Centrafrique : quand les urnes du 28 décembre racontent une tout autre histoire, et Bossembélé est un parfait exemple de ce chaos électoral
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
En Centrafrique, les élections législatives du 28 décembre 2025, d’abord proclamées par l’Autorité nationale des élections, puis confirmées le 27 février par le Conseil constitutionnel, ont produit des résultats que beaucoup refusent d’avaler. Des chiffres officiels qui, dans plusieurs localités, ne collent pas avec ce que les électeurs ont vécu de leurs propres yeux. Mais c’est à Bossembélé que la fracture entre les urnes et la vérité du terrain est la plus visible, la plus difficile à digérer — un endroit où la proclamation finale a provoqué un dégoût total, un rejet viscéral d’une décision tombée comme un couperet.
Dans tous les pays du monde qui se réclament de la démocratie, une élection est censée être le moment où la parole du peuple prime sur tout le reste. C’est le principe fondateur, celui qu’on enseigne, celui qu’on affiche. Mais entre ce principe et ce qui s’est réellement déroulé en République centrafricaine lors de ce scrutin, il y a un fossé que les documents officiels ne suffisent pas à combler.
Ce fossé prend une dimension particulière quand on regarde de près le rôle joué par la MINUSCA, censée veiller à la régularité du processus.
En effet, la cheffe de la Minusca, madame Valentine Rugwabiza, entretient, par l’intermédiaire de son mari, des liens directs et assumés avec le dictateur Faustin-Archange Touadera , des liens que personne ne dissimule, des allées et venues constatées par tous, une proximité qui aurait dû, à elle seule, déclencher des questions sur la neutralité de la Minusca.
Or ces questions n’ont jamais vraiment émergé. Et pendant ce temps, les résultats de ce chaos électoral prenaient forme dans un environnement où l’impartialité était déjà mise à mal avant même que les bureaux de vote n’ouvrent leurs portes le 28 décembre dernier.
Le résultat de tout cela se lit aujourd’hui dans la composition de la nouvelle Assemblée nationale. La quasi-totalité des sièges est occupée par des membres du MCU ou des indépendants gravitant ouvertement dans l’orbite du parti. Comme si le bleu et le blanc du drapeau du MCU avait été directement apposé sur chaque fauteuil du parlement, sans laisser de place à autre chose.
Ce qui est frappant, c’est que même certains candidats du MCU ont été victimes de ce dérèglement. Ce n’est donc pas une simple affaire d’opposition contre pouvoir — c’est une mécanique électorale qui a broié tout le monde sur son passage, y compris ceux qu’elle était censée servir.
C’est là que Bossembélé entre dans le récit, comme une preuve concrète de ce qui s’est joué dans l’ombre. Lors des résultats provisoires, le candidat du parti au pouvoir était clairement en tête. Les chiffres étaient là, lisibles, vérifiables. Puis les résultats définitifs sont tombés — et c’est un candidat indépendant qui a été déclaré vainqueur.
La nouvelle a mis la ville en mouvement. Des habitants ont commencé à se regrouper, à préparer une marche, à canaliser leur colère en quelque chose de visible. C’est le Commissaire lui-même qui les a stoppés, invoquant l’absence de démarches administratives conformes. La mobilisation a été reportée au lendemain.
Ce soir-là, Bossembélé affichait une tranquillité de surface — rues désertes, commerces fermés, habitants enfermés chez eux avec leurs questions sans réponse. Une ville qui retenait son souffle, quelque part entre la résignation et ce qui pourrait venir ensuite.
Par Gisèle MOLOMA
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
