Le groupe américain Eagles Business Solutions s’est vu octroyer 20 000 hectares de terres agricoles dans l’Ouham-Fafa pour cultiver du maïs et de la canne à sucre. Ce projet, destiné à lutter contre l’insuffisance alimentaire, a été officialisé lundi dernier par la signature d’un mémorandum d’accord au ministère de l’Agriculture.
Eagles Business Solutions a pour objectif de développer la culture du maïs et de la canne à sucre sur les 20 000 hectares alloués. Bruno Gimini, PDG du groupe, a déclaré : “Nous voulons atteindre l’autosuffisance alimentaire prônée par le président de la République. Sur les 20 000 hectares, 10 000 seront dédiés à la canne à sucre et les 10 000 restants au maïs et autres produits agricoles”.
Le projet bénéficie également du soutien de partenaires indiens spécialisés en agriculture. Gimini a précisé que les premiers échantillons de sol ont été envoyés en Inde pour des tests en laboratoire. “Nous avons déjà commencé, puisqu’il y a eu une mission qui est partie hier, qui nous a apporté les échantillons de sol. Et quand nous partons, les techniciens vont partir en Inde, c’est pour amener le sol au laboratoire”, a-t-il ajouté.
Impact Attendu sur l’Insuffisance Alimentaire.
En plus de la culture, Eagles Business Solutions prévoit la transformation de ses produits afin de réduire l’insuffisance alimentaire dans le pays. Gimini a souligné l’importance de ce projet pour améliorer le panier de la ménagère et atteindre l’autosuffisance alimentaire.
Déclaration de Bruno Gimini.
Bruno Gimini, PDG du groupe américain Eagles Business Solutions, a déclaré : “Nous voulons, moi-même personnellement, étant ici en Centrafrique, j’avais fait le constat, le panier de la ménagère n’est pas garni. Nous voulons développer le secteur pour que nous puissions atteindre l’autosuffisance alimentaire, tant prônée par le président de la République, pour que la population puisse se retourner”.
Eagles Business Solutions a réservé 10 000 hectares pour la culture de la canne à sucre et les 10 000 hectares restants pour le maïs et autres produits agricoles. “Le financement est disponible, et vous avez vu, les partenaires sont venus droit de l’Inde, qui vont dans l’une des plus grandes compagnies indiennes, l’agriculture, pour développer le secteur”, a précisé Gimini.
Famille Bomba : quand un problème de l’héritage devient une grande mafia judiciaire du jamais vue.
Jean-Claude Bomba, maître de la corruption et des manœuvres judiciaires, photographié en pleine réunion.
Lorsque Jean-Claude Bomba, l’aîné de la famille Bomba, exige la vente de la maison familiale après le décès de son père Gaston Bomba, une cascade de manipulations judiciaires et de corruptions s’enchaîne. Face aux objections de sa mère et du chef du quartier, Jean-Claude transforme un simple conflit d’héritage en une véritable affaire mafieuse, mettant à nu les failles d’un système judiciaire gangrené.
Tout a commencé avec la mort de Gaston Bomba. Son fils aîné, Jean-Claude Bomba, réclame immédiatement sa part d’héritage. Il insiste pour que la maison familiale soit vendue, arguant qu’il doit recevoir sa part des biens. Sa mère, profondément attachée à la maison où son mari a tant souffert et qu’il a laissée derrière lui, refuse catégoriquement. Le chef du quartier Sica 3, que monsieur Jean-Claude Bomba est allé réclamer son intervention, soutient cette décision, soulignant l’importance de respecter la volonté de la défunte famille et de ne pas vendre la maison contre la volonté de la mère.
Frustré par ces refus, Jean-Claude ne recule devant rien. Il décide de contacter Diarra Renaud, un homme dont Gaston Bomba avait eu deux enfants avec sa mère. Bien que l’un des deux fils de Gaston Bomba soit décédé et que l’autre soit introuvable, Jean-Claude voit une opportunité. Il falsifie l’identité de Diarra, le rebaptisant Bomba Renaud à l’aide d’un faux acte de naissance. Armé de cette nouvelle identité, Jean-Claude engage un avocat pour déposer un dossier judiciaire en vue de la liquidation des biens familiaux.
La maison familiale Bomba, objet central du conflit d’héritage et des manipulations judiciaires.
Manipulations et Corruption au Tribunal.
Le dossier judiciaire est truffé de faux témoignages et de manipulations. Jean-Claude Bomba réussit à retrouver trois autres enfants illégitimes supposés de son père, les incluant également dans le dossier pour renforcer son cas. Le processus judiciaire devient une farce : lors des audiences, la famille se présente, mais celle-ci sont systématiquement reportées sans explication. La quatrième audience se tient en secret, sans notification adéquate, et le verdict, prononcé par le magistrat Bienvenu Olivier SCIEURWANAMBOM, est rendu en l’absence de la famille légitime. Sa sentence a été confirmée par le président de la chambre civile et commerciale de la Cour d’appel, le magistrat Dieudonné MBOLINANGUERA, au motif que la filiation de Renaud Bomba est établie du simple fait du silence observé par les enfants légitimes de Gaston Bomba et par leur mère, dame Bomba née YAMOTO Marie Hubert, pour s’opposer à sa filiation après la mort de leur père. Une nouvelle jurisprudence en Centrafrique.
Bangui sur la succession BOMBA” width=”367″ height=”489″ />Extrait du document de la Cour d’Appel de Bangui, traitant de la succession BOMBA et des décisions associées, daté de l’année 2022.
Un Procès Truqué.
Le faux fils et cohéritier, désormais connu sous le nom de Bomba Renaud, remporte le procès grâce à une cascade de documents falsifiés et de décisions corrompues. Entre temps, après le premier jugement, la famille a fait appel immédiatement. Pendant ce temps, quelques semaines plus tard, la famille découvre avec stupeur qu’un certificat de non-appel a été émis, affirmant qu’elle n’a jamais fait appel du premier jugement. Ce document, bien sûr, est également falsifié au niveau de la justice.
Bangui sur la succession BOMBA Gaston” width=”376″ height=”501″ />Extrait du jugement de la Cour d’Appel de Bangui, République Centrafricaine, daté du 9 octobre 2023, concernant la succession BOMBA Gaston.
La Vérification des Antécédents de Diarra Renaud.
Face aux explications détaillées de la famille Bomba, l’avocat de celle-ci a entrepris des démarches pour vérifier les antécédents de M. Renaud Bomba. En collaboration avec des huissiers, ils se sont rendus à l’école New Teck Institute, où Diarra Renaud avait enseigné en tant que vacataire. Une fouille minutieuse de son dossier a révélé que son véritable nom était bien Diarra Renaud, et non Bomba Renaud comme prétendu. Depuis des années, il avait exercé sous cette identité, confirmant ainsi la manipulation orchestrée par Jean-Claude Bomba.
En approfondissant leurs recherches, la famille Bomba a également découvert la sœur et le frère ainé de Diarra Renaud, résidant dans le quartier Fatima à Bangui. Le frère ainé de Diarra Renaud confirme que son frère cadet n’est pas le fils de monsieur Bomba. Il l’a dit clairement.
De plus, la véritable sœur ainée de Diarra Renaud est allée voir l’huissier Martial BAIDOU à son cabinet et a témoigné auprès de celui-ci, confirmant l’identité réelle de Diarra. Elle a clairement déclaré que Diarra Renaud n’était pas le fils du défunt Gaston Bomba et n’avait aucun droit, ni intérêt, à créer des problèmes dans cette famille. Ces témoignages ont également été ajoutés au dossier, mais ils ont été eux aussi mystérieusement disparus, laissant la famille Bomba sans les preuves essentielles pour contester les affirmations de Jean-Claude Bomba.
La Justice Complice.
Les tentatives de rétablir la vérité sont systématiquement sabotées. Les preuves disparaissent mystérieusement des dossiers judiciaires, et les fonctionnaires impliqués semblent être complice de cette farce. L’intégrité de la justice est mise en cause à chaque étape du processus. Face à cette injustice criante, la mère de Jean-Claude, déjà accablée par la perte de son mari et la trahison de son fils, succombe à une crise cardiaque.
Implication des Magistrats et Fraude au Cœur de l’Affaire Bomba.
Les noms des magistrats impliqués dans le jugement de l’affaire de l’héritage Bomba sont désormais connus : le président du tribunal de première instance lors de l’audience du 1er mars 2022 était le magistrat Bienvenu Olivier SCIEURWANAMBOM, tandis que le président de la chambre civile et commerciale de la Cour d’appel qui a rendu une décision confirmant le jugement en première instance était le magistrat Dieudonné MBOLINANGUERA. De plus, le greffier en chef de la Cour d’appel, qui a frauduleusement signé le certificat de non-appel le 9 décembre 2022 peu après l’appel du jugement, est Désiré Blaise DINGUITA.
Certificat de Non Appel délivré par la Cour d’Appel de Bangui le 9 décembre 2022 pour la succession BOMBA.
Jean-Claude Bomba, Quatrième Personnalité de la République.
Jean-Claude Bomba ne cesse de clamer haut et fort qu’il est la quatrième personnalité de la République, juste après le président Touadéra, le premier ministre Félix Moloua, et le président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji. Il affirme à ses cadets et à sa mère qu’il détient un pouvoir immense, capable de défier quiconque, y compris les magistrats. Selon lui, aucun juge ne peut tenir tête à son influence, et il se vante de pouvoir manipuler n’importe quel procès à son avantage.
Cette prétention n’est pas sans fondement. Le parcours de l’affaire judiciaire de la famille Bomba en est la preuve éclatante. Jean-Claude a su manœuvrer habilement, manipulant juges et fonctionnaires, et orchestrant des disparitions mystérieuses de dossiers cruciaux. Il a pu transformer un simple conflit d’héritage en une farce judiciaire, où sa marionnette, Diarra Renaud, gagne le procès contre toute logique. Son arrogance trouve justification dans les faits, révélant une justice corrompue et vulnérable à ses manipulations. Jean-Claude Bomba, en usant de son influence et en fabriquant des preuves et des identités, prouve qu’il peut effectivement faire plier le système judiciaire de Touadera à sa volonté.
Cette affaire est emblématique des dysfonctionnements graves et systémiques de la justice dans ce pays. Jean-Claude Bomba, par ses manipulations et ses méthodes mafieuses, illustre une déchéance morale et éthique inquiétante. La corruption et l’impunité semblent être la norme, ébranlant la confiance des citoyens dans le système judiciaire. Comment un tel système peut-il perdurer, et quelles mesures peuvent être prises pour restaurer l’intégrité et la justice ? La saga de l’héritage Bomba laisse un goût amer et un sentiment d’impuissance face à une justice dévoyée.
Amis du président, victimes de Wagner : L’histoire de l’arrestation des deux Franco-Algériens à Bangui.
En croyant naïvement être protégés par leur amitié avec Touadéra, deux Franco-Algériens ont été brutalement trahis par Wagner. Leur investissement en Centrafrique s’est retourné contre eux, révélant l’emprise totale des mercenaires russes sur le président.
Samir Antonio Osmani et Haçade Bensalem, deux Franco-Algériens, ont cru bêtement à leur sécurité en Centrafrique grâce à leurs relations étroites avec le président Faustin-Archange Touadéra. Ils ont investi massivement dans le pays, finançant notamment la construction de plusieurs infrastructures pour la gendarmerie. Ils ont contribué à la construction d’un bâtiment à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui et ont financé la construction d’une guérite et la peinture de ces locaux. Leurs actions, motivées par leur confiance aveugle en Touadéra, ont finalement conduit à leur propre chute.
Malgré leurs efforts et leur proximité avec le président, les Franco-Algériens ont été piégés par la mainmise de Wagner sur les autorités centrafricaines. Wagner, organisation paramilitaire criminelle russe, a démontré une fois de plus sa domination absolue en orchestrant l’arrestation de ces deux hommes, qui croyaient pourtant être intouchables. Touadéra, incapable de s’opposer à Wagner, a laissé faire, prouvant son rôle de pantin sous l’influence des mercenaires russes.
Faustin Archange Touadera sous la protection des mercenaires du groupe Wagner en Russie. CopyrightDR
Victimes de Wagner : Arrestation et machination.
Le 10 juin dernier, une prétendue perquisition a été menée au domicile de Samir Antonio Osmani et Haçade Bensalem par des éléments de la garde présidentielle, sous la direction du commandant Yarkoppa, un ancien milicien Anti-Balaka. Cette opération, clairement manipulée par Wagner, a abouti à la découverte d’armes plantées intentionnellement pour incriminer les Franco-Algériens. Parmi les armes présentées comme preuves figuraient des Kalachnikov AK-47, des pistolets, des grenades, et autres équipements militaires, tous apportés par les forces de Wagner.
En plus des armes, d’importantes sommes d’argent ont été volées lors de cette opération. Sur les 46 millions de francs CFA initialement trouvés, seulement 20 millions ont été déclarés par le procureur, laissant 26 millions de francs CFA inexplicablement disparus. Ce vol, orchestré par les éléments de la garde présidentielle sous l’influence de Wagner, a également inclus des objets de valeur tels que des montres de luxe et des téléphones. De plus, les assaillants ont tenté de voler un véhicule à trois roues appartenant aux Franco-Algériens. Heureusement, un travailleur s’est opposé fermement à cette confiscation illégale, obligeant les assaillants à renoncer à prendre le véhicule.
Domination de Wagner et isolement des Franco-Algériens.
L’arrestation de Samir Antonio Osmani et Haçade Bensalem souligne la puissance de Wagner en Centrafrique. Ces deux hommes, initialement venus pour investir dans le secteur minier, ont été éliminés comme des menaces potentielles aux intérêts économiques des mercenaires russes. Leur naïveté et leur confiance mal placée en Touadéra ont révélé la réalité sombre de la domination étrangère sur les ressources stratégiques du pays.
Par contre, le président Touadéra est parfaitement au courant de la situation, appelant régulièrement le directeur de la SRI pour suivre l’enquête. Cette affaire démontre l’influence néfaste de Wagner sur les institutions judiciaires et les autorités centrafricaines, ainsi que les méthodes manipulatrices utilisées pour éliminer toute concurrence dans les secteurs économiques clés du pays. Les Franco-Algériens, autrefois protégés par leur amitié avec le président, se trouvent désormais prisonniers de la section de recherche et d’investigation, trahis par ceux en qui ils avaient placé leur confiance.
La Mairie de Bangui : Architecte de la saleté urbaine.
Avenue du 15 mars en terre arrosée . CopyrightCNC
La mairie de Bangui, sous le régime actuel de Touadera et le règne de Emile-Gros Raimond Nankombo , est devenue le symbole d’une gestion catastrophique sans pareille. Les rues sont envahies par les déchets, les infrastructures en ruine, et la saleté règne en maître comme une structure de décor de la ville. Incapable de financer même les projets les plus élémentaires, elle laisse la Minusca et d’autres partenaires internationaux prendre le relais.
Bangui, la capitale de la République centrafricaine, jadis surnommée « Bangui la coquette », est aujourd’hui une ville envahie par la saleté. Les rues sont jonchées de déchets, et les services de collecte d’ordures sont pratiquement inexistants. Partout, des amas de détritus s’amoncellent, créant des conditions de vie déplorables pour les habitants. La mairie, pourtant responsable de l’hygiène publique, semble avoir abdiqué ses responsabilités, laissant les citoyens lutter seuls contre la prolifération des ordures.
Outre les déchets, la boue et l’état déplorable des routes ajoutent à la détresse des Banguissois. Pendant la saison des pluies, la ville se transforme en un véritable bourbier. Les routes non asphaltées deviennent impraticables, transformant chaque déplacement en parcours du combattant. Les rares routes asphaltées, c’est-à-dire, non revêtues de goudron, sont criblées de nids-de-poule, aggravant la situation. La mairie n’entreprend aucun effort sérieux pour améliorer les infrastructures routières, laissant les habitants se débrouiller dans des conditions indignes.
Accumulation de déchets près de l’église Baptiste vers le pont des Castors à Bangui, illustrant la gestion défaillante des ordures dans la capitale Bangui. CopyrightCNC
Réhabilitation du rond-point des Nations-Unies.
Malgré ce tableau désastreux, la mairie de Bangui s’est récemment associée à la MINUSCA pour la réhabilitation du rond-point des Nations unies dans le deuxième arrondissement. Mercredi, les deux partis ont officiellement lancé le début des travaux, confiant l’exécution du projet à l’ONG Médecin d’Afrique.
Gaël Bénard, chef des services de l’urbanisation et de l’architecture à la mairie de Bangui, a annoncé que ce projet comprend trois grandes phases : la réhabilitation de la superstructure du monument, l’aménagement de la chaussée environnante, et l’amélioration des abords avec des espaces verts et un éclairage public. Cependant, cette initiative, bien que positive, met en lumière l’incapacité de la mairie à gérer seule ses projets d’embellissement urbain, dépendant largement de l’aide internationale.
Mairie de Bangui : Une gestion municipale défaillante.
Ce projet de réhabilitation, bien que nécessaire, ne suffit pas à masquer la gestion défaillante de la mairie de Bangui. La dépendance systématique à l’égard des partenaires internationaux pour financer et réaliser les projets municipaux témoigne de l’incapacité des autorités locales à assumer leurs responsabilités. Les Banguissois, quant à eux, continuent de vivre dans une ville sale et dégradée, où les rares efforts d’embellissement sont initiés par des entités externes.
Christian Aimé Ndota dévoile Tout : une réaction sanglante à sa suspension.
Centrafrique.org/en-france-un-jeune-pretend-etre-le-fils-du-porte-parole-du-gouvernement-centrafricain-maxime-balalou-tente-dintimider-les-policiers-francais/le-ministre-et-porte-parole-du-gouvernement-maxime-balalou/” rel=”attachment wp-att-75988″ data-wpel-link=”internal”>Le ministre et porte parole du gouvernement Maxime Balalou.. CopyrightGuira Fm
Christian Aimé Ndota , journaliste suspendu pour trois mois sans salaire, accuse le ministère de la Communication de pratiques injustes et arbitraires. Il expose les conditions de travail déplorables et l’incompétence des responsables, soulignant les lacunes criantes au sein du ministère.
Les Conditions de travail déplorables au ministère de la communication.
Depuis sa réintégration suite à la décision du Tribunal administratif, Christian Aimé Ndota a observé des dysfonctionnements majeurs au sein du ministère. La salle de rédaction était dans un état d’insalubrité avancée : pas de climatisation malgré la présence de climatiseurs en panne, ordinateurs poussiéreux et abandonnés, toilettes défectueuses, et un manque total de fournitures de bureau.
Christian Aimé Ndota a pris l’initiative de remédier à ces problèmes à ses frais et avec l’aide de volontaires. Il a acheté du papier, nettoyé la salle de rédaction, remis en marche les climatiseurs, et installé des ampoules pour améliorer l’éclairage. Ses efforts pour assainir l’environnement de travail ont permis de rendre les locaux plus fonctionnels malgré l’absence de soutien de la hiérarchie.
Initiatives personnelles et améliorations par Christian Aimé Ndota.
Durant les périodes de février à avril 2024, Christian Aimé Ndota a pris des mesures concrètes pour améliorer les conditions de travail et former ses collègues. Il a installé un tableau de formation et d’information, acheté des feutres, et ajouté des cartes géographiques pour enrichir les connaissances des journalistes. Il a également installé des applications de montage audio sur les ordinateurs de la rédaction.
En parallèle, Dota a créé un nouveau groupe WhatsApp pour faciliter le partage d’informations et de journaux parlés. Cette initiative visait à améliorer la communication interne et à renforcer la cohésion de l’équipe de rédaction.
Christian Aimé Ndota, sa réalisations et sa contributions professionnelles.
Malgré les conditions difficiles, Christian Aimé Ndota a continué à produire du contenu de qualité pour Radio Centrafrique. Il a couvert des événements majeurs, réalisé des reportages et interviews, et corrigé des articles pour assurer une meilleure qualité éditoriale. Il a également participé à des missions à l’étranger, notamment à Lomé, pour des projets d’accès à l’électricité hors réseau.
Christian Aimé Ndota a également pris part à la formation de stagiaires, leur offrant des séances de culture générale et partageant son expertise en journalisme radio. Son engagement envers l’éducation et la formation a permis de combler certaines des lacunes professionnelles observées parmi les jeunes journalistes.
Accusations d’injustice et d’abus de pouvoir.
En réponse à sa suspension, Christian Aimé Ndota a dénoncé les pratiques injustes et l’abus de pouvoir au sein du ministère de la Communication. Il a mis en évidence la mauvaise gestion des ressources humaines, le manque de leadership, et l’incompétence de certains responsables. Les conditions de travail précaires, aggravées par les délestages fréquents, ont rendu son travail encore plus difficile.
Ndota a également souligné l’absence de soutien administratif, notamment le non-versement de ses salaires de janvier à avril 2024, une situation qu’il attribue à la mauvaise gestion du Directeur des Ressources.
Problèmes techniques et matériels.
Le ministère de la Communication est également confronté à de graves problèmes techniques. Les studios de Radio Centrafrique souffrent de coupures de transmission, de courts-circuits, et d’un éclairage inadéquat. Les équipements sont défectueux, ce qui complique la production de contenu de qualité.
Christian Aimé Ndota a dû utiliser son propre matériel pour pallier ces déficiences, dévoilant au passage le manque de ressources et d’investissement dans les infrastructures essentielles pour le bon fonctionnement de la station.
Réaction et critiques de la hiérarchie.
La réponse de la hiérarchie à l’égard de Ndota a été marquée par des malentendus et des tensions. Les chefs de service ont exprimé des réticences face à ses initiatives et suggestions, ce qui a créé un climat de travail difficile. Malgré cela, Dota a continué à transmettre ses connaissances et à proposer des améliorations pour le bien de l’équipe.
Formation et Développement Professionnel.
En parallèle de ses tâches quotidiennes, Ndota a participé à une formation sur le journalisme et la cybersécurité organisée par l’Ambassade des États-Unis. Cette formation visait à renforcer ses compétences et à améliorer la qualité de son travail journalistique.
En un mot, Christian Aimé Ndota reste déterminé à défendre ses actions et à dénoncer les injustices dont il est victime. Son engagement et ses initiatives pour améliorer les conditions de travail et la qualité du journalisme à Radio Centrafrique témoignent de son dévouement professionnel malgré les obstacles rencontrés.
Lenteur inexplicable : Pourquoi le gouvernement centrafricain abandonne ses ressortissants au Niger.
Centrafrique.org/les-centrafricains-bloques-au-niger-lancent-un-appel-desespere-au-gouvernement/dans-le-camp-des-refoules-au-niger/” rel=”attachment wp-att-66906″ data-wpel-link=”internal”>Dans un camp des refoulés africains au Niger
Depuis plusieurs années, des dizaines de Centrafricains se retrouvent bloqués dans des camps de l’OIM au Niger, sans espoir de retour. Leur rapatriement est retardé par une lenteur administrative inexplicable du gouvernement centrafricain, laissant ces migrants dans une situation précaire.
Ces migrants centrafricains avaient initialement quitté leur pays pour tenter de rejoindre l’Europe via certains pays d’Afrique du nord. Ils ont traversé plusieurs pays pour arriver en Libye, l’Algérie, la Tunisie ou encore le Maroc, espérant une vie meilleure en Europe, vue la situation dans leur pays. Cependant, leur voyage s’est transformé en cauchemar. Bloqués à chaque étape, ils ont souvent été agressés, emprisonnés et laissés dans la détresse. Devant cette situation critique, l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) est intervenue pour les persuader de rentrer chez eux.
Des conditions de vie précaires au Niger.
Accueillis dans le camp de l’OIM au Niger, ces migrants centrafricains se retrouvent dans des camps temporaires en attendant les documents officiels nécessaires pour leur retour en Centrafrique. Les conditions de vie dans ces camps sont extrêmement difficiles. Ils dorment sur des nattes posées à même le sol, et l’accès à l’eau courante est rare, souvent limité à la nuit, entre 23h et minuit.
Un centrafricain, dans un camp des refoulés africains au Niger, très content de savoir que nous sommes des journalistes centrafricains. CopyrightCNC
Un climat hostile et une nutrition inadéquate.
Le climat désertique du Niger, avec ses températures élevées, est particulièrement éprouvant pour ces migrants non habitués à de telles conditions. La chaleur intense rend leur quotidien encore plus difficile. En plus de cela, la nourriture disponible est insuffisante et peu variée, se limitant souvent à de simples plats de riz, insuffisants pour répondre à leurs besoins nutritionnels.
Le gouvernement centrafricain abandonne ses ressortissants :Lenteur administrative et inaction gouvernementale.
Malgré leur désir ardent de rentrer en Centrafrique, le gouvernement de Bangui tarde inexplicablement à autoriser leur rapatriement. Cette lenteur administrative aggrave leur situation déjà précaire. Les démarches de l’OIM sont systématiquement bloquées par les autorités centrafricaines, sans aucune explication claire. Ce blocage administratif a des conséquences désastreuses pour ces individus, les laissant dans une attente interminable et incertaine.
Espoirs et frustrations.
Récemment, deux Centrafricains ont été autorisés à quitter le Niger, mais il n’y a aucune information confirmant leur arrivée en Centrafrique. Ce manque de transparence et de communication accroît l’angoisse des autres migrants, qui ne savent pas quand ils pourront enfin rentrer chez eux. La frustration grandit face à l’inaction du gouvernement centrafricain, accusé de négliger ses propres citoyens en détresse.
Appel à une action urgente.
Les migrants centrafricains espèrent une prise de conscience rapide et une intervention efficace de la part de leur gouvernement pour mettre fin à ce cauchemar. Ils demandent à être rapatriés dans les plus brefs délais, pour retrouver leur pays et commencer une nouvelle vie après tant d’années de souffrance et d’incertitude.
Drame minier à Sosso-Nakombo : Trois ouvriers enterrés vivants.
Centrafrique.org/sur-un-chantier-minier-a-carnot-a-louest-de-la-republique-centrafricaine-2/” data-wpel-link=”internal”>Sur un chantier minier à Carnot, dans la préfecture de Mambéré, dans l’ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Vendredi dernier, trois ouvriers miniers ont été enterrés vivants lors d’un éboulement à Sosso-Nakombo. Le drame s’est produit sur un chantier situé à 2 km de la ville, causant une intervention d’urgence des secours locaux.
Drame minier à Sosso-Nakombo : Trois vies brisées.
Un accident s’est produit vendredi dernier à Sosso-Nakombo, dans la préfecture de la Mambéré-Kadéi. Trois ouvriers miniers ont trouvé la mort dans un écoulement de terre sur un chantier situé à 2 km de la ville, sur l’axe de Démocoubas.
Conséquences de la saisons des pluies.
Avec la saison des pluies, les risques d’éboulements dans les zones minières augmentent considérablement. Les jeunes, souvent contraints de quitter l’école faute de perspectives d’avenir, se tournent vers l’exploitation minière artisanale, une activité dangereuse mais l’un des rares moyens de subsistance.
L’Absence d’opportunités pour les jeunes.
La situation économique désastreuse du pays pousse de nombreux jeunes à abandonner leurs études pour chercher de l’or ou des diamants. Sans emplois et sans soutien, ces jeunes sont obligés de travailler dans des conditions précaires et risquées, exposés aux accidents graves comme celui de Sosso-Nakombo.
Un secteur minier non réglementé.
Le manque de réglementation et de mesures de sécurité dans le secteur minier artisanal aggrave la situation. Les travailleurs opèrent souvent sans protection adéquate, rendant les éboulements et autres accidents fréquents et souvent mortels. Cet accident lève les voiles sur la nécessité urgente de renforcer les contrôles et d’assurer la sécurité des travailleurs.
Un appel à une réponse rapide.
Face à cette tragédie, il est urgent de mettre en place des initiatives pour offrir des alternatives aux jeunes et sécuriser les chantiers miniers. Investir dans l’éducation et créer des opportunités d’emploi pourrait prévenir de tels drames à l’avenir, en offrant aux jeunes des perspectives plus sûres et plus prometteuses.
41 % de la Population centrafricaine Souffre de Malnutrition, le MSF au Secours
Centrafrique.org/msf_a_bossangoa_en_centrafrique/” data-wpel-link=”internal”>Des mains de participantes nettoient des légumes lors d’un atelier culinaire à Bossangoa, une initiative de MSF pour promouvoir les bonnes pratiques alimentaires.
Selon les Nations-Unies, 41 % de la population en République centrafricaine souffre de malnutrition. MSF répond à cette crise par des programmes de sensibilisation et de prévention, organisant des ateliers culinaires et prenant en charge les frais de transport des patients.
La Population centrafricaine Souffre : une Crise de Malnutrition Alarmante.
D’après le rapport des Nations unies, 41 % de la population en République centrafricaine ne mange pas à sa faim. Entre octobre 2022 et août 2023, environ 298 000 enfants de moins de cinq ans et plus de 140 600 femmes enceintes et allaitantes ont été touchés par la malnutrition aigüe, selon l’IPC (Cadre intégré de classification de l’insécurité alimentaire). Bossangoa est particulièrement affectée par ce fléau.
Emma Augustine Zoba, coordinatrice adjointe médicale de MSF en RCA, explique : « Les conséquences d’une malnutrition chronique chez les jeunes enfants affectent, souvent de manière irréversible, leur métabolisme et leur système immunitaire, entraînant un retard de croissance et une vulnérabilité accrue face aux maladies».
Centrafrique.org/atelier_culunaire_msf_bossangoa_en_centrafrique/” data-wpel-link=”internal”>Des participantes à un atelier culinaire à l’hôpital de Bossangoa, organisé par MSF, apprennent à préparer des légumes pour lutter contre la malnutrition. CopyrightMSF
Les Efforts de Sensibilisation de MSF.
Pour lutter contre la malnutrition aigüe à Bossangoa par exemple, MSF a instauré un programme de prévention à l’hôpital régional. Les équipes de promotion de la santé de MSF sensibilisent les patients et leurs accompagnants sur les risques de la malnutrition, les méthodes de prévention et les bonnes pratiques alimentaires.
Ateliers Culinaires : Une Solution Innovante.
MSF organise des ateliers culinaires deux fois par semaine à l’hôpital. Les participants, notamment des mères avec leurs bébés, apprennent à conserver les aliments, préserver leurs valeurs nutritives et identifier les premiers signes de malnutrition chez l’enfant. Angela Senendo, assistante nutritionnelle de MSF, souligne : « La meilleure façon de sensibiliser c’est d’impliquer les personnes ! Ce jour-là, une dizaine de personnes étaient présentes, dont une grande majorité de mamans avec leurs bébés. On y aborde les essentiels, tels que la conservation des aliments, comment garder les valeurs nutritives des produits avant, pendant et après cuisson, comment utiliser les récoltes. On forme aussi les mamans à repérer les premiers signes de malnutrition chez l’enfant et l’importance de l’alimentation pendant ses trois premières années».
Centrafrique.org/Centrafrique-de-violents-affrontements-entre-groupes-armes-a-batangofo/malnutrition-crisis-car-2/” rel=”attachment wp-att-24088″ data-wpel-link=”internal”>Parfait Dosséli, is a nurse supervisor at Bossangoa’s hospital and he is working in the nutrition department. Every day, he provides treatment to malnourished children. He is pictured here giving intravenous treatment to a child suffering from a form of malnutrition called marasmus.
Garantir l’Accès aux Soins.
L’accès aux soins reste un défi à Bossangoa en raison des coûts de transport, de l’état des routes et de l’insécurité. Pour pallier ces obstacles, MSF couvre les frais de transport des patients et offre trois repas par jour aux familles accompagnantes, préparés par les cuisinières de l’hôpital. Dr. Mahamadou Coulibaly de MSF indique : « Sans ce dispositif, une hospitalisation prolongée mettrait la famille en difficulté».
Les sessions de sensibilisation de MSF incluent un dépistage systématique des enfants malnutris de six mois à quatre ans, permettant une prise en charge rapide et réduisant les complications associées à la malnutrition.
Un Soutien Essentiel pour les Familles.
Depuis leur implantation, l’hôpital, en collaboration avec MSF, a observé une baisse drastique du nombre de patients qui arrêtent leur traitement. Dr. Coulibaly poursuit : « Le non suivi du parcours de soin par le patient est récurrent bien qu’il n’émane pas de son choix mais plutôt du contexte extérieur et économique. » Grâce aux efforts de MSF, les patients peuvent désormais recevoir les soins nécessaires, peu importe la durée du traitement ou de la guérison.
Réduire les Complications de la Malnutrition.
Pour chaque session de sensibilisation, les relais de MSF effectuent un dépistage systématique des enfants malnutris de six mois à quatre ans. Ceux qui sont malnutris sont référés pour une prise en charge médicale en ambulatoire ou à l’hôpital selon le degré de malnutrition. L’accès aux soins à temps permet ainsi de réduire les complications associées à la malnutrition.
Dans ce contexte où l’accès aux soins est un défi pour les communautés touchées par la malnutrition, pouvoir prendre en charge les besoins exprimés par les familles fait la différence.
Références
Analyse de la malnutrition aiguë de l’IPC (octobre 2022 à août 2023)
Le député de Nanga-Boguila Alarme sur la Crise Humanitaire et les Routes Dégradées dans sa Circonscription
Le marché de Nanga Boguila, situé à 70 kilomètres de Paoua sur l’axe Bossangoa. Photo CNCCentrafrique.org/rca-panique-a-nanga-boguila-les-3r-occupent-la-ville-depuis-plusieurs-jours-les-populations-paniquees/monument-de-a-la-memoie-des-autorites-assassinees-le-26-avril-2014-a-boguila-en-pleine-reunion-par-les-combattants-rebelles-de-la-seleka-provoquant-une-forte-reaction-des-elements-de-loperation-sang/” rel=”attachment wp-att-41204″ data-wpel-link=”internal”>monument à la mémoire des autorités assassinées le 26 avril 2014 à Boguila en pleine réunion par les combattants rebelles de la Seleka, provoquant une forte réaction des éléments de l’opération Sangaris
Auguste Dokowane, député de Nanga-Boguila, dénonce les conditions déplorables des déplacés internes dans sa circonscription et l’état des routes dégradées. Il appelle le gouvernement à intervenir d’urgence pour apporter de l’aide et réparer les infrastructures routières vitales.
Le député de Nanga-Boguila alarme sur les conditions Humanitaires Critiques.
Le député de Nanga-Boguila, Auguste Dokowane, a récemment exprimé ses préoccupations quant aux conditions de vie des déplacés internes dans les villages de Doboti et Ndorozaïre. Ces populations, forcées de quitter leur foyer en raison des violences armées, manquent d’assistance humanitaire. “Les habitants des villages Doboti et Ndorozaïre qui ont quitté leur localité n’ont toujours pas d’assistance”, déclare-t-il. Les déplacés se trouvent actuellement dans des conditions précaires sans accès adéquat à l’eau potable ni aux soins médicaux.
Impact des Routes Dégradées.
La dégradation des infrastructures routières constitue un autre problème majeur dans la circonscription de Nanga-Boguila. Les routes, en particulier l’axe reliant Nanga-Boguila à Bossangoa, sont impraticables, entravant le transport des marchandises et des produits agricoles. “Depuis plusieurs mois, la circulation devient difficile entre Nanga-Boguila et Bossangoa, distant de 110 km”, explique Dokowane. Cette situation exacerbe la crise humanitaire, car les cultivateurs ne peuvent plus écouler leurs produits, entraînant un stockage massif des récoltes.
Problèmes aux Points de Contrôle.
Les barrières multiples sur la route compliquent davantage la situation. “Si tu quittes Bossangoa pour aller, c’est plus de huit barrières”, précise le député. Ces checkpoints ajoutent des formalités supplémentaires, décourageant les transporteurs et aggravant le retard dans la livraison des produits agricoles. Les cultivateurs de Nanga-Boguila voient leurs produits, tels que plus de 1000 sacs d’arachides et des tonnes de maïs, rester inutilisés et stockés.
Appel à l’Aide Gouvernementale.
Face à cette situation critique, Auguste Dokowane sollicite une intervention immédiate du gouvernement. “Nous sollicitons du gouvernement, surtout le ministre des travaux publics, d’aider cette population”, dit-il. Il insiste sur la nécessité de dégager certains points critiques pour permettre la circulation des camionneurs. Le député appelle également le ministre des Actions humanitaires à fournir une assistance urgente aux déplacés internes.
Sécurité et Conflits Locaux.
Bien que la sécurité se soit partiellement améliorée grâce aux efforts des forces de la FACA, des incidents de braquages persistent. “Il y a quelques cas de braquages aux alentours”, note Dokowane. Par ailleurs, les conflits entre cultivateurs et éleveurs restent problématiques, les champs étant souvent détruits par le bétail. L’année dernière, des violences ont éclaté dans les villages de Doboti et Ndorozaïre, où des hommes armés ont tué deux civils et incendié plusieurs maisons.
Mbaïki : Pénurie d’eau et désespoir des habitants.
Centrafrique.org/mbaiki-remise-des-fournitures-scolaires/pancarte-indiquant-lentree-et-la-sortie-de-la-ville-de-mbaiki/” rel=”attachment wp-att-53101″ data-wpel-link=”internal”>Pancarte indiquant l’entrée et la sortie de la ville de Mbaïki. Photo CNC
Les habitants de Mbaïki vivent un calvaire quotidien à cause de la pénurie d’eau potable. Les pompes hors service et l’inaction des autorités les obligent à puiser de l’eau de sources insalubres, exposant la population à de graves risques sanitaires.
À Mbaïki, la situation de l’eau potable est devenue intolérable. Les habitants doivent se tourner vers des sources naturelles pour s’approvisionner, mais ces sources sont souvent contaminées. Le problème est particulièrement aigu dans le troisième arrondissement, où la pompe principale est hors service depuis longtemps. “Nous consommons de l’eau des sources, mais la qualité est médiocre”, explique Rupert Ema Selemoui, chef de groupe du troisième arrondissement.
Pénurie d’eau : Difficultés quotidiennes des habitants.
Orkavine Gandoko, une mère de famille du quartier Bombolet, décrit les difficultés rencontrées pour trouver de l’eau potable. “Nous parcourons de longues distances pour puiser de l’eau”, dit-elle. Les habitants doivent parfois payer jusqu’à 100 francs CFA par bidon d’eau, ajoutant une charge financière supplémentaire à leur quotidien déjà difficile. Les files d’attente devant les rares points d’eau fonctionnels sont longues, et les affrontements pour accéder à l’eau sont fréquents.
Problèmes de gestion et inaction gouvernementale.
Evariste Mbongi, coordonnateur des points d’eau, reconnaît les difficultés rencontrées par les habitants. Il promet de collaborer avec l’Agence nationale de l’eau et de l’assainissement pour trouver des solutions, mais les démarches avancent lentement. “Sur les 38 forages construits par diverses organisations, seulement 18 sont opérationnels”, explique-t-il. Les autres forages nécessitent des réparations urgentes, mais l’absence de fonds et de soutien gouvernemental entrave les progrès.
Conséquences sanitaires et appel à l’aide.
La consommation d’eau souillée expose les habitants de Mbaïki à de graves risques sanitaires, notamment des épidémies de maladies hydriques telles que l’hépatite E. Le gouvernement a annoncé l’épidémie, mais n’a pas encore pris de mesures concrètes pour améliorer l’accès à l’eau potable. Les habitants, désespérés, appellent à une intervention immédiate pour résoudre cette crise et protéger leur santé.
Gamboula: La réforme douanière passe au numérique.
Centrafrique.org/rca-lexpertise-russe-a-la-douane-le-dg-theodore-frederic-inamo-eclaire-la-lanterne-du-public-sur-cet-accord-de-collaboration/le-directeur-general-de-la-douane-frederic-theodore-inamo-entoure-par-ses-directeurs-adjoints/” rel=”attachment wp-att-47250″ data-wpel-link=”internal”>Le Directeur général de la douane Frédéric Théodore Inamo , entouré par ses directeurs adjoints lors du point de presse à Bangui le jeudi 27 mai 2021. Photo CNC
Les services douaniers de Gamboula entrent dans une nouvelle ère numérique. La digitalisation, récemment implantée, promet de moderniser les opérations douanières, de sécuriser les recettes et de lutter efficacement contre la fraude, conformément à la politique gouvernementale de dématérialisation.
La réforme douanière à Gamboula s’inscrit dans une stratégie nationale visant à moderniser les services publics. La Direction générale des douanes a mis en place des outils numériques pour contrôler et sécuriser les recettes. Oscar Mesmin MBROUGNETTI, chef de service des douanes de Gamboula, se félicite de cette avancée. “C’est une fierté pour nous de voir notre administration évoluer vers des techniques modernes”, déclare-t-il.
Formation des Agents Douaniers de Gamboula.
Pour accompagner cette transition, les agents douaniers de Gamboula ont suivi des formations spécifiques sur l’utilisation des outils numériques. “Cette formation vient à point nommé, facilitant notre lutte contre les infractions douanières”, affirme Alexis Deyomo, un douanier en fonction. La maîtrise de ces nouvelles technologies permettra une meilleure gestion des flux commerciaux et un contrôle renforcé des frontières.
Lutte Contre la Fraude et la Contrebande.
La digitalisation des services douaniers est essentielle pour combattre la fraude et la contrebande. En intégrant des systèmes de gestion numérique, les douanes peuvent désormais tracer et vérifier les marchandises de manière plus efficace. “Ça va nous aider au moins à lutter d’une manière efficace contre la fraude et contre la contrebande”, ajoute Deyomo.
Sécurisation des Recettes.
La sécurisation des recettes est un enjeu majeur de cette réforme. Grâce à la digitalisation, les transactions sont enregistrées et contrôlées en temps réel, réduisant les risques de pertes financières pour l’État. “Le projet va dans la droite ligne de la politique du gouvernement via la direction générale qui cherche à informatiser ou à digitaliser tous les bureaux de la frontière afin que les recettes soient sécurisées”, explique Oscar Mesmin MBROUGNETTI.
Augmentation de l’Effet des Effectifs.
Pour soutenir cette nouvelle infrastructure, la Direction générale des douanes a augmenté le nombre d’agents sur le terrain. Frédéric Théodore Inamo, directeur général des douanes, précise que le corridor Mogumba sera le prochain à bénéficier de cette digitalisation. L’augmentation des effectifs vise à répondre aux besoins croissants de surveillance et de contrôle.
Transfert injustifié et isolement brutal : Le calvaire de l’ancien ministre Lionel Privat Dounda à la porte rouge de la prison du camp de Roux
Centrafrique.org/rca-lancien-ministre-de-la-jeunesse-et-des-sports-regis-lionel-dounda-est-place-en-garde-a-vue-a-la-sri/regis-lionel-dounda/” rel=”attachment wp-att-46013″ data-wpel-link=”internal”>L’ancien Ministre Regis Lionel Dounda, profil sur Twitter
Lionel Privat Dounda, ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, a été brutalement transféré la semaine dernière à la prison du camp de Roux. Incarcéré dans la terrifiante “porte rouge”, son isolement soulève de graves questions sur la justice et la politique en Centrafrique. Un scandale de plus pour ce régime criminel.
Arrestation et Incarcération Initiale de l’ancien ministre Lionel Privat Dounda.
En avril 2021, Lionel Privat Dounda est arrêté par la section des recherches et d’investigation de la gendarmerie de Bangui. Accusé de malversations financières basées sur un rapport biaisé de l’inspection générale d’État, il est maintenu en garde à vue bien au-delà de la durée légale. Privé de ses droits fondamentaux, y compris l’accès à son avocat et l’utilisation de tout moyen de communication, Dounda devient rapidement une victime d’une machination politique orchestrée par le Putschiste Faustin Archange Touadera.
Condamné à dix ans de prison ferme pour mauvaise gestion, Lionel Privat Dounda n’a jamais eu la possibilité de faire appel. Malgré la loi qui garantit ce droit, le ministre de la Justice, le parrain mafieux Arnaud Djoubaye Abazèneet le Putschiste de Bangui, Faustin Archange Touadera, bloquent systématiquement toute tentative de révision du jugement. Ce refus d’un procès équitable démontre une collusion au plus haut niveau du pouvoir pour éliminer Dounda, perçu comme une menace politique.
Bangui/” rel=”attachment wp-att-73007″ data-wpel-link=”internal”>L’ancien ministre Lionel Dounda à la cérémonie de rotation des forces françaises à Bangui
Transfert Brutal et Isolement à la “Porte Rouge”.
Le transfert soudain de Lionel Privat Dounda de la prison centrale de Ngaragba à la prison du camp de Roux soulève des questions inquiétantes. Isolé dans la redoutable “porte rouge”, connue pour ses conditions inhumaines, il subit un traitement cruel et arbitraire. Cette mesure draconienne vise clairement à le faire taire et à dissuader toute opposition. L’isolement intensifie son calvaire et dévoile, sans doute, les abus de pouvoir systématiques.
Le rapport de l’inspection générale d’État, à l’origine des accusations contre l’ancien ministre Lionel Privat Dounda, est truffé de fausses allégations. Les prétendus détournements de fonds et ventes de terrains par son chargé de mission, le sulfureux et redoutable Daniel Nzéwé, n’ont jamais été prouvés. Les inspecteurs d’État, manipulant les faits, ont trompé le président putschiste de la République pour justifier l’éviction de Dounda. Cette instrumentalisation de la justice pour des fins politiques est une violation flagrante de l’État de droit.
Un Système Judiciaire totalement Corrompu.
Le cas de Lionel Privat Dounda montre aux yeux du monde la profonde corruption du système judiciaire centrafricain. Les autorités utilisent la justice comme un outil de répression contre les opposants politiques. Les droits de Dounda sont bafoués à chaque étape de son parcours judiciaire, depuis son arrestation jusqu’à son isolement actuel. Les magistrats et le gouvernement central sont complices de cette injustice.
La Nécessité d’une Réaction Internationale.
L’affaire Lionel Privat Dounda est un scandale qui expose les dérives autoritaires et la manipulation de la justice en République centrafricaine. Sa condamnation sans appel, son transfert brutal et son isolement inhumain révèlent une volonté claire d’éliminer physiquement toute opposition. Cette affaire nécessite une intervention urgente de la communauté internationale pour restaurer l’État de droit et protéger les droits humains en Centrafrique. Les abus de pouvoir et l’injustice ne doivent pas être tolérés.
Le naufrage de la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS) : gestion catastrophique et corruption endémique
Centrafrique.org/general_fabrice_assap_directeur_de_la_compagnie_nationale_de_securite/” data-wpel-link=”internal”>Fabrice Assap, directeur de la CNS, en mission de patrouille, équipé de son gilet pare-balles et de sa radio.
La Compagnie Nationale de Sécurité (CNS) est en chute libre, victime d’une gestion désastreuse et d’une corruption généralisée. Autrefois synonyme de sécurité, elle incarne désormais le dysfonctionnement, sous la houlette d’un directeur, Le général Fabrice Assap, dont l’incompétence et les pratiques abusives sapent les fondements de l’institution.
Une gestion désastreuse : un personnel démotivé et des moyens inexistants.
Sous la direction du général Fabrice Assap , surnommé “Général de Raquettage”, la Compagnie Nationale de Sécurité a perdu toute efficacité opérationnelle. Les véhicules de patrouille, autrefois nombreux, se résument désormais à un seul pick-up en état de marche. Cette situation déplorable est le résultat direct d’une gestion catastrophique des ressources. Le personnel, déjà découragé par le manque de moyens, doit faire face à l’indifférence et à l’autoritarisme de leur directeur. Lorsqu’un conducteur de véhicule signale une pénurie de carburant, il est sommairement renvoyé, laissé à lui-même pour trouver une solution.
Centrafrique.org/rca-une-operation-de-la-cns-visant-a-debusquer-un-malfrat-fait-polemique-a-Bangui/pickup-police-nationale-cns-en-patrouille-micka-6/” rel=”attachment wp-att-36406″ data-wpel-link=”internal”>Une patrouille de la compagnie nationale de sécurité (CNS) dans une rue de Bangui. Photo CNC / ickael Kossi
Une politique de sanctions arbitraires et injustifiées.
Le climat interne de la Compagnie Nationale de Sécurité est devenu irrespirable. Le directeur, Le général Fabrice Assap, inflige des sanctions arbitraires et injustifiées, créant un climat de terreur parmi les agents. La moindre faute est prétexte à des punitions sévères et disproportionnées. Cette gestion autoritaire et irrespectueuse conduit à une démotivation générale, érodant la confiance et l’efficacité des forces de sécurité.
Corruption généralisée : l’arrestation comme source de revenu.
La corruption au sein de la Compagnie Nationale de Sécurité est devenue systématique. Toute arrestation, qu’elle soit justifiée ou non, est monnayée. Les étrangers sont particulièrement ciblés, transformant leurs détentions en occasions lucratives pour le directeur, Le général Fabrice Assap. Cette pratique dégradante transforme la justice en un marché noir où l’intégrité et la sécurité sont vendues au plus offrant.
Un environnement de travail déplorable : insalubrité et négligence.
La Compagnie Nationale de Sécurité ressemble aujourd’hui à une véritable décharge publique. Les locaux sont envahis par les herbes et la saleté, témoignant d’une négligence flagrante. La direction nationale de cette compagnie ressemble davantage à un commissariat d’un village qu’à une institution centrale. Cette insalubrité reflète l’incompétence totale du directeur et contribue au climat de découragement parmi les agents.
Des pratiques brutales et des abus de pouvoir.
Le directeur, le général Fabrice Assap , épaulé par un capitaine zélé qui se prend pour le directeur adjoint, recourt à des méthodes brutales pour extorquer des fonds. Des actes de torture et de violence sont rapportés, souvent à l’encontre des plus vulnérables. Les agents qui dénoncent ces abus ou refusent de participer à ces exactions sont détachés dans des régions reculées, souvent dangereuses, sans soutien ni ressources, comme le montre la collaboration forcée avec les Mercenaires russes de Wagner.
une institution à redresser d’urgence.
La Compagnie Nationale de Sécurité, sous la direction de ce “Général de Raquettage”, illustre tragiquement l’échec total de la gestion et de l’éthique au sein d’une institution cruciale. Il est impératif d’agir rapidement pour redresser cette compagnie, rétablir l’ordre, et restaurer la confiance du public dans les forces de sécurité.
Wagner perquisitionne la maison de l’ex-député Florent Kema à Bangui : argent et biens volés
Bangui/” rel=”attachment wp-att-46677″ data-wpel-link=”internal”>Un véhicule des Mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP
Mercredi dernier, la maison privée de l’ancien député Florent Kemaà Bangui a été envahie par des mercenaires russes du groupe Wagner. Les occupants ont été terrorisés pendant que les mercenaires fouillaient la maison, volant des objets de valeur, y compris de l’argent. Les voisins restent choqués par cette intervention brutale.
Perquisition nocturne au domicile du député Florent Kema.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, aux environs de 21 heures, les mercenaires russes du groupe Wagner ont pénétré par effraction dans la maison de l’ancien député de Nana-Bakassa, Florent Kema, ancien député et leader d’un groupe armé en Centrafrique, dénommé « Front de défense de la liberté ». La scène s’est déroulée au quartier PK15, en face de la cité 100 logements, sur la route de Boali, dans la commune de Bégoua à Bangui. Les mercenaires, à bord de leur pick-up, sont allés briser le portail de la concession avant de s’introduire dans la résidence.
Les mercenaires ont réveillé les occupants de la maison en brisant la porte d’entrée. Les femmes, les enfants et l’occupant principal ont été mis à terre, menottés, et contraints de rester immobiles pendant que les mercenaires fouillaient chaque recoin de la maison. Selon les témoignages, les mercenaires parlaient une langue incompréhensible et demandaient aux occupants de sortir des armes qu’ils ont caché ici.
Recherches et vols.
Pendant la perquisition, les mercenaires ont fouillé la maison de fond en comble, inspectant chaque pièce, valise et même sous les lits. Ils ont emporté de l’argent, estimé entre 600 et 700 mille francs CFA, ainsi que des téléphones portables et d’autres biens de valeur. Heureusement, aucun occupant n’a été physiquement touché lors de l’incident.
Répétition des perquisitions au domicile de l’ancien député.
Cet incident n’est pas le premier du genre. Les mercenaires de Wagner ont déjà perquisitionné la maison de Florent Kema à plusieurs reprises. Chaque fois qu’il y a des attaques des éléments de Front de défense de la liberté, son groupe armé positionné dans les ville de province, les mercenaires reviennent à chaque fois fouiller la maison à Bangui, affirmant chercher des armes. Cette situation suscite l’incompréhension et la peur parmi les voisins et les occupants.
Complicité des autorités.
Rappelons que depuis mai 2021, Florent Kema a quitté Bangui et sa famille vit en exil à l’étranger. Sa maison, mise en location, est habitée par un locataire qui, lui aussi, vit dans la crainte des interventions répétées des mercenaires de Wagner. Les voisins, tout comme les occupants actuels, sont exaspérés par ces actions violentes et arbitraires.
Questions sans réponse.
Les voisins et les occupants de la maison de Florent Kema s’interrogent sur les véritables motivations de Wagner. La recherche d’armes semble être un prétexte pour justifier ces perquisitions répétées. Wagner, avec le soutien du gouvernement, agit en toute impunité, et la population de Bangui continue de vivre sous la menace constante de leurs actions brutales.
Il convient de noter que la dernière perquisition de Wagner chez Florent Guémin n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de la terreur que les mercenaires imposent à Bangui. Avec un gouvernement complice, les habitants de la capitale centrafricaine restent à la merci des actions brutales et arbitraires de Wagner, vivant dans une constante incertitude et peur.
Quand le ministère des Finances et la Télécel Centrafrique jouent en direct la comédie des impôts à Bangui.
siège social de la Télécel à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
Le ministère des Finances et la Télécel Centrafrique se jouent des Centrafricains. Chaque mois, ou du moins chaque trimestre, le service des impôts, le chorégraphe de cette comédie, scelle puis rouvre les portes de l’agence de la Télécel de Bangui, révélant une comédie bureaucratique de mauvais goût, où les liens avec le pouvoir pèsent dans cette affaire.
Les Centrafricains assistent chaque mois à une scène répétitive entre le ministère des Finances et la Télécel Centrafrique. Le service des impôts du ministère des finances scelle régulièrement les portes de l’agence principale de Télécel à Bangui, avant de les rouvrir l’après-midi même, laissant les citoyens perplexes.
les portes closes de la Télécel Centrafrique ce lundi 25 mars 2025. CopyrightfCNC
Liens politiques étroits.
La directrice générale de la Télécel, Mme Moussa Kembé, et le directeur commercial, fils du grand frère du Putschiste Touadéra, sont des figures influentes du régime actuel. Mme Moussa Kembé a fait partie du comité chargé de la rédaction de la nouvelle constitution l’année dernière, visant à instaurer une présidence à vie en Centrafrique.
Immunité institutionnelle de la Télécel Centrafrique.
Cette connivence politique offre à Télécel une protection manifeste. En dépit des accusations portées contre Orange Centrafrique concernant la taxe sur les transactions financières électroniques, Télécel échappe systématiquement aux attaques du gouvernement grâce à ses liens étroits avec le pouvoir.
Impunité fiscale récurrente.
Le ministère des Finances, bien conscient de cette situation, persiste à jouer cette comédie mensuelle. Chaque mois, les agents des impôts scellent les portes de l’agence Télécel pour des impôts prétendument impayés, avant de les rouvrir sans explication claire. Cette farce exaspère les Centrafricains, qui réclament plus de transparence et d’équité dans la gestion des affaires publiques.
« Les Centrafricains sont fatigués de ces jeux de pouvoir qui perturbent leur quotidien. Si Télécel doit payer ses impôts, cela doit être fait de manière transparente et équitable, sans favoritisme, afin que la justice règne enfin dans le pays », déclare un enseignant à l’école centre ville de Bangui.
Spectacle de la Haute Autorité de Bonne Gouvernance au baccalauréat : quand le ridicule frôle l’honnêteté.
Centrafrique.org/installation-des-nouveaux-membres-de-la-haute-autorite-charge-de-la-bonne-gouvernance/dr-guy-eugene-demba-president-de-la-haute-autorite-charge-de-la-bonne-gouvernance/” rel=”attachment wp-att-55874″ data-wpel-link=”internal”>Dr Guy Eugène Demba, Président de la Haute Autorité chargé de la Bonne Gouvernance
La Haute Autorité de Bonne Gouvernance a fait sensation jeudi dernier en visitant les centres du baccalauréat à Bangui. Sous prétexte de lutte contre la fraude, cette inspection a tourné au spectacle ridicule, éclipsant les vrais enjeux de gouvernance et laissant perplexes élèves et observateurs.
Le jeudi dernier, la Haute Autorité de Bonne Gouvernance s’est livrée à une démonstration théâtrale en visitant plusieurs centres d’examen du baccalauréat à Bangui. Cette démarche, censée combattre la fraude, a surtout montré un décalage frappant entre les préoccupations réelles du pays et les actions superficielles de cette Haute autorité. Le spectacle offert par le commissaire et son équipe, accompagnés par des organisations anti-corruption, a provoqué plus de rires que de sérieux, occultant les véritables défis de la gouvernance.
Ce qui choque davantage, c’est l’ignorance flagrante de la Haute Autorité de Bonne Gouvernance concernant les fraudes massives et détournements continuels au sein du gouvernement. Pendant que cette autorité se concentrait sur de supposées fraudes aux examens, elle fermait les yeux sur des scandales de plus grande envergure. Des députés de la majorité présidentielle ont été pris en flagrant délit de fraude lors d’un examen spécial à l’Université de Bangui, envoyant des enfants composer à leur place. Malgré les preuves accablantes, le ministre de l’Éducation est intervenu pour libérer ces jeunes fraudeurs, une action passée sous silence par la Haute Autorité de la bonne gouvernance.
Le Grand spectacle de la Haute Autorité de la bonne gouvernance.
Le comportement de la Haute Autorité de Bonne Gouvernance frôle le ridicule. Tandis que les médias soulignent régulièrement les scandales impliquant des membres influents du gouvernement, cette autorité choisit de détourner l’attention en se focalisant sur des fraudes mineures. En dépit des preuves et de l’implication directe du ministre de l’enseignement dans le relâchement des fraudeurs, la Haute Autorité de Bonne Gouvernance persiste à ignorer ces réalités. Cette attitude sélective dévoile une absence de véritable engagement pour la bonne gouvernance, préférant des actions théâtrales à un réel travail de fond.
Checkpoint de l’enfer à l’entrée de Nola : Les forces de sécurité terrorisent les usagers et sèment le chaos.
Centrafrique.org/la-penurie-de-pieces-de-monnaie-a-nola-les-commercants-se-tournent-vers-les-eglises/rondpoint-de-la-ville-de-nola-en-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-64858″ data-wpel-link=”internal”>Rondpoint de la ville de Nola en République centrafricaine
À l’entrée de Nola, la barrière du village Lopou est devenue un lieu de terreur. Les forces de sécurité y extorquent systématiquement les usagers, exigeant des paiements abusifs. Vendredi, une femme de 80 ans, malade, a été brutalisée, révélant l’ampleur des abus.
À l’entrée de la ville de Nola, dans la Sanga Mbaéré, la barrière de Lopou, située à 10 km de la ville sur la route de Berberati, est synonyme de calvaire pour les usagers. Initialement destinée au contrôle de routine des véhicules, cette barrière est devenue un point de passage obligé où policiers et gendarmes imposent leurs lois. Les usagers, notamment les conducteurs de taxis-motos et de véhicules, sont soumis à des extorsions et des maltraitances quotidiennes.
Un cas révélateur : L’incident de vendredi.
Vendredi dernier, une mère âgée de 80 ans, revenant de Bangui où elle était allée se soigner, a été arrêtée à cette barrière. Le gendarme en poste a exigé qu’elle présente sa pièce d’identité. Entre-temps, son fils, parti se soulager, a été accusé de tentative de fuite. En revenant, le fils a entendu le gendarme parler mal à sa mère, exigeant ses papiers. Il s’est alors interposé, disant : “Une vieille dame malade doit-elle vraiment présenter une pièce d’identité ?”. En réponse, le gendarme, piqué au vif, a menacé d’infliger une amende de 15 000 francs CFA à la vieille dame. Bien que la menace n’ait pas été exécutée, cette situation révèle la brutalité et l’injustice qui règnent à cette barrière.
La situation à la barrière de Lopou est intenable pour les habitants de la région. Les conducteurs de taxis-motos, déjà confrontés à des routes dégradées et à l’insécurité présente dans la localité, sont particulièrement ciblés. Les forces de l’ordre, en plus de leurs exigences financières arbitraires, recourent à la violence physique en cas de refus de paiement. Ces pratiques créent une atmosphère de terreur et de frustration parmi les usagers, qui dépendent de ces taxis-motos pour leur déplacement quotidien.
Le rôle important des taxis-motos.
Les taxis-motos jouent un rôle essentiel dans le transport en Centrafrique, particulièrement dans les zones où les routes sont en mauvais état et où les transports publics sont inexistants. Sans eux, la mobilité serait gravement compromise, affectant les déplacements des personnes et le transport des marchandises. Les abus des forces de l’ordre à la barrière de Lopou mettent en danger cette activité vitale. Si les conducteurs de taxis-motos décidaient de cesser leurs activités, le pays serait plongé dans une crise de transport majeure.
Les abus constatés à la barrière de Lopou montrent un besoin urgent de réforme et de surveillance des forces de sécurité. Les autorités gouvernementales doivent intervenir pour démanteler ces pratiques illégales et rétablir l’ordre et la justice. Les usagers de la route méritent un traitement respectueux et juste, sans extorsion ni violence. Les conducteurs de taxis-motos, en particulier, doivent être protégés pour continuer à fournir ce service crucial à la population.
Quand la débâcle de l’armée nationale à Goya transformée en victoire médiatique par les autorités.
Centrafrique.org/rca-au-moins-13-morts-et-une-dizaine-des-blesses-dans-un-affrontement-entre-les-soldats-faca-et-les-rebelles-de-3r-dans-le-nord-ouest/les-soldats-faca-a-ngakobo-dans-le-centre-de-la-rca/” rel=”attachment wp-att-51304″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA à Ngakobo, dans le centre de la RCA.
À Goya, dans la Ouaka, la débâcle de l’armée nationale face aux rebelles a été requalifiée en victoire par les autorités centrafricaines. En adoptant une stratégie de propagande inspirée par les Russes, elles tentent de cacher l’échec militaire sous des récits fabriqués. Des sources locales confirment cette manipulation.
Une attaque dévastatrice des rebelles contre l’armée nationale à Goya.
La semaine dernière, les rebelles ont attaqué une position de l’armée nationale à Goya. Cette attaque a été dévastatrice, laissant les soldats de l’armée nationale désorganisés et contraints de céder face aux rebelles. Les soldats, dépassés par la violence de l’attaque, ont dû se retirer, permettant aux rebelles de prendre le contrôle de la situation.
Les mercenaires russes sont arrivés sur les lieux bien après que les rebelles aient causé des ravages. Ce retard a permis aux rebelles de réquisitionner plusieurs équipements, outils et armes avant de se retirer. La lenteur de la réponse des mercenaires a accentué l’humiliation de l’armée nationale, incapable de défendre efficacement sa position.
La mort d’un soldat de l’armée nationale à Goya et la réponse des autorités.
Lors de cette attaque, un soldat a été tué. Pour justifier cette perte et redorer l’image de l’armée, les autorités ont déclaré que sept rebelles avaient été tués par les FACA. Mais le seul problème, personne ne sachant où ces sept rebelles auraient été trouvés et abattus.
Propagande et manipulation des faits.
Cette transformation d’un échec militaire en victoire médiatique rappelle les méthodes de propagande utilisées par les Russes. Les autorités utilisent ces récits fabriqués pour manipuler l’opinion publique et cacher leur incapacité à gérer efficacement les attaques rebelles.
Les médias complices de la désinformation.
Les médias, souvent présentés comme indépendants, répètent ces récits sans analyse, contribuant à la manipulation de la population. Cette répétition en boucle transforme les mensonges en vérités pour ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas discerner la réalité. Cette manipulation de l’information est un affront à l’intelligence des citoyens et une insulte à ceux qui cherchent la vérité.
Dékoua : La ville Qui réclame son droit à la propagande radiophonique.
Centrafrique.org/a-dekoua-le-maire-reclame-un-nouvel-edifice-municipal/mairie-de-dekoua/” rel=”attachment wp-att-73823″ data-wpel-link=”internal”>Mairie de Dékoua
À Dékoua, dans la Kémo, les habitants demandent l’installation d’une antenne radio, ignorant qu’ils réclament une source de propagande radiophonique intense. Cette demande ironique survient alors qu’une autre source de la désinformation par les rumeurs domine déjà la localité, créant une confusion généralisée.
Dékoua réclame son droit à la propagande : Les habitants en quête d’information.
À Dékoua, dans la préfecture de la Kémo, aucune station radio n’émet, privant les 17 000 habitants d’informations fiables. La population dépend du bouche-à-oreille, ce qui favorise les rumeurs et la désinformation. Les habitants croient naïvement que la radio leur apportera des informations véridiques, sans se rendre compte qu’ils pourraient simplement échanger des rumeurs contre de la propagande.
Certains habitants, comme Claude, curé de la paroisse Sainte-Anne, et quelques autres utilisent CANAPLUS ou Internet pour suivre l’actualité, mais cela concerne moins de 1% de la population. Pour la majorité, la radio semble être la solution idéale pour mettre fin aux rumeurs, sans comprendre que la propagande radiophonique pourrait bien envahir leur quotidien et changer leur mode de communication.
Un plaidoyer pour l’antenne radio.
Sylvine Jaya, présidente locale de l’OFCA, appelle à l’installation d’une radio pour lutter contre les rumeurs et renforcer la cohésion sociale. Ironiquement, cette installation pourrait remplacer les rumeurs locales par une désinformation institutionnalisée. Le maire Dimont Fonchon-Nabana souligne que le développement socio-économique ne peut se faire sans radio, demandant au gouvernement d’agir, sans réaliser qu’ils demandent l’implantation d’une nouvelle source de propagande.
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Un SOS pour Dékoua.
La population espère que le gouvernement réagira rapidement pour installer une antenne de radiodiffusion. Ils sont convaincus que cela améliorerait leur accès à l’information. Cependant, l’ironie de la situation est palpable : en cherchant à se libérer des rumeurs, les habitants risquent de s’enchaîner à une nouvelle forme de désinformation contrôlée.
En attendant, Dékoua reste plongé dans l’obscurité informationnelle, où les rumeurs continuent de prospérer, et où l’appel à une antenne radio résonne comme une étrange demande pour une propagande moderne.
La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) a annoncé, dans un communiqué du 28 juin 2024, une attaque foudroyante contre la base des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et des mercenaires russes à Goya, causant de lourdes pertes humaines et matérielles.
Détails de l’attaque de la base des FACA et de leurs alliés russes.
Selon le communiqué de la CPC, l’attaque a eu lieu vendredi dernier dans la matinée aux environs de 5heures. Le porte-parole du Chef d’État-Major et Coordinateur de la CPC a déclaré que leurs forces ont ciblé les bases des FACA et de leurs alliés russes de Wagner dans le village de Goya, situé dans la préfecture de la Ouaka.
Pertes humaines et matérielles dans l’attaque foudroyante contre la base des soldats FACA
Le communiqué précise que les affrontements ont causé des pertes humaines importantes du côté des forces armées centrafricaines et de leurs alliés. Plusieurs soldats ont été tués et blessés, et des équipements militaires ont été capturés par les combattants de la CPC. “Les dégâts matériels sont considérables du côté des FACA et de leurs alliés mercenaires du groupe Wagner,” indique le texte.
Appel de l’État-major de la CPC.
Le Général Ali Darassa Mahamat a appelé la population civile au calme et à continuer leurs activités quotidiennes normalement.
“Le Coordinateur militaire de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) appelle la population civile au calme et à vaquer librement à leurs activités quotidiennes”, souligne le communiqué.
Contexte et implications.
Cette attaque s’inscrit dans une série de confrontations entre les forces gouvernementales et les groupes rebelles, redoublant la situation sécuritaire déjà fragile dans la région. La CPC, par ses actions, continue de défier l’autorité de l’État, ajoutant une couche supplémentaire de complexité au conflit centrafricain.
Le communiqué de la CPC, relayé par le porte-parole militaire Mahomadou BelloSaïdou, confirme l’engagement de la coalition à poursuivre ses opérations contre les forces armées gouvernementales et leurs alliés mercenaires.
Dans la Basse-Kotto, une querelle à Govo a viré au drame. Un jeune homme a été poignardé à mort, et le présumé meurtrier a été retrouvé sans vie le lendemain. Les circonstances restent floues, mais la gendarmerie enquête sur cette tragédie.
Selon des sources locales, une discussion a dégénéré mercredi soir à Govo, un village situé à 15 km d’Alindao sur l’axe de Bambari. Un jeune homme a mortellement poignardé un autre pendant une dispute concernant une chaise à une place mortuaire. Après avoir commis cet acte, le suspect a pris la fuite.
Découverte macabre.
Le lendemain matin, le corps sans vie du présumé meurtrier a été retrouvé dans la brousse. Les circonstances exactes de sa mort restent inconnues. Certains habitants de la localité évoquent un possible suicide, mais aucune confirmation officielle n’a été donnée.
Témoignage et enquête.
Jean-Louis Aigu, chef de groupe du quartier Ngouli, a apporté son témoignage sur les événements :
“Mercredi, vers minuit, le chef du village Dipa est venu m’informer que celui qui a poignardé le jeune, c’est un habitant de Kagui, mais il s’est enfui. Je lui ai alors instruit d’aller informer le chef de groupe de Kagui. Après l’avoir informé, il est allé dire aussi à la mère. Cette dernière a alerté à son tour la gendarmerie”.
Le lendemain, les gendarmes ont procédé aux auditions des témoins. Jean-Louis Aigu ajoute :
“Mon fils s’est rendu sur les lieux et la gendarmerie lui a dit de rester sur place pour les enquêtes. Donc, seuls les résultats de leurs investigations nous permettront de savoir s’il s’est suicidé ou bien s’il a été tué par quelqu’un”.
Intervention de la gendarmerie.
La gendarmerie d’Alindao a fait une descente à Govo pour constater les faits et recueillir des preuves. Les investigations se poursuivent pour déterminer les circonstances exactes de ces tragiques événements.
Cet incident a plongé la population de Govo dans la stupeur et le deuil, alors que les habitants attendent des réponses sur les circonstances de ces deux décès successifs.
Éducation Abandonnée : L’État Catastrophique de l’IISDR de Mbaïki
Centrafrique.org/batiment_isdr_de_mbaiki/” data-wpel-link=”internal”>Le bâtiment de l’ISDR de Mbaïki en ruine dans un champ de verdure
À Mbaïki, l’IISDR est un tableau de désolation : bâtiments décrépits, équipements insuffisants, et un environnement d’apprentissage qui laisse beaucoup à désirer. Cette réalité douloureuse expose les conséquences dévastatrices de l’indifférence institutionnelle envers l’éducation universitaire des jeunes centrafricains.
Négligence Gouvernementale : Un Désinvestissement de Neuf Ans.
Depuis plus de neuf ans, le gouvernement actuel dirigé par Faustin Archange Touadera a sérieusement négligé l’investissement dans l’éducation nationale. Cette période de désinvestissement a aggravé les conditions précaires dans lesquelles se trouve l’éducation des jeunes en Centrafrique, y compris à l’IISDR de Mbaïki.
L’IISDR de Mbaïki se trouve aujourd’hui dans une crise profonde, témoignant de cette négligence prolongée. Les bâtiments sont en état avancé de dégradation, affectant gravement l’environnement d’apprentissage pour les étudiants. Caliste, étudiant en première année, exprime sa frustration : “La salle s’est construite il y a longtemps, ça a duré. Et moi, je viens à peine d’arriver. Même quand je vois les choses, c’est dégradement, mais je m’inquiète”.
Gestion Défaillante et Conditions Désastreuses.
Sous couvert d’anonymat, un étudiant dénonce les conditions déplorables : “Quand il pleut, il y a l’écoulement et les étudiants ne dorment même pas bien. Dans une chambre commune, on compte plus de 4 à 7 étudiants, c’est vraiment déplorable. Et nous n’avons même pas de latrine”.
Promesses de Réhabilitation Insuffisantes.
Le directeur général de l’IISDR, Serge Florent Bolevan-Utina, admet la gravité du problème mais souligne les défis : “Le problème des dégradations des bâtiments est généralisé. La réhabilitation pour tous les bâtiments, les édifices, au niveau de Léger, coûte environ 2 milliards de francs CFA”.
Lamentable État de l’IISDR de Mbaïki sous le Régime de Touadéra.
L’état alarmant de l’IISDR de Mbaïki est un symptôme flagrant de l’abandon éducatif sous le régime de Touadéra. Alors que les promesses de réhabilitation se multiplient, les étudiants continuent de subir les effets d’une gestion inadéquate et d’un manque crucial de ressources.
Rapport Accablant sur les Conditions des Minorités en Centrafrique
Centrafrique.org/rca-long-adppab-sensibilise-sur-la-prevention-des-violences-faites-a-lendroit-des-peuples-autochtones-pygmees-et-peuls/long-adppab-sensibilise-sur-la-prevention-des-violences-faites-a-lendroit-des-peuples-autochtones-pygmees-et-peuls-a-moungoumba/” rel=”attachment wp-att-53128″ data-wpel-link=”internal”>À Moungoumba, l’ONG ADPPAB sensibilise sur la prévention des violences faites à l’endroit des peuples autochtones pygmées et Peuls
À Bangui, un rapport accablant expose la détresse des minorités, faisant ressortir la marginalisation des personnes handicapées, albinos, et ethniques dans plusieurs villes centrafricaines. Financée par la Minusca, cette étude appelle à des mesures urgentes pour protéger leurs droits fondamentaux, soulignant l’importance d’une action gouvernementale immédiate.
Le rapport révèle une situation critique des minorités à Birao, Berberati, Bangassou, et Bambari, où les personnes vivant avec un handicap font face régulièrement à des défis insurmontables.
Vincent Colica, coordonnateur du Consortium, dénonce la marginalisation persistante des minorités, appelant à une sensibilisation accrue et à une responsabilité renforcée des autorités.
Conditions de Vie Déplorables.
Les Pygmées à Berberati, comme rapporté par Selmar Setrikiyawili, sont confrontés à des échanges inéquitables pour leur travail, recevant des produits inappropriés comme du chanvre indien et des vêtements usés.
Maurice Sangary de la MINUSCA souligne l’impératif d’une réponse immédiate pour promouvoir l’égalité et la dignité des personnes handicapées et des minorités en Centrafrique, conformément aux principes universels des droits de l’homme.
Les Réseaux Télécel en déroute à Mbaïki : les Abonnés Pris en Otage
Centrafrique.org/panne-des-reseaux-a-bozoum-enfin-le-retour-a-la-normale/pylone-reseau-telephonique-mobile-gsm/” rel=”attachment wp-att-75367″ data-wpel-link=”internal”>Un pylône de réseau téléphonique mobile GSM en Afrique. CopyrightDR
À Mbaïki, dans la préfecture de la Lobaye, les réseaux Télécel ont plongé les abonnés dans l’isolement total, rendant la communication avec Bangui et les environs presque impossible. Cette défaillance chronique a forcé les commerçants comme Sosthène et les revendeurs de crédit comme Kiwan Abiale à subir une chute dramatique de leurs affaires.
Défaillance du Réseau Télécel à Mbaïki.
Les abonnés de Télécel à Mbaïki se retrouvent confrontés à une crise majeure de communication en raison des dysfonctionnements persistants du réseau. Cette situation affecte non seulement leur vie quotidienne mais a également un impact direct sur l’économie locale.
Sosthène, un commerçant au marché de Mbaïki et abonné Télécel, exprime sa frustration face à l’incapacité de joindre ses proches à Bangui et en périphérie. La chute des affaires est palpable, car les transactions sont constamment interrompues, laissant les clients insatisfaits et les ventes en déclin.
Kiwan Abiale, revendeur de crédit Télécel, témoigne des difficultés rencontrées lors des transactions, aggravées par des interruptions imprévues. Malgré les promesses répétées de résolution par les équipes techniques locales, la situation persiste, créant un sentiment d’urgence parmi les abonnés et les commerçants de Mbaïki.
Bangui en Fête : Quand la Danse Brille pour la Paix à l’Espace Culturel Missi Momo
Centrafrique.org/espace_culturel_missi_momo/” data-wpel-link=”internal”>Des danseurs du groupe tradditionnel en pleine démonstration de danse traditionnelle, valorisant les richesses culturelles de la République Centrafricaine. CopyrightCNC
Au cœur de la capitale centrafricaine Bangui, l’Espace Culturel Missi Momo s’est illuminé lors d’un festival de danse mémorable, célébrant la Journée internationale de la danse avec douze groupes aux performances envoûtantes.
Festival de Danse Unifiant Tradition et Modernité Eà space Culturel Missi Momo.
À l’Espace Culturel Missi Momo, douze groupes ont captivé le public avec leurs chorégraphies variées, unissant tradition et modernité pour honorer la Journée internationale de la danse.
Chaque mouvement de danse a transmis des messages puissants de paix, soulignant l’importance de la danse comme outil de communication culturelle et sociale en République centrafricaine.
Les jeunes du groupe de danse offrent une prestation énergique et inspirante lors du festival de danse à l’Espace Culturel Missi Momo à Bangui, le 28 juin 2024. CopyrightCNC
Contributions des Jeunes et de la Danse Moderne.
Le groupe Bamara 236 a brillé avec une performance dédiée au thème de la paix, dirigée par Franklin, leur leader, mettant en avant la créativité et l’engagement des jeunes à travers la danse moderne.
Promotion de la Danse Traditionnelle par le Groupe Ngbandi.
Nelson Maia du groupe Ngbandi a souligné l’importance de préserver la danse traditionnelle, affirmant son rôle crucial dans la préservation et la valorisation de la culture centrafricaine.
Vision et Engagement pour l’Avenir de la Danse en RCA.
Organisé par Herbert et soutenu par Philippe Bocula à l’espace culturel Missi Momo de l’autorité culturel Armand Touaboy, cet événement a mobilisé des nombreuses personnes autour de ses richesses culturelles immatérielles, assurant ainsi la pérennité de la danse en République centrafricaine.
Offensive Rebelle en cours à Goya : Les FACA Pris au Piège
Centrafrique.org/Centrafrique-goya-un-village-martyr-les-faca-et-les-mercenaires-de-wagner-pillent-totalement-la-ville/dans-le-village-goya-tres-bon-avec-les-gens/” rel=”attachment wp-att-57477″ data-wpel-link=”internal”>Village à 5 kilomètres de Goya avec les déplacés
Les positions des FACA à Goya ont été submergées ce matin par une attaque coordonnée des rebelles de l’UPC, membre de la coalition des patriote pour le changement (CPC). Alors que les combats se poursuivent, les forces alliées Wagner sont appelées en urgence pour tenter de reprendre le contrôle d’une situation devenue critique et incontrôlable.
La crise qui secoue Goya et ses environs est le résultat direct d’une série de défaillances structurelles et stratégiques. La vulnérabilité des positions des FACA à Goya, malgré l’importance stratégique de cette base, est inexcusable. L’attaque de ce matin démontre un manque flagrant de préparation et de renseignements adéquats pour anticiper les mouvements ennemis.
Centrafrique.org/upc/rebelles-upc-mboki/” rel=”attachment wp-att-68393″ data-wpel-link=”internal”>Une dizaine des rebelles de l’UPC à Mboki, située à 60 kilomètres de Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Problème des Infrastructures Routières.
La lenteur des renforts des Mercenaires russes et de certains soldats FACA n’est pas due à un manque de réactivité, mais bien à l’état déplorable des infrastructures routières en Centrafrique. Les routes dégradées rendent les déplacements extrêmement difficiles et lents. Le trajet entre Digui et Goya, bien que court en distance, prend des heures à cause des conditions désastreuses des routes, retardant l’arrivée des renforts indispensables.
Mouvement de l’UPC vers Lissara.
Des informations récentes signalent un mouvement des éléments de l’UPC vers Lissara sur l’axe Kouango-Ndjoukou. La capacité de ces groupes armés à manœuvrer librement à travers des zones sensibles met en évidence l’incapacité des forces gouvernementales à sécuriser durablement le territoire. Les Forces Armées Républicaines (FAR) se sont temporairement retranchées à Lissara, mais cette mesure défensive reste insuffisante face à la menace mobile et imprévisible des forces rebelles.
Conséquences Sécuritaires et Sociales.
Les conséquences de ces défaillances sont multiples et profondes. Sur le plan sécuritaire, l’incapacité à protéger les bases stratégiques mine la confiance des troupes et des populations locales. Chaque attaque renforce la perception d’une insécurité omniprésente, facilitant le recrutement et le renforcement des groupes armés.
Impact Économique.
Économiquement, la persistance des conflits perturbe les activités locales, rendant difficile tout développement durable. Les infrastructures sont régulièrement détruites, et les investissements étrangers se raréfient, craignant une instabilité prolongée.
Crise Humanitaire.
Socialement, les attaques incessantes engendrent des déplacements massifs de populations, exacerbant les crises humanitaires. Les civils, pris entre les feux croisés, sont les premières victimes de cette guerre sans fin, subissant des pertes humaines et matérielles considérables.
Députés désemparés : La majorité demande à Touadéra le report des élections législatives pour 2027 – 2028
L’hémicycle de l’assemblée nationale le jour de la remise du projet de la nouvelle constitution
Les députés de la majorité présidentielle en Centrafrique ont écrit au putschiste de Bangui Faustin Archange Touadéra pour demander le report des élections législatives de 2025 à 2027 ou 2028. Ils estiment ne pas être prêts, plusieurs d’entre eux n’étant pas en mesure de mener des campagnes actuellement. Certains invoquent des difficultés à réunir les conditions d’éligibilité, telles que l’obtention du baccalauréat, et demandent plus de temps pour économiser les fonds nécessaires.
Dans une lettre adressée au président putschiste Faustin-Archange Touadéra, les députés de la majorité présidentielle expriment leurs préoccupations concernant la tenue des élections législatives prévues en 2025. Selon eux, les conditions actuelles ne leur permettent pas d’aller tous à ces élections et de mener des campagnes électorales efficaces. Ils évoquent des difficultés financières, les conditions d’obtention du baccalauréat et le besoin de temps supplémentaire pour économiser et se préparer adéquatement.
Les députés ont souligné dans leur correspondance qu’ils ont déjà aidé Faustin Archange Touadera à changer la Constitution, ce qui lui permet désormais de briguer des mandats indéfinis. En retour, ils demandent que le président putschiste de Bangui considère leur requête et accepte de reporter les élections législatives à 2027-2028. Ils estiment que ce délai supplémentaire leur permettra d’obtenir le baccalauréat, de réunir l’ancienneté de deux ans de ces baccalauréats telle qu’exigée par leur président, Simplice Mathieu Sarandji, et de rassembler les fonds nécessaires pour leurs campagnes, afin de les mener dans de meilleures conditions.
Le putschiste Touadéra a répondu qu’il prenait en compte leurs préoccupations et qu’il examinerait les possibilités de répondre à leur demande. Toutefois, certains députés de la majorité expriment des doutes quant à la sincérité du putschiste constitutionnel de Bangui, précisant son habitude de ne jamais refuser directement en face, mais de souvent revenir sur ses paroles initiales. Ils craignent que ses promesses ne soient que des paroles en l’air et qu’il ne prenne pas de mesures concrètes pour aider les députés de la majorité présidentielle à se préparer pour les élections.
Les députés, frustrés par l’incertitude et le manque de clarté, insistent sur l’importance de recevoir un soutien tangible de la part du président. Ils rappellent que leur collaboration avec Touadéra a été cruciale pour les changements constitutionnels récents et qu’il est désormais temps pour lui de leur rendre la pareille en soutenant leur demande de report des élections.
Manipulations grossières : Les calomnies infondées contre Samuel Zoumbeti et Corbeau News par les agents propagandistes et illettrés du Ministre Zingas
Centrafrique.org/la-nomination-de-mohamadou-bello-saidou-comme-porte-parole-de-la-cpc-ravive-le-debat-sur-la-situation-securitaire-en-rca/le-transfuge-politique-aurelien-simplice-zingas/” rel=”attachment wp-att-64212″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/le-transfuge-politique-aurelien-simplice-zingas-450×400.jpg” alt=”Le transfuge politique Simplice Aurélien Simplice Zingas” width=”450″ height=”400″ />Le transfuge politique Simplice Aurélien Simplice Zingas
Alors que la coalition de l’opposition au service du pouvoir, l’UFDO, s’explose pour des intérêts égoïstes, les agents propagandistes et illettrés du ministre Zingas orchestrent depuis quelques jours une campagne de calomnies dénuées de fondement contre monsieur Samuel Stanislas Zoumbeti, une ombre de Chantal Jean Edouard Koyambonou, une figure créatrice de cette fameuse coalition et le journal Corbeau News Centrafrique. Ces manœuvres diffamatoires exposent sans doute l’ignorance et la médiocrité des auteurs, démontrant leur désespoir à protéger un système corrompu.
Les réseaux sociaux ont récemment été envahis par des diffamations absurdes visant le journal Corbeau News Centrafrique et l’inspecteur d’État de son état, Samuel Zoumbeti. Ces pseudo-journalistes, véritables illettrés, ont ramassé des textes quelque part, les ont collés et colmatés, rendant le contenu illisible et incompréhensible. Ils accusent sans preuve Zoumbeti de s’être allié avec Corbeau News Centrafrique pour attaquer le ministre de l’Éducation, Simplice Aurélien Zingas. Ces attaques, totalement infondées, montrent clairement l’ignorance et la malveillance de ces agents de propagande.
Simplice Aurélien Zingas, connu pour son opportunisme politique, a changé d’allégeance à plusieurs reprises. Passant du parti RDC de l’ancien Président André Kolingba au parti KNK de François Bozizé, il a ensuite soutenu Catherine Samba-Panza avant de se rallier à Touadera dans le MCU. Zingas, un semi-analphabète avec seulement le baccalauréat, a été inexplicablement nommé ministre de l’Éducation pour représenter sa coalition dans le gouvernement. Sa nomination par un président qui méprise l’éducation est un indicateur de la mauvaise gestion du pays.
Les diffamateurs accusent Corbeau News Centrafrique de publier des informations non vérifiées. Ces accusations émanent de propagandistes malveillants qui ramassent des textes quelque part sur les réseaux sociaux et les diffusent. Leur médiocrité est manifeste dans leurs tentatives de discréditer des voix critiques et indépendantes.
En réalité, les attaques contre Zoumbeti et Corbeau News Centrafrique ne reposent sur aucune base factuelle. Ces pseudo-journalistes, ramassés quelque part et poussés par des intérêts malsains, cherchent à semer le trouble et à protéger des figures corrompues. Leur campagne de diffamation démontre leur incapacité à affronter la vérité et leur besoin de recourir à des mensonges pour préserver un système gangrené par la corruption.
Les attaques orchestrées par les agents propagandistes et illettrés du ministre Zingas contre Samuel Zoumbeti et Corbeau News Centrafrique sont des exemples flagrants de manipulation et de médiocrité. Corbeau News Centrafrique et ses journalistes continueront de défendre la vérité et de dénoncer les abus, malgré les tentatives malveillantes de diffamation et de censure orchestrées par des individus sans scrupules.
Après la torture par les Wagner : Tensions accrues entre la famille, les collègues de l’ébéniste et la direction de la CNS
Une patrouille de la compagnie nationale de sécurité (CNS) dans une rue de Bangui. Photo CNC / ickael Kossi
Après son enlèvement par la CNS et une séance de torture de six heures aux mains des Wagner, la famille et les collègues de l’ébéniste confrontent maintenant la direction de la CNS, exigeant des réponses sur les motifs de son transfert aux mercenaires et les détails de l’intervention. La tension monte alors que les proches de l’artisan cherchent des explications pour cet acte qui semble trahir les principes de la justice et de sécurité nationale.
Rappel des faits : Commande Modifiée et Conflit de Paiement
Jean Sylvestre Mangoumbele, connu sous le nom d’ASSO, est un sculpteur talentueux de Bangui. Le 17 juin, un membre des Mercenaires russes de Wagner lui a passé une commande pour sculpter les nouvelles insignes des paramilitaires russes, les IW9 Wagner. Entre temps, le client a été évacué en urgence pour des raisons de santé, confiant la gestion de la commande à ses collègues.
Après la commande initiale faite, deux mercenaires russes sont revenus et commencent à visiter fréquemment la boutique d’ASSO, exigeant des modifications constantes et augmentant le coût initial de la commande. Finalement, le travail est terminé et prêt à livrer. Mais lorsque les deux mercenaires, revenus pour récupérer leur produit, ils ont tenté de le faire sans payer les frais supplémentaires. Devant cette situation, l’ébéniste, surnommé ASSO a refusé de leur remettre le produit sans le paiement des frais supplémentaire, provoquant ainsi leur colère.
Tentative d’enlèvement et résistance des collègues.
Frustrés par l’impasse, les deux mercenaires russes du groupe Wagner ont tenté d’enlever Mangoumbele directement depuis son atelier au centre artisanal de Bangui. Cette tentative a été fermement repoussée par ses collègues ébénistes, qui ont fait front commun pour protéger leur confrère. Devant cette résistance, les Wagner se sont retirés temporairement, feignant de partir, mais ont en réalité contacté le général Fabrice Assap, directeur de la CNS.
Sur appel des Wagner, le général Fabrice Assap, directeur de la CNS, sans mener d’enquête préalable, a immédiatement envoyé son bras droit, un capitaine qui se considère souvent comme le directeur adjoint de la CNS, accompagné d’une dizaine de policiers dans un pick-up. Ces derniers, arrivés au centre artisanal, se sont dirigés finalement vers l’atelier de monsieur Asso. Ils ont été accueillis par des ébénistes espérant clarifier la situation. Croyant pouvoir dialoguer et expliquer le malentendu, Mangoumbele et ses collègues ont accepté de parler aux policiers. C’est ainsi que l’ébéniste a décidé de monter dans le pick-up des policier en direction de la CNS.
Remise en route de Mangoumbelé aux Wagner et sa torture en règle.
Toutefois, en route vers la direction de la compagnie nationale de sécurité, le convoi a été intercepté par les Wagner qui les attendent en route. Mangoumbele a été pris de force et emmené près de l’aéroport où il a été soumis à six heures de torture. Ce passage brutal a non seulement laissé Mangoumbele dans un état critique mais a également levé le voile sur une collaboration troublante entre la CNS et les mercenaires.
Soins urgents et état de santé au pronostic vital engagé.
Après avoir enduré 6 heures de torture dans la base des mercenaires russes, Jean Sylvestre Mangoumbele a été transporté en urgence à l’hôpital communautaire. Face à la gravité de ses blessures, les médecins sur place ont rapidement décidé de le référer à la clinique de Médecins Sans Frontières (MSF) pour un traitement spécialisé. Malgré les soins reçus, son état reste critique. Il se repose actuellement à son domicile, sous surveillance médicale constante, mais les séquelles de la torture demeurent profondes et perturbantes.
Confrontation avec la CNS.
Les parents et collègues de Mangoumbele, déterminés à obtenir des explications sur cet acte criminel, se sont rendus à la direction de la compagnie nationale de sécurité. Ils se sont dirigés d’abord vers le capitaine de police qui avait dirigé l’opération d’enlèvement. Ils ont tenté de le questionner. Mais devant leurs questions pressantes, le capitaine a refusé de fournir des détails, se retranchant derrière l’exécution des ordres de sa hiérarchie. Il a clairement indiqué qu’il n’avait fait que suivre les directives du directeur de la CNS, sans autre forme de justification.
Tentative de dialogue avec le directeur de la CNS.
Insatisfaits et inquiets, les proches de Mangoumbele ont ensuite tenté de rencontrer le général Fabrice Assap, directeur de la CNS pour discuter directement de l’affaire. Mais à leur grande surprise, à leur arrivée, ils se sont heurtés à un refus catégorique. Le directeur a interdit leur entrée dans la concession de la CNS, bloquant toute tentative de dialogue ou de clarification. Cette attitude autoritaire a provoquer des tensions et le sentiment d’injustice ressenti par la famille.
La CNS, une compagnie en plein chaos, est devenue un outil de Wagner.
Le général Fabrice Assap, directeur de la CNS, qui se croyait demi-dieu après sa nomination, a plongé son institution dans un chaos profond. Son manque de capacité managériale et son approche autoritaire ont gravement nui à la structure et à l’efficacité de la CNS. Sous sa direction, la compagnie ne se résume plus qu’à des pratiques douteuses, principalement axées sur l’exploitation financière des étrangers. Les arrestations semblent n’avoir pour but que l’extorsion de fonds, une pratique devenue courante sous son commandement.
De plus, il a imposé des sanctions arbitraires contre ses propres collègues, créant un environnement de travail toxique et inefficace. Cette gestion désastreuse provoque de sérieuses préoccupations quant à l’avenir de la CNS, autrefois respectée, mais qui maintenant, sert principalement à enrichir son directeur au détriment de la justice et de la sécurité. Face à ce désordre, il cherche maintenant à se cacher derrière les mercenaires russes pour protéger son poste.
Nous reviendrons plus en détail sur cette dégradation alarmante dans un prochain article, afin de continuer à surveiller et à rapporter les développements de cette affaire critique.”
Opposition de Paille : Les guignoles de l’UFDO en Guerre
Faustin Archange TOUADERA et Aurélien Simplice Zingas un des leaders de l’opposition démocratique constructive reçus au Palais de la Renaissance
Dans un nouvel épisode de la série comique “UFDO”, André Nalké Dorogo et Aurélien Simplice Zingas se disputent la présidence d’une opposition imaginaire. Entre limogeages et querelles sans fin, ces chefs de pacotille démontrent leur talent pour transformer la politique en farce nationale.
L’historique des querelles : Une bataille sans fin des guignols de l’UFDO .
Depuis des semaines, l’UFDO, cette fameuse et scandaleuse plateforme politique fictive, formée par quelques guignols, des chercher à manger, est le lieu de querelles incessantes. Tout a commencé avec la suspension pour une période de trois mois d’Aurélien Simplice Zingas par André Nalké Dorogo. Zingas, alors ministre d’État à l’Éducation nationale, avait fait une déclaration spectaculaire lors de la rentrée politique de l’UFDO le mois dernier, ce qui a provoqué la colère de André Nalké Dorogo. En réaction, Dorogo a suspendu Zingas pour trois mois de la plateforme, lançant ainsi une guerre sans merci entre les deux hommes.
Faustin Archange Touadera et Nalké Doroko un des leaders de l’opposition démocratique constructive reçus au palais de la Renaissance
Les limogeages : Une farce politique.
André Nalké Dorogo, ne se laissant pas influencé par la déclaration du ministre Aurélien Zingas lors de la rentrée politique de l’UFDO, prétendant être le Président légitime de l’UFDO. Du coup, Dorogo a répliqué en sanctionnant Zingas, après avoir réussi à se faire élire président de la plateforme, le qualifiant d’illégitime et remettant en question ses compétences. Selon André Nalké Dorogo, “C’est en application des dispositions de la Charte, notamment en son article 14, alinéa 10, que nous avons mis en place un nouveau bureau”. Dorogo accuse Zingas d’adopter une fuite en avant et d’éviter le Conseil des Leaders, constitué de huit entités. Malgré les invitations, seuls trois entités n’ont pas signé les fameuses déclarations, mais les autre oui, permettant à Dorogo de former un nouveau bureau et de se proclamer président.
La réponse de Zingas ne s’est pas fait attendre. Avec l’appui de ses marrionnettes, Chantal Jean Edouard Koyambonou et autres, il a décidé de sanctionner Dorogo en l’excluant de l’UFDO, il espérait mettre fin aux querelles. Mais Dorogo, fidèle à sa stratégie de confrontation, a rejeté cette décision, la qualifiant de “nulle et de nul effet”. Selon lui, “Au lieu de continuer leur cavale, ils devraient, une fois cette suspension purgée, revenir retrouver leurs collègues pour que nous continuions de travailler pour parfaire la démocratie de notre pays”.
Une opposition qui fait rire et pleurer sans larmes.
Cette comédie et mélodie politique, où les chefs de pacotille se battent pour un pouvoir inexistant, offrent aux Centrafricains un spectacle des plus divertissants. Les querelles entre André Nalké Dorogo et Aurélien Simplice Zingas montrent à quel point l’opposition fictive de l’UFDO est éloignée des préoccupations réelles du pays. En attendant, les Centrafricains ne peuvent qu’observer cette farce avec un sourire amusé, en espérant que ces pseudo-chefs finissent par comprendre l’absurdité de leurs luttes.
Examen spécial de l’université de Bangui : 2 députés en pleine triche capturés.
La Faculté de sciences juridiques et politique de l’Université de Bangui
Lors de l’examen spécial de l’Université de Bangui le mercredi 26 juin 2024, deux députés ont été surpris en pleine triche. Jean de Dieu Damarass-Damangueré député de Batangafo 1 et Chantal Merveille Tohomane, député de Kabo, tous les deux du parti au pouvoir et sans baccalauréat, ont tenté de frauder pour obtenir l’équivalent du diplôme requis pour les élections législatives, compromettant l’intégrité du processus.
Fraude à l’examen spécial de l’université de Bangui.
Le quotidien centrafricain Média Plus a révélé mercredi que deux députés avaient été pris en flagrant délit de fraude lors de l’examen spécial de l’Université de Bangui. Cette fraude impliquait Jean de Dieu Damarass–Damangueré, député de Batangafo 1, et Chantal Merveille Tohomane, députée de Kabo 1. L’examen spécial, équivalent du baccalauréat pour les séries littéraire, économique et scientifique, est l’une des conditions pour être candidat aux élections législatives en République centrafricaine.
Tous les candidats à l’examen spécial, âgés de 25 à 65 ans, étaient en pleine composition lorsque les organisateurs ont remarqué deux individus dont l’apparence physique ne correspondait pas aux âges inscrits sur leurs actes de naissance. Après une vérification rapide, les suspects ont été isolés dans un bureau administratif où ils ont été incapables de fournir leurs informations personnelles de base. Interrogés, ils ont révélé qu’ils agissaient pour des députés sans baccalauréat.
Deux députés en pleine triche capturés : révélations et conséquences.
Les deux fraudeurs ont admis travailler pour Jean de Dieu Damarass–Damangueré et Chantal Merveille Tohomane, membres du parti au pouvoir, le MCU. Le scandale est d’autant plus grave que le baccalauréat est exigé pour être candidat aux élections législatives, comme stipulé dans la nouvelle constitution totalement illégale du 30 août 2023. L’équipe de supervision de l’examen, sous la direction du vice-recteur de l’université, a été stupéfaite par cette découverte.
Réaction officielle et impunité.
Malgré la gravité des infractions – faux, usurpation d’identité, fraude à un examen national – le ministre de l’Enseignement supérieur, Pr Jean-Laurent Sissa Magalé, aurait ordonné la libération des fraudeurs. Cette décision a provoqué l’indignation parmi les enseignants et superviseurs, qui demandaient une sanction exemplaire pour dissuader de telles pratiques.
Appel à une réaction ferme.
La Cellule de veille anti-corruption, qui est d’ailleurs habituée à faire des bruits dans les médias, est appelée à intervenir pour enquêter et remettre un rapport au premier ministre Félix Moloua. Cette affaire dévoile au passage la contradiction entre les déclarations officielles de “zéro impunité” et la réalité politique. Le Putschiste Faustin-Archange Touadéra et le premier ministre sont attendus pour prendre des mesures conséquentes afin de préserver l’intégrité de la République centrafricaine.
Violence à Bangui : Un Ancien Directeur Général Retrouvé Mort
Le présumé voleur derrière la moto et poursuivi par une foule qui voudrait le lynché. Scène survenue au quartier Galabadja 3 dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata.
L’insécurité à Bangui continue de croître. Thomas Dandingam, ancien Directeur Général de la Jeunesse et des Sports, a été retrouvé mort dans des circonstances troublantes dans le quartier Galabadja 5. Ce drame reflète la situation alarmante de la sécurité dans la capitale.
La capitale centrafricaine est en proie à une montée inquiétante de la violence. Les crimes, les braquages et les vols se multiplient, plongeant la population dans une peur constante. Le gouvernement semble incapable de maîtriser la situation, laissant les citoyens sans protection.
Thomas Dandingam, ancien Directeur Général de la Jeunesse et des Sports, a été retrouvé mort le mardi 25 juin 2024. D’après les premières informations, il aurait été froidement tué par des inconnus, et son corps a été retrouvé à même le sol dans le quartier Galabadja 5, dans le huitième arrondissement. Les circonstances exactes de sa mort restent à élucider, mais des signes de torture ont été observés sur son corps. Selon des informations reccueillies auprès de la famille, cet acte criminel intervient le jour où il a touché sa pension de retraite.
Ce tragique événement s’ajoute à une série de crimes violents survenus dans la même semaine. La veille, c’est-à-dire le lundi dernier, Un conducteur de taxi-moto a également été tué dans le même quartier, illustrant l’impuissance des autorités à rétablir l’ordre. En outre, Le mercredi dernier, c’est-à-dire le jour suivant le meurtre, une famille vivant dans le quartier Galabadja 3en allant vers Combattant, a également été victime de braqueurs. Des individus armés ont brisé la porte de leur domicile, emportant motos et autres biens précieux de cette famille.
Réaction du gouvernement.
Malgré la gravité de la situation, le gouvernement semble dépassé. Les mesures sécuritaires actuelles sont inefficaces, et la population reste vulnérable face à cette vague de violence. Les citoyens demandent des réponses concrètes pour améliorer la sécurité et protéger les vies.
Gouvernement Centrafricain : Entre Corruption et Inaction, le Peuple Meurt de Faim
Centrafrique.org/reformes-ou-mirage-les-promesses-en-lair-du-ministre-centrafricain-du-commerce-en-pleine-crise-inflationniste/thierry-patrick-akoloza-en-pleine-emission-a-la-radio-ndeke-luka/” rel=”attachment wp-att-75750″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Thierry-Patrick-Akoloza-en-Pleine-Emission-a-la-Radio-Ndeke-Luka-450×376.jpg” alt=”Thierry Patrick Akoloza, un ministre, est assis devant un microphone dans la Radio Ndékè – Luka, habillé en tenue traditionnelle avec des motifs dorés, faisant un geste de la main pendant qu’il parle intensément.” width=”450″ height=”376″ />Thierry Patrick Akoloza dans le studio de la Radio Ndékèluka. CopyrightRNL
La situation alimentaire en Centrafrique est alarmante. Les prix des denrées essentielles ne cessent d’augmenter, rendant l’accès à la nourriture impossible pour de nombreux citoyens. Pendant ce temps, le gouvernement reste inactif, incapable de réguler les marchés et de protéger la population contre la vente de produits avariés.
Corruption et Inaction : Le Gouvernement Fait la Sourde Oreille, le Peuple Meurt de Faim
Depuis des mois, les Centrafricains subissent une hausse sans précédent des prix des denrées alimentaires de base, comme le manioc, la viande, le sel et le sucre. Les promesses faites par le ministre du Commerce, Thierry Patrick Akoloza, restent sans effet, et le Putschiste Touadéra semble absent face à cette crise. Les citoyens peinent à joindre les deux bouts, tandis que le gouvernement reste inactif.
Produits Avariés : Une Menace Quotidienne.
Les marchés de Bangui et des provinces regorgent de produits avariés vendus en toute impunité. Bien que le ministère du Commerce ait saisi récemment plus de 5000 boîtes de produits avariés, cette action semble plus relever du spectacle médiatique que d’une véritable opération de nettoyage. Les autorités semblent ignorer la présence continue de ces produits dangereux dans les étals.
Augmentation des Prix : Une Conséquence de la Corruption.
L’augmentation soudaine et drastique des prix du carburant, quasiment doublés, a entraîné une flambée des coûts des produits alimentaires. Cette décision, motivée par le besoin de fonds pour payer les mercenaires du groupe Wagner, a plongé la population dans une crise profonde. Le coût de la vie a explosé, rendant l’existence quotidienne des Centrafricains de plus en plus difficile. La corruption au sein du gouvernement empêche toute mesure de contrôle des prix.
Spectacles Médiatiques : L’Illusion d’Action.
Le ministre du Commerce multiplie les apparitions publiques, annonçant des mesures prétendument sévères contre la vente de produits avariés. Cependant, ces actions restent superficielles et sans impact durable. Dans les provinces, la situation est encore plus critique, avec une absence quasi totale de contrôles et une population abandonnée. Les efforts gouvernementaux sont concentrés dans la capitale, laissant les zones rurales et les petites villes livrées à elles-mêmes.
Population Abandonnée : Une Souffrance Silencieuse.
Les Centrafricains, habitués à souffrir en silence, subissent les conséquences d’une gouvernance inefficace et corrompue. Le gouvernement, en fermant les yeux sur la réalité du terrain, contribue à aggraver la crise. Les citoyens luttent pour se nourrir chaque jour, tandis que les dirigeants détournent les fonds publics et négligent leurs responsabilités. La population attend des actions concrètes et immédiates pour sortir de cette situation intenable.
Église Méthodiste Unie en Centrafrique: Vision, Défis et Contributions
Aquila Soronaca et une collègue lors d’une réunion de l’Église méthodiste unie en Centrafrique CopyrightCNC
L’Église méthodiste unie, dirigée par Aquila Soronaca, œuvre depuis 2016 en Centrafrique. Face aux nombreux défis d’implantation et aux préjugés, elle s’engage dans des initiatives sociales et humanitaires pour aider les communautés, tout en promouvant sa vision évangélique.
Mission de l’Église Méthodiste Unie en Centrafrique.
L’Église méthodiste unie en Centrafrique vise à proclamer l’évangile de Jésus en parole et en acte. Présente dans le pays depuis 2016, elle cherche à implanter des églises et à contribuer à la reconstruction nationale. Cette mission inclut un volet social important, aidant les communautés locales à surmonter les conséquences de la guerre et de la crise.
L’implantation de l’Église méthodiste en République centrafricaine rencontre plusieurs obstacles. Aquila Soronaca explique que l’une des principales difficultés est l’accueil réservé par la population locale. Beaucoup perçoivent les nouvelles églises comme des mouvements de fin des temps, compliquant ainsi l’intégration de cette dénomination historique dans le tissu religieux du pays.
Contributions Sociales et Humanitaires.
L’Église méthodiste unie met un accent particulier sur le soutien social et humanitaire. Aquila Soronaca décrit comment l’église est intervenue pour assister les victimes d’inondations à Bimbo en fournissant des kits d’hygiène et de la nourriture. Ce soutien s’inscrit dans la tradition méthodiste d’agir sur les traces de Jésus, en apportant aide et réconfort aux plus vulnérables.
Engagement envers les Orphelins.
L’une des missions clés de l’Église méthodiste en Centrafrique est de soutenir les orphelins. Aquila Soronaca souligne l’importance de cette action dans le cadre social de l’église. En fournissant des ressources et un soutien moral, l’Église s’efforce d’améliorer les conditions de vie des enfants les plus démunis.
Appel à l’Ouverture et à l’Acceptation.
Aquila Soronaca invite les Centrafricains à ouvrir leurs cœurs et leurs esprits à l’Église méthodiste unie. Il insiste sur le fait que cette église apportera un souffle nouveau, combinant développement spirituel et soutien social. En intégrant les valeurs méthodistes, l’Église espère contribuer de manière significative à la reconstruction de la République centrafricaine.
Notons que l’Église méthodiste unie, sous la direction d’Aquila Soronaca, poursuit ses efforts pour s’implanter en Centrafrique malgré les défis. En alliant évangélisation et actions sociales, elle s’efforce de jouer un rôle crucial dans la reconstruction du pays, offrant espoir et soutien aux communautés locales.
L’École Primaire de Baboua Débordée par le Manque d’Enseignants
Des élèves rassemblés dans la cour de l’École Primaire Fondamentale 1 de Baboua, confrontée à un manque d’enseignants qualifiés. CopyrightCNC
Thierry Téhizoka, directeur de l’École Primaire Fondamentale 1 de Baboua, dénonce un déficit dramatique de personnel enseignant. Malgré une fréquentation élevée avec 1476 élèves, l’école doit se contenter de trois enseignants titulaires, menaçant la qualité de l’éducation dispensée.
Un Manque Criant de Personnel Enseignant à l’école primaire de Baboua.
À l’École Primaire Fondamentale 1 de Baboua, située dans la préfecture de la Nana-Mambéré, le manque d’enseignants qualifiés est un problème urgent. Le directeur, Thierry Téhizoka, a exprimé ses inquiétudes face à cette situation. Actuellement, l’établissement ne dispose que de trois enseignants titulaires et trois maîtres-parents pour gérer les 1476 élèves inscrits, dont 688 filles. Ce manque de personnel risque de compromettre sérieusement la qualité de l’enseignement et l’avenir des élèves.
Des Conséquences Directes sur la Qualité de l’Enseignement.
La pénurie d’enseignants à l’École Primaire Fondamentale 1 de Baboua a des conséquences directes sur le niveau d’apprentissage des élèves. “Nous avons un grand établissement, mais seulement trois titulaires et quelques maîtres-parents pour un cycle complet,” explique M. Téhizoka. Les classes surchargées et le manque de suivi personnalisé rendent difficile l’atteinte des objectifs éducatifs.
Les Défis des Périodes de Cueillette.
En plus du déficit d’enseignants, l’école doit faire face à d’autres défis, notamment les périodes de cueillette. Pendant ces périodes, de nombreux élèves quittent temporairement l’école pour aider leurs familles à la récolte, ce qui perturbe leur continuité éducative. “Les enfants vont toujours chercher de quoi manger et ne reviennent qu’après ces périodes,” souligne le directeur, décrivant ainsi une difficulté supplémentaire à maintenir un niveau d’assiduité et d’apprentissage stable.
Un Appel Urgent aux Autorités et aux Organisations.
Face à cette situation critique, Thierry Téhizoka appelle à l’aide des autorités et des organisations non gouvernementales impliquées dans le domaine de l’éducation.
“Nous sollicitons vraiment l’appui du gouvernement et des autres partenaires du système éducatif afin qu’ils nous envoient des enseignants et qu’ils appuient la fréquentation des filles, car c’est également un défi à relever ”, insiste-t-il. Le soutien demandé est crucial pour assurer une éducation de qualité aux enfants de Baboua et pour éviter que l’établissement ne sombre dans une crise éducative plus profonde.
L’interview réalisée par notre correspondant dans la ville met en évidence la nécessité d’une intervention rapide pour garantir la continuité et l’amélioration du système éducatif à l’École Primaire Fondamentale 1 de Baboua. Le manque d’enseignants qualifiés et les défis saisonniers doivent être adressés de manière urgente pour permettre aux enfants de bénéficier d’une éducation adéquate et d’un avenir prometteur.
Ouandja Kotto : 30 000 Habitants Privés d’Eau Potable
Centrafrique.org/mboki-une-ville-au-bord-de-la-famine/lunique-forage-de-la-ville-de-mboki/” rel=”attachment wp-att-69762″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/Lunique-forage-de-la-ville-de-MBoki-450×338.jpg” alt=”L’unique forage de la ville de M’Boki” width=”450″ height=”338″ />CopyrightCNC
À Ouandja Kotto, les habitants, estimés à environ 30 000, font face à une pénurie d’eau potable. Le dysfonctionnement de plusieurs pompes installées par la Minusca en 2022 oblige les femmes à parcourir de longues distances pour trouver de l’eau, souvent dans des conditions difficiles.
Le dysfonctionnement des pompes à Ouandja Kotto est la cause principale de cette crise. Les puits équipés de pompes, installés dans la localité, ne fonctionnent plus correctement. Le maire, Victor Pounoukoudou, accuse les techniciens de service de l’hydraulique d’avoir fait des “bricolages” pendant les installations. Selon lui, “ils ont seulement mis des dalles, mais après, il y a eu le tarissement de ce puits”.
Impact sur les Habitants.
La pénurie d’eau potable affecte lourdement la vie quotidienne des habitants. Les femmes, comme Leila Abdoulaye du quartier Bandassa, doivent parcourir de longues distances avec des bidons pour trouver de l’eau potable.
“On est obligé d’utiliser l’eau de la rivière Yangoudiama pour des travaux ménagers”, explique-t-elle. Cette situation oblige les résidents à aller très loin pour trouver de l’eau potable, l’unique forage étant dans la concession de Jacques Laval-Deserres, desservant quatre quartiers de Bandassa.
Mauvaise Gestion et Utilisation des Pompes.
Omer Waïn Dongolo, chef de service des ressources hydrauliques dans la Haute-Kotto, attribue les pannes des forages à la mauvaise utilisation des pompes.
“Il n’y a pas un comité pour gérer ces points d’eau”, souligne-t-il. Les enfants ne savent pas utiliser ces pompes, ce qui entraîne des pannes fréquentes. Selon lui, “le tarissement, c’est naturel”.
Aide de la MINUSCA.
La MINUSCA avait construit une dizaine de forages dans le cadre du projet de réduction des violences communautaires CVR lancé en 2022. Cependant, aujourd’hui, plus de la moitié de ces installations sont en panne, laissant les habitants dans une situation difficile.
Appel à des Solutions Durables.
Les habitants de Ouandja Kotto demandent la présence de techniciens qualifiés pour résoudre ce problème de manière durable. Ils estiment que “s’ils avaient creusé leur propre puits pour installer des pompes, on aurait dû avoir des forages qui nous approvisionnent régulièrement en eau potable”.
La crise d’eau potable à Ouandja Kotto continue d’affecter gravement les résidents, soulignant l’urgence d’une intervention adéquate et durable pour améliorer la situation.
Attaque armée à Libi : Convoi du député de Bakala pris pour cible, quatre morts
Sortie de la Commune de Lybi dans le Kémo. Credit photo : Mickael Kossi/CNC.
À Libi, un groupe armé a attaqué le convoi du député de Bakala, tuant le chauffeur et blessant le garde du corps. Ce dernier, malgré sa blessure, a réussi à neutraliser deux assaillants. Cette attaque, survenue hier, s’inscrit dans un contexte d’insécurité croissante.
Hier, à Libi, un village situé dans la sous-préfecture de Damara, préfecture de l’Ombella-Mpoko, un convoi du député de Bakala a été pris pour cible par des hommes armés. Cet incident s’est produit vers 16 heures, heure locale, sur l’axe Damara-Sibut, à environ 50 kilomètres de Sibut.
Les assaillants ont tendu une embuscade au convoi alors qu’il traversait une zone boisée. Ils ont ouvert le feu, tuant le chauffeur sur le champ. Le garde du corps du député, malgré une blessure à la jambe, a riposté vigoureusement, réussissant à abattre deux des assaillants. Le bilan de cette attaque est lourd : quatre morts et deux blessés du côté du convoi du député, et deux morts parmi les assaillants.
Cette attaque s’inscrit dans une série d’incidents violents qui secouent cette région depuis plusieurs mois. Les forces de sécurité ont été immédiatement déployées sur les lieux pour sécuriser la zone et entamer une enquête.
Réactions et conséquences.
Les habitants de Libi et des environs expriment un sentiment de désespoir face à la violence croissante.
“Nous vivons dans la peur constante. Il est temps que le gouvernement prenne des mesures concrètes pour nous protéger”, a déclaré Mariame, une habitante de Libi. Cette attaque souligne une fois de plus les défis sécuritaires auxquels fait face la préfecture de l’Ombella-Mpoko.
Touadéra, le « Machiavel africain », fait danser Macron et l’Occident sur un air de Wagner
Faustin-Archange Touadéra, ce prodige de la politique africaine, a transformé Macron en marionnette obéissante. Sous la baguette de Touadéra, l’Occident tout entier se trémousse au rythme imposé par les mercenaires de Wagner. On dirait presque une comédie musicale, sauf que Macron ne chante pas, il pleure.
Faustin-Archange Touadéra, maître dans l’art de la manipulation, poursuit sa campagne de pression contre Emmanuel Macron et l’Occident. En suivant les conseils de Paul Kagame, il a réussi à obtenir des résultats impressionnants après quatre ans de conflit avec la France. Sur les recommandations de Kagame et de Vladimir Poutine, il ne se contente pas de sa victoire contre la France. Désormais, il cible aussi d’autres pays occidentaux comme les États-Unis, la Belgique, l’Espagne, le Portugal et l’Italie.
Au début, Kagame doutait de Touadéra, le trouvant trop timide et peu convaincant. Mais cette timidité apparente est devenue son arme secrète. Avec une douceur trompeuse, il a gagné la confiance de nombreux leaders, les manipulant avec finesse. Les mercenaires de Wagner l’aident à asseoir son pouvoir, créant une aura de super-héros africain qui sait utiliser chaque occasion pour son avantage.
En 2021, les mercenaires de Wagner arrêtent un Français et fabriquent des accusations contre lui. Le Français passe presque deux ans en prison, faisant même une grève de la faim. Macron, sous pression, finit par céder et le prisonnier est libéré. Cette victoire n’est que le début pour Touadéra, qui continue de jouer un double jeu. Tout en feignant la coopération, il maintient une pression constante sur ses adversaires en coulisses.
Le 25 mai, un Belge d’origine portugaise est arrêté, augmentant la pression sur la Belgique et le Portugal. Pour Touadéra, chaque arrestation est une nouvelle opportunité de manipuler et de diviser les forces occidentales. Macron, devenu l’élève de cette leçon cruelle, se trouve à genoux devant Touadéra, prêt à céder à toutes ses demandes.
Touadéra, entouré de Paul Kagame en embuscade et de Vladimir Poutine en soutien, continue son attaque stratégique. Avec Wagner en garde, Kagame et Poutine en défense, Touadéra mène l’offensive avec une assurance déconcertante. Macron et les autres leaders occidentaux, incapables de suivre ce jeu d’échecs complexe, se retrouvent piégés à chaque mouvement.
La bataille ne fait que commencer. Touadéra, avec ses alliés russes et rwandais, mène la danse. Macron et l’Occident, quant à eux, sont contraints de suivre le rythme, pleurant en silence sous les applaudissements de leur maître.
Exploitation Industrielle de l’Or en Centrafrique : Wagner Passe à la Vitesse Supérieure à Ydéré
Les mercenaires de Wagner poursuivent leur exploitation agressive en Centrafrique, passant de Ndachima à Ydéré. Leur extraction industrielle de l’or à grande échelle démontre une mainmise affolante sur les ressources du pays, menaçant la stabilité et l’avenir des communautés locales, déjà fragilisées par des décennies de négligence et de conflits.
Wagner à Ydéré : Une Exploitation Sans Concession.
Après avoir presqu’épuisé les ressources aurifères de Ndachima, Wagner passe maintenant à la vitesse supérieure à Ydéré, une localité minière de la Nana-Mambéré. Les mercenaires ont intensifié leur exploitation industrielle de l’or, transformant la localité en un nouveau centre d’extraction. Cette expansion brutale ne laisse aucune place à la concertation ou à la protection des intérêts locaux.
Réhabilitation des Routes : Un Prétexte pour l’Exploitation.
Pour intensifier leur exploitation à Ydéré, Wagner a entrepris de réhabiliter la route menant à cette localité. Cette route, longue de 100 kilomètres, quittant Baboua à Ydéré en passant par Nguia-Bouar, est principalement réaménagée depuis une semaine pour permettre le passage des véhicules et des machines de Wagner. Bien que cela puisse légèrement bénéficier aux habitants en facilitant l’accès des ONG et des fonctionnaires, l’objectif principal reste de servir les intérêts de l’exploitation minière.
Impacts sur la Population Locale.
Les travaux de réhabilitation de la route, bien que utiles pour la population locale, ne visent pas à améliorer leur qualité de vie. Les habitants peuvent désormais se déplacer plus facilement, accéder aux services de santé et voir une amélioration temporaire de leurs conditions de vie. Toutefois, ces avantages sont dérisoires comparés aux profits gigantesques tirés par Wagner de l’exploitation de l’or.
Conséquences Écologiques Dévastatrices.
L’exploitation industrielle de l’or par Wagner à Ydéré a des conséquences écologiques désastreuses. La déforestation massive, la pollution des cours d’eau et la destruction des habitats naturels mettent en danger la biodiversité locale. Les techniques d’extraction utilisées par Wagner, souvent non respectueuses des normes environnementales, aggravent cette situation, déposant des traces indélébiles sur l’environnement.
Déplacement et Perturbation des Communautés.
Les activités de Wagner forcent souvent les communautés locales à se déplacer comme à Ndachima, où Wagner expulse les habitant de Ndachima à quitter leur village, perturbant leur mode de vie traditionnel. Les terres agricoles sont détruites, les sources d’eau contaminées, et les habitants se retrouvent sans moyens de subsistance. Les promesses de développement économique et social faites par Wagner restent pour l’instant lettre morte.
Il convient de rappeler que la nouvelle phase d’exploitation industrielle de l’or par Wagner à Ydéré est un exemple flagrant de la mainmise des mercenaires sur les ressources centrafricaines. Derrière les apparences de développement infrastructurel se cachent des réalités de pillage, de destruction environnementale et de perturbation sociale.
Mort suspecte de Senapaï, gardien de la paix major de la CNS, en opération avec les mercenaires de Wagner à Bossangoa
Une patrouille de la compagnie nationale de sécurité (CNS) dans une rue de Bangui. Photo CNC / ickael Kossi
Détaché pour une mission avec les mercenaires de Wagner à Bossangoa, Senapaï, gardien de la paix major de la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS), a trouvé la mort dans des circonstances suspectes. Ce tragique événement montre l’indifférence pour la sécurité et la santé des agents, envoyés sur le terrain dans des conditions inacceptables.
Un détachement mortel, Mort suspecte de Senapaï à Bossangoa.
Senapaï, gardien de la paix major de la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS), avait été détaché à Bossangoa dans le cadre d’une opération conjointe avec les mercenaires de Wagner. Quelques jours après son arrivée dans la ville, il a commencé à ressentir des symptômes inquiétants, notamment une fatigue intense et une sensation persistante de fièvre. Malgré son état de santé déclinant, il a continué à être ridiculisé par les mercenaires du groupe Wagner qui le considèrent comme un fainéant, un paresseux, et ignoré par ses supérieurs à Bangui.
Devant cette gravité de sa situation, Senapaï a contacté un commandant de compagnie de la CNS pour demander de l’aide. Le commandant, prenant conscience de la situation critique, a immédiatement informé le général Fabrice Assap, directeur de la CNS, de la nécessité urgente de rapatrier l’agent à Bangui pour qu’il reçoive des soins médicaux. Cependant, la réponse du directeur a été cinglante : il a refusé catégoriquement de laisser Senapaï rentrer, affirmant qu’il tentait simplement de se soustraire à ses obligations.
Fatigue extrême et Mort suspecte de Senapaï .
Quelques jours après cet échange, Senapaï, épuisé, a informé ses collègues qu’il allait se reposer. Malheureusement, ce repos s’est avéré être son dernier. Il a été retrouvé mort peu après, seul et abandonné, victime d’un système qui a choisi de l’ignorer plutôt que de le secourir.
Ce tragique incident révèle les conditions inhumaines dans lesquelles les agents de la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS) sont parfois contraints de travailler. Envoyés en détachement dans des zones hostiles sans soutien adéquat, ils sont laissés à la merci de partenaires comme les mercenaires de Wagner, dont les méthodes et le manque de considération pour la vie humaine sont bien connus.
Réforme urgente nécessaire
Cette affaire appelle à une réforme générale de la gestion du personnel au sein de la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS). Le général Fabrice Assap, connu pour sa mauvaise gestion et son management catastrophique, et d’autres dirigeants, connus pour ce type de comportement, doivent être tenus responsables de leurs décisions, et des mesures doivent être mises en place pour garantir que les agents reçoivent le soutien et les soins nécessaires lorsqu’ils sont en mission. La vie et la santé des agents de sécurité ne peuvent plus être sacrifiées sur l’autel de l’indifférence et de la négligence.
Pour l’heure, selon des informations de la rédaction du CNC, la tension reste vive entre la famille du policier disparu et le directeur de la CNS. Nous reviendrons sur cette affaire dans nos prochains articles sur CNC.
Notons que la mort de Senapaï à Bossangoa est sans doute un rappel alarmant des dangers auxquels font face les agents de la CNS lorsqu’ils sont envoyés en mission dans des conditions dégradantes. Il est urgent que des changements profonds soient apportés pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent à l’avenir.