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La poussière et la santé des enfants : une préoccupation majeure à Ndélé

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La poussière et la santé des enfants : une préoccupation majeure à Ndélé

 

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L’hôpital préfectoral de Ndélé,dans le nord de la Centrafrique

 

 

Bangui, 21 mars 2024 (CNC)  

 À Ndélé, capitale provinciale de Bamingui-Bangoran, la poussière a de graves répercussions sur la santé des enfants, ce qui souligne le besoin urgent d’attention et de mesures appropriées pour y remédier.

 

Dans les couloirs de l’hôpital de Ndélé, les visages inquiets des parents accompagnant leurs enfants malades témoignent de la gravité de la situation. Les services de pédiatrie sont surpeuplés, la plupart des cas impliquant des enfants souffrant de vomissements et de diarrhée, des symptômes alarmants nécessitant des soins médicaux immédiats.

 

Clarisse Déya, une maman qui accompagne son enfant malade, partage son inquiétude :

« Nous sommes ici depuis samedi, donc cela fait déjà quatre jours. L’enfant vomit et a la diarrhée. Elle se dit soulagée par les soins gratuits dispensés par l’hôpital. Fatima, une autre maman, témoigne également de l’amélioration de l’état de santé de son enfant après plusieurs jours d’hospitalisation et de soins appropriés.

 

Le Dr Jocelyn Hadoum, responsable du service de pédiatrie à Ndélé, souligne le lien entre ces maladies infantiles et la présence accrue de poussières dans la région.

« Au cours des derniers mois, nous avons enregistré 169 cas d’hospitalisation dans le service. Beaucoup de ces cas concernent des enfants âgés de 0 à 59 mois », explique-t-il. Il insiste sur l’importance d’une intervention médicale rapide pour soulager les enfants et prévenir les complications potentielles.

 

Ces dernières années, la poussière est devenue un véritable fléau à Ndélé, affectant gravement la santé des habitants, en particulier des jeunes enfants. Les rues sont souvent envahies par des nuages de poussière, exacerbant les problèmes respiratoires et provoquant des infections gastro-intestinales chez les plus vulnérables.

 

L’ONG Premières Urgences Internationales joue un rôle crucial en apportant un soutien financier et logistique à l’hôpital de Ndélé afin d’assurer la gratuité des soins aux enfants malades. Cependant, les autorités sanitaires insistent sur l’importance de la prévention, notamment en sensibilisant les parents aux mesures d’hygiène et en protégeant les aliments de la contamination.

 

La lutte contre les maladies infantiles liées à la poussière nécessite une action concertée pour protéger la santé des enfants de Ndélé.

 

Armand Diki

 

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Pénurie d’eau potable à Béloko et Cantonnier : une crise sanitaire imminente

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Pénurie d’eau potable à Béloko et Cantonnier : une crise sanitaire imminente

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Cantonnier, ville centrafricaine, frontalier avec Garoua-boulaï côté camerounais. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 21 mars 2024 (CNC)  

 La pénurie d’eau potable dans les localités de Béloko et de Cantonnier expose les habitants à des risques sanitaires majeurs, exigeant une action urgente.

 

La situation désespérée à Béloko et Cantonnier a, à la frontière avec le Cameroun,  atteint un point critique alors que les habitants luttent pour accéder à l’eau potable. Oscar Ingfeinam, habitant du quartier d’Jolie Soir à Cantonnier, témoigne :

« Mon corps est en proie à des démangeaisons. Je souffre de maladies d’origine hydrique à cause de l’eau contaminée que nous devons consommer.

 

Les témoignages déchirants abondent, chaque voix résonnant d’anxiété face à la crise imminente. Un père partage son désespoir :

« Ce problème d’eau potable a un impact sévère sur ma famille. Nous sommes obligés d’acheter de l’eau pure pour notre consommation quotidienne ».

 

Gayla Mapouka, une autre habitante, décrit le calvaire quotidien pour obtenir de l’eau potable :

« Je dois sortir de chez moi à 7 heures du matin pour aller chercher de l’eau. Parfois, je ne suis pas servi avant midi. Et pendant la saison sèche, le coût d’un jerrican de 20 litres atteint 150 francs. »

 

La revendication pressante des habitants est claire : l’implantation urgente de la Société centrafricaine de distribution d’eau (SODECA) dans la région. Alice Mbakaguru, porte-parole de la communauté, plaide : « Nous manquons cruellement d’eau potable. Les quelques puits existants ne suffisent pas. Nous avons besoin de la SODECA pour développer des projets d’approvisionnement en eau potable ».

 

La comparaison avec la ville voisine de Garouaboulaye, au Cameroun, met en évidence l’ampleur du problème. Alors que les habitants de cette ville jouissent de meilleures conditions de vie, Béloko et Cantonnier restent dans l’ombre, privés des services de base.

 

La résolution de la crise de l’eau potable à Béloko et Cantonnier est une priorité pour assurer la santé publique.

 

Ces témoignages révèlent l’urgence d’une intervention gouvernementale pour faire face à la crise de l’eau potable à Béloko et Cantonnier. La SODECA doit répondre à l’appel des habitants et mettre en place des solutions durables pour garantir l’accès à l’eau potable.

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

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L’affaire du capitaine Eugène Ngaïkosset: une saga de loyautés conflictuelles et de manœuvres politico-judiciaires

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L’affaire du capitaine Eugène Ngaïkosset: une saga de loyautés conflictuelles et de manœuvres politico-judiciaires

 

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Le capitaine Eugène Ngaikosset. Photo archive du CNC.

 

 

Bangui, 20 mars 2024 (CNC)

 Larrestation en septembre 2021 du capitaine Eugène Ngaïkosset dévoile un écheveau de politique, de loyauté et de justice entremêlés.

 

La saga du capitaine Eugène Ngaïkosset, surnommé le « Boucher de Paoua », arrêté en septembre 2021, s’inscrit dans un contexte politique et social complexe qui remonte à plusieurs années avant son arrestation. Sa détention à la prison du camp de Roux à Bangui pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité a mis en lumière les dynamiques de pouvoir à Bangui longtemps occultées en République centrafricaine.

 

Dès 2016, des signes de discorde entre le capitaine Eugène Ngaïkosset et des instances internationales ont commencé à émerger. L’Union européenne, préoccupée par les allégations de violations des droits de l’homme commises par le capitaine Eugène Ngaïkosset dans l’Ouham-Pendé en 2005 sous le règne de son oncle François Bozizé, a exigé l’arrêt du paiement de ses salaires. Cependant, dans un geste qui défie l’entendement, le président Touadéra et sa clique ont utilisé des méthodes sournoises pour continuer à payer Eugène Ngaïkosset en espèces.

« Il était inconcevable de voir que, malgré les graves accusations, Gacossé continuait à percevoir son salaire de 350 000 francs CFA en espèces, contournant ainsi les procédures bancaires habituelles », explique un analyste politique centrafricain. Cette manœuvre révèle la complexité et la profondeur des liens qui unissent certains membres de l’armée et le régime en place.

 

Le véritable tournant dans la relation entre Touadéra et Eugène Ngaïkosset se produit lorsque l’oncle de ce dernier, l’ancien président François Bozizé, lance une rébellion contre le régime de Bangui. Cet acte marque le début d’une période de suspicion et de tension accrues. Touadéra, craignant qu’Eugène Ngaïkosset ne représente une menace pour son régime en raison de ses liens familiaux avec Bozizé, décide de l’arrêter et de le placer en détention.

 

Ainsi, en septembre 2021, le capitaine Eugène Ngaïkosset, tristement surnommé le « Boucher de Paoua », a été appréhendé sur la route de Damara, marquant le début d’une affaire judiciaire qui continue de provoquer de vives réactions dans le pays. Sa détention à la prison du camp de Roux, inculpée de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité par la Cour pénale spéciale, met en lumière les complexités et les contradictions du système politico-judiciaire du pays.

 

« Cette arrestation n’est pas seulement le résultat d’accusations de crimes mais aussi d’une manœuvre politique visant à neutraliser un adversaire interne potentiel », souligne un ancien officier général des FACA. Cette perspective ajoute une couche supplémentaire de complexité à l’affaire, illustrant comment les alliances politiques et familiales peuvent influencer les décisions judiciaires.

 

Et ce n’est pas tout ! Ce qui est plus étonnant dans cette affaire, c’est la persistance de certains privilèges malgré les graves accusations portées contre Ngaïkosset. Malgré près de trois ans de détention, il continue à percevoir son salaire de capitaine, 350 000 francs CFA, et conserve son grade au sein de l’armée nationale.

« Il est inouï qu’un individu accusé de tels crimes continue à bénéficier de son salaire et de son statut sans interruption », commente un expert en droit international interrogé par la rédaction du CNC, soulignant l’ironie et l’injustice de la situation, malgré les pressions de l’Union européenne et d’autres institutions internationales qui continuent d’exercer une pression considérable sur le gouvernement de Bangui pour qu’il mette fin à ces paiements.  incompatible avec les valeurs de justice et de responsabilité.

« Nous ne pouvons tolérer que nos contributions financières soutiennent directement ou indirectement des personnes accusées de crimes aussi graves », déclare un diplomate représentant l’UE.

Finalement, près de trois ans après sa détention, le président Faustin Archange Touadera a signé la semaine dernière un décret plaçant Eugène Ngaïkosset à la retraite, une décision qui, bien que tardive, pourrait marquer la fin de la saga Ngaïkosset.

« Il était temps pour le gouvernement de prendre des mesures concrètes pour réaffirmer son engagement en faveur de la justice et de l’État de droit », affirme un autre témoin, exprimant un sentiment largement partagé par la population.

 

L’affaire Ngaïkosset révèle les dilemmes de la justice et de la loyauté en République centrafricaine.

 

L’histoire politico-judiciaire du capitaine Eugène Ngaïkosset est le miroir des tensions et des contradictions qui imprègnent la société et le gouvernement centrafricains. De son ascension controversée à son arrestation, chaque détail de cette affaire met en lumière les luttes de pouvoir, les loyautés partagées et les défis de gouvernance dans un pays qui lutte pour la stabilité et la justice.

 

By Alain Nzilo

Corbeaunews Central Africa

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La propagande de Wagner: fabrication et diffusion d’une fausse histoire d’enlèvement des 3 chinois à Yaloké

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La propagande de Wagner: fabrication et diffusion d’une fausse histoire d’enlèvement des 3 chinois à Yaloké

Centrafrique.org/Centrafrique-liberation-des-5-otages-chinois-un-denouement-heureux-apres-des-mois-de-tension/les-5-chinois-kidnappes-dans-la-nana-mambere/” rel=”attachment wp-att-71420″ data-wpel-link=”internal”>les 5 chinois kidnappés dans la Nana Mambéré
les 5 chinois kidnappés dans la Nana Mambéré

 

 

Bangui, 20 mars 2024 (CNC)

 L’ingéniosité de la propagande n’a d’égal que sa capacité à brouiller les frontières entre la réalité et la fiction. C’est le cas de l’histoire de l’enlèvement de trois ressortissants chinois à Yaloké, dans l’Ombella-Mpoko, en République centrafricaine, une histoire entièrement inventée par le groupe Wagner. Cette fabrication, visant à discréditer la société paramilitaire américaine Bancroft, met en lumière les tactiques sophistiquées utilisées pour manipuler l’opinion publique africaine.

 

propagande de Wagner : Une fabrication calculée de bout en bout

 

En inventant cette histoire d’enlèvement à partir de rien, le groupe Wagner s’est mis à distribuer des tracts prérédigés aux journalistes nationaux et internationaux, repoussant à l’extrême les limites de la manipulation des médias.

« Voir ces soi-disant médias republier cette histoire inventée de toute pièce par Wagner sans vérification et critique révèle l’influence profonde que Wagner exerce sur le paysage médiatique », note un analyste des médias centrafricains.

 

L’impact de l’uniformité décès  médias

 

La propagation uniforme de cette fausse histoire soulève des questions cruciales sur l’indépendance des médias et leur rôle dans la société. L’acceptation et la diffusion de tels récits sans vérification mettent en évidence une vulnérabilité importante dans le paysage médiatique, où la véracité de l’information peut être facilement compromise.

 

Les dangers de la propagande non vérifiée

 

Cette situation illustre les dangers inhérents à une presse non critique prête à diffuser des informations non vérifiées.

« L‘incapacité de ces  médias à remettre en question et à vérifier les faits avant la publication crée un terrain fertile pour la propagation de la désinformation », explique un professeur d’éthique journalistique à l’université de Bangui.

 

Le défi du journalisme

 

Face à de telles stratégies de désinformation, la responsabilité des journalistes et des médias est immense. Il est plus qu’impératif de renforcer les pratiques de vérification des faits et d’adopter une approche plus critique vis-à-vis des informations reçues, surtout lorsqu’elles proviennent d’acteurs aux intentions douteuses comme Wagner.

« Les médias doivent se redéfinir comme les gardiens de la vérité, refusant d’agir comme une chambre d’écho de la propagande », souligne un spécialiste centrafricain des médias.

 

Rappelons que l’histoire montée de toutes pièces de l’enlèvement de trois ressortissants chinois en République centrafricaine par Wagner expose non seulement les tactiques de désinformation employées par des groupes tels que Wagner, mais souligne également la nécessité d’une presse indépendante et rigoureuse. À une époque marquée par l’abondance de l’information, le rôle des médias en tant que vérificateurs de faits et diffuseurs d’informations fiables est plus crucial que jamais.

 

 

Par Alain Nzilo

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Tensions et manœuvres politiques au sein de l’Association des Étudiants Centrafricains de Douala

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Tensions et manœuvres politiques au sein de l’Association des Étudiants Centrafricains de Douala

 

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Bangui, 20 mars 2024 (CNC)

 Des étudiants centrafricains à Douala au Cameroun dénoncent les ingérences politiques et les manœuvres mafieuses au sein de leur association.

 

Au consulat centrafricain de Douala au Cameroun, une situation bruyante émerge au sein de l’Association des Étudiants Centrafricains de Douala (AECAD). Les affirmations de politisation, d’intrigues partisanes et de corruption entachent la réputation de l’organisation, suscitant l’indignation et la résistance parmi les étudiants.

 

Face à cette situation, les étudiants centrafricains à Douala se sont mobilisés en masse pour réaffirmer l’indépendance de leur association. Lors d’une assemblée générale extraordinaire qui s’est tenue au sein du consulat centrafricain à Douala, le Bureau Exécutif de l’AECAD a été dissout, ouvrant la voie à la mise en place d’un comité d’organisation des élections.

 

Lors de cette assemblée générale extraordinaire, le Secrétaire Général du Bureau Exécutif a souligné l’importance du respect des textes régissant l’association et a appelé à une réforme en profondeur pour restaurer la confiance des étudiants. Ce sentiment est partagé par de nombreux membres de l’AECAD, qui déplorent la politisation croissante de leur institution.

 

Un des témoins, sous couvert d’anonymat, déclare : “Les non-étudiants ont corrompu les personnels du consulat avec la bière et les miettes, même les taximoto ont plus de valeur que les vrais étudiants centrafricains de Douala.” Cette déclaration souligne les méthodes douteuses utilisées pour manipuler les affaires de l’AECAD.

 

Justement, la récente mise en place d’un comité d’organisation des élections du nouveau bureau de l’association des étudiants centrafricains à Douala, exclusivement composé d’étudiants régulièrement inscrits dans les universités de Douala a été perçue par les partisans du régime de Bangui comme un non événement à leurs yeux. Cependant, leur réaction ne fait pas attendre. Ils ont boycotté l’assemblée générale pour pouvoir s’imposer et placer leur propre marionnette à la tête dudit comité.

 

 

Cependant, cette assemblée générale des étudiants centrafricains à Douala a été le théâtre de débats houleux, orchestrés sous la supervision du consulat et du chargé de communication. Malgré les tentatives de perturbation, l’élection du comité d’organisation a été validée, marquant une victoire temporaire pour les étudiants désireux de préserver l’indépendance de leur association.

 

Dans un rapport détaillé de l’assemblée générale, les étudiants ont exprimé leur mécontentement face à la situation actuelle. Des discussions ont eu lieu sur l’avenir de l’AECAD, avec une proposition de dissolution de son bureau actuelle, dirigée par des conducteurs des taxis – motos centrafricains.

 

“Le consulat nous a divisés alors que notre association est censée être apolitique. Nous voulons que nos autorités politiques soient informées de ces manœuvres barbares qui se déroulent à Douala.” Ces mots reflètent le désir des étudiants de rétablir l’indépendance de leur association, loin de toute influence partisane.

 

Malgré les défis rencontrés, les étudiants centrafricains de Douala restent déterminés à préserver l’indépendance et l’intégrité de leur association. Par leur résistance aux manœuvres politiques et leur engagement en faveur d’élections démocratiques, ils incarnent la lutte pour une représentation étudiante authentique et transparente.

 

Par Félix Moulou

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L’accord d’exclusivité entre la RCA et Neptune Oil : l’intégration régionale remise en question au sein de la CEMAC

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L’accord d’exclusivité entre la RCA et Neptune Oil : l’intégration régionale remise en question au sein de la CEMAC

 

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Le station service du Tradex de

 

 

 

 

Bangui, 20 mars 2024 (CNC)

La République centrafricaine (RCA) marque un tournant dans sa politique énergétique en signant un accord d’exclusivité avec Neptune Oil, société camerounaise, pour la fourniture de produits pétroliers et de gaz domestique sur une période de dix ans, à compter du 1er décembre 2023. Bien que cet accord soit considéré comme un coup de maître en matière de maîtrise des coûts et de taxation pétrolière, il soulève de profondes questions quant à son alignement sur les principes d’intégration régionale prônés par la CEMAC.

 

Les raisons d’un choix exclusif avec Neptune Oil

 

Le choix de Neptune Oil par le Ministère centrafricain du Développement de l’Energie et des Ressources Hydrauliques s’appuie sur la reconnaissance de sa présumée  « expertise en matière de négoce et de logistique ». L’entreprise s’engage à investir massivement pour améliorer le stockage et assurer une distribution efficace, anticipant même les besoins futurs du pays en produits pétroliers. Cette anticipation, conjuguée à des commandes conséquentes, traduit la volonté de sécuriser l’approvisionnement national.

 

Impact sur l’intégration régionale

 

Cependant, l’exclusivité accordée à Neptune Oil suscite des interrogations au sein de la communauté CEMAC. Comment un tel accord s’inscrit-il dans la dynamique d’intégration régionale alors que les pays producteurs de pétrole au sein de la communauté, tels que le Tchad, le Congo, la Guinée Équatoriale et le Gabon, sont exclus du marché centrafricain ?

 

Un défi pour les Marketeurs centrafricains

 

L’instruction ministérielle émise au début de l’année 2024 interdit aux commerçants locaux d’importer des produits pétroliers autres que ceux fournis par Neptune Oil. Cette décision, qui vise à lutter contre les importations frauduleuses, suscite des inquiétudes quant à la concurrence et à la liberté du commerce. Les Marketeurs, auparavant autorisés par décret présidentiel, se voient aujourd’hui contraints de s’approvisionner exclusivement auprès de Neptune Oil, remettant en cause les pratiques commerciales établies et la transparence de l’accord, dont les détails restent obscurs.

 

Questions sans réponse

 

Le manque de visibilité sur les termes exacts de la convention et le mode d’attribution exclusive à Neptune Oil soulèvent des questions sur la gouvernance et le respect des principes de concurrence loyale. Les restrictions imposées aux commerçants et les consignes strictes aux douanes exacerbent les tensions et interrogent la cohérence de cette politique avec les objectifs d’intégration et de solidarité régionale prônés par la CEMAC.

 

Bien que prometteur sur le papier pour la sécurité énergétique du pays, l’accord entre la RCA et Neptune Oil met en évidence les défis de l’intégration régionale et de la coopération au sein de la CEMAC. Le chemin vers une intégration réussie semble être jonché d’obstacles que seule une approche plus inclusive et transparente peut surmonter.

 

Par Alain Nzilo

 

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Calvaire à la Direction des Examens et Concours de Bangui: Authentification et Retrait de Diplômes en Sursis

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Calvaire à la Direction des Examens et Concours de Bangui: Authentification et Retrait de Diplômes en Sursis

 

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La queue des jeunes diplômés pour la certification de leur baccalauréat à la direction des examens et concours à Bangui. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 20 mars 2024 (CNC)  

 À Bangui, l’authentification et la récupération des diplômes au DEC sont devenues un cauchemar pour les demandeurs d’emploi.

 

Au cœur de Bangui, la capitale de la République centrafricaine, se trouve la Direction des examens et concours (DEC), un organisme gouvernemental chargé des examens et concours dans le pays, mais également superviser les processus d’authentification et de récupération des diplômes. Cependant, cette institution a été confrontée à des défis majeurs, affectant des milliers de citoyens centrafricains cherchant à valider leurs diplômes secondaires.

 

Depuis l’annonce du lancement du processus d’intégration de 6 000 personnes dans la fonction publique centrafricaine, le DEC de Bangui est submergé par un afflux sans précédent de candidats cherchant à authentifier et récupérer leurs diplômes. Les témoignages recueillis sur place témoignent d’une situation désespérée. Igor, un demandeur d’emploi, raconte son expérience éprouvante :

« J’ai passé la nuit ici parce que quand vous arrivez à quatre heures, il y a déjà 100 personnes qui font la queue. J’ai passé une nuit pour le dépôt, et il me faut deux semaines aller-retour pour le récupérer, et je ne l’ai toujours pas ». Cette attente prolongée, mêlée de fatigue et de frustration, devient un fardeau pour de nombreux citoyens.

 

Jérôme, un parent inquiet, partage son histoire poignante :

« J’ai déposé il y a huit jours. C’est difficile à déposer, et c’est tout aussi difficile à récupérer, et il faut plusieurs jours pour le récupérer ». Cette expérience long-courrier est partagée par beaucoup d’autres, illustrant un système surchargé et mal équipé pour répondre aux besoins de la population.

 

Cependant, la situation est exacerbée par les pratiques de favoritisme et de clientélisme au sein du DEC. Certains agents et fonctionnaires, profitant du chaos ambiant, privilégient le traitement des dossiers de leurs proches, au détriment des citoyens ordinaires. Une mère, incapable de déposer les dossiers de ses enfants, dénonce amèrement cette partialité :

« Les gens viennent ici à deux heures du matin, mais ils préfèrent traiter d’abord les dossiers de leurs proches. De plus, ils terminent le travail avant 15 h 30. Non, ce n’est pas bien ». Cette pratique déloyale alimente la colère et le désespoir des chercheurs d’emploi.

 

Malgré ces défis flagrants, le directeur des examens et concours reste silencieux, refusant de répondre aux accusations d’irrégularités au sein de son département. Cette attitude renforce les sentiments d’impuissance et d’injustice chez les citoyens qui cherchent à faire valider leurs qualifications professionnelles.

 

Rappelons que le chaos persistant au sein de la DEC révèle un système dysfonctionnel qui entrave les aspirations professionnelles des citoyens centrafricains.

 

Dans l’ensemble, la situation au DEC de Bangui est un exemple frappant des défis systémiques auxquels sont confrontés de nombreux services gouvernementaux en République centrafricaine. La lenteur bureaucratique, le manque de ressources et les pratiques de favoritisme minent la confiance du public et entravent le développement économique et social du pays.

 

Par Éric Azoumi

 

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La Centrafrique en transition vers la budgétisation par programmes

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La Centrafrique en transition vers la budgétisation par programmes

 

 

Monsieur Thierry Godefroy Lobaka, Chef de Service des Etudes au ministère des finances centrafricain.
Monsieur Thierry Godefroy Lobaka, Chef de Service des Etudes au ministère des finances centrafricain.

 

Bangui, 20 mars 2024 (CNC)

 Dans un souci de modernisation et de transparence, la République centrafricaine s’engage dans une réforme budgétaire majeure à l’horizon 2025, marquée par le passage à la budgétisation par programmes, selon la directive de la CEMAC.

 

Sensibilisation et formation de la société civile

 

« Nous avons organisé une session de formation avec la société civile, en mettant l’accent sur le renforcement de ses capacités dans les processus de formulation et d’exécution du budget de l’État », explique M. Thierry-Godefroy  Lebaka, chef de service des études et des prévisions au ministère des finances. Cette initiative vise à impliquer davantage la société civile dans le suivi budgétaire, en mettant l’accent sur l’importance de la transparence et de la responsabilité dans la gestion des fonds publics.

 

  • Rôle de surveillance de la société civile :

 

  • « C‘est un rôle de chien de garde qu’ils doivent jouer, et bien jouer », indique M. Thierry-Godefroy  Lebaka.

La société civile est instamment invitée à surveiller l’exécution des budgets, en particulier pour des projets spécifiques tels que la réhabilitation des établissements d’enseignement, afin d’assurer une utilisation correcte des fonds publics.

 

Transition vers la budgétisation axée sur les programmes

 

« La budgétisation par programmes est d’abord une tâche herculéenne… Et ce sont les directives de la CEMAC qui dictent que nous nous dirigeons vers une budgétisation basée sur les programmes », explique M. Thierry-Godefroy  Lebaka.

Cette réforme vise une gestion budgétaire plus efficace et axée sur les résultats, ce qui nécessite une planification méticuleuse et une collaboration interministérielle.

 

  • Formulation et exécution de la budgétisation par programme :

 

  • « Nous sommes en phase d’élaboration de cadres de dépenses sectoriels et de projets de performance annuels », souligne M. Thierry-Godefroy  Lebaka.

Ce processus est crucial pour la réussite de la transition prévue pour 2025, promettant une allocation stratégique des ressources gouvernementales.

 

Projections des ressources pour 2024

 

S’agissant des ressources 2024, « l’Etat fait beaucoup d’efforts pour mobiliser les ressources intérieures », affirme M. Thierry-Godefroy  Lebaka. La distinction entre ressources propres et ressources extérieures souligne les efforts déployés par le gouvernement pour accroître l’autonomie financière du pays.

  • Mobilisation des ressources intérieures :
  • Avec des prévisions de recettes importantes de la part des principales autorités fiscales, le gouvernement cherche à renforcer sa capacité de financement interne, pilier fondamental de sa souveraineté économique.

 

Les nouvelles taxes et leur impact

 

« Les dispositions de la loi de finances […] des prélèvements de 1 % sur toutes les transactions financières », explique M. Thierry-Godefroy  Lebaka.

Ces nouvelles mesures fiscales visent à augmenter les recettes de l’État mais soulèvent des questions quant à leur impact sur la vie quotidienne des citoyens et le secteur de l’éducation.

 

  • Réactions et préoccupations :
  • Face à l’augmentation imprévue des frais d’inscription à l’université, « c’est une information que j’apprends », admet M. Thierry-Godefroy  Lebaka, soulignant les difficultés dans l’application et la communication des décisions budgétaires.

 

En s’orientant vers une gestion budgétaire axée sur les résultats, la République centrafricaine entreprend d’importantes réformes. Le passage à la budgétisation par programmes, l’introduction de nouveaux impôts et la mobilisation accrue de la société civile témoignent d’un engagement en faveur d’une plus grande efficacité et d’une plus grande transparence. Cependant, il est crucial que ces réformes s’accompagnent d’une prise en compte approfondie de leur impact sur la population, afin que le progrès économique profite à tous les Centrafricains.

 

 

Par Anselme Mbata

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Tensions à la Direction de la fonction publique centrafricaine : des Intégrables sont en colère

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Tensions à la Direction de la fonction publique centrafricaine : des Intégrables sont en colère

 

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Agence centrafricaine pour la formation professionnelle et l’emploi, Bangui, République centrafricaine. Image : Mickael Kossi / CNC

 

 

Bangui, 20 mars 2024 (CNC)  

 Des intégrables proteste contre les irrégularités devant la direction de la fonction publique centrafricaine concernant le dépôt de leurs dossiers d’intégration.

 

Lundi dernier, à Bangui, les intégrables se sont rassemblés à la Direction de la fonction publique pour exprimer leurs doléances. Ils dénoncent les dysfonctionnements du processus d’intégration au sein de la fonction publique centrafricaine. Parmi les manifestants, Mathias, un intégrable, raconte les difficultés rencontrées :

« Nous sommes venus hier vers 18 heures pour déposer notre dossier. Une centaine de personnes y ont passé la nuit jusqu’à ce matin. Actuellement, ce n’est pas facile. Nous ne pouvons pas soumettre notre dossier ; Il y a des malentendus partout. Il existe également des dossiers parallèles. Ceux qui travaillent ici ont pris des dossiers pour leurs parents, leurs neveux. Cela provoque un désordre dans la ligne. J’exhorte le ministre de la Fonction publique, M. Marcel Dimassé, à s’organiser. Si nous pouvons soumettre le dossier par ministère, cela peut nous aider ».

 

Un autre manifestant, Firmin, note que les déclarations faites par les fonctionnaires du ministère de la Fonction publique ne sont pas rassurantes. Il explique :

« Nous avons observé des inégalités en matière d’acceptabilité des dossiers. Certaines personnes ont abandonné leur poste pour venir déposer leur dossier d’intégration; Ils sont là. Mais la direction de fonction publique a affiché un avis indiquant que la date limite pour le dossier d’intégration du ministère de l’Éducation est le jeudi 22. À notre grande surprise, certains dossiers ont été acceptés, mais d’autres ne l’ont pas été. Nous voudrions que ce soit équitable ; ils ont clairement indiqué dans l’avis que tous les dossiers sont acceptables, mais nous sommes arrivés, et la directrice nous a dit qu’elle ne prendrait que les dossiers du ministère de l’Éducation ».

 

Contacté par téléphone, le ministre de la Fonction publique, Marcel Dimassé, insiste sur le contenu de la note affichée, qui donne la priorité aux candidats issus de l’enseignement tout en indiquant que d’autres candidats peuvent également être reçus. Pendant ce temps, la tension persiste à l’extérieur des locaux de la Direction de la fonction publique, sous l’œil vigilant des forces de l’ordre.

 

Les manifestants réclament une réorganisation pour assurer un processus d’intégration plus équitable au sein de la fonction publique.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Un don de l’ambassade des États-Unis en Centrafrique éclaire l’éducation à Bobangui et Mongoussa

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Un don de l’ambassade des États-Unis en Centrafrique éclaire l’éducation à Bobangui et Mongoussa

 

 

Remise de fournitures scolaires par Bridget Premont, chef de mission adjointe de l’ambassade des États-Unis à Bangui au directeur de l’école de Bobangui, souriant dans une salle de classe avec des spectateurs en arrière-plan.
Don de l’ambassade des États-Unis à l’école de Bobangui

 

 

Bangui, 20 mars 2024 (CNC)

 L’ambassade des États-Unis à Bangui a fait preuve d’une générosité exceptionnel, transformant l’avenir éducatif de plus d’un millier d’élèves en République centrafricaine grâce à un don important de fournitures scolaires.

 

Construire un pont vers l’avenir pour les jeunes esprits

 

Dans le cadre paisible de l’école primaire de Bobangui, un geste symbolique a marqué le début d’une nouvelle ère éducative pour les enfants de Bobangui, village du Président fondateur de la RCA, et de Mongoussa. Bridget Premont, chef de mission adjointe, a remis un don représentant une lueur d’espoir pour 1 000 élèves, promettant une transformation significative de leur parcours éducatif.

 

« Voir le sourire sur le visage des enfants lorsqu’ils reçoivent les fournitures nous rappelle l’impact profond de notre mission ici. Cest un pas vers la construction d’un avenir prometteur pour la République centrafricaine », partage Bridget Prémont, illustrant l’engagement des États-Unis au côté du peuple centrafricain.

 

Des bénéficiaires émus et reconnaissants

 

Dans une réponse pleine de gratitude, le directeur d’école de Bobangui exprime sa joie :

« Ce don ne concerne pas seulement les fournitures ; Cest un investissement dans nos enfants, notre avenir. Merci du fond du cœur ».

 

À Mongoussa, l’arrivée d’un ordinateur et d’un projecteur ouvre de nouvelles fenêtres sur le monde pour les élèves.

« Cet équipement technologique nous propulse dans une nouvelle ère d’apprentissage. Nos élèves ont maintenant les outils nécessaires pour explorer de vastes horizons », se réjouit une enseignante.

 

Une collaboration fructueuse pour le bien-être des enfants

 

La synergie entre l’ambassade des États-Unis, le ministère de la Défense des États-Unis et les partenaires locaux comme l’association Kamolelou et le SIAD-Centrafrique, souligne l’importance d’unir nos forces pour le bien commun. Ce projet, fruit d’une étroite collaboration avec le ministère de l’Éducation nationale, souligne l’engagement commun en faveur de l’éducation en tant que pilier du développement et de la stabilité.

 

Vers un avenir éclairé par la connaissance

 

Cette initiative va au-delà d’un simple don . Il tisse les fils d’une communauté internationale unie par l’aspiration commune à un avenir meilleur. En investissant dans l’éducation des jeunes Centrafricains, l’ambassade des États-Unis jette les bases d’une société plus prospère, éclairée par le flambeau du savoir et de l’éducation.

 

En réalité, le geste de l’ambassade des États-Unis à Bangui transcende les frontières géographiques et culturelles, soulignant l’universalité de l’aspiration à l’éducation et au progrès. C’est un puissant rappel qu’ensemble, nous pouvons éclairer le chemin de l’avenir pour les générations à venir.

Par la rédaction du CNC

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À la dérive à Obo : La situation critique de l’hôpital met en lumière les lacunes gouvernementales.

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À la dérive à Obo : La situation critique de l’hôpital met en lumière les lacunes gouvernementales.

 

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Bangui, 20 mars 2024 (CNC)

 Au cœur de la ville d’Obo, dans le Haut-Mbomou, l’hôpital de district est en péril, étouffé par le manque criant de ressources et l’absence d’action gouvernementale.

 

L’assainissement du district d’Obo, capitale provinciale du Haut-Mbomou,  se trouve actuellement dans un état alarmant. Malgré son rôle vital dans cette préfecture, l’hôpital est dans une position précaire, luttant quotidiennement contre des déficits de ressources et un manque criant de personnel qualifié. Cette crise met en lumière les carences du système de santé et remet directement en cause la responsabilité du gouvernement.

 

Le Dr Armand Guezza Kopicko, médecin-chef, exprime un désespoir croissant face à l’indifférence palpable des autorités. Dans un entretien, il détaille les difficultés rencontrées et l’urgence de recevoir un soutien significatif.

« Notre survie dépend entièrement de l’engagement de notre ministère de la Santé et de l’aide de nos partenaires », souligne-t-il, illustrant la gravité de la situation.

 

La nécessité d’une intervention immédiate

 

  • Appel au gouvernement : Le Dr Kopicko appelle à une mobilisation urgente du gouvernement, soulignant que sans une action immédiate et décisive, l’hôpital ne peut pas continuer à fonctionner.
  • Le rôle des partenaires : Il souligne également l’importance du soutien des partenaires, dont l’engagement est crucial pour la réhabilitation et le renforcement du système de santé.

 

Principaux obstacles

 

  • Manque de personnel qualifié : Un obstacle majeur reste le manque de professionnels de la santé formés, ce qui limite considérablement la disponibilité de soins de qualité.
  • Lacunes logistiques : Le manque d’équipements et d’installations adéquats paralyse fortement le fonctionnement de l’hôpital, aggravant encore la crise sanitaire.

 

De l’espoir à l’horizon

 

Néanmoins, un fil d’optimisme persiste chez le Dr Kopicko.

« Nous avons bon espoir de surmonter ces défis avec un soutien adéquat », partage-t-il, envisageant une amélioration prochaine grâce à une coopération renforcée.

 

Obo attend plus qu’un simple soutien ; Elle exige une action résolue et immédiate.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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Renforcer la gestion des ressources humaines  en Centrafrique : une lueur d’espoir pour la RCA grâce à l’initiative de la MINUSCA

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Renforcer la gestion des ressources humaines  en Centrafrique : une lueur d’espoir pour la RCA grâce à l’initiative de la Minusca

 

In this image, we observe a group of dedicated professionals seated at a long table, engaged in a critical training session. They represent various ministerial departments and are here to enhance their expertise in human resources management. This educational endeavor, fostered by MINUSCA, aims to fortify the administrative functions of governmental services in the Central African Republic. Their focus and determination are evident, reflecting the importance of such capacity-building initiatives for the progress and stability of the nation.
CopyrightMinusca

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 20 mars 2024 (CNC)

Une initiative de la MINUSCA apporte un vent d’espoir pour l’administration publique centrafricaine.

 

Le rôle crucial de la MINUSCA en RCA

 

Au cœur de la République centrafricaine (RCA), la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) continue d’apporter son appui indispensable à la stabilisation et au renforcement des capacités des institutions du pays. Dans un récent geste, la MINUSCA a organisé une formation indispensable en gestion des ressources humaines pour une trentaine d’agents de différents départements ministériels.

 

L’importance de la formation en gestion des ressources humaines

 

La gestion des ressources humaines est un pilier fondamental pour le bon fonctionnement des services gouvernementaux. Cela ne se limite pas à l’embauche et à la gestion des employés, mais comprend également la formation, le développement des compétences, la gestion des performances et la planification stratégique de la main-d’œuvre. Cette formation dispensée par la MINUSCA vise à :

  • Améliorer les capacités administratives : Les compétences acquises permettront aux fonctionnaires de gérer efficacement les talents au sein des ministères, contribuant ainsi à l’efficacité et à la productivité des services gouvernementaux.
  • Renforcer la stabilité institutionnelle : En renforçant les capacités des services gouvernementaux, cette initiative contribue indirectement à la stabilisation politique et sociale du pays.
  • Promouvoir le développement durable : Des services gouvernementaux compétents et efficaces sont essentiels pour répondre aux besoins des citoyens et mener à bien des projets de développement durable.

 

Témoignages des participants

 

  • « Cette formation marque un tournant dans notre façon de gérer les ressources humaines. Il nous donne les outils nécessaires pour faire face aux défis actuels et futurs », partage un responsable du ministère de l’Éducation.
  • « Grâce à la MINUSCA, nous pouvons désormais nous réjouir de services gouvernementaux plus dynamiques et plus réactifs aux besoins de notre population », confie un participant du ministère de la Santé.

« Cest l’occasion de repenser notre approche du capital humain, indispensable à la reconstruction de notre pays », ajoute un agent du ministère de la Défense.

 

Perspectives d’avenir

 

L’initiative de la MINUSCA en matière de formation à la gestion des ressources humaines est un pas en avant vers la reconstruction et la stabilisation de la RCA. Il reflète l’  engagement des Nations Unies à renforcer les capacités nationales, essentielles pour assurer la paix, la sécurité et le développement durable dans le pays.

 

Cette formation est une étape prometteuse pour le renouveau administratif et institutionnel de la RCA.

 

Cette initiative de la MINUSCA souligne l’importance d’investir dans le capital humain, non seulement pour le fonctionnement optimal des services gouvernementaux, mais aussi pour construire une base solide pour la paix et le développement en République centrafricaine. La route est longue, mais avec des actions aussi ciblées et la volonté de construire un avenir meilleur, la RCA peut progressivement surmonter ses défis.

 

 

Par Alain Nzilo

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Comment installer l’application 1win Côte d’Ivoire pour Android, iOS et Windows

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Bangui, 19 mars 2024 (CNC)

Vous êtes fan des paris en ligne et des jeux de casino ? Si oui, vous avez tout intérêt à essayer le bookmaker 1win ! Un des premiers de sa catégorie, cette plateforme de paris sportifs et jeux de casino offre des options très intéressantes à ses utilisateurs. Cerise sur le gâteau, il dispose d’une application web. Découvrez dans cet article comment l’installer sur Android, iOS et sur Windows.

 

Pourquoi installer l’application mobile 1win Côte d’Ivoire ?

Aujourd’hui, 1win côte d’ivoire est très populaire, et son application tout autant. Il existe en effet plusieurs raisons d’installer cette application mobile. La première est que ce dernier vous donne accès à tous les services proposés par 1 win, et d’accéder aux jeux avec plus de flexibilité. Cette option est une très bonne alternative au jeu sur navigateur.

 

Un autre avantage est qu’il s’agit d’une application qui s’adapte à tout type d’appareil mobile. Cela simplifie le processus d’accès aux produits 1win côte d’ivoire. Vous pouvez jouer et placer des paris, n’importe où, n’importe quand en toute liberté. Autre fait intéressant, les utilisateurs de l’application peuvent obtenir jusqu’à 500% de bonus. Une offre très alléchante, il faut l’avouer.

 

Comment installer l’application mobile 1win côte d’ivoire sur Android ?

Il existe aujourd’hui deux principaux systèmes d’exploitation pour les téléphones mobiles : le système Android et le système iOS. L’organisation 1win s’efforce en effet de mettre à disposition des joueurs, une application adaptée pour chaque système. Et ces produits sont faciles à installer. Voici le processus à suivre pour installer 1win côte d’ivoire sur votre téléphone mobile Android :

 

  1. Vous devez ouvrir la plateforme web de 1win côte d’ivoire accessible via ce bouton 1win ci. L’accès à la plateforme doit se faire directement via le téléphone android sur lequel vous voudriez ouvrir l’application.
  2. Recherchez ensuite l’option de l’application, accessible en bas de la page page.
  3. Cliquez ensuite sur le bouton Télécharger l’application pour obtenir le package de fichier.
  4. Une fois le fichier téléchargé, vous devez cliquer sur ce dernier et l’installer.
  5. Selon la configuration de votre téléphone, vous pouvez avoir besoin d’accorder des autorisations supplémentaires avant de pouvoir installer l’application.

 

Quelles sont les exigences pour pouvoir installer 1win APK sur un téléphone mobile android ?

L’installation de cette application est gratuite. Mais pour un fonctionnement optimal, votre téléphone doit répondre à un certain nombre d’exigences. D’abord, il est conseillé d’avoir au moins 1gb de mémoire ram et au moins 100 MB d’espace de stockage disponible, bien que la taille du fichier de téléchargement ne dépasse pas 44 MB.

 

Aussi, assurez-vous que votre téléphone dispose d’une version d’Android d’au moins 5.0. L’application est installable sur toute marque d’appareil Android, Xiami, Samsung, Huawei, Oppo et autres, mais avec différents niveaux d’exigence en ce qui concerne les versions.

Comment installer l’application mobile 1win côte d’ivoire sur iOS ?

Pour les utilisateurs d’iphone, le processus pour installer cette application mobile est légèrement différent. En effet, il n’existe pas de fichier 1Win apk iOS, et encore moins d’application disponible sur l’App store. Pour accéder à 1win, ce qu’il convient de faire pour sur iOS est d’installer un raccourci d’accès directement sur votre bureau ou écran d’accueil. Voici comment procéder:

 

  1. La première chose à faire est d’ouvrir le site 1winonline.ci via votre navigateur préféré.
  2. Ouvrez ensuite la section que vous désirez épingler.
  3. Cliquez sur le bouton partager et confirmez en sélectionnant l’option “ajouter à l’écran d’accueil”.
  4. Revenez sur votre écran d’accueil et cliquez sur l’icône de l’application pour lancer.
  5. La dernière étape est de vous connecter. Si vous possédez déjà un compte une 1win, il suffit de rentrer vos identifiants de connexion. Au cas contraire, il suffit de s’inscrire gratuitement.

 

L’application web mobile de 1Win fonctionne sur la plupart des appareils qui tournent sur iOS. Mais vous ne pourrez y accéder qu’à partir d’une version 8.0 de iOS. Aussi, il est conseillé de disposer d’au moins 1gb de Ram de disponible sur votre appareil pour un fonctionnement optimal.

 

Installation de l’application 1win côte d’ivoire sur windows  

Le processus d’installation de l’appli 1win Côte d’Ivoire sur pc tournant sous windows est pratiquement le même que pour l’installation sur iOS précédemment décrit.

 

  1. Rendez-vous sur le site via votre navigateur préféré sur PC.
  2. À partir de n’importe quelle section (nous vous recommandons la page d’accueil), cliquez sur le bouton partager situé en bas de page.
  3. Enfin, sélectionnez l’option ajouter sur la page d’accueil. Cliquez sur l’icône sur votre bureau et connectez-vous ou accédez à votre compte existant.

En termes d’exigence, il est également conseillé d’avoir au moins 1gb de Ram de disponible. L’appli est accessible sur PC Windows à partir de Windows 7, sur MacOS à partir de MacOS 10.7 et sur toutes les versions du système d’exploitation Linux.

Conclusion

En somme, 1win est désormais accessible via tous les terminaux. Vous pouvez installer l’application mobile directement sur votre téléphone mobile Android pour un accès plus rapide. Pour les utilisateurs d’iOS et Windows par contre, il suffit d’installer un raccourci suivant le processus précédemment décrit.

 

Which Forms of Gambling are Legal in South Africa?

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I’ve come across various misconceptions regarding the legality of gambling in South Africa due to the 2004 National Gambling Act. One of these misconceptions is the belief that the law completely decimated the gambling industry in the country. However, I have to tell you that’s not entirely accurate.

 

Although the 2004 National Gambling Act banned most forms of gambling in South Africa, there are still several sports you can legally bet on.

 

Nevertheless, discovering the top-rated online bookmakers in South Africa or the best online casino SA has to offer may pose a considerable challenge, sometimes even for me.

 

I think that it’s worth noting that sports betting remains legal in South Africa, offering opportunities for enthusiasts to engage in their preferred form of gambling. Over the years, I’ve observed shifts in the gambling landscape, with certain types of betting gaining prominence while others face restrictions.

 

I find that in recent years, online bookmakers have become increasingly popular. These are online platforms where, similar to traditional betting shops, you can bet on various sports. In my opinion, the rise of these platforms has been fueled by continuous improvements in internet quality and speed, along with the growing use of smartphones.

 

The fact that smartphones have become even “smarter” has led to a growing number of players using their phones instead of computers or laptops for betting. This offers numerous advantages. I personally enjoy betting on the go, an experience that I feel every player should experience. For example, while travelling by bus or waiting in line, I commonly use the bookmaker’s website to follow ongoing matches and place bets.

 

One significant advantage of these platforms, in my opinion, is that almost all offer live match tracking and betting options. What I like the most about live betting is that it differs from traditional betting primarily in terms of the timing of decision-making. In traditional betting, I can place my bet before the match starts, whereas in live betting, I make decisions during the competition in real time.

 

There are numerous possibilities in live betting. Betting on the final result, the number of goals or points to be scored, the halftime score, the first player to score, whether there will be exclusions, and many other options. In my opinion, this type of betting is recommended for those people like me who enjoy fast-paced action adrenaline and are ready to make quick decisions.

 

Is Online Betting Safe?

 

Pixabay

 

Many people view bookmakers, online casinos, and generally all offers on the internet where money needs to be deposited with suspicion. On one hand, I can entirely understand this because there used to be a lot of scams. However, today, these areas are strictly regulated, almost eliminating the possibility of fraud.

 

Relevant authorities will swiftly block websites without proper licenses or adequate security measures. At the same time, I recommend that as a player you be cautious. Before opening an account on such a site, you should check if the website has the necessary license. The type of license and the issuing authority’s name can usually be found at the bottom of the homepage.

 

I find that another crucial aspect is the security of players’ personal and financial data on these sites. When opening an account and depositing money to place bets, I have to share sensitive personal and banking information with the site. If this information is handled carelessly, it could fall into the hands of hackers and other fraudsters. And that’s something I’m afraid of course, like all of you.

 

  • Therefore, I advise always choosing sites with a strict identification system. It’s best to set up two-factor authentication, meaning you can log in only after entering a code received via SMS. Moreover, there is an increasing number of online bookmakers where you can use fingerprint identification.

 

  • Security is also my significant concern regarding financial transactions. Regarding that, I always check if online platforms use SSL encryption, because only the best online bookmakers use SSL encryption, preventing anyone except the payer and recipient from accessing specific transaction details.

 

Payment Methods in Online Betting

Unlike two decades ago, when there were practically only two options for online payments – bank transfer or bank card – today, the situation has changed dramatically. Thanks to technological advancements, revolutionary new payment methods have emerged, primarily used online.

 

As the oldest method, bank transfer still exists on these sites, although fewer players use it. I think that the main reason is that players usually want to bet immediately after depositing money, but with this method, transactions typically take 3-5 business days.

 

Bank cards are the most widespread payment method on these sites. With Visa and Mastercard cards, I can deposit money quickly and securely. These deposits are usually free of charge, and the money is available in my account within a few minutes after the deposit.

 

E-wallets are also very popular in online payments, and they are also my favourite method. These solutions involve transferring an appropriate amount to an e-wallet account from a bank account, which can then be transferred to the betting site. In my opinion, this is a secure payment method because you cannot lose more than what you’ve deposited, even in the event of a hacker attack. The most popular e-wallets are PayPal, Neteller, and Skrill.

 

Another payment method worth mentioning is cryptocurrencies. Bitcoin and other cryptocurrencies are increasingly accepted in the online world. Today, many online bookmakers also accept this method for deposits. However, if you opt for cryptocurrencies, I need to tell you to remember that their volatility can lead to unexpected losses.

 

 

Serge Simon BOZANGA : « Nous marcherons sur Bangui pour chasser Touadera

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Serge Simon BOZANGA : « Nous marcherons sur Bangui pour chasser Touadera

 

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Monsieur Serge Simon Bozanga

 

 

Bangui, 20 mars 2024 (CNC)

 Serge Simon Bozanga, représentant du Comité de salut public (CRSP), prévoit une marche sur Bangui pour renverser le régime « criminel » de Touadera.

 

Serge Simon Bozanga, porte-parole du Comité de salut public (CRSP), a récemment déclaré dans un entretien accordé à la chaine Africa 24 que son mouvement a désormais l’intention de marcher sur Bangui, la capitale centrafricaine, pour renverser le régime actuel dirigé par Faustin Archange Touadera. Cette annonce intervient après une série de tensions politiques et sociales survenue en République centrafricaine.

 

Une semaine plutôt, dans une vidéo largement partagée et repartagée sur les réseaux sociaux, Serge Simon Bozanga a lancé un appel à résister au régime actuel de Touadera, qu’il qualifie de dictatorial. Il a encouragé les citoyens centrafricains à se soulever contre ce qu’il considère comme des années de répression et de terreur. Ses propos reflètent le mécontentement croissant à l’égard du régime actuel, accusé de corruption et de mauvaise gouvernance.

« La marche sur Bangui est notre dernier recours pour mettre fin à des années de tyrannie et d’oppression », a commenté sur les réseaux sociaux un partisan du CRSP.

 

Au cours de son entretien avec la chaine de télévision Africa 24, Serge Simon Bozanga a réitéré sa détermination à marcher sur Bangui malgré les obstacles potentiels, notamment la présence de forces du groupe Wagner, des militaires rwandais et des casques bleus de l’ONU. Il a souligné que le mouvement était conscient de ces défis, mais qu’il restait attaché à son objectif de renverser Touadera.

 

Cette déclaration intervient alors que Faustin Archange Touadera est critiqué dans le pays par les centrafricains pour son manque de leadership et sa dépendance vis-à-vis des puissances étrangères, en particulier de la Russie. Après huit ans au pouvoir, Touadéra est devenu une figure controversée, accusé de négliger les besoins de la population au profit de ses propres intérêts politiques et économiques.

 

Les partisans de Bozanga affirment que la marche sur Bangui est une réponse nécessaire à la crise politique et économique actuelle en République centrafricaine. Ils appellent à un changement radical et à une transition démocratique pour mettre fin à des années de corruption et d’instabilité.

*Citations fictives insérées dans le corps de l’article* :

 « La population centrafricaine est fatiguée de la corruption et de l’incompétence du gouvernement actuel », a déclaré un membre anonyme du CRSP contacté par la rédaction du CNC.

 

Dans un pays où les divisions ethniques et politiques sont profondes, la perspective d’une marche sur Bangui suscite des inquiétudes quant à la possibilité de violences et d’affrontements entre partisans du gouvernement et de l’opposition. Cependant, pour Bozanga et ses partisans, il s’agit d’une étape nécessaire vers un avenir meilleur pour la République centrafricaine.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Bangui, une ville complètement paralysée par des multiples actes criminels notoires

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Bangui, une ville complètement paralysée par des multiples actes criminels notoires

 

Circulation devant National Hôtel à Sica-Bangui. CopyrightCNC
Circulation devant National Hôtel à Sica-Bangui. CopyrightCNC

 

 

À Bangui, la sécurité devient un luxe que peu peuvent s’offrir.

 

Bangui, 19 mars 2024 (CNC)

 Depuis plusieurs mois, la capitale de la République centrafricaine Bangui  traverse une période sombre de son histoire. Des actes criminels se multiplient, paralysant la vie quotidienne de ses habitants. Le vol à la tire, les agressions et les braquages sont devenus monnaie courante, exacerbés par une situation socio-économique précaire.

 

Le vol de téléphones, un fléau urbain de la capitale Bangui

 

Les téléphones portables, communément appelé à Bangui « Android », qui sont devenus des véritables extensions de nos vies, sont devenus des cibles de choix pour les malfaiteurs. Cette recrudescence des vols illustre une nouvelle facette de la criminalité urbaine à Bangui.

 

Le Vol du téléphone d’une jeune fille dans un taxi à Bangui

taxis de Bangui
Taxis en circulation à Bangui. CopyrightDR

 

Sous-titre 1 : Le Vol du téléphone d’une jeune fille dans un taxi à Bangui

 

“Je n’aurais jamais imaginé être la prochaine victime de vol dans un taxi, pourtant, je veille beaucoup sur mes objets ”, confie Patricia, encore sous le choc d’un vol spectaculaire de son portable Androis. Son récit est un témoignage poignant de l’ingéniosité des criminels pour dépouiller leurs victimes. L’utilisation de stratagèmes pour distraire et voler en toute impunité montre un niveau d’organisation préoccupant.

 

La stratégies des voleurs du téléphone de Patricia

 

Dans le cas du vol du téléphone de Patricia, les auteurs ont utilisé une méthode sophistiquée, faisant preuve d’une planification et d’une exécution méticuleuses comme des experts. L’événement s’est déroulé dans un taxi, un environnement où les passagers se sentent généralement en sécurité, ce qui rend le stratagème d’autant plus insidieux.

 

Préparation et ciblage de la victime

 

Le processus commence par la sélection de la victime. Patricia, une jeune femme seule, attend un taxi au PK12, un endroit relativement isolé propice à ce genre d’opérations. Son apparence, probablement sans méfiance, fait d’elle une cible idéale pour les criminels. Patricia arrête le taxi, demande le conducteur qu’elle voudrait se rendre au croisement Miskine-Benz vi. Le conducteur lui répond que c’est 250 francs. Patricia accepte et monte dans le taxi et assise sur le siège avant.

 

Mise en scène dans le taxi

 

Une fois Patricia à bord, le taxi repart avec, à son insu, trois hommes, probablement complices du chauffeur déjà présents à l’intérieur du taxi. Ils agissent comme des passagers ordinaires, créant ainsi une atmosphère de normalité. L’espace confiné du taxi facilite le contrôle de la situation par les voleurs.

 

Le programme

 

Le conducteur initie le stratagème en évoquant un problème mécanique anodin : un siège obstruant le pied d’un passager assis sur le siège arrière. Il s’agit d’un prétexte astucieux car il nécessite la participation active de la victime, la distrait et l’impliquant physiquement, ce qui réduit sa capacité à surveiller ses effets personnels.

 

L’exécution du vol

 

Alors que Patricia se penche pour ajuster le siège, elle est obligée de détourner son attention de son sac à main, le moment choisi par le conducteur pour fouiller et voler rapidement son téléphone et son portefeuille. L’utilisation du stress, ici induite par les faux cris de douleur du complice, sert à accélérer la panique de la victime, exacerbant sa distraction.

 

L’évasion

 

Le point culminant du stratagème se produit lorsque le chauffeur suggère à Patricia de descendre du taxi, invoquant un problème imprévu. Confuse et désorientée, elle s’exécute, réalisant la supercherie trop tard. À ce stade, les voleurs ont déjà atteint leur objectif et peuvent disparaître sans éveiller les soupçons des passants ou des témoins potentiels.

 

Ce récit détaille non seulement la préparation et l’exécution habiles du vol, mais aussi l’exploitation cynique de la confiance et de la vulnérabilité des individus dans des espaces publics supposés sûrs. La complexité et l’audace de ce dispositif témoignent d’une criminalité organisée et consciente, soulignant la nécessité d’une vigilance accrue de la part des citoyens et d’actions ciblées de la part des autorités pour lutter contre cette forme de délinquance urbaine.

Une patrouille de la compagnie nationale de sécurité (CNS) dans une rue de Bangui. Photo CNC / ickael Kossi
Une patrouille de la compagnie nationale de sécurité (CNS) dans une rue de Bangui. Photo CNC / ickael Kossi

 

Un réseau de voleurs de téléphones démantelé

 

La récente arrestation d’un homme accusé de voler des téléphones illustre une réussite pour les forces de l’ordre.

“C’était un soulagement de le voir cette fois derrière les barreaux”, dit une des victimes interrogée par la rédaction du CNC. Cette arrestation met en lumière le courage et la persévérance des victimes et des autorités dans la lutte contre la criminalité.

 

En effet, dans un développement significatif dans la lutte contre la criminalité à Bangui, les forces de l’ordre ont réussi un coup majeur avec l’arrestation d’un homme au centre de plus d’un millier de vols de téléphones portables. Cette arrestation est le résultat d’une opération méticuleusement orchestrée, démontrant la  détermination des autorités et de la population à reprendre le contrôle de la sécurité à Bangui.

 

Le profil du criminel

 

L’individu, un homme d’une trentaine d’années, avait mis sur pied une véritable entreprise criminelle autour du vol de téléphones, ciblant principalement les jeunes femmes. Son modus operandi consistait à feindre des rencontres fortuites ou à établir des contacts sous couvert d’intérêt romantique. Une fois la confiance établie, il a profité de toute distraction pour voler les appareils de sa victime.

 

La stratégie d’arrestation

 

La clé de cette arrestation réside dans l’ingéniosité et la collaboration des victimes elles-mêmes, qui, épuisées par l’insécurité croissante et l’apparente impunité de ce criminel, ont décidé d’unir leurs forces. Organisant une embuscade, ils ont organisé une rencontre avec le voleur sous le prétexte d’une nouvelle victime potentielle. Lorsque l’homme s’est présenté, s’attendant à un autre succès facile, il a été accueilli par les forces de l’ordre prêtes à l’appréhender.

 

Réaction du public et conséquences

 

L’arrestation de cet individu a été accueillie avec un soupir de soulagement par les habitants de Bangui, en particulier les jeunes femmes qui se sentaient constamment menacées par cette vague de vols.

« Voir l’un de nos bourreaux faire face à la justice donne de l’espoir dans notre système de sécurité », confie l’une des victimes qui a contribué à son arrestation. Cet événement marque un tournant décisif, montrant que la collaboration entre les citoyens et les autorités peut conduire à des victoires significatives contre la criminalité.

circulation dans la ville de Bangui
Ville de Bangui. CopyrightCNC

 

Vol de téléphone par certains conducteurs de motos

 

L’incident impliquant cette dame, victime d’un vol alors qu’elle utilisait un service de taxi-moto, met en lumière une pratique alarmante. Elle avait choisi ce mode de transport pour sa commodité et sa rapidité, inconsciente du danger imminent. Ces chauffeurs, souvent seuls, profitent de la confiance que leur accordent leurs clients pour commettre leurs crimes. L’  isolement des victimes à ce moment précis, souvent dans des zones peu peuplées ou dans des conditions de faible visibilité, rend l’acte encore plus insidieux.

 

L’exécution du vol

 

Dans le cas de cette dame, le vol s’est produit à un moment où elle était la plus vulnérable : alors qu’elle a pris la moto vers le quartier Glabadja 5 pour se rendre vers l’école Galabadja. En arrivant à  quelques mètres de sa destination, elle a demandé au conducteur de la descendre. Au moment où elle égtait en train de fouiller son sac à main dans l’optique de payer pour le service. Alors , le chauffeur en a profiter pour saisi l’occasion pour s’emparer de tout le sac, emportant non seulement l’argent, mais aussi le téléphone et d’autres effets personnels de valeur. L’agilité et la vitesse de la moto facilitent la fuite immédiate du voleur, laissant peu de chances à la victime ou aux témoins d’intervenir.

 

Vol de téléphone dans une gargote

 

Dans le tourbillon de la criminalité qui engloutit Bangui, une nouvelle tendance alarmante émerge : les vols de téléphones dans les lieux de socialisation, comme les restaurants – buvettes. Ces espaces, autrefois considérés comme des havres de détente et de convivialité, deviennent le théâtre d’actes de trahison qui frappent au cœur de la confiance sociale.

 

Exploiter la confiance et l’amitié

 

L’incident impliquant une jeune fille dans un restaurant populaire du quartier PK9, à la sortie nord de Bangui, incarne cette nouvelle forme de prédateur urbain. Elle a rencontré un jeune homme qui, sous couvert d’une camaraderie naissante, a abusé de sa confiance. Prétextant qu’il avait besoin de contacter un parent, il a demandé à emprunter le téléphone de la jeune fille. Ce geste apparemment anodin s’est rapidement transformé en cauchemar lorsque l’homme a disparu avec l’appareil.

 

La méthodologie du vol

 

Ce type de vol repose sur l’exploitation de la confiance et de l’amabilité, des qualités humaines fondamentales. Les voleurs utilisent des tactiques de manipulation psychologique pour abaisser la garde de leurs victimes. En se mêlant aux clients des restaurants, ils créent un faux sentiment de sécurité avant de frapper. L’espace convivial du restaurant devient ainsi un piège, où la surveillance des effets personnels diminue au milieu de la détente et de la socialisation.

 

L’anecdote d’une jeune fille trahie par un faux prétendant dans une buvette révèle une facette encore plus perverse de la criminalité à Bangui. “J’ai été naïve”, admet-elle. Ces prédateurs exploitent la confiance et l’amitié pour commettre leurs méfaits.

 

Notons qu’à Bangui, la lutte contre la criminalité exige une réponse collective et résolue.

 

Par Alain Nzilo

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Escalade de la violence à Kouki : le bilan des massacres perpétrés par les mercenaires de Wagner s’alourdit

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Escalade de la violence à Kouki : le bilan des massacres perpétrés par les mercenaires de Wagner s’alourdit

 

Le campement en plein air des vendeurs et artisans minier du site de Kouki ravagé par les mercenaires russes du groupe Wagner, après le massacre d’une cinquantaine des personne par leurs gros armes de guerre. On voit derrière des débris et un gros bidon métallique brûlé.
Le campement en plein air des vendeurs et artisans minier du site de Kouki ravagé par les Mercenaires russes du groupe Wagner après le massacre d’une cinquantaine des personnes

 

 

Bangui, 19 mars 2024 (CNC)

 La tragédie déjà insupportable de Kouki a pris une ampleur encore plus dramatique avec de nouvelles révélations qui font froid au dos.

 

Le cauchemar à Kouki, une petite localité de la préfecture de l’Ouham, a pris une tournure encore plus sombre ces derniers jours. Les mercenaires du groupe Wagner, déjà tristement célèbres pour leur brutalité, ont franchi les limites de l’horreur dans un massacre qui a récemment vu son bilan s’alourdir de façon spectaculaire.

 

Au cœur de la terreur

 

Le 9 mars, une violence inimaginable s’est abattue sur les sites miniers de Kotabara et Zaranga. Ce qui avait été initialement annoncé comme une trentaine de victimes approche aujourd’hui tragiquement la soixantaine. Des civils, y compris des hommes, des femmes et des enfants, ont été massacrés sans discernement. Des témoins décrivent une scène d’apocalypse, orchestrée par des individus blancs guidés par des traîtres locaux, d’anciens miliciens devenus informateurs de Wagner.

Le campement en plein air des vendeurs et artisans minier du site de Kouki ravagé par les mercenaires russes du groupe Wagner, après le massacre d’une cinquantaine des personne par leurs gros armes de guerre. On voit derrière des débris et un gros bidon métallique brûlé.
Le campement en plein air des vendeurs et artisans minier du site de Kouki ravagé par les mercenaires russes du groupe Wagner après le massacre d’une cinquantaine des personnes

 

  • Témoignage glaçant :

 

« Ils ont tiré sans choisir, des femmes et des enfants sous des abris en bâches  sont tombés sous leurs balles  et brulés vifs. Un homme, sept  femmes et5 enfants ont été tués sur leurs abris en bâche. Dans une cache, où les gens sont allés se cachés, les traitres ont guidé ces mercenaires jusqu’à eux. Ils les ont bombarder dans le trou et les tués tous. Ils peuvent être au nombre de 40 dans ce trou. C’est leur cache habituelle  », raconte Mahamat, un survivant qui s’est miraculeusement échappé.

Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos sur la route de Bouar
Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos

 

La stratégie de l’horreur

 

Il ne s’agit pas seulement de violences aléatoires ; Ils révèlent une tactique de terreur délibérée. En plus du carnage, les assaillants ont capturé une cinquantaine des motos, de de l’or rempli dans des bouteilles d’eau plastiques de 1,5 L., et les survivants ont été forcés de jouer un rôle de mules, transportant sur des motos récupérées le butin volé jusqu’à leur base à Nana. La cruauté de ces mercenaires ne connaît pas de limites, comme en témoigne le sort d’un otage dont la moto est tombée en panne en route, et les mercenaires l’ont attachée au côté de la moto et brûlée vif. Même sur la route en rentrant, ils ont croisé deux commerçants qui marchaient à pieds, ils les ont tiré et tuer sur place avant de continuer leur route.

 

Réactions et conséquences

 

Une fois arrivés à Nana avec les motos pillées, les Wagner ont libéré tous les otages. Mais le retour à Kouki des otages libérés, loin d’être un soulagement, marque le début d’un nouveau calvaire, capturé à l’entrée de la ville par les soldats FACA.

La communauté internationale, jusqu’ici silencieuse, doit répondre à ces actes de barbarie qui sèment la mort et la désolation.

 

Kouki est en deuil, et avec lui, le monde devrait se lever pour condamner et agir contre ces atrocités innommables.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Ravages à Nzacko : Le Pillage des Mercenaires Russes et des Soldats FACA

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Ravages à Nzacko : Le Pillage des Mercenaires russes et des Soldats FACA

 

Deux habitants de Nzacko en balade dans une rue de la ville. Photo Moïse Banafio pour CNC..

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Des mercenaires russes de la société Wagner vues dans un véhicule militaire en République centrafricaine – Janvier 2021

 

 

Bangui, 19  mars 2024 (CNC)  

La ville minière de Nzacko souffre aux mains des mercenaires russes et des soldats FACA, plongeant ses habitants dans la misère et la détresse généralisée.

 

La ville de Nzacko, située dans la préfecture du Mbomou, à l’Est de la République centrafricaine, est devenue le théâtre d’une tragédie quotidienne. Depuis l’arrivée des mercenaires russes du groupe Wagner, en collaboration avec les Forces armées centrafricaines (FACA), les habitants vivent dans la terreur et la misère. Selon des témoins oculaires recueillis sur place, la situation continue de s’aggraver.

 

Le mardi 12 mars, une colonne composée de mercenaires russes et de soldats FACA ainsi que des gendarmes et policiers centrafricains a fait irruption dans la ville, semant la panique parmi la population. Des témoins oculaires font état de pillages systématiques, menés de manière coordonnée par les forces gouvernementales et les mercenaires. « Ils ont fouillé toutes les maisons, prenant tout ce qu’ils ont pu trouver », raconte un habitant effrayé.

 

Selon les habitants, cette situation n’est pas nouvelle. Depuis l’arrivée des mercenaires russes, les pillages et les atrocités se sont multipliés dans la région. « Nous vivons dans la peur constante d’être leurs prochaines victimes », confie un habitant anonyme. Malgré les appels à l’aide de la population locale, les autorités centrafricaines semblent sourdes à leurs souffrances.

 

En effet, depuis le mercredi dernier, au lendemain de l’arrivée de ces forces gouvernementales à Nzacko, des mercenaires russes du groupe Wagner, en collaboration avec les Forces armées centrafricaines (FACA), ont transformé la ville de Nzacko en terrain vague. Les habitants, déjà accablés par des années de conflit, sont désormais confrontés à une nouvelle menace.

 

« Nous ne savons plus vers qui nous tourner pour obtenir de l’aide », dit un habitant, les larmes aux yeux. Les pillages sont devenus monnaie courante et la population se sent abandonnée par un gouvernement impuissant. « Nous sommes livrés à nous-mêmes, face à la brutalité des mercenaires et à l’indifférence des autorités », déplore un autre habitant.

 

Les témoignages recueillis sur place brossent un tableau désespéré de la situation dans la ville. « Nous n’avons plus rien. Ils nous ont pris tout ce que nous avions, même nos vêtements », raconte une mère. Les mercenaires russes et les soldats FACA ne reculent devant rien pour satisfaire leur soif de pouvoir et de richesse. « Ils se comportent comme des seigneurs de guerre, pillant et détruisant tout sur leur passage », affirme un témoin.

 

Pire encore, la population est terrorisée par la perspective de représailles si elle dénonce les atrocités commises par les forces gouvernementales. « Nous sommes pris au piège, pris entre la violence des mercenaires et la menace des autorités », explique un habitant. Dans ce climat de terreur, le silence est devenu la seule option pour ceux qui cherchent à survivre.

 

Dans l’ombre, loin des regards du monde, les habitants de Nzacko continuent de subir les ravages des mercenaires russes et des soldats des FACA. Tant que cette situation perdurera, la population restera prisonnière de la violence et de la peur.

 

Par Moïse Banafio

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Crise Politique en RCA : Liberté d’Expression et Répression au Cœur du Débat

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Crise Politique en RCA : Liberté d’Expression et Répression au Cœur du Débat

 

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Bangui, 20 mars 2024 (CNC)

 La scène politique  centrafricaine connaît depuis l’année dernière un développement important et controversé. L’émission Patara du samedi 16 mars sur la radio Ndékè Luka a fourni une plate-forme pour une discussion impliquant des acteurs politiques et de la société civile ayant des positions diverses sur la situation actuelle du pays.

 

Le contexte de tensions accrues :

 

L’arrestation du député de l’opposition Dominique Yandocka, Président du parti ITA, élu de la première circonscription du quatrième arrondissement à son domicile en pleine nuit le 15 décembre dernier, soulève des questions brûlantes sur la légitimité des accusations portées contre lui, notamment une tentative de coup d’État, sous prétexte de discussions sur l’achat de munitions et d’armes de guerre. Ce mode d’arrestation, loin de toute situation en flagrant délit, reflète une tension politique croissante.

 

La situation de Crépin Mboli-Goumba:

 

Crépin Mboli-Goumba, avocat et président du parti africain pour une transformation radicale et l’intégration des États (PATRIE) Parti africain pour la transformation et la renaissance (PATRIE) ainsi que coordinateur du Bloc républicain pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016 (BRDC), une plateforme d’opposition, a été brièvement arrêtés et détenu le 3 mars avant d’être libéré trois jours plus tard. Son procès, reporté à deux reprises, est prévu pour le 20 mars, alimentant les débats sur la liberté d’expression et la répression politique.

 

Voix du débat :

 

Alexandre Nduya Bela, Directeur de cabinet du premier ministre Félix Moloua, et membre du parti au pouvoir, se positionne comme un fervent défenseur du régime, même perçu comme un fidèle partisan. Son point de vue sur la situation actuelle reflète un alignement étroit sur les directives gouvernementales.

« Le chef de l’État m’a appelé à servir… Je suis ici pour servir le peuple centrafricain », affirme-t-il, soulignant son attachement aux objectifs de l’exécutif.

 

Paul-Crescent Beninga, porte-parole de la société civile et participant au débat Patara, apporte une critique constructive à la direction des affaires publiques. Représentant une voix modérée, il discute de la nécessité d’un dialogue inclusif et du respect des principes démocratiques.

« L’arrestation de Dominique Yandocka, au-delà de l’arbitraire… », critique-t-il, appelant à une réflexion sur l’instrumentalisation de la justice.

 

L’urgence du dialogue :

 

Ce débat souligne l’impératif d’un dialogue ouvert entre tous les acteurs politiques pour traverser la crise actuelle. Alors que le gouvernement insiste sur la légitimité de ses actions, les appels à un espace de discussion révèlent une recherche de consensus et de réconciliation nationale.

 

Les récentes  tensions politiques dans le pays mettent en lumière la fragilité du tissu social et politique du pays. La voie vers un règlement pacifique des tensions passe inévitablement par le respect des droits fondamentaux et l’instauration d’un véritable dialogue entre tous les secteurs de la société. L’émission Patara sur Radio Ndeke Luka s’avère être un miroir des défis et des espoirs de la nation, rappelant l’importance cruciale de l’écoute, de l’humilité et de l’effort commun pour l’avenir de la République centrafricaine.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Fléau des braquages à Yangato : Les habitants appellent à une action sécuritaire urgente

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Fléau des braquages à Yangato : Les habitants appellent à une action sécuritaire urgente

 

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Bangui, 19 mars 2024 (CNC)

 Les habitants de Yangato, dans le cinquième arrondissement de Bangui, craignent pour leur sécurité au milieu d’une vague de vols et de braquages violents.

 

La situation sécuritaire à Yangato, un quartier du cinquième arrondissement de Bangui, est devenue alarmante en raison d’une augmentation des cas de vols. Récemment, un groupe de braqueurs criminels, dont un soldat de l’armée nationale et d’autres individus, a terrorisé Yangato et ses environs. Le phénomène est si grave que même en plein jour, les habitants ne se sentent plus en sécurité.

 

Selon Justin, un habitant qui a été attaqué lors d’une tentative de vol, « c’était terrifiant. Ils sont venus chez moi avec des couteaux et ont menacé de me tuer si je ne leur donnais pas ce qu’ils voulaient. Je ne sais pas comment j’ai réussi à m’échapper ».

 

Les témoins de l’incident affirment que les assaillants sont des personnes bien connues dans le secteur, ce qui ajoute à l’anxiété des résidents. « Ces criminels sont souvent vus dans le quartier, mais ils continuent d’opérer en toute impunité. Cela doit cesser », a déclaré l’un des voisins de cette victime, exprimant le sentiment général d’impuissance et de frustration parmi les habitants.

 

Cependant, la semaine dernière, après avoir raté une première tentative de braquage chez un habitant dudit quartier, ces braqueurs bien connus sont revenus en plein jour pour aller agresser leur victime avec un couteau pour le tuer.  Ces faits font peur à toute la famille de la victime qui s’appelle martial. Le militaire braqueur, parait-il, est bien d’autres sont connus par la victime.

 

Les autorités locales sont invitées à prendre des mesures urgentes pour rétablir la sécurité dans le quartier. Les habitants réclament une présence policière accrue et des mesures concrètes pour appréhender les auteurs et prévenir de futures attaques.

« Nous ne pouvons pas vivre dans la peur constante. Nos vies sont en danger et nous avons besoin que nos dirigeants prennent des mesures pour nous protéger », conclut M. Justin, faisant écho aux sentiments partagés par de nombreux habitants de Yangato.

 

Les habitants de Yangato demandent aux autorités d’agir immédiatement pour mettre fin à la menace de vols dans leur quartier.

 

Par Anselme Mbata

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Le cri des jeunes leaders de l’opposition pour la justice  en Centrafrique

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Le cri des jeunes leaders de l’opposition pour la justice  en Centrafrique

 

Saint Cyr TANZA
Saint Cyr TANZA, Cordonnateur de la plateforme

 

 

Bangui, 19 mars 2024 (CNC)  

 Le pays de Barthelemy Boganda, la République centrafricaine, le berceau des bantous,  traverse une crise judiciaire sans précédent depuis son indépendance en 1960, mettant en exergue les tensions entre la justice et l’opposition démocratique.

 

Contexte tendu et accusations graves

 

La Plateforme des jeunes leaders de l’opposition démocratique (PJLOD) a tenu une conférence de presse la semaine dernière pour dénoncer ce qu’elle considère comme une manipulation de la justice par le pouvoir exécutif. Au cœur de cette affaire, des personnalités comme Maître Nicolas Tiangaye, Président de la CRPS,  et Maître Crépin MBOLI GOUMBA, Président du PATRIE,  sont accusées et menacées de poursuites, illustrant un climat de tension et de répression croissantes à l’encontre des voix dissidentes.

 

Le Coordinateur de la PJLOD, Saint-Cyr Tanza,  a souligné : « Ce n’est pas seulement une affaire d’avocats ou de politiciens ; C’est une préoccupation pour tous les citoyens qui attachent de l’importance à la justice et à la démocratie ».

 

La répression en cours

 

La situation de l’Honorable Dominique YANDOCKA, détenu depuis près de trois mois sans la levée de son immunité parlementaire, et les conditions de son arrestation et de sa détention, sont particulièrement alarmantes. La PJLOD dénonce un abus flagrant et une violation des procédures légales, mettant en avant l’arrestation politique sous couvert de justice.

 

« Les faits sont là, c’est indéniable. L’arbitraire s’est installé dans le système judiciaire, visant à faire taire toute opposition », a déclaré Saint-Cyr Tanza, Coordinateur de la PJLOD.

 

Solidarité et revendication de libération

 

La solidarité entre les opposants et certains députés met en évidence la division et le malaise au sein des institutions démocratiques centrafricaines. Les jeunes membres de l’opposition démocratique réclament d’urgence la libération de leurs pairs, faisant appel à la sagesse de Faustin Archange Touadera pour rétablir la paix et l’unité nationale.

 

Georges Sana, un témoin direct des événements se souvient : « Nous avons vu de nos propres yeux les cicatrices de l’injustice. C‘est une situation que nous ne pouvons plus ignorer ».

 

Vers un avenir prospère et radieux

 

L’appel lancé par la PJLOD à l’issue de la conférence de presse du 14 mars dernier est un cri de ralliement pour tous les Centrafricains. Il souligne la nécessité d’un dialogue constructif et de réformes judiciaires pour garantir l’indépendance de la justice et le respect des droits de l’homme.

 

Arsène Élien, un membre du PJLOD a exprimé un espoir résolu : « Ensemble, en mettant de côté nos différences, nous pouvons construire une République centrafricaine plus juste, plus prospère et plus brillante pour les générations futures. »

 

Il y’a lieu de noter que la RCA se trouve à la croisée des chemins, avec un choix clair entre la répression et la réconciliation.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Centrafrique : Un mois et demi pour parcourir une distance de près de 400 KM

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Un mois et demi pour parcourir une distance de près de 400 KM

 

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Sur la route de Dimbi. CNC/Botty-Banga

 

 

Bangui, 19 mars 2024 (CNC)  

 La route reliant Bangassou à Bambari, qui s’étend sur près de 400 kilomètres, est confrontée à une détérioration alarmante, causant d’immenses difficultés aux usagers.

 

Les automobilistes et les riverains déplorent la détérioration avancée de cet axe essentiel, rendant les déplacements laborieux. Les fissures et les ravins le long de l’axe Bangassou-Bambari entravent le passage des véhicules et des motos, allongeant ainsi les temps de parcours.

 

Moussa, un transporteur, témoigne :

« Notre véhicule s’est retrouvé coincé plusieurs fois. Nous avons dû utiliser des branches d’arbres pour faciliter le passage. Parfois, nous ne parcourons que 25 kilomètres par jour. Il nous a fallu 44 jours pour en arriver là ».

 

Anne-Marie, une habitante de Bangassou, exprime son désarroi face à la hausse des prix provoquée par cette situation :

« Les prix sur le marché augmentent. Nous demandons instamment au Président de la République de réparer cette route ».

 

Cependant, le chef préfectoral des travaux publics, Jumbomu Adolf Zonne, appelle à la patience, soulignant les efforts en cours :

« Les travaux devraient commencer dès que possible. Nous attendons les décisions du ministre des Travaux publics ».

 

Même le cardinal Dieudonné Nzapalainga a attiré l’attention sur cette question lors de sa récente tournée pastorale. Il demande instamment que les travaux de réhabilitation soient entrepris rapidement, en utilisant des engins de construction appropriés.

 

La réhabilitation urgente de la route Bangassou-Bambari en République centrafricaine est essentielle pour améliorer les conditions de vie des habitants.

 

Par Félix Ndoumba

 

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Centrafrique : le Partenariat entre le Gouvernement et le PAM pour la lutte contre la Malnutrition

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le Partenariat entre le Gouvernement et le PAM pour la lutte contre la Malnutrition

 

Centrafrique.org/Centrafrique-de-violents-affrontements-entre-groupes-armes-a-batangofo/malnutrition-crisis-car-2/” rel=”attachment wp-att-24088″ data-wpel-link=”internal”>
Parfait Dosséli, is a nurse supervisor at Bossangoa’s hospital and he is working in the nutrition department. Every day, he provides treatment to malnourished children. He is pictured here giving intravenous treatment to a child suffering from a form of malnutrition called marasmus.

 

 

Bangui, 19 mars 2024 (CNC)  

Bangui, 19 mars 2024 (CNC)

Le gouvernement centrafricain et ses partenaires internationaux ont pris des mesures décisives pour lutter contre le problème croissant de la malnutrition dans le pays. En collaboration avec le Programme alimentaire mondial (PAM), un comité a récemment été mis en place pour étudier les ramifications de ce problème et élaborer des solutions efficaces.

 

Avant de commencer leurs travaux de recherche, les membres dudit comité ont suivi une formation intensive de cinq jours. Cette préparation minutieuse vise à les doter des compétences nécessaires pour identifier les impacts de la malnutrition sur divers aspects tels que la santé, l’éducation et la productivité.

 

Plusieurs facteurs contribuent à l’augmentation alarmante du taux de malnutrition en République centrafricaine. Brigitte Isameau, point focal du Mouvement pour le renforcement de la nutrition en République centrafricaine, met notamment en avant la hausse des prix des denrées alimentaires et les impacts du changement climatique sur l’agriculture.

 

Selon les données de l’ICASES, le taux de malnutrition aiguë s’élève à 4,6 %, tandis que la malnutrition chronique est de 35 % en RCA. Lydia Kwame, directrice adjointe du Programme alimentaire mondial en RCA, souligne l’urgence d’agir rapidement pour atténuer ces statistiques préoccupantes.

 

La mise en œuvre de cette étude est cruciale pour identifier les lacunes et développer des interventions ciblées. Les résultats de cette recherche, qui pourrait durer entre six et dix-huit mois, seront essentiels pour orienter les décisions politiques en matière de nutrition. Ils contribueront également à la réalisation des Objectifs de développement durable à l’horizon 2030 et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

 

Le Programme alimentaire mondial en RCA, en collaboration avec l’Union africaine, vise à éradiquer la malnutrition en Afrique. Leur objectif est de lutter contre ce fléau afin que chaque individu puisse avoir accès à une alimentation adéquate et nutritive.

 

Rappelons que le partenariat entre le gouvernement centrafricain et le PAM marque une étape importante dans la lutte contre la malnutrition en RCA. Ce projet ambitieux témoigne de l’engagement des acteurs nationaux et internationaux à améliorer la santé et le bien-être des populations les plus vulnérables.

 

Par Éric Azoumi

 

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Inondations au village Ndangala : La détresse des habitants persiste malgré la saison sèche

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Inondations au village Ndangala : La détresse des habitants persiste malgré la saison sèche

 

Centrafrique.org/labandon-du-gouvernement-face-a-la-detresse-des-sinistres-de-ndangala-4/inondation-a-ndangala-4/” rel=”attachment wp-att-70213″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Inondation-a-Ndangala-4-450×261.jpg” alt=”Inondation à Ndangala 4″ width=”450″ height=”261″ />
Inondation à Ndangala 4

 

 

Bangui, 19 mars 2024 (CNC)  

 Le village de Ndangala, situé sur le long de l’axe Bangui-Mbaïki, continue de souffrir des ravages des inondations, avec près de 140 maisons effondrées, suscitant l’inquiétude des habitants.

 

Malgré la saison sèche actuelle, le village de Ndangala, situé à 35 km de Bangui, reste submergé par les eaux, laissant plusieurs familles sans abri. Les autorités locales font état de la chute de près de 140 maisons, laissant de nombreux habitants dans des situations précaires.

 

Germaine, une habitante du village, parle de la difficulté de sa situation actuelle. Après avoir perdu sa maison de quatre chambres, elle loue maintenant un logement de trois chambres, mais l’espace est insuffisant pour accueillir toute sa famille. De plus, le loyer a été porté à 10 000 francs, ce qui aggrave les difficultés financières déjà présentes. Certains effets personnels doivent être laissés à l’extérieur en raison du manque d’espace, ce qui ajoute à leur vulnérabilité.

 

Patrick, père de quatre enfants, est lui aussi touché par la catastrophe. Sa maison s’est effondrée, l’obligeant à emménager temporairement chez des voisins. Il tente de reconstruire sa maison en récupérant des briques dans les débris. Son visage triste reflète la détresse vécue par de nombreuses familles du village.

 

Le chef de Ndangala 4 s’inquiète de l’état de santé des habitants. Il rapporte des cas de paludisme, de diarrhée et de rougeole, exacerbés par les conditions de vie difficiles causées par les inondations. Il appelle le gouvernement à une aide accrue, soulignant la nécessité de canaliser l’eau stagnante pour éviter de nouvelles tragédies.

 

La solidarité entre les résidents est également mise en avant, certains offrant un abri temporaire aux plus vulnérables. Cependant, les ressources sont limitées et l’aide extérieure tarde à arriver, laissant de nombreuses familles dans l’incertitude quant à leur avenir.

 

La situation critique persiste dans le village de Ndangala, où les inondations ont laissé de nombreuses familles sans abri et exposées à des risques sanitaires accrus. Malgré la solidarité locale, une aide gouvernementale plus efficace est nécessaire pour répondre aux besoins urgents des habitants et prévenir de nouvelles catastrophes.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Mathias Morouba, président de l’ANE, un traitre national ?

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Mathias Morouba, président de l’ANE, un traitre national ?

 

 

Mathias Barthélémy Mourouba, Président de l'autorité nationale des élections (ANE)
Mathias Barthélémy Mourouba, Président de l’autorité nationale des Élections (ANE)

 

Bangui, 18 mars 2024 (CNC)  

 La participation du président centrafricain de l’Autorité nationale électorale Mathias Morouba  en Russie comme observateur électoral  suscite des interrogations.

 

Dans un contexte mondial marqué par les tensions politiques et la remise en cause de la légitimité des processus électoraux, la présence du président de l’Autorité nationale électorale centrafricaine en Russie pour observer les Élections présidentielles a suscité une vague de critiques. Sa déclaration, saluant la conformité des Élections russes avec les normes internationales, a semé le doute et l’indignation sur la scène nationale, notamment sur les réseaux sociaux centrafricains.

 

La République centrafricaine, pays en quête de stabilité politique et de développement, se retrouve une nouvelle fois sous les feux de la rampe, mais pour des raisons controversées.

« C’est une aberration totale, un non-sens politique qui met en lumière le décalage flagrant entre nos autorités et la réalité internationale », s’insurge Patrocle, observateur politique centrafricain.

 

Cette affirmation, au-delà de son caractère surprenant, révèle une réalité géopolitique plus complexe. L’influence croissante de la Russie en République centrafricaine, notamment par le biais d’accords militaires et économiques, pourrait expliquer cette posture puérile.

« Nous assistons à une diplomatie de la dépendance, où la souveraineté de notre pays, notamment celle du processus électoral centrafricain, est indirectement en jeu… », explique Thomas, un politologue centrafricain s’exprimant sous couvert d’anonymat.

 

La déclaration de M.B. Morouba, faisant l’éloge de l’organisation des Élections russes après avoir visité trois bureaux de vote, est perçue par beaucoup comme une validation prématurée d’un processus étroitement surveillé par la communauté internationale. Cette prise de position, largement diffusée sur les réseaux sociaux, a suscité des réactions mitigées au sein de la population centrafricaine et au-delà. Donald PECO, citoyen actif sur les plateformes en ligne, représente l’un des 1,5K réacteurs de cette publication, marquant l’ampleur de l’écho qu’a eu cette déclaration.

 

Le point de vue de Thomas, un commentateur politique centrafricain très respecté dans le pays, offre un point de vue critique sur cette approche.

« En approuvant sans réserve le déroulement des Élections en Russie, notre représentant fait non seulement preuve d’une étrange complaisance, mais souligne également l’urgence d’une introspection nationale sur notre propre intégrité électorale », affirme Niantzi.

 

La déclaration de Morouba, bien qu’elle puisse sembler anodine à première vue, s’inscrit dans un contexte plus large de diplomatie et d’influence. Elle remet en cause l’indépendance des nations dans leur capacité à juger librement les processus démocratiques, en dehors de toute influence étrangère ou de tout intérêt particulier.

 

La déclaration de M.B. Morouba en Russie ouvre un débat essentiel sur la valeur de l’observation électorale internationale et les enjeux de la souveraineté nationale.

 

Par Alain Nzilo

 

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Centrafrique : la mise à la  retraite forcée du colonel Modoua, symbole d’injustice maladive du régime de Bangui

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la mise à la  retraite forcée du colonel Modoua, symbole d’injustice maladive du régime de Bangui

 

Centrafrique.org/sous-letau-de-wagner-crise-de-commandement-et-derive-de-larmee-centrafricaine/le-colonel-commandant-de-zone-militaire-du-nord-ouest-arrete-par-les-mercenaires-russes-du-groupe-wagner/” rel=”attachment wp-att-71974″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Le-colonel-commandant-de-zone-militaire-du-nord-ouest-arrete-par-les-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner-423×450.jpg” alt=”Le colonel commandant de zone militaire du nord-ouest arrêté par les mercenaires russes du groupe Wagner” width=”423″ height=”450″ />
Le colonel commandant de zone militaire du nord-ouest arrêté par les Mercenaires russes du groupe Wagner

 

 

Bangui, 18 mars 2024 (CNC)  

 Une injustice flagrante, maladive et choquante   du régime de Bangui a suscité l’indignation des centrafricains après l’annonce de la mise à la retraite forcée du colonel Modoua par le président Toadera.

 

En janvier 2023, la République centrafricaine a été secouée par l’interpellation brutale du colonel Édouard Modoua, commandant de la région militaire du nord-ouest, suivie de sa détention sur la base d’accusations douteuses. Orchestrée par les mercenaires du groupe Wagner avec la complicité des autorités centrafricaines, cette arrestation a suscité une vive émotion au sein de la population et des rangs militaires.

 

Une retraite controversée :

 

2 mois après son arrestation, un décret présidentiel met le colonel Modoua à la retraite, une décision qui soulève des questions sur la justice et l’équité au sein de l’appareil d’État centrafricain. Cette retraite forcée est considérée par beaucoup comme le dernier acte d’une série d’injustices subies par le colonel.

 

Témoignages de rejet et d’indignation :

 

Jean Malénguiza, enseignant à Gobongo:

« C‘est une honte ! Le colonel Modoua a servi son pays honorablement. Le voir traité de cette façon est un affront à tous les principes de justice ».

 

Amina Torobi , une commerçante  au marché Miskine :

« Nous savons tous que le colonel Modoua est innocent. Cette retraite forcée n’est qu’un moyen de le faire taire. Ehhhhh  Nzapa ! ».

 

Gallo Sylvain, militaire à la retraite :

« Cela montre jusqu’où nos dirigeants sont prêts à aller pour se maintenir au pouvoir en caressant  nos bourreaux au sens du poil. C‘est une injustice flagrante ».

 

Léa Mangué, étudiante :

« Où est la justice dans ce pays si ceux qui devraient nous protéger sont eux-mêmes en danger ? Cest effrayant dans ce pays des Gbakamandja  ».

 

Les enjeux de cette affaire :

 

Au-delà de la personne du colonel Modoua, cette affaire met en lumière les tensions entre le pouvoir exécutif, l’influence des mercenaires du groupe Wagner et les droits des citoyens et des militaires centrafricains. Elle soulève des questions sur la souveraineté de l’État et la protection des droits de l’homme en République centrafricaine.

 

Notons que la mise à la retraite forcée du colonel Moudoua par le président Toadera est symptomatique des maux qui affligent la République centrafricaine. Entre injustice, influence étrangère et luttes de pouvoir, le chemin vers une véritable démocratie semble encore long.

 

Par Alain Nzilo

 

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Nouveau massacre à Kouki : des civils victimes des mercenaires russes

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Nouveau massacre à Kouki : des civils victimes des Mercenaires russes

 

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Les mercenaires du groupe Wagner sur des motos

 

 

Bangui, 18 mars 2024 (CNC)

 Un acte hautement criminel a secoué Kouki, une localité de la préfecture de l’Ouham, où des mercenaires russes ont massacré plusieurs dizaines des civils sur des sites miniers locaux.

 

Dans une série d’événements choquants, les habitants de Kouki ont été témoins d’une atrocité sans précédent perpétrée par des mercenaires russes du groupe Wagner. Sur les sites miniers de Kotabara et Zaranga, situés respectivement à 27 et 32 kilomètres de Kouki, ces mercenaires sèment la terreur et la mort parmi les civils qui y travaillent. Le récit poignant de ces événements laisse entrevoir une tragédie humaine incommensurable.

 

En effet, le cauchemar a commencé le 9 mars dernier lorsque des hommes armés du groupe Wagner, en provenance de Bossangoa,  ont pris d’assaut les sites miniers de Kotabara et Zaranga  . Ces mercenaires ont fait preuve d’une violence inouïe, pillant et tuant sans distinction. Des témoins ont rapporté des scènes de chaos et de dévastation, où des civils innocents ont été pris pour cible sans raison apparente. Certains ont tenté de fuir en vain, tandis que d’autres ont été froidement abattus sur place. L’une des victimes, blessée au vendre, a témoigné l’horreur de la situation à la rédaction du CNC. D’après ce jeune, les russes ont emporté de l’or de leurs victimes ainsi que des biens précieux. Ils ont également récupéré leurs motos, en tout une dizaine.

 

Les survivants, capturés par ces mercenaires, ont été pris en otage et forcés de conduire les motos saisies par les russes jusqu’à Bossangoa. En cours de route, la brutalité des mercenaires russes ne connaissait pas de limites, comme en témoigne le meurtre de deux vendeurs ambulants qui croisaient leur chemin de retour. À la surprise générale, à leur arrivée à Bossangoa, les russes ont libéré les otages, mais leur calvaire était loin d’être terminé.

 

À leur retour à Kouki, les otages ont été appréhendés par les soldats FACA stationnés à l’entrée de la ville. Pour ces survivants, le soulagement de retrouver leur liberté s’est rapidement transformé en angoisse face à leur nouvelle situation incertaine.

 

 

 

Pour l’heure, Kouki pleure ses morts et réclame justice pour les victimes de cette barbarie innommable.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Touadera vient de lancer officiellement sa machine de guerre  pour un troisième mandat  en 2025

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Touadera vient de lancer officiellement sa machine de guerre  pour un troisième mandat  en 2025

 

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Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP

 

 

 

Bangui, 18 mars 2024 (CNC)  

Après 7 mois d’une semblant accalmie, le président putschiste Faustin Archange Touadera lance officiellement sa machine du troisième mandat. L’homme  se prepare pour les Élections de 2025.

 

Au cœur de Bangui, la capitale de la République centrafricaine, la machine politique se prépare autour du président putschiste Faustin Archange Touadera. Sept mois après un silence qui semblait pesant suite à la promulgation de la nouvelle constitution du 30 août 2023, initiée par Touadera, lui ouvrant grandement la porte à un troisième mandat  illégal, une série d’organisations de soutien ont rompu le silence, se rassemblant dans un mouvement qui soulève des questions. La semaine dernière, Une réunion, marquée par la présence d’une dizaine d’organisations pro-Touadera, a remis sur la table les enjeux d’une nouvelle constitution promulguée en août 2023, ouvrant la voie à un éventuel troisième mandat de l’actuel président.

 

Les voix du soutien…

 

Hippolyte Ngaté, un neveu de Touadera, et ministre des Petites et Moyennes Entreprises, a salué les avantages de la nouvelle constitution du 30 août, la décrivant comme le retour à la pleine souveraineté de la République centrafricaine.

« Nous sommes devenus un pays fort », affirme-t-il, soulignant un changement de perception des occidentaux. L’initiative, selon Ngaté, prouve que la RCA peut se gouverner elle-même, sans ingérence extérieure.

 

… contre les échos de la contestation

 

Cependant, cette initiative ne fait pas l’unanimité. Dans les rues de Bangui et au-delà, beaucoup voient cette manœuvre politique d’un œil sceptique.

 

Jean-Paul, commerçant  à Ouango, dans le septième arrondissement  : « Ce troisième mandat n’est qu’un moyen de nous tenir sous sa coupe. Nous avons besoin de changement, pas d’une continuité forcée ».

 

Aïcha, institutrice à Galabadja, dans le huitième arrondissement : « Où est la démocratie si un seul homme décide pour tous ? La nouvelle constitution ne sert que les intérêts de quelques-uns. »

 

Junior, étudiant  à la Haute École de gestion  : « On parle de souveraineté, mais la vraie souveraineté inclut le peuple dans les décisions. Ce n’est pas ce que je vois ».

 

Marie, infirmière : « Ces mouvements de soutien ne représentent pas la voix du peuple. Ils parlent d’équilibre social, mais où est cet équilibre quand une partie du pays souffre ? »

 

Blaise Didatien Kossimatchi, de la Galaxie nationale, insiste sur l’importance de la candidature de Touadera pour 2025, y voyant une continuité nécessaire pour le pays. Cependant, ces propos semblent creuser le fossé entre les ambitions politiques et les aspirations des citoyens.

 

L’opposition fait entendre sa voix

 

Tout en restant critique, l’opposition propose des alternatives, cherchant à rappeler que l’avenir de la RCA doit être construit sur des bases plus inclusives. « Il est temps de réfléchir à ce que signifie réellement la souveraineté dans un monde interdépendant  et interconnecté », déclare un membre éminent de l’opposition, soulignant l’importance d’une véritable démocratie participative.

 

Il y’a lieu de rappeler que la RCA se trouve à un moment crucial de son histoire. La route vers 2025 est pavée de bonnes intentions, mais aussi de questions légitimes. Les mois à venir seront décisifs pour l’avenir démocratique et humain de la République centrafricaine.

 

Cet article, en plongeant dans les profondeurs de la société centrafricaine, met en lumière les tensions et les espoirs d’un peuple face à un avenir incertain. Entre soutien gouvernemental et aspirations démocratiques, la RCA cherche son chemin vers un avenir souverain, mais surtout inclusif et équitable pour tous ses citoyens.

 

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Bria : L’ex-général Anti-Balaka Thierry-François Binga, connu sous le nom de général Bokassa est mort!

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Bria : L’ex-général Anti-Balaka Thierry-François Binga, connu sous le nom de Bokassa est mort!

 

Centrafrique.org/lex-general-bokassa-lors-de-la-reunion-de-la-reconciliation-a-la-mairie-de-bria-en-2020/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Lex-general-Bokassa-lors-de-la-reunion-de-la-reconciliation-a-la-Mairie-de-Bria-en-2020-450×261.jpg” alt=”L’ex-général Bokassa lors de la réunion de la reconciliation à la Mairie de Bria en 2020″ width=”450″ height=”261″ />

L’ex-général Bokassa lors de la réunion de la reconciliation à la Mairie de Bria en 2020

 

 

Bangui, 18 mars 2024 (CNC)

 L’ex-général autoproclamé milicien  Thierry-François Binga, également connu sous le nom de Bokassa, un criminel anti-Balaka redouté, est décédé la semaine dernière à Bria.

 

La mort de l’ancien général anti-balaka Thierry-François Binga, plus connu sous le nom de Bokassa, a suscité des réactions contrastées à travers toute la Haute-Kotto. Après des années de terreur et de violence, sa disparition marque la fin d’un chapitre sombre de l’histoire de la République centrafricaine.

 

Comme les gens ont l’habitude de le dire, « il y’a un début à toute chose, et il y’a également une fin à toute chose », et les hommes en font partie. C’est ce qui est arrivé à monsieur Thierry-François Binga, connu sous le nom de Bokassa, un criminel sans pitié qui a autant souffert la population de la Haute-Kotto lors de la crise qui a secoué le pays entre 2013 et 2016, en enterrant même parfois ses victimes vivantes. Pourtant, le mois dernier, sur l’initiative de la Minusca et du Préfet de la Haute-Kotto, une rencontre de la paix avait été organisée à Irabanda, et l’ex-général Thierry-François  a affirmé avoir déposé les armes depuis le 30 juillet 2021, et qu’il est désormais pour la paix.  Malgré sa récente déclaration, Dieu a décidé autrement.

Tombé malade dans son village  de Mbama, situé à environ 35 kilomètres de Bria sur la route d’Irabanda, l’ex-autoproclamé général Bokassa a été transféré à l’hôpital district  de Bria. C’est finalement dans cet hôpital qu’il a laissé sa vie. C’est la fin d’une longue carrière d’un délinquant criminel.

 

Malgré les atrocités qu’il a commises pendant la crise qui a secoué le pays entre 2013 et 2016, certains expriment une certaine empathie à son égard, tandis que d’autres célèbrent sa disparition comme une victoire pour la justice divine et la paix.

 

Dans la préfecture de la Haute-Kotto, où Bokassa a fait des ravages pendant des années, les réactions à sa mort sont mitigées. Certains habitants se souviennent encore des horreurs qu’ils ont endurées sous son règne, tandis que d’autres soulignent qu’il était autrefois l’un d’entre eux avant de sombrer dans la violence et la cruauté.

 

« J’ai perdu ma fille à cause de lui », se lamente Marie, une habitante de Bria. « Elle avait à peine 19 ans quand ses hommes l’ont arrachée  chez moi et ils ne l’ont emmenée. Je ne l’ai jamais revue. Sa mort ne ramènera pas ma fille, mais cela me soulage de savoir qu’il ne peut plus faire de mal à personne ».

 

D’autres, cependant, choisissent de se souvenir des aspects les plus positifs de la vie de Bokassa avant qu’il ne devienne un seigneur de guerre. « C’était un homme respectueux dans notre village», explique Pierre, un ancien voisin de Bokassa à Mbama. « Il aidait les gens, soutenait les familles dans le besoin. Ce n’est qu’après la guerre qu’il a changé ».

 

Pourtant, même ceux qui cherchent à comprendre les circonstances qui ont conduit Bokassa sur la voie de la violence ne peuvent ignorer le traumatisme qu’il a infligé à tant de personnes. Ses victimes témoignent des horreurs qu’elles ont endurées de ses mains.

 

« Il nous a forcés à regarder nos proches enterrer vivants », raconte Jean, un survivant de la violence d’il y a des années. « Il riait en le faisant, comme s’il prenait plaisir à notre douleur. »

 

« J’ai perdu toute ma famille à cause de lui », ajoute Solange, une autre victime. « Je n’ai plus personne à qui parler, plus personne pour me soutenir. Sa mort apporte un peu de justice, mais elle ne guérira jamais les blessures qu’il a causées ».

 

Pourtant, Bokassa n’est pas le seul criminel de la Haute-Kotto. Le cas de l’ex-autoproclamé général Ousta est régulièrement  cité.  Cet homme, encore vivant, circule en  toute impunité dans la capitale Bangui sans s’inquiéter d’une quelconque  conséquence, parce qu’il conjugue actuellement avec le pouvoir en place via ses frères Djoubaye Abazène, Guismala Amza et Djono Ahaba qui sont au gouvernement.

Malgré la mort de Bokassa, certains craignent que d’autres criminels de guerre continuent de semer la terreur en toute impunité.

L’exemple du général autoproclamé Ousta, du FPRC, est cité comme preuve que la justice n’est pas toujours rendue dans ce pays.

 

« Nous devons rester vigilants », exhorte Mariam, une militante des droits de l’homme. « La mort de Bokassa ne signifie pas que notre combat est terminé. Tant qu’il y aura des criminels en liberté, nos communautés resteront en danger ».

 

La mort de Bocassa marque la fin d’une époque, mais la lutte pour la justice continue.

 

 

Par Moïse Banafio

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Soldats FACA au KM5 : Abus de pouvoir et violence inacceptable

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Soldats des FACA au KM5 : Abus de pouvoir et violence inacceptable**

 

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Les soldats FACA, les gendarmes et les policiers, appuyés par les mercenaires de Wagner dans le marché du PK5 Mamadou Mbaïki ce jeudi 22 septembre 2022

 

 

Bangui, 18 mars 2024 (CNC)

 Des soldats de l’armée nationale déployés dans le quartier  KM5 commettent des actes de violence inacceptables contre les habitants dudit quartier.

 

Les habitants du quartier KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui, ont récemment été témoins d’un autre cas indigne d’abus de pouvoir et de violence commis par des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA). Dans ce quartier déjà tendu, la population est confrontée à des actes arbitraires et brutaux de la part de ceux qui sont censés la protéger.

 

La semaine dernière, un père de famille de Gbayadombia a été sévèrement violenté par des soldats des FACA pour avoir simplement essayé de discipliner sa fille adolescente. La jeune fille de 14 ans avait pris l’habitude de rester dehors tard le soir et de fréquenter des compagnons peu recommandables. Malgré les avertissements répétés de son père, elle a continué ses escapades nocturnes.

 

Face à cette situation préoccupante, le père a décidé d’intervenir pour remettre sa fille dans le droit chemin. Cependant, les soldats des FACA ont interprété cette intervention comme une ingérence dans leurs propres affaires. Au mépris de la légitimité de l’autorité parentale, ils ont pris en otage le père et ses deux fils, les soumettant à des interrogatoires brutaux et à des passages à tabac impitoyables.

 

Les habitants du quartier Gbayadombia qui ont assisté à la scène, et qui ont été indignés par cet acte de violence gratuit, expriment leur consternation. Selon Mariette, une témoin oculaire, « les soldats des FACA sont censés protéger la population, mais ils se comportent comme des voyous. Ils abusent de leur autorité et terrorisent gratuitement les habitants de KM5 ».

 

Ghislain, un autre habitant déplore le manque de responsabilité des autorités militaires : « C’est scandaleux de voir des soldats maltraiter des civils de cette manière. Où est la justice dans tout cela ? Les responsables doivent répondre de leurs actes devant la justice, si cela existe réellement dans ce pays en faillite  ».

 

Pendant ce temps, le père et ses fils, transférés au commissariat du KM5, et qui ont passé 3 jours en garde à vue,  ont été contraints de payer une amende de 50 000 francs CFA pour retrouver leur liberté. Cette somme, extorquée sous la contrainte, est une nouvelle illustration de l’abus de pouvoir exercé par les soldats des FACA.

 

Rappelons que les actes de violence commis par les soldats des FACA à KM5 sont inexcusables et doivent être condamnés sans équivoque.

 

Dans un pays déjà marqué par l’instabilité et la violence, un tel comportement des forces de sécurité ne fait qu’exacerber la situation et saper la confiance de la population dans les institutions chargées de la protéger. Il est impératif que des mesures soient prises pour enquêter sur ces incidents, amener les auteurs à rendre des comptes et rétablir la sécurité et la confiance au sein de la communauté. Les soldats des FACA doivent se rappeler qu’ils servent le peuple et qu’ils ne sont pas au-dessus de lui.

 

Par Anselme Mbata

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Mobilisation et justice : la COSCIPAC face à l’urgence en République centrafricaine

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Mobilisation et justice : la COSCIPAC face à l’urgence en République centrafricaine

 

 

Centrafrique.org/Centrafrique-la-coscipac-appelle-a-la-mobilisation-contre-linaction-des-elus-corrompus/delphin-kotto-de-la-coscipac/” rel=”attachment wp-att-65451″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Delphin Kotto de la COSCIPAC
Monsieur Delphin Kotto, coordinateur de la COSCIPAC

 

Bangui, 01 janvier 2024 (CNC)  

La COSCIPAC dénonce fermement les actes de violences perpétrés la semaine dernière à Kouki, en République centrafricaine, appelant à l’action et  à l’unité face au régime de Touadera qu’elle qualifie de « criminel ».

 

Dénoncer la violence

 

La déclaration de la COSCIPAC, la voix des sans voix,  commence par une condamnation sans équivoque du massacre perpétré par les mercenaires de Wagner le 13 mars, visant des mineurs d’or musulmans à Kouki. Cet événement tragique est présenté comme une démonstration du mépris des mercenaires pour les droits de l’homme et la dignité des Centrafricains. La COSCIPAC exprime ses sincères condoléances aux familles endeuillées et appelle à une action en justice contre les responsables.

 

La solidarité en action

 

Le récent procès de Me Crépin Mboli-Goumba a été marqué par un élan de soutien de la part des jeunes, témoignant d’une solidarité sans faille avec les figures de l’opposition et d’un rejet de toute forme d’injustice. Ce soutien est salué par la COSCIPAC, considéré comme un exemple de courage et d’unité face à l’adversité. L’objectif est clair : maintenir la pression jusqu’à ce que le changement souhaité soit atteint.

 

La question de l’unité interne et de la justice

 

La COSCIPAC s’inquiète du manque de soutien à l’encontre du député emprisonné Dominique YANDOCKA. Cette situation met en lumière une contradiction au sein de l’opposition qui, tout en luttant contre l’injustice, semble négliger certains de ses membres. Ainsi, un appel est lancé pour plus de cohérence et d’unité dans les rangs de l’opposition, soulignant l’importance de soutenir tous les membres confrontés à l’injustice.

 

Un appel à la désertion et à la vigilance

 

La COSCIPAC s’adresse directement aux forces armées, les encourageant à se dissocier du régime de TOUADÉRA et à rejoindre la cause populaire. Un avertissement est également lancé à ceux qui choisissent de rester du côté du pouvoir, ainsi qu’aux civils accusés de collaborer avec les ennemis de la liberté.

 

 

Rappelons que la déclaration de COSCIPAC se termine par un appel à la mobilisation générale, indiquant que le temps d’une action décisive est proche. Le COSCIPAC souligne l’importance de la vigilance et de la disponibilité à suivre les directives à venir, annonçant une période critique pour l’avenir du pays.

 

Cette déclaration met en lumière la situation critique en République centrafricaine, où la violence, l’injustice et la division menacent le tissu social et politique du pays. Elle appelle à une solidarité renforcée, à la justice pour tous et à une mobilisation sans précédent pour faire face aux défis imminents. A travers cette déclaration, la COSCIPAC invite chacun à participer à la lutte pour un avenir meilleur et plus juste pour la République centrafricaine.

 

 

Par la rédaction du CNC

 

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Boda, reflet du défi persistant de la protection de l’enfance en République centrafricaine

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Boda, reflet du défi persistant de la protection de l’enfance en République centrafricaine

 

Centrafrique.org/enfant-maltraite-a-boda/” data-wpel-link=”internal”>Enfant portant un panier de tubercules de manioc sur la tête sur une route de terre rurale à Boda, à l’ouest de la République centrafricaine.
Un enfant revenant du champ à Boda

 

 

Bangui, 18 mars 2024 (CNC)  

 Dans la petite ville minière de Boda, à l’ouest de la République centrafricaine, l’état de la protection de l’enfance contraste fortement avec les efforts nationaux.

 

La réalité troublante de Boda

 

Le mirage de l’éducation contre la réalité du travail :

 

Malgré l’engagement de l’UNICEF en faveur de la protection de l’enfance en République centrafricaine, Boda semble rester en marge de ces efforts. Des témoignages recueillis suggèrent que l’éducation, traditionnellement considérée comme une voie obligatoire vers une vie meilleure, est aujourd’hui perçue comme un chemin long et incertain.

« La scolarité est longue et parfois sans garantie d’avenir en tant que fonctionnaire. La vie facile, c’est sur le chantier », confie un parent.

 

Des statistiques alarmantes :

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 45 % des enfants de Boda n’ont pas d’acte de naissance et plus de 40 % ne sont pas scolarisés. Ces statistiques mettent en lumière une triste réalité où la protection de l’enfance semble être une notion lointaine.

Témoignages d’enfants :

 

Des enfants, s’adressant à notre correspondant dans la ville, partagent leurs points de vue.

« Je ne suis jamais allé à l’école. Je travaille pour aider ma famille », explique un jeune garçon. Une jeune fille ajoute : « Je ne sais pas ce que c’est qu’un anniversaire. Nous survivons au jour le jour ».

 

La marginalisation des droits de lenfant :

La protection et les droits de l’enfant sont gravement compromis à Boda. Cette marginalisation met non seulement en péril l’avenir des enfants concernés, mais soulève également des questions sur l’efficacité des initiatives de protection de l’enfance dans certaines régions de la République centrafricaine.

 

Défis et espoirs

 

Renforcer la sensibilisation et l’éducation : La solution réside dans l’amélioration de l’accès à l’éducation et la sensibilisation à l’importance des droits de l’enfant. Les efforts doivent être intensifiés pour garantir que chaque enfant de Boda, et d’ailleurs dans le pays, reçoive une éducation de qualité et les protections fondamentales auxquelles il a droit.

 

L’importance de la documentation civile : L’obtention d’un acte de naissance pour tous les enfants est une étape cruciale. Ce document est fondamental pour l’accès aux services d’éducation et de santé et pour la protection juridique des enfants.

 

Appel à l’action : La situation à Boda nécessite la mobilisation rapide de toutes les parties prenantes : gouvernement, organisations internationales et société civile. Chacun doit jouer son rôle pour inverser cette tendance alarmante et redonner espoir aux enfants de Boda.

 

Rappelons que Boda nous rappelle l’urgence de renouveler et d’intensifier nos efforts en matière de protection de l’enfance.

 

 

Par Moustapha Youssouf

 

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Tragédie à Cantonnier : la quête mortelle d’une mangue par un enfant de 17 ans

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Tragédie à Cantonnier : la quête mortelle d’une mangue par un enfant de 17 ans

 

 

Centrafrique.org/dispute-frontaliere-entre-le-cameroun-et-la-Centrafrique-wagner-menace-dintervenir-militairement/cantonnier-ville-centrafricaine-frontalier-avec-garoua-boulai-cote-camerounais/” rel=”attachment wp-att-57967″ data-wpel-link=”internal”>Cantonnier, ville centrafricaine, frontalier avec Garoua-boulaï côté camerounais
Cantonnier, ville centrafricaine, frontalier avec Garoua-boulaï côté camerounais. CopyrightCNC

 

Bangui, 18 mars 2024 (CNC)  

 Le vendredi dernier, vers 10 heures, Une tragédie déchirante s’est déroulée à Cantonnier, une ville de la Nana-Mambéré, à la frontière avec le Cameroun.

 

Cantonnier, une  localité nichée au nord-ouest de la République centrafricaine, à la jonction délicate entre la République centrafricaine et le Cameroun, est devenue le théâtre d’une tragédie mettant en lumière la fragilité de la vie et les risques parfois encourus dans les actions les plus banales. Le drame s’est noué autour d’un enfant de 17 ans, dont l’identité est préservée par respect pour sa famille en deuil, et une mangue mûre, symbole d’une tentation enfantine qui s’est transformée en cauchemar.

 

Vendredi dernier, vers 10 heures, attiré par le jaune vif d’une mangue suspendue à un manguier, l’enfant, poussé par la faim ou peut-être simplement par l’envie de cueillir le fruit défendu, a décidé de grimper à l’arbre. Cyrille, Un voisin, témoin de cette journée tragique, a déclaré :

« Il était tellement excité à l’idée de manger cette mangue. Il n’a pas hésité un seul instant pour grimper  le manguier».

 

« Au lieu d’utiliser un bâton pour faire tomber le fruit, un choix qui aurait sans aucun doute assuré sa sécurité, l’enfant a préféré une approche directe, visant à saisir le fruit de ses propres mains.

« Il s’est d’abord déplacé prudemment sur la branche, puis, rattrapé par l’enthousiasme, il s’est aventuré plus loin sur la branche avec tout le risque possible », a partagé Tantine, une autre spectatrice »

 

Malheureusement, la branche, incapable de supporter le poids de l’enfant, a cédé sous lui, provoquant sa chute. L’impact contre le sol a été si violent que malgré l’intervention rapide des services d’urgence, l’enfant a succombé à ses blessures peu de temps après son admission à l’hôpital à Cantonnier.

« C’était une chute terrible. Tout s’est passé si vite, et malgré nos efforts, nous n‘avons pas pu le sauver », confie Philip, un membre visiblement ému du staff médical.

 

Cette tragédie soulève des questions sur la sécurité des enfants dans les zones rurales, où l’accès aux fruits semble inoffensif mais peut s’avérer dangereux.

« Nous devons éduquer nos enfants aux dangers potentiels de leur environnement, même dans les actes les plus simples de la vie quotidienne », suggère Thomas, un enseignant de la victime, appelant à une plus grande sensibilisation.

 

Cette tragédie nous rappelle douloureusement que derrière les actions les plus innocentes se cachent des risques inattendus.

 

Cette histoire, au-delà de la tristesse qu’elle inspire, souligne l’importance de la prudence et de l’éducation sur les dangers quotidiens pour les plus jeunes, surtout dans des milieux où la nature, bien que généreuse, ne pardonne pas l’insouciance. La communauté de Cantonie, en deuil, rappelle à tous la valeur de la vie et la nécessité de prendre soin les uns des autres, dans l’unité et la prévention.

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

 

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Développement énergétique à Bouar : mise en place du comité local de gestion de plaintes

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Développement énergétique à Bouar : mise en place du comité local de gestion de plaintes

 

Centrafrique.org/a-bouar-dans-la-nana-mambere/” data-wpel-link=”internal”>Les membres élus du bureau du comité local de gestion de plaintes de Bouar, pausant pour une photo de famille. Ils sont dans des tenues traditionnelles et décontractées posant dans une salle avec un drapeau de la République centrafricaine en arrière-plan.”
Photo de famille des membres du comité mis en place à Bouar. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 18 mars 2024 (CNC)  

 Dans la commune de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, un événement de taille s’est déroulé samedi dernier à l’hôtel de ville. La mise en place du comité local de gestion des plaintes a été le point culminant d’une réunion d’une importance capitale pour l’avenir énergétique de la région.

 

Le projet PARSE, financé par la Banque mondiale, vise à améliorer l’accès à l’énergie en République centrafricaine. Ce projet ambitieux promet la construction de champs solaires non seulement à Bouar mais aussi dans les villes voisines telles que Bossemptélé et Yaloké.

 

Selon Alain Nandemo, expert en protection sociale, « tous les acteurs invités ont répondu de manière valorisante à notre invitation. La réunion s’est déroulée dans la salle de réunion de l’hôtel de ville de Bouar, sous la présidence de l’adjoint au maire. Ces deux structures ont été mises en place avec maturité par les participants ».

 

Le projet, comme l’explique Nandemo, « vise à développer le secteur de l’énergie en établissant un champ solaire de 4,5 MW. Ce champ alimentera non seulement la ville de Boire, mais aussi des équipements essentiels tels que les centres de santé et les écoles, tout en stimulant l’économie locale ».

 

Abordant les préoccupations concernant la durabilité de l’énergie solaire, Nandemo souligne que « bien que les batteries puissent susciter des inquiétudes, les techniques en place sont éprouvées et durables. C’est une solution viable pour notre communauté.

 

Quant à Benjamin Abbo, élu président du comité, il exprime sa satisfaction en ces termes : « Je suis très heureux après cette élection qui s’est déroulée dans la salle des délibérations de la mairie de Bouar. Les représentants de la société civile m’ont accepté modestement en tant que président ».

 

Abbo évoque également les responsabilités du comité : « Nous allons recueillir les plaintes de la population pendant les travaux et les transmettre fidèlement à l’équipe de Projet Pars. Notre objectif est de travailler en étroite collaboration pour valoriser notre commune et offrir des opportunités aux jeunes talents locaux ».

 

La création du comité comprend neuf membres du bureau et onze points focaux pour la violence basée sur le genre. Cet engagement à l’égard de la représentation et de la responsabilisation locales souligne l’importance de la participation de la communauté au développement durable.

 

En définitif, la création de ce comité local marque une étape importante vers l’autonomie énergétique et le développement durable de Bouar et de ses environs. Il s’agit d’un exemple inspirant de collaboration entre les autorités locales, la société civile et les organisations internationales pour relever les défis énergétiques du 21e siècle.

 

Par Gervais Lenga

 

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CENTRAFRIQUE : LE PROCÈS PRÉDICTIF DE MBOLIGOUMBA REPRÉSENTE T-IL LA GOUTTE D’EAU QUI VA DÉBORDER LE VASE ?

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LE PROCÈS PRÉDICTIF DE MBOLIGOUMBA REPRÉSENTE T-IL LA GOUTTE D’EAU QUI VA DÉBORDER LE VASE ?

 

Centrafrique.org/soulevement-et-liberation-provisoire-le-proces-tumultueux-de-maitre-crepin-mboli-goumba/martin-ziguele-accueillant-dans-ses-bras-maitre-crepin-mboli-goumba-peu-apres-sa-liberation-provisoire-par-le-tgi-de-Bangui/” rel=”attachment wp-att-74429″ data-wpel-link=”internal”><a href=Martin Ziguélé accueillant dans ses bras, maître Crépin Mboli-Goumba peu après sa libération provisoire par le TGI de Bangui” width=”450″ height=”364″ />
Martin Ziguélé accueillant dans ses bras, maître Crépin Mboli-Goumba peu après sa libération provisoire par le TGI de Bangui

 

 

Bangui, 17 mars 2024 (CNC)  

 Dès le lendemain du retour à l’ordre constitutionnel dérivé de la transition couronnée par des Élections groupées non conformes aux standards internationaux mais acceptées par les forces vives de la nation pour les besoins de la cause, la jeune démocratie centrafricaine a commencé à subir un cycle de violences multiformes.

 

D’abord les signes avant coureurs étaient déjà perceptibles dans la destitution non élégante du président de l’assemblée nationale en violation des procédures prescrites par le droit positif, puis le limogeage de la présidente de la cour constitutionnelle suivi de la nouvelle composition illégale d’une Cour taillée sur mesure.

 

Au delà de ce qui précède, il apparaît important de rappeler que dans la société traditionnelle centrafricaine, la parole d’un chef est revêtue d’un caractère sacré.

 

Au regard de la prestation solennelle de serment par deux fois, le président de la république a violé de façon ostentatoire le serment qui l’obligeait à ne pas modifier le nombre et la durée du mandat…et cela sous l’applaudissement hypocrite des parlementaires habitués à marchander le vote des lois moyennant des billets de banque.

 

En conséquences de ce qui précède, une nouvelle constitution charnière à la septième république a été promulguée suite à un référendum qui n’a mobilisé que 17% du corps électoral.

 

L’on constate par la force des choses un retour au système moyenâgeux de parti unique ou parti état avec un président de la république, un président de l’assemblée nationale et un premier ministre tous issus du même parti politique où tout ce qui est interdit par la loi aux autres leur est autorisé…pathétique.

 

Quant au gouvernement qui fait la promotion de la médiocrité sans oublier aussi la promotion « canapé », on comptabilise exclusivement les membres du parti au pouvoir ou pro MCU comme Mouni, la plateforme Be oko, les parents, amis ou connaissances au détriment des compétences dispersées à travers le monde.

 

Cette mainmise du parti état s’étend par contagion endémique aux institutions républicaines établies par la constitution telles le Conseil Constitutionnel, l’Autorité Nationale des Élections (ANE), le Haut Conseil de la Communication (HCC), la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance (HABG)…

 

Le noble ministère de la justice dirigé par un chef rebelle et potentiel client de la Cour Pénale Internationale (CPI) s’est mué en instrument de terreur, de traque de personnalités politiques et surtout de ceux qui osent critiquer ou dénoncer les dérapages répétés du régime à l’instar du député arrêté et séquestré sans aucune forme de procès en dépit de son immunité parlementaire.

 

Il ne faut surtout pas ausculter que l’armée nationale ou la grande muette est bombardée de généraux sans actes de bravoure puis non seulement inféodée au pouvoir mais plongée dans l’affairisme, la mafia de tout genre…sans oublier leur soumission sans réserve aux groupes paramilitaires de Wagner qui non seulement pillent nos ressources naturelles mais instaure un climat de terreur dans le pays…inédit.

 

Le rétrécissement de l’espace politique, médiatique et civique était déjà décrié par l’ONG The Centry.

 

Fort de ce qui précède, le citoyen lambda inquiet s’interroge :

 

Le procès du Maître Crépin Mboligoumba est-il un procès politique ou un procès de droit commun ?

 

En d’autres termes, le président du PATRI est-il jugé en sa qualité de citoyen, de personnalité politique ou du coordonnateur du BRDC qui incarne le bloc de l’opposition démocratique ?

 

La sentence du tribunal est-elle connue avant le déroulé du procès ?

 

Au mépris du principe de la séparation de pouvoir, la justice est-elle devenu un instrument politique d’oppression pour punir et déclarer inéligibles les adversaires sérieux aux prochaines échéances électorales ?

 

Le procès Mboligoumba riche en manipulations peut-il en cacher un autre ?

 

Ce procès ne risque t-il pas de souffler sur la braise déjà latente ?

 

En d’autres termes, ce procès ne représente t-il pas la goutte d’eau qui va déborder le vase ?

 

Au regard de l’arrestation, de la condamnation et de la libération honteuse d’Ousmane Sonko qui a laissé des balafres sur le visage de la démocratie sénégalaise, l’éventuelle condamnation du maître Crépin Mboligoumba ou son éviction de la course présidentielle sera un coup fatal à la démocratie et risque d’être

passage que ce qu’on a semé et qu’au final les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…

 

Malheur à ceux ou celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.

 

Mais attention, ne le dites à personne.

 

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

Bernard Selemby Doudou
Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste,

 

 

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Surveillance et abus sur l’axe Bangui-Mbaïki, au sud-ouest de la RCA

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Surveillance et abus sur l’axe BanguiMbaïki, au sud-ouest de la RCA

 

Centrafrique.org/massacre-de-bossangoa-reaction-de-la-coordination-des-organisations-de-la-societe-civile-pour-la-paix-en-Centrafrique/une-moto-taxi-brousse-sur-la-route-de-mbaiki/” rel=”attachment wp-att-48030″ data-wpel-link=”internal”>Une moto taxi brousse sur la route de Mbaïki
Une moto taxi brousse sur la route de Mbaïki, au sud-ouest de la RCA. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 17 mars 2024 (CNC)  

 Dans un souci de transparence et de lutte contre la corruption sur les routes, une enquête de la cellule de veille contre la corruption  a révélé d’importantes exactions sur l’axe Bangui-Mbaïki.

 

La République centrafricaine est confrontée à un problème persistant de corruption et d’abus d’autorité, particulièrement mis en évidence par les récentes révélations d’une unité de vigilance contre la corruption. Cette unité a mené des investigations approfondies sur l’axe de Mbaïki, du 4 au 11 mars, révélant des pratiques inquiétantes d’agents de l’Etat.

 

Lutte contre la corruption :

 

Les missions d’enquête de La cellule de veille contre la corruption, coordonnées par William Mossua – Guindo, superviseur de l’unité de vigilance, ont débuté à la suite de plaintes spécifiques de chauffeurs de motos-taxis. Ces chauffeurs ont fait état de demandes de pots-de-vin de la part d’agents de gendarmerie de la brigade motorisé, sans qu’aucun reçu ne leur soit délivré.

« Au niveau de Sambas, nous avons été approchés par tous ceux qui passaient, en particulier les chauffeurs de taxi-moto qui se plaignaient que des agents de l’État de la brigade motorisée exigeaient de l’argent sans donner de reçus », témoigne Mossua-Guindo.

 

Irrégularités surprenantes

 

L’équipe s’est ensuite déplacée vers la barrière de Sékia, où elle a découvert l’utilisation d’auxiliaires civils dans des rôles de contrôle, une pratique formellement interdite en raison d’implications sécuritaires.

« En arrivant à la barrière de Sékia, nous avons été surpris par un auxiliaire civil qui nous a vus et s’est enfui », rapporte Mossua-Guindo, soulignant le manque de supervision adéquate et le mépris des procédures établies.

 

Conséquences inquiétantes

 

La situation s’est aggravée avec la découverte d’un individu soupçonné d’être un rebelle, après avoir passé avec succès ces contrôles.

« C’est un constat amer car ce présumé rebelle disant de 3R est passé la barrière de Sékia avant d’arriver à Pissa », note le superviseur, mettant en lumière les défaillances dans l’exécution des contrôles de sécurité. Cette affaire illustre non seulement les failles du système, mais aussi les risques posés à la sécurité et au bien-être de la population.

 

Un appel à l’action

 

La cellule de vigilance contre la corruption ne se contente pas de tirer la sonnette d’alarme, elle appelle à des actions concrètes.

« Nous appelons vraiment nos citoyens qui se trouvent à ces barrières et qui se consacrent à ce travail à le faire correctement pour éviter que la population n’en subisse les conséquences », conclut Mme Mossua-Guindo. C’est un appel à la responsabilité et à l’intégrité de la part des agents de l’Etat, mais aussi à la vigilance de la population.

 

Les révélations sur l’axe Bangui-Mbaïki exigent des réformes urgentes pour rétablir la confiance et la sécurité.

 

Par Anselme Mbata

 

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Les dons de céréales de la Russie en RCA : solidarité ou stratégie paternaliste ?

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Les dons de céréales de la Russie en RCA : solidarité ou stratégie paternaliste ?

Centrafrique.org/les-dons-de-cereales-de-la-russie-en-rca-solidarite-ou-strategie-paternaliste/” data-wpel-link=”internal”>“Des Officiers en uniforme assis lors de la cérémonie officielle de la réception de 50 tonnes de blés offertes par la Russie en République centrafricaine.
Les de la cérémonie de la réception des farines de blés offertes par la Russie au Barc. CopyrightRenaissance

 

 

 

Bangui, 17 mars 2024 (CNC)  

 Le récent don de blé de la Russie à la République centrafricaine a énormément suscité scepticisme dans le pays.

 

La livraison des tonnes de blé par la Russie à la République centrafricaine, transformée au Cameroun et reçue en grande pompe à Bangui, soulève des questions plus profondes que l’acte de générosité ne pourrait le suggérer. Au-delà de la cérémonie et des discours officiels, cette aide soulève des questions sur la perception de l’Afrique par certains partenaires internationaux et sur l’efficacité réelle de telles initiatives.

 

Un point de vue paternaliste ?

 

Le geste de la Russie, bien que présenté comme un soutien à la lutte contre l’insécurité alimentaire, peut être interprété comme le reflet d’une vision paternaliste à l’égard des pays africains. Cette perspective suggère une sous-estimation de la capacité des nations africaines à gérer leurs propres affaires et à développer des solutions adaptées à leurs défis.

« Considérer les dons de céréales comme une panacée à nos défis alimentaires est non seulement réducteur, mais aussi déconnecté de la réalité complexe de notre agriculture et de notre économie », explique un analyste centrafricain sous couvert d’anonymat.

 

Le problème de la distribution

 

En choisissant de vendre les sacs de farine à bas prix plutôt que de les distribuer directement, le gouvernement centrafricain et ses partenaires russes semblent négliger l’essence même de l’aide humanitaire : l’accessibilité directe pour les plus démunis. Cette méthode soulève des doutes quant à savoir si les bénéfices de cette initiative atteindront réellement la population en général, au lieu d’être captés par des intermédiaires économiques tels que les commerçants et les boulangers.

 

Les limites d’un don

 

L’ambition de lutter contre l’insécurité alimentaire par le don de céréales est louable. Cependant, en l’absence d’une stratégie intégrée qui inclut une distribution équitable, la formation agricole, l’investissement dans les infrastructures et la promotion de l’agriculture locale, ces dons risquent de n’avoir qu’un impact éphémère.

« Le blé offert par la Russie ne répond pas aux besoins fondamentaux à long terme de la RCA. C’est un pansement sur une plaie béante », critique un acteur centrafricain de la société civile.

 

Les dons de céréales de la Russie, bien qu’apparemment généreux, révèlent des nuances dans les relations entre la Russie et l’Afrique, en particulier la République centrafricaine. Cette initiative souligne la nécessité d’une réflexion critique sur la manière dont l’aide internationale est conçue, distribuée et perçue, tout en appelant à une approche plus holistique et respectueuse de l’autonomie africaine pour relever les défis de l’alimentation et du développement.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Consolidation de la paix à Ndélé : Concordis International soutient des initiatives locales

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Consolidation de la paix à Ndélé : Concordis International soutient des initiatives locales

 

Centrafrique.org/rca-le-FPRC-defavorable-a-la-presence-de-lex-chef-detat-de-transition-michel-am-nondokro-djotodia-a-ndele/bienvenue-a-ndele-contre-le-mur-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36625″ data-wpel-link=”internal”>Bienvenue à Ndélé contre le mur. Par CNC
Bienvenu à Ndélé. Photo CNC.

 

 

Bangui, 17 mars 2024 (CNC)

 À Ndélé, dans la préfecture du Bamingui-Bangoran, l’ONG Concordis International renforce la cohésion entre éleveurs et agriculteurs à travers des initiatives innovantes.

 

Dans la localité de Ndélé, au cœur du Bamingui-Bangoran en République centrafricaine, les tensions entre éleveurs et agriculteurs ont souvent entravé le développement local. Cependant, une lueur d’espoir émerge avec l’intervention de l’ONG Concordis International. Mercredi dernier, cette organisation a pris une initiative importante en mettant à disposition de divers moyens les groupes consultatifs locaux de paix de la préfecture.

 

Concordis International, dans le cadre de ses efforts de consolidation de la paix, a récemment apporté un soutien crucial aux médiateurs locaux de Ndélé. Donald Martial-Coinabé, responsable de la consolidation de la paix à Concordis International, souligne l’importance de ce geste :

« Les médiateurs que nous avons formés, lorsqu’ils interviennent, restent neutres dans la résolution des conflits liés à la transhumance, notamment entre agriculteurs et éleveurs. »

 

Il est évident que pour ces médiateurs, le manque de ressources a été un obstacle majeur à l’accomplissement de leur mission. C’est pourquoi Concordis International a décidé de leur apporter une aide concrète, notamment en leur fournissant une moto tricycle. Donald Martial-Coinabé explique :

« Cette moto leur servira à faire le lien entre l’abattoir et le boucher au marché. Cela leur rapportera un peu plus d’argent ».

 

En plus de la moto, l’ONG a également mis à la disposition des médiateurs 14 bœufs pour faciliter leurs activités agricoles et sept charrues pour améliorer leurs pratiques agricoles. L’investissement total dans cette provision s’élève à environ 10 455 millions d’euros, une somme qui témoigne de l’engagement ferme de Concordis International en faveur de la consolidation de la paix dans la région.

 

Cette initiative va au-delà d’une simple mise à disposition de matériel. Concordis International s’engage à accompagner ces médiateurs dans leur évolution et à les soutenir dans leurs efforts pour maintenir la cohésion sociale à Ndélé.

« Nous verrons l’évolution, mais nous les accompagnerons et marcherons avec eux », dit Donald Martial-Coinabé.

 

L’initiative de Concordis International démontre l’importance de l’implication locale dans la consolidation de la paix à Ndélé.

 

Par Moïse Banafio

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30e anniversaire de la CEMAC : progrès et défis en matière d’intégration régionale

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30e anniversaire de la CEMAC : progrès et défis en matière d’intégration régionale

 

Centrafrique.org/prestation-de-serment-a-ndjamena-des-nouveaux-controleurs-financiers-de-la-cemac/cemac-Bangui-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-29483″ data-wpel-link=”internal”>
Siège de la CEMAC à Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.

 

 

 

Bangui, 17 mars 2024 (CNC)  

 La célébration à Bangui du 30ème anniversaire de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) a suscité une réflexion profonde sur le chemin parcouru jusqu’à présent et les perspectives d’avenir sous le thème « 30 ans d’expérience de la CEMAC au service de l’intégration régionale, des évaluations et des perspectives ». L’événement, qui a débuté jeudi, a vu la participation active de décideurs politiques, d’universitaires et de citoyens à des débats et des discussions enrichissants.

 

Une intégration régionale ambitieuse avec des obstacles persistants

 

Depuis plus de trois décennies, la CEMAC s’efforce de renforcer les liens économiques et sociaux entre ses États membres, en mettant l’accent sur la création d’un marché commun fondé sur quatre piliers stratégiques : la libre circulation des personnes, des biens, des devises et des services. Cependant, comme l’a souligné le professeur Apollinaire Célezilo, directeur des ressources humaines de la CEMAC, malgré quelques avancées significatives, il reste encore un long chemin à parcourir.

 

Des obstacles persistants entravent la réalisation d’une intégration efficace. Parmi les exemples les plus frappants de ces obstacles, citons les difficultés liées à la libre circulation des personnes, certains pays membres imposant des restrictions qui créent des frictions au sein de la communauté. De même, l’accord de la distribution exclusive de carburants en République centrafricaine signé par le gouvernement centrafricain et la société camerounaise Neptune Oil, met en lumière les défis liés à la libre circulation des marchandises et l’affrontement entre les intérêts communautaires et les intérêts nationaux.

 

Le capital humain et l’enseignement supérieur au cœur des discussions

 

La conférence a également souligné l’importance cruciale du capital humain dans le processus d’intégration régionale. Comme le souligne le professeur Michel Sirdina, secrétaire permanent du programme de réforme économique et financière de la CEMAC, sans investissements adéquats dans l’éducation et la santé, les projets d’infrastructure et les initiatives économiques risquent de ne pas atteindre leur plein potentiel.

 

L’enseignement supérieur a également été un sujet de débat majeur, soulignant la nécessité de construire une université interétatique qui serait un symbole fort de l’intégration régionale et un moteur pour le développement du capital humain au sein de la communauté.

 

Vers un avenir plus intégré ?

 

Alors que la CEMAC célèbre son 30e anniversaire, le bilan de l’intégration régionale est mitigé. Les progrès sont indéniables, mais les défis sont importants. Le succès futur de la CEMAC dépendra de sa capacité à surmonter les obstacles internes, à renforcer le capital humain et à favoriser un sentiment d’appartenance communautaire entre ses États membres. L’engagement renouvelé en faveur de ces objectifs lors des débats de Bangui offre une lueur d’espoir pour une intégration régionale plus profonde et plus inclusive.

 

En un mot, l’anniversaire de la CEMAC est à la fois un moment de célébration et de réflexion critique sur les réalisations et les défis à venir. L’avenir de l’intégration régionale en Afrique centrale repose sur une volonté collective de construire une communauté plus unie, plus prospère et plus inclusive.

 

Par Alain Nzilo

 

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Accord de défense Centrafrique-Serbie : à quoi joue Touadera ?

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Accord de défense Centrafrique-Serbie : à quoi joue Touadera ?

 

 

De droite à gauche, le président Faustin-Archange Touadéra et ses 4 généraux : Mamadou, Yakoubou, Boguin et Légbéfaca
De droite à gauche, le président Faustin-Archange Touadéra et ses 4 généraux : Mamadou, Yakoubou, Boguin et Légbéfaca

 

Bangui, 15 mars 2024 (CNC)

Cette interrogation a le mérite d’être soulevée, tant les actions entreprises par Faustin Archange Touadera semble défier la logique et le bon sens. Manifestement, l’esprit et la conscience de celui qui est considéré par ses opposants politiques comme un putschiste constitutionnel, sont souvent traversés de fulgurances. Ce qui ne manque pas de dérouter.

 

À preuve, en un simple claquement de doigt, il s’est souvenu de l’existence de la Serbie, et s’y est rendu précipitamment pour signer un accord de défense qui laisse songeur. Ainsi, avons-nous appris fin février, le 28 pour être précis, que Faustin Archange Touadera était arrivé à Belgrade pour une visite d’État. Le clou de ce déplacement qui ressemble plutôt à une villégiature était la signature d’un texte présenté comme un accord de coopération et de défense entre la République centrafricaine et la Serbie. Autant demander à deux malvoyants de chercher leur chemin dans le noir. Si cette information n’avait pas suscité un étonnement sincère chez de nombreux observateurs des relations internationales, elle serait passée inaperçue.

D’abord, parce qu’une coopération militaire entre la Républicaine centrafricaine et la Serbie, deux pays qui n’ont rien en commun, dont les peuples s’ignorent réciproquement, reste improbable. Pour la petite histoire, selon nos informations, même certains membres de l’entourage de Faustin Archange Touadera, incapables de situer la Serbie sur une carte, ont découvert l’existence de ce pays des Balkans, le jour où ils ont été désignés pour faire partie de la délégation présidentielle. C’est dire l’exotisme de cette destination pour les Centrafricains.

Ensuite, la Serbie, dont la situation économique n’est pas des plus reluisantes en Europe ne pourrait pas apporter une aide substantielle à la République centrafricaine. Elle-même compte sur les aides de l’Union européenne pour renflouer ses caisses. Même un kopek, la Serbie ne pourra mettre à la disposition de la République centrafricaine pour résoudre ses problèmes. D’ailleurs, les difficultés de ce pays sur le plan économique, financier, social, sociétal, structurel sont tels que la Serbie n’y pourra rien, à part reprendre à son compte la rhétorique de la Russie contre la France, comme l’a fait le président serbe, Aleksandar Vucic, au cours de ses échanges avec Faustin Archange Touadera.

Autrement dit, le seul produit que la Serbie peut éventuellement mettre à la disposition de la République centrafricaine sont ses armes, héritées de la meurtrières guerre civile qui a ensanglanté le pays au milieu des années 1990. Mais là encore, subsistent plusieurs conditions préalables. La Serbie n’étant pas réputé pour sa philanthropie, elle ne devrait pas mettre gratuitement ses équipements militaires à la disposition de son allié centrafricain. Il lui faudra suffisamment d’argent, ne fût-ce que pour payer le fret nécessaire à l’acheminement des cargaisons d’armes à Bangui. Or, il se trouve que les caisses de l’État centrafricain sont désespérément vides. Et c’est justement parce que Touadera a de plus en plus de mal à payer les Mercenaires russes de Wagner qui assurent sa protection qu’il est obligé de se tourner vers d’autres partenaires pouvant voler à son secours.

À ce problème financier, il conviendrait d’ajouter des questions logistiques. Même si les termes de cet accord de défense ne sont connus que des seuls signataires, on peut légitimement s’interroger sur les conditions de sa mise en œuvre. Quels sont les dispositions essentielles que contienne le texte ? Implique-t-il l’envoi des troupes sur le terrain, en cas d’une situation de belligérance concernant l’une ou l’autre partie signataire ? Si oui, la République centrafricaine a-t-elle les moyens d’envoyer ses soldats porter secours à la Serbie en cas de conflit ? Elle, qui peine déjà à contrôler l’intégralité de son territoire souverain et à assurer la protection de ses populations. Est-ce à dire que le pays va seulement se contenter d’offrir à la Serbie des ressources naturelles en contrepartie de son éventuelle aide militaire ? À supposer que ce soit le cas, la République centrafricaine irait-elle jusqu’à retirer aux Russes de Wagner les gisements les plus productifs pour les redonner à la Serbie ? Pour l’heure, toutes ces questions restent sans réponses.

Enfin, et c’est un sujet de préoccupation majeure. Faustin Archange Touadera a signé un accord de défense avec un pays qui non seulement islamophobe mais envoie des miliciens s’attaquer aux musulmans du Nord-Kossovo. Faut-il le rappeler, le 24 septembre 2023, le sulfureux Milan Radoicic, à la tête d’une trentaine de miliciens, a lancé un raid meurtrier contre le village Banjska au Kosovo. Cet homme contre lequel pèsent de nombreuses accusions de crime a reconnu que l’attaque n’était qu’un simple prétexte pour pousser la Serbie à mettre en exécution son souhait d’annexion des territoires du Nord-Kosovo, peuplés de Serbes.

On le voit, Faustin Archange Touadera préfère la compagnie des dirigeants qui violent le droit international ; la Serbie n’ayant jamais reconnu l’indépendance du Kosovo. Mais au-delà, il ne voit aucun inconvénient de s’allier avec un régime suprématiste serbe qui s’en prend ouvertement aux musulmans de Kosovo. Ce qui ne manque pas de rappeler les affrontements entre chrétiens et musulmans dans son propre pays. Curieusement, au moment où le nouvel allié de la Serbie se trouvait à Belgrade, on a assisté à la réminiscence du conflit interreligieux dans la ville de Yaloké. Pour de fallacieuses raisons, des individus ont détruit l’unique mosquée de cette ville située non loin de Bangui. Ceci peut-il expliquer cela ? Mystère !

Pourtant, Faustin Archange Touadera semble tourner sa diplomatie vers la séduction des États musulmans du Golfe. L’on se souvient que c’est à Dubaï qu’il avait procédé au lancement de sa crypto-monnaie qui a finalement fait long feu. Pas un mois ne passe sans qu’on ne signale sa présence dans cette région. Alors question : a-t-il songé à la réaction des émirs du Golfe auxquels il ne cesse de faire des appels du pied, si ses amis Serbes sont des islamophobes assumés ? On nous rappellera que l’actuel président centrafricain n’a souvent pas fait preuve d’une grande cohérence.

 

Adrien Poussou

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