Université de Bangui : le désordre s’intensifie à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Ce n’est pas la première fois que la faculté des Lettres et Sciences Humaines est plongée dans le désordre. Depuis plus de 4 ans, c’est le même chaos. Le doyen Jean-Claude Azoumaye récidive à la FLSH de Bangui avec les mêmes pratiques désorganisatrices.
En effet, la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Bangui regroupe plusieurs départements dont la sociologie, l’anthropologie, la philosophie et bien d’autres. Depuis que le Pr Jean-Claude Azoumaye en tient les rênes, les choses ont pris une tournure que personne n’aurait imaginée. Les étudiants qui arrivent avec des rêves plein la tête repartent souvent les mains vides, sans comprendre ce qui leur est arrivé.
Pour comprendre les faits, il faut revenir à la réalité. Prenant l’exemple de cette année académique 2025-2026. Elle a démarré très tard, quelque part entre fin octobre et fin novembre 2025. Mais dès la rentrée universitaire, deux événements majeurs ont lourdement bousculé le calendrier : le Recensement Général de la Population et de l’Habitat, et les élections groupées du 28 décembre 2025.
Durant ces événements, certains enseignants, en majorité membres du parti au pouvoir ou de l’opposition, ont purement et simplement sèché les cours à la faculté pour se consacré dans leurs activités politiques pendant des semaines entières.
Du coup, les heures de cours prévues n’ont pas été respectées. Des matières qui nécessitent trente-cinq heures de présence n’ont parfois bénéficié que de quelques séances éparses. Les travaux dirigés et les travaux pratiques, qui sont pourtant le cœur de certaines disciplines, n’ont jamais vu le jour cette année.
Pourtant, malgré tout cela, le doyen Jean-Claude Azoumaye, dans un spectacle digne de la comédie ivoirienne, a annoncé dès janvier 2026 la fin des cours et le début des préparatifs des examens du premier semestre. Incroyable! Cette décision a laissé les étudiants dans un état de stupeur complet. Le doyen Azoumaye veut que On évalue ces pauvres étudiants sur des matières qu’ils n’ont pas eu le loisir d’étudier correctement.
Ce qui rend la chose encore plus difficile à digérer, c’est que les résultats des requêtes déposées l’année précédente par des étudiants de cette faculté, par exemple des départements de sociologie et d’anthropologie, n’ont été rendus publics qu’en janvier 2026. Dans ce contexte, certains étudiants, à l’issue de ces requêtes, ont été admis en classe supérieure. Imaginez! Seulement en janvier que la faculté rend sa décision sur les requêtes des étudiants. Et dès que la note est tombée, le doyen annonce quelques jours plus tard la fin des cours et le démarrage des examens de session. Quel bordel ? Pendant combien de temps ces pauvres étudiants vont-ils prendre les cours et préparer les examens ?C’est de la malhonnêteté intellectuelle.
Par-dessus tout ça, une pratique souterraine ronge la faculté de l’intérieur. Certains enseignants convoquent discrètement les délégués de classe et leur font signer des cahiers de textes qui attestent des cours qui n’ont jamais eu lieu. C’est une forme de tromperie silencieuse qui brouille toute tentative de vérification honnête.
C’est justement pourquoi beaucoup de voix appellent le vice-recteur à descendre sur le terrain, à convoquer lui-même les délégués de classe, à comparer les heures déclarées avec ce que les étudiants ont réellement vécu dans les salles. Une vérification département par département permettrait de voir la réalité telle qu’elle est.
Mais les étudiants, eux, gardent la bouche fermée. Parler, c’est prendre le risque de se retrouver avec des notes qui ferment les portes plutôt que de les ouvrir. Des murmures parlent de menaces à peine voilées, de délibérations arrangées pour décourager ceux qui osent élever la voix. La peur s’est installée comme un locataire indésirable dans les couloirs de la faculté.
Derrière ce silence forcé se cache une réalité que certains décrivent comme un moyen détourné de vider les amphithéâtres. Réduire le nombre d’étudiants en les conduisant à l’échec, plutôt qu’en les aidant à réussir. Des jeunes qui méritent une chance se retrouvent renvoyés dans leurs quartiers, avec rien dans les mains.
Le vice-recteur de l’Université de Bangui ne peut pas continuer à regarder ailleurs. Les faits rapportés par Corbeau News Centrafrique depuis plusieurs années dessinent un tableau que l’administration universitaire connaît, mais sur lequel elle n’a toujours pas posé un acte concret. Pendant ce temps, une nouvelle promotion d’étudiants attend, entre l’espoir et la résignation.
Par Gisèle MOLOMA
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
