Un ex-chef d’état-major de 3R offre un spectacle digne d’un film à l’ivoirienne lors de sa formation à Berongo par les mercenaires russes
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À Berongo , la formation des ex-combattants rebelles du mouvement 3R présente un cas inoubliable dans l’histoire du pays. L’autoproclamé général Comté, ancien chef d’État-major de 3R, qui portait fièrement le titre de général dans le maquis, peine aujourd’hui à maîtriser les geste simples que ses propres ex-combattants exécutent sans difficulté sous l’encadrement des mercenaires russes.
L’accord signé le 19 avril à N’Djamena entre les autorités centrafricaines et deux mouvements armés constitue une étape importante dans le processus de paix. Les ex-rebelles de 3R et de l’UPC ont accepté de déposer les armes en échange d’une incorporation dans les forces régulières. Cette démobilisation, selon les auteurs, s’inscrit dans une démarche de soi-disant réconciliation nationale portée par le gouvernement depuis plusieurs mois. Le camp Berongo , installé à 80 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de la Lobaye, accueille désormais ces anciens combattants pour leur reconversion. Les mercenaires russes du groupe Wagner, que Bangui appelle pudiquement des instructeurs militaires russes, supervisent cette formation censée transformer des maquisards Peuls en soldats professionnels.
Parmi les recrues figure un personnage qui attire l’attention de tous. Cet homme occupait autrefois le poste de chef d’état-major au sein du Mouvement 3R, un groupe armé qui a longtemps perturbé le nord-ouest du pays. Son parcours dans la rébellion lui avait valu le titre de général de corps d’armée, où les grades s’attribuent dans cette rébellion selon la puissance de feu plutôt que la compétence tactique. Au camp Berongo , la réalité rattrape rapidement les prétentions. Les instructeurs découvrent avec stupeur que ce soi-disant stratège militaire ignore les gestes les plus élémentaires du métier des armes.
Le garde-à-vous, mouvement basique enseigné dès les premiers jours de toute formation militaire, devient un calvaire pour l’ex-général Comté, l’ancien chef d’État-major de 3R. Ses tentatives répétées tournent au spectacle digne de la comédie à l’ivoirienne. Les formateurs reprennent infatigablement les mêmes consignes : talons joints, pointes légèrement écartées, buste droit, bras le long du corps. Rien n’y fait. L’ex-général Comté multiplie les approximations, oscillant entre rigidité excessive et relâchement inapproprié. Près d’une centaine de démonstrations s’avèrent nécessaires avant qu’il parvienne à reproduire tant bien que mal la posture attendue.
Pour le général Comté, le salut militaire constitue une autre épreuve insurmontable. Ce geste codifié, porteur de sens et de tradition dans toutes les armées du monde, échappe totalement à sa compréhension. Ses combattants jadis, aujourd’hui ses camarades de formation, exécutent le mouvement sans difficulté apparente. Eux ont certainement reçu un minimum d’encadrement durant leur passage dans la rébellion ou possèdent simplement une meilleure capacité d’assimilation. Leur ancien supérieur hiérarchique tâtonne, hésitant entre plusieurs variantes approximatives qui déclenchent l’exaspération des formateurs.
Pour l’heure, l’armée nationale centrafricaine ne reconnaît évidemment pas ces grades autoproclamés du général. À l’issue de sa formation, cet ex-général -chef d’état-major se verra attribuer le galon de caporal, une chute vertigineuse dans la hiérarchie militaire. Du commandement théorique de centaines d’hommes, il passera à l’exécution d’ordres simples sous l’autorité de sergents et lieutenants.
Chaque jour apporte son lot d’apprentissages pour ces hommes qui doivent désormais respecter des horaires fixes, porter l’uniforme réglementaire et obéir à une chaîne de commandement claire. Pour certains, l’adaptation s’opère rapidement. Pour d’autres, comme cet ancien général devenu élève caporal, le chemin promet d’être long et semé d’embûches. Les mercenaires russes continuent de répéter les mêmes gestes, espérant que la répétition finira par porter ses fruits. L’ex-chef d’état-major s’efforce tant bien que mal d’imiter ses camarades, conscient que son nouveau statut dépend de sa capacité à assimiler ces rudiments qu’il n’a jamais jugés utiles durant ses années dans le maquis
Par Gisèle MOLOMA….
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
