Louis Marie Kogrengbo interpelle l’Association Professionnelle des Banques sur les dérives du service client en Centrafrique

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le syndicaliste Louis Marie Kogrengbo tire la sonnette d’alarme sur les dysfonctionnements graves qui minent la relation entre banques et clients en RCA.
Pourtant, la réalité raconte une tout autre histoire. Dans sa lettre ouverte adressée à l’Association Professionnelle des Banques de République Centrafricaine, Kogrengbo s’appuie sur des expériences vécues par des milliers de citoyens, jour après jour, dans les agences du pays. Son constat reflète les frustrations accumulées depuis que la privatisation promettait modernité et performance.
Ce que l’activiste observe d’abord, c’est la froideur de l’accueil réservé aux usagers. Trop d’agents affichent une indifférence qui glace l’atmosphère dès l’entrée dans les locaux. Le sourire, l’écoute attentive et l’orientation claire semblent relever d’un luxe plutôt que d’une norme professionnelle élémentaire que réclame Louis Marie Kogrengbo.
Cette distance s’accompagne d’une lenteur qui exaspère les clients au quotidien. Les opérations les plus simples prennent un temps démesuré, sans que personne ne juge utile d’expliquer les raisons du retard. Quand un problème technique survient, le silence devient la seule réponse offerte aux usagers qui attendent, impuissants devant les guichets fermés.
L’acteur social déplore que le principe selon lequel chaque client mérite considération se soit évaporé. Beaucoup d’usagers ressentent qu’ils dérangent, qu’ils quémandent une faveur là où ils devraient simplement bénéficier d’un service normal. Cette inversion des rôles blesse profondément ceux qui confient leur argent à ces institutions bancaires centrafricaines.
La désorganisation atteint son paroxysme au niveau des caisses, selon Kogrengbo. Dans plusieurs établissements, les pauses ne font l’objet d’aucune coordination entre les agents. Résultat : tous les guichets ferment en même temps, abandonnant une foule de clients médusés dans le hall pendant de longues minutes.
Cette situation ne relève pas d’incidents occasionnels mais d’une pratique récurrente que dénonce l’acteur social. Les conséquences de ce dysfonctionnement pèsent lourd sur les usagers centrafricains. Des files d’attente s’étirent pendant des heures, obligeant des professionnels à prendre du retard sur leurs engagements personnels et commerciaux.
La tension monte alors dans les agences, les échanges deviennent tendus et l’énergie de chacun s’épuise inutilement. La présence des agents de sécurité privée ajoute encore à la difficulté, selon les observations de Louis Marie Kogrengbo. Certains d’entre eux adoptent des postures autoritaires qui transforment les espaces bancaires en zones de contrôle militaire plutôt qu’en lieux d’accueil.
Les clients subissent parfois des humiliations qui blessent leur dignité, alors qu’ils viennent simplement gérer leurs comptes. Cette confusion des rôles dérange profondément l’acteur social qui rappelle une évidence. Les usagers ne franchissent pas les portes d’une banque en intrus mais en partenaires légitimes dont l’argent fait tourner ces institutions.
Face à cette accumulation de griefs, Kogrengbo formule des pistes concrètes d’amélioration dans sa lettre. Il préconise d’abord une formation approfondie de tous les employés aux techniques d’accueil et de relation client. Un code de bonne conduite devrait s’afficher dans chaque agence, rappelant à tous les valeurs de courtoisie et de professionnalisme bancaire.
La planification des pauses exige une refonte complète, selon l’acteur de la vie sociale. Les établissements doivent garantir qu’au moins un guichet reste ouvert en permanence pendant les heures d’ouverture officielles. Des systèmes modernes de gestion des files permettraient de fluidifier le passage et d’informer les clients sur le temps d’attente réel.
L’écoute des réclamations nécessite également des outils adaptés, estime Louis Marie Kogrengbo. Des boîtes à suggestions accessibles et des services dédiés au suivi de la satisfaction permettraient de capter les signaux d’alerte. Chaque commentaire mérite une analyse et une réponse appropriée de la part de l’Association Professionnelle des Banques.
Quant aux agents de sécurité, leur mission doit retrouver sa dimension humaine selon l’activiste. Protéger les lieux n’implique aucunement de maltraiter ceux qui les fréquentent pour effectuer leurs opérations. Une redéfinition claire de leur périmètre d’action s’impose pour rétablir un climat serein dans les agences centrafricaines.
Le secteur bancaire porte une responsabilité majeure dans le développement du pays, rappelle Kogrengbo. Sans la confiance des citoyens, aucune croissance durable ne peut s’enraciner dans l’économie nationale. Les établissements qui négligent cette dimension scient la branche sur laquelle ils sont assis, prévient l’acteur social.
Cette lettre ouverte ne cherche pas à accabler mais à ouvrir un dialogue constructif avec les banques. Les usagers tendent la main aux banquiers pour bâtir ensemble un système qui honore ses promesses initiales de modernisation. La privatisation visait l’excellence, il reste à matérialiser cette ambition dans le quotidien des agences selon Louis Marie Kogrengbo.
L’Association Professionnelle des Banques détient les leviers nécessaires pour impulser ce changement attendu. Une réforme de la culture de service bénéficierait à tous : clients satisfaits, employés valorisés, institutions renforcées et économie dynamisée. Les ressources existent dans le secteur bancaire centrafricain, seule la volonté politique manque encore selon l’activiste.
Les Centrafricains observent et espèrent une amélioration rapide de la situation, conclut Kogrengbo. Ils ont besoin de banques qui les respectent, qui comprennent leurs besoins et qui répondent avec diligence. Cette exigence ne relève pas du caprice mais du droit le plus élémentaire de tout usager
Par Brahim Sallé
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
