Entre barrières et formalités : la souffrance des fabricants des marmites à Cantonnier
Centrafrique.org/marmites-fabriquees-a-cantonnier-a-la-frontiere-avec-le-cameroun/” data-wpel-link=”internal”>Marmites fabriquées par des artisans centrafricains à Cantonnier, à la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Cantonnier, 25 janvier 2024 (CNC) – Au fin fond de la République centrafricaine, Cantonnier, dans ses ruelles remplies des herbes, des artisans-fabricants des marmites se battent contre un labyrinthe de barrières et de taxes imposées par les forces de défense et de sécurité intérieure centrafricaines lorsqu’ils sortent sur les marchés avec leurs produits tous neufs tant aimés par les femmes, les marmites fabriquées à base des matières en aluminium fondu. Cette chronique dévoile leur périple complexe, débutant par la quête de matériaux au Cameroun et aboutissant à la vente de leurs produits sur le marché camerounais. Un récit poignant de détermination face à des obstacles économiques qui les obligent à rechercher une aide internationale pour la construction d’un dépôt local.
Au cœur de cette histoire, les artisans chaudronniers centrafricains, les fabricants des marmites de Cantonnier, que les enfants les appellent ici les “ marmitiers”, après avoir traversé la frontière camerounaise à la recherche de matériaux à Garouaboulaye, se heurtent aux barrières des forces centrafricaines à leur retour. Des formalités et taxes sont imposées, même sur des carcasses des aluminiums récupérées, pour la majorité, dans les poubelles camerounaises. Malgré ces entraves, ils persévèrent dans la fabrication, un processus ardu qui occupe des heures précieuses. La difficulté atteint son paroxysme lorsqu’ils cherchent à vendre leurs produits, les obligeant à se tourner vers le marché camerounais en l’absence d’acheteurs suffisants côté centrafricain.
De retour au Cameroun pour vendre leurs marmites, les forces centrafricaines à la barrière ajoutent un nouveau défi aux artisans en imposant des taxes à la sortie de ces mêmes produits. Cette imposition supplémentaire défavorise fortement les artisans centrafricains, fabriquant des marmites. Sur le marché camerounais, ils se voient contraints de vendre à des prix dérisoires aux grossistes pour subvenir à leurs besoins et soutenir leurs familles. Cette réalité complexe souligne davantage les inégalités et les obstacles économiques auxquels ces artisans font face, renforçant la nécessité d’une action immédiate.
Les artisans lancent un appel pressant aux ONG internationales, leur sollicitant la construction d’un dépôt local. Cette demande vise à créer une solution pratique qui leur permettrait de vendre leurs produits sur place à Cantonnier, éliminant ainsi les tracas liés aux taxes et barrières transfrontalières imposées par les FACA. C’est un appel à l’aide pour une intervention concrète qui pourrait transformer leur réalité économique.
En résumé, l’histoire des artisans fabriquant des marmites à Cantonnier expose les entraves injustes qui entravent leur parcours. Les taxes à l’entrée et à la sortie, les formalités, et les blocages révèlent une réalité économique complexe. L’appel désespéré aux ONG internationales pour un dépôt local est une demande urgente de changement. Construire un dépôt à cantonner offre une solution tangible pour contourner les obstacles transfrontaliers et permettre aux artisans de vendre localement. C’est un plaidoyer pour la justice économique, soulignant la nécessité d’une intervention immédiate pour transformer leur réalité.
Bambari sous l’emprise de la criminalité : Les cris de détresse d’une population en quête de sécurité
Centrafrique.org/Centrafrique-des-morts-dans-des-accrochages-entre-larmee-et-les-rebelles/des-faca-a-bambari-dans-le-vehicule-et-quelques-uns-a-pieds-2/” rel=”attachment wp-att-46775″ data-wpel-link=”internal”>Des soldats FACA en patrouille à Bambari. Photo CNC
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bambari, 25 janvier 2024 (CNC) – La ville de Bambari, capitale préfectorale de la Ouaka, connaît actuellement une montée inquiétante de la criminalité, malgré les gros efforts et moyes déployés depuis plus de sept ans pour restaurer la paix. Les habitants font face à une recrudescence des vols, des actes de banditisme, et des cambriolages jours et nuits, mettant en péril la quiétude de leur quotidien. Bien que la paix semble revenir, des incidents tragiques persistent, notamment des attaques mortelles visant les gardiens de nuit. Ces événements ont suscité l’indignation et la préoccupation parmi les citoyens et les membres de la société civile. Dans cet article, nous explorerons les préoccupations croissantes de la population de Bambari face à cette montée de l’insécurité urbaine, tout en examinant les appels poignants aux autorités pour une protection renforcée.
Malgré les signes encourageants d’un retour progressif à la paix à Bambari, la réalité quotidienne est marquée par une série de crimes violents. Les braquages et les cambriolages, parfois mortels, créent un climat de peur parmi les habitants et surtout, beaucoup plus parmi les sentinelles. Le meurtre d’un veilleur pendant ce mois de janvier a été un coup dur pour la communauté locale, soulignant l’urgence d’une sécurité renforcée.
Mahamat, le frère de la victime, exprime la détresse de nombreux résidents : “Si tu te bats au quotidien pour trouver de quoi manger pour toi et ta famille, les gens de mauvaise foi viennent te faire du mal ou même te tuer en emportant tous tes biens. Nous demandons simplement aux autorités de nous protéger.”
Les inquiétudes s’étendent également à Clavier Rokoué, membre actif de la société civile, qui souligne l’importance cruciale de la sécurité pour le pays. Les récents actes de violence remettent en question la stabilité, malgré les efforts déployés pour restaurer la paix. Le sous-préfet de Bambari encourage les chefs de quartiers à signaler toute activité suspecte et à contribuer à maintenir la sécurité. Cette responsabilité est également partagée par les chefs de quartiers, qui sont appelés à dénoncer les incidents dans leurs zones respectives.
L’insécurité ne se limite pas seulement aux quartiers, mais s’étend aux axes routiers. L’emprunt de l’axe Ippy devient de plus en plus risqué, avec de nombreux usagers rapportant des incidents de braquages au village Ngbange, à 35 km au nord de Bambari. Ces défis posent des questions sérieuses sur la capacité des autorités à garantir la sécurité des citoyens et des voyageurs.
En réalité, Bambari se trouve à la croisée des chemins, oscillant entre des signes de progrès vers la paix et une réalité quotidienne marquée par la menace constante de la criminalité. Les appels désespérés des citoyens et des membres de la société civile soulignent l’urgence d’une action gouvernementale forte pour assurer la sécurité de la population. Il est impératif que les autorités réagissent de manière décisive pour inverser cette tendance, garantissant ainsi un avenir plus sûr et plus stable pour les habitants de Bambari.
Bocaranga ébranlée : Aimé Césaire Kodomo le maire et le Sous-Préfet Esaïe Gbanet, les architectes d’un régime mafieux.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/FB_IMG_1705677333364-450×421.jpg” alt=”Esaïe Gbanet le sous-préfet de Bocaranga” width=”450″ height=”421″ />Esaïe Gbanet le sous-préfet de Bocaranga
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bocaranga, 23 janvier 2024 (CNC) – Sous les ombres des collines qui surplombent la ville de Bocaranga au nord de la République centrafricaine, une cité en apparence tranquille, se cachent deux têtes jumelles issues d’un esprit mafieux : Aimé Césaire Kodomo et Esaïe Gbanet. Bocaranga, une ville totalement oubliée par les autorités de Bangui est enserrée dans les rets d’une crise insidieuse orchestrée en synergie par ces deux têtes, les sieurs Aimé Césaire Kodomo le maire et Esaïe Gbanet le sous-préfet, tous les deux, natifs de la ville. Cette plongée au cœur des pratiques opaques révèle un sombre tableau d’abus de pouvoir et d’autorité confondus allant des manœuvres d’exploitation à des fins personnelles à une traite négrière.
Des injonctions coercitives pour la culture des champs à la vente scandaleuse de biens publics, en passant par la pression constante pour les cartes d’identité nationale et l’ingérence dans les actions humanitaires, la Rédaction du CNC a mené une enquête exclusive qui révèle et dévoile les arcanes d’une gouvernance locale au model colonial. Embarquons pour Bocaranga où la confiance s’effrite, l’intégrité s’émousse, et la communauté s’interroge sur la légitimité de dirigeants dont les intérêts personnels semblent surpasser les besoins essentiels de ceux qu’ils sont censés les représenter. Bocaranga ébranlée : Aimé Césaire Kodomo maire et le Sous-Préfet Esaïe Gbanet, les architectes d’un régime mafieux, c’est une enquête exclusive CNC.
Manipulation imaginaire : Le subterfuge pétrolier du Maire et du Sous-Préfet.
Au cœur de la ville de Bocaranga, deux natifs locaux qui sont nommés pour administrer la ville, Aimé Césaire Kodomo le maire et Esaïe Gbanet le sous-préfet, déploient un stratagème élaboré en commun pour s’appauvrir leurs administrés et s’enrichir eux-mêmes. Le dernier acte en date après plusieurs autres séries d’actes, est l’histoire inventée d’exploitation du pétrole à Bocaranga.
Prétendant que Touadera et le Wagner vont incessamment démarrer l’exploitation du pétrole dans le quartier Pétroca de la ville, depuis des semaines, Aimé Césaire Kodomo le maire et son frère Esaïe Gbanet le sous-préfet, multiplient des pressions et ont lancé un ultimatum aux habitants de tous les petits quartiers de Pétroca de quitter la zone sous peine de sanctions administratives des dernières rigueurs, sans préciser lesquelles.
Il devient alors de plus en plus évident que cette menace pétrolière est une fabrication pure et simple et s’apparente à la menace nucléaire de Poutine sur les habitants. Pourtant, aucun projet d’État, aucune perspective réelle d’exploitation pétrolière n’existent. C’est plutôt un subterfuge conçu pour inciter la population à quitter et, surtout, pour leur extorquer de l’argent.
La découverte de cette manipulation révèle une dimension encore plus sombre du comportement du maire et du sous-préfet. Les résidents, déjà confrontés à des exigences d’évacuation sans dédommagement, se rendent compte maintenant de la fausseté de cette menace pétrolière. Elle n’est rien d’autre qu’une stratégie pour forcer la population à payer, ajoutant une couche supplémentaire à l’arnaque orchestrée par ces autorités locales.
Cette mise en scène pétrolière fictive et à but d’escroquerie met en évidence l’obsession financière de Aimé Césaire Kodomo et de Esaïe Gbanet. Derrière chaque menace, chaque ultimatum, se cache une quête incessante de fonds au détriment de la confiance et de la stabilité de la communauté. Les résidents qui refusent de quitter sont désormais confrontés à des demandes de paiement, plongeant la population dans une situation précaire.
Aimé Césaire Kodomo le maire de la ville de Bocaranga
La vente scandaleuse des lieux publics
Aimé Césaire Kodomo le maire et Esaïe Gbanet le sous-préfet de Bocaranga ont franchi une nouvelle ligne en vendant des places publiques cruciales. Le marché, un lieu central dans la vie quotidienne des habitants, a été cédé. Cette transaction soulève des questions sur la légitimité de vendre des espaces qui devraient servir l’intérêt commun.
Et ce n’est pas tout ! La vente de la place Barthelemy Boganda, utilisée depuis des années durant comme lieu de marché hebdomadaire des villageois locaux, est une trahison de l’histoire et de la tradition locale. Cette place, symbole de la vie communautaire, a été sacrifiée aux intérêts financiers du maire et du sous-préfet. Les habitants, attachés à ce lieu, sont confrontés à la perte d’un patrimoine collectif.
La vente de ces espaces publics va au-delà de la simple transaction financière. Elle a des conséquences directes sur la vie quotidienne des résidents. La dépossession de lieux centraux de la vie communautaire crée un vide qui ne peut être comblé par une compensation monétaire.
Cette vente scandaleuse souligne l’opacité qui règne dans la gestion publique de Bocaranga. Le maire et le sous-préfet, censés agir dans l’intérêt de la communauté, ont sacrifié des lieux historiques au profit d’intérêts personnels. Cela appelle à une introspection collective sur la gouvernance locale et à la nécessité de restaurer la confiance dans la gestion des biens communs.
La manipulation pour exploiter les agriculteurs locaux : une nouvelle traite négrière
Depuis plus de cinq ans, les sieurs Aimé Césaire Kodomo le maire et Esaïe Gbanet le sous-préfet de Bocaranga ont réinstauré dans leur localité en partage une administration coloniale type. Ils convoquent régulièrement les chefs de quartiers et les chefs de villages à des réunions d’injonctions des ordres. Leur mission ? Ordonner par la ruse et par la force, leurs administrés d’aller cultiver leurs champs.
Cette action soulève des questions sur leurs rôles à Bocaranga. La demande récurrente portée par le maire de cultiver leurs champs n’est autre que le retour à l’esclavage, à la traite négrière. Cette demande est dépourvue de base légale et coutumière dans la région. Bien que le maire puisse penser qu’il peut imposer cette tradition, il est crucial de souligner qu’il ne s’agit là qu’une pratique de la traite négrière, une pratique reprimée dans le pays.
Il devient essentiel de clarifier si cette “tradition” a des racines historiques ou si elle est une manipulation directe du maire. Les habitants, désireux de préserver leur identité et de mettre fin à cette manipulation, commencent à remettre en question la légitimité de ces ordres, cherchant une explication claire et transparente sur cette initiative initiée par le maire pour exploiter les agriculteurs locaux. Mais pour Aimé Césaire Kodomo et Esaïe Gbanet, d’après leurs ruses : “ c’est la journée du civisme demandée par Touadera”.
Esaïe Gbanet le sous-préfet de Bocaranga dans son champ
Manipulation autour des cartes d’Identité nationale
Les deux têtes de l’Administration à Bocaranga, Aimé Césaire Kodomo le maire et Esaïe Gbanet le sous-préfet, ne s’arrêtent pas là sur les deux premiers chantiers. Depuis plus de 6 mois durant, ils n’arrêtent pas d’exercer des pressions sur leurs administrés en leurs incitant, nuit et jour à la radio local, d’aller à la Mairie locale, légaliser les documents exigés pour les cartes d’identité nationale. Qu’une équipe de la confection des cartes nationales d’identité va venir à leur demande pour leur faire ces cartes sur place.
“Quel subterfuge ? ” s’insurge un instituteur au quartier Eramandji. Cette initiative, loin d’être transparente, soulève des questions sur les motivations réelles derrière cette demande insistante qui n’est autre que de se faire de l’argent.
La population, confrontée à ces appels incessants sur les ondes de leur radio locale, commence à remettre en question la légitimité de leur démarche. Plutôt que de répondre à un besoin authentique, cette demande n’est autre qu’une quête de fonds déguisée, orchestrée par Aimé Césaire Kodomo le maire et Esaïe Gbanet le sous-préfet pour soutirer illégalement de l’argent à la communauté locale.
Que les autorités policières de l’Emigration-immigration à Bangui apportent de la lumière sur l’obscurité qui plonge sut cette campagne des fabrications des cartes d’identité nationale sur place dans cette Commune. Les habitants, perplexes devant cette demande persistante, cherchent des réponses claires sur la nécessité réelle de cette initiative initiée par le maire et le sous-préfet.
Cette manipulation autour des cartes d’identité nationale commence à entamer la confiance de la population envers le maire et le sous-préfet. La transparence et l’intégrité de cette démarche sont remises en question, appelant à une réflexion collective sur la manière dont ces autorités locales gèrent les questions cruciales au sein de la communauté.
Ingérence dans les actions des ONG par le Maire et le Sous-préfet.
Cette ingérence, c’est une autre facette des visages cachés des deux têtes jumelles, Aimé Césaire Kodomo et de Esaïe Gbanet. Ces deux figures louches à la tête de l’Administration et de la Commune de Bocaranga se sont engagées dans une interpellation déformatrice, biaisée et sélective des activités des organisations non gouvernementales (ONG) œuvrant dans Bocaranga. C’est vers leurs villages respectifs qu’ils imposent au personnel des ONG internationales d’y aller travailler, créant ainsi une dynamique où l’intervention humanitaire est dictée par leurs propres intérêtts.
L’abus de pouvoir devient apparent lorsque Aimé Césaire Kodomo le maire et Esaïe Gbanet le sous-préfet de Bocaranga choisissent activement les localités où les ONG doivent intervenir en méconnaissance des documents de leurs projets. Cette tendance soulève des questions sur la légitimité de leur rôle dans la coordination des actions humanitaires, laissant la population locale dans une position vulnérable.
Ancien député du parti KNK, Esaïe Gbanet, en se reversant au MCU, comme plusieurs de ses ouvriers d’ailleurs, a été nommé sous-préfet de Bocaranga et selon ses proches, il nourrit à nouveau ses ambitions de redevenir député de Bocaranga 1. Et c’est dans ce sens qu’il désigne son village de Kaïta pour les interventions des ONG. Les résidents des autres localités, aux prises avec des défis urgents, voient leurs besoins minimisés au profit des intérêts personnels du maire et du sous-préfet.
Cette ingérence dans les actions des ONG a un impact significatif sur l’intégrité des opérations humanitaires. La confiance dans la neutralité des actions humanitaires est ébranlée, appelant à une réévaluation critique du rôle du maire et du sous-préfet dans la coordination des efforts pour répondre aux besoins réels de la population.
Aimé Césaire Kodomo et Esaïe Gbanet devenus “Journalistes communautaires » de la radio Mbili.
Encore, et encore Aimé Césaire Kodomo le maire et Esaïe Gbanet le sous-préfet de Bocaranga, tous deux cultivateurs comme métier, sont devenus, par la force des pouvoirs, des journalistes communautaires à la radio locale Mbili créée par l’Organisation Internationale de la Migration (OIM) en s’appropriant de sa rédaction. Pratiquement chaque jour, chaque heure, les voix du préfet et de son maire résonnent à travers cette station, transformant ainsi leur rôle en celui de “journalistes communautaires”.
Cette appropriation de la station de radio locale sert de plateforme pour lancer des discours intimidants, créer un climat d’incertitude et promouvoir leurs propres agendas. Les habitants de Bocaranga sont constamment exposés à ces messages, suscitant des inquiétudes quant à la véritable intention derrière cette utilisation détournée de la radio communautaire.
Au fil du temps, le langage utilisé par le maire et le sous-préfet dans cette station devient de plus en plus incompréhensible pour la population locale. Les habitants peinent à saisir le sens de leurs propos, alimentant ainsi le mystère autour de leurs véritables intentions dans cette tentative de contrôle de l’information au sein de la communauté.
Une gouvernance locale en danger
En examinant de près les actions des sieurs Aimé Césaire Kodomo et Esaïe Gbanet, le maire et le sous-préfet de Bocaranga respectivement, il devient évident que la gouvernance locale est plongée dans une crise profonde qui ne nous dit pas comment elle s’appelle. Des pratiques telles que la manipulation pour exploiter les forces physiques des agriculteurs pour leurs champs, l’escroquerie à l’exploitation du pétrole, la vente scandaleuse des lieux publics, la pression pour les cartes d’identité nationale, et l’ingérence dans les actions des ONG révèlent un abus de pouvoir et d’autorité flagrant.
Le maire, en particulier, semble avoir institué un système personnel qui sert ses propres intérêts plutôt que ceux de la communauté. Les actions de coercition, les ventes sans raison des lieux publics, et la recherche constante de fonds à travers des demandes des légalisations des documents pour les cartes d’identité nationales révèlent un manque de transparence et d’intégrité.
Cette crise de gouvernance menace la confiance des citoyens envers leurs autorités locales. Les pratiques douteuses du maire et du sous-préfet créent un environnement où les besoins réels de la population passent au second plan, éclipsés par des intérêts personnels.
Il est impératif que la population de Bocaranga examine de près ces pratiques et exige une gouvernance plus transparente, responsable et centrée sur les véritables besoins de la communauté. L’avenir de cette localité dépendra de la capacité à restaurer la confiance, à rétablir l’intégrité et à s’engager dans une gouvernance véritablement représentative.
Centrafrique.org/touadera-recrute-terroristes-russes-et-mercenaires-rwandais-pour-renforcer-sa-dictature/le-president-touadera-en-campagne-electorale-en-2020/” rel=”attachment wp-att-58755″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020-450×253.jpg” alt=”Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP” width=”450″ height=”253″ />Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP
Bangui, 25 janvier 2024 (CNC) – En ce début d’année 2024, la République centrafricaine se trouve à la croisée des chemins, plongée dans une crise sans précédent orchestrée par un pouvoir défaillant. Sous la gouvernance de Touadéra Faustin depuis sept ans, le pays porte les stigmates de cette période tumultueuse. Cet édito explore les méandres de la situation actuelle, exposant les échecs politiques, les tentatives désespérées d’établir une dictature, et même le sinistre projet de génocide. À travers les mots percutants de l’auteur Ernest Lakouéténé-Yalet, nous plongeons dans une réalité aussi alarmante que complexe, mettant en lumière les maux qui affligent la nation centrafricaine.
Le pouvoir en déclin :
Touadéra Faustin, actuel chef d’État centrafricain, a transformé son mandat en une séquence désastreuse pour le pays. Malgré les espoirs initiaux, ses sept années au pouvoir laissent la nation dans un état de chaos politique et social. L’auteur, Ernest Lakouéténé-Yalet, dans son post publié sur les réseaux sociaux, souligne l’incompétence flagrante de Touadéra, désormais unanimement admise même par ses anciens partisans.
Origines d’une déroute politique :
Le post de monsieur Ernest Lakouéténé pointe du doigt la décision politique malheureuse de l’ancien président François Bozizé, qui a nommé Touadéra comme Premier ministre en 2008. Cette nomination a été le point de départ d’une série de catastrophes pour la République centrafricaine.
Le tournant inquiétant vers le génocide :
Le poste de monsieur Ernest Lakouéténé met en lumière les événements récents, soulignant une dérive vers l’abyssal avec l’appel choquant à un génocide programmé. Ngouandjika Fidèle, ministre-conseiller spécial du président, a publiquement évoqué cette option désespérée, révélant ainsi la panique et la volonté de maintenir le pouvoir à tout prix.
Vers un sombre avenir :
Le climat politique actuel est marqué par l’étouffement de la démocratie, la répression des opposants, et la montée de la violence orchestrée par le pouvoir en place. Les tentatives de maintien au pouvoir de Touadéra semblent être de plus en plus dénuées de toute considération éthique.
Il y’a lieu de noter que la République centrafricaine se trouve actuel à un moment critique de son histoire, confrontée à des défis sans précédent. La déroute politique de Touadéra, les tentatives désespérées de maintien au pouvoir et la menace de génocide soulignent l’urgence d’une action internationale et la nécessité pour le peuple centrafricain de s’unir pour surmonter cette crise dévastatrice.
Bangui, 24 janvier 2024 (CNC) – C’est un climat d’enfer qui règne à la Paroisse Saint Antoine de Padoue depuis la date de publications des décrets épiscopaux par lesquels certains prêtres de l’archidiocèse de Bangui ont été mutés ou maintenus à leurs postes. Le vicaire de ladite Paroisse l’abbé Xyste Ngacha est sommé par son curé à faire ses valises et à quitter les lieux sous peine d’expulsion forcée. C’est une première dans l’histoire de l’Eglise. Cependant, une grande majorité des chrétiens se préparent à se soulever contre le Cardinal et le Curé Abbé Ludovic Kpéfio.
Selon les échos qui sont parvenus à notre rédaction, depuis la date 11 novembre, il y a eu des mouvements au sein de la curie archidiocésaine. Mais sur cette liste, certains prêtres n’ont pas été nommément cités alors qu’ils occupent des fonctions et ou exercent des charges. Est-ce des cas d’omission ou bien ont-ils été relevés de leurs fonctions ? Personne ne sait puisqu’un décret épiscopal de précision n’a pas fait suite au premier. Mais pour le curé de Saint Antoine de Padoue certainement poussé par ses liens familiaux avec le Cardinal, tous les prêtres dont les noms n’ont pas figuré sur le décret du 11 décembre 2023 sont simplement relevés de leurs fonctions. C’est le cas de son vicaire Xyste Ngacha.
Ainsi, le 07 janvier, le curé après une messe de 6h 30 a annoncé aux chrétiennes et chrétiens de Saint Antoine de Padoue que le Vicaire est prié de dire sa messe d’aurevoir le 14 janvier parce qu’il est appelé à d’autres fonctions ailleurs. Pendant ce temps, le Vicaire était absent de la Paroisse. Sous indignation des chrétiens, cette messe n’a pas eu lieu. Ce sont des prêtres d’autres paroisses qui ont été invités pour dire les deux messes dominicales du 14 janvier. Mais le projet de chasser l’abbé Xyste Ngacha de Saint Antoine de Padoue se poursuit. Une nouvelle date est fixée le 04 février. Ce que les fidèles ne comprennent pas et ceux qui sont soutiennent le vicaire promettent un scénario à l’image de ce qui s’était passé à l’Eglise Kina sous François Bozizé.
C’est pas la première fois que l’abbé Ludovic Kpéfio chasse un vicaire. La première fois, ce fut un prêtre congolais du nom de LIBERE. Docteur en philosophie et après avoir occupé de hautes fonctions dans son pays natal, ce prêtre a été réduit à ne dire que les messes de funérailles. Le Congolais qui ne pouvait pas continuer à subir les tortures, est reparti sans prévenir, dans son diocèse où il a été nommé chancelier du Cardinal Fridolin Ambongo.
Depuis deux mois, il est évêque d’un grand diocèse qu’il gouverne. Les dernières informations reçues disent que les supporteurs du Vicaire lui demanderaient de ne pas quitter la paroisse. Et ils seraient prêts à découdre avec le Cardinal Dieudonné Nzapalainga qui n’a pas su bien négocier la transition après le passage des prêtres polonais qui géraient cette paroisse.
Quand le régime de Touadera Tisse sa Toile sur Fond de Pauvreté
Centrafrique.org/touadera-recrute-terroristes-russes-et-mercenaires-rwandais-pour-renforcer-sa-dictature/le-president-touadera-en-campagne-electorale-en-2020/” rel=”attachment wp-att-58755″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020-450×253.jpg” alt=”Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP” width=”450″ height=”253″ />Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP
Bangui, 22 janvier 2024 (CNC) – Dans un tweet éloquent, Crépin Mboli-Goumba souligne le paradoxe de la jeunesse centrafricaine, écartelée entre la lutte pour un avenir meilleur et l’instrumentalisation politique. Cette dualité expose les défis cruciaux auxquels la République centrafricaine est confrontée en matière de politique, d’économie, et de justice sociale. Explorez avec nous les intrications complexes qui façonnent le quotidien des Centrafricains, mettant en lumière les subtilités souvent ignorées par les observateurs extérieurs.
La situation décrite par maître Crépin Mboli-Goumba révèle la fragilité du tissu social centrafricain, avec une jeunesse prise en étau entre la nécessité de survivre dans des conditions de pauvreté extrême et l’espoir d’un changement significatif. Ce dilemme se déroule dans un contexte politique marqué par des luttes de pouvoir, des controverses et des perspectives divergentes.
L’exploitation politique de la jeunesse, dénoncée par Mboli-Goumba, souligne les failles d’un système où les aspirations individuelles se heurtent aux intérêts politiques. Les 1000 CFA mentionnés deviennent le symbole d’une économie précaire, où la jeunesse est sacrifiée pour préserver le statu quo. Cette réalité met en évidence la nécessité urgente de réformes économiques et politiques.
En examinant les tweets et les discours politiques, il devient évident que la République centrafricaine est à un carrefour critique. Les acteurs politiques rivalisent pour le pouvoir, mais le cri de détresse de la jeunesse ne doit pas être étouffé. Les enjeux sécuritaires, économiques et sociaux sont interconnectés, créant une toile complexe d’influences.
Précisons qu’il est impératif de reconnaître que la République centrafricaine navigue dans des eaux tumultueuses, où les aspirations de la jeunesse sont souvent éclipsées par les jeux politiques. Les appels à un changement significatif doivent être entendus au-delà des frontières nationales. La réflexion critique sur ces enjeux stimule la nécessité d’une action concertée pour remédier aux maux profonds qui entravent le progrès.
Bangui, 24 janvier 2024 (CNC) – Dans l’ombre de la Vakaga, une histoire se déroule, celle d’Émile Benzo, venant du champ avec l’espoir de construire un chez-soi. Cependant, les ténèbres ont révélé une embuscade brutale, mettant en lumière l’insécurité croissante qui plane sur cette région paisible.
Le samedi dernier, dans les heures nocturnes de la Vakaga, à 22 kilomètres de Ouandja sur l’axe de Ouanda-Djallé, Émile Benzo, rentrant du champ sur sa moto chargée de cordes pour sa toiture, a été la cible d’une attaque brutale. Les brigands armés l’ont visé, tirant des balles qui, par la grâce de Dieu, ne l’ont pas touché. Immédiatement après, il s’est arrêté, bravant le danger en descendant de sa moto pour confronter les assaillants. Ces criminels, impitoyables, ont riposté avec des grenades, consumant ses vêtements mais laissant Émile vivant. Blessé à la poitrine, il a été transporté à l’hôpital de Ouandja pour des soins médicaux.
En effet, pour les populations locales, avec la guerre actuelle au Soudan, la plupart des rebelles soudanais, des brigands et autres criminels transfrontaliers franchissent la frontière pour venir en République centrafricaine pour commettre des violations à l’encontre de la population centrafricaine.
Cependant, le gouvernement centrafricain ne parvient pas à instaurer une sécurité efficace sur son territoire, exposant ainsi la population à ces incidents graves.
En résumé, l’histoire d’Émile Benzo à Ouandja devient le reflet poignant de l’insécurité qui hante la préfecture de la Vakaga. Cette nuit d’ambuscade ne représente qu’une facette des défis complexes auxquels sont confrontés les habitants. Face à cette réalité, la Vakaga doit trouver des solutions urgentes pour restaurer la paix et la sécurité.
Forces rwandaises en RCA : Gardiens de la sécurité ou capitaines du commerce ?
Centrafrique.org/Centrafrique-la-nationalite-centrafricaine-remise-a-500-ressortissants-rwandais/les-militaire-rwandaise/” rel=”attachment wp-att-59354″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats de l’armée rwandaise. CopyrightDW
Bangui, 23 janvier 2024 (CNC) – L’histoire de l’arrivée des forces rwandaises en République centrafricaine dans le cadre de la coopération bilatérale pour renforcer la sécurité a pris une tournure inattendue. Au lieu de se limiter à leur rôle initial de gardiens, ces militaires se transforment en acteurs majeurs du commerce. Cette évolution surprenante soulève des questions profondes sur la nature réelle de leur mission et les impacts économiques locaux. En examinant de près des cas concrets tels que celui de Bria, où la concurrence déloyale menace les commerçants locaux, nous plongeons dans une réalité où la dualité entre sécurité et commerce se fait de plus en plus apparente.
L’une des illustrations les plus frappantes de cette dualité de rôle des forces rwandaises se trouve à Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto. Dans cette ville, le détail des actions controversées des militaires rwandais révèle une réalité alarmante pour les commerçants locaux.
Le trajet de Bangui à Bria, très vital pour approvisionner cette ville du centre nord de la RCA en marchandises, se transforme depuis quelques années en un parcours semé d’embûches.
Les commerçants centrafricains de Bria, après avoir acheté leurs produits commerciaux à Bangui, sont confrontés à des tracasseries routières importantes en revenant à Bria. Blocages, taxes financières, et même des ajustements constants des panoplies de formalités aux barrières des forces de l’ordre à l’entrée et sortie de chaque ville, les difficultés s’accumulent.
Dans un contraste saisissant, les militaires rwandais traversent ce même itinéraire sans entraves. Leurs véhicules militaires bénéficient d’une liberté totale, échappant aux tracasseries routières qui entravent les commerçants locaux. À leur arrivée à Bria, ils inondent le marché, étouffant les efforts des commerçants locaux qui, malgré leurs paiements réguliers des impôts et taxes aux autorités, se retrouvent confrontés à des difficultés financières croissantes dues aux méventes de leurs produits en raison d’une concurrence déloyale instaurée par ces militaires rwandais et pour eux-mêmes, et pour leurs concitoyens dans la plus part, des anciens soldats, venus s’installer en Centrafrique, menaçant la stabilité de leurs commerces.
À Bangui, la capitale centrafricaine, les Rwandais qui sont venus dans le cadre de la coopération bilatérale font un choix surprenant à la fin de leur mission. Dès leur retour dans leur pays, ces mêmes militaires retournent en RCA en tant que civils pour s’impliquer dans les activités commerciales : bar, gargote, restaurant, etc.. Cette décision, bien qu’apparemment légitime, crée un déséquilibre économique notable. Les Rwandais, libres des contraintes fiscales et des pressions de l’État, inondent le marché à Bangui et dans les villes de provinces, mettant sous pression les entrepreneurs centrafricains qui sont soumis à des règles strictes et des taxes draconiennes.
Cette dualité dans les réalités économiques entre les Rwandais et les entrepreneurs centrafricains souligne l’impact significatif de la présence militaire sur le tissu économique de la Centrafrique. Alors que les forces rwandaises étaient initialement perçues comme des gardiens de la sécurité, leur immersion dans le commerce local soulève des préoccupations majeures quant à l’équité économique et à la véritable nature de la coopération bilatérale.
Il y’a lieu de noter que la coexistence des forces rwandaises en tant que gardiens de la sécurité et entrepreneurs a des implications profondes pour la République centrafricaine. Les détails révélateurs de Bria mettent en lumière les difficultés croissantes pour les commerçants locaux, confrontés à des tracasseries routières et des pressions économiques, tandis que les Rwandais bénéficient d’une liberté apparemment illimitée. La situation à Bangui, où les militaires rwandais retournent en tant que civils pour investir dans le commerce, souligne les défis économiques auxquels sont confrontés les entrepreneurs locaux. Cette dualité appelle à une réflexion approfondie sur la véritable intention de la coopération bilatérale et met en évidence les inégalités économiques exacerbées par la présence militaire.
Loi des Finances 2024 : Dans l’obscurité totale, les députés centrafricains avaient travaillé à l’aveuglette
Centrafrique.org/les-deputes-centrafricains-travaillant-dans-le-noir-apres-la-coupure-delectricite-lors-de-lexamen-du-projet-de-loi-des-finances-2024/” data-wpel-link=”internal”>Les députés centrafricains travaillant dans le noir après la coupure d’électricité lors de l’examen du projet de loi des finances 2024
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 23 janvier 2024 (CNC) – Dans un éclairage littéral de la situation politique à l’Assemblée nationale centrafricaine, les projecteurs ne sont pas braqués sur les débats cruciaux, mais plutôt sur l’obscurité totale qui règne lors de l’examen de la loi des Finances 2024. Cette scène saisissante révèle une réalité choquante et met en lumière la négligence flagrante envers la deuxième institution du pays.
Au cœur de cette obscurité se trouvent des députés, les élus du peuple, qui se voient contraints de travailler comme des esclaves du Roi, tard dans la nuit et dans un noir, sans électricité lors de l’examen du projet de loi de finances2024. Comme des esclaves qui ne peuvent rien s’opposer à leur maître, l’examen du projet de cette loi de finance 2024 était devenu, pour ces élus du peuple, un exercice périlleux. Contraints de finaliser la lecture des documents ce même jour, ces représentants du peuple utilisaient leurs téléphones comme lampes-torches, une image saisissante de l’inadéquation des infrastructures au sein même du cœur du régime de Faustin ArchangeTouadera.
La question cruciale émerge : comment les députés peuvent-ils sérieusement analyser les textes d’une loi contenant des chiffres dans de telles conditions d’obscurité ?
L’absence de générateur à l’Assemblée nationale soulève des interrogations sur les priorités du régime de Touadera. Les coupures d’électricité récurrentes devraient inciter à une réflexion urgente sur l’infrastructure essentielle nécessaire pour mener à bien les affaires parlementaires.
Les commentaires acerbes des citoyenscentrafricains sur les réseaux sociaux à la publication de l’image reflètent un mécontentement grandissant. Certains estiment qu’il aurait été justifié de suspendre la séanceface à cette situation, soulignant que les députés ne devraient pas accepter des conditions de travail aussi dégradantes et que salissantes. L’utilisation des téléphones comme source d’éclairage pour lecture pose également la question de la qualité de l’analyse des textes de loi dans de telles circonstances.
En un mot, l’image de l’Assemblée nationale centrafricaine plongée dans l’obscurité pour discuter des finances nationales est une honte indéniable. Si les députés sont les gardiens des intérêts du peuple, comment peuvent-ils sérieusement remplir leur rôle dans de telles conditions ? C’est un appel à l’action, à une remise en question urgente des priorités gouvernementales. Cette obscurité parlementaire n’est pas seulement physique mais symbolique, soulignant la nécessité pressante d’une lumière nouvelle sur la gestion des ressources et la considération envers ceux qui sont élus pour servir la nation.
Centrafrique.org/lappel-audacieux-de-patricia-dounia-les-armes-comme-seule-solution-face-a-touadera/le-president-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime/” rel=”attachment wp-att-65822″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Le-President-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime-450×311.jpg” alt=”Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite” width=”450″ height=”311″ />Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite
Bangui, 23 janvier 2024 (CNC) – Au cœur de l’Afrique, la République centrafricaine se trouve à un tournant critique de son histoire. Sous la présidence de Touadera, les promesses de progrès et de stabilité ont cédé la place à un tableau chaotique. Dans cette plongée sans complaisance, nous explorons l’échec systémique du leadership, dévoilant les conséquences dévastatrices de décisions malavisées et d’une gouvernance défaillante.
Au sein des corridors du pouvoir centrafricain, les fissures du leadership du Président putschiste Faustin Archange Touadera se manifestent de manière poignante. Les témoignages accablants d’un ancien collaborateur, Monsieur Jean-François, révèlent une divergence saisissante entre la perception divine et la réalité amère qui prévaut parmi les citoyens.
Jean-François, autrefois fervent dans sa conviction que Faustin Archange Touadera était l’émissaire divin destiné à guider la République centrafricaine, a fait une volte-face remarquable. Dans une lettre ouverte, il partage son désenchantement, exprimant désormais la croyance populaire que Faustin Archange Touadera pourrait bien être l’envoyé du chaos plutôt que de la providence.
Les témoignages décrivent un président éloigné de la vision idyllique que Monsieur Jean-François avait initialement attribuée. Au lieu de guider le pays vers la prospérité, Touadera semble être un catalyseur de désordres, plongeant la nation dans l’incertitude et la méfiance.
Jean-François souligne également les prétentions divines qui entourent le président, remettant en question l’idée que Touadera puisse être une figure bénie. La perception publique, diamétralement opposée à celle de M. Jean-François d’antan, alimente le sentiment que le leadership actuel pourrait être plus néfaste que bénéfique.
Ces révélations jettent une lumière crue sur la complexité du paysage politique centrafricain. Entre les aspirations spirituelles déçues et la réalité politique amère, la République centrafricaine se trouve à un carrefour critique. La remise en question du rôle divin de Touadera soulève des interrogations plus profondes sur la nature du pouvoir et la nécessité d’un leadership véritablement ancré dans le bien-être du peuple.
À travers ces témoignages, le peuple centrafricain est confronté à une réalité troublante. L’homme qu’ils ont perçu comme un sauveur est maintenant teinté de controverses, laissant la nation dans un état de désillusion. La question persistante demeure : Touadera, envoyé divin ou envoyé du chaos ? La réponse à cette interrogation pourrait bien définir le futur de la République centrafricaine.
À mesure que le pays s’enlise dans l’instabilité, la nécessité d’une introspection collective devient impérative. Le président Touadera va laisser certainement derrière lui un héritage de désordres et de déceptions. En cette période cruciale, les citoyens de la République centrafricaine sont confrontés à la responsabilité de façonner un avenir où la transparence, la justice et la vision éclairée prévaudront pour restaurer la confiance et l’espoir.
Sécurité illusoire : Dologuelé réfute les succès proclamés par Touadera
Centrafrique.org/rca-presidentielle-du-27-decembre-lopposition-conteste-la-victoire-du-president-touadera/anicet-georges-dologuele-lors-de-sa-conference-de-presse-le-5-janvier-2020-par-cyrille-jefferson-yapende/” rel=”attachment wp-att-43375″ data-wpel-link=”internal”>Anicet Georges Gologuelé, lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2021. Photo Cyrille Jefferson Yapendé / CNC
Bangui, 23 janvier 2024 (CNC) – Dans une interview accordée à nos confrères de la radio Ndékèluka, l’opposant Anicet Georges Dologuelé partage son analyse percutante de la Situation en République centrafricaine (RCA). Alors que l’année 2024 commence, Dologuelé évoque les défis persistants auxquels les Centrafricains font encore face, tout en remettant en cause le bilan de la mise en œuvre du Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix en RCA (RCPCA), axé sur son programme de société. Cette interview offre un aperçu des perspectives critiques de Dologuelé sur des questions politiques, économiques, sécuritaires et sociales, soulignant les lacunes du gouvernement actuel.
Anicet Georges Dologuelé commence par exprimer son espoir que les Centrafricains sortent du cauchemar qu’ils endurent depuis des années. Critiquant la mise en œuvre du RCPCA, il souligne le manque de projets concrets malgré les fonds substantiels alloués par la communauté internationale. Dologuelé accuse le gouvernement de détournement de fonds, pointant du doigt l’absence de résultats tangibles malgré les montants considérables mobilisés lors de la table ronde de Bruxelles.
La question de la sécurité en RCA est également abordée, avec Dologuelé remettant en cause les prétendues avancées, soulignant les difficultés persistantes de l’armée nationale et critiquant les négociations avec des forces privées telles que Bancroft. Il insiste sur la nécessité de garantir l’autonomie nationale dans les domaines de la défense et de la sécurité.
L’opposant évoque ensuite les sanctions infligées à seulement trois députés tous de l’opposition dont il fait partie. Pour l’opposant Anicet Georges Dologuelé, c’est pour la première qu’un type de telle décision a été prise depuis l’existence de l’Assemblée nationale en Centrafrique et qu’il aurait aimé si, d’une part, elle vise tous les députés concernés, recensés et sanctionnés au même temps et d’autre part, et comme cela se passe dans toutes les administrations au monde, écrire à l’intéressé pour lui demander les raisons de son absence. En conclusion, selon l’honorable opposant Anicet Georges Dologuelé, ce n’est pas la vraie raison évoquée pour ne sanctionner que trois députés sur le tiers des absents.
La détérioration de la situation politique est également soulevée et Anicet Georges Dologuelé se dit très inquiet de cela. En cause, selon ses dires, le silence assourdissant de ses collègues députés. Anicet Georges Dologuelé exprime vivement son inquiétude face à l’absence de réactions de ses députés face à l’emprisonnement, brutalités de certains d’entre eux. Pour Anicet Georges Dologuelé le silence de ses collègues députés n’est autre qu’un feu vert donné à Touadera de faire tout ce qu’il veut, sur qui il veut, qui doit vivre et qui doit mourir.
Anicet Georges Dologuelé dénonce également l’acharnement judiciaire opéré par le procureur Narcisse Foukpio qui aurait dû, selon lui, être à l’origine de l’action et non averti après pour le mettre devant un fait d’accompli tout en l’obligeant à fabriquer des cas de flagrance, un texte à la hâte pour justifier l’injustifiable comme l’enlèvement de l’honorable Dominique Yandocka. Ce n’est pas bon pour le pays, ce n’est pas bon pour la démocratie dans le pays, ce n’est pas bon pour la quiétude du citoyen, car les juges, tenus aux ordres et soucieux de conserver leurs positions, sont contraints d’aller contre les règles de la justice centrafricaine si jamais un seul tenant du pouvoir est impliqué dans une affaire avec un citoyen a-t-il insisté.
Anicet Georges Dologuelé conclut en mettant en garde contre la dégradation de la démocratie en RCA. Il souligne les menaces qui pèsent sur l’indépendance de la justice et appelle à une prise de conscience collective. Cette interview offre un aperçu critique de la situation actuelle en RCA, mettant en lumière les défis persistants auxquels le pays est confronté sur les plans politique, économique et sécuritaire. La nécessité d’une réflexion approfondie et d’une action éclairée pour surmonter ces défis est soulignée, incitant les citoyens à s’engager activement dans la préservation de la démocratie et de la stabilité nationale.
Bangui, 23 janvier 2024 (CNC) – En République centrafricaine, une crise silencieuse se dessine derrière les portes closes des bureaux gouvernementaux. Le président putschiste Faustin-Archange Touadera, au cœur d’un tumulte économique et social, qui poignarde les dos des fonctionnaires par un propos déplacé, est désormais sous les feux des critiques pour son attitude de mépris envers les fonctionnaires, exacerbés par les retards de deux semaines dans le paiement de leurs salaires. Cette situation soulève une question cruciale : Jusqu’où peut aller l’indifférence d’un dirigeant face aux difficultés de ceux qui maintiennent l’appareil étatique en fonction ?
Depuis des années, la République centrafricaine (RCA) est en proie à des défis économiques monumentaux. Plongée dans des crises sécuritaires récurrentes, le pays peine à stabiliser son économie. L’instabilité a des répercussions directes sur la gestion des finances publiques, sur notamment le paiement des salaires des fonctionnaires. Selon les dernières statistiques de la Banque mondiale, le pays a un PIB par habitant parmi les plus faibles du monde, reflétant la précarité économique qui y règne.
Cependant, les fonctionnaires, souvent perçus comme les piliers de l’administration publique, se retrouvent dans une situation délicate. Les retards de paiement ne sont pas un phénomène nouveau en RCA, mais la récente augmentation de ces incidents a attiré l’attention sur les politiques gouvernementales. Des observateurs en économie politique centrafricaine soulignent que ces retards sont symptomatiques de problèmes structurels plus profonds, tels que la mauvaise gestion des ressources et la corruption endémique.
Le président putschiste Touadera, dont la politique a été critiquée pour sa gestion autoritaire, se retrouve maintenant accusé de mépriser les besoins de ses fonctionnaires.
Dans un entretien privé avec ses conseillers, le président Touadera a abordé la situation des salaires des fonctionnaires en se posant deux questions. Premièrement, il a souligné que pendant plus de cinq ans, les salaires ont été versés régulièrement, questionnant ainsi l’utilisation faite par les fonctionnaires avec ces paiements. Deuxièmement, il a exprimé son étonnement face à leur réaction au retard de seulement deux semaines, se demandant pourquoi une telle agitation se manifeste pour un délai relativement court.
Les conseillers, de leur côté, ont fuité les propos de Touadera, suscitant des réactions mitigées. D’une part, elles ont été interprétées comme une tentative de minimiser les difficultés des fonctionnaires et comme un manque d’empathie envers leur situation financière précaire. D’autre part, certains pourraient y voir un appel à une meilleure gestion des finances personnelles.
Bien que les retards de ces salaires aient été payés grâce à l’intervention des banques, les déclarations du président putschiste jettent une lumière sur les défis économiques et sociaux plus larges auxquels sont confrontés les fonctionnaires. La dépendance du gouvernement aux crédits bancaires pour payer les salaires soulève des questions sur la stabilité financière à long terme de l’État.
Rappelons que la situation actuelle en RCA est complexe. Elle ne se limite pas à la question des paiements en retard, mais englobe également la communication entre le gouvernement et ses fonctionnaires, ainsi que les défis économiques sous-jacents. La manière dont le président Touadera et son gouvernement aborderont ces problèmes dans les jours et les mois à venir sera cruciale pour maintenir la confiance et la stabilité dans un pays qui continue de naviguer dans des eaux économiques et politiques agitées.
Boali en deuil : Une explosion mortelle derrière la résidence de Ngrebada, deux enfants tués, les soupçons se convergent vers les mercenaires de Wagner
Centrafrique.org/rca-vive-tension-a-bria-et-a-ndele-les-hommes-de-wagner-se-renforcent-dans-la-ville/les-mercenaires-de-la-societe-wagner-au-bord-de-la-route-entre-bossembele-et-boali/” rel=”attachment wp-att-47963″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/06/Les-mercenaires-de-la-societe-Wagner-au-bord-de-la-route-entre-Bossembele-et-Boali-450×266.jpg” alt=”Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali” width=”450″ height=”266″ />Les mercenaires de la société Wagner
Boali, 23 janvier 2024 (CNC) – Boali, autrefois synonyme de quiétude, est aujourd’hui le théâtre d’une tragédie bouleversante suite à l’explosion d’une mine terrestre derrière la résidence de l’ancien Premier ministre et député de cette ville Firmin Ngrebada. Cet incident, loin d’être anodin, se déroule dans le contexte épineux de la présence des mercenaires russes sécurisant la résidence de l’ex-Premier ministre. Les détails initiaux présentant les rebelles comme les responsables cachent un récit plus sombre. Dans cette plongée approfondie, nous explorons les dessous de cette explosion à Boali, révélant les intrications complexes entre la manipulation médiatique et la présence de mercenaires. Cette chronique dévoile la trame de cette histoire, mettant en lumière une communauté secouée par la tragédie et confrontée aux jeux obscurs qui se jouent derrière la main du pouvoir.
Au cœur de cette tragédie se trouve la résidence de Firmin Ngrebada, sous la haute surveillance et la garde des mercenaires russes de la société Wagner, soulignant une connexion troublante avec l’explosion de la mine qui vient d’avoir lieu dimanche, causant la mort de deux enfants et des blessés. Les allégations initiales tentant de lier ce meurtre à des mines antipersonnel posées par les rebelles en décembre 2020 sont fausses et vites démenties, selon les informations fournies..
Les médias et le gouvernement, par crainte ou intention, ont cherché à détourner l’attention en pointant du doigt les anciens rebelles de la séléka, masquant ainsi la possible et probable responsabilité des mercenaires russes. Cette manipulation médiatique suscite des interrogations sur la transparence des informations fournies à la population et appelle à un réexamen de leur part.
Pour les anciens ouvriers de la construction de la résidence de l’ancien Premier ministre Firmin Ngrebada interrogés : “ Il ne fait aucun doute, ce sont les Russes qui gardent la résidence de l’honorable Firmin Ngrebada qui sont à l’origine de cette explosion. S’il y’avait une mine anti-personnelle dans cette surface en 2020, elle devrait s’exploser puisque nous avions beaucoup marché dans cette zone quant nous travaillons sur sa résidence”.
Face à cette explosion tragique derrière la résidence de l’ancien Premier ministre et député de Boali Firmin Ngrebada à Boali, le voile de la manipulation commence à se dissiper. Les soupçons se pointent vers les mercenaires de Wagner, laissant une communauté en deuil et en quête de la vérité et de la justice pour réparation. L’appel de l’ancien Premier ministre et député du parti au pouvoir, Firmin Ngrebada, à une enquête approfondie prend un écho crucial et laisse apparaitre une profonde divergence de vue. C’est une tragédie qui, au-delà des pertes humaines, expose les jeux obscurs qui se jouent dans l’ombre. Boali réclame transparence et vérité pour panser ses plaies.
La nouvelle Constitution en lambeaux : Touadera et ses ministres refusent de la respecter
Centrafrique.org/heritier-doneng-chef-de-la-milice-du-pouvoir-nomme-ministre-de-la-jeunesse-et-des-sports/” data-wpel-link=”internal”>Héritier Doneng, chef de la milice du pouvoir, nommé ministre de la jeunesse et des sports
Bangui, 23 janvier 2024 (CNC) – La République centrafricaine se retrouve au cœur d’une controverse constitutionnelle, mettant en lumière les défaillances notables du président Faustin Archange Touadera et de son gouvernement. La nouvelle constitution très controversée et illégitime de Touadera, instaurée en août 2023, devait symboliser un nouveau départ pour le pays, selon ses initiateurs, mais elle semble déjà être victime de transgressions flagrantes et multiples, notamment de la part de Faustin Archange Touadera, mais également des membres de son gouvernement eux-mêmes. Un aspect clé de cette débâcle concerne la déclaration de patrimoine, une exigence constitutionnelle négligée par plusieurs ministres issus de la promotion canapé et d’acte de récompense. Cette violation soulève des questions cruciales sur l’intégrité du leadership et la volonté réelle de promouvoir la transparence et la bonne gouvernance.
La méconnaissance des dispositions constitutionnelles est particulièrement flagrante chez le président putschiste Faustin Touadera lui-même, qui a omis de respecter à juste titre sa nouvelle constitution illégale, et ce, en raison, faut-il le rappeler, d’aucun engagement formel de sa part consigné à la cour constitutionnelle en formant son gouvernement démérité. Un gouvernement composé en grande partie d’individus au passé contestable, jetant ainsi un doute sur sa capacité à respecter les lois qu’il a lui-même instaurées.
L’article 71 de leur fameuse constitution du 30 août 2023 exige que les membres du gouvernement déclarent leur patrimoine après leur prise de service. Cependant, certains ministres, y compris six membres entrants, n’ont pas encore respecté cette exigence. Seul le ministre du Commerce, Thierry Patrick Akoloza, a effectué sa déclaration, bien qu’en dehors des délais prévus par cette fameuse constitution.
Les 3 maitresses ministres du president Touadera. De gauche à droite, Sylvie Baïpo Témon, Sista Ngola Poto RAMADAN et Josiane Lina Bemakassoui
Le manque de volonté des membres sortants du gouvernement à déclarer leur patrimoine à la sortie souligne une négligence persistante envers cette obligation légale. Gislain Magloire-Molobama, consultant en développement, appelle les concernés à agir pour l’honneur de leur fonction, soulignant que la déclaration de patrimoine est une exigence constitutionnelle à l’entrée et à la sortie du gouvernement.
L’inefficacité de la courconstitutionnelle dans l’enregistrement des déclarations de patrimoine renforce les lacunes dans l’application de la loi. Le refus initial de publier le contenu du patrimoine des autorités a suscité des critiques, forçant le président du conseil constitutionnel à rappeler au chef du gouvernement l’observation des dispositions de l’article 71 de la constitution.
Karl Blagué, coordonnateur national du G16, exprime sa déception quant au manque d’action de la Haute Autorité à la Bonne Gouvernance et de la Cour des Comptes. Il souligne que, à part Maître Akoloza, tous les autres membres du gouvernement n’ont jamais déposé leur patrimoine, appelant à une intervention immédiate pour remédier à ces manquements.
La violation déjà répétée de la nouvelle constitution par le président putschiste Touadera et par son gouvernement soulève des préoccupations majeures quant à la volonté réelle de promouvoir la transparence et la bonne gouvernance. Alors que la déclaration de patrimoine devrait servir de rempart contre les pratiques douteuses, son non-respect met en péril l’intégrité du gouvernement. La Cour constitutionnelle doit agir avec fermeté pour éviter une implosion de la confiance publique et permettre aux organisations de la société civile de jouer leur rôle crucial dans la surveillance des dirigeants et la préservation des principes démocratiques.
Bambari : Entre promesses lumineuses et obscurité persistante, le fiasco de l’électricité 24h/24
Centrafrique.org/enerca-de-bambari/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/ENERCA-de-Bambari-450×219.jpg” alt=”ÉNERCA de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC” width=”450″ height=”219″ />ÉNERCA de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Bambari, 23 janvier 2024 (CNC) – À Bambari, l’espoir brillait lorsque la Banque mondiale finança un champ solaire promettant une électricité ininterrompue. Cependant, la réalité amère a envahi la ville, avec des promesses non tenues et un quotidien plongé dans l’obscurité. Au cœur de cette déception se trouve un détournement présumé de fonds, laissant la population sans réponse et le projet dans un état chaotique. Cette trahison de la confiance soulève des questions profondes sur la gouvernance locale et la transparence des initiatives financées internationalement.
Dans les rues de Bambari, où le champ solaire financé par la Banque mondiale aurait dû apporter la promesse d’une vie quotidienne éclairée, règne actuellement une obscurité persistante. L’inauguration en grande pompe en décembre dernier aurait dû marquer le début d’une ère où l’électricité serait disponible sans interruption, jour et nuit. Cependant, la réalité actuelle est loin de cette vision, laissant la population locale dans un désarroi profond.
La direction préfectorale de l’ÉNERCA de Bambari. CopyrightCNC
Au cœur de cette désillusion se trouve l’allocation de fonds destinés au carburant du groupe électrogène. Les citoyens qui avaient espéré voir une amélioration significative dans l’approvisionnement en électricité se retrouvent plutôt dans une situation où le groupe électrogène, censé prendre le relais après les heures d’ensoleillement, refuse obstinément de démarrer.
Le détournement présumé de ces fonds jette une ombre sombre sur la gestion du projet, soulignant la nécessité d’une enquête approfondie sur l’utilisation des ressources financières internationales. La confiance de la population, déjà fragilisée par des années de promesses non tenues, s’effrite davantage face à cette nouvelle déception.
Au-delà de l’échec technique, le quotidien des habitants de Bambari est marqué par l’incertitude. Plus de 500 à 700 abonnés ont souscrit à un service qui ne répond pas à leurs attentes, payant des tarifs mensuels substantiels pour une électricité qui reste évasive. Les conséquences économiques de cette situation se font déjà ressentir, mettant en péril les moyens de subsistance de nombreux habitants.
Cette déconvenue soulève des questions cruciales sur la responsabilité des autorités locales et du gouvernement du premier ministre Félix Moloua. Le silence qui persiste au sein des institutions face à ce désastre énergétique renforce le sentiment d’impuissance de la population. Le parallèle évoqué par les habitants, comparant leur situation à celle d’un poisson qui pleure dans l’eau, met en lumière la frustration et le désespoir qui règnent actuellement à Bambari.
Dans le contexte plus large de la République centrafricaine, ce fiasco soulève des interrogations sur la pertinence des initiatives internationales de développement. La nécessité d’une transparence accrue dans l’allocation des fonds et d’une responsabilisation des autorités locales devient impérative pour éviter que de telles déceptions ne deviennent monnaie courante.
En particulier, le programme initial prévoyait que le champ solaire produise de l’électricité de 6h à 23h, suivi du groupe électrogène de 23h à 6h du matin. Cependant, la réalité diverge considérablement de cette planification, mettant en lumière les lacunes majeures dans la mise en œuvre du projet.
En un mot, Bambari demeure plongée dans l’obscurité malgré les espoirs suscités par le champ solaire financé par la Banque mondiale. Le décalage entre la promesse d’électricité 24/24 et la réalité amère met en lumière des failles profondes dans la gouvernance locale. Ce fiasco souligne également l’urgence de mettre en place des mécanismes de responsabilisation et de transparence pour garantir que de telles déceptions ne deviennent pas la norme, non seulement à Bambari mais dans l’ensemble de la République centrafricaine.
Salo, ville en proie à une spirale de violence : Entre jalousie et la drogue
Centrafrique.org/un-monument-au-centre-ville-de-nola/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/Un-Monument-au-centre-ville-de-Nola-450×338.jpg” alt=”Monument au centre ville de Nola” width=”450″ height=”338″ />Monument au centre ville de Nola. Photo CNC
Salo, 23 janvier 2024 (CNC) – La ville de Salo, située dans la Sangha-Mbaéré, est aujourd’hui un centre théâtral de violences conjugales empruntes des actes tragiques et sanglants en hausse. Les récents événements, tels que le meurtre passionnel survenu à Mekanda, révèlent une réalité sombre et complexe. Les motivations profondes de ces actes sont souvent enfouies dans un mélange de jalousie, de drogues et d’une société en proie à la désillusion.
Le récit tragique du meurtre à Mekanda met en lumière les conséquences dévastatrices de la jalousie exacerbée. Un homme, revenant de la mission du Satuba, a retrouvé sa femme avec son rival sur le lit conjugal. Aussitôt, il a tragiquement tiré sur son rival, mais malheureusement, c’est sa femme, qu’il l’a tiré. “ Il a confondu son épouse avec son rival”, rapportent les témoins, ce qui a abouti à la mort de cette femme. Les témoignages soulignent l’influence néfaste de la consommation de stupéfiants, en particulier du Tramadol et du chanvre indien, sur le comportement des individus.
François Zataoukadélé, chef de groupe, exprime une inquiétude palpable face à cette montée de violence. Il souligne le changement radical dans le comportement des jeunes, devenus agressifs envers leurs compatriotes, même au sein de leurs propres foyers. La situation, selon lui, nécessite une intervention immédiate de l’État pour endiguer la circulation du Tramadol et réduire la présence de drogues en République centrafricaine.
Les forces de défense et de sécurité semblent dépassées par cette vague de violences. La population locale appelle à une vaste campagne de sensibilisation à Salo, visant à éduquer et conscientiser les individus impliqués dans ces pratiques destructrices. Les enjeux vont au-delà du simple acte de violence, touchant la fibre même de la communauté.
Salo se trouve à un moment charnière, confronté à des défis complexes liés à la jalousie, aux drogues et à une jeunesse désabusée. La solution nécessite une approche holistique, mêlant régulation étatique des substances dangereuses, renforcement des forces de sécurité et initiatives de sensibilisation. Le défi consiste à rétablir la paix et la compréhension au sein de la communauté, à réunir les familles déchirées par la violence. Dans l’ombre de cette tragédie, l’espoir réside dans la possibilité de changements positifs, soutenus par des actions concertées de la part de la société et de l’État.
Centrafrique : Crise à l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, tourmenté, chute et fait un pipi dans son pantalon
Centrafrique.org/le-president-de-lassemblee-nationale-simplice-mathieu-sarandji-declare-clause-la-velleite-du-president-touadera-de-reviser-ou-de-changer-la-constitution/le-president-assemblee-nationale-simplice-mathieu-sarandi/” rel=”attachment wp-att-59975″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/10/le-president-assemblee-nationale-simplice-mathieu-sarandi-450×253.png” alt=”Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 3 octobre 2022″ width=”503″ height=”283″ />Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 3 octobre 2022
Bangui, 22 janvier 2024 (CNC) – Dans les coulisses houleuses de l’Assemblée nationale centrafricaine, une crise salariale a pris des proportions dramatiques, secouant le parti au pouvoir, le MCU. Au cœur de ce tumulte, les députés se sont retrouvés au cœur d’un scandale financier, déclenché par des retards de paiement de leurs salaires cumulés sur quatre mois. Ce qui aurait pu rester une affaire interne a pris une tournure inattendue samedi dernier lors du paiement d’un mois, où les députés ont constaté une réduction sans motif d’un million de francs CFA, ramenant leurs salaires habituels de 3,5 millions à 2,5 millions.
Accusant le président de l’Assemblée nationale, Pr. Simplice Mathieu Sarandji, et le président putschiste de la République, Faustin Archange Touadera, de complicité dans cette situation, la colère des députés a atteint son paroxysme. Cependant, l’inattendu était au rendez-vous lorsque le président de l’Assemblée nationale, sous la pression de ses collègues députés, a fait une chute vertigineuse et spectaculaire, suivie d’un incident gênant qui a mouillé la devanture de son pantalon. Cette série d’événements expose les fissures dans le système politique, révélant un paysage de frustrations, d’accusations et d’une situation financière précaire.
L’Assemblée nationale centrafricaine a été le théâtre samedi dernier d’une crise sans précédent, où la chute spectaculaire du président de l’Assemblée s’entremêle avec une tempête financière explosive. Dans une saga marquée par des retards de salaires cumulés sur quatre mois, les députés ont découvert une coupure d’un million de francs CFA lors du paiement d’un mois, réduisant leurs revenus de 3,5 à 2,5 millions de FCFA. Cette situation, perçue comme une injustice flagrante, a déclenché samedi dernier une colère généralisée des députés.
Au cœur de cette tourmente affaire, la réduction ciblée des salaires, touchant principalement les députés ordinaires, crée une fracture profonde au sein de l’Assemblée. Les députés membres du bureau, épargnés de cette coupure salariale, accentuent cette division et alimentent la furie des députés. Les accusations de complicité jetées sur le président de l’Assemblée, Pr. Simplice Mathieu Sarandji, soulignent l’inégalité perçue, propulsant la colère à de nouveaux sommets.
La situation prend une tournure dramatique lorsque, sous la pression de ses collègues députés, le président de l’Assemblée Simplice Mathieu Sarandji a fait une chute libre et spectaculaire, suivie d’un épisode gênant de pipi qui s’est précipité pour sortir de sa vessie, vu la vitesse à laquelle, environ 300Km/h, qu’il s’est retrouvé par terre, pour lui mouiller le pantalon. Cette scène inattendue souligne l’ampleur de la crise, exposant les failles du système politique et alimentant la méfiance croissante du public envers ses représentants.
Au-delà de l’incident physique, c’est la confiance dans les institutions qui vacille. Les députés, gardiens de soi-disant la démocratie, se retrouvent pris dans une tourmente mêlant injustices financières et rivalités politiques. Les répercussions de cette tempête politique restent incertaines, mais elles placent la politique centrafricaine sur un fil tendu, appelant à des réponses et des résolutions urgentes. La chute, le pipi, et la crise financière forment un tableau saisissant d’un pays en quête d’équilibre politique et de transparence.
Entre déclarations de richesse et vol de canapé et des véhicules : Le paradoxe de l’ex-ministre de la culture Saraiva Yanzere Jennifer
Centrafrique.org/vincente-saraiva-et-thierry-kamach-les-deux-potentielles-victimes-de-touadera/vincente-maria-lionele-jennifer-saraiva-yanzere/” rel=”attachment wp-att-67108″ data-wpel-link=”internal”>Vincente Maria Lionele Jennifer Saraiva Yanzere
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 22 janvier 2024 (CNC) – Dans un scénario d’apparente contradiction, l’ancienne ministre Jennifer, récemment limogée du gouvernement MOLOUA 2, se trouve au centre d’une controverse mêlant richesse personnelle déclarée et récupération de biens publics. Alors qu’elle affirmait publiquement avoir suffisamment d’argent pour vivre confortablement pendant des décennies, ses actions suggèrent un comportement contradictoire, où des ordinateurs, des canapés, et même des véhicules du ministère semblent être devenus des possessions privées. Cet article explore cette dissonance apparente, mettant en lumière les détails troublants et les questions cruciales que cela soulève sur la gouvernance et la justice dans le pays.
L’affaire Jennifer expose un paradoxe saisissant au cœur du gouvernement, où les discours officiels prônent la justice et la lutte contre l’impunité, mais les agissements concrets révèlent une tout autre histoire. L’ex-ministre, accusée de s’être appropriée des biens publics, dont des véhicules et des canapés, incarne cette contradiction.
Jennifer, avant son limogeage, aurait détourné des fonds destinés aux artistes, ajoutant un chapitre sombre à son passage au ministère. Le gouvernement, qui clame haut et fort sa détermination à mettre fin à l’impunité, se retrouve ainsi confronté à une réalité bien différente.
Le tableau s’assombrit davantage lorsqu’on découvre que l’ex-ministre avait déclaré posséder une richesse suffisante pour vivre confortablement pendant plusieurs décennies. Cependant, au lieu de vivre de cette richesse personnelle proclamée, elle aurait préféré s’approprier des biens du ministère, y compris des ordinateurs, des canapés de valeur et des véhicules tout-terrain de luxe de marque VX.
La saga du canapé : subtilités du détournement
Au cœur du scandale de l’ancienne ministre Saraiva Yanzere Jennifer se trouve un épisode particulièrement révélateur : la manœuvre autour du canapé de 85 millions de francs CFA destiné à la réception ministérielle. Initialement acquis avec des fonds gouvernementaux, ce canapé avait été placé dans le salon de réception du ministère de la culture, symbolisant le luxe et l’élégance.
Cependant, quelques jours avant la passation de son service, Jennifer décide de le récupérer. Dans une opération discrète, elle organise le remplacement du nouveau canapé par l’ancien qui était laissé à l’abandon dans les couloirs du ministère. Ce stratagème astucieux lui permet de ramener chez elle le canapé initialement acheté pour la réception.
Cette manœuvre souligne la sophistication dans les actions de l’ex-ministre Saraiva Yanzere Jennifer, mettant en lumière sa volonté de détournement même au sein du mobilier ministériel. Le canapé, devenu un symbole du détournement de fonds, illustre le niveau de manipulation déployé pour satisfaire des intérêts personnels au détriment des biens publics.
Le vol flagrant : véhicules d’État chez Jennifer
Lors de son limogeage du gouvernement, Saraiva Yanzere Jennifer n’a pas seulement quitté sa personne ses fonctions ministérielles, mais elle a également emporté avec elle deux véhicules tout-terrain de luxe, propriétés de l’État. C’est avant même la passation de son service que l’ex-ministre a organisé le transfert de ces véhicules vers sa résidence personnelle.
Aujourd’hui, ces luxueux véhicules roulent dans les rues de Bangui, non pas au service de l’État, mais bien au service des intérêts privés de Saraiva Yanzere Jennifer. Cette appropriation sans scrupule de biens publics souligne l’audace de l’ex-ministre, qui, même après son départ du gouvernement, continue de jouir des avantages d’une propriété gouvernementale.
Cette action, loin d’être conditionnelle, témoigne de manière affirmative de la manière dont Jennifer a privatisé ces véhicules, exposant au grand jour une indifférence choquante envers l’utilisation correcte des ressources publiques. Ces véhicules de luxe, circulant dans la ville, deviennent ainsi les symboles d’une gouvernance défaillante, où les biens de l’État sont traités comme des possessions personnelles.
Cette série d’actions soulève des questions cruciales sur la crédibilité des discours gouvernementaux. Les experts en gouvernance, interpellés par ces détournements flagrants, mettent en doute l’efficacité des mesures anti-impunité annoncées par le président Touadera.
L’absence de sanctions sévères face à de tels actes suggère une impunité persistante au sein du gouvernement, malgré les promesses contraires. La population, constamment confrontée à ces paradoxes, se demande si la justice est réellement accessible pour tous, ou si elle reste un concept éloigné, seulement évoqué dans les discours officiels.
En vérité, l’affaire Jennifer offre un éclairage cru sur la dualité entre les discours officiels de justice et d’impunité et la réalité des agissements au sein du gouvernement. L’ex-ministre, accusée de détournements de fonds et de vol de biens publics, incarne le paradoxe d’un leadership qui proclame la vertu tout en s’adonnant à des actions diamétralement opposées.
Le constat est amer : malgré les promesses présidentielles de mettre fin à l’impunité, les détournements et les vols de biens publics demeurent impunis. Les experts en gouvernance remettent en question l’efficacité des mesures anti-impunité annoncées par le président putschiste Touadera, soulignant l’écart entre les paroles rassurantes et la réalité troublante.
Cette impunité persistante nourrit le scepticisme du public quant à l’accès équitable à la justice. Les détournements de l’ex-ministre Jennifer, incluant des véhicules tout-terrain de luxe et des biens destinés aux artistes, révèlent un manque crucial de responsabilisation au sein du gouvernement.
Il est impératif que les leaders politiques passent des paroles aux actes, mettant en œuvre des réformes significatives pour véritablement lutter contre la corruption et rétablir la confiance dans les institutions. La justice ne doit pas être un slogan, mais une réalité palpable pour tous les citoyens de la République centrafricaine.
Le cauchemar des corps décapités à la morgue de Cantonnier : les cadavres sous l’emprise des cochons, corbeaux et des rats sauvages.
Centrafrique.org/a-la-morgue-de-cantonnier/” data-wpel-link=”internal”>à la morgue de Cantonnier, dans la Nana-Mambéré . CopyrightCNC
Centrafrique–Bangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Cantonnier, 22 janvier 2024 (CNC) – À Cantonnier, la quiétude après la mort se transforme en cauchemar. Les familles, laissées en deuil, découvrent l’horreur des corps de leurs parents décapités, dévorés par des cochons voraces, des corbeaux cruels et des rats sans pitié. Les autorités locales, dans un silence impuissant, renvoient la responsabilité à Bangui. Alors que la détresse s’installe, Cantonnier se retrouve à la croisée des choix impossibles : accepter l’atroce réalité locale ou entreprendre un périple éprouvant vers Baboua.
La morgue de Cantonnier, autrefois le refuge des défunts, est devenue un restaurant des charognards où se joue un théâtre d’une tragédie déchirante. Les familles, déjà éplorées, font face à un cauchemar inimaginable en retrouvant des corps de leurs parents décédés, décapités, victimes des assauts voraces de cochons errants, des corbeaux acharnés et de rats impitoyables. Ce spectacle lugubre souligne le désespoir persistant dans les rues de Cantonnier.
Les autorités locales, interpellées, demeurent dans une impasse, transférant la responsabilité à la capitale Bangui. Cantonnier, cependant, ne peut se résigner à cette inaction. Le dilemme entre laisser les corps à la merci des animaux sauvages locaux ou entreprendre un long et difficile voyage vers Baboua divise la population, créant un fossé entre la désolation et l’espoir.
La réalité cruelle des morgues sans frigo dans les villes de province, avec pour seule défense des gardiens sonneurs des cloches à l’approche des charognards, est exposée. Les corps vulnérables au sol deviennent des plats des festins ambulants des charognards régionaux, illustrant l’urgence d’une intervention nationale pour mettre fin à cette tragédie récurrente.
Cantonnier se trouve à la croisée des chemins, entre le silence dévastateur de la morgue locale et la distance décourageante de Baboua. Les familles endeuillées sont prises au piège d’une cruelle réalité, tandis que les autorités locales se dérobent à la responsabilité. L’agonie des corps décapités reste une blessure ouverte dans le tissu de Cantonnier, appelant à une réponse nationale immédiate. Le cri de détresse des habitants résonne, exigeant une action urgente pour préserver la dignité des défunts et mettre fin au cauchemar qui hante les rues de Cantonnier.
Bangui, 22 janvier 2024 (CNC) – Dans une tournure inattendue des événements, Wilfried Sébiro, ancien ministre conseiller en communication à la présidence de la république, a été réintégré au cabinet de son oncle, le chef de l’État. Cet article revient sur la publication antérieure de Corbeaunews, soulignant la chute spectaculaire de Sébiro et mettant en lumière sa récente réintégration. Notre premier article a exposé les défis post-limogeage auxquels Sébiro faisait face. Découvrons maintenant comment la pression de la famille a joué un rôle crucial dans sa réintégration à un poste inférieur sous la présidence de Faustin Archange Touadera.
La saga de Wilfried Sébiro continue avec un rebondissement surprenant après la publication de notre précédent article. Corbeaunews-Centrafrique (CNC), dans son analyse approfondie, avait tracé la trajectoire difficile de Sébiro après son limogeage secret. Cependant, quelques semaines seulement après cette publication, l’histoire a pris un tournant inattendu.
Sous la pression de la famille, le président putschiste Faustin Archange Touadera a décidé de réintégrer Wilfried Sébiro dans son cabinet à la présidence de la République. Cependant, contrairement à son rôle initial de ministre conseiller en communication, Sébiro a été réaffecté à un poste inférieur. Cette décision, motivée par des considérations familiales, soulève des questions sur les liens entre politique et relations familiales dans le pays.
L’article antérieur de Corbeaunews-Centrafrique avait mis en lumière les défis majeurs auxquels Sébiro était confronté dans sa tentative de se repositionner en homme d’affaires. Les entraves politiques, notamment le contrôle exercé par le ministre rebelle tchadien Hassan Bouba, étaient des obstacles insurmontables pour lui. Cependant, la réintégration de Sébiro pose de nouvelles questions sur la politique interne et les dynamiques familiales au sein du régime de Faustin Archange Touadera.
L’histoire de Wilfried Sébiro évolue de manière imprévisible, révélant l’impact de la pression familiale sur les décisions politiques. La réintégration à un poste inférieur souligne l’influence des relations familiales dans la sphère gouvernementale. Corbeaunews-Centrafrique continuera de suivre cette saga politique complexe, offrant un regard sur les intrications entre la politique, la famille et le pouvoir en République centrafricaine.
Bangui, 22 janvier 2024 (CNC) – L’ascension politique et professionnelle de Dr. Dominique Désiré ERENON, Président du MDSP, atteint de nouveaux sommets avec son récent recrutement en tant qu’Expert Constitutionnaliste à l’Union Africaine. Ce parcours, marqué par des rôles clés de l’enseignement à la sphère bancaire en passant par le cabinet du premier ministre, souligne l’envergure internationale de son expertise. Cet article explore le cheminement de Dr. ERENON, depuis son doctorat jusqu’à sa nouvelle mission en Ethiopie, mettant en lumière les étapes marquantes de sa carrière.
Dr. ERENON, titulaire d’un doctorat de l’université Paris-Sorbonne, a débuté sa carrière en enseignant à l’Université de Bangui, affirmant ainsi ses bases académiques solides. Son engagement dans l’enseignement a été suivi d’une incursion dans le secteur bancaire, où il a occupé le poste de directeur des affaires juridiques à Ecobank.
Sa trajectoire politique a débuté avec sa nomination en tant que directeur de cabinet à la primature en République Centrafricaine. Cependant, son limogeage de ce poste a marqué un tournant crucial. Réagissant à cette transition, Dr. ERENON a créé son propre parti politique, le MDSP, lançant ainsi son implication politique.
Son déboire politique a débuté lorsqu’il s’est opposé fermement à la modification constitutionnelle souhaitée par le président Touadéra. Sa contestation, qualifiant cette initiative d’illégale, a généré des tensions politiques intenses. Confronté à des menaces et des pressions croissantes des partisans du régime, Dr. ERENON a pris la décision de fuir précipitamment le pays, cherchant refuge à Paris en France.
Dans la capitale française, son parcours a pris une nouvelle dimension. Recruté par l’Institut Sorbonne Internationale de Paris en tant qu’enseignant associé, il a contribué à la transmission du savoir dans un contexte international. Cette étape a préparé le terrain pour son recrutement ultérieur à l’Union Africaine en tant qu’Expert Constitutionnaliste avec résidence à Addis-Abeba, en Ethiopie.
Dr. Dominique Désiré ERENON, fort d’un parcours alliant enseignement, sphère bancaire, et gouvernance, prend désormais les rênes d’un rôle crucial à l’Union Africaine. Son engagement envers la démocratie et l’ordre constitutionnel, forgé au fil des années, promet une contribution significative à l’avancement des principes fondamentaux sur le continent africain. Félicitations à ce leader polyvalent qui trace une nouvelle voie pour la République Centrafricaine sur la scène internationale.
Tragédie à Tiringoulou : Un Soldat FACA tué, huit autres survivants entreprennent une périlleuse marche à pied vers Bangui dans des conditions difficiles.
Centrafrique.org/ouadda-delocalisation-spectaculaire-de-la-base-de-larmee-nationale-par-les-mercenaires-russes-sur-fond-de-brimade/la-ville-de-tiringoulou-apres-la-debandade-de-la-population/” rel=”attachment wp-att-56827″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/la-ville-de-Tiringoulou-apres-la-debandade-de-la-population-450×383.jpg” alt=”la ville de Tiringoulou après la débandade de la population” width=”450″ height=”383″ />La ville de Tiringoulou, au nord -est de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Ndélé, 22 janvier 2024 (CNC) – Au cœur de la ville de Tiringoulou, dans la préfecture de la Vakaga, au nord-Est de la RCA, neuf soldats FACA, plongés dans une crise alarmante qui porte un nom, la faim, ont brisé, la semaine dernière, le calme oppressant qui enveloppait leur détachement. Une histoire de désespoir, de primes globales d’alimentation absentes, et d’une décision audacieuse de quitter la ville à pied. Cette exploration captivante détaille les péripéties de ces hommes, jetés dans une marche périlleuse vers Bangui, confrontés à une tragédie inattendue à l’entrée de Ndiffa.
Au cœur de cette tragédie, la fai qui a fini par endeuiller ces soldats FACA détaché à Tiringoulou. Plongés aux fins fonds d’une crise alimentaire alarmante et persistante occasionnée par le non-paiement de leurs primes globales d’alimentation (PGA) depuis plusieurs mois, neuf soldats ont décidé de reprendre la route pour l’état-major à Bangui. Priver ces hommes de ressources vitales crée une détresse généralisée, affectant leur capacité à accomplir leur mission et à subvenir à leurs besoins fondamentaux.
Face à ces conditions éprouvantes, neuf soldats FACA parmi ceux détachés à Tiringoulou ont pris une décision difficile. Les PGA non versées ont laissé ces hommes sans moyens, les forçant à dépendre de la bienveillance locale pour survivre. Sept d’entre eux, ressentant l’urgence de changer leur destin, ont pris l’initiative de quitter Tiringoulou pour rentrer à Bangui à pied via Ndélé, tandis que les deux autres les ont suivis quelques minutes plus tard, tous cherchant une issue à cette impasse.
Cependant, leur marche à pied vers Ndélé a été entachée par une tragédie à l’entrée de Ndiffa, situé à 40 kilomètres de Tiringoulou. Attaqués par un homme armé, les deux soldats en retard ont été confrontés à une violence inattendue. L’un des deux soldats FACA a perdu la vie, son arme prise par l’assaillant, et le second a fui pour regagner précipitamment Ndiffa. Le survivant a aussitôt alerté son chef à Tiringoulou du détail de l’incident et de la mort de son collègue.
Répondant à cet appel, le chef du détachement à Tiringoulou a mobilisé un groupe pour récupérer le corps du FACA tué. Cependant, la marche des huit survivants vers Ndélé à pied continue dans des conditions difficiles malgré cette tragédie. Ces hommes, portant le poids de la perte d’un de leurs camarades à l’entrée de Ndiffa, persévèrent dans des conditions difficiles vers Gordil, s’efforçant d’atteindre leur première destination à Ndélé à pied.
Rappelons que la tragédie à Tiringoulo dévoile la dure réalité des soldats FACA confrontés à des défis multiples. Leur marche témoigne de la résilience face à l’adversité. Cette histoire souligne l’urgence d’une attention accrue aux conditions des forces armées déployées dans des zones complexes, afin d’assurer leur bien-être et leur succès.
Bangui, 22 janvier 2024 (CNC) – Lors de la manifestation citoyenne du 21 janvier 2024 à Paris, M. Polisse-Bébé a prononcé un discours percutant, dénonçant les dérives autoritaires du régime de Bangui et critiquant sévèrement le bilan du président Faustin Archange Touadéra. Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par la demande de la diaspora centrafricaine pour le retour au pays et la libération de plusieurs personnalités, dont le député Dominique Yanduka et l’ancien ministre des Sports Régis Lionel Dunda.
Polisse-Bébé a commencé par saluer la mobilisation de la diaspora malgré les obstacles rencontrés, soulignant la campagne de démobilisation orchestrée par le ministre conseiller Fidèle Gouandjika. Il a ensuite présenté ses vœux pour l’année 2024, exprimant l’espoir de santé, prospérité et paix pour tous les compatriotes centrafricains.
Le discours a pris une tournure critique envers le président putschiste Touadéra, soulignant les huit années de son mandat marquées par des erreurs politiques, une gestion laxiste, et une incompétence notoire. Polisse-Bébé a dénoncé l’occupation de territoires par des groupes armés, l’isolement diplomatique, le délabrement des infrastructures, et les conditions sociales dégradées.
Évoquant le coup d’État constitutionnel de juillet 2023, il a mis en garde contre l’instauration d’un pouvoir dictatorial, appelant la jeunesse centrafricaine à se mobiliser pour mettre fin à cette situation. Il a également demandé la libération immédiate des personnes injustement détenues, pointant du doigt les agissements des Mercenaires russes du groupe Wagner.
En conclusion de son discours, Monsieur Polisse-Bébé a lancé un appel direct au président putschiste Touadéra, l’incitant à prendre des mesures pour assurer une transition démocratique apaisée en Centrafrique. La manifestation à Paris devient ainsi le théâtre de revendications fortes contre le régime en place, soulevant des questions cruciales sur l’avenir politique du pays. La situation semble complexe, et les Centrafricains, tant sur le sol national qu’à l’étranger, continueront à observer de près l’évolution de cette crise politique.
École à Cantonnier : Sensibilisation de l’UNICEF sur l’admission cruciale et la sécurité alimentaire
Centrafrique.org/le-defi-de-lorganisation-urbaine-a-cantonnier-centralisation-contre-expansion/cantonnier-juste-a-quelques-metres-de-la-frontiere-du-cameroun/” rel=”attachment wp-att-71363″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/Cantonnier-juste-a-quelques-metres-de-la-frontiere-du-Cameroun-450×203.jpg” alt=”Cantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNCCantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNC” width=”503″ height=”227″ />Cantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNCCantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNC
Cantonnier, 22 janvier 2024 (CNC) – À l’école poste mixte A à Cantonnier, l’UNICEF mène une campagne de sensibilisation le mercredi 17 janvier dernier, mettant en lumière l’importance vitale de l’admission des élèves et la sécurité alimentaire. Le directeur de l’école, Chérubin Ludovic GANAMON, joue un rôle clé en soulignant les défis critiques auxquels font face les plus de 1700 élèves de l’établissement. Le manque d’actes de naissance compromet l’identité des enfants, les excluant presque de la société éducative. De plus, la sécurité alimentaire est menacée par la vente de produits non protégés aux abords de l’école. Cette introduction éclaire les problématiques urgentes adressées par la sensibilisation de l’UNICEF à Cantonnier.
Le directeur de l’école poste mixte A, Chérubin Ludovic GANAMON, a articulé avec force la nécessité pressante de l’identification pour les élèves de l’école à Cantonnier. Sans acte de naissance, les enfants risquent d’être considérés comme des animaux, dépourvus de leur identité fondamentale. Un constat alarmant émerge : plus de 75% des élèves, soit plus de 1500, n’ont pas d’acte de naissance. Le directeur a souligné l’impact dévastateur de cette réalité lors des inscriptions, où même les parents sont parfois incapables de déterminer l’âge de leurs propres enfants.
La sensibilisation de l’UNICEF prend une dimension cruciale dans cette lutte pour l’identité. Chérubin Ludovic GANAMON a évoqué comment l’acte de naissance est bien plus qu’un simple document, c’est la clé qui débloque l’accès à l’éducation, déterminant le parcours éducatif des enfants.
Parallèlement, la sécurité alimentaire devient un autre front de bataille pour l’école à Cantonnier. Le directeur a exposé les dangers liés à la vente de produits alimentaires exposés aux poussières, aux maladies, et même aux contaminations provenant de vendeurs pénétrant dans l’établissement. Il a insisté sur l’impératif de protéger les enfants de ces risques pour préserver leur santé.
L’UNICEF, à travers cette sensibilisation de plus de 200 élèves à l’école à Cantonnier, s’engage de manière cruciale sur les fronts de l’admission et de la sécurité alimentaire. Le directeur, Chérubin Ludovic GANAMON, porte la voix de plus de 1700 élèves sans acte de naissance, illustrant l’urgence d’une intervention éducative et sanitaire. Cette initiative vise à transformer la réalité quotidienne des élèves en élevant le niveau de compréhension et d’action au sein de la communauté éducative.
Drame à Kouango : La mort suspecte d’un commerçant alimente la colère et la frustration de la population locale
Centrafrique.org/rca-violence-conjugale-un-homme-interpelle-par-les-gendarmes-a-bangui/intervention-des-elements-de-la-gendarmerie-au-quartier-nguinda-le-lundi-20-avril-2020-a-09h/” rel=”attachment wp-att-37651″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/04/intervention-des-éléments-de-la-gendarmerie-au-quartier-Nguinda-le-lundi-20-avril-2020-à-09h-450×415.jpg” alt=”intervention des éléments de la gendarmerie au quartier Nguinda le lundi 20 avril 2020 à 09h” width=”450″ height=”415″ />intervention des éléments de la gendarmerie au quartier Nguinda le lundi 20 avril 2020 à 09h Photo CNC / Anselme Mbata
Kouango, 22 janvier 2024 (CNC) – La ville paisible de Kouango, en République centrafricaine, a été le théâtre d’un drame poignant ce dimanche matin, lorsque la gendarmerie locale est devenue le point de convergence d’un mécontentement populaire croissant. La cause de cette agitation était le décès tragique d’un commerçant du nom de Jonas, apparemment, selon nos sources locales, victime de mauvais traitements infligés par les forces de l’ordre. Les tensions ont atteint un niveau de paroxysme après que les habitants ont appris les circonstances troublantes de la détention de Jonas, qui aurait été frappé à mort par des gendarmes. Alors que les autorités locales tentent de calmer la situation, la colère de la communauté reste palpable.
La fureur qui a éclaté à Kouango trouve ses racines dans le décès de Jonas, un commerçant apprécié de la communauté. Les événements ont été déclenchés par une querelle banale autour de deux cuvettes de café empruntées par Jonas à un ami. Ce simple différend a pris une tournure tragique lorsque l’ami lésé a signalé l’incident aux gendarmes. Au lieu de résoudre la situation de manière pacifique, les forces de l’ordre ont choisi la brutalité, frappant violemment Jonas jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Les conséquences de cette tragédie ont été immédiates et dévastatrices. Une partie de la population, profondément choquée par la brutalité policière, s’est rassemblée devant la gendarmerie pour exprimer son mécontentement. La tentative des jeunes de transporter le corps du défunt vers la gendarmerie en signe de protestation a été contrecarrée par l’opposition du maire de la ville. Celui-ci a insisté sur la nécessité de laisser la justice suivre son cours, même si cette position a suscité l’indignation parmi les citoyens qui réclament justice pour Jonas.
Les autorités locales, tout en affirmant avoir rapidement maîtrisé la situation, se trouvent confrontées à une colère persistante au sein de la population. Les témoignages oculaires évoquent des scènes de chaos et de désarroi, alimentant la frustration déjà présente en raison des problèmes sociaux et économiques dans la région. La mort de Jonas devient ainsi le symbole de l’injustice et de la brutalité perpétrées par ceux censés protéger la population.
Le sous-préfet, dépêché sur les lieux, s’efforce de ramener le calme et d’apaiser les esprits. Cependant, la déclaration du maire, appelant à laisser la justice suivre son cours, ne suffit pas à calmer les inquiétudes de la communauté.
La tragédie de Kouango met en lumière les défis complexes auxquels sont confrontées les communautés en République centrafricaine. Au-delà de l’indignation immédiate, cette affaire soulève des questions profondes sur la confiance dans les institutions et la nécessité d’une réforme urgente. Alors que les enquêtes débutent pour éclaircir les circonstances entourant la mort de Jonas, la population attend avec anxiété que justice soit rendue. Cette tragédie servira-t-elle de catalyseur pour un changement significatif dans la manière dont la justice est administrée à Kouango et au-delà ? Seule l’avenir nous le dira.
Tensions et Incompréhensions: L’Épineuse Question de l’Intégration des Enseignants en Centrafrique
École Ngola
Bangui, 22 janvier 2024 (CNC) – Les coulisses de l’éducation en République centrafricaine sont agitées par une querelle entre enseignants intégrés et ceux en attente d’intégration. La polémique tourne autour d’une liste prévue par le gouvernement, censée inclure 1500 enseignants éligibles. Cependant, une dynamique plateforme représentant les enseignants du fondamental 1 et 2 réclame une réduction de ce chiffre au profit d’une augmentation salariale. Au cœur de cette dispute se trouve Alexis Yanou, président du bureau des enseignants intégrables, qui partage ses préoccupations.
La dichotomie entre enseignants intégrés et non intégrés émerge comme un point de friction majeur. Yanou, porte-parole des enseignants non encore intégrés, dénonce l’ingérence de leurs homologues intégrés dans leurs revendications légitimes. Le gouvernement semble prêt à intégrer 1500 enseignants, mais la plateforme dynamique du fondamental 1 et 2 refuse catégoriquement cette proposition, exigeant plutôt une augmentation salariale, selon monsieur Yanou.
Les enseignants intégrés sont accusés par Yanou de ne pas représenter les intérêts de leurs collègues non intégrés. Yanou souligne que leur lutte concerne la juste reconnaissance de leurs droits, notamment une rémunération adéquate. Les tensions montent à mesure que les deux factions s’affrontent sur la manière de faire avancer leurs revendications respectives.
Du côté des intégrés, la coordination de la plateforme dynamique réfute les allégations d’ingérence. Ils revendiquent leur rôle de syndicat, soulignant que leur objectif est d’intégrer de jeunes enseignants pour soulager la charge de travail. Les accusations portées par Yanou sont balayées d’un revers de main, qualifiées de non fondées.
Rappelons que le conflit entre les enseignants intégrés et non intégrés en République centrafricaine révèle des tensions profondes liées à l’intégration et aux revendications salariales. Alors que les enseignants cherchent à améliorer leurs conditions de travail, la méfiance persistante entre les différentes factions souligne la nécessité d’une communication transparente et de mécanismes de résolution des conflits. L’avenir de l’éducation en République centrafricaine dépendra de la capacité des parties prenantes à trouver un terrain d’entente respectueux des intérêts de tous les enseignants.
La République centrafricaine Réinvente son Paysage Scolaire
Centrafrique.org/rca-inauguration-dun-nouveau-batiment-de-lecole-saint-paul-fille/le-nouvel-immeuble-de-lecole-saint-paul-a-ouango-bangui-le-31-octobre-2020-par-cyrille/” rel=”attachment wp-att-41770″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/11/le-nouvel-immeuble-de-lecole-saint-Paul-a-Ouango-bangui-le-31-octobre-2020-par-cyrille-450×450.jpg” alt=”le nouvel immeuble de l’école saint-Paul à Ouango bangui le 31 octobre 2020 par cyrille” width=”450″ height=”450″ />Le nouvel immeuble de l’école Saint-Paul fille au quarteir Ouango, dans le septième arrondissement de Bangui, inauguré le 31 octobre 2020. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé.
Bangui, 22 janvier 2024 (CNC) – Au cœur des préoccupations du ministère de l’Éducation en République centrafricaine réside la promotion d’une culture de paix au sein des établissements scolaires. En collaboration avec la Commission nationale centrafricaine pour l’UNESCO, des cadres de l’éducation nationale se mobilisent pour relancer les activités des clubs UNESCO au sein des écoles. Un séminaire de sensibilisation, organisé sur cinq jours à Bangui, a rassemblé les responsables des écoles associées et des clubs UNESCO, marquant ainsi un pas significatif vers la reprise de ces initiatives éducatives.
Augustin Dongola, directeur de la division de l’éducation des sciences sociales pour l’UNESCO, souligne l’importance de cette formation. Les écoles associées, des niveaux maternelle jusqu’à l’université, sont désignées comme des clubs UNESCO. Leur mission est de propager les idéaux de paix, de tolérance, et de coopération au sein des États membres. La République centrafricaine, à travers ces écoles, s’engage à véhiculer ces valeurs cruciales.
L’histoire de cette initiative n’a pas été exempte de défis. Lors des événements tumultueux qui ont secoué le pays, les activités des clubs UNESCO ont été interrompues. La crise a imposé une pause forcée, avec des restrictions de déplacement qui ont entravé la continuité des projets. Cependant, grâce aux efforts déployés par le gouvernement, en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, un financement a été obtenu de l’espoir de l’UNESCO. Ce soutien financier a été essentiel pour la relance des activités éducatives axées sur la paix et la coopération.
Le séminaire de sensibilisation et de formation récemment organisé a joué un rôle clé dans la réactivation des clubs UNESCO. Les responsables des écoles associées ont eu l’occasion de partager leurs expériences et de se familiariser avec les meilleures pratiques pour intégrer les idéaux de paix dans l’éducation. La coopération entre les établissements éducatifs, la Commission nationale centrafouquenne pour l’UNESCO, et le gouvernement démontre un engagement fort en faveur d’une éducation qui va au-delà des simples connaissances académiques.
Les clubs UNESCO, en tant que vecteurs de valeurs essentielles, joueront un rôle crucial dans la formation des citoyens de demain. Ils contribueront à forger des esprits ouverts, tolérants et coopératifs, éléments fondamentaux pour la construction d’une société résiliente et pacifique.
En conclusion, la République centrafricaine fait un pas significatif vers une éducation axée sur la paix et la coopération. Malgré les défis passés, les efforts conjoints du gouvernement, du ministère de l’Éducation, et de la Commission nationale centrafouquenne pour l’UNESCO ouvrent la voie à un avenir éducatif prometteur. Les clubs UNESCO, en revitalisant leur rôle dans les écoles, deviennent des agents de transformation sociale. Cette initiative montre que l’éducation peut être un catalyseur puissant pour le changement, jetant ainsi les bases d’une société centrafricaine résolument tournée vers la paix et la coopération.
Gbandjo Sous l’Assaut, La Nouvelle Stratégie de Terreur de Wagner dans la Nana-Mambéré
Centrafrique.org/lunion-europeenne-sapprete-a-sanctionner-le-groupe-wagner-en-republique-centrafricaine/deux-mercenaires-syriens-de-la-societe-wagner-sur-les-motos-requisitionnees-en-route-pour-beloko/” rel=”attachment wp-att-51781″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Deux-mercenaires-Syriens-de-la-societe-Wagner-sur-les-motos-requisitionnees-en-route-pour-Beloko-450×296.jpg” alt=”Deux mercenaires Syriens de la société Wagner sur les motos réquisitionnées en route pour Béloko” width=”450″ height=”296″ />Deux mercenaires Syriens de la société Wagner sur les motos réquisitionnées en route pour Béloko
Bangui, 21 janvier 2024 (CNC) – La République centrafricaine est confrontée à une menace alarmante alors que Gbandjo, situé à 40 kilomètres de Gallo, devient le dernier champ de bataille de la nouvelle stratégie de terreur adoptée par Wagner. L’attaque matinale a pris au dépourvu une communauté endormie, subissant des pillages intensifs de motos et de biens. Gbandjo, autrefois paisible, est désormais plongé dans l’incertitude face à l’escalade brutale orchestrée par Wagner. Alors que le silence des autorités persiste, l’appel à une intervention internationale coordonnée pour mettre fin à cette terreur devient plus pressant.
Dans une manœuvre planifiée avec minutie, Wagner a quitté, dans la nuit du mercredi à jeudi, la ville de Bouar entre 2h et 3h du matin, initiant un parcours tumultueux vers Baboua. Ce départ nocturne visait à éviter toute détection précoce, permettant aux mercenaires de se fondre dans l’obscurité. Leur trajet vers Gallo, couvrant 55 kilomètres, a marqué une étape cruciale. À ce point, ils ont pivoté vers Badiou, distant de 40 kilomètres de Gallo, orchestrant une arrivée dramatique à 5h du matin.
À Badiou, le village encore endormi a été secoué par l’irruption impitoyable de Wagner. Les pillages, débutant avec le lever du soleil, ont laissé la communauté sous le choc. Des motos aux ustensiles de cuisine, rien n’a été épargné. Les habitants, pris au dépourvu, ont assisté à la brutalité orchestrée par ces mercenaires.
Cette chronologie détaillée souligne l’ingéniosité malveillante de Wagner dans l’exécution de leur nouvelle stratégie. Les conséquences économiques, sociales et psychologiques de cette attaque précoce sont profondes. Les autorités centrafricaines restent silencieuses, mais les différents témoignages des habitants de Gbandjo recueillis appelle à une réponse internationale urgente.
Rappelons que Gbandjo est devenu le théâtre d’une terreur. La nouvelle stratégie impitoyable de Wagner exige une réponse immédiate de la communauté internationale. L’inaction des autorités centrafricaines et leur complicité avec les mercenaires du groupe Wagner souligne l’urgence cruciale d’une force internationale déterminée à rétablir la sécurité et à protéger la population vulnérable contre cette menace grandissante. La chronique détaillée de leur parcours démontre la nécessité d’une vigilance accrue et d’une réponse coordonnée pour contrer les actions dévastatrices de Wagner, mettant en évidence la vulnérabilité des communautés face à cette menace constante.
Message de Bonne Année du CNCA-PDD : Un Coup de Griffe au Régime Sanguinaire et Virus Satanique de Touadera
Centrafrique.org/ferdinand-mbokoto-madji-2/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Ferdinand-MBOKOTO-MADJI-450×394.jpg” alt=”Ferdinand MBOKOTO MADJI, Fondateur et Président National du CNCA-PDD .” width=”450″ height=”394″ />Ferdinand MBOKOTO MADJI, Fondateur et Président National du CNCA-PDD .
Bangui, 21 janvier 2024 (CNC) – Au seuil de cette nouvelle année, le CNCA-PDD adresse un message sans équivoque au régime de Touadera, marquant ainsi le ton d’une critique acerbe. Dans ce message, le parti n’épargne pas ses mots, dénonçant un leadership sanguinaire et qualifiant le régime de véritable virus satanique. Décryptons ce message incisif qui promet une année nouvelle, mais pas pour un régime sous le feu d’une critique implacable.
Au cœur des déclarations du CNCA-PDD se dessine un tableau saisissant de la République Centrafricaine sous le régime de Faustin Archange Touadera.
Depuis l’avènement tumultueux de Touadera au pouvoir en 2016, le CNCA-PDD pointe du doigt des années marquées par un mépris absolu des droits de l’homme. Les critiques s’étendent à des récits d’horreurs indicibles vécues par la population centrafricaine, transformant ainsi le régime en une entité sanguinaire.
L’analyse du parti met en lumière des attitudes qualifiées de “sataniques” de Touadera et de la secte du MCU. Ces qualificatifs soulignent un manque de conscience et une distorsion morale, alimentant ainsi la colère des contestataires. Le choix délibéré de se ranger du côté des “ténèbres” est considéré comme une nouvelle profondeur morale atteinte par le leadership en place.
La politique étrangère de Touadera, décrite comme pleine de duplicité par le CNCA-PDD, est détaillée dans le texte, mettant en évidence une attitude irascible et hostile envers des pays et institutions internationales clés. Les relations tumultueuses avec les États-Unis, la France, l’Allemagne, le Canada, le Japon, et d’autres, sont présentées comme des signes d’un isolement croissant.
Le message de bonne année du CNCA-PDD aborde également des aspects critiques du régime, incluant des arrestations controversées, une parodie de justice, la désintégration des forces de défense et de sécurité, et une Constitution contestée par la population. Les enlèvements, tortures, exécutions sommaires, féminicides, et autres maux décrits, contribuent à dépeindre un régime à l’hubris démesuré.
Le CNCA-PDD condamne vigoureusement le carnage de Nzakoundou, l’associant à une imbécilité crasse et une méconnaissance élémentaire. La critique s’étend aux soutiens étrangers du régime, accusés de participer à une catastrophe qui perdure depuis huit ans.
En un mot, le message de Bonne Année du CNCA-PDD se présente comme bien plus qu’une simple salutation. C’est un appel retentissant à la conscience, soulignant la nécessité de rompre avec un régime qu’ils décrivent comme sanguinaire et dévastateur. L’année à venir semble être marquée du sceau de la contestation, avec le peuple centrafricain cherchant à se libérer du joug de ce qu’ils considèrent comme un “Toit-de-Rache” infectieux et satanique. La volonté inébranlable du peuple de résister à ce qu’ils qualifient de “joug de la tyrannie” résonne comme un appel à l’action pour une nation cherchant à se libérer des ténèbres d’un régime critiqué sans ménagement.
Affaire Ndélé 1 : Les Auditions Reprennent, Entre Superficialité et Préoccupations Alimentaires
Centrafrique.org/azor-kalite-et-ses-compagnons-face-a-la-cps-le-debut-du-proces-prevu-pour-le-5-decembre-prochain/accuse-devant-la-barre-de-la-cps/” rel=”attachment wp-att-70973″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/accuse-devant-la-barre-de-la-CPS-450×337.jpg” alt=”Un accusé devant la barre de la CPS à Bangui. CopyrightCNC” width=”450″ height=”337″ />Un accusé devant la barre de la CPS à Bangui. CopyrightCNC
Bangui, 21 janvier 2024 (CNC) – Les audiences dans l’affaire Ndélé 1 ont récemment repris devant la Cour pénale spéciale, suscitant un regain d’attention et de débats. Après une première phase d’audition de témoins contextuels, les accusés Azor Khalid et Chaffardine Moussa ont été interrogés sur leur personnalité. Cependant, cet aspect a été vivement critiqué par la défense, qui estime que ces questions restent superficielles, ne touchant pas encore le cœur du problème. Maître Blaise Fleury-OTTO, l’un des avocats de la défense, souligne que cette approche permet certes d’esquisser le portrait des accusés, mais elle ne devrait pas précéder l’examen des faits légalement prévus. Une nuance cruciale dans un contexte judiciaire où la Cour pénale spéciale joue un rôle central.
Les récentes auditions ont révélé une tension palpable entre la nécessité de cerner la personnalité des accusés et la critique sévère de la défense quant à la superficialité de cette approche. Maître Blaise Fleury-OTTO affirme que se limiter à des questions telles que le nom, les habitudes et la vie quotidienne ne suffit pas à aborder les infractions alléguées. Il insiste sur le fait que le moment n’est pas encore venu de reprocher des faits, mais plutôt de comprendre précisément qui comparaît devant la Cour.
Le débat ne s’arrête pas là. La question de l’alimentation des accusés a également été soulevée par la défense. Maître Fleury-OTTO reconnaît que la Cour a tenté d’aborder cette préoccupation, mais souligne que c’était une réalité incontestable. Les avocats de la défense considèrent cette question comme un aspect crucial du respect des droits fondamentaux des accusés, même si cela peut sembler accessoire au premier abord.
La déclaration du principal accusé, Azor Khalid, sur son identité ajoute une dimension intrigante à l’affaire. La distinction entre “Azor Khalid” et “Azor Kalité” soulève des questions sur la précision des informations présentées devant la Cour. Cette nuance pourrait potentiellement influencer la perception de l’accusé par le public et souligner l’importance des détails dans le processus judiciaire.
En définitif, l’affaire Ndélé 1 continue de susciter des interrogations profondes quant à la nature des audiences devant la Cour pénale spéciale. La tension entre la nécessité de comprendre la personnalité des accusés et la critique de la défense quant à la superficialité persiste. Les préoccupations alimentaires ajoutent une dimension humanitaire à l’équation, soulignant l’importance des droits fondamentaux même dans un contexte judiciaire. Alors que les auditions se poursuivent, il reste à voir comment la Cour abordera ces questions cruciales et si elles auront un impact sur le déroulement de l’affaire. Une saga judiciaire où chaque détail compte.
La Polémique persistante autour du prix du transport Sibut-Bangui : Entre décision municipale et réalité sur le terrain
Centrafrique.org/devant-la-gare-routiere-de-sibut/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/06/devant-la-gare-routiere-de-sibut-450×313.jpg” alt=”Devant la gare routière de Sibut, à 185 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de Kémo” width=”450″ height=”313″ />Devant la gare routière de Sibut, à 185 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de Kémo. CopyrightCNC
Bangui, 21 janvier 2024 (CNC) – À Sibut, la question du prix du transport Sibut-Bangui demeure une source de polémique entre les voyageurs, les transporteurs et les autorités communales. La semaine dernière, le président de la délégation spéciale de la commune de Sibut a pris une décision controversée en réduisant le prix du transport de 5 000 à 3 000 francs. Cependant, cette mesure suscite des réactions mitigées parmi les transporteurs et soulève des interrogations sur son application concrète.
Le maire de Sibut justifie sa décision par la baisse des prix du carburant fixé par le gouvernement, mais également la réduction drastique de tracasserie routière. Il a souligné que le prix exorbitant de transport entre Bangui et Sibut, distant de 185 kilomètres, a été abaissé en fonction des éléments qu’il a décrit. Cependant, malgré cette décision municipale, les usagers continuent de payer les 5 000 francs initiaux, mettant en lumière un écart entre la politique municipale et la réalité sur le terrain.
Le maire accuse les forces de l’ordre de ne pas faire respecter l’arrêté municipal, soulignant une impréhension et un manque de responsabilité de la part de la gendarmerie et de la police. Les transporteurs, quant à eux, estiment que la fixation des tarifs ne relève pas du maire mais plutôt du ministère des transports, soulignant une augmentation précédente décidée par le gouvernement en réponse à la hausse des prix du carburant.
Léo, un chauffeur de bus Bangui-Sibut, soutient que le gouvernement doit être impliqué dans la fixation des tarifs et suggère d’abroger l’arrêté en vigueur pour travailler sur de nouvelles bases. Il mentionne également que malgré la réduction du prix du carburant par le gouvernement, le ministère des transports n’a pas encore révisé les tarifs des transports public en République centrafricaine.
Rappelons que la décision municipale de réduire le prix du transport Sibut-Bangui à 3 000 francs se heurte à des obstacles dans sa mise en œuvre. Entre des transporteurs réticents, des usagers continuant de payer l’ancien tarif, et des forces de l’ordre pointées du doigt, la situation met en évidence la complexité de réguler les prix du transport. Cette polémique souligne également la nécessité d’une coordination entre les autorités municipales, les transporteurs et le gouvernement pour parvenir à une solution équilibrée et acceptable par toutes les parties prenantes.
Crise Sanitaire à Loura : Quand les Enfants Paient le Prix de l’Inaction
Centrafrique.org/alerte-info-Centrafrique-plusieurs-morts-dans-une-attaque-des-3r-a-bohong-et-lemouna/village-loura-bocaranga-centrafrique-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-28735″ data-wpel-link=”internal”>Village Loura procche de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Credit photo : Florence Maiguélé / CNC.
Bangui, 21 janvier 2024 (CNC) – La commune de Loura, située à 45 kilomètres de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, fait face à une crise sanitaire alarmante. Les habitants de cette localité sont confrontés à des difficultés majeures en matière d’accès aux soins de qualité. Le seul centre de santé de la localité, dépourvu de ressources adéquates, ne peut répondre aux besoins de la population. Femmes enceintes et enfants de moins de 5 ans sont les premières victimes de cette défaillance. Alexis Gougang, chef du centre de santé, lance un appel à l’aide, soulignant le manque de médicaments et de personnel qualifié. Cette situation met en péril la santé publique, nécessitant une action immédiate.
La détresse à Loura est criante, et la négligence gouvernementale exacerbe la situation. Le centre de santé, censé être un refuge, se trouve dans un état critique. Alexis Gougang expose les conséquences désastreuses de ce manque de moyens : des femmes enceintes et des enfants en danger, faute de soins adéquats. Le gouvernement, jusqu’à présent, est resté indifférent à cette crise.
Les obstacles sont nombreux. La maire de Loura, désespérée, a lancé un appel urgent au gouvernement pour garantir la santé publique dans cette localité de plus de 10 000 habitants. Les parents, confrontés à des coûts de transport prohibitifs, voient leurs enfants perdre la vie à cause d’une simple anémie. La route dégradée et le coût élevé du carburant aggravent la situation, laissant les habitants sans recours. Les ONG, pourtant essentielles dans de telles situations, brillent par leur absence.
Amandine Kaimba, mère désespérée, témoigne de son impuissance face à la crise. Les transferts vers Bokranga sont hors de portée en raison des coûts de transport exorbitants. Les parents se mobilisent, mais sans un soutien gouvernemental adéquat, la situation semble insurmontable.
La maire souligne l’urgence d’une réponse gouvernementale et appelle également les ONG à se mobiliser en faveur du centre de santé. Elle expose les multiples difficultés rencontrées, notamment l’absence de prise en charge des postes par les ONG. La négligence des autorités met en lumière un problème plus vaste dans la sous-préfecture de Bocaranga, où l’accès aux soins de qualité est devenu un privilège plutôt qu’un droit.
Il y’a lieu de noter que la situation critique à Loura exige une intervention immédiate du gouvernement. La négligence en matière de santé publique dans cette région ne peut plus être ignorée. Les habitants, confrontés à des obstacles insurmontables, méritent des mesures concrètes et un engagement réel de la part des autorités. Il est temps que le gouvernement réagisse de manière proactive pour sauver des vies et restaurer la confiance de la population envers les institutions censées les protéger. La santé publique ne peut être sacrifiée sur l’autel de l’indifférence et de l’inaction.
Bangui, 21 janvier 2024 (CNC) – La paisible localité de Korondo, située à 15 kilomètres de l’entrée de Gamboula, dans la préfecture de Mambéré-Kadéi, se trouve actuellement en proie à des tensions exacerbées entre éleveurs et cultivateurs. En cette saison sèche propice aux transhumances, un incident survenu le jeudi 18 janvier a enflammé les esprits et les champs. Un éleveur peuhl a délibérément provoqué un incendie, prétendument pour favoriser la pousse d’herbes bénéfiques à ses troupeaux, entraînant des conséquences dramatiques pour les cultivateurs locaux.
Cet acte délibéré a engendré un chaos inattendu, avec des champs ravagés par les flammes et des bambous de Chine éclatant, semant la panique parmi les communautés locales. Trois cultivateurs ont vu leurs moyens de subsistance réduits en cendres, tandis qu’un autre a vu son champ dévasté par les bovins de l’éleveur en question. Ces affrontements soulèvent des questions cruciales quant à la cohabitation entre les deux communautés et l’impact des transhumances pendant la saison sèche.
Pour parvenir à une résolution, l’appel au service d’agriculture et d’élevage semble incontournable. Victor Ndjaein, président du groupement Tomba Nzara, confirme l’importance de cette intervention pour rétablir la paix et réparer les dommages causés aux cultivateurs. Cependant, la question fondamentale persiste : comment concilier les intérêts des éleveurs et des cultivateurs dans un contexte où les ressources sont déjà limitées ?
Selon les cultivateurs, les champs sont immobiles, ce sont les bovins qui occasionnent les dégâts en se déplaçant. Cette perspective soulève des enjeux cruciaux quant à la gestion des transhumances et à la coexistence pacifique entre ces deux activités vitales pour la communauté. Les conséquences dépassent le cadre local, touchant des problématiques plus vastes liées à l’utilisation des terres et aux droits de chacun.
Il y’a lieu de noter que le conflit entre éleveurs et cultivateurs à Korondo met en lumière les défis persistants dans la gestion des ressources partagées. Alors que la communauté cherche des solutions, il est essentiel de reconnaître les nuances de cette situation et d’encourager un dialogue constructif entre toutes les parties impliquées. L’incendie à Korondo ne devrait pas simplement être vu comme un drame local, mais comme un appel à une réflexion plus profonde sur la cohabitation et la gestion responsable des ressources dans la République centrafricaine.
Kabo sous tension : Les Wagner préparent-ils une guerre imminente ?
Centrafrique.org/Centrafrique-les-mercenaires-russes-controlent-desormais-la-base-mpoko-cedee-par-larmee-francaise-aux-faca/un-char-russe-dans-les-rues-de-bangui-camille-laffont-afp-getty/” rel=”attachment wp-att-64958″ data-wpel-link=”internal”>Un char russe dans les rues de Bangui @ Camille Laffont/AFP/Getty /
Bangui, 19 janvier 2024 (CNC) – Dans l’ombre de la République centrafricaine, la ville de Kabo se retrouve au centre d’une préoccupation et attention grandissante. En cause, la préparation d’une guerre à l’ukrainienne avec des creusements des tranchées béantes. Les Mercenaires russes de Wagner, réputés pour leur opacité et leur influence sur le régime de Bangui, orchestrent des mouvements énigmatiques dans cette localité. À Kabo, la normalité s’érode sous le poids des tranchées creusées, des armes lourdes enfouies sous la terre, et des sacs de sable empilés par endroits.
La population locale, déconcertée, assiste au déplacement forcé des habitants riverains du camp des Wagner. Une tactique qui suscite des interrogations : quelle est la nature de cet événement que la population peine à comprendre ? Les arrestations et les fouilles dans la communauté musulmane ajoutent à l’inquiétude ambiante.
Le climat à Kabo est devenu lourd et exaspérant. Les Wagner préparent-ils une guerre imminente ? S’interrogent les habitants. Cet article plonge dans les détails de cette situation tendue, explore les implications potentielles et examine la réaction directe de la population face à une menace qui se profile.
Préparatifs belliqueux : Les Wagner à Kabo
La méfiance se propage comme une ombre sur Kabo, la ville qui se retrouve involontairement au centre d’une intrigue militaire orchestrée par les mercenaires russes de Wagner. Les mouvements énigmatiques de cette force paramilitaire soulèvent des questions pressantes quant à leurs intentions réelles.
La guerre imminente : Tranchées et armements
La ville de Kabo s’apparente à la vile de Zaporijia occupée par les mercenaires de Wagner en Ukraine. Au cœur cette ville, des habitants sont témoins des préparatifs à une guerre des tranchées. D’imposantes tranchées se dessinent dans le paysage qui serviront de caches obscures pour leurs armes lourdes et leurs chars de combat. Kabo, autrefois paisible, se trouve maintenant au seuil de l’incertitude, avec des signes tangibles d’une préparation à la guerre imminente.
Le déplacement des populations : Un stratagème inquiétant
Les mercenaires Wagner ne se contentent pas de dissimuler leur potentiel de frappe. Ils s’emploient à déplacer de force les habitants vivant aux abords de leur camp, créant et augmentant ainsi un périmètre de mystère. Cette tactique soulève des doutes quant à la nature de l’événement planifié, plongeant la population dans une inquiétude croissante. Certains de ces déplacés forcés ont préféré quitter purement et simplement la ville pour une autre. Cependant, le mystère demeure sur la nature des belligérants qu’ils s’apprêtent à les attaquer.
Répression musclée : Les musulmans dans le collimateur
Dans ce climat tendu, les militaires de l’armée nationale mènent des opérations de fouilles et d’arrestations, principalement ciblées sur la communauté musulmane. Les éléments des FACA intensifient leurs actions, suscitant la peur et le ressentiment au sein de la population.
La situation à Kabo reste un puzzle complexe, avec les Wagner comme maîtres du jeu, opérant dans l’ombre, préparant une toile de fond pour une possible conflagration. Comment la population perçoit-elle cette menace grandissante ? Quelles sont les implications pour la stabilité régionale ?
Réaction populaire : Entre peur et impuissance
La population de Kabo, confrontée à ces développements inquiétants, oscille entre la peur et l’impuissance. L’attaque récente des rebelles de la CPC a laissé une empreinte de terreur, et maintenant, la présence des Wagner ajoute une couche supplémentaire d’angoisse.
Gouvernement impuissant : Les Wagner au-dessus des lois
Dans ce tableau sombre, le gouvernement centrafricain de Bangui est impuissant face à l’influence des Wagner. Les autorités, le président putschiste Touadéra inclus, semblent être des spectateurs plutôt que des acteurs dans cette mise en scène militaire. La communauté internationale, souvent invoquée dans ces moments, reste silencieuse, renforçant le sentiment d’abandon parmi les habitants.
Complicité ou inaction ?
L’accusation de complicité pèse lourdement sur les autorités de Bangui, car les Wagner établissent leur propre ordre au détriment de la stabilité du pays. La question persiste : les autorités locales sont-elles complices ou simplement impuissantes face à cette force étrangère qui opère en toute impunité ?
FACA : Entre maintien de l’ordre et de répression
Les actions des soldats FACA, bien que présentes, sont teintées d’ambiguïté. Les fouilles et les arrestations dans la communauté musulmane ne font qu’accroître la tension. Les forces de sécurité, au lieu d’apaiser les craintes, semblent contribuer à l’atmosphère de peur qui règne sur Kabo.
Vers l’inconnu : Les interrogations subsistent
La situation à Kabo reste incertaine, plongeant la population dans un état d’inquiétude permanent. Les Wagner préparent-ils réellement une guerre, ou est-ce une tactique pour dissuader les rebelles ? Les habitants, pris dans cette toile complexe, espèrent des réponses, mais pour l’instant, l’avenir de Kabo reste voilé dans l’ombre des incertitudes.
Kabo, entre l’ombre et l’incertitude
En conclusion, la ville de Kabo demeure plongée dans l’ombre de l’incertitude, avec les Wagner érigeant un théâtre de guerre sans précédent. La réaction de la population, oscillant entre la peur et l’impuissance, souligne la complexité de la situation. Tandis que les autorités centrafricaines semblent en retrait, les Wagner continuent de dicter les règles, créant un climat de tension palpable.
Alors que Kabo reste suspendue dans l’incertitude, la population attend des réponses. Les implications à long terme de cette crise potentielle demeurent floues. Une chose demeure certaine : Kabo est plongée dans une réalité où l’ombre de la guerre imminente persiste, laissant derrière elle un horizon chargé d’interrogations et de préoccupations.
Pillage implacable : Les Mercenaires russes de Wagner déferlent le chaos sur Forté
Centrafrique.org/droits-de-lhomme-en-rca-un-mal-nomme-wagner/deux-mercenaires-du-groupe-wagner-sur-deux-motos/” rel=”attachment wp-att-70633″ data-wpel-link=”internal”>Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos
Centrafrique–Bangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 19 janvier 2024 (CNC) – Mardi dernier, une ombre sinistre a obscurci le village de Forté, situé à 50 kilomètres de Bouar sur l’axe de Bocaranga. Les mercenaires russes, opérant sous le nom de Wagner, ont déchaîné le chaos, pillant sans merci chaque foyer, confisquant motos, marmites et matelas. Cette vague destructrice s’étend au-delà du matériel, emprisonnant même les dignitaires locaux dans un tourbillon d’injustice. Retour sur une journée qui souligne l’emprise implacable des mercenaires sur la vie quotidienne des Centrafricains.
Mardi dernier, les sinistres mercenaires du groupe Wagner, quittant Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, ont pris la direction de Bocaranga, une sous-préfecture de l’Ouham-Pendé. Cependant, leur marée destructrice a atteint son paroxysme à Forté, un village situé à 50 kilomètres de Bouar et à 10 kilomètres de Bohong, sur la route de Bocaranga.
Au cœur de leur pillage méthodique, les Wagner ont non seulement vidé les foyers de ce petit village Forté, confisquant motos, marmites, et matelas, mais ont également ciblé la moto de l’adjoint au maire de Bohong , monsieur Dandi. Furieux, ce dernier, l’adjoint au maire a entrepris un périple courageux jusqu’à Bouar pour récupérer sa moto volée par les Wagner.
Mais une fois arrivé à Bouar, la confrontation avec les mercenaires russes a été impitoyable. Accueilli par l’emprisonnement brutal dans un conteneur pendant 24 heures, l’adjoint au maire a finalement été libéré le lendemain. Malheureusement, son retour à Bohong s’est fait sans sa moto, irrémédiablement confisquée par les forces impitoyables de Wagner. Cette saga révèle l’ampleur de l’impunité dont jouissent ces mercenaires, plongeant la population dans un abîme d’injustice et d’impuissance.
La souffrance des Centrafricains sous l’emprise des mercenaires de Wagner persiste de manière inextinguible. Forté n’est qu’un chapitre de plus dans ce récit de pillage et d’injustice. Alors que la population se tourne vers le ciel dans l’espoir d’une protection divine, les actes impunis des mercenaires russes jettent une ombre sinistre sur l’avenir de la région, révélant l’impuissance apparente de la communauté internationale face à cette menace persistante.
Dans le viseur de Bangui : la traque silencieuse des opposants centrafricains au Cameroun
Centrafrique.org/monsieur-ibrahim-alias-president-ib/” data-wpel-link=”internal”>monsieur Ibrahim Zerazou alias Président IB
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 19 janvier 2024 (CNC) – Dans l’ombre des conflits politiques en République centrafricaine, un drame discret mais profond se déroule au Cameroun. Des figures telles qu’Ibrahim Zerazou alias Président IB, un proche de l’opposant Abdoul Karim Meckassoua, et Patricia Kopogo, surnommée Ketté Ndongo (Petit piment), une critique active du président Touadéra, se trouvent au cœur de cette tourmente. Leur existence, marquée par l’incertitude et le danger, révèle la longue portée de Bangui dans sa lutte contre les voix dissidentes.
Dans les ombres de cette répression, le groupe Wagner, avec ses liens étroits avec la Russie, joue un rôle clé. Leur présence en République centrafricaine n’est pas seulement une question de soutien militaire, mais aussi d’influence stratégique. Des méthodes rappelant celles utilisées par la Russie contre ses propres dissidents à l’étranger semblent être reproduites par le régime de Bangui. Ibrahim, malgré la distance qui le sépare de son pays natal, et Patricia Kopogo, avec ses critiques ouvertes, sont confrontés à une menace qui va bien au-delà des frontières nationales.
En effet, Ibrahim Zerazou, constamment sous la menace en raison de ses liens avec l’ex-Président de l’Assemblée nationale, opposant Abdoul Karim Meckassoua, est accusé par le régime de Bangui d’être l’un des nombreux bras de l’opposant Meckassoua dans sa stratégie de déstabilisation du pouvoir de Touadera. Il vit dans une anxiété perpétuelle suite à une tentative de son empoisonnement par Bangui. Cet homme, et d’autres comme lui, se retrouvent ciblés par un régime déterminé à faire taire toute opposition, même au-delà de ses frontières.
Patricia Kopogo, surnommée Ketté Ndongo (Petit piment), pour sa part, fait face à des menaces directes pour ses critiques ouvertes contre le président putschiste de Bangui Touadéra sur les réseaux sociaux. Ces individus représentent un groupe plus large de Centrafricains qui, même en exil, ne peuvent échapper à la surveillance et aux représailles de leur gouvernement d’origine.
L’histoire d’Ibrahim Zerazou et de Patricia Kopogo est un rappel puissant de la vulnérabilité des dissidents face à un État déterminé à maintenir son emprise. Leur lutte pour la sécurité et la liberté d’expression au Cameroun met en lumière les défis auxquels sont confrontés ceux qui cherchent refuge loin de leur patrie. Leur combat met en évidence la nécessité d’une attention internationale accrue et d’un soutien pour garantir la sécurité et la liberté des voix opprimées, partout où elles se trouvent.
CE QUE JE PENSE DE LA FAMEUSE CONDAMNATION DU PRÉSIDENT KARIM MECKASSOUA.
Centrafrique.org/tribune-de-monsieur-adrien-poussou-au-sujet-de-limpossibilite-de-la-prorogation-du-mandat-du-president-de-la-republique/adrien-georges-poussou/” rel=”attachment wp-att-37099″ data-wpel-link=”internal”>L’ancien ministre adrien georges poussou. CopyrightDR
Ainsi sonne le glas !
Bangui, 19 janvier 2024 (CNC) – On peut tout reprocher à Faustin Archange Touadera, sauf sa constance à vouloir ressembler à Vladimir Poutine. En plus de singer l’autoritarisme du président russe, celui-ci s’applique depuis de nombreuses années à transformer les juges centrafricains en de simples porteurs d’eau, prompts à accomplir ses désirs. Poutine, on le sait, s’emploie à réduire ses opposants au silence, à les poursuivre jusque dans les « chiottes pour les buter » ou en leur faisant goûter l’élégance des colonies pénitentiaires, Touadera, lui, utilise la justice centrafricaine pour harceler tous ceux qui résistent. Comme quoi, « les dieux rendent fous ceux qu’ils veulent perdre ».
Manifestement, Barack Obama ne pensait pas qu’à Poutine lorsqu’il a écrit dans le premier volume de ses mémoires qu’« entre des mains rusées et sans scrupules, le désordre peut être un don du ciel ».
En témoigne la surprenante et non moins aberrante condamnation de l’ancien président de l’Assemblée nationale Abdou Karim MECKASSOUA à une peine de travaux forcés à perpétuité et la confiscation de ses biens. En dépit de deux recours ayant un caractère suspensif formés par l’un de ses avocats, maitre Nicolas Tiangaye.
Le premier recours, a expliqué l’avocat mardi 16 janvier dans un communiqué, est un appel dirigé contre une ordonnance de prise de corps rendue par le Doyen des juges d’instruction, tandis que le second est un pourvoi en cassation formé contre l’ordonnance de contumace du Premier président de la Cour d’Appel de Bangui, Président de la Cour criminelle. Autrement dit, l’affaire Abdou Karim MECKASSOUA contre le Ministère public n’est nullement en état d’être jugée.
Cela étant, on ne peut que regretter l’attitude du Premier président de la Cour d’Appel de Bangui, président de la Cour criminelle M. Thierry Joachim Péssiré, dont l’acharnement à inscrire cette affaire au rôle de la présente session criminelle et de la faire juger par contumace, en violation de la procédure pénale, laisse supposer qu’il a un contentieux personnel à régler avec Karim MECKASSOUA. Tout au long de cette procédure, ce juge n’a cessé de poser des actes personnels.
Pour s’en convaincre, il suffit de suivre l’exemple des avocats de MECKASSOUA et de rappeler quelques faits suivant leurs mots :
Le 12 août 2021, la Cour constitutionnelle de Danielle Darlan a prononcé la déchéance de Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA de l’exercice de son mandat de député ;
Le même jour, sans que la décision de la Cour constitutionnelle n’ait été juridiquement connue et opposable à quiconque par sa notification dans les formes prescrites à l’article 6 de la décision de l’institution constitutionnelle, le Doyen des juges d’instruction adresse une « convocation » ordinaire, sans objet, sans contrainte de devoir s’y présenter, à Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA, l’y désignant dans la plus grande stupéfaction « ex-député »;
Bien entendu, il ne s’est pas présenté à la convocation du juge d’instruction ;
Par une ordonnance, en date du 09 novembre 2021, le Juge d’instruction a ordonné le renvoi en Cour criminelle de plusieurs personnalités, au nombre desquelles il a inséré et mis pénalement en cause le député de la première circonscription du 3e arrondissement;
Or, Abdou Karim MECKASSOUA n’a jamais été régulièrement saisi d’une ouverture d’information, à son encontre, notamment à l’initiative du Procureur de la République;
Il n’a jamais été justifié, dans le dossier de l’instruction, d’un acte d’inculpation visant Monsieur MECKASSOUA, pour un quelconque fait pénalement répréhensible ;
Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA a relevé appel de ladite ordonnance ;
Par arrêt en date du 29/12/2021, la Chambre d’Accusation près la Cour d’appel de Bangui rejette l’appel et confirme l’ordonnance du 09/11/2021. Notification en est faite le 4 janvier 2022 à l’avocat de Monsieur MECKASSOUA ;
Le 05/01/2022, le Greffe de la Cour de cassation procède à l’enregistrement de la déclaration de pourvoi en cassation, contre l’arrêt de la Chambre d’Accusation du 29 décembre 2021 ;
Dans le délai imparti d’un mois, comme il en est disposé à l’article 71 de la loi organique n°95.0011 du 23 décembre 1995, portant organisation et fonctionnement de la Cour de cassation, l’Avocat de Monsieur MECKASSOUA a formalisé le dépôt de son mémoire en cassation et a sollicité une prise de parole à l’audience, pour ses observations;
Alors que le pourvoi en cassation était encore pendant devant la Chambre criminelle près la Cour de cassation, le rôle des affaires inscrites à la session de la cour criminelle du premier semestre 2023, fait apparaître l’audiencement de l’affaire MECKASSOUA c/Ministère public;
Par une correspondance en date du 1er mars 2023, Me TIANGAYE attire l’attention de Monsieur PESSIRE, Premier Président de la Cour d’appel et Président de la Cour criminelle sur la présence du dossier de Monsieur MECKASSOUA en cour de cassation, et demande la disjonction dudit dossier des autres affaires renvoyées à l’audience de la cour criminelle du 8 mars 2023;
Comme le rappelle si justement Me Nicolas TIANGAYE, « l’inscription du dossier de Karim MECKASSOUA au rôle des affaires de la cour criminelle constitue la première tentative de faire juger cette affaire, subrepticement, en contumace, en violation de la procédure pénale »;
Sans que la Chambre criminelle de la Cour de cassation n’ait statué sur le pourvoi de Karim MECKASSOUA, le Premier président de la Cour d’appel et Président de la Cour criminelle met de nouveau au rôle de la session ordinaire de la Cour criminelle de juillet 2023, l’audiencement de l’affaire, toujours selon la procédure de contumace;
« Ce sera, sur une intervention prompte de Me TIANGAYE que la Chambre criminelle prétendra avoir reçu, par erreur, le dossier de Monsieur MECKASSOU toujours pendant devant la Chambre criminelle de la Cour criminelle »;
Il faut faire observer que pour juger Karim MECKASSOUA par contumace, M. Thierry Joachim Péssiré, n’a pas pris à son compte les conséquences juridiques de la déclaration de recevabilité du pourvoi en cassation de Karim MECKASSOUA, laquelle a pourtant anéanti toute éventualité de procédure de contumace, qui serait en cours. Il a persisté dans son obsession à voir l’ancien président de l’Assemblée nationale être condamné par contumace;
Observons également que la présente session criminelle devait prendre fin le vendredi 29 décembre 2023. Mais, le ministre d’Etat à la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, a décidé, sur rapport du Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui, de la proroger jusqu’au 17 janvier 2024.
Bizarre, vous avez dit bizarre, comme c’est bizarre.
À l’évidence, M. Touadera ne fait même plus semblant de respecter quelques principes de base de notre République; il use et abuse de l’arbitraire. Cependant, il aurait tort de ne pas se donner la peine de méditer sur ces paroles de sagesse du Prix Nobel Élie Wiesel : « la haine est inutile ». Lui, qui a déjà rompu le pacte républicain. Pour qui connaît l’histoire de la République centrafricaine, tous ceux qui ont infligé de l’injustice aux autres ont fini par raser les murs.
Certes, il est aujourd’hui grisé par un sentiment de toute puissance, mais le comportement des juges qu’il utilise à sa guise devait l’interpeller et l’obliger à prendre du recul pour une meilleure compréhension des hommes et des événements. Lui, qui prétend être diacre d’une église évangélique, doit savoir que nombre de prophètes ont été jugés injustement, parfois chassés de leur pays avant d’y revenir en force. Car ce qui est vrai n’est important que pour Dieu.
La Centrafrique et les BRICS : Entre mirage et réalités trompeuses
Touadera et Poutine
Bangui, 19 janvier 2024 (CNC) – La République Centrafricaine se trouve face à une dichotomie frappante entre les promesses ambitieuses des nations BRICS et l’action concrète de la Banque mondiale. BRICS, est un acronyme pour désigner quatre pays depuis 2009 en un sommet annuel, Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud désormais élargie à d’autres pays dont la Centrafrique. Les projets annoncés par les BRICS, promettant une transformation nationale, n’ont pas encore pris forme, tandis que la Banque mondiale continue de financer et de soutenir de manière tangible de nombreux projets essentiels dans le pays. Cette situation soulève des questions sur la fiabilité des engagements internationaux et les véritables intentions derrière ces promesses.
Les projets très ambitieux des BRICS en RCA, incluant des mini-centrales nucléaires et des infrastructures de télécommunication, devaient révolutionner l’économie centrafricaine, selon leurs concepteurs. Sauf que, déjà un an passé, ces projets restent dans les limbes, sans avancement concret. En parallèle, la Banque mondiale finance des initiatives ayant un impact direct sur la vie des citoyens, montrant un contraste frappant entre les promesses non réalisées des BRICS et les actions tangibles de la Banque mondiale. Cet écart met en lumière les défis auxquels la Centrafrique est confrontée et souligne l’importance d’une aide internationale fiable et efficace.
L’expérience de la République Centrafricaine avec les BRICS et la Banque mondiale offre un aperçu révélateur de la dynamique des promesses non tenues en matière de développement international. Elle questionne la manière dont les pays en développement doivent équilibrer les promesses séduisantes et l’aide concrète, recherchant des partenaires fiables pour un développement durable et authentique.
La lumière et l’ombre : Disparités d’électricité à Bangui
Centrafrique.org/rca-une-cache-darmes-decouverte-a-bangui-a-la-cite-jean-xxiii/enerca-de-gobongo-bangui/” rel=”attachment wp-att-27298″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/03/enerca-de-gobongo-bangui-450×337.jpg” alt=”” width=”450″ height=”337″ />Poste de l’ÉNERCA de Gobongo. Credit photo : Mickael Kossi/CNC.
Bangui, 19 janvier 2024 (CNC) – La République centrafricaine, malgré ses richesses naturelles et energetiques, est confrontée à une crise énergétique profonde, illustrée de manière frappante par les inégalités dans la distribution de l’électricité. Alors que le quartier qui entoure la résidence du président putschiste Faustin-Archange Touadéra jouit d’une alimentation électrique ininterrompue, des infrastructures essentielles, notamment les hôpitaux, sont fréquemment plongées dans l’obscurité. Cette situation soulève des questions cruciales sur l’équité, la gouvernance et le développement durable.
Contexte énergétique en République centrafricaine :
Le pays, riche en ressources et moins peuplé, fait face à une paradoxale pénurie d’électricité. Malgré les potentialités en énergie hydroélectrique et solaire, la République centrafricaine lutte pour fournir une alimentation électrique fiable à ses citoyens. Cette insuffisance est exacerbée par des infrastructures vieillissantes et un manque d’investissement dans le secteur énergétique.
Des voix du peuple :
Les post des compatriotes centrafricains sur les réseaux sociaux reflètent l’exaspération populaire. Ils soulèvent la question de savoir pourquoi des quartiers résidentiels privilégiés, comme celui du président, bénéficient d’une alimentation électrique constante alors que des services essentiels, notamment les hôpitaux, sont laissés dans le besoin.
Impact sur la santé publique et la société :
L’absence d’électricité fiable dans les hôpitaux est alarmante. Les conséquences vont au-delà de l’inconfort ; elles sont une question de vie ou de mort. Pour plusieurs Centrafricains contactés par la Rédaction, si dans les hôpitaux, où il y’a des médicaments qui doivent être conservés à une certaine température, des malades qui dorment avec l’oxygène au nez, des morgues ou reposent nos parents décédés et en attente de leur inhumation, si les autorités ne pensent pas les alimenter en électricité, c’est que le poids des charges dépasse leur cou et il faut qu’elles démissionnent.
Cette situation crée en outre un fossé social, où une petite élite a accès à des services de base, tandis que la majorité de la population est laissée pour compte.
L’électricité comme symbole d’inégalités :
Depuis l’accession de la République centrafricaine à la souveraineté internationale, l’électricité est aperçue comme un luxe dans le pays. Les populations dans l’arrière-pays ne savent ce que certains appellent dans la capitale électricité. Même dans la capitale aussi, cette électricité est un symbole d’inégalité sur tous les plans. Cette crise énergétique est le reflet de problèmes plus larges : inégalités économiques, disparités régionales, et manque de priorisation des besoins de base par les autorités.
Il y’a lieu de rappeler que la crise de l’électricité en République centrafricaine est un microcosme des défis plus larges auxquels le pays est confronté. Elle souligne la nécessité de repenser la gestion des ressources et d’investir dans une infrastructure durable qui bénéficie à tous les citoyens, et pas seulement à une élite privilégiée. La lumière doit briller pour tous, pas seulement pour quelques-uns.
Bangui, 19 janvier 2024 (CNC) – La controverse autour de la bénédiction des couples homosexuels par l’Église catholique atteint son apogée en République centrafricaine, avec les évêques exprimant leur rejet catégorique de la décision du pape François. Après quatre semaines de silence, l’Église centrafricaine émet enfin une réponse officielle, ancrée dans des versets bibliques et la préservation de la culture locale. L’abbé Cédric Congou Basinga, secrétaire général de la Conférence épiscopale, affirme que la Bible condamne explicitement l’homosexualité, citant le Lévitique chapitre 18 verset 22. De plus, les évêques invoquent la culture centrafricaine pour refuser la bénédiction, arguant que cela va à l’encontre des principes religieux et culturels du pays.
Les évêques de la Conférence épiscopale centrafricaine, forts de leur autorité ecclésiastique, se positionnent fermement contre la bénédiction des couples homosexuels. L’abbé Cédric Congou Basinga souligne que la pratique homosexuelle est interdite selon la Bible, citant des versets tels que “tu ne coucheras pas avec un homme comme en couche avec une femme” (Lévitique 18:22). De plus, il fait référence à la première épître à Timothée, affirmant que les homosexuels s’opposent à la doctrine sainte.
Outre l’argument théologique, les évêques mettent en avant le respect de la culture centrafricaine. L’abbé Basinga explique que, dans le souci de préserver le sensus fidelium du peuple de Dieu et par respect pour la culture locale, la bénédiction ne peut être accordée aux couples homosexuels. Il insiste sur le risque de bénir des situations en contradiction avec l’image du mariage chrétien, soulignant que la décision du pape ne spécifie pas l’objet de la bénédiction.
Cependant, l’Église centrafricaine reconnaît que le pape François a laissé une ouverture conditionnelle à cette bénédiction. Le Saint-Père a indiqué que cela pourrait être possible si cela s’inscrit dans la culture du pays concerné. Cependant, les évêques centrafricains rejettent cette perspective, affirmant que la culture locale ne peut justifier une pratique qu’ils considèrent comme contraire aux enseignements sacrés.
La République centrafricaine se retrouve ainsi au cœur d’une tension entre la doctrine religieuse et la diversité culturelle. La décision des évêques de refuser la bénédiction des couples homosexuels souligne la complexité des enjeux mêlant croyances religieuses et préservation des traditions locales. Alors que le débat continue de susciter des réactions passionnées, la société centrafricaine se trouve à la croisée des chemins, devant concilier les valeurs héritées de la foi avec une réalité socioculturelle en constante évolution.