Bambouti : les chefs de quartier et la présidente de l’OFCA, réfugiés au Soudan du Sud, demandent le départ des mercenaires Russes de leur ville
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les chefs de groupes et des quartiers de Bambouti, exilés à Source-Youbou, réclament à la MINUSCA le retrait des mercenaires du groupe Wagner et leur remplacement par des forces de police.
Les chefs de quartier de Bambouti, représentés par les chefs Boli Ngupena Félix et le chef de quartier Pino, accompagnés de la présidente de l’OFCA et de Florence, catéchiste à l’église locale, ont adressé une lettre au chef de bureau de la MINUSCA à Obo. Leur principale revendication porte sur le départ immédiat des mercenaires russes du groupe Wagner qui occupent leur ville depuis le premier janvier 2026.
Ces mercenaires russes ont causé d’importants dégâts et maltraité la population. Ainsi, ces chefs des quartiers demandent que ces forces étrangères quittent définitivement Bambouti et retournent chez elles. Ils souhaitent voir arriver à la place des soldats de forces armées centrafricaines, des gendarmes et des policiers pour assurer la sécurité.
Cette demande intervient après une série d’événements qui ont complètement bouleversé la vie des habitants. Le 28 décembre 2025, à quatre heures du matin, des miliciens Azandé ont attaqué la ville. En moins d’une heure, ils ont pris le contrôle de la zone. Deux ou trois soldats des FACA ont réussi à fuir vers la base de la Minusca, tandis que les autres, une dizaine, ont pris la direction du Soudan du sud pour se constituer refugiés.
Une semaine plus tard, le 1er janvier 2026, vers cinq heures du matin, des renforts militaires, composés principalement des mercenaires russes du groupe Wagner et de quelques soldats FACA, sont arrivés depuis Obo, située à une centaine de kilomètres de là. Ces éléments de forces gouvernementales sont venus accompagnés d’avions de guerre qui ont commencé à bombarder la ville. Les tirs et les explosions visaient à déloger les miliciens Azandé qui ont occupé la ville depuis le 28 décembre 2025.
Le bruit et la violence des affrontements ont terrorisé les civils. La plupart des habitants ont quitté précipitamment leurs maisons pour échapper aux bombes et aux tirs. Ceux qui sont restés sur place ont été harcelés, arrêtés et tabassés par les militaires. Très vite, tout le monde a compris qu’il fallait partir.
Bambouti est une petite sous-préfecture du Haut-Mbomou d’environ 3000 personnes, située à la frontière du Soudan du Sud, à seulement 5 kilomètres de la localité de Kotobi. Sa proximité avec la frontière a facilité l’exode massif des habitants vers le territoire sud-soudanais. Les familles ont marché pendant des heures avant d’atteindre Source-Youbou, un village au Soudan du Sud où elles ont trouvé refuge.
Depuis leur arrivée là-bas dans cette ville sud-soudanaise, les réfugiés vivent dans des conditions extrêmement difficiles. Les enfants ne vont plus à l’école faute d’infrastructures éducatives. Les malades ne trouvent pas de médicaments ni de soins appropriés. La nourriture manque cruellement et toute activité économique a disparu du jour au lendemain.
Les personnes âgées passent leurs journées assises sous les manguiers et autres arbres, cherchant un peu d’ombre pour se protéger de la chaleur. Ces vieux papas et mamans qui vivaient paisiblement chez eux se retrouvent désormais dans une précarité totale. Ils dorment à la belle étoile, sans abri décent ni confort minimum.
Dans leur lettre adressée à la MINUSCA, les chefs de quartier et les responsables locaux supplient l’organisation des nations-unies d’intervenir pour améliorer leur sort. Ils demandent un soutien humanitaire urgent mais insistent surtout sur leur volonté de voir partir les mercenaires russes qui ont rendu leur vie impossible. Ils invitent également le gouvernement à venir directement auprès d’eux pour écouter leurs doléances et trouver des solutions durables
Par Éric Nzapa
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
