Chaos et Ivresse à Bossangoa : Les Soldats de la septième République de Touadéra Terrorisent la Population
Centrafrique.org/rca-un-soldat-faca-tue-lun-de-ses-compagnons-darmes-a-amdafock/patrouille-des-faca-dans-un-pickup-militaire-tres-bon-dans-une-rue-de-bangassou-2/” rel=”attachment wp-att-35492″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/patrouille-des-faca-dans-un-pickup-militaire-très-bon-dans-une-rue-de-bangassou-450×253.jpg” alt=”Une patrouille des soldats FACA à Bangassou pour illustration. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique. ” width=”450″ height=”253″ />
Bangui, CNC. Un incident spectaculaire impliquant lundi dernier un soldat des FACA en état d’ivresse a semé la panique à la gare routière de Bossangoa. Le chaos qui règne au sein de l’armée de Touadéra inquiète de plus en plus les habitants.
Le lundi 07 octobre, vers 17 heures, un grave incident s’est produit à la gare routière de Bossangoa, capitale provinciale de l’Ouham, au quartier Sembe dans le 2ème arrondissement. Un élément des Forces armées centrafricaines (FACA), visiblement en état d’ébriété avancé, a ouvert le feu, provoquant une grande panique parmi les civils présents. Bien que personne n’ait été blessé, la population est sous le choc face à ce nouveau dérapage d’un soldat supposé assurer leur sécurité.
Les habitants dénoncent de plus en plus l’indiscipline croissante au sein de l’armée, qualifiant de « chaotique » la situation actuelle sous la présidence de Faustin-Archange Touadéra. Ce n’est pas la première fois qu’un tel incident survient. L’état d’ivresse des militaires est devenu un problème récurrent, ternissant l’image des FACA et redoublant le sentiment d’insécurité parmi les civils.
Les autorités locales ont rapidement été informées, ainsi que les forces de la Minusca, présentes dans la ville pour maintenir l’ordre. Pourtant, ces incidents révèlent un manque de contrôle sur les éléments armés censés protéger la population. Les habitants craignent que l’armée, qui devrait incarner la discipline, ne sombre davantage dans le chaos.
Les victimes centrafricaines de la LRA réclament justice
Centrafrique.org/maitre-lra/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/maitre-lra.jpeg” alt=”Maître Isabelle KESSEL, avocate, parle dans un micro en studio” width=”250″ height=”202″ />Me Isabelle KESSEL, avocate engagée pour les victimes centrafricaines de la LRA, lors d’une interview radiophonique
Bangui, CNC. L’Association des Victimes centrafricaines de l’Armée de Résistance du Seigneur de Centrafrique (AVLRAC) a réagi au report de l’audience de confirmation des charges contre Joseph Kony à la Cour pénale internationale (CPI). Dans un communiqué publié le 3 octobre, l’AVLRAC demande à participer au procès et à obtenir réparation pour les crimes subis.
“Les victimes centrafricaines de Joseph Kony aspirent à ne pas être oubliées par la justice internationale”, a déclaré Aubin Kotto-Kpenze, président de l’AVLRAC. L’association revendique le droit des victimes à prendre part au procès, comme le prévoit le Statut de Rome de la CPI.
Maître Isabelle Kessel, avocate de l’AVLRAC, souligne l’importance de cette démarche : “Les victimes doivent pouvoir faire entendre leur voix. C’est essentiel pour leur reconstruction et leur résilience“. Elle rappelle que l’article 68-3 du Statut de Rome garantit aux victimes le droit d’exprimer leurs vues et préoccupations devant la Cour.
L’AVLRAC réclame des réparations pour les multiples exactions commises par la LRA en Centrafrique depuis 2008 : viols, enlèvements, assassinats, incendies, pillages, grossesses forcées, mutilations, tortures, déportations et enrôlement forcé d’enfants.
Le communiqué appelle également le gouvernement centrafricain à saisir le Procureur de la CPI concernant ces crimes, en vertu de l’article 15 du Statut de Rome. Pour l’AVLRAC, c’est une condition nécessaire à la reconstruction et à la résilience des victimes.
Malgré ce report, l’association maintient sa “confiance dans la Cour pénale internationale, qui soutient toujours les plus vulnérables”. Elle espère que les victimes centrafricaines pourront faire entendre leur voix dans cette procédure judiciaire internationale.
Centrafrique.org/corruption-et-desordre-la-descente-aux-enfers-de-larmee-centrafricaine/elie-ouefio/” rel=”attachment wp-att-75853″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/elie-ouefio-438×450.png” alt=”L’ancien ministre Élie Ouéifio, assis, portant un costume bleu, appuyé sur sa main, en train de réfléchir lors d’une conférence.” width=”438″ height=”450″ />Élie Ouéifio, un homme d’État en réflexion
Bangui, CNC. Elie Ouéifio, ancien ministre, ambassadeur, poète et écrivain centrafricain, offre dans son poème “Le Secret du Bonheur” une réflexion profonde sur les défis auxquels la République centrafricaine fait face depuis des années. Ce texte, mêlant critique sociale et espoir pour l’avenir, propose une vision du chemin vers la stabilité et la prospérité pour un pays marqué par des décennies de conflits.
Le poème s’ouvre sur un constat sans concession : “Où vas-tu depuis tant d’années, au sein de cette Nation riche mais appauvrie, avec des armes chargées en mains”. Ces vers évoquent la situation sécuritaire précaire de la République centrafricaine, où des groupes armés contrôlent encore une partie importante du territoire national.
Ouéifio pointe du doigt plusieurs problèmes qui minent la société centrafricaine : la corruption (“les poches pleines de fiches mensongères”), le tribalisme et les divisions. Ces difficultés persistent malgré les nombreux changements politiques qu’a connus le pays depuis son indépendance.
Le texte suggère une voie à suivre pour surmonter ces défis : “Œuvre seulement pour l’Unité et la Paix, défends tes droits et ceux d’autrui, assume tes devoirs par un travail toujours bien fait”. Ce message s’inscrit dans une vision plus large de réconciliation nationale et de reconstruction.
L’auteur propose également de “changer les chars en charrues, les munitions en craies et médicaments”. Cette métaphore illustre la nécessité de réorienter les ressources du pays vers le développement plutôt que le conflit. Elle fait écho aux efforts de désarmement et de réintégration des combattants, un processus complexe qui progresse lentement selon les observateurs.
Le “secret du bonheur” évoqué dans le titre semble résider dans un retour aux valeurs fondamentales et un engagement collectif pour le bien commun. Ce message optimiste contraste avec la réalité d’un pays qui occupe la 188e place sur 191 dans le classement de l’Indice de développement humain des Nations Unies.
“Le Secret du Bonheur” d’Elie Ouéifio offre ainsi une vision poétique des défis et des aspirations de la Centrafrique. Il reste à voir si le pays pourra transformer ces idéaux en réalité concrète dans les années à venir.
Manipulation ou Militantisme ? Les Dérives de la Coordination des Étudiants Centrafricains
Centrafrique.org/augmentation-du-cout-de-lessence-un-prix-a-la-pompe-qui-fait-mal-a-la-poche-des-centrafricains-mais-soulage-le-president-touadera/le-ministre-en-charge-du-developpement-de-lenergie-et-des-ressources-hydrauliques-arthur-bertrand-piri-ngaba/” rel=”attachment wp-att-61983″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/Le-ministre-en-charge-du-developpement-de-lenergie-et-des-ressources-hydrauliques-Arthur-Bertrand-Piri-ngaba-450×300.jpg” alt=”Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri …” width=”450″ height=”300″ />
Bangui, CNC. La Coordination Nationale des Étudiants Centrafricains (CNECA) se montre davantage comme un outil de manipulation que comme une véritable organisation d’étudiants. Leur réaction face au rapport du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) laisse planer des doutes sur leur crédibilité et leur indépendance.
Un Communiqué Controversé : La CNECA, Véritable Représentation des Étudiants ?**
Le communiqué numéro 002 de la Coordination Nationale des Étudiants Centrafricains, relatif au rapport du GTSC, démontre bien l’écart entre la vocation de la CNECA et ses actions sur le terrain. Présumés être des représentants d’étudiants, ces derniers se comportent comme des marionnettes d’intérêts politiques aux véritables préoccupations académiques et étudiantes. Le texte ne montre aucune trace de lutte pour l’amélioration des conditions étudiantes, mais plutôt un soutien aveugle à un ministre épinglé pour ses pratiques mafieuse.
Le rapport du GTSC avait pointé du doigt une collusion manifeste entre le ministère de l’énergie et une société camerounaise, Neptune Oil, qui bénéficiait d’un monopole injustifié sur la distribution de carburant en Centrafrique. Au lieu de poser des questions pertinentes et d’agir en faveur de la transparence, la CNECA a décidé d’attaquer le GTSC en qualifiant son rapport de « compagne de dénigrement ». Cette posture pose de sérieuse interrogation : à qui profite cette défense aveugle des autorités ?
Des Étudiants ou des Marionnettes Politiques ?**
La fonction de la CNECA n’est-elle pas de veiller aux intérêts des étudiants, d’améliorer leurs conditions de vie et d’études ? Comment expliquer qu’une organisation censée être le porte-parole des étudiants choisisse de soutenir un ministre mafieux soupçonné de mauvaise gestion plutôt que de lutter pour une meilleure allocation des ressources en faveur de l’éducation ? Au lieu de cela, la CNECA se prête à des jeux de pouvoir qui n’ont rien à voir avec la défense des étudiants.
De plus, certains membres de cette coordination se targuent d’être « jeunes » étudiants alors qu’ils ont dépassé la quarantaine. La question se pose : qu’attendent-ils pour jouer un rôle plus constructif dans la société ? Plutôt que de s’engager pour un avenir meilleur, ils préfèrent se prêter à des manœuvres politiques sous couvert de leur statut étudiant.
Des Pratiques Mafieuses et l’Impunité d’un Ministre parrain des parrains.
Le ministre de l’hydraulique, Bertrand Arthur Piri, déjà épinglé par un rapport du GTSC, n’a trouvé rien de mieux à faire que de payer des personnes pour attaquer le GTSC. Parmi ces groupes de mercenaires se trouve la fameuse CNECA, qui semble préférer servir les intérêts du ministre plutôt que ceux des étudiants. Ce comportement est symptomatique d’un climat de corruption et de compromission à tous les niveaux.
Comment une coordination étudiante, censée être impartiale et préparer les leaders de demain, peut-elle se transformer en porte-flingue pour des intérêts qui vont à l’encontre du bien commun ? La complicite entre la CNECA et les pouvoirs publics montre clairement que cette structure étudiante n’est plus qu’un véhicule politique détourné de ses vraies missions.
Des Étudiants éternels, des Opportunistes à la Remorque.
Le rôle de l’éducation est de former des citoyens capables de relever les défis du futur et non de créer des étudiants à vie, suspendus dans une position de stagnation intellectuelle et sociale. Les membres de la CNECA qui à 45 ans se considèrent toujours comme des étudiants illustrent cette triste réalité. Comment espérer des changements positifs dans un pays où même les étudiants, censés être porteurs d’espoir, se complaisent dans un rôle passif et opportuniste ?
L’avenir d’un pays repose sur sa jeunesse, sur des jeunes capables d’innover et de défendre des valeurs de justice et de transparence. Mais quand cette soi-disant jeunesse se transforme en marionnette pour les puissants, que reste-t-il à espérer ? Le communiqué de la CNECA n’est rien d’autre qu’une démonstration de loyauté mal placée, qui enterre toute possibilité de véritable changement.
Le Monopole de Neptune : Un Scandale qui Déshonore le Gouvernement.
La distribution de carburant en exclusivité par Neptune, une société camerounaise, est une absurdité économique qui a été dénoncée aussi bien par le FMI que par la société civile. Ce monopole sans concurrence est un affront aux principes de justice économique et de libre marché. Le rôle de la CNECA, en tant que présumée représentation étudiante, aurait dû être de soutenir ces critiques, de se faire la voix des étudiants et de la population en général, qui souffrent directement des conséquences de ce monopole.
Mais au lieu de cela, ils se sont alignés du côté du pouvoir, séduits par des intérêts immédiats et mesquins. Cette attitude de soumission n’est pas digne d’étudiants censés préparer l’avenir du pays. Au contraire, elle montre une dérive dangereuse vers l’instrumentalisation politique et la compromission de valeurs fondamentales.
L’échec d’une Coordination qui Trahit sa Mission.
En tant que porte-parole des étudiants, la CNECA avait pour mission de défendre les intérêts des étudiants centrafricains et de promouvoir une éducation de qualité. Malheureusement, elle s’est montrée incapable de s’élever au-dessus des jeux de pouvoir et a choisi la voie de la soumission au lieu de celle du courage et de l’intégrité. La CNECA ne représente plus les étudiants centrafricains ; elle représente uniquement les intérêts de ceux qui la manipulent.
Bangui, CNC. En 2017, le gouvernement centrafricain a conclu un accord secret avec le groupe paramilitaire russe Wagner, plaçant ses mercenaires hors d’atteinte de la justice nationale. Ce document, longtemps gardé confidentiel, révèle une clause choquante accordant un statut -diplomatique aux agents de Wagner. Ceci dit, c’est un véritable pacte d’impunité.
Wagner : une immunité totale sur le sol centrafricain., un pacte d’impunité
Ce pacte d’impunité stipule explicitement que les mercenaires de Wagner bénéficient d’une immunité comparable à celle des diplomates. Cette disposition, selon cet accord, les protège de toute poursuite judiciaire en Centrafrique, quels que soient leurs actes.
« Les agents de Wagner ne peuvent être ni arrêtés, ni jugés par les tribunaux centrafricains. En cas d’infraction grave, ils sont simplement renvoyés en Russie », explique Me Paul Mbari, avocat spécialiste du droit international à Bangui.
Cette immunité, résultant de ce pacte d’impunité, s’applique à l’ensemble du personnel de Wagner présent sur le territoire, des combattants aux conseillers militaires. Elle couvre toutes leurs activités, y compris celles sans lien avec leur mission officielle.
Le pacte d’impunité , une Justice à deux vitesses.
Cette situation crée une justice à deux vitesses, où les mercenaires russes échappent à toute responsabilité pénale sur le sol centrafricain.
« Un citoyen centrafricain qui commet un crime va en prison. Un mercenaire de Wagner qui fait la même chose rentre tranquillement chez lui », s’indigne Joseph Mballa, un activiste de droits de l’homme en Centrafrique, .
Les conséquences de ce pacte d’impunité se font déjà sentir. De nombreux rapports des nations-unies et des ONG internationales faisant état des crimes de sangs et autres crimes commis par les hommes de Wagner, sans qu’aucune suite judiciaire ne soit donnée.
« Des mercenaires russes ont pillé mon village d’origine et tué 7 personnes. Quand nous avons voulu engager un avocat pour porter plainte, l’avocat nous a dit que c’était impossible, car les Wagner sont protégés sur le sol centrafricain avec un pacte d’impunité », raconte anonymement à la rédaction du CNC un ressortissant de la région d’Ippy.
Un pacte d’impunité qui bafoue la souveraineté nationale.
En accordant une telle immunité à un groupe des mercenaires criminels, le gouvernement centrafricain abandonne une importante part de sa souveraineté.
« C’est comme si nous avions donné un blanc-seing à un groupe des criminels transfrontaliers étrangers», analyse le professeur Michel Balézou, enseignant à l’Université de Bangui. « Aucun État de droit ne peut accepter qu’une partie de sa souveraineté échappe totalement à sa juridiction».
Cette situation pose également la question du contrôle réel exercé par Bangui sur les activités de Wagner. Plusieurs incidents ont montré que le groupe agissait de manière totalement autonome, sans en référer aux autorités centrafricaines.
Un précédent dangereux.
L’accord avec Wagner crée un précédent inquiétant. D’autres groupes armés présents dans le pays, tel que les rwandais, pourraient réclamer des privilèges similaires, menaçant encore davantage l’intégrité du système judiciaire centrafricain.
« Si nous acceptons que des mercenaires soient au-dessus des lois, c’est la porte ouverte à tous les abus », avertit Me Gondjolo. « Nous risquons de voir notre pays se transformer en zone de non-droit. »
Malgré les critiques, le gouvernement centrafricain maintient cet accord controversé. Le président Kongoboro , artisan de ce rapprochement avec Wagner, reste sourd aux appels de certains de ses conseillers à la révision du texte.
Bocaranga : Les FACA reçoivent deux véhicules sous haute tension
Centrafrique.org/Centrafrique-soudan-une-fermeture-de-frontieres-qui-ne-laisse-pas-indifferent/des-soldats-faca-lors-dune-patrouille/” rel=”attachment wp-att-62223″ data-wpel-link=”internal”>des soldats FACA lors d’une patrouille
Deux véhicules destinés aux Forces armées centrafricaines (les FACA) sont arrivés à Bocaranga, mais leur déploiement s’avère complexe dans un contexte sécuritaire tendu avec les groupes armés.
Après l’attaque meurtrière du 11 septembre à Ngoutéré qui a coûté la vie à quatre soldats, le gouvernement a décidé d’envoyer deux véhicules aux FACA stationnées à Bocaranga et Ngoutéré. Mais la remise de ces véhicules se heurte à d’importants obstacles.
“Le véhicule destiné à Ngoutéré est bloqué à Bocaranga. Les soldats refusent de le conduire là-bas”, révèle une source militaire. En cause, des menaces proférées par les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).
“Les rebelles nous ont prévenus qu’ils allaient détruire ces véhicules dès qu’ils les verraient”, explique un soldat sous couvert d’anonymat. “Avant, ils s’en prenaient aux motos des civils. Maintenant, ils visent directement notre matériel.”
Pour protéger ces précieux véhicules, le commandement a pris des mesures drastiques. “Les FACA ne sont plus autorisés à circuler seuls”, indique un officier à Bouar. “Chaque déplacement doit être escorté par les Mercenaires russes ou les Casques bleus.”
Ce mardi 1er octobre, l’un des véhicules a quitté Bocaranga pour Ndim, à 70 km au nord-ouest, accompagné de 12 motos transportant des mercenaires du groupe Wagner. “On ignore le but de cette mission”, précise un habitant de Bocaranga. “Peut-être pour ravitailler les soldats en vivres et médicaments.”
Cette situation témoigne de la précarité persistante des FACA sur le terrain, malgré les discours officiels sur leur “montée en puissance”. Le manque d’équipements et de soutien logistique reste criant, contrastant avec les moyens des mercenaires russes présents dans la région.
La population de Bocaranga observe ces développements avec un mélange d’inquiétude et de compassion. “On veut que nos soldats soient bien équipés”, déclare un commerçant. “Mais on craint aussi que ces nouveaux véhicules n’attirent davantage les rebelles vers la ville.”
Trois semaines après l’attaque de Ngoutéré, l’émotion reste vive à Bocaranga. L’arrivée de ces véhicules, censée renforcer les FACA, ravive les inquiétudes sur la capacité réelle de l’armée nationale à sécuriser la région.
Bangui, CNC. Le professeur Gaston M N’Guérékata et ses co-auteurs Mouffak Benchohra et Abdelkrim Salim viennent de publier un ouvrage intitulé *Advanced Topics on Semilinear Evolution Equations* chez World Scientific. Ce livre s’ajoute à la riche contribution de ces auteurs dans le domaine des mathématiques appliquées, notamment sur les équations différentielles.
Une Œuvre Clé pour les Mathématiques Appliquées.
L’apparition du livre Advanced Topics on Semilinear Evolution Equations représente une avancée majeure dans le champ des équations différentielles. Les équations d’évolution semi-linéaires, abordées dans cet ouvrage, constituent un outil déterminant pour modéliser la dynamique de systèmes complexes dans plusieurs domaines scientifiques, allant de la physique à l’ingénierie. Ce livre de plus de 400 pages est destiné à un public averti, incluant des chercheurs, des doctorants, et des praticiens travaillant avec des modèles mathématiques sophistiqués.
Les équations d’évolution sont une catégorie de représentations mathématiques permettant de suivre l’évolution dans le temps de systèmes dynamiques. Les équations différentielles, en particulier semi-linéaires, nécessitent des outils mathématiques complexes pour être résolues et analysées. Le livre de N’Guérékata et de ses co-auteurs se concentre non seulement sur les fondements de ces équations, mais propose également des résultats récents et avancés pour ceux qui cherchent à approfondir leur compréhension de cette matière.
Le Fruit d’une Collaboration Internationale.
Le trio d’auteurs, Mouffak Benchohra, Gaston M N’Guérékata, et Abdelkrim Salim, réunit des spécialistes de renommée internationale dans le domaine des équations différentielles. Chacun apporte son expertise unique à l’ouvrage. Gaston M N’Guérékata, professeur de mathématiques à l’université de Morgan State aux États-Unis, est largement reconnu pour ses travaux sur les équations différentielles et les espaces de Banach. Mouffak Benchohra, également professeur de mathématiques, est un expert en analyse fonctionnelle et en équations différentielles ordinaires. Enfin, Abdelkrim Salim complète cette équipe par son savoir en systèmes dynamiques.
Ce projet de longue haleine, édité par World Scientific, a permis de compiler des résultats contemporains ainsi que des méthodes d’analyse qui, jusqu’à présent, n’étaient pas toujours facilement accessibles aux chercheurs. Ce livre se distingue par son approche rigoureuse et ses applications concrètes dans divers champs scientifiques.
Des Chapitres Essentiels pour la Recherche et l’Industrie.
L’ouvrage se décompose en plusieurs chapitres couvrant une grande variété de thématiques, depuis les solutions classiques des équations semi-linéaires jusqu’aux techniques avancées d’analyse qualitative. Ces chapitres mettent en lumière des méthodes modernes pour étudier la stabilité, les bifurcations, et les attracteurs dans des systèmes dynamiques non linéaires. En plus des concepts théoriques, des exemples pratiques et des applications sont inclus pour illustrer les différentes approches, ce qui rend le livre particulièrement pertinent pour les ingénieurs, les physiciens, et les économistes travaillant sur des modèles complexes.
Un Livre pour Stimuler de Nouvelles Recherches.
L’ouvrage, en raison de sa profondeur et de son ampleur, promet de servir de catalyseur pour de nouvelles recherches dans le domaine des équations différentielles et des systèmes dynamiques. La présence de ce livre dans les bibliothèques universitaires et les centres de recherche offrira aux étudiants et chercheurs des ressources indispensables pour leurs études et travaux.
En réalité, Advanced Topics on Semilinear Evolution Equations représente une contribution significative aux mathématiques appliquées. Les auteurs, en s’appuyant sur des années de recherche et d’enseignement, apportent une nouvelle perspective sur les équations semi-linéaires, rendant leur travail accessible à une nouvelle génération de chercheurs.
Ce livre devrait rapidement devenir une référence pour quiconque souhaite approfondir sa maîtrise des équations différentielles et de leurs applications pratiques.
Zemio : suicide d’un jeune Soldat FACA et l’aggravation du mal-être dans les rangs de l’armée centrafricaine
Centrafrique.org/un-soldat-faca-rescape-de-lattaque-de-sikikede-a-ete-execute-par-ses-collegues-faca/yassine-mahamat/” rel=”attachment wp-att-63001″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/Yassine-Mahamat-450×433.jpg” alt=”Le soldat Yassine Mahamat tué dans la nuit du vendredi à samedi 25 février 2023 par ses collègues militaire à Ouanda-Djallé Yassine-Mahamat Un soldat FACA, rescapé de l’attaque de Sikikédé, a été exécuté par ses collègues FACA” width=”450″ height=”433″ />
Bangui, CNC. Le mardi 8 octobre 2024, un militaire centrafricain de première classe, Gboh Juvénal, âgé d’une vingtaine d’années et issu de la promotion 2022, a mis fin à ses jours à Zemio, dans la préfecture du Haut-Mbomou. Ce geste tragique, réalisé avec son arme de service, s’inscrit dans une série d’incidents alarmants touchant les Forces armées centrafricaines (FACA), alimenté par des conditions de vie et de travail extrêmement précaires. Le jeune soldat, décrit par ses camarades militaires comme souffrant de troubles mentaux, est un nouveau visage de la crise de moralité et de dépression qui gangrène l’armée.
Suicide d’un jeune soldat : la crise de moralité dans les rangs militaires
Les soldats centrafricains font face depuis quelques temps à des difficultés multiples qui, au fil des années, ont sapé leur moral. Parmi les causes de ce mal-être généralisé, le non-paiement des primes d’allocation, notamment les Primes Générales d’Alimentation (PGA), constitue un facteur majeur. L’armée, en particulier dans les régions reculées comme Zemio, laisse ses hommes dans des conditions de vie déplorables. Sans équipements adéquats et avec des tenues en mauvais état, les soldats peinent à maintenir un semblant de dignité.
À cela s’ajoute la pression psychologique exercée par des supérieurs, et parfois, l’agression physique de certains officiers FACA, qui mettent en danger l’équilibre mental des militaires. La dépression n’est donc plus un phénomène isolé, mais devient un fléau endémique dans l’armée nationale.
Le Suicide d’un jeune soldat, Gboh Juvénal, est un drame révélateur.
Ce mardi 8 octobre, Gboh Juvénal, visiblement accablé par une profonde dépression, a utilisé son arme de service pour mettre fin à ses jours. Ses collègues ont confirmé qu’il montrait des signes évidents de trouble mental. Cependant, aucune prise en charge psychologique ne lui a été offerte par ses supérieurs. Cette tragédie souligne un manque criant de soutien pour les soldats confrontés à de graves pressions.
Le Suicide d’un jeune soldat , Gboh Juvénal, n’est malheureusement pas un cas isolé. Il s’inscrit dans une série d’événements similaires qui ont eu lieu au sein de l’armée centrafricaine ces derniers mois. À Bangui, dans le camp militaire Kassaï, une femme soldat s’est également donnée la mort après avoir été harcelée par son supérieur, qui fut rétrogradé à la suite de ce drame.
Des recrutements précipités sans enquêtes de moralité.
L’un des facteurs qui contribue à la détérioration de la situation dans l’armée est la politique de recrutement adoptée depuis 2019. Le processus de sélection est devenu de plus en plus laxiste, à tel point que des rebelles, miliciens et même criminels peuvent intégrer les rangs des FACA moyennant un paiement. Les vérifications de santé mentale et de moralité des nouveaux recrus, autrefois obligatoires, ont été délaissées.
Cette méthode de recrutement, combinée à des conditions de vie désastreuses, a entraîné une augmentation des incidents de violence interne et de suicides. Pour de nombreux observateurs, l’armée centrafricaine court à sa perte si des mesures ne sont pas prises pour redresser la situation.
Le manque de soutien psychologique, un désastre en devenir.
La situation mentale des soldats est particulièrement alarmante, car aucun système d’accompagnement psychologique n’existe. Les militaires, souvent en poste dans des zones isolées et dangereuses, sont livrés à eux-mêmes sans aucun soutien institutionnel. La conséquence directe de ce vide est une multiplication des actes désespérés, tels que les suicides.
L’armée nationale semble aujourd’hui incapable de gérer ces crises répétées. Le suicide de Gboh Juvénal est un rappel tragique des effets d’une négligence systémique qui, à terme, pourrait affaiblir durablement les capacités opérationnelles des FACA.
Des cas de suicide en augmentation dans l’armée.
Les suicides au sein de l’armée ne sont pas nouveaux, mais leur fréquence s’accroît à mesure que la situation des militaires se dégrade. Les conditions de travail et de vie, combinées à un commandement souvent oppressif, sont des facteurs qui poussent certains soldats à commettre l’irréparable. Le cas de la soldate à Dimbi, qui s’est suicidée après avoir appris qu’elle était enceinte de son supérieur, illustre bien cette dérive. Le manque de recours pour les victimes de harcèlement au sein de l’armée contribue également à aggraver la situation.
Face à ces nombreux suicides, les autorités militaires semblent incapables de réagir efficacement. La récurrence de ces incidents montre bien que la question de la prise en charge psychologique des soldats doit être abordée avec sérieux.
un avenir incertain pour l’armée nationale.
Le suicide de Gboh Juvénal et d’autres incidents similaires pose des questions fondamentales sur l’état de l’armée centrafricaine. Si rien n’est fait pour améliorer les conditions de vie des soldats et pour instaurer un véritable soutien psychologique, la situation risque de se détériorer davantage, fragilisant une armée déjà affaiblie. Loin d’être un simple fait divers, ces suicides sont le reflet d’une crise profonde qui, sans une action rapide, pourrait menacer la stabilité de toute la structure militaire du pays.
FACA ou le Chaos Militaire : Quand des Soldats d’une armée nationale sont Devenus des Brigands et ouvrent le Feu….
Centrafrique.org/rca-un-colonel-des-eaux-et-forets-assassine-a-son-domicile-du-pk13-par-les-requins/un-element-faca-du-bit6-a-boali/” rel=”attachment wp-att-44282″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/02/un-element-faca-du-BIT6-a-Boali-450×300.jpg” alt=”a close-up of a soldier’s legs” width=”450″ height=”300″ />
Bangui, CNC. Lundi 7 octobre 2024, un soldat des Forces armées centrafricaines (FACA), muni de son arme de service, a blessé un civil lors d’un différend à 45 km de Markounda. Cette nouvelle affaire confirme l’indiscipline et le Chaos Militaire ainsi que la criminalité endémique au sein de cette armée nationale.
Encore une fois, les Forces armées centrafricaines (FACA) sont impliquées dans un acte de violence qui dépasse largement le cadre de leur mission de protection de la population et de défense nationale. Ce lundi 7 octobre 2024, aux environs de 8 heures du matin, un soldat armé d’un fusil d’assaut AK-47 a tiré sur un civil suite à un différend privé, à 45 km de Markounda, sur l’axe Maitikoulou. Selon plusieurs témoins, ce litige n’avait rien à voir avec des questions de sécurité publique, mais serait lié à une affaire personnelle impliquant ce soldat, provoquant ainsi un Chaos Militaire. Cet acte criminel, commis par un individu censé incarner l’autorité et la protection, reflète une fois de plus la dérive inquiétante des FACA, devenues pour beaucoup un groupe de brigands armés plutôt qu’une force de défense nationale.
L’armée centrafricaine, censée être le pilier de la sécurité dans un pays en proie à l’instabilité, est régulièrement imbibée dans des affaires de violence, de braquage, d’extorsion et de corruption. Ce dernier incident ne fait qu’alimenter les critiques contre une institution gangrenée par des éléments incontrôlables et souvent criminels. Les autorités militaires se montrent incapables de discipliner leurs hommes, laissant ces derniers agir en toute impunité, armés jusqu’aux dents, provoquant ainsi un Chaos Militaire , au détriment de la population civile. À Markounda, la victime de ce tir a été transportée d’urgence au centre de santé local pour recevoir des soins, mais son état reste préoccupant.
Comment une armée censée protéger le peuple peut-elle tolérer en son sein de tels actes de violence gratuite ? Cette question demeure sans réponse, alors que les autorités militaires continuent de minimiser les incidents de ce genre, alors que l’armée nationale s’effondre dans un Chaos Militaire.
Au cœur du Mbomou , Nzako, une ville minière fantôme en voie de disparition
Centrafrique.org/centrafrique-nzacko-une-commune-miniere-abandonnee-par-le-pouvoir-de-Bangui-reportage/chantier-or-en-centrafrique-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-25038″ data-wpel-link=”internal”>chantier-or-en-centrafrique-corbeaunews – Centrafrique : Nzacko, une commune minière abandonnée par le pouvoir de Bangui (Reportage)
Bangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. Au cœur de la préfecture du Mbomou, la ville de Nzako offre un visage saisissant de l’état de délabrement dans lequel se trouve une grande partie de la République centrafricaine. Malgré les discours officiels martelant le retour à la paix et à la normalité, la réalité sur le terrain dresse un constat alarmant. Charles Djouma, secrétaire général du bureau secondaire de la mairie, lève le voile sur une situation catastrophique qui perdure depuis plus d’une décennie au cœur du Mbomou.
Une sécurité en trompe-l’œil au cœur du Mbomou.
Le 14 mars 2024 a marqué l’arrivée des Forces armées centrafricaines (FACA) à Nzako, accompagnées de gendarmes et de policiers ainsi que leurs alliés russes du groupe Wagner. Cette présence, saluée par les autorités locales, ne suffit pourtant pas à garantir une sécurité effective. “Dans le centre de la ville de Nzako, au cœur du Mbomou, nous sommes bien sécurisés”, affirme M. Djouma. Mais il reconnaît que la situation reste précaire dans les zones périphériques : “Toutes ces rumeurs, nous étions à l’écoute et c’est beaucoup, très très très dérangeant.”
Les axes routiers stratégiques, comme Bria-Nzako ou Bakouma -Nzako, restent dangereux. Les incursions d’hommes armés dans les villages voisins sont fréquentes, mettant en danger la vie des habitants et des artisans miniers. Face à ces menaces, les FACA semblent impuissantes. “C’est le manque de moyens de déplacement, certainement”, justifie le secrétaire général, pointant du doigt le sous-équipement chronique des forces de l’ordre.
Une administration en lambeaux au cœur du Mbomou.
Le retour de l’administration se fait au compte-gouttes. La mairie de Nzako n’a rouvert ses portes que le 26 mars, dans un dénuement total. “Il n’y a même pas de documents, pas d’assises, il n’y a rien même dans la maison de la mairie”, déplore Charles Djouma. Plus grave encore, aucun acte de naissance n’a été délivré depuis 2013. Une génération entière d’enfants se trouve ainsi privée d’existence légale, avec des conséquences dramatiques pour leur avenir.
L’absence de justice officielle laisse place à des arrangements informels. “On traite [les problèmes] en famille ou vers les chefs de quartier et puis c’est tout”, explique M. Djouma. Cette situation favorise l’arbitraire et prive les habitants de leurs droits les plus fondamentaux.
Au cœur du Mbomou, une économie paralysée.
Nzako, autrefois réputée pour ses ressources diamantifères au cœur du Mbomou, voit son économie tourner au ralenti. “Tous les collecteurs étaient sortis” à cause de l’insécurité, rappelle le secrétaire général. L’activité minière, pilier de l’économie locale, est au point mort faute d’investissements et de sécurité.
L’enclavement de la ville, dû à l’état désastreux des routes, provoque une flambée des prix. Le sac de sel est passé de 250 à 1000 FCFA, tandis qu’un litre d’huile atteint 2000 FCFA. “Les commerçants amènent ces produits-là de Bria pour amener dans Nzako, même de Bangassou jusqu’à Nzako”, explique Charles Djouma. Les coûts de transport prohibitifs se répercutent directement sur les prix à la consommation, étranglant le pouvoir d’achat des habitants.
L’éducation sacrifiée.
Le système éducatif de Nzako au cœur du Mbomou est à l’image de la ville : en ruine. L’unique école, qui accueille les élèves du CP1 au CM2, fonctionne dans des conditions déplorables. “Il n’y a pas des enseignants qualifiés, seulement les maîtres parents”, s’alarme M. Djouma. Le manque de matériel pédagogique est criant : “Il n’y a même pas de tables-bancs, pas d’assises”. Les élèves sont contraints de s’asseoir à même le sol ou sur des bancs usés jusqu’à la corde.
Cette situation catastrophique hypothèque l’avenir de toute une génération. Sans éducation de qualité, les jeunes de Nzako voient leurs perspectives d’avenir réduites à néant. Le secrétaire général lance un appel pressant au gouvernement : “Nous voulons vraiment demander au gouvernement de faire un effort de nous envoyer quand même les maîtres qualifiés pour continuer en tout cas ces enfants.”
Un appel à l’aide ignoré
Face à ce tableau désastreux, Charles Djouma ne peut que constater l’inaction des autorités nationales. Ses demandes répétées pour l’envoi d’enseignants qualifiés, de matériel scolaire et de moyens pour la mairie restent lettre morte. Le contraste est saisissant entre la réalité du terrain et le discours officiel vantant le retour à la normale dans le pays.
La situation de Nzako est symptomatique de l’état d’abandon dans lequel se trouvent de nombreuses villes de province en Centrafrique. Malgré les annonces gouvernementales, la paix et le développement tant promis tardent à se concrétiser. Les habitants de Nzako, comme des milliers d’autres Centrafricains, attendent toujours de voir les dividendes d’une réconciliation nationale qui semble bien lointaine.
L’urgence d’une réponse globale.
La situation critique de Nzako appelle une réponse urgente et globale de la part des autorités centrafricaines. Le rétablissement de la sécurité, la restauration des services publics de base, la relance de l’économie locale et la remise sur pied du système éducatif sont autant de chantiers prioritaires. Sans une action déterminée de l’État, Nzako risque de rester encore longtemps une ville fantôme, symbole d’une Centrafrique à la peine pour se reconstruire après des années de conflit.
Dans la septième république de Touadera, les ambulances sont devenues des taxis horaire
Centrafrique.org/bangui-le-corps-sans-vie-dun-homme-retrouve-au-quartier-sarah/ambulance-sur-lavenue-des-martyrs-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-50626″ data-wpel-link=”internal”>Bangui, le corps sans vie d’un homme retrouvé au quartier Sarah” width=”450″ height=”253″ />Ambulance sur l’aavenue des martyrs à Bangui. CopyrightCNC
Bangui, CNC. Un reportage choc de la radio Ndékè Luka, diffusé ce lundi 7 octobre 2024, révèle une situation alarmante dans le système de santé centrafricain. L’enquête, menée à l’hôpital de Moungoumba, à 200 km de Bangui, dépeint un tableau sombre, où l’ambulance, censée sauver des vies, est devenue de véritables “taxis horaires” pour les patients, et ce, dans la septième république de Touadera.
L’hôpital de Moungoumba, loin d’être un lieu de guérison, s’est transformé en antichambre de la mort. Le reportage relate le cas tragique d’une jeune mère de 26 ans, décédée deux jours après son accouchement, faute de sang disponible pour une transfusion. Ce drame n’est malheureusement pas un cas isolé dans cet établissement qui manque cruellement de tout : médicaments, matériel médical, et personnel qualifié.
Mais le plus choquant reste le système de fonctionnement des ambulances. Selon les témoignages recueillis par Ndékè Luka, les patients doivent eux-mêmes financer leurs déplacements. “Sans argent, tu attends la mort”, confie un patient sous couvert d’anonymat. Le coût d’un trajet entre Bangui et Moungoumba s’élève à 10 000 francs CFA, auxquels s’ajoute le prix du carburant d’au moins 50 litres. Cette somme, considérable pour la plupart des familles centrafricaines, transforme de fait les ambulances en taxis payants, accessibles uniquement à ceux qui peuvent se le permettre.
Cette situation absurde pousse les centrafricains à s’interroger sur l’efficacité des politiques de santé publique mises en place par le gouvernement de la “Septième République” du président Touadera. Malgré les promesses de développement et de sécurité, la réalité sur le terrain est tout autre. Pendant que les hôpitaux s’effondrent, le gouvernement semble plus préoccupé par son maintien au pouvoir par une volonté ferme d’organiser des élections locales et communales en avril prochain.
Des nombreux centrafricains pointent du doigt les priorités du gouvernement. Alors que le président Kongoboro souhaite un joyeux anniversaire honteux à son papa biologique Vladimir Poutine et lui félicite au passage d’avoir consolidé une véritable démocratie en Centrafrique, les Centrafricains, quant à eux, continuent de mourir comme des poussins dans leur cage faute de soins basiques. Les priorités semblent clairement ailleurs : chouchouté les Mercenaires russes avec des milliards de francs CFA des contribuables centrafricains.
Au regard de cette situation critique, la société civile propose plusieurs pistes d’action urgentes pour le gouvernement :
Allouer des fonds suffisants pour l’achat de médicaments et de matériel médical.
Lancer une campagne de recrutement de personnel médical qualifié.
Assurer un budget de fonctionnement adéquat, notamment pour les ambulances.
Mettre en place un système de transfusion sanguine efficace à l’échelle nationale.
Des informations recueillies par la rédaction du CNC dans certaines localités de la Lobaye et ailleurs dans le pays soulignent que l’hôpital de Moungoumba n’est pas un cas isolé, mais plutôt le reflet d’un système de santé à l’agonie dans tout le pays. Chaque jour sans action concrète coûte des vies précieuses.
Rappelant que la santé ne devrait pas être un luxe en Centrafrique, mais un droit fondamental. Il est temps que le gouvernement comprenne l’urgence de la situation et agisse en conséquence. La vie des Centrafricains en dépend.
Touadera, le vassal de Moscou félicite son maître Poutine dans une lettre officielle
Centrafrique.org/poutine-wagner-et-touadera-un-trio-de-criminels-de-guerre/le-president-centrafricain-faustin-archange-touadera-et-son-homologue-russe-poutine-lors-dune-audience-a-moscou/” rel=”attachment wp-att-66486″ data-wpel-link=”internal”>Poutine et Touadera à Moscou, en Russie
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. Le 6 octobre 2024, le Putschiste centrafricain Baba Kongoboro a adressé un message d’anniversaire à Vladimir Poutine, révélant au grand jour sa soumission honteuse au dirigeant russe. Cette lettre officielle, d’une obséquiosité certaine, démontre à quel point la souveraineté de la République centrafricaine a été bradée au profit des intérêts du Kremlin.
Un pays réduit au rang de colonie russe par le vassal de Moscou.
Dans ce courrier aussi pathétique que révoltant, Touadéra, le vassal de Moscou, qualifie Poutine de “Très Cher Ami”, une familiarité indigne d’un chef d’État. Il va jusqu’à remercier le président russe pour son “soutien précieux au processus de restauration de la paix, de la sécurité, de rétablissement de l’État de droit et de la souveraineté de la République Centrafricaine.” Une déclaration grotesque quand on connaît le rôle déstabilisateur joué par la Russie et le groupe Wagner dans le pays.
“En qualifiant Poutine de ‘Très Cher Ami’ et en le remerciant pour la ‘restauration de la souveraineté’, Touadéra, le vassal de Moscou, avoue sa subordination totale à Moscou. Notre pays n’est plus qu’une marionnette dont les ficelles sont tirées depuis le Kremlin”, dénonce Jean-Marc Koyamba, opposant politique centrafricain.
La démocratie bafouée au nom de l’amitié russo-centrafricaine.
Touadéra, le vassal de Moscou, ne cache même plus ses intentions antidémocratiques, affirmant vouloir “porter les relations exemplaires d’amitié et de coopération entre la République Centrafricaine et la Fédération de Russie à un niveau encore plus élevé“. Une coopération qui se traduit concrètement par la présence de Mercenaires russes accusés d’exactions et par le pillage des ressources naturelles du pays.
Selon Firmin Ngoupandé, activiste centrafricain de la société civile: “Cette lettre est une gifle au peuple centrafricain. Touadéra, le vassal de Moscou, se félicite de sa coopération avec un régime autoritaire qui bafoue les droits humains. Il montre qu’il est prêt à sacrifier notre démocratie sur l’autel de ses intérêts personnels et de ceux de Poutine“.
le vassal de Moscou , un comportement indigne d’un chef d’État.
En s’abaissant à souhaiter personnellement l’anniversaire d’un dirigeant étranger via un courrier officiel, Touadéra, le vassal de Moscou, démontre une fois de plus son incompétence diplomatique et son manque total de stature présidentielle. Ce geste puéril et servile ternit l’image de la République centrafricaine sur la scène internationale.
“Quel chef d’État sérieux enverrait une carte d’anniversaire à son homologue ? C’est du jamais vu et cela montre à quel point Touadéra se comporte comme un petit garçon face à Poutine”, s’indigne Pierre Yakété, analyste politique centrafricain. “Il ridiculise notre pays aux yeux du monde entier.”
La mainmise russe sur les institutions centrafricaines.
Cette lettre n’est que la partie visible de l’iceberg. Elle révèle l’étendue de l’influence russe sur les plus hautes sphères de l’État centrafricain. Touadéra n’est plus qu’un pantin aux mains de Moscou, prêt à brader les intérêts de son peuple pour satisfaire son “Très Cher Ami” Poutine.
Un diplomate africain sous couvert d’anonymat déclare : “Cette lettre confirme ce que nous savions déjà : la Centrafrique est devenue un protectorat russe. Touadéra n’a plus aucune marge de manœuvre et agit uniquement dans l’intérêt de Moscou, au détriment de son propre peuple“.
L’avenir sombre de la République centrafricaine.
Tant que Touadéra restera au pouvoir, il est illusoire d’espérer un quelconque progrès démocratique ou économique en Centrafrique. Le pays s’enfonce chaque jour un peu plus dans la dictature et la misère, pendant que son président s’évertue à flatter l’ego de son protecteur russe.
Il est grand temps que le peuple centrafricain se réveille et mette fin à cette mascarade. La souveraineté du pays ne doit pas être bradée au profit d’intérêts étrangers. La Centrafrique mérite mieux qu’un président-marionnette qui préfère souhaiter l’anniversaire de Poutine plutôt que de s’occuper des problèmes criants de son pays.
Massacre à Dembia : les miliciens Azandé font de nettoyage ethnique dans le Haut-Mbomou
Centrafrique.org/le-prefet-de-louham-decrete-un-couvre-feu-face-aux-rumeurs-dinfiltration-des-rebelles/wagner-ti-azande/” rel=”attachment wp-att-76405″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/wagner-ti-azande-450×256.jpg” alt=”Instructeur du groupe Wagner patrouillant avec des miliciens de la milice Azandé sur une route en terre battue ” width=”450″ height=”256″ />Les Wagner ti azandé avec leur instructeur russe du groupe Wagner
Bangui, CNC. Une nouvelle vague de violence a frappé la localité de Dembia, dans la préfecture du Haut-Mbomou, dimanche dernier. Selon plusieurs sources locales contactées par la rédaction du CNC, une vingtaine de personnes auraient été tuées dans un massacre à Dembia lors d’une attaque menée par des hommes armés identifiés comme appartenant à la milice Azandé, désormais appelés Wagner ti Azandé.
Massacre à Dembia : bilan humain et ciblage ethnique.
Parmi les victimes de ce Massacre à Dembia figurent des civils, dont un activiste pour la paix et cinq réfugiés soudanais. Cinq autres personnes sont toujours portées disparues, accentuant l’inquiétude des habitants. D’après les témoignages recueillis, les assaillants auraient spécifiquement ciblé des membres de la communauté musulmane, dont la majorité est peule.
“J’ai vu ces hommes armés entrer dans notre village. Ils semblaient chercher des musulmans, et tiraient sur tout ce qui bougeait, sans distinction des enfants ou des femmes. Nous avons fui dans la brousse pour sauver nos vies”, raconte Amadou, un rescapé de l’attaque de Dembia.
Massacre à Dembia , quel est le Statut des miliciens Azandé.
Ce massacre à Dembia dévoile une fois de plus le statut trouble des miliciens Azandé. Officiellement incorporés dans les Forces armées centrafricaines (FACA) selon le gouvernement, mais en réalité ils semblent détenir toujours leur indépendance militaire et agir comme une milice autonome prêts à commettre des crimes.
“Ces hommes portent l’uniforme des FACA, mais leur comportement n’a rien à voir avec celui d’une armée régulière”, affirme un agent humanitaire travaillant dans la région. “Ils opèrent selon leurs propres règles, sans aucun contrôle “.
Influence du groupe Wagner sur les miliciens Azandé.
Des nombreuses sources locales pointent l’influence du groupe Wagner, qui aurait formé et déployé ces miliciens. Cette situation engendre des nouvelles interrogations sur la chaîne de commandement réelle de ces criminels Azandé et les objectifs poursuivis.
“Wagner utilise ces miliciens comme des pions pour maintenir l’instabilité et justifier sa présence”, explique Jean-Pierre Mballa, analyste politique à Bangui.
Massacre à Dembia : complicités au sein des autorités centrafricaines.
La récente nomination d’un milicien Azandé comme sous-préfet de Zémio alimente les soupçons de complicité au plus haut niveau de l’État.
“Cette nomination est un signal clair envoyé aux miliciens : ils ont carte blanche”, dénonce Ibrahim Amadou, un leader communautaire musulman à Yalinga.
L’ancien préfet du Haut-Mbomou avait publiquement évoqué à plusieurs reprises l’implication des députés de la région dans le soutien à ces milices Azandé. Mais des sources locales confirment également le soutien du Procureur Foukpio dans ces exactions de la milice Azandé
Nettoyage ethnique.
Ces événements s’inscrivent dans un contexte de tensions intercommunautaires alimenté depuis près de deux ans par des affrontements entre les hommes de l’UPC et ceux de la milice Azandé. La communauté musulmane, longtemps accusée de collusion avec les rebelles de l’UPC, semble aujourd’hui ciblée par une campagne de représailles de la part de la milice Azandé.
“C’est un véritable nettoyage ethnique qui se déroule sous nos yeux, et personne n’en parle”, alerte Judith Mboula, présidente d’une association des jeune de Zémio.
Les miliciens Azandé déployés partout dans le Haut-Mbomou.
La situation sécuritaire dans le Haut-Mbomou apparaît particulièrement préoccupante. Hormis à Obo, la capitale préfectorale, où sont stationnées des unités régulières des FACA, le reste de la région semble être sous le contrôle de facto des miliciens Azandé.
“Il n’y a aucune présence de l’État dans ces zones. Les miliciens font la loi“, ajoute Judith Demba.
Perspectives incertaines.
Alors que la tension reste palpable à Dembia, Rafaï, Zémio, Mboki et dans les localités environnantes, l’avenir de la région demeure incertain. Sans une action décisive des autorités pour désarmer les milices et promouvoir la réconciliation, le risque d’une escalade de la violence ethnique plane sur le Haut-Mbomou.
La population, en particulier la communauté musulmane, vit dans la peur constante de nouvelles attaques. L’urgence d’une réponse coordonnée et impartiale de l’État centrafricain n’a jamais été aussi criante pour éviter un bain de sang généralisé dans cette région déjà meurtrie par des années de conflit.
Nouvelle Offensive de la CPC : Les FACA Subissent des Pertes à Zacko et Ngarba
Centrafrique.org/centrafrique-un-renfort-des-mercenaires-russes-est-en-route-pour-nzako-les-rebelles-quittent-la-ville/les-combattants-rebelles-de-la-coalition-des-patriotes-pour-le-changement-a-nzako-le-21-mai-2022/” rel=”attachment wp-att-56727″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : un renfort des mercenaires russes est attendu à Nzako, les rebelles quittent la ville” width=”450″ height=”248″ />Les rebelles à Nzacko , dans le Mbomou.
Bangui, CNC. Mardi 8 octobre 2024, des affrontements ont opposé les éléments de forces armées centrafricaines (FACA) et les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) à Zacko et Ngarba. Un Soldat FACA a été tué et un autre blessé. La situation reste tendue.
Les premières heures de la journée du 8 octobre 2024 ont été marquées par une nouvelle série d’affrontements entre les éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) et les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). En effet, à Zacko, dans la préfecture du Mbomou, à l’Est du pays, une attaque coordonnée par les rebelles de la CPC a ciblé une position des FACA, entraînant des pertes du côté de l’armée nationale. Selon les premières informations, un soldat des FACA a été tué et un autre blessé. Le bilan du côté des assaillants n’est pas encore disponible, mais l’intensité des combats laisse présager des pertes encore plus significative dans les rangs de l’armée nationale.
Zacko, un village minière situé dans le Mbomou, est souvent le scène d’incursions de la CPC, qui tente régulièrement de prendre le contrôle de cette zone pour perturber les activités des forces gouvernementales. Ces nouvelles violences surviennent alors que la situation sécuritaire reste précaire dans la préfecture du Mbomou, où plusieurs localités sont toujours sous l’influence de groupes armés.
En parallèle, à des centaines de kilomètres au nord, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, à la frontière avec le Tchad, un autre front s’est ouvert. Vers 4h du matin, les rebelles de la CPC-F ont attaqué une position de l’armée nationale dans le village de Ngarba. Les soldats des FACA, pris par surprise, ont tenté de défendre leur position mais ont rapidement été submergés. Forcés de battre en retraite, ils ont dû abandonner leur poste et se replier vers Akroussoulback, laissant la zone aux mains des rebelles.
Ces attaques coordonnées de la CPC sur plusieurs fronts démontrent une capacité de nuisance encore importante, malgré les opérations menées ces derniers mois par l’armée nationale et leurs alliés du groupe Wagner pour reprendre le contrôle des territoires perdus. La CPC, divisée en plusieurs factions dont la CPC-F, continue de s’opposer fermement aux efforts du gouvernement pour ramener la paix et la stabilité dans ces régions du pays.
Le renforcement des positions de la CPC dans les zones rurales éloignées comme Ngarba et Zacko pose un défi majeur pour les autorités centrafricaines, qui peinent à déployer suffisamment de troupes pour sécuriser l’ensemble du territoire. De plus, ces attaques répétées alimente la situation humanitaire déjà fragile dans ces localités, où les civils se retrouvent pris entre les combats. Beaucoup ont déjà fui vers les zones plus sûres, provoquant une nouvelle vague de déplacés internes.
Pendant ce temps, les observateurs craignent une déstabilisation plus large si la situation continue de se détériorer, notamment dans les préfectures du Mbomou et de Bamingui-Bangoran.
Avec Faustin Archange Touadera, La République centrafricaine traverse une période sombre de son histoire, où la propagande gouvernementale et les mensonges éhontés tentent de masquer une réalité désespérante. Alors que le pouvoir en place, soutenu par ses alliés russes, s’évertue à peindre l’image d’un pays en pleine renaissance, la vérité sur le terrain est tout autre. Ce décalage entre le discours officiel et la réalité vécue par les Centrafricains est devenu si criant qu’il rappelle étrangement les dystopies décrites par George Orwell, où la vérité est systématiquement étouffée au profit d’une narration contrôlée par le pouvoir.
Dans ce contexte, lever le voile sur la situation réelle du pays devient un acte de courage, voire de résistance. Car derrière les façades rutilantes présentées sur les réseaux sociaux et les médias d’État se cache un pays au bord du gouffre, où la population survit dans des conditions indignes du XXIe siècle.
Un pays en ruine dans la septième république de Touadera.
Loin des images idylliques diffusées par la propagande gouvernementale, la Centrafrique, à l’image de la septième république de Touadera, offre un visage de désolation. Les rues de Bangui, autrefois symboles de vitalité, sont aujourd’hui jonchées d’ordures, image criante de l’incurie des autorités. L’infrastructure du pays est dans un état de délabrement avancé : les routes, quand elles existent, sont devenues de véritables pièges pour les véhicules, tandis que l’électricité est un luxe rare, plongeant régulièrement la capitale et les provinces dans l’obscurité.
“Nous vivons comme au siècle dernier. Pas d’eau, pas d’électricité, pas de routes. Comment peut-on parler de progrès ?” s’indigne Marie, commerçante à Bangui.
Dans la septième république de Touadera , l’économie en chute libre.
Contrairement aux annonces triomphalistes du gouvernement sur une prétendue croissance économique de la septième république de Touadera, la réalité est celle d’un pays au bord de la faillite. Les prix flambent, en particulier celui du carburant en premier, étranglant une population déjà exsangue. Le chômage atteint des sommets, presque 100%, tandis qu’une poignée de privilégiés proches du pouvoir s’enrichit sans vergogne sur le dos de la nation, à l’image de Bertrand Arthur Piri et de Sani Yalo.
La mainmise de Wagner : une nouvelle forme de colonisation
L’arrivée des Mercenaires russes de Wagner, présentée comme la solution miracle aux problèmes sécuritaires du pays, a en réalité plongé la Centrafrique dans une spirale infernale de souffrance et de chaos. Sous couvert de lutte contre les rebelles, ces hommes armés pillent les ressources minières et terrorisent les populations avec une impunité totale.
“Les Russes sont devenus les vrais maîtres du pays. Ils font la loi et personne n’ose s’y opposer”, confie sous couvert d’anonymat un ancien haut fonctionnaire.
Un avenir hypothéqué dans la septième république de Touadera.
Alors que le gouvernement vante ses prétendus investissements dans l’éducation et la santé, la réalité est tout autre. Ces secteurs, piliers de tout développement, sont sacrifiés sur l’autel de la corruption et du clientélisme. Les écoles, quand elles fonctionnent, dispensent un enseignement au rabais avec des maîtres parents partout dans le pays. Les hôpitaux manquent cruellement de médicaments, de matériel et de personnel qualifié.
“Nos enfants n’ont aucun avenir ici. L’école ne leur apprend rien et il n’y a pas d’opportunité de travail après. C’est toute une génération qui est perdue”, se désole Paul, enseignant à la retraite.
La grande désillusion de la septième république de Touadera.
La Centrafrique de 2024 est l’antithèse des rêves des pères fondateurs comme Barthélemy Boganda. L’espoir d’une nation prospère et indépendante a fait place à un État failli, incapable d’assurer les services les plus élémentaires à sa population. La propagande gouvernementale a beau parler de renaissance et de développement, la réalité est celle d’un pays au bord du gouffre.
“Notre pays est devenu une véritable poudrière. La violence est partout, la misère aussi. On est loin de l’héritage de Boganda”, soupire Jean, ancien officier de l’armée nationale.
Un appel à l’éveil des consciences de la population.
Face à ce tableau sombre, il est urgent que la communauté internationale prenne conscience de la gravité de la situation centrafricaine. Au-delà des discours lénifiants du pouvoir et de sa propagande sur les réseaux sociaux, c’est l’existence même de l’État centrafricain qui est en jeu.
La Centrafrique a besoin d’un sursaut national et d’un soutien international massif pour sortir de l’ornière. Sans cela, le pays risque de sombrer définitivement dans le chaos, avec des conséquences désastreuses.
Il est temps que la vérité éclate au grand jour. Dans le contexte centrafricain actuel, dire la vérité est véritablement devenu un acte révolutionnaire. C’est à ce prix, et à ce prix seulement, que le pays pourra espérer renouer avec ses ambitions d’antan et offrir enfin à sa population l’avenir qu’elle mérite.
Wagner s’invite désormais dans l’opération Kwa ti kodro : La dérive autoritaire s’accentue
Bangui-sous-tutelle-russe-touadera-livre-la-securite-nationale-a-wagner/les_wagner_a_bangui/” rel=”attachment wp-att-82615″ data-wpel-link=”internal”>Pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner stationné devant l’ex mini-prix à Bangui
Bangui, CNC. Le gouvernement centrafricain démontre une incapacité chronique à fonctionner sans l’appui omniprésent des Mercenaires russes du groupe Wagner. Cette dépendance malsaine, qui gangrène les institutions du pays de Boganda, s’étend désormais jusqu’aux opérations les plus élémentaires de gestion urbaine, comme l’illustre la récente opération « Kwa ti kodro « au marché PK5 à Bangui.
L’opération Kwa ti kodro : un spectacle de façade
Le week-end dernier, le marché Mamadou Mbaïki, communément appelé PK5, dans le 3ème arrondissement de Bangui, a été le cadre d’un déploiement de force totalement disproportionné. Alors que le ministère de l’Administration du territoire avait annoncé une simple opération Kwa ti kodro , c’est à dire de déguerpissement des commerçants installés illégalement sur la voie publique, la réalité sur le terrain a pris une tout autre tournure.
Un commerçant du marché témoigne
: “Nous avons vu débarquer des dizaines de mercenaires Wagner lourdement armés. C’était comme si on préparait une guerre, pas un simple déménagement de stands. Leur présence était intimidante et complètement injustifiée“.
Cette mobilisation massive des mercenaires russes lourdement armés pour une simple opération Kwa ti kodro révèle l’ampleur de l’emprise du groupe Wagner sur les affaires intérieures du pays. Elle pose de sérieuses questions sur l’autonomie réelle des soi-disant autorités centrafricaines dans la gestion quotidienne de l’État.
Un État fantoche sous tutelle russe avec l’opération Kwa ti kodro.
La dépendance du régime Touadéra envers le groupe Wagner apparaît désormais totale et irréversible. De l’exploitation minière à la gestion des douanes, en passant par l’exploitation des bois ou encore de la sécurité publique ainsi qu’à la défense, les mercenaires russes ont infiltré et parasité tous les rouages de l’État centrafricain.
Un haut fonctionnaire, s’exprimant sous couvert d’anonymat par crainte de représailles, dresse un constat alarmant :
“L’administration est complètement paralysée. Aucune décision, même la plus anodine, ne peut être prise sans l’aval des Wagner. Ils contrôlent tout, des ministères jusqu’aux services techniques. Nous sommes devenus de simples marionnettes“.
Cette omniprésence tentaculaire pose de graves interrogations sur la souveraineté même de la République centrafricaine. Le pays semble avoir basculé dans un statut de protectorat russe de facto, géré par des mercenaires dont les motivations réelles restent opaques.
Un analyste politique centrafricain ajoute :
“Le groupe Wagner a créé un véritable État dans l’État. Ils disposent de leurs propres bases militaires, de leurs propres circuits économiques parallèles. Le gouvernement n’a plus aucune prise sur la réalité du terrain”.
L’impunité comme seule règle.
Plus alarmant encore, les exactions commises par le groupe Wagner restent systématiquement impunies. Meurtres extrajudiciaires, pillages, destruction de biens publics, arrestation, braquage : la liste des crimes s’allonge de jour en jour, sans qu’aucune personne lève ses doigts.
Un activiste spécialisé dans les droits humains dénonce :
“C’est un véritable sentiment d’impunité qui règne. Les mercenaires Wagner agissent comme s’ils étaient au-dessus des lois. Ils peuvent commettre n’importe quel abus sans craindre la moindre conséquence judiciaire. Notre système judiciaire est complètement muselé face à eux“.
Cette situation d’impunité généralisée ne fait qu’accroître le ressentiment d’une partie de la population envers le régime en place et ses soutiens russes. Elle nourrit un climat de tension et d’insécurité permanente, menaçant la stabilité précaire du pays.
Désormais avec l’opération Kwa ti kodro , un avenir incertain et préoccupant du pays.
Face à cette mainmise russe sur tous les aspects de la vie politique et économique centrafricaine, l’avenir du pays apparaît bien sombre. Tant que le régime du Président Touadéra restera prisonnier de sa dépendance envers les mercenaires du groupe Wagner, tout espoir de stabilité durable et de développement économique, à l’image de l’opération Kwa ti kodro, semble illusoire.
Un diplomate africain en poste à Bangui ne cache pas son inquiétude :
“La situation est devenue intenable. Le pays est en train de perdre toute crédibilité sur la scène internationale. Les investisseurs fuient, l’aide au développement se tarit. Si rien n’est fait rapidement, la Centrafrique risque de devenir un État paria, isolé diplomatiquement et économiquement“.
Il est plus que temps que la communauté internationale se saisisse de ce dossier brûlant et prenne la mesure réelle de la gravité de la situation. Des sanctions ciblées contre les responsables de cette dérive autoritaire, ainsi qu’une pression diplomatique accrue sur le régime de Bangui, apparaissent désormais comme des options incontournables pour tenter d’enrayer cette spirale négative.
Sans une réaction forte et coordonnée, la République centrafricaine risque de sombrer définitivement dans le chaos, victime de l’appétit sans limite de mercenaires du groupe Wagner et de l’aveuglement d’un pouvoir qui a choisi de sacrifier la souveraineté nationale sur l’autel de ses intérêts personnels.
L’heure n’est plus aux demi-mesures ni aux déclarations de principe. Seule une mobilisation internationale d’envergure pourra permettre au peuple centrafricain de reprendre en main son destin et de reconstruire un État véritablement indépendant et démocratique.
Bangui, CNC. Le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Bertrand Arthur Piri, tente maladroitement de se justifier dans l’affaire de l’attribution opaque du marché d’importation et de distribution des produits pétroliers en Centrafrique. Lors d’une interview à la radio Ndékè Luka, le ministre multiplie les déclarations contradictoires et mensongères, confirmant les soupçons de malversations qui pèsent sur lui et son ministère.
Un rapport remis en cause sans fondement par le ministre Bertrand Arthur Piri.
D’emblée, M. Bertrand Arthur Piri remet en cause la légitimité du rapport accablant publié par le groupe de travail de la société civile, prétendant sans preuve qu’il aurait été rédigé par “certains partenaires” du pays. Une accusation grave qui vise à discréditer le travail d’investigation mené par des acteurs centrafricains totalement indépendants. Le ministre préfère jouer la carte du complot étranger plutôt que de répondre sur le fond aux accusations de mauvaise gestion.
Un récit fantaisiste sur l’arrivée de Tamoil et Neptune par le ministre ministre Bertrand Arthur Piri.
Le ministre Bertrand Arthur Piri livre une version totalement fabriquée de l’arrivée des sociétés Tamoil et Neptune sur le marché pétrolier centrafricain. Son récit alambiqué d’informations reçues “par un canal non officiel” et d’entreprises surgies de nulle part ne tient pas debout face à la réalité des faits que tout le monde connait dans ce pays. C’est honteux. Il est clair que M. Bertrand Arthur Piri tente de camoufler les véritables mafia, selon la société civile, de l’attribution de ce marché important à la société camerounaise Neptune.
La mafia du ministre Bertrand Arthur Piri avec Neptune.
La préférence manifeste du ministre pour Neptune, malgré les irrégularités flagrantes entourant son arrivée, ne peut s’expliquer que par des arrangements occultes, pour ne pas dire de la mafia. Les justifications avancées par M. Bertrand Arthur Piri sur la capacité de Neptune à “prendre des risques” ne sont que des écrans de fumée pour masquer une violation caractérisée des lois centrafricaines sur l’attribution des marchés publics.
Des accusations fallacieuses contre Tamoil.
Pour justifier l’éviction de Tamoil, le ministre l’accable de dette Pour justifier l’éviction de Tamoil, le ministre se lance dans un Festival d’accusations sans fondement, allant jusqu’à se contredire en reconnaissant avoir réquisitionné des stations-service pleines de carburant. Cette manipulation grossière des faits révèle la volonté de M. Bertrand Arthur Piri d’écarter à tout prix Tamoil au profit de Neptune, quitte à inventer des dettes et des malversations.
Un déni grotesque des pertes pour l’État.
Face aux estimations précises de la société civile sur les pertes colossales pour l’État, le ministre se contente de nier en bloc, incapable de fournir le moindre chiffre crédible. Sa tentative pathétique de détourner l’attention en évoquant les exonérations de la Minusca ne fait que souligner son incompétence ou sa malhonnêteté.
Cette interview désastreuse n’est qu’un tissu de mensonges du début à la fin, renforçant les soupçons de corruption massive qui pèsent sur le ministère de l’Énergie. Les explications fantaisistes de M. Piry ne font que confirmer l’ampleur du scandale qui gangrène le secteur pétrolier centrafricain. Seule une enquête judiciaire indépendante pourra démêler l’écheveau de mensonges et de malversations qui coûtent des milliards au contribuable centrafricain. Il est grand temps que la justice se saisisse de ce dossier explosif et que des têtes tombent au plus haut niveau de l’État.
Le mariage précoce à Gallo : un obstacle majeur à l’éducation des jeunes, selon l’Abbé Dominique Mbarta
Centrafrique.org/abbe-dominique-mbarta-cure-de-la-paroisse-de-gallo/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Abbe-Dominique-Mbarta-Cure-de-la-Paroisse-de-Gallo-337×450.png” alt=”Portrait de l’abbé Dominique Mbata, prêtre et curé de la paroisse de Gallo.” width=”337″ height=”450″ />L’abbé Dominique Mbata, curé de Gallo, photographié lors d’une cérémonie religieuse.
Bangui, CNC. À Gallo, petite localité située à 62 km de Bouar sur l’axe Bangui-Béloko, le mariage précoce persiste comme un frein important au développement et à l’éducation des jeunes. Ce phénomène, profondément ancré dans les traditions locales, pose de nombreuses inquiétudes au sein de la communauté et des autorités religieuses.
Le mariage précoce à Gallo : Une messe pour sensibiliser la population.
Ce dimanche 7 octobre 2024, la paroisse Saint Tite de Gallo a accueilli une messe traditionnelle centrée sur cette problématique. L’Abbé Dominique Mbarta, curé-doyen de la paroisse, a profité de cette occasion pour aborder le sujet délicat du mariage précoce et son impact sur l’éducation.
“Le mariage est une institution divine, mais le mariage précoce empêche l’éducation d’une nation”, a déclaré à la rédaction du CNC l’Abbé Mbarta à l’issue de l’office. Cette affirmation résume l’essence du message qu’il souhaite transmettre à sa communauté : l’importance de l’éducation pour le développement individuel et collectif.
La situation alarmante de l’éducation avec le mariage précoce à Gallo.
Dans la commune de Fôh, dont dépend Gallo, la rentrée scolaire 2024 – 2025 n’a toujours pas eu lieu, bien que les cours aient officiellement débuté le 16 septembre dans le reste du pays. Cette situation illustre les défis auxquels est confronté le système éducatif local.
L’Abbé Mbarta dresse un constat alarmant : “L’éducation de la jeune fille est capitale pour le développement de notre société et de notre pays. Malheureusement, les mariages précoces persistent dans notre région. C’est un phénomène alarmant qui touche de nombreuses provinces centrafricaines“.
Les causes multiples du mariage précoce à Gallo.
Plusieurs facteurs contribuent à la persistance du mariage précoce à Gallo :
Traditions culturelles : Les coutumes locales valorisent souvent le mariage précoce des jeunes filles.
2. Pauvreté : Certaines familles voient le mariage de leurs filles comme une solution économique à court terme.
3. Manque d’éducation : L’analphabétisme des parents les empêche souvent de percevoir l’importance de l’éducation pour leurs enfants.
4. Absence d’infrastructures scolaires : Le manque d’écoles, notamment maternelles, ne favorise pas la scolarisation précoce.
L’impact du mariage précoce sur l’éducation.
Le mariage précoce à Gallo a des conséquences directes sur l’éducation des jeunes, en particulier des filles :
– Abandon scolaire : Les jeunes mariées quittent généralement l’école pour s’occuper de leur foyer.
– Grossesses précoces : Ces grossesses mettent en danger la santé des jeunes filles et compromettent leur avenir éducatif.
– Perpétuation du cycle de pauvreté : Sans éducation, les jeunes mariés ont peu de chances d’améliorer leur situation économique.
Des solutions proposées par l’Église locale.
Face à cette situation, l’Abbé Mbarta propose plusieurs pistes de solution :
Création d’écoles maternelles.
“Il faut créer des écoles maternelles pour donner le goût de l’école dès le plus jeune âge”, insiste le prêtre. “Une fois que les enfants commencent l’école maternelle, ils auront envie de continuer jusqu’au secondaire.”
Il exhorte les autorités, la société civile et l’Église à multiplier ces structures éducatives, conformément à une loi récemment votée par l’Assemblée nationale.
Sensibilisation de la communauté.
L’Abbé Mbarta souligne l’importance de la sensibilisation : “Il faut organiser des sessions dans les quartiers, les églises, les mosquées, pour que les jeunes aillent à l’école plutôt que de se marier tôt ou de travailler dans les mines“.
Il reconnaît que c’est “un travail de longue haleine” de convaincre des parents souvent analphabètes des bienfaits de l’éducation, mais il reste déterminé à poursuivre ces efforts.
Implication des autorités locales.
Le religieux appelle également à une plus grande implication des autorités locales : “Nos députés, la société civile, les maires ont un rôle crucial à jouer dans la lutte contre le mariage précoce à Gallo. Ils doivent soutenir la création d’écoles et la mise en place de programmes de sensibilisation“.
Les défis persistants à Gallo.
Malgré ces efforts, la situation à Gallo reste préoccupante. Le directeur de l’école est sans logement depuis trois ans, et les six salles de classe demeurent fermées depuis la rentrée. Cette situation témoigne, selon l’Abbé Mbarta, d’un “refus poli de l’éducation” dans la région.
De plus, le travail des enfants dans les champs et les chantiers miniers continue de les éloigner de l’école. L’Abbé Mbarta reconnaît la réalité économique de ces pratiques : “Ce n’est pas totalement mauvais, car c’est grâce aux chantiers miniers que nous avons de l’argent. Mais il faut trouver un équilibre entre le travail et l’éducation.”
Un combat de longue haleine.
La lutte contre le mariage précoce à Gallo et la promotion de l’éducation s’annoncent comme un défi de longue durée. L’Abbé Mbarta reste cependant optimiste : “Nous ne devons pas nous décourager. C’est le rôle des prêtres, des pasteurs, des chefs de quartier et de groupe de continuer à sensibiliser les parents pour que leurs enfants, surtout les jeunes filles, aillent à l’école.”
Le combat contre le mariage précoce à Gallo s’inscrit dans une lutte plus large pour l’éducation et le développement en République centrafricaine. Il nécessitera l’implication de tous les acteurs de la société pour espérer un changement durable des mentalités et des pratiques.
École de Koundé : Un directeur sans logement, des salles vides, une rentrée fantôme
Centrafrique.org/vue-panoramique-de-lecole-mixte-de-kounde-et-ses-terrains/” data-wpel-link=”internal”>Le terrain vaste et partiellement herbeux de l’École mixte de Koundé, avec deux bâtiments scolaires visibles. CopyrightCNCLégende pour Vue-panoramique-de-lEcole-mixte-de-Kounde-et-ses-terrains.jpg dans l’article
Bangui, CNC. L’école de Koundé, située dans la Nana-Mambéré, à l’ouest de la République centrafricaine, offre un spectacle désolant qui résume à lui seul la faillite du système éducatif national. Le directeur, sans toit depuis trois ans, erre de hutte en hutte tandis que les salles de classe restent désespérément vides plus d’un mois après la rentrée officielle.
École de Koundé : un établissement à l’abandon.
À l’école de Koundé, la cloche de la rentrée n’a pas sonné le 16 septembre dernier, comme prévu dans le reste du pays. Yéré Sylvère Boniface, directeur de l’établissement depuis trois ans, dresse un constat accablant : « Actuellement, il n’y a que deux ou trois enfants qui sont là. Les autres sont encore sur les chantiers miniers ou dans les champs avec leurs parents ».
Cette situation, loin d’être exceptionnelle, perdure année après année à l’école de Koundé. Les six salles de classe, censées accueillir les élèves du CI au CM2, restent hermétiquement fermées. Les herbes hautes ont envahi la cour, témoignant de l’abandon total de cet établissement censé former les futures générations.
La plaque en béton de l’École mixte de Koundé, mentionnant la circonscription scolaire de l’ouest, secteur scolaire de Baboua-Yaraba. CopyrightCNC
Un directeur SDF à l’école de Koundé.
Le sort du directeur Boniface illustre de manière criante le mépris des autorités pour l’éducation dans cette région reculée. Depuis sa nomination il y a trois ans à l’école de Koundé, il n’a jamais bénéficié d’un logement de fonction. « À mon arrivée, les parents d’élèves ont loué une hutte pour moi. Mais faute de paiement du loyer, les propriétaires m’ont chassé », raconte-t-il. Depuis, il erre de famille en famille, dormant où il peut tout en tentant vainement d’assurer sa mission éducative à l’école de Koundé.
Cette situation ubuesque à l’école de Koundé pousse à s’interroger sur les conditions de travail des enseignants dans les zones reculées. Comment attirer et retenir des professeurs qualifiés quand l’État ne peut même pas leur garantir un toit ?
Deux enseignants pour six niveaux.
À l’école de Koundé, la pénurie de personnel atteint des sommets alarmants. « Nous sommes seulement deux qui assurent tous les cycles, du CP1 au CM2. C’est vraiment très grave pour l’éducation », déplore le directeur Boniface. Les maîtres-parents, qui palliaient tant bien que mal le manque d’enseignants fonctionnaires, ont tous abandonné faute de rémunération.
Cette situation catastrophique à l’école de Koundé n’est malheureusement pas un cas isolé. Elle reflète l’état général du système éducatif centrafricain, particulièrement dans les zones rurales. Le directeur Boniface lance un appel désespéré : « Il faut privilégier les zones un peu plus reculées comme l’école de Koundé. Les grandes villes ont déjà quand même des enseignants ».
Un appel à l’aide ignoré.
Face à cette situation dramatique, le directeur de l’école de Koundé multiplie les appels à l’aide. « Je demande aux agents humanitaires, aux ONG de penser à nous aider à l’école ici. Il n’y a rien, pas de tables, pas de logements pour les enseignants, pas de salles de classe en bon état », implore-t-il.
Mais ces appels semblent tomber dans l’oreille de sourds. Ni le gouvernement, ni les organisations internationales ne semblent se préoccuper du sort de l’école de Koundé et des milliers d’autres établissements dans la même situation. Pendant ce temps, une génération entière d’enfants se voit privée d’éducation, hypothéquant gravement l’avenir du pays.
L’indifférence coupable des autorités.
L’état catastrophique de l’école de Koundé dévoile aussi l’incurie des autorités centrafricaines en matière d’éducation. Comment expliquer qu’un directeur d’école soit laissé sans logement pendant trois ans ? Comment justifier l’absence totale d’investissement dans les infrastructures scolaires ?
Cette négligence criminelle condamne des milliers d’enfants à l’analphabétisme et à la pauvreté. Sans un sursaut national et un réinvestissement massif dans l’éducation, notamment dans des établissements comme l’école de Koundé, la Centrafrique court à sa perte.
Un avenir compromis.
La situation désastreuse de l’école de Koundé n’est que la partie visible de l’iceberg. Dans tout le pays, des milliers d’établissements souffrent des mêmes maux : manque d’enseignants, absence d’infrastructures, désertion des élèves. Cette crise éducative profonde menace l’avenir même de la nation centrafricaine.
Sans une prise de conscience urgente et des mesures drastiques pour redresser le système éducatif, à commencer par des écoles comme celle de Koundé, c’est toute une génération qui risque d’être sacrifiée. Le temps presse, mais qui s’en soucie vraiment ?
Le Coton Centrafricain : De l’Or blanc à la Cendre grise
Centrafrique.org/mafia-au-ministere-des-travaux-publics-le-ministre-guismala-amza-dans-le-viseur/le-ministre-guismala-amza/” rel=”attachment wp-att-65012″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Le-ministre-Guismala-Amza-450×396.jpg” alt=”Le ministre Guismala Amza assis dans son bureau au ministère de l’agriculture” width=”450″ height=”396″ />
Bangui, CNC. La Journée Mondiale du Coton, loin d’être un moment de célébration en République Centrafricaine, marque aujourd’hui un sombre anniversaire. Autrefois, le coton était l’or blanc de ce pays, un symbole de richesse et de fierté. Aujourd’hui, il n’est plus qu’une ombre de lui-même, réduit à l’état de cendre grise.
Le Coton Centrafricain : les Champs Désertés.
Parcourir les campagnes centrafricaines, de Bossangoa à Paoua en passant par Pendé ou Markounda, c’est voir des terres qui pleurent l’absence d’activité. Les vastes étendues où le Coton Centrafricain poussait autrefois sont désormais des champs vides, abandonnés par les bras qui les cultivaient. Les usines, autrefois bruissantes de machines et de vie, sont maintenant silencieuses, pillées ou détruites, témoins d’un passé révolu.
Le Coton Centrafricain : L’Abandon Gouvernemental.
Ce déclin n’est pas le fruit du hasard. Il est le résultat d’années de négligence gouvernementale. Alors que Le Coton Centrafricain aurait dû être soutenu, défendu, et développé, le gouvernement a porté son attention ailleurs, notamment sur le groupe Wagner pour la protection du régime. Les promesses de soutien aux agriculteurs ont été délaissées pour des priorités moins transparentes et mafieuse.
Le Pouvoir Avant le Peuple.
Le gouvernement actuel semble avoir d’autres priorités, notamment consolider son pouvoir. L’argent destiné à revitaliser l’agriculture et Le Coton Centrafricain se perd dans d’autres canaux. Les paysans, laissés à eux-mêmes, ne peuvent que constater l’absence de soutien, face aux ravages des maladies des plantes, à la baisse des rendements, et à la concurrence internationale déloyale.
Le Diamant, Faux Sauveur.
On nous parle de diamants comme la nouvelle richesse de la Centrafrique. Mais qui en profite vraiment ? Les Centrafricains ordinaires, les agriculteurs, les familles rurales ? Pas vraiment. Les profits semblent se concentrer ailleurs, avec des acteurs étrangers, comme le groupe Wagner et les rwandais, tandis que le président Touadéra observe avec satisfaction la protection de son régime en contre partie.
Une Jeunesse en Exil.
Les conséquences sont tragiques. Sans Coton Centrafricain , sans revenus, la pauvreté s’installe. Les jeunes, privés d’un avenir dans les campagnes, fuient vers les villes ou parfois au-delà des frontières, en quête de meilleures opportunités. D’autres, parfois sombrent dans la drogue ou l’alcool frelaté produit par Wagner. C’est un mode de vie, une culture, qui s’efface peu à peu.
Le Coton Centrafricain : la Promesse Brisée de la Septième République.
La Septième République de Touadera promettait un renouveau, un développement. Pourtant, ce que l’on voit, c’est une agriculture en ruine, des paysans délaissés. Les discours enflammés ne remplissent pas les assiettes des familles centrafricaines plongée dans la famine.
Un Rappel Amère.
Le 7 octobre de chaque année, la journée du coton devrait être un moment de fierté. Elle est devenue un rappel amer de l’échec de la gouvernance. Les autorités doivent cesser de penser à leur pouvoir et commencer à penser au peuple.
L’Espoir d’un Renouveau.
Les Centrafricains méritent mieux que des promesses vides et des alliances douteuses avec Wagner et rwandais. Ils ont droit à une économie qui fonctionne, où l’agriculture a sa place. Le coton peut redevenir l’or de la Centrafrique. Mais pour cela, il faut un véritable changement. Pas des mots, mais des actes. Le temps est compté. Chaque jour qui passe est un jour perdu pour l’avenir du pays.
Le gouvernement squatte illégalement la résidence d’un opposant : ministère hors-la-loi
Centrafrique.org/la-declaration-sarcastique-du-gouvernement-face-aux-accusations-de-crimes-en-rca/le-ministre-maxime-balalou/” rel=”attachment wp-att-66611″ data-wpel-link=”internal”>Le ministre Maxime Balalou
Bangui, CNC. L’affaire de la résidence confisquée de l’opposant Gaston Mandata Guérékata par le ministère de la Communication à Bangui révèle l’ampleur de la déliquescence de l’État centrafricain. Cette occupation illégale d’une propriété privée par un organe gouvernemental témoigne du mépris total des autorités pour l’état de droit et la bonne gouvernance .
Un ministère hors-la-loi.
Le ministère de la Communication occupe depuis 2021 une maison appartenant à Gaston Mandata Guérékata, mathématicien réputé et figure de l’opposition vivant aux États-Unis. Située dans la cité des 36 villas de Bangui, cette résidence fait l’objet d’un véritable squat institutionnel.
“Le contrat de location a expiré le 31 août 2024. Malgré cela, le ministère refuse de quitter les lieux et n’a pas payé de loyer depuis des années”, révèle une source proche du dossier. Cette situation ubuesque voit donc un ministère censé faire respecter la loi bafouer ouvertement les droits de propriété d’un citoyen.
Centrafrique.org/budget-volatilise-le-fiasco-du-projet-de-rehabilitation-du-ministere-de-la-communication/ministere_centrafricain_de_la_communication/” rel=”attachment wp-att-77344″ data-wpel-link=”internal”>Le bâtiment du ministère de la Communication, un chantier abandonné depuis des années, témoigne de la gestion désastreuse des fonds publics. CopyrightChristCAN
Dégradations et vandalisme d’État d’un
ministère hors-la-loi.
Non content d’occuper illégalement les lieux, ce ministère hors-la-loi s’est illustré par des actes de vandalisme. “Ils ont détruit beaucoup de choses dans la maison et sur le terrain. Le bâtiment a été totalement dégradé”, témoigne un voisin sous couvert d’anonymat.
Ces agissements scandaleux démontrent le peu de cas que font les autorités du bien public et privé. Comment justifier qu’un ministère se comporte comme des squatteurs sans foi ni loi ?
Un État sans toit ni loi.
L’absurdité de la situation atteint son paroxysme quand on réalise qu’un ministère de la République est réduit à louer une modeste maison particulière de 2 à 3 chambres pour y installer son cabinet.
“C’est la honte absolue, la faillite totale de l’État”, s’insurge Jean Mboulou , activiste de la société civile. “Comment un pays peut-il fonctionner quand ses institutions n’ont même pas de locaux dignes de ce nom ?”
Cette gabegie immobilière prend une dimension encore plus scandaleuse au regard des pratiques de l’État. “On vend des bâtiments et terrains publics aux investisseurs étrangers, notamment libanais. Et en parallèle, on squatte des maisons privées pour loger les ministères. C’est un non-sens total”, dénonce Paul Bero, analyste politique.
L’ancien ministère de l’Intérieur, situé en face de l’ambassade de l’Égypte, près du tennis club, a ainsi été bradé à un homme d’affaires libanais. Pendant ce temps, les services de l’État errent de location en squat.
Intimidation politique et abus de pouvoir d’un ministère hors-la-loi..
Au-delà de la gestion calamiteuse du patrimoine immobilier de l’État, cette affaire prend une dimension politique inquiétante. La résidence confisquée appartient à un opposant notoire au régime en place.
“Il s’agit clairement d’une manœuvre d’intimidation contre les voix critiques”, analyse Marie Youngoula , juriste spécialiste des droits humains. “On utilise les moyens de l’État pour harceler et spolier les opposants. C’est une dérive autoritaire grave.”
Cette instrumentalisation des institutions à des fins politiciennes témoigne de la dérive du pouvoir en place. L’État de droit est bafoué au profit d’intérêts partisans, au mépris des libertés fondamentales.
Un gouvernement discrédité.
Face à ce scandale d’un ministère hors-la-loi, le silence de ce ministère de la Communication est assourdissant. Sollicité à de nombreuses reprises, il n’a fourni aucune explication sur cette occupation illégale.
Ce mutisme en dit long sur l’embarras des autorités, prises la main dans le sac en flagrant délit de squat et de dégradation de bien privé. Comment justifier l’injustifiable ?
Pour de nombreux Centrafricains, cette affaire est symptomatique de la déliquescence morale du pouvoir. “Les citoyens ne croient plus en ce régime corrompu et incompétent”, résume amèrement Pierre Bero.
La confiance, déjà largement érodée, entre la population et ses dirigeants, risque de s’effondrer totalement. Comment faire confiance à un gouvernement qui bafoue ouvertement les lois qu’il est censé faire respecter ?
Un pays au bord du gouffre.
L’affaire de la résidence Guérékata n’est que la partie émergée de l’iceberg. Elle révèle l’ampleur de la crise morale, politique et institutionnelle qui frappe la République centrafricaine.
Un État incapable de loger décemment ses ministères, qui brade son patrimoine tout en spoliant ses citoyens, est un État en faillite. La situation est d’autant plus dramatique que le pays fait face à d’immenses défis sécuritaires, économiques et sociaux.
Pendant que les autorités s’adonnent à ces pratiques mafieuses, les routes se dégradent, les hôpitaux manquent de tout, et la population s’enfonce dans la misère. Le contraste entre l’enrichissement des élites et l’appauvrissement du peuple n’a jamais été aussi criant.
L’urgence d’un sursaut national.
Face à cette situation catastrophique, un sursaut national s’impose. Il est temps que les Centrafricains prennent conscience de l’ampleur du désastre et exigent un changement radical de gouvernance.
La communauté internationale, qui soutient à bout de bras ce régime corrompu, doit également prendre ses responsabilités. Comment justifier l’aide massive accordée à un gouvernement qui bafoue aussi ouvertement l’état de droit ?
L’affaire de la résidence Guérékata doit servir d’électrochoc. Elle démontre, s’il en était encore besoin, l’urgence d’un renouveau politique en République centrafricaine. Sans un changement profond des pratiques de gouvernance, le pays risque de sombrer définitivement.
Le trafic de chair à canon en Ukraine : le scandale des mercenaires centrafricains éclate au grand jour
Centrafrique.org/upc/rebelles-upc-mboki/” rel=”attachment wp-att-68393″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique: Nouvelle Attaque Meurtrière de la Milice Azandé anikpigbé proche de Zémio” width=”450″ height=”294″ />Rebelles UPC à Mboki. CopyrightCNC
Bangui, CNC. Les autorités centrafricaines s’enfoncent dans le déni face aux révélations accablantes sur le recrutement forcé par Wagner de jeunes centrafricains comme des mercenaires pour combattre en Ukraine. Le parquet de Bangui et le gouvernement rejettent catégoriquement les faits rapportés par une enquête minutieuse du journal Jeune Afrique, reprise par Radio France Internationale (RFI). Cette attitude pose de sérieuses questions sur la crédibilité des institutions du pays.
le scandale des mercenaires centrafricains : un démenti sans fondement du gouvernement .
Le parquet de Bangui, censé être le garant de la justice, s’est ridiculisé une fois de plus en publiant un démenti dénué de toute preuve contradictoire.
“Le parquet pense qu’un simple communiqué suffit à effacer des faits solidement établis. C’est d’une naïveté confondante”, déclare un avocat sous couvert d’anonymat. Cette réaction démontre le mépris des autorités pour le travail journalistique et l’intelligence des citoyens centrafricains.
Le trafic des mercenaires centrafricains en Ukraine : des preuves accablantes ignorées.
L’enquête de Jeune Afrique sur le trafic des mercenaires centrafricains s’appuie sur des témoignages directs et des documents vérifiables. Elle corrobore les informations publiées il y a deux ans par le journal Corbeau News Centrafrique.
“Des ex-combattants de l’UPC, qui avaient déposé les armes, ont été envoyés soi-disant en formation, puis transférés en Russie. C’est un fait connu de tous”, affirme un ancien membre de l’UPC communément appelé russe noir. Le gouvernement feint d’ignorer ces preuves, préférant nier l’évidence.
La honte d’un pays.
Cette attitude du gouvernement et du parquet à tout démentir à chaque fois jette l’opprobre sur l’ensemble du pays. Un journaliste sénégalais confie :
“Les Centrafricains à l’étranger ont honte de leur nationalité. Certains préfèrent se dire simplement ‘Africains’ pour éviter les questions embarrassantes“. La réputation internationale de la Centrafrique est gravement entachée par ces mensonges officiels répétés à la longueur de la journée par ces tintin de Wagner.
Le trafic des mercenaires centrafricains et la complicité avec Wagner mise à nu.
En niant ces recrutements forcés et le trafic des mercenaires centrafricains pour Ukraine, les autorités centrafricaines confirment indirectement leur complicité avec le groupe Wagner.
“Ils sont complices de criminels qui enlèvent des jeunes pour les envoyer au front en Ukraine”, dénonce un activiste des droits de l’homme. Cette collusion au plus haut niveau de l’État dévoile de graves inquiétudes sur la souveraineté du pays.
Face à ces révélations accablantes, le silence ou les démentis sans fondement ne suffisent plus. Le peuple centrafricain exige des explications claires et des actions concrètes pour mettre fin à ces pratiques inacceptables. L’avenir et la crédibilité du pays sont en jeu.
Bangui, CNC. Un nouveau braquage impliquant des militaires du bataillon d’intervention rapide (BIR) ébranle la capitale centrafricaine. Le 6 octobre vers 20h00, trois de ces militaires lourdement armés ont fait irruption dans le domicile d’un commerçant du quartier Bazanga, dans le 3ème arrondissement. Sous la menace de leurs armes, ils ont dérobé une moto et un téléphone portable.
L’alerte donnée par le voisinage a déclenché une vive réaction des habitants. Des motocyclistes et des jeunes du quartier se sont rapidement mobilisés pour intercepter les malfaiteurs. Deux des militaires du BIR, à bord de la moto volée, ont réussi à prendre la fuite. Le troisième, cerné par la foule en colère, a tiré plusieurs coups de feu, blessant une personne.
Malgré ses tentatives d’intimidation, le soldat a été maîtrisé par les habitants qui lui ont infligé de graves blessures. Son arme a disparu dans la confusion. Ses compagnons d’armes du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR), alerté de la situation, sont intervenus pour disperser l’attroupement et procéder à la récupération de leur ami grièvement blessé par la foule en colère.
Un témoin raconte : “Nous avons entendu des cris et des coups de feu. Quand nous sommes sortis, nous avons vu trois hommes en uniforme qui s’enfuyaient. La population était furieuse. C’est inacceptable que nos propres soldats nous attaquent“.
Cet incident s’ajoute à une série d’actes criminels impliquant des militaires, comme le meurtre récent d’un taxi-moto à Samba par un soldat des FACA. Ces agissements répétés pose de sérieuses questions sur le recrutement massif opéré depuis 2019, avec l’intégration de près de 17 000 nouveaux soldats, pour la quasi-totalité des braqueurs, des criminels de la septième république de Touadera.
Un analyste en sécurité commente : “La septième république de Touadera promettait une armée disciplinée. Ces incidents révèlent les failles du recrutement et de la formation. C’est un revers pour les promesses de renouveau“.
Le mutisme des autorités militaires amplifie l’inquiétude de la population. Sur les réseaux sociaux, les Centrafricains expriment leur désarroi face à ces dérives.
Un leader communautaire du PK5 déclare : “On nous avait promis le progrès et la sécurité dans cette septième république de Touadera. Aujourd’hui, nous craignons ceux qui portent l’uniforme. Où est la justice promise ?”
Ces événements assombrissent les ambitions de la septième république de Touadera. La promesse d’une ère de stabilité se heurte à la réalité d’une armée qui semble échapper au contrôle.
Des actions concrètes sont attendues du gouvernement pour restaurer la confiance. Sans une réforme profonde du recrutement et de la formation, et sans lutte contre l’impunité, la septième république risque d’être associée à l’image d’une armée de braqueurs plutôt que de protecteurs.
Zémio : les miliciens Azandé continuent de semer la terreur parmi les civils musulmans
Zemio-sous-tension-tabassage-sauvage-des-miliciens-azande-par-les-mercenaires-wagner/les-mercenaires-de-wagner-et-leurs-allies-a-zemmio/” rel=”attachment wp-att-76545″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Les-mercenaires-de-Wagner-et-leurs-allies-a-Zemmio-420×450.jpg” alt=”Un groupe de mercenaires Wagner et des miliciens azandés posant ensemble à Zemmio. ” width=”420″ height=”450″ />Les miliciens Azandé à Zémio
Bangui, CNC. La ville de Zémio, située à 1113 km à l’est de Bangui dans la préfecture du Haut-Mbomou, région du Haut-Oubangui, est depuis quelques mois devenue un terrain de violences croissantes contre la population civile, particulièrement la communauté musulmane. Des milices Azandé, prétendument incorporées dans l’armée nationale, multiplient les exactions sans que les forces de sécurité n’interviennent efficacement.
Vendredi dernier, un civil musulman peul de 70 ans a été assassiné à l’entrée de la ville de Zémio alors qu’il venait assister à la prière. Ce meurtre marque une escalade dans les violences qui secouent la région depuis plusieurs semaines. Un témoin rapporte :
“Vendredi dernier à Zémio, les milices Azandé ont tué un civil musulman peul âgé de 70 ans à l’entrée de la ville. Il avait quitté son village Féerique pour venir assister à la prière du vendredi ici à Zémio. Malheureusement ils l’ont tué en route. Finalement la communauté musulmane a appris la nouvelle et est allée enterrer le corps. »
Les attaques ne se limitent pas à Zémio. Le même jour, les milices ont étendu leurs actions à Dembia.
“Dans le même jour du vendredi, ils sont allés à Dembia et ont commencé à tabasser cette communauté. Tous les civils sont maintenant en brousse”, témoigne un habitant.
La situation sécuritaire se dégrade rapidement dans toute la région. Les milices Azandé ont établi des barrages routiers à Mboki et dans d’autres localités, étendant leur contrôle sur le territoire. Un résident explique :
“Ils ont fait leurs barrières à Mboki et dans tout le territoire, disant que le sous-préfet, le député de Zémio et le procureur Foukpio sont leurs patrons”.
Ces allégations de complicité entre les milices et certaines autorités sont particulièrement inquiétantes.
Face à ces violences, la population musulmane fuit massivement.
“Les civils musulmans ont quitté la ville vers Rafaï et Dembia”, indique un témoin. Cette situation provoque une crise humanitaire, avec des déplacés privés de leurs moyens de subsistance et confrontés à des conditions de vie précaires.
Les forces de sécurité présentes à Zémio semblent impuissantes ou peu enclines à intervenir.
La composition des milices Azandé est un facteur aggravant. Elles intègrent depuis longtemps des éléments Sud-Soudanais et congolais de la RDC, ce qui complique la résolution du conflit et étend son impact potentiel au-delà des frontières centrafricaines.
L’inaction apparente du gouvernement centrafricain face à cette crise est incompréhensible. Les populations civiles, en particulier les minorités, sont abandonnées à leur sort. Un habitant s’alarme :
“Il faut que le gouvernement jette un œil dans cette zone, la minorité va souffrir“.
La situation à Zémio et dans le Haut-Mbomou nécessite une intervention urgente pour :
– Protéger immédiatement les populations civiles, en particulier la communauté musulmane
– Désarmer effectivement les milices Azandé
– Enquêter sur les exactions commises et les allégations de complicité des autorités locales
– Fournir une aide humanitaire aux populations déplacées
Sans action rapide et décisive, la crise risque de s’aggraver, menaçant non seulement la stabilité du Haut-Mbomou, mais potentiellement celle de toute la région.
Centrafrique.org/attaques-injustifiees-contre-la-ministre-nicole-koue-les-bebes-mafieux-du-regime-a-loeuvre/fb_img_1701707562957/” rel=”attachment wp-att-71074″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/FB_IMG_1701707562957-438×450.jpg” alt=”Madame Nicole Koué, ministre de Logement et de l’Habitat” width=”438″ height=”450″ />Madame Nicole Koué, ministre de Logement et de l’Habitat
Bangui, CNC. Le gouvernement centrafricain vient de clôturer une énième rencontre sur la gestion foncière à Bangui. Derrière les discours creux se cache une réalité bien plus sombre : le régime, aux abois financièrement, tente par tous les moyens de racketter la population pour satisfaire l’appétit insatiable de ses alliés russes, notamment du groupe Wagner en Centrafrique.
Une farce en guise de réforme en faveur du groupe Wagner en Centrafrique.
Pendant deux jours, les cadres des différents ministères ont participé à ce qui s’apparente plus à une pièce de théâtre qu’à une véritable réflexion sur la gestion foncière. Nicole Koué, ministre de l’Urbanisme, a osé déclarer que “les lois ne s’adaptent plus à la réalité du pays”. Une réalité qu’elle et ses collègues du gouvernement semblent ignorer délibérément.
La vérité est que le régime cherche désespérément de nouvelles sources de revenus pour financer sa collaboration ruineuse avec les mercenaires de Wagner en Centrafrique. Les taxes se multiplient, asphyxiant une population déjà exsangue. L’augmentation des prix du carburant et des produits de première nécessité n’est que la partie visible de l’iceberg.
Un racket organisé en faveur du groupe Wagner en Centrafrique.
Sous couvert de “régularisation”, l’État vend des terrains à tour de bras aux alentours de Bangui. Les occupants traditionnels sont sommés de payer des sommes exorbitantes, entre un et plusieurs millions de francs CFA, pour obtenir un titre foncier. Une manière déguisée de les spolier de leurs terres ancestrales.
Cyril Ruffin-Yadakba, directeur général de la réforme foncière, a eu l’audace d’affirmer que ce nouveau “document politique va nous permettre d’asseoir tout ça et de voir la vision politique que le gouvernement a tracée pour bien gérer ce patrimoine foncier”. Une vision qui se résume à pressurer toujours plus les Centrafricains.
La transhumance dans le viseur.
Même les éleveurs transhumants n’échappent pas à la voracité du régime. Prétextant que “la RCA ne gagne pas beaucoup en termes de taxes”, le gouvernement prépare de nouvelles ponctions sur cette activité vitale pour l’économie du pays.
Un témoin anonyme travaillant au ministère de l’Élevage nous confie : “Les taxes sont déjà incroyables. Maintenant, ils veulent aller chercher encore plus d’argent. On ne sait plus ce que veut ce gouvernement, à part de l’argent, encore de l’argent, partout, sous prétexte de régularisation, mais en faveur du groupe Wagner en Centrafrique “.
Wagner en Centrafrique: le véritable maître du jeu.
Derrière cette frénésie fiscale se cache la main de Wagner en Centrafrique. Le groupe de Mercenaires russes, dont le business repose sur “la mort” selon ses propres termes, maintient une pression constante sur le gouvernement pour obtenir toujours plus de fonds.
“Wagner cherche à tout prix à mettre la pression sur le gouvernement à travers les histoires de crise pour gagner de l’argent”, explique un expert en sécurité sous couvert d’anonymat. “Mais l’argent vient d’où ? Toujours des Centrafricains eux-mêmes. Le gouvernement les pressure pour que les Centrafricains sortent de l’argent“.
Pendant ce temps, la population s’enfonce dans la misère. Les routes restent impraticables, l’économie est en berne, et le développement du pays est au point mort. Mais qu’importe pour un régime dont la seule préoccupation semble être de remplir les poches de ses alliés russes, quitte à saigner à blanc son propre peuple.
La jeunesse centrafricaine en danger : l’échec des autorités face à la prolifération des débits de boissons
Centrafrique.org/rca-inauguration-dun-nouveau-batiment-de-lecole-saint-paul-fille/le-nouvel-immeuble-de-lecole-saint-paul-a-ouango-bangui-le-31-octobre-2020-par-cyrille/” rel=”attachment wp-att-41770″ data-wpel-link=”internal”>le-nouvel-immeuble-de-lecole-saint-Paul-a-Ouango-bangui-le-31-octobre-2020-par-cyrille – RCA : inauguration d’un nouveau bâtiment de l’école Saint-Paul fille
Le paysage urbain de Bangui se caractérise désormais par l’omniprésence de bars et débits de boissons à proximité immédiate des écoles. Ce qui devait rester une exception est devenu la norme, au mépris des réglementations en vigueur. Le parc du Cinquantenaire, autrefois lieu de détente familiale, illustre parfaitement cette dérive qui met en danger la jeunesse centrafricaine.
“J’ai 16 ans et j’ai fini l’examen. Je suis venu me détendre avec mes amis, c’est tout”, déclare Serena, une lycéenne rencontrée sur place. Son témoignage révèle une banalisation inquiétante de la fréquentation de ces lieux par les mineurs.
Les conséquences de cette situation sont multiples et graves. La consommation d’alcool et de substances illicites par les élèves augmente de façon exponentielle. Les cas de violence et de délinquance juvénile se multiplient. Plus alarmant encore, des témoignages font état de viols sur des jeunes filles en état d’ébriété.
L’inaction des autorités face à la corruption qui menace la jeunesse centrafricaine.
Comment expliquer une telle dérive malgré les directives présidentielles ? Pour Chris O’Gone Menehoul, observateur politique, la réponse est sans appel : “C’est la corruption. Ces gens qui ouvrent des établissements soudoient ceux qui sont censés faire appliquer les textes.”
Cette accusation dévoile les carences du système de contrôle et d’application des lois. Les autorités locales, au premier rang desquelles la mairie de Bangui, semblent dépassées par l’ampleur du phénomène. “La mairie de Bangui a cette responsabilité, effectivement, de pouvoir assurer la police administrative au niveau de ces sites”, rappelle Emery Ela, ministre conseiller du président Touadera.
L’absence d’espaces de loisirs adaptés pour la jeunesse centrafricaine aggrave le problème. “Nous n’avons pas assez d’espace pour pouvoir loger nos opérateurs économiques”, reconnaît M. Ela. Cette carence pousse de nombreux jeunes vers les seuls lieux de socialisation disponibles : les bars et débits de boissons.
Un enjeu pour l’avenir de la jeunesse centrafricaine et du pays.
Au-delà du drame humain immédiat, c’est l’avenir même de la République centrafricaine qui est en jeu. “Si l’État ne prend pas ses responsabilités, c’est l’avenir de notre pays qui est en danger”, alerte un jeune témoin interrogé au parc du Cinquantenaire.
Antoinette Montaigne, ancienne ministre, partage cette inquiétude : “Cette corruption de la jeunesse doit être arrêtée coûte que coûte et la corruption de l’administration sur le secteur de la jeunesse doit être arrêtée aussi coûte que coûte.” Elle plaide pour la création urgente d’une “brigade de protection des mineurs” dotée de moyens conséquents.
Des solutions concrètes pour sauver la jeunesse centrafricaine.
Face à l’urgence de la situation, plusieurs pistes d’action se dégagent :
Renforcement du cadre légal : Une révision des textes existants s’impose pour durcir les sanctions contre les établissements en infraction et les fonctionnaires complices.
Création d’une brigade spécialisée : La mise en place d’une unité dédiée à la protection des mineurs, comme le suggère Mme Montaigne, permettrait une action plus efficace sur le terrain.
Réappropriation des espaces publics : La transformation du parc du Cinquantenaire en véritable lieu de loisirs familiaux et éducatifs enverrait un signal fort à la jeunesse centrafricaine.
Campagne de sensibilisation : Une vaste opération d’information auprès des parents et des jeunes sur les dangers de ces pratiques est indispensable.
Développement d’alternatives : La création d’espaces de loisirs et de socialisation adaptés aux jeunes doit devenir une priorité des autorités locales.
L’implication de tous les acteurs est décisive pour la réussite de ces mesures. “Chacun doit connaître sa place dans notre société. Je ne dirais pas que tout doit se reposer sur l’État, même s’il a un rôle important à jouer”, souligne M. Menehoul.
La mise en œuvre rapide et coordonnée de ces solutions est désormais une nécessité absolue. L’avenir de toute une génération, et par extension celui de la République centrafricaine, en dépend. Les autorités doivent prendre la pleine mesure de leurs responsabilités et agir sans délai pour enrayer ce fléau qui menace les fondements mêmes de la société centrafricaine et l’avenir de sa jeunesse.
Bangui, CNC. De nombreux jeunes de Koundé et des villages environnants, dans la sous-préfecture de Baboua (préfecture de la Nana-Mambéré), circulent sans acte de naissance ni carte nationale d’identité. Cette situation alarme les autorités locales, qui peinent à y remédier.
Kolio Michel, deuxième adjoint au maire de Koundé, à 560 km de Bangui, dresse un constat préoccupant : “Les parents viennent déclarer les nouveau-nés chaque vendredi. Le problème concerne les personnes déjà majeures. Elles ne se présentent pas pour obtenir leurs documents“.
Le maire s’interroge sur ce désintérêt, malgré l’instauration de la carte d’identité nationale : “Les jeunes doivent venir demander leur acte de naissance pour ensuite faire la demande de carte d’identité nationale, mais ils ne viennent pas. C’est incompréhensible“.
Une procédure existe pourtant pour les personnes nées et n’ont pas eu leur acte de naissance: “Nous établissons un document pour la justice. Elle nous renvoie un jugement supplétif et nous pouvons délivrer un acte de naissance. Malheureusement, ils ne se manifestent pas“, explique M. Michel.
L’adjoint au maire avoue son impuissance : “Nous ne pouvons pas aller les chercher dans la rue. C’est à eux de venir vers nous“. Il remarque que certains ne réalisent l’importance des papiers d’identité qu’au moment de voyager : “C’est seulement là qu’ils viennent demander leur acte de naissance pour obtenir une carte nationale d’identité.”
Cette situation n’est pas sans conséquence. Sans documents officiels, ces jeunes se trouvent dans l’impossibilité d’exercer pleinement leur citoyenneté et risquent l’exclusion de certains services publics.
Les autorités de Koundé appellent donc les jeunes à régulariser leur situation administrative, étape cruciale pour leur intégration sociale et économique. Elles soulignent l’urgence d’agir pour éviter que toute une génération ne se retrouve sans existence légale.
Sibut envahie par les herbes : un mal qui ronge tout le pays
Centrafrique.org/la-polemique-persistante-autour-du-prix-du-transport-sibut-bangui-entre-decision-municipale-et-realite-sur-le-terrain/devant-la-gare-routiere-de-sibut/” rel=”attachment wp-att-57248″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/06/devant-la-gare-routiere-de-sibut-450×313.jpg” alt=”Devant la gare routière de Sibut, à 185 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de Kémo ” width=”450″ height=”313″ />Devant la gare routière de Sibut
Bangui, CNC. Sibut, autrefois ville captivante de Centrafrique, disparaît aujourd’hui sous une jungle d’herbes hautes. Cette situation alarmante n’est que le reflet d’un pays tout entier transformé en vaste décharge à ciel ouvert sous le régime de Faustin Archange Touadéra.
Sibut , une ville laissée à l’abandon.
Les rues de Sibut, envahies par la végétation, sont devenues impraticables. Sylvain Bozoli, président par intérim de la Délégation spéciale, tente vainement de mobiliser la population : « J’appelle les chefs de quartiers et de villages à procéder au nettoyage de leur localité». Un appel qui sonne creux face à l’ampleur du désastre.
La population, accaparée par les travaux des champs en cette saison des pluies, n’a ni le temps ni les moyens de pallier les carences des autorités. « Les gens ne tiennent pas compte de leur liberté », déplore un habitant, pointant l’absurdité de la situation.
Des conséquences sanitaires graves à Sibut.
Paul Bamanda, responsable de l’hygiène et de l’assainissement à Sibut, alerte sur les dangers : « L’insalubrité entraîne de graves problèmes de santé. Les herbes non coupées favorisent la prolifération des moustiques, vecteurs du paludisme ». Il souligne le risque accru pour les enfants et les femmes enceintes.
Plus inquiétant encore, des serpents ont fait leur apparition dans les quartiers, menaçant directement la sécurité des habitants. « Nous avons reçu de nombreux signalements de serpents provenant des zones envahies par la végétation », confirme M. Bamanda.
Un problème national ignoré par le pouvoir.
La situation de Sibut n’est pas un cas isolé. De Bangui aux villes de province, la Centrafrique croule sous les ordures et la végétation sauvage. L’incapacité du gouvernement Touadéra à assurer les services de base comme le nettoyage des rues ou la collecte des déchets est flagrante.
Cette négligence expose les populations à des risques sanitaires majeurs, tout en paralysant l’activité économique. Les routes impraticables freinent les échanges, tandis que l’insalubrité repousse visiteurs et investisseurs potentiels.
L’urgence d’agir s’impose, mais le pouvoir central reste sourd aux appels à l’aide des autorités locales. Pendant ce temps, Sibut et d’autres villes centrafricaines s’enfoncent chaque jour un peu plus dans la jungle urbaine, symboles d’un pays à l’abandon.
Un proche du ministre Bouba arrêté avec des armes au PK5
Centrafrique.org/arnaque-au-recrutement-dans-larmee-nationale-dix-jeunes-detenus-a-locrb-de-bangui/la-prison-de-locrb-sous-controle-des-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner-ou-est-place-en-detention-maitre-crepin-mboli-goumba-coordonnateur-du-brdc-450×299/” rel=”attachment wp-att-76276″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/La-prison-de-lOCRB-sous-controle-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-ou-est-place-en-detention-maitre-Crepin-Mboli-Goumba-coordonnateur-du-BRDC-450×299-1.jpg” alt=”Un agent de sécurité observe les détenus derrière les barreaux de la prison de l’OCRB au centre-ville de Bangui. ” width=”450″ height=”299″ />OCRB
Bangui, CNC. Un coup de filet des forces de l’ordre a conduit à l’arrestation d’Abakar, cousin du ministre de l’Élevage Hassan Bouba, le 30 septembre 2024 dans le quartier PK5 de Bangui. L’homme, surnommé “le chef des races” au sein de sa communauté, a été découvert caché dans le faux plafond de son domicile.
Lors de la perquisition, les autorités ont mis la main sur un important arsenal de guerre, laissant présager une accusation de détention illégale d’armes de guerre et une possible préparation de déstabilisation. Cependant, le motif officiel de l’arrestation n’a pas encore été communiqué.
Abakar, figure influente du Mouvement Cœurs Unis (MCU), le parti au pouvoir, au quartier PK5 du troisième arrondissement, jouerait un rôle clé dans le dispositif de renseignement du régime au PK5. Selon des sources proches du dossier, il serait impliqué dans de nombreuses activités illicites, lui valant la réputation de “grand mafieux” dans les cercles informés.
“C’est le moteur de tous les problèmes au PK5 entre les milices d’autodéfense”, affirme un habitant du quartier sous couvert d’anonymat. “Depuis la transition jusqu’à aujourd’hui, il était à l’origine de cette mascarade”.
Détenu depuis une semaine à l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB), Abakar devait être transféré à la prison du camp de Roux. Des informations non confirmées suggèrent qu’il aurait versé des pots-de-vin pour rester à l’OCRB, bénéficiant également de l’intervention du ministre Bouba pour tenter d’obtenir sa libération.
Cette affaire intervient dans un contexte de tensions au sein du pouvoir. Le ministre Hassan Bouba, ancien chef rebelle rallié au régime, serait dans le collimateur des services de sécurité. Des rumeurs persistantes l’accusent de “fomenter des choses”, suscitant l’inquiétude au plus haut niveau de l’État.
L’arrestation d’Abakar pourrait s’inscrire dans une stratégie visant à affaiblir la position du ministre Bouba. “Peut-être que le coup vise Hassan Bouba“, analyse un observateur politique. “Les services de sécurité ont les yeux rivés sur lui depuis un moment“.
La chute d’Abakar illustre la volatilité des alliances au sein du pouvoir centrafricain. “Quand on trahit, on finit par subir le même sort que ses victimes”, commente une source proche du dossier, pointant les revirements fréquents dans l’entourage présidentiel.
L’affaire soulève également des questions sur l’emprise réelle du pouvoir dans certains quartiers de Bangui. Le PK5, bastion musulman de la capitale, reste une zone sensible où s’entremêlent influences politiques, trafics et groupes armés.
Le silence des autorités sur les véritables motifs de l’arrestation d’Abakar alimente toutes les spéculations. S’agit-il d’un simple coup de filet contre un trafiquant d’armes ou d’une opération plus vaste visant à recomposer les équilibres autour du ministre Hassan Bouba?
Après les balles, l’eau : le nouveau fléau qui risque de tuer tous les FACA
Centrafrique.org/le-bataillon-amphibie-avec-lappui-des-cooperants-francais-poursuit-son-operationnalisation/entraienement-faca-amphibie-avec-les-francais-dans-une-piscine-a-bangui-en-septembre-2019/” rel=”attachment wp-att-32190″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/09/entraienement-faca-amphibie-avec-les-français-dans-une-piscine-à-bangui-en-septembre-2019-450×337.jpg” alt=”Entraînement intensif en piscine des soldats FACA du bataillon Amphibie soient des nageurs accomplis. entraienement-faca-amphibie-avec-les-français-dans-une-piscine-à-bangui-en-septembre-2019 Le bataillon amphibie avec l’appui des coopérants français poursuit son opérationnalisation.” width=”450″ height=”337″ />entraienement-faca-amphibie-avec-les-français-dans-une-piscine-à-bangui-en-septembre-2019 – Le bataillon amphibie avec l’appui des coopérants français poursuit son opérationnalisation.
L’armée centrafricaine peine à former des soldats polyvalents capables d’assurer pleinement leur mission de protection du territoire et des populations. Deux récents incidents impliquant des militaires noyés exposent les graves lacunes dans la préparation des Forces armées centrafricaines (FACA).
Les FACA : Une formation inadaptée aux réalités du terrain.
Les FACA reçoivent une formation axée principalement sur le maniement des armes, négligeant des aptitudes vitales telles que la natation. Cette vision étriquée fragilise les soldats et entrave leur capacité à porter secours aux civils. Un officier militaire, sous le sceau de l’anonymat, fustige cet état de fait :
« Nos soldats ne maîtrisent pas les bases du sauvetage. Comment peuvent-ils protéger efficacement la population s’ils ne savent même pas nager ? C’est une faiblesse majeure qui compromet notre mission. »
Les FACA, deux tragédies évitables.
Deux accidents mortels témoignent de ces manquements. À 25 kilomètres de Paoua, un capitaine s’est noyé après la chute de son véhicule dans la rivière de Nana le mois dernier. Près de Bakala, un Soldat FACA a péri en tentant de traverser un simple cours d’eau. Une formation complète aurait pu empêcher ces pertes.
Un témoin de l’incident de Bakala raconte :
« Le militaire ne savait visiblement pas nager. Il s’est débattu quelques instants avant de couler sous nos yeux impuissants. C’est choquant de voir un soldat incapable de se sauver dans l’eau. »
La responsabilité des formateurs russes du groupe Wagner mise en cause.
Les instructeurs du groupe Wagner, chargés de former les FACA, concentrent leur enseignement sur les techniques de combat, négligeant les autres aspects cruciaux du métier de soldat. Cette approche partielle ne permet pas de constituer une armée nationale digne de ce nom.
Un expert militaire critique sévèrement cette méthode :
« Les Russes forment nos soldats comme de simples rebelles. Ils ne transmettent pas la culture et les valeurs d’une véritable armée nationale. C’est une vision à court terme qui fragilise nos forces de défense. »
Les FACA, un besoin urgent de réforme.
Face à ces carences criantes, une refonte en profondeur de la formation des FACA s’impose. Au-delà du maniement des armes, les soldats doivent acquérir un large éventail de compétences : natation, premiers secours, gestion de crise, etc. Seule une formation complète permettra de constituer une armée professionnelle, capable de protéger efficacement le pays et ses habitants.
L’absence de mesures concrètes pour améliorer la formation des FACA continuera d’exposer les soldats à des dangers mortels, compromettant la sécurité nationale. Les autorités doivent agir rapidement pour combler ces graves lacunes et doter enfin la Centrafrique d’une armée à la hauteur des défis sécuritaires du pays.
Bangui, CNC. L’incurie totale du gouvernement centrafricain en matière d’infrastructures routières vient une nouvelle fois d’être mise en lumière. Un convoi du Programme Alimentaire Mondial (PAM) s’est retrouvé bloqué pendant plus de 9 heures dans la boue au cœur même de Bria, capitale provinciale de la Haute-Kotto, empêchant la distribution de vivres à une population dans le besoin.
Une situation alarmante au centre-ville de Bria, marquant une fois de plus l’enlisement de La Centrafrique.
Les images sont accablantes : un imposant camion du PAM enlisé dans une mare de boue en plein centre-ville de Bria, au nord de la Centrafrique. Cette scène ubuesque s’est déroulée sur le pont Samba, un axe pourtant capital reliant le quartier Bornou au reste de la ville. “Le véhicule est resté embourbé de 9h à 18h. Ils n’ont pas pu passer et ont dû faire appel à un autre camion pour transborder les kits humanitaires”, témoigne un habitant du quartier Bornou.
Un véhicule de l’UNICEF tente de traverser une route dégradée proche de la ville de Batangafo , alors qu’il se dirige vers Batangafo pour livrer des kits scolaires aux élèves. Cette route, impraticable, rend le trajet extrêmement difficile, nécessitant 10 jours pour parcourir 100 km. Capture d’écran de la vidéo de l’UNICEF publié sur Twitter
Cette situation n’est malheureusement pas un cas isolé pour la Centrafrique. La semaine dernière, l’UNICEF dénonçait déjà sur Twitter l’état lamentable des routes : 100 km de route, il faut passer plus de 10 jours avec des routes embourbées pour atteindre Batangafo “, s’alarmait l’agence onusienne.
L’aide humanitaire entravée totalement pour la Centrafrique.
Les conséquences de cette gabegie sont dramatiques pour la population. “Ces véhicules se rendaient au village Boungou pour donner des vivres à la population. Mais hélas, ils ont passé toute leur journée dans la boue et la distribution est annulée”, déplore un autre témoin. Ce sont ainsi des centaines de familles qui se retrouvent privées d’une aide vitale.
“Comment la Centrafrique peut-il fonctionner dans ces conditions ?”, s’interroge un observateur centrafricain . Une question qui reste sans réponse face à l’inaction coupable des autorités.
La propagande contre la réalité.
Pendant que la situation empire sur le terrain, le gouvernement s’enferme dans un déni surréaliste. “Ils se vantent de la montée en puissance de la Centrafrique, du développement, ils adoptent la stratégie de la propagande russe et de Wagner”, fustige un membre de l’opposition démocratique . “Mais la réalité du pays est chaque jour plus alarmante. Tout le pays, aucun territoire y compris Bangui n’est épargné, la situation est critique.”
Cette propagande mensongère a un effet pervers pour la Centrafrique : elle musèle toute critique. “Les voix normales, les réalités, les gens ne peuvent pas les dire par peur de Wagner. Les médias, les ONG ont peur du gouvernement qui les arrête. Donc tout le monde se tait et laisse la propagande dominer”, déplore un journaliste sous couvert d’anonymat.
Le coût exorbitant de Wagner.
Pendant ce temps, des sommes colossales sont englouties chaque semaine, chaque mois et chaque année pour financer le groupe Wagner. Un expert économique affirme : “L’argent dépensé pour Wagner suffirait amplement à réhabiliter de nombreuses routes, construire des écoles, ériger des ponts et même développer certains secteurs pour la Centrafrique”. Cette hémorragie financière, orchestrée par le président et soutenue par la Russie, ramène le pays des décennies en arrière en termes de développement.
Pendant ce temps, la population centrafricaine continue de s’enfoncer dans la misère, otage d’un pouvoir plus préoccupé par son image et sa survie que par le sort de ses citoyens. L’urgence d’une prise de conscience et d’actions concrètes n’a jamais été aussi criante.
Bangui, CNC. Le développement en Centrafrique fait face à de nombreux défis, comme le souligne Elie OUEFIO dans son ouvrage “L’Église et le Développement”, présenté le 26 septembre 2024. Cet ancien ministre et ambassadeur centrafricain offre une analyse approfondie des obstacles qui entravent le progrès du pays, vue à travers le prisme de l’Église.
L’âge d’or du développement en Centrafrique.
OUEFIO rappelle d’abord la période florissante du développement en Centrafrique, entre 1958 et 1974. À cette époque, le pays était surnommé la “Suisse africaine” et Bangui “la Coquette”. L’Église jouait alors un rôle crucial :
Formation de leaders locaux polyvalents
Création d’infrastructures pour le développement en Centrafrique
Promotion de l’agriculture et de l’artisanat
Cette synergie entre l’Église et l’État a propulsé le développement en Centrafrique à des niveaux remarquables. Cependant, divers facteurs ont progressivement érodé cette dynamique positive.
Élie Ouéifio, un homme d’État en réflexion
Obstacles internes à l’Église freinant le développement en Centrafrique.
L’auteur identifie plusieurs problèmes au sein de l’Église qui ont affaibli son rôle dans le développement en Centrafrique :
Restrictions sur les activités extra-religieuses.
Les dirigeants religieux se sont vus interdire d’exercer des fonctions autres que la prédication. OOuéifio note : “Du coup, les machines à coudre sont vendues ou rangées ailleurs, de même que les outils de menuiserie, de jardinage, des poulaillers, de mécaniques et autres“. Cette décision a privé l’Église de moyens concrets pour contribuer au développement économique en Centrafrique.
Divisions internes.
Des conflits au sein des Églises ont miné leur cohésion, affectant leur capacité à soutenir le développement en Centrafrique. L’auteur rappelle l’avertissement du Christ : “Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté” (Matthieu 12:25).
Sectarisme exacerbé.
Certaines Églises ont adopté des attitudes sectaires, refusant la collaboration nécessaire au développement en Centrafrique. OUEFIO déplore cette tendance qui va à l’encontre de l’appel à l’unité exprimé dans Marc 9:40.
Corruption et cupidité.
Le comportement de certains chrétiens haut placés a terni l’image de l’Église et entravé le développement en Centrafrique.
Mauvaise interprétation de la grâce.
Une compréhension erronée de la grâce a conduit à des comportements contraires à l’éthique, compromettant le rôle de l’Église dans le développement en Centrafrique.
Obstacles externes au développement en Centrafrique.
Ouéifio identifie également des obstacles plus larges au développement en Centrafrique :
Influence néfaste de l’Occident.
L’auteur cite le rapport de Lord MACAULY de 1835, qui recommandait d’infiltrer les systèmes éducatifs et religieux africains. Cette stratégie aurait miné la confiance des Centrafricains en leurs capacités de développement.
Instabilité politique.
Les assassinats de leaders visionnaires, comme Barthélemy BOGANDA, ont privé la Centrafrique de dirigeants capables de mener un développement durable.
Perte des valeurs traditionnelles.
OUEFIO regrette l’abandon des valeurs morales qui auraient pu être intégrées à la foi chrétienne pour favoriser le développement en Centrafrique.
Manque d’unité nationale.
Les divisions ethniques, religieuses et politiques minent l’unité nationale et entravent le développement en Centrafrique.
Dépendance excessive envers l’aide extérieure.
L’auteur critique la tendance à trop compter sur l’aide étrangère, au détriment de l’initiative locale pour le développement en Centrafrique.
Renouveau du rôle de l’Église.
Face à ces obstacles, OUEFIO propose des pistes pour que l’Église retrouve son rôle moteur dans le développement en Centrafrique :
Retour aux valeurs fondamentales : unité, amour, vérité, justice et travail
Promotion de l’unité interconfessionnelle pour le développement en Centrafrique
Engagement concret dans des projets de développement économique
Renforcement de l’éducation éthique des fidèles
Encouragement du dialogue interreligieux pour le développement en Centrafrique
L’auteur insiste sur une approche holistique, où l’Église redevient une “industrie en marche” au service du développement en Centrafrique.
Appel pour le développement de la RCA.
En définitif, Elie OUEFIO lance un appel pressant à l’Église centrafricaine pour qu’elle se réinvente et retrouve son rôle de catalyseur du développement. Il cite le prophète Jérémie : “Recherchez le bien de la ville où je vous ai amenés en captivité, et priez l’Eternel en sa faveur, parce que votre bonheur dépend du sien”. (Jérémie 29:7)
L’auteur est convaincu que l’Église, en surmontant ses divisions internes et en renouant avec sa mission originelle, peut jouer un rôle crucial dans le développement en Centrafrique. Il appelle à une collaboration étroite entre toutes les communautés religieuses et la société civile pour bâtir un avenir meilleur.
L’ouvrage d’OUEFIO offre ainsi une analyse lucide des obstacles au développement en Centrafrique, tout en proposant des solutions concrètes ancrées dans les valeurs chrétiennes et la tradition centrafricaine. Il constitue une contribution importante au débat sur le rôle de l’Église dans le développement du pays.
Les ambassadeurs de la justice rencontrent l’ambassadrice britannique à Bangui
Centrafrique.org/les_amvbassadeurs_de_la_justice_rencontre_ambassadrice_grande_bretagne/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/les_amvbassadeurs_de_la_justice_rencontre_ambassadrice_grande_bretagne-450×202.jpeg” alt=”Groupe des ambassadeurs de la justice de la CPI en RCA tenant des drapeaux britanniques et centrafricains lors d’une rencontre officielle avec l’ambassadrice de la Grande Bretagne à Bangui.” width=”450″ height=”202″ />Photo de famille prise à l’issue de la rencontre entre l’ambassadrice de Grande-Bretagne et les ambassadeurs de la justice centrafricains au siège de la CPI à Bangui, le 3 octobre 2024. CopyrightCNC
Bangui, CNC. Le 3 octobre 2024, une réunion importante s’est déroulée au siège de la Cour pénale internationale (CPI) à Bangui. Les ambassadeurs de la justice de la CPI en Centrafrique ont rencontré l’ambassadrice de Grande-Bretagne, madame Alyson King, en visite de travail dans la capitale.
Cette rencontre a permis aux ambassadeurs de partager leur récente expérience au siège de la CPI à La Haye. Ils ont détaillé leurs activités de sensibilisation et de communication menées sur le terrain centrafricain. L’échange a dévoilé l’importance de ces actions pour renforcer la compréhension du rôle de la CPI parmi la population centrafricaine.
Les ambassadeurs ont saisi cette opportunité pour formuler des recommandations à la diplomate britannique, madame Alyson King. Ils ont exprimé leur souhait de voir une implication accrue dans les activités de sensibilisation de la CPI, non seulement à Bangui mais également dans les villes de province. Leur requête vise à obtenir un soutien renforcé pour le service de communication de la CPI à Bangui.
“Nous avons besoin d’étendre notre action au-delà de la capitale”, a déclaré l’un des ambassadeurs. “Le soutien de l’ambassade britannique pourrait nous permettre d’atteindre des communautés plus éloignées et de mieux faire comprendre le travail de la CPI.”
L’objectif de cette démarche est double : permettre au bureau local de la CPI de faire appel aux compétences des ambassadeurs de la justice et élargir la portée des campagnes de sensibilisation dans tout le pays. Cette approche vise à renforcer la connaissance et la compréhension du rôle de la CPI parmi les Centrafricains.
La réunion a également été l’occasion pour les ambassadeurs de faire la connaissance de Mme
Sonia Robla, la nouvelle cheffe de Bureau-Pays de, la Cour pénale internationale à Bangui. Elle succède au Britannique Mike Colle, marquant ainsi une transition dans la direction locale de l’institution. Les échanges ont porté sur la situation actuelle de la CPI dans le pays et les défis à relever.
Il est à noter que l’ambassade britannique collabore étroitement avec la Cour pénale internationale en République centrafricaine. Cette coopération s’inscrit dans le cadre des efforts internationaux pour soutenir la justice et la lutte contre l’impunité dans le pays.
Cette rencontre intervient dans un contexte où la Centrafrique continue de faire des progrès vers la stabilité, après des années de conflit. Le travail de la CPI et de ses ambassadeurs de la justice joue un rôle crucial dans ce processus, en promouvant la justice et la réconciliation.
La réunion s’est conclue sur une note positive, avec l’engagement de toutes les parties à poursuivre leur collaboration pour renforcer l’action de la CPI en Centrafrique. Les ambassadeurs de la justice ont exprimé leur optimisme quant à l’impact potentiel de cette coopération renforcée sur leur travail futur.
Télécel se dote d’un panneau solaire à Paoua : une rustine sur la catastrophe énergétique centrafricaine
Centrafrique.org/focus-sur-le-renforcement-de-capacite-des-agents-penitentiaires-de-paoua/monument-de-la-paix-a-paoua/” rel=”attachment wp-att-75883″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Monument-de-la-Paix-a-Paoua-286×450.jpg” alt=”Un monument avec une sculpture de colombe blanche surmontant un pilier orné de bandes colorées, situé dans la ville de Paoua.” width=”286″ height=”450″ />À Paoua, ce monument célèbre les valeurs de dignité et de travail tout en aspirant à renforcer la paix et l’unité dans la communauté, affirmant son statut de ville modèle pour la cohésion sociale.. CopyrightCNC
Bangui, CNC. L’installation d’un panneau solaire par Télécel à Paoua prouve l’ampleur désastreuse de la crise énergétique qui paralyse toute la République centrafricaine. Cette mesure dérisoire démontre l’incapacité du gouvernement à fournir les infrastructures vitales au développement du pays.
Télécel à Paoua : Un secteur télécom au bord de l’asphyxie
L’absence quasi-totale d’électricité en RCA contraint les opérateurs téléphoniques à une dépendance totale aux groupes électrogènes. Un cadre du secteur témoigne de cette situation alarmante :
“Les dépenses de carburant représentent de loin les dépenses les plus chères de l’année pour les opérateurs téléphoniques en Centrafrique. Même les sièges dans la capitale fonctionnent avec le carburant à cause des coupures incessantes“.
Cette situation déjà critique a été amplifié par la récente décision du gouvernement de doubler le prix du carburant, portant un coup fatal à un secteur important pour le pays.
Une pression fiscale insoutenable.
Loin de soutenir les opérateurs, le gouvernement semble déterminé à les étouffer sous une pression fiscale écrasante. Le même cadre dénonce avec amertume :
“Le gouvernement ne laisse pas tranquille avec les pressions fiscales insupportables. Et puis en plus, vraiment la situation est très difficile pour les sociétés téléphoniques mobiles“.
Cette politique à courte vue menace l’existence même des réseaux de communication dans le pays, isolant davantage les Centrafricains et entravant tout espoir de développement économique. Le cas de Télécel à Paoua est un exemple parfait.
Un pays plongé dans l’obscurité par l’incompétence gouvernementale, Télécel à Paoua est un exemple.
L’incapacité du gouvernement à fournir une électricité fiable handicape l’ensemble du pays. Les coupures incessantes paralysent l’activité économique et dégradent considérablement la qualité de vie des citoyens.
Dans ce contexte catastrophique, les opérateurs téléphoniques sont contraints à des mesures drastiques. Dans de nombreuses villes, le réseau est tout simplement coupé la nuit pour économiser le carburant, privant les habitants d’un service essentiel et potentiellement vital en cas d’urgence.
Un gouvernement sourd aux besoins vitaux de sa population.
Le gouvernement brille par son inaction coupable. Aucun plan sérieux d’investissement dans les infrastructures électriques n’est à l’ordre du jour, condamnant la Centrafrique à rester l’un des pays les moins électrifiés au monde.
L’installation d’un panneau solaire à Paoua par Télécel n’est qu’un pansement dérisoire sur une plaie béante. Elle démontre l’incapacité du gouvernement à répondre aux besoins les plus élémentaires de sa population et son acharnement à étouffer les rares secteurs économiques encore fonctionnels du pays.
Sans un changement radical de politique et un investissement massif dans le secteur énergétique, la RCA restera plongée dans l’obscurité, au sens propre comme au figuré, hypothéquant tout espoir de développement et de progrès pour ses citoyens.
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. À Bimbo, la traversée de la rivière Oubangui est devenue un cauchemar quotidien pour les habitants. L’absence de bac depuis 2021 a transformé ce cours d’eau en un point de contrôle illégal où certains militaires rançonnent impunément la population. Cette situation scandaleuse, connue de tous, perdure dans l’indifférence des autorités.
Un système de racket bien rodé sur la rivière Oubangui.
Chaque jour, des centaines de personnes doivent franchir la rivière Oubangui pour leurs activités quotidiennes. Faute de bac, elles s’entassent dans des pirogues de fortune, risquant leur vie. Mais le véritable danger les guette sur l’autre rive.
Un habitant, exaspéré, témoigne : « À l’arrivée, il faut payer quelque chose aux soldats. C’est comme si tu quittes un pays pour rentrer dans un autre ». Ces militaires, censés protéger les citoyens, se comportent en véritables prédateurs, exigeant un « droit de passage » totalement illégal.
La rivière Oubangui : les plus faibles, premières victimes.
Les écoliers, les malades et les femmes enceintes subissent de plein fouet ce système mafieux sur la rivière Oubangui. Frèbes Gervais Vundambi, résident de Mpoko-Bac 1, dénonce : « Lorsqu’on transporte les femmes enceintes qui se rendent à l’hôpital, il y a trop de tracasserie. Les militaires leur demandent de payer des formalités après la traversée. »
Mordane Sambia, lycéenne, ajoute : « Parfois, les élèves arrivent en retard à l’école et les enseignants les frappent ou les chassent. » Cette situation intolérable compromet gravement l’éducation et la santé des plus vulnérables.
L’inertie coupable des autorités.
Le plus révoltant dans cette affaire est l’inaction totale des responsables. Un témoin s’indigne : « Tout le monde le sait, le gouvernement, le ministre, le directeur, le chef d’état-major, tout le monde le sait, mais personne n’en parle ». Cette passivité encourage les militaires corrompus à poursuivre leurs exactions sans crainte.
Malgré les nombreuses démarches du chef de quartier de Mpoko-Bac 1 auprès de la commune de Bimbo, aucune solution n’a été apportée. Le gouvernement semble se désintéresser totalement du sort de ces citoyens abandonnés.
rivière Oubangui : une population prise au piège.
Les conséquences de cette situation sont désastreuses pour les habitants. Certains piroguiers refusent désormais de transporter les passagers sur la rivière Oubangui, craignant les représailles des militaires. Un riverain explique : « Quand tu ne payes pas, ta souffrance est assurée. Soit on confisque ton embarcation, soit on te met avec un travail corvé ».
Les citoyens sont ainsi pris au piège, contraints de payer pour circuler librement sur le territoire national. Une violation de leurs droits fondamentaux, dans l’indifférence générale des autorités.
La réparation du bac sur la rivière Oubangui, une nécessité absolue.
La population réclame unanimement la remise en service du bac. Mordane Sambia implore : « Nous demandons aux autorités du pays d’installer un nouveau bac pour faciliter la traversée ». Cette solution simple mettrait fin à des années de souffrance et de racket.
Il est urgent que le gouvernement prenne ses responsabilités et mette un terme à ces pratiques indignes. La libre circulation des personnes ne peut être entravée par la cupidité de quelques militaires véreux. L’État de droit doit être rétabli sur la rivière Oubangui, pour le bien-être de tous les citoyens.
Bayanga : Des cas de disparitions inquiétantes dans la forêt de Dzanga-Sanga
Centrafrique.org/campagne-de-vaccination-contre-la-poliomyelite-et-le-covid-19-a-bayanga-un-franc-succes-selon-docteur-edgard-dimbele/panneau-de-bienvenue-a-bayanga/” rel=”attachment wp-att-75461″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Panneau-de-bienvenue-a-Bayanga-450×250.jpg” alt=”Panneau de bienvenue à l’entrée de Bayanga, sur une route de terre bordée de verdure. Panneau-de-bienvenue-a-Bayanga Campagne de vaccination contre la poliomyélite et le COVID-19 à Bayanga : Un franc succès, selon docteur Edgard Dimbele” width=”450″ height=”250″ />
Bangui, CNC. La ville de Bayanga, située à 685 km de Bangui, enregistre des cas préoccupants de disparition dans la forêt de Dzanga-Sanga. Trois personnes sont portées disparues depuis le début de l’année, s’ajoutant aux cas déjà signalés les années précédentes.
Ces disparitions touchent principalement la population riveraine qui se rend en forêt pour chasser, pêcher, cueillir des fruits ou ramasser du bois. Un phénomène qui prend de l’ampleur ces derniers temps, selon les autorités locales.
Parmi les personnes disparues, Zaoro Tite Emmanuel, un jeune homme d’une vingtaine d’années, a été retrouvé sain et sauf après avoir passé trois jours dans la brousse. En revanche, Ziranon Jhan, père de famille, manque à l’appel depuis plus d’une semaine. Sa famille poursuit activement les recherches.
Zaoro Tite Emmanuel raconte son expérience :
“J’étais parti avec mon grand frère dans la forêt. On a marché un jour entier pour arriver à destination. Au retour, il était devant et moi derrière. À un moment, j’ai pris la direction à gauche sans m’en rendre compte. Je me suis perdu, errant dans la forêt en priant Dieu de me guider. J’ai finalement trouvé un campement d’éleveurs où j’ai passé la nuit. Le lendemain, ils ont désigné l’un de leurs garçons de m’accompagner jusqu’à la ville“.
Les autorités locales appellent la population à la prudence lors de leurs déplacements en forêt. Elles recommandent de partir en groupe et de bien connaître les chemins empruntés pour éviter de se perdre dans cette vaste étendue boisée.
La forêt de Dzanga-Sanga, qui entoure Bayanga, représente une ressource vitale pour les habitants. Cependant, son immensité et sa densité peuvent rapidement devenir un piège pour les personnes qui s’y aventurent sans précaution.
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. La République centrafricaine, déjà meurtrie par des années de conflit, vient d’être frappée par un nouvel acte de violence aveugle. Cette attaque, survenue sur un axe routier vital, dévoile l’ampleur de l’insécurité qui gangrène le pays et pousse sa population au bord du désespoir.
Le 2 octobre, aux alentours de 14h, une scène d’horreur s’est déroulée près du village de Kparé, sur l’axe reliant Bozoum à Bouar. Un taxi-moto transportant deux enfants est tombé dans une embuscade tendue par des éléments armés. Face au refus du conducteur de s’arrêter, les assaillants ont ouvert le feu sans sommation.
Le bilan de cette attaque est lourd : selon les premières informations, on déplore au moins un mort et deux blessés graves. Certaines sources évoquent même la possibilité que les trois occupants du véhicule aient perdu la vie dans cette fusillade.
« J’ai entendu des coups de feu, puis des cris. Quand je suis sorti de chez moi, j’ai vu le taxi-moto renversé et des corps au sol. C’était horrible », témoigne Alphonse K., habitant de Kparé.
Cette embuscade n’est malheureusement pas un cas isolé. Elle s’inscrit dans un contexte d’insécurité généralisée qui touche l’ensemble du territoire centrafricain. De la capitale Bangui aux villes de province, aucune région n’est épargnée par la violence.
Les acteurs de cette insécurité sont multiples et variés : soldats des FACA, mercenaires du groupe Wagner, groupes armés, bandits de grand chemin, coupeurs de route… Tous semblent agir en toute impunité, plongeant la population dans un climat de peur permanent.
Paoua, Bria, Batangafo et ailleurs, le réseau routier centrafricain en lambeaux, et un pays complètement paralysé
Un camion de l’UNICEF, chargé de kits scolaires, s’est renversé sur le fragile pont de la Nana, à 27 km de Paoua, illustrant l’état catastrophique du réseau routier centrafricain.”
Bangui, CNC. Un camion semi-remorque de l’UNICEF, transportant des kits scolaires, a plongé dans la rivière Nana en tentant de traverser un pont délabré sur l’axe Gouzé-Bossangoa, à 27 km de Paoua. Ce drame n’est que le dernier d’une longue série qui montre l’effondrement total des routes en République centrafricaine, compromettant la vie de tous les citoyens.
Le réseau routier centrafricain : des routes impraticables.
La réalité du réseau routier centrafricain est alarmante. Récemment, un convoi de l’UNICEF a mis plus de 10 jours pour parcourir 100 km jusqu’à Batangafo, dans l’Ouham-Fafa. Ce qui devrait être un trajet de quelques heures devient un véritable calvaire, non seulement pour les humanitaires, mais pour tous les usagers de la route.
« Tout est à l’abandon dans le pays. Rien n’a été fait. Rien, rien, rien », déplore Félix, commerçant à Sibut. Cette négligence a des conséquences désastreuses sur l’ensemble de la population centrafricaine.
Faute d’un réseau routier centrafricain fiable, l’éducation en danger .
Le récent accident du camion de l’UNICEF souligne l’impact dévastateur sur l’éducation. Un professeur du lycée de Paoua témoigne : « Ça fait partie du pire sous-développement du pays. Un pont qui ne mesure même pas 200 mètres de long, c’est une honte. Pour les écoliers, c’est une année blanche qui s’annonce déjà. Non seulement les kits sont endommagés, mais voyons l’état du camion ».
Un véhicule de l’UNICEF tente de traverser une route dégradée proche de la ville de Batangafo , alors qu’il se dirige vers Batangafo pour livrer des kits scolaires aux élèves. Cette route, impraticable, rend le trajet extrêmement difficile, nécessitant 10 jours pour parcourir 100 km. Capture d’écran de la vidéo de l’UNICEF publié sur Twitter
L’aide humanitaire bloquée à cause du réseau routier centrafricain défaillant.
Les accidents impliquant des véhicules d’aide se multiplient sans cesse. Il y a quatre jours, un camion du Programme Alimentaire Mondial (PAM) s’est renversé à Bria, perdant sa cargaison de kits humanitaires destinés à un village voisin.
« Chaque déplacement est un défi. Nous ne savons jamais si nous atteindrons notre destination », confie Marie, travailleuse humanitaire dans le pays depuis 20 ans. Les kits scolaires, médicaux et alimentaires n’atteignent plus leur cible, privant des milliers de personnes d’une aide vitale.
Les mercenaires russes sur la route de Dimbi. CNC/Botty-Banga
Une économie asphyxiée.
Le problème du réseau routier centrafricain dépasse largement l’aide humanitaire. Commerçants, transporteurs et simples voyageurs subissent tous cet effondrement routier.
Jean-Paul, chauffeur de taxi-brousse à Bouca, raconte : « Avant, je faisais l’aller-retour Bouca – Kabo en deux jours. Maintenant, ça peut prendre une semaine. Les passagers souffrent, les marchandises pourrissent. C’est tout le pays qui est bloqué ».
L’économie du pays est directement touchée. Les produits agricoles ne parviennent plus aux marchés, les prix s’envolent dans les villes, et les régions les plus reculées se retrouvent totalement isolées.
Un camion des nations unies s’enfonce sur la route de Farazala-Cabo. CopyrightDR
Un réseau routier centrafricain défaillant, un gouvernement inactif.
L’inaction du gouvernement centrafricain face au chaos du réseau routier centrafricain est inacceptable. Alors que des sommes colossales sont allouées aux groupes Wagner et rwandais, l’entretien des infrastructures vitales est totalement négligé.
« Depuis des années, nous alertons sur l’urgence de réhabiliter le réseau routier. Mais nos rapports finissent dans les tiroirs, pendant que l’argent part ailleurs », dénonce un ancien fonctionnaire du ministère des Travaux publics.
Cette gestion dégoûtante de l’État pose de sérieuses questions sur les priorités du gouvernement Touadéra et sa capacité à répondre aux besoins fondamentaux de la population.
Des citoyens désespérés.
Face à ce réseau routier centrafricain chaotiques, les Centrafricains se sentent abandonnés. « Nous n’avons que nos yeux pour pleurer et nos mains levées vers le ciel pour demander de l’aide à Dieu le tout puissant », résume amèrement un habitant de Bambari.
Une intervention immédiate est nécessaire. Sans une réhabilitation massive et rapide des infrastructures routières, c’est tout un pays qui risque de s’enfoncer davantage dans la crise.
Les conséquences de cette paralysie routière vont bien au-delà des retards et des accidents. C’est l’avenir même de la République centrafricaine qui est en jeu. L’accès à l’éducation, aux soins, au développement économique – tout dépend de la capacité à se déplacer et à transporter des biens.
Le gouvernement doit prendre la mesure de la gravité de la situation et agir immédiatement. La communauté internationale doit également se mobiliser pour soutenir la réhabilitation urgente du réseau routier centrafricain. Sans cela, c’est tout un peuple qui restera piégé dans l’ornière du sous-développement.
Le gouverneur de Bazoubangui, Éric Sorongopé, en spectacle contre les taxis-motos
Centrafrique.org/eric-sorongope/” data-wpel-link=”internal”>Eric Sorongopé, gouverneur de Bazoubangui
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. Le gouverneur de Bazoubangui, Éric Sorongopé, a organisé jeudi dernier une réunion médiatique sur la sécurité routière. Derrière cette mise en scène se cache une méconnaissance criante de la réalité du terrain et une incapacité à agir efficacement.
Un bilan catastrophique mais prévisible.
Le gouverneur brosse un portrait apocalyptique de la circulation à Bangui : “Il y a un désordre dans la circulation routière qui a pour conséquence des situations graves au niveau des familles par le décès, le traumatisme, les infirmités, les invalidités”. Cette réalité, les Banguissois la vivent et la dénoncent depuis des années. L’intervention tardive des autorités ne fait que souligner leur immobilisme face à ce fléau persistant.
Des accusations sans fondement.
Éric Sorongopé accuse sans détour les militaires propriétaires de taxis-motos : “Il y a des propriétaires de moto, et je vous le dis avec fermeté, surtout des hommes en tenue de ce que j’ai retenu, qui achètent des motos, qui les confient à des jeunes qui n’ont jamais appris à conduire ou qui apprennent à conduire, parfois des mineurs, parfois ces gens se droguent et qui font des accidents.”
Ces déclarations semblent relever davantage de la rumeur et de les on-dit que d’une enquête officielle. Le gouverneur n’apporte aucune donnée chiffrée ni preuve concrète pour appuyer ses dires.
Une méconnaissance du terrain.
Le gouverneur affirme : “Lorsque vous arrêtez ces motos, les hommes en tenues menacent”. Cette assertion démontre une méconnaissance totale du quotidien des forces de l’ordre. Les policiers de Bangui, aguerris à ces situations, ne cèdent pas aux intimidations. Un ancien chauffeur de taxi-moto témoigne : “Les policiers ne lâchent jamais une moto saisie, même sous la menace. C’est leur gagne-pain, ils ne vont pas abandonner une source de revenus.”
Un coup d’épée dans l’eau
Cette réunion apparaît comme une tentative désespérée du gouverneur de montrer qu’il agit, alors que son bilan reste désespérément vide. Un observateur politique local commente : “Sorongopé ne sait pas exactement ce qu’il doit faire. Il se contente de faire des coups spectaculaires, médiatiques. Parler du taxi-moto, des enfants, des accidents… mais sans aucune action concrète derrière.”
La réunion du gouverneur, loin d’apporter des solutions, ne fait que mettre en lumière l’incompétence des autorités locales à gérer la circulation dans Bangui. Les Banguissois attendent des actes concrets, pas des discours creux et des accusations infondées.
Bangui, CNC. Le ministre du Commerce Thierry Akoloza a convoqué hier les propriétaires de boulangeries et pâtisseries de Bangui. Objectif affiché : imposer de nouvelles normes d’hygiène dans un secteur gangréné par l’insalubrité. Mais derrière ces louables intentions se cache une approche incohérente et potentiellement dangereuse pour l’économie informelle.
Boulangeries de Bangui : Des constats accablants.
Le tableau dressé par le ministre sur les Boulangeries de Bangui est sans appel : absence de toilettes, employés torse nu, non-respect des règles élémentaires d’hygiène. “Cet état de fait ne peut pas continuer comme ça”, a martelé Thierry Akoloza. Il exige désormais le port d’uniformes, de gants et de casques pour les ouvriers.
Maxime Tallo, superviseur à la boulangerie Bon Samaritain, approuve : “On va s’organiser pour être en règle avant les contrôles”. Les professionnels disposent de 45 jours pour se conformer aux nouvelles exigences.
Une approche répressive inquiétante contre les Boulangeries de Bangui.
Mais le ministre ne s’arrête pas là. Il annonce des mesures drastiques contre la vente informelle : “Mi-novembre, on va déployer des équipes dans les avenues. Tous les pains retrouvés aux abords de la rue seront saisis pour être détruits.”
Cette annonce provoque de vives inquiétudes. Dans un pays où le chômage explose, la vente de rue représente une bouée de sauvetage pour des milliers de jeunes. “Les gens qui vendent des pains au bord de la rue cherchent l’argent pour se nourrir. Il n’y a pas de travail, rien pour nourrir”, souligne un observateur local.
Plutôt que la répression aveugle, une approche pédagogique serait plus pertinente. “Il faut les sensibiliser à protéger ce qu’ils vendent”, suggère notre source. D’autant que de nombreux vendeurs utilisent déjà des sacs plastiques pour protéger leur marchandise.
Les vrais problèmes des Boulangeries de Bangui ignorés.
En se focalisant sur l’aspect sanitaire, le ministre passe à côté des problèmes structurels du secteur des Boulangeries de Bangui. Le poids des pains, censé être de 200 à 250 grammes selon la loi, ne dépasse souvent pas 20 à 25 grammes dans la réalité. Une fraude massive qui pénalise les consommateurs, mais que le gouvernement semble ignorer.
Quant aux certificats médicaux exigés pour les employés des Boulangeries de Bangui, leur mise en place soulève des interrogations. “On va faire ça où ? On prend les employés, ils vont à l’institut Pasteur, ils font l’examen et puis ils reviennent ?”, s’interroge un professionnel. Le risque de voir se développer un marché de faux certificats est réel.
En définitive, l’initiative du ministre Akoloza, si elle part d’un constat juste, risque de créer plus de problèmes qu’elle n’en résout. Entre répression de l’économie informelle et mesures difficilement applicables, le gouvernement centrafricain démontre une nouvelle fois son incapacité à apporter des solutions cohérentes aux défis du pays.