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Dieudonné Ngoumbango et Karl Blague fustigent le bilan de Touadéra : dix ans de promesses, zéro résultat pour les centrafricains

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Dieudonné Ngoumbango et Karl Blague fustigent le bilan de Touadéra : dix ans de promesses, zéro résultat pour les centrafricains

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/taxis-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/taxis-de-Bangui-450×301.jpg” alt=”Dieudonné Ngoumbango et Karl Blague fustigent le bilan de Touadéra : dix ans de promesses, zéro résultat pour les centrafricains” width=”450″ height=”301″ />
Taxi de Bangui en circulation. CopyrightCNC

 

Dieudonné Ngoumbango et Karl Blague dénoncent l’échec total du pouvoirde Faustin Archange Touadera en 10 années.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lors de l’émission Patara, Dieudonné Ngoumbango, coordinateur de la plateforme des partis du centre, et Karl Blague, sociologue et coordinateur du collectif citoyen G16, ont livré un réquisitoire implacable contre le bilan de Faustin-Archange Touadéra. Alors que le Mouvement Cœurs Unis (MCU) a investi le 26 juillet dernier le président sortant pour un troisième mandat, ces deux figures de l’opposition politique et civile dressent le portrait d’un homme d’État qui a abandonné son peuple aux ténèbres et à la soif.

 

L’électricité demeure un luxe inaccessible pour l’immense majorité des Centrafricains. Dieudonné Ngoumbango  pointe du doigt cette défaillance fondamentale : “Est-ce que vous allez nous dire qu’on a un bon plateau technique en termes de soins ? Est-ce qu’on a des écoles qui reçoivent nos enfants qui s’asseyent normalement pour travailler ?”. Ces questions rhétoriques de Dieudonné Ngoumbango  exposent une réalité cruelle. Comment dispenser des soins de qualité ou offrir un enseignement décent sans énergie électrique ? Même Bangui, la capitale, subit des délestages récurrents. Dans les provinces, l’obscurité règne en maître. Butili, située à 55 kilomètres de la capitale, fait figure d’exception selon les partisans du régime, mais cette réalisation isolée ne saurait masquer l’ampleur du désastre national que dénonce Dieudonné Ngoumbango.

 

L’accès à l’eau potable constitue l’autre grande catastrophe du régime selon Blague. Le sociologue martèle cette évidence : “Regardez comment les Centrafricains vivent… au niveau de l’accès à l’eau et l’électricité“. Avec 71% de la population vivant sous le seuil de pauvreté de 2,15 dollars par jour, l’eau courante relève du privilège. Les familles s’approvisionnent dans des sources douteuses, alimentant les maladies hydriques qui déciment les communautés. Cette pénurie frappe aussi bien Bangui que les villes de l’intérieur comme Bambari, située à 385 kilomètres de la capitale, ou Bossangoa, distante de 305 kilomètres.

 

Le gaspillage des ressources financières internationales indigne les deux personnalités. Dieudonné Ngoumbango s’interroge : “Qu’est-ce qu’on fait de tout ce qu’on nous donne comme aide de la communauté internationale ?” Le Plan de relèvement et de consolidation de la paix (RCPCA) a mobilisé 1 500 milliards de dollars. La Banque africaine de développement a débloqué 365 milliards supplémentaires. Ces sommes colossales n’ont produit aucun changement visible dans la vie quotidienne des citoyens, observe le coordinateur des partis du centre. La République centrafricaine stagne au dernier rang de la CEMAC en termes de PIB, témoignage éloquent de cette mauvaise gestion chronique.

 

Les richesses naturelles du pays auraient dû financer ces infrastructures vitales selon Blague. L’or, les diamants et autres minerais précieux continuent de s’écouler vers l’étranger sans bénéficier aux populations locales. Le sociologue dénonce cette gabegie qui enrichit quelques privilégiés tandis que la masse populaire croupit dans le dénuement. À Bria, à 595 kilomètres de Bangui, ou à Bangassou, située à 750 kilomètres de la capitale, les habitants assistent impuissants à l’exploitation de leurs ressources sans contrepartie.

 

La perspective d’un troisième mandat de Touadéra provoque l’indignation des deux critiques. Blague lance un avertissement solennel : “Il ne faut pas se moquer du peuple centrafricain.” Ngoumbago enfonce le clou : “Le président Touadéra a fait ses deux mandats, il n’a qu’à partir.” Cette candidature annoncée par le MCU comme l’expression d’une “volonté populaire” insulte l’intelligence des Centrafricains qui vivent au quotidien les conséquences de cette gouvernance défaillante, estiment les deux invités.

 

L’échec de Touadéra transcende les clivages politiques traditionnels selon Dieudonné Ngoumbango et Blague. Un président qui, après dix années au pouvoir, laisse son peuple sans électricité ni eau potable a définitivement perdu sa légitimité. L’année 2025 approche avec son cortège d’élections. Les Centrafricains ont désormais les cartes en main pour sanctionner celui qui a transformé leurs besoins essentiels en chimères inaccessibles.

 

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Mohamed Bazoum  au Niger : un collectif international lance un appel pour exiger la fin immédiate de sa détention sans fondement

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Mohamed Bazoum  au Niger : un collectif international lance un appel pour exiger la fin immédiate de sa détention sans fondement

 

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L’ancien Président nigérien Mohamed Bazoum, déchu par un coup d’État violent

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis plus de deux ans, le président élu du Niger, Mohamed Bazoum, reste enfermé avec son épouse dans des conditions qui défient les règles les plus élémentaires du droit.

 

À Dakar, le 11 décembre 2025, un collectif international a lancé un appel pressant aux plus hautes instances mondiales : l’ONU, l’Union africaine, la CEDEAO, l’Union européenne. L’objet est clair : exiger la fin immédiate d’une détention sans fondement légal, sans accusation précise, sans procès. Le texte rappelle que cette privation de liberté viole la Constitution nigérienne, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Charte africaine des droits de l’homme, et même des décisions de justice rendues par la Cour de la CEDEAO en décembre 2023. Un avis du Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire, publié en février 2025, a déjà qualifié la situation d’illégale et réclamé la libération sans délai du couple présidentiel.

 

Les signataires,  plus de 2 900 à ce jour,  comprennent d’anciens chefs de gouvernement, des juristes, des universitaires, des médecins, des citoyens ordinaires. Ils dénoncent un isolement prolongé, un accès restreint aux soins, un contact quasi nul avec l’extérieur. Ces conditions, insistent-ils, peuvent aisément basculer dans des traitements dégradants, voire inhumains, au regard des normes internationales.

 

La captivité d’un chef d’État démocratiquement élu ne touche pas seulement un homme : elle ébranle l’idée même que les urnes comptent plus que les armes. Dans une région où les putschs se succèdent et où les promesses de transition se transforment en prolongations indéfinies, l’exemple nigérien devient une référence. Chaque jour supplémentaire de silence diplomatique risque d’encourager d’autres officiers à croire que renverser un gouvernement légitime ne coûte presque rien.

 

Le collectif insiste : aucune reconnaissance d’un quelconque arrangement politique au Niger ne doit intervenir tant que Mohamed Bazoum restera derrière les murs. Il appelle à des démarches fermes, publiques, coordonnées, et, si besoin, à des mesures ciblées contre ceux qui maintiennent cette situation. L’accès humanitaire immédiat au président et à son épouse est également exigé sans détour.

 

Parmi les noms figurant sur la liste, on trouve Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre français, Pascal Affi N’Guessan, ancien Premier ministre ivoirien, Martin Ziguelé, ancien premier ministre centrafricain, ou encore des figures comme Cellou Dalein Diallo, Rhissa Ag Boula, Tieman Coulibaly. Leur diversité géographique, politique et professionnelle souligne l’ampleur du rassemblement.

 

Derrière cette initiative, une conviction simple : défendre Mohamed Bazoum, c’est défendre le droit contre la force, la légitimité contre l’arbitraire, la règle contre le coup de poing. L’histoire retiendra ce que les institutions auront fait — ou omis de faire — face à une telle rupture.

 

Des voix continuent d’exiger que justice soit rendue, non pas en réclamant vengeance, mais en rappelant sans cesse que personne, pas même celui qui tient les clés d’une prison, n’est au-dessus des lois communes.

 

Par Alain Nzilo

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Comment les machines à sous modernes utilisent un langage visuel compréhensible dans les online casino

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Image d’illustration de Casino en ligne

 

Les machines à sous sont populaires. Onlyspins et d’autres online casino sites proposent une large gamme de machines à sous avec une grande variété de thèmes. Une attention particulière est accordée au langage visuel. Il rend le divertissement compréhensible à un niveau intuitif. Grâce aux éléments de l’interface, aux symboles, aux animations et à la palette de couleurs, il est possible de s’orienter rapidement sans avoir à apprendre des règles complexes. L’implication est accrue.

 

Le processus de jeu est aussi confortable que possible. Parmi les principales techniques du langage visuel, on trouve des symboles reconnaissables, des icônes associées à une fonction. L’animation et le rétroéclairage aident à comprendre instantanément le résultat. Le contraste permet de rester concentré sur l’essentiel. Les éléments importants sont mis en évidence. Les éléments secondaires sont atténués.

Les symboles comme vecteurs de sens

Les symboles aident à comprendre les mécanismes du jeu, les bonus actifs et les récompenses potentielles. Ce sont des vecteurs de sens. Grâce à une présentation visuelle adaptée, le gameplay est intuitif et captivant. Dans les online casino, on trouve des machines à sous classiques et modernes. Parmi les principales fonctions clés des symboles, on trouve :

  • Identification des gains. Les fruits classiques et les pierres précieuses indiquent la valeur des combinaisons.
  • Création d’une atmosphère. Les icônes visuelles transmettent le thème de la machine à sous. Il peut s’agir d’une aventure, de la mythologie, du cinéma.
  • Navigation dans le jeu. Les symboles permettent de s’orienter facilement et de comprendre quelles lignes sont actives, où attendre un bonus, quelles actions entreprendre.

Les symboles wild spéciaux peuvent remplacer d’autres icônes pour créer des combinaisons gagnantes. Les symboles dans les machines à sous sont un outil efficace pour transmettre du sens. Le gameplay devient compréhensible et captivant. La structure visuelle bien pensée permet de se plonger rapidement dans le jeu. Vous vous orienterez facilement dans les mécanismes et profiterez au maximum de chaque session.

Un minimum de texte, un maximum de symboles

La vitesse de perception de l’information joue un rôle important. Dans les online casino modernes, les symboles, ces simples signes, peuvent remplacer de longues explications. L’interface est intuitive. Vous pouvez voir les récompenses, les bonus et les fonctions spéciales sans être distrait par de longues instructions. L’implication est accrue. Les divertissements deviennent passionnants et intuitifs. Auto spin, Spin pour lancer le rouleau, multiplicateurs x2, x3.

Polyvalence pour un public international

Les machines à sous modernes sont accessibles aux utilisateurs du monde entier. Dans les online casino populaires, il est facile de comprendre les mécanismes du jeu, indépendamment de la langue et de la culture. Cela est possible grâce à la polyvalence de l’interface et des symboles.

L’implication des joueurs s’en trouve renforcée. L’expérience de jeu devient aussi confortable que possible pour un public international. L’interface minimaliste et la structure logique permettent de comprendre comment parier et activer les bonus. Des images simples et reconnaissables.

Le langage visuel rassemble les joueurs

Le langage visuel aide à s’orienter rapidement et à comprendre les mécanismes du jeu. C’est un facteur fédérateur. Les symboles universels, les animations, les effets lumineux, les codes couleur, la logique de l’interface, le thème, l’intrigue, tout cela rend le divertissement compréhensible, riche en émotions et accessible à un public international.

 

Nine Casino — revue détaillée du casino en ligne

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Nine Casino Avis – Jeux en ligne, bonus et dépôts expliqués

 

 

Nine Casino est une plateforme de jeu en ligne qui se positionne comme un espace moderne, structuré et orienté vers une expérience utilisateur fluide. Le casino cherche à combiner une présentation claire avec des fonctionnalités essentielles, afin de proposer un environnement où les joueurs peuvent se concentrer sur le divertissement sans être distraits par des éléments superflus. L’approche générale repose sur la simplicité, tout en respectant les standards actuels de l’industrie iGaming.

En tant que casino en ligne, Nine Casino offre un format classique repensé pour répondre aux attentes des joueurs d’aujourd’hui. La plateforme regroupe les principales catégories de jeux, des outils de gestion de compte accessibles et une organisation logique des sections. Cette conception permet une prise en main rapide, aussi bien pour les utilisateurs qui découvrent le casino que pour ceux ayant déjà de l’expérience dans le jeu en ligne.

La concept et le format de Nine Casino s’articulent autour d’une idée centrale : proposer une expérience équilibrée et cohérente. Le site met en avant une navigation intuitive, une structure lisible et une continuité dans le parcours joueur. L’objectif n’est pas de multiplier les fonctionnalités complexes, mais de créer un cadre stable où chaque élément a une fonction précise et compréhensible.

Nine Casino s’adresse à une audience variée. Les joueurs débutants apprécieront la clarté de la plateforme et la facilité d’accès aux différentes sections, tandis que les joueurs plus expérimentés trouveront un environnement adapté à des sessions régulières. Grâce à cette polyvalence, Nine Casino se présente comme un casino en ligne capable de répondre à différents profils, en mettant l’accent sur le confort d’utilisation et la compréhension globale de l’expérience de jeu.

Inscription sur Nine Casino

Le processus d’inscription sur Nine Casino est conçu pour être accessible et rapide, afin de permettre aux nouveaux joueurs de créer un compte sans obstacles inutiles. Dès l’ouverture du formulaire d’enregistrement, la plateforme guide l’utilisateur à travers des étapes claires et bien structurées. Chaque champ est présenté de manière compréhensible, ce qui réduit les risques d’erreur et facilite la finalisation de l’inscription.

Lors de la création du compte, Nine Casino demande certaines informations essentielles permettant d’identifier correctement le joueur et de sécuriser son profil. Ces données sont utilisées pour assurer le bon fonctionnement du compte, la protection des transactions et le respect des exigences réglementaires. Le volume d’informations reste raisonnable, ce qui permet de compléter l’inscription sans démarches longues ou complexes.

Le temps nécessaire pour s’inscrire sur Nine Casino est généralement court. En quelques minutes, un nouveau joueur peut créer son compte et accéder à la plateforme. Cette rapidité contribue à une première expérience positive, en évitant les interruptions prolongées entre l’inscription et le début du jeu. Grâce à cette approche simple et efficace, Nine Casino facilite l’entrée des utilisateurs tout en conservant un cadre structuré et sécurisé.

Catalogue de jeux de Nine Casino

L’offre de jeux de Nine Casino est organisée de manière à répondre aux attentes d’un public varié, en regroupant les principaux formats de divertissement en ligne. Les catégories sont clairement définies, ce qui permet aux joueurs de naviguer facilement entre les différents types de jeux et de choisir rapidement ceux qui correspondent à leurs préférences. Cette structuration contribue à une expérience fluide et agréable, sans surcharge d’informations.

Les machines à sous et les jeux automatiques occupent une place centrale dans le catalogue. Nine Casino propose une sélection de slots aux mécaniques variées, allant des formats simples et classiques aux jeux plus élaborés intégrant des fonctionnalités interactives. La diversité des thèmes et des styles permet de renouveler l’expérience de jeu et d’attirer aussi bien les amateurs de simplicité que les joueurs en quête de dynamisme.

Les jeux de table constituent une autre composante essentielle de l’assortiment. Des versions numériques des grands classiques du casino sont disponibles, offrant une expérience plus stratégique et réfléchie. Ces jeux séduisent les joueurs qui apprécient un rythme de jeu plus posé, où les décisions prises influencent directement le déroulement des parties.

Le live-casino avec de véritables croupiers vient compléter l’offre en apportant une dimension immersive. Grâce aux jeux diffusés en direct, les joueurs peuvent participer à des sessions animées par des professionnels, recréant l’atmosphère d’un casino traditionnel. Cette interaction en temps réel renforce le réalisme et fait du catalogue de Nine Casino une offre complète, capable de satisfaire différents styles et habitudes de jeu.

Bonus et promotions chez Nine Casino

Le système de bonus et de promotions de Nine Casino est pensé pour accompagner les joueurs tout au long de leur parcours sur la plateforme. Les offres sont intégrées de manière progressive et structurée, afin d’apporter des avantages concrets sans compliquer l’expérience de jeu. Cette approche permet aux joueurs de comprendre facilement les opportunités disponibles et d’utiliser les bonus de façon réfléchie.

Le bonus de bienvenue constitue le premier contact avec la politique promotionnelle de Nine Casino. Destiné aux nouveaux joueurs, il vise à faciliter les premières sessions et à offrir une marge de jeu plus confortable lors de la découverte du casino. Cette offre initiale permet de se familiariser avec les jeux et les fonctionnalités dans un cadre plus flexible.

Les bonus de dépôt s’adressent aux joueurs qui alimentent régulièrement leur compte. Ils sont proposés à différents moments et peuvent varier selon l’activité ou les périodes promotionnelles. Ces bonus encouragent la continuité de jeu tout en offrant un soutien supplémentaire lors des sessions suivantes, sans modifier brusquement les habitudes des utilisateurs.

Les free spins ajoutent une dimension dynamique aux promotions. Généralement associés à des machines à sous spécifiques, ils permettent d’explorer certains jeux sans utiliser directement le solde principal. Cette forme de bonus favorise la découverte de nouveaux titres et apporte de la variété à l’expérience globale.

En parallèle, Nine Casino propose des promotions permanentes ainsi que des campagnes temporaires. Les offres continues assurent une certaine stabilité, tandis que les actions limitées dans le temps renouvellent l’intérêt des joueurs. Cette combinaison crée un environnement promotionnel équilibré, conçu pour maintenir l’engagement sur le long terme sans surcharge excessive.

Méthodes de dépôt sur Nine Casino

Nine Casino met à disposition plusieurs méthodes de dépôt afin de rendre le processus de financement du compte simple et accessible pour différents profils de joueurs. La plateforme cherche à offrir des solutions pratiques, adaptées aux habitudes modernes, tout en conservant un cadre sécurisé pour chaque transaction. Cette diversité permet aux utilisateurs de choisir le moyen de paiement qui correspond le mieux à leurs préférences personnelles.

Les options de dépôt disponibles couvrent les méthodes les plus courantes du secteur des casinos en ligne. Elles sont intégrées directement dans l’interface du compte joueur, ce qui facilite l’exécution des transactions sans étapes inutiles. Chaque méthode suit un processus clair, permettant aux joueurs de savoir exactement comment procéder pour créditer leur solde.

Nine Casino applique des montants minimums et maximums pour les dépôts afin de structurer les opérations financières. Le dépôt minimum est pensé pour rester accessible, permettant de commencer à jouer sans engagement élevé. Les limites maximales, quant à elles, servent à encadrer les transactions et à encourager une gestion plus responsable du budget de jeu. Ces seuils offrent un équilibre entre flexibilité et contrôle.

La vitesse de crédit des fonds dépend principalement de la méthode de paiement choisie. Dans de nombreux cas, les dépôts sont traités rapidement, ce qui permet aux joueurs de commencer leurs sessions sans attendre. Des délais peuvent toutefois apparaître selon le prestataire ou des vérifications spécifiques. En privilégiant la transparence et la clarté des procédures, Nine Casino propose un système de dépôt conçu pour offrir une expérience fluide et fiable.

Conclusion générale sur Nine Casino

Nine Casino se présente comme une plateforme en ligne cohérente, axée sur la clarté et l’accessibilité. L’organisation du site, la diversité des jeux et la structure des services financiers montrent une volonté de proposer une expérience stable et compréhensible pour les joueurs. Chaque élément est intégré dans une logique globale qui facilite la prise en main et l’utilisation régulière du casino.

Grâce à une approche équilibrée entre simplicité et fonctionnalités essentielles, Nine Casino convient aussi bien aux joueurs débutants qu’aux utilisateurs plus expérimentés. La plateforme met l’accent sur une expérience fluide, sans complexité inutile, ce qui renforce la confiance et le confort de jeu. Dans son ensemble, Nine Casino apparaît comme un casino en ligne fiable, pensé pour une utilisation durable et maîtrisée.

 

Entre le dossier Larochelle et le soutien aux rebelles soudanais, Touadéra sur la route de La Haye

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Entre le dossier Larochelle et le soutien aux rebelles soudanais, Touadéra sur la route de La Haye

 

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DéDéby et Touadera, un tête à tête à Paris

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’affaire tchadienne vient d’ouvrir une brèche que Bangui ne pourra plus ignorer longtemps, car les mécanismes sont désormais en marche.

 

Le 19 janvier 2026, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a entendu Nazhat Shameem Khan, procureure adjointe de la CPI, exposer les preuves accumulées sur les crimes commis au Darfour. Images satellites, vidéos, témoignages : tout indique que les Rapid Support Forces ont reçu un appui logistique régional, et plusieurs États voisins apparaissent dans les documents.

 

Mahamat Idriss Déby, président du Tchad, figure parmi les personnalités citées dans la plainte déposée par l’ONG Priority Peace Sudan. Les accusations portent sur l’acheminement d’équipements militaires depuis les Émirats arabes unis vers les RSF, avec le Tchad comme point de transit.

 

L’aéroport d’Amdjarass, situé à quelques kilomètres de la frontière soudanaise, aurait servi de plateforme pour ces opérations. Plusieurs généraux et conseillers présidentiels tchadiens sont nommés dans le dossier, accusés d’avoir facilité cette chaîne d’approvisionnement.

 

Les Émirats, pour leur part, nient toute livraison d’armes et tentent de prendre leurs distances avec N’Djamena, malgré les promesses d’investissements annoncés dans le cadre du plan “Tchad Connexion 2030”.

 

Cette prudence émiratie intervient alors que la pression judiciaire internationale s’intensifie.

 

Quelques jours après la médiatisation de cette plainte, Mahamat Idriss Déby s’est rendu à Paris pour une visite qualifiée d’officielle. Le calendrier intrigue, car la plainte a été déposée par une ONG enregistrée en France et défendue par un cabinet d’avocats parisien. Rien ne prouve formellement une tentative d’influence, mais le contexte politique alimente les interrogations. La France joue un rôle majeur dans les équilibres diplomatiques régionaux, et cette visite intervient à un moment où chaque geste compte.

 

La condamnation d’Ali Kushayb en octobre 2025 a changé la donne. Pour la première fois, la CPI a jugé un chef janjaouid responsable de crimes au Darfour, et cette décision ouvre la voie à des poursuites plus larges. Les enquêtes ne se limitent plus aux auteurs directs : elles englobent désormais ceux qui ont fourni les moyens matériels, financiers ou logistiques permettant la poursuite des atrocités. La procureure adjointe l’a rappelé devant le Conseil de Sécurité : tous les acteurs, y compris les États voisins, entrent dans le périmètre des investigations.

 

Or, la République centrafricaine partage avec le Tchad une caractéristique commune : celle d’avoir servi de corridor pour les RSF. L’aéroport de Bangui M’Poko a lui aussi fonctionné comme plateforme de réception d’équipements militaires destinés aux mercenaires du groupe Wagner, puis acheminés vers les rebelles soudanais des RSF. Les RSF comptent d’ailleurs dans leurs rangs des éléments issus de la milice russe noire formés par les Wagner, ce qui établit une continuité opérationnelle entre ces deux entités.

 

Maître Philippe Larochelle a déposé une communication juridique concernant des dossiers centrafricains, et les éléments qu’il a rassemblés pointent vers des connexions entre le régime centrafricain et des nombreux groupes rebelles, dont les RSF. Les preuves existent, et elles sont déjà archivées dans les instances internationales.

 

Ce qui se passe à N’Djamena aujourd’hui pourrait bien préfigurer ce qui attend Bangui demain. La plainte contre le Tchad montre que la CPI examine désormais le rôle des États qui ont permis, par leur inaction ou leur complicité active, la perpétuation de crimes de masse. Le président Touadéra, mis en cause pour ses liens avec les mercenaires étrangers et son implication dans le soutien logistique aux rebelles soudanais, se trouve dans une situation comparable à celle de son homologue tchadien. Les circuits d’approvisionnement militaire, les alliances régionales douteuses, les témoignages de victimes : tous ces éléments tissent une trame qui ressemble étrangement à celle qui vient de piéger Mahamat Idriss Déby.

 

Les Émirats arabes unis ont choisi de s’éloigner discrètement du dossier tchadien, conscients que leur exposition juridique pourrait devenir incontrôlable. Cette même prudence pourrait bientôt s’appliquer aux partenaires de la Centrafrique, si les enquêtes internationales commencent à remonter les filières. La dynamique judiciaire a changé de nature : elle ne vise plus seulement les chefs de guerre isolés, mais les réseaux entiers qui les maintiennent en activité. Et dans ces réseaux, les capitales africaines occupent une place centrale.

 

Le dossier tchadien montre que les alliances diplomatiques ne suffisent plus à protéger un chef d’État lorsque les preuves s’accumulent. Mahamat Idriss Déby peut multiplier les voyages à Paris ou ailleurs, cela ne change rien au fait que son nom apparaît dans une procédure formelle devant la CPI. Pour Faustin-Archange Touadéra, la leçon est claire : le temps de l’impunité touche à sa fin, et les dossiers régionaux sont en train de converger vers La Haye. Les documents existent, les témoignages sont recueillis, et les enquêteurs internationaux ne manquent ni de moyens ni de détermination​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Serge Balepou

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Baïpo-Temon, la ‘chef de boutique’ qui menace les diplomates : Les révélations explosives de son allié Koï, docteur en insulte publique !

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Baïpo-Temon, la ‘chef de boutique’ qui menace les diplomates : Les révélations explosives de son allié Koï, docteur en insulte publique !

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Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Sylvie Baïpo-Temon transforme le ministère des Affaires étrangères en boutique familiale. Son ex-allié Euloge Koï balance tout : menaces, intimidations, placardisation des diplomates. Le griot mord encore la main qui le nourrit !

 

Le live d’Euloge Doctrouvé Koï sur Facebook est une bombe : l’ancien griot servile du régime, celui qui a écrit un livre entier pour encenser Touadéra comme un dieu vivant, se retourne maintenant contre Sylvie Baïpo-Temon, ministre des Affaires étrangères et fidèle du même pouvoir. Koï, qui se présentait hier comme le « sanctuaire de sécurité » du régime, le « représentant valable de son excellence », balance aujourd’hui des révélations qui sentent le règlement de comptes interne.

 

Il accuse Baïpo-Temon d’avoir fait du département des Affaires étrangères sa « boutique personnelle » :

– Menaces permanentes de licenciement et de révocation contre les diplomates et cadres de carrière.

– Chasse à l’homme systématique : « C’est la chasse à l’homme », répète-t-il, comme si le ministère était son entreprise privée et non une institution de l’État.

– Placardisation massive des vrais professionnels : des cadres avec 10, 15 ans d’expérience relégués au placard pendant que des stagiaires ou des agents fraîchement intégrés (4-5 mois de service !) sont propulsés à des postes stratégiques et de direction.

– Violation flagrante des règles statutaires et du principe d’ancienneté : « On ne va pas insulter l’expérience », tonne Koï, qui dénonce un népotisme devenu « règle » au sein du département.

– Climat de terreur : les diplomates en poste à l’extérieur « vivent l’enfer », menacés, intimidés, obligés de se taire ou de partir. Résultat ? Une hémorragie des cerveaux sans précédent, des démissions en cascade parce que « les cadres préfèrent partir plutôt que d’accepter l’inacceptable ».

 

Koï va jusqu’à dire que le ministère n’est plus une institution de la République, mais « une boutique familiale », un « champ de la famille » où la ministre agit comme si elle avait hérité d’un bien privé. Elle menace, elle chasse, elle nomme ses proches ou ses affidés sans aucun égard pour la compétence ou les textes. « Ce n’est pas sa boutique », hurle Koï, oubliant commodément qu’il a passé des années à défendre ce même régime qui permet ces dérives.

 

Le plus savoureux dans cette affaire ? Koï était l’allié zélé de Baïpo-Temon et du clan Touadéra. Il chantait leurs louanges, il insultait leurs adversaires, il se faisait le porte-voix officiel. Et aujourd’hui, il crache sur elle, expose ses turpitudes, appelle les agents à rédiger un memorandum au Premier ministre et au président pour dénoncer cette « gestion caractérisée par l’arbitraire » et les « persécutions administratives ». Il exige même l’arrêt des menaces et le rétablissement de la légalité dans les nominations.

 

C’est la preuve éclatante que le régime se dévore de l’intérieur : un griot opportuniste qui mord la main qui le nourrit, une ministre qui gère la diplomatie comme un commerce familial, et un pouvoir qui laisse faire jusqu’à ce que les rats commencent à se sauter à la gorge. Baïpo-Temon, « chef de boutique » autoproclamée, menace et humilie les diplomates ; Koï, son ancien allié, balance tout pour sauver sa peau ou se repositionner.

 

Corbeau News le dit sans détour : ces deux-là se méritent. L’un a servi le régime en insulteur patenté, l’autre le sabote en incompétente autoritaire. Ensemble, ils illustrent le naufrage : un État où les fidèles d’hier deviennent les traîtres d’aujourd’hui, où les diplomates sont traités comme des ennemis intérieurs.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Dmitri Podolsky, le « général Robot » de Wagner : des massacres en RCA aux propagandes sur la télévision russe

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Dmitri Podolsky, le « général Robot » de Wagner : des massacres en RCA aux propagandes sur la télévision russe

 

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Dmitri Podolsky, conseiller russe du président Touadéra, sur la télévision de propagande russe RT

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Un mercenaire russe mutilé en Ukraine, surnommé le général Robot, s’est présenté il y’a quelques jours sur la télévision russe RT comme un conseiller bienveillant venu aider la République Centrafricaine. Mais ce qu’il a dit est un véritable tissu de mensonge

 

Dans les cercles très fermé au tour du dictateur de Bangui qui connaissent Wagner de près, on ne l’appelle pas Dmitri Podolsky. On l’appelle le général Robot. Un homme sans jambes, sans un bras, maintenu debout par des prothèses et par la volonté de Moscou de le garder utile en Centrafrique.

 

C’est cet homme-là qui s’est installé devant les caméras de la télévision russe RT en février 2026 pour raconter sa version des faits. Et cette version ne ressemble en rien à ce que les habitants de la RCA ont vécu depuis l’arrivée de Wagner sur leur sol.

 

Podolsky a présenté son parcours avec minutie. Il a évoqué une école militaire, des postes de commandement, des missions en Syrie et dans le Caucase du Nord. Puis il a glissé discrètement : « j’ai commencé à travailler dans une société militaire privée. » Cette société, c’est Wagner. Il n’a pas prononcé ce nom une seule fois.

 

Il a ensuite admis avoir été blessé en 2023 pendant l’invasion russe de l’Ukraine, qu’il appelle pudiquement « opération militaire spéciale ». Puis il a ajouté, avec une légèreté déconcertante : « je me suis rétabli et je suis revenu en RCA ». Un seul mot pour couvrir une réalité que son corps porte pourtant au grand jour.

 

Car Podolsky n’est pas rétabli au sens ordinaire du terme. Il a perdu ses deux jambes et un bras lors de cette guerre. C’est précisément pour cela qu’on l’appelle le Robot, parce qu’il continue d’avancer mécaniquement, porté par des prothèses et des directives venues de Moscou, comme si rien ne s’était passé.

 

Sur le plateau de RT, ce passé n’existait pas. À la place, Podolsky a décrit ses méthodes avec une franchise qui aurait dû interpeller. « D’abord le combat, ensuite la négociation », a-t-il déclaré, comme si cette philosophie était parfaitement acceptable. Comme si des villages entiers n’avaient pas payé ce principe de leur sang.

 

Les enquêtes menées sur le terrain et confirmées par des rapports des Nations Unies et de Human Rights Watch ont établi ce que Wagner a réellement fait en RCA. À Aïgbado, 65 civils ont été exécutés par des éléments de Wagner et des soldats des FACA. Ces faits sont écrits, archivés, vérifiés par des institutions indépendantes.

 

Podolsky, lui, a parlé d’opérations conduites « sans subir aucune perte ». Il a énuméré des ennemis éliminés avec la froideur d’un rapport administratif. Mais dans ces bilans nets et propres, les civils tués n’apparaissent nulle part. Effacés avant même que la caméra s’allume.

 

Pour parachever le tableau, il a évoqué un « travail humanitaire » conduit en parallèle des opérations militaires. Wagner, humanitaire. Le groupe qui a pillé les mines d’or et de diamants centrafricains, qui a semé la peur dans des dizaines de localités, se présente désormais comme une main tendue sur la télévision d’État russe.

 

Aujourd’hui, Podolsky occupe un bureau de conseiller à la présidence centrafricaine, aux côtés de vingt à trente autres ressortissants russes portant le même titre. Vingt à trente hommes qui orientent les décisions d’un président africain au nom de Moscou, dans un pays dont Wagner capte les richesses minières depuis des années.

 

Le Robot de Wagner s’est donc fabriqué une nouvelle existence en costume de conseiller. Il parle à la télévision. Il trie ses mots. Il enterre ce qu’il faut enterrer. Mais les villages dévastés, eux, n’ont pas accès aux plateaux de RT pour​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

 

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“La MINUSCA doit lever le voile sur l’attaque de Kisangani” :  Fari Tahéruka Shabazz appelle à la transparence dans une interview accordée à CNC

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“La MINUSCA doit lever le voile sur l’attaque de Kisangani” :  Fari Tahéruka Shabazz appelle à la transparence dans une interview accordée à CNC

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Monsieur Fari Tahéruka Shabazz

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Alors que les tensions diplomatiques s’intensifient après l’attaque de drones à Kisangani, République démocratique du Congo, Fari Tahéruka Shabazz, président de l’ICMA, exige une enquête transparente de la MINUSCA. Il redoute une escalade régionale similaire à l’incident Wagner-Tchad de mai 2021.

Voici l’interview intégrale ci-dessous :

 

Corbeau News Centrafrique (CNC) : Monsieur Shabazz, pouvez-vous nous expliquer les raisons pour lesquelles l’ICMA a décidé d’écrire à la cheffe de la MINUSCA concernant l’attaque de drones à Kisangani ?

 

Fari Tahéruka Shabazz (FTS) : La situation sécuritaire en République centrafricaine et, plus généralement, dans la sous-région, se caractérise par une extrême tension, susceptible de dégénérer en un conflit global à la moindre étincelle. Il est donc impératif que les dirigeants fassent preuve d’une grande prudence et que les citoyens exercent une vigilance accrue dans le contrôle de l’action gouvernementale. C’est dans cet esprit de tempérance, voire de précaution, que nous avons abordé cette question, au-delà de l’inquiétude que nous partageons.

Par ailleurs, il convient de rappeler que les événements du 30 mai 2021 à la frontière entre le Tchad et la République centrafricaine ont failli plonger ces deux pays frères dans un conflit armé. En effet, une force étrangère, en l’occurrence les mercenaires russes de Wagner, a franchi la frontière pour, comme l’a dénoncé le ministre tchadien des Affaires étrangères, Chérif Mahamat Zene, dans un communiqué, où il est expliqué que ces mercenaires russes de Wagner avaient “attaqué le poste avancé de Sourou, en territoire tchadien (…) tué un soldat tchadien, en a blessé cinq (…); cinq autres ayant été enlevés pour être ensuite exécutés à Mbang, du côté centrafricain”. Le risque que ce qui s’est produit avec les Wagner puisse également se produire avec des troupes rwandaises stationnées en Centrafrique sous l’égide de la MINUSCA, à la frontière avec la RDC, constitue une réelle source d’inquiétude pour notre organisation.

 

CNC : Selon votre lettre, le contingent rwandais de la MINUSCA serait impliqué dans l’attaque de drones à Kisangani. Quels sont les éléments qui vous ont amenés à cette conclusion ?

 

FTS : Tout d’abord, précisons que nous avons pris connaissance d’informations parues dans la presse congolaise qui suggèrent une possible implication du contingent rwandais de la MINUSCA dans l’attaque de drones à Kisangani. Nous souhaitons obtenir plus d’informations pour comprendre les circonstances exactes de cette attaque et les éventuelles responsabilités. L’ICMA est préoccupée par ces allégations et souhaite que la vérité soit établie sur cette affaire, dans le but de garantir la stabilité et la sécurité dans la région. Nous appelons donc à une enquête approfondie et transparente pour faire toute la lumière sur ces événements et déterminer les responsabilités, le cas échéant. La transparence et la coopération internationale sont essentielles pour prévenir de tels incidents et renforcer la confiance entre les pays de la sous-région.

 

CNC : Quelles sont les conséquences potentielles de cette attaque de drones sur la sécurité et la stabilité dans la sous-région, selon l’ICMA ?

 

FTS : Rappelons que jusqu’à présent, la MINUSCA n’a pas encore apporté de clarifications sur la situation qui exige des certitudes, des données fiables. Mais évidemment, si les accusations proférées contre le contingent rwandais de la MINUSCA et, par ricochet, contre Mme Valentine Rugwabiza, par une partie de la presse congolaise et une forte et significative partie de leur opinion publique, étaient avérées, les conséquences seraient désastreuses pour l’image de la MINUSCA et pourraient amener à la révocation du mandat du contingent rwandais de la MINUSCA.

 

Par ailleurs, Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union Africaine, s’est exprimé sur la question le 6 février dernier en argumentant qu’”au regard des instruments pertinents de l’Union africaine, en particulier la Convention de l’OUA de 1999 sur la prévention et la lutte contre le terrorisme et son Protocole de 2004, il considère que, cette attaque est susceptible de relever de la qualification d’acte terroriste (…) de nature à engager la responsabilité pénale individuelle de leurs auteurs et commanditaires, conformément au droit international applicable”. Le président Mahmoud Ali Youssouf de souligner que “cette attaque, dirigée contre une infrastructure aéroportuaire située dans un centre urbain majeur et exposant gravement les populations civiles, constitue une violation grave du droit international humanitaire, notamment des principes de distinction, de proportionnalité et de précaution”. C’est dire que cette question est diplomatiquement épineuse.

 

CNC : Quelles mesures l’ICMA exige-t-elle de la MINUSCA pour faire toute la lumière sur cette situation et garantir la paix et la stabilité dans la région ?

 

FTS : Nous appelons la MINUSCA à mener une enquête approfondie et transparente pour établir les faits et les responsabilités dans cette affaire. Il est important que la MINUSCA prenne des mesures pour rassurer la communauté nationale et internationale sur l’impartialité des troupes constituant les casques bleus, précisément les contingents rwandais, afin de prévenir tout risque de rupture de confiance et donc de défiance à l’égard de la cheffe de la MINUSCA, Mme Valentine Rugwabiza, des contingents rwandais et des contingents rwandais. L’ICMA souhaite que la MINUSCA travaille en collaboration avec les autorités locales et l’ambassade de la République Démocratique du Congo en Centrafrique pour rétablir la confiance et la stabilité dans la région.

 

CNC : Comment envisagez-vous les retombées de cette affaire sur la crédibilité et la souveraineté de la République Centrafricaine, ainsi que sur les relations entre la MINUSCA et les pays de la sous-région ?

 

FTS : L’ICMA est consciente des risques potentiels que cette affaire pourrait avoir sur la crédibilité et la souveraineté de la République Centrafricaine, ainsi que sur les relations entre la MINUSCA et les populations centrafricaines qui pourraient se sentir trahies. Il est essentiel que les parties prenantes travaillent ensemble pour rétablir la confiance et la stabilité dans la région. Nous sommes convaincus que la transparence et la coopération internationale sont essentielles pour prévenir de tels incidents et renforcer la confiance entre les pays de la sous-région. L’ICMA est profondément préoccupée par les conséquences potentielles de cette attaque de drones sur la sécurité et la stabilité dans la sous-région. Une telle attaque pourrait exacerber les tensions existantes et compromettre les efforts de paix et de réconciliation en cours. Il est essentiel que les parties prenantes prennent des mesures pour prévenir toute escalade et garantir la sécurité des populations civiles.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Propos recueillis par Anselme Mbata

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  Ce n’est pas ma volonté, c’est celle du peuple  : la leçon juridique de Professeure  Danielle Darlan à son successeur Jean-Pierre Waboué

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  Ce n’est pas ma volonté, c’est celle du peuple  : la leçon juridique de Professeure  Danielle Darlan à son successeur Jean-Pierre Waboué

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Madame-Danielle-Darlan-de-la-cour-constitutionnelle-CNC.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Madame-Danielle-Darlan-de-la-cour-constitutionnelle-CNC.jpg” alt=”Ce n’est pas ma volonté, c’est celle du peuple : la leçon juridique de Professeure Danielle Darlan à son successeur Jean-Pierre Waboué” width=”300″ height=”277″ />
Professeur Danielle Darlan, ancien Président de la Cour constitutionnelle

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’ancienne présidente de la Cour constitutionnelle explique comment elle a toujours placé la volonté populaire au-dessus de tout, même de ses propres convictions

 

Danielle Darlan a une conception simple de son rôle de juge : respecter la volonté du peuple centrafricain, pas la sienne, pas celle du président, pas celle de qui que ce soit d’autre. Cette ancienne présidente de la Cour constitutionnelle le dit sans détour : à chaque décision rendue par son institution, la question était toujours la même. Quelle est la portée de cette décision pour le peuple ? Est-ce que nous respectons ce qu’il veut vraiment ?

 

« C’est sa volonté que nous devions respecter », insiste-t-elle. Pas celle d’un homme seul qui décide pour tout un pays. Pas celle d’un pouvoir qui confond ses désirs avec l’intérêt national. La volonté du peuple, point final.

 

Cette position peut sembler évidente. Après tout, dans une démocratie, les institutions sont censées servir les citoyens, pas un individu. Mais en Centrafrique, comme Darlan le sait bien, cette évidence s’est transformée en exception. Le régime actuel fonctionne selon un principe inverse : la volonté d’une seule personne tient lieu de volonté populaire. Ce que veut le président devient automatiquement ce que veut le pays, comme si les deux étaient interchangeables.

 

Professeure Danielle Darlan refuse cette confusion. Elle explique qu’elle a essayé de maintenir une ligne claire pendant son mandat : même quand une disposition constitutionnelle ne lui plaisait pas personnellement, elle devait l’appliquer. Parce que son travail n’était pas d’imposer ses préférences, mais de faire respecter ce que le peuple avait décidé à travers la Constitution.

 

« Ce n’est pas ma volonté que je dois appliquer, ni la volonté de quelqu’un d’autre, c’est la volonté du peuple », répète-t-elle. Cette phrase résume toute la différence entre un État de droit et un régime personnel. Dans le premier, les règles s’imposent à tous, y compris aux juges qui doivent parfois appliquer des textes qui ne correspondent pas à leurs opinions. Dans le second, les règles se plient aux caprices d’un seul.

 

Le contraste avec la situation actuelle est frappant. Aujourd’hui en Centrafrique, le peuple est devenu une abstraction. Sa volonté se résume à celle du président. Quand Touadéra veut vendre la nationalité en ligne, c’est présenté comme la volonté du peuple. Quand il modifie la Constitution pour supprimer la limitation des mandats, c’est encore la volonté du peuple. Quand il cède des terres pour un siècle à des investisseurs étrangers via la cryptomonnaie, c’est toujours la volonté du peuple.

 

Mais qui a vraiment demandé tout cela ? Qui a réclamé qu’on vende le pays sur internet ? Qui a supplié qu’on abandonne les terres de Bossangoa pour cent ans ? Personne. C’est la volonté d’un homme qui s’est substituée à celle de millions de Centrafricains.

 

Danielle Darlan a tenté de résister à cette dérive pendant son mandat. Elle a annulé la vente de la nationalité. Elle a rappelé que certaines décisions doivent passer par le Parlement, pas par les envies présidentielles. Elle a essayé de maintenir cette distinction entre la volonté légitime du peuple et les projets personnels du pouvoir.

 

Cette résistance lui a coûté cher. Des pressions, des menaces à peine voilées, des tentatives pour la faire « rentrer dans le rang ». Parce qu’un juge qui rappelle que le président n’est pas le peuple devient vite un problème pour ceux qui confondent les deux.

 

Son message reste d’une actualité brûlante. Tant que la Centrafrique n’aura pas compris que la volonté d’un seul homme n’est pas la volonté d’une nation, le pays continuera à tourner en rond. Les institutions ne retrouveront leur sens que le jour où elles cesseront de servir un individu pour redevenir ce qu’elles doivent être : des outils au service du peuple.

 

En attendant, les mots de Danielle Darlan résonnent comme un reproche et un espoir. Un reproche à ceux qui ont transformé la République en monarchie déguisée. Un espoir que d’autres, un jour, reprendront le flambeau et rappelleront cette vérité simple : dans une démocratie, personne ne peut prétendre incarner à lui seul la volonté de tout un peuple.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Zemio : le village Tabane incendié, des civils tués

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Zemio : le village Tabane incendié, des civils tués

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/les-soldats-faca-dans-le-village-de-koumboli-a-5-kilometres-de-zemio-au-sud-east-de-la-rca.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/les-soldats-faca-dans-le-village-de-koumboli-a-5-kilometres-de-zemio-au-sud-east-de-la-rca.jpg” alt=”Zemio : le village Tabane incendié, des civils tués” width=”300″ height=”172″ />
Les soldats FACA dans le village de Koumboli, à 5 kilomètres de Zémio, au sud-EAst de la RCA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Pendant que les membres de la plateforme religieuse cherchent des voies de sortie à la crise en cours, les mercenaires russes du groupe Wagner et les Forces armées centrafricaines (FACA) auraient, ce jeudi, mis le feu à des villages et tué des civils dans la préfecture du Haut-Mbomou.

 

Les faits rapportés concernent notamment les villages de Tabane, situés au pk 20 de l’axe Zemio-Rafaï, ainsi que la localité de Kpabou sur l’axe Mboki.

 

Ces actes, commis sur des populations civiles dans une région déjà meurtrie par des années d’instabilité, alimentent une colère profonde au sein des communautés locales. Des habitants et des observateurs s’interrogent ouvertement sur ce qu’ils décrivent comme un agenda du gouvernement centrafricain contre la préfecture du Haut-Mbomou.

 

Dans un message diffusé publiquement sur les réseaux sociaux, des voix locales ont exprimé leur refus de se laisser tromper ou manipuler : « Nous ne sommes pas des cons, nous observons tout et nous avons le dernier mot. Que personne ne vous trompe. » Une déclaration qui traduit une exaspération croissante face à des violences qui frappent des civils sans défense.

 

Cette situation remet sur la table la question de la responsabilité des forces déployées sur le terrain. Le partenariat entre Bangui et Wagner, régulièrement dénoncé par des organisations de défense des droits humains, continue de faire des victimes parmi les populations civiles en dehors des grands centres urbains.

 

La rédaction a pu confirmer ces informations. Une enquête approfondie reste nécessaire pour établir avec précision le bilan humain et les circonstances exactes de ces événements.

 

Par Éric Nzapa

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À Kaga-Bandoro , une mère empoisonne son fils de treize ans par jalousie

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À Kaga-Bandoro , une mère empoisonne son fils de treize ans par jalousie

 

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CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Dans la préfecture de la Nana-Gribizi, en République centrafricaine, un enfant de treize ans a perdu la vie de la main même de sa propre mère, dans des circonstances qui ont bouleversé toute la communauté.

 

Tout a commencé lundi dernier, quand la femme a reçu une information qui l’a profondément meurtrie : son mari aurait sorti avec une autre femme. Cette nouvelle, vraie ou non, a suffi à faire basculer quelque chose en elle. Ça tête commence à chauffer, et chauffe très grave.

 

Traumatisée par la colère et la douleur suite à cette nouvelle, elle n’a pas cherché à régler la situation avec son époux. Au lieu de cela, elle s’est retournée contre son propre enfant. Elle a récupéré du poison habituellement utilisé pour éliminer les rats dans la maison.

 

Elle a mêlé ce produit à un plat qu’elle a préparé elle-même, puis elle l’a servi à son enfant. Ce dernier a mangé sans se douter de rien. Peu de temps après, il s’est effondré et a rendu l’âme sur place.

 

Les autorités ont agi rapidement. La femme a été interpellée et conduite au commissariat de police de Kaga-Bandoro , où elle est actuellement gardée à vue en attendant la suite de la procédure judiciaire.

 

Ce qui rend l’affaire encore plus difficile à comprendre, c’est qu’elle porte encore dans ses bras un nourrisson de neuf mois, un bébé qu’elle allaite et dont elle a la charge.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Selon des informations recueillies par la rédaction du CNC, avant de commettre le crime, cette femme  a déclaré à son entourage qu’elle ne peut pas voir son enfant maltraité par une autre femme que son mari décide d’épouser. En plus, elle explique que pour un seul mari, elle ne peut pas faire de la rivalité avec une autre femme dans une même maison.

 

Par Justin Nganayousou

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Alors que la situation devient très critique à l’université de Bangui, le recteur, lui, prend son temps pour critiquer les universités privées. Quel délire ?

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Alors que la situation devient très critique à l’université de Bangui, le recteur, lui, prend son temps pour critiquer les universités privées. Quel délire ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/gerard-grezengue-recteur-de-l-universite-de-bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/gerard-grezengue-recteur-de-l-universite-de-bangui.jpg” alt=”Université de Bangui : écouter le délire du recteur Gérard Grezéngué qui parle  de stabilité du calendrier académique depuis 4 ans sur la RNL. Mais c’est de la folie pure ce mec” width=”300″ height=”233″ />
Gérard Grezéngué, recteur de l’université de Bangui

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le recteur de l’Université de Bangui, Gérard Grezéngué, admet que son institution ne parvient pas à contrôler les établissements privés d’enseignement supérieur. Cette reconnaissance arrive au moment où l’université publique elle-même traverse une crise de gouvernance avec les mêmes problèmes qu’il dénonce chez les autres.

 

Grezéngué pointe du doigt les instituts privés qui se multiplient sans supervision. Il parle de programmes non vérifiés, d’encadrants non qualifiés, de conditions d’enseignement non contrôlées. Mais ces mêmes situations existent à l’Université de Bangui. Dans tous les départements, le désordre règne. Les mémoires sont soutenus sans véritable encadrement ni contrôle de qualité. Avec le développement de l’intelligence artificielle, des étudiants rendent des travaux entièrement générés par des outils en ligne, sans que personne ne puisse ou ne veuille vérifier quoi que ce soit.

 

Le recteur dénonce les “frais de chambre” de 100 000 francs CFA dans les établissements privés, après quoi des enseignants rédigent eux-mêmes les mémoires pour les étudiants. Cette pratique, qu’il qualifie de scandaleuse chez les autres, existe pourtant dans sa propre université. Des enseignants vendent leurs services d’encadrement, rédigent des chapitres entiers pour des étudiants qui paient, et personne n’intervient. La différence, c’est que dans le privé on appelle cela des “frais de chambre”, et à l’université publique cela se fait de manière plus discrète, mais le résultat reste le même : l’argent remplace le travail académique.

 

Interrogé sur sa capacité à inspecter les établissements privés, le recteur invoque le manque de moyens. Il affirme que la direction académique ne dispose ni de la logistique, ni du personnel pour assurer cette mission. Cette excuse interroge quand on connaît les dépenses de l’université.

 

Chaque mois, des dizaines de millions de francs CFA partent en indemnités pour le rectorat : 800 000 francs pour le recteur, 600 000 pour le vice-recteur, 400 000 pour le secrétaire général, plus de 900 000 pour le contrôleur financier. À cela s’ajoutent les frais de repas, d’entretien des résidences, les salaires des chauffeurs, des domestiques et des gardiens personnels. Sur une année, ces dépenses dépassent plusieurs dizaines de millions de francs CFA, uniquement pour les avantages des dirigeants.

 

Mais pour contrôler une salle de soutenance, vérifier un mémoire, inspecter un établissement, le recteur dit qu’il n’y a pas de moyens. Il dépense des millions pour son propre confort et celui de ses collaborateurs, mais prétend ne pas pouvoir financer une simple mission de contrôle qui relève pourtant de sa responsabilité première.

 

Grezéngué admet qu’il ne dispose d’aucune statistique sur la fréquence des fraudes académiques. Il reconnaît qu’il n’existe pas de base de données sur le fonctionnement des établissements privés, ni même sur ce qui se passe dans son propre campus. Aucun rapport annuel, aucun plan de contrôle, aucun mécanisme de suivi. Cette absence de système ne concerne pas que les universités privées. À l’Université de Bangui, personne ne sait combien de mémoires ont été soutenus l’année dernière, combien ont été réellement encadrés, combien ont été plagiés, combien ont été achetés.

 

Cette situation montre une incompétence administrative profonde. Un recteur qui dirige une université depuis des années et qui ne dispose d’aucun outil pour mesurer, vérifier ou superviser quoi que ce soit. Il critique les dérives du secteur privé alors qu’il est incapable de dire ce qui se passe dans les amphithéâtres qu’il est censé diriger.

 

Le recteur annonce un renforcement des inspections en 2025. Aucun budget n’est précisé, aucun calendrier n’est donné, aucune feuille de route n’est présentée. Juste une promesse de plus dans une institution où les déclarations d’intention tiennent lieu de politique depuis des années.

 

L’Université de Bangui continue de fonctionner dans le désordre, sans contrôle interne, sans transparence, sans capacité de vérification. Avant de donner des leçons aux universités privées, le recteur devrait peut-être commencer par instaurer un minimum d’ordre dans sa propre maison. Mais cela supposerait de renoncer aux millions de francs CFA d’indemnités mensuelles pour financer des inspections réelles, des formations pour les enseignants, et un système de contrôle digne de ce nom.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Anselme Mbata….

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Centrafrique : Bangui refuse de renouveler le passeport d’Anicet Georges Dologuélé malgré une décision de justice, Arsène Elien et la PJLOD crient au scandale

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Bangui refuse de renouveler le passeport d’Anicet Georges Dologuélé malgré une décision de justice, Arsène Elien et la PJLOD crient au scandale

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/monsieur-arsene-elien-coordinateur-de-la-pjlod-photo-de-courtoisie.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/monsieur-arsene-elien-coordinateur-de-la-pjlod-photo-de-courtoisie.webp” alt=”Centrafrique : Bangui refuse de renouveler le passeport d’Anicet Georges Dologuélé malgré une décision de justice, Arsène Elien et la PJLOD crient au scandale Monsieur Arsène Élien, Coordinateur de la PJLOD. Photo de courtoisie” width=”400″ height=”450″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/monsieur-arsene-elien-coordinateur-de-la-pjlod-photo-de-courtoisie.webp 400w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/monsieur-arsene-elien-coordinateur-de-la-pjlod-photo-de-courtoisie-373×420.webp 373w” sizes=”auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px” />
Monsieur Arsène Élien, Coordinateur de la PJLOD. Photo de courtoisie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans un communiqué publié le 18 février 2026 à Bangui, Arsène Elien, Coordonnateur de la PJLOD, dénonce le refus du gouvernement de renouveler le passeport d’Anicet Georges Dologuélé.

 

Souvent, en Afrique, les rapports entre le pouvoir et l’opposition ont toujours emprunté des chemins difficiles. Mais ce qui vient de se produire en République Centrafricaine dépasse ce que l’on pouvait attendre d’un État qui se réclame de la démocratie et du respect des lois.

 

C’est dans ce contexte tendu qu’Arsène Elien, Coordonnateur de la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique, la PJLOD, a pris la plume le 18 février 2026 depuis Bangui. Dans un communiqué sans détour, il dénonce une décision des autorités centrafricaines qui, selon lui, bafoue à la fois la justice et les droits fondamentaux d’Anicet Georges Dologuélé.

 

Le fait reproché au gouvernement est simple dans sa forme, mais lourd dans ses conséquences : les autorités de Bangui ont refusé de renouveler le passeport d’Anicet Georges Dologuélé, et ce, en dépit d’une décision de justice ordonnant le contraire. Pour Arsène Elien, ce refus n’a rien d’un simple retard administratif, c’est un acte politique posé en pleine conscience.

 

Ce qui aggrave la situation aux yeux du Coordonnateur de la PJLOD, c’est que le pouvoir en place a choisi de passer outre une décision rendue par ses propres tribunaux. En agissant ainsi, Bangui envoie un message troublant : la justice centrafricaine ne vaut que lorsqu’elle sert les intérêts du gouvernement, et pas un jour de plus.

 

Arsène Elien rappelle dans son texte que le droit de circuler librement et de disposer de documents de voyage valides n’est pas une faveur accordée par les gouvernants. C’est un droit humain reconnu et protégé, que nul régime ne peut retirer à un citoyen au seul motif qu’il appartient à l’opposition.

 

En privant Anicet Georges Dologuélé de son passeport, le pouvoir centrafricain ne s’attaque pas seulement à un homme, estime le Coordonnateur de la PJLOD. Il s’attaque à un principe : celui selon lequel tous les citoyens sont égaux devant la loi, quelle que soit leur couleur politique ou leur position vis-à-vis du gouvernement en place.

 

Arsène Elien va plus loin en qualifiant cette décision de manœuvre visant à réduire au silence les voix discordantes et à limiter la capacité de l’opposition à s’exprimer et à se mouvoir librement. La PJLOD y voit une tentative de confiner Anicet Georges Dologuélé dans un espace où son influence serait mécaniquement réduite.

 

Face à cette situation, le Coordonnateur de la PJLOD appelle les autorités compétentes à se conformer sans délai aux décisions rendues par la justice centrafricaine. Arsène Elien insiste sur le fait que l’État de droit n’est pas un slogan que l’on sort lors des discours officiels, c’est une obligation quotidienne que le pouvoir doit honorer envers chaque citoyen.

 

Par Anselme Mbata

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Quand les Centrafricains sont exclus des bénéfices de leur propre mission de paix

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Quand les Centrafricains sont exclus des bénéfices de leur propre mission de paix

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Valentine-Rugwabiza.jpg” data-wpel-link=”internal”>UNOPS-Centrafrique : Six ans de fraude sur les salaires, la MINUSCA légalise maintenant le vol
Madame Valentine Rugwabiza, Représentante du Secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, cheffe de la Minusca

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La MINUSCA enrichit ses réseaux internes pendant que la population centrafricaine reste marginalisée.

 

Une mission de

stabilisation de plusieurs milliards de dollars opère depuis plus de 11 ans en République centrafricaine. Les Centrafricains attendent toujours de voir les premiers bénéfices de cette présence massive. Pendant ce temps, un système bien structuré et discret redistribue ces ressources vers des circuits parallèles qui échappent totalement à la population centrafricaine.

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes dans cette économie à deux vitesses. Un expatrié de la MINUSCA gagne vingt fois plus qu’un journalier centrafricain pour le même nombre d’heures de travail. Cette disproportion ne relève pas du hasard mais d’une politique délibérée qui maintient les centrafricains dans des positions subalternes. Les postes à responsabilité restent fermés aux Centrafricains, même les plus qualifiés.

 

Le système de rémunération des journaliers dévoile l’ampleur du détournement. Sur un salaire officiel de 36 250 francs CFA, le travailleur ne touche que 20 000 francs. Les 16 250 francs restants disparaissent dans les poches d’intermédiaires qui n’ont jamais tenu une pelle ou porté un sac de ciment. Multiplié par des centaines d’employés sur plusieurs années, ce mécanisme génère des fortunes considérables.

 

Ces travailleurs évoluent dans une précarité organisée. Aucun contrat stable, aucune protection sociale, aucune prise en charge médicale en cas d’accident. Quand ils protestent contre leurs conditions, ils sont licenciés sous prétexte de restrictions budgétaires fictives. Les plaintes déposées depuis 2023 s’accumulent dans les tiroirs sans jamais aboutir à des sanctions.

 

La logistique suit la même logique prédatrice. Les matériaux de construction destinés aux projets communautaires :  ciment, tôles, générateurs,  alimentent discrètement les marchés informels de Bangui. Ces biens, introuvables dans les bases de données officielles, financent des projets privés au lieu de servir la reconstruction. Des responsables créent leurs propres entreprises pour capter les marchés de la mission, en violation des règles onusiennes.

 

Cette économie parallèle prospère sur la misère centrafricaine. Pendant que les populations manquent d’infrastructures de base, les ressources censées les aider enrichissent un petit cercle de privilégiés. Les bénéfices de la stabilisation profitent à tous sauf aux principaux intéressés : les Centrafricains eux-mêmes.

 

L’ironie de la situation frappe par sa brutalité. Une mission financée internationalement pour sortir le pays de la crise devient un facteur d’appauvrissement supplémentaire. Les Centrafricains financent indirectement, par leurs impôts et taxes, une structure qui les exclut systématiquement des retombées économiques.

 

Cette captation des bénéfices dépasse la simple corruption. Elle transforme une mission humanitaire en entreprise d’extraction de richesses. Les Centrafricains assistent, impuissants, à cette spoliation organisée de leurs propres ressources de développement.

 

Seule une refonte complète des mécanismes de recrutement et de gestion pourrait inverser cette tendance. La MINUSCA doit redevenir ce qu’elle prétend être : un instrument au service des Centrafricains, pas une machine à enrichir ceux qui détournent sa mission première….

 

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Dmitri Podolsky, conseiller russe du président Touadéra, attaque Corbeau News à la télévision de propagande russe RT

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Dmitri Podolsky, conseiller russe du président Touadéra, attaque Corbeau News à la télévision de propagande russe RT

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un mercenaire russe devenu conseiller du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra vient de citer nommément Corbeau News sur RT, la chaîne de propagande officielle de Moscou.

 

Personne ne s’attendait à entendre le nom de Corbeau News-Centrafrique  sortir de la bouche d’un conseiller russe à la présidence centrafricaine, sur une chaîne diffusée depuis Moscou. Et pourtant, c’est exactement ce qui s’est produit il y’a quelques jours, quand Dmitri Podolsky a accordé une interview à RT, devant des millions de téléspectateurs russes.

 

Ce jour-là, interrogé sur les critiques venant de l’extérieur, Podolsky n’a pas hésité. Il a cité Corbeau News nommément, en l’associant au Canada et à la France, comme si ce journal centrafricain était un outil fabriqué quelque part en Occident pour nuire à la Russie.

 

Or Corbeau News n’a jamais été une publication étrangère. C’est un journal centrafricain, nourri de témoignages nationaux, de voix ramassées sur le terrain en République Centrafricaine. En le collant à une étiquette occidentale, Podolsky espérait couper ce média de sa propre communauté des lecteurs, sans jamais contredire un seul fait publié.

 

Et c’est là que son discours se retourne contre lui. Car dans la propagande, quand on ne peut pas prouver qu’une information est fausse, on attaque celui qui la publie. Podolsky a utilisé le mot « daube » pour qualifier les articles de Corbeau News, un terme argotique signifiant quelque chose de nul, sans valeur aucune.

 

Mais si Corbeau News était vraiment sans importance, pourquoi le nommer devant la caméra la plus puissante et la plus vue de Russie ? Cette question reste sans réponse logique, et c’est précisément cette absence de logique qui dit tout. Un homme qui méprise un journal n’a pas besoin de le mentionner en public.

 

Corbeau News a documenté pendant des années les activités du groupe Wagner en RCA, ses massacres dans des villages comme Kpabou, Zemio, Bambouti, Bossangoa  et Aïgbado, ses pillages dans les zones minières, ses violences contre des populations civiles que personne d’autre ne regardait. Ces enquêtes ont été confirmées par des rapports des Nations Unies et de Human Rights Watch.

 

Podolsky, lui, n’a jamais produit un seul document pour contredire ces faits. Il a seulement produit du mépris verbal, depuis un plateau de télévision moscovite, à des milliers de kilomètres des villages centrafricains où ses hommes ont opéré.

 

Ce qui aggrave encore la situation, c’est le poste qu’il occupe aujourd’hui. Nommé conseiller à la présidence centrafricaine, Podolsky rejoint une cohorte de vingt à trente ressortissants russes gravitant autour du pouvoir à Bangui sous le même titre de « conseiller ». Vingt à trente hommes qui conseillent un président africain depuis Moscou.

 

C’est dans ce cadre précis qu’il faut replacer l’attaque contre Corbeau News. Ce n’est pas un individu irrité qui parle sous le coup de l’émotion. C’est un maillon d’un dispositif construit, qui a reçu pour mission de discréditer toute voix capable de documenter ce que Wagner fait sur le sol centrafricain.

 

Nommer Corbeau News sur RT, c’est lui offrir malgré tout une reconnaissance que toute la machine russe voulait lui refuser. Car les médias qu’on ne craint pas, on ne les cite pas sur une chaîne d’État devant des millions de personnes.

 

Podolsky a été blessé en Ukraine avant d’arriver en Centrafrique. Il a troqué les armes de guerre contre les mots de la propagande, mais le but reste le même : occuper un territoire, en écarter ceux qui dérangent, et maintenir un récit favorable à Moscou sur tout ce qui se passe en RCA.

 

Ce que Podolsky n’a visiblement pas mesuré ce soir-là, c’est qu’en prononçant le nom de Corbeau News devant RT, il a fait exactement le contraire de ce qu’il cherchait.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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 « Le Président Touadéra redore le blason de la RCA » : Balalou nous prend pour des fous

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 « Le Président Touadéra redore le blason de la RCA » : Balalou nous prend pour des fous

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/l-un-des-chefs-de-wagner-en-Centrafrique-monsieur-denis-conseiller-de-touadera-conseiller-a-la-presidence-iici-a-l-aeroport-avec-le-dictateur-de-bangui.webp” data-wpel-link=”internal”> « Le Président Touadéra redore le blason de la RCA » : Balalou nous prend pour des fous
L’un des chefs de Wagner en Centrafrique, monsieur Denis, conseiller de Touadera, conseiller à la Présidence. Iici, à l’aéroport avec le dictateur de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 9 février 2026, Maxime Balalou a encore frappé. Selon lui, « le Président de la République a redoré le blason de notre pays » et la RCA est devenue un « acteur crédible et fréquentable sur la scène internationale ». Il affirme que « notre pays assume désormais une place importante dans la construction des solutions globales ».

 

Vraiment ? Un pays qui dépend des mercenaires russes, emprisonne ses opposants, truque ses élections et ne peut même pas alimenter sa capitale en électricité serait devenu « crédible » ?

 

C’est du délire. Ou plutôt, c’est du Balalou : le grand maître de la mythomanie d’État.

 

Un “acteur crédible” ? La réalité des violations des droits humains

 

Le Secrétaire général de l’ONU a dénoncé une augmentation de 28% des violations des droits de l’homme au cours des quatre derniers mois. Human Rights Watch a documenté des interdictions de manifestations pacifiques et l’arrestation de défenseurs des droits humains le 26 juin 2025.

 

Les faits que Balalou “oublie” :

 

– Un journaliste arrêté en mai 2025 pour un article sur Bozizé

– Des manifestations pacifiques interdites et réprimées

– Une loi sur la presse visant à museler les médias

– L’emprisonnement de leaders d’opposition malgré leur immunité parlementaire

 

Le référendum truqué de 2023 : Touadéra a supprimé les limites de mandats après avoir remplacé la chef de la Cour constitutionnelle qui jugeait l’opération illégale. Résultat : 95,3% de “oui” grâce à la sécurité assurée par Wagner.

 

Les élections frauduleuses du 28 décembre 2025 : Touadéra “réélu” avec 76,15%, l’opposition dénonce des fraudes massives. Contexte : opposants emprisonnés, rassemblements interdits, presse muselée.

 

Voilà l’“acteur crédible” : un régime qui arrête, musèle et truque.

 

La vraie “diplomatie” : 60% du budget national pour les mercenaires russes

 

En 2025, la Russie exige 15 millions de dollars par mois (180 millions $ par an) en cash pour Africa Corps.

 

Le calcul qui tue :

 

– Budget national RCA : 300 millions $

– Coût Africa Corps : 180 millions $ /an

– = 60% du budget part à Moscou

 

Pendant ce temps : salaires d’enseignants contractuels de la banque mondiale impayés, dispensaires sans médicaments, routes en ruine, population dans la misère.

 

Le contrat officialise la perte de souveraineté. Les décisions militaires émanent du ministère russe de la Défense, pas de Bangui. L’exploitation minière échappe au contrôle de l’État. Les mines d’or alimentent directement les circuits russes.

 

Voilà la vraie “diplomatie d’influence” : transformer la RCA en protectorat russe où Bangui n’a plus aucun pouvoir.

 

Le Caucus Africain de Bangui : une vitrine d’une semaine

 

Oui, Bangui a accueilli le Caucus Africain du FMI en juillet 2025. Environ 300 participants, ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales.

 

Et alors ?

 

– Cela a changé quoi pour les Centrafricains ? Rien.

– Fin des coupures d’électricité ? Non.

– Retour des bailleurs de fonds ? Non.

– Fin de la répression ? Non.

 

Une vitrine de quelques jours ne fait pas d’un État autoritaire un “hub africain”. La Corée du Nord organise bien des sommets. Cela n’en fait pas un État démocratique.

 

La RCA, “arbitre africain” ? La blague du siècle

 

Balalou affirme que « notre pays a retrouvé sa lettre de noblesse et de plus en plus la voix de l’arbitre africain ».

 

Un pays qui :

 

– Est classé parmi les plus pauvres au monde

– A 54 ans d’espérance de vie

– Ne peut alimenter sa capitale en électricité

– Dépend à 60% de l’aide humanitaire

– Tout le territoire contrôlé par des mercenaires russes

– Truque ses élections (95% aux référendums)

– Emprisonne ses opposants

– Musèle sa presse

 

Ce pays serait un “arbitre africain” ?

 

C’est la blague du siècle.

 

Balalou insulte toute l’Afrique centrale

 

Balalou déclare : « Aujourd’hui, l’Afrique centrale est fréquentable. »

 

Pardon ? Cette phrase insinue que l’Afrique centrale ne l’était pas avant Touadéra.

 

C’est une insulte au Cameroun, au Gabon, au Congo-Brazzaville, au Tchad, à la RDC.

 

Et c’est la RCA de Touadéra — le pays le plus pauvre, le plus instable, le plus dépendant — qui rendrait la région “fréquentable” ?

 

Balalou ne vit pas sur la même planète.

 

Personne n’est dupe

 

Balalou peut continuer ses conférences de presse. Il peut débiter ses mensonges sur le “blason redoré” et la “diplomatie d’influence”.

 

Nous ne sommes pas dupes.

 

La RCA n’est pas un “hub africain”. Elle n’est pas un “acteur crédible”. Elle n’a pas “retrouvé sa lettre de noblesse”.

 

La RCA est un État failli, sous tutelle russe, dirigé par un régime qui truque ses élections, emprisonne ses opposants, musèle sa presse, et livre ses ressources à des mercenaires.

 

Touadéra n’a pas “redoré le blason” de la RCA. Il l’a définitivement sali.

 

Maxime Balalou n’est pas un porte-parole. C’est un mythomane professionnel payé pour mentir.

 

Monsieur Balalou, vous pouvez continuer à raconter vos histoires. Mais sachez une chose : personne ne vous croit. Plus personne.

 

Le roi est nu. Et votre propagande ne peut plus masquer cette vérité.

 

Par Alain Nzilo

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Fidel Gouandjika : l’ingénieur de la fraude électorale raconte ses méthodes de trucage en direct sur Facebook

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Fidel Gouandjika : l’ingénieur de la fraude électorale raconte ses méthodes de trucage en direct sur Facebook

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Fidele-Gouandjika-haut-cadre-de-KNK-reconverti-en-MCU-apres-la-chute-de-Bozize.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Fidele-Gouandjika-haut-cadre-de-KNK-reconverti-en-MCU-apres-la-chute-de-Bozize.jpg” alt=”Fidel Gouandjika : l’ingénieur de la fraude électorale raconte ses méthodes de trucage en direct sur Facebook” width=”300″ height=”197″ />
Fidele Gouandjika, haut cadre de KNK reconverti en MCU apres la chute de Bozize

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Fidel Gouandjika, actuel ministre conseiller à la présidence de la République au côté du dictateur Faustin-Archange Touadera,  raconte, sans gêne sur Facebook,  comment il truquait les élections à l’époque sous François Bozizé, démontrant involontairement point par point les techniques qu’il vient de réutiliser en décembre 2025 pour Touadéra afin d’instaurer une nouvelle dictature au pays de Boganda.

 

Le conseiller à la présidence s’est livré à une confession stupéfiante lors d’un direct Facebook. Cet homme, qui gravite dans les cercles du pouvoir depuis 2005, a raconté avec une franchise désarmante les mécanismes de manipulation électorale qu’il a lui-même mis en place. Son récit détaille comment, sous le régime de François Bozizé, l’équipe présidentielle a organisé le vol des scrutins de 2011.

 

Ce qui rend ces aveux inquiétant, c’est leur ressemblance frappante avec les événements actuels. Gouandjika explique d’emblée l’objectif recherché à l’époque : obtenir une assemblée monocolore pour modifier la constitution. “Nous voulons que tous les députés à l’Assemblée nationale soient des députés du parti KNK”, affirme-t-il, décrivant exactement le résultat obtenu par Touadéra en décembre 2025.

 

La stratégie s’appuyait alors sur une disposition légale qui bloque les transfuges. Tout député élu sous une étiquette politique et qui rejoint ensuite le camp présidentiel perd automatiquement son mandat. Cette règle empêchait le pouvoir de bâtir une majorité par ralliements successifs, obligeant à truquer directement le scrutin.

 

Gouandjika raconte alors comment l’équipe présidentielle a décidé de manipuler le scrutin de 2011 pour s’assurer une victoire écrasante. L’opposition boycotte ces élections, ce qui facilite grandement la manœuvre, exactement comme elle vient de le faire en décembre 2025. Le parallèle devient troublant lorsqu’on compare les deux situations.

 

Le conseiller décrit ensuite une opération de nominations familiales grotesque. “C’était les députés que nous avons nommés seulement”, dit-il en évoquant les épouses, les enfants, les belles-mères du président François Bozizé. Tous deviennent députés du jour au lendemain, transformant l’assemblée en réunion de famille présidentielle.

 

Malgré ce verrouillage, quelques partis d’opposition acceptent de participer au scrutin, moyennant rémunération. Gouandjika cite notamment Tola du parti RDC dans le troisième arrondissement. “Nous lui avons donné des moyens pour qu’il gagne là-bas et puis qu’il soit député de l’opposition à l’Assemblée nationale”, raconte-t-il avec une désinvolture glaçante.

 

La même tentative avec Boukanga à Yaloké échoue, mais Tola parvient à décrocher un siège. Ce député d’opposition acheté sert de caution démocratique à une manipulation électorale de grande ampleur. L’apparence d’un pluralisme politique masque ainsi une prise de contrôle totale du parlement.

 

Le résultat final dépasse toutes les espérances de l’équipe présidentielle. Sur 109 députés, 105 appartiennent au parti KNK. Gouandjika mentionne Gon Baba , élu sous l’étiquette de son parti minuscule PAD, et quelques autres satellites rachetés après coup pour compléter le tableau.

 

“Tout était orange à l’image du parti KNK”, se félicite-t-il. Ce parlement monocolore ouvre la voie à la modification constitutionnelle tant désirée par Bozizé. L’assemblée devient un simple instrument aux mains du président, incapable de jouer son rôle de contre-pouvoir.

 

Le conseiller énumère ensuite les acteurs de cette opération frauduleuse. Le président Bozizé, Gaoumbalé qui présidait l’assemblée, le ministre de la justice Firmin Feindiro, et lui-même. “Même moi là, moi également j’étais dedans. Mais c’est pas un secret”, lance-t-il avec une franchise troublante.

 

Cette transparence contraste avec l’habitude des responsables politiques de nier toute irrégularité. Gouandjika assume pleinement son rôle dans la mise en place d’un système antidémocratique. Il décrit ensuite la campagne de communication qui accompagne la réforme constitutionnelle envisagée.

 

L’équipe présidentielle prépare l’opinion publique par une propagande radio intensive. “Nous avons commencé à dire que non, la constitution n’est pas une Bible”, explique-t-il. Le message martelé vise à installer l’idée qu’une constitution peut être modifiée à volonté selon les besoins du pouvoir.

 

Cette propagande repose sur des arguments mensongers, comme l’admet Gouandjika lui-même. “Nous avons dit des mensonges, pour que nous, vraiment c’était terrible”, confie-t-il avant de mentionner une rencontre avec un dénommé Sam, un Chinois dont le rôle reste flou. La manipulation de l’opinion publique complète le dispositif de fraude électorale.

 

Le parcours de Gouandjika éclaire sa position actuelle auprès du président Touadéra. En 2005, il devient directeur de campagne de Bozizé au second tour des élections présidentielles. Ce changement de fonction entre les deux tours intrigue et révèle déjà ses compétences particulières.

 

Gouandjika apporte alors son expertise en informatique pour truquer les résultats. La substitution d’urnes et l’utilisation de faux logiciels font partie de son arsenal technique. Cette compétence lui vaut d’être rappelé en 2011 pour organiser la fraude à grande échelle dont il vient de se vanter.

 

Bozizé le garde précieusement pour ses talents de faussaire électoral. Après la parenthèse Démafouth durant la transition de 2014-2016, Gouandjika refait surface en 2020. Touadéra, qui a besoin des mêmes services, le récupère comme conseiller à la présidence pour reproduire les méthodes éprouvées.

 

La réapparition de Gouandjika en 2025 s’inscrit dans cette logique implacable. Ingénieur en télécommunications et informatique, il possède les connaissances nécessaires pour manipuler les systèmes de vote électronique. Ses déclarations publiques sur sa volonté de rester à la présidence jusqu’à la vieillesse prennent alors un sens particulier.

 

Il se projette dans la durée parce qu’il sait comment garantir la victoire électorale de son camp. Les résultats de décembre 2025 confirment que ses méthodes fonctionnent toujours aussi bien. L’assemblée monocolore obtenue par Touadéra ressemble trait pour trait à celle obtenue par Bozizé en 2011.

 

Ce criminel électoral revient toujours sur les lieux de ses méfaits. Attiré par l’opportunité de répéter ses exploits passés, il reproduit les mêmes schémas avec une régularité de métronome. Les journalistes centrafricains devraient s’intéresser davantage à ce personnage qui incarne le problème démocratique du pays.

 

Gouandjika représente mieux que n’importe quel autre acteur politique les dérives du système. Ses aveux publics fournissent une matière première exceptionnelle pour documenter ces dérives. Pourtant, rares sont les médias qui creusent vraiment ce sujet, préférant se concentrer sur des questions moins compromettantes.

 

Le conseiller décrit publiquement les techniques qu’il vient manifestement de réutiliser. Sans jamais mentionner explicitement le régime Touadéra, il dévoile un mode opératoire qui correspond exactement aux résultats récents. L’opposition boycotte, le parti présidentiel rafle tous les sièges, l’assemblée devient monocolore.

 

Gouandjika raconte 2011 mais tout le monde reconnaît 2025 dans son récit. Cette similitude parfaite entre les deux situations n’est évidemment pas le fruit du hasard. Elle témoigne de l’application méthodique des mêmes recettes frauduleuses à quinze ans d’intervalle​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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CENTRAFRIQUE : Le “Fonds minier”, créé par Touadera, est la nouvelle machine à cash pour financer Africa corp en RCA

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CENTRAFRIQUE : Le “Fonds minier”, créé par Touadera, est la nouvelle machine à cash pour financer Africa corp en RCA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/ruffin-benam-beltoungou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/ruffin-benam-beltoungou.jpg” alt=”CENTRAFRIQUE : Le “Fonds minier”, créé par Touadera, est la nouvelle machine à cash pour financer Africa corp en RCA” width=”300″ height=”200″ />
Rufin Benam Beltoungou, ministre centrafricain des Mines et de la géologie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un nouveau fonds, une nouvelle promesse, mais toujours la même destination des milliards : le financement des milices russes en Centrafrique. Le Conseil des ministres a officialisé jeudi la création du Fonds minier, présenté comme un outil de développement, mais qui pourrait n’être qu’un énième mécanisme de pompage pour satisfaire l’appétit financier de Moscou.

 

De Wagner à Africa corp : une facture qui explose

Le changement de nom n’a rien changé à la réalité : les mercenaires russes coûtent une fortune au Trésor centrafricain. Avec Wagner, c’était déjà 400 millions de francs CFA par semaine rien que pour le carburant et la logistique quotidienne. Mais depuis que Vladimir Poutine a imposé le remplacement de Wagner par Africa corp, la facture a explosé : 10 milliards de francs CFA par mois, soit 120 milliards par an.

 

Une somme astronomique confirmée par plusieurs médias internationaux, dont Africa intelligence et la RFI et d’autres organes de presse qui ont révélé l’ampleur de cet accord. Le dictateur Faustin-Archange Touadera, coincé entre sa dépendance à Moscou et les exigences financières impossibles à tenir, a même été contraint de quémander des fonds auprès de pays arabes du Golfe pour boucler cette facture.

 

Quand les taxes “de développement” financent les Russes

La taxe sur les transactions financières numériques ? Prétendument destinée à “réhabiliter et équiper les hôpitaux”. Résultat, près de deux ans après : aucun hôpital réhabilité, aucun équipement visible. Les milliards ont tout simplement servi à payer Wagner.

 

La taxe sur la téléphonie mobile? Même scénario. Les recharges téléphoniques ? Idem. À chaque fois, le discours officiel parle de développement, d’industrialisation, de services publics. Mais dans les faits, ces taxes ont toutes le même objectif : remplir les caisses pour honorer le contrat russe.

 

Lorsque le FMI et la Banque mondiale ont découvert le pot aux roses et commencé à poser des questions embarrassantes sur la destination réelle de ces fonds, le gouvernement a changé de tactique. Exit la transparence, place aux fonds “autonomes” aux contours flous.

 

Le Fonds minier : une nouvelle porte dérobée

C’est là qu’intervient ce nouveau Fonds minier. Officiellement : “recherche géologique, formation, développement local, fermeture de sites artisanaux”. Dans les faits : une nouvelle structure opaque, placée sous tutelle du ministère des Mines, avec un conseil d’administration restreint et aucun mécanisme de contrôle transparent précisé.

 

Ce fonds ouvre plusieurs portes pour récupérer de l’argent : prélèvements sur la production minière, taxes déguisées, redevances diverses. Autant de canaux qui permettront de collecter des milliards supplémentaires, loin des radars de la Banque mondiale et du FMI, pour continuer à financer Africa corp.

 

Poutine veut Africa corp, Touadéra veut garder Wagner

Le paradoxe est total : Vladimir Poutine pousse pour qu’Africa corp remplace définitivement Wagner, mais le président Touadéra hésite, attaché à ses “partenaires” historiques. Résultat : les deux structures coexistent sur le terrain, et la facture double.

 

Les Centrafricains, eux, paient. Ils paient des taxes sur tout, voient leurs services publics se dégrader, leurs hôpitaux rester dans l’état, leurs routes se détériorer. Pendant ce temps, les milliards s’envolent vers Moscou, mois après mois.

 

Un peuple otage d’un deal dont il ne voit pas la couleur

Le Fonds minier attend désormais la signature présidentielle pour entrer en vigueur. Mais les Centrafricains savent déjà ce qui les attend : encore des prélèvements, encore des promesses creuses, et toujours aucune trace des “milliards du développement” dans leur quotidien.

 

La question n’est plus de savoir si ce fonds servira à autre chose qu’à financer les Russes. La question est de savoir combien de temps encore le peuple centrafricain acceptera de payer pour un accord qui ne profite qu’à une poignée de dirigeants et à des mercenaires étrangers.

 

Par Anselme Mbata

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Le clepto-mythomane Balalou qualifie de “rebelles” les miliciens que Wagner a formés et armés et intégrer dans l’armée nationale

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Le clepto-mythomane Balalou qualifie de “rebelles” les miliciens que Wagner a formés et armés et intégrer dans l’armée nationale

 

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Les miliciens Azandé pendant leur formation par les mercenaires russes de la société Wagner

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 9 février 2026, le clepto-mythomane Maxime Balalou a franchi un nouveau cap dans la propagande d’État. Selon lui, les miliciens Azandé Ani Kpi Gbé (AAKG) sont désormais « une rébellion contre l’État » et doivent « déposer les armes ». Il les accuse d’avoir « pris un mauvais chemin » et menace : « Ils sont dehors de la loi et vous connaissez le sort de ceux qui sont dehors de la loi. »

 

La réalité ? Ces mêmes miliciens ont été recrutés, formés et armés par le régime de Touadéra et Wagner en 2024 pour combattre les rebelles de l’UPC. C’est Wagner qui les a ensuite trahis, désarmés de force et poussés à la révolte.

 

Cette guerre est une création du régime et de ses maîtres russes. Et maintenant, ils accusent leurs propres créatures d’être des “rebelles”.

 

2024 : Wagner et Touadéra recrutent les AAKG

 

En 2023, de jeunes Azandé créent la milice AAKG pour se défendre contre l’UPC. Le régime et Wagner y voient une opportunité.

 

Mai 2024 : 200 combattants AAKG intégrés dans l’armée. Formés par Wagner, armés par Wagner, déployés sous commandement russe contre l’UPC, le 3R, le FPRC, le PRNC.

 

Dimitri Sytyi, chef de Wagner, obtient l’accord de Touadéra pour les former et les intégrer.

 

Pendant des mois, ces miliciens sont les héros du régime.

 

2025 : Wagner les trahit et tente de les désarmer

 

Début 2025 : Wagner arrête trois chefs AAKG après une attaque contre des Peul. Les relations se dégradent : maltraitances, arrestations arbitraires, stigmatisation ethnique.

 

3  avril 2025 : Wagner tente de désarmer de force les AAKG à Zémio. Affrontement.

 

4 mai 2025 : Les AAKG contre-attaquent. Ils tuent deux soldats FACA, un policier, un gendarme et des mercenaires. La guerre commence.

 

Mai 2025 : Wagner désarme les AAKG intégrés dans l’armée.

 

Le 10 mai 2025, pendant que Zémio brûle, Touadéra danse à Bangui sur des rythmes azandé.

 

Le clepto-mythomane Balalou inverse tout

 

Maintenant que la situation a dégénéré en guerre ouverte, le clepto-mythomane Balalou ose qualifier les AAKG de « rébellion » et les accuser d’avoir « pris un mauvais chemin ».

 

C’est une inversion totale de la réalité.

 

Qui a recruté les AAKG ? → Touadéra et Wagner.

Qui les a formés ? → Wagner.

Qui les a armés ? → Wagner.

Qui les a utilisés contre l’UPC ? → Touadéra et Wagner.

Qui les a ensuite trahis ? → Wagner.

Qui a tenté de les désarmer de force ? → Wagner.

Qui a déclenché les affrontements du 30 avril ? → Wagner.

 

Et maintenant, c’est le régime qui les traite de “rebelles” et exige qu’ils “déposent les armes” ?

 

C’est de la criminalité politique pure. C’est de la sauvagerie.

 

Un régime poupée russe

 

Le clepto-mythomane Balalou parle de « gouvernement ». Quel gouvernement ?

 

Wagner a recruté les AAKG → Touadéra a obéi Wagner les a formés → Touadéra a obéi Wagner les a trahis → Touadéra a obéi Wagner a voulu les désarmer → Touadéra a obéi

 

Selon l’ONU, 10 000 personnes ont fui. Des villages vidés. Des massacres documentés.

 

Pendant ce temps, le clepto-mythomane parle de “retour à la raison”.

 

Le clepto-mythomane Balalou s’est trahi : « Si les Alliés russes les empêchent de dormir, c’est parce qu’eux-mêmes empêchent leurs compatriotes de dormir. »

 

Wagner fait ce qu’il veut en RCA, et le régime justifie tout. C’est de la vassalisation pure.

 

Balalou devrait avoir honte

 

Le clepto-mythomane Maxime Balalou peut continuer à débiter sa propagande. Il peut qualifier les AAKG de « rebelles ». Il peut exiger qu’ils « déposent les armes ». Il peut menacer de les « libérer du joug ».

 

Mais nous connaissons la vérité :

 

  1. Ces miliciens ont été recrutés, formés et armés par Wagner et Touadéra 1. Ils ont combattu pour le régime contre l’UPC pendant des mois 1. Wagner les a trahis, maltraités et tenté de les désarmer de force 1. Ils se sont défendus contre une agression russe 1. Le régime les traite maintenant de “rebelles” pour masquer sa propre responsabilité

 

C’est de la criminalité politique. C’est de la sauvagerie. C’est de la pure propagande.

 

Le peuple azandé souffre. 10 000 personnes ont fui. Des villages sont détruits. Des civils sont massacrés. Et pendant ce temps, le clepto-mythomane Balalou joue avec les mots pour dédouaner Wagner et Touadéra.

 

Monsieur Balalou, vous devriez avoir honte. Profondément honte.

 

Par Alain Nzilo

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IMC est une entreprise chinoise, c’est à moi de décider qui je dois employer ou non, affirme un patron chinois du site de Gomon aux employés centrafricains

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IMC est une entreprise chinoise, c’est à moi de décider qui je dois employer ou non, affirme un patron chinois du site de Gomon aux employés centrafricains

 

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L’exploitant chinois avec son arme de guerre sur lui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les employés centrafricains du site minier chinois de l’IMC de Gomon expriment leur indignation après le licenciement de plusieurs compatriotes, aussitôt remplacés par des travailleurs illégaux camerounais.

 

L’affaire a éclaté il y a quelques jours sur le site minier de Gomon, situé à vingt kilomètres de Yaloké, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko. Des dizaines de Camerounais sont arrivés pour travailler au sein d’IMC, l’Industrie Minière Centrafricaine, une entreprise détenue par des intérêts chinois. Cette arrivée massive a immédiatement déclenché une vague de protestations parmi les ouvriers centrafricains.

 

De nombreux travailleurs centrafricains ont été licenciés sans explication valable, puis remplacés par ces nouveaux venus. La préférence des dirigeants chinois pour la main-d’œuvre camerounaise ne date pas d’hier, mais cette fois, l’ampleur du phénomène choque profondément. Les employés centrafricains se demandent pourquoi ils sont ainsi écartés de leur propre territoire.

 

Cette situation devient d’autant plus incompréhensible que des Centrafricains demandent du travail depuis des semaines, parfois des mois. Pourtant, l’entreprise continue de recruter ailleurs, au-delà des frontières, ignorant complètement les candidatures nationales. Aujourd’hui, plus de trois quarts des employés du site sont camerounais, une proportion qui provoque l’indignation des populations riveraines.

 

Les travailleurs centrafricains expriment leur colère ouvertement, ne comprenant pas cette logique de recrutement. Ils constatent que leurs compatriotes sont méthodiquement écartés alors que des étrangers arrivent sans même posséder les autorisations de travail nécessaires. Beaucoup de ces Camerounais opèrent dans l’illégalité, sans papiers en règle, ce qui aggrave le sentiment d’injustice.

 

Face à ces protestations grandissantes, l’adjoint au chef de l’entreprise, un responsable chinois, a décidé de répondre. Selon lui, IMC demeure une société chinoise et il revendique le droit d’embaucher qui bon lui semble, sans contrainte ni pression. Les Centrafricains, dit-il clairement, n’ont pas à lui dicter sa politique de recrutement ni à s’immiscer dans ses choix.

 

Cette déclaration a provoqué une onde de choc parmi les employés centrafricains. Ils se demandent désormais s’ils sont encore chez eux, dans leur propre pays, ou si les règles ont changé sans qu’ils en soient informés. Certains s’interrogent sur l’engagement réel de la septième République à défendre leurs intérêts économiques face aux entreprises étrangères.

 

La situation devient encore plus trouble lorsque l’inspection du travail annonce sa venue sur le site. À chaque contrôle prévu, les Camerounais disparaissent subitement, cachés quelque part dans les environs par des complices de l’armée nationale. Les inspecteurs ne trouvent alors que les employés en règle, donnant l’impression trompeuse que tout fonctionne normalement.

 

Ce stratagème ne s’arrête pas aux ouvriers camerounais. Une vingtaine de Chinois travaillent également sur le site, la plupart arrivés via le Cameroun sans passer par les procédures officielles. Lors des inspections, ces derniers prétendent avoir oublié leurs documents à Bangui, alors qu’ils n’ont jamais mis les pieds dans la capitale centrafricaine.

 

Cette comédie administrative fonctionne grâce à des complicités centrafricaines solidement établies. Des militaires centrafricains participent activement à ces manœuvres, cachant les travailleurs clandestins dès qu’un contrôle se profile à l’horizon. Ils conduisent même parfois les Chinois depuis la frontière, leur évitant ainsi tous les postes de vérification habituels.

 

Les soldats escortent les véhicules, facilitent les passages aux barrières et garantissent une circulation sans encombre ni questionnement. Personne n’ose interroger ces convois officiels protégés par l’uniforme militaire. L’autorité de l’armée suffit à écarter toute suspicion, toute vérification, toute enquête approfondie sur ces mouvements suspects.

 

Les employés centrafricains du site parlent ouvertement de trafic des travailleurs clandestins. Ils estiment que leurs propres forces armées travaillent contre eux, favorisant les intérêts étrangers au détriment de la population centrafricaine qui souffre du chômage. Cette complicité militaire rendrait impossible toute régulation du secteur minier, pourtant censé profiter aux Centrafricains.

 

Certains évoquent même l’hypothèse d’instructions venues d’en haut, ordonnant aux soldats de faciliter les opérations chinoises et camerounaises. Les travailleurs centrafricains auraient ainsi pour consigne implicite de céder la place, de se taire, d’accepter leur marginalisation sans broncher. Cette théorie circule largement parmi les ouvriers licenciés qui cherchent à comprendre ce qui leur arrive.

 

Par Arsène Zato

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Réunis à Source Youbou, Soudan du sud,  par la Plateforme Religieuse, les déplacés de Bambouti ont entendu des mots du préfet Léonard Mbélé qui ont choqué  tous les participants

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Réunis à Source Youbou, Soudan du sud,  par la Plateforme Religieuse, les déplacés de Bambouti ont entendu des mots du préfet Léonard Mbélé qui ont choqué  tous les participants

 

 

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Réunion de la plateforme réligieuse aux réfugiés de Bambouti à Source Youbou au Soudan du sud. Photo église catholique

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Source Youbou, une localité frontalière du Soudan du sud, une réunion censée redonner espoir aux déplacés de Bambouti a pris une tournure inattendue, quand le préfet Léonard Mbélé a pris la parole devant tous.

 

La ville centrafricaine de Bambouti, petite ville d’environ 3 000 habitants située à l’extrême sud-est de la République Centrafricaine, est aujourd’hui complètement vide.

 

En effet, tout a basculé le 28 décembre 2025 dans la matinée, quand des miliciens azandés attaquent les positions des Forces Armées Centrafricaines. Les soldats, débordés, abandonnent leurs postes et se réfugient pour certains dans la base de la MINUSCA. La ville se vide dans la panique.

 

Ce départ précipité des soldats n’est pourtant que le début du cauchemar. Le 1er janvier 2026, à 5 heures du matin, les mercenaires russes venus de la ville d’Obo, à une centaine de kilomètres, lancent une contre-offensive avec des frappes aériennes et des bombardements qui durent jusqu’à 15 heures. Les miliciens azandés finissent par se replier, mais la population civile, prise en étau, s’enfuit en masse. Des familles entières traversent la frontière pour se réfugier dans le village de Source Youbou, au Soudan du Sud.

 

Depuis lors, plusieurs missions se succèdent pour convaincre ces déplacés de rentrer chez eux. Mais les habitants refusent, et leurs raisons sont concrètes et lourdes. Les soldats FACA et les mercenaires russes posent des conditions qui rendent tout retour impossible : ils interdisent l’entrée à quiconque porte des traces de lame sur le corps, ces marques culturelles traditionnelles gravées dans la chair que portent pourtant la quasi-totalité des hommes et femmes de la région. En clair, selon cette logique, presque personne ne peut rentrer.

 

Et ce n’est pas tout. Des hommes qui tentent malgré tout de retourner à Bambouti pour récupérer leurs affaires sont arrêtés sur place, frappés et torturés par les soldats FACA, parfois par les mercenaires du groupe Wagner. La nouvelle se répand rapidement à Source Youbou et renforce la peur de ceux qui hésitaient encore. Rentrer, dans ces conditions, c’est risquer sa vie.

 

C’est dans ce climat tendu que la Plateforme des Confessions Religieuses, dont fait partie l’archevêque catholique Aurelio Gazzera, se rend à Source Youbou le 17 février 2026 pour rencontrer les déplacés. Le préfet du Haut-Mbomou, le colonel Léonard Mbélé, se joint à la délégation escortée par la MINUSCA. L’espoir est là, les déplacés attendent des paroles qui pourraient changer la donne.

 

Mais ce que le préfet dit ce jour-là dépasse l’entendement. Face aux témoignages de la population sur les violences subies, les humiliations et les conditions imposées pour rentrer, Léonard Mbélé répond que le retour à Bambouti dépend uniquement des habitants eux-mêmes. Il affirme que ce ne sont pas les militaires qui sont allés provoquer la population, mais bien les Azandés qui ont attaqué l’armée en premier. Ceux qui veulent rentrer peuvent rentrer, ceux qui ne veulent pas peuvent rester, dit-il, comme si la décision était libre et sans danger.

 

En tenant ces propos, le préfet fait quelque chose de particulièrement grave : il met dans le même sac les miliciens azandés qui ont pris les armes et les simples civils qui vivaient à Bambouti. Pour lui, la population et les combattants ne forment qu’un seul groupe. Cette confusion, dans le contexte centrafricain, n’est pas une simple maladresse de langage,  c’est une manière de justifier les violences contre des personnes qui n’ont rien à voir avec les affrontements armés.

 

Ce que Léonard Mbélé refuse également de voir, c’est que la colère dans cette région ne vient pas de nulle part. Avant même l’attaque de décembre, les soldats FACA avaient semé le ressentiment au sein de la population par des comportements devenus insupportables au fil du temps. Ils confisquaient les marchandises des enfants qui allaient vendre des bananes aux Casques bleus népalais, buvaient l’alcool des habitants sans jamais payer, et répondaient par des insultes à quiconque osait réclamer son dû.

 

À ces humiliations s’ajoutait quelque chose de plus douloureux encore. Des anciens miliciens azandés, désarmés et officiellement intégrés dans l’armée nationale, avaient quitté leurs familles pour rejoindre les rangs. Pendant leur absence, des soldats s’introduisaient chez eux et draguent leur épouse restées seules. Ces actes, répétés et jamais sanctionnés, ont nourri une rage sourde chez les hommes encore dans la brousse et contribué à rendre l’explosion de décembre inévitable.

 

Le colonel Léonard Mbélé, qui a déjà exercé la fonction de préfet dans la Vakaga, une autre région reculée et agitée du nord-est centrafricain, connaît la réalité de ces territoires où l’État n’existe souvent qu’à travers le fusil d’un soldat. Malgré cela, devant des milliers de personnes qui ont tout perdu et qui cherchaient un signe sincère pour rentrer chez elles, il a choisi de défendre l’armée plutôt que de protéger les civils qui relevaient pourtant de sa responsabilité directe.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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À Bimbo, les agents municipaux décident de croiser les bras et rien faire après onze mois sans salaire

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À Bimbo, les agents municipaux décident de croiser les bras et rien faire après onze mois sans salaire

 

 

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L’hôtel de ville et marché de Bimbo, à la sortie sud-ouest de la République centrafricaine. Photo gouvernement centrafricain

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À la sortie sud-ouest de Bangui, la commune de Bimbo vit depuis ce lundi au ralenti. Les agents de sa mairie ont décidé de hausser le ton après trois jours d’arrêt de travail restés lettre morte.

 

Ce n’est pas une décision prise à la légère. Onze mois de salaires impayés, c’est le poids que ces travailleurs portent depuis trop longtemps, et leur patience a fini par s’épuiser. Faute d’avoir reçu le moindre signe de leur hiérarchie, ils ont franchi un cap en déclenchant une grève de huit jours ferme.

 

Les conséquences se font sentir immédiatement dans les couloirs de la mairie, devenus vides et silencieux. Les usagers qui s’y rendent pour régler leurs affaires administratives repartent bredouilles, sans pouvoir accomplir les démarches qui les ont amenés là. Pour des habitants d’une commune aussi peuplée que Bimbo, cette paralysie tombe au plus mauvais moment.

 

Du côté des grévistes, aucun signe de recul n’est perceptible pour l’heure. Ils réclament simplement ce qui leur est dû, et les huit jours annoncés pourraient bien se prolonger si aucune réponse concrète ne leur parvient. Les usagers, eux, n’ont d’autre choix que d’attendre, les yeux tournés vers les autorités compétentes pour dénouer cette situation.

 

Le malaise dépasse pourtant les seuls murs de la mairie. C’est toute une chaîne de services publics locaux qui se retrouve bloquée, et les répercussions commencent à se faire sentir dans le quotidien des habitants de Bimbo. Pendant ce temps, les jours défilent et les onze mois de salaires impayés restent, eux, toujours au cœur du bras de fer.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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Le drapeau centrafricain en lambeaux : symbole parfait de la septième république des criminels de Touadéra et Wagner

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Le drapeau centrafricain en lambeaux : symbole parfait de la septième république des criminels de Touadéra et Wagner

 

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Le symbole de la 7e République de Touadera et Wagner. Photo Christian Aimé Ndota

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le drapeau centrafricain, réduit à quelques morceaux de tissu délavés, incarne la déchéance d’un pays livré aux mains criminelles de Touadéra et de ses partenaires de Wagner.

 

L’image parle d’elle-même. Le bleu, le blanc, le vert et le jaune du drapeau centrafricain ne forment plus qu’un amas de tissus séparés, battant au vent sans dignité. L’étoile dorée, censée briller dans le ciel de la République, pend misérablement avec les restes de l’emblème. Chaque morceau qui flotte indépendamment raconte des mois d’abandon, de soleil brûlant et de pluies qui ont achevé ce qui restait de fierté nationale.

 

Pourtant, l’argent coule à flots dans certaines poches. Deux cents millions de francs pour un nouveau Nissan Patrol blindé pour Baba Kongoboro , ce n’est visiblement pas un problème. Des milliards sortent des caisses pour payer les mercenaires russes qui tuent les centrafricains. Les comptes en banque se remplissent, les convois de véhicules neufs circulent, mais cinq mille francs pour remplacer un drapeau national semblent introuvables dans le budget de l’État.

 

Cette négligence n’est pas un simple oubli administratif. Elle montre comment ceux qui dirigent le pays considèrent réellement les symboles qui devraient unir les Centrafricains. Quand on investit des fortunes dans sa propre protection et dans des forces étrangères, mais qu’on laisse pourrir le drapeau national sur son mât, on envoie un message clair sur ses priorités.

 

Le tissu délavé et déchiqueté du drapeau reflète exactement l’état général du pays. Partout, les infrastructures tombent en ruine. Les routes se creusent de nids-de-poule que personne ne répare. Les bâtiments publics perdent leurs façades. Les hôpitaux manquent de tout. Cette photo d’un drapeau abandonné à son sort résume une gestion nationale où tout part à la dérive.

 

Pendant ce temps, les drames humains s’accumulent sans que les autorités ne bougent. Des policiers sont tués par les mercenaires russes. Des militaires meurent dans l’indifférence également. Des civils disparaissent ou sont assassinés par ces criminels de Touadera. Les familles pleurent leurs morts tandis que ceux qui devraient garantir la sécurité regardent ailleurs ou participent aux exactions.

 

Les criminels ont pris le contrôle. Ils agissent en toute impunité, sachant que personne ne lèvera la main pour les arrêter. Le silence des institutions encourage leur audace. Chaque crime non puni renforce leur certitude qu’ils peuvent continuer sans crainte. La justice, comme le drapeau sur son mât, pend mollement, incapable de remplir son rôle.

 

Les bras cassés qui prétendent gouverner ont transformé la République Centrafricaine en terrain de jeu pour leurs affaires personnelles. Leur incompétence n’a d’égale que leur cynisme. Ils signent des contrats juteux, organisent des cérémonies avec des drapeaux neufs pour les photos officielles, puis retournent à leurs bureaux climatisés en laissant les symboles nationaux se décomposer sous le soleil.

 

Ce drapeau déchiré ne se trouve pas dans un village reculé, oublié des services de l’État. Il flotte dans une zone urbaine, visible de tous, le long d’une route fréquentée. Des dizaines, peut-être des centaines de personnes passent devant chaque jour. Des fonctionnaires, des ministres peut-être, roulent sous ce lambeau national sans que cela ne les gêne apparemment.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Le Chef du cantonnement forestier de Ouadda-Maïkaga,  Robert, ancien rebelle,  est devenu cauchemar des commerçants de charmoutes dans la Haute-Kotto

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Le Chef du cantonnement forestier de Ouadda-Maïkaga,  Robert, ancien rebelle,  est devenu cauchemar des commerçants de charmoutes dans la Haute-Kotto

 

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Des soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour du chantier minier de Keye, à 10 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe de Ouadda-Maïkaga

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNhC). 

À Ouadda-Maïkaga, Robert, chef du cantonnement forestier et ancien rebelle, applique les méthodes apprises durant sa vie de combattant pour soumettre les commerçants de charmoutes de la Haute-Kotto dans la terreur.

 

Pour bien comprendre cette histoire, il faut revenir quelques années en arrière. Monsieur Robert, actuel roi de Maïkaga,  est un ancien commandant rebelle qui a bénéficié du programme de désarmement et de réinsertion mis en place. Après avoir quitté la rébellion, il a été désigné chef du cantonnement forestier de Ouadda-Maïkaga. Pour assoir son empire, Dès sa prise de fonction, il s’est empressé de recruter des auxiliaires parmi ses anciens compagnons d’armes de la rébellion qui avaient également déposé les armes.

 

Ces auxiliaires, tous d’anciens rebelles comme leur chef, forment désormais une équipe qui sème la terreur parmi les chasseurs et les commerçants de la zone. Leur mission officielle consiste à surveiller l’exploitation forestière mais leurs méthodes rappellent davantage les pratiques de la rébellion que le travail administratif. Robert a ainsi reconstitué une structure de commandement similaire à celle qu’il dirigeait durant ses années dans la rébellion.

 

À titre d’exemple, il y a quelques jours, Robert a lancé une série d’opérations dans les villages environnants de Ouadda-Maïkaga pour traquer les commerçants de charmoutes. Il était parti accompagné de ses auxiliaires dans le village Boungou, situé à 45 kilomètres de Ouadda-Maïkaga. Pendant que lui reste en ville à coordonner les actions, ses auxiliaires sillonnent la brousse pour débusquer les chasseurs et tous ceux qui préparent ou achètent de la viande séchée. C’était une confusion totale. Le chef du cantonnement forestier, monsieur Robert exige de chacun une somme à payer peu importe les autorisations présentées. Même ceux qui arrivent de Bria avec des documents en règle doivent repayer car il refuse de reconnaître les papiers délivrés ailleurs que dans son service de cantonnement.

 

Cette pratique oblige les commerçants à débourser plusieurs fois pour la même activité. Après avoir rançonné les gens à Boungou, Robert et ses auxiliaires se sont dirigés vers Gbali, un village situé à 60 kilomètres de Ouadda. Là encore, ils ont envoyé leurs hommes dans la forêt pour débusquer les chasseurs et tous ceux impliqués dans le commerce de la viande séchée.

 

Sur place, parmi les commerçants capturés, figure un chasseur. Mais son cas est terrible. Les auxiliaires de Robert lui ont tout pris : colgate, savon de toilettes, argent et tout ce qu’ils peuvent confisquer sur lui.

 

Le malheureux chasseur a dû marcher pendant des kilomètres pour rejoindre Ouadda-Maïkaga afin de s’expliquer devant le sous-préfet qui semble pourtant au courant des agissements de Robert.

 

Les descentes répétées de Robert dans les villages ont créé un climat de peur parmi les chasseurs et commerçants de la zone. Beaucoup ont renoncé à exercer leur activité préférant rester en ville plutôt que de risquer une rencontre avec les auxiliaires de Robert. Les forêts autrefois fréquentées par les professionnels de la chasse sont maintenant désertées.

 

Les conséquences économiques de cette situation se font rapidement sentir sur les marchés locaux. Le prix du pot de charmoutes a grimpé jusqu’à 3 000 francs CFA en raison de la raréfaction du produit. Cette viande séchée au soleil reste pourtant indispensable dans les foyers car elle se conserve pendant des années sans réfrigération. Dans les villages où l’électricité demeure un luxe inaccessible, les charmoutes représentent la principale source de protéines animales stockables.

 

Les familles qui comptaient sur ce commerce pour subsister voient leurs revenus disparaître du jour au lendemain. Les chasseurs n’osent plus s’aventurer dans la brousse de peur de tomber sur les auxiliaires qui patrouillent désormais partout. Les éleveurs qui transformaient une partie de leur production en viande séchée hésitent maintenant à poursuivre cette activité devenue trop périlleuse.

 

La méthode de Robert repose sur une division claire des tâches où ses anciens compagnons d’armes servent d’agents de terrain pendant qu’il coordonne les opérations depuis son bureau. Cette organisation rappelle les structures de commandement qu’il maîtrisait durant sa période de rébellion. La reconversion administrative n’a modifié que le cadre formel sans transformer les pratiques d’intimidation et d’extorsion.

 

Par Moïse Banafio

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URGENT : Michel Bello vient d’être kidnappé par les Wagner

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URGENT : Michel Bello vient d’être kidnappé par les Wagner

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/06/Deux-mercenaires-russes-de-Wagner-occupant-lEtat-major-des-rebelles-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>URGENT : Michel Bello vient d’être kidnappé par les Wagner
Deux mercenaires russes de Wagner occupant l’Etat-major des rebelles

 

Dans la nuit du mardi au mercredi 18 février 2026, les mercenaires de la milice Wagner ont Kidnappé Michel Bello dans son village de Bata, le torturant gravement avant de l’amener vers une destination inconnue.

 

Michel Bello n’était pourtant plus un élément de groupe armé. Ancien coordinateur adjoint de la milice anti-Balaka au sein du mouvement El Mokome, il avait également milité au sein de la CPC, la Coalition Patriotique pour le Changement.

 

En 2023, il avait décidé de déposer les armes avec tous ses éléments et tourné le dos aux activités des groupes armés pour rentrer chez lui à Bata, un village situé à 35 kilomètres de Bouar, sur l’axe de Bozoum.

 

Depuis son désarmement, Michel Bello menait une vie tranquille dans son village loin des activités des groupes armés. Rien dans son quotidien ne laissait présager ce qui allait lui tomber dessus cette nuit-là.

 

Aux environs de 0h30, ce mercredi 18 février 2026, des éléments du groupe Wagner ont fait irruption chez lui, terrorisant toute sa famille. Ils l’ont plaqué au sol avant de fouiller minutieusement sa maison. Sans dire un mot à sa famille, ils l’ont embarqué dans leur base située à Bouar avant d’être torturé gravement.

 

Mais une fois kidnappé et ramené à Bouar, personne ne sait ce qui lui a été fait concrètement. Pour l’heure, personne ne sait où Michel Bello est détenu. Sa famille multiplie les tentatives pour obtenir la moindre information, sans succès.

 

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

Par Sosthène Guila

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Sani Yalo, parrain des parrains mafieux centrafricains, l’homme de tous les braquages, veut devenir premier ministre et c’est inédit dans l’histoire de la RCA

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Sani Yalo, parrain des parrains mafieux centrafricains, l’homme de tous les braquages, veut devenir premier ministre et c’est inédit dans l’histoire de la RCA

 

 

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Le parrain des parrains mafieux Sani Yalo, Président du BARC, et conseiller mystique du dictateur de Bangui

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Après le coup d’État constitutionnel de 2023, suivi du coup d’État électoral du 28 décembre 2025, la bataille pour le poste de Premier ministre est désormais ouverte et s’intensifie de jour en jour. Tous ceux qui ont contribué à ces bouleversements politiques réclament aujourd’hui leur part du gâteau.

 

Dans ce contexte de bagarre générale, tous azimuts confondus, le sulfureux mafieux Sani Yalo , l’homme de tous les dangers, entre en scène. Son passé parle de lui-même : braqueur, criminel, voyou… tout ce que le pays compte de redoutable se retrouve dans son parcours. Actuellement président du BARC (Bureau d’Affrètement Routier Centrafricain) et officieusement conseiller mystique de Touadéra à la présidence, Sani Yalo  a financé massivement la campagne par des trafics divers, des braquages et même l’argent du BARC.

 

Maintenant, il réclame sa récompense. Ses chargés de communication commencent à publier sur internet, annonçant que la coalition Touadéra soutient la candidature de Sani Yalo  à la primature. C’est incroyable dans l’histoire du pays : un vendeur de pétrole de quartier qui, du jour au lendemain, à travers des braquages, aspire à devenir Premier ministre.

 

Une compétition acharnée

Sani Yalo  n’est pas seul dans cette course. Arnaud Dubey Abazin, ancien chef rebelle et actuel ministre d’État de la Justice, veut également le poste. John Abba, ministre des Transports et ancien chef rebelle du RPRC, participe aussi à cette bataille féroce.

 

Tous attendent la mise en place de l’Assemblée nationale, où la bataille fait rage également. Un faux diplômé, Évariste Ngamana,  risque de devenir président de l’Assemblée nationale. Arthur Piri,  un autre mafieux aussi veut devenir Président de l’assemblée nationale. Tout est calculé, tout est confondu en ce moment.

 

La lettre de soutien

Les prétendus agents de communication de Sani Yalo  ont commencé à publier sur les réseaux sociaux une lettre de soutien adressée au président Touadéra. Dans ce document, les associations et comités de soutien au président demandent la nomination de “M. Sany YALO” (orthographe utilisée dans leur lettre) au poste de Premier ministre.

 

Ils affirment que Sani Yalo , en tant que Coordonnateur Général des Associations et Comités de Soutien, a joué un rôle clé dans la mobilisation pour les élections du 28 décembre 2025. Ils réclament sa nomination comme “reconnaissance” et pour permettre de “servir la République” et “soutenir les leaders qui n’ont pas encore été nommés et intégrés dans la fonction publique”.

 

Une situation inédite

Cette ambition d’un homme au passé aussi trouble marque un tournant dans l’histoire politique centrafricaine. Jamais le pays n’a connu une telle situation où des personnages aux antécédents criminels revendiquent ouvertement les plus hautes fonctions de l’État.

 

La question reste posée : jusqu’où ira cette dérive où l’argent sale, les trafics et la violence deviennent des tremplins vers le pouvoir suprême ?​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Faustin Archange Touadera s’offre un Nissan Patrol V8 blindé à 200 millions pendant que les Centrafricains fouillent les poubelles pour chercher à manger

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Faustin Archange Touadera s’offre un Nissan Patrol V8 blindé à 200 millions pendant que les Centrafricains fouillent les poubelles pour chercher à manger

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/le-nouveau-vehicule-4×4-de-baba-kongoboro-apres-son-coup-d-etat-electoral-du-19-janvier-2026.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/le-nouveau-vehicule-4×4-de-baba-kongoboro-apres-son-coup-d-etat-electoral-du-19-janvier-2026.webp” alt=”Le nouveau véhicule 4×4 de Baba Kongoboro après son coup d’État électoral du 19 janvier 2026″ width=”500″ height=”289″ />
Le nouveau véhicule 4×4 de Baba Kongoboro après son coup d’État électoral du 19 janvier 2026

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Faustin Archange Touadera vient d’acquérir un Nissan Patrol V8 blindé de 200 millions de francs alors que ses compatriotes creusent les déchets pour trouver de quoi subsister quotidiennement.

 

Au lendemain d’un coup d’État électoral validé par son oncle Jean-Pierre Waboué, président du conseil constitutionnel, le dictateur de Bangui vient de recevoir son nouveau jouet. Le Nissan Patrol V8 blindé, d’un blanc immaculé, a débarqué par cargo aérien pour éviter les regards indiscrets du port de Doila. Personne n’avait vu venir ce mastodonte qui trône maintenant dans le garage présidentiel.

 

Ce véhicule de guerre rutilant choque dans une ville où règne la pauvreté absolue. Les Centrafricains n’en croient pas leurs yeux quand le bolide passe devant eux, soulevant des nuages de poussière sur les routes défoncées. Comment un tel achat devient-il possible quand les hôpitaux manquent de médicaments et les écoles de craie pour écrire au tableau.

 

La réponse se trouve dans le pillage des ressources nationales mené par le clan Touadera depuis des années. L’argent volé au peuple affamé finance désormais les caprices d’un homme qui se croit au-dessus des lois et des hommes. Ce Nissan Patrol V8 représente des mois de salaires impayés pour les fonctionnaires, des dispensaires jamais construits, des bourses étudiantes détournées vers les comptes à l’étranger.

 

Pendant que le dictateur exhibe son nouveau trophée mécanique, des familles entières fouillent les déchets derrière les marchés de Bangui. Ils cherchent des aliments expirés que les commerçants ont jetés, espérant trouver quelque chose de mangeable pour leurs enfants affamés. Cette scène quotidienne devenue banale ne trouble nullement le sommeil de Faustin Archange Touadera qui dort probablement sur des draps de soie importés.

 

Le blindage épais du Nissan Patrol V8 protège son propriétaire non seulement des balles mais surtout des regards accusateurs de son peuple. Derrière l’acier renforcé et les vitres teintées, le chef d’État peut circuler sans croiser les yeux de ceux qu’il affame délibérément. Cette forteresse mobile devient le reflet parfait d’un pouvoir coupé de toute réalité, enfermé dans sa bulle de luxe volé.

 

Les 200 millions de francs engloutis dans ce caprice auraient pu transformer des vies, réparer des infrastructures, sauver des malades condamnés faute de soins. Mais Touadera a choisi d’investir dans sa sécurité personnelle plutôt que dans l’avenir de sa nation. Ce choix budgétaire montre la vraie nature d’un régime bâti sur le népotisme, la corruption et le mépris total du peuple.

 

L’oncle Jean-Pierre Waboué, gardien supposé de la constitution, a ouvert toutes les portes à son neveu en validant une fraude électorale monumentale. Grâce à cette complicité familiale, Faustin Archange Touadera règne sans partage ni contrôle sur un pays exsangue. Le conseil constitutionnel censé protéger la démocratie s’est transformé en instrument docile au service d’une dynastie prédatrice.

 

Le Nissan Patrol V8 roule maintenant sur les chemins chaotiques de Bangui comme si les nids-de-poule n’existaient pas. Sa suspension renforcée et ses huit cylindres avalent les obstacles sans sourciller pendant que les citoyens ordinaires se cassent le dos sur ces mêmes routes abandonnées. Le confort du dictateur prime sur tout, même sur la dignité humaine de millions de Centrafricains.

 

Les badauds s’arrêtent médusés quand le monstre blanc défile dans les artères poussiéreuses de la ville. Certains murmurent des insultes à peine audibles, d’autres baissent simplement la tête, résignés devant tant d’arrogance et d’impunité. Personne n’ose protester ouvertement car la répression guette ceux qui oseraient critiquer le pouvoir en place.

 

Cette acquisition scandaleuse intervient alors que les caisses de l’État sont vides et que les salaires des enseignants accusent six mois de retard. Les fonctionnaires survivent avec des créances chez les petits commerçants qui eux-mêmes peinent à joindre les deux bouts. Pendant ce temps, Touadera accumule les biens de luxe comme un collectionneur obsessionnel détaché de toute conscience morale.

 

Le blindage du véhicule témoigne également de la paranoïa croissante d’un homme qui sait pertinemment qu’il a volé son pouvoir. Cette protection démesurée trahit la peur d’un dictateur conscient que sa légitimité repose uniquement sur la force et la manipulation des institutions. Chaque tôle renforcée rappelle que ce régime ne tient que par la coercition et la fraude.

 

Les réseaux sociaux centrafricains bouillonnent depuis l’apparition du Nissan Patrol V8 dans les rues de la capitale. Les photos circulent accompagnées de commentaires amers et de calculs montrant que ce prix équivaut au budget annuel de plusieurs communes rurales. Cette colère virtuelle reste pour l’instant confinée aux écrans car la rue demeure dangereuse pour les contestataires.

 

L’acheminement par voie aérienne confirme la volonté de discrétion qui a finalement échoué devant l’énormité du scandale. Impossible de cacher un tel affront dans une ville où la pauvreté crève les yeux à chaque intersection. Le blanc éclatant de la machine rutilante face aux corps émaciés des passants crée une image insoutenable de l’injustice régnante.

 

Faustin Archange Touadera continue pourtant sa parade quotidienne, insensible aux murmures et aux regards chargés de reproches. Son indifférence affichée aggrave encore la blessure infligée à un peuple qui espérait des jours meilleurs après chaque scrutin truqué. Ce Nissan Patrol V8 incarne finalement toutes les promesses trahies, tous les espoirs piétinés, toute la dignité volée​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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INTERVIEW EXCLUSIVE :  Sylvain Mamboko, ex-diplomate centrafricain, revient sur le cas des 880 casques bleus congolais de la RDC non payés jusqu’à ce jour, 10 ans après la fin de leur mission en Centrafrique

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INTERVIEW EXCLUSIVE :  Sylvain Mamboko, ex-diplomate centrafricain, revient sur le cas des 880 casques bleus congolais de la RDC non payés jusqu’à ce jour, 10 ans après la fin de leur mission en Centrafrique

 

INTERVIEW EXCLUSIVE :  Sylvain Mamboko, ex-diplomate centrafricain, revient sur le cas des 880 casques bleus congolais de la RDC non payés jusqu’à ce jour, 10 ans après la fin de leur mission en Centrafrique
Des casques bleus de la Minusca en Centrafrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Ils ont risqué leur vie pour venir pacifier la Centrafrique. Aujourd’hui, ces 880 casques bleus congolais n’ont que des médailles des nations-unies sur leurs épaules. Sylvain Mamboko, ex-diplomate centrafricain, brise le silence sur ce dossier explosif où 14,5 millions de dollars se sont évaporés dans la nature congolaise. Une interview sans concession qui pointe du doigt les responsabilités de Kinshasa et de l’ONU.

 

Corbeau News Centrafrique : Bonjour Monsieur Sylvain Mamboko. Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

 

Sylvain Mamboko : Bonjour. Je m’appelle Sylvain Mamboko , ancien fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères de la République centrafricaine. Pendant plusieurs années, j’ai suivi de près les opérations de maintien de la paix dans notre pays, particulièrement celles impliquant les contingents étrangers venus nous aider pendant la crise. J’ai été témoin direct de l’arrivée, du travail et du départ de nombreux casques bleus, notamment ceux venus de la République démocratique du Congo.

 

CNC : Monsieur Mamboko , vous souhaitez nous parler aujourd’hui d’une affaire qui vous tient particulièrement à cœur. De quoi s’agit-il ?

 

S.N. : Oui, effectivement. Il s’agit d’une histoire qui me hante depuis des années maintenant. Une histoire d’injustice, d’oubli et de trahison. Vous savez, quand on travaille dans la diplomatie, on voit beaucoup de choses, on apprend à garder le silence sur certains dossiers. Mais là, je ne peux plus me taire. Il y a des limites à ne pas dépasser, et ce qui est arrivé aux casques bleus congolais dépasse l’entendement.

 

CNC : Pouvez-vous nous raconter cette histoire depuis le début ? Comment tout a commencé ?

 

S.N. : Tout commence en décembre 2013. La Centrafrique traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire. Le chaos règne, la violence est partout. C’est dans ce contexte que le 13 décembre 2013, un contingent de la République démocratique du Congo arrive à Bangui. Ces hommes, 880 au total – 740 militaires et 140 policiers – viennent pour nous aider à rétablir la paix. Je me souviens très bien de leur arrivée. C’étaient des hommes déterminés, professionnels, prêts à risquer leur vie pour un pays qui n’était même pas le leur.

 

CNC : Sous quelle bannière servaient-ils exactement ?

 

S.N. : Leur mission s’est déroulée en deux phases bien distinctes. D’abord, ils ont servi sous la MISCA, la Mission internationale de soutien à la Centrafrique, qui était une opération de l’Union Africaine. Cette première phase a duré du 19 décembre 2013 au 15 septembre 2014. Ensuite, quand les Nations Unies ont pris le relais avec la création de la MINUSCA en septembre 2014, ces mêmes soldats ont été intégrés dans cette nouvelle mission onusienne. Ils sont restés sous le drapeau de l’ONU jusqu’au 16 janvier 2016, soit 16 mois de service.

 

CNC : Quel était leur rôle concret sur le terrain ?

 

S.N. : Ces hommes ont fait un travail remarquable. Ils assuraient la sécurité dans plusieurs quartiers de Bangui, ils protégeaient les civils, ils patrouillaient dans des zones extrêmement dangereuses. Certains ont été blessés, d’autres ont frôlé la mort à plusieurs reprises. C’étaient de vrais professionnels qui prenaient leur mission très au sérieux. Les populations locales où ils étaient déployés les appréciaient beaucoup.

 

CNC : Et pour ce service, quelle était la compensation prévue ?

 

S.N. : Selon les standards des Nations Unies, chaque casque bleu devait recevoir 1025 dollars américains par mois. C’est le tarif normal pour les missions de maintien de la paix. Pour la période où ils servaient sous l’Union Africaine avec la MISCA, ils ont effectivement reçu des paiements, même si c’était partiel et avec des retards. Mais voilà où le problème commence : pour les 16 mois passés sous la MINUSCA, sous le drapeau de l’ONU donc, ils n’ont absolument rien touché. Pas un seul centime.

 

CNC : Attendez, vous êtes en train de nous dire que ces hommes ont travaillé gratuitement pendant 16 mois ?

 

S.N. : Exactement ! C’est incroyable, mais c’est la pure vérité. Faites le calcul avec moi : 880 hommes, multipliés par 1025 dollars par mois, multipliés par 16 mois. Cela fait environ 14,5 millions de dollars américains. Une somme colossale qui n’est jamais arrivée dans les poches de ces soldats. Et nous parlons là d’hommes qui ont quitté leurs familles, qui ont risqué leur vie quotidiennement, qui ont vu des collègues mourir à leurs côtés.

 

CNC : Comment une telle situation a-t-elle pu se produire ? Où est passé cet argent ?

 

S.N. : Voilà la question à plusieurs millions de dollars, au sens littéral du terme ! C’est là que tout devient trouble. Selon ce que nous savons, les Nations Unies auraient versé les fonds au gouvernement de la République démocratique du Congo. Mais à Kinshasa, sous l’administration de Joseph Kabila qui était président à l’époque, cet argent n’est jamais parvenu aux soldats. Il a disparu quelque part dans les méandres de l’administration congolaise.

 

CNC : Le gouvernement actuel de la RDC a-t-il réagi à cette situation ?

 

S.N. : C’est le plus frustrant dans toute cette affaire. Le président Félix Tshisekedi, qui est pourtant arrivé au pouvoir avec une promesse de rupture et de lutte contre la corruption, maintient un silence total sur ce dossier. Aucune enquête n’a été ouverte, aucune explication n’a été donnée. C’est comme si ces 880 hommes n’avaient jamais existé. Personne à Kinshasa ne veut toucher à ce dossier parce que cela révélerait forcément des détournements massifs et des complicités à très haut niveau.

 

CNC : Et du côté de la MINUSCA, quelle est leur position ?

 

S.N. : Le silence absolu également ! Nous avons essayé à plusieurs reprises de les contacter, de leur poser des questions. Rien. Ils se cachent derrière des procédures bureaucratiques, ils renvoient systématiquement vers le gouvernement congolais. C’est un jeu de ping-pong où chacun rejette la responsabilité sur l’autre. Entre New York et Kinshasa, personne ne veut assumer. Pendant ce temps, des familles entières souffrent.

 

CNC : Vous parlez de familles qui souffrent. Pouvez-vous nous en dire plus ?

 

S.N. : Bien sûr. Imaginez un soldat qui part en mission en se disant qu’il va pouvoir mettre de l’argent de côté pour construire une maison, pour payer les études de ses enfants, pour assurer un avenir à sa famille. Cet homme risque sa vie pendant 16 mois, il vit dans des conditions difficiles, loin des siens, il fait face au danger quotidiennement. Et quand il rentre, il n’a rien. Ses enfants continuent d’aller à l’école dans des conditions misérables, sa femme continue de se battre pour nourrir la famille. Certains de ces soldats vivent aujourd’hui dans une pauvreté absolue.

 

CNC : Vous avez mentionné que certains soldats sont même décédés ?

 

S.N. : Oui, et c’est la partie la plus tragique de toute cette histoire. Des hommes qui ont donné leur vie pour cette mission, qui sont morts en service, n’ont jamais pu toucher un seul dollar de ce qui leur était dû. Leurs familles n’ont rien reçu non plus. Un ancien officier du contingent m’a confié un jour : “Des collègues nous ont quittés sans avoir pu bénéficier de ce qu’ils avaient mérité au péril de leur vie.” Pouvez-vous imaginer mourir en sachant que votre gouvernement et l’ONU vous ont trahi ?

 

CNC : Comment ces soldats ont-ils réagi à leur retour en RDC ?

 

S.N. : Justement, c’est là qu’on voit toute la stratégie mise en place pour les faire taire. Le 16 janvier 2016, un avion de Kenya Airways affrété par la MINUSCA a décollé de Bangui avec les derniers éléments du contingent. À leur arrivée à Kinshasa, aucune cérémonie officielle ne les attendait. Pas de discours, pas de remerciements, rien. On les a fait descendre de l’avion et, immédiatement, ils ont été dispersés.

 

CNC : Dispersés ? Que voulez-vous dire ?

 

S.N. : Les autorités congolaises ont délibérément séparé ces hommes et les ont affectés dans des régions reculées du pays, dans des coins perdus. Un ancien casque bleu m’a confié : “On nous a délibérément séparés et affectés dans des zones reculées pour nous empêcher de nous organiser.” C’est la vieille tactique du “diviser pour mieux régner”. En les éparpillant aux quatre coins du pays, le gouvernement s’assurait qu’ils ne pourraient pas se regrouper, qu’ils ne pourraient pas s’organiser collectivement pour réclamer leur dû.

 

CNC : Ont-ils quand même tenté de réclamer leur argent ?

 

S.N. : Bien sûr ! Ces hommes ne sont pas idiots. Ils savent ce qui leur est dû. Mais isolés comme ils le sont, dispersés dans des régions où la communication est difficile, sans moyens financiers pour se déplacer ou pour engager des avocats, que peuvent-ils faire ? Certains ont essayé d’écrire des lettres, de saisir leurs supérieurs hiérarchiques, mais toutes leurs démarches se sont heurtées à un mur de silence.

 

CNC : Vous avez évoqué des comptes bancaires qui auraient été ouverts pour recevoir ces paiements ?

 

S.N. : Oui, c’est un détail technique mais il est très révélateur. Quand les soldats sont arrivés en Centrafrique et qu’ils sont passés sous la bannière de la MINUSCA, on leur a demandé d’ouvrir des comptes à l’ECOBANK ici à Bangui. C’était la procédure normale : les salaires devaient être versés directement sur ces comptes. Chaque soldat a donc ouvert son compte, a fourni tous les documents nécessaires. Mais voilà, dix ans plus tard, ces comptes n’ont jamais été alimentés. Ils sont restés à zéro franc depuis le premier jour.

 

CNC : Qu’est-ce que cela prouve exactement ?

 

S.N. : Cela prouve que l’argent n’a jamais quitté les circuits administratifs de haut niveau. Si la MINUSCA avait vraiment voulu payer ces soldats, l’argent serait arrivé sur ces comptes. Le fait que les comptes soient restés vides pendant dix ans montre clairement que quelque part, entre les bureaux de l’ONU à New York, les services administratifs de la MINUSCA à Bangui, et le gouvernement congolais à Kinshasa, l’argent a été détourné. Quelqu’un, quelque part, a décidé de garder cet argent.

 

CNC : Et les médailles alors ? On nous parle souvent de médailles remises aux casques bleus…

 

S.N. : Ah, les médailles ! Parlons-en justement. Quelle ironie cruelle ! L’Union Africaine et les Nations Unies ont effectivement décerné des médailles à ces soldats pour leur bravoure, pour leur dévouement, pour leurs services rendus. De belles cérémonies ont été organisées, des photos ont été prises, des rapports officiels ont été rédigés vantant le courage de ces hommes. Mais au final, qu’est-ce qu’une médaille quand on ne peut pas nourrir ses enfants ? C’est un morceau de métal qui ne vaut rien quand on vit dans la misère.

 

CNC : C’est donc une reconnaissance purement symbolique ?

 

S.N. : Pire que ça ! C’est une insulte. On donne des médailles pour la photo, pour faire bonne figure dans les rapports internationaux, pour montrer que l’ONU reconnaît le sacrifice de ses soldats. Mais derrière, on leur vole leur salaire. C’est du mépris institutionnalisé. Ces hommes ne veulent pas de médailles, ils veulent ce qu’on leur doit. Ils veulent pouvoir vivre dignement avec leur famille.

 

CNC : Quelles sont les principales questions qui restent sans réponse dans ce dossier ?

 

S.N. : Les questions sont nombreuses et elles sont fondamentales. Premièrement : est-ce que l’ONU a réellement versé les 14,5 millions de dollars au gouvernement congolais ? Si oui, qui exactement a reçu cet argent à Kinshasa ? Sur quels comptes bancaires a-t-il été versé ? Qui a autorisé le détournement, car c’est bien de détournement qu’il s’agit ? Pourquoi le gouvernement actuel refuse-t-il d’ouvrir une enquête sur ce qui s’est passé sous l’administration Kabila ? Toutes ces questions méritent des réponses claires et publiques.

 

CNC : Que réclament concrètement ces anciens casques bleus aujourd’hui ?

 

S.N. : Leurs revendications sont parfaitement légitimes et très claires. Premièrement, ils exigent une enquête transparente et indépendante pour savoir exactement où est passé leur argent. Deuxièmement, ils demandent l’intervention personnelle du président Félix Tshisekedi pour débloquer ce dossier. Troisièmement, ils veulent des éclaircissements officiels de la part de la MINUSCA et de l’ONU sur le sort des fonds. Et évidemment, ils réclament le versement immédiat de tous les arriérés qui leur sont dus, avec les intérêts accumulés sur dix ans.

 

CNC : Pensez-vous que cette affaire puisse avoir des conséquences sur les futures missions de maintien de la paix ?

 

S.N. : Absolument ! C’est même l’un des aspects les plus préoccupants de toute cette histoire. Comment voulez-vous qu’un pays africain accepte d’envoyer ses soldats dans une mission onusienne après ce qui est arrivé au contingent congolais ? Le message envoyé est catastrophique : l’ONU et les gouvernements peuvent vous utiliser, vous exposer au danger, et ensuite vous oublier complètement. C’est un signal d’alarme pour tous les pays contributeurs de troupes. Cette situation pose de sérieuses questions sur la crédibilité du système de maintien de la paix en Afrique.

 

CNC : Que représentent concrètement ces 14,5 millions de dollars pour ces 880 familles ?

 

S.N. : Ce ne sont pas des chiffres abstraits qu’on manipule dans des bureaux climatisés ! Chaque dollar de ces 14,5 millions représente un repas pour un enfant, une année scolaire payée, des soins médicaux accessibles, un toit décent au-dessus de la tête d’une famille. Pour beaucoup de ces soldats, cet argent devait être l’opportunité de sortir leur famille de la pauvreté, de construire une maison, d’assurer un avenir à leurs enfants. Dix ans plus tard, ces mêmes enfants ont grandi dans la misère alors que leur père a risqué sa vie pour la paix. C’est absolument inacceptable.

 

CNC : Nous arrivons maintenant au 16 janvier 2026, exactement onze ans après le départ de ce contingent. Pensez-vous que cette date symbolique puisse changer quelque chose ?

 

S.N. : J’aimerais être optimiste, mais je suis réaliste. Pendant dix ans, toutes les institutions concernées ont démontré qu’elles préfèrent l’oubli et le silence. Cependant, cette date anniversaire doit servir de rappel brutal à tout le monde : on ne peut pas traiter des êtres humains, des soldats qui ont servi avec honneur, comme du bétail qu’on utilise et qu’on abandonne ensuite. Si aucune action concrète n’est prise maintenant, ce sera la confirmation définitive que le système onusien et les gouvernements africains sont corrompus jusqu’à la moelle.

 

CNC : Monsieur Mamboko , quel message souhaitez-vous adresser aux différentes autorités concernées ?

 

S.N. : J’ai plusieurs messages très clairs à faire passer. Au président Félix Tshisekedi : Monsieur le Président, vous ne pouvez plus continuer à ignorer ce scandale. Ces 880 hommes ont servi votre pays et l’Afrique avec honneur et dignité. Ils méritent mieux que le silence et l’oubli. Ouvrez une enquête immédiatement, faites la lumière sur ce dossier. Si l’argent a été détourné sous l’ancien régime, que les coupables soient traduits en justice.

 

À la MINUSCA et aux Nations Unies : cessez de vous cacher derrière des procédures bureaucratiques et des renvois de responsabilité. Vous avez une obligation morale et légale envers ces soldats qui ont servi sous votre drapeau. Assumez vos responsabilités, dites la vérité sur ce qui s’est passé avec ces fonds.

 

Et au gouvernement centrafricain : nous avons été témoins directs du sacrifice de ces hommes sur notre sol. Ils sont venus nous aider dans nos moments les plus difficiles. Nous avons le devoir moral de soutenir leurs revendications et de faire pression sur les instances concernées.

 

CNC : Avez-vous un message particulier pour ces 880 soldats oubliés ?

 

S.N. : Oui, absolument. À tous ces soldats et à leurs familles, je veux dire ceci : ne baissez jamais les bras. Votre combat est juste, il est légitime, il est noble. Vous avez servi avec honneur, vous avez risqué vos vies, certains de vos camarades sont morts pour cette mission. Vous méritez justice et vous l’aurez. Continuez à vous organiser, continuez à parler, continuez à témoigner. L’opinion publique doit savoir ce qui vous est arrivé. La vérité finit toujours par éclater.

 

Et à tous les Africains qui nous écoutent ou qui nous lisent : cette affaire nous concerne tous. Si nous laissons faire ça aujourd’hui, demain ce seront d’autres soldats, d’autres fonctionnaires, d’autres citoyens ordinaires qu’on trahira de la même manière. Il faut dire non, collectivement, à ce système mafieux qui broie les honnêtes gens et qui enrichit quelques corrompus.

 

CNC : En conclusion, comment qualifieriez-vous cette situation ?

 

S.N. : C’est une situation sans précédent dans l’histoire des opérations de maintien de la paix. Dix ans après la fin de leur mission, le mystère reste entier sur le sort des compensations dues à ces casques bleus congolais. Cette affaire montre clairement les dysfonctionnements profonds, systémiques, dans la gestion des missions de maintien de la paix en Afrique. Elle pose brutalement la question de la responsabilité des différents acteurs impliqués : l’ONU, le gouvernement congolais, la MINUSCA. Tant que nous n’aurons pas de réponses claires, tant que justice ne sera pas rendue, cette affaire restera une tache indélébile sur la conscience de tous ceux qui sont restés silencieux.

 

CNC : Monsieur Mamboko , nous vous remercions pour cet éclairage sans concession sur cette affaire qui a trop duré.

 

S.N. : C’est moi qui vous remercie de me donner la parole, de donner une voix à ces hommes oubliés. C’est le devoir du journalisme de faire la lumière sur ces injustices, et c’est essentiel pour que la vérité éclate enfin. J’espère sincèrement que cette interview contribuera à faire bouger les choses.

 

Propos recueillis par Alain Nzilo….

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Koï, griot servile qui a glorifié Touadéra avec son livre, trahit maintenant la ministre Baïpou, la cheffe mafieuse du clan du régime

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Koï, griot servile qui a glorifié Touadéra avec son livre, trahit maintenant la ministre Baïpou, la cheffe mafieuse du clan du régime

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/Eulogue-Doctrouve-Koi-dans-la-brigade-de-lOCRB-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/Eulogue-Doctrouve-Koi-dans-la-brigade-de-lOCRB-de-Bangui.jpg” alt=”Koï, griot servile qui a glorifié Touadéra avec son livre, trahit maintenant la ministre Baïpou, la cheffe mafieuse du clan du régime” width=”300″ height=”226″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/Eulogue-Doctrouve-Koi-dans-la-brigade-de-lOCRB-de-Bangui.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/Eulogue-Doctrouve-Koi-dans-la-brigade-de-lOCRB-de-Bangui-80×60.jpg 80w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />
Eulogue-Doctrouve-Koi-dans-la-brigade-de-lOCRB-de-Bangui – Violations des droits et intimidation politique : le pouvoir de Bangui franchit une nouvelle ligne rouge

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Guerre des rats au sommet : Euloge Doctrouvé Koï, griot qui mord la main qui le nourrit, plante un couteau dans le dos de Sylvie Baïpo-Temon. Le régime Touadéra se dévore de l’intérieur !

 

Le live Facebook d’Euloge Doctrouvé Koï – alias le “griot insulteur public” du régime, alias l’auteur du livre pathétique “Pr Faustin Archange Touadéra, figure emblématique à l’opposé des antivaleurs”, est un chef-d’œuvre d’hypocrisie.

 

Ce mec qui se pose en “sanctuaire de sécurité” du pouvoir, en “représentant valable de son excellence”, en “cœur de Mama Sonda”, commence par s’auto-glorifier comme un fidèle absolu : “Honorable Éloge Koï, le représentant valable de son excellence à Satéma ” répété en boucle comme un mantra de courtisan. Et deux minutes après ? Il crache son venin sur Sylvie Baïpo-Temon, ministre des Affaires étrangères du même gouvernement Touadéra !

 

Koï accuse la ministre de transformer le département en “boutique familiale vide” : asphyxie financière totale (pas de papier, pas de stylo, agents obligés de payer de leur poche pour imprimer des documents diplomatiques), népotisme pur (stagiaires et proches catapultés à des postes stratégiques pendant que les cadres chevronnés de 10-15 ans d’expérience sont mis au placard), détournement des véhicules de l’État pour sa vie privée, menaces de licenciement aux diplomates, hémorragie des cerveaux avec des démissions en cascade. Il parle même d’un “mépris des biens de l’État” qui atteint “son paroxysme”, d’une “paralysie opérationnelle totale”, et d’un “incident diplomatique majeur” avec Air France provoqué par les “sorties scabreuses” de Baïpo-Temon – ce qui isole le pays et fragilise les liaisons stratégiques.

 

Le clou du spectacle ? Koï appelle à un audit indépendant, à un memorandum des agents au Premier ministre et au président, à stopper les “persécutions administratives” et le “règne de l’arbitraire”. Lui, le même qui a pondu un bouquin pour diviniser Touadéra, qui se vante d’être le “défenseur des intérêts de la République” tout en léchant les bottes du régime depuis des années ! Aujourd’hui, il mord la main qui le nourrit : il attaque une ministre nommée par Touadéra, expose le naufrage du département des Affaires étrangères (visage de la RCA à l’international), et révèle que la diplomatie est en péril à cause de l’incompétence et des intérêts personnels.

 

C’est la bataille des voyous et des criminels au cœur du pouvoir : d’un côté, Koï le traître opportuniste, “docteur en insulte” qui change de camp dès que le vent tourne ; de l’autre, Baïpo-Temon, la “chef de boutique” qui gère le ministère comme un champ familial, note 0,5/20 en efficacité (selon Koï lui-même !), et provoque des crises inutiles avec des partenaires historiques comme Air France.

 

Résultat ? Le régime Touadéra se bouffe de l’intérieur. Koï, qui hier chantait les louanges du “sauveur”, balance aujourd’hui tout le linge sale pour se repositionner. Baïpo-Temon, qui devrait protéger la souveraineté, la sabote par amateurisme et népotisme. Deux cons qui se dévorent mutuellement pendant que le pays coule.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Ouanda-Djallé : Un soldat ivre sème la panique et menace le sous-préfet avec son arme

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Ouanda-Djallé : Un soldat ivre sème la panique et menace le sous-préfet avec son arme

 

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Les soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour d’une intervention sur le chantier minier de Keye vers Ouanda-Djallé le 30 avril 2025

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un militaire des forces armées centrafricaines en poste à Ouanda-Djallé a provoqué un incident grave dimanche avant-dernier en menaçant le sous-préfet avec son arme.

 

Dimanche avant-dernier, la journée semblait ordinaire à Ouanda-Djallé, dans la préfecture de la Vakaga. Les militaires déployés dans la ville vaquaient à leurs occupations habituelles, sans laisser présager les événements qui allaient suivre.

 

Depuis quelques mois, leur base se trouve désormais dans l’enceinte de l’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA), près de la mairie. Les éléments de forces armées occupent cet espace depuis quelque temps, après avoir quitté leur base principale à l’entrée de la ville.

 

Ce déplacement fait suite à des informations selon lesquelles les rebelles du PRNC de Nourd Gregaza pourraient lancer une attaque contre leur position. Par peur selon la population locale, et par mesure de sécurité d’après eux-même, les soldats FACA ont choisi de s’installer au cœur de Ouanda-Djallé, pensant y être mieux protégés.

 

C’est dans ce contexte qu’un des soldats a passé son dimanche dernier à consommer de l’alcool traditionnel. Au fil des heures, sa consommation s’est intensifiée jusqu’à ce qu’il perde complètement le contrôle de lui-même.

 

En fin de journée, complètement ivre, il est rentré à la base. Son comportement a rapidement inquiété ses camarades qui ont remarqué son état d’ébriété avancé.

 

Une fois arrivé, le soldat a commencé à pointer son arme sur ses camarades. Ces derniers lui ont fait remarquer que son comportement était dangereux et ont décidé de s’éloigner pour leur propre sécurité.

 

Quatre ou cinq militaires sont partis, laissant seulement un collègue qui tentait de le raisonner. Malgré les appels au calme, le militaire ivre a tiré deux à trois coups en l’air.

 

Son collègue resté à ses côtés a également tiré en l’air, comme dans un échange absurde. C’est alors que le soldat ivre a déclaré vouloir se rendre chez le sous-préfet pour le chercher.

 

Son camarade a essayé de le retenir, mais rien n’y faisait. Vers dix-huit heures, le militaire a quitté la base et s’est dirigé vers la résidence du sous-préfet, arme en main.

 

Il s’est posté devant la clôture de la maison de l’autorité sous-préfectorale. Son collègue l’a rejoint pour tenter encore de le convaincre de rentrer, mais le soldat refusait obstinément.

 

La situation a duré jusqu’à dix-neuf heures environ, maintenant le sous-préfet prisonnier dans sa propre maison. L’inquiétude grandissait à mesure que les minutes passaient sans que le militaire ne bouge de sa position.

 

Le sous-préfet est finalement sorti de sa résidence et a découvert le soldat armé devant chez lui. Il lui a demandé s’il s’agissait bien de Schengen, le militaire a confirmé d’une voix pâteuse.

 

Le sous-préfet a voulu savoir pourquoi il venait le menacer et s’ils avaient un différend quelconque. Le soldat a répondu par la négative, incapable d’expliquer clairement les raisons de sa présence. Le soldat a tenté de fournir une explication disant qu’il est de passage, mais il a entendu son nom ici chez le sous-préfet.

 

Le sous-préfet lui a alors ordonné de quitter les lieux immédiatement. Le militaire a fini par obtempérer et est retourné à la base avec son arme, mettant fin à plusieurs heures de tension.

 

Le lendemain matin, l’atmosphère était différente à la base. Ses collègues lui ont reproché son comportement de la veille, conscients de la gravité de la situation qu’il avait créée.

 

Le soldat est allé présenter ses excuses au sous-préfet, reconnaissant la gravité de ses actes. Ce dernier a accepté les excuses mais a exigé qu’on lui retire son arme jusqu’à ce qu’il retrouve un comportement normal.

 

Cette affaire montre les difficultés de commandement dans les garnisons des soldats FACA à l’intérieur du pays.

 

Souvent, les chefs du détachement présents préfèrent éviter les confrontations. Ce qui laisse certains éléments agir à leur guise sans véritable encadrement ni discipline​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Serge Binguimalé

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Anicet Georges Dologuele : premier candidat apatride  à la présidentielle  dans l’histoire mondiale

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Anicet Georges Dologuele : premier candidat apatride  à la présidentielle  dans l’histoire mondiale

 

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Le leader de l’URCA, Anicet-Georges Dologuelé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Privé de passeport pour candidater, déclaré apatride puis autorisé à concourir le 28 décembre 2025 : Dologuele  vit un paradoxe juridique instrumenté par un pouvoir aux pratiques dictatorial.

 

La déclaration publiée ce 16 février par Anicet Georges Dologuele jette la lumière sur les pratiques administratives et politique du régime criminel de Touadéra. Celui qui a brigué la présidence de la République centrafricaine se heurte à un refus obstiné du ministère de l’intérieur de lui délivrer un document de voyage. Cette obstruction remonte à bien avant le scrutin présidentiel et perdure encore aujourd’hui dans une logique implacable.

 

Avant même les élections du 28 décembre 2025, le gouvernement avait déjà déclaré Dologuele apatride lorsqu’il a voulu déposer sa demande de passeport nécessaire pour formaliser sa candidature. Malgré cette qualification humiliante, le conseil constitutionnel, après la réunion de Damara entre les caciques du pouvoir, à finalement accepter sa participation au scrutin. Le Conseil constitutionnel avait validé sa candidature en reconnaissant indirectement sa nationalité centrafricaine, créant ainsi un premier paradoxe administratif.

 

Le scrutin du 28 décembre 2025 a donné lieu à ce que beaucoup observateurs qualifient de hold-up électoral. Alors que Dologuele était en tête selon de nombreux témoignages, les résultats officiels l’ont relégué à la deuxième place avec seulement 17% des voix. Cette manipulation des chiffres par le régime en place a permis au pouvoir actuel de se maintenir malgré l’aspiration au changement exprimée dans les urnes.

 

Depuis cette élection contestée, la situation de l’ancien candidat n’a fait que se dégrader. Le Conseil constitutionnel a rendu le 14 novembre 2025 une décision formelle confirmant que sa nationalité centrafricaine n’avait jamais été perdue. Pourtant, cette reconnaissance judiciaire reste lettre morte face à l’inertie calculée de l’administration qui refuse d’en tirer les conséquences pratiques.

 

Une correspondance adressée le 2 décembre 2025 au ministère de l’Intérieur n’a reçu aucune réponse. Sa saisine du président de l’Assemblée nationale, datée du 3 février 2026, est également restée sans suite. Le silence des institutions face à un député élu devient alors une forme d’exclusion politique déguisée en problème administratif.

 

Respectant les procédures malgré tout, Dologuele a récemment fait déposer un nouveau dossier complet de demande de passeport dans les services compétents. La réponse des fonctionnaires fut immédiate et révélatrice : refus de recevoir la demande “sur instructions de la hiérarchie”. Ces quelques mots trahissent l’existence d’un ordre politique clair visant à maintenir l’ancien candidat dans un vide juridique permanent.

 

Cette affaire dépasse largement le cas personnel d’un opposant. Elle confirme le fonctionnement d’un régime qui utilise l’appareil administratif comme instrument de répression. Les décisions de justice peuvent être ignorées quand elles dérangent, les résultats électoraux peuvent être inversés quand ils menacent le pouvoir en place.

 

Les termes employés par Dologuele dans sa déclaration publique résonnent comme un acte d’accusation. Il se qualifie d’apatride malgré sa qualité de député et malgré une décision judiciaire favorable. Cette privation de documents officiels constitue une forme d’assignation à résidence qui empêche tout déplacement international et toute participation normale à la vie politique.

Dans les annales politiques mondiales, aucun précédent comparable n’existe. Jamais un candidat à la présidence n’a été maintenu dans un tel vide juridique par son propre État. La Centrafrique écrit là une page sombre de son histoire contemporaine sous la conduite d’un régime qui cumule manipulation électorale et persécution administrative.

 

Le recours à des “instructions de la hiérarchie” pour justifier l’inaction administrative trahit une chaîne de commandement qui court-circuite le droit. Les agents publics, censés appliquer les lois et respecter les décisions de justice, deviennent les exécutants d’une politique d’exclusion. Leur refus de recevoir un dossier pourtant conforme aux exigences réglementaires démontre l’emprise totale du politique sur l’administratif.

 

Dologuele maintient une posture de légalisme dans cette épreuve. En se présentant comme un “citoyen discipliné”, il cherche à montrer que son combat se mène sur le terrain du droit et non sur celui de la confrontation. Cette stratégie vise à exposer l’arbitraire gouvernemental tout en conservant une image de responsable politique respectueux des institutions, même quand celles-ci le bafouent.

 

Les partenaires internationaux de la Centrafrique observent ces développements avec une attention croissante. Un élu du peuple, reconnu comme citoyen par la plus haute juridiction du pays, se voit refuser les attributs élémentaires de cette citoyenneté. Dans un pays largement dépendant de l’aide extérieure, ces pratiques alimentent des questionnements sur la qualité de la gouvernance et le respect de l’État de droit.

 

Le cas Dologuele devient ainsi un révélateur des méthodes employées par le régime de Bangui. Confiscation des résultats électoraux, instrumentalisation de l’administration, mépris des décisions de justice : tous les ingrédients d’un système autoritaire sont réunis. L’ancien candidat présidentiel paie le prix de son audace d’avoir voulu incarner une alternative démocratique dans un pays où le pouvoir refuse de se soumettre au verdict des urnes.

Par Éric Azoumi

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Obo : quand les soldats FACA rêvent d’attaquer les positions des miliciens du groupe Wagner… avant de reculer et abandonner leur projet

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Obo : quand les soldats FACA rêvent d’attaquer les positions des miliciens du groupe Wagner… avant de reculer et abandonner leur projet

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/04/Des-FACA-à-côté-d’un-avion-en-province.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/04/Des-FACA-à-côté-d’un-avion-en-province.jpg” alt=”Obo : quand les soldats FACA rêvent d’attaquer les positions des miliciens du groupe Wagner… avant de reculer et abandonner leur projet” width=”300″ height=”225″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/04/Des-FACA-à-côté-d’un-avion-en-province.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/04/Des-FACA-à-côté-d’un-avion-en-province-80×60.jpg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/04/Des-FACA-à-côté-d’un-avion-en-province-265×198.jpg 265w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Obo, capitale du Haut-Mbomou, un projet d’offensive des forces armées centrafricaines contre les mercenaires russes a viré au fiasco total.

 

Depuis quelques jours, la colère gronde chez les militaires centrafricains déployés à Obo. Excédés par les exactions répétées de ces miliciens russes sur leurs chefs, plusieurs soldats FACA ont envisagé de passer à l’action. Ainsi, trois groupes se sont formés, déterminés à en découdre avec ces hommes qui jouissent d’une protection absolue auprès du pouvoir de Bangui.

 

Mais rapidement, le deuxième groupe formé a fait machine arrière. Les soldats FACA qui sont dans ce groupe ont commencé à calculer les risques. Attaquer Wagner à plus de 1300 kilomètres de la capitale, dans une zone où les issues de secours sont inexistantes, relevait du suicide. Le troisième groupe a fini par arriver à la même conclusion, suivi du premier. Le projet s’est effondré avant même d’avoir commencé.

 

Les habitants d’Obo ont accueilli cette débandade avec de moquerie. Beaucoup ont rigolé ouvertement en voyant les soldats FACA renoncer si vite de leur projet. « Ils cherchent quoi exactement ? », se demandaient les citoyens dans les ruelles de la ville. Certains ont même lancé des moqueries, estimant que ces militaires n’avaient pas mesuré dans quoi ils s’engageaient.

 

Car la réalité dans la ville de Obo est implacable. Si les FACA avaient lancé leur attaque et perdu la bataille, où auraient-ils pu se réfugier ? Dans la forêt environnante, ils auraient trouvé des miliciens azandés hostiles qui n’attendent qu’une occasion de régler leurs comptes avec l’armée régulière. En ville, les Russes contrôlent tout. Aucune échappatoire possible.

 

Et puis il y a la question logistique transport. Obo se trouve à 1300 kilomètres de Bangui. Les hélicoptères russes assurent les rotations principales, réduisant le trajet à quelques heures de vol. Sans l’appui de Wagner, rejoindre la capitale à pied équivaut à une condamnation. Entre les bandes armées, les zones de non-droit et la distance, c’est une marche vers la mort assurée.

 

Le deuxième groupe a été le premier à comprendre l’absurdité de la situation. En analysant froidement les options, ces soldats ont compris qu’ils n’avaient aucune marge de manœuvre. Leur retrait a entraîné celui des autres, comme un château de cartes qui s’effondre. Personne ne voulait finir encerclé dans un piège dont ils ne sortiraient jamais.

 

À Bangui, le dictateur Faustin-Archange Touadera et son état-major accordent aux Russes un statut privilégié. Wagner n’est plus un simple partenaire militaire : c’est devenu une entité intouchable dont les décisions priment sur tout le reste. Quand les mercenaires parlent, le gouvernement écoute. Quand ils exigent, le pouvoir s’exécute. Cette dépendance place les soldats centrafricains dans une position subordonnée humiliante.

 

Les FACA d’Obo ont mesuré toute l’étendue de leur impuissance. Ils peuvent nourrir de la rancœur, murmurer leur mécontentement, mais aller plus loin relève de l’impossible. Le rapport de force leur est tellement défavorable qu’ils n’ont d’autre choix que de ravaler leur frustration. Dans les casernes, l’atmosphère reste lourde, mais personne ne parle plus d’offensive.

 

Les citoyens continuent de commenter l’affaire avec ironie. Pour eux, ce cafouillage militaire en dit long sur l’état du pays. Des soldats qui menacent puis capitulent sans tirer un coup de feu, c’est une image qui restera longtemps dans les esprits. Obo a assisté à une comédie involontaire dont les acteurs principaux ont perdu toute crédibilité.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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À Ouadda-Maïkaga, l’État n’existe plus, et la population abandonnée dans un chaos total

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À Ouadda-Maïkaga, l’État n’existe plus, et la population abandonnée dans un chaos total

 

À Ouadda-Maïkaga, l’État n’existe plus, et la population abandonnée dans un chaos total
L’entrée de la ville de Ouadda-Maïkaga, dans la préfecture de la Haute-Kotto. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À 204 km de Bria, dans la sous-préfecture de Ouadda-Maïkaga, Haute-Kotto, l’État centrafricain n’est qu’un mirage, une coquille vide qui laisse une population exsangue, et surtout sa jeunesse, crever dans un chaos indescriptible.

 

Ici, à Ouadda-Maïkaga, pas de routes, pas d’hôpitaux, pas d’eau potable, pas d’écoles,  rien, sauf des soldats FACA qui rackettent et un gouvernement de menteurs qui ose prétendre contrôler 90 % du territoire. Bruno Yapandé, ministre de l’Administration du territoire, peut bien brailler ses propagandes sur la Radio Ndékè Luka, la réalité hurle plus fort : ce régime pourri a abandonné Ouadda-Maïkaga à la famine, aux groupes armés et à la désolation.

 

Dans cette ville fantôme de Ouadda-Maïkaga, , l’État se résume à une poignée de FACA déployés, mais ne vous y trompez pas : ils ne protègent rien, ni personne. Ces soi-disant soldats passent leurs journées à ériger des barrages routiers, à taxer les marchés, à extorquer 25 000 francs CFA par tête aux éleveurs qui osent encore s’approcher. Leur mission ? Remplir leurs poches, pas sécuriser la population. Le maire ? Un pauvre type sans bureau, cloîtré chez lui sous une paillote en paille, et qui griffonne des actes de naissance quand il a du papier,  autant dire jamais. Le sous-préfet ? Relégué dans un taudis, et son bureau  envahi par la forêt, c’est-à-dire que son “bâtiment” officiel n’est qu’une ruine avalée par les arbres. Gendarmerie, police ? Désertées, chaos total. Voilà l’État selon Touadéra : un décor en carton qui s’effondre sous le poids de son propre néant.

Brigade de la gendarmerie de Ouadda-Maïkaga, dans la préfecture de la Haute-Kotto
Brigade de la gendarmerie de Ouadda-Maïkaga, dans la préfecture de la Haute-Kotto. CopyrightCNC

 

La population de Ouadda-Maïkaga, elle, paie le prix fort. Pas de travail, pas d’avenir, juste la misère et la peur. Les chasseurs ne chassent plus, tétanisés par les groupes armés qui règnent dès qu’on dépasse les 5 km autour de la ville :  nord, sud, est, ouest, tout est à eux. Les éleveurs ont fui, écrasés par les taxes des FACA. Aller à Bria, Sam-Ouandja ou Ndélé pour acheter de quoi survivre ? Un pari mortel : les routes, ou ce qu’il en reste, sont des coupe-gorges, où les motos finissent broyées par des bandits armés. En saison des pluies, les herbes engloutissent tout, obligeant les véhicules à tailler des chemins dans la brousse ; en saison sèche, le sable paralyse ce qui reste. Le pont, n’en parle pas. À 10 km sur l’axe Bria ? Un pont en phase de céder, vestige inutile dans ce désert de désespoir.

 

Et les villages voisins, sur les axes de Ndélé, de Birao  et même de Bria ? C’est pire encore. 4 ou 5 villages environ sur l’axe de Bria, comme Ayaba,  Bringui, Chobo,  Yangou Tambourou,  un autre sur l’axe de Ndélé comme Boungous, et un sur l’axe de Birao comme Gbadé, ainsi qu’un autre sur l’axe de Sam-Ouandja comme Hounou. Ces villages environnants de Ouadda – Maïkaga sont tous oubliés :  sans centres de santé, sans écoles, sans eau,  rien, un vide absolu. Les jeunes grandissent dans la faim, entourés de groupes armés qui contrôlent 95 % du territoire, pendant que l’État se gargarise de “contrôler” une portion ridicule de 5 km autour de la ville. Contrôler quoi ? Des taxes illégales et des discours creux ? Yapandé et Touadéra osent parler de restauration de l’autorité, mais où est-elle ? Pas à Ouadda-Maïkaga, où la population vit dans un cauchemar permanent, où la famine guette parce que personne ne peut plus ni chasser, ni élever, ni circuler sans risquer sa peau.

Mairie de Ouadda dans la Haute-Kotto, au nord de la Centrafrique
Mairie de Ouadda-Maïkaga, actuellement laissée à l’abandon. CopyrightCNC

 

Ce régime est une insulte vivante. Pendant que Touadéra s’empiffre à Bangui et que Yapandé débite ses fables sur une armée “montée en puissance”, les jeunes de Ouadda-Maïkaga crèvent à petit feu, pris entre les FACA racketteurs et les groupes armés qui pullulent. La sécurité ? Un mot vide quand les soldats préfèrent jouer les douaniers véreux plutôt que protéger. La démocratie ? Une farce quand le maire et le sous-préfet n’ont ni moyens ni pouvoir, quand les prisons de l’OCRB s’emplissent d’opposants sans mandat, comme en ce mois d’avril avec les cadets d’Henri Dondra ou la famille d’Armel Sayo. Ce n’est pas un État, c’est une mafia qui abandonne sa population à la mort.

Centrafrique : les routes de la misère, le calvaire des transporteurs paralyse l'économie
La route entre Ouadda et Bria

 

Ouadda-Maïkaga n’est pas une exception, c’est le symbole d’un pays livré au néant par un gouvernement de charlatans. La souffrance ici est énorme, palpable, suffocante – et elle crie l’échec total de Touadéra et de ses sbires. Une crise postélectorale en 2025 ? Avec ce chaos, elle est déjà là, installée dans chaque ventre vide, chaque route barrée, chaque espoir brisé. La jeunesse de Ouadda-Maïkaga mérite mieux que ce régime minable qui la laisse pourrir….

 

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Deux mois après l’assassinat de cinq membres d’une famille peule  à Mboki, la ville sombre dans le chaos

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Deux mois après l’assassinat de cinq membres d’une famille peule  à Mboki, la ville sombre dans le chaos

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Marche-pour-la-paix-a-Mboki.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Marche-pour-la-paix-a-Mboki.jpg” alt=”Deux mois après l’assassinat de cinq membres d’une famille peule  à Mboki, la ville sombre dans le chaos” width=”300″ height=”223″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Marche-pour-la-paix-a-Mboki.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Marche-pour-la-paix-a-Mboki-80×60.jpg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Marche-pour-la-paix-a-Mboki-265×198.jpg 265w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />
Marche pour la paix à Mboki. CopyrightCNC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 30 décembre dernier, à la veille de la fête des fins d’années, , cinq membres de la communauté peule ont été tués dans leur champs à Mboki. Deux mois plus tard, leurs familles cherchent encore des réponses dans un climat de terreur généralisée, provoqué par les forces du désordre.

 

Dans cette sous-préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la Centrafrique, la vie quotidienne ressemble désormais à un cauchemar éveillé. Les habitants ne reconnaissent plus leur ville, autrefois paisible, aujourd’hui transformée en zone de non-droit où chacun craint pour sa survie.

 

Ce jour-là, à la veille des célébrations de fin d’année, cinq personnes d’une même famille peule sont parties cultiver leurs terres comme elles le faisaient habituellement. Parmi elles se trouvaient le père, la mère et des enfants, massacrés en plein champ sans aucune explication. Le drame a frappé une seule et même famille, laissant derrière lui un vide immense et des questions sans réponse.

 

Depuis cette tragédie, les proches des victimes tentent de comprendre ce qui a pu motiver un tel acharnement. Ils cherchent un sens à cette violence qui les a privés d’êtres chers partis simplement travailler la terre. Mais aucune explication ne vient apaiser leur douleur ni éclaircir les circonstances exactes de ce massacre.

 

Selon les informations recueillies par la rédaction de CNC, l’ambiance dans la ville est devenue pesante et irrespirable. La peur s’est installée dans chaque foyer, et les habitants vivent désormais dans l’appréhension constante d’une nouvelle attaque. Cette atmosphère délétère empoisonne les relations et paralyse toute activité normale.

 

Pour les familles endeuillées contactées par la rédaction du CNC, l’identité des auteurs ne fait aucun doute. Elles pointent directement du doigt les miliciens azandés qu’elles tiennent pour responsables de ce carnage. Les musulmans peuls affirment sans hésitation que ces combattants ont exécuté leurs proches de sang-froid.

 

Toutefois, leur colère ne s’arrête pas aux seuls miliciens. Elles reprochent également aux forces de sécurité leur inertie complète devant la multiplication des violences. Selon elles, si les groupes armés peuvent agir en toute liberté dans la région, c’est précisément parce que personne ne les en empêche.

 

Les familles accusent ouvertement les forces de l’ordre et les mercenaires russes de ne pas accomplir leur mission. Elles estiment que l’insécurité actuelle découle directement de cette absence d’action concrète sur le terrain. Pour elles, les responsables de la protection des civils ont clairement failli à leur devoir.

 

Cette défaillance a des conséquences dramatiques sur la vie économique locale. Les habitants expliquent qu’il est devenu quasiment impossible de se rendre aux champs sans mettre sa vie en péril. Chaque sortie hors de la ville représente un risque mortel que peu de gens osent encore prendre.

 

Un événement récent est venu confirmer ces craintes et aggraver le sentiment d’insécurité généralisé. Près de l’aérodrome de Mboki, dans un village situé non loin de la piste d’atterrissage, un homme de confession chrétienne a été égorgé par des mercenaires russes. Ce meurtre a glacé d’effroi toute la population.

 

La victime a été tuée sans raison apparente, simplement parce qu’elle se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment. Cet acte barbare montre que personne n’est à l’abri, quelle que soit son appartenance religieuse ou ethnique. La mort peut frapper n’importe qui, n’importe quand.

 

Face à cette réalité, les habitants de Mboki ont compris que leur survie dépendait de leur capacité à rester chez eux. Sortir travailler aux champs équivaut désormais à jouer sa vie à pile ou face. Les risques sont multiples : tomber sur des mercenaires russes, croiser des soldats FACA ou rencontrer des miliciens azandés.

 

Les familles des victimes ne mâchent pas leurs mots lorsqu’il s’agit de juger les forces de défense et de sécurité. Elles estiment que les gendarmes, policiers et soldats FACA touchent leur salaire sans fournir le moindre effort. Ces agents de l’État, censés protéger la population, seraient en réalité totalement improductifs.

 

D’après les témoignages recueillis, ces hommes en uniforme passent leur temps à consommer de l’alcool. Ils seraient constamment ivres, incapables d’assurer leurs missions et indifférents au sort des populations qu’ils sont supposés défendre. Leur présence devient ainsi purement symbolique et totalement inefficace.

 

Cette démission des autorités officielles laisse le champ libre aux mercenaires russes qui agissent comme bon leur semble. Ces derniers terrorisent les civils, multiplient les exactions et sèment la mort partout où ils passent. Leur comportement échappe à tout contrôle et ne répond à aucune logique compréhensible.

 

Pendant ce temps, les miliciens azandés évoluent tranquillement dans la région sans être inquiétés. Ils circulent aux abords de la ville, rôdent dans les environs et commettent leurs crimes en toute impunité. Personne ne semble vouloir ou pouvoir les arrêter dans leur entreprise meurtrière.

 

Cette situation aberrante alimente les soupçons au sein de la population locale. Plusieurs habitants contactés par CNC vont même plus loin dans leur analyse. Ils affirment que les mercenaires russes semblent protéger les miliciens azandés plutôt que de les combattre.

 

Selon ces témoignages, les hommes armés russes partent régulièrement en patrouille dans les environs. Ils rencontrent des civils innocents qu’ils tuent ou égorgent sans scrupule. Puis ils rentrent à leur base sans avoir jamais croisé le chemin des véritables groupes armés qui opèrent pourtant dans la même zone.

 

Les miliciens azandés, eux, restent tranquillement postés dans la forêt environnante. Ils ne sont jamais attaqués ni même approchés par les mercenaires russes. Cette cohabitation pacifique entre forces censées être opposées interpelle fortement les résidents de Mboki.

 

Deux mois après le drame du 30 décembre, la douleur des familles ne s’est pas atténuée. Au contraire, chaque nouveau meurtre ravive leur peine et leur incompréhension. Le récent égorgement d’un civil par les mercenaires russes a replongé toute la ville dans la stupeur.

 

La ville de Mboki vit désormais dans un état de dénuement total. Privés de leurs moyens de subsistance, abandonnés par ceux qui devraient les défendre, les habitants accumulent les morts et les traumatismes. Ils restent prisonniers d’un cycle de violence dont personne ne leur propose la moindre échappatoire​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Les neuf jeunes arrêtés à Zémio viennent d’être placés sous mandat de dépôt à la prison du camp de Roux

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Les neuf jeunes arrêtés à Zémio viennent d’être placés sous mandat de dépôt à la prison du camp de Roux

 

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Les pauvres jeunes centrafricains arrêtés par les mercenaires russes du groupe Wagner, appuyés par des gendarmes, policier et FACA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les neuf survivants parmi les dix civils raflés sur le site des déplacés de Zémio viennent d’être écroués à la prison du camp de Roux après leur comparution devant le parquet de Bangui. Sept ont comparu jeudi 22 janvier, les deux autres le lendemain.

 

Ces jeunes ont été extraits il y a quelques jours du camp de l’église catholique de Zémio où des milliers d’habitants s’étaient réfugiés pour échapper aux combats qui secouaient la ville. Les mercenaires russes accompagnés des soldats FACA et des gendarmes ont investi ce lieu de refuge pour y mener une opération d’arrestation massive.

 

Aucune arme n’a été découverte lors de cette descente dans l’enceinte religieuse. Les forces mixtes n’ont trouvé que des familles terrifiées entassées dans des abris de fortune. Malgré l’absence totale de matériel militaire, Wagner a procédé à l’interpellation d’une dizaine de jeunes hommes présents sur place.

 

Les mercenaires ont appliqué leur méthode habituelle en couvrant les têtes des captifs avec des sacs plastiques avant de les embarquer. Cette technique vise à désorienter les prisonniers et à les empêcher de voir où on les conduit. La respiration devient difficile sous le plastique qui colle au visage.

 

L’hélicoptère qui a assuré le transfert vers Bangui transportait ces dix jeunes complètement aveuglés par leurs capuches. Le voyage a duré plusieurs heures durant lesquelles ils ignoraient ce qui les attendait à l’arrivée dans la capitale.

 

À l’atterrissage au camp Mpoko, le groupe a été scindé en deux. Neuf jeunes ont pris la direction de la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie nationale située à Bangui. Le dixième, le boucher Irogodja, a emprunté un autre chemin qui l’a mené vers la base secrète de Wagner également installée dans l’enceinte de l’aéroport.

 

Pendant qu’Irogodja subissait des tortures qui allaient lui coûter la vie, ses neuf compagnons d’infortune découvraient les locaux de la gendarmerie où ils allaient passer plusieurs jours. Les enquêteurs ont procédé à des interrogatoires dont le contenu reste inconnu du public.

 

Jeudi 22 janvier, sept d’entre eux ont été extraits de leurs cellules pour être conduits au parquet. Cette présentation au procureur constitue une étape obligatoire dans la procédure judiciaire centrafricaine. Le magistrat doit normalement examiner le dossier et décider du sort des prévenus.

 

La comparution s’est déroulée rapidement sans que les sept jeunes bénéficient d’une assistance juridique appropriée. Le procureur a écouté les charges retenues contre eux puis a prononcé leur placement sous mandat de dépôt. Cette décision les envoie directement en prison en attendant un hypothétique procès.

 

Le lendemain vendredi 23 janvier, les deux derniers jeunes ont connu le même parcours. Amenés devant le parquet, ils ont subi une procédure identique qui s’est également soldée par un mandat de dépôt. Aucune mise en liberté provisoire n’a été envisagée pour eux.

 

Les neuf sont désormais incarcérés à la prison du camp de Roux située dans le premier arrondissement de Bangui. Cet établissement pénitentiaire accueille principalement des détenus considérés comme dangereux ou liés à des affaires de sécurité nationale. Les conditions de détention y sont particulièrement difficiles.

 

Cette mécanique judiciaire fonctionne comme une courroie de transmission des volontés des mercenaires russes. Ce que Wagner décide sur le terrain devient automatiquement une vérité judiciaire à Bangui. Les magistrats se contentent d’entériner les arrestations sans exercer le moindre contrôle sur leur légalité.

 

Les neuf détenus découvrent maintenant la réalité carcérale centrafricaine dans l’enceinte surpeuplée du camp de Roux. Ils partagent leur cellule avec des dizaines d’autres prisonniers dans une promiscuité étouffante. La nourriture arrive au compte-gouttes et les conditions sanitaires sont déplorables.

 

Le dixième membre du groupe, Irogodja, repose désormais sous la terre de ses ancêtres après avoir été torturé à mort dans la base Wagner.

 

Aucune date de procès n’a été fixée pour ces jeunes qui vont croupir des mois voire des années dans l’attente d’une hypothétique audience. Le système judiciaire centrafricain est engorgé et les dossiers impliquant Wagner traînent particulièrement en longueur.

 

Par Éric Nzapa

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La COSCIPAC accuse Wagner et le régime Touadera d’exécutions sommaires de policiers

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La COSCIPAC accuse Wagner et le régime Touadera d’exécutions sommaires de policiers

 

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Delphin Kotto de la COSCIPAC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La COSCIPAC dénonce publiquement l’implication de la compagnie militaire privée russe et du régime dans des meurtres ciblés de membres des forces de l’ordre centrafricains.

 

L’affaire débute dans la nuit du 14 au 15 décembre 2025, quand Nourd Gregaza s’échappe de l’Office Central pour la Répression du Banditisme, une prison réputée pour son niveau de sécurité maximal. Le Parquet de Bangui confirme l’évasion sans fournir la moindre explication convaincante. La COSCIPAC s’interroge sur les failles qui ont permis cette fuite, pointant du doigt d’éventuelles complicités au sein même de la direction de la Police Nationale.

 

Ce qui stupéfie davantage l’organisation, c’est l’absence totale d’information sur les commandos responsables de cette opération menée à vingt mètres du Palais de la Renaissance, en plein cœur de la capitale. Malgré les effectifs pléthoriques des services de renseignement et les budgets considérables qui leur sont versés chaque semaine, aucun élément concret n’a filtré. La COSCIPAC y voit la preuve de l’insécurité grandissante qui règne à Bangui et de la mainmise étrangère sur les rouages sécuritaires du pays.

 

Suite à cette évasion, plusieurs policiers ont été arrêtés dans des conditions obscures. Romaric Mokoboulou, Gazi Emmaüs et Apollinaire Adouma disparaissent sans qu’aucune autorité judiciaire ne soit saisie dans les délais prévus par la loi. Leurs familles ignorent où ils sont détenus, et aucune charge officielle n’est portée contre eux. Selon la COSCIPAC, ces arrestations arbitraires portent la signature des méthodes employées par Wagner sur le territoire centrafricain.

 

Le sort de Romaric Mokoboulou glace le sang. Son corps est découvert début février 2026 à la morgue de l’Hôpital général de Bangui, dans un état de décomposition avancé. Jamais il n’aura comparu devant un tribunal. Des témoignages recueillis par la COSCIPAC évoquent son enlèvement, les tortures qu’il aurait endurées, puis son exécution sommaire aux mains de mercenaires russes.

 

L’organisation rappelle que ces agissements violent les conventions internationales contre la torture auxquelles la République Centrafricaine a pourtant souscrit. Le droit international prévoit que ces crimes engagent la responsabilité pénale de leurs auteurs directs mais aussi celle des supérieurs hiérarchiques. La COSCIPAC nomme explicitement le Président Faustin Archange Touadera, chef suprême des armées, ainsi que les ministres de la Défense, de la Sécurité publique et de la Justice comme potentiels complices de ces exactions.

 

Le Statut de Rome de la Cour pénale internationale établit ce principe de responsabilité du commandement. À ce titre, le Procureur de la République et les Directeurs Généraux de la Police et de la Gendarmerie pourraient également répondre devant l’histoire d’avoir ordonné, toléré ou laissé commettre ces crimes. La COSCIPAC exige que les autorités russes soient également tenues pour responsables des agissements de leurs mercenaires déployés en Centrafrique.

 

L’organisation observe que ces pratiques frappent principalement les civils, militaires et paramilitaires perçus comme éloignés du Mouvement Cœurs Unis. La torture et les exécutions sommaires servent d’outils pour étouffer toute opposition. Selon la COSCIPAC, Wagner et le régime gouvernent par la terreur et l’arbitraire, rappelant les heures les plus sombres de l’histoire africaine.

 

Trop de victimes sont tombées dans l’indifférence générale, trop de familles pleurent sans obtenir ni vérité ni réparation. La COSCIPAC en appelle au peuple centrafricain, d’un bout à l’autre du territoire, pour qu’il ouvre enfin les yeux. Le silence n’est plus envisageable devant l’ampleur des violations commises. Chacun doit refuser l’inacceptable et défendre collectivement la dignité humaine menacée par l’alliance entre le pouvoir local et les forces étrangères.

 

Les partenaires internationaux sont également interpellés par la COSCIPAC pour qu’ils conditionnent leur aide au respect effectif des droits fondamentaux. Aucun soutien financier ou technique ne devrait alimenter la machine répressive mise en place conjointement par Touadera et Wagner. L’organisation estime qu’il est temps pour la communauté internationale de choisir son camp entre les valeurs démocratiques qu’elle prétend défendre et la realpolitik qui ferme les yeux sur les crimes.

 

La COSCIPAC réclame l’ouverture immédiate d’enquêtes internationales indépendantes, l’identification des coupables à tous les échelons et l’arrêt définitif des exécutions extrajudiciaires. L’organisation compte sur la mobilisation citoyenne et sur la pression diplomatique pour que cesse l’impunité qui s’est installée dans le pays depuis l’arrivée des mercenaires russes en 2018​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Comment éviter les blessures au baseball

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Prévenir les blessures au baseball sur le long terme

 

Le baseball semble calme de l’extérieur. Les corps des joueurs sont toujours sous pression. Les parties du corps qui nous aident à bouger, comme les bras, les jambes et la colonne vertébrale, continuent de travailler tout le temps pendant l’exercice ou le sport.

Certaines études sur le sport ont également constaté que beaucoup de gens qui font du sport pour s’amuser ou pour passer le temps utilisent Internet pour en savoir plus sur la façon de mieux s’exercer, parfois sur des sites Web qui ne sont pas liés au sport ou via des applications mobiles populaires, y compris des recherches comme afropari télécharger apk. Cela signifie que les athlètes utilisent maintenant Internet pour obtenir des informations, parfois dans des endroits qui ne sont pas habituels pour le sport. Nous devons adopter de bonnes pratiques qui fonctionnent en baseball pour faire de réels progrès. La prévention commence bien avant le premier coup.

Pourquoi le baseball cause des blessures spécifiques

Le baseball implique beaucoup de déplacements, contrairement aux autres sports d’équipe. Une façon de le faire est de le lancer, ce qui rend l’épaule et le coude très durs à travailler.

Les études montrent que les blessures les plus fréquentes sont:

  • le coude des lanceurs
  • Epaule lors de lancers répétés
  • ischio-legs pendant les courses rapides
  • poignets pendant les frappes puissantes
  • genoux pendant les changements de direction

Le problème vient souvent d’une surcharge progressive. Le joueur continue à jouer même s’il ressent un peu de douleur, jusqu’à ce que la blessure empire.

Le réchauffement reste la meilleure protection

Beaucoup de joueurs veulent entrer directement dans le jeu. Mauvaise idée. Un bon échauffement prépare les muscles et les articulations.

Les préparateurs physiques recommandent aujourd’hui une approche simple:

  • Mobilisation douce des épaules et des bras
  • activation de la hanche et des jambes
  • exercices de rotation légère du tronc
  • petits lancers progressifs avant pleine puissance

Vous pouvez le faire en moins de 15 minutes et cela vous rend plus sûr.

Un corps qui n’est pas chaud peut se briser facilement, et un corps qui est chaud peut mieux répondre.

L’importance de limiter la fatigue accumulée

 

Un autre facteur souvent ignoré est la fatigue. Certains jeunes joueurs ne prennent pas assez de pauses entre l’entraînement, les compétitions scolaires et les tournois locaux.

Causes de fatigue:

  • perte de précision dans les gestes
  • mauvaise posture pendant les lancers
  • réflexes de ralentissement
  • surcharge articulaire

Lorsque la technique se détériore, le risque augmente.

Les entraîneurs regardent combien de fois les joueurs tirent dans un jeu pour les garder en sécurité.

Exercices essentiels pour protéger le corps

Les recherches actuelles insistent sur le renforcement musculaire spécifique. Tous les muscles doivent soutenir les articulations utilisées.

Voici un tableau simple des zones à travailler :

Zone du corpsPourquoi la renforcer
ÉpaulesStabilise le lancer
DosProtège la colonne vertébrale
HanchesAméliore l’équilibre
JambesDonne puissance et stabilité
Avant-brasSoutient le coude

Un programme équilibré réduit fortement les blessures chroniques.

La technique compte autant que la force

Beaucoup de gens croient que le fait d’être inapte provoque des blessures, mais la raison principale est d’utiliser la mauvaise façon de bouger.

Si vous lancez quelque chose de mal, il peut nuire à l’articulation au fil du temps. – Si vous n’avez pas la bonne posture, vous ne frapperez pas bien.

Les vidéos aident les professionnels à améliorer leurs mouvements. – Les joueurs apprennent de leurs erreurs et les changent rapidement.

Une petite correction peut éviter des mois d’interruption.

Le repos fait partie de la formation

Beaucoup d’athlètes pensent que le repos signifie perdre du niveau.

Les experts recommandent:

  • un jour complet de repos par semaine
  • réduction de charge après un tournoi
  • sommeil suffisant chaque nuit
  • hydratation constante

Un joueur fatigué devient plus vulnérable. Le repos vous permet de revenir plus fort.

Nouvelles approches scientifiques

Les centres sportifs utilisent de nouveaux outils pour prédire quand les gens pourraient être blessés. La vitesse du bras, la force du lancer et les actions du joueur sont mesurées par des capteurs.

 

Certaines équipes font également des exercices qui les aident à bouger et à respirer mieux pour préparer leurs muscles plus rapidement. Ces méthodes deviennent progressivement accessibles aux amateurs. Un sport exigeant mais sûr avec de bonnes habitudes.

Le baseball est amusant, mais vous devez surveiller votre corps. Les blessures ne sont pas fatales. Les joueurs peuvent s’améliorer au jeu sans se blesser s’ils ont assez de chaleur, le font bien, prennent des pauses et s’entraînent d’une manière qui leur convient. L’entraînement sportif se concentre maintenant sur la prévention des blessures, et ceux qui le font bien peuvent jouer plus longtemps et profiter davantage du jeu.

La chose la plus importante est de rester en bonne santé pour que vous puissiez continuer à jouer.

 

 

La domination nationale du PSG et la pression croissante dans les matchs européens

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Domination nationale du PSG et pression croissante en compétitions européennes

 

Au-delà d’une décennie, le Paris Saint-Germain s’est positionné comme le leader incontesté du football en France. Le club a remporté de multiples titres, battu de nombreux records et s’est, d’une certaine manière, standardisé en tant que champion du football français. Toutefois, une autre facette de cette hégémonie s’est révélée; le club s’est retrouvé accaparé par les grandes compétitions du Vieux Continent, reléguant le reste au simple stade de préoccupation secondaire. Ainsi, chaque nouvelle saison ne se justifiait que par la présence d’un nouveau défi, comme une nouvelle évaluation au sein d’une instance universitaire.

Quand la victoire nationale devient une attente

Les supporters peuvent désormais suivre les performances des équipes via des outils numériques, parfois même via des plateformes mobiles comme MelBet online, qui proposent des mises à jour instantanées sur les stats et les tendances. Dans ce sens, les performances du PSG en championnat ne suscitent plus de surprise.

Elles sont acquises d’automatiques. Cette victoire minutée du PSG en France soulève à présent la question de la raison d’être d’un club. Gagner en France n’est plus une fin en soi, mais une condition nécessaire pour aller plus loin en Europe.

L’Europe comme véritable juge

Il est indéniable que les utilisations numériques et les interactions avec les paris sportifs, occasionnellement testées lors de l’ouverture d’un compte MelBet bonus, modifient la perception des soirées européennes. Pour chaque match du PSG, les analystes se concentrent sur la performance dans le contexte de la compétition. La Ligue des champions est devenue la seule compétition qui compte pour le PSG, car elle est l’unique à prouver la valeur du projet parisien sur la scène internationale.

Le contexte européen est très différent de celui du Championnat de France. En Ligue 1, le PSG dispose le plus souvent d’un avantage structurel, en raison de la qualité de son effectif, de la supériorité de certains contributeurs individuels et de la profondeur du banc. Dans le contexte européen, cet avantage est réduit. Les adversaires ont des niveaux d’organisation différents et une plus grande capacité à s’ajuster tactiquement, ce qui expose le PSG à des vulnérabilités moins visibles sur le plan national, notamment en matière de gestion des transitions et des phases de faiblesse.

Des adversaires mieux préparés tactiquement

En face du PSG en Europe, les adversaires proposent des scénarios de match très ciblés, des pressings coordonnés, des blocs compacts, une exploitation systématique des espaces en transition et toutes ces stratégies, afin de les paralyser sur le plan individuel. À la différence de la quasi-totalité des matches de championnat, le PSG se heurte à des équipes capables de maintenir une intensité et une discipline tactiques sur l’ensemble du match.

C’est dans ce cadre que la balance entre l’individualité et la richesse de l’ensemble se joue. La France possède une grande qualité de joueurs, mais les compétitions se déroulent en Europe, et l’individualité de l’ensemble sera la plus récompensée. C’est dans cette mesure que les Parisiens doivent tenter de raffiner cette individualité.

Les moments clés qui font basculer une campagne

Les compétitions européennes se décident souvent sur de petits détails. Certains aspects récurrents dans les analyses d’après-match sont :

  • concentration défensive après la perte du ballon
  • réaction mentale après avoir concédé un but
  • gestion du rythme dans les dernières minutes
  • discipline tactique loin du Parc des Princes
  • capacité à adapter le plan de jeu en cours de match

Ces aspects, parfois négligeables en championnat, deviennent cruciaux dans les compétitions continentales.

Comparaison entre domination nationale et exigences européennes

Avant de consulter le tableau ci-dessous, il est important de rappeler que les deux contextes s’inscrivent dans des logiques différentes.

CritèreScène nationaleScène européenne
Marge d’erreurRelativement largeTrès réduite
Approche adverseSouvent défensiveStratégiquement proactive
Intensité moyenneVariableÉlevée et constante
Pression médiatiqueModéréeExtrême
Tolérance à l’échecPrésenteInexistante

2 Domination nationale du PSG et pression croissante en compétitions européennes
2 Domination nationale du PSG et pression croissante en compétitions européennes

 

Le rôle central du leadership

Lors des compétitions européennes, le leadership est prépondérant. Quand le collectif se fragilise, ce sont les cadres qui doivent stabiliser, gérer et décider au bon moment. Cette maîtrise permet d’ouvrir et de contrôler le jeu. En son absence, l’équipe est davantage portée par les déséquilibres et les ruptures de contrôle, ce qui est souvent préjudiciable aux éliminatoires.

De plus, les meilleures équipes se distinguent par leur capacité d’adaptation. Ajuster une structure, le pressing ou les rôles sans déséquilibrer le système est fondamental. Chaque année, le PSG montre les progrès qui peuvent être faits, tout en rappelant que l’absence de cette flexibilité est, hélas, trop présente. Une fois la domination nationale acquise, la pression devient de plus en plus forte. Une victoire nationale sans concurrence mène à un succès continental comme désir collectif. Le PSG se retrouve donc avec l’exigence de cette domination, qui, avec le temps, devient à la fois un atout et une pression.

Une question de maturité collective

Le défi européen du PSG n’est plus une question de talent ni de moyens. Il s’agit désormais de maturité collective, de gestion des émotions et de constance dans les moments décisifs. Transformer la suprématie nationale en réussite continentale demande du temps, de la stabilité et une capacité à accepter la pression comme un moteur plutôt qu’un fardeau. C’est dans cette transition que se joue l’avenir européen du club parisien.

 

L’armée centrafricaine existe-t-elle encore ? Un juriste répond  à l’interview exclusive du CNC

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L’armée centrafricaine existe-t-elle encore ? Un juriste répond  à l’interview exclusive du CNC

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le colonel Martiano Édouard Yalengue , directeur général adjoint de la garde présidentielle

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Des officiers frappés devant leurs hommes, des soldats qui regardent sans intervenir, des abus sans sanction. Firmin Ngola, juriste centrafricain spécialisé en sécurité-défense, analyse la désintégration progressive d’une institution autrefois respectée et explique pourquoi tant de Centrafricains doutent désormais de son existence réelle comme structure républicaine.

 

 

Corbeau News Centrafrique (CNC) : Bonjour maître Firmin Ngola, merci d’avoir accepté cet entretien.

 

Firmin Ngola : Bonjour monsieur le journaliste, merci pour l’invitation.

 

CNC : De nombreux Centrafricains affirment que l’armée nationale n’existe plus comme institution. Pourquoi cette perception est-elle si répandue ?

 

Firmin Ngola : Parce que les faits observés depuis plusieurs années ne correspondent plus au fonctionnement d’une armée républicaine. Une armée doit protéger ses chefs, appliquer des règles claires et répondre aux attentes de la population. Lorsque des mercenaires étrangers frappent des officiers en public, et que les soldats restent immobiles, la hiérarchie s’effondre. Et quand les chefs ne réagissent pas, la confiance disparaît.

le colonel Martiano Édouard Yalengue , directeur général adjoint de la garde présidentielle
colonel_edouard_modoua – Colonel Modoua kidnappé à Bouar : Deux mois de captivité aux mains de Wagner,  silence troublant de Bangui

 

CNC : Pouvez-vous revenir sur le cas du colonel Édouard Modoua , qui a marqué beaucoup d’esprits  dans le pays ?

 

Firmin Ngola : Le colonel Édouard Modoua, commandant de la région militaire du nord-ouest,  a été arrêté à Bouar à deux reprises, ce qui montre la gravité de la situation. D’abord arrêté par des mercenaires russes du groupe Wagner, sa tête couverte de sac, battu et amené à la Section de recherches à Bangui, il a ensuite été mis à la retraite sous pression. Malgré cela, il est reparti à Bouar pour faire la passation de service au nouveau commandant. Là encore, il a été arrêté par les Russes, détenu secrètement dans leur propre durant plusieurs semaines à Bouar, puis ramené à Bangui et libéré. À aucun moment ses hommes n’ont réagi. Cela montre que la chaîne de commandement ne tient plus.

 

CNC : Ce phénomène touche-t-il d’autres officiers ?

 

Firmin Ngola : Oui, et les exemples sont nombreux. À Ndélé, le colonel Kitoko avait été arrêté par les Wagner puis transféré à Bangui. À Baboua, un commissaire de police s’est fait frappé par les Wagner à tel point qu’il a eu le bras cassé. À Béloko, un capitaine des FACA a été frappé et blessé. Dans tous ces cas, les soldats FACA présents restent immobiles. C’est un signe clair que le rapport d’autorité est brisé.

 

CNC : comme vous évoquez les cas des officiers supérieurs et sous-officiers arrêtés dans les villes de provinces, mais ici à Bangui, la situation est comment ?

 

Firmin Ngola : que ça soit à Bangui comme en province, les Wagner frappent sans distinction. Prenant le cas  du directeur général adjoint de la garde présidentielle, le colonel Yalengue. Il a été frappé, jeté au sol et humilié devant ses hommes par les mercenaires russes du groupe Wagner. Le coup est tellement violent que le colonel pleure comme un nouveau né, un bébé qui demande à manger. Mais la surprise est qu’aucun élément de la garde présidentielle n’a bougé. Après une scène pareille, un chef ne peut plus exercer normalement. Son autorité disparaît dès le moment où ses éléments l’ont vu pleurer et pleurer comme un enfant.

 

CNC : Au-delà des agressions commises par les Russes, vous mentionnez aussi les abus commis par certains soldats centrafricains eux-mêmes. Que se passe-t-il exactement ?

 

Firmin Ngola : C’est un point essentiel. Dans plusieurs régions, des soldats agressent des civils, extorquent, maltraitent ou intimident la population. Et ce qui inquiète, c’est l’absence totale de sanctions. Les officiers savent ce qui se passe, les autorités locales sont informées, les autorités nationales également, mais rien ne suit. L’impunité fait partie du système. Cela affaiblit encore plus l’armée parce qu’une institution perd sa légitimité quand elle ne se corrige pas elle-même. C’est une dégradation parallèle à celle provoquée par les mercenaires russes.

 

CNC : Revenons aux cas de résistance isolée. Pouvez-vous rappeler ce qui s’est passé à Boali ?

 

Firmin Ngola : À Boali, les mercenaires avaient l’habitude de faire transporter leurs caca, leur pourou  par un soldat. Il le faisait par contrainte. Après sa mutation, le soldat qui l’a remplacé ignorait tout de ce système. Les russes, un matin, ont appelé le nouveau soldat. L’homme est venu, et l’un des mercenaires russes lui a montré la cuvette pleine de caca qu’il devait porter pour aller le verser déhors. Mais ce mercenaire russe ne s’attendait pas à cette colère. Le soldat, énervé, commence à frapper le mercenaire, qui est tombé. Les autres Russes, voyant leur collègue tombé au sol,  sont arrivés et ont commencé à frappé le soldat. Pendant ce temps, ses collègues n’ont rien fait. Ils regardaient seulement. C’est grave.

 

CNC : Et à Ngakobo ? Il y’a également un problème pareil non ?

 

Firmin Ngola : oui. Là-bas, c’est un mercenaire russe qui voudrait sodomiser un soldat FACA de force. Mais ce dernier, en colère, a dégainé son arme et tiré, tuant un mercenaire. Les autres russes ont riposté immédiatement et ont abattu le soldat qui venait de tuer leur collègue. Pour beaucoup, il a agi comme un soldat qui ne veut pas accepter l’humiliation.

 

CNC : Un autre cas remonte à 2019 sur un site minier avec les Wagner. Qu’en est-il ?

 

Firmin Ngola : Pour cette histoire, c’est la tête contre la tête. Un adjudant des FACA recevait des ordres répétés d’un mercenaire du groupe Wagner. C’était en 2019. Un jour, il a levé la tête et lui a dit : « Toi, tu es qui pour me donner des ordres ? Tu n’es pas mon chef. » Face à cette réponse, le mercenaire a reculé et s’est calmé. Ce geste paraît simple, mais dans le contexte actuel, cela demande du courage.

 

CNC : Avec l’ensemble de ces éléments, que peut-on encore attendre de l’armée nationale ?

 

Firmin Ngola : On peut attendre une réforme profonde, mais aujourd’hui, la réalité est difficile. Une armée fonctionne grâce à la discipline interne, la cohésion, le respect de la hiérarchie et la confiance de la population. Quand les mercenaires frappent les chefs, quand les soldats restent immobiles, quand certains militaires agressent eux-mêmes la population, et quand aucune sanction n’est prononcée, l’institution perd sa force. C’est cette accumulation qui fait dire à beaucoup de Centrafricains que l’armée n’a plus sa structure d’origine.

 

CNC : Merci maître Firmin Ngola pour vos explications.

 

Firmin Ngola : C’est à moi de vous remercier, monsieur le journaliste. Merci beaucoup.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Propos recueillis par Anselme Mbata…

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La folie du pouvoir :  quand Touadéra reçoit au palais ses propres ministres déguisés en opposition, le clepto-mythomane Balalou parle d’un geste historique »

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La folie du pouvoir :  quand Touadéra reçoit au palais ses propres ministres déguisés en opposition, le clepto-mythomane Balalou parle d’un geste historique »

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Consolation mutuelle entre deux ex-ministres limoges dans la septième République, Ghislain Djorie et Aristide Briand Reboas

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 9 février 2026, Maxime Balalou a annoncé un « acte politique fort » : Touadéra a reçu les « candidats malheureux » de la présidentielle. Selon lui, c’est un « geste historique » prouvant « l’esprit républicain » et « la volonté de consolider l’unité nationale ».

 

La réalité ? Touadéra a simplement reçu ses propres ministres et proches qu’il avait lui-même envoyés aux élections pour créer l’illusion d’une compétition démocratique.

 

Les “candidats malheureux” : tous des ministres de Touadéra

 

Serge Ghislain Djori: ex-ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Touadera . Caution payée par Touadéra.

 

Aristide-Briand Reboas  : ex-ministre de la Jeunesse et des Sports de Touadera. Caution payée par Touadéra.

 

Henri-Marie Dondra : ancien Premier ministre (2021-2022), ministre des Finances pendant 4 ans. L’un des fondateurs du parti au pouvoir, le MCU.

 

Symphorien Kparekouti : Président d’un très minuscule parti, et chef de la coalition des partis satellites du régime dénommée UFDO  : organisation fantoche créée et financée par Touadéra. Caution payée par Touadéra.

 

Voilà la vérité : Touadéra a payé les cautions de ses propres ministres pour créer l’illusion de compétition, puis les a reçus pour faire croire à un “dialogue”.

 

La vraie opposition ? Celle que Touadéra refuse de recevoir

 

Avant les élections, la vraie opposition (BRDC) exigeait :

 

  1. Un dialogue direct avec Touadéra sur la nouvelle constitution 1. La refonte de l’Autorité Nationale des Élections 1. Des garanties minimales de sécurité

 

Touadéra a refusé.

 

La constitution ? Le projet déjà invalidé dès le départ par la Cour constitutionnelle en 2022. Touadéra a limogé la présidente de la Cour d’alors, madame Danielle Darlan, et nomme son oncle, Jean-Pierre Waboué avant d’organiser un référendum bidon (95,3% de “oui”).

 

Face au refus de dialogue, l’opposition a boycotté. Seul Dologuélé a participé. Résultat : Touadéra “réélu” avec 76,15% par un coup d’État constitutionnel.

 

Et maintenant Balalou ose parler de “geste historique” parce que Touadéra reçoit ses propres ministres ?

 

Le scénario était écrit d’avance

 

  1. L’opposition exige un dialogue → Touadéra refuse 1. L’opposition boycotte → Touadéra envoie ses ministres se présenter 1. Touadéra “gagne” avec 76% → Les faux candidats reconnaissent sa victoire avant la proclamation 1. Touadéra les reçoit → Balalou crie au « geste historique »

 

C’est du théâtre de boulevard.

 

“Ils soutiennent les efforts” : évidemment, ce sont ses ministres !

 

Balalou déclare : « Les anciens candidats ont salué la démarche du Président et ont exprimé leur volonté de soutenir les efforts de reconstruction. »

 

Évidemment ! Ce sont ses ministres ! Djorie était son porte-parole. Reboas son ministre. Dondra son Premier ministre. Tous ont reconnu sa victoire avant la proclamation officielle.

 

C’est le retour à la normale : les ministres retrouvent leur patron après avoir joué leur rôle des comédiens.

 

“L’heure n’est plus à la division” : la vraie opposition est en prison

 

Balalou ose déclarer : « L’heure n’est plus à la division, l’heure est au rassemblement. Maintenant que tout est fini, qu’est-ce qu’on doit faire ? On continue à s’opposer ? »

 

Pendant que Balalou parle de “rassemblement”, voici la réalité :

 

– Docteur Dominique Désiré ERENON, Président de la MDSP, leader de l’opposition, emprisonné à la prison de Ngaragba.

 

– Les partis d’opposition interdits de tenir des rassemblements

– Les manifestations pacifiques interdites et réprimées

– Les journalistes arrêtés pour avoir critiqué le régime

– La presse muselée par une nouvelle loi liberticide

 

Voilà le vrai “rassemblement” de Touadéra : emprisonner la vraie opposition et recevoir ses ministres en prétendant dialoguer.

 

Personne n’est dupe de cette parodie

 

Maxime Balalou peut qualifier cette mise en scène de « geste historique » et d’« acte fort ». Il peut parler de « maturité démocratique » et d’« unité nationale ».

 

Nous savons tous que c’est du théâtre.

 

Touadéra n’a pas reçu l’opposition. Il a reçu ses propres ministres qu’il avait envoyés jouer aux candidats pour donner l’illusion d’élections compétitives.

 

La vraie opposition — celle qui exigeait un vrai dialogue, une vraie constitution, de vraies garanties — cette opposition-là est boycottée, ignorée, emprisonnée.

 

Ce n’est pas un “geste historique”. C’est une insulte à l’intelligence des Centrafricains.

 

Monsieur Balalou, vous pouvez continuer votre propagande. Mais sachez que personne n’est dupe. Absolument personne.

 

Par Alain Nzilo

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