Gouverner, c’est faire des choix” : Martin Ziguelé plaide pour une diplomatie équilibrée en Centrafrique

L’ancien Premier ministre Martin Ziguelé critique l’alignement exclusif et prône une gestion pragmatique des relations internationales centrée sur l’intérêt national.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le président du MLPC développe sa vision d’une diplomatie centrafricaine plus nuancée et stratégique.
Martin Ziguelé pose d’emblée le principe fondamental : “Gouverner, c’est faire des choix.” Mais pour lui, ces choix ne doivent jamais être exclusifs en matière de relations internationales. L’ancien Premier ministre Martin Ziguelé questionne la stratégie actuelle : “Est-ce qu’on est obligé de faire un choix unique en matière de relations internationales ?”.
Sa réponse s’appuie sur l’observation des pratiques diplomatiques mondiales. “Qu’est-ce que font les dirigeants de tous les pays ? Ils recherchent l’intérêt de leur pays. Ils cherchent à équilibrer leurs relations”, explique-t-il. Cette approche pragmatique consiste à “préserver des acquis” tout en “améliorant les marges de manœuvre”.
Pour Martin Ziguelé, la règle d’or reste simple : “On ne prend pas la décision de rééquilibrer les relations en sacrifiant les acquis”. Une leçon que la réalité semble avoir imposée au gouvernement actuel, à travers cette “feuille de route avec la France” qui témoigne d’un retour progressif vers plus d’équilibre.
L’homme politique rejette catégoriquement les accusations de parti pris. “Ce n’est pas une question de France”, insiste-t-il. “Je ne suis pas français. Je n’ai pas la nationalité française. Je n’ai jamais étudié un jour en France”. Cette précision personnelle vise à couper court à toute “manipulation politique” qui voudrait le présenter comme “pro-français”.
Son parcours parle pour lui : “Je suis centrafricain et je n’ai que la nationalité centrafricaine. J’ai fait toutes mes études en Centrafrique, puis au Cameroun”. Une biographie qui, selon lui, le met à l’abri de tout soupçon d’influence extérieure.
Martin Ziguelé recourt ensuite à une métaphore familière pour expliquer sa vision de la gouvernance. “Lorsque vous êtes un chef de famille, votre épouse doit nourrir la famille avec ce que vous lui remettez”, commence-t-il. Si les ressources ne suffisent pas, “vous vous battez ensemble pour améliorer”, mais “vous ne dites pas que je vais démissionner du travail qui me permet de lui donner 1000 francs par mois pour faire le tour de la ville en espérant gagner 5000 par jour”.
Cette comparaison domestique révèle sa philosophie politique : “La gestion d’un État, c’est la gestion d’un bon père de famille. C’est une question de bon sens”. Une approche qui privilégie la prudence et la continuité sur les paris risqués.
L’ancien Premier ministre mobilise aussi son expérience professionnelle. “Je rappelle que je suis assureur de métier”, précise-t-il. Cette formation lui a appris que “le monde n’a pas commencé avec nous” et qu’il repose sur “des rapports de force”. Dans ce contexte, chaque dirigeant doit veiller à ce que “son pays soit le moins empêtré dans des problèmes inextricables”.
La conclusion de Martin Ziguelé dessine une voie claire : “Vous ne créez pas les problèmes vous-même. Vous utilisez la géopolitique, vous utilisez les relations internationales pour résoudre les problèmes qui vous semblent prioritaires pour votre pays”.
Cette vision pragmatique tranche avec les choix diplomatiques actuels. L’ancien chef du gouvernement appelle à une diplomatie plus mature, qui sache tirer parti de tous les partenariats sans tomber dans la dépendance exclusive. Une leçon de realpolitik que sa longue expérience des affaires publiques lui permet de formuler avec autorité.
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
