La COSCIPAC porte les crimes du Haut-Mbomou devant la Cour Pénale Internationale
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Une organisation centrafricaine de la société civile, la COSCIPAC, a franchi un cap décisif en déposant une requête officielle à La Haye contre des crimes commis dans le Haut-Mbomou.
C’est la COSCIPAC, une plateforme regroupant plusieurs organisations de la société civile centrafricaine, qui a pris la décision de saisir le Procureur de la Cour Pénale Internationale. Ce geste, posé le 13 février 2026 depuis Bangui, repose sur l’article 15 du Statut de Rome, un texte qui autorise toute personne ou groupe à soumettre des informations au Procureur sur des crimes relevant de la compétence de la Cour. Cette base juridique est solide, car la République Centrafricaine a adhéré à ce Statut depuis le 3 octobre 2001.
C’est précisément cette adhésion qui ouvre la voie à une telle démarche, et la COSCIPAC en a pleinement tiré parti. Le document déposé à La Haye vise directement les plus hautes autorités de l’État centrafricain, à commencer par le Président Faustin Archange Touadéra, désigné comme Chef suprême des armées. Des mercenaires étrangers rattachés au groupe Wagner sont également mis en cause, accusés d’avoir opéré aux côtés des forces gouvernementales et de milices favorables au pouvoir.
Ce sont justement ces acteurs réunis qui sont accusés d’avoir mené des opérations d’une violence extrême contre des populations civiles dans une région reculée du pays. Les faits décrits dans la requête concernent principalement les populations zandé de la préfecture du Haut-Mbomou. Selon les témoignages recueillis, ces populations auraient été délibérément prises pour cible en raison de leur vote lors des scrutins présidentiels de 2016, 2020 et 2025, perçu comme une marque d’hostilité envers le pouvoir central.
C’est cette dimension politique qui confère à l’affaire un poids particulier aux yeux des auteurs de la saisine. Les crimes invoqués couvrent un éventail très large au regard du droit international. La requête mentionne des meurtres de civils non armés, des déplacements forcés de milliers de personnes, des arrestations arbitraires suivies de disparitions, ainsi que des actes de torture et des violences sexuelles dirigées principalement contre des femmes et des jeunes filles.
À ces violences directes s’ajoute une autre forme de destruction, plus lente mais tout aussi mortelle. Des villages entiers auraient été rasés, des récoltes brûlées, du bétail abattu, privant délibérément les habitants de toute possibilité de survie sur leurs terres. Ces actes, selon la requête, ont été utilisés comme un outil de domination collective destiné à briser les structures communautaires zandé.
Ce qui distingue cette requête d’un simple témoignage, c’est la rigueur avec laquelle chaque fait allégué est rattaché à un article précis du Statut de Rome. Les auteurs du document ont pris soin de qualifier juridiquement chacun des actes dénoncés, du meurtre à l’extermination, en passant par la persécution pour motifs ethniques et politiques. Cette construction minutieuse témoigne d’une volonté d’entrer pleinement dans le registre du droit pénal international.
Fort de ce dossier, la COSCIPAC adresse au Procureur quatre demandes précises. Elle lui demande d’ouvrir un examen préliminaire, d’identifier tous les responsables qu’ils soient nationaux ou étrangers, d’envisager une enquête formelle, et de prendre des mesures concrètes pour protéger les victimes et les témoins. Le sort réservé à cette requête dépend désormais du bureau du Procureur, qui dispose d’un pouvoir discrétionnaire pour décider s’il convient d’aller plus loin dans l’examen des faits.
Par Gisèle MOLOMA
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
