Le chef du village de Ligoua traqué par les mercenaires russes après avoir réclamé ses panneaux solaires et des batteries volés
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Dans l’extrême sud-est de la République centrafricaine, un chef de village est aujourd’hui en fuite, recherché par des mercenaires russes du groupe Wagner pour avoir simplement osé dénoncer publiquement le pillage de sa communauté par des criminels de Touadéra et de Poutine.
Pour comprendre cette histoire, il faut bien situer cette localité martyrs du Haut-Mbomou. En effet, le village de Ligoua se trouve à 25 kilomètres de Obo, capitale provinciale du Haut-Mbomou, sur l’axe menant à Bambouti. En partant de Obo vers Bambouti, on parcourt 125 kilomètres au total : à 25 kilomètres, on arrive à Ligoua, et 100 kilomètres plus loin se trouve Bambouti, elle-même à 5 kilomètres seulement de la frontière avec le Soudan du Sud.
Depuis près d’un an, toute cette région du sud-est vit au rythme d’une crise profonde, nourrie par des tensions entre miliciens Azandé, mercenaires russes et soldats FACA. Des prises d’otages, des exactions et des fuites massives de population ont meurtri le quotidien des habitants du Haut-Mbomou, au point que la plateforme religieuse centrafricaine, réunissant catholiques, protestants et musulmans, a décidé de se rendre sur place pour tenter de rétablir un semblant de paix.
C’est ainsi que des évêques, pasteurs et imams ont fait le déplacement jusqu’à Obo pour y tenir une réunion avec le préfet, les autorités militaires et les représentants de la MINUSCA. C’est lors de cette rencontre que le chef du village de Ligoua a pris la parole. Il a raconté comment les mercenaires russes et les soldats FACA avaient débarqué dans son village, semant la panique jusqu’à pousser la majeure partie de ses habitants à fuir vers la République démocratique du Congo.
À l’issue de cette réunion, la MINUSCA a proposé d’organiser une mission sur le terrain, en passant d’abord par Ligoua avant de rejoindre Bambouti. Le samedi 21 février, la délégation composée de la MINUSCA, du préfet et de membres de la plateforme religieuse est arrivée au village. Les habitants restés sur place ont alors décrit ce qu’ils avaient vécu : les mercenaires russes étaient venus avec les soldats FACA, avaient semé la terreur, et la majorité de la population avait pris la fuite. Ceux qui étaient encore là ont prévenu : si les Wagner revenaient, ils partiraient tous sans exception.
Les villageois ont aussi expliqué qu’au moment de leur départ, les mercenaires avaient emporté des panneaux solaires, des torches, des batteries et d’autres équipements fournis par des organisations humanitaires. Le préfet, visiblement pris de court, a dit à la population présente qu’il n’est pas informé de cette affaire de vol. Il s’est tourné alors vers le chef du détachement militaire FACA présent à ses côtés pour lui demander d’expliquer à la population les raisons qui ont poussé les FACA et les russes à emporter ces panneaux solaires. Mais le chef des FACA, de son côté, a prétendu ne rien savoir de cette affaire, une réponse qui a aussitôt irrité le préfet : comment pouvait-il ignorer ce que ses propres hommes, envoyés avec les Russes, avaient fait ? Il lui a été demandé d’aller vérifier et de revenir avec des réponses.
La délégation est rentrée à Obo sans suite immédiate. Mais une semaine plus tard, dans la nuit du samedi 28 février 2026, des mercenaires russes accompagnés de soldats FACA se sont présentés au domicile du chef de village, dans le site des déplacés de Ligoua installé non loin de l’église catholique d’Obo. Ils ont frappé, fouillé, interrogé. Le chef n’était pas là.
Depuis cette nuit-là, l’homme est introuvable. Ce que le chef du détachement militaire est allé raconter aux mercenaires russes après la réunion reste inconnu, mais le résultat, lui, est clair : un homme qui a parlé devant les autorités pour réclamer la restitution de panneaux solaires et de batteries est aujourd’hui pourchassé dans sa propre ville.
Par Éric Nzapa
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
