye Invest dont il était devenu actionnaire dès le 10 août 2018. En 2023, l’Union Européenne a placé sous sanctions Sytyi en raison des graves violations et atteintes aux droits de l’homme dont le groupe Wagner s’était rendu coupable dans différents pays, y compris la RCA. Sytyi avait déjà été placé sous le coup de sanctions émises par le Département américain du Trésor depuis septembre 2020 sur base de ses liens avec Prigojine dans le cadre des activités du groupe Wagner en RCA, y compris au sein de Lobaye Invest.

 

Vitali Perfilev a été le bras droit de Utkin en RCA où il était en charge de toutes les questions de sécurité et de défense jusqu’à son départ de RCA en juillet 2023. Perfilev a renforcé l’ancrage du groupe Wagner dans les institutions sécuritaires de RCA et établi un réseau solide au sein de l’entourage de Touadéra, notamment auprès du Ministre de la Défense Nationale Claude Rameaux Bireau, du chef du renseignement à la présidence Henri Wanzet-Linguissara, du Directeur-Général de la Garde Présidentielle Igor Sérégaza, et du Directeur Général de la Police Bienvenu Zokoué.

CENTRAFRIQUE : L'ÉTAT MAJOR DES FORCES ARMÉES AUX ORDRES DE WAGNER EST CONSTITUTIF DE CRIME DE HAUTE TRAHISON PASSIBLE DE POURSUITES
Une cérémonie de l’État – Major des armées a l’honneur des mercenaires russes sous le Monument des Russes du groupe Wagner a Bangui

 

En tant que responsable des opérations militaires du groupe Wagner en RCA, Perfilev a disposé d’un contrôle direct sur la planification et l’exécution des opérations. Par sa position, Perfilev ne pouvait qu’avoir connaissance des exactions commises par ses subordonnés et son inaction délibérée manifeste l’existence d’un manquement à l’obligation de prévenir ou de punir, engageant sa responsabilité pénale selon l’article 28 du Statut de Rome.

 

Dès 2018, de premières livraisons d’armes par la Russie en RCA ont été effectuées ainsi que l’envoi d’“instructeurs russes”, un terme utilisé par les autorités russes et centrafricaines pendant des années afin de parler de la présence de mercenaires de Wagner en RCA, niant délibérément l’existence du groupe paramilitaire malgré l’existence de preuves matérielles de plus en plus évidentes.

 

La première vague d’instructeurs russes comptait environ deux cents éléments, qui faisaient tous partie du personnel du groupe Wagner. Les instructeurs russes opéraient entre autres via Sewa Security Services, une société de sécurité enregistrée en RCA depuis novembre 2017 et représentant le canal légal par lequel des mercenaires de Wagner étaient envoyés en RCA.

 

Entre 2018 et 2020, des vagues d’arrivées matérielles et humaines ont eu lieu tant à Bangui que dans les provinces et se faisaient par avions russes de type ‘Antonov’. Les instructeurs russes s’étaient établis entre autres au Camp de Roux, à Bangui ainsi qu’à Berengo, à une soixantaine de kilomètres de Bangui et y dispensaient des formations militaires. Le groupe Wagner a ensuite installé d’autres bases à des endroits stratégiques en RCA, tels que près de l’aéroport de Bangui M’Poko, à Bossangoa, à Sibut  et à Bouar.

 

Des membres des FACA et des miliciens recrutés au sein de divers groupes armés actifs sur le territoire centrafricain ont reçu depuis lors des formations militaires par les instructeurs russes sur le maniement des armes à feu, le combat au corps à corps, l’utilisation avancée de divers moyens modernes de guerre électronique, la coordination des actions entre les opérations terrestres et aériennes, des activités subversives de type guérilla, des techniques de dissimulation militaire, le sabotage, le recrutement d’agents étrangers, des techniques d’espionnage, d’interrogatoire et de torture.

 

Il existe une base raisonnable pour croire que les formations prodiguées par les instructeurs russes avaient pour but ultime de former les FACA et des miliciens à terroriser la population civile afin de protéger le régime de Touadéra. Des miliciens formés par les instructeurs russes ont également été intégrés dans l’armée centrafricaine et sont devenus des militaires centrafricains à part entière. Les anciens miliciens devenus loyaux à Touadéra et opérant en tant qu’auxiliaires de Wagner au sein des FACA ou de milices sont communément appelés “Russes noirs” ou “Wagner noirs”.

L’ambassadeur russe promet : les professeurs Wagner arriveront bientôt en Centrafrique pour enseigner
M. Alexander Bikantov, le nouvel Ambassadeur russe en Centrafrique devant le monument des mercenaires russes de la société Wagner

 

La première session de formation des FACA par les instructeurs russes s’est achevée le 31 mars 2018. Dès 2018, Touadéra, les autorités centrafricaines et des représentants de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) ont assisté à la promotion de FACA formés par les instructeurs russes, démontrant l’approbation des autorités aux formations prodiguées par les instructeurs russes.

 

En parallèle de cette mainmise militaire, le groupe Wagner a occupé des sites miniers stratégiques pour servir ses propres intérêts économiques avec l’approbation de Touadéra et de ses proches collaborateurs. Le contrôle des ressources minières a permis à l’engagement du groupe Wagner en RCA de prendre une tournure plus publique, avec la conclusion de contrats octroyant le contrôle des mines d’or et diamants aux sociétés liées au groupe Wagner.

 

Le groupe Wagner a acquis un contrôle substantiel des gisements miniers et n’est soumis à aucune taxe sur l’exploitation des gisements. Des sociétés minières affiliées au groupe Wagner, telles que Lobaye Invest, Midas Resources et Diamville, ont obtenu des licences et autorisations d’exportation sur des gisements miniers en RCA. Ces sociétés minières étaient liées à des entités légales russes, à Prigojine ou à des ressortissants russes.

 

Dès 2018, les Dirigeants de Wagner et Touadéra ont également entamé une collaboration avec le mouvement politico-militaire de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), dirigé par Ali Darassa et Hassan Bouba, collaboration qui se traduira par la commission d’exactions par l’UPC sous le commandement des Dirigeants de Wagner et de Touadéra.

 

L’UPC a bénéficié d’un soutien financier de la part du groupe Wagner et des rencontres régulières entre les Dirigeants de l’UPC et de Wagner ont eu lieu dans le fief de l’UPC, à Bokolobo , dans la région de Bambari, afin de planifier des attaques sur des groupes armés opposés au pouvoir. Des éléments de l’UPC ont également bénéficié de formations données par les instructeurs russes à proximité du fief de l’UPC.

 

Hassan Bouba, en tant que conseiller spécial de Touadéra depuis 2017, faisait office d’interface entre l’état-major de l’UPC, Touadéra et les Dirigeants de Wagner. De plus, Bouba a été placé à la tête des Wagner noirs dès 2018 et a opéré sous les instructions du groupe Wagner.

 

La collaboration entre l’UPC et Wagner s’est également matérialisée par la vente au groupe Wagner de gisements miniers dans la région de Bambari. En particulier, en fin d’année 2019, des négociations ont abouti à la vente par l’UPC au groupe Wagner du gisement minier de Ndassima, le principal gisement minier en RCA. Le gisement minier de Ndassima n’est depuis lors soumis à aucune surveillance administrative de la part des autorités centrafricaines.

 

En 2021, les autorités russes ont accru la livraison de matériels militaires lourds et effectué le déploiement de 900 instructeurs supplémentaires. Après s’être engagé dans la contre-offensive contre la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), le groupe Wagner est devenu l’un des principaux agents de la violence politique en RCA, avec des troupes estimées à 2600 combattants.

 

Le financement de cette présence massive coûte au budget centrafricain 10 milliards de francs CFA par mois, selon des sources concordantes. Cet argent est versé directement par Touadéra au groupe Wagner, sans aucun contrôle parlementaire, sans aucune transparence budgétaire, sans aucune supervision. Dix milliards par mois pour que Wagner protège le régime Touadéra et lui garantisse de rester au pouvoir jusqu’à sa mort.

 

En contrepartie de ce paiement mensuel, Wagner a obtenu carte blanche pour exploiter les ressources minières de la Centrafrique. Le groupe contrôle les principaux gisements d’or et de diamants du pays sans payer aucune taxe, sans respecter aucune réglementation minière, sans subir aucun contrôle de l’administration centrafricaine. Wagner pille littéralement les richesses du pays pendant que Touadéra ferme les yeux.

 

Mais le prix payé par le peuple centrafricain va bien au-delà des 10 milliards mensuels et du pillage des mines. En échange de la protection de son régime, Touadéra a également accordé à Wagner l’impunité totale pour tous les crimes commis par ses mercenaires sur le territoire centrafricain. Les mercenaires russes peuvent tuer, torturer, violer, piller en toute impunité. Touadéra n’a mis en place aucune action punitive ou préventive vis-à-vis des exactions commises par Wagner.

 

Une autorité politique proche de Touadéra a confirmé aux enquêteurs que les exactions sont faites pour protéger le pouvoir de Touadéra et que toute personne disposée à dénoncer les exactions reçoit pour ordre de se taire de la part de la Présidence. Le message est clair : Wagner fait ce qu’il veut, et personne ne doit s’y opposer.

 

Les Dirigeants de Wagner ont également été habilités par Touadéra à transmettre des ordres d’opérations aux éléments appartenant aux FACA, aux forces de sécurité intérieure et à la Garde Présidentielle. Les mercenaires de Wagner peuvent sélectionner des éléments des FACA, de la Garde Présidentielle, de la police ou de la gendarmerie afin qu’ils les accompagnent dans leurs opérations. Les Dirigeants de Wagner ont dès lors été habilités de facto à exercer un contrôle effectif sur l’ensemble des autorités centrafricaines subordonnées à la Présidence.

 

Des sources militaires ont confirmé que Touadéra est au contrôle de tous les ordres et directives militaires qui concernent les opérations menées à Bangui, tandis que les Dirigeants de Wagner contrôlent les unités militaires centrafricaines avec lesquelles des opérations sont conduites en dehors de Bangui. Cette répartition des zones de contrôle montre que Touadéra et Wagner se sont partagé le pays : Touadéra garde Bangui, Wagner contrôle les provinces riches en minerais.

 

Dès janvier 2021, Zakharov et Sytyi ont participé à des réunions relatives à la planification d’opérations militaires qui comprenaient également le Premier Ministre centrafricain Ngrébada, l’ambassadeur de Russie en RCA et même des représentants de la MINUSCA. Zakharov et Sytyi ont également été régulièrement vus auprès de dirigeants et officiers supérieurs centrafricains, ainsi qu’en train de passer en revue des troupes FACA.

 

La présence de Dirigeants de Wagner dans des réunions de stratégie militaire démontre leur implication dans la coordination des opérations militaires menées conjointement entre leurs mercenaires, les FACA et les éléments de la MINUSCA, ainsi que leur connaissance de ces opérations et des exactions qui y étaient commises par leurs subordonnés. Un ancien cadre du Mouvement Cœurs Unis (MCU), le parti politique de Touadéra, a déclaré que Zakharov et Perfilev avaient “le feu vert total sur l’armée” et ne devaient pas demander l’approbation de Touadéra, notamment en termes de stratégie militaire à adopter.

 

Cette alliance entre Touadéra et Wagner a transformé la Centrafrique en colonie russe. Wagner contrôle l’armée, la police, les mines, les institutions. Touadéra n’est plus qu’un pantin dont les Russes tirent les ficelles. En échange de leur protection, il leur a tout donné : l’argent du peuple, les richesses du sous-sol, le droit de tuer impunément.

 

Le peuple centrafricain paie le prix de cette alliance criminelle. Pendant que Touadéra verse 10 milliards par mois à Wagner, les fonctionnaires ne sont pas payés, les hôpitaux manquent de médicaments, les écoles sont fermées. Pendant que Wagner pille les mines sans payer de taxes, le budget de l’État est vide, les services publics ne fonctionnent plus, la population s’enfonce dans la misère.

 

Et pendant que Wagner massacre, torture et viole en toute impunité, Touadéra décore officiellement des mercenaires russes, comme il l’a fait le 8 octobre 2025, jour même où la plainte contre lui était déposée à la CPI. Ce geste de provocation montre jusqu’où va la soumission de Touadéra à ses maîtres russes.

 

La plainte déposée à la CPI démontre que cette alliance n’est pas seulement immorale, elle est criminelle. Touadéra et les Dirigeants de Wagner ont mis en place une “machine à tuer et à piller” qui sert leurs intérêts personnels au détriment du peuple centrafricain. Cette machine doit être démantelée, et ses responsables doivent être traduits en justice devant la Cour Pénale Internationale.

 

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Le règlement de comptes de la Primature : l’heure de la revanche pour Félix Moloua contre son ancien ministre de l’économie Richard Filakota

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Le règlement de comptes de la Primature : l’heure de la revanche pour Félix Moloua contre l’ancien ministre de l’économie Richard Filakota

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le retrait de Richard Filakota du gouvernement consacre la victoire de Félix Moloua. Le chef du gouvernement utilise désormais les bilans officiels pour cibler la gestion désastreuse de son ancien ministre de l’Économie.

 

L’éviction de Richard Filakota du gouvernement Moloua 3 ne relève pas d’une simple réorganisation technique, mais d’une exécution politique soigneusement calibrée. Nommé le 4 janvier 2024 à la tête de ce portefeuille stratégique, l’ancien directeur de l’ENAM s’était vu confier la lourde charge de piloter le Plan National de Développement, le fameux PND, censé redresser les finances du pays d’ici 2028. L’ambition affichée dans les médias et sur les ondes de Radio Ndékè Luka par ce ministre se voulait rassurante. Il promettait des garde-fous, une transparence totale et n’hésitait pas à critiquer publiquement les bilans passés, qualifiant par exemple la gestion du RCPCA de structurelle et chaotique malgré les milliards de dollars annoncés à l’époque.

 

Pourtant, la réalité de sa gestion a rapidement rattrapé les discours officiels. Le fiasco est devenu total lorsque des soupçons de détournements massifs ont touché des initiatives clés comme le projet Londo, financé par la Banque Mondiale. La dispersion de matériels roulants, de véhicules et de motos, retrouvés selon les enquêtes jusque dans l’entourage direct du ministre, a provoqué la colère des bailleurs de fonds internationaux. Face à la crise, la Primature a dû intervenir directement en dépêchant un comité de contrôle pour tenter de récupérer les biens de l’État. Au lieu de faire profil bas, l’ex-ministre a choisi la confrontation directe. L’affrontement a atteint son paroxysme lors d’un conseil des ministres, donnant lieu à un échange verbal d’une rare violence entre Richard Filakota et le Premier ministre Félix Moloua. Sûr de ses soutiens, le ministre déchu avait alors tenté de rejeter la responsabilité des lenteurs de l’État sur le chef du gouvernement, l’accusant à demi-mot de sabotage par le biais de relais sur les réseaux sociaux.

 

La réponse de Félix Moloua s’est faite en deux temps. D’abord, l’exclusion définitive de Richard Filakota de la nouvelle équipe gouvernementale, remplacé par Monsieur Baghazard. Ensuite, la vengeance politique s’est déployée lors d’une réunion officielle sur le suivi des réformes économiques. Devant les cadres de l’administration et les partenaires financiers, le Premier ministre a pris la parole pour analyser l’échec de la mise en œuvre du PND. Avec une habileté diplomatique certaine, sans jamais prononcer le nom de son ancien subordonné, Félix Moloua a longuement insistent sur les défaillances managériales, l’incapacité de pilotage et la mauvaise foi des gestionnaires précédents de la chaîne de l’économie. Chaque critique, chaque pique sur l’amateurisme des derniers mois visait directement et personnellement Richard Filakota, transformant ce bilan technique en une exécution publique. Le Premier ministre a ainsi retourné l’argumentation de son adversaire, attribuant l’enlisement économique de la nation aux initiatives de l’ancien ministre, savourant son autorité retrouvée devant une assistance qui a parfaitement compris la cible de ce réquisitoire.

 

Par Éric Azoumi

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Centrafrique : Comment le PNUD finance, valide l’installation de la dictature et se félicite dans son dernier rapport annuel de 2025 d’avoir installé un empire en RCA

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Sur le terrain du lycée d’État des rapides dans le septième arrondissement, notamment dans le quartier Ouango, le 10 mai dernier, lors de la festivité pour le soutien au troisième mandat de Touadera Screenshot

Comment le PNUD finance, valide l’installation de la dictature et se félicite dans son dernier rapport annuel de 2025 d’avoir installé un empire en RCA

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

En lisant l’intégralité du rapport annuel 2025 du Programme des Nations Unies pour le développement, on comprend que le PNUD s’offre désormais comme l’ami intime et le propagandiste en chef du pouvoir pour légitimer le passage en force constitutionnel et le verrouillage politique en RCA.

 

La lecture de ce bilan onusien met en évidence la complaisance des institutions internationales envers le régime en place. Au lieu de fournir un état des lieux lucide et indépendant, les rédacteurs de ce document ont fait le choix de la déconnexion volontaire, convertissant les dérives autoritaires de l’exécutif en indicateurs de performance positive. Cet exercice de communication bureaucratique permet à l’organisation de pérenniser ses financements locaux tout en offrant une couverture politique internationale idéale à la construction d’un pouvoir sans partage.

 

L’analyse de la section électorale montre comment les deniers internationaux servent de caution à un système totalement verrouillé, pensé exclusivement pour valider un troisième mandat et consolider les structures d’un empire personnel. Le document vante l’injection de 18 652 620 dollars américains, l’inscription de 757 075 nouveaux électeurs et l’encadrement de 34 000 agents électoraux. Derrière ce déploiement technique, l’ONU passe sous silence le boycott massif décidé par le bloc républicain pour la défense de la constitution, le BRDC, et l’ensemble des forces d’opposition. Le refus obstiné des autorités d’ouvrir un dialogue ouvert a plongé le processus dans un désordre complet, aggravé par l’immensité d’un territoire de 622 000 kilomètres carrés dépourvu de voies de communication utilisables.

 

Les délais d’annonce des résultats mettent en relief la partialité flagrante du processus. Les chiffres du scrutin présidentiel, capital pour le maintien de l’exécutif, ont été compilés en urgence et proclamés en sept jours seulement après un calcul opaque dans les bureaux de vote. À l’opposé, les scrutins législatifs et communaux ont vu leurs résultats gelés pendant un mois entier. Ce calendrier à deux vitesses a permis de vider l’Assemblée nationale de toute présence contradictoire, le parti présidentiel s’octroyant la quasi-totalité des sièges. Cette parodie démocratique et l’adoption forcée d’une nouvelle constitution ne suscitent aucune réserve de la part des fonctionnaires onusiens, qui préfèrent entériner ce hold-up institutionnel.

 

Sur le plan économique, le rapport dessine une trajectoire en totale contradiction avec le quotidien de la population. Les experts de l’ONU décrivent un tissu commercial en pleine croissance et félicitent le gouvernement pour l’accompagnement de 87 nouvelles petites structures privées. Cette présentation occulte la chute verticale des exportations minières légales, en particulier l’or. Face au tarissement de l’aide internationale, les ministères concentrent la collecte des taxes sur les commerçants de la capitale et des rares zones contrôlées. Cette fiscalité confiscatoire asphyxie le secteur marchand centrafricain, une réalité destructrice que l’agence internationale travestit sous le concept technique de mobilisation des ressources intérieures.

 

Le volet sécuritaire et judiciaire subit le même traitement lénifiant pour éviter d’indisposer la présidence. Le PNUD se félicite d’avoir fourni des motos et des véhicules aux forces de sécurité ou d’avoir fait distribuer 2 200 jugements supplétifs dans quelques localités. Pendant ce temps, les exactions commises par les partenaires bilatéraux russes de la formation Wagner, les assauts armés dans les régions de la Vakaga ou de l’Ouham-Fafa et l’instrumentalisation des tribunaux pour traquer les voix dissidentes sont purement éliminés du texte. L’agence choisit d’ignorer les alertes et les enquêtes des autres départements de l’ONU qui dénoncent régulièrement les violations des droits fondamentaux et les restrictions imposées aux convois humanitaires.

 

Les données relatives à l’aide sociale et aux infrastructures de base relèvent d’un effet d’optique grossier. L’organisation se glorifie d’offrir l’accès à l’eau à 133 808 bénéficiaires, d’avoir bâti deux écoles et d’avoir affecté 36 enseignants. Ces accomplissements dérisoires interviennent dans un contexte où plus de la moitié de la population dépend exclusivement des distributions d’urgence pour assurer sa subsistance, et où l’école publique a cessé d’exister dans la majeure partie des provinces. Le PNUD surévalue volontairement des micro-projets de communication pour fournir des arguments de propagande au pouvoir central.

 

L’analyse comptable des fonds révèle le fossé entre les engagements affichés et la réalité des financements accordés. Le plan de réponse humanitaire global ne reçoit que 41 % des budgets nécessaires, abandonnant des millions de Centrafricains à leur sort. Les cadres des Nations Unies continuent pourtant de rédiger des synthèses élogieuses depuis leurs bureaux sécurisés, validant des plans de développement déconnectés de la misère humaine et de l’effondrement des institutions locales. Cette collaboration administrative offre une respectabilité internationale indispensable au pouvoir tout en protégeant les privilèges des agences internationales à Bangui.

 

Par Alain Nzilo

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Faux billets de banque distribués dans les institutions financières de la RCA ? Une centrafricaine a la preuve et dénonce cela sur les réseaux sociaux

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CopyrightDR Faux billets de banque distribués dans les institutions financières de la RCA ? Une centrafricaine a la preuve et dénonce cela sur les réseaux sociaux Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  Une jeune femme centrafricaine vient d’agiter le web centrafricain en exposant une supercherie financière qui piège les voyageurs naïfs juste avant leur grand départ pour l’Europe. Cette internaute centrafricaine montre, preuve à l’appui devant sa caméra, comment des agents travaillant dans des établissements de micro-crédits de la capitale centrafricaine peu scrupuleux glissent des faux billets d’euros au milieu des vrais euros lors d’un échange. Les victimes, selon ses propres analyse, seraient souvent novices en matière de devises étrangères, emportent cette liasse des faux billets sans se douter que leur séjour va tourner au vinaigre dès leur premier achat dans leur pays de destination. Elle pointe souvent les pays d’Europe En effet, ce scandale démontre que la criminalité financière a désormais colonisé les comptoirs de certains établissements de micro-crédits, même les vraies banque de Bangui, transformant l’économie nationale en un repaire de mercenaires et de faussaires. Les citoyens centrafricains réalisent avec inquiétude que les institutions censées protéger leur épargne fonctionnent comme des réseaux des grands faussaires, en un mot des Kitandaire où l’honnêteté est devenue une denrée extrêmement rare.Affaire à suivre… Anselme Mbata

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Nouvelle exaction des mercenaires russes : une jeune fille tabassée par un criminel de Poutine à Béloko

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Nouvelle exaction des mercenaires russes : une jeune fille tabassée par un criminel de Poutine à Béloko 

 Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC    Un Centrafricain a publié une vidéo sur Facebook et WhatsApp dénonçant une exaction commise par un mercenaire russe du groupe Wagner sur une jeune fille centrafricaine à Béloko, appelant les jeunes filles à se méfier de ces criminels de Poutine et de Touadera. Par ce message, il voulait lancer une alerte aux jeunes filles centrafricaines pour qu’elles se méfient de ces bourreaux, ces criminels transfrontaliers que Poutine et Touadéra ont fait venir en RCA. 

Alors, que s’est-il passé exactement ?

 Le monsieur a expliqué qu’un mercenaire russe du groupe Wagner  est allé draguer une jeune fille, évidemment à Béloko, une ville frontalière de la RCA avec le Cameroun. Celle-ci a apparemment accepté de jouer le jeu. Lorsqu’ils sont arrivés à la base des mercenaires russes, on ne sait pas précisément laquelle, le mercenaire a dit à la jeune fille d’aller se laver. La jeune fille s’est déshabillée, a posé ses habits sur le lit, puis est partie à la douche. Pendant ce temps, le mercenaire russe a lui aussi retiré ses vêtements, son pantalon compris, et l’a posé sur les habits de la jeune fille sur le lit. Il est sorti à son tour, on ne sait pas trop pourquoi, se laver, faire ses besoins, on l’ignore. Pendant son absence, la jeune fille a fini de se laver et est revenue dans la chambre. Elle a alors vu que ses habits se trouvaient sous le pantalon du mercenaire. Elle a donc retiré le pantalon, récupéré ses vêtements, s’est habillée, puis s’est écartée. Quand le mercenaire russe est revenu de son côté, après avoir terminé ce qu’il faisait, il a remarqué que son pantalon avait été déplacé et s’est mis en colère, accusant la jeune fille d’avoir fouillé dedans. La jeune fille a répondu qu’elle n’avait rien fouillé, que le pantalon était simplement posé sur ses habits et qu’elle l’avait juste poussé pour récupérer ses affaires, rien de plus. Le mercenaire ne l’a pas crue et s’est mis à la frapper. La jeune fille a réussi à sortir et à s’enfuir. C’est en allant raconter les faits à un jeune homme que celui-ci a décidé de publier l’histoire sur les réseaux sociaux pour alerter les autres Centrafricains. Cela dit, du côté de certaines jeunes filles, la réaction est différente. Pour elles, même si l’homme est un criminel capable de frapper une jeune fille ou n’importe qui, cela ne représente pas un danger à leurs yeux. Même ces mercenaires qui égorgent des gens, ces filles centrafricaines continuent de les fréquenter et de raconter leur histoire avec une certaine admiration. Pour dire que même les meurtres ne les dissuadent pas. Il suffit de leur donner 1000 ou 500 francs pour aller boire un peu et manger quelque chose, et cela leur suffit. Donc pour elles, ce n’est pas cette alerte qui va changer quoi que ce soit. Oui, c’est compréhensible, mais pour ces jeunes filles livrées à ce genre de situation, le fait qu’un mercenaire ait frappé l’une de leurs compatriotes ne les dissuade pas, ne leur fait pas peur, bien au contraire. Il y a des crimes bien plus graves que ces mercenaires ont commis, et ces filles continuent malgré tout de les fréquenter. Cela montre que l’alerte n’a, hélas, pas beaucoup de portée auprès des jeunes filles concernées, malgré le danger bien réel… Par Bertrand Simti 

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