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Centrafrique: les groupes politico-militaires regroupés au sein de G7 s’engagent à enterrer la hache de guerre

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Séminaire du groupe politico-militaire G7 à Bangui

LES GROUPES POLITICO-MILITAIRES REGROUPÉS AU SEIN DE G7-SIRIRI S’ENGAGENT À ENTERRER LA HACHE DE GUERRE

Bangui (CNC): 25-11-2014.  Impossible mais vrai que les ennemis d’hier peuvent devenir les amis d’aujourd’hui. Les groupes politico-militaires en République centrafricaine qui, depuis le déclenchement des hostilités ayant plongé le pays dans le cycle de violences inter communautaires, s’engagent à enterrer ensemble leur hache de guerre.

Ils se sont groupés dans une plate forme dénommée “G7-Siriri” et présidé par Monsieur Mohammed Moussa Dhaffane un ancien de l’ex-coalition Séléka.  Le G7-Siriri est un groupe composé de 7 groupes armés actifs en Centrafrique et qui ont signé l’accord de cessation des hostilités à Brazzaville le 23 juillet dernier. Ils s’agit notamment de l’ex coalition séléka, Anti-balaka, MLCJ, RJ, FDPC, UFR et UFRF.

Lors d’un séminaire organisé par G7-Siriri, aujourd’hui  25 novembre 2014 au complexe sportif 20000 places à Bangui, les ex combattants de G7-Siriri se sont échangés sur plusieurs points avec des propositions pour la sortie de crise en Centrafrique. ces groupes politico-militaires sont représentés chacun par des délégations venues de chaque régions de Centrafrique où ils opèrent afin de prendre part à ce séminaire. L’objectif du séminaire consiste à faire la restitution des engagements pris lors de la signature de cessez le feu au forum de Brazzaville. Car l’accord de Brazzaville a prévu la restitution des grandes décisions prises par les signataires dudit accord. C’est aussi de préparer le dialogue politique  national au début d’année 2015 à Bangui.

Seminaire du groupe politicomilitaire G7 à Bangui 2Les différentes délégations, à leur tour, ont la tâches de restituer ces engagements à leurs bases afin que les armes se taisent définitivement en République centrafricaine. L’émotion était vive. L’on voit les ex seleka et Ant-balaka s’embrassent et se font des accolades, chantant l’hymne nationale en signe de la réconciliation. Chose qui ne se produit jamais entre eux depuis le déclenchement de la crise en cours dans le pays.  Beaucoup de choses ont été dites lors de ce séminaire. Tous ont un seul mot sur les lièvres, “la paix en Centrafrique”.

“C’est nous qui avons lancé les hostilités, et c’est nous qui pouvons cesser à ces hostilités afin de montrer à ceux qui continuent de nous manipuler  que nous nous sommes désormais engagés pour la paix dans notre pays”, a dit Éloge KOÏ, Rapporteur général de G7-Siriri.

Par ailleurs, Les ex combattants de ces groupes armés  pointent du doigt les forces internationales, en particulier les forces françaises de l’opération sangaris d’être, selon eux, les instigateurs des hostilités entre les groupes armés en Centrafrique. Faisant allusion aux derniers évènements dans la ville de Bambari, au centre-est du pays, ils ont souligné que des armes ont été distribuées aux peuhls locaux par ces forces françaises basées dans la région pour commettre des exactions.

Nous-même, nous pouvons mettre fin aux mandats de toutes ces forces internationales dans notre pays si nous nous engageons à déposer les armes de guerre dont nous disposons“, a martelé un chef Anti-balaka.

Les compagnons d’armes ont mis en place des initiatives de nature à matérialiser leur vision en faveur de la paix en Centrafrique. Un comité va bientôt être mis sur pied afin d’organiser une  grande caravane dans la capitale centrafricaine à cet effet.  Une caravane au cours de laquelle, les ex seleka vont accéder aux camps des Anti-balaka et vice versa, en signe de paix et réconciliation.

Bangui/Eric NGABA/CorbeauNews Centrafrique.

Alerte Sécurité Centrafrique : un groupe des Anti-Balaka de Carnot vient de tuer un jeune homme

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/les-miliciens-Anti-Balaka-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les miliciens Anti-Balaka en Centrafrique
A group of anti-balaka militiamen pose for a photograph on the outskirts of Bangui.The group was formed after Michel Djotodia, leader of the mostly Muslim rebel coalition known as Séléka, rose to power. Anti-balaka means “anti-machete” or “anti-sword”Reuters

Alerte Sécurité : un groupe des Anti-Balaka de Carnot vient de tuer un jeune homme

Carnot (Centrafrique), Corbeau News  25-11-2014.  Les faits se sont déroulés il y’a quatre (4) heures du temps à Carnot. Une scène de film selon les témoins que Corbeau news a pu joindre sur place.

Un jeune Musulman appelé SABOU, âgé de 21 ans, réfugié avec sa famille dans l’église catholique du quartier Zawa de la ville de Carnot depuis plusieurs mois mais aujourd’hui, il a décidé de sortir un peu du lieu de son refuge pour aller vendre le sac de riz que le PAM leurs a distribué régulièrement.

Son malheur aujourd’hui, il a croisé un groupe d’une dizaine des Anti-Balaka sur son chemin (selon les témoins), qui l’ont vite appréhendé et Kidnappé avec son sac de Riz. En présence d’une foule des gens qui n’a pu rien faire, le jeune homme de 21 ans a été tué et décapité en une fraction de minutes et ce, publiquement. Son corps gisait encore au sol il y’a deux heures.

La question que tout le monde se la pose c’est de savoir vraiment quand tout cette sauvagerie va finir? Pourquoi les Anti-Balaka continuent de tuer leurs frères musulmans? Pour quel bénéfice? Joint au téléphone, un Anti-Balaka de Carnot nous laisse croire que la victime était un Séléka. Il a travaillé chez les séléka avant et donc il est séléka et c’est la raison pour laquelle il a payé.

Gisèle MOLOMA, Bangui pour Corbeau news Centrafrique

©CNC

Centrafrique : François Toussaint, un mercenaire belge sans foi ni loi

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Corbeau News Centrafrique: 25-11-2014.

Armel SAYO et son mystérieux mercenaire Belge
Armel SAYO et son mystérieux mercenaire Belge

Centrafrique : François Toussaint, un mercenaire belge sans foi ni loi

Son nom ne vous dira rien. Né au Congo, François Toussaint est un mercenaire belge qui a fini par refaire surface à Bangui. Un parcours improbable qui lui a valu d’être épinglé par l’ONU.

C’est le genre d’histoire qui fait de la Centrafrique un pays un peu à part, où gravitent aventuriers et personnages fantasques. Celle d’un mercenaire belge condamné pour meurtre dans son pays et qui a offert ses services de conseiller militaire à un groupe rebelle dont le chef est aujourd’hui ministre.

François Toussaint (aussi connu sous les noms de David Ngoy et de Kalonda Omanyama), né à Lodja, dans la province du Kasaï-Oriental (centre de la RD Congo) en 1965, est un parfait inconnu de la barbouzerie. Selon le rapport final des experts de l’ONU sur la Centrafrique, publié le 1er novembre, cela ne l’a pas empêché d’être, entre novembre 2013 et février 2014, conseiller militaire de Révolution et Justice, un éphémère mouvement armé fondé en octobre 2013 par un capitaine des Forces armées centrafricaines (Faca), Armel Sayo.

Difficile de retracer avec précision le parcours de François Toussaint. On sait qu’il est né de père belge (membre des services de renseignement belges) et de mère congolaise. Qu’il est décrit comme rusé, manipulateur, charismatique et mythomane. Qu’il raconte avoir été formé à la sécurité par une agence américaine de renseignements. Et qu’il a eu plus d’un démêlé avec la justice belge. Le dernier épisode date de janvier dernier : reconnu coupable d’un meurtre commis en 2005, il a été condamné par contumace à la prison à perpétuité – il est depuis visé par une notice rouge d’Interpol.

C’est justement peu après les faits qui lui sont reprochés que Toussaint prend la poudre d’escampette. Il séjourne dans plusieurs pays d’Afrique (Gabon, Burundi et RD Congo). À chaque fois, il s’y rend en tant que travailleur humanitaire. Une couverture. Au Congo, il dit travailler avec une association de lutte contre les viols dans l’Est, mais Kinshasa l’accuse d’avoir entraîné des Maï-Maï dans le Sud-Kivu. Toussaint est arrêté en janvier 2009 avant d’être libéré grâce à la mobilisation d’organisations de défense des droits de l’homme…

Il disparaît ensuite des radars. Dans une vidéo de propagande de Révolution et Justice publiée en décembre 2013, on découvre un homme légèrement bedonnant tout de noir vêtu, talkie-walkie à la main. Toussaint y écoute religieusement le discours prononcé par Armel Sayo devant plusieurs centaines de recrues.

Armel Sayo, le chef de Révolution et Justice. © Youtube

Sayo, autant gourou que chef de guerre

Sa première rencontre avec le militaire centrafricain a lieu au Gabon, en marge de la signature de l’accord de Libreville. Nous sommes en janvier 2013, les rebelles de la Séléka viennent de forcer François Bozizé à s’asseoir à la table des négociations après une offensive éclair. Ils prendront le pouvoir deux mois plus tard.

Toussaint rejoint alors Sayo au Cameroun avant de pénétrer en territoire centrafricain en novembre de la même année et de mettre en place un camp d’entraînement dans la région de Paoua (Nord-Ouest). Les deux hommes partagent la même conviction : la Centrafrique est désormais sous la coupe de jihadistes. S’ils n’interviennent pas, le pays sera bientôt menacé par Boko Haram. Leurs ennemis : les Peuls et la Séléka.

Le discours fait mouche, Révolution et Justice parvenant à recruter plus d’un millier d’hommes, principalement des jeunes du coin. Sous la houlette du charismatique Sayo, autant gourou que chef de guerre, et grâce à la tactique militaire de Toussaint, le groupe prend possession de quelques localités du Nord-Ouest. Mais cela ne suffit pas. Sans source de revenu ni moyen de financement, le groupe se divise et bat en retraite en janvier 2014. La collaboration entre les deux hommes s’arrêtera un peu plus tard, après un énième désaccord. Entre-temps, la force africaine Misca procède à l’arrestation de Toussaint, le 7 juillet, à Bouar.

L’homme est depuis détenu dans la très perméable prison de Ngaragba, à Bangui, et devrait bientôt être extradé vers la Belgique. Signataire de l’accord de Brazzaville, Sayo a, lui, été nommé ministre de la Jeunesse et des Sports le 22 août.

© Jeune Afrique

Centrafrique : pourquoi les experts de l’ONU veulent sanctionner Michel Djotodia

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Corbeau News Centrafrique: 25-11-15h40.

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Michel Djotodia de Centrafrique: ©AFP

Centrafrique : pourquoi les experts de l’ONU veulent sanctionner Michel Djotodia

Les experts des Nations unies sur la Centrafrique ont demandé au Conseil de sécurité de sanctionner une dizaine de personnalités dont l’ancien président Michel Djotodia. Tous verraient alors leurs avoirs financiers bloqués et seraient interdits de voyager.

Depuis sa villa de Cotonou où il coule des jours paisibles en exil, Michel Djotodia doit commencer à avoir les oreilles qui sifflent. Car son nom pourrait rapidement venir garnir la liste des personnes sanctionnées par les Nations unies. C’est en tout cas le souhait du groupe d’experts de l’ONU sur la Centrafrique, comme l’a révélé RFI mardi 25 novembre.

Selon plusieurs sources, diplomatiques et onusiennes, l’ancien président fait partie d’une liste de dix ou douze personnes morales et physiques (et non sept), que les experts ont soumis au Conseil de sécurité lors de la remise de leur rapport final en octobre. Figurent sur cette liste des trafiquants de ressources naturelles et deux compagnies de diamants, Badica en Centrafrique et sa filiale en Belgique, Kardiam. Badica est dirigée par Abdoul-Karim Dan Azoumi, qui passe pour être un des financiers du coup d’État de la Séléka en mars 2013.

Les experts de l’ONU estiment que ces personnalités compromettent la paix, la stabilité et la sécurité en RCA. Il est notamment reproché à Djotodia, aujourd’hui président du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC, une des trois composantes actuelles de l’ex Séléka), ses nombreuses références à la partition du pays.

“Le 17 août, un document non signé portant l’entête de Michel Djotodia et de Noureddine Adam [vice-président du FPRC, déjà sous sanctions onusiennes], appelant à l’indépendance de la République de Dar el-Kouti, a été communiqué à la presse”, expliquent les experts dans leur rapport. “Il avait été envoyé par Mal-Mal Essen, un membre du FPRC connu pour être l’un des principaux idéologues de Nourredine Adam”, ajoutent-ils.

Les membres du FPRC interrogés par le Groupe d’experts ont confirmé que le document reflétait les propos d’individus qui appartiendraient à la branche radicale du groupe. Et Djotodia a une nouvelle fois mentionné l’option de l’indépendance du nord-est de la Centrafrique dans une interview donnée le 3 septembre au quotidien béninois Matin Libre. Il propose alors deux solutions pour mettre fin au conflit en RCA : le retour au pouvoir de l’ex-Séléka ou la partition.

Cette liste d’une dizaine de noms est en ce moment examinée par les pays membres du Conseil de sécurité. Pour qu’une personnalité soit sanctionnée par l’ONU, il faut qu’un des États membres soumette son nom au comité de sanctions, qui statuera ensuite par consensus. “Le processus est en cours, confie une source diplomatique française. Des noms ont été proposés par les experts, il faut maintenant que tout le monde se mette d’accord, fasse le tri pour établir une liste équilibrée.”

“Tout ça peut prendre du temps, conclu un fonctionnaire de l’ONU. Encore plus si certains États, comme la France, redoutent les conséquences politiques des sanctions contre Djotodia.” En mai, l’ex-chef de la Séléka avait échappé à la première salve de sanctions de l’ONU, mais avait été épinglé par les États-Unis quelques jours plus tard (gel de ses éventuels biens et entrée interdite sur le territoire américain).

S’il était sanctionné, l’ancien président centrafricain verrait cette fois ses avoirs financiers bloqués et serait interdit de voyager. Notamment dans les pays du Golfe, où il a séjourné pendant plusieurs jours début octobre.

©Jeune Afrique

SENEGAL/Sommet de la francophonie: à suivre sur l’application mobile de TV5MONDE, dès demain

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Corbeau News Centrafrique: 25-11-2014.

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SENEGAL/Sommet de la francophonie: à suivre sur l’application mobile de TV5MONDE, dès demain

 

Après son complément web TV, TV5MONDE décline sur mobile son offre de programmes à la demande dédiée à l’Afrique avec une nouvelle application TV5MONDE+AFRIQUE. Lancée à l’occasion du XVe Sommet de la Francophonie à Dakar, cette application permet un accès gratuit, pratique et adapté à la consultation de programmes et d’informations francophones dédiés au continent, directement depuis le mobile.

La grande chaine de télévision TV5MONDE présente demain, au village de la francophonie, sa nouvelle application mobile. Déjà lancée sur Internet depuis 2010 avec sa web TV Afrique, TV5MONDE 100% Afrique propose dès demain (26 novembre) sa version mobile pour Androïd 4+ et pour Iphone en début décembre. Une version dédiée aux tablettes sera également disponible. Ce développement intervient dans un contexte de croissance mobile très élevée avec une « hausse de + 43% entre 2013 et 2014 soit deux fois plus que la moyenne mondiale, majoritairement sur Androïd. » L’application TV5MONDE+AFRIQUE propose également une offre d’information avec le journal Afrique et des magazines d’infos dédiés qui permet aux Africains et à la diaspora de rester en contact permanent avec le continent. Toutefois, « pour des raisons économiques, » ils n’ont pas pu être en avance sur le monde numérique. D’ailleurs son directeur général, Yves Bigot, promet de se rattraper en 2015. Concentré de programmes francophones à la demande, cette nouvelle application permet de voir ou revoir tous types de programmes, notamment les séries africaines, « genre très appréciée des téléspectateurs du continent. »

Cet opérateur direct de la francophonie a prévu, à l’occasion du Sommet de Dakar, un certain nombre de programmes et de manifestations dont un journal mondial francophone qui fera l’éco des différentes manifestations. Et ce n’est pas tout, il fera également l’écho en direct lorsque la petite fumée aura donnée le nom du successeur de Abdou Diouf à la tête de l’organisation internationale de la francophonie (OIF). « Un des points importants du sommet. » TV5 installe au centre du village de la francophonie son plateau TV pour être au cœur des évènements culturels, festifs et populaires qui se dérouleront dans le cadre du sommet. Sur le Pavillon de l’OIF, partagé avec les autres opérateurs de la Francophonie, la chaîne présente au grand public l’ensemble de ses offres avec des animations autour de la langue française et de nombreux jeux.

TV5 MONDE remplit ainsi sa mission d’opérateur direct des Sommets de la francophonie en développant un réseau de distribution qui bénéficie des engagements des sommets et de l’appui de l’Assemblée parlementaire de la francophonie. Selon M. Yves Bigot, « cette programmation exclusivement basée sur les créations audiovisuelles francophones est diffusée en langue originale française car permettant d’assurer la promotion mondiale de notre langue en partage. »

Chaîne du lien entre tous les francophones TV5MONDE a également pour mission de promouvoir la langue française. Il accompagne également les dispositifs ludo-éducatifs pour apprendre et enseigner la langue de Molière.

En tant que « diffuseur culturel francophone », cette grande chaîne de télévision à dimension internationale souhaite, en effet, accentuer son action auprès des enfants en déclinant leurs offre jeunesse « partout où cela sera possible. » Telle est d’ailleurs leur principe en tant qu’opérateur direct de l’organisation internationale de la francophonie. Pour l’adhésion aux valeurs communes de notre espace disséminé sur les 5 continents, parmi lesquelles celles revendiquées par le sommet de Dakar, figurent la promotion des droits fondamentaux des femmes et des enfants et l’aspiration légitime de la jeunesse à un avenir de paix de prospérité. En effet, cette télévision se préoccupe, sur chacune de ses 8 chaînes (bientôt 9) de la programmation francophones sous-titrée en 12 langues pour satisfaire et attirer les francophiles.

Maïmouna FAYE

Article paru dans « Le Témoin » quotidien sénégalais ( Novembre 2014 )

 

Martin Ziguelé : il faut que le peuple centrafricain à la base réapprenne à vivre ensemble

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Martin Ziguélé. ©2014CNTV

Martin Ziguelé : il faut que le peuple centrafricain à la base réapprenne à vivre ensemble

L’ancien Premier Ministre et Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), Martin Ziguelé, désormais Candidat de son parti pour la Présidentielle de Juin 2015, a reçu chez lui une équipe de CNTV (Corbeau News Télévision) au lendemain de la clôture du Congrès Extraordinaire du 22 novembre 2014 de son parti le MLPC.

Comme d’habitude, le Président Martin Ziguelé, posé, détendu a répondu à toutes nos questions sans détour afin d’expliquer aux centrafricains sa vision et celle de son Parti pour la Centrafrique à court terme mais aussi l’ambiance qui a régné lors du Congrès de son parti le 22 novembre dernier.

L’interview est télévisée mais nous préférons vous produire un extrait écrit.

Corbeau News Télévision (CNTV) : Bonjour Monsieur le Président.

 

Martin Ziguelé  (MZ): Bonjour.

CNTV : Merci d’avoir accepté notre demande d’interview.  Alors, les travaux du Congrès de votre Parti, le MLPC viennent de s’achever, pouvez-vous nous décrire en un mot l’ambiance qui a régné durant les travaux du Conseil Politique National (CPN) et du Congrès ?

MZ : nous avons tenu les assises do Conseil politique national du MLPC, le 20 et 12 novembre ; et le samedi 22, les assisses du congrès. L’ambiance était à la fête. Au fait depuis février 2009, le Conseil national du parti qui se réunit statutairement deux fois par an ne s’est pas réuni. Donc, tous les camarades ont tenu à être présents, malgré les difficultés liées à la sécurité et au transport, ce qui fait qu’on avait le double de l’effectif. Cela témoigne justement de la mobilité de nos compatriotes, en dépit de la précarité de la situation.

CNTV : Pourquoi le choix de Bangui pour la tenue de ces assises alors que votre Parti, le MLPC est implanté rue sur toute l’étendue du territoire ?

 

MZ : nous avons choisi Bangui pour des raisons sécuritaires

CNTV : Que représente le CPN du MLPC et quelles sont ses compétences ? le Congrès était-il ordinaire ou extraordinaire ?

MZ : Le Conseil politique national est l’organe qui regroupe tous les délégués es fédérations dans une sorte de parlement, c’est l’organe suprême entre deux congrès. C’est en quelque sorte la chambre qui émet les lois du parti qui se réunit statutairement deux fois par an. Comme je vous l’ai dit tout à l’heure, depuis cinq ans, on ne s’est pas réuni et pendant ce temps, il y a eu des décès, il y a eu des démissions et il y a eu des personnes qui pour des raisons professionnelles sont appelées à être apolitiques. Nous avons reconstitué l’ensemble du Conseil politique national qui est revenu à son effectif normal de 95 membres représentantes toutes les fédérations du MLPC tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur.

CNTV : Votre parti, le MLPC, est membre de l’International Socialiste. Y a-t-il eu la participation de vos amis socialistes étrangers, si oui lesquels ?

MZ : Oui ! Nous avons eu la participation physique de deux représentants du Partis socialiste africain, Monsieur Bonaventure Baya de la Convergence citoyenne du Congo et Monsieur Mahamat Alabo du Parti de liberté et du développement du Tchad. Mais nous avons surtout beaucoup de messages de soutien au MLPC et au candidat du MLPC. Il y a par exemple le message du Secrétaire général de l’International socialiste Monsieur Louis Ayala depuis Londres, celui de Monsieur Jean Christoph Tabalewis premier Secrétaire du Parti socialiste français, celui de Sélémane Gabriel, Président du Parti démocrate allemand, celui de Emmanuel Golou, Président du Comité Afrique de l’International socialiste en même temps Président du Parti social-démocrate du Bénin. Nous avons reçu un message de soutien du parti du Rassemblement des forces démocratiques de Mauritanie, celui de Monsieur Gérard Fousquier Directeur du Pôle international de la Fondation Jean Jores qui est la Fondation du Parti socialiste. En plus, nous avons eu des messages de soutien internes, tels que celui du parti Rassemblement démocratique centrafricain.

CNTV : À l’issue de ces deux grandes rencontres de votre parti, vous êtes investi candidat du MLPC pour la prochaine présidentielle de juin et juillet 2015. Que ressentez-vous ?

MZ : C’est à la fois un sentiment de grande responsabilité et un sentiment de reconnaissance. J’ai été déjà, à deux reprises, candidat du MLPC avec les résultats que vous connaissez. Le fait que malgré ces échecs précédents, le congrès du parti, réuni en séance extraordinaire me renouvelle par acclamation sa confiance, c’est pour moi une très lourde responsabilité. Je pense que je dois répondre à l’attente de nos camarades et nos compatriotes. Donc, c’est cet aspect de responsabilité que je mets en honneur.

CNTV : Quelles seront justement les priorités des priorités qui seront inscrites dans vos programmes politiques ?

MZ : Aujourd’hui, si vous demandez à n’importe quel centrafricain dans la rue, il vous dira que la priorité, c’est la paix et la sécurité. Mais quelle paix, quelle sécurité et comment ? C’est qu’intervient la différence entre les candidats et c’est là que le MLPC apportera son approche.

Nous pensons qu’il faut d’abord focaliser notre force sur la remise sur pied des Forces armées centrafricaines, c’est l’axe central. Le président Amani Toumani Touré était venu là dans ce pays et nous avait dit, il y a plus de dix ans que ‘’si vous n’avez pas votre chien, vous aurez chez vous le chien de votre voisin’’. Nous sommes dans ce cas de figure. Nous avons notre chien qui doivent nous sécuriser, notamment les FACA et qu’ils doivent travailler de concert avec les forces internationales. Nous ne pouvons pas espérer construire la sécurité future de la République centrafricaine, si notre armée reste aujourd’hui l’arme au pied et spectatrice des opérations de sécurisation du pays qui se font par les forces internationales que je salue d’ailleurs. Mais, nous devons prendre notre part, car c’est en fabriquant qu’on devient forgeron, c’est-à-dire c’est en étant impliqué dans ces opérations que nous aurons une armée professionnelle et aguerrie. C’est l’axe central de la démarche du MLPC. Nous voulons notre armée et nous travaillerons avec notre armée de concert avec les forces internationales.

CNTV : Vous avez déjà été candidat en 2005 jusqu’au second tour, et en janvier 2011. Quelles sont vos chances pour l’emporter lors de ce prochain scrutin présidentiel ?

MZ : C’est vous qui me le direz. C’est vous les centrafricains qui êtes souverain. C’est le peuple qui donne le pouvoir et c’est uniquement le peuple dira, le moment venu, à qui il va donner le pouvoir. Je ne peux pas dire que je suis le meilleur, le plus grand, le chanceux, le plus victorieux. Ce qui est sûr, je me présenterais comme le parti m’a investi. C’est à vous mes compatriotes de me faire confiance ou pas.

CNTV : Votre parti est membre de la plateforme politique AFDT. Si d’aventure, cette Alliance des Partis politiques opte pour une candidature unique. Quelle sera la réaction de votre parti si le choix des autres leaders politiques de la plateforme ne porte pas sur vous ?

MZ : Je tiens d’abord à dire que l’Alliance des forces démocratiques pour la transition, comme son nom l’indique, est un regroupement des partis politiques démocratiques qui ont décidé de se serrer le coud pour appuyer cette transition afin qu’elle se fasse dans de meilleures conditions. Mais, les partis sont autonomes, ils peuvent présenter leur candidat, ils peuvent également discuter de la stratégie politique. Ceci dit, le moment venu, ces partis discuteront et aviseront. Nous ne sommes animés que par deux choses, l’amour de notre paix et la consolidation de la paix, mais pour le reste, chaque parti décide de sa stratégie.

CNTV : Peut-on avoir un mot sur la composition de vote équipe de campagne ?

MZ : Vous savez que le MLPC est un parti où il y a des jeunes, des vieux aussi et des adultes. Tout comme pour les recettes de cuisine en Afrique où on y met tout un assaisonnement de petits condiments pour faire une bonne sauce, chaque composante du MLPC se retrouvera au sein de cette structure qui pilotera la campagne. Je n’ai pas de nom en tête, parce qu’il ne faut jamais commencer à résoudre un problème en pensant à des individus. Je pense plutôt aux profiles, notamment l’âge, occupation, organes des gens sui seront représentés dans l’équipe de la Direction nationale de campagne du parti.

CNTV : Les élections de juin-juillet 2015 seront couplées. Le candidat à la présidentielle de votre parti est investi, à quand seront investis les candidats pour les législatives ?

MZ : Nous avons déjà discuté de cette question lors du congrès. Dès qu’il y aura le Forum de Bangui aura lieu et qu’il y aura la possibilité pour les communautés à la base de vivre en paix, nous allons convoquer notre Conseil politique national pour choisir et investir nos candidats à la députation.

CNTV : Le dialogue politique inter-centrafricain prévu pour janvier 2015 penchera sur les « futures institutions politiques du pays » devant achever la transition. Croyez-vous que le calendrier de juin-juillet 2015 est tenable avec un tel bouleversement en vue?

MZ : D’abord, il faut aller au dialogue, il faut que le peuple centrafricain à la base réapprenne à vivre ensemble. C’est à base de tout, c’est-à-dire qu’il faut que les femmes, les hommes, des centrafricains qui vivaient ensemble à Gobongo, Boy-Rabe, Km 5, Salo, Carnot… partout, il faut que tous ces compatriotes réapprennent à vivre ensemble. Lorsqu’ils vont accepter de vivre ensemble et qu’il y aura donc la paix des cœurs et pas seulement l’absence d’armes, en ce moment-là, on peut allez très vite dans le processus électoral. Je ne suis pas fétichiste sur les dates. Si les conditions sont réunies, on peut allez vite, tout en sachant que certains impératifs ne dépendent pas de moi, mais dépendent de la météo.

Des élections en Centrafrique en juin-juillet, je veux bien qu’on m’explique comment cela va se passer. Rien n’est impossible, mais je voudrais qu’on soit réaliste. Je pense qu’un décalage d’un ou deux mois par rapport au mois de juillet, ce serait raisonnable, car il y a des régions entières de la RCA dans lesquelles on ne peut pas circuler entre juin et septembre, notamment les régions du Nord-Est où aujourd’hui, il y a cet élégantisme militaire. Donc, si dans ces régions on n’arrive pas à faire campagne, cela va prononcer ou prolonger l’isolement par rapport à la République. C’est pour cela que je dis qu’il faut faire attention. Comme tout le monde, je jeux bien qu’on aille vite, mais il ne faut pas toutefois confondre vitesse et précipitation.

CNTV : Monsieur Martin Ziguelé, Merci.

MZ : C’est à moi de vous remercier.

Propos recueillis par Fred Bruno Krock pour CNTV

ÉLECTIONS 2015, CENTRAFRICAINS SOYEZ DÉCIDÉS À NE PAS OFFRIR VOS DROITS DE VOTES À CES PREDATEURS ET CES IMPORTUNS

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©2014CNC

ÉLECTIONS 2015, CENTRAFRICAINS SOYEZ DÉCIDÉS À NE PAS OFFRIR VOS DROITS DE VOTES À CES PREDATEURS ET CES IMPORTUNS. ET VOUS VOILÀ LIBRES.

 

Faites de votre bulletin de vote une arme fatale contre les petits malins, les intellectuels « auréolés », les intrus, les pagayeurs, les vendeurs de vent, les vieux trains corail, les destructeurs, les narcotrafiquants de diamant et d’or, les pétroliers et les affairistes de tout poil. Vous les connaissez tous par leur tête. Ils sont vilains, ils ne sont pas beaux. Notre pays n’a pas besoin d’eux. Notre pays a besoin d’un fils terrien-maçon à sa tête. Tous ceux-là qui nous ont conduit à la catastrophe, c’est bien nous qui leur avions donné cet avantage. C’est de notre faute, ils nous ont anéantis, ils nous ont divisés, ils ont conduit nos enfants à la boucherie pour leurs propres convoitises et vengeances. Nous avons tué nos propres personnes à la peine afin qu’ils puissent se ravir des délices et se vautrer dans les sales et vilains plaisirs. Tant d’indignités et de souffrances, nous avons fait l’objet ; le moment est venu, il suffit seulement de leur dire non, ça suffit, et nous sommes libres pour toujours au cri de « vive la liberté ».

Bientôt le marché politique sera ouvert à Bangui pour le grand déballage des produits politiques et leurs leaders. La qualité des produits et la qualité des leaders.

Du côté produit politique, on s’attend à avoir des usines à gaz. Des bourrages de crâne. Des cosmétiques bon marché à desquamer la peau des centrafricains et à leur faire pousser des poils frisés.

Du côté leader, ces éternels ministres du pays, ceux-là mêmes qui sont les gestionnaires et responsables de la faillite clôturée de notre pays. Ils sont finis. C’est leur dernier baroud d’honneur !

Il y a ceux qui trainent derrière eux des vieilles casseroles, nous allons les tinter, à tel point que le bruit les empêchera de dormir, ils ne seront pas du tout de toute gaieté pendant les échéances. Ils vivront les pires moments de leur vie, ils souffriront ; pour le moment ils ne se rendent pas compte du feu qui les couve et de l’enfer qu’ils vont vivre.

Il y a également ceux qui se sont transformés en humanitaires patentés d’un jour, des intellectuels en déphasage avec leur formation, le ridicule ne tue pas. C’est maintenant qu’ils apprennent la souffrance des centrafricains et se livrent à des actes humanitaires alors que derrière il y a leur petit calcul électoraliste. C’est comme « je vous donne à manger et vous me votez ». Ils donnent un petit sac de riz par ici pour 10 personnes et des fripouilles par là, des promesses de rendre la vie belle aux centrafricains. Ils sont devenus des chefs de village à la con et ce qu’ils ne savent pas, ils ne sont pas au courant que l’hôpital se moque de la charité.

Il y a aussi des pistonnés, des opportunistes, des affairistes, des soi-disant les riches qui distribuent les billets de banque dans les quartiers. Ils agissent pour le compte de l’extérieur, ils ne visent que les richesses minières de notre sous sol. Ils sont sans projet véritable, des incapables sans connaissance de rôle de gouvernance, des incompétents qui ont déjà prouvé leur échec ici comme ailleurs. Ils sont chargés d’accessoires fournis par leurs mentors pour acheter la conscience des centrafricains. Comme on le dit ici à Bangui « nous n’avons pas demandé leur argent, nous sommes dans le besoin, ils donnent, on prend ». Et toujours dans de telle situation, des godillots, des troubadours assoiffés d’argent sont derrière eux comme des mouettes derrière un chalutier (bateau de pêche) sur la mer pour manger les petits poissons. Ce qu’ils ignorent, le chalutier peut soudainement disparaître et se retrouver au fond de la mer.

 

Il y a ensuite les pasteurs, ils ne sont pas battus pour rien, ils rêvent eux aussi. Quand on a servi Dieu et qu’on veut César, la bifurcation est assez déplaisante. C’est comme de la pédophilie à l’église. Aucun homme de Dieu n’a réussi la mission de César. Les pasteurs qui l’ont essayé n’ont pas été plus loin. B.BOGANDA lui-même en fait les frais. A César ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu. Notre pays est plumé laïc.

Enfin, il y a les vrais leaders potentiels, ayant de la pensée et de la psychologie d’agir. Nous parlerons du leader du parti : USD-COMODES. De profil manager, il aime l’action, il a le sens du mouvement, il sait mesurer sans crainte une distance à franchir, il sait jauger de sang-froid ce qui peut encore durer et sentir ce qui va naitre. Il a la vocation du combat, il est pénétré du premier devoir de Responsable qui sait gouverner une entreprise, en fixer une politique générale dont découleront les stratégies et les tactiques. Celui qui se considère dans le projet ambitieux et courageux du parti comme assurant la fonction « d’entrepreneur politique », qui peut être définie comme « l’activité qui tend à réunir des hommes et des femmes et à les maintenir ensemble en vue de créer une force capable d’exercer une pression sur un domaine social donné, grand comme celui de notre pays ». Il définit le management comme un art et la gestion comme un outil de production qui n’est pas soumis à la loi des rendements décroissants. Il se distingue des discours du gouvernement des Princes en donnant des règles. Un homme libre d’esprit qui vit dans la vacuité quotidienne et profite des instants de la vie qui s’offrent à lui tous les jours. Il est conscient de la mission que Dieu lui a promise pour servir le destin de son peuple et le rôle qu’il doit jouer. Tout commandement vient de Dieu. Il ne force rien, il agit dans le sens naturel des choses, il est vrai et sincère.

Du côté des électeurs, c’est jusqu’au dernier moment qu’ils vont se décider. Et leur choix sera sans appel. Leur bulletin sera une arme fatale. Les critères de choix seront d’une pertinence: être nouveau, naturel, intègre, responsable, expérience managériale, visionnaire, rêveur-réaliste, a vécu la crise dans sa chair sans sortir, n’a jamais baigné dans les affaires et les magouilles, n’a pas mangé de tout bord, mature, sens psychologique, sens pédagogique, avoir un ascendant personnel, artiste, etc…

Tellement que ces élections seront rudes, que beaucoup de leaders laisseront leur peau et d’autres finiront dans le chagrin et l’abîme.

Entrepreneur leader politique.

Robert ENZA

Centrafrique : les ex-Séléka annoncent la fin de la lutte armée et se disent favorables au désarmement

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Chef-dÉtat-Major-des-Forces-Républicaines-Joseph-ZOUNDEIKO.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Chef d'État Major des Forces Républicaines, Joseph ZOUNDEIKO
Chef d’État Major des Forces Républicaines, Joseph ZOUNDEIKO. ©2014CNC

Centrafrique : les ex-Séléka annoncent la fin de la lutte armée et se disent favorables au désarmement

 

Les ex-rebelles de la Séléka, réunis au sein du Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique (RPRC), organisation créée vendredi à Bria (Nord) sous l’égide de leur chef d’état-major, le général Joseph Zoundéko, ont annoncé lundi avoir mis fin à la lutte armée et se disent favorables au dialogue avec les autorités de Bangui pour le retour à la paix dans le pays.

“Ce mouvement aujourd’hui n’est plus un mouvement de lutte armée.Nous voulons aller au dialogue avec le gouvernement en place “, a déclaré le porte-parole, le colonel Djouma Narkoyo, joint par Xinhua lundi soir à Bria, une ville du nord de la Centrafrique érigée en site d’accueil de l’une des bases de la mission de maintien de la paix des Nations Unies (MINUSCA) présente dans le pays depuis mi-septembre. A l’image du caractère hétéroclite de l’ex-coalition rebelle de la Séléka elle-même, le RPRC est une riposte à un regroupement parallèle mis en place un mois auparavant à Kaga-Bandoro (Nord) à l’initiative du général Nourredine Adam, une des têtes d’affiche de la junte ayant pris le pouvoir le 24 mars 2013 à Bangui, sous la houlette de son leader Michel Djotodia, aujourd’hui en exil au Bénin.

Pour ses promoteurs issus des Forces républicaines des ex- Séléka basées à Bambari (centre), ce mouvement vient tourner la page des différentes initiatives menées depuis la démission forcée en janvier de l’ex-chef rebelle des fonctions de chef de l’Etat par intérim, à l’instar du Front patriotique pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC).

Créée en juillet à Birao (Nord), cette organisation avait notamment été placée sous la conduite de Djotodia, en dépit de son exil béninois, avec Nourredine Adam comme numéro deux.

“L’histoire de Ndélé (lieu de création des Forces républicaines des ex-Séléka en mai, NDLR) ou de Birao est désormais ancienne. Si ça marchait, on n’en serait plus là aujourd’hui”, martèle le colonel Narkoyo.

Baptisé d’une dénomination qui démontre la volonté d’aller à la paix, le Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique est divisé en deux branches, dont une politique coordonnée par l’ex-ministre d’Etat en charge des Mines Gontran Djonoaba, neveu de Djotodia, secondé par un autre ancien ministre du gouvernement d’union nationale, Abdoulaye Hissène.

Pour la branche militaire, la chaîne de commandement reste aux mains du général Joseph Zoundéko, autour duquel se sont réunies les 20 et 21 novembre à Bria des délégations venues de Bangui, de Bambari, de Birao, de Kaga-Bandoro ou encore de Samoandja, à la frontière soudanaise, avec l’appui logistique (transport par avion) et sécuritaire de la MINUSCA, de la force française Sangaris et européenne Eufor, à en croire le colonel Djouma Narkoyo.

Au moment où un sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) est organisé du 24 au 26 novembre à N’ Djamena au Tchad avec au menu la crise centrafricaine, les dirigeants du RPRC font par ailleurs part de leur volonté de concourir à la réalisation du programme DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion de combattants des groupes armés).

©Xinhua

Afrique: le SENEGAL vibre aux rythmes de la francophonie

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Sommet-de-la-Francophonie-à-Dakar.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Sommet de la francophonie à Dakar

SENEGAL vibre aux rythmes de la francophonie

Dakar (CNC): 24-11-2014.  Dakar-Dakar, un fort slogan reflétant l’ambiance électrique dans les grandes artères, places publiques  et quartiers de la capitale sénégalaise, aussi les attentes d’espérance pour l’émergence africaine au XVème sommet de la francophonie que Dakar va abriter du 26 au 29  novembre 2014. Les populations africaines croient à la francophonie et un développement durable qui proviendra de cette organisation d’espace francophone, lequel rassemble des centaines de millions d’habitants sur notre planète et qui partagent une langue commune de communication. En effet,  La fête de l’espace francophone démarre en grande pompe à Dakar, car les animations culturelles annonçant des assises riches en couleurs et d’idées émergentes des pays francophones d’Afrique, d’Europe et des Caraïbes sur la place de la nation (ex-Obélisque), où l’ancien président sénégalais, Me Abdoulaye Wade a tenu un meeting musclé contre la gestion opaque du régime Macky Sal
l, à quelques jours du sommet des chefs d’Etat et de gouvernements. Pays du grand poète et écrivain, feu président Léopold Sedar SENGHOR, père fondateur de la nation sénégalaise qui nous a quittés le 20 décembre 2001 en laissant des traces indélébiles à travers ses œuvres culturelles et politiques, le SENEGAL se passe pour la plaque tournante des diversités culturelles de l’espace  francophone au monde ainsi que de la démocratie et du pluralisme.

En prélude au sommet des chefs d’Etat, l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF) a élu son nouveau président le samedi 22 novembre 2014 à l’issu des 43è assises de cette instance tenues à Dakar du 19 au 23 novembre 2014, en la personne de Madiambal Diagne d’origine sénégalaise succédant au marocain Abdelmounaïm Dilami, Administrateur du Groupe de presse « Avenir Communication ». La délégation centrafricaine a été représentée par une consœur et deux confrères, notamment,  Lucienne  Baka, ancienne membre du Haut Conseil de la Communication (H CC), Eloi Bellonghot, Directeur Général de la radio Centrafrique et  Christian-Noël Panika, Correspondant de l’AFP et Président de l’Union de la presse francophone de Centrafrique. Les assises ont adopté une déclaration baptisée « déclaration de Dakar » destinée aux Chefs d’Etat et de gouvernements des pays membres de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) qui vont
se réunir lors du sommet indiqué. La substance de cette déclaration forte que le président sénégalais, Macky Sall, doit porter auprès de ses pairs est fondée sur la défense et la liberté de la presse dans l’espace francophone. Le nouveau président élu et les journalistes participants au colloque ont-ils estimé que cette déclaration ne doit pas souffrir d’entorse. « C’est pourquoi les assises de la presse francophone lancent une nouvelle fois, un appel solennel à tous les chefs d’Etat pour la suppression des peines privatives de liberté relatives à la presse. La francophonie doit s’employer à développer le numérique partout où les populations n’y ont pas encore accès, à créer les conditions d’une information pluraliste, libre et responsable. Il appartient aux gouvernants de soutenir cette modernisation des médias. Il faut prendre rapidement des initiatives courageuses pour l’attribution de visas dans l’espace francophone », formule
nt les participants.

Les artistes sénégalais, n’étant pas en reste pour s’exprimer lors de la francophonie du 22 au 29 novembre 2014 à Dakar. Car, pour eux, c’est un grand espace culturel et intellectuel qui rassemble aussi les mélomanes et leurs idoles préférées, et surtout de cerner les problèmes de l’espace francophone. L’artiste musicien sénégalais de renom, Ismaël LÔ, qui a tenu en haleine le public à la place de la nation (ex-Obélisque) en animant l’ouverture de la fête francophone n’a cessé de faire comprendre à ses fanatiques venus nombreux que la francophonie est un grand rendez-vous de communion culturelle entre le public et les artistes francophones sur scène. Ensemble, l’artiste et son public doivent bouger pour rendre la fête plus belle, a-t-il lancé le message. Entre temps, se produisent le rappeur Didier AWADI à Pikine un quartier de Dakar, l’intellectuel Baaba MAAL à King Palace, Pape et Ablaye Mbaye au terrain de Fass et la lauréate du co
ncours RFI 2014, la chanteuse sénégalaise, MAREMA, au terrain de Ouakam.

La compagnie ROYAL DE LUXE basée à Nantes en France est le principal sponsor de «  Dakar – Dakar qui est l’histoire d’un rescapé du dernier Paris-Dakar qui, après une épopée extraordinaire, arrive dans la capitale sénégalaise pour lancer la première course à vélo statique !  Au cours d’une semaine de fête incroyable, le spectacle traversera la ville, rendra hommage aux tirailleurs sénégalais et une grande compétition sportive sera organisée entre les quartiers ». Toutefois, la seule question qui reste au bout des lèvres des africains francophones est celle de savoir qui succèdera à ABDOU DIOUF le Secrétaire Général sortant de l’OIF pour que la francophonie ne batte pas de l’aile.

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Pierre INZA

Bangui: Mgr Dieudonné Nzapalainga et des chrétiens catholiques au chevet des Séléka de Camp BEAL

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/les-catholique-de-Bangui-au-chevet-des-ex-seleka-au-Camp-beal-Mgr-Nzapalainga.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les catholique de Bangui au chevet des ex-seleka au Camp beal , Mgr Nzapalainga
Mgr Nzapalainga. ©2014CNC

Mgr Dieudonné Nzapalainga et des chrétiens catholiques au chevet des Séléka de Camp BEAL

Bangui (CNC): 24-11-2014.  L’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, à la tête d’une forte délégation des chrétiens, femmes et hommes confondus, de l’église catholique a effectué une visite sur le site des Séléka du Camp BEAL, toute la journée du lundi 24 novembre 2014. Des convois de véhicules pleins de nourriture mobilisée par la CARITAS-Centrafrique et préparée sur place par les femmes de l’association Saint Vincent de Paul a été partagée avec les habitants du site. Aussi, une équipe médicale forte de cinq sœurs infirmières et une sage-femme conduite par le frère Elkana Dawatcha de CODIS (Coordination diocésaine de la santé) a été déployée sur place pour des consultations et des soins.

les catholique de Bangui au chevet des ex-seleka au Camp bealCe n’est pas que de la prière que Nzapalainga est allé faire au Camp BEAL. C’est vrai que l’homme ne vit pas que de pain ; mais toutefois, le pain est indispensable pour la survie physique de l’homme. La visite de la délégation de l’église catholique revêt de plusieurs enjeux, à en croire l’Archevêque, notamment psychologique, biologique, mais et surtout spirituel. « Ici au Camp BEAL, il y a des hommes, des femmes et des enfants qui habitent là. Pour moi, en tant qu’homme de Dieu, là où se trouvent des hommes, des femmes et des enfants, ce sont des enfants de Dieu qu’il a créés à son Image et que j’ai l’obligation d’aller à leur rencontre. » a relevé Mgr Dieudonné Nzapalainga pour justifier sa présence en cette journée du lundi au Camp BEAL qui abrite depuis le 5 décembre dernier, 847 Séléka cantonnés.

Pour revenir au déclencheur de cette initiative, l’Archevêque déclare : « Déjà, il y a trois jours, j’étais passé par là et j’ai vu la misère de tout ce monde qui est ici ; je ne pouvais pas rester indifférent. C’est pourquoi, j’ai lancé un appel à tous les chrétiens de l’église catholique, en leur disant qu’il est temps que nous venions à la rencontre de nos frères. Parce que quand on va à l’église, on reçoit la force de Dieu pour aller secourir nos frères qui ont besoin de l’aide. Et le moment est venu de venir rencontrer Dieu, à travers nos frères et sœurs, car dans l’Evangile de Mathieu au chapitre 25, il est dit ‘’si vous donnez un habit à un petit, c’est à moi Jésus que vous avez fait.’’ Pour nous chrétiens aujourd’hui, Jésus prend le visage de tous gens qui sont là. »

Evidemment, les conditions de vie au Camp sont non seulement précaires, mais de plus en plus insupportables pour les cantonnés. En témoignent les dernières manifestations de ras-le-bol de ces rebelles sur fonds de menace d’explosion de la poudrière que contient leur site. D’ailleurs, Ninou Nina Ringui, élève gardien de la paix cantonnée dès les premières heures du revirement dans la crise centrafricaine, le 5 décembre lève un coin de voile tout en remerciant Nzapalainga et son équipe pour leur visite : « On se croyait abandonnés, or que Dieu ne nous a pas abandonné, mêmes nos frères et sœurs pensent à nous. C’est le motif de ma satisfaction aujourd’hui de voir Monseigneur Dieudonné et les membres de l’église catholique, venir nous soutenir dans nos difficultés. C’est vrai que notre première difficulté, c’est la faim et la santé. Ils nous ont amené à manger et des médecins pour nous soigner, je suis très contente. J’émets aussi le vœu que les centrafricains puissent accorder une chance à la réconciliation dans notre pays, à travers le pardon. »

Le commandant du site de Camp BEAL Rodrigue Yamendji a témoigné également de la reconnaissance vis-à-vis de cette délégation de l’église catholique : « Je remercie très chaleureusement l’équipe de l’église catholique qui est venu aujourd’hui nous visiter dans notre site. En ma qualité du commandant du site de Camp BEAL, je pense que c’est un plan de Dieu qui se réalise comme çà. Mon souhait, c’est de voir cette volonté de réconciliation se poursuive pour que tous les centrafricains puissent reconstruire la RCA qui est très en retard par rapport aux autres pays, même par rapport à tous ces voisins. C’est aussi un moment pour moi de demander à tous mes frères de laisser les vielles pratiques d’enlèvement, de torture, etc. qui n’ont fait que ternir l’image de notre pays. »

les catholique de Bangui au chevet des ex-seleka au Camp beal 2Le père Patrick Mbea lui, projette l’installation d’une école transitoire pour la centaine d’enfants répertoriés sur le site de Camp BEAL avec la perspective d’étendre l’initiative aux autres sites de cantonnement et les camps des déplacés internes de Bangui. « Dans le congrégation des prêtres du Saint esprit, on voudrait que dans les camps ou sites où les enfants ne peuvent pas aller à l’école, organiser les cours sur place. Au niveau de camp BEAL, nous avons constaté qu’une centaine d’enfants sont en âge d’inscription à l’école, ceux de la maternelle et ceux des classes de CI au CM 2. Nous sommes en train de recenser ces enfants pour voir avec le concours de certains partenaires comme l’UNCEF, la Minusca, etc. comment faire pour qu’on puisse ouvrir des classes en vue d’instruire ces enfants. » a-t-il déclaré.

La visite très saluée de l’Archevêque de Bangui au Camp BEAL, ne se limitera pas seulement à ce camp, mais va s’étendre, même au-delà pour atteindre les sites des Anti-balaka, quand bien même, ces derniers ne sont pas cantonnés pour le moment. « Je vous demande de prier. Par la grâce de Dieu, vous verrez qu’un autre site sera annoncé, peut-être nous serons avec nos frères du Camp RDOT ou chez nos frères les Anti-balaka. Nous serons toujours présents là où Dieu nous enverra, nous n’avons pas de limite parce que Dieu n’a pas de frontière, il est présent dans tous les cœurs. » a annoncé Mgr Dieudonné Nzapalainga.

Tout comme pour les autres lieux où le trio des leaders de ka plateforme des religieux a été le premier à ouvrir la voie, la visite de Nzapalainga tonne comme un appel au gouvernement, ainsi qu’aux institutions et Ongs humanitaires tant nationales qu’internationales de venir au chevet des Sélaka cantonnés qui broient encore le noir quant à leur avenir.

Bangui / Fred Krock / 2014CNC

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA LANCE UN ULTIMATUM D’UN MOIS AUX BANDES ARMÉES

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/les-ex-séléka-au-camp-de-berengo-en-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les ex-séléka au camp de berengo en RCA

CENTRAFRIQUE: LA Minusca LANCE UN ULTIMATUM D’UN MOIS AUX BANDES ARMÉES

OPÉRANT SUR LE LONG DU CORRIDOR BANGUI GAROUA-BOULAYE

Bangui (CNC): 24-11-2014.  La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation de Centrafrique (MINUSCA) a donné un ultimatum d’un mois aux bandes armées qui opèrent sur le long du corridor  Bangui Garoua-Boulaye. Un ultimatum donné à l’issue d’une rencontre tenue le mercredi dernier dans la ville de Boali à environ 95 km de Bangui.

La réunion a regoupé les autorités de la MINUSCA conduite par le Général Lorent Morenzo de la MINUSCA de la zone ouest de Centrafrique, la sous préfète, et madame le Maire de Boali ainsi que la population locale. L’objectif de la rencontre est de mettre en garde les auteurs des actes de barbarie qui continuent de créer l’instabilité dans la région ouest de la République centrafricaine.

Le Général Laurent Lorenzo s’est montré ferme vis-à-vis des bandes armées qu’il a qualifiées de fauteurs de troubles sur cet axe. Il leur a donné ce ultimatum d’un mois pour mettre un terme aux pratiques qui sont, selon lui, de nature à empêcher libre circulation de biens et personnes sur ce corridor. Les fauteurs de troubles, dit-il, doivent être traité comme tel.

“Les bandits armés n’ont qu’un seul intérêt de détruire la cohésion sociale qui tente de s’installer dans la région”, a affirmé Geneviève Chour Gbazin, sous préfète de Boali.

En rappel, un violent affrontement a opposé les forces de la MINUSCA aux antibalaka, la semaine dernière, à Cantonnier ville frontalière avec le Cameroun. Plusieurs cas d’enlèvement de personnes et cas de  braquages sont souvent enregistrés sur le corridor Bangui Garoua-Boulaye. Le corridor constitue une source d’approvisionnement indispensable à la République centrafricaine depuis le Cameroun.

Bangui/Eric NGABA/©CorbeauNews.

Centrafrique: Rotary Club de Bangui au chevet des enfants malades du Complexe pédiatrique

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Patient-à-lhopital-Pédiatrique-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patient à l'hopital Pédiatrique de Bangui

Corbeau News Rotary Club de Bangui au chevet des enfants malades de la pédiatrie

Bangui (CNC): 24-11-2014.  Samedi 22 novembre 2014, une centaine d’enfants malades du Complexe pédiatrique de Bangui ont reçu des kits constitués des vêtements – don de l’organisation américaine ‘’Rotary Club Bangui’’. C’est le président de cette institution, Alfred Lombardot qui a personnellement remis le pactole aux parents des malades, au sein même du complexe pédiatrique.

Il s’agit d’une assistance humanitaire inscrite dans le cadre des actions de Rotary Club pour soulager la peine de personnes en difficulté, comme l’a relevé le président Alfred Lombardot à cette occasion : « Parmi les règles de Rotary, la principale, c’est de servir. C’est ainsi qu’avec l’appui de Rotary Club de Libreville (Gabon) qui nous a fournis en vêtements pour enfant, nous sommes venus assister les enfants au niveau de la pédiatrie de Bangui. » a-t-il expliqué. Aussi, il a jouté que l’acheminement du pactole depuis Gabon jusqu’à Bangui a bénéficié de l’appui logistique de la Minusca à qui Lombardot a adressé tout sa gratitude.

Entre temps, en distribuant ces biens aux parents des enfants hospitalisés au Complexe pédiatrique, il s’est révélé que les besoins ont été plus que l’offre. Face à cela, le président de Rotary Club Bangui demande patience aux perdants, car dit-il, « Nous avons déjà effectué une première opération de distribution auprès des enfants orphelins du centre ‘’La Voix du Cœur’’ avant d’arriver à cette deuxième phase. Ce qui veut dire que nous n’allons pas rester là, il y aura très bientôt une troisième distribution. »

Edith Dibéré est habitante du quartier Ouango (7ème arrondissement de Bangui) qui a bénéficié d’un kit. Pour elle, c’est un soulagement : « Je suis pleine de joie, parce qu’en ce moment où nous nous approchons des mois de décembre et janvier où il fait souvent extrêmement froid, nous enfants ont grand besoin de ces habits pour se protéger. Alors qu’avec la crise que notre pays connait en ce moment, nous-mêmes nous n’avons pas les moyens pour leur acheter de vêtements pour les prémunir contre le froid qui s’annonce. C’est pourquoi, nous témoignons notre sincère gratitude à Rotary Bangui pour son geste. »

En somme, il est à noter que la République centrafricaine reste encore dans la douloureuse période d’assistanat où toutes les aides, dans tous les domaines sont les bienvenues en attendant que le peuple centrafricain reprennent véritablement sa capacité d’auto-prise en charge.

©2014Corbeau News Centrafrique / Bangui / Fred Krock.

Centrafrique: le Collectif “Touche Pas à ma Constitution” condamne fermement les violences contre la population du Haut M’bomou

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Le-Collectif-Touche-pas-à-ma-Constitution-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Collectif Touche pas à ma Constitution en Centrafrique

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Depuis l’élection qui a porté à la tête de l’Etat Madame Catherine Samba-Panza, perçue par les Centrafricains et la Communauté Internationale comme un brin d’espoir pour une sortie de crise, force est de constater que les multiples violations flagrantes des droits humains dont le peuple est victime sont devenues monnaies courantes.

Face à l’insécurité grandissante que vit la Population du Haut M’bomou, le Collectif « Touche pas à ma Constitution »membre actif de la société civile, défenseur des droits de l’homme interpelle immédiatement devant les Conseillers Nationaux de la Transition(CNT), le Gouvernement de Transition que dirige Mahamat KAMOUN de faire la lumière sur la situation sécuritaire de cette région.

Le Collectif condamne fermement la victimisation de la population du Haut M’bomou et dénonce avec force l’abandon de cette région par les autorités de la Transition entre les mains des criminels en puissance.

Le Collectif insiste auprès des autorités actuelles de rétablir le plus rapidement l’ordre et la sécurité dans cette région.

 

Fait à Paris, 24. 11. 2014

 

Le Coordonateur Général du Collectif,

 

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

 

 

ALERTE INFO: ÉCHANGE DE TIRS À NGARAGBA

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Maison-centrale-de-Ngaragba-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Maison centrale de Ngaragba à Bangui

 

Bangui (CNC): 24-11-2014.  Selon des informations crédibles venant du quartier Ngaragba dans le septième arrondissement de Bangui, des détonations d’armes de guerres et grenades ont réveillé ce matin les habitants du 7e arrondissement de Bangui. Ces tirs sont entre les propriétaires pour ne pas dire les locataires de la maison d’arrêt carcérale de Ngaragba et les forces de la Minusca. On ne connait pas encore la raison de cet échange de tirs de ce matin mais un habitant du secteur que Corbeau news a pu joindre au téléphone nous parle de tentative d’évasion de la prison. Selon lui, une dizaine des prisonniers de cette maison d’arrêt ont tenté de s’échapper mais les forces de la Minusca sont en train de les ceinturés.
Alors, qui  alimente ces prisonniers en armes, munitions et grenades ? c’est la question que les intellectuels se posent et relance ainsi le débat de réarmement des FACAs que certains compatriotes réclament haut et fort.
Gisèle MOLOMA, Bangui pour Corbeau News.

RCA: des Membres de l’ANE du 3è arrondissement de Bangui contestés

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Association-musulmane-de-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Association musulmane de Centrafrique

 

La plate-forme des Associations musulmanes de Centrafrique rejette la nomination des Membres de l’ANE du 3è arrondissement de Bangui

 

Bangui (CNC): 23-11-2014.  La mise en place des bureaux locaux de l’Autorité nationale des Elections en abrégé “ANE.” est en cours de matérialisation à Bangui, la capitale centrafricaine.Dans le 3è arrondissemen, la nomination des membres du dénombrement de l’Autorité Nationale des Élections de 2015 fait l’objet de vive critique. Pour illustration, la plate forme des organisations et des associations musulmanes de Centrafrique constituées d’environ 5 structures rejettent en bloc cette nomination.

Les membres de cette plate forme dénonce la composition du comité de l’ANE du 3èarrondissement. Ils estiment qu’aucun musulman ne figure parmi les personnalités nouvellement nommées. Alors que le 3è arrondissement, estiment-ils, est composé des deux communautés. Pour eux, l’ANE devrait s’entourer de tout garanti avant la mise en place du bureau de l’ANE dans leur arrondissement.

“Déjà en regardant la composition des membres de l’ANE, vous remarquerez qu’il n’y a aucun musulman. C’est un caractère exclusif qu’ils ont fait. Alors qu’il y a beaucoup de critères qu’il faut tenir compte pour assoir les membres de ce comité. La moindre chose c’est qu’ils devraient constituer une équipe homogène qui  tient compte de caractéristique de la population du 3è arrondissement, ainsi que de considération d’ordre religieux, ethnic. Au moment où le gouvernement de notre pays appuyé par la communauté internationale fait d’effort pour ramener la paix dans le 3è, voilà que l’ANE pose un acte qui risque encore de perturber cette situation de confiance qui est entrain de gagner du terrain. Donc la plate forme par mon nom, regrette en bloc la nomination des membres de l’ANE du 3è arrondissement”, a dénoncé Docteur Nour Moukada, responsable de la plate forme musulmane de Centrafrique.

Selon Godfroy Mokamayadé, vice président de l’Autorité nationale des Élections ANE a fait savoir que l’ANE travaille ensemble avec la Mairie du 3è arrondissement de Bangui en collaboration avec les observateurs internationaux pour la nomination des membres de ce comité à de l’élection des gens qui sont retenus. Ce n’est pas, dit-il, l’ANE qui a désigné les membres du dénombrement dudit arrondissement mais les confirme seulement par arrêté.

D’après Abakar Ousmane porte parole de la communauté musulmane contacté par Corbeau News, le Maire du 3è arrondissement de Bangui en la personne de Mbala Dodo est de mèche avec ceux qui, selon lui, ont mal organisé la nomination de ces membres de l’ANE de leur arrondissement. Or dit-il, on devrait avant tout consulter les personnalités religieuses et notables dudit arrondissement avant cette nomination.

Bangui/Eric NGABA/©Corbeau News Centrafrique.

Centrafrique: mise en garde d’une faction de l’ex-séléka à J. J. Demafouth et A. Sokambi

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Corbeau News Centrafrique: 22-11-2014, 15h15.

les Combattant de l'Ex-séléka

République Centrafricaine
Unité-Dignité-Travail

UNION POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE

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COMMUNIQUE DE PRESSE VALANT MISE EN GARDE

Ce samedi 22 novembre, nous venons d’être alertés par la population civile de bonne volonté de Bambari que moyennant distribution d’argent venant de Bangui et sur instigation du ministre de la défense, Aristide Sokambi et du conseiller à la Présidence, Jean Jacques Demafouth, des jeunes désoeuvrés de la ville ont été enrôlés pour se livrer à des actes de provocation contre les éléments de l’UPC pour faire croire à un soulèvement de la population contre lesdits éléments.

Celui qui a été mandaté pour organiser ce désordre n’est autre que le préfet actuel de la ville de Bambari. Nous exigeons son départ afin que cesse ce désordre et éviter le pire. Il est de notre responsabilité de garantir la sécurité de tout le monde.

Tout porte à croire qu’il y a un complot ourdi contre les éléments de l’UPC par ministre de la défense, Aristide Sokambi, Jean Jacques Demafouth et l’ancien ministre des mines, Herbert Gontran Djono Ahaba et le Préfet de Bambari. Nous les mettons en garde car nous sommes déterminés à faire régner l’ordre là où nous sommes. Nous prenons à témoin l’opinion nationale et internationale des conséquences fâcheuses pouvant résulter de telles manipulations.

Depuis le mois de décembre dernier, nous n’avons fait que travailler la main dans la main avec la population civile, les chefs religieux et les responsables des ONGs dans le seul but de connaître leurs besoins en termes de sécurité et de rendre possible le vivre ensemble dans la cohésion sociale avant de prendre part au Forum de Bangui qu’on nous annonce.

Fait à Paris le 22 novembre 2014

Le Coordonnateur

Habylah Awal

Centrafrique : Samba-Panza et Manuel Valls attendus au Sommet de la CEEAC à N’ N’Djamena ce dimanche

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Corbeau News Centrafrique: 23-11-2014, 01h15.

Catherine Samba-Panza, Présidente de Transition en Centrafrique
©corbeaunews-centrafrique.com

Samba-Panza et Manuel Valls attendus au Sommet de la CEEAC à N’ N’Djamena ce dimanche

Une fois de plus, la crise centrafricaine sera l’un des dossiers majeurs au menu d’un sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) prévu lundi à N’Djamena, avec la participation de la présidente de transition centrafricaine Catherine Samba-Panza, et en présence du Premier ministre français Manuel Valls, annonce-t-on à Bangui.

Les discussions au sujet de cette crise seront à l’évidence consacrées à une évaluation des récentes évolutions de la transition politique conduite depuis son élection fin janvier par le Conseil national de transition (CNT, Parlement provisoire) par Catherine Samba-Panza, concernant surtout la mise en oeuvre de l’ accord de cessez-le-feu conclu avec les groupes armés le 23 juillet à Brazzaville (Congo).

Un organe de supervision de ce processus mis sur pied par la communauté internationale, le Groupe international de contact sur la République centrafricaine (GIC-RCA) s’est prononcé lors de sa récente réunion tenue le 11 novembre à Bangui pour la fin de cette transition en août 2015, après l’organisation d’une élection présidentielle et des législatives au cours des deux mois précédents.

Le président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur international de la crise, a été chargé de déclencher l’ application de cette décision, que les autres dirigeants de la CEEAC sont sous doute appelés à entériner lors de leur rendez-vous de N’Djamena, marqué par la présence de Catherine Samba-Panza, annoncée en visite dans la capitale tchadienne dès dimanche.

Cette participation qui n’est pas la première tient à une invitation spéciale adressée par le chef de l’Etat tchadien Idriss Deby Itno, dans la mesure où la RCA demeure sous le coup d’une suspension au sein des organisations internationales depuis la prise du pouvoir le 24 mars 2013 à Bangui de Michel Djotodia, leader de l’ex-coalition rebelle de la Séléka poussé à la démission le 9 janvier de cette année après une présidence par intérim désastreuse, marquée par la poursuite des violences dans le pays.

Le Premier ministre français Manuel Valls est aussi annoncé à ce sommet, en compagnie du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian qui ne cesse de multiplier les visites à Bangui et les capitales voisines depuis le déploiement de la force Sangaris en appui des opérations de stabilisation de la RCA, à en croire des sources diplomatiques françaises à Bangui. F

 

Centrafrique: l’Autorité nationale des élections se met au pas pour les élections de 2015

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Lambassadeur-de-France-à-Bangui-et-le-Président-de-lANE.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L'ambassadeur de France à Bangui et le Président de l'ANE
L’ambassadeur de France à Bangui et le Président de l’ANE. ©AF

Elections 2015 : L’Autorité nationale des élections se met au pas

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 22-11-2014.  Les scenarii pour l’obtention du prolongement de la transition, et donc du report des élections futures, montée par la présidente de transition Catherine Samba Panza ont été coupés court par la communauté internationale, lors de la dernière mission de Basile Ikouebe, Ministre congolais des Affaires étrangères en sa qualité d’Envoyé Spécial du Médiateur international dans la crise centrafricaine. L’émissaire de Denis Sassou Nguesso n’avait pas bégayé au sujet de la durée de la transition en cours en RCA. « Nous apercevons que malgré toutes les bonnes volontés, le délai de février 2015 pour la tenue des élections, donc de la fin de la transition parait intenable. Il faut donc, réfléchir avec les autorités de la transition pour voir comment appliquer l’article 102 de la Charte constitutionnelle pour permettre à toutes les instances de préparer les élections dans de meilleures conditions. » a-t-il dit, le 11 novembre 2014, lors de la conférence de presse qui avait sanctionné la 6ème réunion du GIC (Grupe international de contact sur la Centrafrique) tenue à Bangui. Alors que l’article 102 de la Charte constitutionnelle dont Ikouebe a fait allusion prévoit un prolongement de six mois seulement.

Ce message aurait été le catalyseur qui a boosté tout un système au niveau de Bangui et le Président de l’ANE (Autorité nationale des élections), Dieudonné Kombo-Yaya s’est vu obligé de s’exécuter. Ce dernier vient de mettre le turbo dans le cadre des préparatifs des élections de juin-juillet 2014, en finalisant très rapidement la mise en place des bureaux des circonscriptions électorales au niveau de Bangui. Le premier pas vient ainsi d’être franchi : les membres du bureau des circonscriptions électorales de Bangui sont déjà désignés par l’ANE. Le tableau se présente de la manière suivante :

1er arrondissement : Mesdames Ngbakongo, Née Yassimago Odile Bernadette, Vondo Née Wobis Véronique ; Messieurs Kolaba Bruno, Sirimbo Thomas Guy Vincent, Koidemba Didier Emile, Maka Tobeko Hubert, Bemolenda Gatien Aristide.

2ème arrondissement : Mesdames Kozangue-Ngako Patricia, Welenag-Wembissa Bernadette ; Messieurs Ngobo Olivier Robert, Magale-Dengueade Ludovic, Alazoula Teteya Jean-Thierry, Gana-Onda Eddy Marien, Mossepamade-Kanda Théodore.

3ème arrondissement : Mesdames Rekoundet Ysoline, Fita-Kona Marie-Josèphe, Dahou Anjewa Irma, Ouangba Albertine ; Messieurs Abbé Baou-Nguinema Félicité – Bonaventure, Koffi Magloire, Koe Joseph Bernard.

4ème arrondissement : Mesdames Passiri berte Aline, Yangba, Née Yatina Gbeguere, Ngabzale-Tekeletiende Rita Adeline ; Messieurs Andara Eloi, Pougaza Jô-Lefort, Guimbioko Sylvain, Sendeo-Okape Bernard.

5ème arrondissement : Mesdames Lebouandji Lucienne, Djohodomo Liane Arlette ; Messieurs Galibassi Moctar, Ali Ouabou, Adallah Yvon, Pagone Alexis, Ngaka Etienne.

6ème arrondissement : Mesdames Don-Ding Augustine, Bawa-Wolombi Bénédicte Flora ; Messieurs Yoro Gaston, Ngbassoumi Raymond, Ouate-Lengot Saint Cyr Seigneur, Koudou Fabien, Kowomba-Bangagote Joël Jospin.

7ème arrondissement : Mesdames Ocka Viviane Stéphanie, Assania Jeanne-Marie, Yangoussambia Catherine ; Messieurs Ngabanda Daniel, Ngueremale Michel, Pandasse Dieudonné, Guere Jules.

8ème arrondissement : Mesdames Piogossi-Nenzoni Florence, Nana Odette ; Messieurs Gaza Maixent Christophe, Kiandji Dieudonné Thierry, Yamala Cyr Fleury, Feidangamo José-Malot, Nganassem Thierry – Constantin

Indiquons toutefois que cette liste publiée sous l’arrêté 003/14/ANE/P du 12 novembre 2014 suscite déjà des réactions de contestation de par la composition des bureaux confiée aux maires d’arrondissements. Un groupe de jeunes du 4ème arrondissement par exemple ont fait savoir que Madame le maire de leur arrondissement a uniquement coopté des personnes membres de sa familles ou de son église Ngoubagara pour constituer le bureau de la circonscription du 4ème arrondissement. De toutes les façons, c’est un pas décisif vers les élections prochaines qui a été franchi avec la mise en place de ces bureaux de circonscription.

©2014CNC / Bangui / Fred Krock

La crise en centrafrique s’invite au menu d’un sommet de la CEEAC lundi à N’Djamena

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Corbeau News Centrafrique: 22-11-2014.

Logo du CEEAC
©2014CNC

Une fois de plus, la crise centrafricaine sera l’un des dossiers majeurs au menu d’un sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) prévu lundi à N’Djamena, avec la participation de la présidente de transition centrafricaine Catherine Samba-Panza et en présence du Premier ministre français Manuel Valls, a-t-on appris samedi de source proche de la présidence à Bangui. Les discussions au sujet de cette crise seront à l’évidence consacrées à une évaluation des récentes évolutions de la transition politique conduite par Mme Samba-Panza, depuis son élection fin janvier par le Conseil national de transition (CNT, Parlement provisoire), concernant surtout la mise en oeuvre de l’ accord de cessez-le-feu conclu avec les groupes armés le 23 juillet à Brazzaville (Congo).

le Groupe international de contact sur la République centrafricaine (GIC-RCA), organe de supervision de ce processus mis sur pied par la communauté internationale, s’est prononcé lors de sa récente réunion, tenue le 11 novembre à Bangui, pour la fin de cette transition en août 2015, après l’organisation d’une élection présidentielle et des législatives au cours des deux mois précédents.

Lors du rendez-vous à N’Djamena, les dirigeants seront sans doute appelés à entériner cette décision.

Mme Samba-Panza sera présente à cette rencontre sur invitation, alors que la RCA demeure sous le coup d’une suspension au sein des organisations internationales depuis la prise du pouvoir le 24 mars 2013 à Bangui par l’ex-coalition rebelle de la Séléka, conduite par Michel Djotodia.

Djotodia a été poussé à la démission le 9 janvier dernier après une présidence par intérim désastreuse, marquée par la poursuite des violences dans le pays. Le Premier ministre français Manuel Valls est aussi annoncé à ce sommet, en compagnie du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian qui ne cesse de multiplier les visites à Bangui et les capitales voisines depuis le déploiement de la force Sangaris en appui des opérations de stabilisation de la RCA, à en croire des sources diplomatiques françaises à Bangui. F

 

CENTRAFRIQUE: DISCOURS DU PRÉSIDENT DU MLPC MARTIN ZIGUELÉ POUR LA CLOTURE DU CONGRÈS DE SON PARTI

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Martin-Ziguelé-lors-de-la-cloture-du-congrès-ex-tra-ordinaire-du-MLPC-son-parti.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Martin Ziguelé lors de la cloture du congrès ex-tra ordinaire du MLPC son parti
Martin Ziguelé lors de la clôture du congrès extra-ordinaire du MLPC son parti. ©2014CNC

M.L.P.C

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

Justice – Liberté – Travai

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    Bureau Politique National


Présidence

 

 DISCOURS DU PRESIDENT DU PARTI POUR LA CLOTURE DU CONGRES EXTRAORDINAIRE DU MOUVEMENT

DE LIBERATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

 (MLPC)

– Bangui, le 22 novembre 2014 –

  • Messieurs les Représentants des Partis politiques des pays frères du Congo Brazzaville (Convergence Citoyenne) et du Tchad (Parti pour les Libertés et la Démocratie –PLD-), Membres de l’Internationale Socialiste et de l’Alliance Progressiste Mondiale) de l’Afrique centrale ;
  • Monsieur le Président de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) ;
  • Messieurs les Présidents des Partis politiques, Membres de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) ;
  • Messieurs les Représentants des Organisations des droits de l’Homme et de la Société civile ;
  • Distingués Invités ;
  • Camarades Militantes et Militants du MLPC ;
  • Chers Congressistes.

Nous voici au terme des travaux de notre Congrès extraordinaire. Pendant toute une journée, les Congressistes du MLPC ont abordé, dans la sérénité, des questions touchant à la vie interne de leur Parti politique, mais aussi à la situation préoccupante de la Nation centrafricaine. Au sortir de ces assises, je ne peux que me réjouir parce que, une fois de plus, le débat démocratique a pris le dessus dans cette rencontre qui s’est déroulée en toute fraternité et en toute camaraderie.

En adressant mes vives félicitations à mes Camarades Congressistes, permettez-moi, Mesdames et Messieurs, de dire aussi ma grande satisfaction car l’objectif principal de nos assises, qui était de désigner le candidat du parti à la future élection présidentielle centrafricaine, a été atteint. Les camarades ont fait preuve de sagesse militante.

Par cet exercice des primaires internes transparentes, nous venons une fois de plus de démontrer aux yeux de tous, si besoin en était, que le MLPC est un vrai parti démocratique.

Victoire Camarades ! Victoire Camarades ! Victoire Camarades !

Mes Chers Camarades Militantes et Militantes du MLPC,

Comme vous l’avez constaté à l’ouverture de nos assises, nombreux ont été les messages d’amitié et de soutien venus de tous horizons, de l’Internationale socialiste, de l’Alliance Progressiste Mondiale, du Parti Socialiste français, du Parti Socialiste béninois, du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) de Mauritanie et de la Fondation Jean JAURES, qui vous ont été lus ce matin par notre Secrétaire Général, sans oublier ceux de la Convergence citoyenne du Congo Brazzaville, du Parti pour les Libertés et la Démocraties (PLD) du Tchad, ainsi que celui du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) qui ont été délivrés par leur représentant respectif parmi nous ce matin. Cela témoigne à suffisance que le MLPC n’est pas seul dans sa lutte démocratique. Qu’il me soit permis, en votre nom à tous, d’adresser en retour à ces Partis et Associations politiques amis et frères, les sincères remerciements de notre Grand Parti, le MLPC.

Camarades Militantes et Militants du MLPC.

Une fois de plus, vous venez de renouveler votre confiance en votre humble serviteur que je suis, en me désignant pour porter les valeurs du MLPC lors de la prochaine élection présidentielle. En retour, je voudrais, du fond du cœur, vous remercier sincèrement pour cette nouvelle marque de confiance qui tout à la fois m’honore et me conforte dans mon engagement militant. C’est pour moi, comme le disait il y a quelques jours le tout récent Président de la transition du Burkina Faso Michel KAFANDO, ‘’un immense plaisir et un redoutable devoir’’.

En ouvrant ce matin les travaux de notre Congrès extraordinaire, je plaçais ces assises sous le signe de l’espoir. Maintenant que mon Parti a réussi le pari de ce premier exercice démocratique à travers des primaires en interne, je peux affirmer haut et fort que tous les espoirs sont permis. Car maintenant, c’est tous unis et comme un seul homme que le MLPC se prépare à s’engager dans les futurs enjeux démocratiques de l’élection présidentielle.

  • Messieurs les Représentants des Partis politiques des pays frères du Congo Brazzaville (Convergence Citoyenne) et du Tchad (Parti pour les Libertés et la Démocratie –PLD-), Membres de l’Internationale Socialiste et de l’Alliance Progressiste Mondiale) ;
  • Monsieur le Président de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) ;
  • Messieurs les Présidents des Partis politiques, Membres de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) ;
  • Messieurs les Représentants des Organisations des droits de l’Homme et de la Société civile ;
  • Distingués Invités ;
  • Militantes et Militants du MLPC ;
  • Chers Congressistes.

Au cours de nos assises, compte a été rendu de la situation générale de notre société et de notre pays à travers les différents rapports présentés par les congressistes. J’ai été particulièrement attentif, et tout aussi réceptif, à ces rapports. Je me réjouis de ce que, globalement, le constat est le même : le centrafricain à mal a son pays.

  • Camarades Militantes et Militants du MLPC ;
  • Chers Congressistes ;
  • Camarades Délégués venus de nos provinces et de l’extérieur.

C’est à l’aune du mal de notre pays que nous devons repenser la stratégie du combat que nous allons mener dans les mois à venir pour aller à la victoire finale. Je ne le répéterais assez : le train de l’histoire est en train de passer, et nous n’aurons aucune excuse devant les générations futures si nous le ratons une énième fois.

En acceptant de porter les couleurs de mon Parti pour la future élection du Président de la République, je mesure l’immensité de la tâche qui est la mienne, et le poids des responsabilités. Mais heureusement pour moi, et contrairement à beaucoup, je ne suis pas un homme seul.

J’ai avec moi tout un Parti politique mobilisé, qui a mesuré l’ampleur des défis, et qui est prêt à les relever.

J’ai avec moi l’ensemble des forces démocratiques de notre pays avec lesquelles nous avons toujours travaillé en symbiose, et avec lesquelles nous allons mener les futurs combats électoraux, non pas comme des ennemis qui se regardent en face, mais comme des adversaires qui sauront se respecter.

J’ai avec moi un réseau de Partis et Associations politiques amis et frères, avec lesquels le MLPC partage l’essentiel de son idéologie.

Nous avons avec nous, Camarades, je vous le dis, tout un peuple fatigué, extenué, dont les derniers espoirs reposent désormais sur nos fragiles épaules.

A partir de là, aucune erreur ne sera tolérée, aucune faute ne sera pardonnée, puisque désormais les yeux de toute l’humanité se tournent vers nous.

  • Messieurs les Représentants des Partis politiques des pays frères du Congo Brazzaville (Convergence Citoyenne) et du Tchad (Parti pour les Libertés et la Démocratie –PLD-), Membres de l’Internationale Socialiste et de l’Alliance Progressiste Mondiale) ;
  • Monsieur le Président de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) ;
  • Messieurs les Présidents des Partis politiques, Membres de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) ;
  • Messieurs les Représentants des Organisations des droits de l’Homme et de la Société civile ;
  • Distingués Invités.

J’ai le plaisir de vous informer solennellement que mon Grand Parti, le MLPC, vient de réussir ses primaires internes, et m’a désigné comme son candidat à la future élection présidentielle dans notre pays.

Ce pari, ce devoir, cette responsabilité, je ne pourrais les porter seul, sans votre accompagnement comme vous l’avez toujours fait envers mon pays, en aidant les autorités de la transition à tout mettre en œuvre pour préparer, organiser et réussir des élections libres et transparentes, inclusives avec la participation de tous les centrafricains dont nombreux sont aujourd’hui réfugiés et déplacés, et sur l’ensemble du territoire centrafricain. S’il en était autrement, c’est alors ensemble que nous aurions failli. Car si vous n’accompagnez pas suffisamment mon pays dans le processus de transition, vous vous retrouverez avec une situation similaire à celle de la Lybie ou, pire, celle de la Somalie.

  • Camarades Militantes et Militants du MLPC ;
  • Chers Congressistes.

L’heure de la mobilisation a sonné. L’heure du combat pour la victoire finale a sonné.

Victoire Camarades ! Victoire Camarades ! Victoire Camarades !

Maintenant plus que jamais, nous devons rester unis et soudés. Nous devons aller partout, auprès de nos frères et sœurs, parler du même langage de l’unité, parler de la réconciliation, parler du dialogue et de la paix, pour qu’ensemble nous convergions vers l’étoile du berger, celle qui nous indique le gîte où est né le rédempteur. Je ne suis pas BALTHAZAR. Mais je vais ensemble avec vous, comme les Rois Mages, saluer notre résurrection.

La main sur le cœur, je lance un appel à tous mes anciens camarades qui, pour des raisons diverses, ont quitté le MLPC, à regagner leur maison ; c’est à bras ouverts qu’ils seront accueillis.

J’invite aussi tous ceux qui hésitent encore, à franchir le pas pour venir rejoindre leurs sœurs et leurs frères, en intégrant le MLPC, pour qu’ensemble nous allions sur le chemin de la victoire. La victoire, c’est maintenant, ou jamais.

J’exhorte d’ores et déjà mes sœurs et frères centrafricains d’autres bords politiques, qui seront engagés comme moi dans cette élection avec un autre parti politique ou en soutien à un parti politique, à de la retenue et au sens patriotique, car c’est un combat démocratique que nous allons mener, et non pas une guerre fratricide. Autrement, le peuple centrafricain retirera définitivement le peu de confiance qu’il place encore en ses hommes politiques.

  • Messieurs les Représentants des Partis politiques des pays frères du Congo Brazzaville (Convergence Citoyenne) et du Tchad (Parti pour les Libertés et la Démocratie –PLD-), Membres de l’Internationale Socialiste et de l’Alliance Progressiste Mondiale) ;
  • Monsieur le Président de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) ;
  • Messieurs les Présidents des Partis politiques, Membres de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) ;
  • Messieurs les Représentants des Organisations des droits de l’Homme et de la Société civile ;
  • Distingués Invités ;
  • Militantes et Militants du MLPC ;
  • Chers Congressistes.

Nous sommes tous en train d’écrire une page de l’histoire de la République centrafricaine. Car, je vous en conjure, en plusieurs années de lutte politique et autant de combat démocratique, jamais je n’ai senti un aussi grand besoin pour le peuple centrafricain de tourner la page de ses errements, de se prendre lui – même en charge, et de travailler résolument à la construction de son pays. Ceci me conforte, et me rend fier de mes compatriotes.

L’œuvre de reconstruction nationale, c’est ici et maintenant que nous devrions nous y engager.

Mon Parti politique et moi – même, avec nos alliés de la plate – forme politique de l’Alliance des Forces Démocratiques de la Transition (AFDT), allons travailler à l’unité du peuple centrafricain, dans la dignité.

Ces deux (02) dernières années, on a beaucoup entendu dans notre pays dire que tel est musulman, que tel autre est chrétien, alors que nous avions toujours vécu sur cette terre de nos ancêtres en toute symbiose, et riches de notre diversité. Notre vivre ensemble est fortement ébranlé, mais la césure n’est pas encore totale, et grâce au legs de nos aïeux, notre patrimoine incommensurable qu’est le sango, notre langue nationale, nous allons recoller ensemble les morceaux du pot cassé.

En réalité, ce sont des manipulateurs aigris qui ont tenté d’instrumentaliser le spectre du communautarisme pour s’accrocher désespérément aux vestiges d’un pouvoir qu’ils ont eux – mêmes laissé tombé en lambeaux, au détriment de l’intérêt général et au détriment de la société centrafricaine. Mais la page est tournée.

A partir de ce jour, je lance un vibrant appel à tous mes frères et sœurs. Il n’y a pas de musulman ; il n’y a pas non plus de chrétien ; il y a des centrafricains, tout court. Laissez – tomber vos rancœurs qui, je sais, sont grandes. Ne vous laissez pas entrainer par la haine.

Vous avez été victimes d’injustice, et vous en gardez le ressentiment, parce que l’Etat, qui était censé vous protéger, n’était pas là pour le faire. Vous avez cru devoir recourir à la justice privée pour réparer les torts que vous avez subis. Mais sachez que la communauté internationale est mobilisée à nos côtés, et sachez que je prends formellement l’engagement de tout faire pour que la justice passe avant la réconciliation et le pardon. Quand bien même la justice des hommes ne vous aura pas été rendue, celle, plus redoutable, de Dieu, qui voit tout et qui sait tout, vous sera rendue. C’est pourquoi je vous invite tous, frères et sœurs centrafricains, à l’apaisement et au désarmement de vos cœurs.

  • Camarades Militantes et Militants du MLPC ;
  • Chers Congressistes.

Les jours qui vont suivre seront déterminants pour les luttes à venir. Nous allons œuvrer ensemble à la mise en place d’une direction nationale de campagne, selon les critères que vous aurez retenus. Je poursuivrai le travail engagé avec le cercle de certains camarades, sympathisants et amis, pour vous soumettre ce qui sera notre Programme politique, selon les axes de notre Projet de société. Rien ne sera fait sans vous ; tout sera fait avec vous, et par vous. Personne ne sera mis à l’écart. Il y a tant à faire, et chacun doit y apporter sa contribution.

  • Camarades Militantes et Militants du MLPC ;
  • Chers Congressistes.

Au cours de vos travaux, vous avez mis en exergue les difficultés que nous aurons à surmonter dans notre lutte pour la conquête du pouvoir. Je me réjouis que les années passées dans l’opposition politique, au lieu de nous affaiblir, nous a confortés. Et je sais que la même farouche détermination nous amènera à les surmonter.

C’est le moment de nous séparer. Je prends l’engagement devant vous, et devant l’éternel, de m’inspirer des résultats de vos travaux et des quatre (04) piliers du Projet de société de notre Parti politique pour préparer le Projet de société pour la campagne électorale. Je prends l’engagement de désigner une Direction Nationale de Campagne consensuelle et dynamique, fortement représentative de notre Parti, selon les profils que vous aurez vous mêmes définis. Je prends l’engagement de mener cette lutte non pas pour perdre, mais pour la victoire finale.

Je lance est un vibrant appel au rassemblement et à la mobilisation.

Au moment de nous séparer, je demande à Dieu le Père de raccompagner les Camarades Congressistes qui sont venus de nos provinces, de la Lobaye, de la Mambéré Kadéi, de la Sangha Mbaéré, de la Haute Kotto, du Bamingui Bangoran, de la Nana Mambéré, de l’Ouham, de l’Ouham Pendé, de la Kémo, de la Vakaga, de l’Ombella M’Poko, etc. et ceux qui sont venus de l’extérieur, notamment des fédérations d’Europe-Amérique-Asie et Moyen Orient et du Cameroun, dans le chemin du retour dans leur foyer respectif. Qu’ils aillent dire à tous nos camarades qui n’ont pas pu faire le déplacement que l’heure de la victoire a sonné. Qu’ils aillent dire à ceux qui croyaient que le MLPC est mort et enterré, que nous sommes là.

Victoire Camarades ! Victoire Camarades ! Victoire Camarades !

J’aurais tant voulu que nous restions ensemble, pour partager, en toute communion, la même ferveur.

Mais, hélas ! Il faut nous séparer. Et, une fois encore, avant de nous séparer, je demande au même Dieu sa protection pour que nos frères venus du Congo Brazzaville et du Tchad puissent rentrer chez eux, retrouver leur famille respective et transmettre à leur plus grande famille, leur famille politique, nos remerciements et nos salutations. Les remerciements et les salutations du MLPC qui est honoré par leur marque de soutien.

Partez donc tous en paix, et puisse Dieu vous protéger !

Sur ce, je déclare clos les travaux de notre Congrès extraordinaire.

Victoire Camarades ! Victoire Camarades ! Victoire Camarades !

Je vous remercie.

Martin ZIGUELE

Président du Bureau Politique National

Candidat désigné pour l’élection présidentielle

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC)

CENTRAFRIQUE: MARTIN ZIGUELE OFFICIELLEMENT INVESTI CANDIDAT AUX ÉLECTIONS PAR SON PARTI LE MLPC

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Investiture-de-Marti-Ziguelé-par-son-parti-le-MLPC.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Investiture de Marti Ziguelé par son parti le MLPC
Investiture de Martin Ziguelé par son parti le MLPC. ©CNC

MARTIN ZIGUELE OFFICIELLEMENT INVESTI CANDIDAT AUX ÉLECTIONS PAR SON PAR SON PARTI MLPC

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 22-11-2014.  C’est désormais officiel pour sa désignation quant à la représentativité de son parti, le Mouvement de Libération du Peuple centrafricain en abrégé MLPC. Ceci en vue des élections présidentielles prévues pour le mois de juin 2015 en République centrafricaine. Martin ZIGUELE est officiellement investi, ce 22 novembre 2014, candidat par les militants et sympathisants du MLPC, lors de la session ordinaire du conseil politique national et  congrès extraordinaire d’investiture du parti.

L’investiture s’est déroulée ce matin dans la salle de conférence du complexe sportif 20000 places, à Bangui. L’ambiance était festive entre les militants et le président nouvellement investi du MLPC sur le fond de conviction croyant à une probable victoire aux élections à venir. L’espace restreint de la salle ne pouvait pas contenir tous les militants et sympathisants présents à l’investiture, obligeant certains à occuper l’environnement de la salle qui était pleine à craquer. Environ 500 militants et sympathisants du MLPC regroupés en fédération sont venus de différentes préfecture de la République centrafricaine pour prendre part à cette investiture avec ceux de la capitale ainsi que ceux venus de l’Europe, de l’Afrique de l’ouest et centrale.

Dans son discours devants ses militants, le président du MLPC a d’abord balayé du revers de la main les accusations infondées, selon lui, portant sur sa personne avant de tracer sa vision politique. Disant qu’on l’accuse souvent d’avoir soutenu la rébellion de l’ex coalition seleka pour renverser le pouvoir de François Bozizé alors que celui-ci, dit-il, est responsable de son malheur. Car c’est lui-même qui a mal géré les ex combattants seleka qui l’ont porté au pouvoir en mars 2013. ” Qui tue par l’épée périra par l’épée”, a dit Martin Ziguélé.

Pour la ligne droite vers les élections qui s’annoncent, le président investi du MLPC a toute fois précisé sa vision politique axée sur trois volets.
“Le plan du travail du MLPC c’est d’abord la Paix, la Réconciliation et le Redressement de l’économie centrafricaine comme gage du développement”, a-t-il précisé.

Selon la commission d’organisation de l’élection préliminaire du MLPC, Martin Ziguélé est le seul candidat du parti à avoir déposé sa candidature dans le délais du 05 au 15 novembre dernier. Ce qui lui a valu d’être élu par l’acclamation étant mode du scrutin. C’est la troisième fois aujourd’hui qu’il est investi président du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC) depuis son adhésion à ce parti en 1979.

Martin Ziguélé est la deuxième personnalité politique centrafricaine investie candidat aux futures élections présidentielles après Michel Amine, président de l’Union nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP).

Bangui/Eric NGABA/©CorbeauNews

Un accord trouvé entre la RCA et la mission du Fmi au niveau des experts sur l’aide sous la facilité du crédit rapide

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Corbeau News Centrafrique: 21-11-2014.

Fonds Monétaire International (FMI)

 Un accord trouvé entre la RCA et la mission du Fmi  au niveau des experts sur l’aide sous la facilité du crédit rapide

La crise politique et sécuritaire prolongée en République centrafricaine (Rca) et l’effondrement résultant de l’activité économique continue de présenter des défis majeurs pour les autorités de transition, selon une mission du Fonds monétaire international (Fmi) qui vient de conclure une visite d’une semaine dans la capitale du pays, Bangui.

La rareté des biens de consommation de base s’est traduite par une hausse continue des prix, avec une inflation qui devrait atteindre 11,6 pour cent en moyenne en 2014, bien au-dessus du critère de convergence de 3 pour cent de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac, a observé la mission des experts du Fonds.

“Le déficit du compte courant extérieur devrait se réduire à 6,4 pour cent du Pib en 2014, reflétant l’important soutien financier de la communauté des bailleurs de fonds ainsi que la Communauté économique des Etats des pays de l’Afrique centrale (Ceeac)”, a déclaré le chef de la mission, Ekué Kpodar.

“Cependant, la forte dépendance aux importations de produits alimentaires et pétroliers et la performance à la traîne des industries exportatrices font du soutien de la balance des paiements plus que nécessaire”.

Dans un communiqué transmis jeudi à la PANA, Kpodar a annoncé que les autorités de transition et la mission du Fmi sont ” parvenues à un accord au niveau des experts sur un cadre macro-budgétaire et un ensemble de politiques économiques et structurelles afin de renforcer les progrès accomplis depuis la précédente Facilité de crédit rapide (Fcr), approuvée par le Conseil d’administration du Fmi en mai 2014 “.

Il a déclaré que les politiques visaient à rétablir davantage la stabilité macro-économique, assainir les finances publiques, renforcer la capacité du gouvernement de la Rca, coordonner l’assistance technique et maintenir l’engagement des bailleurs de fonds internationaux.

Selon Kpodar, sous cette compréhension, la Rca pourrait recevoir le soutien sur ces politiques à travers un suivi Fcr pour un montant de 5,57 millions de Dts (équivalent à 4 milliards de francs CFA).

L’aide financière totale du Fmi à la Rca pour 2014 atteindra ainsi 13,925 millions Dts (équivalant à environ 10 milliards FCFA). Des contributions supplémentaires des partenaires au développement à l’aide du Fmi apportera le soutien budgétaire extérieure totale de la Rca à environ 80 milliards de francs CFA en 2014.

Pour 2014, alors que l’activité économique reprend peu à peu et certaines des personnes déplacées ont pu rentrer, la situation sécuritaire volatile a amené la mission et les autorités de la Rca à réviser les prévisions de croissance du Pib à la baisse de 1 pour cent.

Le déficit du compte courant extérieur devrait se réduire à 6,4 pour cent du Pib en 2014, reflétant l’important soutien financier de la communauté des bailleurs de fonds ainsi que les pays de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (Ceeac).

Kpodar a observé que la forte dépendance du pays sur les denrées alimentaires et les importations de pétrole et la performance en retard des industries exportatrices font que le soutien à la balance des paiements est plus que nécessaire.

“Dans le domaine budgétaire, a-t-il déclaré, la priorité reste d’améliorer encore la mobilisation des recettes intérieures et d’améliorer la qualité des dépenses en vue de limiter le solde primaire intérieur à 5 pour cent du Pib en 2014 et 4,1 pour cent en 2015 “.

De l’avis de la mission du Fmi, les autorités de transition de la Rca devront continuer à mettre des mesures en œuvre pour renforcer la gestion des finances publiques par l’amélioration de la surveillance de la gestion des flux de trésorerie, le plus de nettoyage de la liste des fonctionnaires et de la paie, la révision de la convention avec les banques commerciales pour gérer la collecte des impôts et le renforcement de la transparence dans la fiscalité pétrolière.

Après les discussions en profondeur de la mission avec le gouvernement sur ​​un projet de budget et de politiques pour 2015, Kpodar a déclaré: «Pour l’année prochaine, nous nous attendons à ce que le retour de la sécurité et la réussite de la transition politique marqueront le début d’une reprise économique durable avec une estimation du taux de croissance réel du Pib de 5,7 pour cent avec une inflation contenue à 5,7 pour cent.

“Cependant, les finances publiques continueront d’être sous pression et nécessiteront un soutien continu de la communauté internationale”.

À Bangui, la mission a rencontré la présidente de la Rca, Catherine Samba-Panza, et a eu des entretiens avec le Premier ministre, Mahamat Kamoun, le ministre des Finances et du Budget, Bounandele Koumba et des représentants des partenaires au développement, de la communauté diplomatique et du secteur privé.

Panapress: (lien)

CENTRAFRIQUE: LA FOIRE POUR LA PAIX ET LA COHCENTRAFRIQUE: LA FOIRE POUR LA PAIX ET LA COHÉSION SOCIALE EN RCA ORGANISEE À BANGUIESION SOCIALE EN RCA ORGANISEE À BANGUI

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Foire-de-la-Paix-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Foire de la Paix à Bangui
Foire de la Paix à Bangui 2014. ©CNC

LA FOIRE POUR LA PAIX ET LA COHESION SOCIALE EN RCA ORGANISEE À BANGUI

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 21-11-2014.  Dans le souci de contribuer au processus de la paix et la cohésion sociale en République centrafricaine, Bienvenu Paradis Gbadora organise, du 21 novembre 2014 au 05 janvier 2015, une Foire dénommée ” Kermesse pour la paix et la cohésion sociale en RCA“. Ceci en prélude aux différentes fêtes de la fin d’année et de nouvel an habituellement organisées dans le pays. C’est dans l’optique de créer un espace de divertissement, de distraction, d’échange et de la culture que vient l’ambition.

Je suis tout d’abord un opérateur socio-culturel. Et ce qui m’a motivé à organiser cette manifestation socio-culturelle, c’est parce que notre pays est entrain de traverser un moment de crise très déplorable. De surcroît, la population centrafricaine  en générale et la jeunesse en particulier n’ont pas un espace de divertissement. Il va falloir organiser des manifestations culturelles de ce genre pour permettre aux gens d’oublier la psychose dans leur esprit durant la crise. C’est dans cette optique que j’ai organisé cette foire permettant à la jeunesse d’avoir une plateforme de manifestation socio-culturelle, et d’échange d’idée“, a fait savoir Bienvenu Paradis Gbadora.

Dans quelles conditions sécuritaires les Banguissois peuvent-ils aller se distraire dans cet espace culturel? Étant un ex agent de sécurité et avec 10 ans d’expérience dans l’organisation des manifestations socio-culturelles, Bienvenu estime que les diapositives sont déjà prises pour la réussite de cette organisation socio-culturelle.

Foire de la Paix à Bangui 2” La question de sécurité c’est l’affaire de tout le monde. La sécurité de la population, c’est d’abord la responsabilité du gouvernement. Ceci étant dit, j’ai pris le soins d’adresser une note au premier ministre, Mahmat KAMOUN, si à son niveau de notifier aux forces internationales qui sont à la charge de la sécurité de notre pays afin de sécuriser l’environnement du site kermesse Bonga-Bonga permettant aux gens qui y viennent se distraire avec quiétude. Par ailleurs, j’ai signé un contrat avec un monsieur qui est un expert en matière de sécurité étant aussi un officier des Forces armées centrafricaines (FACA) et avec certains jeunes pratricants pour veiller sur la sécurité à l’intérieure et à l’entrée de kermesse. Donc je pense qu’à mon niveau les dispositions sont déjà prises. J’invite le public banguissois à venir dans cette foire sans s’inquiéter pour se distraire. Je leur dis n’avoir pas peur. C’est grâce aux manifestations de ce genre que le pays puisse retrouver la paix. , a-t-il estimé.

A cet, le doute est permis quant au problème de l’électricité que subit la capitale centrafricaine en dépit des efforts de l’énergie centrafricaine, ENERCA. Mais l’organisateur de cette kermesse, Bienvenu Gbadora se dit qu’il s’est préparé à tout pour que la lumière ne soit pas un défaut au succès du kermesse Bonga-Bonga. Selon lui, un compromis a été trouvé avec les responsables de l’énergie centrafricaine afin d’installer une ligne d’électricité valable pour le site de cette foire, une stratégie d’éviter le délestage dans le secteur.

L’on compte en tout trois Foires qui sont organisées à Bangui, celle de Bonga-Bonga, de Marabena et celle de la Place de Cinquantenaire.

Bangui/Eric NGABA/©CNC

Séléka: Vient de naître, le Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique (RPRC)

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Nouvelle-Fraction-au-sein-de-la-séléka-à-Bria.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L'Ancien Ministre Djono Ahaba et le Gégéral Joseph Zoundeiko. ©CNC
L’Ancien Ministre Djono Ahaba et le Gégéral Joseph Zoundeiko. ©CNC

Séléka : Vient de naître, le Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique (RPRC)

L’assemblée générale de la 3ème aile de la coalition Séléka vient de s’achever ce vendredi 21 novembre 2014 à Bria après deux jours de travaux. Ces assises initiées par certains baobabs de l’ex-rébellion, à savoir Zacharia Damane, Joseph Zoundeiko et Djono Ahaba ont accouché d’un nouveau-né : Le Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique (RPRC). Il s’agit d’une troisième faction de la Séléka après que Ali Darassa ait créé l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) le 25 octobre dernier, suivi de la création le 2 novembre de l’aile dirigée par Nourredine Adam.

Deux jours durant, les hauts cadres de la Séléka regroupés dans cette troisième tendance ont pu muer l’ancienne Force républicaine nouvelle en Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique (RPRC). Ensuite, Une coordination politique a été ainsi mise en place et chapeautée l’ancien ministre d’Etat à l’Equipement et aux travaux publics, Herbert Gotran Djono Ahaba. Pour sa part, l’ancien état-major militaire de la Séléka issu des assises de Ndélé et installé depuis lors à Bambari a été transformé en ce que les congressistes de Bria ont appelé une Chaine de commandement militaire qui va être dirigée par le général Joseph Zoundeiko.

Jusque-là, l’on ne parle que de conviction des uns et des autres pour justifier ces scissions de trop au sein de la Séléka, mais l’on ignore véritablement, l’intérêt qui oppose ces rébellions coalisées dans la Séléka. Avec cette allure, l’on s’interroge déjà, si une quatrième dissidence va naître dans la même Séléka, étant donné que cette rébellion était en son temps, riche en généraux et colonels qui pourront encore faire défection pour s’organiser eux-mêmes, à partir d’une assemblée générale taillée sur mesure.

Attendons de voir.

Centraffrique: la rentrée scolaire 2014-2015 sur fond de crise

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La Ministre Gisèle Bedan pendant la rentée scolaire 2014-2015 à Bangui. ©2014CNC

Rentrée scolaire 2014-2015 sur fond de crise

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 21-11-2014.  Après moult reports, la rentrée scolaire 2014-2015 en République centrafricaine a été finalement effective ce 20 novembre 2014. La ministre de l’Education nationale, Gisèle Bedan a lancé solennellement cette rentrée qu’elle a placée sous le signe de « l’école pour tous », d’abord à l’école SICA, puis à l’école Lakouanga. D’ores et déjà, il s’agit d’une rentrée scolaire pas comme les autres. Ce qui explique en partie, l’embarras de la ministre de l’éducation qui a lassé exprimer son cœur par ces termes secs : « Mes sentiments sont déjà ceux de tristesse d’abord parce que cette année scolaire ne va pas voir certains enfants et certains enseignants revenir à cause de cette crise sauvage qui nous les a arrachés. » a reconnu Bedan qui s’est, par la suite consolé en voyant les quelques centaines d’élèves et enseignats rassemblées pour la cérémonie du lancement officiel de cette année. « Aussi, c’est un sentiment de joie après de voir la mobilisation comme en a été le cas à l’école SICA de ces enfants qui manifestent par cette présence leur désir, leur souhait de revenir à la normale. La joie également d’avoir vu présent le personnel administratif et tous ces maitres qui étaient présents à l’école SICA comme à l’école Lakouanga, ce qui manifeste que malgré les difficultés, il y a l’espoir à travers ces gens braves que nous pouvons, nous devons revenir à la normalité. » s’est-elle réjoui après avoir versé des larmes de crocodile.

Ecole de Bangui
©2014CNC

En effet, rentrée de cette année va connaitre de sérieux problèmes, les quels problèmes devront engager le gouvernement à plus de chantiers à la fois. Africain Kazangba est le Président de la Fédération des associations des parents d’élève de Centrafrique (FNAPEC). Il a hiérarchisé les problèmes principaux qui, au niveau des parents d’élèves seront comme des grands obstacles à franchir : « Le problème le plus fondamental est la sécurité. C’est un problème qui conditionne la reprise effective des activités pédagogiques et de la rentrée scolaire. Cela veut dire que s’il y a le doute plane, de même les parents d’élèves sont réticents, ils veulent absolument avoir du gouvernement la certitude de garantir la sécurité sur toute l’étendue du territoire. Aussi, nous revendiquons l’apurement total des arriérés des salaires, je fais allusion aux quatre mois brandis par nos amis du syndicat. Et cela relève de la responsabilité du ministre des finances et de la présidente de la République. Nous, du côté des Associations des parents d’élèves, nous demandons qu’il y ait concertation et dialogue entre l’employeur qui est l’Etat et le syndicat. Nous reconnaissons que le syndicat défend l’intérêt des travailleurs. »

A tout cela, il ne faut pas oublier que les épreuves du second tour de Baccalauréat 2014 ne sont pas encore composées. Alors qu’également, les six points de revendication des syndicats imposés comme préalables ne sont pas encore résolus.

Cependant, si le gouvernement arrive à contourner ces préoccupations toutes légitimes pour les uns et les autres, il n’arrivera certainement pas à s’échapper de l’épineuse question de la reprise du chemin de l’école pour les élèves et étudiants musulmans, surtout ceux de Km5 à Bangui, de Boda et d’autres localités où le choc de la cohésion sociale est encore vivace dans les esprits. Gisèle Benda en est parfaitement conscience, mais elle ne décolère pas : « Nous avons mis cette rentrée scolaire sous le signe de ‘’tous à l’école’’, c’est-à-dire tous dans la mesure de la sécurité sur l’ensemble du territoire national. Que partout, il faut qu’il y ait la sécurité. Nous nous battrons pour que les choses reviennent à la normale. » a-t-elle engagé avant de spécifier pour les élèves et étudiants musulmans : « Pour ceux de ces écoles, nous sommes en train d’étudier des solutions. Nous n’allons pas tout dévoiler ici. Nous sommes effectivement à l’étude des solutions pour permettre à ceux qui ont été déplacés de pouvoir fréquenter. Toutefois, si l’insécurité persiste dans ces écoles, il y aura des abris temporaires sous lesquels les cours pourront se tenir normalement. »

En lançant officiellement cette rentrée scolaire, Gisèle Bedan a appuyé sur le chrono et le temps presse. Heureusement, le membre du gouvernement a été très subtile pour parler d’une rentrée progressive, c’est-à-dire selon que les conditions dans une localité le permettent.

Corbeau News Centrafrique / Bangui / Fred Krock.

Sénégal: Les avocats du président Habré envisagent de porter plainte contre Me Robert Dossou

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Corbeau News Centrafrique: 21-11-2014.

 Hissène Habré du Tchad aU Sénégal

Accord portant création des chambres africaines extraordinaires

Les avocats du président Habré envisagent de porter plainte contre Me Robert Dossou

A l’évidence, Mme Aminata Touré, deuxième Premier ministre du président Macky Sall, aura beaucoup de mal à prouver l’authenticité de l’acte par lequel son ancien collègue Me Alioune Badara Cissé, ministre des Affaires étrangères au moment des faits, lui aurait délégué ses pouvoirs pour qu’elle signe avec l’Union africaine, au nom de notre pays, l’accord portant création de chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions sénégalaises. Des chambres ayant pour but de juger, principalement, l’ancien président de la République du Tchad, M. Hissène Habré. Ce pour « crimes de guerre », « crimes contre l’humanité » et « actes de torture ». Elle va peiner à prouver l’authenticité de la délégation de pouvoirs puisque, constitutionnellement, seul le président de la République a le pouvoir de signer des accords internationaux engageant notre pays. Il peut cependant, pour une durée et un objet précis, déléguer ce pouvoir au ministre des Affaires étrangères. Or, dans le cas d’espèce, c’est ce dernier — qui n’est pourtant que délégataire de pouvoirs — qui a délégué à son tour les mêmes pouvoirs à sa collègue Garde des Sceaux, ministre de la Justice. Mieux (pire, devrait-on dire !), au moment où Mme Aminata Touré apposait sa signature au bas de l’accord créant les chambres africaines extraordinaires, Me Alioune Badara Cissé se trouvait au Sénégal, plus précisément dans son bureau situé à quelques mètres de la salle de conférences où se tenait la cérémonie… Vous avez dit bizarre ? Plus grave pour la bonne dame, le ministre, interpelé par les avocats du président Habré, a démenti avoir signé un tel document. Certes, la cellule de communication de Mme Touré a produit dès le lendemain de la sortie de Me Cissé une copie de l’accord avec, en dessous et bien en évidence, la signature scannée de l’ancien chef de la diplomatie. Le dossier étant pendant devant la justice, il convient d’attendre sereinement que cette dernière se prononce afin que la vérité éclate. Du moins, si Mme Touré condescend à se présenter à la barre du tribunal correctionnel de Dakar…

Une autre éminente personnalité qui risque d’avoir à répondre de son implication dans cette affaire, c’est l’honorable Maître Robert Dossou qui n’est autre que le représentant spécial de l’Union Africaine qui a co-signé l’accord portant création des chambres africaines extraordinaires. Ce encore une fois au nom de l’organisation continentale. En attendant le jour improbable où il aura à s’expliquer à la barre d’un tribunal — les avocats du président Habré étudient actuellement la faisabilité d’une plainte contre lui —, il est quand même permis de se poser des questions sur l’acte que le grand avocat béninois a posé. Car le brave homme que l’UA a envoyé dans notre pays pour signer l’accord devant les caméras et sous les flashes des photographes est également, dans la vie de tous les jours, le président du Conseil constitutionnel de la République du Bénin. Ce qui ne l’empêche pas de faire des piges pour le compte de l’Union Africaine. Que voulez-vous, les temps sont durs et le salaire de président du Conseil constitutionnel au Bénin ne nourrit sans doute pas suffisamment son homme. En tout cas, voilà un bienheureux cumulard qui, plutôt que de se consacrer à temps plein à son job — des charges dont on imagine qu’elles ne sont pas particulièrement harassantes au Bénin mis quand même— trouve le temps d’aller effectuer des missions pour le compte de l’Union africaine. Ce même si, dans tous les pays du monde qui se respectent, les fonctions de président du Conseil constitutionnel sont incompatibles avec toute autre activité professionnelle, toute fonction gouvernementale, tout emploi public civil et militaire etc. La seule autre activité tolérée est l’enseignement, encore que son exercice est strictement encadré. Mais bon, l’honorable Me Robert Dossou n’en a cure, apparemment. Toujours est-il qu’après avoir fait partie de la commission des « éminents juristes » chargée d’étudier les moyens d’organiser le procès des auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité au Tchad au cours de la période s’étendant de 1980 à 1990, il a sans doute voulu contribuer à mettre en application les idées qu’il a préconisées dans le rapport des « éminents juristes ». Cet homme met assurément du cœur à l’ouvrage !

Il convient également de s’interroger sur la valeur juridique des pouvoirs qui lui ont été donnés par le président de la Commission de l’Union africaine pour signer au nom de cette organisation les accords portant création des chambres africaines extraordinaires. En effet, au moment où il signait le document, les organes de l’UA étaient, sinon suspendus, du moins en train d’expédition des affaires courantes vu que le président sortant, le Gabonais Jean Ping, venait d’être battu par la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini Zuma. Laquelle était donc la présidente élue mais n’avait pas encore pris fonction. M. Ping avait-il, durant cette période de flottement, la prérogative de déléguer un quelconque pouvoir surtout pour la signature d’un document engageant à ce point l’organisation continentale ? Il est permis d’en douter même si rien ne dit que cette délégation de pouvoirs faite au profit de Me Robert Dossou n’existe pas effectivement, le tout étant, encore une fois, de connaître la valeur juridique d’une telle délégation de pouvoirs. Mais enfin, on peut se demander si l’UA manque à ce point de compétences et de personnel pour déléguer un fonctionnaire étranger pour aller signer un accord à son nom. Surtout un accord ayant non seulement des implications constitutionnelles, mais aussi des conséquences financières pour un pays souverain.

Dernière curiosité, enfin, dans la signature de ce document qui ne manque pas d’incongruités, le pouvoir de signer allégué a été remis (delivered, dans le document) à Me Robert Dossou par M. Jean Ping le 22 août 2012, c’est à dire le jour même où l’accord a été signé à Dakar. Or, ce jour-là, Me Dossou était déjà à Dakar tandis que M. Ping se trouvait à Addis Abeba ! Sauf si le document était envoyé par mail ou par fax, ce qui altérerait son authenticité, on voit donc mal comment cette délégation de pouvoirs a pu être signée et remise à Me Dossou le jour même où devait être signé l’accord portant création des chambres africaines extraordinaires ! L’Afrique profonde est pleine de mystères et de surnaturel tandis que les Béninois sont forts en vaudou, mais quand même…

Mais bon, peut-être bien que l’honorable Me Dossou pourrait avoir un jour l’obligeance de s’expliquer par rapport à tout cela à la barre d’un tribunal correctionnel. Mais faut pas rêver !

Mamadou Oumar NDIAYE

UNE 42 du temoin

« Le Témoin » quotidien sénégalais ( Novembre 2014)

Centrafrique: au moins 7 morts dans un violent affrontement entre les Anti-Balaka et les forces de la Minusca

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Des anti-balaka à Boda en Centrafrique le 28/08/2104 (Sylvain Cherkaoui/AP/SIPA)

Au moins 7 morts dans un violent affrontement entre les Anti-Balaka et les forces de la Minusca

Bangui (CNC): 21-11-2014.  De violent affrontement a opposé les éléments armés d’anti-balaka aux forces de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA), le 19 novembre dernier à Cantonnier, une ville frontalière avec le Cameroun. Un affrontement au cours dequel au moins sept (7) personnes ont perdu la vie et une dizaine autres  blessées, d’après les sources locales.

Selon les informations dont nous disposons, tout serrait parti d’une tentative de désarmement des miliciens anti-balaka. A en croire certains habitants de la ville de Cantonnier, ces antibalaka sont à l’origine de trouble fréquent dans la région. Certains derniers circulent avec leurs armes en toute liberté dans la localité. Alertée par la population, les troupes de la MINUSCA basées dans la localité ont tenté de les appréhender mais cela a tourné au vinaigre créant la panique dans la ville.

Paniquée par la situation, la majorité  des habitants de ladite ville sont contraintes de se déporter à Béloko à environ 7 kilomètres de Cantonnier. Après plusieurs heures d’affrontements, la ville est sous le contrôle des forces de la MINUSCA déterminées à rétablir la sécurité dans la région.

Bangui/Eric NGABA/©CorbeauNews.

RCA: l’ex-rébellion Seleka désormais divisée en trois factions

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Corbeau News Centrafrique: 21-11-2014, 04h21.

Des soldats de l'ex-Seleka dans un pick-up, au nord de Bangui le 27 janvier 2014. ©Reuters
Des soldats de l’ex-Seleka dans un pick-up, au nord de Bangui le 27 janvier 2014. ©Reuters

La Seleka est divisée en trois. C’est ce qui ressort notamment du Congrès de la faction du général Zacharia Damane qui se déroule depuis jeudi dans la localité de Bria à l’est de la RCA. Cette faction composée de membres de la communauté Goula cherche à se doter d’un nouveau leader et d’un chef d’état-major. Les deux autres factions, celle de Nourredine Adam et celle de Ali Darras ont elles aussi tenu leurs congrès ces dernières semaines.

Latentes depuis l’éviction de la Seleka du pouvoir, les divisions qui minent la coalition sont arrivées à un point de non-retour. La Seleka est désormais fragmentée en trois factions. Chacune dotée d’une direction et d’un état-major distinct.

A Bria, la faction de Zacharia Damane issue de l’UFDR est en train de se choisir ses nouveaux leaders. Le général Zundeko, un temps chef d’état-major de la nouvelle Seleka, pourrait devenir son chef militaire. A Bambari, la faction d’Ali Darrass soutenue par la communauté des Peuls s’est « autonomisée » depuis plusieurs mois avant de se rebaptiser UPC fin octobre au cours d’un congrès. Quant à la faction de Nourredine Adam, elle a tenu son congrès il y a une semaine et s’est installée dans la ville de Kaga Bandoro.

Trois groupes, trois villes, trois états-majors, et autant d’ambitions différentes. Selon le Groupe d’experts pour la Centrafrique, c’est le contrôle des zones diamantifères et aurifères qui explique les affrontements du mois d’août entre l’UFDR et le groupe d’Ali Darrass dans la région de Bambari.

Par ailleurs, ces factions ont aussi des ambitions politiques en vue du Forum de Bangui prévu en janvier prochain. Une sorte de course aux postes ministériels et administratifs s’est enclenchée et les chefs de l’ex-rébellion veulent jouer leur carte. La Seleka est peut-être enterrée, mais ses composantes sont toujours présentes et entendent peser dans le débat national.

©RFI

Angola / Centrafrique: les troupes angolaises seront en RCA au premier trimestre 2015

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Dos-Santos-dAngola.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Dos Santos d'Angola
©AFP

Bangui (CNC): 21-11-2014, 01h05. Dans un courrier envoyé au Secrétaire Général des nations Unies Monsieur Ban Kim-Moon au début du mois d’Août 2014, , le Président Angolais José Eduardo dos Santos avait exprimé sa volonté de voir ses troupes participer à la Mission de la Paix en République Centrafricaine. Depuis lors, rien n’a avancé dans ce dossier et silence total du côté des Nations Unies.

Face à cette inquiétude, les députés angolais ont interrogé le Ministre de la défense Monsieur Joao Lourenco de leur pays sur l’avancée réelle  concernant le dispositif à prendre pour le déploiement des forces angolaises en RCA.  Dans sa réponse à la question posée par les députés, le Monsieur Ministre a annoncé que les troupes de son pays seront déployées en Centrafrique dans le cadre de la Mission de stabilisation intégrée et multidimensionnelle des Nations unies  (Minusca) d’ici au premier trimestre 2015.

Selon le Monsieur Joao Lourenco, Ministre Angolais de la Défense, les troupes qui seront envoyées en Centrafrique composeront un bataillon complet (un bataillon armé d’infanterie  motorisé , une brigade des forces spéciales ) de plusieurs centaines d’hommes sans toute fois préciser combien exactement. Le dispositif prévoit également la mise en place d’un hôpital de campagne.

Rappelons que Le Conseil de sécurité a créé la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) par sa résolution 2149 ( 2104 ) du 10 avril 2014. Elle devrait compter à terme quelques 12.000 casques bleus mais pour l’heure, la Minusca compte dans ses rangs moins de 7.000 troupes sur place à Bangui.

Giséle MOLOMA / Bangui / ©2014Corbeaunews.ca

Centrafrique: une nouvelle mission militaire européenne bientôt en remplacement de l’Eufor-RCA

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Corbeau News Centrafrique: 20-11-2014.

Un soldat de l'Eufor-RCA dans la rue de Bangui

Et après EUFOR RCA ? Il faut réfléchir sérieusement à une mission RSS

Les 28 ministres de la Défense ont donné, aujourd’hui (18 novembre), leur « feu vert » à la planification d’une nouvelle mission européenne de la PSDC en Centrafrique, destinée à prendre le relais de l’opération européenne de stabilisation de la paix à Bangui, EUFOR RCA.

Une mission plus modeste

Cette mission sera centrée sur un tout autre focus, sans mandat exécutif (sans usage de la force) et de taille beaucoup plus modeste. Il s’agit de réformer les services de sécurité (RSS), en gros, remettre sur pied l’armée centrafricaine (les FACA), avec tout d’abord une mission de conseil stratégique, puis quelques formations. La Haute représentante, Federica Mogherini, a finalement été mandatée par le Conseil pour préparer un Concept de gestion de crises (CMC) en vue de cette « possible » opération de la PSDC en Centrafrique. Le projet de conclusions du Conseil, qui ne mentionnait pas, cet élément a été modifié, après débat entre ministres, et sur la demande de Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense.

Un certain succès politique pour EUFOR

Ce projet tient à coeur des Français. Mais pas seulement. En six mois, le retournement est incontestable dans les couloirs européens. Autant le lancement de EUFOR, RCA a été considérée avec méfiance par plusieurs ministres Européens, doutant sur son principe comme de son efficacité, considérant avec suspicion cette action dans un ancien territoire français, autant aujourd’hui nombre de ministres et d’officiers européens reconnaissent son utilité. Ce que confirme à B2 un diplomate bien impliqué dans ces négociations. EUFOR RCA a été « extrêmement contestée au départ, elle a été difficile à mettre en place. Mais aujourd’hui tout le monde dit qu’elle a été très utile sur le terrain, et a permis de faciliter le transfert à l’ONU », de la MISCA vers la Minusca.

Ne pas perdre le résultat acquis

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a donc plaidé auprès de ses collègues pour ne pas perdre ce résultat en chemin. « Il ne faut pas que nous regrettions les conditions dans lesquelles l’opération EUFOR Rca se terminera. Il s’agit de savoir ce qu’on va faire des FACA. (et) une mission RSS parait un outil approprié pour cela » a-t-il plaidé en substance, selon les éléments recueillis par B2 auprès de diplomates présents dans la salle. Un propos approuvé par les ministres qui ont accepté ainsi de modifier les conclusions qui ne mentionnaient pas, au départ, de donner aussi précisément un « mandat » à la Haute représentante.

Remettre sur pied les FACA : un vrai défi

Ce qui n’est pas une mince affaire. Les forces armées centrafricaines sont aujourd’hui cantonnées dans leurs casernes. « Elles restent un peu inoccupées, et n’ont pas de boulot. Il ne faut pas se cacher. C’est une question très épineuse » indiquait récemment un officier présent sur le terrain à B2. « Il faut les réorganiser, diminuer le nombre, mettre à la retraite, sanctionner ceux que doivent l’être, reconstituer des unités. » Point de vue largement partagé, côté européen. « Prendre en compte le sort des FACA est définitivement urgent » a indiqué, à plusieurs reprises, le général Pontiès, chef de l’opération EUFOR RCA, à ses différents interlocuteurs (ministres, diplomates, Chefs d’Etat-major des armées).

Nicolas Gros-Verheyde

©Bruxelles2

Centrafrique: l’ancien président F. Bozizé exige un dialogue politique avec lui pour la sortie de la crise actuelle

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Corbeau News Centrafrique: 20-11-20143.

Ancien Président François Bozizé

Le président centrafricain déchu François Bozizé s’estime toujours indispensable à la résolution de la crise dans son pays.

En exil à Kampala (Ouganda), où il se morfond depuis son départ du Cameroun, François Bozizé, l’ancien président centrafricain renversé en mars 2013, ne décolère pas. “On veut m’enterrer vivant à ciel ouvert ! a-t-il confié à J.A. lors d’un entretien téléphonique, le 13 novembre, mais je ne me laisserai pas faire ; il faudra bien en passer par un dialogue avec moi, en présence de tous ceux qui sont responsables de cette situation, à commencer par Michel Djotodia. Sinon, je ne vois pas comment ils vont s’en sortir.”

Le général Bozizé, qui affirme être en bonne santé et avoir bon moral, ne comprend pas pourquoi il figure sur la liste des personnalités visées par le comité des sanctions de l’ONU (gel des avoirs et interdiction de voyager depuis six mois, ce qui ne l’empêche d’ailleurs pas de se déplacer de temps à autre : il était ainsi à Kinshasa début novembre). “Je n’ai fait de mal ni à mon peuple, ni à mes voisins, ni à la communauté internationale. C’est de la méchanceté gratuite. Quand on voit ce qu’est devenue la Centrafrique depuis mon départ, le mieux serait pourtant d’en revenir à celui qui était au pouvoir avant et qu’on a chassé comme un pestiféré”, conclut-il.

©Jeune Afrique

Centrafrique: discours de Martin Ziguelé Président du MLPC lors d’ouverture des travaux du Conseil Politique de son parti

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Corbeau News Centrafrique: 20-11-2014.

 Communiqué de Presse du MLPC

M.L.P.C

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

Justice – Liberté – Travail

Membre de l’Internationale Socialiste

Bureau Politique

Secrétariat Général

N°_______MLFC/BP/SG/14

DISCOURS D’OUVERTURE DES TRAVAUX DU CONSEIL POLITIQUE NATIONAL

(CPN)

Bangui, les 20 et 21 Novembre 2014

Camarades Conseillers Politiques Nationaux,

Camarades vice – Présidents du Parti,

Camarades membres du Bureau Politique,

Camarades militantes et militants,

Chers invités,

Mesdames et messieurs,

Au nom du Bureau Politique, je vous salue et vous souhaite à toutes et à tous, la bienvenue à ce Conseil Politique National du MLPC.

C’est pour moi un réel plaisir et un insigne honneur de vous revoir après tant d’années où il ne nous a pas été permis de réunir une session ordinaire du Conseil Politique National, la dernière ayant eu lieu en Février 2009.

Camarades CPN,

Conformément aux dispositions de l’article 25 de nos statuts, le Conseil Politique National qui est l’organe de décisions le plus élevé du Parti dans l’intervalle des congrès. Il se réunit une fois par semestre en session ordinaire sur convocation du Président du Parti. Il se réunit également en session extraordinaire à la demande du Président du Parti ou des 2/3 de ses membres.

Il importe donc de rappeler que depuis Février 2009, le Conseil Politique National n’a pu être convoqué en raison de certaines contingences politiques, sécuritaires et structurelles, inhérentes à plusieurs événements survenus dans notre pays depuis le hold-up électoral du Président François BOZIZE.

L’essentiel est qu’aujourd’hui, nous soyons tous enfin réunis pour cette présente session du CPN au cours de laquelle, nous aurons à débattre de l’ordre du jour suivant :

  1. – Examen et adoption du rapport moral, politique et financier du bureau politique.
  2. – Examen des propositions d’amendements des textes de base du Parti (statuts et règlement intérieur) en vue d’y insérer ultérieurement :
  3. Examen des procédures et modalités de candidatures aux élections présidentielles et législatives.

– Le profil du candidat du MLPC à l’élection présidentielle et aux élections législatives,

– La procédure d’élection primaire du candidat du MLPC à l’élection présidentielle et aux élections législatives,

– la composition du dossier de candidature à l’élection présidentielle et aux élections législative,

  1. La création de l’école du parti,
  2. La création de l’organe de presse Kongo wara,
  3. La création de la télévision en ligne du MLPC,
  4. La création de la radio diffusion du MLPC.
  1. Divers

Camarades CPN,

Distingués invités.

Depuis notre dernière session en février 2009, plusieurs événements ont marqué l’évolution de notre pays que je m’en vais rappeler brièvement pour servir de fil conducteur à nos réflexions au cours de ces travaux.

1°) – La désastreuse parodie électorale du 27 janvier 2011 caractérisée par une fraude massive sans précédent dans l’histoire de notre pays, a consacré la scandaleuse entrée dans une Assemblée nationale monocolore de plusieurs membres de la famille du président François BOZIZE et des alliés de son parti alors au pouvoir. Malgré le refus des partis de l’opposition démocratique de l’époque de reconnaître les résultats de ce hold-up électoral, le KNK et son leader ont verrouillé la vie politique nationale à leur seul profit tout en instrumentalisant la Cour constitutionnelle qui a rejeté en bloc quasiment toutes les requêtes pourtant fondées, des candidats et formations politiques de l’opposition démocratique.

2°) – Malgré l’insistance de la communauté internationale et de certains chefs d’état des pays voisins et frères qui n’ont eu de cesse de lui prodiguer des conseils d’ouverture politique à l’opposition et de lui préconiser la nécessité du dialogue et la concertation, le président François BOZIZE s’est hermétiquement enfermé dans sa surdité et croyait avoir raison contre tout le monde. C’est ici que se trouve la vraie explication de la naissance de la coalition Séléka et de la chute du régime KNK et non dans la stratégie de recherche de bouc-émissaire que François BOZIZE et ses partisans ont déployée pour accuser le MLPC et son Président d’avoir pactisé avec la rébellion de Séléka pour les renverser du pouvoir.

3°) – C’est dans ce contexte que la rébellion armée de Séléka est née et s’est retrouvée en un temps record aux portes de Bangui. C’est aussi dans ce décor que se sont déroulées les négociations politiques sous les auspices des chefs d’état de la CEEAC ayant abouti aux fameux Accords de Libreville qui, s’ils avaient été un tant soit peu respectés par les parties signataires, auraient pu éviter à notre pays de basculer dans la situation cauchemardesque qui a suivi la fuite précipitée de François BOZIZE et le calamiteux pouvoir Séléka. Cette situation a entraîné l’apparition de la milice anti-balakas mêlée aux diverses manœuvres et velléités de retour au pouvoir de François BOZIZE et son clan pour plonger la République Centrafricaine dans les fâcheuses conséquences qui empoisonnent jusqu’à présent quotidiennement l’existence de nos compatriotes.

4°) – Aujourd’hui, notre pays est objectivement placé sous une tutelle internationale qui ne dit pas son nom. Le degré d’effondrement de l’état centrafricain a atteint un niveau tel que c’est la communauté internationale qui est hélas obligée d’assurer les obligations régaliennes habituelles d’un état. Les Accords de Libreville avaient prescrit la mise en place d’un régime de transition qui en est malheureusement déjà à son troisième Chef d’état ainsi qu’à trois Premier Ministre. Prévue initialement pour durer dix-huit (18) mois au moins et vingt et quatre (24) au plus tard, l’actuelle transition qui a connu plusieurs fois des échecs, doit cependant déboucher sur des élections législatives et présidentielles dont le calendrier vient d’être reporté de cinq mois supplémentaires par la dernière session qui a eu lieu ici à Bangui, du Groupe International de Contact sur proposition de l’Autorité Nationale des Elections.

Camarades CPN,

Distingués invités.

En effet, il y a aujourd’hui 5 ans que le Conseil Politique National s’est réuni pour débattre des questions de la refondation du Parti et des préparatifs des élections Présidentielles et Législatives qui ne se sont tenues qu’en janvier 2011.

A l’issue des travaux de 2009, le CPN a adopté (20) résolutions et (13) recommandations nécessaires à la relance des activités du Parti et les préparatifs des prochaines échéances de 2010 puis 2011.

Au sortir des assises du CPN, le Bureau Politique s’est engagé à concrétiser ces directives par la mise en place de plusieurs commissions de réflexion dont les rapports ont été remis au Bureau Politique.

Ainsi, un chronogramme des activités a été élaboré et suivait son cour d’exécution.

Les premières actions d’urgence réalisées étaient la mise en place de la Direction Nationale de Campagne (DNC) et l’élaboration du programme global de la restructuration des organes de base du Parti.

Le Bureau Politique a exécuté la plupart des résolutions et recommandations qui ont permis de conduire le Parti aux élections.

Camarades CPN

Distingués invités.

Aujourd’hui, il n’est plus question de revenir sur le passé, mais de jeter les bases d’une réflexion devant nous conduire à aller de l’avant. Il nous faut :

  • Ouvrir le Parti aux anciens camarades qui nous ont quittés et qui veulent revenir ;
  • Consolider nos organes de base à travers un programme global de restructuration
  • Consolider nos organes de base à travers un programme global de restructuration ;
  • Mettre en place la Direction Nationale de Campagne ;
  • Elaborer notre plan d’actions et nos stratégies pour la reconquête du pouvoir de l’Etat en 2015.

Face à ces exigences de l’heure, il est impérieux de taire nos querelles intestines, nos rancœurs et nos tendances divisionnistes pour conforter l’unité du Parti.

C’est pourquoi, l’objectif stratégique doit primer surtout : l’esprit de tolérance, de pardon réciproque, de partage de responsabilités afin que nous donnions à notre parti les meilleurs chances pour 2015.

Par ailleurs notre vision politique nous impose de coopérer avec les autres Partis et Associations politiques de notre pays et du monde entier qui partagent avec nous les valeurs de la Social – démocratie.

C’est ici le lien de remercier tous les partis frères membre de l’Internationale Socialiste qui nous ont apporté des aides multiformes pour la tenue de ces assises.

Aussi est-il est impérieux de nous engager aux côtés de nos alliés de l’Alliance des Forces Démocratique pour la Transition (AFDT) aux fins de préparer sereinement le Dialogue Politique à venir, appelé Forum de Bangui qui peut jeter les bases d’un règlement pacifique de ces crises politico – militaires et récurrentes que connait notre pays.

Camarades CPN,

Distingués invités.

L’heure est à l’action et aux sacrifices sans lesquels aucune victoire ne pourrait être garantie. C’est pourquoi, j’invite solennellement le Conseil Politique National (CPN) à resserrer les rangs du Parti et faire échec à toutes les tentations de division et de récupération politique à des fins ethno – tribalistes.

Sur ce, je déclare ouverts les travaux de la session ordinaire de notre Conseil Politique National.

Je vous remercie

Martin Ziguelé, Président du MLPC

RCA: près d’un million de personnes auront besoin d’aide humanitaire en RCA d’ici l’année prochaine

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Corbeau news Centrafrique (CNC): 20-11-2014.

Bossangoa.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>personnes deplacées au sein de l'église catholique de Bssangoa en Centrafrique
©HWR

Près d’un million de personnes auront besoin d’aide humanitaire en RCA d’ici l’année prochaine

Des agences humanitaires ont prévenu que près d’un million de personnes en République centrafricaine (RCA) auront possiblement besoin d’aide lors de la prochaine période creuse — soit du mois de mai au mois de septembre l’année prochaine — alors que la nourriture des ménages et sources de revenus restent fortement perturbées par le conflit, a déclaré mercredi un porte-parole de l’ONU aux journalistes.

“Le Bureau de l’ONU pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a indiqué que, même si les récoltes actuelles soulagent les besoins en aide pour le moment, il y a des niveaux élevés de lacunes en matière de consommation alimentaire, en particulier chez les personnes déplacées”, a indiqué le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujarric lors d’un point de presse quotidien tenu à New York. “Il existe aussi des niveaux très élevés de malnutrition aiguë et de mortalité dans les camps au Cameroun qui hébergent des réfugiés de la République centrafricaine”.

Quelques 833.000 personnes sont déplacées de leurs foyers à travers le pays, dont plus de 400.000 seulement dans la capitale nationale de Bangui, a rapporté l’OCHA plus tôt cette année.

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a indiqué que 268.779 personnes supplémentaires cherchent un refuge au Cameroun, au Tchad, au Congo et en République démocratique du Congo (RDC).

Tourmenté par des décennies d’instabilité et de combats, la RCA a connu une recrudescence de la violence quand les rebelles Séléka ont lancé une série d’attaques, qui ont atteint leur apogée en mars 2013 lorsque le président François Bozizé a été contraint de fuir Bangui comme les rebelles ont pris le contrôle de la capitale nationale.

 
© Xinhua

Centrafrique : une faction des ex-Séléka annonce prendre ses distances avec Djotodia

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Corbeau News Centrafrique: 20-11-2014.

 

Michel Djotodia et Nourredine Adam

Une faction des ex-Séléka annonce prendre ses distances avec Djotodia

 

Plus de dix mois après leur départ forcé en janvier après un éphémère pouvoir désastreux incarné par leur chef Michel Djotodia, les ex-rebelles de la Séléka n’en finissent pas de se déchirer, la principale faction de l’ex-rébellion basée à Bambari (centre) annonçant la mise sur pied d’une nouvelle direction distincte de celle créée en juillet avec à sa tête leur leader en exil.

“On va se démarquer du front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC). Nous n’avons aucune intention belliqueuse. On va choisir une appellation pour montrer notre bonne volonté d’ aller vers la paix”, a déclaré dans un entretien téléphonique mercredi à Xinhua le lieutenant Younouss Ngabdjia, membre de l’ équipe dirigeante de la faction installée à Bambari, à la veille d’ une réunion cruciale à Bria, à environ 600 km au Nord de Bangui.

Pour ces assises aux allures d’Assemblée générale programmées dès jeudi, le général Joseph Zoundéko, chef d’état-major du mouvement dit des Forces républicaines des ex-Séléka, rassemble autour de lui des groupes de partisans venus de Bangui, Birao, Bambari, Kaga-Bandoro, Mobaye jusqu’à Samoandja à la frontière soudanaise, à en croire Ngabdjia, son directeur de cabinet.

Evaluées à environ 170 hommes provenant principalement de Bambari et de Kaga-Bandoro, ces troupes mèneront des discussions visant à “la mise en place du nouveau bureau des Forces républicaines qui mettra un terme à l’appellation d’état-major, puis du bureau politique”, a précisé le lieutenant Younouss Ngabdjia.

La rencontre se tient en l’absence du général Nourredine Adam, élu 1er vice-président du FPRC lors de la création en juillet à Birao de cette organisation placée sous la direction de Michel Djotodia, pourtant en exil à Cotonou (Bénin).

C’est un “boycott”, admet Ngabdjia, en réponse à la tenue d’une réunion similaire convoquée par cet autre dirigeant rebelle en octobre dans son fief de Kaga-Bandoro.

“Ils sont restés dans leur fief de Kaga-Bandoro. Ils sont considérés comme des dissidents. Une centaine d’hommes ont néanmoins fait défection. Certains d’entre eux sont venus à l’AG dans trois pick-up, d’autres à pied à qui on a demandé d’attendre à M’Bré pour qu’on puisse aller les transporter par un camion”, rapporte le directeur de cabinet du chef d’état-major des Forces républicaines des ex-Séléka.

Avec ses troupes de Bambari, le général Zoundéko n’avait pas non plus pris part aux assises de Kaga-Bandoro. Mais il annonce la présence d’un groupe d’une dizaine d’émissaires dépêchés par son rival à Bria, comprenant le sous-chef d’état-major chargé des opérations.

Le général Ali Djarass, un autre rival meneur d’un groupe de combattants peuls ayant été opposé il y a des mois par des combats sanglants avec la faction de Zoundéko, s’est lui aussi contenté de se faire représenter par une délégation emmenée par ses deux vice- présidents.

“Le général Ali Djarass est prêt à reprendre le chemin avec nous”, fait tout de même savoir le lieutenant Younouss Ngabdjia.

Chaque camp affirme vouloir prendre part au processus de normalisation et de réconciliation nationale en cours dans le pays, avec l’appui de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine ( MINUSCA) déployée depuis mi-septembre en remplacement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA).

©Xinhua

CENTRAFRIQUE: L’AMBASSADEUR DE FRANCE FACE AUX ASSOCIATIONS DU 5è ARRONDISSEMENT DE BANGUI

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Ambassadeur-de-France-en-visite-dans-le-5è-arrondissement-de-bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ambassadeur de France en visite dans le 5è arrondissement de bangui

L’AMBASSADEUR DE FRANCE FACE AUX ASSOCIATIONS DU 5è ARRONDISSEMENT DE BANGUI

L’Ambassadeur de France accrédité en Centrafrique, Charles Malinas a rencontré, ce mercredi 19 novembre 2014, les différentes associations du 5è arrondissement de la ville de Bangui. Ces ces associations sont principalement des groupements des jeunes et des femmes issus de la plate forme du 5è arrondissement œuvrant dans le processus de la paix et la cohésion sociale. L’objectif de cette rencontre est d’échanger avec le représentant de la République française au près de la République centrafricaine dans l’optique de financer les différents projets initiés par ces associations leur permettant de concrétiser leur vision.

C’était en présence de plusieurs responsables des plate-formes et des notables du 5è arrondissement de la capitale, que la rencontre a eu lieu ce matin au sein au Centre de formation des jeunes filles à Benz-vi. Plusieurs sujets y ont été au centre des échanges entre l’Ambassadeur de France et les differents groupes des jeunes notamment les femmes ainsi que les hommes membres de ces organisations. Ils ont échangé sur la question de sécurité, du chômage des jeunes, de projets de développement, d’éducation et de la culture de vivre ensemble entre les communautés. Il s’agit, pour Charles Malinas, d’écouter les préoccupations de la population du 5è arrondissement de Bangui afin d’apporter sont aide.

L’ambassade de France a beaucoup financé les ONG mais parfois il n’y a pas de résultat. Alors faites le projet et ensemble on va le faire. C’est en développant un pays qu’on peut ramener la paix. Et il faut créer un climat de confiance pour la libre circulation de biens et de personnes“, a affirmé Charles Malinas. En abordant la question du désarmement,  il a estimé que la paix ne peut faire que dans l’esprit des Centrafricains. Car, selon lui, le vrai désarment c’est d’abord le désarment de l’esprit. Tout laisse croire que les Centrafricains doivent s’atteler à ramener la paix dans leur pays.

“C’est le moment pour  nous centrafricains de dénoncer ceux qui continuent de verser le sang des innocents. Nous devons aider la communauté internationale à nous aider à retrouver la paix en dans notre pays”, a martelé Sébastien WENEZOUI, un ex combattant du mouvement Antibalaka ayant renoncé aux armes pour s’engager dans le processus de la paix et cohésion sociale.

La semaine dernière, Monsieur Malinas était dans le 3è et et 6è arrondissements de Bangui pour échanger avec les différentes organisations de la jeunesse centrafricaine afin de recueillir leurs préoccupations en vue de travailler en collaboration pour le rétablissement de la paix dans la capitale.

Bangui/Eric NGABA/©CNC

Centrafrique: les éléments de la gendarmerie centrafricaine démantèlent un grand réseau de trafiquants de cannabis

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Saisie-stupéfiants-par-les-gendarmes-Eufor-RCA-et-centrafricains.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Saisie stupéfiants par les gendarmes Eufor-RCA et centrafricains
©2014CNC

Les éléments de la gendarmerie centrafricaine démantèlent un grand réseau de trafiquants de cannabis

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique (CNC): 19-11-2014.  C’est un important réseau qui a été bousillé par les forces de sécurité intérieures centrafricaines, avec le concours d’une unité de la gendarmerie d’Eufor-Rca. Mardi 18 novembre 2014, sur l’Avenue Koudoukou dans le 5ème arrondissement de Bangui, une opération d’envergure menée par une unité de la gendarmerie nationale centrafricaine appuyée par une unité d’Eufor-Rca a visé un groupement de près d’une vingtaine de jeunes producteurs et commerçants de la drogue (cannabis). Au totale, 600 grammes de cannabis prêt à la vente ainsi que 100 grammes de graines de dangereux produit ont été saisis dans l’opération. Selon un communiqué rendu publique ce mercredi 19 novembre 2014 par la force européenne, « les forces de l’ordre centrafricaines ont également arraché plus de 50 plantes de cannabis, prêtes à être récoltées. L’ensemble des stupéfiants saisis a été confié à la section de recherches et d’investigations locale. »

Saisie stupéfiants par les gendarmes Eufor-RCA et centrafricains 2
Saisie stupéfiants par les gendarmes Eufor-RCA et centrafricains. ©2014CNC

Entretemps, cette importante saisie laisse entrevoir la cause intrinsèque de la persistance des actes de violences perpétuels et récurrents dans cette localité du 5ème arrondissement où il ne se passe pas un seul jour que des gens soient braqués, violentés ou tout simplement assassinés par des brigands. Aussi, le volume des produits fait penser à un vaste réseau d’alimentation à travers la ville de Bangui, pour ne pas dire à travers tout le pays, ce qui justifierait également la résurgence et le regain de tensions parfois non justifie qui paralysent souvent la capitale. Si pour bien résoudre un problème, il parait inévitablement de déceler ses causes, au moins avec le démantèlement de ce groupe de bandits, l’on espère que la crise au niveau de Bangui a trouvé un de ses remèdes. Seulement, l’on s’interroge et reste dubitatif quant aux l’existence des autres groupements de production et de trafic de ces stupéfiants, soit dans la capitale, soit à travers le pays ou même des produits importés.

Toutefois, l’opération laisse un grand manque à gagner pour la stabilité du pays en ce sens que ces jeunes producteurs de cannabis n’ont pu être interpellés lors de l’opération, car ils ont tous réussi à s’enfuir.

Signalons que selon le communiqué d’Eufor-Rca « l’opération a été déclenchée par l’exploitation d’un renseignement fourni par le

Saisie stupéfiants par les gendarmes Eufor-RCA et centrafricains 3
©2014CNC

bataillon multinational de l’EUFOR, partagé avec les policiers centrafricains. De telles opérations seront reconduites afin de lutter contre l’installation de délinquants en bandes qui constituent un obstacle au retour d’un climat serein dans la ville de Bangui. »

L’opération est salutaire certes, mais beaucoup reste à faire pour démanteler l’ensemble de ces réseaux si jamais il en existait encore.

©2014CNC / Bangui / Fred Krock

RCA: retour au pays du trio Nzapalainga-Kobine-Grékoyamé après avoir reçu aux Etats unis le prix pour la Paix

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Trio-des-leaders-religieux-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Trio des leaders religieux à Bangui
©2014CNC

Retour au pays du trio Nzapalainga-Kobine-Grékoyamé après avoir

reçu aux Etats unis le prix « Search for common ground » pour la paix

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafique: 18-11-2014.  La plateforme des leaders religieux centrafricains qui regroupe Mgr Dieudonné Nzapalainga Archevêque de Bangui, Imam Omar Kobine Layama Président de la communauté islamique centrafricaine (CICA) et Pasteur Nicolas Grékoyamé Gbangou Président de l’Alliance des églises protestantes de Centrafrique (AEC) vient de rentrer au pays après avoir reçu, aux Etats unis d’Amérique, le prix « Search for common ground » pour la paix. Après que Grékoyamé et Kobine aient foulé la terre centrafricaine le lundi dernier, c’est autour de Nzapalainga d’atterrir à l’aéroport international de Bangui M’Poko, ce soir du mardi 18 novembre 2014.

Nzapalainga, un des leaders religieux du trio dédie entièrement cette distinction internationale aux victimes centrafricaines ayant perdu la vie ou ayant perdu une partie de leur corps dans les violences survenues en RCA : « Je dédie ce prix au peuple centrafricain, à nos frères et sœurs qui nous ont quittés. C’est le fruit de leur sacrifice et de leur sang. » a déclaré Mgr Dieudonné Nzapalainga qui explique : « la lutte que nous avons menée, c’est pour qu’il y ait la cohésion sociale, le dialogue, la fraternité ; qu’il y ait aussi la paix en République centrafricaine. Nous avons commencé, dès la première heure de cette crise à dire haut et fort que les chrétiens et les musulmans devraient se mettre ensemble pour construire ce pays. Certains ne nous ont pas compris ; par contre, il y a des hommes de par le monde qui nous ont compris et qui ont perçu notre message qui est un message universel parce que dans l’histoire de l’humanité, il n’y a pas encore eu cet effort manifeste pour que musulmans et chrétiens se mettent ensemble pour travailler inlassablement comme nous l’avons fait en Centrafrique. » C’est tout ce sacrifice et ce travail collectif du trio des leaders religieux qui a grandi la République centrafricaine aujourd’hui, à travers la distinction qu’ils ont reçu aux Etats unis.

Cependant, c’est avec un cœur serré que Nzapalainga a réceptionné son prix : « Le sentiment que je ressens est mélangé. C’est à la fois la tristesse en ce sens que lorsque je regarde dans le rétroviseur, mes frères et sœurs dont j’ai vu de mes propres yeux les corps au bord du fleuve Oubangui, le long des routes… je me dis qu’on aurait pu faire économie de toutes ces vies. Alors, ils sont partis et nous pensons que leur sang versé pourrait permettre à ce qu’il y ait unité en République centrafricaine. En même temps, c’est un sentiment de joie que je ressens en ce sens que le travail que nous faisons, il y a des hommes et des femmes qui regardent attentivement et qui régissent par rapport à cela, ils voient ainsi, ce qui est au-dessus de la passion, des sentiments et de l’émotion et ils estiment que ce travail est rationnel et pourrait être dupliqué ailleurs. »

Quant à l’Imam Omar Kobine Layama, ce prix est un encouragement certes, mais il est également « un chemin qui est ouvert à la plateforme (des religieux) pour pouvoir étendre ses expériences aux autres leaders, à travers le monde qui sont souvent indifférents lorsqu’il y a des crises dans leur pays. » Par ailleurs, Kobine a profité du créneau pour lancer ce message : « A tous ceux qui portent les armes aujourd’hui dans notre pays, qu’ils soient des Séléka ou des Anti-Balaka, je leur demande de revenir sur leur foi, s’ils sont vraiment des croyants, parce qu’on dit que les Séléka sont des milices musulmanes et que les Anti-balaka sont des milices chrétiennes. C’est le moment pour eux de prouver qu’ils sont des croyants qui ne réagissent pas par la violence, mais plutôt par la tolérance et la paix. »

Rappelons que le trio Nzapalainga-Kobine-Grékoyamé a été déjà primé parmi les « cent personnalités les plus influentes au monde » par le journal américain The Times. Et la lutte doit se poursuivre puisque la RCA n’a pas encore connu de véritable paix et de cohésion sociale.

CENTRAFRIQUE: L’UNION EUROPEENNE AU CHEVET DE LA RCA POUR LA REHABILITATION DES ROUTES

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Deux-hommes-marchant-dans-une-rue-à-Bangui.-Photo-Reuters.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Deux hommes marchant dans une rue à Bangui. Photo Reuters

CENTRAFRIQUE: L’UNION EUROPEENNE AU CHEVET DE LA RCA POUR LA REHABILITATION DES ROUTES

Bangui (RCA), Corbeau News  Centrafrique: 18-11-2014.  La population centrafricaine pourrait désormais espérer une amélioration des routes dans sa capitale. Plusieurs travaux de reconstruction des rues et avenues vont bientôt être mis en exécution. L’Union européenne s’engage à financer les travaux de réhabilitation de ces rues et avenues de la capitale centrafricaine, construites depuis plus de cinquante ans voir même avant  l’indépendance de la RCA. Ces rues et avenues sont aujourd’hui en état de dégradation et qui devraient être réhabilitées.

l’Union européenne a affirmé sa détermination en faveur de ce pays en proie en crise depuis 2012 dont beaucoup de projets à réaliser souffrent par manque de financements. Une rencontre a été organisée le 15 novembre 2014 à Bangui, regroupant les Bailleurs de l’Union européenne et les responsables et techniciens du ministère des travaux publics à cet effet. A l’issue de cette réunion, des projets initiés par le ministère des travaux publics ont été présentés aux Bailleurs de l’Union européenne. Il s’agit d’un partenariat entre le gouvernement de transition centrafricaine et l’Union européenne, fondé sur un domaine de financement dénommé “Bë-kou”,  en langue nationale  Sangö, autrement dit “Promesse” en français.

Il s’agit d’un font qu’on appelle fond Bë-kou. C’est avec plusieurs bailleurs. Et là on a reçu de l’Union européenne sur ce fond Bë-kou. On a d’abord commencé avec la ville de Bangui et on a recensé quelques avenues pour au moins 35 km d’avenues et les rues de la capitale. C’est ça qu’on leur a présenté comme projets et qu’ils vont nous aider à réaliser ces travaux. On a tenu compte des arrondissements qui sont très touchés, notamment le 3è 5è, et le 6è arrondissements de Bangui. Donc il faut faire un travail de toilettage.” a expliqué  Félicien KONINGUE, Directeur général des travaux publics au département des travaux publics.

Les Bailleurs de cette institution européenne sont depuis à Bangui au début de ce mois de novembre pour faire état des lieux. De ministère au ministère, ils ont sillonné afin de recenser les projets qui y demeurent sans financement.

Bangui/Eric NGABA/©CNC

Bangui: la Centrafrique célèbre la « Journée Africaine de la Statistique »

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Les-participants-à-la-journée-africaine-de-la-statistique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les participants à la journée africaine de la statistique
Les participants à la journée africaine de la statistique. ©Sept2014CNC

La Centrafrique célèbre la « Journée Africaine de la Statistique »

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique (CNC), 18-11-2014.  La République centrafricaine, à l’instar des autres pays du continent noir a célébré, ce 18 novembre 2014, la Journée africaine de la Statistique. Philippe Zemingui, Directeur de cabinet au ministère du Plan et de la coopération internationale assisté du Directeur général de l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES), Moustapha Hissen a ouvert les manifestations, à la Direction générale de cet institut à Bangui.

Ils sont quelques 120 professionnels des statistiques dont des producteurs et des utilisateurs des données statistiques, les invités à la célébration de la Journée africaine de la statistique. « Le thème de cette journée ‘’Des données d’accès libre pour la participation inclusive et la responsabilisation’’ trouve son existence dans ce que nous vivons aujourd’hui dans notre pays, en ce qui concerne la production des informations statistiques. C’est pour cela que je vous encourage à faire de votre mieux pour que les quelques rares des données que vous avez soient traitées avec beaucoup d’attention, étant donné que notre pays est un pays à vocation statistique récente, c’est-à-dire nous utilisons des techniques beaucoup plus indirectes, afin de fournir des informations proches de la réalité pour des décisions aussi proches de la réalité. » a déclaré le Dircab, Philippe Zemingui pour replacer l’importance de la statistique pour le développement de la RCA. Entretemps, le n°2 du ministère du Plan a fait remarquer que « le Système national de statistique en République centrafricaine n’est pas encore performant. Les relations entre le système central et ne sont pas encore au beau fixe, j’entends par là, ceux qui animent les directions sectorielles n’ont pas de relations très étroites avec les études – seul garant en matière des normes de l’unité des statistiques. La synergie entre les différentes directions devrait être étendue au niveau de la périphérie avec des réunions techniques périodiques sur les données et les documents qui sont produits. »

Philippe Zemingui, Directeur de cabinet au ministère du Plan et de la coopération internationale
Philippe Zemingui, Directeur de cabinet au ministère du Plan et de la coopération internationale. ©2014CNC

Toutefois, Zemingui a reconnu que les conditions de travail ne sont pas réunies pour faciliter la tâche aux producteurs des données statistiques en RCA. « Il vous manque même les moyens de collecte et les moyens d’analyse fine et approfondie pour mettre à la disposition des décideurs, notamment le gouvernement et les utilisateurs que sont les opérateurs économiques des données fiables. » a-t-il dit.

De son côté, le Directeur général de l’ ICASEES, Moustapha Hissen a précisé que la célébration de cette journée africaine de la statistique 2014 « vise à sensibiliser tous les producteurs et les consommateurs de l’information statistique du SSN autour de la Journée Africaine de la Statistique afin que ceux-ci s’approprient la nouvelle vision du SSN qui est celle de ‘’faire du Système Statistique National, un cadre de référence, capable de mettre dans les délais et de façon régulière, à la disposition des décideurs et de tout autre utilisateur, des données statistiques complètes, fiables, harmonisées et cohérentes’’ »

Se voulant plus spécifique sur ces objectifs, Hissen a fait savoir qu’il s’agit de « sensibiliser tous les participants par rapport aux activités du SSN, l’importance de la fonction statistique, les problèmes que rencontrent les producteurs de l’information statistique et la qualité des données dans la production statistique ; présenter aux participants, les documents élaborés par le SSN au cours de l’année 2014 ; créer un cadre de convivialité réunissant les cadres de l’ICASEES, ceux des départements sectoriels et les Partenaires Techniques et Financiers (PTF) et jeter les bases de la redynamisation de la coordination statistique, du respect des normes et méthodes statistiques et de l’alignement derrière le Programme Annuel des Activités Statistiques (PAAS). »

DG Direction Statistique Moustapha Hissen
DG Direction des Statistiques Moustapha Hissen. ©2014CNC

Des séries d’activités sont prévues dans le cadre de cette célébration, à savoir des activités statistiques et culturelles, notamment des animations, présentations, causeries-débats, expositions des publications, témoignages des anciens de la statistique etc.

©CNC / Bangui / Fred Krock

Centrafrique / la sécurité de l’aéroport Bangui-Mpoko : Eufor-Rca passe le témoin à la Munisca

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Eufor-Rca passe le témoin à la Munisca. 17-11-2014. ©2014CNC

Sécurité de l’aéroport Bangui-Mpoko : Eufor-Rca passe le témoin à la Munisca

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique (CNC). Lundi 17 novembre 2014, la force européenne en Centrafrique (Eufor-Rca) qui, depuis son déploiement en avril dernier s’occupait de la sécurisation de l’aéroport et des 3ème et 5ème arrondissements de Bangui, a officiellement passé le témoin à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (Minusca), en ce qui concerne exclusivement la zone de l’aéroport internationale Bangui Mpoko.

Des hautes personnalités centrafricaines, à leur tête Aristide Sokambi Ministre centrafricain d’Etat à la défense, celles de la Minusca conduites par Aurélien Agbenonci Adjoint du Représentant Spécial des Nations Unies pour la RCA et le général Thierry Lion Commandant d’Eufor-Rca ont rehaussé de leur présence cette cérémonie qui a lieu à la base militaire de M’Poko. Les responsables des compagnies aériennes opérant en RCA et les représentants de la communauté internationale étaient également de la partie.

Aéroport bangui M'Poko: Eufor-Rca passe le témoin à la Munisca. 17-11-2014. ©2014CNC
Aéroport bangui M’Poko: Eufor-Rca passe le témoin à la Munisca. 17-11-2014. ©2014CNC

Selon un communiqué du service de la communication d’Eufor-Rca, « le transfert de responsabilité entre l’Unité d’Infanterie de l’Eufor et les casques bleus de la Minusca s’est étalé sur plusieurs semaines durant lesquelles les deux forces ont mené des opérations conjointes dans le but de maintenir un engagement sécuritaire identique au bénéfice des opérations aériennes et de la population. Pour la mission européenne – qui continuera à fournir son soutien aux Casques bleus déployés sur M’Poko,  la cérémonie de passage de consignes constitue l’une des réalisations de sa fonction de ‘’pont’’ vers la Minusca, dans le cadre de la transition progressive entre les deux forces qui devra s’achever en mars 2015. »

Désormais maître de la sécurité de toute la zone de l’aéroport et ses environs, la Minusca s’est engagée, « à garantir le même niveau de sécurité dans la zone aéroportuaire, et à soutenir le développement économique du pays, dont l’aéroport constitue une pièce charnière, et le seul point d’accès international du pays. Elle a réitéré également sa détermination à assurer la protection des civils, conforment à son mandat, en collaboration avec les forces sécuritaires nationales et internationales. » comme l’on pouvait lire dans le même texte.

Rappelons qu’avant de passer le flambeau à la force du maintien de la paix de l’Onu, Eufor-Rca a abattu d’importants chantiers sur cette zone de l’aéroport, en plus des actions de réhabilitation des voies et des canaux bouchés tant à l’intérieur qu’autour de l’aéroport, grâce aux engins du Génie italien. En effet, ce sont quelques plus de 200 patrouilles en six mois qui ont été effectuées par les soldats d’Eufor-Rca dans leur zone de juridiction ; 3.500 opérations de sécurisation des pistes lors du décollage et de l’atterrissage d’aéronefs ; une moyenne de 800 contrôles de véhicules par jour ; une moyenne de 400 contrôles d’identité par jour.

Aéroport bangui M'Poko: Eufor-Rca passe le témoin à la Munisca. 17-11-2014. ©2014CNC
Aéroport bangui M’Poko: Eufor-Rca passe le témoin à la Munisca. 17-11-2014. ©2014CNC

Ce passage de témoin partiel ne signifie nullement qu’Eufor-Rca dont les interventions sont hautement et positivement appréciées par les Banguissois et à travers toutes les communautés à Bangui, va abandonner le peuple centrafricain. Seulement à partir de maintenant, Eufor-Rca va se concentrer sur les 3ème et 5ème arrondissements de Bangui avec son même mandat qui a été prolongé jusqu’en mars 2015.

©2014corbeaunews-centrafrique.org/ Bangui / Fred Krock.