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Bangui : le général braqueur Anti-Balaka ANDJILO arrêté avec une forte somme d’argent?

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Ce fameux général Andjilo entre les mains de la Minusca. Photo: Minusca de Bossangoa

Le général braqueur Anti-Balaka ANDJILO arrêté avec une forte somme d’argent?

 

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 18-01-2015.

 

Selon plusieurs rumeurs depuis cette nuit à Bangui tout comme sur les réseaux sociaux, le général des Anti-balaka Rodrigue Ngaïbona souvent appelé et connu sous le sobriquet « Général Andjilo » aurait été arrêté dans la région de l’Ouham près de Bouca par la Minusca.

Tout commence hier samedi vers 23h hier, j’ai reçu un message provenant d’un contact de Bossembele m’informant de l’arrestation d’un important chef Anti-Balaka par la Minusca avec une forte somme d’argent retrouvée sur lui. Immédiatement j’ai pris contact avec quelques connaissances très influentes au milieu Anti-Balaka proche de Ngaïssona à Bangui pensant que c’est ce dernier qui a été arrêté mais toutes me laissent entendre que Monsieur Ngaissona est chez lui et personne n’est arrêté dans son entourage.

C’est seulement ce dimanche matin vers 6h que j’ai appris que l’important chef Anti-Balaka arrêté serait Monsieur Rodrigue Ngaïbona alias Général Andjilo. Nous avons essayé de joindre en vain Monsieur Ngaïssona, Coordonnateur des Anti-Balaka pour confirmation. Hors, selon un autre chef anti-balaka, les agissements de ce dernier temps du Général braqueur Andjilo montrent qu’il veut quitter Bangui. Il a multiplié des braquages sur braquages. Juste la semaine dernière, ce général a pu ramasser près de 40.000.000 FCFA dans le braquage selon le chef Anti-Balaka contacté. En ajoutant au passage que s’il est arrêté ça serait une bonne nouvelle pour les centrafricains mais aussi pour la coordination car il ternit l’image de toute l’équipe depuis des mois.

Depuis ce matin, aucune annonce officielle sur cette histoire, ni même du gouvernement, ni de la Minusca mais quelques images circulent le montrant une personne arrêtée par la Minusca. D’autres informations nous parlent de 70.000.000 FCFA retrouvés sur ce braqueur en fuite. Sachant ce dernier temps cet enfant soldat, redoutable braqueur est recherché par les forces des Nations-Unies pour viol, assassinat, braquages et autres crimes susceptibles de l’amener directement devant la CPI.

Ce fameux général Andjilo entre les mains de la Minusca
Ce fameux général Andjilo entre les mains de la Minusca. Photo: Minusca de Bossangoa

 

Bangui, Giséle MOLOMA pour CNC

 

Centrafrique: le plaidoyer de l’Ong ‘’Femmes, Hommes Actions plus’’ en faveur des victimes de la LRA

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Madame Ozojiri Tatiana

Le plaidoyer de l’Ong ‘’Femmes, Hommes Actions plus’’ en faveur des victimes de la LRA

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 18-01-2015.

L’Armée de résistance du Seigneur (LRA) du chef de guerre ougandais Joseph Kony sévit depuis 2008 dans le Sud-est de la RCA, notamment dans le Haut-Mbomou, Mbomou et une partie de la Haute-Kotto, etc. Cette rébellion étrangère brille dans ses atrocités contre les paisibles habitants de ces localités à travers la captivité et des tueries barbares parfois après mutilation des victimes. Et l’on s’interroge sur la place de ces victimes dans les priorités des autorités actuelles du pays.

Jusque-là, malgré la présence des forces américaines, centrafricaines et ougandaises dans le Sud-est de la RCA, Joseph Kony et ses ordres de donneurs de la mort commettent allègrement des crimes sur la population de ladite localité au point qu’elle ne sait plus à quel saint se vouer. Pire encore, l’avènement de la crise politico-militaire déclenchée le 12 décembre dernier par la Séléka qui s’est nourrie avec l’entrée en scène du mouvement Anti-Balaka a détourné complètement tous les regards pour laisser les populations du Sud-est à la merci de ces guerriers sans foi ni loi.

L’Ong ‘’Femmes, Hommes action plus’’ créée en 2010 exclusivement pour voler au secours des victimes de la LRA pleure le sort de ces populations. Mme Tatiana Viviane Ozojiri Bangué est Coordonnatrice de l’Ong ‘’Femme, Homme Actions plus. Dans un entretien accordé à Corbeaunews, elle s’est indignée de l’irresponsabilité des autorités politiques centrafricaines dans cette situation que vivent les populations de Mbomou et du Haut-Mbomou : « Nous avons beaucoup voyagé dans les pays affectés par la LRA, mais ce qu’on a vu chez nous, on n’a jamais vu quelque part, car ailleurs, les gouvernements s’occupent des victimes avec l’appui des Ongs qui interviennent dans l’accompagnement psychosocial. Je confirme que le Sud-est ne figure pas dans les priorités de sécurité, on ne parle que des localités touchées par les Séléka ou les Anti-balaka.» a-t-elle martelé avant d’exprimer une inquiétude pour les soldats qui font défection dans les rangs de LRA, mais qui n’ont pas été récupérés pour servir leur pays : « Si on ne fait pas attention, un jour ce ne sera pas la LRA, mais nos propres frères qui sont victimes de la LRA qui vont se lever contre la communauté. »

Toujours selon la Coordonnatrice, la situation actuelle est grave.  La population du Haut Mbomou vit des activités agricoles et de pêches. Or, depuis 2008 avec l’arrivée de la LRA, toutes ces activités sont freinées. Les habitants des villes et petits villages ne peuvent plus dépasser 3 kilomètres dans la forêt à la recherche de la bonne terre de culture. Aussi, depuis 2008, beaucoup de familles, en particulier des femmes attendent la libération de leurs enfants et parents capturés par la LRA. Aujourd’hui, beaucoup de villages du Sud-est ont disparu simplement parce que leurs habitants ont déserté pour se mettre à l’abri des atrocités des éléments de la LRA. L’impraticabilité des routes, favorise la pénétration des LRA, car elles ne permettent pas de circuler rapidement afin de traquer ces éléments et cela est plus accentué sur la route qui mène vers Bambouti. Tout cela fait que la population de cette localité est totalement coupée de Bangui, elle ne s’approvisionne que du Sud-Soudan.

Cette description corrobore bien la lecture de M. Bénick Ketté Ancien Député de Djema, une des Sous-préfecture du Haut-Mbomou : « Aujourd’hui, la situation de Djema est grave. Il n’y a pas d’école d’où notre sollicitude envers les autorités du pays, ainsi que leurs partenaires y compris les Ongs qui œuvrent pour la promotion du droit de l’enfant de créer les conditions pour l’ouverture des écoles et d’aider les maitres-parents à reprendre les enseignements. De même, la situation sanitaire est catastrophique et s’est empirée avec le retrait des Américains de la ville, car c’étaient eux qui appuyaient la population à travers des soins. C’est la même chose dans tous les secteurs. » a-t-il déclaré. Il ajoute : « les événements que notre pays a connu avec les Séléka et les Anti-balaka, la ville de Djema n’a pas été épargnée, bien qu’ils ne sont pas arrivés dans la ville, mais les effets de leurs actes au niveau de Bangui et dans la plupart des villes de notre pays ont eu de répercussions graves à Djema. Jusqu’à Bangassou, on ne trouvait pas un morceau de savons pour se laver, les bébés sont lavés avec du savon indigène, même le sel, le sucre, on ne trouvait pas. Certains éléments de la Séléka venus de Bangassou, se sont réfugiés près de Djema, précisément à Zémio et avec une délégation venue de Mboki, ils ont commis récemment une gaffe Rafaï où cela a été vraiment déplorable. »

Evidemment, la situation des victimes de la LRA semble se diluée dans la crise politico-sécuritaire créée par la Séléka et relayée par les Anti-balaka. La preuve est en que la défection de Ogwen, 2ème responsable de la LRA n’a dit mot à Bangui, bien au contraire tout se passe comme si ce dossier devrait être classé. Si seulement le plaidoyer de ‘’Femme, Homme Action plus’’ pouvait être un réveil pour l’opinion nationale et internationale, en vue de repenser la situation des populations du Sud-est et d’intervenir vite pour sauver ce qui reste de ces habitants.

Bangui, Fred Krock pour CNC

Cameroun / Tchad: des milliers de Camerounais ont applaudi le passage du convoi de l’armée tchadienne

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Corbeau News Centrafrique / Rédigé par AFP / 17-01-2015.

 

Manifestation à N'Djamena au Tchad le 17 janvier 2015 en soutien au gouvernement
Manifestation à N’Djamena au Tchad le 17 janvier 2015 en soutien au gouvernement dans la lutte contre le groupe islamiste nigérian Boko Haram (Photo AFP)

Le Tchad déploie son armée au Cameroun pour combattre Boko Haram

Un impressionnant convoi de 400 véhicules militaires tchadiens et des hélicoptères de combat ont pénétré samedi au Cameroun avec l’objectif de combattre le groupe islamiste nigérian Boko Haram, contre lequel le président tchadien Idriss Deby a réclamé une «coalition» des États d’Afrique centrale.

Le convoi a traversé en fin d’après-midi le pont, surplombant le fleuve Chari, qui relie la capitale tchadienne N’Djamena à Kousseri, la ville frontalière du nord du Cameroun, qu’il a traversé. Il est composé de 400 véhicules environ, selon une source militaire tchadienne, parmi lesquels des chars, de véhicules blindés ainsi que de nombreux pick-ups transportant des soldats.

Des milliers de Camerounais de Kousseri ont applaudi au passage du convoi, scandant des «bravo», levant le poing ou faisant le V de la victoire pour encourager les soldats. Le convoi doit rallier Maltam, à 80 kilomètres au sud de Kousseri, sur la route de Maroua.

La veille, au moins deux autres convois militaires avaient quitté la capitale tchadienne en direction du sud mais en restant en territoire tchadien, pour sans doute franchir la frontière près de Maroua.

Le Tchad a aussi déployé à Maroua «plusieurs hélicoptères MI-24» de fabrication soviétique, selon une source militaire tchadienne.

Le président tchadien a accompagné ses troupes jusqu’à la frontière, assurant qu’elles seraient «opérationnelles dimanche».

Il a aussi appelé les pays de la région à former une «large coalition» pour lutter contre la menace de plus en plus dangereuse que constitue Boko Haram, qui a lancé une offensive d’envergure en janvier dans le nord-est du Nigeria, qui a multiplié les incursions en territoire camerounais et à la frontière tchadienne, et dont les combattants sont également présents à la frontière du Niger.

«Je lance un appel aux autres pays de la CEEAC (Communauté économique des Etats d’Afrique centrale) pour constituer une large coalition pour combattre Boko Haram», a déclaré Idriss Deby.

«Nous avons répondu a la sollicitation du président (camerounais) Paul Biya. Nous ne pouvons pas rester indifférents sur ce qui se passe chez nos voisins. Le Cameroun est la porte d’entrée et de sortie du Tchad sur le plan économique et donc nous sommes les plus proches et les plus concernés par ce qui se passe au Cameroun», a-t-il souligné.

«Le Cameroun ne doit pas faire face seul à cette nébuleuse qui a fait trop du mal aux populations innocentes du Cameroun comme du Nigeria», a-t-il ajouté.

Lundi dernier, les insurgés islamistes ont lancé un raid sur une base de l’armée camerounaise à Kolofata, à dix kilomètres de la frontière nigériane. Jeudi, le président camerounais Paul Biya annonçait que son voisin tchadien allait lui prêter main forte.

– Soutien conditionnel du Nigeria –

Samedi matin, des dizaines de milliers de personnes ont défilé à l’appel du gouvernement à N’Djamena, en soutien à l’armée tchadienne. Cette manifestation est une nouvelle démonstration organisée par le pouvoir en faveur de l’engagement du Tchad contre les groupes islamistes armés dans la région après l’accueil en héros réservé en septembre aux soldats qui avaient combattu les groupes jihadistes au Mali.

On ne dispose d’aucune indication sur le nombre de soldats que le Tchad va envoyer contre Boko Haram. Les insurgés islamistes occupent notamment la localité stratégique de Baga, sur les rives du lac Tchad, que le président Deby a annoncé vouloir «reconquérir», dans un message à la Nation lu par le président de l’Assemblée nationale vendredi.

Le Tchad fait partie de la force régionale formée pour lutter contre Boko Haram. Celle-ci était basée à Baga mais le Tchad comme le Niger en avaient retiré leurs soldats avant l’attaque de Boko Haram le 3 janvier.

Le Nigeria a exprimé samedi un soutien conditionnel à l’envoi de soldats tchadiens dans le cadre de cette Force multinationale

«Tout soutien à nos opérations sera bienvenu mais il doit se conformer à nos propres opérations en cours étant donné qu’il s’agit du territoire nigérian», a déclaré Chris Olukolade, porte-parole de l’armée nigériane.

La communauté internationale et l’Afrique semblent aussi se mobiliser sur le dossier.

Le président français François Hollande et le secrétaire d’Etat américain John Kerry ont dénoncé cette semaine «les crimes contre l’humanité» commis par Boko Haram alors que la sous-secrétaire générale de l’ONU, Leila Zerrougui, a appelé vendredi à une «réponse régionale».

Le président ghanéen, John Dramani Mahama, qui préside la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), a déclaré vendredi espérer parvenir à «un plan d’action spécifique pour en finir avec le problème du terrorisme sur le continent».

«Nous ne pouvons pas rester là sans rien dire, à attendre les bras croisés que la communauté internationale intervienne, pas quand nos frères et nos soeurs sont massacrés et brûlés dans leurs maisons», a-t-il dit.

Selon Amnesty International, l’attaque de Baga est «la plus grande et la plus destructrice» jamais perpétrée par Boko Haram depuis le début de son insurrection en 2009. Celle-ci a fait plus de 13.000 morts et 1,5 million de déplacés.

Centrafrique: Ongwen, un chef de la rébellion LRA, va être transféré ce samedi vers la CPI

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Dominic Ongwen commandant de la rébellion LRA arrêté en Centrafrique par la Séléka

 

Ongwen, un chef de la rébellion LRA, va être transféré ce samedi vers la CPI

 

Bangui – Dominic Ongwen, l’un des principaux chefs de la sanguinaire rébellion ougandaise de la LRA qui s’est rendu la semaine dernière va être transféré samedi vers le siège de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, a déclaré un responsable judiciaire centrafricain.

Dominic Ongwen va être transféré samedi vers la Cour pénale internationale, a affirmé cette source, précisant que le procureur du Tribunal de grande instance de Bangui, Ghislain Grézenguet a supervisé jeudi et vendredi une opération de transfert de Dominic Ongwen de la région d’Obo (dans l’est de la Centrafrique) vers Bangui, où il est arrivé vendredi.

Après leur arrivée à Bangui, Dominic Ongwen a été remis à la Cour pénale internationale (CPI) qui dispose d’un bureau à Bangui, a ajouté la même source.

M. Ongwen s’est rendu la semaine dernière en Centrafrique, portant un coup sévère à l’Armée de résistance du Seigneur commandée par Joseph Kony qui a semé la terreur depuis une trentaine d’années dans plusieurs pays d’Afrique centrale.

Il était recherché depuis près de dix ans par la CPI pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Les Etats-Unis offraient 5 millions de dollars pour sa capture.

Des membres de la rébellion centrafricaine de la Séléka ont affirmé avoir participé à l’arrestation d’Ongwen, sans que les détails ne soient encore connus.

Créée aux alentours de 1987, la LRA opérait alors dans le nord de l’Ouganda, où elle a multiplié les exactions – enlèvements d’enfants transformés en soldats et en esclaves, mutilations et massacres de civils. Elle en a été chassée au milieu des années 2000 par l’armée ougandaise, avant de s’éparpiller dans les forêts équatoriales des pays alentour, dont la Centrafrique.

Ongwen est lui-même un ancien enfant soldat.

Selon l’ONU, la rébellion a, depuis sa création, tué plus de 100.000 personnes en Afrique centrale et enlevé plus de 60.000 enfants.

Joseph Kony reste le dernier dirigeant de la milice toujours en liberté, selon l’armée ougandaise. La LRA ne compterait plus qu’environ 150 hommes.

(©AFP)

Centrafrique : début des consultations populaires lundi en forum deréconciliation nationale

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Xinhua / Corbeau News Centrafrique: 16-01-2015.

Accueil de la Présidente de transition Catherine Samba-Panza à Boda dans la Lobaye
Accueil de la Présidente de transition Catherine Samba-Panza à Boda dans la Lobaye. Photo de la Présidence.

Début des consultations populaires lundi en forum deréconciliation nationale

En prélude au forum de réconciliation nationale en préparation, suite à l’accord de cessez-le-feu du 23 juillet 2014 à Brazzaville (Congo), l’ organisation de consultations populaires dites “à la base” est annoncée dès lundi pour une durée de trois semaines sur l’ensemble du territoire centrafricain et des pays voisins par les autorités de transition à Bangui. En dehors des 16 préfectures de la République centrafricaine ( RCA), ces consultations seront notamment menées au Cameroun, au Tchad, au Congo-Brazzaville et en République démocratique du Congo (RDC), des pays abritant d’importants afflux de réfugiés centrafricains victimes des violences dans leu pays, a affirmé à Xinhua Anicet Guiyama-Massogo, ministre conseiller chargé du dialogue politique et social à la présidence.

La charge est confiée à 25 équipes de travail mises sur pied par la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, dont l’ élection le 20 janvier 2014 par le Conseil national de transition (CNT, Parlement provisoire) après la démission forcée de Michel Djotodia, porté au pouvoir un an auparavant par son ex-coalition rebelle de la Séléka, sera commémorée par des festivités officielles le 23 janvier.

Pour M. Guiyama-Massogo, qui conduira la délégation désignée pour les visites au Cameroun, “l’objectif des consultations à la base est de recueillir les thèmes de discussions et les propositions de participation pour le forum de réconciliation nationale”, dont la tenue avait été initialement programmée en novembre, selon un entretien exclusif accordé par la présidente de transition à Xinhua début septembre à Bangui.

C’est une des clauses de l’accord de cessez-le-feu conclu par les protagonistes de la crise centrafricaine, à savoir les ex- rebelles de la Séléka et leurs adversaires des milices anti- Balakas, le 23 juillet 2014 à Brazzaville, sous l’égide du président congolais, Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise au nom de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

Le ministre conseiller chargé du dialogue politique et social à la présidence centrafricaine a été dépêché auprès de ce dirigeant le week-end dernier pour solliciter sa présence à Bangui lors du lancement des consultations populaires, mais il n’effectuera pas le déplacement, pour cause de la Coupe d’Afrique des nations de football (CAN-2015) qui s’ouvre samedi à Malabo en Guinée équatoriale, d’après les informations recueillies par Xinhua.

Ce processus est une étape importante de la transition dont la clôture officielle a été fixée en août, après la tenue d’élections présidentielle et législatives destinées à désigner de nouvelles institutions démocratiques, plus de deux ans après le début en décembre 2012 du conflit politico-militaire marqué par la chute du régime de François Bozizé en mars 2013 par les ex-rebelles de la Séléka, un conflit ayant plongé la RCA dans une crise humanitaire et sécuritaire sans précédent.

Xinhua

Centrafrique: première femme à la Défense depuis l’indépendance

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AFP / Corbeau News Centrafrique: 16-01-2015.

 

Marie Noëlle Koyara

Centrafrique: première femme à la Défense depuis l’indépendance

Une femme, Marie Noëlle Koyara, est devenue pour la première fois depuis l’indépendance en 1960 ministre de la Défense en Centrafrique, à la faveur d’un remaniement technique du gouvernement du Premier ministre Mahamat Kamoun. Deux portefeuilles concernant la sécurité changent de propriétaire.

Mme Koyara, qui était ministre de l’Equipement dans le précédent gouvernement, aura un dossier capital à gérer: la réforme des Forces armées centrafricaines étant considérée comme un des points clé pour réussir à remettre sur le bon chemin un pays miné par les affrontements depuis 2013.
Elle a été plusieurs fois ministre sous François Bozizé, Michel Djotodia et Catherine Samba Panza. Elle a aussi été représentante de la FAO au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire.

Quatre nouvelles personnalités font leur entrée dans ce gouvernement dont Samedi Nicaise Karinou qui prend en charge la Sécurité Publique en remplacement du général Métinkoué.
Le magistrat Faustin Mbodou, une personnalité connue, quitte le gouvernement et le ministère de la Justice.

La présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, avait demandé à M. Kamoun un réaménagement technique du gouvernement lors de la présentation des voeux du nouvel aux membres du gouvernement, à la radio d’Etat jeudi.
“J’avais dès le départ indiqué de manière claire que le travail de tous les membres du gouvernement sera évalué au bout de trois mois et que ceux qui n’auront pas démontré leur capacité de diriger un département ministériel seront remerciés”, avait annoncé tenu à rappeler la présidente Catherine Samba Panza.

A la suite de la signature de l’accord de Brazzaville du 23 juillet 2014, la présidente de transition centrafricaine avait nommé chef du gouvernement Mahamat Kamoun qui était ainsi devenu le premier musulman Premier ministre du pays, pour former un gouvernement dit de “combat et d’action”.

AFP

Remaniement ministériel en RCA (Premier ministre)

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Catherine Samba-Panza

 

Remaniement ministériel en RCA

 

Dans le décret signé en date du 16 janvier 2015 par la Présidente de la transition Catherine Samba Panza et lu par Mahamat Kamoun Premier ministre, ce 16 janvier 2015, sur les ondes de la radio nationale, le gouvernement Kamoun 1 a légèrement changé de configuration. En termes d’effectif, rien a changé avec 31 ministres dont deux ministres d’Etat, deux ministres délégués. D’emblée, il y a plus de changement de postes en lieu et place d’un remaniement proprement dit. Pour illustration, Bounandélé Koumba des Fiances et Abdallah Kadre Assane des Postes et télécommunications permutent. Marie Noëlle Koyara quitte les Travaux publics pour la défense nationale ; Aristide Sokambi la Défense pour la Justice ; Eloi Anguimaté, la Fonction publique pour l’Education nationale. Samedi Nicaise Karnou, Laurent Clair Malepou, Odile Zitongo et Célestin Yanéndji sont les nouveaux entrants.
Ministres d’Etat

1. Ministre d’Etat en charge de la défense nationale, de la restructuration des armées, des anciens combattants et victimes de guerre : Madame Marie Noëlle KOYARA

2. Ministre de la justice garde des sceaux chargé de la réforme judiciaire et des Droits de l’Homme : Monsieur Aristide SOKAMBI

Ministres

3. Ministre des transports et de l’aviation civile : Monsieur Arnaud DJOUBANE ABAZENE

4- Ministre des finances et du budget : Monsieur Assane Abdallah KADRE

5. Ministre des affaires étrangères de l’intégration africaine et de la Francophonie: Monsieur Toussaint KONGO-DOUDOU

6. Ministre de l’économie du plan et de la coopération internationale : Madame Florence LIMBIO

7. Ministre de l’éducation nationale et de l’enseignement technique : Monsieur Eloi ANGUIMATE

8- Ministre du travail, de la sécurité sociale et de l’emploi : Monsieur Gaston MAKOUZANGBA

9- Ministre des eaux forets chasses et pêches : Madame Isabelle GAUDEILLE

10- Ministre de la santé et de la population : Madame Margueritte SAMBA MALIAVO

11. Ministre des postes des télécommunications chargé des nouvelles technologies : Monsieur BOUNANDELE KOUMBA

12- Ministre de l’administration du territoire de la décentralisation et régionalisation : Monsieur Modibo Bachir WALIDOU

13- Ministre du commerce de l’industrie et des petites et moyennes entreprises : Madame Gertrude ZOUTA

14- Ministre des mines et de la géologie : Monsieur Joseph AGBO

15 – Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique : Professeur Bernard SIMITI

16- Ministre de la Communication : Monsieur Victor WAKE

17- Ministre chargé du développement du monde rural : Docteur David BANZOUKOU

18- Ministre de la Sécurité publique de l’Emigration immigration : Monsieur Nicaise Samedi KARNOU

19- Ministre des Travaux publics, de l’Equipement et de l’aménagement du territoire : Laurent Clair MALEPOU

20- Ministre de l’énergie et de l’hydraulique : Monsieur Jacques Médard MBOLIAEDAS

21- Ministre de la réconciliation, dialogue politique et de la promotion de la culture civique : Madame Jeannette DETOUA

22- Ministre affaires sociales et de l’action humanitaire : Madame Eugénie YARAFA

23- Ministre de l’urbanisme et des édifices publics : Docteur Jacques DEMANGA

24. Ministre de l’habitat et du logement : Monsieur Gilbert KOGBRENGBO

25. Ministre de l’environnement, de l’écologie et du développement durable : Monsieur Robert NAMSENE

26. Ministre chargé du secrétariat du gouvernement des relations avec les institutions : Monsieur Marc MOKOPETE

27. Ministre du tourisme des arts de la culture et de l’artisanat : Monsieur Romaric VOMITIADE

28. Ministre de la jeunesse et des sports : Monsieur Armel NINGATOLOUM SAYO

29- Ministre de la Fonction publique : Madame Odile Zitongo

Ministres Délégués

30. Ministre délégué à l’élevage : Monsieur Mahamat TAHÏB YAKOUB

31. Ministre délégué aux finances et au budget : Monsieur Célestin YANENDJI.

 

Decret du gouvernement 1

Decret du gouvernement 2

Decret du gouvernement 3

Decret du gouvernement 4

 

Fred krock, Bangui pour CNC

 

 

 

Boko Haram: les troupes tchadiennes commencent à arriver au nord du Cameroun

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AA/Yaoundé/James Ntog / Corbeau News Centrafrique: 16-01-2015.

Les soldats tchadiens commencent à arriver au Cameroun
Les soldats tchadiens commencent à arriver au Cameroun

Boko Haram: les troupes tchadiennes arrivées au Cameroun

Des soldats tchadiens ont commencé à arriver à Maroua, la capitale de la région de l’Extrême-Nord du Cameroun qui partage sa frontière avec le Nigeria, tous deux victimes des assauts du groupe armés.
 Les soldats tchadiens ont commencé à arriver au Cameroun durant la journée de vendredi afin de soutenir le pays dans sa lutte contre le groupe armé Boko Haram qui multiplie les attaques dans l’Extrême Nord du pays, a appris l’agence Anadolu auprès d’une source sécuritaire.

Alors que le gouvernement camerounais, avait annoncé jeudi soir dans un communiqué que des contingents tchadiens seraient déployés « prochainement » sans fournir de date, une source sécuritaire a confirmé à Anadolu que « les soldats ont commencé à arriver vendredi. Ils viendront en plusieurs vagues ».

« Les hauts gradés sont arrivés à Maroua (Extrême-Nord) jeudi. Ils ont eu des réunions le soir avec les autorités administratives et militaires de la région », a expliqué la source.

A Maroua, la capitale régionale de la région de l’Extrême Nord qui partage sa frontière avec le Nigeria, quelques témoins ont confirmé avoir aperçu ces hauts gradés dans un hôtel de la ville.

Au sein de la hiérarchie militaire camerounaise, l’on s’interroge sur le choix du Cameroun de faire venir des soldats tchadiens en terre camerounaise hors du cadre d’une force multinationale.

« ll pourrait y avoir des problèmes de coordination des hommes lorsqu’on sait qu’un soldat n’obéit qu’à son chef. Pourtant, un colonel tchadien ne peut mener des opérations en terre camerounaise. Qui coordonnera les fores tchadiennes au Cameroun? », s’interroge ainsi un officier supérieur de l’armée camerounaise joint par Anadolu.

« Il était question de mettre sur pied une force multinationale sous régionale. Mais comme le Nigeria traine à s’engager, le Cameroun qui a le souci de défendre son territoire a pris le devant des choses en cherchant une coalition avec le Tchad », explique une autre source d’Anadolu.

Le nombre total de soldats qui seront envoyés, leur lieu de stationnement ainsi que l’origine du financement de cette opération restent encore à clarifier.

Cet appui du Tchad arrive au moment où le groupe islamiste Boko Haram intensifie ses attaques au Cameroun. Abubakar Shekau, l’un des leaders du groupe a d’ailleurs récemment envoyé une menace ouverte au Cameroun et à son président. Dans une vidéo publié sur Youtube, Shekau promettait à Paul Biya, le président camerounais de reproduire au Cameroun ce qui se passe au Nigeria.

AA/Yaoundé

UNE MISSION DE YEW-YORK DITE “DAE” DÉPÊCHÉE A BANGUI POUR SUIVRE LE PROCESSUS ÉLECTORAL EN CENTRAFRIQUE

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Photo: Éric Ngaba pour CNC

UNE MISSION DE YEW-YORK DITE “DAE” DÉPÊCHÉE A BANGUI POUR SUIVRE LE PROCESSUS ÉLECTORAL EN CENTRAFRIQUE

 

 Bangui – Corbeau News Centrafrique (CNC): 16-01-2015.

La Contribution de la Division de l’Assistance électorale, en abrégé DAE, est la mission de New-York aux États-Unis pour contrôler le processus électoral en République centrafricaine. Cette mission va appuyer l’Autorité nationale des Élections (ANE), et la Minusca dans le plan opérationnel électoral.

L’annonce de cette mission a été faite par Mme Uwolowulakana IKAVI-GBETANOU, Chef du Bureau de la Communication et de l’Information Publique de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) lors d’une conférence de presse tenue, ce 14 janvier 2015, au siège de l’institution à Bangui.

La Division de l’Assistance électorale se prépare (DAE) pour l’arrivée à Bangui de la mission technique de suivi du processus électoral en République centrafricaine. Dans le but d’assurer la consolidation et la coordination du plan opérationnel électoral de la MINUSCA, cette mission de New York comprendra différents départements des nations Unies. La mission sera tenue du 03 au 15 février.

Le 8 janvier, la DAE et le Commissaire des Opérations de l’Autorité nationale des élections (ANE) ont collaboré à la préparation d’un plan national et calendrier de mise en place des démembrements et des centres d’enregistrement des électeurs.

Le plan national nécessitera une étroite collaboration entre les Bureaux régionaux MINUSCA et les Forces de la MINUSCA, comme ce fut le cas durant les missions conjointes ANE, DAE et UNPOL (Police MINUSCA) d’identification de bureaux d’enregistrement dans la capitale.

Bangui, Éric Ngaba pour CNC

Centrafrique : Le gouvernement ouvre le chantier des concertations à la base (Forum)

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Photo: Fred Krock pour CNC

Le gouvernement ouvre le chantier des concertations à la base

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 15-01-2015.

La stratégie globale de réconciliation en RCA prévoie une phase intermédiaire entre la signature de l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville et le Forum de Bangui : les consultations à la base dans toutes les seize préfectures du pays auprès des populations qui ont reçu l’effet de cette crise dans leur chair. La synthèse de ces consultations construira les documents de travail du Forum de Bangui. Samedi dernier, Catherine Samba Panza a annoncé le lancement de cette phase à Boda dans l’Ouest de la RCA. Ce mercredi 14 janvier à Bangui, un séminaire exécutif regroupant les ministres résidents des seize préfectures ; les membres du CNT et du Comité préparatoire est organisé dans la salle de conférence du Stade 20 000 Places et présidé par le Ministre de la communication Victor Waké représentant le Premier ministre.

Ministre Jeanette Déthoua en atelier de concertation
Ministre Jeannette Déthoua en atelier de concertation. Photo: Fred Krock pour CNC

Janette Dethoua, ministre de la Réconciliation, à cet effet, a précisé le cadre de ce séminaire : « Lors du Forum de Brazzaville marquée par la signature, le 23 juillet 2014 de l’Accord de cessation des hostilités en Centrafrique, des engagements importants ont été pris par toutes les parties signataires. Parmi ces engagements figure l’implication de tous dans le processus global de réconciliation dans notre pays. Si le Forum de Brazzaville constitue une étape déterminante pour le dialogue entre les Centrafricains, il est indispensable de comprendre que cet événement s’inscrit dans la stratégie nationale de réconciliation nationale, en vue de parvenir à une sortie apaisée du conflit dans notre pays. Tirant les leçons des expériences malheureuses du passé, le gouvernement a fait le choix de s’inscrire résolument dans un format de dialogue différent des précédents fora inter-centrafricains. Il s’agit d’un dialogue basé sur la participation inclusive de faire des populations de base le maillon central du processus. » a-t-elle affirmé avant de s’adresser aux participants : « Aujourd’hui, ce séminaire est l’occasion d’apprendre, d’échanger et de vous approprier les outils indispensables pour les opérations de consultation de nos concitoyens que vous aurez la lourde responsabilité de conduire sur l’ensemble du territoire national, mais aussi dans les sites clefs des Etats voisins où se sont réfugiés les Centrafricains. »

Le Séminaire bénéficie de l’appui de la Minusca qui est représentée par Mme Diane Corner Représentante spéciale adjointe de ladite force : « Ces consultations à la base constituent une étape clé dans cette transition qui doit mener à un avenir plus propice pour la République centrafricaine. C’est une opportunité unique qui permettra à tous les centrafricains et les Centrafricaines de s’exprimer, de participer dans le processus politique. »

La vingtaine de participants à ce séminaire ont été outillés sur des grandes thématiques d’ordre pratique. Il s’agit entre autres, de « vision et objectifs des consultations populaires dans le contexte du processus de réconciliation en Centrafrique » ; « Comment créer et maintenir des espaces de confiances pendant les concertations : questions pratiques et contextuelles dans les sous-préfectures ? » ; « Compétences fondamentales dans la conduite des consultations : rôle, qualités et compétences d’un facilitateur (écoute active, savoir poser de bonnes questions » ; « La structure et méthodologie des consultations populaires ».

Le président du Conseil national de la jeunesse Jean Félix Riva qui présente l’attente de la jeunesse vis-à-vis du processus de réconciliation en cours met plutôt l’accent sur l’importance de la pleine implication de la population : « Il ne faut pas perdre de vue que le Forum de Bangui est une étape historique dans notre pays. Pour cela, la jeunesse qui n’a pas seulement été victime, mais aussi acteur dans cette crise attend beaucoup de choses de ce séminaire. Mais, le vœu ardent, c’est de voir l’ensemble du processus se dérouler dans un climat d’apaisement et d’écoute. Nous savons que beaucoup de choses seront dites, mais il faut du temps pour écouter les Centrafricains, les laisser se défouler pour une meilleure implication de toutes les couches de la population, condition sine qua non d’une véritable réconciliation nationale dans notre pays. »

Notons que ce séminaire sera suivi par la formation des experts qui seront déployés dans les provinces, à partir du 19 janvier prochain. La fin des consultations populaires est prévue pour le 6 février, ce qui signifie que le Forum de Bangui n’aura pas lieu en janvier comme initialement annoncé.

Fred Krock, Bangui pour CNC

Centrafrique : Remise de la Mairie du 4ème arrondissement réhabilitée par Sangaris et Minusca

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Les-officiels.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les officiels

Remise de la Mairie du 4ème arrondissement réhabilitée par Sangaris et Minusca

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 15-01-2015.

L’Ambassadeur de France à Bangui, Charles Malinas a personnellement remis, ce jeudi 15 janvier 2015, la Mairie du 4ème arrondissement entièrement réhabilitée par la force française de l’opération Sangaris avec l’appui de la Minusca, à la Maire dudit arrondissement, Mme Brigitte Andara. Le joyau ainsi remis a été une satisfaction pour les habitants du 4ème arrondissement.

« Après les événements qui ont secoué notre pays, on a vu notre Mairie réduite à la valeur d’une vielle femme sans une beauté qui peut attirer un amont. Mais aujourd’hui, grâce au soutien de la Sangaris, voici notre maison devenue belle comme une fille de 18 ans prête pour le mariage. » Telle a été la substance de la déclaration de soulagement exprimée par Mme Brigitte Andara Maire du 4ème arrondissement qui a réceptionné, au nom de ses administrés, la maison flambant neuve de la Maire.

Evidemment, les locaux de la Mairie du 4ème arrondissement, comme toutes les institutions tant publiques que privées du pays, n’ont pas été épargnés par les actes de vandalisme qui ont soufflé pendant la crise. La Mairie était « méconnaissable » comme l’a indiqué un notable sur place.

Mairie 4è Arrondissement de Bangui
Mairie 4è Arrondissement de Bangui. Photo: Fred Krock pour CNC

Jean Louis Yamodo est Chef du 2ème groupement dans le 4ème arrondissement qui n’a pu cacher sa satisfaction : « C’est une grande joie pour nous tous, surtout les notables de voir notre maire réhabilitée aujourd’hui. Pendant cette crise, notre Mairie a été saccagée, mais grâce à la Sangaris, elle a retrouvé sa splendeur d’entant. Nous témoignons de notre sincère gratitude à la force française. » Une médaille de reconnaissance sur laquelle est marquée « i yéké oko » (nous sommes tous unis) a même été remis à l’Ambassadeur et le Commandant de Sangaris par les autorités du 4ème arrondissement.

L’ambassadeur de France à Bangui, Charles Malinas lui-aussi s’est réjoui de l’heureux aboutissement de ce chantier conduit par la force française en Centrafrique. Pour le diplomate, deux raisons sous-tendent son émotion : « Je suis doublement heureux de cette cérémonie, d’abord parce que nous allons inaugurer une réalisation de la force Sangaris qui, en dehors de son activité première de rétablissement et de maintien de la paix et de la sécurité de ce pays joue un rôle actif de remise sur pied de l’administration et de l’autorité de l’Etat et de l’ordre public. La deuxième raison et la plus importante est que depuis deux mois, sur invitation des habitants des 6ème puis du 5ème arrondissement, je me suis engagé avec les forces de l’Eufor-Rca et Sangaris dans une entreprise avec les associations de quartiers et responsables administratifs de rapprochement les communautés. » Il s’agit selon ce dernier, de faciliter le vivre ensemble entre les communautés en permettant aux gens de circuler à nouveau entre les quartiers, de retrouver la liberté d’expression, de commerce et de travail, condition sine qua non de la vie dans une ville.

De même Gl Eric Bellot de Minières Commandant de Sangaris qui s’est félicité de l’œuvre du service Civilo-militaire de Sangaris conduite le Major Thierry, a fait savoir qu’il peut désarmer les mains, mais il n’est pas en mesure de désarmer les cœurs d’où nécessité de l’accompagnement de l’action militaire avec l’appui des communautés à accepter d’aller vers la paix.

Pour la sauvegarde de la mairie réhabilitée, Mme Brigitte Andara se tourne vers ses administrés : « J’invite mes frères et sœurs, habitants du 4ème arrondissement de prendre soin de ces deux maisons réhabilitées, notamment la Mairie et la maison dédiées au Centre d’écoute, car ce sont là les lieux de la rencontre de toute la population du 4ème arrondissement. »

Notons que les travaux dont le coût total s’élève à 2,8 millions ont consisté à la réfection des grilles de protection et fenêtres, de la peinture et d’équipement de la mairie en matériels bureautiques. Faut-il aussi noter que la réhabilitation de la mairie de 4ème fait suite à celle des 2ème, 8ème et 6ème arrondissements de Bangui, ainsi que la mairie de la commune de Bimbo.

Bangui, Fred Krock pour CNC

Centrafrique: Guy S. Kodegué contesté en Afrique de l’Est (Association des Centrafricains)

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Corbeau News Centrafrique: 15-01-2015.

 Kodegué Guy Simplace contesté

LETTRE DE CONTESTATION DE L’ASSOCIATION DES CENTRAFRICAINS

RESIDANT EN TANZANIE ET EN AFRIQUE DE L’EST N0 :B.A/01/15

Au moment où notre pays traverse une crise sans précédent de son histoire, nous sommes surpris des comportements ambigus de certains de nos compatriotes qui n’arrivent pas à distinguer leurs intérêts personnels de ceux de l’ensemble des centrafricains. Nous tenons ici à informer l’opinion nationale et internationale que ces associations dites de la diaspora centrafricaine ne représentent nullement la majorité des centrafricaines et centrafricains vivants à l’extérieur de notre cher pays.

Ainsi, les membres de l’Association des Centrafricains Résidant en Tanzanie et en Afrique de l’Est avaient déjà déploré dans un passé récent le fait que sans nous avoir consultés, les autorités de la transition aient délibérément remplacé notre représentant dument mandaté au sein du Conseil National de Transition (CNT). Cela confirme notre sentiment que ceux qui dirigent notre pays ne sont pas encore imprégnés de la culture de concertation !

Forts de cela, nous tenons une fois de plus à contester la récente nomination sans concertation préalable d’un compatriote censé représenter l’ensemble de la diaspora centrafricaine au sein des 22 (vingt-deux) membres de la Commission préparatoire du Forum de Bangui prévu en janvier 2015.

En outre, nous rejetterons en bloc toute future nomination sans concertation préalable d‘individus, regroupements et/ou organisations qui prétendront s’exprimer au nom de la diaspora centrafricaine.

Que Dieu bénisse la République Centrafricaine.

Fait à Dar es Salaam le 16 janvier 2015

Le Président de l’ACARCT

Modeste Judicael POUKANDJA

Ampliation :

La Présidence de transition de la RCA

Le Premier Ministre de transition de la RCA

Le Conseil National de transition de la RCA

Les diasporas Centrafricaines

La Minusca

Les médias

Télécharger le communiqué en PDF ici: Lettre de Contestation de ACARCT

Centrafrique: les Séléka et Anti-Balaka s’unissent et mettent en garde la Présidente et le Gouvernement

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Corbeau News Centrafrique: 15-01-2015.

Anti-Balaka-et-seleka-en-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Anti-Balaka et seleka en RCA 

Communiqué conjoint Ex-Séléka et Anti Balaka

 

Nous Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) Ex- Coalition SÉLÉKA et ANTI- BALAKA, mettons en garde le gouvernement kleptocratique et anti constitutionnel de Bangui d’arrêter sa campagne contre la Paix et l’unité nationale.

Nous apprenons des sources proches de la Présidence de transition illégitime, l’envoi très prochainement, des émissaires du gouvernement dans des provinces pour propager des messages mensongers contre la Paix, la Sécurité, la cohésion sociale et de faire la promotion du Forum Exclusif de Bangui, qui se prépare dans l’opacité totale à l’image de Catherine Samba Panza.

Nous qualifions ce comportement, d’irresponsable et de provocation préméditée. De ce fait, nous n’acceptons pas la présence de ces émissaires fantoches dans nos zones de juridictions respectives (Ex-Séléka et Anti Balaka), nous déclinons toute responsabilité pour ce qui adviendra et nous prenons l’opinion nationale et internationale à témoin.

Nous demandons également à Monsieur Charles Malinas, Ambassadeur de France et Président de transition auto proclamé de Bangui, d’arrêter son ingérence directe dans les affaires courantes de la République Centrafricaine, nous condamnons avec la plus grande fermeté cette attitude machiavélique du temps de colonialisme révolu, qu’exerce Monsieur l’Ambassadeur de France en poste à Bangui contre la Paix et contre la cohésion sociale en RCA.

Nous (Ex-Séléka et Anti Balaka), disons ceci :

  • Non à la Division, au Népotisme, à la Démagogie au Colonialisme, à l’exode de la population, à l’Insécurité, au Mensonge planifié et au Forum Exclusif de Bangui.
  • Oui à la Sécurité Nationale, pour une justice sociale, pour un Forum Inclusif, pour une véritable réconciliation nationale, pour une Paix Durable, pour une Cohésion Sociale, pour un retour assisté de tous les déplacés, pour l’Amour de la Patrie, et pour un Développement réel de notre Pays, la République Centrafricaine.

Nous (Ex-Séléka et Anti Balaka), renouvelons notre appui indéfectible et inconditionnel au pourparler de Nairobi au Kenya pour la Paix, tant voulue par la majorité silencieuse en Centrafrique.

Ensemble, sans exclusion, nous allons bâtir notre pays, la République Centrafricaine.

Fait à Kaga Bandoro, le 15 janvier 2015

Pour Ex-Séléka et Anti Balaka respectivement

Colonel Ibrahim JONAS HAKOUMA

Commandant BENOIT DENAMSE

Centrafrique: près de 100 personnes disparues après un naufrage en Centrafrique

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Le Monde / Corbeau News Centrafrique: 15-01-2015.

Neufrage sur le fleuve Oubangui en RCA

Près de 100 disparus après un naufrage en Centrafrique

Près de 100 personnes sont portées disparues en République centrafricaine après le naufrage lundi 12 janvier d’une embarcation sur le fleuve Oubangui.

Le naufrage s’est produit au niveau de la localité de Modalé, à 125 kilomètres en aval de Bangui, après l’explosion du moteur de l’embarcation qui a provoqué un incendie à bord, a expliqué un responsable de la force navale centrafricaine.

Selon Joseph Tagbalé, maire du 7e arrondissement de Bangui, où se trouve le port fluvial de la capitale, « il est difficile actuellement de dire combien de personnes sont portées disparues ni combien ont pu être sauvées. Nous demandons aux autorités et aux services compétents de favoriser les recherches pour voir s’il n’y a pas d’éventuels survivants ».

Des naufrages de barges surchargées de marchandises et de passagers se produisent régulièrement sur l’Oubangui. Les accidents sont également liés à la vétusté des embarcations – communément appelées « baleinières » en Afrique centrale – et au non-respect des règles de navigation.

Lemonde.fr

Centrafrique: le centre commercial de Km5 ne génère plus de recettes dans la caisse de l’État

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Radio Ndeke-Luka / Corbeau News Centrafrique: 15-01-2015.

Marché Kokoro de Km5

Le centre commercial de Km5 ne génère plus de recettes dans la caisse de l’État

Le centre commercial de Km5 dans le 3e arrondissement de Bangui, qui regroupe quatre marchés : Mamadou-Mbaïki, Sambo-Ngawi, Soudanais, Kokoro-km5, ne génère plus de recettes dans la caisse de l’État à cause de la crise centrafricaine il y a deux ans.

« Nous avons beaucoup perdu en termes de recettes. La mairie faisait par année vingt et quelques millions. Depuis 2014, nous avons tout perdu. Ces recettes nous aidaient à bien fonctionner », a fait savoir Germaine Dongombé, chef de service des marchés et foires à la municipalité de Bangui.

Les recettes générées par la mairie en 2012 étaient de 22.212.000 F CFA soit 33.862 Euros et 20.000.000 F CFA soit 33.538,8 Euros en 2013. En 2014, la caisse de la mairie n’a reçu aucun franc CFA.

Le blocage du centre commercial Km5 s’est répercuté sur les ménages à Bangui. Les prix des produits alimentaires et des produits de première nécessité ont  sensiblement augmenté sur tous les marchés de la place.

« Présentement le sac de sucre de 25 kilogrammes qui se vendait auparavant à 17.000 F CFA (25,9163 Euros) s’achète aujourd’hui entre 22.000 F CFA (33,5388 Euros) et 23.000 F CFA (35,0633 Euros). Quand on conditionne pour revendre, les clients nous compliquent la situation », a témoigné Toussaint Ngodi, vendeur d’articles dans le 1er arrondissement de Bangui. Il souhaite que le gouvernement mette tout en œuvre pour rétablir la paix.

« Nous sommes dans la jungle, les prix montent et diminuent, nous n’avons plus rien. On se débrouille pour acheter parce que nous sommes habitués », s’est également plaint une sage-femme retraitée, vendeuse de beignet.

Les autorités de la transition promettent des mesures conséquentes, ce que mentionne Gertrude Zouta, ministre du Commerce. « Le premier mécanisme, c’est celui de contrôle des stocks des produits de première nécessité sur les marchés de Bangui, en particulier auprès des importateurs. Le deuxième dispositif, c’est le contrôle de la qualité de ces produits. Le troisième, c’est celui du contrôle des prix. L’homologation des prix nous permet de limiter la hausse des prix sur les marchés », a-t-elle rassuré.

Pour le président de l’Association des commerçants du Km5, Djibrine Youssouf, les commerçants à majorité musulman sont victimes de pillage et de destruction massive. « Les commerçants ont réalisé beaucoup de perte. Des boutiques et maisons d’habitation ont été systématiquement pillées ou détruites », a-t-il signalé.

Des initiatives se mettent en place en vue de reprendre les activités commerciales, ce que qu’explique Djibrine Youssouf, «Personne d’autre ne peut venir ouvrir le marché à notre place. Nous avons mis en place un bureau pour essayer d’ouvrir toutes les boutiques et faire fonctionner le Km5. Aujourd’hui le marché fonctionne à 95% ».

La ministre du Commerce, Gertrude Zouta, a rassuré que le gouvernement mettra tout en œuvre pour que le Km5 rouvre ses portes. « Les marchés qui sont opérationnels sont saturés. Dans l’espoir de 2015, c’est que tous les marchés du Km5 deviennent opérationnels », a-t-elle dit.

Aujourd’hui, seul l’axe Bangui-Garoua-Mboulaï-Bertoua-Yaoundé-Douala permet de ravitailler le pays. Seulement, l’insécurité persiste en dépit de la sécurisation des camions par les forces onusiennes.

A cela, s’ajoute le désistement de nombreux camions à destination de la Centrafrique. « Avant la crise, on arrivait à (…) charger 100 à 150 camions à destination de la Centrafrique. Avec la crise, péniblement 25 à 30 camions sont chargés par jour à cause de l’insécurité », a démontré Rosni de Kalvé Chengaba, représentant du Bureau d’affrètement routier centrafricain (BARC) à Douala au Cameroun.

Sosthène Gilbert Poudiyo, inspecteur des douanes, chef du corridor Bangui-Douala, explique qu’en cette période de crise, le guichet centrafricain de transit de Douala a servi de « mamelles » pour la Centrafrique. En dépit d’un écart considérable de perte de plus de 3 milliards de F CFA (4.573.470 Euros) enregistrés, le guichet centrafricain de transit de Douala est resté une béquille pour l’Etat.

Grand reportage réalisé par Bienvenu Gbélo grâce à l’appui financier et technique de l’ONG African Initiative Media à travers son projet du concours « African Story Challenge ».

Radio Ndéké-Luka

RCA: LA POPULATION DE LA OUAKA SUBIT DES GRAVES VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME EN PRESENCE DE LA MINUSCA ET SANGARIS

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conférence de presse de la MINUSCA à Bangui 14 janvier 2015

 

LA POPULATION DE LA OUAKA SUBIT DES GRAVES VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME EN PRESENCE DE LA MINUSCA ET SANGARIS

 

 

Bangui (CNC).

 

La population de la sous-préfecture de la Ouaka, une localité au Centre-est de la République centrafricaine, demeure sous la coupe des groupes armés qui continuent de perpétrer les crimes malgré la présence des forces internationales à savoir la MINUSCA et la Sangaris dans la Région. Plusieurs cas de violations des Droits de l’homme sont signalés dans cette localité. Une situation qui a poussé une équipe de la Division des Droits de l’homme de la MINUSCA de faire une enquête sur les allégations d’un massacre de 200 personnes dans la région et d’autres cas de crimes commis par des groupes armés actifs.

 

Lors de sa traditionnelle conférence de presse hebdomadaire organisée, ce 14 janvier 2015 à son siège, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) à travers son équipe de Division des Droits de l’homme a présenté aux professionnels de la presse centrafricaine un rapport préliminaire sur les exactions commises par les groupes armés sur la population de Bambari.

Une équipe de la Division des Droits de l’homme de la MINUSCA s’était rendue à Bambari dans la préfecture de la Ouaka entre le 24 Novembre et le 1er décembre 2014 afin d’enquêter sur les allégations de déplacements de la population des villages situés sur l’axe Bambari –Ndassima, et celles du massacre de 200 personnes dans le village de Zoubingui sur l’axe Bambari-Ippy.

L’équipe a visité cinq sites de déplacés internes à Bambari, l’hôpital de référence de Bambari, le village  de Zoubingui, et a interrogé les responsables des Ex-seleka,  des Anti-balaka, les victimes, les parents des victimes, les témoins, les autorités médicales, les organisations non Gouvernementales, les chefs de communautés, les officiels de l’administration, la gendarmerie locale et les membres de la société civile afin de vérifier et corroborer les informations recueillies pendant toute la durée de l’enquête.

L’équipe a noté que la situation des droits de l’homme dans la Sous-préfecture de la Ouaka est très  préoccupante à cause de la prolifération des armes légères, des conflits intercommunautaires et des attaques perpétrées contre les populations civiles par les différents groupes armés.

Les enquêteurs de la MINUSCA ont confirmé plusieurs cas d’attaques sporadiques contre les populations civiles,  des arrestations suivies de détentions arbitraires,  disparitions forcées et des tueries. Ces violations des droits de l’homme auraient été commises par des groupes armés qui opèrent dans la région. Cependant, les enquêteurs n’étaient pas en mesure de confirmer les allégations du massacre de 200 personnes“, a fait savoir Mme Uwolowulakana IKAVI-GBETANOU, Chef du Bureau de la Communication et de l’Information Publique de la MINUSCA.

Un bilan sombre sur des crimes perpétrés dans la Ouaka par les bandits armés

Cette équipe de la Division des Droits de l’homme a recueilli les informations préliminaires sur de nombreux cas. D’après l’équipe, au moins 17 cadavres ont été découverts par les  communautés vivant près de la rivière Gbaidou, environ cinq (5) personnes ont été tuées et jetées dans la rivière et ses abords.

Par ailleurs, les autorités locales ont déclaré que (7) sept corps ont été retrouvés dans les abords de la rivière Gbaidu/Ippy au mois de Novembre. Deux corps en état de décomposition aux abords de la rivière Gbaidu ont été découverts par les enquêteurs de la MINUSCA. Les entretiens ont aussi révélés que certains villages situés sur l’axe Bambari-Ndassima ont été désertés de ses habitants  et du cheptel.

De surcroît, les autorités locales de la Ouaka ont remis  un rapport aux enquêteurs de la MINUSCA  dans lequel  se trouvent 176 cas d’incendies, 107 cas de pillages, 28 cas de destruction de maisons, 2 lieux de culte, 215 personnes blessées par balles dont 23 évacuées, 214 personnes tuées par balles, dont 69 inhumés par la croix rouge et 52 dépouilles remis aux familles. Cependant, ces autorités n’étaient pas en mesure de clarifier le sort des 93 autres cadavres restants. Ces violations auraient été commises, selon l’équipe, entre les mois de juin à novembre 2014 dans la Sous-préfecture de Bambari, Kouango dans les villages Liwai, axe Djoula, Makossika, liotte, Bac Bombalo, Bolo et dans les groupements de Wangaye, Ngoandji, Aji et St Joseph. Les auteurs de ces violations n’ont pas été clairement  identifiés dans le rapport. Mais toute fois, la MINUSCA veut rassurer une fois le rapport final si disponible.

“Nous suivons de près ce dossier pour un compte rendu plus détaillé quand nous aurons un rapport final“, a jouté Mme Uwolowulakana IKAVI-GBETANOU.

D’autres activités des droits de l’homme du 3-10 janvier 2015 opérées par la MINUSCA

La Division des Droits de l’Homme a pu surveiller, vérifier et documenter à Bangui et a l’arrière-pays trois cas d’atteintes au droit à la vie, 12 cas de détentions arbitraires et 2 cas d’atteinte à l’intégrité physique, grâce aux activités effectuées lors des missions d’enquêtes sur des violations des droits de l’Homme a Bria, des visites de lieux de détentions, d’une mission conjointe avec UNPOL (Police MINUSCA) et des réunions avec les autorités pour le suivi et plaidoyer à l’égard des violations des droits de l’Homme rapportées en Centrafrique.

 

L’impunité dont bénéficient les auteurs des exactions des droits de la personne en raison de l’effondrement de l’appareil judiciaire en République centrafricaine, qui renait progressivement de ses cendres, demeure un défi pour la communauté internationale et les autorités de transition pour faire cesser des violations et abus des droits humains. A cela s’ajoutent la prolifération des armes légères et la forte présence d’individus armés non identifiés qui constituent une véritable menace pour la sécurité des populations civiles.

 

 

Bangui, Éric Ngaba pour CNC

Centrafrique: Rapport très accablant de la Minusca à Bambari

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AA/ Bangui/ Sylvestre Krock / Corbeau News Centrafrique: 14-01-2015.

Les rebelles de l'ex-coalition seleka à Bangui.
Les rebelles de l’ex-coalition seleka à Bangui.

Tueries, pillages, incendies et migration constituent le bilan d’une région embrasée.

Des tueries et des atrocités ont bien été commises à Bambari, dans le Nord-est centrafricain,  selon un rapport de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine « Minusca ».

Dans un rapport rendu public, mercredi, à l’isssue d’une mission qui a démarré en novembre dernier dans cette région du pays, la Minusca a fait état d’au moins 17 cadavres qui ont été découverts par les communautés vivant près de la rivière Gbaïdou,  en plus de 5 autres morts repêchés dans les abords de la même rivière. Sans compter les deux corps retrouvé par la Minusca. Les autorités avaient déclaré uniquement 7 corps sans vie retrouvés près de la rivière.

La mission onusienne a, en outre, constaté que certains villages situés sur l’axe Bambari-Ndassima ont été désertés. «Les enquêteurs de la Minusca ont confirmé plusieurs cas d’attaques sporadiques contre les populations civiles, des arrestations suivies de détentions arbitraires, des disparitions forcées et des tueries. Ces violations des droits de l’Homme auraient été commises par des groupes armés qui opèrent dans la région. Cependant, les enquêteurs n’étaient pas en mesure de confirmer le massacre de 200 personnes», a déclaré Mme  Pierrette Ikavi, responsable du service communication de la Minusca.

Et de poursuivre : «Les autorités locales de la Ouaka ont remis un rapport aux enquêteurs de la Minusca, faisant état de 176 cas d’incendies ; 107 cas de pillages ; 28 cas de destruction de maisons  et de 2 lieux de culte, 215 personnes blessées par balle dont 23 évacuées, 214 personnes tuées par balles dont 69 inhumées par la Croix-Rouge et 52 dépouilles remises aux familles ».

La responsable onusienne a, en outre, fait observer que les enquêteurs de la Minusca n’étaient pas en mesure d’élucider le sort de 93 autres cadavres.

Les  violences auraient été commises entre juin et novembre 2014 dans les Sous-préfectures de Bambari, Kouango et  dans les villages Liwa, Axe Djoula, Makossika, Liotto, Bac Bombalo, Bolo et dans les groupements de Wangaye, Ngoandji, Adji et St Joseph, relevant du Nord-est centrafricain. Les auteurs de ces violences n’ont pas été clairement identifiés dans ce rapport préliminaire.

Bambari est depuis décembre en proie à uen vague de violences qui a coûté la vie à plusieurs habitants musulmans qui ont été contraints à fuyer la région vers des camps de déplacés et à se réfugier dans certains pays voisins de la RCA.

AA / Sylvestre Krock

Cameroun: un proche de l’ancien Président François Bozizé s’est sacrifié par le feu à Yaoundé

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www.cameroon-info.net / www.corbeaunews-Centrafrique.com: 14-01-2015.

un centrafricain s'est sacrifié au feu à Yaoundé

Cameroun  Un centrafricain s’immole par le feu à Yaoundé

Pour une affaire de mauvaises mœurs, un ressortissant centrafricain prénommé Cyrille écourte sa vie au milieu des flammes

Fin de journée du mardi 6 janvier 2015 ; il est 17h au lieu-dit «Carrefour Lycée». Les riverains croient apercevoir un incendie après le mur mitoyen au Lycée d’Anguissa. En réalité, c’est Cyrille M, hors de lui, et qui, voulant récupérer ses documents chez sa copine où il vivait, a entrepris de se donner la mort par le feu.

Cette décision part de la dispute avec sa copine et, sorti de la maison, il se rend dans une échoppe environnante pour acheter un litre et demi d’essence. Puis il retourne précipitamment dans ledit domicile, s’asperge d’essence et met le feu sur lui.

Un témoin de la scène se rappelle: «Il voulait rentrer dans la maison, sans doute, pour tout incendier. Des femmes de cette maison ont tenté de s’interposer. Les enfants étaient déjà planqués dans la maison. Entre-temps, les flammes léchaient et consumaient l’homme. Il se mit à appeler les secours. Nous lui avons aspergé une bonne quantité d’eau non sans faire appel aux sapeurs-pompiers, qui arrivèrent instantanément. Ils ont conduit Cyrille M dans un centre hospitalier de la place».

Selon des sources généralement bien informées, Cyrille M fait partie du beau monde  de l’entourage de l’ex-chef de l’Etat centrafricain François Bozizé. Fortunée, cette famille s’est réfugiée à Yaoundé au quartier Bastos après la chute du régime Bozizé. Le clan menait une vie de cocagne faite d’agapes, de beuveries et surtout d’interminables partouzes, indiquent les mêmes sources.

Avec l’argent qui se raréfiait, les choses ont commencé à prendre une tournure dramatique. Ceci peut-il expliquer cela ?

Quoi qu’il en soit, après deux jours passés  dans un état végétatif, Cyrille M a fini par rendre son dernier soupir. Pour un accès de colère.

Cameroun Info

La sécurité alimentaire en Centrafrique fragilisée par l’instabilité politique

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Radio Chine Internationale / Corbeau News Centrafrique: 14-01-2015.

UNHCR
Photo: UNHCR

La sécurité alimentaire en République centrafricaine pourrait être fragilisée par l’instabilité politique, indique un nouveau rapport du Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) rendu public mardi.

Selon un communiqué de l’ONU, cette étude, conduite par le PAM en étroite collaboration avec ses partenaires du 13 au 25 septembre 2014 sur la base d’un échantillon de 2.166 ménages couvrant toutes les préfectures du pays, a pour objectif d’évaluer la situation de la sécurité alimentaire et de mieux calibrer les réponses humanitaires en République centrafricaine.

“L’enquête du PAM montre que cette crise pourrait engendrer des conséquences durables sur la situation nutritionnelle des populations en particulier sur le retard de croissance des enfants”, a précisé la porte-parole de l’agence, Elisabeth Byrs, lors d’une conférence de presse à Genève.

Le rapport du PAM indique en effet que près de 30% de la population se trouve en situation d’insécurité alimentaire modérée et sévère, soit approximativement 1,5 million de personnes.

Les catégories de population les plus affectées par cette insécurité alimentaire sont les “ménages très pauvres ou pauvres, les déplacés, les personnes de retour chez elles, ceux dont la principale source alimentaire de base est le marché, les dons ou l’assistance alimentaire, n’ayant pas la capacité de contracter des prêts, les ménages dirigés par des femmes et/ou avec un faible niveau d’éducation”, indique le rapport.

Les principales contraintes citées par les ménages pour générer des revenus sont le manque de capital pour investir (61%), le manque d’opportunités d’emplois (31%) et le manque de terre/équipement de production (27%).

Par ailleurs, la crise en République centrafricaine affecte de manière plus importante les femmes : “un plus grand nombre des femmes (22%) dans les zones urbaines déclarent avoir comme source de revenu l’aide, les dons et les transferts familiaux”, ajoute le rapport.

Centrafrique : Les enseignants ouvrent le bras de fer avec le gouvernement

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Les enseignants ouvrent le bras de fer avec le gouvernement

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/École-des-deplacés-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>École des deplacés en Centrafrique

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 14-01-2015. Trois jours de grève d’avertissement viennent d’être décidés ce mercredi 13 par les fédérations syndicales des enseignants de Centrafrique. Le motif de l’ouverture de ce bras de fer avec le gouvernement est contenu dans la notification de cette grève faite au gouvernement, signée en date du 12 janvier courant par Noël Ramadan de la FSEC-USTC, Maurice Kongbowali du SYNEC, Félix Mampouya de la FEPP, Serge Anicet Golodas de la FEN, Victor Koayadéké du SEC, Dieudonné Mandata de la FSEC-OSELP, Réginald Kossegué du CEC, Jean Chistophe Mellet de la FENJS, Daniel Guetero de la FEPC, Michel Le Firmin Kebongo de la FE et Edmond Koyacommandant de la FEDESEN. « A l’issue de l’Assemblée générale du samedi 10 janvier 2015, tenue à la Bourse de travail, comptes rendus des négociations relatives aux revendications des enseignants ont été faits à la base. Exacerbés par la lenteur des négociations et les manœuvres dilatoires du gouvernement visant à faire perdurer ces négociations en vue du pourrissement de cette crise sociale, les enseignants du F1, F2, du Secondaire général et technique réunis en Assemblée générale ont décidé de : (01) la suspension de la participation de la partie syndicale aux négociations ; (02) la notification d’une grève d’avertissement de trois ( 3) jours à la Ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement technique. A la fin de la grève d’avertissement, si des négociations franches avec un agenda rigoureux ne sont pas ouvertes en vue de situer rapidement les enseignants sur l’issue de leurs revendications, la grève sera reconduite pour un délai indéterminé et d’autres actions de grande envergure ne sont pas exclues non plus. » peut-on lire dans la correspondance des partenaires sociaux au gouvernement.

Faut-il noter que six points de revendications relatives aux conditions de vie et de travail des enseignants font l’objet des négociations aux réunions du CPCN (Cadre permanent de concertation et de négociations), notamment (1) la restauration de la sécurité sur l’ensemble du territoire national ; (2) l’apurement des quatre mois d’arriérés de salaires du régime de la transition ; (3) le déblocage des effets financiers des avancements dans la fonction publique ; (4) le paiement des aides sociales dues aux enseignants décédés ; (5) une bonne gestion au niveau du département de l’éducation nationale et enfin ; (6) Le transport des enseignants qui devront regagner leurs postes d’affectation en province.

Bangui, Fred Krock pour CNC

RCA: LA RESTITUTION DU FORUM DES FEMMES DU CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION AU RWANDA

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Photo: Éric Ngaba pour CNC

 

LA RESTITUTION DU FORUM DES FEMMES DU CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION AU RWANDA

 

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 14-01-2015.  “Optimiser le leadership politique pour une plus grande autonomisation de la femme”, c’est le thème du forum des femmes parlementaires qui s’est tenu du 11 au 14 novembre 2014 à Kigali au Rwanda. Un forum que les femmes du Conseil national de Transition (CNT) centrafricain et la Coalition des Femmes pour la Paix et la Reconstruction en Centrafrique (CFPRC) avaient pris part.

 

C’était en présence des Conseillers nationaux, des Représentants des organisations internationales dont la présence du Représentant de Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), et des membres de la Coalition des femmes que la Vice-présidente du parlement provisoire madame Léa Koyassoum Doumta a restitué au long et à large, le contenu du forum. La séance de cette restitution a été présidée par Alexandre Ferdinand Nguendé, président du Conseil national de Transition (CNT).

L’objectif du forum à Kigali, selon la Vice-présidente du CNT, est d’inciter les femmes des pays conviés à cette conférence à s’engager davantage dans les grandes prises de décisions et de copier l’exemple des femmes rwandaises qui ont su surmonter ce qu’elles ont vécu durant le génocide dans leur pays. Il est donc nécessaire de restituer la quintessence de ce forum tenu dans la capitale rwandaise aux conseiller nationaux afin de soutenir les femmes centrafricaines dans les objectifs qu’elles mènent pour leur épanouissement.

La délégation des femmes leaders centrafricaines a été conduite par la Vice-présidente du CNT, Léa Koyassoume Doumta pour marquer présence de la République centrafricaine à ce forum des femmes parlementaires. Le forum a principalement regroupé les pays du lac et du Sahel. La République centrafricaine y a été conviée non seulement en raison de sa position géographique entre les pays du Lac et du Sahel mais aussi par rapport à la crise pour ne pas dire pré-génocide ayant ravagé le pays.

Selon le sous cluster violences basées sur le genre dont l’UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la Population) assure le lead, nombreux cas de viol et d’autres formes de violences basées sur le genre ont été rapportés pendant la crise et continuent à l’être en Centrafrique. Les données disponibles estiment à plus de 5000 cas de violences basées sur le genre enregistrés de janvier à octobre 2014 en République centrafricaine, dont 38% violences sexuelles.

Face à cette situation, l’UNFPA s’est engagé à appuyer les actions de non-violence entreprise par les femmes. Le partenariat entre l’UNFPA et la Coalition des Femmes pour la Paix et la Reconstruction en Centrafrique (CFPRC) s’inscrit dans le cadre de la promotion du dialogue communautaire en faveur de la cohésion sociale et la promotion du Droit de la femme y compris le droit de la Santé de la Reproduction.

Je souhaite que tous les contribuables concourent à reconnaitre et à valoriser le rôle de la femme dans la reconstruction économique, sociale, politique et culturelle de la RCA particulièrement dans la prévention des conflits à travers leurs implications comme actrices et bénéficiaires des mécanismes de gestion de la crise que traverse ce pays pour que vive l’égalité, la paix et le développement en Centrafrique et dans le monde entier “, a martelé Marc Vandenberghe, le Représentant de l’UNFPA dans son allocution avant de conclure : ” Dans la mesure de ses possibilité, et dans le cadre de son mandat, l’UNFPA mobilisera les moyens nécessaires pour aider la République centrafricaine à retrouver la paix“.

 

 

 Bangui, Éric Ngaba pour CNC

 

 

 

Centrafrique: Eufor-Rca à pied d’œuvre pour la construction d’un pont métallique à Bangui

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Pont Sica construit par l’Eufor-RCA. Photo: Fred Krock pour CNC

Eufor-Rca à pied d’œuvre pour la construction d’un pont métallique à Bangui

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 14-01-2015.  Annoncé le 6 septembre dernier par le Ministre d’Etat aux Travaux publics et à l’aménagement du territoire, Mme Marie Noëlle Koyara le pont Sica-Castors est devenu réalité et rappelé le 8 janvier 2015 par Gl Jean Marc Bacquet Commandant d’Eufor-Rca, lors d’une conférence de presse conjointe Eufor-Sangaris, le chantier de ce pont a été effectif le 12 janvier 2015. M. Noël Ngoya et Lieutenant-Colonel Joerg Lenz respectivement, Chargé de missions en matière de désenclavement aux Travaux publics et chef dudit chantier ont officiellement lancé les travaux en présence des cadres du ministère des Travaux publics dont Félicien Koningué DG des Travaux publics.

Le défi infrastructurel auquel la RCA fait face aujourd’hui est sans appel. A l’intérieur de Bangui la capitale, des routes, des rues sont impraticables et des ponts sont effondrés de toute part rendant ainsi la circulation urbaine difficile. Les ponts cassés de Sapéké dans le 6ème arrondissement et de Sica-Castors dans le 3ème sont là pour témoigner de ce fait. C’est cet état des lieux qu’a hérité Mme Noëlle Koyara, Ministre d’Etat aux Travaux publics.

Pont Sica construit par l'Eufor-RCA. Photo: Fred Krock pour CNC
Pont Sica construit par l’Eufor-RCA. Photo: Fred Krock pour CNC

Sachant que la population souffre de la dégradation chronique de ces ouvrages d’arts et que le gouvernement n’a pas les moyens, du moins pour le moment, pour répondre à ces attentes de la population, la Ministre d’Etat a eu le bon réflexe d’activer le levier partenarial avec les forces internationales en RCA. Et Eufor-Rca, étant dotée d’un génie (du bataillon Italien), c’est à leur porte que Mme Noëlle Koyara va frapper. Un week-end, notamment le 6 septembre 2014, en tenue de terrain et accompagnée par les cadres de son Département et le Commandant d’Eufor de l’époque le Général Thierry Lion, elle a visité le chantier suspendu du pont Sica-Castor. Son plaidoyer auprès de la force européenne a eu un bon écho : Gl Thierry Lion accepte d’installer un pont métallique provisoire en attendant la réouverture du chantier dudit pont suspendu à cause de la pluie. « Vu l’importance de cet ouvrage et la densité de circulation qu’il supporte, et la souffrance causée par l’effondrement de ce pont de Sica, nous ne pouvons rester insensible. Nous sommes venus ici pour assurer la sécurité des populations et nous trouvons une population qui est bloquée par l’effondrement d’un pont. C’est inadmissible. » déclarait-il.

In situ, la Ministre d’Etat Marie Noëlle Koyara s’est réjouie de cet accord d’Eufor, tout en demandant à ses techniciens de faire vite. « Nous tenons tout d’abord à exprimer toute notre gratitude à nos partenaires de l’Eufor qui ont bien voulu nous appuyer dans le domaine de réhabilitation des infrastructures urbaines au niveau de Bangui. Il ne s’agit pas aujourd’hui de discuter sur l’opportunité de ce projet, mais nous devons agir en termes d’urgence. Toutefois, j’instruis les cadres compétents du Département en la matière à monter assez rapidement un projet en bonne et due forme dans lequel ces travaux pourront être faits correctement. » l’indiquait-elle.

C’est finalement le 8 janvier dernier que le nouveau Commandant d’Eufor, Gl Bacquet va confirmer l’installation du pont métallique pour les 12 et 13 janvier. « Je suis fier aujourd’hui de vous annoncer qu’un grand projet de construction d’un pont provisoire sur l’Avenue de France qui desservira les 3ème, 5ème et 2ème arrondissements de Bangui est déjà là. D’ailleurs, le pont commandant de l’extérieur est déjà arrivé, il est présentement à UCATEX et n’attend que son montage sur place prévu pour les 12 et 13 janvier prochains. Nous allons tous réfléchir pour choisir le nom de baptême de ce pont, si on peut l’appeler le ‘’Pont de l’Europe’’ ou le ‘’Pont de la réconciliation’’. Ce qui importe est que ce joyau doit briser non seulement la barrière physique entre le 3ème et le 5ème arrondissement, mais briser aussi la barrière entre les communautés. » a-t-il annoncé. Chose promise, chose faite. Les travaux ont été lancés comme prévu.

Pont Sica construit par l'Eufor-RCA. Photo: Fred Krock pour CNC
Pont Sica construit par l’Eufor-RCA. Photo: Fred Krock pour CNC

Au lancement, le chef du chantier Lt-Cl Joerg Lenz a tenu à rappeler que « le pont est un véritable fruit de la solidarité européenne de construction polonaise et appartenant à la République Tchèque. Il a été transporté vers Bangui par les Allemands et est en train d’être monté sur place par les Italiens. » Ce pont métallique démontable construit depuis 1960 mesure 24 mètres de long et 4 mètres de large avec une capacité de charge de 32 tonnes.

Félicien Koningué Directeur général des Travaux publics qui s’est réjoui lui-aussi de l’heureux aboutissement de ce projet appelle plutôt la population, en particulier les habitants des 3ème, 5ème et 2ème arrondissements à sauvegarder ce pont comme leur propre patrimoine. « Je demande à la population de se constituer elle-même en vigile pour surveiller cet ouvrage contre les actes de vandalisme. Nos amis étrangers seront fiers d’entendre, dix ans plus tard, que nous gardons encore ce pont. En attendant, au niveau du Département en particulier de la Direction générale des Travaux publics, nous allons mettre des panneaux de signalisation pour limiter la charge à 15 tonnes. »

Le lancement de ce chantier qui doit s’achever le 13 janvier 2015 a été accueilli favorablement par la population environnante, en témoigne la foule, notamment des jeunes des quartiers Sica et Castors qui s’est assemblé autour du chantier. « Nous souffrance est terminée » s’est exclamé Jefferson Ngamé qui a fait savoir, « depuis que ce pont est cassé, il nous faut faire de grands détours sur près d’un kilomètre pour attraper le taxi. »

La prière des uns et des autres, c’est de voir ce partenariat viser les autres ouvrages d’arts vétustes ou hors d’usage à travers la capitale, mais aussi dans tout le pays.

Bangui, Fred Krock pour CNC

LA RCA NE DOIT-ELLE PAS TIRER LEÇON DU BILAN NÉGATIF DES 20.000 CASQUES BLEUS EN RDC

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Corbeau News Centrafrique: 13-01-2015.

LA RCA NE DOIT-ELLE PAS TIRER LEÇON DU BILAN NÉGATIF DES 20.000  CASQUES BLEUS EN RDC

Monsieur Robert ENZA de l'USD-COMODE
Monsieur Robert ENZA de l’USD-COMODE

Depuis 15 ans, les casques bleus sont en RDC, et le bilan de leur mission vient d’être révélé et critiqué de bilan négatif. Les casques bleus n’ont pas atteint leur objectif en RDC.

Les casques bleus ont servi de parade et non de défense. Plus d’1 milliard de dollar de budget par an, sur 15 ans, pour un bilan qui n’est pas partagé par tous. L’ONU a demandé une réduction des effectifs de 2000.

La RDC se libère et restaure progressivement et sûrement l’autorité de son Etat grâce à son armée nationale et à l’aide de ses voisins.

Pourquoi, partout dans le monde l’ONU ne réussi rien d’efficace, à quoi sert l’ONU, si en RDC l’ONU a mis tout ce temps sans résoudre la question de la neutralisation des groupes rebelles ? Que fera –t-elle pour RCA ? Non, l’ONU ne pourra pas s’installer en RCA pour 20 ans comme des rumeurs font déjà écho.

Décidément, on est amené à dire que l’ONU c’est pour les occidentaux et leurs politiques au détriment des autres et en particulier les pays africains.

Depuis l’arrivée de la Minusca en RCA, rien n’a changé. Leur présence n’a eu aucun impact sur le conflit que traverse la RCA.

Et pourtant la résolution de l’ONU sur la RCA est claire, désarmer les groupes armés : séléka, anti-balaka et les autres. Et depuis ce temps plus rien ne se dit, un motus total, comme un effet d’annonce.

Nous l’avons déjà dit : MINUSCA, SELEKA, ANTI_BALAKA sont là sous un pacte consensuel de non agression. Ceci dit, rien ne sera prêt dans le court terme. Et la transition aussi, depuis sa création, vit sur son plateau d’incapacité et qu’il n’y a plus rien à attendre d’elle, si non, son souhait de voir démarrer le Forum pour qu’on l’oublie un peu.

C’est clair, il n’y aura pas de désarmement. Des groupes armés disséminés sur tout le territoire et qui font leur loi. D’autres sont dans les chantiers de mines. Ils exploitent l’or et diamants et vendent à l’extérieur malgré l’embargo de Kimberly sur le diamant centrafricain. Toutes les frontières de la RCA sont libres par les airs et par le sol. Un Etat sans Etat, le vide du pouvoir, le vide de l’administration.

Il faut que les partis politiques, les associations, les syndicats, les ONG centrafricaines, les travailleurs les élèves , les étudiants, tous centrafricains prennent conscience.

Le rétablissement de l’Etat est notre but en passant bien sûr par les élections.

Effaçons de notre esprit et définitivement, la division. Nous ne sommes pas responsables de cette crise, elle nous a été imposée de l’extérieur, et nous la subissons. Mobilisons-nous comme un peuple et exigeons la reconstruction de notre armée. L’armée est la première pierre angulaire de la création d’un Etat partout dans le monde.

Robert ENZA

Entrepreneur politique.

Le diplomate chinois Ma Fulin estime que les élections constituent la première étape de sortie de crise en Centrafrique

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ACAP / Corbeau News Centrafrique: 13-01-2015.

 

Le diplomate chinois Ma Fulin estime que les élections constituent la première étape de sortie de crise en Centrafrique

Nouvel Ambassadeur  de la Chine Monaieur Ma Fulin en RCA
Nouvel Ambassadeur de la Chine Monsieur Ma Fulin en RCA.  Photo: ACAP

L’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Populaire de la Chine en République Centrafricaine, Ma Fulin a estimé que les élections constituent le premier pas de processus pour la sortie d’une crise en Centrafrique, à la sortie d’une audience qu’accordée le Président de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), Dieudonné Kombo Yaya, mardi 13 janvier 2015 à Bangui.

Cette audience qui s’inscrit dans le cadre de prise de contact avec les différentes institutions du pays, a pour but de relancer les relations de coopération entre la République Populaire de la Chine et la République Centrafricaine.

Pour le  diplomate chinois, Ma Fulin,  la tâche la plus lourde après l’organisation des élections est la consolidation de la en vue d’un développement durable. Il a réitéré la détermination de la  Chine et le reste de la Communauté internationale  à soutenir fermement  le processus de sortie de crise, .

Faisant l’analyse de la situation politique actuelle, le diplomate chinois, Ma Fulin a fait savoir que la situation est relativement stable comme auparavant.

Sébastien LAMBA/ACAP

Centrafrique: Grève illimitée au Ministère des Finances et du Budget

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Écrit par: Radio Ndéké-Luka

Publié par: Corbeau News Centrafrique: 13-01-2015.

 

Bagassi Koura et Mike Eckel
Ville de Bangui. Photo: Bagassi Koura et Mike Eckel pour VOA

Grève illimitée au Ministère des Finances et du Budget

Les fonctionnaires et agents de l’État du Ministère des Finances et du Budget ont déclenché  mardi 13 janvier 2015 une grève illimitée. Les grévistes ont exigé du gouvernement de Mahamat Kamoun, le paiement de sept trimestres de ”Quotte Part” des années 2013 et 2014 ainsi que quatre trimestres de redevances informatiques de 2011 à nos jours.

Sur les affiches arborées, on peut lire, « Pas de satisfaction, pas de travail ». Les fonctionnaires et agents à la base sont montés au créneau pour récupérer la situation de la grève des mains des représentants syndicaux. « C’est la base qui a agit », a déclaré Victor Ndérayo représentant les manifestants à la base.

La grève illimitée est intervenue après un arrêt de travail de 48 heures observé par le personnel du Ministère. « Nous avons observé la grève depuis jeudi. Le Premier ministre est passé et nous a promis qu’on devait nous payer à la fin de la semaine, mais jusqu’à lundi il n’y avait encore rien », a expliqué M. Ndérayo.

« Légalement, on devait reprendre le travail selon le bureau, mais pour la base, s’il n’y a pas satisfaction, il n’y a pas de travail. La grève est illimitée jusqu’à satisfaction », a-t-il fait savoir.

De l’avis de Bertrand Biro, secrétaire du syndicat des régies financières, « Nos camarades ont décidé de reconduire la grève du fait que quand nous avons été reçu par le ministre des Finances et du Budget, le 17 décembre 2014, il nous promis un trimestre de ”Quotte Part” sur les sept et un trimestre de redevances informatiques sur les douze. Depuis cette date, cette promesse n’est pas réalisée et il y a rupture entre nos autorités financières et nous ».

« Les camarades ont déploré l’indifférence et la mauvaise volonté de gouvernement de trouver une solution satisfaisante à leur préoccupation légitime. Les documents que nous déposons à nos autorités ne retiennent pas leur attention, aucun contact pour ne pas parler d’une négociation », a souligné Bertrand Biro.

Le personnel a estimé que la grève de deux jours, censée prendre fin vendredi dernier, était un rappel au gouvernement de la transition afin de tenir ses promesses.

Centrafrique / Ouganda: Un des principaux chefs de la LRA, Dominic Ongwen, sera livré à la CPI

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Lapresse.ca / Corbeau News Centrafrique: 13-01-2015.

Dominic Ongwen commandant de la rebellion LRA arrêté en Centrafrique par la Séléka
Dominic Ongwen commandant de la rébellion LRA arrêté en Centrafrique par la Séléka

Un des principaux chefs de la LRA, Dominic Ongwen sera livré à la CPI

L’un des principaux chefs de la rébellion ougandaise LRA, Dominic Ongwen, qui s’est rendu la semaine dernière aux soldats américains en Centrafrique, sera livré à la Cour pénale internationale qui le recherche pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, a annoncé l’armée ougandaise mardi.

«Il a finalement été décidé que Dominic Ongwen serait acheminé à La Haye», aux Pays-Bas, où siège la CPI, a déclaré le porte-parole de l’armée ougandaise, Paddy Ankunda.

Dominic Ongwen s’est rendu la semaine dernière aux forces spéciales américaines présentes en Centrafrique pour traquer l’Armée de résistance du Seigneur. Il est recherché par la CPI notamment pour esclavage d’enfants et Washington offrait 5 millions de dollars pour sa capture.

Toute la semaine dernière, des discussions ont eu lieu entre l’Ouganda et les États-Unis pour déterminer le sort du rebelle. Le ministre ougandais de la Défense, Crispus Kiyonga, avait un temps affirmé qu’il serait livré à Kampala, avant de revenir sur ses déclarations.

Ongwen, l’un des derniers commandants de la LRA encore en fuite avec son chef Joseph Kony, sera finalement envoyé directement de Centrafrique à la CPI, a ajouté mardi M. Ankunda.

«Ongwen sera transféré à la CPI par les autorités centrafricaines», a-t-il déclaré.

La LRA a été créée dans le nord de l’Ouganda en 1987. Le mouvement, chassé en 2006 d’Ouganda par l’armée, s’est alors scindé en petits groupes, éparpillés dans les forêts équatoriales des pays de la région, dont la Centrafrique.

Selon l’ONU, la rébellion a, depuis sa création, tué plus de 100 000 personnes en Afrique centrale et enlevé plus de 60 000 enfants.

Ongwen, âgé d’environ 35 ans, lui-même ancien enfant-soldat, est accusé d’avoir commandé de sanglantes campagnes de la milice dans le nord de l’Ouganda au début des années 2000. Campagnes au cours desquelles des milliers de personnes ont été tuées ou enlevées, pour devenir enfants-soldats ou esclaves sexuels.

Il est également accusé d’attaques contre des civils en République démocratique du Congo.

Selon l’armée ougandaise, Joseph Kony, également poursuivi par la CPI, reste le dernier dirigeant de la LRA toujours en liberté.

Lapresse.ca

FORUM DE BANGUI : ATTENTION AU DERAPAGE ET DERIVE COMMUNAUTARISTE

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Corbeau News Centrafrique: 12-01-2015.

 

Catherine Samba-Panza à Bangui
Catherine Samba-Panza

FORUM DE BANGUI : ATTENTION AU DERAPAGE ET DERIVE COMMUNAUTARISTE

 

Les manœuvres politiques politiciennes pré-électorales de nos concitoyens, la réunion secrète de Nairobi et le rapport de l’ONU du 08 janvier 2015 selon lequel les musulmans seraient victimes d’épuration ethnique en Centrafrique, risquent de souffler sur les braises qui couvent en RCA. En prévention du risque de surenchère des groupes armés, il ne faut pas que le forum de Bangui se transforme en arbre de palabre, une tribune de recherche de bouc émissaire, sachant que le calme à Bangui reste précaire.

Il ne faut pas non plus, que ce forum se transforme en une instance de discussion d’un nouveau gouvernement, où tout le monde voudrait être ministre avec un patron à la primature, choisi en fonction de son appartenance à la religion chrétienne ou musulmane. Ce qui serait contraire à l’essence même de la république qui reconnaît ses citoyens, certainement pas à leur origine ou à leur appartenance à une religion, mais à leurs vertus personnelles et collectives.

Il ne faut surtout pas que le processus de la réconciliation en cours, dérape sur une escroquerie religieuse. Nous avons le devoir, de faire preuve de lucidité et de sursaut patriotique au tour d’un consensus. Tournons-nous vers une perspective de convivialité, grâce à un sursaut de conscience de chaque centrafricain.

Faisons attention à cette culture communautariste, qui découpe notre pays en tranche. Nous n’avons plus de forces armées centrafricaines. Des hors la loi, des individus sans scrupules, armés de fusils et grenades ont atteint le seuil de la désensibilisation pour lequel « tuer, violer, braquer » deviennent un plaisir. C’est pourquoi il est bon de savoir si nous allons négocier la paix au forum de Bangui avec des armes sous la tempe, qui n’est qu’une suite logique du « schéma onusien habituel dans les pays post conflit » si bien décrit par notre compatriote Alain Lamessi dans son récent article ?

La paix n’a pas de prix mais nombreux sont les centrafricains qui refusent l’amnistie et son lot d’impunité. Plusieurs compatriotes centrafricains ne voudront certainement pas que ce forum de Bangui soit une étape ouvrant la voie à un processus particulier de pardon, à l’image du « Gatia – tia» rwandais. Ce tribunal très particulier où les bourreaux reconnaissent leurs crimes, et demandent pardon à leurs victimes qui, à leur tour acceptent bon gré mal gré, le pardon des bourreaux repentis.

Cela étant dit, notre pays est encore sous invasion étrangère. Nous sommes reconnaissant des biens faits, de l’aide humanitaire extérieure que nous recevons en ce moment, grâce à la mobilisation de la communauté internationale. Mais cela ne remplacera jamais la souveraineté d’un peuple.

Dans ce cas, pour sortir notre pays du gouffre de l’abîme dans lequel nous l’avons précipité, que proposons-nous ? Le déclin est là. Comment échapper à la déchéance ?

PREMIER CRITERE DE SORTIE DE CRISE ET QUELQUES GRANDES LIGNES DE SUGGESTIONS.

Le premier critère de sortie de crise en RCA c’est d’abord la sécurité pour tous, mais également accepter le jeu de la démocratie, dans un grand espace de dialogue franc inter – centrafricain qui nous a toujours manqué. A l’intérieure de cet espace sécurisé de dialogue libre nous aurons le mérite d’ouvrir le débat sur :

  • la question du rapport à l’autre. La question de citoyenneté liée à la nationalité et non au communautarisme. Le rôle de chaque institution de la transition. Le capharnaüm des mesures issues de plusieurs dialogues non appliquées dans le passé.

 

  • Des propositions et principes sur la réconciliation nationale. le désarmement, démobilisation, réinsertion, « DDR »avec un véritable plan de réforme de sécurité, afin que le pouvoir politique parvienne à commander le pouvoir militaire. Le volet impunité et le renforcement de la chaine pénale : Police, Justice Prison (PJP).
  • L’application de la résolution des accords de l’ONU. Accords de cessation des hostilités ; charte de transition ; charte de la cour constitutionnelle ; modification du code électoral avec changement ou pas du système biométrique en informatique. Dans tous les cas il faut se référer aux textes et en faire bonne lecture.

 

  • La capacité de l’ANE à organiser les élections (coût de fonctionnement et d’organisation des élections) ; sa composition qui inspire peu de confiance ; son chronogramme prévisionnel. Dans quelle mesure les élections présidentielles et législatives soient couplées.
  • Une vision absolument mobilisatrice, autour du « tous ensemble » avec un plan de reconstruction rapide après la crise.

 

  • Un plan économique organisé, priorisé et défini en politique sectorielle. Une stratégie de la bonne gouvernance, une recherche de l’autofinancement. Un choix des partenaires de mise en œuvre afin de lier urgence au développement. Une stratégie pour chaque chose.et une réunion toutes les semaines à Bangui, entre les autorités centrafricaines de transition, les représentants de la société civile locale et internationale, partis politiques, forces internationale.

 

 

Par; Jean Pierre Guerekpidou

 

 

 

Centrafrique : l’improbable tandem Bozizé-Djotodia au Kenya inquiète Catherine Samba-Panza

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LC / Corbeau News Centrafrique: 12-01-2015.

Kenyane Air Ways

L’improbable tandem Bozizé-Djotodia au Kenya inquiète Catherine Samba-Panza

L’ex-président François Bozizé a rencontré́ son tombeur, Michel Djotodia, début décembre à Nairobi, afin de sceller une alliance contre-nature hostile à Catherine Samba-Panza. inquiétant.
Au moment où̀ la Présidente centrafricaine par intérim, Catherine Samba- PanzaCSP“, signait, le 2 décembre, le décret instituant la commission devant préparer le forum national de Bangui censé́ réconcilier les Centrafricains avant la présidentielle reportée à aout, plusieurs responsables de l’ex-rébellion Séléka, dont Mustapha Saboune et Nouredine Adam, ont évoqué́ “l’avenir du pays” au Weston Hôtel de Nairobi.

Ces derniers ont été́ rapidement rejoints dans la capitale kenyane par Michel Djotodia, mais aussi par François Bozizé, son fils Jean-Francis Bozizé, ainsi que par le conseil de l’ex- Président déposé́ en mars 2013, Me lin Banouképa. Étaient également présents des responsables des milices Anti-Balaka, parmi lesquels Joachim Kokaté, conseiller à la primature chargé du désarmement. Ces personnalités dont la majorité́ sont sous sanctions onusiennes (Bozizé, Adam…) ou susceptibles de poursuites pour crimes de guerre comme Michel Djotodia ont entamé́ de secrètes discussions immédiatement dénoncées par Bangui.
Bien que peu de choses aient filtré de la rencontre, celle-ci souligne toutefois la volonté́ pour les thuriféraires de CSP de reprendre la main. Du moins politiquement. Plus étonnant est la désignation par le Kenya de l’ex-président de l’Assemblée Nationale Kenyane Kenneth Marende comme modérateur de ces discussions auxquelles les autorités centrafricaines n’ont pas été associées. D’où̀ la fermeté́ de CSP dans son message à la Nation délivré́ le 31 décembre, qualifiant ces rencontres de “projet de déstabilisation de la transition”.

L’autre fait troublant réside dans le rôle de plus en plus ambigu du Président Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise centrafricaine, dont les tensions avec CSP sont connues. Après avoir exfiltré le chef rebelle Nouredine Adam de Bangui, le Congo-Brazzaville a accueilli sur son sol les membres de l’Ex-Séléka pour une brève escale avant que ces derniers ne se rendent au Kenya. Une manière de légitimer ces pourparlers qui a également irrité la présidence à Bangui.

LC    N*697 du 7 janvier 2015.

Centrafrique / France : Le général Pierre Gillet prend la tête de la Sangaris

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Corbeau News Centrafrique: 13-01-2015.

Soldats français de la force Sangaris à Bangui en Centrafrique
Photo: Laurent Van der Stockt

Centrafrique / France : Le général Pierre Gillet prend la tête de la Sangaris

Le général Pierre Gillet est appelé́ à diriger l’opération Sangaris en Centrafrique à partir de fin janvier. Il succédera à ce poste au général de brigade Éric Bellot des Minières, en fonction depuis juin. Pour encore quelques semaines, Pierre Gillet commande la 6e Brigade légère blindée (BLB) basée à Nîmes, après avoir commandé le 2e régiment étranger d’infanterie (Légion étrangère) de 2006 à 2008. Cet officier pourrait bien être le dernier patron de la force Sangaris avec son effectif actuel (1 950 hommes). Dans les prochains mois, celle-ci doit retomber à 450 hommes, soit le nombre initial de soldat.

( LC   N* 696)

France/Centrafrique : le RMT (Régiment de marche du Tchad ) ferme les bans de l’EUFOR-RCA

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Corbeau News Centrafrique: 12-01-2015.

 

Armée française au Tchad et en Centrafrique
Image de l’armée française

France/Centrafrique : le RMT ferme les bans de l’EUFOR-RCA

Le régiment de marche du Tchad (RMT, régiment d’infanterie de l’armée de terre française) doit se déployer à Bangui courant janvier, en appui à l’Eufor-RCA. Cet apport constituera l’ultime soutien français à cette force opérationnelle de l’union européenne (UE) créée en janvier 2014 et appelée à disparaître en mars, ce qui devrait permettre le retour de 250 militaires français actuellement sur le terrain. À terme, la mission de l’Eufor- RCA doit échoir à la Minusca qui a déjà̀ repris, depuis mi-décembre, la sécurisation de l’aéroport international de Bangui.

 

 

LC N*697 du 7 janvier 2015.

A Bangui , on prépare le Forum national de réconciliation

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DW / Corbeau News Centrafrique: 12-01-2015.

 

AFDT

A Bangui , on prépare le Forum national de réconciliation

 

Le 7 janvier dernier, la présidente de la transition centrafricaine a nommé les membres qui devront préparer ces assises nationales, censées réconcilier les frères-ennemis centrafricains.

Le Forum national de réconciliation de Bangui se prépare activement. Le 7 janvier dernier, la présidente de la transition centrafricaine a nommé les membres qui devront préparer ces assises nationales, censées réconcilier les frères-ennemis centrafricains. Problème : la désignation des membres de ce comité préparatoire suscite déjà la controverse, notamment au sein de la diaspora.

L’université de Bangui

En plus de certains partis politiques, les Centrafricains de la diaspora contestent la nomination de Guy Simplice Kodogue comme leur représentant au sein de ce comité préparatoire du Forum national. Sylvie Baipo-Temon, l’une des porte-parole du comité ad hoc de la diaspora pour la paix en RCA:

Le fait justement d’avoir appartenu à un certain nombre de gouvernements fait déjà ressortir quelques questions, notamment sur la neutralité. Si la nomination fait suite à une candidature de la part de Monsieur Kodogué, le fait de sa part de ne pas s’être approché de la diaspora pose un problème. S’il a émis la volonté de vouloir représenter cette diaspora, il aurait dû au moins l’avoir approchée pour lui proposer un certain nombre de choses et pour savoir si les idées proposées et énoncées dans le cadre de cette commission de préparation sont cohérentes et totalement en phase avec celles de la diaspora.”

Réaction de la ministre centrafricaine de la réconciliation, du dialogue politique et de la culture civique : pour Jeannette Detoua, tout s’est fait dans le consensus:

“Il y a eu des mandats au niveau de Paris qui ont été adressés au gouvernement proposant Guy Simplice Kodogué. Et nous en avons tenu compte. On s’est dit qu’il ya eu concertation au niveau de la France et Monsieur Kodogué a été désigné. Mais ce que je pourrai demander aux compatriotes de la diaspora, c’est qu’ils seront bel et bien invités au Forum de Bangui. Cela, c’est uniquement pour la commission préparatoire. Ce n’est pas la tête d’une personne qui nous intéresse. Ce décret a été déjà pris, il faudrait qu’on aille de l’avant.”

Le comité préparatoire du Forum de Bangui est composé de 22 membres issus de toutes les sensibilités sociopolitiques du pays.

 

Par: DW

Dominic Ongwen, un commandant de la LRA arrêté en Centrafrique appelle ses éléments à déposer les armes

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Reuters / Corbeau News Centrafrique: 12-01-2015. 

 Dominic Ongwen commandant de la rebellion LRA arrêté en Centrafrique par la Séléka
Dominic Ongwen commandant de la rébellion LRA arrêté en Centrafrique par la Séléka

 

 

Un commandant de la LRA arrêté en Centrafrique appelle ses éléments à déposer les armes

Un chef de la LRA appelle les rebelles à déposer les armes

 

Dominic Ongwen, un commandant de l’Armée de libération du seigneur (LRA) en rébellion contre le gouvernement ougandais, a appelé lundi ses hommes à se rendre aux autorités, ajoutant avoir été gracié par le président Yoweri Museveni.

Ce chef rebelle, qui est recherché par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité, est retenu en République centrafricaine par des soldats américains qui participent à la lutte contre la LRA, selon l’Ouganda.

Dans un appel diffusé par une radio centrafricaine, en partie retransmis à la télévision ougandaise NTV, Dominic Ongwen s’adresse directement aux combattants de la LRA, appelant même certains par leurs noms, en les exhortant à déposer les armes.

“Le chef de l’Etat a promis de me pardonner”, dit-il.

“Je suis maintenant un homme libre en dépit des poursuites de la CPI contre moi. Si je peux revenir, qu’en sera-t-il pour vous qui n’êtes pas poursuivis?”, ajoute-t-il.

L’Ouganda a pardonné à quelque 13.000 anciens rebelles de la LRA depuis le vote d’une loi d’amnistie en 2000, mais on ignore si cette dernière sera appliquée dans le cas d’Ongwen.

La LRA est apparue à la fin des années 1980 dans le nord de l’Ouganda, qu’elle a quitté il y a une dizaine d’années pour se disperser en République démocratique du Congo, au Soudan du Sud et en RCA.

 

 

Jean-Stéphane Brosse pour le service

pour Reuters Kampala

 

Centrafrique : braquage spectaculaire dans un quartier de Bangui, une des victimes parle

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Centrafrique : braquage spectaculaire dans un quartier de Bangui, une des victimes parle

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 12-01-2015.  Il y’a déjà une semaine le Cambrioleur – braqueur appelé dans le langage Anti-Balaka général Andilo déclarait sur les ondes du monde qu’on l’a accusé pour rien dans les différents braquages, viols et tueries dans les différents quartiers de Bangui et provinces. (Lire l’article : RCA: LE REDOUTABLE CHEF ANTI-BALAKA DIT GENERAL ANDILO SONNE LA FIN DE RECREATION DANS LE 4è ARRDT DE BANGUI)

 Or, il suffit de s’approcher de la réalité du terrain et prendre un peu du temps pour comprendre que ce célèbre braqueur est un véritable menteur car il n’a jamais cessé de faire souffrir les pauvres femmes et enfants voir même les pères de famille qui ont travaillé pendant des années afin d’avoir un minimum de vie de face.

Ce week-end, cet assassin braqueur connu sous le nom de «  Général ANDILO » accompagné de ses suppôts a encore frappé plusieurs familles dans un quartier de Bangui. Je vous laisse lire l’explication de l’une des victimes de cat acte barbare.

Monsieur Anselme Igor Mbosso Demba explique les faits :

« J’ai de la peine à annoncer à tout le monde ce qui m’est arrivé: c’était dans la journée de samedi vers 15h , j’étais en train de siester (me reposer dans la chambre) à la maison et quelques minutes plus tard j’ai écouté des bruits dehors. Quand je voulais sortir pour faire rentrer les enfants  car  ils étaient en train de jouer avec leurs vélos dans la cour, voilà que j’ai vu Andilo le chef des Anti-balaka et ses éléments bien armés qui sont venus prendre un de mes voisins soi-disant. Dès qu’ils m’ont aperçu, ils ont forcé mon portail et sont entrés chez moi. Ils commencent à me torturer avec les crosses de leurs armes. Ils m’ont mis les pressions car ils voulaient récupérer une de mes voitures. Heureusement Dieu est au contrôle, ils n’ont pas pu prendre la voiture mais j’ai eu des blessures partout sur mon corps. Quand ils m’ont quitté, ils sont partis dans une église à côté de chez moi trouver un des diacres qui était en train de prêcher aux fidèles. Avec des grenades dans les mains ils l’ont menacé en lui disant s’il ne donne pas la clé de sa voiture, toute l’église va être explosée, le diacre est obligé de donner la clé de sa voiture pour sauver sa vie et celle des fidèles etc… Voilà à peu près ce qui s’est passé mais que la justice de Dieu qui dit ne touchez pas à mes oints se lève et que les gens sachent qu’on ne joue pas avec Dieu »

Voilà ce que les soi-disant « Patriotes Anti-Balaka » font sur la population civile dans Bangui et dans les  provinces. Les gens se demandent pourquoi ces malades mentaux ne sont pas désarmés?

Rappelons que ce Général Braqueur Anti-Balaka appelé Andilo est un criminel de poids pour la Justice internationale. Son nom a été cité à plusieurs reprises lors du Conseil de Sécurité des Nations-Unies. Son cas est exceptionnel selon certains Diplomates américains. Même le Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, Archevêque de Bangui l’a mis en garde en allant jusqu’à demander à ce criminel de revenir sur le chemin de Dieu car s’il est en vie actuellement c’est parce que Dieu n’a pas encore décidé de sa vie. Pour leur, il joue au héro en attendant son arrestation brusque un jour.

Gisèle MOLOMA, Bangui, pour Corbeau News Centrafrique

Centrafrique: «on me reproche d’être musulman»dixit Sékou Kone, Ex-patron de Michel Djotodia

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Portail Humanitaire / Corbeau News Centrafrique: 12-01-2015.

Sékou KoneSékou Kone
Sékou KoneSékou Kone. Photo: Portail humanitaire

Originaire de la Côte d’Ivoire et réfugié au Cameroun, Sékou Koné était chef de quartier en Centrafrique.

Il a passé cinquante ans comme exploitant minier en Centrafrique. Agé de 75 ans, Sékou Kone dit avoir employé l’ex-président Centrafricain Michel Djotodia comme « gardien de mon gravier ». Le chef de quartier côte d’Ivoire à Yialoke en RCA a soutenu François Bozizé (ex-chef d’Etat Centrafricain) avec qui, il a fait la prison.

Rencontré samedi matin dans sa chambre R6 au Camp du Collectif des Associations Islamiques du Cameroun à Tiohmo près de Garoua-Boulai, frontière Cameroun-RCA; Sékou Kone est un homme prudent au verbe facile.

Couché sur sa natte étalée à même le sol, chapelet en main qu’il n’arrive plus à quitter, Sékou raconte : « Je suis arrivé en RCA en 1950, à l’âge de 20 ans. Cela fait exactement 55 ans que je suis en Centrafrique. Ce qui me lie à la RCA, c’est mon premier mariage où j’ai eu quatre filles. Je me retrouve malgré moi en posture de réfugié au Cameroun à la suite des violents événements qui se déroulent en ce moment en Centrafrique où je suis exploitant minier».

Sékou Kone raconte que : « Je suis parti de Bangui en catastrophe. De la mosquée où je me trouvais, nous avons appris que les anti-balakas ont encerclé la ville. Moi, en tant que responsable de la mosquée, je ne pouvais pas me sauver. Les anti-balakas m’ont arrêté et ligoté. Ils m’ont dit que comme je suis déjà vieux, ils vont me tuer et boucaner ma chaire pour la manger avec des feuilles de manioc ».

Le chef de quartier dit avoir été d’accord avec cette proposition avant de préciser à ses bourreaux que : « Tant qu’il y a encore un seul musulman à la mosquée, moi je ne partirai pas ». A la question de savoir pourquoi il était devenu la cible des anti-Balaka alors qu’il est Ivoirien, Sékou Kone précise que : « en fait, on me reprochait d’être musulman. Ils m’ont dit : les musulmans n’ont plus droit de cité en Centrafrique. Pour me pardonner, il fallait que j’entre dans le camion pour quitter pays ».

Sékou n’a pas eu l’occasion de ramener ses enfants avec lui. « C’est l’armée française qui m’a sauvé » a-t-il indiqué au reporter de Blasting News. Sékou Kone est arrivé au Cameroun avec une balle dans le pied. « Les soldats français m’ont mis dans le camion pour me déposer ici à Garoua-Boulai, le 20 novembre 2014 ».

A son arrivée au Cameroun, Sékou confesse : « j’étais triste en venant. Mais, une fois arrivé surtout à Garoua-Boulai, la prise en charge s’est bien passée. Nous sommes arrivés sans habits, sans bonnet et couverture. Arrivé ici, malgré que nous ayons passé deux semaines sous le manguier, nos frères musulmans nous ont tout donné ».

A Thiomo, les dix-neuf mille réfugiés casés ici ne sortent pas du camp. Pour Sékou Koné : « Vous savez qu’au Cameroun, on ne peut pas faire cent kilomètres sans papiers. On est obligé de rester sur place pour qu’on sache que celui là est un réfugié»

Par: portailhumanitaire.com

Centrafrique: nos commentaires relatifs aux interviews des candidats à la présidentielle 2015

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Corbeau News Centrafrique: 12-01-2015.

Général Sylvestre Yangongo
Général Sylvestre Yangongo

Nos commentaires relatifs aux interviews des candidats à la présidentielle 2015

Candidat Sylvestre YANGONGO

C’est avec beaucoup d’attention et intérêts que j’ai lu l’interview accordée par Sylvestre YANGONGO à CNC.

1 – On ne se présente pas à la présidentielle parce que les gens sont venus te voir pour que tu y ailles. Selon lui, il va aux élections parce que les gens le lui ont demandé. Cela explique qu’il n’a pas d’ambition, et de surcroît aucune vision.

2 – Il a participé au Dialogue Politique Nationale, après avoir être membre du Comité préparatoire. Il avait déclaré qu’il ne faut pas politiser l’armée. Mais il a accepté plusieurs fois d’être membre de gouvernement de plusieurs régimes en sa qualité d’officier supérieur de l’armée.

3 – Il avait déclaré que l’armée nationale n’était pas dotée d’armements et la rébellion séléké est venu les mettre en débandade. Pourquoi les officiers n’avaient pas joué leur rôle ?

4- Etant encore actif dans l’armée, il déclare officiellement sa candidature. Est-ce que c’est permis ? Que dit l’Etat-major ?

5 – Quelle stratégie mettra-t-il en place pour avoir des moyens afin de réaliser le programme des 5 verbes du Président Fondateur Barthélemy BOGANDA ?

 

Candidat Jean Barkes NGOMBE-KETTE

« C’était sur la sollicitation de nombreuses personnes autour de moi ». Donc, le candidat Jean Barkes NGOMBE-KETTE n’a pas un projet de société pour la population. Il le fera sans fondement.

Candidat Martin Ziguélé

« Elle sera axée sur la réconciliation. Il faut démarrer le dialogue à la base, dans les villes de l’intérieur du pays, avant d’amorcer un mouvement national. Sans cela, le forum de Bangui [qui doit permettre un dialogue politique entre les acteurs de la crise], en janvier, n’apportera rien. »

Le problème de désarmement  semble ne plus intéressé le candidat Ziguélé du MLPC qui croit à un plan Marshall alors que les forces onusiennes en place n’appliquent pas les résolutions votées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies pour un retour de la paix durable en Centrafrique. Concrètement, il ne propose rien pour mettre fin à la prédation.

Gaston Mandata Nguérékata

Le mandat du prochain chef d’Etat élu sera consacré à la vraie transition selon Gaston Mandata Nguérékata

Après un drame humain qui a marqué notre siècle, il n’est pas question de vraie transition. Si les autorités de la transition ont échoué à leur mission, c’est aussi la faute de toutes les forces vives qui ne se sont pas assumées. La seule chose à faire c’est de tourner la page et se mettre résolument au travail

Me Nicolas Tiangaye

«Je ne suis pas dans la logique d’une restriction d’inéligibilité »

Dans ce cas, Me Nicolas Tiangaye cautionne l’impunité puisque qu’on ne peut pas aller aux élections avec des candidats qui sont poursuivis par la justice.

NDLR : Nos commentaires ont pour but d’inciter les candidats à la présidentielle de 2015 à se corriger et adopter une bonne démarche politique vers les électeurs et non de les discréditer. Nous avons besoin d’un candidat rassembleur qui a les mains propres, qui n’a pas trahi la nation, capable de développer la République centrafricaine dans tout son ensemble sans exclusion des régions, des ethnies et communautés. Selon nos constats ; la plupart des leaders politiques centrafricains n’écoutent pas les conseils de leurs proches collaborateurs et commettent des erreurs monumentales. On relève un déficit chronique de communication au niveau de leurs staffs politiques respectifs. Même quand ils accèdent à la magistrature suprême de l’Etat, c’est l’entêtement à une vitesse supérieure. Le démocrate d’hier devient dictateur durant son mandat.

(Au prochain)

Pierre-INZA
Journaliste politique et culturel

Analyse faite par INZA Pierre

Centrafrique: Communiqué du FRC (Ex-Séléka) sur les événements de Bria avec la Sangaris la semaine dernière

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Corbeau News Centrafrique: 12-01-2015.

 

entête communiqué seleka

Communiqué de presse

Dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 janvier 2015, sous prétexte de procéder au désarmement d’un de nos combattants, les éléments français de l’opération SANGARIS ont froidement abattu le soldat Al bakher Ali Hissein de FPRC Ex SÉLÉKA chez lui devant sa famille, à Bria, à 21 heures.

Exacerbée par un tel crime odieux, la population de Bria, particulièrement les jeunes et les femmes, s’est soulevée et est descendue massivement dans la rue le 10 janvier 2015.

Les soldats de la Mission SANGARIS n’ont pas hésité un seul instant à tirer sur la foule, tuant sur place 4 (quatre) personnes et blessant 18 (dix huit ) autres tous que des jeunes de moins de 18 (dix huit) ans.

La Direction Politique de l’Ex-Coalition SELEKA, condamne fermement ce lâche assassinat et réaffirme sa solidarité indéfectible avec tous les combattants et les militants, particulièrement la population de Bria dans la lutte que l’Ex-Coalition SELEKA continue de mener contre l’injustice, la domination et l’asservissement.

Elle adresse aux familles éprouvées, en cette douloureuse circonstance infligée par les ennemis de la paix, leurs condoléances les plus attristées.

La Direction Politique de l’ex coalition SELEKA prend à témoin l’opinion nationale et internationale des agissements inacceptables de certains éléments des troupes venues en Centrafrique pour aider au processus de la Paix.

La Direction Politique de l’Ex-Coalition SELEKA dégage toute responsabilité quant aux conséquences qui pourraient survenir et s’interroge sur les véritables motivations des auteurs de tels actes crapuleux au moment où elle s’attèle, avec les autres groupes politico militaires, à la recherche des solutions de crise acceptable par toutes les parties.

La Direction Politique de l’ex coalition demeure convaincue que le processus entamé à Nairobi au Kenya, sous les auspices de la Communauté Internationale (CEMAC, CEEAC, Union Africaine et Nations Unies) est irréversible et qu’aucun obstacle ne pourrait s’opposer à la volonté inébranlable du peuple.

  

 

Fait à Bangui le 11 janvier 2015

La Coordination Politique de FPRC, Ex SÉLÉKA  

Centrafrique: grave incident protocolaire entre Samba-Panza et A. Nguendet à la cathédrale de Bangui

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Arrivée-de-Samba-Panza-à-la-Cathedrale-de-Bangui-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Arrivée de Samba-Panza à la Cathédrale de Bangui
Arrivée de Samba-Panza à la Cathédrale de Bangui. Photo: Fred Krock pour CNC

Incident protocolaire à la Cathédrale de Bangui, Samba Panza très remontée contre Nguendet

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 12-01-2015.  Les têtes de la transition centrafricaine ont du mal à cacher leur haine envers les autres. Un incident protocolaire intervenu ce dimanche 11 janvier 2015 à la Cathédrale Notre dame de l’Immaculé conception de Bangui entre la Présidente de transition Catherine Samba Panza et le Président du CNT Alexandre Ferdinand Nguendet a fait grincer des dents à la Présidente.

Dans la messe du dimanche 11 janvier 2015, le Collège des évêques de Centrafrique devrait passer un message au peuple centrafricain. Les autorités de la transition y sont ainsi invitées. A 9 heures 30, la messe devait commencer. À la traditionnelle, les règles protocolaires demandent à ce que le Président du CNT arrive quelques minutes avant l’arrivée la Présidente de transition. Visiblement, cela n’a pas été le cas ce dimanche. A peine Nguendet descendait de sa voiture, le cortège de Catherine Samba Panza aborde l’entrée principale de la Cathédrale. Que s’est-il passé ? S’agit-il d’une défaillance des services de protocoles, celui de la Présidence ou celui du CNT ? Pas encore de réponse à ces interrogations.

Alexandre Nguendet à la cathedrale de Bangui
Alexandre Nguendet à la cathédrale de Bangui. Photo: Fred Krock pour CNC

Mais le drame est bien grave. Le protocole de la Présidence a du retenir pendant deux bonnes à trois minutes Catherine Samba Panza dans sa voiture, le temps pour le Président du CNT de gagner sa place à l’intérieur de l’église. La Présidente n’a pas gobé cet incident. En rentrant à son tour dans l’église, elle s’est arrêtée une seconde à l’escalier : « Allez dire au protocole de lui dire [au président du CNT] que ce qu’il a fait ne me plait pas. » murmurait-elle de manière audible, à son service de protocole.

Faut-il rappeler que le trio de la tête de la transition en Centrafrique peine le plus souvent à asseoir une parfaite entente. Les multiples rappels à l’ordre de la communauté internationale pour une entente sincères entre la Présidente de transition, le Président du CNT et le Premier ministre témoignent bien de cette crise au sommet de la transition. Pourtant, il ne s’agit que d’une transition…

CNC / Bangui / Fred Krock.

« L’heure est grave. La Centrafrique se meurt » : dixit le Collège des évêques de Centrafrique

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Les évêques de Centrafrique à la cathédrale de Bangui. Photo: Fred Krock / CNC

« L’heure est grave. La Centrafrique se meurt » : dixit le Collège des évêques de Centrafrique

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 12-01-2015.  Les Évêques de Centrafrique s’inquiètent de la situation actuelle en République centrafricaine. Dans une déclaration rendue publique ce dimanche 11 janvier 2015, signée de Mgr Dieudonné Nzapalainga Archevêque de Bangui et Président de la Conférence épiscopale centrafricaine (CECA), Mgr Désiré Nestor Nongo Aziagbi, Evêque de Bossangoa et Vice-président de la CECA, Mgr Perin Guerrino de Mbaïki, Mgr Cyr Nestor Yapaupa d’Alindao, Mgr Edouard Mathos de Bambari, Mgr Dennis Kofi Agbenyadzi de Berberati, Mgr Juan Jose Aguirre de Bangassou, Mgr Albert Vanbuel de Kaga Bandoro, Mgr Armando Guiani de Bouar, Mgr Thaddé Kusy Evêque coadjuteur de Kaga Bandoro, le collège des évêques de la CECA a lancé un appel au ressaisissement de tous les centrafricains pour la paix en Centrafrique.

Entre temps, en juin dernier, ils se sont réunis en Assemblée plénière, occasion pendant laquelle ils ont passé en peigne fin la crise centrafricaine. Selon le constat qui s’était dégagé à l’issue de ces assises et résumé ce dimanche 11 janvier par le Père Joseph Tanga Koti, Secrétaire général de la CECA « du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, le constat est celui d’une catastrophe jamais connue sur notre territoire. La réalité était celle d’un Etat effondré où l’on pouvait entendre les pleurs et des hurlements de douleurs. De nombreuses familles musulmanes et chrétiennes firent l’expérience de la Croix à l’exemple du Christ (cf. Marc 15, 16-17). Dépouillées et humiliées, beaucoup durent prendre la fuite, comme la sainte Famille de Nazareth vers l’Egypte, à la recherche d’une certaine sécurité dans la brousse, sur les sites des déplacés internes (communément appelés ledger) ou des camps de réfugiés à l’étranger (cf. Mathieu 2, 13-18. » Véritable lecture critique de la situation dans le pays, ce constat retrace bien les circonstances endurées par le peuple centrafricain deux ans durant.

Malgré tout, le peuple a fait preuve d’une forte capacité de résilience jusqu’à que ce que la situation se régule d’elle-même. Les évêques ont relevé cependant avec satisfaction une certaine amélioration dans l’ensemble. De manière particulière, « les conditions sécuritaires et humanitaires ne sont pas les mêmes sur l’étendue du territoire centrafricain. Dans certaines villes, la sécurité revient progressivement le redéploiement partiel des policiers, des gendarmes et des magistrats est un soulagement pour la population. » peut-on lire dans la déclaration. Sur le plan de la cohésion sociale, les évêques ont noté que « les communautés musulmanes et chrétiennes commencent à se parler. Elles se rencontrent de plus en plus, recherchant ardemment ensemble la paix. Les yeux se dessillent et chacun se rend compte de ses égarements. » Evidemment, cette prise de conscience, quand bien même tardive, n’a pas tardé à donner ses fruits : beaucoup de déplacés internes et des réfugiés centrafricains sont rentrés chez eux. Les larmes d’amour versées souvent à l’occasion des rencontres intercommunautaires témoignent bien de cette volonté à aller vers la réconciliation sincère entre musulmans et chrétiens. Aussi, la reprise quand même timide, de l’administration est à coter dans cet ensemble d’amélioration constatée par les évêques.

Par ailleurs, cette amélioration est encore prématurée du fait de la persistance de ce que les évêques ont convenu d’appeler « des forces maléfiques ». Il s’agit notamment de la haine persistante qui « engendre la division qui induit le repli communautaire que nous observons dans certaines de nos localités. A Bangui comme Bambari, Bakala, Kouango, Boda, Alindao, Kaga Bandoro, Batangafo, Kabo, Mbrés, Ndélé, Zémio, etc. des clivages restent forts. » selon le document. De même, il y a la persistance du non-respect de la vie et de l’influence négative des groupes armés non conventionnels. Enfin, le Collège des évêques a déploré le « syncrétisme » qui continue de ruiner la foi des croyants, car disent-ils « on obtient du prêtre la bénédiction du sel, de l’eau et de l’huile, et du féticheur des décoctions et autres maléfices. Ce syncrétisme obscurcit la vraie foi. Il nous éloigne du vrai Dieu, de Jésus Christ et du chemin de la vie. »

Les évêques de Centrafrique'
Les évêques de Centrafrique. Bangui. Photo: Fred Krock pour CNC

Fort de ce constat mitigé, les évêques ont lancé un appel au ressaisissement de tous les centrafricains pour la paix en Centrafrique. Cinq groupes d’acteurs impliqués dans la crise centrafricaine ont été ainsi ciblés à qui la CECA a envoyé un message particulier : Au jeunes, « loin de vous lasser voler votre jeunesse, nous vous exhortons à rester maîtres de votre destin. Certes, les défis auxquels vous faites face sont énormes : manque de formation adéquate, chômage, précarité. » ont-ils relevé avant quelques interrogations en direction des jeunes centrafricains : « Est-ce une fatalité ? Faut-il sombrer dans le désespoir ? Grande est la tentation de joindre les groupes armés qui promettent un bonheur instantané par le changement spectaculaire de vos conditions de vie. Jusqu’à quand allez-vous laisser manipuler par des seigneurs de guerre et des hommes politiques véreux et peu scrupuleux ? » En effet, il s’agit d’interpeler la jeunesse à l’éveil, afin de s’organiser pour leur autopromotion par le travail mérité en respectant les vertus de la paix et de l’humanité.

Cet appel va tout de même à l’endroit des parents qui, certes, sont confrontés aujourd’hui aux difficultés de moyens pour « nourrir, vêtir, soigner, loger et éduquer leurs enfants », bref des difficultés pour assurer leurs responsabilités de parents, les évêques leur demandent d’avoir « toujours à cœur d’inculquer à vos enfants les valeurs essentielles de paix, d’amour et du respect de l’autre. C’est par le témoignage et l’exemplarité de votre vie que vous redeviendrez de saintes familles chrétiennes et des églises domestiques qui prient, dialoguent, se pardonnent et enseignent les valeurs civiques et citoyennes. »

Quant aux combattants des groupes armés, le Collège des évêques leur a rappelé l’Accord de cessation des hostilités qu’ils ont eux-mêmes signés le 23 juillet 2014 à Brazzaville au Congo. Alors que « le vrai Dieu en qui nous croyons dit : ‘’tu ne tueras pas’’ (Deutéronome 5, 17), ‘’tu aimeras ton prochain comme toi-même’’ (Lévitique 19, 18) […] Nous vous prions de déposer les armes. » ont-il indiqué.

Les leaders politiques sont également interpelés, notamment ceux qui aspirent à la magistrature suprême de l’Etat ou à d’autres fonctions publiques, « à dépasser leurs intérêts personnels et partisans, à promouvoir l’unité et le rassemblement autour des valeurs républicaines. L’heure est grave. La Centrafrique se meurt. A quoi sert toujours de recourir à des forces obscures en vue d’imposer ses idées et d’accéder au pouvoir ? » ont interrogé les évêques.

Enfin, quant à la communauté internationale, les évêques ont salué les efforts mobilisés tous azimuts en faveur du peuple centrafricain, mais leur demandent surtout en matière de sécurité, à faire appliquer les différentes résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu, afin de désarmer systématiquement les groupes armés non conventionnels et d’assurer la sécurité des civils.

Pour finir, les évêques ont formulé le vœu de voir le Forum de Bangui commencer à la base. Ils ont également exprimé le vœu de voir les futures élections en Centrafrique se tenir dans l’apaisement et la transparence.

CNC / Bangui / Fred Krock.

RCA: SAMBA-PANZA EN VISITE À BODA POUR RASSEMBLER LES CHRÉTIENS ET MUSULMANS

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Samba-Panza à Boda.Photo de la Présidence

 

SAMBA-PANZA EN VISITE À BODA POUR RASSEMBLER LES CHRÉTIENS ET MUSULMANS ENCORE DIVISES

 

Boda (Corbeau News Centrafrique): 12-01-2015. La pique de la violence inter-communautaire en République centrafricaine n’a épargné aucune région du pays. A Boda, une ville située au sud de Centrafrique à 198km de la capitale, la cohésion sociale entre les chrétiens et musulmans est encore loin de gagner les esprits en dépit de multiples réunions de sensibilisation initiées par les autorités locales et religieuses dans la ville. C’est dans ce contexte que la Cheffe de l’État de la transition, Catherine Samba-Panza a effectué un déplacement ce 10 janvier 2015 dans cette ville rangée par la crise.

 

Le rancœur est encore palpable dans cette partie sud de la République centrafricaine entre les différentes communautés notamment chrétiens et musulmans qui se sont violemment affrontés durant le moment chaud de la crise. Cette situation inquiète énormément les autorités de la transition malgré les délégations dépêchées dans la localité afin de rassembler les communautés encore divisée sous l’effet de conflit militaro-politique qui a ravagé le pays encore plus la ville de Boda. Cette courte visite de quelques heures à Boda a permis à madame Samba-Panza d’interpeller la population vivant dans cette ville à revivre ensemble. Devant une foule massée à la place de la sous-préfecture, elle a encouragé la population à revivre ensemble.

“Dans le contexte de la paix retrouvé à Boda, il fallait que je rende visite à cette population qui a tant souffert mais qui a su se ressaisir pour rétablir le vivre ensemble et réapprendre à d’accepter mutuellement dans sa diversité“, a déclaré Catherine Samba-Panza, présidente de la transition.

En prélude au forum de Bangui qui serait tenu en ce mois de janvier, il a fallu envisager la politique de consultation à la base à l’intérieur du pays afin d’intégrer la population, principale victime de la crise, à la réussir de ce dialogue national. Même si la ville de Boda a retrouvé un calme ces derniers mois, mais visiblement, les divergences demeurent encore entre les deux communautés qui ont jadis vécu ensemble en toute harmonie.

Selon un bilan dressé par la Croix rouge, le conflit en Centrafrique a causé d’énormes dégâts dans la ville de Boda. Environ 150 morts, 447 blessés, plus de 10 milles déplacés, et 1500 maisons détruites ou incendiées sont enregistré dans cette ville, d’après la Croix rouge. La population espère un retour à la normale entre les communautés après ce passage de Cheffe de l’État de transition dans la ville de Boda.

 

Le déplacement de Catherine Samba-Panza à l’intérieur du pays est la deuxième depuis son arrivée à la tête de transition au mois de janvier 2014, à la suite de démission du chef rebelle de la seleka, Michel Djotodia. La première était avec Jean-Yves le Drian, ministre français de la défense, dans la ville de Mbaïki à 107 km de la capitale, toujours au sud du pays.

 

Boda, Éric Ngaba pour CNC

Huit Présidents africains à la marche républicaine de Paris

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AA / Corbeau News Centrafrique: 11-01-2015.

Huit dirigeants africains à Pasris pour soutenir la France

Huit dirigeants africains à la marche républicaine de Paris

 

Les présidents gabonais, nigérien, malien, sénégalais, béninois et togolais marcheront aux côtés de personnalités politiques internationales après une série d’attaques terroristes en France.

Huit dirigeants africains, dont les présidents béninois, gabonais, malien, nigérien, sénégalais et togolais prennent part, dimanche à Paris, à “la marche républicaine” contre le terrorisme.

A côté de Boni Yayi, Ali Bongo, Ibrahim Babacar Keïta, Mahamadou Issoufou, Macky Sall et Faure Gnassingbé, les Premiers ministres tchadien, Kalzeube Payimi-Deubet et tunisien, Mehdi Jomaa, marquent leur présence à cette manifestation populaire, démarrant de la Place de la République à Paris, à 14H GMT, avec la présence des dirigeants d’une soixantaine de pays, selon des sources du Quai d’Orsay, joints par Anadolu.

Lors de cet itinéraire qui prendra fin à Place de la Nation, dans le 12e arrondissement parisien, l’Algérie sera représentée par son ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, tout comme l’Égypte et le Maroc, avec la présence de Sameh Choukry et Salaheddine Mezouar.

Cette marche est organisée, à l’initiative du Président français, François Hollande, en hommage aux victimes de l’attaque contre le journal satirique français Charlie Hebdo, et d’autres attaques qui s’en sont suivies. Le 7 janvier, deux individus armés ont attaqué le siège du journal à Paris, en faisant 12 morts et 11 blessés. La traque et la mort des deux responsables de cette attaque, a provoqué, deux jours après, une prise d’otages par un individu impliqué dans le meurtre d’une policière municipale, la veille, à la banlieue parisienne Montrouge. Quatre otages ont péri au cours de cette opération.

Avec la participation de Serge-David Zoueme

AA/Tunis