Ministère de la Justice  en Centrafrique: Les Corrompus Prêchent contre la Corruption

Publié le 22 juin 2024 , 5:05
Mis à jour le: 22 juin 2024 10:35 am

Ministère de la Justice  en Centrafrique: Les Corrompus Prêchent contre la Corruption

 

Audience de tirage au sort des jurés de la 3e session criminelle pour 2023, à la Cour d’appel de Bangui. Photo Minusca
Audience de tirage au sort des jurés de la 3e session criminelle pour 2023, à la Cour d’appel de Bangui. Photo Minusca

En Centrafrique, le ministère de la Justice tente de masquer ses propres dérives en prêchant une lutte fictive contre la corruption. Le ministre de la justice, Arnaud Djoubaye Abazène, entouré de magistrats corrompus, manipule l’opinion publique avec des promesses vides et des initiatives sans effet réel.

 

Bangui, 23 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

La Justice  en Centrafrique , une illusion.

 

Le discours de lutte contre la corruption dans le milieu judiciaire en Centrafrique relève de la pure manipulation. Le ministre de la Justice, un véritable mafieux, entouré de procureurs et de magistrats tout aussi corrompus, tente de convaincre la population d’une soi-disant volonté de réformer un système gangrené jusqu’à la moelle. Les actions entreprises ne sont que des façades pour duper le public et maintenir un statu quo profitable aux corrompus de haut rang.

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Rencontre Manipulatoire avec les Jeunes.

 

Jeudi dernier, des acteurs judiciaires ont organisé une rencontre avec les jeunes du huitième arrondissement de Bangui pour discuter de la corruption. Cette initiative, loin d’être sincère, servait principalement à donner l’illusion d’une prise en main du problème. En réalité, ces acteurs judiciaires, impliqués dans des pratiques douteuses, cherchent à détourner l’attention de leurs propres malversations.

 

Inspecteur des services judiciaires :

 

« Il n’est pas normal que dans ce milieu qu’il y ait encore des magistrats ou des collaborateurs, notamment les délégués et les secrétaires, qui en font à leur tête et qui se livrent justement à des faits de corruption».

 

Cette déclaration, bien que pertinente, sonne creux venant de quelqu’un profondément impliqué dans le système corrompu qu’il prétend dénoncer. Ces paroles, répétées ad nauseam, visent à apaiser la colère populaire sans aucune réelle intention de réforme.

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Discours Illusoire du Chef de l’État.

 

Lors de la dernière rentrée judiciaire, le chef de l’État, Faustin Archange Touadera, a également martelé les mêmes poncifs sur la lutte contre la corruption. Il a reconnu les dysfonctionnements consécutifs à la corruption, tout en instruisant les autorités judiciaires de prendre des mesures urgentes. Cependant, ces injonctions restent lettre morte dans un système où les plus hauts responsables sont les premiers à entretenir et profiter de cette corruption endémique.

 

Une Corruption Profondément Enracinée.

 

La prétendue lutte contre la corruption est une farce bien orchestrée. La corruption ne vient pas des simples citoyens mais est installée par ceux qui dirigent le pays, y compris le président Faustin-Archange Touadéra lui-même, le ministre de la Justice et les magistrats. Tout est profondément enraciné depuis près de neuf ans. De plus, le groupe Wagner s’impose désormais dans le milieu de la justice, contrôlant et influençant les décisions judiciaires. Sans moyens financiers, il est impossible de gagner un procès dans ce pays. Tout Centrafricain sait que la justice est devenue un terrain de jeu pour les riches et puissants.

 

Une Lutte Factice et Hypocrite.

 

Les initiatives mises en avant, telles que les discussions avec les jeunes, sont de simples écrans de fumée. Les décisions récentes du Conseil Supérieur de la Magistrature, loin d’être efficaces, ne sont que des mesures symboliques sans impact réel sur le terrain. La corruption continue de prospérer, alimentée par un réseau bien établi de juges, de procureurs et de greffiers corrompus.

 

En effet, la prétendue lutte contre la corruption en Centrafrique n’est qu’une vaste supercherie orchestrée par ceux-là mêmes qui devraient être tenus pour responsables. Tant que les acteurs principaux, à commencer par le ministre de la Justice et ses alliés corrompus, ne seront pas remplacés par des individus intègres et déterminés à réformer le système, la population centrafricaine continuera de souffrir des méfaits de cette corruption institutionnalisée.

 

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