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DROIT DE RÉPONSE SUITE A L’ALLOCUTION DE LA PRÉSIDENTE AU CNT LE 22 OCTOBRE 2014

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Corbeau News Centrafrique:
Interview du Président des FRD François Nelson Djadder
Droit de réponse de M Nelson Ndjadder ,président des Forces révolutionnaires et démocratiques de Centrafrique à :Mme Catherine Samba Panza ;présidente du Conseil national de transition,à la suite de son allocution au peuple centrafricain le 22 octobre 2014.

Madame la Présidente;
J’ai été surpris et choqué par le ton outrageusement condescendant que vous avez utilisé le 22 octobre 2014 ,lors de votre message au peuple centrafricain . Discours qui,de toute évidence ,au lieu d’apaiser les tensions en cours dans un pays,fragilisé encore plus qu’il ne l’était depuis votre arrivée aux affaires,les a plutôt ravivées.

Sinon,comment comprendre et expliquer qu’en dépit de la rue qui gronde et appelle à votre démission ,vous continuez à vous accrocher à votre poste ,sous le fallacieux prétexte :que vous êtes à la tête du Conseil national de transition non pas par votre propre volonté ,usurpation ou force;mais plutôt par la volonté du peuple avec l’accord de la prétendue communauté internationale .

Madame la Présidente de transition,vous souffrez d’un déficit de légitimité parce que vomit par l’écrasante majorité de ceux qui,naïvement vous ont confié à tort et sous influence et manipulation de vos réseaux occultes et mafieux ,les rênes du pays. Il serait en tout état de cause de bon ton et responsable de tirer les conséquences de ce désaveu en vous retirant des affaires.
Votre entêtement à ne pas entendre raison Madame la Présidente de transition,risquerait de conduire à votre perte que je ne souhaite pas violente mais qui sera dans ce cas de figure inévitable. Car,dans l’histoire des Nations,tous les dirigeants ayant une gestion identique à la vôtre à savoir :incompétence ,népotisme ,gabegie et corruption ,ont été voués aux gémonies ,mieux à la poubelle de l’histoire sans être désagréable .Vous courez à votre propre perte et il est temps de faire un dernier baroud d’honneur en vous retirant tranquillement .Madame la présidente ,quittez les choses avant qu’elles ne vous quittent ;c’est un conseil,mieux une prière ;sinon il se fera tard.

Bien plus,Madame la Présidente ,vous permettez d’insulter le peuple centrafricain en traitant de “bandits”,ceux qui font entendre et expriment leur raz-le bol à savoir le peuple qui vous a placé sur ce piédestal qui vous grise et enivre de toute évidence .Preuve de votre arrogance et condescendance,vous jurez de traquer et de livrer à la justice,le peuple centrafricain qui vous a porté au firmament et qui ne réclame qu’une seule chose:votre départ .S’il y’a quelqu’un qui doit être traqué et livré à la justice:c’est sans hésitation vous ,Madame la Présidente de Transition.Vous avez trahi et abusé de la confiance du peuple centrafricain :

1-Vous ne respectez pas la feuille de route qui vous a été imposée .Vous imposez un premier ministre non consensuel et pas représentatif ;lorsqu’on vous prie de revoir votre décision ,vous opposez une fin de non recevoir ,préférant ainsi mettre le pays à feu et à sang.Vous vous permettez par dessus tout ,d’accuser les autres et de vous dédouaner .Quelle irresponsabilité !

2-Vous êtes là pour vous servir et non servir le peuple centrafricain et je n’en veux pour preuves que:
-les nombreux scandales de détournements des fonds publics avérés et perpétrés par vos proches et vous;notamment d’importantes sommes retrouvées sur votre fils à en Europe et,le détournement par vous même de l’aide du gouvernement angolais destinée au peuple centrafricain .
3-la nomination à tous les postes stratégiques de vos proches:amis et parents.La république des copains.

Madame la Présidente ,nous Forces révolutionnaires et démocratiques de Centrafrique à travers ma modeste voix,nous vous adressons dés ce jour,un ultimatum :c’est de démissionner .Si dans des brefs délais ,cela n’est pas fait ,nous prendrons toutes nos responsabilités en tant que patriotes .

Fait à Paris:le samedi 25 octobre 2014

Signé: François Nelson Ndjadder;président des FRD.

La justice française autorise l’extradition du Moukhtar Abliazov (Ancien Conseiller de Bozizé) vers la Russie

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Avec-Socrate-Bozizé.jpg” alt=”Avec Socrate Bozizé” width=”350″ height=”200″ />
Lyon – AFP / 24 octobre 2014 17h43 – La cour d’appel de Lyon (centre-est) a autorisé vendredi l’extradition vers la Russie et l’Ukraine de l’oligarque kazakh déchu Moukhtar Abliazov, que ces pays accusent d’avoir détourné des milliards de dollars sur leur sol.

La priorité de sa remise sera donnée aux autorités russes.

Détenu en France depuis son arrestation sur la Côte d’Azur le 31 juillet 2013, cet ancien banquier et ministre de 51 ans clame son innocence en se disant victime d’une cabale politique du régime kazakh, qu’il avait fui début 2009 pour se réfugier dans un premier temps en Angleterre.

La cour d’appel d’Aix-en-Provence (sud-est) s’était déjà prononcée favorablement pour l’extradition en janvier, avant que la Cour de cassation n’annule cette décision en avril.

Ce nouveau feu vert de la justice française ne scelle pas encore cependant le sort de M. Abliazov, dont les avocats comptent épuiser toutes les voies de recours devant la cour de cassation, le conseil d’Etat (plus haute juridiction administrative) et la cour européenne des droits de l’homme.

Lire l’article de Jeune Afrique sur l’affaire Kazakh Moukhtar Abliazov et le passeport centrafricain

Passeport diplomatique centrafricain

Les dilemmes du maintien de la paix en Centrafrique

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Le Potentiel  /  Corbeau News Centrafrique

Arrivée de la logistique des forces des nations Unies en Centrafrique
Les drapeaux ont flotté, la fanfare a joué et les bérets verts des soldats de l’Union africaine (UA) ont été remplacés par les bérets bleus des soldats des Nations unies. La MISCA est officiellement devenue la Minusca. Pendant le transfert des responsabilités, la MINUSCA a publié sur Twitter : « Pour les Nations unies, la priorité est de supporter le processus politique et de compléter la transition de la RCA », provoquant l’inquiétude parmi ceux qui croyaient que la priorité numéro un de la nouvelle force était de protéger les civils.
Alison Giffen, qui dirige le projet Civilians in Conflict au Stimson Center (un groupe de réflexion basé à Washington), ne croit pas qu’il faille tirer des conclusions du choix des termes d’un seul tweet, mais elle estime que la MINUSCA, comme d’autres missions de maintien de la paix, a trop d’éléments sur sa liste de priorités.

« À l’heure actuelle, nous en demandons beaucoup trop simultanément aux opérations de maintien de la paix », a-t-elle dit à l’occasion d’une rencontre qui s’est tenue à Londres la semaine dernière. « Nous leur demandons de prendre en charge la protection des civils, les élections, l’extension de l’autorité de l’État, la construction de l’État, et cela entraîne un éparpillement de ressources. La protection des civils représente également un défi, parce que la mission de maintien de la paix doit réellement collaborer avec le gouvernement de l’État hôte, même lorsqu’il est lui-même impliqué ou responsable de violations ».

Le mandat confié à la MINUSCA par le Conseil de sécurité est ambitieux et exhaustif. La protection des civils figure effectivement en tête de la liste, suivie de l’appui à la mise en ouvre du processus de transition, la facilitation de l’acheminement de l’aide humanitaire, la promotion des droits de l’Homme, la promotion de l’État de droit, le désarmement et la démobilisation et la protection du personnel des Nations unies. Le document décrit 22 tâches prioritaires et cinq « tâches additionnelles », incluant l’appui à la réforme du secteur sécuritaire, lorsque les circonstances le permettront.

Mme Giffen a contribué à une édition du magazine Humanitarian Exchange consacrée à la RCA et publiée par le Réseau des pratiques humanitaires (Humanitarian Practice Network, HPN), basé à Londres.

Dans son article, elle prône l’adoption d’une approche soigneusement planifiée commençant par le déploiement de l’ensemble du personnel nécessaire à la protection des civils – les soldats de maintien de la paix, mais aussi les policiers et les civils. Elle recommande de procéder au recrutement rapide d’agents de liaison communautaire, idéalement des Centrafricains, pour faciliter la communication entre les communautés affectées par le conflit et les unités de la MINUSCA. Ces derniers pourront en effet aider les soldats et les policiers à comprendre les priorités des communautés en matière de sécurité et expliquer à ces communautés les activités et les limites de la MINUSCA.

Cette composante civile ainsi que l’adoption d’une approche plus globale font partie des forces des missions des Nations unies. La MINUSCA dispose, par ailleurs, de ressources beaucoup plus importantes et d’une expertise beaucoup plus variée que la MISCA. Des contingents du Bangladesh, de l’Indonésie, du Maroc et du Pakistan intègrent actuellement la force de la MINUSCA, mais de nombreux soldats de l’Union africaine – des ressortissants du Burundi, du Cameroun, des deux Congo, du Gabon et du Rwanda – continueront aussi de servir en son sein, ce qui pourrait poser problème.

La confiance est essentielle

La confiance est essentielle pour protéger efficacement les civils. Or certains éléments de la MISCA étaient considérés avec méfiance par une frange ou une autre de la population centrafricaine. Les Tchadiens – qui ont été particulièrement critiqués en raison de leur alliance avec les milices de la Séléka – sont partis, mais ceux qui restent ne sont pas nécessairement irréprochables.

« Ce n’est pas une nouvelle force de maintien de la paix», a dit à IRIN Véronique Barbelet, du Groupe de politique humanitaire. « C’est une réaffectation, un transfert de responsabilités. Je sais qu’ils sont passés par un genre de processus de vérification, mais cela ne change rien à la perception de la population. Ce qu’il faudrait faire dès maintenant, c’est de mener une enquête pour comprendre quelles sont les perceptions actuelles des différentes nationalités qui forment la MINUSCA ». Il s’agit, selon elle, d’un autre domaine dans lequel les agents de liaison communautaire pourraient contribuer à clarifier les malentendus.

« Ce qui était aussi problématique avec la MISCA, c’est que les contingents étaient déployés près de la frontière entre la RCA et leur propre pays. Les Tchadiens étaient stationnés dans le Nord du pays, les Camerounais, dans l’ouest, et ainsi de suite. Et la perception était qu’ils devaient avoir un intérêt particulier, un intérêt personnel quelconque dans les communautés dans lesquelles ils étaient chargés du maintien de la paix. Je crois que cela va changer avec la MINUSCA et que c’est une très bonne chose », a-t-elle ajouté.

La neutralité et la perception de la neutralité représentent également un défi pour la MINUSCA, car elle doit également remplir la part de son mandat qui consiste à appuyer la mise en ouvre du processus de transition, ce qui inclut la planification d’élections. Selon Jenny McAvoy, directrice de la protection pour InterAction (un réseau composé d’ONG américaines et de leurs partenaires mondiaux), il faut que la MINUSCA soit perçue comme apportant son soutien à un processus plutôt qu’à tel ou tel acteur.

 

Le Potentiel Online

 

Ebola: Un cas suspect en Côte d’Ivoire sème la pagaille

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AA/ CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Un-cas-dEbola-suspect-en-Côte-divoire-seme-la-panique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Un cas d'Ebola suspect en Côte d'ivoire seme la panique

Un infirmier guinéen entré en Côte d’Ivoire après le décès d’un malade d’Ebola qu’il traitait en territoire guinéen a semé la pagaille, parmi la population.

Un infirmier guinéen entré  en Côte d’Ivoire après le décès d’un malade d’Ebola qu’il traitait en territoire guinéen a semé la pagaille, parmi la population.

Il est activement recherché par les autorités administratives et sécuritaires depuis mercredi soir, selon un communiqué de la préfecture de Man (ouest ivoirien).

Moussa Camara est arrivé, mercredi soir, à Man après s’être enfui de la Guinée suite au décès d’un des patient dont il avait la charge à Nzérékoré (région du sud-est de la Guinée). Il refusait  d’être mis sous contrôle et observation.

Informé de l’arrivée de ce dernier dans sa région, le préfet de Man, Soro Kayaha Jérôme, a mis en branle les forces de l’ordre afin de retrouver l’infirmier en question pour ensuite le mettre en quarantaine.

Le supposé porteur du virus est resté introuvable jusqu’à vendredi matin et la panique court la ville.

Joint au téléphone, le directeur de la communication du ministère de la Santé, Olivier Akoto, n’a ni confirmé ni infirmé l’information.  Il s’est contenté de rétorquer qu’aucun cas Ebola n’a été enregistré sur le sol ivoirien.

Ebola a déjà tué plus de 4.500 personnes dans le monde. Le Libéria, la Sierra Leone et la Guinée reste les pays les plus touchés, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

AA/  Fulbert Yao

RCA: deux assemblées générales concomitantes dans le nord du pays pour une séléka divisée

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AA/ CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Michel-Djotodia-et-Nourredine-Adam-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Michel Djotodia et Nourredine Adam

Ces deux assemblées générales auront lieu quelques jours après des attaque, mardi et mercredi, par un groupe armé de Peuls (éleveurs centrafricains) ayant afait 30 morts à Bambari.

La décadence de l’ex-coalition Séléka est de plus en plus visible en RCA: deux Assemblées générales sont prévues pour le 25 octobre 2014 dans le nord du pays, par deux ailes opposées de la même coalition, selon des communiqués diffusés, vendredi.

 « Le Bureau Politique du Font populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC)  et son état-major réunis en séance extraordinaire le 29 Septembre 2014,  ont décidé de convoquer une assemblée générale le 25 octobre 2014  à Kaga-Bandoro (Nord-est). La présence de tout le monde est vivement souhaitée. Les membres sont libres d’exprimer sans crainte leurs opinions», informe un communiqué de Noureddine Adam, premier vice-président de l’ex-coalition séléka et président actuel du FPRC.

Parallèlement à l’assemblée de Kaga Bandoro, à Bambari (Nord-est), ce sont les hommes du général Ali Darass qui projettent de se réunir à la même date. « Vous savez, nous ne pouvons plus suivre Michel Djotodja (ancien président séléka de la RCA) et Nourredine Adam. Nous sommes pour la paix. Depuis le 19 septembre dernier, nous ne sommes plus avec ces deux hommes belliqueux. Nous sommes résolus à créer les conditions pour que la base politique et sociale de la séléka naguère prise en otage par ces politiques, puisse s’exprimer en faveur de la restauration d’une Nation en péril », a annoncé  vendredi à Anadolu, le Capitaine Amat Nedjad, un leader dissident de la Séléka à Bambari.

Il a ensuite ajouté : « initialement prévue du 9 au 10 octobre dernier à bangui, notre assemblée générale a été reportée à cause du récent regain de tensions dans cette ville. Maintenant, avec l’accalmie, nous allons tenir notre AG à Bambari, ce 25 octobre 2014. Nous ne sommes pas concernés par ce qui se passe à Kaga Bandoro. »

Ces deux assemblées générales auront lieu quelques jours après des attaque perpetrées, mardi et mercredi derniers, par un groupe armé de Peuls (éleveurs centrafricains) dans la localité de Yamalé, près de Bambari, au centre de la République Centrafricaine. Au moins 30 personnes ont été tuées et des dizaines d’autres ont été blessés lors de cette attaque.

AA/ Sylvestre Krock

Centrafrique: la Présidente Catherine Samba-Panza reconnait être en contact téléphonique avec Michel Djotodia (Interview audio)

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Deutsche Welle.  /  Corbeau News Centrafrique

Au micro de la DW, la présidente centrafricaine donne des précisions sur le comité de dialogue dont elle a annoncé la création mercredi au CNT et réaffirme que son gouvernement représente tous les Centrafricains.

En République centrafricaine, le calme semble revenu à Bangui, après les violences de ces dernières semaines. Sur le plan politique, la présidente de la transition Catherine Samba-Panza a prononcé mercredi dernier un discours devant le CNT, le parlement provisoire. Parmi les annonces faites, il y a la création d’un comité de dialogue politique. Comment cette structure va-t-elle être constituée ? Ecoutez Catherine Samba Panza, en exclusivité sur la Deutsche Welle.

 

Deutsche Welle.

 

Dans cette interview, on a entendu Madame la présidente de transition Catherine Samba-Panza, qui, au micro de notre confrère Éric Topona de la Deutsche Welle, reconnait, avec une certaine arrogance, avoir appelé personnellement Michel Djotodia et Nourredine ADAM afin de solliciter leur appui pour la composition du gouvernement de Mahamat Kamoun.  Or depuis plusieurs mois, on nous a fait croire que la présidente a, prétendument, envoyé un Émissaire auprès de son prédécesseur Michel Djotodia afin de débloquer la situation. Pire, Monsieur Guiama Massogo, le mystérieux émissaire de la Présidente Samba-Panza  déclarait sur la Radio France Internationale (RFI), je cite: « Madame la présidente de la République a transmis comme message à l’ancien président Djotodia qu’elle n’avait rien contre lui et qu’elle souhaitait qu’il l’aide à bien conduire la transition parce qu’aujourd’hui, après l’accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville, celle-ci doit prendre un nouvel élan ». Aujourd’hui, tous les centrafricains viennent de comprendre que  l’histoire de cet “ÉMISSAIRE” envoyé au Bénin auprès de Djotodia était juste une mise en scène de la Présidence afin de faire croire à l’opinion nationale et internationale que la Dame Samba-Panza n’a aucune relation directe avec son prédécesseur. Plus grave encore, elle avoue avoir pris contact personnellement aussi à un autre Chef de guerre, le “Général” Nourredine ADAM. On a compris maintenant pourquoi ce dernier continue, en douce tranquillité d’esprit,  de contrôler un vaste territoire du nord de la Centrafrique riche en ressources minières en toute impunité.

Cette transition dirigée par madame Samba-Panza ne cesse de nous surprendre.

Rédaction CNC

 

 

 

CENTRAFRIQUE: LA PÉNURIE D’EAU DANS LA VILLE DE BOALI

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Pénurie-deau-à-Boali-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Pénurie d'eau à Boali en Centrafrique

Corbeau News Centrafrique (CNC), Boali 25-10-2014:  L’on dit que l’eau c’est la vie mais à Boali, dans la sous préfecture de l’Ombela Mpoko, la population survit avec la pénurie de cette précieuse liquide. C’est toute une tracasserie pour  les habitants de cette ville, à environ 95km de Bangui, à s’enapprovisionner. Seulement six (6)  sur une dizaine de points d’eau sont fonctionnels dans la ville pour environ 32 milles habittants. Il faut se pointer dans une queue devant les rares points d’eau pour esperer remplir ses recipions dans sa maison. Les femmes et enfants sont contraints de se lever tôt le matin pour aller à la recherche de l’eau afin que la famille puisse se désaltérer.

Une difficulté que les personnes âgées se sont confronter pour pouvoir s’approvisionner en eau potable car les bousculadese sont fréquentes dans la queue. Préoccupée par ce problème, la population de la ville de Boali sollicite l’aide des autorités du pays pour l’implantation de la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) dans la région.

Avant la malheureuse crise que connait la République centrafricaine, un projet japon a vu le jour pour la création des pompes fontaines dans la ville de Boali. Mais ce projet en faveur de la population de Boali n’est pas encore effectif en raison de la situation sécuritaire qui perdure dans le pays, ont fait savoir les autorités locales.

De notre correspondant à Bangui, Eric NGABA.

Le Niger acquiert son propre avion de renseignements

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AA/ CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Le-Niger-acquiert-son-propre-avion-de-renseignements.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Niger acquiert son propre avion de renseignements

“Cet appareil permettra au pays de se doter de capacités autonomes en matière de renseignements pour ainsi traquer les terroristes”.

Le Niger a acquis son propre avion de renseignement pour lutter contre les groupes armés islamistes évoluant sur ses frontières avec le Mali et la Libye, a annoncé le gouvernement.

« L’avion a coûté 7 milliards de francs CFA (13,5 millions usd). Il s’agit d’un avion espion doté d’un pilote qui peut remplir les tâches d’un drone », a indiqué le ministre nigérien de l’Intérieur, Hassoumi Massaoudou, lors d’une conférence de presse.

Aucun détail n’a été fourni sur la partie qui a vendu au Niger cet appareil militaire  qui se distingue par une technologie de pointe.

Cet appareil permettra au Niger de se doter   de « capacités autonomes  en matière de renseignements pour ainsi  traquer les terroristes (présumés) que nous poursuivons dans le nord du Niger et au Mali », a indiqué, mercredi, le ministre de l’Intérieur  Hassoumi Massaoudou, lors d’une conférence de presse.

Des drones américains et français survolent le Nord nigérien, dans le cadre d’opérations militaires contre les groupes armés évoluant dans cette région du continent africain.

Dernièrement, l’armée française a annoncé son intention de mettre en place une base militaire temporaire, dans le nord du Niger, afin de contrer les groupes armés actifs dans la région sahélo-saharienne.

Cette base militaire est prévue à Madama à la frontière avec la Libye, dans le cadre de l’Opération « Berkhane » (opération militaire française au Mali et dans le Sahel africain), en vue de mieux contrôler « la  ligne allant de Tessalit au Mali à Faya Largeau au Tchad, en passant par les plateaux de l’extrême nord du Niger, au plus près de la Libye », avait annoncé à la presse (le 7 octobre dernier)  le général Jean-Pierre Palasset, commandant de la force Berkhane (opération menée au Sahel africain par l’armée française, qui vise à lutter contre le terrorisme dans toute la région du Sahel)

Le Niger est le 187e et dernier pays au monde en termes de développement humain, selon l’ONU, bien que son sol regorge d’importants gisements d’uranium et d’autres richesses naturelles.

AA

Centrafrique: j’ai appris comment survivre dans des conditions climatiques difficiles, la chaleur, les moustiques aussi (Un Soldat géorgien de l’Eufor))

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BRUXELLES2  /  Corbeau news

 

C’est une des principales nouveautés de l’opération européenne EUFOR rca : la présence de soldats géorgiens. Et pas de façon symbolique. C’est toute une compagnie qui s’est déplacée sur le terrain africain.

Une double première ! C’est la première fois que des soldats géorgiens partent sur un terrain africain, c’est la
première fois qu’ils opèrent aux cotés des Européens. Et les 150 hommes du bataillon d’infanterie légère autonome de Batumi, dirigés par le colonel Levan Buadze, ne sont pas là pour faire de la figuration. Une présence essentielle. Disons-le clairement. Sans eux, il n’y aurait pas eu d’opération européenne en Centrafrique (ou du moins pas dans les mêmes conditions). Leur mission consiste, en effet, à tenir l’aéroport  Une mission discrète, sans doute moins que visible que les patrouilles en ville, mais vitale. L’aéroport est, en effet, la seule voie qui relie Bangui au monde, que ce soit pour les passagers ou le fret (la voie routière vers le Cameroun prend 6 jours de voyage au minimum).

Les militaires géorgiens assurent trois missions :

1° la sécurité des pistes, afin de s’assurer que personne ne vienne faire irruption sur les pistes, gêner le départ ou l’arrivée des avions. A chaque départ ou arrivée d’avion, les soldats se déploient le long de la piste pour éviter tout problème.

2° Nous faisons des patrouilles autour de l’aéroport, de nuit et de jour, pour sécuriser la zone de l’aéroport et le camp de réfugiés. Nous avons également une section d’intervention d’urgence, en cas de besoin.

3° Depuis le mois d’août, nous faisons également des patrouilles en ville, en véhicule uniquement, afin de s’assurer du contrôle des axes et de la liberté de circulation.

Au bilan ?

Jusqu’à aujourd’hui, ces soldats ont accompli leur mission. Dieu merci, nous n’avons pas eu d’irruption de personnes sur l’aéroport.

Pourquoi êtes-vous présents dans cette opération ?

Pour nous, c’est une manière de contribuer à l’Europe. Nous avons été présents dans l’opération de l’Otan en Afghanistan et en Irak (NB : avec les Américains dans l’opération de 2003). La Géorgie est tournée vers l’ouest et veut s’intégrer à l’Union européenne comme à l’Otan. C’est important aussi qu’on apporte quelque chose de bien pour Bangui, pour ses habitants, qu’on leur permettre de vivre en paix.

L’Afrique, c’est la première fois pour vous, pour vos hommes ?

Oui. C’est la première fois. Mais nous sommes militaires. Et un militaire sait s’adapter. La situation est compliquée car on ne sait pas vraiment qui est ennemi ou ami, si la personne à qui on parle aujourd’hui ne va pas vous tirer dessus demain.

La situation s’améliore ?

Oui. La situation s’est améliorée, de façon effective. Rien ne marchait auparavant. Aujourd’hui on voit cela s’améliore peu à peu.

Mais…

Tout est difficile. Un lieutenant-colonel français (qui était venu en Géorgie donner une initiation à la vie centrafricaine aux soldats géorgiens) m’avait dit lors d’une formation en Géorgie, ici c’est comme le cardiogramme du cœur, c’est régulier, et tout d’un coup ça saute. Parfois c’est calme, trop calme, le calme avant la tempête. Ca c’est l’Afrique.

Qu’avez-vous appris ?

J’ai appris comment survivre dans des conditions climatiques difficiles, la chaleur, les moustiques aussi . Moi et mes hommes avons appris aussi le songo (la langue la plus parlée à Bangui). Surtout, avons vu combien existent des gens qui ont beaucoup de problèmes mais qui ont surtout besoin de paix. C’est essentiel pour tout le monde. Vous savez, chez nous, en Géorgie, le premier toast lors d’un dîner est pour la paix. Je souhaite pour ce pays, pour ces habitants qu’ils puissent avoir la paix.

Qu’est-ce qui vous a surpris ?

Les enfants, les plus petits surtout. Ils sont formidables. Ils ont d’abord appris très vite quelques mots de géorgien, bonjour, merci. Et, en quelques semaines, ils ont appris des poèmes, des chansons en géorgiens.

(propos par Nicolas Gros-Verheyde, à Bangui)



Le dentiste de EUFOR

L’apport du détachement géorgien ne se résume pas à ses 150 soldats. Elle compte un atout sérieux en son sein, intégré au sein de l’équipe santé d’EUFOR RCA : un dentiste … qui ne chôme pas. Il y a peu de concurrence sur Bangui ! Jusqu’à présent, il a déjà soigné plus de 400 personnes. Le matin est réservé au personnel géorgien ou de l’Eufor, l’après-midi c’est ouvert aux « Sangaris », et autres personnels internationaux ou personnalités locales. Il a soigné ainsi le préfet ou le propriétaire de l’hôtel Ledger, le principal hôtel de Bangui. Il ne parlait pas français. Mais le premier mot français appris a été un terme utile… pour un dentiste : « crachez » !

(*) Le colonel Levan Buadze a été détaché par l’Etat-Major géorgien pour commander le détachement national. Il parle un français parfait et connait un peu les pratiques de l’armée française. Ce qui n’a rien d’étonnant, ayant suivi l’école des officiers de gendarmerie à Melun en 2001-2002 et l’école d’Etat-Major à Compiègne en 2003-2004 (école aujourd’hui déménagée à Saumur). Durant cette formation, il découvre aussi ses homologues africains (« nous étions 2 Européens et 28 Africains »), une découverte très utile pour cette mission

 

BRUXELLES2

La Société camerounaise Tradex s’associe à l’émiratie Tristar pour livrer les produits pétroliers en RCA

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Agence Ecofin  /  Corbeau  News

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Société-Tradex-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Société Tradex en Centrafrique

 

La filiale centrafricaine de l’opérateur camerounais de distribution de produits pétroliers Tradex, et Tristar, une entreprise «de logistique liquide» basée à Dubaï, aux Emirats Arabes Unis, ont signé le 26 septembre 2014 à Douala, «un contrat de partenariat (d’une durée d’un an, Ndlr) pour la fourniture de produits pétroliers et de lubrifiants en République centrafricaine (RCA), dans le cadre de missions humanitaires», annonce Tradex dans un communiqué rendu public le 23 octobre 2014.

Contrôlée par la Société nationale des hydrocarbures (SNH), Tradex s’est d’abord spécialisée dans le trading des hydrocarbures et le soutage maritime, avant de diversifier ses activités plus tard en se lançant dans la distribution des produits pétroliers raffinés. Avec un réseau de 72 stations-service à ce jour, Tradex, porte-flambeau des nationaux dans le secteur de la distribution des produits pétroliers au Cameroun, est aussi présent en République centrafricaine et au Tchad.

Depuis le déclenchement de la crise politique qui secoue la Centrafrique, née du renversement du régime du Président Bozizé en mars 2013, les activités de Tradex dans ce pays de la zone CEMAC ont été sérieusement perturbées. Après plusieurs mois d’inactivité, Tradex avait cependant réouvert 80% des 20 stations-service qu’il compte en RCA au mois d’août 2013, avait annoncé Emmanuel Tamnga, le directeur commercial de l’entreprise, en inaugurant une nouvelle station-service en septembre 2013 à Yaoundé.

Dans un communiqué publié en janvier 2014, Adolphe Moudiki, ADG de la SNH et PCA de Tradex, a annoncé que cette entreprise à capitaux publics a «amélioré ses parts de marché» dans la distribution des produits pétroliers sur le territoire camerounais en 2013, après une progression de 23% sur son chiffre d’affaires en 2012, année au terme de laquelle Tradex avait affiché un résultat net en hausse de 6%.

Agence Ecofin

Centrafrique: le test d’entrée au lycée technique de Bangui reporté pour cause d’insécurité

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APA  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Debut-des-examens-du-baccalauréat-en-centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Debut des examens du baccalauréat en centrafrique

Le test d’entrée au Lycée technique Sambonga de Bangui, initialement prévu jeudi, a été reporté au 8 novembre prochain, a annoncé le proviseur de l’établissement, Martin Pounouwaka, expliquant que ce report est dû à l’insécurité et aux violences notées ces derniers temps dans la capitale centrafricaine.

”Jusqu’au 6 novembre, nous allons recevoir les dossiers ensuite on va faire composer les candidats deux jours après, c’est-à-dire le 8 novembre et la proclamation des résultats aura lieu le 12 novembre prochain”, a-t-il souligné.

Pour le lycée, a expliqué M. Pounouwaka, il y aura deux filières : la seconde tertiaire et la seconde des sciences et techniques Industrielles (STI). Le Collège, lui, aura huit filières : la menuiserie, l’électricité, la mécanique générale transformée en productique, la MAINTENANCE, l’usinage, la construction métallique, la mécanique des transports et la maçonnerie.

”Le Lycée Technique et surtout la technique commerciale a toujours été ma branche préférée. Dès mon admission en classe de première, j’ai toujours rêvé e poursuivre mes études au Lycée Technique”, a confié à APA Girelle Mangbé, venue déposer sa candidature.

123 candidats ont été enregistrés pour la seconde tertiaire, 36 candidats pour la STI, deux candidats pour les employés de comptabilité, 9 candidats pour les employés des services administratif et commercial. Par contre, aucune demande n’a été enregistrée pour la menuiserie, la maçonnerie, la mécanique, etc.

APA

Côte d’Ivoire : un mangeur de rat condamné à cinq ans de prison

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Afrik.com  /  Corbeaunews.ca

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/En-Côte-dIvoire-un-mangeur-des-rats-condamnés-à-cinq-ans-de-prison.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>En Côte d'Ivoire, un mangeur des rats condamnés à cinq ans de prison

En Côte d’Ivoire, un homme a écopé de cinq années de prison pour avoir consommé de la viande de rat, pourtant interdite notamment à cause du virus Ebola.

En Côte d’Ivoire, un mangeur de rat a été condamné à cinq ans de prison ferme par le tribunal de Guiglo, à l’extrême ouest du pays. En effet, d’après des médias locaux, Bernard Guéi, un habitant du village de Bedy-Goazon, situé à 516 km à l’ouest d’Abidjan, « a consommé la viande de rat que son piège a attrapé au campement ».

« Pris la main dans le sac par les forces de l’ordre qui sillonnaient la zone, il a défié les autorités en persistant dans sa détermination à consommer la viande de brousse », pourtant interdite par les autorités ivoiriennes dans le cadre de la lutte contre l’épidémie hémorragique du virus Ebola.

« Votre affaire d’Ebola ne me regarde pas »

« Tant que j’aurai faim, je vais manger la viande de brousse (…) Votre affaire d’Ebola ne me regarde pas », a déclaré aux autorités le mangeur de rat. Ce dernier a été conduit à la brigade de gendarmerie avant d’être présenté devant le tribunal de Guiglo.

Le nombre de victimes de la fièvre hémorragique Ebola, qui sévit en Afrique de l’Ouest, a franchi la barre des 1 500 morts. Même si le virus n’est pas présent en Côte d’Ivoire, la psychose a gagné une partie de la population et les autorités redoublent de vigilance pour empêcher toute propagation du virus sur le territoire ivoirien. Le pays a fermé ses frontières terrestres et aériennes avec deux pays touchés : la Guinée et le Liberia.

En plus de l’interdiction de consommer et manipuler la viande de rongeurs, les autorités ivoiriennes ont fortement recommandé aux populations d’éviter de se serrer la main et de faire des accolades.

Portrait. Xenaba, 19 ans, réfugiée du Centrafrique: “Il est difficile de quitter le pays qui vous offre son refuge”

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Starducongo.com  /  Corbeaunews.ca

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Refugiée-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Refugiée centrafricaine

Xenaba a 19 ans, née à Bangui d’un père Sénégalais et d’une mère Centrafricaine. Avril 2014 : Alors qu’elle est élève en classe de première, elle fuit avec Amdane, son mari, son pays où elle a toujours grandi pour se réfugier à Betou, en République du Congo. Les dernières images de Bangui qu’elle garde en tête sont celles des maisons que l’on brûle, celles des pillages et des crimes…


Après 8 mois passés à Betou, au Nord Congo, c’est aujourd’hui le jour de son rapatriement vers un nouveau pays, celui de son origine, le Sénégal. Elle a rêvé souvent de ce jour qui se lève mais à l’heure du départ son coeur est hésitant. Xenaba laisse derrière elle une ville où elle avait retrouvé son grand sourire. En chemin, derrière elle, Xenaba laisse surtout Amdane. Il y a encore tant de choses à régler pour son mari… Au moment de partir ils ont pleuré ensemble, presque en silence, se promettant seulement de se retrouver au plus vite et de ne plus jamais se séparer.

De Betou à Egnelé, dans le 4/4 qui l’emporte vers l’aéroport, Xenaba reste silencieuse. L’émotion est grande et son coeur comme coupé en deux. Pour autant la jeune femme remercie Dieu : “J’ai toujours vu les avions passer au dessus de ma tête en me disant toujours que moi aussi j’aimerai voyager un jour à travers les nuages, ce jour est arrivé, grâce à Dieu”. C’est en attendant l’avion qu’elle parle de Didine, sa meilleure amie, réfugiée comme elle : “Nous étions presque toujours ensemble, à parler de façon interminable, à nous promener. Didine me tressait toujours les cheveux. C’est difficile de la quitter, elle va me manquer c’est certain”. Xenaba n’a plus qu’une simple valise, lourde d’hier, et un numéro de téléphone, celui de son père qu’elle va rejoindre à Dakar : “Mon père a quitté la maison alors que maman me portait dans son ventre depuis seulement 2 mois. Je n’ai jamais connu mon père, je ne l’ai jamais vu mais je sais qu’il m’attend. Je me demande comment nous pourrons nous identifier à mon arrivée à Dakar, ça m’inquiète un peu. Et puis je sais encore que je vais retrouver aussi là-bas des frères et des soeurs”. Au bout de quelques heures de vol au dessus de la forêt équatoriale, et après deux journées à Brazzaville, Xenaba découvrira sa nouvelle famille et le Sénégal comme un nouveau refuge. Elle reprendra alors ses études avec l’espoir de devenir plus tard infirmière.

Nota : Depuis le début de la crise sociopolitique qui a déstabilisé la RCA en décembre 2012, des dizaines de milliers de personnes ont été forcées de fuir le pays pour trouver refuge dans les pays voisins, dont la République du Congo. Dans ce contexte intervient l’UNFPA (Fond de Population des Unies) en faveur des femmes, dans le but de participer à la réduction du niveau élevé de risques de morbidité et de mortalité maternelle auxquels peuvent être confrontées les filles et femmes en âge de procréer qui, vivant leur sexualité dans un environnement non maîtrisé et souvent avec des moyens financiers limités sont exposées à des grossesses précoces ou non désirées mal suivies, voire à des avortements et accouchements risqués, aux contaminations aux IST/MST/VIH-SIDA et aux violences sexospécifiques.

Philippe Edouard
Avec le Fonds de Population des Nations Unies

Centrafrique : Charles Malinas, l’ambassadeur de France en visite d’évaluation de la situation sécuritaire au Km 5

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RND  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/LAmbassadeur-de-France-à-Bangui-en-visite-dans-le-quartier-km5.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L'Ambassadeur de France à Bangui en visite dans le quartier km5

Notables, représentants d’associations de femmes et de jeunes du Km 5, dans le troisième arrondissement de Bangui, étaient réunis mercredi.  Avec eux se trouvaient également l’ambassadeur de France, Charles Malinas, et des représentants des forces internationales déployées en Centrafrique. Objectif ? Evaluer la situation sécuritaire dans ce secteur.

Youssouf Hamat, le président de l’Organisation des jeunes musulmans de Centrafrique (OJMC), n’a pas caché le sentiment de déception de sa communauté. « L’arrivée des Casques bleus, des soldats de l’opération Sangaris et ceux de la force européenne (Eufor-RCA) tant espérée par la minorité musulmane devait permettre d’éviter le pire. Malheureusement, ces forces internationales n’ont pas empêché les massacres et le nettoyage des Musulmans de Centrafrique », a-t-il déploré.

Charles Malinas, l’ambassadeur de France, lui a répondu qu’il comprenait son sentiment mais que les forces étrangères étaient animées de bonnes intentions.

« Je comprends votre frustration. Je comprends le ressentiment que vous pouvez avoir parce qu’il y a des situations où vous pensez que les forces internationales auraient dû faire quelque chose, puis ne l’ont fait », a indiqué le diplomate.

« Et peut-être, si elles ne l’ont pas fait, c’est parce qu’elles n’étaient pas en situation de le faire. Je pense que dans toutes les forces internationales qui sont là, il y a une vraie volonté d’aider la Centrafrique », a ajouté l’ambassadeur.

Même si le ressentiment persiste, la virulence contre les forces étrangères a diminué au Km 5. Le ton semble avoir changé.  Preuve : toutes les inscriptions du genre « Non  à la France ! Non à la Sangaris », sur le monument Koudoukou, ont été effacées.

La communauté musulmane du Km 5 s’était montrée hostile à l’égard de la force française Sangaris, depuis début décembre 2013.

Pendant que se tenaient ces échanges au Km 5, la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation de Centrafrique (Minusca) a annoncé avoir pris des mesures en vue d’arrêter et traduire en justice les auteurs des violences qui ont endeuillé Bangui au cours des deux dernières semaines.

La décision a été annoncée, lors de sa conférence de presse hebdomadaire, par le chef du bureau de la communication et de l’information publique à la MINUSCA, Myriam Dessables.  « Des rencontres ont eu lieu avec les ministres de la Justice, de l’Intérieur et de la Défense nationale, le conseiller à la présidence, le procureur de la République de Bangui, le bâtonnier et la société civile pour préparer des jugements et des arrestations des auteurs confirmés des auteurs des violences des dernières semaines. Ces rencontres visent à renforcer la collaboration avec les autorités locales pour que les responsables des crimes, anciens et récents, soient déférés devant la justice et punis conformément à la loi », a indiqué Myriam Dessables. Elle a précisé que la division des droits de l’Homme de la mission des Nations unies avait enquêté, au cours de la dernière quinzaine de jours, sur plusieurs cas.

Ndéké-Luka

Centrafrique : pour fuir, il faut pouvoir marcher

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CICR  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/De-gauche-à-droite-Djaffarou-Mikaella-et-Zenabou-se-préparent-à-retrouver-leurs-familles.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>De gauche à droite, Djaffarou, Mikaella et Zenabou, se préparent à retrouver leurs familles
De gauche à droite, Djaffarou, Mikaella et Zenabou, se préparent à retrouver leurs familles. CC BY-NC-ND/ICRC

Comment définir ce que peuvent ressentir des parents qui n’ont d’autre choix que de laisser derrière eux certains de leurs enfants pour sauver le reste de la famille ? Zenabou, la plus âgée des trois, nous a confié avoir elle-même suggéré à son père de l’abandonner pour que le reste de la famille puisse fuir.

En janvier 2014, à Bossentélé, Mikaella, Djaffarou, et Zenabou se retrouvent seuls et livrés à eux-mêmes au beau milieu d’un conflit intercommunautaire d’une extrême violence, qui n’épargne aucunement les civils.

Malgré tout, les enfants survivent. Des villageois fuyant les attaques des groupes armés les emmènent alors avec eux et les cachent dans la brousse. Ils parviennent ensuite tant bien que mal à atteindre la ville de Carnot, où ils sont recueillis par des religieuses qui les hébergent dans un couvent. Mi-février 2014, des éléments de la MISCA (Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine) les conduisent jusqu’à la ville de Garoua-Boulai, au Cameroun, où ils sont pris en charge par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et transférés au camp de Gado. En avril 2014, le CICR visite le camp pour la première fois. C’est alors que débutent les recherches pour retrouver les parents de Mikaella, Djaffarou et Zenabou, qu’ils savent partis se réfugier au Cameroun.

Dans les camps de réfugiés de Lolo, Mbilé et Borgop (est du Cameroun), où sont regroupés quelque 130 000 Centrafricains selon le HCR, le CICR travaille en coopération avec la Croix-Rouge camerounaise afin de rétablir le contact entre les membres des familles dispersées et de réunir les enfants avec leurs proches. Grâce à l’imposant réseau formé par les partenaires du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, les parents des trois enfants finissent par être localisés dans les camps de Mbilé et Lolo.

Le jour où parents et enfants doivent enfin se retrouver, tout au long des quatre heures de route qui séparent le camp de Gado de ceux de Mbilé et Lolo, l’émotion monte. Lorsqu’il aperçoit son enfant sain et sauf, le père de Mikaella ne peut retenir ses larmes. Il avait perdu tout espoir de le revoir un jour.

Le CICR a formé et équipé 14 volontaires de la Croix-Rouge camerounaise, qui travaillent désormais dans les camps situés à proximité de la frontière avec la République centrafricaine et enregistrent les demandes de recherches ainsi que les enfants non accompagnés. La Croix-Rouge est la seule organisation à rechercher activement les membres des familles dispersées. À ce jour, les volontaires ont recueilli plus de 1000 demandes et enregistré 83 enfants non accompagnés.

Mikaella porté par deux volontaires de la Croix Rouge Camerounaise
Mikaella porté par deux volontaires de la Croix Rouge Camerounaise. CC BY-NC-ND/ICRC

Centrafrique: la transition, un régime des barbares soutenu par une main dans les ténèbres?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Cobseil-National-de-Transition-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Conseil National de Transition, Bangui. Photo: Diaspora
Conseil National de Transition, Bangui. Photo: Diaspora

La transition : un régime des barbares soutenu par une main dans les ténèbres

Corbeau news Centrafrique (CNC), 23-10-2014: Les autres en arme nous tuent, restent impunis et ceux qui sont assis confortablement dans les bureaux pillent les deniers publics, restent également impunis. Nous assistons à un régime esclavagiste  de la vieille époque où ce sont les populations qui en font les frais et les auteurs des crimes inhumains et économiques se moquent de la population qui aspire à la paix et la justice sociale.

La république centrafricaine est le théâtre de ce conflit politico-militaire où toutes formes d’actes barbares de notre siècle sont nées et entretenues par ses filles et fils qui se disent intellectuels, sur qui pourtant la population pourrait compter pour un nouveau modèle de démocratie exemplaire et du multipartisme mais malheureusement ces intellectuels en question n’ont apporté que la déception et la désolation en contribuant efficacement à la paupérisation et la régression de l’Etat centrafricain qui perd sa souveraineté. Le pays qui traverse des moments difficiles de son histoire est géré aujourd’hui par une génération des personnes fantomatiques qui manquent de vision et de personnalité. Si des personnalités à qui je dois du respect figurent sur la liste des bénéficiaires du don angolais laquelle circule dans des réseaux sociaux tels que, Cyriaque GONDA, Gervais LAKOSSO,  Gilbert GRESENGUET, Thierry VACKAT, Joseph BINDOUMI, Valérie TANGA, Sylvain MOKAMONADET (Bamelec), Laurent NGON BABA, Emmanuel SANDY, YALISSOU, Raymond ADOUMA, Mme GBEBRI, Bruno GBIEGBA, OUANGON NDAKALA pour ne citer que ceux-là puisque la liste ne me semble pas exhaustive, c’est vraiment une honte nationale. Les centrafricains ne savent plus à quel saint se vouer.  On comprend pourquoi d’autres soi-disant conseillers nationaux  instrumentalisés jouent au taupe, envoyés spéciaux de la présidente Catherine Samba-Panza siègent  au Conseil National de la Transition (CNT) qui, malheureusement est présidé par un assoiffé de pouvoir, situationniste, spécialiste de croc-en-jambe et manipulateur de haut niveau qui empoisonne davantage la situation de la crise.

Inattendu, le débat parlementaire sur le don angolais dont le quart était distribué à tour-de-bras par la présidente Catherine Samba-Panza et son premier ministre Mahamat Kamoun a fait des choux gras. Comme je disais, c’est un parlement de transition des personnalités au départ très mal élus et finalement scindé en groupe de deux qui siègent à l’hémicycle de l’assemblée nationale. Il y a des pro-djotodia devenus pro-samba-panza et des pro-nguendet. Le premier se bat mordicus pour que CSP conserve son fauteuil et le second argumente diaboliquement pour que leur patron qui leur donne à manger arrache le fauteuil présidentiel et termine cette transition aux pieds en argile. En menant cette bataille va-t-en-guerrediste, les institutions de transition perdent l’honneur et la dignité devant l’opinion nationale et internationale et c’est le pire cauchemar pour le peuple centrafricain meurtri.

Parlons un peu de la situation financière des dons soudanais et congolais octroyés par Béchir et Sassou, encaissés par le président du CNT, Alexandre Ferdinand Nguendet qui est l’un de ces fossoyeurs de la transition qui a du plomb dans l’aile. L’une des flammes qui ont brûlé la maison était sous la transition du démissionnaire Michel Djotodia. Le  bras de fer entre l’ancien premier ministre démissionnaire, Me Nicolas Tiangaye et le président du CNT, Alexandre Ferdinand Nguendet, ainsi que le mal entendu au niveau de la présidence et la primature ont empoisonné cette transition à telle enseigne que le peuple centrafricain ne peut rien attendre de crédible d’elle.

Que les centrafricains se souviennent de la première et l’unique conférence de presse tripartite animée par le trio Djotodia-Tiangaye-Nguendet dans l’une des grandes salles de conférence de l’hôtel Ledger Plazza. Les trois personnalités ont tous fourni des réponses non convaincantes aux questions pertinentes des journalistes. Personnellement j’en ai pris part. Mais c’était décevant. Chaque conférencier monopolisait la parole et racontait son aventure politique. En bref, les réponses étaient vagues, incohérentes et les journalistes sont restés sur leur faim.

S’agissant d’Alexandre Ferdinand Nguendet encore au poste alors qu’il devait aussi démissionner, une question lui a été posé concernant la source du financement des travaux de la réfection du siège de l’Assemblée, l’ancien président Djotodia qui monopolisait plus le micro a dit qu’il est là présent il doit y répondre. Mais Alexandre Ferdinand Nguendet, au lieu d’aller droit au but, il s’est contenté de raconter son rêve qui vise l’occupation du palais de la Renaissance. Ce dernier lorgnait déjà le fauteuil de Michel Djotodia qui a peut-être compris sa stratégie mais jouait aussi au malin. A malin, malin et demi. Aucun chiffre n’a été donné concernant les dépenses monstres effectuées pour la réfection du palais de l’assemblée nationale. Comme disait l’ancien président de la transition, il devait d’abord y avoir un appel d’offre. Michel Djotodia a argumenté que chez nous à la présidence un appel d’offre a été lancé. La presse nationale n’était pas au courant de son appel d’offre mais Dieu seul sait ! A la fin des travaux, l’inauguration était en grande pompe dans l’enceinte de l’assemblée nationale. Michel Djotodia a préféré ne pas présider cette cérémonie puisque la rumeur de coup d’Etat circulait dans la capitale. Cette rumeur envenimait le climat délétère banguissois. Et pour preuve, à la veille de la célébration de la fête nationale du 1er décembre 2013, tard dans la nuit alors que la commission des fêtes était au pied ’œuvre, un communiqué de la présidence lu par un sous-officier de l’ex-séléka avec une voix sauvage inhabituelle sur les ondes de la radio Centrafrique   annonçait l’annulation de la fête nationale. De l’inédit dans l’histoire de l’indépendance de la République centrafricaine de Barthélémy BOGANDA. Pour la première fois dans l’histoire du pays, la célébration de la proclamation de l’indépendance a été annulée. A moins que je me trompe mais depuis sa prise de pouvoir jusqu’à la démission, Michel Djotodia est le seul président centrafricain qui n’a pas présidé une fête nationale.

Pour votre gouverne, les gens se sont sucés les doigts avec un fonds colossal soudanais offert par Omar el Béchir. Un Etat islamique voisin du nord-est qui cachait quelque chose derrière. En effet, le débat chaud sur le fonds angolais à l’hémicycle du parlement a révélé l’autre détournement du fonds congolais caché qui se chiffrait à 400 millions de fcfa, offert par le médiateur de la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso à la sourdine. Puisqu’il n’y avait pas eu tambour-battant pour que le peuple le sache. Alexandre Ferdinand Nguendet qui active l’affaire angolate pour qu’il y ait une enquête parlementaire aurait emporté la mallette congolaise seule et faire les dépenses en solo. Malgré ses griefs mortels et sanguinaires dénoncés par certains parlementaires lors de l’interpellation du premier ministre Mahamat Kamoun, le président du CNT veut montrer au public qu’il est monsieur mains propres, (mamboko a vourou). L’on se demande combien de fois nos autorités vont quémander des fonds chez les voisins pour la réfection du siège de l’assemblée nationale ? Autant de questionnements sur la maudite transition qui ne cesse de faire couler les larmes des centrafricains.

Chers compatriotes, leur est grave pour nous. Je vous ai toujours dit qu’il faut cultiver la solidarité, l’unité et l’amour entre nous puisque nous avons un patrimoine commun qui est la Centrafrique. Depuis la création de notre beau et cher pays par son fondateur Barthélémy BOGANDA, nous avons toujours vécu en harmonie et symbiose. Nous n’avons pas instauré des barrières entre nous chrétiens et musulmans. Cela est arrivé aujourd’hui c’est parce que nos hommes politiques ne sont pas matures. Nos richesses du sous-sol que le bon Dieu nous a données sont en train de fuir au profit des étrangers à cause de notre mesquinerie et cupidité.

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel


Pierre INZA

Centrafrique: don des équipements sportifs de la Chine à l’université de Bangui

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 APA  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Batiment-administratif-de-lUniversité-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bâtiment de la FDSC, Université de Bangui
Bâtiment de la FDSC, Université de Bangui

L’ambassadeur de Chine en Centrafrique, Sun Haïchao, a remis, jeudi à Bangui, un don d’équipements sportifs (ballons, gonfleurs, maillots, etc.) et une somme de deux millions de FCFA à l’Université de Bangui, en vue de l’organisation de la 2è édition des jeux universitaires prévus en novembre prochain.

Ces jeux, selon une source proche du dossier, permettront à l’Université de Bangui de faire la détection des meilleurs talents. Et la source d’ajouter : ‘’dans tous les pays au monde, ce sont les universités qui produisent des meilleurs athlètes dans toutes les fédérations confondues”. 

‘’Depuis 2010 à aujourd’hui, 2014, il n’y a pas eu des jeux universitaires. Ce qui a entrainé une lassitude au niveau des étudiants d’une part et d’autre part une déconfiture au niveau de l’équipe de l’Université évoluant dans les ligues de Bangui”, a dit Simon Bégoto, chef de services médicaux, socioculturels et sportifs à l’Université de Bangui.

Selon M Bégoto, ces jeux qui devraient être périodiques pour relancer les activités sportives sur les campus, ont besoin des moyens venant surtout du gouvernement.

Le président de l’Association nationale des étudiants centrafricains (ANECA), Kévin Yabada, a pour sa part remercié le diplomate chinois pour ce geste qui, selon lui, ‘’est toujours prêt à répondre à notre sollicitation”.

‘’L’ambassadeur a dit qu’il est disposé à soutenir et recevoir l’ANECA dans les jours à venir. Et nous nous préparons pour ce rendez-vous”, a-t-il ajouté.

Se projetant sur la participation de l’Université de Bangui aux jeux universitaires de la sous-région que va abriter le Cameroun au mois de février prochain, Kévin Yabada a affirmé que ‘’le geste de l’ambassade de Chine est la bienvenue. Parce qu’il permet de lancer les préparatifs des jeux inter universitaires de la sous-région”.

‘’Nous commençons dès ce jour, les préparatifs en sélectionnant des joueurs dans des facultés et instituts publics et privés pour nous préparer convenablement à ces jeux”, a indiqué Kévin Yabada.

Les premiers jeux universitaires de Centrafrique se sont déroulés en 2010.

 APA

Centrafrique: au moins 30 personnes ont été tuées dans l’attaque d’un village de la région de Bakala

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La Liberté  /  Corbeau News Centrafrique

Le camp des déplacés de l'aéroport Bangui M'Poko de Bangui
Le camp des déplacés de l’aéroport Bangui M’Poko de Bangui. Photo: Diaspora

Au moins 30 personnes ont été tuées mardi et mercredi dans l’attaque d’un village de la région de Bakala (centre) par des individus armés, a indiqué une source à la Minusca, la mission de l’ONU en Centrafrique. Des dizaines d’autres villageois sont blessés.

“Un groupe d’individus armés assimilés aux Peuls et ex-Séléka par les habitants ont attaqué la localité de Yamalé, vers Bakala, faisant au moins 30 morts et plusieurs dizaines de blessés. Les agresseurs ont incendié et pillé des maisons”, a affirmé cette source. “Il s’agit d’un bilan qui reste encore provisoire. Car les individus armés ont poursuivi ces agressions dans les villages voisins”, a-t-elle ajouté.

Habitants paniqués

La psychose de ces attaques a gagné la ville de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka dont fait partie Bakala, a-t-on appris de même source. Plusieurs centaines de personnes ont fui pour rejoindre les camps de déplacés de Bambari, redoutant un regain de tension dans la ville.

Au moins sept personnes avaient été tuées la semaine dernière dans différents incidents dans la même région par des miliciens tant anti-balaka que ex-Séléka, qui s’en étaient pris à des habitants accusés de collaboration avec leurs rivaux dans le centre de la Centrafrique, selon la gendarmerie de Bambari.

La Centrafrique, ancienne colonie française à l’histoire jalonnée de rébellions et de coups d’Etat, a plongé dans un chaos sans précédent en 2013 lorsque la rébellion majoritairement musulmane de la Séléka a pris le pouvoir, plaçant le pays en coupe réglée jusqu’à son départ en janvier 2014.

Exactions de chrétiens

Les troubles intercommunautaires se sont poursuivis ensuite, les anti-balaka – à dominante chrétienne – commettant à leur tour d’innombrables exactions contre la population civile, notamment les musulmans qui ont dû fuir Bangui. Si elle a perdu le pouvoir, la Séléka est restée très influente dans la région de Bambari où les flambées de violences intercommunautaires sont récurrentes, ainsi que dans le nord-est du pays.

ats, afp

Conclusions du Conseil de l’Union Européenne sur la République centrafricaine

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Conclusions du Conseil sur la République centrafricaine

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Drapeau-de-lUnion-Européenne-pour-la-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Drapeau de l'Union Européenne pour la Centrafrique
Bruxelles, le 23 octobre 2014

Le Conseil a adopté ce jour, par procédure écrite, les conclusions suivantes:

“1. L’Union européenne (UE) réitère sa préoccupation face à la Situation en République centrafricaine (RCA) qui demeure fragile, y compris sur le plan sécuritaire, malgré l’action stabilisatrice des forces internationales. Elle condamne fermement les violences intervenues à Bangui depuis le 8 octobre et les attaques contre les populations civiles, les partenaires humanitaires et les forces internationales. Elle exhorte tous les groupes armés à cesser immédiatement les violences et à se conformer à l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville. L’impact de la nouvelle détérioration de la situation a des conséquences humanitaires importantes dans le pays.
2. L’UE appelle au maintien de la mobilisation internationale qui est essentielle afin de contribuer à une sortie de crise durable en RCA. Elle rend hommage au travail remarquable accompli, sous l’égide l’Union africaine, par la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous conduite Africaine (MISCA), et salue le transfert d’autorité de la MISCA vers la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies en République centrafricaine (Minusca) ainsi que la montée en puissance graduelle de cette dernière qui doit contribuer à la stabilisation du pays. L’UE continuera d’apporter sa réponse à la crise que traverse la
RCA dans le cadre de son approche globale.
3. L’UE se félicite de la réunion de haut-niveau sur la République centrafricaine qui s’est tenue le 26 septembre à New York sous l’égide du Secrétaire général des Nations Unies, en présence notamment du président du comité de suivi des accords de Libreville et du président en exercice de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale. Comme l’ont rappelé l’ensemble des participants dans leur Communique final, il importe maintenant que les violences cessent et que le processus politique en RCA progresse. L’UE réitère son appel au respect de l’intégrité territoriale du pays. A cet égard, l’UE réaffirme son plein soutien aux autorités de transition, qui doivent rester soudées et déterminées dans leurs efforts pour donner des nouvelles impulsions politiques et aboutir à des résultats tangibles. En particulier, elle les encourage à engager sans délai un processus de dialogue politique inclusif et des initiatives locales et nationales de réconciliation associant l’ensemble de la population centrafricaine afin de favoriser une gestion consensuelle de la transition et une vision partagée des défis à relever. L’UE les invite également à accélérer la mise en oeuvre des étapes nécessaires pour la préparation d’élections inclusives et transparentes qui doivent contribuer à la stabilisation du pays et une sortie de crise durable. Elle réaffirme sa disponibilité à soutenir le bon déroulement du processus électoral, en coordination avec les Nations Unies, y compris à travers le déploiement d’une mission d’observation électorale.

Le Conseil salue l’opération PSDC EUFOR RCA. La contribution de cette opération militaire de transition au rétablissement d’un environnement sécuritaire stable à Bangui démontre l’utilité et l’efficacité de son action. En accord étroit avec le Conseil de Sécurité des Nations Unies, le Conseil a marqué son accord politique sur la prolongation d’EUFOR RCA jusqu’au 15 mars 2015, sollicitée par les autorités de transition et l’ensemble des acteurs présents sur le
terrain, afin de permettre une transition efficace et dans les meilleures conditions avec les composantes militaire et policière de la MINUSCA. Dans cette perspective, le Conseil reconnaît les efforts déjà fournis et invite les Etats membres, ainsi que les Etats tiers invités, à contribuer à EUFOR RCA, en vue d’assurer une génération de force suffisante pour maintenir le niveau opérationnel d’EUFOR jusqu’au bout de son mandat.
5. En vue de parvenir à une stabilisation durable du pays sur le plan de la sécurité, l’action des forces internationales déployées en RCA devra être complétée par une réforme des secteurs de la sécurité. Le Conseil souligne l’importance pour l’UE d’avancer la réflexion sur une possible contribution à l’appui résolu et coordonné de la communauté internationale aux autorités centrafricaines qui devrait en priorité porter sur la restructuration des forces armées
centrafricaines.
6. L’UE exhorte tous les groupes armés à cesser immédiatement les violences contre les populations civiles. Elle réitère sa ferme condamnation des violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire et souligne que tous les auteurs de violences auront à répondre de leurs actes devant la justice. L’UE a pris note de la déclaration du Procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) d’ouvrir une deuxième enquête en République centrafricaine concernant les crimes présumés commis depuis 2012. Elle incite les autorités de transition à poursuivre leurs efforts en matière de lutte contre l’impunité, en facilitant notamment la mise en place de la Cour criminelle spéciale, en contribuant activement au rétablissement de la chaîne pénale, avec le soutien de la communauté internationale, et en premier lieu l’UE, et en continuant à coopérer avec la CPI. L’UE souligne à cet égard l’importance d’initiatives centrafricaines de médiation et de dialogue inter-communautaires pour promouvoir l’entente et rétablir la cohésion sociale.
7. La situation humanitaire reste toujours alarmante dans tout le pays, le nombre de personnes déplacées dans l’ensemble de la RCA et dans les pays de la région demeurant très élevé et susceptible de s’accroître avec la dégradation rapide et actuelle du contexte sécuritaire. La situation des communautés enclavées reste préoccupante. Une partie très importante des besoins n’est pas couverte et l’accès aux populations devient de plus en plus problématique suite à la multiplication des attaques sur les travailleurs et les convois humanitaires. La mobilisation internationale doit se poursuivre, y compris en faveur des pays voisins, qui accueillent un nombre important de réfugiés.
8. Dans le domaine du développement, la priorité doit aller à la reconstruction de l’Etat centrafricain, notamment pour lui permettre d’exercer ses missions sur l’ensemble du territoire et d’apporter aux populations les services sociaux de base. Ce processus doit aller de pair avec le déploiement progressif des forces internationales sur l’ensemble du territoire centrafricain. Le Conseil se réjouit de la création, en juillet 2014, du fonds fiduciaire européen « Békou » (qui assure la transition entre l’urgence et le développement) en faveur de la RCA, et de l’adoption des premiers projets au titre de cet instrument novateur de mobilisation de l’aide en faveur de la RCA, pour accompagner la sortie de crise et relancer le développement. Le Conseil souligne l’importance d’une coordination étroite avec les autorités de transition et les autres bailleurs de fonds. Il rappelle que ce fonds multi-bailleurs est ouvert aux contributions de tous, y compris des tiers. Le Conseil se réjouit par ailleurs de l’engagement des autorités à poursuivre les réformes nécessaires à un redressement inclusif et durable du pays, en appelant la Commission européenne à suivre de près la situation macro-économique du pays et la préparation du budget 2015.”

 

Presse – Union Européenne.

 

Centrafrique: Catherine Samba Panza plaide pour le report des élections générales

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AA  /  CNC

 

Une des quatre mesures annoncées par Catherine Samba Panza pour le sauvetage de la RCA de la crise qu’elle traverse depusi décembre 2013.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Catherine-Samba-Panza-devant-le-Conseil-National-de-Transition.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-Panza devant le Conseil National de Transition
Catherine Samba-Panza devant le Conseil National de Transition

La présidente de transition centrafricaine Catherine Samba Panza a fait part de son intention de reporter les élections générales au-delà de février 2015, en vue d’une meilleure préparation.

S’adressant à la nation depuis l’hémicycle  (Conseil national de transition) à l’issue d’une semaine de concertations et d’entretiens avec les forces vives centrafricaines et l’émissaire du médiateur international dans la crise en RCA, Basile Ikouebe, elle a indiqué que toutes les précautions doivent être prises pour des élections  « libres, transparentes et crédibles ». Elle a néanmoins appelé tous les acteurs politiques à accélérer la cadence afin de clore la période transitoire pour entamer un nouveau chapitre de stabilité et de redressement économique.

Enumérant quatre mesures urgentes à prendre pour sauver le pays avant la noyade totale, la présidente centrafricaine a, ensuite, annoncé la création prochaine d’une Brigade d’intervention rapide. « L’insécurité est aujourd’hui le principal souci de la République Centrafricaine. Vous avez tous réclamé l’engagement fort des Forces armées centrafricaines (FACA) aux côtés des forces internationales de sécurité en raison de leur bonne connaissance du terrain. Je vous ai entendu au nom du peuple. J’ai décidé de créer une unité rapide d’intervention en mesure de sécuriser efficacement la population des attaques meurtrières récurrentes », a-t-elle poursuivi.

Plaidant pour la poursuite des auteurs d’atrocités ciblant la communauté centrafricaine, elle a appelé les magistrats à mettre un terme à l’impunité et à poursuivre les coupables où qu’ils soient. « Je me suis engagée à siffler la fin de l’impunité en République Centrafricaine. C’est ce que demande la Communauté Internationale. J’exhorte tous les magistrats à enregistrer toutes les plaintes des Centrafricaines et des Centrafricains, victimes de violences et à leur rendre justice très rapidement », a-t-elle insisté.

Clôturant son intervention à l’hémicycle, elle a annoncé la tenue prochaine d’un Forum nation. « Comme le temps qui nous sépare de la fin de la transition presse et que certains d’entre nous accélèrent le pas pour aller aux élections, j’ai estimé utile de passer directement à l’étape N°3 du Dialogue Politique en veillant à ce que toutes les forces vives de la nation de province soient représentées au grand forum pour la refondation, la réconciliation et la reconstruction nationales. La question de l’élargissement du Conseil National de Transition sera, bien entendu, examinée lors de ce dialogue comme je l’ai déjà déclaré, à plusieurs reprises. »

Bangui, Sylvestre Krock pour AA

Centrafrique: reportage à la prison centrale de Bangui

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Bruxelles 2  /  Corbeau News Centrafrique

Prison centrale de Ngarangba à Bangui

Maison centrale de Bangui. La prison a été prévue pour 300 prisonniers environ. Ils nesont pas loin de 500 prisonniers sur place. Des criminels, des ex de bandes armées, séléka ou anti-balakas, éventuellement ou de simples pilleurs. Tout le monde est à peu près ensemble et cohabite sans problème aux dires des prisonniers.

Ici, on ne manque qu’une fois par jour, vers 13h. « On ne mange pas assez ». Malgré tout, le régime ne semble pas drastique. Quand nous sommes arrivés, deux prisonniers étaient dehors, en train de porter les sacs de manioc moulu.

Je veux retourner à l’école

On y trouve des mineurs, de 14-15 ans, plus souvent de 16 ou 17 ans. C’est le cas de Yvon, 17 ans. « J’ai été arrêté pour un simple pillage de maison », avoue-t-il. « 8 mois que je suis là. Sans rien. Je voudrais retourner à l’école » plaide-t-il. « Je suis en 6e ». François lui clame sa totale innocence. « Je n’ai rien fait. On m’a raflé avec les autres. » Richard a juste profité de la confusion pour « aller prendre des choses dans une maison », dit-il.

Détenus

Incarcérés sans mandat

La justice n’est, en effet, pas toujours passée par là. Certains sont emprisonnées depuis ou 9 mois sans un mandat de dépôt ni avoir vu un juge. Un fait confirmé. « Près de 100 personnes sont sans mandat » confirme le colonel qui commande le détachement militaire gardant la mission.

Prison sous haute garde

La prison est, en effet, placée sous une double surveillance, celle du ministère de la Justice à l’intérieur de la prison — 6 gardiens uniquement, non armés — et des militaires – plutôt puissamment armés — pour défendre un éventuel assaut ou essai de libération. Ce qui, vu l’ambiance du quartier, n’est pas une pure hypothèse théorique. Non loin de là, « Thierry » dit « 12 Puissance », le chef des anti-balakas locaux, du 7e arrondissement, a établi son quartier général, « juste à côté de l’association SOS » nous confiera un habitant un peu plus tard.

Reconstruire la chaîne pénale

C’est tout le problème de la chaîne pénale en cours de reconstitution qui est en cause. L’Union européenne mène différents projets : formation des magistrats, construction d’un nouveau tribunal, remise en état de la prison avec construction d’un mur d’enceinte et de dispositifs de protection… Mais l’essentiel, les jugements des fauteurs de trouble ne sont pas légion. La raison est multiple. Législative, tout d’abord. Un juge centrafricain ne peut pas se déplacer dans une prison, la loi ne lui permet pas. Il faut « entendre le suspect dans le cabinet du juge » plaide l’un d’eux. Raison pratique. Pour cela, il faut amener les prisonniers, donc des véhicules, du personnel sûr et des armes. Ce qui n’est pas évident à Bangui. Ambiance générale d’impunité. Les juges ont aussi peur des représailles. Ils ont été attaqués lors d’une audience récente, les Anti-Balaka sont venus libérer l’un des leurs manu militari. En clair, Yvon et Richard ne semblent pas prêts de voir un juge…

 

 (NGV)

Centrafrique: adresse de la Présidente de transition Catherine Samba-Panza à la nation, le 22 octobre au Palais du CNT

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Corbeau news Centrafrique:

Madame Catherine Samba-Panza et Alexandre nguendet au palais du CNT à Bangui le 22 octobre 2014
©Chris CAN

ADRESSE A LA NATION DE SON EXCELLENCE
Madame Catherine Samba-Panza,
CHEF DE L’ETAT DE LA TRANSITION

BANGUI, Palais du CNT, le 22 Octobre 2014.

Centrafricaines, Centrafricains,

Chers compatriotes,

Il y a moins d’un mois, je me suis adressée à vous dans cette hémicycle, haut lieu de l’expression de la démocratie de notre pays, où siège le parlement de la transition, lors de la journée de restitution des résultats du forum de Brazzaville. A cette occasion, j’ai donné quelques clarifications et indications sur les perspectives devant nous conduire sur les prochaines étapes à franchir, pour atteindre les objectifs de la transition.
Aujourd’hui, je suis à nouveau ici, afin de délivrer un message à la nation, à travers le Conseil National de Transition, conformément à l’article 75 de la Charte Constitutionnelle, suite aux récents évènements dramatiques que notre pays vient de connaître et qui ont failli encore nous replonger dans le chaos.
Mes chers compatriotes,
Alors que quasiment tous les indicateurs étaient au vert, que les discussions étaient en cours avec l’ensemble de la Communauté Internationale pour accélérer la mise en œuvre des phases 2 et 3 du processus de réconciliation nationale entamé à Brazzaville ; alors que les efforts de mobilisation de ressources se poursuivaient auprès des partenaires au développement pour soutenir le Programme d’Urgence pour le Relèvement Durable et la Feuille de Route de la Transition ; alors que je venais d’instruire le Gouvernement de Transition et l’Autorité Nationale des Elections de faire le point sur l’état d’avancement du processus électoral et de proposer des actions concrètes pour l’organisation des élections dans les délais prescrits, une série d’événements est venue assombrir le ciel de la Transition depuis deux semaines.
Alors que les Autorités de la Transition déploient des efforts pour ramener la sécurité et la paix en vue de la relance de l’économie du pays, une coalition de forces négatives s’est employée à saper ces efforts, par des actions visant à déstabiliser la bonne marche de la Transition.
Des barricades sont érigées partout dans la ville de Bangui donnant au pays l’atmosphère d’une ville morte, sur la base d’intoxications savamment orchestrées et distillées dans une frange de la population.
Des armes lourdes et légères ainsi que des billets de banques sont distribués au sein de la population, notamment aux jeunes, pour semer la terreur et paralyser le pays.
Les Anti-Balakas suspendent leur participation au Gouvernement de la transition et réclament la démission du Chef de l’Etat de la Transition et celle du Premier Ministre.
Le G7 Siriri quitte la Commission de Suivi de l’Accord de Brazzaville.
Les grandes expéditions punitives menées dans les arrondissements de Bangui non favorables à ces agissements ne sont pas des actes anodins, surtout qu’elles ont semé la mort et la désolation à grande échelle.
Ce plan de déstabilisation dont le point culminant a consisté en des actes de grand banditisme et de grande criminalité ont engendré de lourdes pertes en vies humaines, tant dans la population civile que dans les rangs des forces internationales de maintien de la paix.
J’adresse aux familles des personnes qui ont perdu la vie dans cette crise, toutes mes condoléances les plus émues et ma sincère compassion.
Je m’incline également devant la mémoire du casque bleu pakistanais tombé au champ d’honneur et devant celle du gendarme de deuxième classe tué dans l’exercice de ses fonctions. J’exprime à l’endroit des nombreuses victimes et propriétaires des maisons incendiées, mes ardents vœux de réconfort moral. Je leur promets que les auteurs de ces actes odieux et crapuleux seront pourchassés jusque dans leurs derniers retranchements, jugés et punis.
Mes chers compatriotes
Depuis neuf mois, vous et moi avons fait un effort considérable pour aller vers la paix et la réconciliation, recoller les morceaux de la cohésion sociale mise à mal et relever le pays comme en témoigne la reprise progressive des activités socio économiques.
Du haut de la tribune des Nations Unies et lors de la réunion de haut niveau sur la RCA organisée en marge de la 69ème Assemblée Générale des Nations Unies, j’ai salué les efforts fournis par la Communauté Internationale pour nous soutenir dans nos moments difficiles. J’ai également relevé que, sous mon leadership, le peuple centrafricain a affronté avec courage la crise. J’ai surtout exprimé ma fierté pour le courage, la grande capacité de résilience du peuple Centrafricain et sa détermination à se relever de ces récurrentes crises qui lui ont infligé tant de souffrances.
J’ai inlassablement plaidé pour que l’espoir qui renaît en République Centrafricaine soit soutenu et accompagné par la Communauté Internationale. Les partenaires ne sont pas restés insensibles à ce plaidoyer et ont favorablement répondu à mes appels, tout en exhortant les autorités de la transition à redoubler d’effort dans les axes prioritaires que sont le Dialogue Inclusif, la tenue des élections, les reformes financières et le redéploiement rapide de l’Administration sur l’ensemble du territoire national.
Manifestement, ces efforts ne sont pas de nature à plaire à ceux qui veulent maintenir la République Centrafricaine dans un cycle infernal de violences, pour des intérêts égoïstes. Le grand banditisme qui s’est installé dans le pays sous le couvert des rébellions armées a en effet son terreau dans le commerce illicite des armes et des richesses naturelles comme le diamant, l’or et l’ivoire.
Il est particulièrement regrettable que ce soient certains groupes armés signataires de l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville qui recourent à la violence contre les populations, en violation de leur propre engagement.
Ils se sont rendus coupables d’actes d’incitation à la haine et à la violence dont les Centrafricains n’ont pas besoin dans un contexte où le cap devrait être résolument mis sur la réconciliation nationale, le dialogue politique inclusif, les élections et la reconstruction du pays.
Ces agissements nuisibles, au lieu de contribuer à nous conduire vers ces priorités ne pourraient que nous éloigner de celles-ci et n’auront pour conséquence que de prolonger, voire d’aggraver la souffrance du peuple centrafricain qui a déjà assez souffert et qui n’aspire plus qu’à tourner la page sombre du passé, afin de regarder vers un avenir de paix et de développement durable.
Mes chers compatriotes,
Le Conseil National de Transition m’a confié la destinée de ce pays meurtri en me désignant comme Chef de l’Etat de la Transition.
C’est dire Mesdames et Messieurs, que la transition actuelle en République Centrafricaine n’est ni le résultat d’un coup d’état, ni d’une révolution armée. C’est plutôt le résultat d’un consensus national soutenu fortement par la Communauté Internationale.
Comme je l’ai toujours déclaré, j’ai fait du rassemblement et de la réconciliation des centrafricains la priorité absolue de mon action depuis mon accession aux commandes de l’Etat, m’étant engagée, conformément à la Charte Constitutionnelle de Transition à conduire une transition apaisée, consensuelle et inclusive.
Dans cet esprit, j’ai reçu dès le début de cette crise une délégation des Anti- Balakas afin de recueillir les motivations de leurs revendications. Comme j’ai déjà eu à le déclarer, il s’agit fondamentalement de questions de partage de postes, de l’élargissement du Conseil National de Transition aux Anti Balaka mais surtout du sort des nombreux jeunes de ce mouvement, veritablement sans perspectives et obligés d’être à la charge des responsables du mouvement. Dans un esprit d’ouverture, il a été convenu de la mise en place d’un groupe de travail mixte devant examiner les principales revendications formulées. En contre partie, les barricades devaient être levées afin de permettre une reprise des activités dans la ville de Bangui. Force a été de constater bien au contraire une cristallisation du mouvement sur le terrain, accompagnée d’actes de banditismes.
Comme je l’ai toujours fait, j’ai été à nouveau ouverte à toutes les discussions constructives pouvant favoriser un apaisement de la situation.
Tout au long de cette crise, j’ai pris le temps de consulter toutes les forces vives de la Nation, celles qui ont participé au Forum inter centrafricain de Brazzaville et celles n’ayant pu y participer pour diverses raisons. Je dis toute ma gratitude à tous ceux là qui ont bravé les barricades, l’insécurité du moment pour venir à moi, preuve de l’amour pour la patrie et de leur engagement à servir la Nation.
Les entretiens que j’ai eus avec les forces vives de la Nation m’ont permis de relever à quel point le peuple centrafricain est excédé et lassé par les violences répétées qui anéantissent, à chaque fois, les efforts déployés par les Autorités de la Transition et la population pour restaurer la paix et la réconciliation.
Dans l’ensemble, elles ont réaffirmé leur adhésion à l’accord de cessation des hostilités signé a Brazzaville. Tous ont fermement condamné les évènements de ces derniers jours qui ont ôté la vie à de paisibles citoyens et paralysé la vie socio-économique du pays. Parmi les attentes prioritaires exprimées figurent la réhabilitation des FACA, leur implication aux côtés des Forces internationales pour la sécurisation du pays, l’engagement des poursuites judiciaires contre les auteurs de troubles dans le pays ainsi que la restauration d’un dialogue constructif et concerté entre les institutions de la transition et la classe politique, indispensable au retour de la confiance.
Je saisis encore une fois cette occasion pour saluer l’expression du patriotisme des uns et des autres, traduites par des pistes concrètes de sortie de crise. Pour nous permettre de dialoguer régulièrement sur les grands enjeux et défis de notre pays, j’ai décidé de formaliser les cadres de concertation avec les autres institutions de la transition, les partis politiques, les centrales syndicales, les organes de la société civile et le secteur privé.

Mesdames et Messieurs les forces vives de la Nation,
Je vous ai tous écouté. En réponse à vos observations, propositions et engagements au service de notre pays, j’ai d’ores et déjà pris les orientations et décisions suivantes :
Sur la sécurité
L’insécurité est aujourd’hui le problème N° 1 de la République Centrafricaine, la raison du déploiement de toutes les forces internationales dans notre pays. Vous avez tous sans exception réclamé l’engagement fort des FACA aux côtés des forces internationales de sécurité en raison de leur bonne connaissance du terrain. Je vous ai entendu au nom du peuple. J’ai décidé de créer une unité rapide d’intervention en mesure de sécuriser efficacement la population des attaques meurtrières récurrentes. Je convoquerai très rapidement l’encadrement militaire de notre pays pour examiner toutes les mesures destinées à professionnaliser nos forces de défense et de sécurité afin de les rendre plus républicaines qu’hier et au service de toutes nos populations sans distinction d’origine géographique, culturelle ou confessionnelle.
Les questions sécuritaires doivent nécessairement être abordées dans un cadre de dialogue avec les Forces internationales. Pour cela, nous devons collaborer étroitement avec le Comité conjoint de réflexion sur les forces de défense et de sécurité Gouvernement/Nations-Unies en vue de mettre en place la stratégie appropriée en ce qui concerne l’armée nationale.

La mise en œuvre des programmes de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) et de Réforme du Secteur de la Sécurité(RSS) pour parvenir à une réhabilitation et une refondation des Forces Armées Centrafricaines et répondre aux attentes de certains groupes armes est extrêmement importante et urgente. J’ai instruis le Haut Commissaire en charge de ce secteur d’accélérer sa mise en place et proposer un programme concret dans les meilleurs délais, avec l’appui des partenaires.

Aujourd’hui, les populations déplacées et réfugiées ne demandent qu’à retourner chez elles et a retrouver leurs activités habituelles si des moyens leur sont fournis pour reconstruire leurs habitations brûlées ou détruites. C’est dans ce sens que j’avais invité les partenaires à leur donner la chance de reprendre une vie normale à travers la fourniture d’une assistance qui permette aux communautés de se relever.
Hélas, les derniers événements ont renvoyé de nouveau de nombreuses familles sur les sites des déplacés. Le gouvernement se mobilise de nouveau pour apporter les réponses urgentes et adéquates, avec l’aide des ONG et des Agences humanitaires.
Concernant la justice
La justice a disparu de notre socle de valeurs depuis bien longtemps. Cela n’est évidemment pas sans conséquence. A cet égard, l’Impunité est le problème N° 2 de notre pays. En effet, depuis au moins deux décennies, des crimes politiques et de droit commun commis massivement sur des innocents sont restés impunis. Les dialogues politiques de ces dernières années les ont purement et simplement absous, laissant les victimes sans justice mais surtout encourageant les éternels égoïstes de la nation à abuser du pardon consenti par le peuple. Je me suis engagée à siffler la fin de l’impunité en République Centrafricaine. C’est ni plus ni moins ce que demande la Communauté Internationale. Je demande à tous les magistrats d’enregistrer toutes les plaintes des Centrafricaines et Centrafricains victimes des diverses crises et de rendre justice très rapidement en lien avec la composante internationale venue renforcer l’action judiciaire dans notre pays. Pour compléter la justice interne, j’ai déjà saisis la Cour Pénale Internationale pour juger les crimes les plus graves perpétrés contre la sécurité intérieure et extérieure de la RCA et de son peuple. Des enquêtes sont ouvertes. Je ne manquerai pas de vous tenir régulièrement informés de l’évolution de la justice dans notre pays.
Quand à la Réconciliation Nationale et au Dialogue Politique,
Je l’ai dit dans ma profession de foi, notre pays ne pourra pas se construire dans la confrontation et la violence. Nous n’avons pas d’autre choix que de nous concerter, de palabrer pour trouver des consensus acceptables en mesure de garantir l’intérêt général de tous les Centrafricains. Une fois trouvés, ces consensus doivent être respectés. Bien souvent nous cédons à la tentation de renier nos engagements signés, nous mettant en situation d’éternels recommencements de dialogues et vaines résolutions.
J’ai solennellement pris l’engagement d’œuvrer constamment dans un esprit d’apaisement et de fraternité avec l’ensemble des Institutions de la Transition afin que les objectifs de la transition aboutissent sereinement dans l’intérêt supérieur de la Nation. Je continuerai à me conformer à cet engagement.
Mes Chers compatriotes, nous sommes aujourd’hui au pied du mur ! Ou bien nous comprenons le risque imminent de notre disparition comme peuple et nation pour survivre ou bien nous poursuivons nos vielles recettes de la division et nous disparaitrons assurément.
Et comme le temps qui nous sépare de la fin de la transition presse et que certains d’entre nous pressent le pas pour aller aux élections, j’ai pensé utile de vous soumettre la proposition d’aller directement à l’étape N°3 du Dialogue Politique en veillant à ce que toutes les Forces vives de la nation de province soient représentées au grand forum pour la refondation, la réconciliation et la reconstruction nationales. La question de l’élargissement du Conseil National de Transition sera, bien entendu, examinée lors de ce dialogue comme j’ai déjà eu à le déclarer à plusieurs reprises.
Avec l’appui du Centre pour le Dialogue Humanitaire (CDH) et des Nations Unies, un comité d’organisation du dialogue politique consensuel et représentatif sera mis en place très rapidement d’ici à la fin du mois pour définir les contours de ce travail d’importance capitale pour le reste de la transition et l’avenir du pays. Je demande au CNT à travers les 16 Préfectures d’être actif dans la réussite du dialogue politique dans notre pays. Le gouvernement recevra sans tarder mes orientations pour agir vite afin de compléter les actions de la communauté internationales en faveur du dialogue politique.
Quand à moi, je marque ma totale disponibilité à adhérer au choix que les acteurs politiques auront fait, de manière concertée, pour ce qui est de la tenue effective des prochaines élections qui sont la voie royale vers l’amorce d’une nouvelle ère démocratique et de la bonne gouvernance. Allons-y le plus rapidement possible, tout en nous entourant de toutes les précautions qu’elles requièrent afin celles-ci soient véritablement libres, transparentes et crédibles. Nos partenaires qui nous accompagnent sont invités à déployer toute l’expertise dont a besoin l’Autorité Nationale des Elections pour que ce défi soit relevé à l’échéance prévue par notre Charte Constitutionnelle de Transition.
J’ai déjà indiqué clairement en de nombreuses circonstances, que je ne serai pas candidate à l’élection présidentielle et soyez assurés que je tiendrai cet engagement. L’Autorité Nationale des Elections (ANE), institution autonome de l’organisation des élections, devra sans tarder soumettre un chronogramme précis et détaillé à l’ensemble des parties prenantes.
Nous avons prouvé notre engagement en libérant l’intégralité de notre contribution au budget de l’ANE.
Centrafricaines, Centrafricains,
Chers compatriotes,
A vous toutes et tous, composantes patriotes de notre pays, je demande votre implication directe, active, individuelle et collective au sauvetage urgent de notre pays. Je vous en sais motivées au regard de vos propositions à l’occasion des entretiens que j’ai eus avec vous tous ces derniers jours. Soyons tous, ensemble frères et sœurs au rendez vous du sursaut patriotique et du tournant d’une nouvelle République Centrafricaine ! Ne manquons plus ce rendez vous qui ne dépend que de nous !
Jeunesse centrafricaine,
Je te lance un appel appuyé à la vigilance. Connais-tu les intentions réelles de ceux qui distribuent armes et argent pour te faire ériger des barricades et empêcher la circulation dans la ville de Bangui ?
Tu dois dire non à la paralysie économique afin d’éviter à ton pays la misère.
Tu dois dire non aux pillages, à la destruction, aux actes de vandalisme en tout genre qui éloignent les investisseurs de la République Centrafricaine.
Les jeunes ont pris conscience des méfaits de la violence sur leur avenir. Multiplie les actions de sensibilisation et de réconciliation dans les quartiers et les arrondissements.
Ne te laisse plus instrumentalisé aujourd’hui pour aller dans la rue et tuer. Je te demande de te réveiller. Celui qui aime son enfant lui offre l’éducation, la formation, l’accès à l’emploi, plutôt que l’arme pour tuer.
Dans cette optique, depuis mon élection à la tête du pays comme Présidente de la Transition, j’ai à cœur de mettre en place des programmes de développement et le lancement des Travaux à Haute Intensité de Main d’œuvre pour occuper les jeunes. Mon plaidoyer pour la mobilisation des ressources auprès de la Communauté internationale englobe justement le besoin urgent d’opérationnalisation des programmes en faveur des jeunes.
Les partenaires ont répondu favorablement à mon appel. Si le calme revient véritablement à Bangui, dans les jours à venir, une mission conjointe du FMI, de la Banque Mondiale, de l’Union Européenne et de la Banque Africaine de Développement est attendue à Bangui. Le Programme d’Urgence pour le Relèvement Durable de la RCA élaboré par le Gouvernement et dans lequel, les programmes en faveur des jeunes et des femmes sont en bonne place, n’échappera pas à l’attention de cette mission.
Les opérateurs économiques de notre pays que j’ai rencontrés, continuent de croire qu’il est possible d’investir dans ce pays. Ils sont disposés à user de leur ingéniosité afin d’offrir des perspectives d’emploi et contribuer à la reconstruction de notre pays. Pourvu que la paix s’enracine dans le pays. Pour cela, la contribution de chacun est indispensable.
Pour sa part, en plus de toutes les diligences techniques et administratives à faire pour que les programmes soient soumis à l’examen des partenaires, j’ai fermement instruit le Gouvernement de réactiver très rapidement le Cadre Permanent de Concertation secteur public/secteur privé (CPC) afin de rechercher ensemble avec les opérateurs économiques, les voies qui leur permettront de jouer leur partition dans le relèvement économique et d’amplifier la création de la richesse nationale. J’ai également instruit le Gouvernement de veiller à ce que la question de l’apurement de la dette intérieure puisse connaître un début de dénouement, sur les fonds que nos partenaires ont déjà mis à notre disposition. J’exprime ici mon soutien au secteur privé, grande victime de cette crise de paralysie du pays.
S’agissant des revendications des Centrales Syndicales, j’ai instruit le Ministre Conseiller à la Présidence de la République d’être davantage à leur écoute et de faire la courroie de transmission avec le gouvernement pour que les questions relatives aux arriérés des salaires, pensions et bourses soient traitées avec réalisme au regard des difficultés de trésorerie évidentes de l’Etat.
Femmes de Centrafrique,
J’ai besoin de votre soutien. J’ai besoin de votre solidarité. Levez-vous pour dire non aux tentatives d’insurrection populaire qui visent à compromettre la transition et partant votre avenir et celui de vos enfants. Mobilisons-nous auprès de nos époux, de nos frères et de nos enfants pour les engager à œuvrer pour la paix durable sans laquelle, la reconstruction ne peut se faire. Les femmes se sont déjà résolument engagées dans cette dynamique et n’hésitent pas à exprimer le rejet de la violence et des conflits armés en multipliant les actions de sensibilisation. Continuez inlassablement ce travail à mes côtés pour porter très haut le flambeau d’une femme centrafricaine à la tête du pays.
Mes chers compatriotes,
J’ai la conviction que ce n’est qu’ensemble que nous pouvons prendre en mains notre destin. Pour mieux le faire, il nous faut dépasser toutes les barrières artificielles qui ont été érigées entre nous pour nous diviser.
Les leaders des communautés musulmanes, chrétiennes et protestantes doivent continuer à œuvrer ensemble pour interpeler la population à la tolérance et au réapprentissage du vivre ensemble. Nous devons tous nous réveiller et être vigilants en faisant le bon choix qui est celui de dire non à la manipulation, non à la division, non à la violence. Faire le bon choix en disant oui à la paix, ou à l’unité nationale, oui à la reconstruction de notre pays.
Quant aux groupes armés,
Certes, en toutes circonstances, il nous faut privilégier la concertation et le dialogue. Mais je ne peux tolérer le désordre et l’anarchie qui font parler la rue et les armes, avec tous les risques que cela comporte pour les innocentes populations.
J’en appelle à la cessation immédiate des violences sur les populations et au respect sans condition de l’accord de cessation des hostilités Brazzaville du 23 juillet 2014 dont ils sont signataires.
Je leur demande de reprendre leur place dans la Commission de Suivi de cet accord pour examiner ensemble la mise en œuvre de l’article 4 de cet accord relatif à leur regroupement. N’eut été les polémiques nocives pour l’image du pays autour du don Angolais, nous aurions eu l’appui multiforme de ce pays frère engagé à nous aider dans ce domaine.
S’agissant du don angolais, je précise que seules les raisons d’Etat ont guidé son utilisation selon des procédures dérogatoires suivies de régularisation par les services techniques du Ministère des Finances. Mais puisqu’on en a fait un drame, j’en ai saisi la Cour des Comptes qui examinera cette question en toute impartialité.
Chers Compatriotes,
Comme tout le monde le sait, la sécurité de notre pays est entre les mains des Forces Internationales de maintien de la paix qui ont le mandat du Conseil de Sécurité des Nations Unies de protéger la population, mais surtout de sévir contre toutes les tentatives de déstabilisation des Autorités de la Transition.
Je demande au haut commandement de la MINUSCA de prendre toutes les dispositions nécessaires à l’application intégrale des termes des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur la République Centrafricaine dans ce domaine.
Des dispositions devront être prises pour consolider les acquis de la MISCA appuyés à l’époque par Sangaris et Eufor et qui ont permis de faire des pas considérables dans la sécurisation du pays, en étroite collaboration avec les forces nationales de défense et de sécurité.
Je saisis cette occasion pour remercier nos partenaires techniques et financiers et les pays amis qui, malgré ces évènements continuent de soutenir la transition. Cependant, nous avons conscience que la rigueur et la transparence dans la gestion des ressources extérieures et internes sont une nécessité et conditionnent la capacité du pays à mobiliser des appuis extérieurs. Je les rassure de notre ferme détermination à tout mettre en œuvre pour respecter nos engagements.
Nous avons également conscience qu’il est plus qu’urgent de redonner à l’Etat Centrafricain des capacités financières propres. C’est pourquoi, la sécurisation des zones minières est une action prioritaire devant conduire à terme au rétablissement de la République Centrafricaine dans le processus de Kimberley. Mon souhait le plus ardent est que les forces de l’ONU désormais déployées dans le pays apportent tout leur appui à cette action prioritaire.

Pour finir, je tiens à remercier tout particulièrement le Médiateur International de la crise centrafricaine, son Excellence Denis Sassou Nguesso Président de la République sœur du Congo qui n’a ménagé aucun effort pour soutenir notre pays durant tous ces moments difficiles et qui vient de s’impliquer une fois encore par l’envoi d’une mission de haut niveau pour dénouer la dernière crise. Nous avons perçu les messages fermes et sans ambigüité transmis par nos frères de la médiation internationale. Il nous appartient désormais à nous centrafricains, dans un dernier sursaut de survie, de nous ressaisir et de reprendre notre destin en main.
Que Dieu bénisse la République Centrafricaine. Qu’Il nous aide à rétablir le calme et la sécurité et à évoluer résolument vers le relèvement de notre pays.
Vive la République Centrafricaine, une et indivisible.

Je vous remercie.

Catherine Samba-Panza

France / Afrique : Patrick Balkany, complice de Bozizé, rattrapé par ses pratiques douteuses en Afrique

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Jeune Afrique  /  Corbeau News

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Patrick-Balkany-proche-de-François-Bozizé.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patrick Balkany proche de François Bozizé

Patrick Balkany, député et maire de Levallois-Perret, en banlieue parisienne, a été mis en examen, mardi, pour “blanchiment de fraude fiscale”, “corruption” et “blanchiment de corruption”. Dans le viseur de la justice française : ses activités suspectes en Afrique entre 2007 et 2012.

De Kinshasa à Bangui en passant par Nouackchott, le nom de Patrick Balkany n’est pas le moins connu des capitales africaines. Le député et maire de Levallois-Perret, en banlieue parisienne, a été mis en examen, mardi 21 octobre, pour “blanchiment de fraude fiscal”, “corruption” et “blanchiment de corruption”.

Les juges d’instruction français Renaud Van Ruymbeke et Patricia Simon disposent de documents précis pointant la responsabilité de ce très proche de Nicolas Sarkozy dans l’organisation d’un système d’évasion fiscale, qui passe par l’Afrique. Les juges français soupçonnent également Patrick Balkany et sa femme Isabelle d’être les propriétaires d’une villa non déclarée à Marrackech.

Le témoignage principal ayant permis aux enquêteurs de reconstituer un “schéma sophistiqué de fraude” figure celui d’un homme également très présent en Afrique : l’industriel belge, surnommé le vice-roi du Katanga, Georges Forrest, dont l’empire minier est installé en République démocratique du Congo (RDC) depuis les années 1970.

“On a arrondi à 5 millions de dollars”

Le quotidien français Le Monde publie un extrait de son témoignage figurant dans des notes datées des 2 mai, 9 juillet et 27 septembre, émanant de Tracfin, l’organisme anti-blanchiment du ministère français de l’Économie. Ce dernier évoque les activités suspectes de Balkany en Afrique entre 2007 et 2012.

“En septembre 2008, [M. Balkany] m’a appelé en me disant qu’il avait une affaire intéressante à m’apporter. Comme il voyait que je voulais investir dans l’uranium, il nous a apporté une affaire Forsys Metals corporation en Namibie, explique notamment Forrest.  M. Balkany a obtenu de ce gouvernement qu’il ne s’oppose pas à la transaction. J’ai racheté Forsys pour 500 millions de dollars [environ 390 millions d’euros]. Comme M. Balkany m’avait apporté l’affaire et que tout commissionnaire reçoit une commission, j’ai négocié avec M. Balkany à 1 %. On a arrondi à 5 millions de dollars.”

Les révélations de Forrest évoquent également la signature mouvementée en 2009 du contrat d’exploitation de la mine de Bakouma en Centrafrique, entre Areva et les autorités locales, dossier dans lequel les deux hommes, qui entretiennent à l’époque des relations privilégiés, ont joué le rôle de facilitateur pour le géant français. “J’ai reçu une invitation à déjeuner à la mairie de Levallois par M. Balkany (…) M. Balkany connaissait bien François Bozizé, c’est du moins ce qu’il disait. Il voulait savoir comment le dossier évoluait”, explique l’industriel belge.

Le député de Levallois-Perret qui se rend à Bangui en avril 2008, expliquera plus tard avoir fait “en sorte que les deux parties [Areva et le gouvernement centrafricain] puissent se rencontrer et parler”.

Balkany joue alors de sa proximité avec Nicolas Sarkozy pour s’immiscer dans les affaires africaines. La présence de cet électron libre un peu sulfureux doté d’un carnet d’adresses fort utile aux entreprises françaises sur le continent agace les relais officiels de la France sur le continent, tel que Bruno Joubert, le “M. Afrique” de Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2009. Forrest l’explique ainsi aux enquêteurs : “[Bruno Joubert] me disait catégoriquement qu’il ne fallait pas que M. Balkany se mêle de cette affaire [celle d’Areva]. On ne pouvait pas empêcher la présence de Renaud Guillot-Corail [conseiller de M. Balkany], M. Joubert était furieux.”

Car les voyages en Afrique de Balkany mêlent souvent intérêts publics et privés. En juin 2009, quelques jours avant l’élection présidentielle, il se rend par exemple à Nouakchott pour une raison inconnue à bord ‘un avion Challenger Bombardier 550. Avec lui : le lobbyste tunisien Lyès Ben Chédli (très actif au côté du président français dans la promotion de l’Union pour la Méditerranée) et des représentants du groupe indien Arcellor Mital, numéro un mondial de l’acier. Chédli avait conclu un mémorandum d’entente avec la Société nationale industrielle et minière, fleuron de l’industrie mauritanienne, en 2007…

Mais, dans la capitale mauritanienne, Balkany rencontre en tête à tête et pendant plus d’une heure le général Mohamed Ould Abdel Aziz, arrivé au pouvoir un an plus tôt après un coup d’État. Et toujours en place.

Jeune Afrique

Burkina-Faso: Des jeunes burkinabé disent non au “pouvoir à vie” de Compaoré

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AA/ CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/marche-de-lopposition-au-Burkina-Faso.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>marche de l'opposition au Burkina-Faso

Quelques heures après l’adoption du projet de loi pour modifier la Constitution et permettre au Président Compaoré de se représenter en 2015, une centaine de jeunes a manifesté dans les rues de Ouagadougou.

Une centaine de jeunes a parcouru les rues de Ouagadougou, dans la nuit de mardi à mercredi, après l’adoption par le gouvernement burkinabè d’un projet de loi sur un référendum qui permettra à l’actuel président, Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987, de se présenter à l’élection de novembre 2015.

Le trafic sur l’avenue France-Afrique a été bloqué, aux environs de 3h du matin, par une centaine de jeunes qui contestait la décision gouvernementale, a observé Anadolu.

Des négociations avec la police ont, toutefois, permis de débloquer l’avenue dans le calme, après la formation d’un long bouchon. Aucun désagrément n’a été déploré en dehors des pneus brûlés.

Selon des informations recueillies sur place par la presse burkinabè, les manifestants ont déclaré vouloir “tout paralyser” pour que le président Compaoré, comprenne qu’ils sont “opposés à un pouvoir à vie”.

Le conseil extraordinaire des ministres burkinabé, avait adopté, mardi, un projet de loi permettant la révision de l’article 37 de la Constitution, qui rendra possible la candidature à l’élection présidentielle de 2015 de l’actuel chef d’Etat Blaise Compaoré.

« Nous sommes satisfaits que le Gouvernement prenne cette décision », s’est réjouit, Assimi Kouanda, secrétaire exécutif national du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP-parti au pouvoir), dans une déclaration, mercredi, à Anadolu.

Selon lui, le Gouvernement a répondu à l’ensemble des sollicitations des associations, structures et instances du parti en prenant la décision d’engager un processus de “départage des Burkinabè sur des questions politiques d’importance”.

Le projet de loi sera soumis, dans une date ultérieure, à l’Assemblée Nationale (chambre basse du Parlement) pour adoption. L’opposition prévoit, pour sa part, des mesures de riposte.

Bénéwendé Sankara, président parti l’Union pour la renaissance/ parti sankaraiste (UNIR/PS-opposition) a déclaré, mercredi à Anadolu, que cette décision est une “reculade du pouvoir”. Pour lui, le président Blaise Compaoré n’avait “pas joué franc jeu” lors du récent dialogue entre opposition et majorité.

« En réalité, il [Blaise Compaoré, ndlr] ne voulait pas de dialogue, il était plus pressé d’y mettre un terme pour pouvoir aller de l’avant dans son projet de modification de la Constitution.» a-t-il déclaré.

Une source proche du chef de fil de l’opposition, Zéphrin Diabré, leader de l’UPC (Union pour le Progrès et le Changement-opposition), a déclaré à Anadolu que l’opposition prévoit l’appel à la désobéissance civile et l’organisation d’un grand meeting le mardi 28 octobre.

AA/Ouagadougou/ Boukary Ouédraogo

Des casques bleus cambodgiens s’envolent pour la République centrafricaine

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Xinhua  /  Corbeau News

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Les-casques-bleus-conbodgien-senvolent-pour-la-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les casques bleus conbodgien s,envolent pour la RCA

Le Cambodge a envoyé mercredi un premier contingent de 216 casques bleus pour rejoindre une opération de maintien de la paix des Nations unies en République centrafricaine (RCA), ont indiqué des responsables.

Les casques bleus vont mener leur mission d’un an dans la ville de Bria, à environ 600 kilomètres à l’est de la capitale Bangui. Ils effectueront des tâches de déminage, de construction de routes, de ponts et de casernes, et creuseront des puits, a déclaré le ministre de la Défense le général Tea Banh lors de la cérémonie de départ qui a eu lieu à la base aérienne militaire de Phnom Penh.

“Notre mission est de rejoindre les autres soldats de maintien de la paix de l’ONU pour stabiliser la Situation en République centrafricaine”, a-t-il souligné.

Xinhua

La CPI accorde la libération provisoire à deux proches de l’opposant congolais Jean-Pierre Bemba

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APA  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Jean-Pierre-Bemba-dans-la-Salle-de-la-CPI-à-La-Haie.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Jean Pierre Bemba dans la Salle de la CPI à La Haie

La Cour pénale internationale (CPI) a ordonné mardi la libération provisoire de quatre suspects proches du sénateur et ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, pour éviter que leur détention provisoire ne soit d’une durée « disproportionnée ».

Jean-Pierre Bemba est poursuivi devant la CPI pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en Centrafrique en 2002 et 2003.

« Le juge Cuno Tarfusser a ordonné la libération d’Aimé Musamba Kilolo, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido », a annoncé la Cour pénale dans un communiqué.

« La Cour considère que (…) leur libération était nécessaire pour éviter que la durée de leur détention préventive ne devienne disproportionnée », a indiqué la CPI.

Les quatre hommes, tout comme Jean-Pierre Bemba, sont accusés de fausses déclarations et de subornation de témoins.

L’avocat Aimé Kilolo et M. Mangenda font partie de l’équipe de défense de Bemba dans son procès principal, pour crimes commis en Centrafrique. Bemba répond, dans cette affaire, de crimes commis en Centrafrique par ses hommes du Mouvement de libération du Congo (MLC), aujourd’hui deuxième parti de l’opposition en RDC.

Le député et secrétaire général adjoint du MLC, Babala Wandu, a été directeur de cabinet de Jean-Pierre Bemba lorsque ce dernier était vice-président de la RDC, de 2003 à 2006. Enfin, vient Narcisse Arido, un des témoins cités par la défense.

La CPI avait déclaré, lors de leur arrestation, avoir des « motifs raisonnables de croire » que les quatre hommes auraient « constitué un réseau aux fins de produire des documents faux ou falsifiés et de corrompre certaines personnes afin qu’elles fassent des témoignages en faveur de l’opposant congolais.

APA

« La situation en République centrafricaine continue de constituer une menace contre la paix et la sécurité internationales »(ONU)

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Voix de l’Amérique  /  Corbeau News Centrafrique

Un soldat de l'Eufor-RCA dans la rue de Bangui

 

 

« La Situation en République centrafricaine continue de constituer une menace contre la paix et la sécurité internationales », a fait valoir le Conseil de sécurité des Nations Unies.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies (ONU) a adopté mardi une résolution dans laquelle il proroge jusqu’au 15 mars 2015 l’autorisation donnée à la force de l’Union européenne déployée en République centrafricaine (EUFOR-RCA) pour maintenir l’ordre.

« La situation en République centrafricaine continue de constituer une menace contre la paix et la sécurité internationales », fait valoir le Conseil dans sa résolution.

Cette prorogation intervient dans un contexte de regain de violence dans le pays, les affrontements violents se multipliant. Vendredi, la Coordonnatrice humanitaire de l’ONU, Claire Bourgeois, a exhorté les groupes armés qui opèrent dans la capitale, Bangui, à protéger les civils et à s’assurer qu’ils ont accès aux cliniques et hôpitaux de la ville, rappelle l’ONU dans un communiqué.

Le Conseil de sécurité a autorisé le déploiement de l’EUFOR-RCA en janvier 2014, pour appuyer la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et les unités de l’armée française sur le terrain. A la mi-septembre, la nouvelle mission des Nations Unies, la Minusca, a pris la relève de la MISCA.

 

Voix de l’Amérique

RCA: Catherine Samba-Panza attendue devant le CNT

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RFI  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Catherine-Samba-Panza-devant-le-Conseil-National-de-Transition.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-Panza devant le Conseil National de Transition
Catherine Samba-Panza devant le Conseil National de Transition

 

Les incidents violents se multiplient en Centrafrique prouvant l’insécurité persistante du pays. Politiquement, le gouvernement de transition est plus critiqué que jamais. Le Premier ministre a lu, mardi 21 octobre, une déclaration dans laquelle il justifie le « vice de procédure » dans l’affaire du don angolais et, mercredi, la présidente Catherine Samba Panza doit s’exprimer devant le Conseil national de transition (CNT) pour faire le point sur l’état de la nation.

Le Premier ministre, Mahamat Kamoun, est dans une position difficile. Sa déclaration de ce mardi est avant tout un appel à l’unité et au respect des accords de Brazzaville. Cependant, il a insisté pour répéter que son gouvernement n’avait en aucun cas détourné des fonds d’aide angolais ; il a seulement agi face à l’urgence, tombant dans un « vice de procédure ».

De son côté, minée par une crise de confiance et par cette affaire du détournement, Catherine Samba-Panza n’a jamais été si impopulaire. Elle doit s’exprimer, mercredi, sur l’état de la nation devant le Conseil national de transition (CNT). Cependant et à ce stade, anti-balaka comme ex-Seleka semblent ligués conjointement contre son nouveau gouvernement nommé cet été.

Vendredi dernier, la présidente a affirmé qu’elle mettrait fin à la transition le 15 février prochain, notamment après avoir consulté, pendant trois jours, « les forces vives de la nation », dont des partis politiques et des représentants de l’ex-Seleka. Cependant, toutes les mouvances politiques s’accordent désormais pour dire que les conditions ne sont pas réunies pour permettre l’organisation des élections en février prochain, seule date évoquée par la communauté internationale.

Mais beaucoup espèrent désormais le départ de Samba-Panza et, selon de nombreuses voix, un passage obligé serait – dans un premier temps – le départ de son Premier ministre Mahamat Kamoun, nommé cet été, mais largement décrié.

Centrafrique: Les ennemis de la paix ce sont ceux qui entourent SAMBA-PANZA”, ( Édouard NGAÏSSONA)

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Patrick-Edouard-Ngaissona.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patrick Edouard Ngaissona
Édouard Ngaissona

 

“LES ENEMIS DE LA PAIX, CE SONT CEUX QUI ENTOURENT SAMBA-PANZA” DIXIT ÉDOUARD NGAISSONA

BANGUI , Centrafrique (Corbeau news Centrafrique) 22-10-2014: Qui sont les ennemis de la paix en République centrafricaine? “Les ennemis de la paix ce sont ceux qui entourent SAMBA-PANZA”, a dit Patrice Édouard NGAÏSSONA, Coordonnateur national du mouvement Anti-Balaka, lors d’une conférence de presse tenue lundi 20 octobre 2014 à Bangui. Il a pointé du doigt les ministres conseillers à la présidence de transition d’être derrière les troubles dans la capitale. Le Coordonnateur national de mouvement Anti-Balaka n’a pas caché sa colère contre ceux qui entourent la Cheffe d’État de la transition. Il les a accusés d’avoir distribué des armes pour attaquer les positions des Anti-Balaka dans la capitale.

Une accusation qui vient quelques jours après de violents affrontements ayant opposé les forces gouvernementales FACA et les Anti-Balaka dans le 6è et 7è arrondissements de la ville de Bangui. Des situations qui ont engendré de suspicion et d’accusation. Mais pour le Coordonnateur des Anti-Balaka, les autorités de transition doivent trouver au plus vite des solutions idoines à cette crise à travers le dialogue inter-centrafricain afin d’aller aux élections.

En rappelle, le torchon a brûlé ces derniers temps à Bangui entre la milice  Anti-Balaka et leurs responsables suite à la rencontre de ces derniers avec Catherine Samba-Panza, présidente de la transition. Ils ont accusé leurs responsables de haute trahison face aux autorités du pays. Une entente entre eux a été vite retrouvée après l’appel au calme et à la retenue de Patrice Édouard NGAÏSSONA, leur coordonnateur national.

Éric Ngaba, Bangui, pour Corbeau News

RCA: Comment faire son travail de journaliste dans un pays déchiré? Reportage audio sur RFI

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RFI  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Entrée-de-la-Radio-Ndéké-Luka-à-Bangui-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Entrée de la Radio Ndéké-Luka à Bangui en Centrafrique
Entrée de la Radio Ndéké-Luka à Bangui en Centrafrique

Comment faire son travail de journaliste dans un pays déchiré par un conflit communautaire? Cette question, les journalistes centrafricains doivent, depuis des mois, se la poser au quotidien. La crise qui secoue le pays a dressé des murs entre communautés chrétiennes et musulmanes. Comment rester neutre lorsque l’on est, soi-même victime du conflit? Comment enfin se protéger lorsque l’Etat n’est plus capable d’assurer la sécurité de ses ressortissants? Pour tenter de comprendre, Florence Morice a passé du temps aux côtés de journalistes centrafricains, dans leur rédaction. Comment oeuvrer à la réconciliation et au retour de la paix?

Cliquer sur play pour écouter le reportage. Excellent reportage, à écouter absolument.

Les forces vives de la nation ont-elles sauvé le fauteuil de CSP ?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Caricature-de-Mahamat-Kamoun-et-Samba-Panza.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Caricature de Mahamat Kamoun et Samba-Panza

Les forces vives de la nation ont-ils sauvé le fauteuil de CSP ?

Corbeau News Centrafrique (CNC) 22-10-2014: Les consultations entamées par la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza (CSP) avec les forces vives de la nation, notamment les partis politiques au palais de la Renaissance auraient apaisé un peu la tension sanglante qui a secoué Bangui la capitale centrafricaine ces derniers jours suite au tôlé relatif au détournement du don angolais (10 milliards de fcfa) qui a défrayé la chronique dans les médias nationaux et internationaux.
Ce qui ressort de cette consultation chaude parallèlement à l’interpellation de son premier ministre, Mahamat Kamoun par les parlementaires de la transition sur la question fâcheuse, l’ensemble des partis politiques centrafricains hormis une poignée qui demandait la démission de la présidente a joué sur la même gamme pour protéger le fauteuil de Catherine Samba-Panza, principal auteur de la dernière crise, à savoir le détournement d’une partie de cette coquette somme angolaise qui a pris une destination inconnue dont la traçabilité et la visibilité échappent au trésor public et surtout le ministère des finances et du budget. Le membre du gouvernement de tutelle en fonction a été écarté de la réception et de la gestion du fonds quand le président angolais José-Edouardo dos Santos a fait le don. Seule, la chef de la transition a pris la mallette du dollargate qui contenait les 50% pour Bangui. Cette aide financière angolaise était destinée à renforcer bien entendu les capacités de la transition qui manquait cruellement des moyens de sa politique.
En effet, les grosses pointures de la classe politique centrafricaine qui sont vomis par le peuple et la génération montante ont accordé leur violon pour ne pas que cette deuxième transition après le régime sanguinaire de séléka échoue. Selon les informations, les partis politiques ont déclaré qu’on ne va pas toujours continuer à changer les régimes transitoires. Ainsi, le débat houleux conclu de manière consensuelle et si vite, la locatrice du palais de la Renaissance a promis remettre la clé de la République au nouveau locataire qui sera élu au terme de la transition fixée le 15 février 2015.
Analysant cette décision qui ne fait pas l’unanimité populaire puisque les leaders des partis politiques centrafricains habitués à décider à l’insu et à la place de la population sacrifiée, la présidente Samba-Panza est en train de jouer avec le feu et tout porte à croire que les partis politiques qui acceptent l’organisation des élections en février 2015 seraient inscrits sur la liste de ceux qui ont perçu une partie de l’argent angolais détourné. Il va sans dire que nombre des partis politiques en Centrafrique sont des partis au ventre mou, créés par des leaders non visionnaires, toujours prêts à sacrifier leurs électeurs quand il s’agit d’argent. S’agissant des 2,5 milliards détournés, la présidente a déclaré que le moment venu elle va citer ceux qui ont perçu l’argent. Le premier ministre quant à lui, à la deuxième journée devant le parlement, ce dernier a fait savoir aux conseillers que ce sont des institutions qui en ont bénéficié. Quels sont ces institutions nationales? Autant de questions y relatives. Les partis politiques sont-ils aussi concernés ? Et pourquoi une liste de quatorze personnalités a été publiée avant la déclaration du premier ministre Kamoun ? Deux arguments non convaincants et contradictoires qui font arracher les cheveux. En plus, l’envoyé spécial du médiateur de la crise centrafricaine vient déclarer à Bangui que cette transition qui pédale à l’envers doit terminer sa mission, sachant que les premiers responsables de la maudite transition sont des voleurs des fonds publics.
La présidente de la transition se fait d’illusion tout en reconnaissant sa faiblesse, son incapacité de conduire à bon port cette transition. Profitant de la déclaration irresponsable des partis politiques, elle a eu le courage de se prononcer sur l’organisation des élections en février 2015. En 9 mois, elle et son équipe gouvernementale n’ont rien fait pour avancer le processus. On s’interroge alors quel miracle fera-t-elle en 4 mois pour organiser les élections ? Surtout que les éléments de Séléka et Antibalaka qui sèment la désolation ne sont pas encore désarmés, les populations vivent dans une terreur interminable, l’administration non rétablie dans les 16 préfectures, le programme DDR non bougé d’un iota, les réfugiés et déplacés ne sont pas rentrés, et l’opération du recensement des centrafricains non encore enclenché. Alors, quelles stratégies extraordinaires et magiques Catherine Samba-Panza mettra-t-elle en place pour fabriquer des dizaines de milliards afin de réaliser ces séries d’opérations de grands chantiers avant la date du 15 février 2015 pour un retour à l’ordre constitutionnel apaisé, crédible et légitime? Aurait-il d’autres pétrodollars angolais ou peut-être congolais puisque la médiation se fait l’avocat du diable par la voix de son envoyé spécial Basile Ikouébé, chef de la diplomatie congolaise dépêché à Bangui.
La complicité de la communauté internationale
Lors de sa conférence de presse relative au dernier regain de tension à Bangui, le Représentant du Secrétaire Général des nations unies du BINUCA, le général Babacar Gaye a levé le voile sur l’ambiguïté de la crise politico-militaire qui se trouve loin de voir le bout du tunnel. Dans sa réponse à la presse centrafricaine le 15 octobre 2014, cette personnalité onusienne a déclaré en ces termes : “Dans les résolutions des Nations Unies (2121, 2127, 2134 et 2149), le Conseil de sécurité n’a jamais parlé de désarmement forcé et je le dis ici. Le Conseil nous a donné une force sous chapitre 7 capable de prendre toutes les actions que nous jugerions utiles contre les récalcitrants au processus de paix. C’est ce que le Conseil a dit. Le Conseil considère qu’il faut dans ce pays un processus de DDR. Il faut arriver à ce que les gens acceptent un désarmement volontaire parce que leurs griefs, les raisons qu’ils ont été amenés à prendre les armes auront été posées sur une table et on y aura trouvé des solutions ensemble pour aller vers la paix. Le désarmement forcé ne fait pas de sens. Si vous désarmez quelqu’un par la force il va se réarmer tant qu’on n’aura pas réglé son problème”.
Alors s’il en est ainsi, la communauté internationale qui a compris et accepté les raisons des porteurs d’arme qui continuent de tuer les populations, pourquoi la communauté internationale qui prône la paix et la sécurité des populations n’a pas arrêté les assassins et les traduire si vite devant la justice que de les laisser détenir les armes et commettre des crimes et exactions contre la population pendant plus d’une année? Est-elle vraiment consciente et sérieuse dans cette panoplie de résolutions ?

En tout cas, il est désormais clair que la crise qui perdure en Centrafrique fait son chemin sanglant avec la complicité de la communauté internationale et l’irresponsabilité notoire des leaders politiques qui ont fait sombrer le pays. Les centrafricains ne peuvent plus faire confiance à cette communauté internationale qui nous mène en bateau. La solution de la crise centrafricaine viendra des centrafricains eux-mêmes qui doivent prendre en main leur destinée dans la solidarité, la fraternité, la concorde et l’unité en enterrant définitivement la hache de guerre, conclure un accord de paix global en excluant les considérations ethniques, régionales, communautaires et religieuses, bannir la prise d’arme de guerre, l’utilisation d’arme blanche et la machette en Centrafrique et interdiction et non reconnaissance de coup d’État pour s’emparer du pouvoir,.

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Par: Pierre INZA

Centrafrique : projet de réhabilitation d’un quartier de personnes déplacées à Bambari par la Sangaris

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Corbeau News Centrafrique:

 

Le 15 octobre 2014, le groupement tactique interarmes (GTIA) Magenta, en appui de la Minusca et des forces de sécurité intérieures (FSI), a pour la sixième fois mis en place et sécurisé un chantier de réhabilitation d’un quartier de personnes déplacées à Bambari.

Sangaris : projet de réhabilitation d’un quartier de personnes déplacées à BambariInitié par une équipe des actions civilo-militaire, ce projet de réhabilitation avait pour objectif d’appuyer la réinstallation dans leurs quartiers d’origine des populations déplacées souhaitant rentrer chez elles. Installées depuis le début du conflit sur un camp de fortune, ces populations avaient fui et trouvé refuge près de la base opérationnelle avancée (BOA) de la force Sangaris. Pillées et bien souvent détruites par des groupes armés, ces zones d’habitation ont été laissées à l’abandon.

Arrivée sur la BOA il y a environ trois mois, l’équipe des actions civilo-militaire, en étroite collaboration avec les autorités locales et les responsables des populations déplacées, avait alors lancé un projet pilote visant à réinstaller les déplacés du quartier Boroto dans leur maison et ainsi à encourager la reprise des activités économiques dans ces quartiers. Pour cela, la force s’est engagée à financer une partie des travaux de réhabilitation et à participer à la sécurisation de la zone durant leur journée de travail.

Toute la matinée, les militaires gabonais de la MINUSCA ont patrouillé dans le quartier à pieds et en véhicule aux côtés des gendarmes centrafricains. A l’entrée du quartier, une section d’infanterie du GTIA Magenta a installé un dispositif d’interdiction et effectué également quelques patrouilles. Rassurée par la présence de la force Sangaris, de la MINUSCA et des FSI, la population est de plus en plus nombreuse à participer à ces matinées de travail. En attendant de pouvoir regagner leur maison la nuit, les habitants rentrent pour l’instant, en fin de journée, sur le camp de déplacés. Au-delà des travaux réalisés, c’est également une bonne façon pour les centrafricains de retrouver peu à peu une vie normale.

A Bambari, ces chantiers menés à petite échelle, redonnent confiance et espoir aux populations qui sont les premières victimes des affrontements passés.

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6 700 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à accompagner la montée en puissance progressive de la mission onusienne.

 

Sources : État-major des Armées
Droits : Ministère de la Défense

Centrafrique: nouvel afflux de déplacés à Bambari

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RFI  /  CNC

Bambari-en-République-Centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Ville-de-Bambari-en-République-Centrafricaine.jpg” alt=”Ville de Bambari en République Centrafricaine” width=”536″ height=”304″ />

La ville de Bambari connaît un nouvel afflux de déplacés depuis le début du mois d’octobre,  Ce week-end, ce sont majoritairement des villageois de Batobadja, une bourgade située à environ trente kilomètres, au sud-est de Bambari. D’autres villages se sont récemment vidés de leurs habitants sur cet axe. Les déplacés fuient des attaques menées par des milices Seleka, qui affrontent régulièrement des anti-balaka pour le contrôle des routes qui mènent à Bambari, la troisième ville du pays.

Les organisations humanitaires ont été alertées sur le sort de ces déplacés, en fin de journée vendredi et samedi, après une nouvelle attaque dans le village de Batobadja, à une trentaine de kilomètres à l’est de Bambari.

Selon Francine Roy, du Comité international de la Croix-Rouge, la plupart ont trouvé refuge dans le site de l’église Notre-Dame, à l’ouest de la ville où le Programme alimentaire mondial est intervenu pour venir en aide à une centaine de familles.

Mais d’autres sites, à l’est de Bambari cette fois, ont également reçu près de 200 familles depuis début octobre du fait d’incidents du même type, autrement dit, des attaques de milices Seleka tentant de défendre leurs zones de contrôles menacées par des anti-balakas.

Situation instable

L’abbé Firmin, aumônier de Bambari, a été en contact avec les familles et l’église Notre-Dame s’emploie à les secourir avec l’ONG Caritas. Il assure néanmoins que la situation est à nouveau calme, tout comme le confirme Moussa Zoubirou, le représentant de la Jeunesse islamique de la ville. Mais l’abbé ne serait pas surpris de voir arriver de nouveaux déplacés, la situation restant instable dans toute la région de Haute Kotto, selon lui.

Vimplecom ( actionnaire de Télécel ) a cédé ses opérations du Burundi et de Centrafrique à Econet Wireless Global

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 Agence Ecofin  /  Corbeau news Centrafrique

 

Batiment de Télécel Centrafrique

Le groupe des télécommunications Vimpelcom a annoncé la cession, ce lundi, des 100% d’actions qu’il détient dans sa filiale Télécel Globle, propriétaire des opérateurs télécoms U-Com au Burundi et Télécel en Centrafrique, au groupe Econet Wireless Global. Prix de la transaction, 65 millions de dollars.

Econet aurait réussi à reprendre les activités de Vimpelcom au Burundi et en Centrafrique suite à l’échec des négociations entamées en juillet 2013 avec le groupe français Niel Telecom pour 100 millions de dollars.

D’après Andrew Davies, le directeur financier de Vimpelcom, la décision de vendre les opérations burundaise et centrafricaine résulte de l’évaluation qui a été faite sur leur rentabilité future. Elle rentre également dans un vaste plan de retrait engagé par le groupe, et qui a commencé au Canada.

Désormais, il ne reste plus à Vimpelcom que quatre pays d’activités: au Pakistan sous le nom Mobilink, au Bangladesh avec banglalink, au Zimbabwe avec Télécel et Beeline au Laos.

 

Centrafrique: communité du Parti du Renouveau Panafricain sur les déclarations de M. Basile Ikouébé

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Corbeau News Centrafrique:

Parti du Renouveau Panafricain (PRP)

en République Centrafricaine

COMMUNIQUÉ

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Dans notre dernière intervention à l’adresse de la presse africaine, nous invitions la classe politique centrafricaine et la société civile centrafricaine à faire sien le refus catégorique d’une putative Transition supplémentaire en centrafrique. Dans notre réflexion nous incitions tous nos compatriotes et partenaires à exiger des élections coûte que coûte pour une date ne devant pas dépasser octobre 2015, et ce quelques soient les conditions du pays.

Nous nous réjouissons que nos propos aient trouvé un écho favorable auprès des acteurs principaux dans la résolution de la crise centrafricaine, notamment en la personne de M. Basile Ikouébé, ministre congolais des affaires étrangères, vice-médiateur dans la crise centrafricaine. En effet le samedi 18 octobre 2014, le médiateur international de la crise centrafricaine Son Excellence Monsieur Président congolais Denis Sassou N’Guesso a envoyé son ministre des affaires étrangères en mission à Bangui avec un message pour les autorités de la Transition : Mme la Cheffe de la Transition, M. le Premier Ministre de la Transition et M. le Président du Conseil National de la Transition. Il était accompagné dans sa mission d’Abdoulaye Bathily, représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Afrique centrale et de Soumaïla Boubey Maïga, représentant de l’Union africaine.

De ce discours, nous retenons sa volonté manifeste, comme celle du médiateur, d’en finir une bonen fois pour toute avec la perpétuation de la Transition, puisqu’il déclare lors de la conférence de presse à l’intention des médias nationaux et internationaux qu’«il faut comprendre d’abord qu’il n’y aura pas une troisième transition. Sinon il faudrait tout recommencer. Qu’on soit sur des barricades ou ailleurs il faut se dire que nous allons aux urnes ». Il en a profité pour exhorter les autorités de la Transition de se mettre en ordre de bataille pour « « faire publier le plus vite possible un chronogramme des activités d’une part et d’autre part de cesser les querelles de personnes ».

Le PRP le rappelle avec force et rigueur : la Transition doit cesser car elle est intrinsèquement un instrument de déstabilisation nationale perpétuelle, un échec politique patent et un gouffre financier insoutenable. Aussi nous réjouissons-nous de la célérité avec laquelle la Médiation internationale sous l’égide de Son Excellence M. Président Sassou N’Guesso se soit accaparée cette idée de sceller la Transition au plus vite. Nous invitons les forces vives de la Nation à faire de même afin de mettre conjointement au pied du mur autorités de la Transition et classe politique centrafricaine sur cette question cruciale.

Fait à Dakar le 21 Octobre 2015

Tahéruka Shabazz, Président du PRP

CENTRAFRIQUE: VIVE TENSION DANS LA VILLE DE BATANGAFO

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Le-camp-des-déplacés-de-laéroport-Bangui-MPoko-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le camp des déplacés de l'aéroport Bangui M'Poko de Bangui
Photo: Diaspora

 

CENTRAFRIQUE: VIVE TENSION DANS LA VILLE DE Batangafo

Bangui 21-10-2014 (Corbeau News Centrafrique): Les habitants de la ville de Batangafo, sont depuis hier sous la coupe des élements rebelles de l’ex coalition seleka. Une nouvelle tension qui accentue les peines de cette population éprie de paix après durant des moments de violence dans la ville. Des combattants ex seleka, lourdement armés àbords de véhicules et de motos, ont investi cette ville située àenviron 400km dans le nord de Centrafrique semant la panique au sein de la population.

Ils sont venus précisement de la ville de Kaga-Bandoro et de Kabo pour créer ce climat de panique dont les raisons ne sont pas encore connues. A en croire certains habitants de cette ville, ces ex seleka ont fait usage d’armes lourdes et légères qui ont sécouéla ville obligeant la plupart de la population sans défense à regagner la brousse. On a déplorépar ailleurs plusieurs cas de mort et de blessés par la même occasion.

La population de Batangafo appelle les autorités de transition et les forces internationale à voler son secours afin de sécuriser la ville. Pour leur, la tension y reste perceptible.

 

Pour CNC, Eric NGABA.

Première émission de titres publics tchadiens sur le marché des capitaux de la BEAC le 22 octobre

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Agence Ecofin  /  Corbeau News Centrafrique

Agence de la BEAC de Moundou au Tchad
Agence de la BEAC de Moundou au Tchad

Le Directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique du Tchad, Idriss Brahim Mahamat Itno, annonce dans un communiqué que la République du Tchad procédera, le 22 octobre 2014, à sa toute première émission de titres publics sur le marché de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC).

Cette émission inaugurale des titres du Trésor public tchadien, depuis le lancement officiel de ce marché des capitaux en décembre 2011, se fera autour de bons du Trésor assimilables (BTA) d’une durée de maturité de 13 semaines, pour un montant total de 10 milliards de francs Cfa, apprend-on.

Pour cette opération, l’Etat tchadien a agréé six banques de la zone CEMAC en qualité de spécialiste en valeur du trésor (SVT), dont trois banques camerounaises (Afriland, Ecobank et UBC, deux au Tchad (Ecobank et Commercial Bank Tchad) et une en République centrafricaine (Ecobank).

Le Tchad rejoint ainsi sur le marché des titres de la BEAC le Cameroun, principal animateur de ce marché des capitaux, le Gabon et la République centrafricaine. Restent attendues les premières opérations du Congo et de la Guinée équatoriale.

Centrafrique: au moins 7 personnes ont été tuées dans des violences

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AFP  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/un-milicien-Anti-Balaka-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>un milicien Anti-Balaka en Centrafrique

Au moins sept personnes ont été tuées et d’autres blessées ces derniers jours par des miliciens anti-Balaka et ex-Séléka, qui s’en prenaient à des habitants accusés de collaboration avec leurs rivaux dans le centre de la Centrafrique, a-t-on appris lundi auprès de la gendarmerie.

Selon une source au sein de la gendarmerie de Bambari (centre), “des individus armés se réclamant des anti-balaka, partis de Bambari à la fin de la semaine dernière en direction de Kouango (plus au sud, ndlr), ont froidement assassiné cinq personnes au villages de Bangao et Bomballa, les accusant de collaborer avec les ex-Séléka et d’avoir trahi leur position à ces derniers”.

“Les assaillants se sont livrés à d’autres exactions sur les habitants: incendie de maisons d’habitation, pillages, vols, faisant fuir de nombreux autres vers la RD Congo dans des pirogues”, a ajouté la source.

Selon cette source, “dans un autre village situé sur la route menant au centre de Kouango, les ex-Séléka basés à Kouango ont exécuté en public la semaine dernière deux jeunes hommes, sous l’accusation de trahison et d’appartenance à la milice anti-balaka. Ils ont pourchassé d’autres personnes à travers la ville”, qui ont également dû fuir en RDC.

La région de Kouango, baignée par la fleuve Oubangui, fait face à la République démocratique du Congo, où se sont réfugiés des milliers de Centrafricains ayant fui les violences de ces dernières années.

La Centrafrique, ancienne colonie française à l’histoire jalonnée de rébellions et de coups d’Etat, a plongé dans un chaos sans précédent en 2013 lorsque la rébellion majoritairement musulmane Séléka a pris le pouvoir, plaçant le pays en coupe réglée jusqu’à son départ en janvier 2014.

Les troubles intercommunautaires se sont poursuivis ensuite, les anti-balaka – à dominante chrétienne – commettant à leur tour d’innombrables exactions contre la population civile, notamment les musulmans qui ont dû fuir Bangui.

Toujours maîtres de la région de Kouango, les ex-Séléka en ont fait fuir depuis l’an dernier toutes les autorités locales (sous-préfet, gendarmes, policiers, maires, chefs de village, etc.) et y règnent sans partage.

 

AFP

DÉCLARATION DE L’ALLIANCE DES PROGRESSISTES D’ AFRIQUE CENTRALE

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Corbeau News Centrafrique:

carte afrique centrale

 

DÉCLARATION DE L’ALLIANCE DES PROGRESSISTES D’AFRIQUE CENTRALE

Les partis socio-démocrates de l’Afrique Centrale, réunis à Yaoundé (Cameroun) du 15 au 17 octobre 2014 pour examiner la question des alternances politiques et la situation sécuritaire en Afrique centrale, ont dressé un état des lieux très préoccupant en matière d’alternances démocratiques pacifiques en Afrique centrale.

En règle générale, la tendance est plutôt à la stagnation de la situation politique dans notre sous-région, comparativement aux évolutions positives observées, dans le même temps, dans les pays d’Afrique occidentale, orientale et australe.

En effet, au cours de la dernière décennie, hormis le MPLA en l’Angola et le MSTP/PSD à Sao Tomé et Principe, tous les autres partis sont dans l’opposition et les processus démocratiques des pays d’Afrique centrale ont connu des fortunes diverses dans la volonté d’accroître leur poids dans le débat politique, parlementaire et institutionnel, leur participation à la gestion des institutions démocratiques de leurs pays.

Face à l’obstination des partis d’Etat à résister au changement et à vouloir à tout prix se s’accrocher au pouvoir, refusant ainsi d’appliquer les principes élémentaires de la démocratie pluraliste et de s’adapter à la nouvelle conjoncture politique internationale, les socio-démocrates de l’Afrique centrale ont pris l’engagement de traduire l’inclination naturelle des peuples de la sous région pour la paix et de canaliser leur volonté inébranlable pour des changements démocratiques.

À cet effet, les socio-démocrates de l’Afrique Centrale prennent la résolution :

–         De mobiliser davantage les communautés nationale et internationale, afin qu’elles exercent une réelle pression sur les régimes qui résistent aux changements démocratiques ;

–         De convaincre les forces sociales et politiques de gauche ayant acquis des positions dominantes dans les systèmes en place, à rallier le mouvement des citoyens dans leur marche en faveur de l’égalité sociale, la bonne gouvernance et la démocratie ;

–         De définir les termes de référence et déterminer la feuille de route pour le demi-siècle à venir, laquelle permettrait aux jeunes générations de continuer la lutte pour la deuxième indépendance de notre continent ;

–         De favoriser la formation des alliances politiques sur la base idéologique, ouvertes aux autres forces favorables aux changements démocratiques ;

–         De mutualiser les forces au cours des batailles électorales.

Pour garantir la paix, la stabilité et la crédibilité des institutions de nos pays, les socio-démocrates de l’Afrique Centrale :

–         réaffirment leur attachement aux principes  de l’irréversibilité de la gouvernance démocratique, du dialogue et de la concertation politique comme seuls moyens de résolution des conflits sociopolitiques dans nos pays ;

–         renouvelle leur foi aux élections libres et transparentes comme seul moyen légitime pour accéder au pouvoir et construire des Etats stables et démocratiques.

À propos de la transparence du processus électoral, les socio-démocrates de l’Afrique Centrale considèrent que la consultation du souverain primaire n’est possible et crédible que lorsqu’elle se réalise de façon démocratique, c’est-à-dire à travers les élections sincères conduites en toute transparence pour garantir une libre expression des citoyens et des résultats crédibles des scrutins.

De façon universelle, la transparence du processus électoral est garantie notamment par :

–         un fichier électoral établi de façon consensuelle sans souffrir d’aucune contestation de la part des acteurs électoraux (administration, partis politiques, société civile) ;

–         un organe de gestion des élections indépendant, mis en place dans le respect des normes définies par la Charte de l’Union Africaine en matière électorale ;

–         un organe constitutionnel (juge des élections) composé de façon consensuelle.

À propos des processus de dialogue national inclusif annoncés dans quelques-uns des pays, notamment en Guinée Equatoriale et fortement réclamés dans d’autres, dans un souci d’apaisement du climat politique, les socio-démocrates de l’Afrique Centrale recommandent vivement qu’ils se déroulent avec la médiation et l’observation consensuelles. En effet, le dialogue est le seul moyen pacifique d’établir toutes les bases politiques nécessaires pour opérer la réforme de l’État, le renforcement de la bonne gouvernance et la résolution pacifique et démocratique des conflits.

Ces processus devraient privilégier la recherche d’un compromis politique dont les termes seraient à définir de façon concertée, afin d’épargner de nouvelles souffrances à nos populations déjà si gravement accablées par la pauvreté.

De cette manière, les générations actuelles légueraient un héritage de sécurité et de prospérité aux générations futures.

A propos de la situation sécuritaire dans la sous-région, les partis politiques socio-démocrates de l’Afrique Centrale exige l’application de la résolution N° 2149 des Nations Unies en Centrafrique et le désarmement des de toutes les milices au Burundi et en RD Congo.

Fait à Yaoundé, le 17 octobre 2014

Conseil National pour la Défense de la Démocratie – Burundi

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Convergencia Para la Democracia Social – Guinée Equatoriale

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Convergence Citoyenne – Congo Brazzaville

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MLSTP / PSD – Sao Tomé et Principe

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Union National pour le Développement et le Renouveau – Tchad

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Social Democratic Front – Cameroon

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Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain – République Centrafricaine

Martin ZIGUELE _________________________

Prof. Vincente Pinto de Andrade – Angola – Personnalité Social Démocrate

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Sénégal: La Présidence crée une Délégation Générale au Renseignement National

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Corbeau News Centrafrique:

Page couverture du journal le Temoin de Dakar

Pour harmoniser le fonctionnement des « services » :

Sénégal: La Présidence crée une Délégation Générale au Renseignement National

Pour remédier à l’éparpillement des multiples structures s’occupant de la question et rationaliser leur fonctionnement, le président de la République vient de créer dans le plus grand secret une Délégation générale au Renseignement national (DGRN). Il a aussi nommé les hommes chargés d’animer cette nouvelle Délégation dans la plus grande discrétion. Ce qui est normal et compréhensible compte tenu de la grande sensibilité et du caractère stratégique de ces questions. Quand les agents très spéciaux font leur mue, c’est à l’abri des indiscrétions.

C’est un tsunami qui vient de se produire dans le monde du renseignement sénégalais. En effet, le président de la République vient de faire table rase des multiples structures qui existaient — et se faisaient souvent des crocs en jambes — jusque-là pour créer en lieu et place une Délégation générale au Renseignement national.

Le 31 juillet dernier, le président Macky Sall a, en effet, par décret personnel,créé à la présidence de la République « un service dénommé Délégation générale au renseignement national. » L’objectif visé dans la création de ce nouveau service est le regroupement de tous les services de renseignement qui étaient logés dans divers ministères et au niveau de la présidence de la République. Lesquels seront fondus désormais dans la nouvelle Délégation. Il faut dire que, jusque-là, le ministère des Forces armées s’occupait de renseignement extérieur à travers la DDSE, la direction de la documentation et de la sécurité extérieure alors que le renseignement intérieur était abrité parle ministère de l’Intérieur avec l’ancienne DSE, Direction de la Sûreté de l’Etat, devenue par la suite la DST, direction de la sécurité du Territoire. D’autres services existaient mais avec des dénominations qui ne les désignaient pas, a priori, comme des services de renseignement.

A un autre niveau, pour la coordination du renseignement et pour faire face à des menaces nouvelles, des organes comme le Cellule d’Orientation Stratégique, COS, ou l’Agence nationale de la Sécurité (Anse) ou encore la Cellule antiterroriste avaient été institués au niveau de la Présidence. Du fait des multiples rivalités entre ces différents services, leur efficacité s’en ressentait évidemment. C’est sans doute la raison pour laquelle le président de la République a estimé devoir rationnaliser le fonctionnement du renseignement dans notre pays.

Le chamboulement décidé semble destiné à donner plus de tonus aux services en ce que les nouvelles fonctions permettent d’augmenter considérablement  les capacités des hommes chargés d’animer le renseignement. Ce en leur conférant davantage de pouvoirs et d’autonomie. D’abord, ils ne sont plus sous la tutelle d’un ministre. Ce qui handicapait souvent le fonctionnement des différents services de renseignementdu fait que les moyens venaient souvent d’une caisse commune du ministère. Ensuite, les directions s’occupant du renseignement étaient traités exactement de la même manière et mises sur le même pied que les autres directions des ministères auxquels elles sont rattachées. Résultat : malgré la spécificité du job, un directeur du renseignement émargeait au même niveau qu’un simple autre directeur collègue. Désormais, les animateurs du renseignement sortent du rang sur le plan financier. En tout cas, le Délégué Général du Renseignement national aura rang de ministre. A ce poste est annoncé le général à la retraite Farba Sarrqui a été à la tête de la DDSE avant de prendre la direction du COS. L’amiral Farba Sarr, c’est ce colonel dont nous vous disions que, ayant fait ses adieux au président de la République qui venait juste de prendre fonction, s’était vu répondre : « comment ça, vous allez prendre votre retraite ? Il n’y a donc aucun moyen de vous retenir ? » Devant sa réponse selon laquelle le règlement militaire ne prévoyait aucune dérogation, le Président lui avait demandé : « et si je vous nommais général ? » Réponse de l’intéressé : « je pourrais alors rester deux ans de plus. » Le Président : « Eh bien, je vous nomme général ! » C’est cet officier veinard qui dirige la nouvelle Délégation Générale au Renseignement. Celui qui aura en charge la Direction générale du Renseignement Intérieur (DGRI) est le commissaire Alioune Diagne. Quant au Directeur Général du Renseignement Extérieur (DGRE),il sera sous la responsabilité du  général Samba Fall, un ancien baroudeur de l’Armée qui a dirigé du temps où il était jeune capitaine les redoutables commandos marins de la base d’Elinkine, en Casamance. En quelque sorte, la DST et la DDSE sont « déplacées » au niveau de la DGRN. Par la même occasion, la DDSE va disparaître de même que la COS et l’ANS, mais la DST, elle, va survivre.

Cette grande révolution dans l’organisation du renseignement obéit comme en France à des exigences de cohérence.  Reste à savoir comment tous les hommes qui sont au cœur du renseignement vont digérer ceschangements profonds dans la philosophie du renseignement dans notre pays. La grande rivalité entre services, notamment entre militaires et policiers, et le conservatisme ne vont-ils pas avoir raison de cetteévolution ? En adoptant la même architecture que celle qui existe en France, le président de la République copie,comme son prédécesseur Me Abdoulaye Wade, les mutations testées à Marianne. Il y une dizaine d’années, la DSE avait été transformée en DST. Ce qui avait horrifié les spécialistes parce que cette DST était allégée d’une bonne partie de l’espace traditionnel d’évolution de sa devancière. Ce qui serait la cause des failles dans le renseignement ces dernières années. Avec l’islamisme armé, les nouvelles menaces sur la sécurité nationale, les barbouzes et espions sénégalais regroupés au sein de cette DGRN ne vont pas chômer, c’est sûr.

Il faut noter que sous les socialistes aussi, au lendemain des événements de février 1996, lorsque des Moustarchidines avaient tué huit policiers, les carences des services de renseignements avaient été pointées. Djibo Kâ était ministre de l’Intérieur et la présidence de la République avait soutenu que la Bnse (Brigade nationale de sûreté de l’Etat) n’était pas  au courant de cette manifestation. En tout cas ne l’avait pas signalée. Pour mieux coordonner le Renseignement, le CENCAR (Centre National de Coordination et d’Animation du Renseignement) avait été créé et logé à la Primature. Ce service, qui comprenait en son sein des militaires, des policiers, des gendarmes (dont le fameux colonel Abdoulaye Aziz Ndao !), des douaniers et des diplomates, était dirigé par l’alors colonel Pape Khalil Fall. A l’époque, c’est pour qu’il ne fasse pas de l’ombre et ne concurrence pas le BSPR (Bureau de Sécurité de la Présidence de la République, le redoutable Rondon !) que le CENCAR, dont le véritable patron était en réalité le général Boubacar Wane, avait été rattaché administrativement à la Primature.

Moustapha BOYE

« Le Témoin » quotidien sénégalais (Octobre 2014)