samedi, septembre 12, 2026
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Ndélé : le préfet Francis Bangue Doungoupo et son garde du corps transforment la route de la carrière Mbala en péage clandestin

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Ndélé : le préfet Francis Bangue Doungoupo et son garde du corps transforment la route de la carrière Mbala en péage clandestin

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Ndélé, la barrière illégale gérée par la sécurité du préfet Francis Bangue Doungoupo sur la route de la carrière Mbala impose une taxe forcée aux motocyclistes sous l’œil bienveillant de l’autorité locale.

 

La colline de Ndélé abrite la résidence officielle du préfet de la Bamingui-Bangoran, Francis Bangue Doungoupo, mais elle abrite désormais aussi un réseau d’extorsion routière à ciel ouvert. Juste à côté du domicile de la plus haute autorité de la région, son propre garde du corps a pris l’initiative d’installer une barrière de contrôle totalement illégale. L’emplacement n’a pas été choisi au hasard. Il se trouve sur la route de la carrière Mbala, une voie de sentier extrêmement fréquentée par les travailleurs, les commerçants et surtout les conducteurs de moto qui se rendent quotidiennement sur ce chantier minier pour tenter de gagner leur vie.

 

Sur cet axe à forte affluence, le garde du corps applique à la lettre une règle bien connue mais totalement illicite : la formalité. Dans le jargon imposé par les porteurs de tenue dans le pays, ce terme signifie une obligation simple et directe, celle de verser de l’argent en espèces pour obtenir le droit de passer. Chaque motocycliste qui emprunte cette route avec sa cargaison ou ses passagers se voit stoppé et contraint de payer une somme arbitraire. Ceux qui triment du matin au soir pour ramener de quoi nourrir leur famille doivent ainsi abandonner une partie de leurs maigres revenus à ce poste de contrôle sauvage.

 

Le point le plus grave de cette situation réside dans la complicité passive, voire active, du préfet Francis Bangue Doungoupo lui-même. L’autorité administrative est pleinement informée que son élément de sécurité rackette la population à quelques mètres de sa concession. Pourtant, aucune mesure n’est prise pour démanteler cette barrière ou punir l’agent indélicat. Ce silence complice indique une réalité évidente : le préfet tire un profit direct de cette entreprise criminelle. Les sommes d’argent perçues sur le dos des citoyens sont partagées, permettant aux dirigeants de s’engraisser grâce aux efforts d’une population déjà étouffée par la crise économique.

 

Cette gestion administrative représente le fonctionnement concret de la République sous le troisième mandat de Touadéra. Les forces de l’ordre et les représentants de l’État délaissent leurs missions de protection pour se muer en agents de perception privés. Au lieu de sécuriser les axes routiers ou de faciliter la circulation des biens et des personnes, les soldats et les autorités locales multiplient les obstacles artificiels pour soutirer les derniers billets des poches des usagers. Le système de prédation est validé au sommet de la hiérarchie locale, transformant la fonction publique en un moyen d’extortion où le chef profite directement des gains de son subordonné. Les motocyclistes de Ndélé continuent de subir quotidiennement cette loi du plus fort, sans aucun recours possible face à une autorité qui a choisi de devenir le bénéficiaire de l’illégalité qu’elle devrait combattre.

 

Par Barthelemy Kossi

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Accident sur la rivière Mbomou : les dépouilles des trois victimes ont finalement été repêchées

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Accident sur la rivière Mbomou : les dépouilles des trois victimes ont finalement été repêchées

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les eaux de la rivière frontalière du Mbomou viennent de restituer les trois corps sans vie de trois Centrafricains portés disparus lors de l’accident de leur pirogue, plongeant les habitants des deux localités frontalières  dans un immense deuil.

 

Ce dénouement malheureux montre que les deux victimes féminines étaient en réalité des commerçantes de Zémio. Elles avaient décidé de traverser la rivière Mbomou pour aller acheter de la viande séchée à Nzapay, en RDC  afin de la revendre sur leur marché local.

Leurs dépouilles ont été extraites de l’eau dimanche en fin de journée par les riverains. Le lendemain, lundi dans la matinée, les sauveteurs ont également repêché le corps de l’homme qui conduisait la pirogue ce jour-là.

 

Cette issue tragique provoque une immense peine pour tout le monde, mais elle engendre aussi une forte colère parmi les habitants des deux côtés de la rive. La population locale accuse en effet les soldats, les policiers et les gendarmes d’être indirectement responsables de cet événement.

 

Selon les villageois, ces agents imposent des taxes trop lourdes aux points de passage habituels. Pour éviter de payer ces sommes excessives, les commerçants choisissent d’emprunter de petits sentiers cachés pour monter dans des pirogues et naviguer en secret.

 

Par Éric Nzapa

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Exclusivité : Dans les coulisses de la nomination de maxime Balalou au gouvernement Moloua 3. Pourquoi a-t-on appelé le ministre maxime Balalou madame maxime Balalou lors de sa nomination ?

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Exclusivité : Dans les coulisses de la nomination de maxime Balalou  au gouvernement Moloua 3.  Pourquoi a-t-on appelé le ministre maxime Balalou  madame maxime Balalou  lors de sa nomination ?

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 La lecture du décret de nomination des nouveaux membres du gouvernement Moloua 3 à la radio a provoqué une confusion inattendue pour les centrafricains. Que s’est-il réellement passé ?Retour sur les coulisses de la nomination de Maxime Balalou au ministère du Commerce après un changement rapide.

 

Comme dans tous les pays du monde, la vie politique reste dictée par les grands changements au sommet de l’administration publique, où chaque décret redéfinit les équilibres du pouvoir. Les nominations au sein de l’exécutif attirent toujours l’attention de toute la population, car le choix des visages ministériels détermine la direction économique et sociale que prend le pays pour les années à venir. Dans ce contexte, l’histoire des institutions se construit à travers des étapes successives bien distinctes, à commencer par le premier gouvernement Moloua qui avait posé les bases de l’équipe ministérielle. Par la suite, le décret du 4 janvier 2024 avait officiellement mis en place le gouvernement Moloua 2, modifiant une première fois les responsabilités de chacun. Enfin, c’est la date récente du 21 mai 2026 qui a vu naître le gouvernement Moloua 3, une formation attendue de pied ferme par la classe politique et l’opinion publique.

 

Le récent remaniement pour la mise en place du gouvernement Félix Moloua 3 a plongé le palais présidentiel dans une agitation totale. Avec le début de ce troisième mandat, la situation économique difficile du pays a provoqué une bousculade immense dans les couloirs du pouvoir. Des dizaines de cadres, de politiciens et d’alliés de gauche à droite ont joué des coudes de toutes les manières possibles pour obtenir une place avantageuse dans l’administration ou décrocher un portefeuille ministériel. Les demandes de récompense politique étaient tellement nombreuses que l’équipe du dictateur Touadéra s’est retrouvée complètement embourbée, incapable de satisfaire tout le monde avec le nombre limité de ministères disponibles dans la nouvelle équipe.

 

Dans ce chaos de dernière minute, les arbitrages les plus importants ont été modifiés jusqu’au tout dernier instant avant la publication. À l’origine, la liste officielle rédigée sur papier attribuait le ministère du Commerce à Madame Jennifer Saraiva Yanzere, qui avait occupé les fonctions de ministre de la Culture sous le premier gouvernement Moloua. Tout était validé et verrouillé pour son grand retour. Madame Jennifer Saraiva Yanzere avait même reçu la confirmation directe et officielle de la part des plus proches collaborateurs du président de la République. Ravie de ce retour aux affaires de l’État, elle avait déjà commencé à faire la fête avec ses proches, sa famille et ses soutiens politiques, certaine de réintégrer l’équipe gouvernementale.

 

C’est alors que le dictateur est intervenu personnellement pour imposer ses choix. Maxime Balalou, qui occupait le poste stratégique de ministre de la Communication et de porte-parole du gouvernement au sein de l’équipe Moloua 2, s’était battu corps et âme pour défendre le régime en place. Touadéra refusait catégoriquement de perdre un tel serviteur et tenait absolument à le maintenir dans l’exécutif. Face à l’absence de portefeuille disponible pour lui sur la liste finale, le chef de l’État a ordonné à ses équipes de lui trouver une place à tout prix. C’est ainsi que Maxime Balalou  a été ramassé en urgence pour être parachuté au ministère du Commerce, une décision de dernière minute destinée à récompenser sa fidélité politique.

 

Ce choix tardif imposait d’écarter et de sacrifier Madame Jennifer Saraiva Yanzere au tout dernier moment. Moins de quarante-cinq minutes avant la lecture du décret officiel sur les ondes de la radio nationale, le dictateur Touadéra a dû appeler personnellement Madame Jennifer Saraiva Yanzere au téléphone pour lui annoncer sa mise à l’écart soudaine. Il lui a demandé de rester calme, de digérer la nouvelle et d’attendre une prochaine opportunité lors d’un futur décret. Cette dernière a accepté la décision présidentielle, ouvrant la voie à une modification ultra-rapide et totalement improvisée du document officiel.

 

Dans la panique générale et la précipitation, les secrétaires de la présidence ont effacé le nom de Jennifer Saraiva Yanzere pour écrire à la place celui de Maxime Balalou. Cependant, l’équipe technique a commis une erreur grossière en oubliant d’effacer le titre de civilité qui précédait le nom initial. Le mot Madame est resté intact sur le papier officiel. Lors de la proclamation officielle du décret à la population centrafricaine, le lecteur de la radio a lu fidèlement et textuellement ce qui était écrit sous ses yeux, nommant officiellement et publiquement un homme au poste de ministre sous l’identité de Madame Maxime Balalou.

 

Il y’a lieu de rappeler que madame Maxime Balalou fait partie de l’équipe gouvernementale de Faustin-Archange Touadéra depuis 2016. Lors de la mise en place du premier gouvernement Moloua en juin 2021, sa position avait été reconduite par le chef de l’État. Cependant, son parcours au sein de l’exécutif a été marqué par de multiples sauvetages de dernière minute, le ministre ne brillant pas par ses résultats politiques, jugés quasiment nuls.

 

Lors de la formation du gouvernement Moloua 2 le 4 janvier 2024, la présidence avait décidé de ne pas retenir son nom, l’éjectant ainsi de la liste officielle. Mais au moment de la signature finale du décret, Faustin-Archange Touadéra a constaté son absence et est entré dans une vive colère. Le chef de l’État a pris son stylo pour rayer personnellement le nom de Monsieur Ghislain Diori, qui était déjà désigné, afin de réintégrer Maxime Balalou en urgence comme ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.

 

Cette situation s’est répétée lors du remaniement pour le gouvernement Moloua 3 le 21 mai 2026. Écarté une nouvelle fois de la liste initiale au profit d’un autre nom, Maxime Balalou a dû son salut à l’intervention directe de Faustin-Archange Touadéra, qui a exigé son retour immédiat dans l’équipe. Sauvé de justesse à deux reprises, en janvier 2024 puis en mai 2026, il a cette fois été parachuté directement au ministère du Commerce.

 

Par Alain Nzilo

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L’accord USA-RCA : Quand Washington transforme Bangui en « Guantanamo » migratoire à ciel ouvert

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 L’accord USA-RCA : Quand Washington transforme Bangui en « Guantanamo » migratoire à ciel ouvert

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 C’est un séisme géopolitique qui ne dit pas son nom, mais dont les répliques juridiques et humanitaires ébranlent déjà les consciences. L’annonce, révélée par l’agence Reuters ce 7 juin 2026, d’un accord secret par lequel la République centrafricaine (RCA) accepte de recevoir des migrants clandestins non-nationaux expulsés par les États-Unis, dépasse le simple cadre de la gestion migratoire.

 

Il s’agit, disons-le clairement, de la sous-traitance de l’enfermement et du désespoir humain. En acceptant de devenir le déversoir des indésirables de Washington, Bangui s’apprête à transformer le territoire centrafricain en une prison à ciel ouvert pour des déracinés qui n’ont aucun lien, ni de près ni de loin, avec notre pays.

 

 L’illusion d’un pays d’accueil, la réalité d’une cellule de punition

Que viennent faire des ressortissants turcs, vénézuéliens ou asiatiques, ayant fui la misère ou la tyrannie pour tenter d’atteindre le rêve américain, dans les rues de Bangui ? La réponse est d’un cynisme absolu : les États-Unis n’ont pas choisi la Centrafrique par humanisme, mais parce que d’autres nations plus fortes, plus souveraines, ont eu la dignité de dire non. Le Nigeria et le Burkina Faso ont refusé de monnayer leur souveraineté. La RCA, asphyxiée financièrement, a cédé.

 

Arrachés au confort, même précaire, des centres de rétention américains, ces expulsés vont être parachutés dans un pays classé au niveau 4 (« Ne pas voyager ») par le Département d’État américain lui-même, en raison de l’insécurité chronique et de la présence de groupes armés. Quelle ironie tragique ! Washington juge le territoire centrafricain trop dangereux pour ses propres citoyens, mais parfaitement adéquat pour y abandonner les migrants dont il veut se débarrasser.

 

Pour ces personnes, arriver en RCA n’est pas une réhabilitation, c’est une condamnation au suicide social et psychologique. Privés de repères, sans maîtrise des langues locales, sans opportunités économiques dans un pays qui peine déjà à nourrir et sécuriser ses propres enfants (avec plus de 1,4 million de déplacés internes), ces migrants vont étouffer. C’est une prison sans barreaux, mais dont les frontières invisibles de la misère et de l’isolement sont tout aussi impitoyables.

 

 Le stratagème américain : Pousser au départ forcé par l’horreur du contexte

Il ne faut pas s’y tromper : la Maison-Blanche sait pertinemment que ces personnes ne tiendront pas deux jours en RCA. Et c’est là tout le cœur de la stratégie américaine. Ce n’est pas un plan d’asile, c’est un test de résistance psychologique. En expulsant un migrant en Centrafrique, les États-Unis calculent qu’effrayé par la dureté de la réalité locale, le désespoir le poussera à fuir par ses propres moyens, à tenter l’impossible pour rentrer chez lui ou s’évanouir dans la nature. C’est une méthode pure et simple de reconduite à la frontière par procuration, une torture psychologique déguisée en accord bilatéral. On instrumentalise la pauvreté de la RCA pour terrifier les migrants et les inciter au « retour volontaire » forcé.

 

 L’ombre du modèle Rwanda-Royaume-Uni : La marchandisation de la misère

Ce contrat de la honte n’est pas une innovation centrafricaine, il s’inspire directement du modèle tant décrié (et finalement avorté) entre le Royaume-Uni et le Rwanda de Paul Kagame. Pendant des années, Londres a tenté de déporter ses demandeurs d’asile vers Kigali contre des centaines de millions de livres sterling. Un projet qui a stagné, bloqué par des vagues de contestations judiciaires, de recours devant la Cour européenne des droits de l’homme et l’indignation internationale face à ce qui s’apparentait à un trafic d’êtres humains légalisé par l’État.

 

Aujourd’hui, l’administration américaine tente de répliquer ce « modèle » d’externalisation de l’asile sur le continent africain, créant une véritable toile d’araignée (RDC, Ouganda, Cameroun, et maintenant la RCA). En échange d’une enveloppe de 85 millions de dollars officiellement versée à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), la RCA brade sa dignité. On achète le droit d’exiler des hommes chez nous.

 

 Le précédent Aristide : Quand la RCA servait déjà de geôle diplomatique

Pour comprendre que l’histoire se répète, il suffit de fouiller la mémoire de notre propre capitale. Les Centrafricains se souviennent pertinemment de l’année 2004. À la suite d’un coup d’État orchestré sous la pression de la France (époque de Dominique de Villepin et François Bozizé) et des États-Unis, le président haïtien démocratiquement élu, Jean-Bertrand Aristide, avait été exilé de force et « parachuté » en RCA.

 

Logé sous haute surveillance dans une suite du Palais de la Renaissance à Bangui, Aristide avait brisé le silence diplomatique pour dénoncer ses conditions. Il avait déclaré au monde qu’il n’était pas un invité, mais le captif d’un « enlèvement moderne », décrivant son séjour centrafricain comme une véritable prison politique dorée, une cellule d’isolement loin de sa patrie et des siens. Étouffant dans cette cage géopolitique, il avait dû remuer ciel et terre pour quitter le sol centrafricain et trouver refuge en Afrique du Sud.

 

Si un ancien chef d’État, entouré de certains égards diplomatiques, a vécu la RCA comme une prison insoutenable, qu’en sera-t-il pour un migrant anonyme, sans passeport, sans argent, jeté dans l’arène de Bangui ?

 

Refuser le rôle de maton pour le compte de Washington

La presse et le peuple centrafricain ne doivent pas fermer les yeux sur cette dérive. Notre pays, qui cherche encore la voie de sa propre reconstruction et de sa dignité, ne peut pas devenir le garde-chiourme de l’impérialisme migratoire américain.

 

Accepter ce traité, c’est participer à un crime contre l’humanité de basse intensité. Les États-Unis violent le principe de non-refoulement et la convention de Genève chez eux, et nous demandent d’en assumer les conséquences morales et logistiques chez nous. La RCA n’est pas une prison, ses infrastructures ne sont pas des cellules pour les recalés du rêve américain, et son peuple ne doit pas être complice de la détresse de ceux qui, comme tant de nos propres enfants, ne cherchaient qu’une vie meilleure. Il est temps que les clauses secrètes de cet accord soient jetées sous la lumière crue de l’opinion publique et annulées.

 

Par Alain Nzilo

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Implosion à Bangui : la guerre des clans paralyse Touadéra, Sani Yalo fait désormais plus peur que Poutine et Bozizé

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Implosion à Bangui : la guerre des clans paralyse Touadéra, Sani Yalo fait désormais plus peur que Poutine et Bozizé.

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le vernis du régime de Bangui semble définitivement s’être fissuré, laissant place à une panique généralisée et à une guerre de clans larvée au sommet de l’État. Entre menaces de rébellion, altercations au parquet et chantage politique, l’affaire Sani Yalo est en train de se transformer en un séisme susceptible d’ébranler durablement le pouvoir du président Faustin-Archange Touadéra. Désormais, le régime ne tiendrait plus qu’à un fil, tandis que la peur semble avoir changé de camp.

 

Le procureur agressé : L’audition explosive qui a frôlé le sang

​Les secrets de l’audition de Sani Yalo, qui ont fuité des couloirs du parquet, dévoilent l’extrême fébrilité du régime. Convoqué pour s’expliquer sur un prétendu complot né d’un simple enregistrement sur Facebook, l’usurpateur Sani Yalo, qui s’est récemment autoproclamé « ministre d’État » sans le moindre décret, a littéralement explosé de rage.

​Face au procureur de la République, Guy Martial Damanguéré, Yalo a vivement contesté son autorité judiciaire et a hurlé sur lui comme un buffle blessé par des chasseurs aguerris. L’affrontement a failli tourner à la bagarre physique lorsque le grand argentier du parti présidentiel a levé la main pour tenter d’asséner une gifle magistrale, une “Haïe ! Chochouto!”, comme l’avait fait Jules Djawé au coup de pied que lui avait donné Wilfrid Sébiro et très bien expliqué dans les célèbres démonstrations le maitre karaté Fidèle Gouandjika. Sauf qu’au parquet de Bangui, la scène n’aurait été maîtrisée que grâce à l’intervention rapide des agents de sécurité.

​Mais ce choix du procureur n’est pas anodin : Guy Martial Damanguéré est un Ggbaka-mandja, l’ethnie maternelle de Faustin-Archange Touadéra. En l’agressant, Sani Yalo a attaqué le cœur même du dispositif judiciaire familial et sécuritaire du chef de l’État.

 

À sa sortie du parquet, Sani Yalo s’est empressé de prendre la parole sur Radio Ndeke Luka pour affirmer avoir été blanchi, tentant ainsi de rassurer ses soutiens et de reprendre l’initiative médiatique.

 

La contre-offensive du bloc Ggbaka-Mandja : Objectif extradition

​La nouvelle de cette altercation est rapidement parvenue aux oreilles de l’ancien directeur général de la police nationale, récemment promu ministre de la Sécurité publique, Bienvenu Zokoué. Ce dernier, dont l’épouse serait apparentée au chef de l’État, aurait aussitôt réclamé l’arrestation de Sani Yalo, poussant le parquet à envisager l’émission d’un mandat d’arrêt.

​Devant l’inaction de la famille paternelle de Touadéra, restée totalement inconnue depuis son accession à la magistrature suprême, c’est le bloc maternel Ggbaka-mandja qui a décidé de faire corps pour éviter l’effondrement de leur régime. Considérant l’État comme un patrimoine familial, ce clan a juré la perte de Yalo. En coulisses, une option radicale serait désormais évoquée : l’arrestation de Sani Yalo suivie de son extradition vers la Guinée équatoriale.

 

Pour rappel, Sani Yalo a été condamné par contumace à cinquante-neuf ans de prison dans une affaire liée à une tentative présumée de coup d’État en Guinée-Équatoriale. Le clan Ggbaka-mandja sait que s’il reste en liberté, il utilisera sa fortune pour financer une nouvelle rébellion et balayer leur pouvoir.

 

Touadéra paralysé sur son lit d’hôpital à Dubaï

​Pendant que la capitale centrafricaine traverse cette zone de turbulences, Faustin-Archange Touadéra, lui, suit ces événements à des milliers de kilomètres de là, à Dubaï, où il séjourne pour des raisons médicales.

 

Informé de la gravité du clash, Faustin-Archange Touadéra a été pris d’un vent de panique. Prêt à écourter son séjour médical pour rentrer d’urgence à Bangui afin de reprendre personnellement le contrôle des opérations. Selon plusieurs sources, son entourage l’aurait toutefois dissuadé d’écourter son séjour.

​ Cette absence prolongée contribue à alimenter les spéculations sur un vide du pouvoir, alors que les rivalités internes semblent s’intensifier.

 

La longue liste des ingratitudes d’un président amnésique

​Pour ceux qui suivent la politique centrafricaine, la trahison en cours de Sani Yalo n’est qu’un énième chapitre d’une méthode Touadéra bien rodée. L’ingratitude pathologique du chef de l’État envers ses bienfaiteurs et ses anciens « faiseurs de rois » n’est plus à démontrer, et la liste de ses victimes est particulièrement longue.

​L’exemple de Martin Ziguelé revient régulièrement dans les discussions. On se rappelle l’acharnement destructeur de Touadéra contre Martin Ziguelé. Après avoir bénéficié de son soutien, le locataire du palais de la Renaissance a méthodiquement acheté les cadres affamés et malades de son parti, le MLPC, à l’instar de Chantal Jean Édouard Koyambonou, Jackson, ou encore Étienne Malekoudou Mazette, pour fragiliser le leader politique.

 

Dans le même registre, Régis Lionel Dounda, ancien ministre issu du MLPC, a été condamné à une lourde peine de prison, lui privant arbitrairement de toute possibilité de faire appel de son jugement, tandis que nombre de transfuges ayant quitté leur formation politique pour rejoindre le pouvoir se retrouveraient aujourd’hui misérablement abandonnés à leur propre sort.

​L’ancien Premier ministre Anicet-Georges Dologuélé a subi le même traitement après avoir servi de marchepied politique. Plus récemment, Thierry Kamach, longtemps considéré comme l’un des principaux soutiens politiques et financiers du régime, a été écarté du gouvernement Moloua III à la suite de la diffusion d’enregistrements compromettants.

 

Sani Yalo, qui assiste aujourd’hui à sa propre mise à mort politique, n’est que le dernier dindon d’une farce tragique dont Touadéra est le seul metteur en scène.

 

« Ingrats ! » : Le chantage sécuritaire de Sani Yalo

​Acculé, coincé à Bangui par la peur d’être arrêté dès qu’il tentera de s’envoler, et abandonné par ses courtisans qui fuient la puissance du bloc Ggbaka-mandja, Sani Yalo a choisi la politique de la terre brûlée.

 

En privé, sa colère est noire, toute noire. Il qualifie ouvertement tous les Ggbaka-mandja d’« ingrats », rappelant le rôle qu’il aurait joué dans la mobilisation de financements auprès des milieux commerçants et de ses cousins tchadiens pour installer et maintenir ce régime au pouvoir.

​ Derrière son appel hypocrites public à la paix lancé sur Radio Ndeke, plusieurs observateurs perçoivent un avertissement adressé au chef de l’État, une menace de mort pour la stabilité du pays. Le message envoyé à Touadéra est limpide : “Si ta justice me rattrape, je brise la paix dans le pays.” Sani Yalo fait désormais planer le spectre d’une nouvelle guerre civile si le pouvoir touche à un seul de ses cheveux.

 

L’argent n’aime pas le bruit : La bourse ou la vie du régime

​À Bangui, la peur a définitivement changé de camp. Faustin-Archange Touadéra redoute aujourd’hui Sani Yalo bien plus que son propre allié Vladimir Poutine et son ancien patron Francois Bozizé. Le grand argentier Sani Yalo disposerait d’une connaissance approfondie des rouages financiers et politiques du régime, ce qui renforcerait sa capacité de nuisance.

​Mais cette confrontation produit déjà des effets économiques. Comme le dit l’adage, « l’argent n’aime pas le bruit ». Les investisseurs, les partenaires internationaux et les bailleurs de fonds observent avec inquiétude un spectacle marqué par des institutions fragilisées, des tensions politiques croissantes et des accusations réciproques au sommet de l’État.

​Dans un contexte aussi instable, horrifiés par ce vacarme politico-militaire, les capitaux ont tendance à se retirer, les projets à être suspendus et les partenaires à adopter une position attentiste.

​Le régime de Bangui ne tient plus que par la terreur et les barbelés, mais face à un Sani Yalo prêt à tout pour sa survie politique et physique, le fil est sur le point de rompre.

 

Affaire à suivre….

Gisèle MOLOMA

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Révélations du journaliste camerounais Remy Ngono : Le dictateur Touadera, en 2020, a financé sa campagne électorale avec l’argent détourné du Cameroun

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Révélations du journaliste camerounais  Remy Ngono : Le dictateur Touadera, en 2020,  a financé sa campagne électorale avec l’argent détourné du Cameroun

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Selon le journaliste camerounais Remy Ngono, l’escroc Émile Parfait Simb, après avoir fui le Cameroun à la suite d’une immense escroquerie financière, a trouvé refuge en République centrafricaine où il a bénéficié de protections directes au sommet de l’État.

 

Le journaliste camerounais Remy Ngono affirme que cet individu est devenu le conseiller particulier du dictateur Faustin-Archange Touadera, accumulant des fonctions stratégiques auprès des plus hautes institutions du pays, notamment la primature et l’Assemblée nationale centrafricaine.

 

Dans ses déclarations en direct sur la plateforme de réseau social Facebook, , le journaliste camerounais Remy Ngono soutient que la campagne électorale du dictateur Faustin-Archange Touadera en 2020 a bénéficié d’un appui financier direct de deux milliards de francs CFA provenant des fonds détournés de la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) du Cameroun.

 

D’après les informations partagées par le journaliste camerounais Remy Ngono, ces sommes colossales ont servi à asseoir le pouvoir du dictateur, qui a récompensé son donateur en lui attribuant des décorations officielles de la République centrafricaine ainsi que des droits exclusifs sur l’exploitation des gisements d’or et de diamants du pays.

 

Le journaliste camerounais Remy Ngono explique également que cette alliance criminelle a fini par se retourner contre le pouvoir de Bangui. Le journaliste camerounais Remy Ngono rapporte en effet que le conseiller particulier a dupé le dictateur Faustin-Archange Touadera en introduisant de faux partenaires investisseurs venus de France, provoquant une perte sèche estimée à 50 milliards de francs CFA pour les caisses de l’État centrafricain.

 

Face aux plaintes internationales, notamment en provenance du Canada où de nombreuses victimes réclament justice, le journaliste camerounais Remy Ngono indique que le dictateur Faustin-Archange Touadera a dû convoquer son appareil judiciaire en urgence. Le journaliste camerounais Remy Ngono mentionne enfin que ses propres investigations sur ce réseau de blanchiment d’argent lui ont valu de lourdes menaces et des tentatives d’intimidation de la part du régime centrafricain, déterminé à étouffer le scandale.

 

Par Alain Nzilo

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Le paradoxe de l’asile à Bangui : L’UNHCR finance les funérailles mais abandonne les vivants

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Le paradoxe de l’asile à Bangui : L’UNHCR finance les funérailles mais abandonne les vivants

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’attribution d’une aide financière conditionnée au décès met en relief les incohérences de la gestion humanitaire à Bangui. Alors que les réfugiés passent plus de deux décennies dans un dénuement total sans obtenir de soutien à l’intégration, l’UNHCR débloque des fonds uniquement au moment des obsèques, illustrant une absurdité administrative majeure.

 

Le système d’assistance mis en place par l’agence internationale présente un contraste de gestion qui suscite l’incompréhension des communautés locales. Un protocole interne prévoit l’allocation systématique d’une somme de 100 000 francs CFA (soit l’équivalent de 150 dollars américains) lors du décès d’un membre de la communauté. Cette enveloppe budgétaire est explicitement réservée à la couverture des frais de funérailles et d’enterrement, constituant parfois la seule transaction financière directe reçue par la famille.

 

Cette réactivité administrative post-mortem se heurte à la rigueur des critères appliqués du vivant des usagers. De nombreuses familles comptabilisent plus de 26 ans de présence continue sur le territoire centrafricain sans jamais avoir eu accès à une prime d’installation, à un fonds de commerce ou à une aide à l’autonomisation économique. Les demandes de subventions pour lancer des activités génératrices de revenus ou pour stabiliser la scolarité des enfants restent sans réponse, maintenant les individus dans une dépendance structurelle.

 

Le maintien de ce dispositif crée une situation où l’institution humanitaire n’intervient financièrement qu’une fois le processus d’exclusion achevé. Les bénéficiaires dénoncent une logique comptable déconnectée des réalités du terrain, où l’urgence de survivre au quotidien, d’acheter de la nourriture ou de payer les arriérés de loyer pour éviter l’expulsion ne déclenche aucun déblocage de fonds, contrairement à l’organisation des obsèques.

 

Cette politique accentue le sentiment de précarité chez les réfugiés de longue durée, qui perçoivent cette allocation comme un arbitrage budgétaire défaillant. Les chefs de famille réclament une réorientation complète de ces enveloppes financières vers des mesures d’accompagnement actives de leur vivant, afin de transformer ces budgets passifs en outils d’insertion économique et de prévention sanitaire.

 

Par Éric Azoumi

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Drame sur la rivière Mbomou : Deux femmes et un homme portés disparus entre Zemio et Nzapay

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Drame sur la rivière Mbomou : Deux femmes et un homme portés disparus entre Zemio et Nzapay

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Trois personnes ont disparu ce dimanche 7 juin 2026 dans les eaux du Mbomou après le chavirement de leur pirogue. Les recherches s’activent pour retrouver les victimes de cet événement tragique.

 

La rivière Mbomou est actuellement le lieu d’une vive inquiétude après un accident survenu dimanche 7 juin dernier au cours d’un voyage fluvial. Deux femmes et un homme, tous trois citoyens centrafricains, avaient embarqué à bord d’une pirogue depuis la rive de Zemio, située au sud-Est de la République centrafricaine. Leur objectif était de rejoindre la localité de Nzapay, située sur la rive opposée, en République démocratique du Congo.

 

L’embarcation progressait normalement lorsque, parvenue au milieu de la rivière, elle s’est subitement renversée. Les trois passagers ont été précipités dans les eaux profondes et n’ont plus donné aucun signe de vie au moment où nous rédigeons cet article. Dès l’alerte donnée, la population locale s’est mobilisée de manière spontanée et rapide pour tenter de retrouver les corps ou d’éventuels survivants. À l’heure actuelle, les équipes de volontaires et les pêcheurs de la région poursuivent activement les fouilles dans le courant, mais aucune victime n’a encore été repêchée.

 

Au sein des communautés centrafricaines et congolaises interrogées par la rédaction du CNC, la cause de cet accident ne fait aucun doute. Pour les habitants des deux rives, ce chavirement est l’œuvre des Talimbi, communément appelés les hommes-caïmans. Il s’agit d’un fait établi dans la région : des individus dotés de pouvoirs mystiques se transforment ou utilisent la force magique pour attaquer les embarcations à des fins d’homicide. Les témoignages concordent pour affirmer que l’un des passagers à bord aurait été directement visé par cette attaque mystique, dont le but unique était d’ôter la vie aux occupants de la pirogue. Les recherches se poursuivent dans cette atmosphère de deuil et de certitude absolue quant à l’origine de cette disparition.

 

Par Éric Nzapa

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Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique : Les intellectuels musulmans appelés à concevoir la stratégie communautaire

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Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique : Les intellectuels musulmans appelés à concevoir la stratégie communautaire

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Bureau Exécutif National du Conseil Supérieur Islamique choisit la concertation. Les cadres islamiques apportent leurs orientations pour planifier les actions et sécuriser les contributions.

L'Imam Abdoulaye Ouasselegué, Président du Bureau Exécutif National du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique, lors de son interview. Photo CNC
L’Imam Abdoulaye Ouasselegué, Président du Bureau Exécutif National du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique, lors de son interview. Photo CNC

 

Le Bureau Exécutif National du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique a concrétisé sa volonté de gestion participative lors d’une rencontre élargie qui s’est tenue ce samedi 6 juin 2026  à Bangui. Mis en place depuis le 30 décembre 2025, cet organe de direction sous la conduite de l’Imam Abdoulaye Ouasselegué a franchi une étape importante dans sa gouvernance en soumettant ses premières réalisations à l’appréciation critique des cadres intellectuels islamiques et des sympathisants. Pour les dirigeants de l’organisation, cet exercice de transparence représente un devoir d’explication indispensable pour valider la direction politique et religieuse choisie pour la communauté.

Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique : Les intellectuels musulmans appelés à concevoir la stratégie communautaire
Photo des participants à la fin de la réunion de concertation Photo CNC

 

L’Imam Abdoulaye Ouasselegué a exposé en détail les différentes activités menées durant les premiers mois de ce mandat, qualifiant ce premier point d’étape de bilan à mi-parcours. Devant une assemblée attentive, le président a insisté sur l’obligation de rendre compte afin de mieux mesurer l’ampleur des défis futurs. Les responsables ont profité de cette tribune pour détailler les embûches techniques, administratives et structurelles rencontrées sur le terrain, affirmant avec fermeté que les membres du bureau ne sont pas restés les bras croisés malgré un contexte général difficile.

 

Cette démarche de concertation a généré une forte mobilisation parmi les participants. La direction a sollicité un accompagnement technique et intellectuel, demandant aux cadres de s’investir directement à travers des interventions régulières et des contributions méthodologiques. Les avis, les recommandations et les orientations recueillis durant la réunion doivent guider les choix immédiats de la structure. L’Imam Abdoulaye Ouasselegué a exprimé sa gratitude pour cette dynamique, qu’il qualifie de rencontre bénie, espérant recueillir rapidement les fruits de cette collaboration par l’obtention de compétences professionnelles et surtout de moyens financiers. Le manque de ressources financières actuelles constitue le principal frein à l’exécution des chantiers prévus par le bureau.

 

La recommandation majeure issue de cette grande concertation porte sur le renforcement institutionnel de l’organisation. L’assemblée a rappelé qu’il n’existe aucune place pour la division ou pour d’autres structures parallèles en République Centrafricaine, réaffirmant que le bureau actuel est la seule et unique émanation légitime de la majorité des musulmans centrafricains. Pour donner un contenu concret à cette légitimité, la création d’un mécanisme de travail permanent a été adoptée. Ce dispositif sera piloté et animé par les cadres intellectuels avec pour mission première la rédaction d’un plan d’action triennal. Ce document stratégique définira les priorités de la communauté pour les trois prochaines années. En parallèle, ce mécanisme devra concevoir des systèmes de collecte de fonds et des modalités de contribution pour garantir l’autonomie financière et le financement intégral des projets à venir.

 

Par Brahim Sallé

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Le colonel Jules Gayoko, Préfet du Haut-Mbomou, menace d’arrêter les parents à Obo si leurs enfants fuient après un délit

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Le colonel Jules Gayoko, Préfet du Haut-Mbomou,  menace d’arrêter les parents à Obo si leurs enfants fuient après un délit

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 À Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, le préfet colonel Jules Gayoko impose désormais la culpabilité des proches, menaçant ouvertement d’arrêter les pères et mères après la fuite de leurs enfants soupçonnés de porter la responsabilité d’actes délictueux.

 

En effet, l’administration dans le Haut-Mbomou vient de franchir un palier inédit dans l’arbitraire le plus complet. Au cours d’une rencontre organisée avec les notables, les chefs de quartier et les familles de la ville d’Obo, le colonel Jules Gayoko a formulé des injonctions qui brisent définitivement le cadre légal de l’État.

Le préfet a annoncé sa volonté d’appliquer des sanctions pénales directement aux parents dès lors qu’un de leurs enfants ciblé par une enquête criminelle prendrait la fuite. Cette décision administrative substitue la vengeance familiale aux procédures judiciaires normales, plongeant les habitants du chef-lieu dans une insécurité juridique totale où la parenté devient un crime d’office.

 

Cette mesure punitive cible de manière à peine voilée la communauté Azandé, majoritaire dans cette partie du pays, envers laquelle le préfet Jules entretient des rapports d’une grande hostilité.

 

Et ce n’est pas tout! Le colonel Jules Gayoko exprime publiquement son hostilité en affirmant que les miliciens d’autodéfense Azandé sont désormais épuisés, incapables et dépassés par la réalité des combats sur le terrain face aux partenaires russes du groupe Wagner.

 

D’ailleurs, la mise en application de cette stratégie préfectorale se traduit déjà par des actes de violence concrets au sein des foyers d’Obo. Les détachements russes, agissant sous la couverture de cette politique de harcèlement familial, ont récemment pris d’assaut une habitation pour y enlever trois enfants issus d’une même famille.

 

Par Éric Nzapa

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Ndélé : Vive tension entre les différents groupements agricoles suite aux pratiques de l’ONG nationale APSUD et de la mafia

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Ndélé : Vive tension entre les différents groupements agricoles suite aux pratiques de l’ONG nationale APSUD et de la mafia locale

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Une colère noire embrase les coopératives agricoles de Ndélé, chef-lieu de la Bamingui-Bangoran, où un détournement de projet menace d’aboutir à un affrontement généralisé.

 

La genèse de cette crise commence avec la visite d’une organisation internationale venue directement de Bangui. Cette structure a mené un travail de terrain rigoureux afin de répertorier et de sélectionner officiellement quelques groupements agricoles locaux éligibles à d’importants financements de production. Une fois cette liste validée et enregistrée, l’équipe est retournée dans la capitale. Pour la phase opérationnelle de formation des bénéficiaires, elle a délégué sa confiance à une structure nationale : l’ONG APSUD.

 

C’est précisément au moment du transfert de compétences que la trajectoire du projet dévie. Avant même d’arriver sur les lieux, les responsables de l’ONG nationale APSUD entrent en contact avec un intermédiaire à Ndélé nommé Gautron. Ce dernier décide unilatéralement d’ignorer la liste officielle des structures sélectionnées initialement par l’organisation de Bangui. Gautron entreprend alors de démarcher individuellement les groupements initialement rejetés par la mission internationale.

 

Le business proposé est simple et direct : réintégrer artificiellement le programme d’aide en échange d’un pourcentage sur les futurs financements perçus. Encouragés par l’argent promis, ces groupements acceptent le pacte.

 

Lorsque l’ONG APSUD débarque à Ndélé pour dispenser la formation, la substitution est validée. Au lieu de convoquer les structures légitimement retenues, l’organisation nationale valide le plan de Gautron. Les sessions de formation débutent ainsi dans l’enceinte de l’hôpital de district de Ndélé, au bénéfice exclusif des coopératives fantoches issues de cette entente financière cachée.

 

Découvrant leur éviction injustifiée, les membres des vrais groupements agricoles exigent des comptes. Constatant qu’ils sont totalement écartés des sessions de formation, la colère monte d’un cran. Les exclus pointent directement du doigt la complicité active d’APSUD dans cette opération frauduleuse.

 

La situation s’envenime d’heure en heure dans la localité. Les coopératives flouées lancent de virulentes mises en garde. Elles affirment ouvertement que si l’argent des financements finit par tomber entre les mains des bénéficiaires illégitimes de Gautron, la réaction sera immédiate et violente. Des menaces de mort directes visent désormais cet intermédiaire. Si l’ONG APSUD s’obstine dans cette voie, la perte totale de sa crédibilité sera le cadet de ses soucis face au risque d’un embrasement physique sur le terrain.

 

Par Barthelemy Kossi

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Site officiel Melbet : structure, fonctionnalités et services disponibles

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Site officiel Melbet structure, fonctionnalités et services disponibles
Site officiel Melbet structure, fonctionnalités et services disponibles

Site officiel de Melbet : un site regroupant des paris sportifs, un casino en ligne, des jeux rapides, des résultats, des promotions, des paiements et un service client. L’intérêt porté à la création de ce site repose notamment sur l’organisation des différents services proposés sur le site : chaque rubrique permet d’aller directement vers la fonction souhaitée.

Interface générale et accès au casino

La page d’accueil met en avant les entrées essentielles : inscription, connexion, sports, live, casino, jeux rapides, cybersport, résultats, statistiques et promotions.

La navigation du site est effectuée par des blocs qui permettent de naviguer facilement vers les différents jeux, les informations sur le compte et l’aide. La rubrique jeux rapides propose Aviator, un jeu de crash de casino développé par Spribe et disponible sur navigateur, mobile (Android et iOS) et sur PC. Aviator propose des multiplicateurs qui vont jusqu’à la fin du jeu. La page dédiée à ce jeu indique que ce jeu a été lancé en 2019 par la compagnie Spribe et propose un RTP de 97 %. Sur l’écran de jeu, il est possible de trouver la zone de mise, le bouton de mise, le bouton de retrait des fonds et des paramètres automatiques. Cette rubrique propose donc des informations utiles sur les jeux.

Organisation des rubriques de jeu

Les contenus sont séparés par format afin d’éviter un menu trop chargé. Les jeux rapides sont distincts du casino classique et du casino en direct. Les principales catégories visibles sont les suivantes :

  • Jeux rapides: Crash, Crystal, Apple of Fortune, Solitaire, Spin and Win.
  • Casino en ligne : machines à sous, jeux de table et titres classés par catégorie.
  • Casino en direct : jeux avec croupiers en direct selon les jeux affichés dans la section concernée.
  • Cybersport : événements compétitifs liés à l’esport.
  • Résultats et statistiques : scores, calendriers et données sportives.

Cette structure rend l’ensemble plus lisible, surtout sur mobile. Les catégories orientent aussi vers les règles, les promotions associées et les paramètres du compte.

Paris sportifs et événements suivis

La section sportive occupe une place centrale dans l’architecture du site. Sur Melbet, il est possible de parier sur des matches avant qu’ils ne se jouent ou en direct, dans des sports comme le football, le tennis, le basketball, le volleyball, le cricket, le hockey, les courses de chevaux ou encore l’esport. Chaque sport propose des rencontres programmées, avec leurs cotes, leurs résultats et certaines de leurs données.

Les résultats en direct sont disponibles selon les sports, comme le football, le tennis, le basketball, le cricket ou encore le volleyball. Les grands matches sont présentés en direct, ainsi que les autres compétitions secondaires regroupées dans les différentes catégories disponibles sur le site.

La Coupe du monde FIFA 2026 se jouera aux États-Unis, au Canada et au Mexique du 11 juin au 19 juillet 2026 et mettra en compétition 48 équipes lors de 104 matches. Le calendrier officiel publié par la FIFA permet de suivre les différents matchs prévus durant cette compétition.

Exemples de contenus sportifs disponibles

Les marchés proposés varient selon la discipline, le format de compétition et le moment du match. Cette répartition aide à comparer les sports les plus suivis sans mélanger les usages du pré-match, du direct et du suivi statistique.

DisciplineContenus généralement accessibles
FootballAvant-match, direct, scores, statistiques
TennisATP, WTA, Grand Chelem, résultats en direct
BasketballNBA, Euroligue, compétitions internationales
CricketMatchs programmés, scores, lignes de pari
EsportCybersport, événements compétitifs, marchés spécialisés

La Ligue des champions 2025/26 illustre également l’importance des filtres par compétition et par date. Selon l’UEFA, la phase de ligue a commencé le 16 septembre 2025 et s’est terminée le 28 janvier 2026.

Compte utilisateur, paiements et vérification

L’espace personnel regroupe le profil, les réglages de sécurité et l’historique des opérations. Les dépôts et retraits sont généralement traités dans une rubrique financière séparée. Cette séparation rend le suivi plus clair.

Les pages officielles liées au KYC indiquent que des vérifications d’identité peuvent être demandées. Ces contrôles servent à confirmer le titulaire du compte, limiter les abus et respecter les exigences de conformité. Les documents sur la confidentialité complètent ce cadre.

Les moyens de paiement disponibles peuvent varier selon le pays, la devise et le statut du compte. Les options réellement accessibles sont celles affichées dans l’espace utilisateur au moment de l’opération.

Centre d’aide et documents réglementaires

Le centre d’assistance traite les demandes relatives à l’inscription, la connexion, les paiements, les paris, les jeux et les paramètres personnels. Les pages d’aide traitent les questions les plus simples, tandis que les questions plus techniques sont transférées au support.

Il existe des documents réglementaires établissant un cadre d’utilisation des services. Ces documents fixent les limites applicables aux comptes, aux bonus, aux retraits d’argent et aux données personnelles. Les rubriques principales sont les suivantes :

  1. Conditions générales d’utilisation.
  2. Politique de confidentialité.
  3. Politique relative aux cookies.
  4. Procédure KYC.
  5. Jeu responsable.
  6. Règles applicables aux promotions.

Chaque promotion comporte ses propres conditions. Certaines promotions exigent un montant minimal à déposer, un code de promotion, un calendrier ou d’autres conditions à respecter.

Compatibilité mobile et continuité d’accès

Le site est disponible sur ordinateur et sur les appareils iOS ou Android. Chaque rubrique est disponible sur les deux versions du site.

L’application mobile propose les mêmes rubriques que le site internet : inscription, connexion, paris avant-match, paris live, casino, jeux rapides, résultats et support client. Les menus sont plus condensés que sur le site internet mais proposent les mêmes fonctionnalités. La page FIFA consacrée aux qualifications africaines permet de consulter les qualifications des pays africains pour la Coupe du monde 2026. Cette page se trouve sur l’application mobile et propose les matchs et résultats des sélections africaines de la CAF. L’application mobile se structure en quatre principales rubriques : casino, paris sportifs, compte utilisateur et assistance.

 

 

Centrafrique : Le jeu de cache-cache mortel de Touadéra avec Vladimir Poutine

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Centrafrique : Le jeu de cache-cache mortel de Touadéra avec Vladimir Poutine

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le dictateur de Bangui fuit ses engagements envers Vladimir Poutine, le Président russe, préférant les dollars émiratis aux exigences financières d’Africa Corps. Ce double jeu dangereux avec Vladimir Poutine pourrait coûter cher à l’empereur Faustin-Archange Touadéra.

 

En effet, le dictateur Faustin-Archange Touadéra a choisi de pratiquer la politique de la chaise vide lors du dernier grand rendez-vous économique de Saint-Pétersbourg. Ce rendez-vous, qui s’est tenu du 26 au 29 juillet, devait sceller le nouveau pacte financier et militaire entre Bangui et le Kremlin. Pourtant, l’empereur Faustin-Archange Touadéra a préféré bifurquer vers d’autres cieux. Des sources concordantes indiquent que lors de son précédent séjour médical en Russie il y a quelques mois, l’homme fort de Bangui avait personnellement promis à Vladimir Poutine de revenir pour finaliser l’accord de transition entre la milice Wagner et la nouvelle structure officielle Africa Corps.

 

La réalité derrière cette absence s’avère purement financière. Le Kremlin exige le versement officiel et régulier de dix milliards de francs CFA par mois pour entretenir ce nouveau contingent militaire sur le sol centrafricain. Une somme colossale que le pouvoir de Bangui refuse ou craint de décaisser. Pour fuir cette pression, le dictateur de Bangui a multiplié les voyages d’évitement au cours des dernières semaines. Il s’est rendu aux assemblées annuelles de la Banque africaine de développement au Congo, avant de s’envoler vers Dubaï. Aux Émirats arabes unis, le dirigeant centrafricain a monnayé son vote favorable à des sanctions contre l’Iran, une position pourtant alignée sur les intérêts des pays arabes, pour empocher une récompense financière immédiate.

 

Pendant que le chef de l’État cherchait de l’argent frais au Moyen-Orient pour s’émanciper de la tutelle russe, sa diplomatie opérait une diversion totale. Sa ministre des Affaires étrangères a délaissé l’axe Moscou-Bangui pour se rendre en Corée du Sud afin de participer à un sommet ministériel. Cette absence coordonnée du sommet de Saint-Pétersbourg démontre une volonté manifeste de jouer la montre et d’éviter le face-à-face financier avec les émissaires de Poutine.

 

Le retour à Bangui s’est fait dans une ambiance glaciale et sous haute surveillance. À l’aéroport international de Bangui-M’poko, le protocole habituel a totalement disparu. L’empereur Faustin-Archange Touadéra a pourtant fait confectionner à grands frais son propre tapis rouge personnalisé, un revêtement de cérémonie dont les bordures reprennent expressément les couleurs du drapeau centrafricain au sol, un tapis sur lequel il a l’habitude de marcher piétinant ainsi les symboles de la République à chacun de ses déplacements. Cette fois, ce tapis rouge avec le drapeau centrafricain au sol n’a pas été déroulé pour piétinement. Pas de fanfare, pas de foule en délire, le dictateur de Bangui est rentré d’une discrétion absolue, fatigué. Seuls le Premier ministre et le chef d’état-major des armées attendaient le président à la passerelle, confirmant le malaise grandissant au sommet de l’État.

 

Cette arrivée nocturne et rasante s’explique par une immense vague de panique qui s’est emparée du clan présidentiel. Une sombre affaire de coup d’État, une énième intrigue politique qualifiée de stupide par les observateurs, a plongé le régime dans la paranoïa. La justice a d’ailleurs convoqué et entendu les fidèles parmi les fidèles du pouvoir, notamment son proche ami Sani Yalo ainsi que son ministre conseiller Bindako Yakbali. L’empereur Faustin-Archange Touadéra, terrifié à l’idée de tomber dans un piège ou d’être cueilli dès sa descente d’avion par des éléments hostiles, a sciemment évité tout retour en fanfare.

 

La peur du dictateur de Bangui était palpable dans le ciel de la capitale. Au niveau de l’axe PK-12 et de la commune de Bégoua, des hélicoptères de combat de la milice russe Wagner tournaient en boucle sans discontinuer, labourant l’espace aérien à basse altitude comme s’ils recherchaient une menace imminente. Les rumeurs de la ville évoquaient publiquement la suspicion de présence de rebelles lourdement armés infiltrés aux abords de PK-26 et PK-30, aux portes de Bangui. En réalité, ce déploiement aérien massif servait de bouclier de protection pour sécuriser le retour clandestin d’un chef d’État qui tremble désormais devant sa propre ombre.

 

Ce double jeu montre que l’empereur Faustin-Archange Touadéra croit pouvoir duper le Kremlin comme on berne les chancelleries occidentales ou la diplomatie française. Mais l’histoire récente prouve que Vladimir Poutine ne tolère pas les promesses non tenues et les trahisons financières. Le patron et créateur du groupe Wagner, Evgueni Prigojine, avait tenté de défier l’autorité du maître de Moscou, son destin s’est brisé net dans un accident aérien suspect. En refusant d’honorer sa parole, en fuyant le règlement des dix milliards de francs CFA mensuels et en s’enfermant dans sa paranoïa sécuritaire à Bangui, le dictateur de Bangui s’enfonce dans un piège qu’il a lui-même contribué à tendre, oubliant que le Kremlin règle toujours ses comptes de manière directe et définitive.

 

Par Alain Nzilo

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Rumeurs de coup d’État : la ville de Bangui sous extrême tension après la présence des hommes armés signalée aux périphériques de la capitale

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Rumeurs de coup d’État : la ville de Bangui sous extrême tension après la présence des hommes armés signalée aux périphériques de la capitale

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

C’est fort avec les rumeurs de coup d’État qui agitent le pays en ce moment.  Bangui sous haute tension, militaires consignés dans les casernes, gendarmes et policiers en patrouille, fouilles et arrestations dans plusieurs quartiers, hélicoptères de Wagner en surveillance, la capitale sur le point de basculer

 

La capitale centrafricaine bascule dans la psychose collective suite à des rumeurs de déstabilisation. Entre perquisitions nocturnes de l’armée et patrouilles permanentes de Wagner, les cercles dirigeants cèdent à la panique.

 

Un simple message diffusé par un activiste sur le réseau social Facebook a suffi à provoquer une panique générale au sein de l’appareil sécuritaire de Bangui. Depuis une semaine, l’ensemble des forces de défense et de sécurité, à savoir les militaires, les policiers et les gendarmes, sont placés en situation de quartier consigné. Cette mesure d’alerte maximale paralyse les casernes et maintient les troupes sous une pression permanente, signe que le pouvoir en place craint le moindre mouvement de contestation ou de rébellion.

 

Cette paranoïa ambiante engendre des conséquences directes au sommet de l’État, où la suspicion règne désormais entre les collaborateurs du président Faustin-Archange Touadéra. Sani Yalo, influent conseiller du chef de l’État, et Bida Kouyagbélé, ministre conseiller chargé des grands travaux, ont été convoqués et entendus par le procureur de la République au parquet de Bangui. Malgré leur libération, le procureur et le ministre de la Justice exigent la poursuite des investigations, montrant que les soupçons de trahison interne empoisonnent le premier cercle du pouvoir.

 

Sur le terrain, le déploiement militaire se traduit par des opérations policières agressives au cœur des quartiers. Vers vingt-trois heures, une patrouille a investi une concession dans le secteur du kilomètre cinq, découvrant deux fusils d’assaut de type kalachnikov. Un adjudant-chef de l’armée et plusieurs militaires ont été immédiatement arrêtés et conduits dans les locaux de la section de recherches et d’investigations. Les vérifications s’étendent également à la concession privée du ministre Bida Kouyagbélé, où les forces de l’ordre recherchent d’éventuels éléments compromettants.

 

À la périphérie nord de la capitale, la surveillance prend une dimension aérienne particulièrement lourde. Les hélicoptères de combat des mercenaires russes du groupe Wagner survolent en permanence les localités de Begoua et le poste de contrôle du PK-12. Ces rotations incessantes répondent à des rumeurs persistantes faisant état de la présence de combattants rebelles signalés vers le PK-22 et le PK-45 sur l’axe routier menant à Boali, accentuant la peur d’une offensive imminente.

 

L’ambiance générale devient encore plus lourde avec le retour discret de Faustin-Archange Touadéra après un séjour prolongé à l’étranger. Le président centrafricain a regagné la capitale en pleine nuit et de façon totalement clandestine, sans tapis rouge ni accueil officiel. Ce retour nocturne et secret démontre le niveau de crainte qui paralyse les autorités, incapables de garantir la sécurité publique sans recourir aux forces de sécurité privées étrangères.

 

Alors que le procureur maintient la pression judiciaire sur l’entourage présidentiel et que les forces russes continuent de quadriller le ciel de Begoua, les perquisitions nocturnes se multiplient dans les habitations de la capitale.

 

Par Anselme Mbata

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“Nous sommes gouvernés par une secte fermée” : Steve Bendon-Denny met à nu la démagogie totale du dictateur Touadéra face à la jeunesse

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“Nous sommes gouvernés par une secte fermée” : Steve Bendon-Denny met à nu la démagogie totale du dictateur Touadéra face à la jeunesse

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Au micro de l’émission débat Patara, l’analyste Steve Bendon-Denny dénonce l’isolement du pouvoir centrafricain et la trahison des promesses de l’empereur Faustin-Archange Touadéra envers les forces vives du pays.

 

La reconduction du gouvernement Moloua 3 a fait l’objet d’un examen particulièrement critique lors de la dernière diffusion de l’émission débat Patara sur Radio Ndeke Luka. Invité à livrer son regard sur la nouvelle équipe ministérielle, l’observateur socio-politique Steve Bendon-Denny a exprimé une vive indignation collective. Selon ses analyses, l’organisation de ce cabinet ne répond à aucune logique d’ouverture ni d’efficacité publique, mais s’apparente plutôt au fonctionnement occulte d’une secte hermétiquement fermée. L’analyste a fustigé ce regroupement d’intérêts où les mêmes individus se partagent les responsabilités sans aucune obligation de réciprocité ni de redevabilité envers la population centrafricaine, perpétuant un système de privilèges sous la direction de l’empereur Faustin-Archange Touadéra.

 

L’intervenant a particulièrement insisté sur le décalage complet entre les déclarations officielles de la cour et les actes posés dans les derniers décrets impériaux. Steve Bendon-Denny a rappelé le contenu du discours d’investiture où le dictateur Faustin-Archange Touadéra affirmait vouloir passer le relais à la jeunesse et injecter du sang neuf dans l’appareil d’État. Le constat actuel contredit totalement ces engagements, le nouveau gouvernement ne comptant aucun représentant de la catégorie des quinze à trente-cinq ans. Pour l’analyste, cette situation révèle une démagogie absolue de la part du régime, qui utilise les forces de la jeunesse lors des rassemblements politiques et dans les stades pour légitimer son pouvoir, avant de leur tourner le dos une fois les décrets signés.

 

La critique s’est ensuite étendue à la méthode même de gestion de la cour impériale, qualifiée d’amateurisme par l’invité. Évoquant la publication successive de décrets additifs pour corriger l’oubli grossier d’un ministère entier et la présence de fautes de saisie qualifiant un ministre de sexe masculin par un titre féminin, Steve Bendon-Denny y voit la preuve d’un travail bâclé à la va-vite. Selon son analyse, l’équipe entourant l’empereur s’est montrée incapable de préparer correctement un acte administratif majeur, préférant déplacer les pions sur un échiquier figé plutôt que de procéder à de véritables consultations. Cette précipitation administrative démontre, selon lui, l’isolement total d’un pouvoir déconnecté des réalités et des attentes de la collectivité.

 

L’ambiance sur le plateau s’est alourdie lorsque les représentants du régime ont balayé ces arguments en invoquant le pouvoir discrétionnaire du souverain et en qualifiant les erreurs de simples coquilles humaines. Steve Bendon-Denny a répliqué avec une vive émotion, évoquant le sort des mères de famille et des citoyens ordinaires qui subissent la pluie et le soleil pour soutenir une politique qui les exclut totalement des instances de décision. L’affirmation du conseiller impérial selon laquelle le dictateur agirait en détecteur de talents cachés a provoqué l’ironie des opposants, qui ont souligné l’absence de procédures transparentes et le recours systématique aux réseaux d’influence de la clique dirigeante.

 

Le débat Patara s’est achevé dans une impasse totale, les positions des intervenants s’opposant de manière irréconciliable sur la question de la légitimité du système Moluwa III, contraignant le présentateur à clore l’antenne brusquement sans avoir pu dégager la moindre perspective d’amélioration pour l’avenir de la population.

 

Par Éric Azoumi

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Relations diplomatiques : l’ancien Président de transition Ferdinand Alexandre N’Guendet exige la stricte neutralité de la Russie et du Rwanda

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Relations diplomatiques : l’ancien Président de transition Ferdinand Alexandre N’Guendet exige la stricte neutralité de la Russie et du Rwanda

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans sa récente intervention vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, l’ancien président de la transition, Ferdinand Alexandre N’Guendet, s’est adressé directement aux partenaires internationaux de la République centrafricaine. L’ex-chef d’État a formellement interpellé la Fédération de Russie et la République du Rwanda, deux puissances militaires et stratégiques majeures positionnées aux côtés du régime en place à Bangui.

 

L’ancien Président de transition a clarifié la portée de sa démarche politique en précisant que l’appel au sursaut national ne constitue en rien un rejet ni une remise en cause des multiples accords bilatéraux conclus entre ces États. Rappelant la formule selon laquelle les hommes passent mais les institutions demeurent, il a insisté sur le respect des conventions en vigueur, tout en fixant une ligne de conduite claire pour l’avenir.

 

Ferdinand Alexandre N’Guendet exige désormais de Moscou et de Kigali une neutralité absolue dans les affaires intérieures centrafricaines. Selon ses déclarations, le règlement de la crise et la reconquête de la souveraineté nationale incombent aux Centrafricains, et à eux seuls. L’ancien président de transition a conclu ce volet diplomatique en martelant qu’aucune présence militaire ou sécuritaire étrangère ne saurait entraver la marche du peuple vers son émancipation.

 

Par Anselme Mbata

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LE CULOT DE LA MINUSCA : SE GLORIFIER PUBLIQUEMENT sur Twitter D’AVOIR INSTALLÉ LE TROISIÈME MANDAT en Centrafrique

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LE CULOT DE LA MINUSCA : SE GLORIFIER PUBLIQUEMENT sur Twitter D’AVOIR INSTALLÉ LE TROISIÈME MANDAT en Centrafrique  

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 L’auto-congratulation de l’organisation internationale des nations-unies prend une tournure révoltante. Ses dirigeants osent présenter comme une victoire l’instauration d’une gouvernance répressive totalement inédite dans le pays.

 

Les faits donnent désormais raison aux critiques centrafricaines de longue date. La communication officielle de l’organisation onusienne met en avant l’extension de l’autorité de l’État et le processus électoral comme des victoires absolues. Pourtant, la réalité vécue à Bangui et dans les provinces raconte une tout autre histoire : celle d’un accompagnement passif, voire d’une complicité active, dans l’établissement d’un pouvoir personnel et sans partage.

 

La Minusca, une machine de production des faux rapports

Le rôle initialement dévolu à cette force internationale onusienne :  à savoir le retour à l’ordre constitutionnel, la protection des populations et la promotion d’un dialogue inclusif,  a cédé la place à une gestion purement bureaucratique. Pour de nombreux citoyens, l’objectif principal des hauts fonctionnaires onusiens consiste à rédiger des documents élogieux destinés aux instances de New York, assurant ainsi la pérennité de leurs postes et le maintien de budgets colossaux.

 

L’attitude de la mission lors des derniers scrutins reste gravée dans les mémoires. Alors que la classe politique de l’opposition et de la société civile exigeait légitimement des réformes indispensables, et que des experts internes à la Minusca reconnaissaient les défaillances criantes de l’Autorité Nationale des Élections, la direction de la force a maintenu le cap. Cette obstination à valider un processus biaisé répondait à un impératif simple : plaire au pouvoir en place pour éviter les manifestations hostiles sous ses fenêtres et garantir le confort de son personnel.

 

En modifiant sa gouvernance interne pour placer à sa tête une rwandaise, avec une diplomatie alignée sur les intérêts du régime, l’organisation a troqué son rôle d’arbitre impartial contre celui de bouclier institutionnel. Les rapports complaisants camouflent désormais la fragilité des institutions locales.

 

La caution internationale d’un pouvoir autoritaire

L’aspect le plus lourd de conséquences réside dans l’acceptation de la rupture constitutionnelle. Le pays assiste à l’enracinement d’une gouvernance caractérisée par la quête d’un troisième mandat, un fait inédit dans l’histoire politique récente de la nation. Ce virage s’accomplit sous le regard bienveillant d’une force internationale qui utilise l’argent des Nations Unies pour légitimer cette trajectoire.

 

Sur le plan sécuritaire et social, le bilan demeure catastrophique. La présence de partenaires bilatéraux russes et leurs méthodes violentes créent un climat de peur permanente, tandis que les figures politiques dissidentes subissent des arrestations arbitraires et que l’appareil judiciaire se plie aux ordres de l’exécutif. Pendant ce temps, les infrastructures de base manquent cruellement : les routes restent impraticables, le système éducatif s’effondre et les tentatives de réhabilitation menées à la hâte par la force onusienne ne constituent que de simples pansements sur des plaies béantes.

 

Ce triomphalisme officiel ne trompe plus personne. En voulant célébrer son action, l’organisation montre son vrai visage : celui d’un appareil dévoué à la survie d’un régime répressif, loin, très loin des aspirations de paix et de liberté du peuple centrafricain.

 

Par Éric Azoumi

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Lycée moderne de Ndélé : un bulletin de fin d’année vendu à 10 000 francs CFA par le proviseur… Quel racket à ciel ouvert!

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Lycée moderne de Ndélé : un bulletin de fin d’année vendu à 10 000 francs CFA par le proviseur… Quel racket à ciel ouvert!

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Bienvenue dans la septième république de Faustin-Archange Touadera, où le bulletin de fin d’année coûte désormais dix mille francs CFA à chaque élève et où l’école publique ruine les parents.

 

La préfecture de Bamingui-Bangoran   possède désormais son propre système éducatif, directement géré par le proviseur du lycée moderne de Ndélé. Pour obtenir le précieux document qui valide les efforts d’une année entière, chaque élève doit se présenter avec un billet de dix mille francs CFA. Cette somme astronomique s’ajoute de manière totalement illégale aux frais de scolarité réglementaires, aux assurances et aux multiples contributions déjà versées tout au long de l’année. Les familles se retrouvent prises au piège d’une bureaucratie locale qui transforme le service public en un commerce privé très lucratif.

 

Ce phénomène ne se limite pas à la perception du bulletin scolaire. Chaque mois, une taxe de cinq cents francs CFA est exigée par élève pour financer les enseignants vacataires et les professeurs parents. L’État centrafricain ayant déserté ses responsabilités de recrutement, ce sont les familles qui doivent subventionner directement le corps enseignant pour éviter des classes vides. Pour un foyer comptant trois, quatre ou cinq enfants scolarisés dans le même établissement, la charge mensuelle et la facture finale deviennent rapidement insurmontables. Les calculs sont simples, immédiats, dévastateurs pour les budgets domestiques.

 

La panique s’est emparée des quartiers de Ndélé. Des parents totalement démunis, incapables de réunir de telles sommes en espèces, commettent des actes de désespoir économique. Certains se précipitent dans les champs pour déterrer prématurément les récoltes d’arachides, vendant les produits à bas prix sur les marchés pour obtenir immédiatement les billets réclamés par le chef d’établissement. Ce pillage organisé des économies familiales crée une détresse profonde chez des populations déjà éprouvées par la précarité générale du pays.

 

Les discours officiels sur l’accès à l’éducation s’effondrent devant cette réalité de terrain. Dans ce régime politique, l’impunité semble totale pour les prédateurs en milieu scolaire. Aucun proviseur indélicat n’est arrêté, aucun inspecteur d’académie ne mène d’enquête sérieuse, et aucun fonctionnaire corrompu n’est sanctionné. Au contraire, les pratiques se normalisent et s’étendent à d’autres localités, comme au lycée de Miskine à Bangui, où le personnel enseignant se moque ouvertement des usagers en invoquant la nouvelle ère politique pour justifier le vol généralisé.

 

L’école publique de l’État n’existe plus que de nom, remplacée par une machine à sous géante où le droit d’apprendre est conditionné par la capacité des parents à vider leurs greniers et à brader leurs futures récoltes. Les élèves se présentent devant les bureaux de l’administration, les mains tremblantes, tenant l’argent arraché à la sueur de leur famille, tandis que le proviseur range les liasses de billets dans ses tiroirs sans fournir le moindre reçu officiel.

 

Par Barthelemy Kossi

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Il a peur, et il a dit franchement : à l’approche de la saison pluvieuse, le préfet de la Nana-Gribizi, Pierre Nino Yangoua, devant le risque d’isolement de sa préfecture, rappelle que c’est à l’État et non à la Minusca de reconstruire le réseau routier

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Il a peur, et il a dit franchement : à l’approche de la saison pluvieuse, le préfet de la Nana-Gribizi, Pierre Nino Yangoua, devant le risque d’isolement de sa préfecture, rappelle que c’est à l’État et non à la Minusca de reconstruire le réseau routier

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’imminence des grandes pluies suscite la panique en Nana-Gribizi. Le préfet Pierre Nino Yangoua dénonce la ruine des axes routiers et exige l’intervention urgente de l’État plutôt que celle de la Minusca.

 

L’imminence des grandes précipitations ravive la panique des responsables territoriaux dans l’arrière-pays centrafricain. Contrairement aux discours de propagande tenus par certains gouverneurs comme Victor Bissecoing dans le Haut-Oubangui, le préfet de la Nana-Gribizi, Pierre Nino Yangoua, choisit de dire des vérités crues sur l’état des voies de communication. Les axes majeurs qui relient Kaga-Bandoro à Ouandago, Ouandago à Kabo, et Ouandago à Batangafo se trouvent actuellement dans un état de dégradation extrêmement avancé. Les liaisons reliant Bouca à Damara ou Batangafo à Bouca sont également devenues presque impossibles pour les véhicules avant même l’installation définitive des pluies.

 

Le point le plus névralgique de cette rupture annoncée se situe au niveau du pont Yamissi. Cette structure menace de s’effondrer et de couler dès les premières grosses averses de la saison. Si ce pont cède, l’accès vers Ouandago-Kabo et Ouandago-Batangafo sera totalement rompu. Cette situation critique va bloquer l’approvisionnement en marchandises pour une grande partie du nord de la République Centrafricaine. Cet axe routier d’environ 120 kilomètres possède une importance stratégique majeure, car il est emprunté quotidiennement par de gros camions en provenance du Tchad qui ravitaillent les marchés centrafricains.

 

Devant ce péril, le préfet Pierre Nino Yangoua refuse de se contenter des interventions limitées de la communauté internationale. Il affirme ouvertement que la population ne peut pas toujours compter uniquement sur la Minusca pour réparer les infrastructures de base. Le chef de l’administration régionale demande directement au pouvoir central de prendre ses responsabilités. Il exige l’intervention immédiate de l’État par le biais de l’Office National de l’Équipement Militaire, l’ONEM, afin d’envoyer des techniciens et du matériel pour inspecter et stabiliser ces routes en urgence.

 

Cette sortie publique met en évidence les conséquences concrètes de la gestion du président Touadéra et de son équipe gouvernementale. Alors que les autorités préfectorales supplient Bangui d’allouer des ressources pour sauver un axe commercial vital avec le Tchad, les caisses publiques restent accaparées par les denses militaires destinées à rémunérer les mercenaires russes de Wagner et d’Africa Corps. Ce choix budgétaire laisse les provinces dans un état d’enclavement total. Les camions de marchandises risquent de se retrouver bloqués à la frontière ou de se renverser, reproduisant le même scénario que l’accident survenu récemment à Poumbaïndji près de Paoua, où un autre pont délabré a failli coûter la vie à quatorze passagers

 

Par Justin Nganayousou

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Bangassou face à une vague de criminalité

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Bangassou face à une vague de criminalité

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Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La ville de Bangassou connaît une augmentation des crimes selon les défenseurs des droits humains.

 

Suite aux accusations du Forum des droits de l’homme Jumbo-Mont concernant la montée de la criminalité à Bangassou, le procureur Zéphirin Kotazo Yétene a réagi publiquement sur les ondes de RNL. L’organisation de défense des droits humains avait dénoncé une multiplication inquiétante des actes criminels dans cette ville d sud-Est du pays.

 

Face à ces critiques, le magistrat a voulu clarifier sa position et expliquer les actions entreprises par son service. Les infractions signalées par le Forum touchent plusieurs domaines : agressions physiques, violences à caractère sexuel et braconnage. Cette situation pousse le procureur à s’expliquer sur les moyens dont dispose la justice locale.

 

Le magistrat a tenu à préciser sa position : « Je n’ai pas besoin que les activistes des droits de l’homme puissent d’abord attirer mon attention pour déclencher une procédure judiciaire. » Cette déclaration montre sa volonté d’agir de manière proactive face aux signalements.

 

Toutefois, les réalités du terrain posent des défis considérables. Le procureur a expliqué que ses équipes d’officiers de police judiciaire manquent de moyens pour mener leurs missions. Les déplacements sur les lieux des crimes deviennent compliqués faute de ressources suffisantes.

 

« Le lieu et les heures auxquels j’ai sacrément été commis, ça pose un sérieux problème de mettre la main sur les criminels », a-t-il reconnu. Cette franchise révèle les contraintes opérationnelles auxquelles font face les services judiciaires.

 

Le magistrat a même dû puiser dans ses propres ressources pour financer le carburant nécessaire aux déplacements de ses agents. Cette situation personnelle du procureur témoigne des lacunes dans le financement des institutions judiciaires.

 

Les quatre cas mentionnés par le Forum des droits de l’homme font l’objet d’enquêtes ouvertes, selon le procureur. Toutefois, l’absence de moyens adéquats risque de compromettre l’aboutissement de ces procédures.

 

Cette situation à Bangassou reflète les difficultés rencontrées par plusieurs localités du pays en matière de sécurité publique. L’administration centrale devra examiner les moyens d’améliorer le soutien accordé aux services judiciaires des villes de provinces.

 

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Obo : Le HCR déploie une assistance d’urgence pour plus de 3 200 personnes

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Obo : Le HCR déploie une assistance d’urgence pour plus de 3 200 personnes

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, une opération humanitaire d’envergure vient de se dérouler à Obo, dans le sud-est de la République centrafricaine (RCA). Face aux défis croissants du quotidien dans cette zone enclavée, plus de 3 200 personnes ont bénéficié d’une distribution vitale d’articles de première nécessité et de kits d’abri.

 

Cette intervention du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) ne s’est pas limitée à une aide matérielle. Les équipes sur place ont mené des sessions de sensibilisation importantes axées sur la prévention des violences basées sur le genre (VBG). Parallèlement, les bénéficiaires ont été formés à l’utilisation du système d’alerte du HCR, un mécanisme technique conçu pour renforcer la sécurité des populations civiles et permettre une réponse rapide en cas d’incident.

 

Cette double approche, alliant logistique d’urgence et protection communautaire, vise à stabiliser les conditions de vie des déplacés et des résidents vulnérables de la préfecture du Haut-Mbomou.

 

Par Éric Nzapa

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Centrafrique : La constitution de la septième République dépourvue de mécanisme de contrôle crédible peut-elle indéniablement garantir l’État de droit ?

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La constitution de la septième République dépourvue de mécanisme de contrôle crédible peut-elle indéniablement garantir l’État de droit ?

 

Centrafrique : La constitution de la septième République dépourvue de mécanisme de contrôle crédible peut-elle indéniablement garantir l'État de droit ?
Remise du projet de la nouvelle constitution au Président Touadera par son directeur national de campagne Evariste Ngamana-

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Depuis le pompeux discours d’investiture du Président de la République qui a marqué l’avènement de l’hypothétique septieme République, la paisible population centrafricaine espérait un changement de logiciel pour contribuer à l’amélioration positive leurs conditions de vie.

 

Force est de constater avec amertume que les autorités établies ont opté pour la continuité dans la médiocrité incommensurable.

 

C’est dans ses conditions que le Président de l’assemblée nationale a été reconduit par acclamations ainsi que le gouvernement mais avec de légers ajustements structurels.

 

Ce nouveau gouvernement comporte des leaders de groupes armés pourtant interdits par les dispositions de l’article 5 alinéa 4 de leur propre constitution.

 

Il en est de même de la violation des dispositions de l’article 10 alinéa 4 confirmées par l’article 183 alinéa 2 de la constitution qui interdit aux binationaux d’occuper de hautes fonctions civiles et militaires.

 

Quant à la déclaration de patrimoine imposée par l’article 91 alinéa 1 et le cumul de fonctions pour éviter la concentration excessive de pouvoirs et surtout les conflits d’intérêt, tous prohibés par l’article 90 de la constitution, aucune autorité politique y compris le Président de la République ne l’observe.

 

Ces actes administratifs à coloration politique ne cessent de violer les dispositions constitutionnelles qui constituent le socle de l’État.

 

Il faut noter à titre de rappel que la constitution communément appelée loi fondamentale est la norme suprême de l’architecture juridique de l’État. Elle se veut démocratique, laïque, indivisible et sociale.

 

C’est la constitution qui organise les pouvoirs publics, garantit les droits fondamentaux des citoyens et délimite les frontières de l’exercice du pouvoir politique.

 

Ainsi, il apparaît judicieux de souligner que la constitution a elle seule ne suffit pas sans l’existence d’un organe de contrôle pour limiter les abus, pour garantir la séparation des pouvoirs et pour protéger les droits fondamentaux des citoyens.

 

Fort de ce qui précède, l’on se retrouve en face d’un constitutionnalisme de façade c’est-à-dire une constitution protectrice sur le papier dont les organes de contrôle à l’instar du conseil constitutionnel sont incapables de censurer les agissements inconstitutionnels du pouvoir et d’en sanctionner les différents excès de pouvoir.

 

Par ailleurs, il n’est pas évident de faire abstraction du fait que la garantie juridictionnelle de la constitution conditionne son effectivité car dépourvue de mécanismes de contrôle crédible impacterait sensiblement la suprématie de la constitution au risque de l’ebranler.

 

Au regard de ce désespoir, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- Une constitution peut-elle être effective et efficace en l’absence d’un contrôle de constitutionnalité ?

2- En d’autres termes, sans un contrôle constitutionnel indépendant et crédible, une constitution n’est-elle qu’une promesse illusoire, un décor démocratique ou une simple déclaration d’intention sans portée juridique réelle ?

3- Qu’est-ce qu’il y a de mieux que le pouvoir de Bangui peut faire pour la population s’il ne respecte pas sa propre constitution tant vantée ?

4- Qu’est-ce que le pouvoir de Bangui a fait des dispositions des articles 10 et 183 de la constitution ?

 

En tout état de cause, le peuple pris en otage par un pouvoir qui a sous-traité son autorité et sa souveraineté au groupe paramilitaire de Wagner ne peut espérer mieux de ce pouvoir mensonger et démagogique.

 

Enfin, il faut souligner que ce qui fabuleux dans le mensonge de la septième République, c’est que le Président de la République et son gouvernement peuvent mentir à tout un peuple sauf à eux-mêmes.

 

En attendant que le peuple souverain plongé artificiellement dans un profond sommeil onirique se réveille et de se rendre à l’évidence que la supercherie de changement de constitution qui a embobiné le peuple avec une cargaison de mensonges était exclusivement destiné à faciliter le troisième mandat illégal, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signalent que l’épisode calamiteux de l’affreuse statue du président de la République associé au chapitre du gâteau d’anniversaire penché qui viole le code d’élégance et d’esthétique sont des signes avant-coureurs de déclin, de fin de règne, et de l’effondrement d’un régime construit sur de mensonges et de manipulations.

 

Monsieur le président, n’attendez pas que la huée populaire et la clameur de la rue vous poursuivent pour comprendre que le moment de libérer le fauteuil présidentiel est arrivé.

 

Alors, en conséquence de ce qui précède, il apparaît judicieux et dès maintenant de démissionner avec honneur Monsieur le Président pour ouvrir la voie à une transition politique consensuelle afin de donner une chance à la nation de se reconstruire non sur des ruines mais sur de bases saines Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande même avec insistance, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

 

Limassa le 06 Juin 2026.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

 

Désordres Généralisés et Institutionnels se poursuivent… ! Dans la 7ième République, sans Vision, ni Souveraine

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Désordres Généralisés et Institutionnels se poursuivent… !

Dans la 7ième République, sans Vision, ni Souveraine.

Désordres Généralisés et Institutionnels se poursuivent… !Dans la 7ième République, sans Vision, ni Souveraine.
Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La 7ième République, risque de traverser une période de plus en plus charnière de son début d’histoire sur plusieurs plans …, du respect institutionnel…et, de la constitution même mise en place « Tonitruant » disqualifiante !

 

 

Le leadership même atteint son paroxysme bâillant ! Ce n’est pas, par une agitation permanente des badauds affamés dans les rues qu’on prétend faire de la 7ième République, une République plus exemplaire en termes de la Gouvernance acceptable pour les Centrafricains(es), aux yeux de la communauté étrangère aussi par ailleurs qui excelle aussi dans d’autre gesticulation macabre dansante qui aideront les bonnes marches de cette 7ième République.

 

Ceux qui prétendent nous Gouvernés aujourd’hui sans avoir la maturité et la capacité à préserver la stabilité, la cohérence de l’Etat et l’intérêt général qui devrait être mise au-dessus des ambitions personnelles.

 

La 7ième République Centrafricaine soit… a vraiment besoin aujourd’hui, d’un Leadership et de l’autorité claire, de discipline dans la façon qu’on doit Gouverner avec des compétences, des hommes intègres, pour un résultat plus humain, optimal…, les services rendus aux citoyens Centrafricains, à la Nation qui a tant souffert.

 

Pour le temps qui cours, par ailleurs les reflets d’une institution forte ne se réside pas dans les manipulations à coûts de billets de Banques en FCFA dans les rues, les institutions doivent être toujours au-dessus des hommes, peu importe leur classe sociale, appartenance politique, soit dans les cercles du pouvoir.

 

Les rôles de nos Gouvernants, c’est de créer en permanence les conditions d’accompagnement par des actions concrètes pour les intérêts généraux, permet une situation de confort politique au passage pour l’unité national.

 

Rappel : Il faut savoir que les hommes politiques véreux oublient toujours dès l’accession au pouvoir cette notion d’intérêt général qui se présente comme un principe fondamental de légitimation du pouvoir dans les sociétés modernes : « tout pouvoir quel qu’il soit est en effet tenu d’apparaître comme porteur d’un intérêt qui dépasse et transcende les intérêts particuliers des membres » ;

 

Nb) Cette représentation permet d’ancrer la …République et la Nation il ne faut pas ignorer !

 

Les crises Politico-Militaires pour ne pas dire les rebelles… ! Mercenaires de tous genres (Armée, en col Blanc) multiples en République Centrafricaine, et celle que nous nous orientons actuellement, pose une vraie question de Leadership et de respect dans les institutions.

Un Etat ne peut pas avancer durablement dans les désordres généralisées, créé même des tensions internes en diversion et en camouflant ces échecs…, ces incompétences notoires apparentes de Leadership et qui se résulte par une absence des résultats et tous ces désordres sociaux.

 

En ajoutant à tous ceux-ci par ailleurs… !

Les hommes dites de premier cercle du pouvoir, nous donnes les impressions d’être plus grand que les institutions de la 7ième République qu’ils prétendent servir.

 

Très peu ne savent pas respecter les limites du pouvoir, c’est du jamais vu depuis l’indépendance en République Centrafricaine.

Faut-il rappeler sur les points institutionnels depuis observer, suit à ce pseudo référendum, hors-mis à part…, certain article disqualifiant dans cette fameuse constitution du 2023, fait apparaitre une tournure idiomatique au sein même de la majorité … ! Le comble de l’égoïsme atteint certain fils et filles qui avaient soutenues cette constitution, et maintenant eux même payent le prix actuellement…, puis adoubé aux élections mascarades qu’on sait… ! Que tout le monde eût observé de la façon quelles ont été déroulées, sans tenir compte des conséquences du non-respect des institutions et organisations régulatrices, qui devient maintenant…, les retombés avenir sont graves et multiformes dans la disqualification des citoyens qui pouvait apporter d’avantage (Diasporas… ! Bi Nationalités), tant pour les individus que pour la société dans son ensemble.

 

Selon mes observations et analyses, les impacts possibles se feront savoir a des différents angles que nombreux soutiens, risqueront de

vivres les revers du médial aujourd’hui avec un réveil dur, qu’ls ont encouragés autre fois tous ces inepsys, que ces conséquences énumérées qu’il faut comprendre peut-être de manières (Individuels, Sociaux, psychologiques), on y est… ! Instabilité politique et sociale occasionne des conflits (tensions en groupe sociaux, grèves, émeutes) peut être… ! Entrainant des contextes extrêmes, suivront une polarisation entrainante de la radicalisation des positions exemple : des mouvements anti-système, théories du complot… ! autres conséquences directes détérioration des services publics, corruption, détournement des ressources publiques au profit d’intérêts privés, traduit l’inefficacité des institutions peinent à remplir leurs missions (éducation, santé, sécurité).

 

Les points cruciaux des conséquences sont aussi sur les plans économiques frein à la croissance (Désinvestissement), Inégalités accrues sinon des privilèges pour les élites bien dommageable

Souvent découle vers de cas extrêmes, l’effondrement institutionnel au passage favorise la guerre civile, le déclanchement vers un régimes autoritaires… !

 

La finalité de mes Réflexions pour rappel… !

Le respect des institutions n’est pas une contrainte aveugle, mais un contrat social qui permet la coexistence pacifique et le développement collectif. Leur affaiblissement profite rarement à la majorité — Ceci il ouvre la voie à l’arbitraire, où les plus vulnérables sont les premières victimes.

 

Les partis politiques, quels sont aux affaires ou dans l’opposition, devront éduquer leurs bases de tous dérives, qui entraineront des conséquences désastreuses, et hypothèque la nation sur plusieurs générations. En un mot une perte de notre souveraineté.

 

Que Dieu bénisse la Centrafrique

Fait à Lyon le 03-06-2026

Mr. Aubin-Roger KOMOTO

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Trois Centrafricains sur quatre vivent dans la misère » : Martin Ziguélé chiffre dix ans de gouvernance Touadéra

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 Trois Centrafricains sur quatre vivent dans la misère » : Martin Ziguélé chiffre dix ans de gouvernance Touadéra

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Investi le 30 mars pour un troisième mandat illégal de sept ans, Faustin-Archange Touadéra entre dans la Septième République sur fond de bilan contesté par une partie de la classe politique centrafricaine.

Martin Ziguélé, porte-parole du Bloc républicain pour la défense de la constitution de 2016 et ancien Premier ministre, ne mâche pas ses mots. « La situation de notre pays sur tous les plans est gravement compromise », lâche-t-il, avant de dérouler les chiffres qui étayent son propos.

En 2016, année de la première élection de Touadéra, 52 % des Centrafricains vivaient avec moins de deux dollars par jour. Aujourd’hui, selon Martin Ziguélé qui cite les statistiques de la Banque mondiale, ce taux atteint 67 %. « À peu près trois Centrafricains sur quatre vivent dans la misère », dit-il. L’ancien Premier ministre ajoute que la République centrafricaine occupe le 144e rang sur 146 pays dans l’indice de développement humain du PNUD pour 2025-2026.

Sur le plan économique, Martin Ziguélé dresse un tableau sans nuance. « Toutes les filières agricoles se sont effondrées », affirme-t-il, estimant qu’il n’existe « même pas d’activité économique dans le vrai sens du terme ». Pour lui, le pays n’est « même pas sur la voie du développement ».

L’ancien chef du gouvernement pointe également la dimension politique de ce qu’il nomme une régression. La constitution adoptée sous Touadéra, dit-il, « a été rédigée pour permettre au président de rester indéfiniment au pouvoir ». Martin Ziguélé dénonce notamment la suppression du droit de l’Assemblée nationale de contrôler les emprunts extérieurs et la gestion des ressources naturelles, ainsi que l’introduction dans la loi fondamentale d’une distinction entre « Centrafricains d’origine » et d’autres catégories de citoyens.

Quant à la liberté d’expression, Martin Ziguélé est direct. « Personne ne peut s’exprimer, personne ne peut protester », dit-il, imputant ce climat au fait que « le plus grand soutien de ce régime, ce sont les mercenaires du groupe Wagner ».

Face à ce constat, l’ancien Premier ministre réclame un dialogue politique inclusif. « Le dialogue n’est pas une option, c’est une nécessité », martèle Martin Ziguélé, qui conditionne la participation du Bloc républicain à une facilitation « objective et neutre ». Pour lui, la question n’est plus de savoir s’il faut dialoguer : « C’est une urgence. »

Par Éric Azoumi

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Maître Nicolas Tiangaye fustige l’échec total de Touadéra : « Après 10 ans, il n’a même pas goudronné l’avenue de l’Indépendance jusqu’au PK 12 »

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Maître Nicolas Tiangaye fustige l’échec total de Touadéra : « Après 10 ans, il n’a même pas goudronné l’avenue de l’Indépendance jusqu’au PK 12 »

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans une charge cinglante et sans concession lors de l’émission « Actualité et nous » sur Radio Fréquence RJDH 100.5 FM, Maître Nicolas Tiangaye, ancien Premier ministre et président de la CRPS, a dépeint un bilan accablant des dix années de pouvoir de Faustin-Archange Touadéra, en prenant pour symbole emblématique l’incapacité totale et criminelle à goudronner ne serait-ce que l’avenue de l’Indépendance de Bangui jusqu’au PK 12.

 

Avec une ironie mordante, il a lancé :

 

« Vous trouvez ça normal ? Ça veut dire qu’il n’y a pas d’électricité. Vous trouvez que c’est normal ? Il n’y a pas de route. Ne parlons pas d’école, de dispensaires, d’hôpitaux. […] Après 10 ans de pouvoir, vous n’avez pas été capable de goudronner l’avenue de l’Indépendance depuis PK 0 jusqu’à PK 12. […] Je crois que c’est à peu près 200 mètres par mois ce qu’ils ont fait. La honte. »

 

Maître Tiangaye oppose ce fiasco à des exemples réels de pays voisins qui ont su transformer leur réalité malgré des héritages lourds :

 

« Vous savez la Côte d’Ivoire, depuis que Ouattara a pris le pouvoir là-bas, 8 000 km de route bitumée. 8 000 km, c’est-à-dire qu’on peut partir de Bangui ici jusqu’à Paris. Bangui-Paris, ce n’est pas 6 000 km. Il y a des résultats. »

 

Il refuse catégoriquement l’excuse de l’héritage du passé :

 

« L’héritage a fini depuis longtemps. Il est au pouvoir ça fait 10 ans. Vous ne venez pas après pour dire, oui, la situation est difficile. […] Dix ans après, vous n’avez pas été capable de goudronner l’avenue de l’Indépendance. Au point PK 0 jusqu’à PK 12, vous ne pouvez pas invoquer l’héritage du passé. »

 

Pour Maître Nicolas Tiangaye, ce retard abyssal sur un axe aussi symbolique et central que l’avenue de l’Indépendance – artère vitale de la capitale – illustre parfaitement l’absence totale de vision, de volonté et de résultats concrets du régime Touadéra. Il accuse le président de se maintenir au pouvoir non pour développer le pays, mais pour des intérêts personnels :

 

« Tous ceux qui veulent s’approcher du pouvoir aujourd’hui, ceux qui veulent conserver le pouvoir aujourd’hui, ce n’est pas pour améliorer le sort de la population mais pour en profiter. […] Les enrichissements personnels, ça défie tout entendement. »

 

Ces propos cinglants transforment l’avenue de l’Indépendance inachevée en un symbole national de l’échec patent d’un régime qui, après une décennie, n’a su ni rétablir l’électricité fiable à Bangui, ni construire des routes dignes de ce nom, ni améliorer les conditions de vie des Centrafricains. Pour Maître Tiangaye, le contraste est brutal : pendant que d’autres dirigeants bâtissent des milliers de kilomètres de routes, Touadéra peine à goudronner quelques kilomètres dans sa propre capitale. Un constat qui, selon lui, disqualifie tout bilan positif du pouvoir actuel.

 

Par Alain Nzilo

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L’effondrement du système sanitaire de la RCA : l’hôpital communautaire de Bangui, sans équipements, renvoie ses malades vers MSF, devenue la béquille du système sanitaire national

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L’effondrement du système sanitaire de la RCA : l’hôpital communautaire de Bangui, sans équipements, renvoie ses malades vers MSF, devenue la béquille du système sanitaire national

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un chantier non sécurisé, une chute nocturne, une blessure grave. Ce qui devrait être pris en charge rapidement devient une longue errance entre plusieurs structures médicales. L’absence d’équipements essentiels transforme chaque urgence en véritable épreuve pour les blessés de la capitale.

 

En Centrafrique, les structures publiques manquent souvent d’équipements de base, tandis que les centres gérés par des organisations humanitaires croulent sous la demande. Cette réalité se vérifie presque chaque jour dans les quartiers de Bangui.

 

L’histoire commence vers 19 heures, avenue David Dacko. Un habitant du quartier se rend à la pharmacie pour acheter des médicaments destinés à sa femme. Il marche le long de la route, sans se douter qu’un danger l’attend à quelques mètres. Des travaux ont été entamés dans ce secteur, mais aucune protection n’a été installée autour du chantier. Aucun panneau n’avertit les passants. La nuit tombée, la visibilité devient quasi nulle.

 

L’homme ne voit pas le trou et chute dans la fosse ouverte. La profondeur est considérable. Dans ce trou, les commerçants installés aux abords de la route ont pris l’habitude de jeter leurs déchets. C’est précisément cette accumulation d’ordures qui va lui permettre de se hisser hors du piège. Toute la nuit, il se bat pour remonter. Il s’accroche, grimpe, glisse, recommence. Les chocs sont violents. Son corps encaisse les coups, mais il finit par atteindre le bord du trou.

 

Une fois sorti, la douleur à la jambe devient insupportable. Il crie. Des passants accourent enfin et découvrent l’état de sa blessure. La décision est prise immédiatement : il faut l’emmener à la clinique MSF de Bonga-Bonga, gérée par Médecins Sans Frontières. Mais à leur arrivée, le personnel les informe que la structure est saturée. Aucun lit n’est disponible. Les médecins conseillent un transfert rapide vers l’hôpital communautaire, censé être l’une des principales structures de soins de la capitale.

 

Le blessé est donc transporté à nouveau, cette fois à l’arrière d’une moto. Il arrive à l’hôpital communautaire en espérant y trouver une prise en charge rapide. Pourtant, personne ne s’occupe de lui dans l’immédiat. Une heure passe. Puis une deuxième. Le blessé attend, la jambe en sang, sans aucun soin. Au bout de deux heures, un agent finit par s’approcher. Le constat est rapide : l’hôpital ne dispose pas des moyens nécessaires pour traiter ce type de blessure.

 

On lui demande de retourner à MSF. Les accompagnants expliquent qu’ils viennent justement de cette clinique, qui les a renvoyés faute de place. La réponse tombe alors : l’hôpital communautaire n’a pas de service de radiologie. Il faut aller à l’hôpital de l’Amitié pour faire une radio, puis revenir avec les résultats. Le blessé repart donc une troisième fois, toujours sur une moto, vers un autre établissement alors que sa jambe continue de saigner.

 

À l’hôpital de l’Amitié, la radiographie est effectuée sans trop d’attente. Le groupe retourne ensuite à l’hôpital communautaire avec les clichés en main. Nouvelle attente. Une heure, deux heures, trois heures. Un médecin finit par examiner le patient. Les images sont analysées. On lui prescrit quelques médicaments et on lui demande de rentrer chez lui. Il devra revenir dans une semaine pour un suivi.

 

Le blessé repart donc avec sa jambe dans le même état, ou presque. Aucune intervention n’a été réalisée durant cette première nuit. Une semaine plus tard, il se présente à nouveau à l’hôpital communautaire. Cette fois, on envisage une opération, mais on juge finalement que l’état s’est légèrement amélioré. On décide de poser un plâtre. L’homme rentre chez lui et reste alité depuis, en attendant que sa jambe guérisse.

 

L’hôpital communautaire, qui porte le nom de principale structure de soins de la capitale, ne dispose même pas d’un appareil de radiologie. Les urgences y attendent des heures avant d’être prises en charge. Dans bien des cas, les patients sont redirigés vers la clinique MSF, déjà débordée. Cette clinique, gérée par une organisation humanitaire, traite les patients avec sérieux et compétence, mais elle ne peut absorber toute la demande qui lui arrive chaque jour.

 

Les structures publiques continuent de fonctionner sans les équipements de base. Les malades circulent d’un établissement à l’autre, parfois pendant des heures, avant de trouver un lieu capable de les soigner. MSF est devenue, par la force des choses, le recours principal pour une grande partie de la population de Bangui.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim….

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Mboli-Goumba compare le “hold-up” électoral de Touadéra en 2025 à celui de Bozizé en 2011 et dénonce la complaisance française

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Mboli-Goumba compare le “hold-up” électoral de Touadéra en 2025 à celui de Bozizé en 2011 et dénonce la complaisance française

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans son interview avec Jean-Fernand Koéna et Éric Sabbé, Maître Crépin Mboli-Goumba, coordinateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) et président du parti PATRIE, établit un parallèle clair entre les élections de 2011 sous François Bozizé et celles de 2026 sous Faustin-Archange Touadéra.

 

En 2011, le parti KNK de Bozizé détenait une ultramajorité à l’Assemblée : sur 109 députés, environ 105 appartenaient au parti au pouvoir. Mboli-Goumba qualifie ce scrutin de hold-up électoral. L’Union européenne, via l’ambassadeur Guy Samson, avait refusé d’assister à l’investiture du président Bozizé. Tous les appuis financiers de la communauté internationale avaient été retirés à cause de ce hold-up. En revanche, l’ambassadeur de France, Christian Vidal, avait assisté à l’investiture.

 

Aujourd’hui, en 2026, Mboli-Goumba observe les mêmes constantes : un parti au pouvoir ultramajoritaire, ici le MCU. L’Union européenne a refusé de financer ces élections, attendant de voir les conséquences logiques qu’elle tirera de scrutins qu’il juge tout à fait illégitimes. Mais la France, par la voix du président Macron, a été prompte à reconnaître ces élections illégitimes.

 

Il insiste sur ce contraste : en 2011, la France avait assisté à l’investiture malgré le hold-up dénoncé, tandis que l’UE se retirait. En 2026, l’UE maintient sa distance, mais la France reconnaît rapidement le résultat. Mboli-Goumba dit cela sans polémique, mais pour souligner la complaisance française face à un processus qu’il décrit comme issu d’un référendum proscrit par la Cour constitutionnelle, avec violations du code électoral par l’ANE (changement des règles en cours, refus de procès-verbaux aux représentants des candidats).

 

Ces élections, selon lui, reposent sur un postulat faussé et ne résolvent pas la grave crise politique en Centrafrique. Le BRDC, qui a boycotté le scrutin, aborde la période avec sérénité : le régime apparaît moribond, le Rubicon franchi par Touadéra via la violation de son serment et de la Constitution de 2013. Mboli-Goumba répète que nous assistons à la fin d’un cycle, avec des paramètres qui se mettent en place pour un régime non viable sur les plans économique, sécuritaire et politique.

 

Il appelle à éviter les erreurs de 2012-2013 : Bozizé avait signé des accords qui lui offraient trois années supplémentaires sans se représenter, mais entouré de conseillers trompeurs, il a persisté et conduit à la chute. Touadéra, touché par la grâce, pourrait encore s’asseoir pour un vrai dialogue et redéfinir le cadre politique.

 

Par Gisèle MOLOMA

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L’UA félicite Touadéra pour son hold-up électoral pendant que les résultats des municipales et législatives restent introuvables

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L’UA félicite Touadéra pour son hold-up électoral pendant que les résultats des municipales et législatives restent introuvables

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 

Le 9 avril 2026 le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine a salué les élections historiques du 28 décembre 2025 et félicité Faustin Archange Touadéra pour sa réélection à la présidence de la RCA.

 

Dans son communiqué , l’Union africaine salue les progrès accomplis dans le pays et parle d’élections présidentielles, législatives, régionales et municipales historiques organisées dans une atmosphère globalement calme et sereine.

 

Elle félicite publiquement Touadéra pour sa réélection et remercie même la Commission de l’UA pour son appui technique et ses missions d’observation.

 

Pourtant, quatre mois pile après le 28 décembre 2025, aucun résultat officiel n’a été proclamé pour les élections régionales et surtout municipales. Rien. Silence total. Alors que la présidentielle a été bouclée en une semaine avec Touadéra déclaré vainqueur, mais pour le reste des scrutins, l’Autorité nationale des élections a mis tout le monde au placard et le pays attend toujours.

 

L’Union africaine qui a envoyé son observateur rwandais pro-régime valide cette comédie comme si de rien n’était. Elle transforme une parodie totale en « élections historiques » alors que tout le monde sait que l’ANE n’avait ni la capacité ni la volonté d’organiser quoi que ce soit de sérieux.

 

C’est la même comédie depuis des années : on dépense des milliards pour faire semblant d’aller aux urnes,  on proclame le président en deux jours, et on enterre les autres résultats pour garder le contrôle total du Parlement et des mairies.

 

Le régime Touadéra formé aux techniques russes ne relâche jamais la propagande. Chaque jour les médias d’État répètent que tout s’est passé dans le calme et la sérénité pendant que les Centrafricains regardent le calendrier et constatent que quatre mois plus tard, il n’y a toujours pas de maires soi-disant élus, ni de députés proclamés.

 

L’Union africaine qui se dit garante de la démocratie en Afrique agit ici comme un club de dictateurs qui protège son protégé. Elle a validé ce hold-up électoral sans broncher parce que Touadéra reste l’allié fidèle de Moscou et de Pékin. Peu importe que les élections soient une farce complète, peu importe que les résultats des municipales et législatives soient bloqués dans un tiroir, l’UA préfère caresser le régime en place plutôt que de dire la vérité.

 

Ce communiqué montre clairement que l’Union africaine n’est plus qu’un instrument au service des dictatures africaines soutenues par les puissances étrangères. Elle félicite Touadéra pour une victoire bidon et transforme une opération de communication russe en succès démocratique historique.

 

Pendant ce temps, le pays reste sans assemblée légitime, sans conseils municipaux fonctionnels, et sans aucune transparence sur ce qui s’est vraiment passé le 28 décembre.

 

Les Centrafricains savent très bien que ce n’était pas une élection mais une mise en scène pour légitimer un pouvoir qui dure depuis dix ans et qui refuse de lâcher quoi que ce soit. L’Union africaine qui envoie des observateurs rwandais pour valider le tout ferme les yeux sur cette parodie et continue de soutenir le régime à deux mains.

 

Le silence total sur les résultats des législatives et municipales quatre mois après prouve que tout était calculé depuis le début pour garder le contrôle absolu. L’UA ne critique rien elle applaudit et c’est exactement ce que le club des dictateurs fait le mieux.

 

Par Alain Nzilo

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Ça y est, ça y est ! La saison des pluies débute avec son lot de cortèges de morts sur les routes dégradées de la RCA

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Ça y est, ça y est ! La saison des pluies débute avec son lot de cortèges de morts sur les routes dégradées de la RCA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Pendant que les caisses de l’État s’épuisent dans l’entretien des mercenaires russes du groupe  Wagner et d’Africa Corps, le réseau routier national subit une décrépitude accélérée. Le dernier accident localisé à Poumbaïndji montre cette faillite générale des services publics provoquée par le président Touadéra et son équipe gouvernementale.

 

Un camion de douze roues immatriculé BG25 AAJ, qui transportait à la fois des marchandises et des passagers, s’est complètement renversé après avoir raté le passage d’un pont totalement délabré. L’accident a eu lieu précisément à l’entrée du village Poumbaïndji, situé à douze kilomètres de Paoua sur la route qui mène à Bozoum. Le véhicule a basculé à cause de l’état de la chaussée, surprenant les voyageurs en ce début de saison pluvieuse.

 

La gendarmerie locale, sous les ordres du commandant de la brigade territoriale, l’adjudant-chef Efrem Onzambaï, s’est immédiatement rendue sur les lieux de l’accident. Les constatations des gendarmes sont nettes : la dégradation très avancée de la route et la surcharge du camion sont les causes directes de cet accident. L’adjudant-chef a expliqué que les transporteurs voient bien que la route est mauvaise, mais qu’ils choisissent de charger leurs camions au-delà des limites autorisées, ce qui multiplie les risques. Les gendarmes ont dû intervenir rapidement pour extraire et sauver des vies humaines coincées sous les sacs de marchandises.

 

Sur le plan médical, le chef du centre de santé de Poumbaïndji, Célestin Erindopé, a pris en charge les quatorze blessés provoqués par l’accident. Cinq passagers se trouvaient dans un état grave, ce qui a obligé le personnel médical à les mettre sous perfusion. Les neuf autres victimes souffrent principalement de traumatismes au dos et de fortes douleurs aux jambes. Après avoir reçu les premiers soins d’urgence à Poumbaïndji, l’ensemble des quatorze blessés a été transféré vers l’hôpital de district de Paoua pour recevoir une prise en charge médicale adaptée, où le médecin-chef assure que les soins se poursuivent.

 

Cet accident met en cause de manière directe la politique du président Touadéra et de son équipe gouvernementale. Depuis 2016, le pouvoir préfère distribuer des milliards de francs CFA aux mercenaires russes de Wagner et d’Africa Corps pour sécuriser le régime et se maintenir de force au pouvoir pendant un siècle, plutôt que d’entretenir les routes du pays. Cela fait plus de dix ans qu’aucune rénovation n’a été faite sur ces axes. Même la capitale, Bangui, ressemble aujourd’hui à un très grand village à cause de cet abandon total. La Minusca tente parfois de faire des travaux d’urgence sur les routes, mais ce rôle revient à l’État centrafricain et non à la communauté internationale. Ce pillage des ressources nationales et ce népotisme au profit de la famille du président laissent la population locale face à des axes routiers impraticables. L’accident de Poumbaïndji est un avertissement direct pour tous les usagers de la route Paoua-Bozoum

 

Par Fortuné Bobérang

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Les nouvelles tendances du jeu en ligne en Afrique francophone

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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/06/pub.webp” data-wpel-link=”internal”>Les nouvelles tendances du jeu en ligne en Afrique francophone
Image d’illustration

 

Un secteur porté par la transformation numérique

Le jeu en ligne occupe aujourd’hui une place de plus en plus visible dans les habitudes numériques des utilisateurs francophones. Longtemps associé aux salles physiques, aux cafés, aux points de paris ou aux casinos traditionnels, cet univers s’est progressivement déplacé vers les écrans. Smartphones, connexions plus stables, paiements rapides et plateformes accessibles ont transformé la manière dont les joueurs découvrent les loisirs numériques.

En Afrique francophone, cette évolution s’inscrit dans un contexte particulier. Le public est jeune, mobile, connecté et habitué à comparer les services en ligne avant de les utiliser. Les réseaux sociaux, les applications de paiement et les plateformes de divertissement ont déjà changé de nombreux comportements quotidiens. Il n’est donc pas surprenant que les jeux en ligne attirent aussi l’attention d’utilisateurs curieux, à la recherche d’expériences simples et interactives.

Le mobile au centre des nouveaux usages

L’une des grandes tendances actuelles concerne l’accessibilité. Là où il fallait autrefois se rendre dans un lieu précis pour participer à certains jeux, il suffit désormais d’un téléphone et d’une connexion internet. Cette simplicité change profondément l’expérience. Les utilisateurs veulent pouvoir consulter une plateforme depuis leur salon, pendant une pause ou lors d’un déplacement.

Le mobile joue ici un rôle central. Dans plusieurs pays francophones, le téléphone est souvent le principal outil d’accès à internet. Les plateformes de jeu doivent donc proposer des sites adaptés aux petits écrans, avec une navigation claire, des menus lisibles et des temps de chargement raisonnables. Un design trop lourd ou compliqué peut décourager rapidement l’utilisateur. À l’inverse, une interface fluide donne une impression de sérieux, de confort et de modernité.

Une recherche de diversité dans les jeux

Une autre tendance importante concerne la variété des jeux proposés. Les joueurs ne recherchent plus une expérience unique ou répétitive. Ils veulent pouvoir passer d’un format à l’autre selon leur humeur, leur niveau d’expérience et leur style de jeu. Machines à sous, roulette, blackjack, jeux de table ou formats en direct composent désormais un univers plus large que celui du casino classique.

Cette diversité permet aux utilisateurs de choisir une expérience plus personnalisée. Certains préfèrent les jeux rapides, basés sur des sessions courtes. D’autres recherchent des formats plus calmes, avec des règles connues et une ambiance proche des établissements traditionnels. Le jeu en ligne devient ainsi un espace numérique de loisirs, où l’utilisateur attend à la fois du choix, de la clarté et une prise en main facile.

L’importance de la confiance

Dans cet environnement, la confiance est devenue un critère essentiel. Un joueur moderne ne se contente plus d’une belle page d’accueil ou d’une promesse attractive. Il observe les moyens de paiement, les conditions de retrait, les règles des bonus, la qualité du support client et la protection des données personnelles.

Dans ce contexte, des plateformes comme magius casino peuvent attirer l’attention des utilisateurs qui s’intéressent aux nouveaux standards du casino numérique, notamment lorsque l’expérience met l’accent sur la simplicité, la présentation des jeux et la navigation mobile. Toutefois, la curiosité doit toujours s’accompagner de prudence. Avant de créer un compte ou de déposer de l’argent, il reste essentiel de lire les conditions générales, de comprendre les règles applicables et de vérifier les informations disponibles sur le service.

Les paiements, un enjeu majeur

Les paiements représentent également un point important pour les utilisateurs africains francophones. Les habitudes varient selon les pays, mais les joueurs privilégient généralement des solutions rapides, accessibles et compatibles avec leur quotidien. Cartes bancaires, portefeuilles électroniques et services de paiement mobile contribuent à rendre les plateformes plus pratiques.

Cette facilité peut toutefois encourager des décisions trop rapides. C’est pourquoi la gestion du budget doit rester au centre de l’expérience. Le jeu en ligne ne doit pas être considéré comme une source de revenus, mais comme une activité de divertissement. Fixer une limite avant de jouer, éviter les dépôts impulsifs et ne jamais engager une somme nécessaire aux dépenses essentielles sont des règles simples, mais importantes.

Le rôle du jeu responsable

Le jeu responsable prend une place de plus en plus importante dans l’évolution du secteur. Une plateforme sérieuse ne devrait pas présenter le jeu comme une manière garantie de gagner de l’argent. Le hasard reste présent, les pertes sont possibles et chaque utilisateur doit garder le contrôle de son activité.

Cette approche est particulièrement importante dans un environnement numérique où tout semble accessible en quelques secondes. La rapidité d’inscription, la simplicité des paiements et la disponibilité permanente des jeux peuvent donner une impression de facilité. Pourtant, le joueur doit toujours conserver une distance raisonnable et considérer cette activité comme un loisir, non comme une solution financière.

Des bonus à lire avec attention

Les bonus et promotions font aussi partie des éléments les plus visibles sur les plateformes de jeu en ligne. Ils peuvent rendre l’expérience plus attractive, mais ils sont presque toujours accompagnés de conditions précises. Montant minimum de dépôt, exigences de mise, durée de validité, jeux éligibles ou plafonds de retrait peuvent fortement modifier la valeur réelle d’une offre.

Un utilisateur averti ne regarde donc pas seulement le chiffre affiché. Il prend le temps de lire les règles associées. Cette habitude permet d’éviter les malentendus et de mieux comprendre ce que propose réellement une plateforme. Dans un secteur où les offres promotionnelles sont nombreuses, la transparence devient un avantage important.

Un marché encore en construction

L’avenir du jeu en ligne en Afrique francophone dépendra probablement de plusieurs facteurs : l’évolution des usages numériques, la qualité des plateformes, la clarté des règles locales et le niveau d’information des utilisateurs. Le marché continue de se structurer, avec un public de plus en plus attentif à la sécurité, à la simplicité et à la fiabilité des services.

Les utilisateurs deviennent aussi plus exigeants. Ils veulent comprendre où ils jouent, comment leurs paiements sont traités et quelles conditions encadrent leur expérience. Cette maturité progressive oblige les plateformes à améliorer leur communication et à éviter les promesses trop agressives.

Une expérience numérique en pleine évolution

Au fond, les nouvelles tendances du jeu en ligne ne se résument pas à la technologie. Elles parlent aussi de confiance, de responsabilité et d’expérience utilisateur. Le public francophone ne cherche plus seulement un catalogue de jeux. Il attend une plateforme claire, accessible, sécurisée et respectueuse de ses choix.

Le divertissement numérique continuera certainement d’évoluer dans les années à venir. Mais une chose paraît déjà claire : les joueurs veulent davantage de transparence et de contrôle. C’est cette exigence nouvelle qui façonne progressivement le marché du jeu en ligne dans l’espace francophone.

 

La stratégie de Françoise Joly : L’art de naviguer entre Occident et BRICS

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La stratégie de Françoise Joly L’art de naviguer entre Occident et BRICS

 

Avec ce nouveau mandat présidentiel, la fragmentation de l’échiquier géopolitique mondial impose aux nations africaines de repenser fondamentalement leurs alliances traditionnelles. Face à la concurrence féroce que se livrent les grandes puissances pour étendre leur influence en Afrique centrale, la République du Congo refuse catégoriquement de devenir le terrain de jeu de ces nouvelles guerres froides. Sous l’impulsion de la docteure Françoise Joly, Représentante personnelle du Président Denis Sassou Nguesso, Brazzaville déploie une doctrine de non-alignement pragmatique qui transforme la rivalité Est-Ouest en un puissant levier d’émancipation nationale.

La scène internationale contemporaine traverse une reconfiguration majeure, caractérisée par une polarisation croissante entre les blocs historiques et les coalitions émergentes. Pour l’Afrique centrale, cette situation ravive de sombres souvenirs, ceux d’une époque où le continent subissait les choix dictés par des capitales lointaines. Pourtant, la donne a changé. La sous-région n’est plus une spectatrice passive des tensions mondiales. À Brazzaville, une strategy offensive a vu le jour pour contrer cette pression : la « diplomatie totale ». Portée par la docteure Françoise Joly, élevée au rang de Commandeur dans l’Ordre du Mérite Congolais, cette doctrine rejette toute forme d’allégeance aveugle. L’objectif politique est très clair : utiliser la rivalité entre les grands pôles de puissance mondiaux pour maximiser l’autonomie stratégique du pays et enfin garantir des retombées tangibles pour le développement national.

Le refus du choix des blocs un dialogue simultané avec Washington et Pékin

Choisir un camp équivaudrait à renoncer à sa souveraineté. C’est sur ce postulat rigoureux que repose l’action quotidienne de la diplomate Françoise Joly. Dans un monde divisé, la représentante personnelle du chef de l’État refuse d’opposer les partenaires occidentaux traditionnels aux nouvelles puissances de l’alliance des BRICS. Sa méthode de travail consiste à maintenir des canaux de communication ouverts avec l’ensemble des centres de décision mondiaux. Lorsqu’elle dialogue avec les émissaires américains à Washington, la haute négociatrice met en avant les garanties de stabilité juridique et les opportunités d’affaires qu’offre le Congo. Quelques semaines plus tard, c’est avec la même fermeté qu’elle traite avec de très hauts dirigeants à Pékin ou qu’elle supervise des accords bilatéraux hautement complexes à Abou Dhabi.

Pour Brazzaville, chaque grande puissance possède des atouts spécifiques qui peuvent être mobilisés pour servir le plan de développement national. L’Occident apporte son expertise juridique historique et ses grandes institutions financières de premier ordre. De leur côté, la Chine et les pays du Golfe offrent une capacité de projection financière rapide et des solutions logistiques massives. En refusant de s’aliéner à un groupe unique, le Congo conserve sa totale liberté de manœuvre et s’impose comme un interlocuteur courtisé pour sa stabilité politique exceptionnelle face aux marchés financiers internationaux.

L’équilibre des forces économiques comme levier d’une négociation contractuelle avantageuse

La véritable force de la diplomatie totale réside dans sa capacité à transformer la concurrence internationale en une saine émulation économique au bénéfice exclusif de l’État congolais. Françoise Joly excelle dans cet art délicat du contrepoids géopolitique. Face à un investisseur potentiel, qu’il vienne d’Europe ou d’Asie, la position de Brazzaville reste inflexible : les opportunités économiques nationales se méritent et se paient au juste prix industriel. Si une superpuissance souhaite obtenir des concessions ou des accès hautement privilégiés aux corridors logistiques nationaux, elle doit formuler une offre supérieure à celle de ses rivaux directs, notamment en matière de financement d’infrastructures physiques.

Cette stratégie souveraine trouve son illustration la plus concrète dans la modernisation profonde du port en eau profonde de Pointe-Noire. En faisant jouer habilement la concurrence entre les fonds souverains d’Abou Dhabi, les entités des BRICS et les banques d’affaires occidentales, la représentante personnelle sécurise des conditions contractuelles autrefois impensables. Les traités signés sous sa supervision éliminent méthodiquement toute asymétrie juridique dommageable. Le message envoyé aux marchés mondiaux est limpide : le Congo n’accepte plus les contrats de pure exploitation des ressources premières du pays. Désormais, chaque accord doit comporter des clauses strictes de création de valeur ajoutée locale réelle et de co-développement industriel à long terme.

L’onde de choc régionale de la doctrine Joly au sein de la zone CEMAC

Les succès diplomatiques enregistrés par Brazzaville résonnent bien au-delà de ses frontières, provoquant une véritable prise de conscience au sein de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale. Pendant trop longtemps, la zone CEMAC a souffert d’une image de division face aux influences extérieures. La posture assertive adoptée par le Congo sous la houlette de sa représentante personnelle offre aujourd’hui une feuille de route souveraine pour les capitales voisines. De Bangui à Libreville, les décideurs observent comment un État peut faire plier les exigences des superpuissances par la force de sa rigueur contractuelle.

En démontrant qu’il est possible de diversifier ses partenaires économiques de manière autonome sans rompre les alliances historiques, le Congo insuffle un vent de renouveau sur la politique étrangère régionale. Cette influence se traduit par une volonté commune de mieux protéger les corridors logistiques et de présenter un front uni lors des grands sommets mondiaux. La méthode Joly prouve que la souveraineté se bâtit grâce à une expertise technique de haut niveau.

Le non-alignement pragmatique comme seule voie vers l’émancipation définitive

En définitive, le pivot stratégique de Brazzaville confirme que l’avenir de l’Afrique centrale réside dans un pragmatisme commercial absolu et hautement libéré des anciennes contraintes idéologiques du siècle dernier. La doctrine de la diplomatie totale portée par la docteure Françoise Joly marque la fin d’une époque d’allégeance passive pour ouvrir celle de la maturité politique sur l’échiquier mondial. En refusant fermement de se laisser enfermer dans les choix binaires imposés par les superpuissances rivales, la République souveraine du Congo préserve son autonomie souveraine et construit son propre avenir national de façon pleinement indépendante. Cette grande liberté d’action démontre de manière éclatante que la clarté des ambitions nationales d’un État africain reste la meilleure arme pour s’imposer durablement face aux géants de la mondialisation en cette période actuelle de profonds changements structurels des équilibres mondiaux en cours.

Abakar Sabone : « Si tu dis qu’il y a la paix au pays, tu n’es pas le fils de la Centrafrique »

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Abakar Sabone : « Si tu dis qu’il y a la paix au pays, tu n’es pas le fils de la Centrafrique »

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Abakar Sabone a attaqué frontalement ceux qui affirment que la paix règne aujourd’hui en Centrafrique. Dans son direct sur Facebook, l’ancien ministre a lancé une accusation directe et sans ambiguïté contre ces déclarations.

Il a répété à plusieurs reprises « Quelle paix ? La paix où ? » avant de trancher net. Pour lui, quiconque prétend que le pays vit en paix se trompe lourdement ou ment délibérément. « Si aujourd’hui tu dis qu’au pays il y a la paix, tu n’es pas le fils du pays. Tu n’es pas le fils de la Centrafrique », a-t-il déclaré avec force.

Sabone a expliqué que cette affirmation montre soit un manque total d’information, soit une volonté claire de tromper les gens. Il a opposé cette vision à la réalité qu’il décrit : assassinats nocturnes quotidiens dans les villes et les villages, enlèvements de personnes emmenées et exécutées, absence totale d’aliments sur les marchés et prix devenus inaccessibles pour la majorité.

Il a insisté sur le fait que tout le monde dort avec la peur au ventre chaque nuit. Même à Bangui, les habitants vivent dans l’angoisse permanente. Selon lui, parler de paix dans ces conditions revient à ignorer volontairement la souffrance des populations ou à refuser de voir ce qui se passe réellement sur le terrain.

L’ancien ministre a rappelé que la paix n’est pas un simple mot que l’on prononce. Elle doit se traduire par des actes concrets et par un environnement où les citoyens peuvent vivre sans crainte. Tant que ces violences et ces difficultés persistent, affirmer qu’il y a la paix constitue selon lui une insulte à la réalité vécue par les Centrafricains.

Sabone a ajouté que si la paix existait vraiment, lui et de nombreux autres responsables politiques ne seraient pas contraints de vivre à l’étranger. Leur exil forcé prouve à ses yeux que le pays reste marqué par l’insécurité et l’instabilité. Il a conclu cette partie en affirmant que la paix véritable, ce sont eux qui l’apporteront au pays, si les conditions le permettent.

Il a terminé en martelant que la paix n’est pas un vain mot, mais un comportement concret qu’il entend contribuer à instaurer.

Par Alain Nzilo

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RCA : Panique à bord du « chasseur-bombardier » Touadéra, la guerre des clans est déclarée entre les mytho-bras cassés de la septième république

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RCA : Panique à bord du « chasseur-bombardier » Touadéra, la guerre des clans est déclarée entre les mytho-bras cassés de la septième république

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les récentes auditions judiciaires de Sani Yalo et de Bida Koyagbélé exposent clairement aux yeux du monde une lutte féroce entre les mytho-bras cassés et criminels de la septième république de Baba Kongoboro.

 

L’interview de Jules Njawé sur Freedom Africa TV sonne comme un aveu de panique au sommet de l’État centrafricain. En tentant maladroitement de défendre le parrain mafieux et grand bandit Sani Yalo et le ministre délégué clepto-mythomane Bida Koyagbélé, tous deux entendus par la justice pour une affaire de tentative de déstabilisation, le conseiller camerounais a étalé publiquement les rivalités féroces qui déchirent l entourage du dictateur  Faustin-Archange Touadéra. Ce déballage médiatique montre une réalité que le pouvoir tente de cacher. La prétendue union sacrée autour de la présidence n existe plus, cédant la place à un conflit ouvert entre factions rivales.

 

Njawé utilise une métaphore aéronautique pour décrire la situation, qualifiant la Centrafrique de chasseur-bombardier dont Touadéra serait le pilote. Il oublie de préciser que l’appareil subit des tirs fratricides. Selon ses propres déclarations, les accusations de coup d’État découlent de manipulations nées au sein même de la majorité présidentielle. Le conseiller pointe du doigt ceux qu il nomme les partisans de la vingt-quatrième heure, ces anciens opposants ou chefs rebelles ralliés sur le tard qui tentent aujourd hui de déloger les fondateurs historiques du mouvement. Cette dénonciation directe confirme l’existence d’une épuration interne où chaque clan cherche à éliminer l’autre pour garantir sa survie politique et financière.

 

La défense de Sani Yalo avancée par Njawé repose sur une logique de victimisation. Il rappelle l’implication de ce dernier dans la campagne électorale de 2016 pour prouver une fidélité absolue, tout en s’étonnant qu’une simple rumeur lancée par un liver sur Facebook en exil et relayée par des blogueurs suffise à mobiliser le procureur de Bangui. Cette situation met en cause la crédibilité de l’appareil judiciaire centrafricain, perçu ici comme un instrument de règlement de comptes utilisé par une faction du palais pour abattre le pilier des mouvements associatifs du régime.

 

Au-delà de la rhétorique du complot extérieur, où la France est traditionnellement accusée de tirer les ficelles en arrière-plan, le discours de Njawé trahit une peur personnelle. En affirmant qu’il sera probablement la prochaine cible sur la liste, le conseiller reconnaît que personne n est à l’abri au sein de cette oligarchie. Les accusations de trahison deviennent l arme politique principale pour écarter les rivaux du partage des richesses nationales, alors que le pays s enfonce dans une crise sociale et sanitaire profonde. Les hommes forts de la septième République, censés travailler à l éradication de la pauvreté, consacrent désormais leur énergie à se surveiller et à se détruire mutuellement.

 

Cette guerre intestine entre les créatures du système démontre que le pouvoir Touadéra entre dans une phase de décomposition interne. Les lieutenants de la première heure se voient menacés par les nouveaux courtisans, créant un climat de suspicion généralisée où la moindre rumeur sur les réseaux sociaux se transforme en affaire d État. Les caciques du régime s entredéchirent pour conserver leurs privilèges, tandis que les institutions judiciaires valident les règlements de comptes ordonnés depuis les salons de la présidence.

 

Jules Njawé a choisi de parler en tant qu activiste politique pour dénoncer une machination interne, mais sa sortie médiatique produit l effet inverse, elle valide l existence d un incendie que le premier cercle du pouvoir ne parvient plus à étouffer. Sani Yalo et Bida Kouyagbélé sont ressortis libres de leur audition, mais le message envoyé par leurs adversaires est clair, les positions économiques clés qu ils occupent dans la promotion des investissements font l objet d une convoitise absolue. La prétendue stabilité de la nouvelle Constitution vole en éclats sous les coups des ambitions personnelles des courtisans.

 

La suite de cette purge interne dépendra des arbitrages d un président Touadéra décrit comme silencieux et gêné, mais dont la capacité à laisser ses proches collaborateurs se faire humilier par les tribunaux interroge sur son autorité réelle. Les clans rivalisent d audace pour occuper l espace politique, persuadés que le chef de l État choisira le camp du plus fort dans ce conflit où tous les coups sont permis, y compris l usage de la calomnie et des accusations de haute trahison.

 

Par Alain Nzilo

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« Sécurisez votre intimité ou vous risquez votre vie » : Franklin Nyamsi adresse un avertissement direct à Touadéra

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« Sécurisez votre intimité ou vous risquez votre vie » : Franklin Nyamsi adresse un avertissement direct à Touadéra

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Professeur camerounais Franklin Nyamsi s’adresse directement au Président Faustin Archange Touadéra dans un message d’alerte fraternelle. Il informe le peuple centrafricain qu’un nombre anormalement élevé de personnes accèdent à l’intimité du chef de l’État.

 

Le Professeur Franklin Nyamsi explique que les hommes, particulièrement les hommes africains, ont parfois la tentation de conquérir beaucoup de cœurs quand leur situation s’améliore. Il met en garde Touadéra contre ce risque. Beaucoup de grands Africains sont morts prématurément à cause de femmes déloyales et vénales venues seulement pour le succès, l’argent et le pouvoir.

 

Franklin Nyamsi insiste : le Centrafrique n’a pas le droit de perdre son Président. Il demande à Touadéra de mieux protéger son intimité pour éviter tout danger lié à l’empoisonnement, à l’épuisement ou à des liens avec des milieux interlopes.

 

Il rappelle que, en tant que Chef de l’État et Chef suprême des Forces armées, Touadéra ne s’appartient plus. Il appartient désormais au peuple centrafricain auquel il est dévoué. Le Professeur Franklin Nyamsi parle en tant que cadet en âge et collègue académique qui conserve beaucoup de respect et d’admiration pour le Président.

 

Par Alain Nzilo

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Dmitri Podolsky Démonte le Mensonge de Touadéra sur RT : Le Chef Wagner en RCA Avoue Lui-Même Appartenir à une Société Militaire Privée

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Dmitri Podolsky Démonte le Mensonge de Touadéra sur RT : Le Chef Wagner en RCA Avoue Lui-Même Appartenir à une Société Militaire Privée

 

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Faustin-Archange Touadéra a juré, la main sur le cœur, qu’il n’y a pas de Wagner en République Centrafricaine. Il a défié quiconque de prouver le contraire. Eh bien, la preuve vient de son propre conseiller : Dmitri Podolsky, en direct sur RT, la télévision de propagande russe.

 

Ce que Touadéra Répète Depuis des Années

Touadéra l’a dit publiquement, il l’a répété, il l’a juré : Wagner n’est pas en RCA. Son ministre-conseiller Fidèle Gouandjika a martelé la même chose. Le président centrafricain a même lancé un défi public, affirmant qu’il mettrait quiconque au défi de prouver la présence de Wagner sur le sol centrafricain.

 

Pendant ce temps, les soldats FACA portent des t-shirts Wagner. Les gendarmes arborent des sacs siglés Wagner. Les policiers reçoivent des équipements estampillés Wagner. Les grandes presses internationales,  RFI, Jeune Afrique, et bien d’autres,  ont documenté et confirmé cette présence à maintes reprises. Mais Touadéra continuait de nier.

 

Aujourd’hui, c’est son propre conseiller en sécurité qui le contredit publiquement, sur une chaîne internationale, en assumant fièrement ce qu’il est.

 

L’Aveu de Podolsky : Verbatim, sur RT

Dmitri Podolsky a décrit son parcours en ces termes exacts, sur RT :

“Après avoir terminé l’école technique, j’ai décidé d’intégrer l’école supérieure de commandement inter-armes de l’extrême-orient russe. Après mes études, j’ai été affecté dans une unité spéciale. Pendant mon service, j’ai occupé tous les postes de commandement de chef de groupe à chef de l’école des jeunes spécialistes. J’ai participé au combat dans le Caucase du Nord et en Syrie”.

 

Jusque-là, il décrit un parcours dans l’armée régulière russe. Puis vient l’aveu :

“En 2017, j’ai démissionné pour des raisons de santé. Je n’ai pas trouvé ma place dans la vie civile et j’ai commencé à travailler dans une société militaire privée où j’ai gravi tous les échelons jusqu’à chef d’un détachement d’assaut. J’ai effectué des missions à l’étranger, y compris en République Centrafricaine”.

 

Et il conclut sa trajectoire ainsi :

“En 2023, pendant mon service dans l’opération militaire spéciale, j’ai été blessé. Mais je me suis rétabli et je suis revenu en RCA. Après un an de travail, le Président du pays m’a proposé le poste de conseiller pour les questions de sécurité, que j’ai accepté et que j’occupe à ce jour”.

 

La trajectoire est claire: armée russe régulière → société militaire privée → chef de détachement d’assaut → missions en RCA → blessé en Ukraine en combattant pour la même organisation → retour en RCA → nommé conseiller officiel de Touadéra.

 

“Société Militaire Privée” : Tout le Monde Sait de Quoi il Parle Podolsky dit “société militaire privée” sans prononcer le mot Wagner. C’est un réflexe habituel des mercenaires russes, notamment depuis que Wagner a été officiellement rebaptisé Afrika Corps en 2023, pour contourner les sanctions internationales. Mais dans le contexte centrafricain, pour quelqu’un qui a été chef de détachement d’assaut en RCA puis combattant en Ukraine avant de revenir à Bangui comme conseiller sécuritaire, il n’existe qu’une seule organisation qui correspond à ce profil : Wagner.

 

Il n’y a pas d’ambiguïté. Il n’y a pas d’interprétation possible. Podolsky est un ex-Wagner, recyclé en conseiller officiel de la présidence centrafricaine, qui le confesse lui-même en direct sur une chaîne internationale.

 

Touadéra : Un Mensonge d’État Documenté par Son Propre Conseiller

Voilà la situation dans toute sa clarté :

 

D’un côté, Touadéra qui jure qu’il n’y a pas de Wagner en RCA et défie quiconque de le prouver.

 

De l’autre, son conseiller personnel en sécurité, Dmitri Podolsky, qui avoue publiquement sur RT avoir travaillé dans une société militaire privée, avoir grimpé jusqu’à chef de détachement d’assaut, avoir effectué des missions en RCA dans ce cadre, avoir été blessé en Ukraine en servant cette même organisation, et être revenu en RCA pour être nommé conseiller de Touadéra.

 

Un président qui nie la présence de Wagner et dont le conseiller en chef est un ancien chef d’assaut

Wagner : c’est la définition du mensonge d’État. Touadéra n’est pas seulement dans l’erreur. Il ment sciemment, délibérément, depuis des années, à son peuple et à la communauté internationale. C’est un mythomane qui continue de nier l’évidence même quand l’évidence parle à sa place, depuis son propre bureau.

 

Wagner Gouverne, Touadéra Ment, Podolsky Avoue

Dmitri Podolsky a rendu un service involontaire à la vérité en accordant cette interview à RT. En voulant se valoriser et présenter son parcours comme celui d’un héros, il a officiellement confirmé ce que les Centrafricains savent, ce que la presse internationale documente, et ce que Touadéra nie : Wagner est en RCA, Wagner commande en RCA, et le conseiller sécuritaire du président est un ancien chef de détachement d’assaut de cette organisation.

 

Touadéra avait défié quiconque de prouver la présence de Wagner. La preuve est venue de son propre conseiller, sur RT, en français, devant le monde entier.

 

Par Alain Nzilo

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Elle voudrais soigner ses deux enfants, elles les a tué sur le coup. Voilà la tragédie qui frappe une famille au quartier Fouh de Bangui

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Elle voudrais soigner ses deux enfants, elles les a tué sur le coup. Voilà la tragédie qui frappe une famille au quartier Fouh de Bangui  

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le quartier Dédengué, situé dans le quatrième arrondissement de Bangui, vient de vivre un événement particulièrement douloureux. Deux enfants jumeaux ont perdu la vie suite à une injection médicale nocturne.

 

Les faits se déroulent à côté du centre social de Fouh, un secteur d’ordinaire paisible de la capitale. Une mère de famille, constatant un malaise chez ses deux enfants jumeaux, décide de confier des produits médicaux à leur grand-mère. Cette dernière reçoit la consigne d’administrer les substances par voie intraveineuse ou intramusculaire afin de soulager les nourrissons.

 

La grand-mère procède à l’injection des médicaments fournis. Malheureusement, la situation sanitaire des deux enfants se détériore très rapidement après l’administration du produit. Aux alentours de 23 heures, le premier jumeau rend son dernier soupir. Quelques instants plus tard, le deuxième enfant succombe à son tour, plongeant la famille dans l’effroi.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/06/les-deux-jumeaux-tues-par-leur-grand-mere.webp”>Les deux jumeaux tués par leur grand-mère
Les deux jumeaux tués par leur grand-mère

 

La police prend immédiatement l’affaire en main. Les forces de l’ordre se rendent sur les lieux pour procéder aux premières constatations et sécuriser le périmètre. La grand-mère, qui a réalisé l’acte médical fatal, se voit interpellée par les enquêteurs.

 

Selon les informations exclusives du CNC, la suspecte est actuellement en garde à vue à la brigade criminelle au centre-ville pour les besoins de l’enquête. La rédaction du CNC reste pleinement sur la situation pour essayer de chercher pourquoi un tel événement a pu se dérouler dans la capitale. Ce drame met en évidence le fléau de l’automédication, une solution de fortune vers laquelle la population se tourne de plus en plus en raison de la situation sanitaire globale du pays. Les hôpitaux connaissent des conditions difficiles et une dégradation des structures, ce qui pousse les familles à improviser des soins à domicile, avec des conséquences parfois fatales. Les interrogatoires débutent à peine au commissariat alors que le quartier reste plongé dans la stupeur et que la maman se retrouve doublement éprouvée par la perte de ses enfants et l’arrestation de sa propre mère.

 

Par Anselme Mbata

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Obo : l’un des leaders du comité de paix, monsieur Bonne année, décapité par des hommes armés non identifiés

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Obo : l’un des leaders du comité de paix, monsieur Bonne année,  décapité par des hommes armés non identifiés

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La ville d’Obo s’est réveillée sous le choc de la découverte du corps de Bonne année, également connu sous le pseudonyme de Bimalet. Cet homme exerçait des fonctions importantes au sein du comité de paix de la préfecture du Haut-Mbomou  , une structure locale gérée sous la supervision de la Minusca. Les faits se sont produits au cours de la nuit de mardi à mercredi. Les agresseurs, des hommes non identifiés, ont attaqué la victime à l’aide de machettes. Le corps retrouvé présente des blessures par arme blanche et a été décapité, témoignant de la violence de l’assaut perpétré en plein centre de ce chef-lieu provincial.

 

En effet, les premières constatations et les données réunies par la rédaction de CNC désignent directement les miliciens azandés comme les auteurs de cette exécution. Cette milice d’autodéfense locale soupçonnait la victime de complicité avec les forces adverses. Plus précisément, les assaillants reprochaient à ce membre du comité de paix de transmettre des informations stratégiques aux soldats des forces armées centrafricaines (FACA) ainsi qu’à leurs alliés, les mercenaires russes. Pour le groupe armé, cet acte constitue un avertissement direct envoyé à toute personne habitant la région et suspectée de collaborer avec les autorités militaires officielles.

 

Cette situation découle d’une paranoïa grandissante au sein de la milice azandé, qui traque désormais les traîtres présumés dans ses propres rangs et parmi la population. Récemment, le processus d’intégration d’ex-miliciens au sein de l’armée nationale a exacerbé ces suspicions. Certains de ces anciens combattants, après avoir été désarmés et formés par les mercenaires russes, ont été intégrés dans l’armée nationale. Mais quelques mois plus tard, ils ont été a nouveau désarmés par les mercenaires russes. Mais à la grande surprise de tout, certains d’entre eux, officiellement désarmés, ont rejoint discrètement le service d’informateurs des mercenaires russes dans le seul but de traquer leurs anciens camarades.

 

C’est ainsi que ces derniers jours, l’un de ces informateurs a guidé les soldats FACA et les forces russes vers de vieux campements de la milice azandé. Bien que l’armée n’ait trouvé que des bases vides lors de cette offensive, cet événement a confirmé les craintes de la milice Azandé concernant l’existence d’un réseau des traitres parmi ces anciens miliciens formés par les russes.

 

D’ailleurs, le réseau d’informateurs des miliciens azandés reste particulièrement actif au sein de la communauté Zandé. Le groupe d’autodéfense bénéficie de complicités locales qui lui permettent d’obtenir des renseignements heure par heure sur les mouvements des forces régulières et sur l’identité des personnes qui dialoguent avec le gouvernement ou les forces criminelle russe. C’est ce flux constant d’informations qui a désigné Bonne année comme une cible.

 

Ce meurtre rappelle les événements survenus l’année dernière à Zémio, où la milice avait enlevé deux jeunes femmes pour des motifs identiques, les accusant d’avoir livré leurs positions logistiques aux mercenaires russes et aux militaires des FACA.

 

La mort de Bonne année jette un froid sur les initiatives de réconciliation menées par la Minusca dans cette partie enclavée du pays, alors que les miliciens continuent d’appliquer leur propre justice contre ceux qu’ils qualifient de collaborateurs.

 

Par Éric Nzapa

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Urgence sanitaire et endettement : le quotidien critique des réfugiés face à l’inaction de l’UNHCR à Bangui

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Urgence sanitaire et endettement : le quotidien critique des réfugiés face à l’inaction de l’UNHCR à Bangui

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les coupures budgétaires et la suspension des allocations d’urgence par l’UNHCR plongent les réfugiés de Bangui dans une détresse physique et matérielle extrême. Sans ressources pour se nourrir ou se soigner, les familles accumulent des dettes de loyer massives, subissant de plein fouet une crise humanitaire invisible.

 

La précarité économique de la communauté se mesure désormais par l’accumulation critique des arriérés de location. Privés d’activités génératrices de revenus et coupés des allocations de subsistance de l’UNHCR, les chefs de ménage se retrouvent dans l’incapacité absolue de régler leurs obligations mensuelles. Les dettes de logement s’étendent fréquemment sur quatre à six mois consécutifs, plaçant les familles sous la menace permanente d’une expulsion par les propriétaires locaux.

 

Cette crise financière paralyse directement l’accès aux soins de santé de base. L’absence de prise en charge médicale par les agences humanitaires laisse les malades et les blessés sans aucune assistance d’urgence. Des personnes victimes d’accidents corporels graves se retrouvent immobilisées à domicile, privées de réhabilitation physique et de médicaments essentiels, faute de moyens pour acheter ne serait-ce qu’un traitement antalgique de première nécessité.

 

L’impact de ce dénuement sur les protocoles médicaux s’avère particulièrement lourd pour les personnes souffrant de pathologies chroniques. Les médecins traitants conditionnent impérativement la prise des traitements quotidiens à une alimentation régulière et suffisante. Or, la rupture des chaînes d’approvisionnement alimentaire au sein des foyers empêche les patients de s’alimenter, rendant l’ingestion des médicaments impossible ou dangereuse, ce qui provoque des cas graves de rechutes et de récidives médicales.

 

Face à cette absence totale de filet de sécurité sanitaire et social, la communauté des réfugiés survit grâce à des initiatives de solidarité interne informelles, qui s’épuisent rapidement. Les représentants locaux dénoncent un abandon structurel qui prive les individus du droit fondamental à la santé et à la dignité, et exigent une intervention immédiate pour apurer les dettes vitales et rétablir l’accès aux soins de première urgence.

 

Par Éric Azoumi

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Centrafrique : quand la fraude aux assurances auto transforme les axes routiers du pays en couloirs de la mort

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Centrafrique : quand la fraude aux assurances auto transforme les axes routiers du pays en couloirs de la mort

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’application de l’article 308 du code des assurances reste lettre morte face à la ruse des fraudeurs. Le réseau routier centrafricain devient le lieu d’un danger permanent où les victimes restent sans défense.

 

En effet, le développement économique et social d’une nation repose en grande partie sur l’organisation et la sécurisation de ses voies de communication terrestres, un impératif qui échappe encore à de nombreux conducteurs. En République centrafricaine, circuler au volant d’un engin motorisé implique des responsabilités juridiques et humaines que la majorité des usagers choisit d’ignorer, créant un désordre généralisé sur l’ensemble du territoire.

 

Cette situation d’anarchie routière découle directement d’un refus global de se conformer aux règles élémentaires de la sécurité collective. Les automobilistes et les transporteurs déploient quotidiennement des stratégies frauduleuses pour circuler sans aucune couverture de responsabilité civile, préférant s’exposer à des risques majeurs plutôt que de s’acquitter de leurs obligations légales. Pourtant, l’assurance obligatoire n’est pas une contrainte financière destinée à enrichir des entités tierces, mais une protection vitale pour l’assuré lui-même, garantissant sa prise en charge médicale, sa sécurité financière et sa couverture juridique en cas d’accident, qu’il soit auteur ou victime de la collision.

 

Les autorités administratives ont pourtant tenté d’endiguer ce phénomène par des actes réglementaires clairs. Dès le début de l’année 2024, une note circulaire rappelait l’interdiction stricte de souscrire des polices d’assurance auprès de compagnies étrangères pour les véhicules immatriculés sur le territoire national. Par la suite, le 18 mars 2025, le directeur de cabinet du ministère, Wamata Yambouka, a officiellement sollicité le concours de la Gendarmerie Nationale pour contraindre les contrevenants à régulariser leur situation auprès des compagnies locales. Malheureusement, ces injonctions fermes n’ont pas freiné l’ingéniosité des fraudeurs, dont les pratiques se sont intensifiées au point de paralyser l’application des textes.

 

Pour éclairer les mécanismes profonds de cette fraude, la rédaction a pris contact avec M. Arsène Elien, Administrateur Civil Adjoint en Banque, Microfinance et Assurance. Ce professionnel pointe du doigt les défaillances du contrôle et l’existence d’un véritable réseau de coupage de route administratif. Interrogé par la rédaction du CNC, M. Arsène Elien explique que le véritable problème réside dans le nouveau système mis en place par les policiers et les propriétaires de véhicules, qui consiste à circuler avec une déclaration de pertes valable à renouveler tous les trois mois, au coût de seulement 25 000 francs CFA.

 

Cette pratique démontre une volonté délibérée de fuir la légalité en exploitant des circuits corrompus. Au lieu de s’acquitter d’une prime d’assurance annuelle conforme aux risques réels de la route, les conducteurs achètent une tranquillité éphémère et illégale, une astuce qui prive l’État de ressources fiscales indispensables et met en péril des vies humaines. M. Arsène Elien ajoute que beaucoup d’entre eux refusent de se conformer aux exigences en matière d’assurance, de visite technique et d’autres documents, ce qui représente un manque à gagner pour l’État et met en danger la vie des usagers ainsi que celle de la population.

 

Le constat demeure accablant dans les zones frontalières mentionnées dans les directives ministérielles, notamment à Beloko, Berberati, Nola et Gamboula, où les contrôles réguliers devaient initialement obliger les transporteurs à cesser l’usage de polices d’assurance étrangères invalides. L’impunité dont bénéficient ces réseaux de fraudeurs entretient un climat d’insécurité permanent sur les routes nationales. M. Arsène Elien dénonce fermement cette situation et affirme qu’en tant qu’assureur, il se permet de dénoncer cette pratique frauduleuse et dangereuse qui compromet la sécurité routière et prive l’État de recettes légitimes.

 

Par Brahim Sallé

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Quand le ministre d’État Evariste Ngamana, le sorcier de Carnot, joue la comédie sur les ruines infestées de serpents du ministère de la Communication

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Quand le ministre d’État Evariste Ngamana, le sorcier de Carnot, joue la comédie sur les ruines infestées de serpents du ministère de la Communication

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Chassé de l’Assemblée nationale, le sorcier de Carnot hérite d’un ministère en ruines. Sa récente visite au milieu des serpents montre le fossé entre les slogans officiels et la réalité du terrain.

 

Depuis plus de 10 ans, la gestion des infrastructures publiques en RCA souffre d’une période de turbulences, caractérisée par des promesses non tenues et des chantiers totalement délaissés par les soi-disant autorités. C’est dans ce contexte que la mise en scène organisée le mercredi 3 juin 2026 par les services de communication du nouveau ministre d’État prend tout son sens. En se déplaçant en personne sur le site en ruine qui aurait dû abriter son cabinet et les équipes de l’Agence Centrafrique Presse (ACAP), Evariste Ngamana a voulu lancer un signal fort. Mais pour la population de Bangui, ce déplacement n’est qu’une tentative maladroite de faire oublier les véritables raisons de sa présence à la tête de ce département ministériel.

 

La réalité politique derrière cette nomination est de notoriété publique dans les couloirs du pouvoir à Bangui. Evariste Ngamana n’a pas obtenu ce portefeuille ministériel à la suite d’une promotion ou pour ses compétences techniques. Il s’agit en vérité d’un exil politique direct, après avoir été mis sur la touche et chassé de l’Assemblée nationale par le président de l’institution, Simplice Mathieu Sarandji. Devenu trop encombrant au sein du parlement, le pouvoir a choisi de l’éloigner en lui attribuant le titre ronflant de ministre d’État, chargé de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement. Ce ministère fonctionne ainsi comme un placard doré, un lieu de repos pour un cadre déchu qu’il fallait impérativement écarter des centres de décision législative.

 

En investissant ce nouveau poste, le ministre d’État a choisi d’attaquer indirectement le bilan de son prédécesseur. Maxime Balalou, qui occupait la tête de ce ministère depuis sa nomination le 4 janvier 2024 jusqu’à son récent transfert au ministère du Commerce, a multiplié les déclarations lénifiantes. À chaque interpellation sur l’arrêt des travaux, il affirmait que le chantier allait reprendre dans un bref délai grâce à l’appui des Finances. Pourtant, durant tout son mandat, aucun ouvrier n’a travaillé sur le site, aucune amélioration n’a été constatée. En organisant cette visite médiatique, Evariste Ngamana expose publiquement les mensonges de Maxime Balalou, cherchant à se donner le rôle du sauveur face à l’incompétence de la gestion antérieure.

 

Le chantier en lui-même est devenu une verrue dangereuse en plein centre-ville de la capitale. Lancés en octobre 2021 sous la direction de l’ancien ministre Serge Ghislain Djorie, les travaux de réhabilitation se sont arrêtés brutalement après seulement quelques mois, sans qu’aucun audit n’ait été mené. Aujourd’hui, le bâtiment ressemble à une jungle urbaine. Les murs en béton brut n’ont aucune finition, les fenêtres restent vides et les herbes hautes ont envahi tout l’espace. Les tôles qui servaient de clôture sont tombées au sol, laissant le site totalement ouvert. Cet abandon a transformé les lieux en un refuge pour les serpents et les reptiles, ce qui provoque la panique parmi les passants et les commerçants du quartier. De plus, des câbles électriques pendent de poteaux endommagés, créant un risque d’accident permanent au-dessus des trottoirs.

 

Sur le plan financier, le projet est au cœur d’un détournement de fonds évident. Les estimations initiales faisaient état d’un budget colossal de 765 millions de francs CFA pour mener à bien cette réhabilitation. Face aux critiques, le ministère avait publié un communiqué pour revoir ce chiffre à la baisse, évoquant une enveloppe de 350 millions de francs CFA tout en dénonçant les révélations des médias. Les experts du secteur estiment que même ce montant de 350 millions de francs CFA est largement gonflé pour une simple rénovation, ce qui confirme l’existence de complicités internes. Pour justifier l’arrêt du chantier, l’administration évoque un manque de trésorerie, affirmant que seuls 15 millions de francs CFA ont été versés à l’entreprise. Pourtant, la loi de finances de l’année 2024 a débloqué un nouveau budget de 50 millions de francs CFA pour ce même projet. Deux ans plus tard, cet argent a disparu sans laisser de trace, tandis que les rumeurs évoquent l’utilisation de ces fonds publics pour payer les mercenaires du groupe Wagner présents sur le territoire.

 

Pendant que l’argent public s’évapore, les services du ministère et de l’ACAP subissent une délocalisation forcée qui dure depuis près de cinq ans dans les locaux exigus de Radio Centrafrique. Pour pallier ce manque d’espace, le ministère a pris possession de la villa privée du professeur Gaston Mandata Nguérékata, un mathématicien centrafricain installé aux États-Unis, située dans le quartier des 200 villas. Sous prétexte d’une location officielle, l’institution occupe les lieux mais refuse de verser les loyers dus depuis plusieurs mois. Malgré les réclamations insistantes du propriétaire spolié, l’administration continue de squatter cette habitation privée pendant que son propre bâtiment pourrit sous les intempéries.

 

Pour masquer ce fiasco généralisé, l’institution a choisi la voie du verrouillage de l’information. Une Cellule de communication a été créée pour doubler le service déjà existant, générant une confusion administrative où la cohérence brille par son absence. Les réseaux sociaux du ministère servent uniquement à valoriser l’image personnelle du ministre à travers des publications approximatives. Plus grave encore, dans ses prises de parole, le ministère n’hésite pas à proférer des menaces contre la liberté de la presse, exigeant que les journalistes indépendants soient rappelés à l’ordre parce qu’ils posent des questions de fond sur la destination des millions volatilisés.

 

Evariste Ngamana reprend aujourd’hui la même formule que ses prédécesseurs, promettant une reprise rapide des travaux grâce à la bonne volonté du gouvernement. Les habitants de Bangui observent cette parade avec un profond dégoût, conscients que les titres de ministre d’État servent uniquement à recycler des figures politiques déchues au détriment de la transparence budgétaire.

 

Par Anselme Mbata

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